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	<title>Archives des Portraits - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>À Blois, Loren Troubat veut faire de la librairie Labbe un lieu de rencontres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Oct 2026 17:20:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comédienne, autrice et metteuse en scène, Loren Troubat a rejoint l&#8217;équipe de la librairie Labbe pour y développer une programmation culturelle. Installée à Blois depuis près de deux ans, elle imagine des rendez-vous où les livres deviennent des occasions de se rencontrer, d&#8217;échanger et de créer. Une nouvelle façon d&#8217;exercer sa passion pour les histoires, &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-loren-troubat-veut-faire-de-la-librairie-labbe-un-lieu-de-rencontres">À Blois, Loren Troubat veut faire de la librairie Labbe un lieu de rencontres</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comédienne, autrice et metteuse en scène, Loren Troubat a rejoint l&rsquo;équipe de la librairie Labbe pour y développer une programmation culturelle. Installée à Blois depuis près de deux ans, elle imagine des rendez-vous où les livres deviennent des occasions de se rencontrer, d&rsquo;échanger et de créer. Une nouvelle façon d&rsquo;exercer sa passion pour les histoires, au service d&rsquo;une institution blésoise qui aspire à se réinventer.</strong></p>



<h2 id="h-des-textes-suspendus-pour-raconter-les-livres-qui-ont-change-nos-vies" class="wp-block-heading">Des textes suspendus pour raconter les livres qui ont changé nos vies</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au plafond de la <strong>librairie Labbe,</strong> des pages de livres semblent flotter entre les poutres anciennes. Certaines ont été pliées en origami, d&rsquo;autres portent des titres, des noms d&rsquo;auteurs, quelques mots manuscrits. Cette installation, baptisée <strong><em>Le Nuage de livres remarquables</em>,</strong> invite les visiteurs à répondre à une question toute simple : <strong>quel livre a changé votre vie ?</strong> À l&rsquo;origine de cette proposition,<strong> Loren Troubat, comédienne, autrice et metteuse en scène,</strong> désormais chargée de développer les animations culturelles de la librairie historique de la rue Porte-Chartraine.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7884-768x1024.jpeg" alt="Loren Troubat à la librairie Labbe" class="wp-image-37305" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7884-768x1024.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7884-225x300.jpeg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7884-1152x1536.jpeg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7884-1536x2048.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7884-scaled.jpeg 1920w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption class="wp-element-caption">Loren Troubat au milieu des contributions suspendues dans la librairie. © Marc Alvarez / Blois Capitale</figcaption></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« C&rsquo;est une installation que j&rsquo;ai faite avec la précieuse aide de mes collègues »</em>, précise-t-elle. Les pages proviennent de livres confiés par la <strong>ressourcerie <em>Les Bonnes Manières</em>.</strong> Une manière de leur donner une seconde vie tout en invitant les lecteurs à partager leurs souvenirs. Chacun peut choisir une page, y inscrire un titre, le nom de son auteur ou de son autrice et, s&rsquo;il le souhaite, expliquer en quelques lignes pourquoi cette lecture l&rsquo;a marqué. Les réponses peuvent rester anonymes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loren observe régulièrement les nouvelles contributions. Certaines lui font découvrir des ouvrages inconnus, d&rsquo;autres lui rappellent ses propres lectures. Elle raconte aussi avoir vu des visiteurs revenir après avoir pris le temps de réfléchir à leur réponse. <em><strong>« C&rsquo;est comme si les lecteurs se tendaient la main, et ça crée vraiment une communauté »,</strong></em> résume-t-elle. Les feuilles sont progressivement renouvelées, tandis que les contributions déjà recueillies sont conservées pour <strong>une rencontre de clôture, envisagée autour du 20 mars 2027</strong>, à l&rsquo;occasion des <strong>190 ans de la librairie. </strong>Les participants pourront alors lire à voix haute des extraits des ouvrages qui ont compté dans leur existence. Cette installation résume assez bien ce que Loren cherche à transmettre. Elle le dit elle-même, avec un jeu de mots : <strong><em>« Les livres, c&rsquo;est ce qui nous lie aussi, d&rsquo;une certaine façon. »</em></strong></p>



<h2 id="h-une-comedienne-qui-voulait-defendre-une-librairie" class="wp-block-heading">Une comédienne qui voulait défendre une librairie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Originaire d&rsquo;Auvergne, formée au conservatoire de Clermont-Ferrand, Loren Troubat a construit son parcours professionnel dans le spectacle vivant. <strong>Interprétation, écriture, mise en scène, théâtre de rue ou spectacles immersifs : depuis une quinzaine d&rsquo;années, elle explore différentes façons de raconter des histoires et de les partager avec le public.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après plusieurs années à Paris, elle a choisi de <strong>s&rsquo;installer à Blois, notamment pour son atmosphère paisible. </strong>Son arrivée à la librairie tient à un événement qui a profondément marqué le centre-ville : l&rsquo;annonce, en février 2026, de la fermeture de Labbé. L&rsquo;établissement, fondé en 1837, semblait alors menacé de disparition. Finalement repris par Bruno Labbe, sans lien familial avec son prédécesseur Olivier Labbé, il a rouvert ses portes le 13 août <a href="https://bloiscapitale.com/tout-savoir-sur-lavenir-de-la-librairie-labbe-avec-bruno-labbe-son-repreneur" target="_blank" rel="noreferrer noopener">[lire ici]</a>, avec un nouvel aménagement et la volonté de développer les animations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loren avait été particulièrement touchée par l&rsquo;annonce de la fermeture. <em><strong>« J&rsquo;ai toujours trouvé que c&rsquo;était un lieu assez magique, avec toutes ces petites salles, ces espèces de petits passages secrets »</strong></em>, confie-t-elle. L&rsquo;artiste a donc pris contact avec Bruno Labbe pour lui présenter son projet. <em><strong>« Je lui ai proposé de créer des événements culturels</strong> dans la librairie <strong>pour proposer une autre approche</strong>, une autre manière d&rsquo;entrer dans une librairie. »</em></p>



<h2 id="h-un-travail-collectif-jusque-dans-les-marque-pages" class="wp-block-heading">Un travail collectif, jusque dans les marque-pages</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si Loren imagine les animations, elle insiste sur leur dimension collective. Ainsi, dans le cadre du <em>Nuage de livres remarquables</em>, Liliane, la <em>« fée de la papeterie »</em>, a confectionné les origamis suspendus dans l&rsquo;installation. Anne-Laure et Julien, deux libraires également artistes, ont réalisé <strong>des illustrations pour des marque-pages</strong> consacrés aux livres qui ont changé la vie de leurs collègues. Car les libraires ont eux aussi répondu à la question. Leurs choix sont présentés dans l&rsquo;établissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette façon de travailler demande de chercher des idées, mais également de composer avec les moyens disponibles. <em>« Comme ça fait quinze ans que je suis comédienne et metteuse en scène, j&rsquo;ai cette possibilité de trouver des solutions, en tout cas d&rsquo;essayer de trouver des solutions et d&rsquo;inventer. »</em> L&rsquo;une de ses premières initiatives a ainsi consisté à nouer un partenariat avec la ressourcerie en Vienne. <strong>Celle-ci met à disposition des meubles destinés à aménager des coins lecture.</strong> Fauteuils, guéridons, lampes ou encore machine à écrire peuvent être utilisés par les visiteurs, mais aussi achetés. Plusieurs pièces ont rapidement trouvé preneur.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7879-1024x768.jpeg" alt="Loren Troubat à la librairie Labbe" class="wp-image-37306" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7879-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7879-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7879-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7879-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7879-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Loren Troubat à la librairie Labbe sur un siège provenant de la Ressourcerie <em>Les Bonnes Manières</em>.</figcaption></figure>
</div>


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<p class="wp-block-paragraph">Derrière cette collaboration apparaît une autre ambition : <strong>associer davantage les commerces du centre-ville à la vie de la librairie.</strong> <em>« Je trouve que c&rsquo;est chouette de créer des partenariats, de relancer une dynamique collective et de s&rsquo;entraider. »</em> Loren espère ainsi contribuer à donner envie aux habitants de venir en centre-ville, d&rsquo;y passer du temps.</p>



<h2 id="h-des-lectures-du-theatre-et-des-voyages-sans-quitter-blois" class="wp-block-heading">Des lectures, du théâtre et des voyages sans quitter Blois</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le Nuage de livres remarquables</em> n&rsquo;est qu&rsquo;un premier exemple de ce que Loren souhaite développer. <strong>La programmation destinée aux enfants devrait occuper une place importante.</strong> Sont envisagées à l&rsquo;approche des fêtes : atelier de lettres au Père Noël, conte de Noël ou fabrication de décorations à partir de pages de livres récupérés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À plus long terme, Loren aimerait installer des rendez-vous réguliers associant une lecture gratuite et un atelier créatif. Elle imagine aussi que les parents puissent profiter de ce temps pour se rendre dans les commerces voisins. Le spectacle vivant pourrait naturellement trouver sa place dans cette programmation. Autre idée en préparation : des <strong><em>« voyages immobiles »</em></strong>, qui permettraient aux participants de <strong>découvrir un pays à travers sa littérature, ses traditions et sa gastronomie.</strong> </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7887-1024x768.jpeg" alt="librairie Labbe" class="wp-image-37304" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7887-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7887-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7887-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7887-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7887-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Loren Troubat, comédienne et metteuse en scène, développe les animations culturelles de la librairie Labbe à Blois. © Marc Alvarez / Blois Capitale</figcaption></figure>
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<h2 id="h-une-librairie-qui-doit-aussi-trouver-son-equilibre" class="wp-block-heading">Une librairie qui doit aussi trouver son équilibre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Loren mesure aussi les enjeux de cette nouvelle aventure. <strong>Si la reprise de la librairie a rassuré les habitués, il lui faut désormais retrouver un équilibre économique</strong> et donner aux lecteurs des raisons de revenir. <em>« Je pense qu&rsquo;on a tous à cœur, dans l&rsquo;équipe, de faire perdurer cette librairie. Et je pense que les Blésois sont très attachés à cette institution aussi. »</em> Les animations culturelles participent de cet effort collectif, sans prétendre résoudre à elles seules les difficultés du commerce. Pour Loren Troubat, elles sont surtout une autre manière d&rsquo;exercer <strong>ce qui l&rsquo;anime depuis l&rsquo;enfance : raconter des histoires, les partager et donner l&rsquo;occasion de se rencontrer.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Informations pratiques :</strong> Librairie Labbe, 9 rue Porte-Chartraine, Blois. Les rendez-vous et inscriptions sont à retrouver auprès de la librairie.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>>> Dans le prochain <a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/product/abonnement-blois-capitale-4-numeros">magazine Blois Capitale (N°2 papier)</a> vous trouverez un portrait de Loren Troubat.</em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-loren-troubat-veut-faire-de-la-librairie-labbe-un-lieu-de-rencontres">À Blois, Loren Troubat veut faire de la librairie Labbe un lieu de rencontres</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Comment Mathilde Sénéchal et Steven Huet font revivre la vaisselle de nos grands-mères</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/comment-mathilde-senechal-et-steven-huet-font-revivre-la-vaisselle-de-nos-grands-meres</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Oct 2026 11:48:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Championne de France de marathon en 2025, Mathilde Sénéchal vient de remporter le semi-marathon de Lille en pulvérisant son record personnel. À 28 ans, la Blésoise poursuit ses ambitions sportives tout en menant plusieurs activités professionnelles. Avec son compagnon Steven Huet, préparateur physique, elle vient aussi de créer La Vaisselle de Mauricette, une entreprise de &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/comment-mathilde-senechal-et-steven-huet-font-revivre-la-vaisselle-de-nos-grands-meres">Comment Mathilde Sénéchal et Steven Huet font revivre la vaisselle de nos grands-mères</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Championne de France de marathon en 2025, Mathilde Sénéchal vient de remporter le semi-marathon de Lille en pulvérisant son record personnel. À 28 ans, la Blésoise poursuit ses ambitions sportives tout en menant plusieurs activités professionnelles. Avec son compagnon Steven Huet, préparateur physique, elle vient aussi de créer <em><a href="https://lavaisselledemauricette.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Vaisselle de Mauricette</a></em>, une entreprise de location de vaisselle ancienne née des préparatifs de leur mariage. Derrière ce projet inattendu se cache une histoire de famille, de transmission et d&rsquo;attachement aux objets qui ont déjà vécu.</strong></p>



<h2 id="h-mathilde-senechal-une-championne-qui-n-a-pas-fini-de-progresser" class="wp-block-heading">Mathilde Sénéchal, une championne qui n&rsquo;a pas fini de progresser</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques jours avant le <strong>semi-marathon de Lille</strong>, Mathilde Sénéchal nous confiait son ambition de descendre sous les 1 h 11. Elle avait alors un record personnel de 1 h 11 min 38 s, établi en avril dernier à Nice. Elle savait avoir progressé, mais restait prudente. En course à pied, expliquait-elle, une préparation réussie ne garantit jamais le résultat espéré. Le dimanche 25 octobre 2026, la Blésoise a pourtant fait mieux que prévu : <strong>elle s&rsquo;est imposée à Lille en 1 h 10 min 13 s, améliorant son record de 1 minute et 25 secondes.</strong> Sur <a href="https://www.instagram.com/mathildesnhl/?hl=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Instagram</em></a>, elle a exprimé sa satisfaction : <em>« Il y a tellement d&rsquo;années de travail derrière ce chrono. Ça paye enfin. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Née à Blois en 1998, Mathilde Sénéchal a découvert la course à pied vers six ou sept ans, avant de rejoindre un club quelques années plus tard. Licenciée à l&rsquo;AJ Blois-Onzain depuis 2012, elle a connu sa première sélection en équipe de France en 2016. L&rsquo;année suivante, elle décrochait une médaille d&rsquo;argent sur 3 000 mètres aux championnats d&rsquo;Europe juniors, à Grosseto, en Italie. Plusieurs titres nationaux ont suivi, sur piste et en cross-country, avant qu&rsquo;elle ne privilégie progressivement les longues distances sur route. Le 30 mars 2025, à Sainte-Maxime, elle devenait <strong>championne de France de marathon en 2 h 37 min 52 s</strong>. Une nouvelle étape dans une carrière déjà bien remplie, mais certainement pas un aboutissement. En 2026, elle a encore amélioré ses performances, notamment sur 10 kilomètres, avec un record à 32 min 17 s en janvier, avant de devenir vice-championne de France de cette distance en mai, à Troyes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-38.png" alt="" class="wp-image-37414" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-38.png 640w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-38-300x200.png 300w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>
</div>


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<h3 id="h-des-titres-nationaux-qui-ne-font-pas-tout" class="wp-block-heading">Des titres nationaux qui ne font pas tout</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la victoire, le chrono réalisé à Lille a toute son importance. Dans le contrat qui la lie à <em>Puma</em>, son principal sponsor, Mathilde Sénéchal peut toucher des primes en fonction de ses performances.<strong> Un excellent temps peut ainsi lui rapporter davantage qu’un titre de championne de France.</strong> <em>« Moi, je gagne ma vie en faisant des chronos »</em>, confie l&rsquo;athlète. Pour l&rsquo;équipementier, comme pour les instances sportives qui établissent les <a href="https://bloiscapitale.com/mathilde-senechal-selectionnee-pour-les-jeux-mondiaux-universitaires" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sélections internationales</a>, le temps réalisé constitue une référence essentielle. Son prochain grand rendez-vous est fixé au dimanche 6 décembre 2026, au <strong>marathon</strong> de Valence, en Espagne. C&rsquo;est dans cette ville qu&rsquo;elle avait établi son record personnel sur la distance, en 2 h 32 min 42 s, en décembre 2024. <strong>Cette fois, elle espère descendre à 2 h 28, voire moins</strong>. Mathilde espère ainsi se rapprocher des meilleures et prétendre à de nouvelles sélections internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Encore faut-il <strong>progresser plus vite que ses concurrentes</strong>. Le niveau français s&rsquo;est considérablement élevé ces dernières années, et les performances autrefois suffisantes pour figurer parmi les meilleures ne garantissent plus nécessairement une place en équipe de France. <em><strong>« Non seulement il faut que je batte mes propres [records], mais aussi que je sois suffisamment forte pour battre les chronos des autres. »</strong></em> Pour atteindre ses objectifs, Mathilde Sénéchal organise une grande partie de son quotidien autour de l’entraînement.</p>



<h3 id="h-jusqu-a-170-kilometres-de-course-par-semaine" class="wp-block-heading">Jusqu&rsquo;à 170 kilomètres de course par semaine</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu&rsquo;elle prépare un marathon, Mathilde parcourt entre 120 et 170 kilomètres par semaine. Certaines journées comportent deux entraînements, tandis que les sorties longues du dimanche peuvent atteindre 30 à 32 kilomètres. <strong>La course ne représente pourtant qu&rsquo;une partie du travail.</strong> S&rsquo;y ajoutent deux séances hebdomadaires de musculation, des soins de kinésithérapie, parfois du vélo ou de la natation, <strong>et une attention permanente portée à l&rsquo;alimentation, au sommeil et à la récupération.</strong> <em>« C&rsquo;est vraiment le quotidien qui est orienté et organisé pour ça et pour être performante tous les jours »</em>, assure l&rsquo;athlète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mathilde Sénéchal s’entraîne le plus souvent seule, à partir des programmes que lui transmet à distance <strong>Sophie Duarte</strong>, son entraîneuse. <strong>Son compagnon, Steven Huet, préparateur physique indépendant, l’accompagne notamment dans son travail de renforcement musculaire.</strong> Elle tient à ce que la planification de ses entraînements reste entre les mains d’une personne extérieure. Même si elle serait capable de s’en charger, elle reconnaît qu’elle aurait tendance à vouloir toujours en faire davantage, au risque de compromettre sa progression. Avec les années, elle a aussi appris à bien connaître son corps et à repérer les premiers signes de fatigue : une respiration plus difficile, des jambes qui s’alourdissent ou une fréquence cardiaque qui augmente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;ailleurs, sur un marathon, les sensations peuvent changer du tout au tout en quelques kilomètres. On peut se sentir parfaitement à l’aise, puis se demander, un peu plus loin, comment on va réussir à terminer. <em>«</em><strong><em> On a l&rsquo;impression d&rsquo;avoir vécu trois vies en 42 kilomètres »</em>,</strong> raconte Mathilde. Si elle apprécie aussi les 10 kilomètres et les semi-marathons, le marathon lui procure des émotions bien particulières. </p>



<h3 id="h-je-ne-suis-pas-un-robot" class="wp-block-heading">« Je ne suis pas un robot »</h3>



<p class="wp-block-paragraph">À Blois, Mathilde Sénéchal varie les parcours entre les bords de Loire, le stade des Allées, la forêt et les chemins du côté de Molineuf. Elle garde une préférence pour les footings en forêt, surtout lorsque le soleil est au rendez-vous. Elle y trouve ce qu’elle appelle<strong> une <em>« méditation active »</em></strong>. <em>« C&rsquo;est mon travail, mais en même temps, je prends soin de moi, je prends soin de ma tête. Je sais que même si ce n&rsquo;était pas mon travail, je le ferais quand même. »</em> Les sorties sont moins réjouissantes lorsque la pluie s’invite ou qu’il faut s’entraîner à la nuit tombée, particulièrement en hiver. Il lui arrive aussi de manquer d’entrain. Elle l’admet volontiers : <em><strong>« Il y a des moments où j&rsquo;ai pas envie, je suis pas un robot. Mais par contre, je suis disciplinée et je sais pourquoi je le fais. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce niveau, la carrière sportive se gère aussi en dehors des entraînements. <strong>Mathilde Sénéchal s’occupe elle-même de ses contrats, de ses relations avec les sponsors, de son budget et de sa communication.</strong> Puma, la Ville de Blois et plusieurs entreprises locales lui apportent un soutien financier, parfois depuis de nombreuses années. Une aide précieuse qui lui permet de consacrer une grande partie de son temps à la course, sans avoir à occuper un emploi à temps plein. Car Mathilde est aussi juriste. Diplômée en droit, elle travaille à distance pour un cabinet parisien. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Son mémoire universitaire portait sur le statut juridique des sportifs de haut niveau. Une spécialité vers laquelle elle pourrait revenir un jour, en accompagnant notamment des athlètes dans leur carrière. Pour l’heure, elle intervient aussi en entreprise, à l’occasion de <strong>conférences</strong> où <strong>elle s’appuie sur son expérience sportive pour aborder les questions de performance et d’organisation du travail.</strong> Elle rencontre également des élèves dans les établissements scolaires de Blois. Elle y raconte son parcours, ses années d’études menées parallèlement à l’athlétisme, et encourage les jeunes à ne pas renoncer à leurs ambitions sportives.</p>



<h3 id="h-la-famille-et-blois-ses-points-d-ancrage" class="wp-block-heading">La famille et Blois, ses points d&rsquo;ancrage</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa manière d’aborder la réussite sportive, <strong>Mathilde Sénéchal accorde une grande importance aux émotions partagées avec ses proches</strong>. Elle en parle notamment lorsqu’elle évoque ses meilleurs souvenirs de compétition. Parmi eux, un titre de championne de France de cross-country, <strong>remporté sous les encouragements de ses parents.</strong> Elle garde surtout en mémoire leur bonheur lorsqu’elle les a retrouvés à l’arrivée. <em>« Si je faisais ces chronos-là mais que je n&rsquo;avais personne avec qui les partager et avec qui vivre ces émotions, ça n&rsquo;aurait aucun intérêt clairement. »</em> La famille occupe une place essentielle dans sa vie, au point d’avoir pesé dans son choix de revenir s’installer à Blois après plusieurs années d’études à Lyon. La proximité de ses proches lui manquait, tout comme la forêt, le calme et la possibilité de retrouver facilement la nature. Elle apprécie particulièrement cette sensation de <strong><em>« cocon »</em> que lui procure sa ville natale</strong> : <em>« Oui, je suis très famille, et je suis très ancrée à ma ville. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="819" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/8-819x1024.png" alt="La vaisselle de Mauricette" class="wp-image-37418" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/8-819x1024.png 819w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/8-240x300.png 240w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/8-768x960.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/8.png 1080w" sizes="auto, (max-width: 819px) 100vw, 819px" /><figcaption class="wp-element-caption">La vaisselle de Mauricette</figcaption></figure>
</div>


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<h2 id="h-la-vaisselle-de-mauricette-une-entreprise-nee-des-preparatifs-du-mariage" class="wp-block-heading">La Vaisselle de Mauricette, une entreprise née des préparatifs du mariage</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mathilde Sénéchal et Steven Huet se marieront à l’été 2027.</strong> En préparant leur réception, ils se sont mis à chercher de la <strong>vaisselle ancienne, fleurie et colorée,</strong> qui s’accorderait avec le caractère de leur lieu de mariage. Les services blancs habituellement proposés à la location ne les intéressaient guère. <em><strong>« On voulait quelque chose d’authentique, qui corresponde au caractère de notre lieu de mariage. Pour nous, chaque choix doit avoir du sens. »</strong></em> Leur préférence allait aux assiettes d’autrefois, avec leurs motifs, leurs couleurs et leurs différences, plutôt qu’à des modèles neufs reproduisant un style ancien. Ils ont d’abord regardé ce que possédaient leurs grands-parents respectifs et récupéré quelques pièces, dont certaines avaient une valeur sentimentale. Pour réunir suffisamment d’assiettes, ils ont ensuite commencé à fréquenter les brocantes et les vide-greniers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des découvertes, les modèles s&rsquo;accumulent. Une dizaine d&rsquo;assiettes d&rsquo;un service, une vingtaine d&rsquo;un autre, parfois seulement trois ou quatre exemplaires. Rien n&rsquo;est vraiment assorti, mais les couleurs et les motifs permettent de composer des ensembles harmonieux. <em>« Notre idée, c&rsquo;est vraiment que ce soit dépareillé, mais <strong>que finalement l&rsquo;ensemble reste très cohérent et homogène. »</strong></em> Entre-temps, une autre idée a fait son chemin :<strong> puisqu&rsquo;ils ont dû réunir eux-mêmes toute cette vaisselle, pourquoi ne pas en faire profiter d&rsquo;autres personnes ?</strong></p>



<h3 id="h-un-prenom-charge-de-souvenirs" class="wp-block-heading">Un prénom chargé de souvenirs</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mauricette, c’était la grand-mère de Mathilde.</strong> Lorsque le couple a lancé son projet, en août, elle était encore là et l’idée de voir son prénom donné à une entreprise de location de vaisselle ancienne la faisait beaucoup rire. <strong>Mathilde s’émeut en évoquant sa disparition, puis reprend : <em>« Ça reste un très bel hommage et comme ça elle est toujours avec nous. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce prénom correspond aussi à l’esprit que Mathilde et Steven souhaitent donner à leur activité. Les assiettes qu’ils ont chinées ont, pour beaucoup, déjà servi lors de repas de famille. Certaines ont traversé plusieurs décennies, conservées dans des placards avant de se retrouver sur les étals des brocantes. <strong>Mathilde aime cette idée de prolonger leur histoire en les faisant circuler d’une table à l’autre. </strong>Elle y retrouve les valeurs de partage et de rassemblement auxquelles elle est attachée, mais aussi le goût des objets solides, fabriqués pour durer. La démarche répond également à une <strong>préoccupation écologique</strong>. Plutôt que d’acheter des assiettes neuves, le couple préfère utiliser celles qui existent déjà. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste la question du prix. En préparant leur mariage, Mathilde et Steven ont constaté que la location de vaisselle pouvait représenter une dépense importante. Ils ont donc comparé les tarifs avant de définir les leurs, <strong>avec la volonté de proposer un service financièrement accessible.</strong> L’objectif est de permettre à d’autres organisateurs de réceptions de choisir de la vaisselle ancienne sans pour autant alourdir considérablement leur budget.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="819" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/44-819x1024.png" alt="La vaisselle de Mauricette" class="wp-image-37419" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/44-819x1024.png 819w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/44-240x300.png 240w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/44-768x960.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/44.png 1080w" sizes="auto, (max-width: 819px) 100vw, 819px" /><figcaption class="wp-element-caption">La vaisselle de Mauricette</figcaption></figure>



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<h3 id="h-la-vaisselle-de-mauricette-propose-ses-services-pour-toutes-les-receptions" class="wp-block-heading">La Vaisselle de Mauricette propose ses services pour toutes les réceptions</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Depuis septembre 2026, La Vaisselle de Mauricette <a href="https://lavaisselledemauricette.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dispose de son propre site internet</a></strong>, sur lequel Mathilde et Steven présentent leur collection d’assiettes anciennes, de verres, de couverts et de quelques objets de décoration. Ils souhaitent s’adresser à une clientèle large : <strong>particuliers organisant un anniversaire, un baptême ou un repas de famille, mais aussi entreprises et professionnels de l’événementiel.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le catalogue permet de découvrir les différents modèles disponibles, avec les quantités correspondantes. Les clients peuvent sélectionner leurs assiettes une à une ou choisir parmi plusieurs formules préétablies. Dans ce second cas, Mathilde et Steven composent eux-mêmes les ensembles en tenant compte du nombre d’invités, des couleurs souhaitées et de l’ambiance de la réception. Ils peuvent actuellement fournir de la vaisselle<strong> pour une dizaine de personnes comme pour une réception d’environ 120 convives, voire davantage selon les besoins.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le couple a choisi de se concentrer sur la location, sans proposer de décoration complète ni d’organisation de mariage. Une fois le catalogue consulté, les personnes intéressées prennent contact par courriel. Elles reçoivent un bon de commande permettant de préciser les pièces et les quantités souhaitées, puis un devis. La livraison et le lavage peuvent être pris en charge, selon les modalités convenues. Une caution est également prévue. Mais Mathilde tient à ce que les échanges ne se limitent pas à un formulaire rempli sur Internet. <em><strong>« L&rsquo;idée c&rsquo;est vraiment qu&rsquo;on puisse discuter, échanger, qu&rsquo;on s&rsquo;adapte au mieux. »</strong></em> </p>



<h3 id="h-faire-ce-que-l-on-aime" class="wp-block-heading">Faire ce que l’on aime</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mathilde Sénéchal accorde beaucoup d’importance au plaisir qu’elle trouve dans ses différentes activités</strong>. C’est d’ailleurs un sujet qu’elle aborde régulièrement avec les jeunes lorsqu’elle intervient dans les écoles. Elle les encourage à cultiver leurs passions, à poursuivre leurs ambitions et à choisir, autant que possible, une voie qui leur plaît. <em><strong>« La performance, ce n&rsquo;est pas un gros mot, c&rsquo;est juste essayer d&rsquo;aller là où ça a du sens pour nous. »</strong></em>  La Vaisselle de Mauricette lui permet, avec Steven, de développer une activité différente, née d’une envie personnelle et de leur goût commun pour les objets anciens. Les premiers mois permettront de mesurer l’intérêt des clients et les possibilités de développement. Pour l’heure, ils prennent plaisir à faire connaître leur collection, avec l’idée que ces assiettes, qui ont déjà accompagné tant de repas de famille, puissent encore servir longtemps.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pratique :</strong> <strong>La Vaisselle de Mauricette</strong> — Location de vaisselle et décoration ancienne à Blois, pour les particuliers et les professionnels. Catalogue, formules et demandes de devis sur <a href="https://lavaisselledemauricette.fr/">lavaisselledemauricette.fr</a>.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Pauline Brideron redonne une place au vivant sur des cartes anciennes</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/pauline-brideron-redonne-une-place-au-vivant-sur-des-cartes-anciennes</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/pauline-brideron-redonne-une-place-au-vivant-sur-des-cartes-anciennes#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Oct 2026 12:25:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sur d’anciennes cartes géographiques, Pauline Brideron dessine des coccinelles, des poulpes et bientôt des balbuzards pêcheurs. L’illustratrice, qui expose actuellement aux Voûtes du Puits Châtel à Blois, utilise des milliers de points de couleur pour représenter des animaux que l’on ne prend pas toujours le temps de regarder. Une démarche nourrie par son amour de &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sur d’anciennes cartes géographiques, Pauline Brideron dessine des coccinelles, des poulpes et bientôt des balbuzards pêcheurs. L’illustratrice, qui expose actuellement aux Voûtes du Puits Châtel à Blois, utilise des milliers de points de couleur pour représenter des animaux que l’on ne prend pas toujours le temps de regarder. Une démarche nourrie par son amour de la nature, son intérêt pour la cartographie et un parcours professionnel peu ordinaire.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Sur un des murs de pierre de la galerie des <a href="https://bloiscapitale.com/nicole-gil-sculpte-la-feminite-les-gestes-et-la-tendresse" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Voûtes du Puits Châtel, à Blois</a>, <strong>sept coccinelles ont pris des proportions inhabituelles. </strong>Rouges, orangées, noires ou jaunes, elles occupent chacune le centre d’une ancienne carte géographique. Les routes, les reliefs et les noms de lieux restent visibles derrière leurs silhouettes. D’une œuvre à l’autre, les couleurs changent, les motifs aussi. Ces insectes que l’on remarque à peine dans un jardin révèlent ici une <strong>diversité insoupçonnée.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour cette série présentée dans l’exposition collective <em>Les Marchands… de rêves</em>, organisée par L’Art Pluriel à l’occasion des <a href="https://rdv-histoire.com/">Rendez-vous de l’histoire</a>, <strong>Pauline Brideron</strong> a choisi d’anciennes cartes militaires comme supports. Les sept coccinelles qu’elle y a dessinées appartiennent toutes à des espèces bien réelles. <em>« Il existe plein de variétés »</em>, rappelle-t-elle. Certaines surprennent par leurs couleurs, d’autres par leurs motifs, bien loin de la familière coccinelle rouge à points noirs. En les représentant dans des dimensions inhabituelles, l’artiste invite à découvrir cette diversité que leur petite taille nous empêche souvent d’apprécier.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7768-1024x768.jpeg" alt="Pauline Brideron " class="wp-image-36988" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7768-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7768-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7768-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7768-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7768-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 id="h-les-cartes-une-autre-maniere-de-regarder-le-monde" class="wp-block-heading">Les cartes, une autre manière de regarder le monde</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pauline Brideron a toujours aimé les cartes</strong>. Elle apprécie de pouvoir se repérer, reconnaître un territoire, comprendre comment les lieux s&rsquo;organisent les uns par rapport aux autres. Les cartes anciennes l&rsquo;intéressent aussi pour ce qu&rsquo;elles sont devenues : <strong>des documents oubliés, parfois abandonnés, quand ils ne finissent pas à la poubell</strong>e. En dessinant dessus, elle leur trouve un <strong>nouvel usage</strong>. Une démarche qui lui rappelle le street art, découvert pendant ses études à Nantes, où elle avait été séduite par cette manière de s&rsquo;approprier des supports existants. Avec ses cartes et ses marqueurs, elle en propose une version bien à elle. <strong><em>« C&rsquo;est du street art à domicile ! »</em></strong>, plaisante-t-elle. Les fonds peu colorés des anciennes cartes militaires font particulièrement ressortir les teintes vives des insectes. L’artiste confronte <strong>deux formes de précision : celle des cartographes et celle de ses dessins, réalisés point par point.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À première vue, les coccinelles semblent peintes d’un seul tenant. En s’approchant, on découvre <strong>un travail minutieux de juxtaposition et de superposition de points.</strong> Pauline Brideron utilise des marqueurs à peinture acrylique. Elle commence avec des pointes relativement larges, puis réduit progressivement leur taille pour affiner les volumes, les textures et les détails. Le travail des couleurs est tout aussi important. Dans les parties orangées de ses dessins se glissent parfois du violet, du mauve ou du bleu. Ces nuances ne se distinguent pas nécessairement les unes des autres, mais l<strong>eur accumulation contribue au rendu final.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, au delà de la seule question esthétique, <strong>une carte représente le monde</strong> à travers des frontières, des routes, des villes et des reliefs. <strong>Elle porte la marque de l’organisation humaine du territoire.</strong> Pauline Brideron y introduit <strong>des animaux</strong>, dont la présence est généralement absente de ces représentations. <strong><em>« On oublie parfois que dans ces cartes il y a aussi du vivant »</em></strong>, lance l&rsquo;illustratrice.</p>



<h2 id="h-le-balbuzard-pecheur-son-prochain-sujet" class="wp-block-heading">Le balbuzard pêcheur, son prochain sujet</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après les coccinelles et les poulpes</strong>, Pauline Brideron s’intéresse désormais au <strong>balbuzard pêcheur</strong>, un rapace bien présent en Centre-Val de Loire. Cet oiseau, qui se nourrit principalement de poissons, a longtemps disparu de France continentale comme espèce nicheuse avant de faire son retour en forêt d’Orléans, où une première nidification est observée en 1984. <strong>Il s’installe ensuite à Chambord en 1995.</strong> Depuis, sa présence fait l’objet d’un suivi attentif. Les jeunes sont notamment bagués pour mieux connaître leurs déplacements, tandis que des caméras permettent d’observer la vie des oiseaux au nid. Ces efforts de protection et de surveillance ont accompagné le retour progressif de l’espèce dans la région. <strong>Pauline Brideron connaît cet engagement en faveur de l&rsquo;espèce</strong>. Elle voudrait contribuer, à sa manière, à faire connaître cet animal. <strong><em>« Il y a aussi ici des animaux qui méritent d’exister et d’être protégés. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pauline Brideron envisage de représenter le balbuzard sur de grandes cartes géographiques, en privilégiant le secteur entre Orléans et Blois, où l&rsquo;oiseau est présent</strong>. Elle prépare ses illustrations à partir de photographies, qu&rsquo;elle combine pour composer ses dessins. Un premier croquis sur papier lui permet de travailler les proportions avant de reporter l&rsquo;oiseau sur la carte et de le peindre point par point. Elle préférerait pourtant dessiner d&rsquo;après nature, en prenant le temps d&rsquo;observer les oiseaux dans leur environnement. Ses activités d&rsquo;art-thérapeute et de professeure de dessin lui en laissent peu la possibilité. <strong><em>« Financièrement, c&rsquo;est compliqué d&rsquo;avoir le temps d&rsquo;observer et de dessiner toute la journée. »</em></strong> Elle espère présenter cette <strong>nouvelle série en 2027.</strong></p>



<h2 id="h-de-la-production-animale-a-l-ecole-d-art" class="wp-block-heading">De la production animale à l’école d’art</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« J’ai un parcours atypique, comme on dit »</em></strong>, sourit Pauline Brideron. Élevée en milieu rural, elle suit d’abord des études agricoles jusqu’au BTS en productions animales, avant de se former au toilettage canin. Le dessin, qu’elle pratique depuis l’enfance, finit par la conduire à l’<a href="https://www.ecole-pivaut.fr/">école Pivaut</a>, à Nantes, où elle acquiert les techniques qui lui manquaient et découvre notamment le street art. Elle exerce ensuite plusieurs métiers : agente d’accueil et d’entretien dans une piscine, serveuse dans le restaurant familial, puis factrice pendant huit ans et demi. Sans jamais abandonner le dessin, elle réalise notamment des calendriers illustrés pour ses proches. <strong>Après La Poste, elle décide d’accorder davantage de place à la création et entreprend une formation en art-thérapie, qui marque un tournant dans son parcours.</strong> <em>« Ça a vraiment déclenché mon envie d’exposer mon travail. »</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7764-1024x768.jpeg" alt="Collectif L'Art Pluriel" class="wp-image-36989" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7764-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7764-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7764-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7764-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7764-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Collectif L&rsquo;Art Pluriel | Photo : Marc Alvarez</figcaption></figure>



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<h3 id="h-informations-pratiques" class="wp-block-heading"><strong>Informations pratiques</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les Marchands… de rêves</em>, exposition collective de L’Art Pluriel, avec notamment Pauline Brideron, Nicole Gil, Corinne Benedek, Éric Diot, Émilie Chartier, Vanesa Bardelli et VDV Photographie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lieu :</strong> galerie Les Voûtes du Puits Châtel, passage Alain-Pierre, Blois.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dates :</strong> du 8 au 11 octobre 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Horaires :</strong> de 10 h à 13 h et de 15 h à 19 h.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Entrée libre.</strong></p>



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		<title>Nicole Gil sculpte la féminité, les gestes et la tendresse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Oct 2026 10:26:13 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[sortir blois]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis une dizaine d’années, Nicole Gil travaille l’argile avec une prédilection pour les silhouettes féminines, les visages et les petits formats. Retraitée, elle souhaite désormais consacrer davantage de temps à la sculpture et présenter ses créations au public. À Blois, où elle participe à l’exposition Les Marchands… de rêves, ses œuvres racontent son goût pour &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Depuis une dizaine d’années, Nicole Gil travaille l’argile avec une prédilection pour les silhouettes féminines, les visages et les petits formats. Retraitée, elle souhaite désormais consacrer davantage de temps à la sculpture et présenter ses créations au public. À Blois, où elle participe à l’exposition</strong> <em><strong>Les Marchands… de rêves</strong></em><strong>, ses œuvres racontent son goût pour la matière, le mouvement et les gestes tendres.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux visages se rapprochent jusqu’à se toucher. Leurs yeux sont fermés, leurs lèvres presque réunies. Les contours sont irréguliers, comme si les personnages émergeaient encore de la terre. La sculpture s’intitule <em>Tendre Baiser</em>. Nicole Gil y voit avant tout <strong><em>« le contact de deux êtres »</em></strong>, quelque chose qu’elle trouve beau. Elle évoque le toucher, les visages qui s’effleurent, les yeux clos. <strong><em>« C’est la tendresse. »</em></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7758-768x1024.jpeg" alt="Tendre Baiser" class="wp-image-36990" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7758-768x1024.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7758-225x300.jpeg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7758-1152x1536.jpeg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7758-1536x2048.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7758-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption class="wp-element-caption">Avec Tendre Baiser, Nicole Gil représente deux visages aux yeux fermés, rapprochés dans un geste de tendresse. © Blois Capitale.</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Cette œuvre figure parmi celles qu’elle présente ce weekend à la galerie Les Voûtes du Puits Châtel, à Blois, dans le cadre de l’exposition collective <em>Les Marchands… de rêves</em>, organisée par <strong>L’Art Pluriel</strong> à l’occasion des <em>Rendez-vous de l’histoire</em>. On y découvre également des silhouettes féminines aux robes mouvementées, des visages stylisés et un chat aux lignes élancées. Des sujets différents, mais un même plaisir de façonner la matière.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7764-1024x768.jpeg" alt="Collectif L'Art Pluriel" class="wp-image-36989" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7764-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7764-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7764-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7764-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7764-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Collectif <strong>L’Art Pluriel</strong> | Photo : Marc Alvarez</figcaption></figure>
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<h2 id="h-le-plaisir-de-toucher-la-terre" class="wp-block-heading">Le plaisir de toucher la terre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Nicole Gil aime travailler la terre. Elle retrouve dans la sculpture le plaisir qu’elle éprouve à jardiner, celui de toucher et de manipuler la matière. <strong><em>« J’aime jardiner, donc toucher la terre. L’argile, ça a été magique pour moi. »</em></strong> Dix ans après ses débuts, cet enthousiasme est toujours intact. Elle travaille exclusivement l’argile, qu’elle laisse sécher avant la cuisson. Vient ensuite le travail de finition, avec une patine à la gomme-laque ou à la peinture acrylique. Certaines de ses sculptures prennent ainsi une teinte très sombre, presque noire, tandis que d’autres gardent des couleurs plus proches de la terre naturelle.</p>



<h2 id="h-la-feminite-comme-source-d-inspiration" class="wp-block-heading">La féminité comme source d’inspiration</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Nicole Gil aime avant tout sculpter des femmes. <strong><em>« Mon sujet de prédilection »</em></strong>, confie-t-elle. Elle s’intéresse aux silhouettes, aux attitudes, au mouvement d’une robe ou à la délicatesse d’un visage. Chaque pièce lui donne aussi l’occasion de relever un défi technique : trouver les bonnes proportions, faire tenir un élément, obtenir le mouvement recherché. Elle préfère les petits formats, qui lui permettent de s’attarder sur les détails. <strong>Ce qu’elle aime, c’est la finesse.</strong> Présenter ses œuvres au public représente une nouvelle étape pour cette sculptrice qui, pendant longtemps, travaillait essentiellement pour elle-même et ses proches. Dix ans après avoir découvert l&rsquo;argile, Nicole Gil continue d&rsquo;essayer.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="724" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-2-724x1024.png" alt="" class="wp-image-36840" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-2-724x1024.png 724w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-2-212x300.png 212w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-2-768x1086.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-2-1086x1536.png 1086w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-2.png 1131w" sizes="auto, (max-width: 724px) 100vw, 724px" /></figure>
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<h3 id="h-informations-pratiques" class="wp-block-heading"><strong>Informations pratiques</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Exposition :</strong> <em>Les Marchands… de rêves</em>, avec le collectif L’Art Pluriel, réunissant Nicole Gil, Pauline Brideron, Corinne Benedek, Éric Diot, Émilie Chartier, Vanesa Bardelli et VDV Photographie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dates :</strong> du jeudi 8 au dimanche 11 octobre 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Horaires :</strong> de 10 h à 13 h et de 15 h à 19 h.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lieu :</strong> galerie Les Voûtes du Puits Châtel, passage Alain-Pierre, Blois.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tarif :</strong> entrée libre.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>À Blois, Licarion Rock a trouvé un bureau, des rencontres et le goût de courir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2026 09:49:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
		<category><![CDATA[Bibliothèque Abbé-Grégoire]]></category>
		<category><![CDATA[blois]]></category>
		<category><![CDATA[bords de Loire]]></category>
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		<category><![CDATA[portrait]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Installé à Blois depuis janvier 2026, le vidéaste Licarion Rock a choisi la ville pour son cadre, ses logements accessibles à son budget et la possibilité de rejoindre Paris en train. En neuf mois, il y a aussi pris des habitudes qu’il n’avait pas imaginées : travailler à la bibliothèque Abbé-Grégoire, courir régulièrement au bord &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Installé à Blois depuis janvier 2026, le vidéaste Licarion Rock a choisi la ville pour son cadre, ses logements accessibles à son budget et la possibilité de rejoindre Paris en train. En neuf mois, il y a aussi pris <a href="https://bloiscapitale.com/dans-le-loir-et-cher-andrea-et-maxime-pinna-se-sentent-bien-chez-eux" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des habitudes qu’il n’avait pas imaginées</a> : travailler à la bibliothèque Abbé-Grégoire, courir régulièrement au bord de la Loire, suivre des cours de théâtre et accepter des invitations aux vernissages. Une nouvelle organisation pour ce créateur habitué à travailler seul chez lui.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://bloiscapitale.com/en-loir-et-cher-lancrage-se-renforce-surtout-chez-les-moins-de-30-ans" target="_blank" rel="noreferrer noopener">À 31 ans</a>, Licarion Rock découvre le plaisir de rentrer chez lui après sa journée de travail. Pendant longtemps, son ordinateur lui a servi à tout : écrire, monter ses vidéos, jouer, se distraire. Le travail débordait sur les soirées et les tâches domestiques s’invitaient au milieu de la journée. Depuis son installation à Blois, il a commencé à emporter son ordinateur à la bibliothèque Abbé-Grégoire. Il s’assoit à une table, écrit ou fait du montage, puis repart. <strong><em>« Je suis à la médiathèque, je suis au bureau, je bosse, je rentre chez moi, ma journée est finie. »</em></strong> Cette séparation toute simple lui fait du bien. Il s’amuse de l’avoir découverte si tard : <em>« Incroyable, c’est incroyable ce truc, très bien pensé. »</em> La bibliothèque n’entrait pourtant pas dans ses critères lorsqu’il cherchait une ville où s’installer. <strong><strong>Il cherchait un logement agréable dans son budget, une ville vivante et la possibilité de rejoindre Paris pour ses rendez-vous professionnels. Il a trouvé tout cela à Blois, puis découvert au fil des mois <a href="https://loiretcher-attractivite.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’autres plaisirs et avantages</a> qu’il n’avait pas prévus.</strong></strong></p>



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<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://loiretcher-attractivite.com/"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="341" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-8-1024x341.png" alt="Je (re)viens vivre en Loir-et-Cher" class="wp-image-36907" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-8-1024x341.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-8-300x100.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-8-768x256.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-8-1536x512.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-8.png 1920w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
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<h2 id="h-une-ville-choisie-pour-y-vivre-au-quotidien" class="wp-block-heading">Une ville choisie pour y vivre au quotidien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Originaire de Saint-Doulchard, près de Bourges, Licarion Rock a étudié à Tours, puis à Clermont-Ferrand. Le Val de Loire ne lui était donc pas tout à fait étranger. Lorsqu’il envisage de déménager, il ouvre néanmoins largement ses recherches. <strong>Son activité s’exerce essentiellement à distance : il peut choisir son lieu de vie.</strong> Il regarde la taille des villes, leur desserte et les appartements disponibles. Strasbourg figure parmi les possibilités, mais les logements accessibles avec son budget lui paraissent petits et excentrés. <strong>À Blois, il peut habiter en centre-ville, à proximité de la Loire</strong>,<strong> sans devoir prendre la voiture ou passer une partie de sa journée dans les transports pour une sortie au cinéma ou tout autre chose.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">La visite de la ville le convainc aussi. Il aime les ruelles, les vieux bâtiments, <strong>ces endroits que l’on découvre</strong> en marchant sans avoir nécessairement prévu un itinéraire. Il ne cherchait pas particulièrement une ville historique. Il apprécie simplement de <strong>vivre dans un cadre qui lui plaît, jusque dans ses déplacements ordinaires.</strong> <em>« Je me balade, et je continue de tomber sur un beau coin, un bâtiment d&rsquo;époque, une ruelle. »</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Le plus gros projet de ma vie (un long métrage)" width="1220" height="686" src="https://www.youtube.com/embed/ZOUFjtZYCYU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 id="h-dix-ans-de-videos-autour-du-cinema" class="wp-block-heading">Dix ans de vidéos autour du cinéma</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.youtube.com/@Licarion/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sur <em><strong>YouTube</strong></em>, sa chaîne porte son nom</a>, <strong>Licarion Rock</strong>, et rassemble un peu moins de 100.000 abonnés. Il situe ses débuts autour de l’été 2015, alors qu’il suit à Clermont-Ferrand un cursus consacré aux métiers du livre. <strong>Les vidéos commencent à lui rapporter de l’argent. Les études lui plaisent moins. Il choisit de se consacrer à la création.</strong> Au départ, il parle de films sur un ton humoristique, à travers un personnage animé. Il sait dessiner, possède quelques bases en animation et n’a pas très envie de montrer son visage. Il imagine déjà être <em>« reconnu dans la rue pour des vidéos que les gens trouveraient mauvaises ».</em></p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="65 CONNERIES DANS HARRY POTTER 6" width="1220" height="686" src="https://www.youtube.com/embed/JhHs44erZqI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le format fonctionne, mais demande beaucoup de travail. Il faut notamment animer le personnage. Il finit par passer devant la caméra, avec un raisonnement pratique : <strong>au moins, il n’aura plus à s’animer lui-même !</strong> Ses vidéos ont changé avec les années. <strong>L’analyse a pris davantage de place</strong>, les films abordés se sont diversifiés et les formats se sont allongés. </p>



<h2 id="h-la-solution-abbe-gregoire" class="wp-block-heading">La solution Abbé-Grégoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À domicile, Licarion connaît bien <strong>les détours qui retardent le début d’une séance de travail</strong>. Un peu de ménage, de la vaisselle, les messages à consulter. Puis l’ordinateur de jeu est là, tentateur. La concentration demande un effort. Le soir, c’est l’inverse. Une idée arrive, quelques lignes restent à écrire, un montage pourrait être terminé avant de dormir. Parfois, il se promet qu’en avançant maintenant, il pourra se reposer le lendemain. <strong>Travail et répit se mêlent…</strong> <strong>Alors la proximité de la médiathèque l’a encouragé à essayer autre chose</strong> : un cadre vaste, agréable, et la possibilité de s’installer avec son ordinateur pour écrire ou monter. Résultat, sortir de chez lui lui permet de <strong>mieux séparer les heures de travail du reste de sa vie.</strong></p>



<h2 id="h-la-loire-lui-a-donne-envie-de-courir" class="wp-block-heading">La Loire lui a donné envie de courir</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La course à pied</strong>, elle aussi, a longtemps été une bonne résolution sans lendemain. Depuis une dizaine d’années, il s’y essayait de temps en temps, sortait deux fois et se disait qu’il faudrait recommencer. Courir dans les rues ne l’aidait pas beaucoup : un feu rouge, une traversée, des passants à contourner, puis un nouvel arrêt. À Blois, les bords de Loire sont à quelques minutes de chez lui. Il y trouve de la place, de grands chemins et le plaisir du paysage. <strong><em>« Ce qui a fait que j’ai réussi à vraiment m’y mettre et à continuer à courir, ce sont vraiment les bords de Loire »</em></strong>, confie le jeune homme. Le cadre devient une raison de partir courir, même lorsque la motivation n’est pas tout à fait là.</p>



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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-10-1024x683.png" alt="" class="wp-image-36933" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-10-1024x683.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-10-300x200.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-10-768x512.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-10.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 id="h-arriver-seul-puis-avoir-des-gens-a-retrouver" class="wp-block-heading">Arriver seul, puis avoir des gens à retrouver</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En janvier, Licarion ne connaît personne à Blois. Et forcément, le fait de <strong>travailler de chez soi ne fournit pas les rencontres quotidiennes d’un bureau ou d’un atelier.</strong> <strong>Il lui faut chercher des occasions de voir du monde.</strong> Il repère des événements sur <em>Blois Capitale</em>, participe à des rencontres à la boutique, découvre <strong>des associations et des activités</strong>. Il <strong>prend des cours d’espagnol</strong>, puis <strong>commence le théâtre</strong>, pour le plaisir et pour mieux comprendre le travail des comédiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jeune homme <strong>découvre une vie locale plus riche qu’il ne l’avait imaginé</strong>. Ce qui le marque surtout, c’est <strong>la facilité avec laquelle une première conversation peut déboucher sur une invitation</strong> : un vernissage la semaine suivante, un événement à découvrir, une occasion de se revoir. Il se retrouve ainsi à fréquenter parfois deux vernissages dans la même semaine.<strong> <em>« Je me suis dit, c’est trop. »</em> Il en rit, mais apprécie l’accueil.</strong> À un moment où il se demandait comment rencontrer des gens, ces invitations lui ont ouvert des portes.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Dans le Loir-et-Cher, Andréa et Maxime Pinna se sentent bien chez eux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 14:48:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
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		<category><![CDATA[Andréa et Maxime Pinna]]></category>
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		<category><![CDATA[Vivre en Loir-et-Cher]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ils connaissaient à peine le Loir-et-Cher avant de s’y installer. Quelques années plus tard, Andréa et Maxime Pinna s’y sont mariés, y ont leurs amis et préparent l’achat d’une maison. Entre les visites de châteaux, le sport à deux, les découvertes du terroir et les soirées sur la terrasse, le couple raconte un quotidien auquel &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/dans-le-loir-et-cher-andrea-et-maxime-pinna-se-sentent-bien-chez-eux">Dans le Loir-et-Cher, Andréa et Maxime Pinna se sentent bien chez eux</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ils connaissaient à peine le Loir-et-Cher avant de s’y installer. Quelques années plus tard, Andréa et Maxime Pinna s’y sont mariés, y ont leurs amis et préparent l’achat d’une maison. Entre les visites de châteaux, le sport à deux, les découvertes du terroir et les soirées sur la terrasse, le couple raconte un quotidien auquel il s’est attaché. Avec cette conviction, c’est désormais ici, chez eux.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils le mesurent chaque fois qu’ils rentrent d’une visite à leurs familles, restées en région parisienne. <strong>Lorsqu’ils passent le panneau du Loir-et-Cher, ils se disent : <em><a href="https://bloiscapitale.com/qui-etait-blesoise-la-bien-aimee" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« Ça y est, on est de retour chez nous. »</a></em></strong> À les écouter, les raisons de se sentir bien à <strong><a href="https://www.controis-en-sologne.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Contres</a></strong> ne manquent pas. Ils parlent des <strong>châteaux</strong> qu’ils visitent plusieurs fois, <strong>du fromage de chèvre</strong> qu’ils apprécient, des collègues devenus <strong>amis</strong>. Puis viennent <strong>la maison</strong> qu’ils espèrent acheter et <strong>les soirées à regarder les étoiles.</strong></p>



<h2 id="h-les-premiers-emplois-puis-une-maison-a-contres" class="wp-block-heading">Les premiers emplois, puis une maison à Contres</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après une année à Dijon, <strong><a href="https://www.linkedin.com/in/andr%C3%A9a-brusson-77a773226/?isSelfProfile=false" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Andréa</a> arrive à Blois en 2022 pour suivre son master à l’INSPÉ.</strong> Maxime termine alors ses études à Amiens. Tous deux originaires de région parisienne, ils s’y sont déjà croisés, mais <strong>c’est à Blois qu’ils apprennent vraiment à se connaître.</strong> En 2023, son diplôme obtenu, il la rejoint dans son appartement étudiant, une trentaine de mètres carrés près de la Halle aux grains. Avec les premiers salaires vient l’envie d’un logement plus grand. <strong>La première affectation d’Andréa comme enseignante contractuelle leur fait découvrir Contres.</strong> La commune leur plaît et ils y trouvent rapidement un pavillon à louer, avec un extérieur et les commerces à proximité. <strong>Andréa enseigne aujourd’hui à Romorantin.</strong> Maxime, ingénieur en génie industriel, a rejoint le Département en mars comme <strong>responsable amélioration continue</strong>. Le soir, il apprécie le trajet de Blois à Contres, à travers les vignes et les villages. <em>« Tu rentres le soir, t’es content de rentrer chez toi par cette route »</em>, confie-t-il.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://loiretcher-attractivite.com/"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="341" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-8-1024x341.png" alt="" class="wp-image-36907" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-8-1024x341.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-8-300x100.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-8-768x256.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-8-1536x512.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-8.png 1920w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À Contres, ils apprécient d’avoir tout à portée de main : les commerces, le cinéma, la piscine et les équipements sportifs</strong>, mais aussi les écoles et le collège lorsqu’ils pensent à leur future vie de famille. La campagne est toute proche, sans qu’ils aient à renoncer aux commodités auxquelles ils tiennent.</p>



<h2 id="h-revenir-a-cheverny-decouvrir-les-villages" class="wp-block-heading">Revenir à Cheverny, découvrir les villages</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ils retournent volontiers dans les châteaux qu’ils connaissent déjà</strong>, à commencer par Cheverny, qu’ils aiment visiter en automne comme en hiver. <strong><em>« On peut les refaire plusieurs fois. »</em></strong> Les villages et les églises les attirent tout autant. <strong>Tous deux croyants</strong>, ils évoquent la cathédrale de Blois, Saint-Nicolas, mais aussi les petites églises de campagne découvertes au fil de leurs balades. <strong>Les promenades au bord de la Loire et les rendez-vous locaux complètent leurs idées de sorties</strong>. Sans oublier la Fête des Vendanges de Cheverny ou encore le défi interentreprises à Chambord.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ils ont aussi leurs plaisirs à table.</strong> Maxime aime découvrir <strong>les vins du coin,</strong> choisir une bouteille d’un domaine qu’il ne connaît pas encore. Le fromage de chèvre fait l’unanimité, tout comme les <strong>fraises de Sologne</strong> qu’ils retrouvent l’été au marché. <strong>Le sport se pratique à deux</strong>, à la salle qu’ils fréquentent régulièrement et, depuis peu, sur les courts de tennis proches de chez eux. <strong>Maxime aimerait également se remettre à la pêche</strong> : au fil des balades, les coins de nature lui donnent envie de ressortir ses cannes.</p>



<h2 id="h-on-a-appris-a-ralentir-notre-mode-de-vie" class="wp-block-heading">« On a appris à ralentir notre mode de vie »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« On a aussi appris à ralentir notre mode de vie. »</em></strong> À leur arrivée, Andréa et Maxime se décrivent comme de jeunes Franciliens toujours pressés. Depuis, ils prennent davantage le temps de profiter de leur maison et de l’extérieur. <strong>Un barbecue, une soirée sur la terrasse lorsqu’il fait bon, le plaisir de regarder les étoiles</strong> : ces habitudes leur sont devenues familières. <strong>Ils disent avoir appris ici à relâcher la pression.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le contraste les frappe lorsque leurs parents viennent leur rendre visite.</strong> Ils les voient courir, vouloir tout enchaîner, comme eux auparavant. <strong><em>« Tu es dans le Loir-et-Cher, respire ! »</em></strong> glisse l’un d’eux à sa mère. Ils retournent régulièrement en région parisienne retrouver leurs proches, mais ces séjours confortent leur envie de rester à Contres. <strong>Le stress, les prix, le manque de nature</strong> leur rappellent ce qui leur pesait dans leur ancien cadre de vie. Ici, ils apprécient d’avoir de l’espace et de vivre plus tranquillement.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-10-1024x683.png" alt="" class="wp-image-36933" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-10-1024x683.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-10-300x200.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-10-768x512.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-10.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<h2 id="h-des-collegues-devenus-amis" class="wp-block-heading">Des collègues devenus amis</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ils se sont aussi constitué un cercle d’amis.</strong> Andréa a noué ses premiers liens pendant son master, puis des collègues sont devenus des proches. <strong>Le sport et la paroisse</strong> ont élargi leur entourage, notamment grâce à l’enseignement religieux qu’ils suivent au sein d’un groupe qu’ils retrouvent régulièrement. Ils aiment aussi <strong>pouvoir engager facilement la conversation,</strong> échanger quelques mots ou plaisanter. L’un de leurs beaux-pères le remarque à chaque visite, avec sa formule : <strong>ici, les gens <em>« ne font pas la gueule »</em>.</strong> Andréa et Maxime apprécient cette familiarité, qui rend leur quotidien moins anonyme.</p>



<h2 id="h-devenir-parents" class="wp-block-heading">Devenir parents</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Andréa et Maxime gardent le goût des voyages, notamment en Italie, dont leurs deux familles sont originaires. Ils apprécient aussi de pouvoir rejoindre facilement d’autres régions depuis le Loir-et-Cher. <strong>Mais c’est à Contres qu’ils ont choisi de se marier cet été</strong>, entourés de leurs proches, dont certains avaient fait le déplacement depuis l’Italie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’on leur demande ce qui reste difficile ici, leur réponse est immédiate : <strong>l’accès aux soins</strong>. Trouver un généraliste, un dentiste ou certains spécialistes leur a parfois demandé de longues recherches. Leur avenir, ils l’envisagent néanmoins à Contres. <strong>L’achat d’un pavillon est en cours, avec un emménagement espéré en décembre</strong>, une fois le financement finalisé. Et lorsqu’ils parlent de la suite, <strong>les enfants</strong> viennent spontanément dans la conversation. <strong>Ils souhaitent fonder leur famille ici, près des amis et des lieux qui font désormais partie de leur vie.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/dans-le-loir-et-cher-andrea-et-maxime-pinna-se-sentent-bien-chez-eux">Dans le Loir-et-Cher, Andréa et Maxime Pinna se sentent bien chez eux</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Anne-Sophie Demaria relie cyanotype, géométrie sacrée et imaginaire solarpunk</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Aug 2026 09:11:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En plein jour, le regard rencontre d’abord le bleu profond du cyanotype. Des feuilles, des fougères et d’autres fragments végétaux y ont laissé leur empreinte claire, parfois ordonnée en mandala, parfois déployée avec davantage de liberté. Sur cette matière organique viennent se poser des lignes géométriques rouges ou orangées, précises, mathématiques. Mais lorsque la lumière &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/anne-sophie-demaria-tout-est-cadre-mais-tout-est-lie">Anne-Sophie Demaria relie cyanotype, géométrie sacrée et imaginaire solarpunk</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En plein jour, le regard rencontre <strong>d’abord le bleu profond du cyanotype</strong>. Des feuilles, des fougères et d’autres fragments végétaux y ont laissé leur empreinte claire,<strong> parfois ordonnée en mandala, parfois déployée avec davantage de liberté.</strong> Sur cette matière organique viennent se poser des <strong>lignes géométriques</strong> rouges ou orangées, précises, mathématiques. Mais lorsque la lumière décline, l’équilibre se renverse. Le bleu s’assombrit, les végétaux deviennent des ombres et les tracés sérigraphiés s’allument sous les ultraviolets.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="678" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-20.png" alt="" class="wp-image-35905" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-20.png 960w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-20-300x212.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-20-767x542.png 767w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Une seule création offre ainsi plusieurs images, selon le moment auquel elle est observée. C’est le principe du projet <em><strong>Le Lien</strong></em> développé par <strong>Anne-Sophie Demaria</strong>, qui signe ses œuvres sous le nom d’<strong>AnnDem Studio</strong>. Ses cyanotypes, sérigraphies néon et tentures seront présentés le <strong>samedi 3 octobre 2026 à 20 heures</strong>, lors d’un <strong>vernissage immersif</strong> organisé dans l’alcôve de la <strong><a href="https://www.google.com/search?q=boutique+Blois+Capitale&amp;sourceid=chrome&amp;ie=UTF-8&amp;source=chrome.ctxt" target="_blank" rel="noreferrer noopener">boutique Blois Capitale</a></strong>. Une soirée consacrée à la géométrie sacrée, mais aussi aux relations entre le vivant, la technologie, la lumière et la musique.</p>



<h2 id="h-une-scenographie-capable-de-vivre-de-jour-comme-de-nuit" class="wp-block-heading">Une scénographie capable de vivre de jour comme de nuit</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’origine de <em>Le Lien</em> se trouve un appel à projets lancé pour le Hadra Trance Festival. Anne-Sophie Demaria répond en imaginant <strong>une scénographie capable de vivre de jour comme de nuit</strong> au sein d’un festival de musique électronique. <em>« C’est à partir de cet instant que j’ai trouvé l’idée d’associer le soleil à la technologie, et la nature à la technologie »</em>, explique-t-elle. «<em><strong> J’ai voulu associer les cyanotypes à des graphismes sérigraphiés qui puissent être visibles à la fois le jour et la nuit. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le solarpunk lui fournit moins une doctrine à suivre qu’un point de rencontre entre plusieurs préoccupations qui l’accompagnent déjà : <strong>son attachement au vivant, son intérêt pour les technologies, la permaculture, la musique électronique et le désir de penser un avenir</strong> qui ne repose ni sur l’effacement de la nature ni sur le rejet systématique du progrès. <em>« Je ne suis pas forcément d’accord avec tout, mais cela reste une bonne occasion de se rapprocher du vivant et de se raccorder à la nature, sans pour autant perdre les avantages technologiques du monde actuel »</em>, précise-t-elle.</p>



<h2 id="h-le-soleil-comme-partenaire-de-creation" class="wp-block-heading">Le soleil comme partenaire de création</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le travail d’Anne-Sophie Demaria commence par une technique photographique ancienne : <strong>le cyanotype</strong>. Inventé en 1842, celui-ci utilise des sels de fer photosensibles. Exposés au soleil puis rincés, ils produisent une image au <strong>bleu de Prusse</strong> caractéristique. Dans l’atelier, l&rsquo;artiste sélectionne des feuilles, les agence sur un papier ou un textile préparé, puis expose l’ensemble au soleil. Les parties directement atteintes par la lumière deviennent bleues, les silhouettes apparaissent. <em>« Il s&rsquo;agit d&rsquo;agencer les feuilles sous la forme de mandalas, les exposer au soleil, tout vérifier, puis attendre que le soleil accomplisse sa course »</em>, raconte l’artiste. <em><strong>« Le rinçage est ensuite le moment où l’on découvre si l’on a bien travaillé ou non. Parce que le soleil, lui, aura toujours bien travaillé. La feuille aura toujours bien travaillé. C’est à moi de réaliser une belle représentation, de respecter le temps de pose et d’écouter le soleil. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Blésoise travaille sur des papiers d’art, des pages de dictionnaire ou des textiles de seconde main. Ce choix répond à une <strong>sensibilité écologique</strong>, mais participe également à la <strong>singularité de chaque pièce.</strong> Une ancienne tenture, une page imprimée ou un morceau de tissu portent déjà une histoire et une structure auxquelles le cyanotype vient en ajouter une nouvelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur cette première image végétale <strong>intervient ensuite la sérigraphie</strong>. Des <strong>tracés géométriques</strong> sont déposés à l’aide d’<strong>encres néon réactives aux ultraviolets.</strong> <a href="https://bloiscapitale.com/breches-2-la-baston-comme-geste-poetique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le geste</a> réclame une précision particulière. En effet, un mauvais alignement, une encre mal répartie ou une pression irrégulière peuvent obliger à reprendre le travail depuis le début.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="678" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-21.png" alt="" class="wp-image-35906" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-21.png 960w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-21-300x212.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-21-767x542.png 767w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>
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<h2 id="h-ajouter-une-geometrie-construite-a-celle-de-la-nature" class="wp-block-heading">Ajouter une géométrie construite à celle de la nature</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les végétaux utilisés dans les cyanotypes ne sont jamais parfaitement réguliers. Les feuilles diffèrent par leur taille, leur orientation, leur découpe ou leur état. Certaines compositions sont organisées en mandalas, mais conservent <strong>l’asymétrie propre à l&rsquo;expérience vivante.</strong> <strong>La géométrie sacrée intervient en contrepoint.</strong> Ses lignes droites, ses cercles et ses entrelacements introduisent une structure beaucoup plus fixe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux figures reviennent principalement dans la série. La première est <strong>la fleur de vie</strong>, un réseau de cercles. Dans l’interprétation personnelle de l’artiste, <strong>elle symbolise le tout, l’unité et les interactions</strong>. Le double cercle extérieur évoque une forme globale, déterminée, tout en laissant imaginer que la construction pourrait se poursuivre au-delà de ses limites visibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La seconde est <strong>le cube de Métatron.</strong> Anne-Sophie Demaria le relie davantage au mysticisme, aux éléments et aux forces qui entourent les êtres humains. La figure apparaît parfois dans son intégralité, parfois seulement en partie. Elle peut être parfaitement centrée ou sembler se dissoudre progressivement au contact des empreintes végétales.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="678" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-19.png" alt="Image Anne-Sophie Demaria" class="wp-image-35904" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-19.png 960w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-19-300x212.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-19-767x542.png 767w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption">Image Anne-Sophie Demaria</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Formée aux Beaux-Arts à Orléans, Anne-Sophie Demaria conserve le souvenir d’une scolarité marquée par les mathématiques. <strong>Elle aime les compositions nettes,</strong> organisées et précisément centrées. Mais <strong>elle accorde aussi une place importante à la sérendipité,</strong> aux signes imprévus et à ce qui apparaît sans avoir été totalement décidé. <em>« Tout est cadré, mais tout est lié.</em> <em>Je pense rester quelqu’un de cartésien. Pour autant, j’ai ce petit côté qui me conduit à trouver des signes dans tout ce que je peux observer autour de moi »</em>, confie-t-elle. <strong><em>« Quand je regarde une figure de géométrie sacrée, même si tout est cadré, j’arrive à imaginer des ouvertures et à y voir d’autres choses, plus profondes. »</em></strong></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="678" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-22.png" alt="" class="wp-image-35908" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-22.png 960w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-22-300x212.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-22-767x542.png 767w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>
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<h2 id="h-une-creation-plusieurs-vies" class="wp-block-heading">Une création, plusieurs vies</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les œuvres de la série <em>Le Lien</em> ne sont pas conçues pour être regardées sous un éclairage unique. <strong>Leur transformation au fil des heures fait partie intégrante du projet.</strong> En plein jour, le bleu du cyanotype, la blancheur laissée par les feuillages et les lignes sérigraphiées coexistent. Chaque couche reste lisible. Le végétal occupe souvent la première place, tandis que la géométrie se pose sur lui comme un réseau supplémentaire. <strong>Au crépuscule,</strong> le bleu perd progressivement de son intensité. Les tracés rouges, roses ou orangés commencent à prendre le dessus. La composition demeure visible dans son ensemble, mais sa hiérarchie change. <strong>Sous la lumière UV, une autre œuvre semble apparaître</strong>. L’environnement prend des teintes violettes et bleutées. Les encres néon s’illuminent avec force, tandis que les feuilles deviennent plus spectrales. Dans l’obscurité, la matière végétale se retire encore davantage et laisse dominer la construction géométrique. <em><strong>« Ce qui m’intéresse, c’est de vivre l’œuvre tout au long de la journée »</strong></em>, explique Anne-Sophie Demaria. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La métamorphose</strong> des œuvres épouse jusqu’au <strong>rythme d’un festival</strong>, suivant le passage du jour à la nuit et les inflexions musicales qui l’accompagnent. Cher à l’artiste et employé dans l’univers de la <strong>psytrance</strong>, le terme <em><strong>twilight</strong></em> nomme précisément ce seuil crépusculaire où les repères visuels vacillent sans s’être encore effacés. L’œuvre, elle, demeure inchangée : seule la lumière varie, révélant certaines de ses composantes et en reléguant d’autres dans l’ombre. Déjà présente le jour, la géométrie s’impose sous les UV, tandis que les empreintes végétales persistent dans la nuit, à la limite du visible.</p>



<h2 id="h-une-empreinte-humaine-qui-finit-par-s-effacer" class="wp-block-heading">Une empreinte humaine qui finit par s’effacer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les créations de la série, l’une associe les végétaux et les figures géométriques à une <strong>empreinte digitale.</strong> Celle-ci introduit explicitement <strong>la présence humaine au milieu de la nature et des formes inspirées par la technologie.</strong> Pour Anne-Sophie Demaria, l’empreinte évoque à la fois <strong>la singularité</strong> de chaque individu et <strong>l’omniprésence de l’humanité</strong>. Elle interroge la place que celle-ci s’accorde dans le vivant, comme dans les systèmes technologiques qu’elle a construits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accident technique ouvre ainsi une réflexion qui dépasse la seule esthétique. L’être humain peut-il encore trouver sa place sans chercher à tout dominer ?<strong> Comment utiliser la technologie sans rompre davantage les équilibres naturels ?</strong> <em>« Toute la relation avec la technologie mériterait d’être un peu mieux maîtrisée, mieux comprise et davantage conscientisée »</em>, estime Anne-Sophie Demaria. <strong><em>« Mais l’être humain a sa place dans la mesure où il respecte la nature. »</em></strong> À ses yeux le vivant finira par poursuivre son histoire, que l’humanité en fasse ou non partie.</p>



<h2 id="h-la-musique-comme-espace-de-liberte-et-methode-de-travail" class="wp-block-heading">La musique comme espace de liberté et méthode de travail</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La musique électronique</strong> n’est pas seulement évoquée par les circuits ou les encres fluorescentes. Elle <strong>accompagne concrètement chaque étape de la création.</strong> Anne-Sophie Demaria écoute de la trance depuis les années 2000. Son oreille s’est progressivement dirigée vers des formes plus précises de psytrance, notamment la <em>full-on</em> et la <em>twilight</em>. Elle écoute également du dub fusion, dont elle apprécie les rythmes répétitifs et hypnotiques. <em><strong>« La musique est quelque chose de viscéral »</strong></em>, affirme-t-elle. <em>« Elle m’aide à me canaliser et à me concentrer, à ne pas partir dans tous les sens. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle décrit les festivals comme ses espaces de liberté. D<strong>ans l’atelier, la musique lui permet d’entrer dans un état de <em>flow</em>,</strong> cette concentration intense au cours de laquelle le geste semble se prolonger presque sans effort et la perception du temps s’atténue. <em>« Je peux passer une journée entière sans me rendre compte que j’ai réalisé vingt cyanotypes. Ils ne sont pas identiques, mais reposent tous sur le même principe. À la fin de la journée, j’en ressors avec un sentiment d’accomplissement. »</em> La répétition intervient aussi dans la sérigraphie : appliquer l’encre, accomplir le geste, soulever le cadre, découvrir l’image, vérifier le résultat, puis recommencer. L’artiste rapproche ce processus d’<strong>une méditation.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le projet réunit ainsi plusieurs formes de rythme.</strong> <strong>Celui de la musique, celui de la nature, celui de la géométrie, celui du geste, celui du soleil et celui du temps.</strong></p>



<h2 id="h-une-alcove-pour-l-experimenter" class="wp-block-heading">Une alcôve pour l&rsquo;expérimenter</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le samedi 3 octobre 2026 à 20 heures,</strong> l’alcôve de la boutique Blois Capitale accueillera les œuvres d’Anne-Sophie Demaria pour un vernissage immersif, dans le cadre d<strong>&lsquo;une soirée consacrée à la géométrie sacrée.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’espace permettra de baigner les créations dans des états lumineux, avec un fond musical, et de faire l’expérience de leur transformation.</strong> La proximité offerte par l’alcôve doit permettre d’observer les empreintes végétales, les superpositions, les détails des sérigraphies et les imperfections du geste avant de découvrir leur révélation sous les ultraviolets. La soirée prolongera ainsi la logique même du projet <strong><em>Le Lien</em>.</strong> Elle mettra en relation des techniques anciennes et des encres contemporaines, la lenteur du soleil et l’intensité de la lumière UV, la régularité des figures géométriques et l’imprévisibilité du végétal.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le public n’aura pas nécessairement besoin de connaître les significations traditionnellement prêtées à chaque symbole</strong>. Il pourra d’abord regarder, laisser sa perception changer et faire l’expérience d’une œuvre qui ne demeure jamais tout à fait identique. <em>« Tout est cadré, mais tout est lié »</em>, résume Anne-Sophie Demaria. Dans ses créations, les feuilles et les circuits, le jour et la nuit, la maîtrise et l’accident ne s’annulent pas. <strong>Ils coexistent et se répondent.</strong></p>



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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="819" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-24-819x1024.png" alt="" class="wp-image-36480" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-24-819x1024.png 819w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-24-240x300.png 240w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-24-767x959.png 767w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-24.png 1122w" sizes="auto, (max-width: 819px) 100vw, 819px" /></figure>
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		<title>Beufa, un soleil invincible en soi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Aug 2026 14:08:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Beufa est une personnalité bien connue à Blois, riche de sa singularité. Il y a chez lui comme une musique écorchée vive, qui semble avoir toujours été là, parfois discrète, parfois enfouie, mais jamais tout à fait absente. Cette musique accompagne une vie faite de détours, de ruptures, de rencontres, de longues périodes d’errance aussi. &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Beufa est une personnalité bien connue à Blois, riche de sa singularité. </strong>Il y a chez lui comme une <a href="https://bloiscapitale.com/la-gagne-des-gueux-docufiction-bande-originale-de-beufa-et-tournee-a-venir" target="_blank" rel="noreferrer noopener">musique</a> écorchée vive, qui semble avoir toujours été là, parfois discrète, parfois enfouie, mais jamais tout à fait absente. Cette musique accompagne une vie faite de détours, de ruptures, de rencontres, de longues périodes d’errance aussi. Né à Blois, il a connu la rue pendant près de dix années, réparties sur une période de seize ans. Pourtant, lorsqu’il raconte son parcours, ce ne sont pas seulement les nuits difficiles qui affleurent. Il parle aussi de la Loire, de la Lune, du cri du hibou, des guitares saturées de son enfance et de cette poésie qu’il dit avoir conservée jusque dans les moments les plus précaires. <strong>De la colère qui l’a longtemps habité, il a peu à peu fait une matière à transformer.</strong> Aujourd’hui, et plus que jamais, Beufa entend <strong>faire quelque chose de vivant avec ce que la vie lui a donné.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8736-768x1024.jpeg" alt="Beufa" class="wp-image-19603" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8736-768x1024.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8736-225x300.jpeg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8736-1152x1536.jpeg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8736-1536x2048.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8736-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption class="wp-element-caption">Beufa &#8211; photo : Marc Alvarez | Blois Capitale</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Avant la rue, avant les chansons et avant le personnage que beaucoup connaissent aujourd’hui à Blois, il y a<strong> un enfant assis devant un petit clavier rouge. </strong>Fabien Montreau, alias Beufa, est né à Blois en 1983. Il passe une partie de ses premières années dans une maison dans le hameau de Fleury, près de Suèvres, puis vit à Villeurbanne, dans la banlieue lyonnaise, entre l’âge de deux ans et celui de six ans, en raison de la situation professionnelle de ses parents. C’est de cette période que datent ses premiers souvenirs précis. Parmi eux, la musique occupe déjà une place particulière. <em><strong>« À quatre ans déjà, je retrouvais d’oreille de petites mélodies sur un clavier Yamaha. J’essayais de rejouer les morceaux simplement en les écoutant »</strong></em>, se souvient le Blésois. Vers sept ou huit ans, il prend des cours de piano. L’apprentissage ne se poursuivra pas de manière régulière, mais <strong>quelque chose est déjà installé. La musique ne quittera plus complètement sa vie.</strong></p>



<h2 id="h-les-guitares-saturees-de-l-enfance" class="wp-block-heading">Les guitares saturées de l’enfance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Chez lui, la musique entre notamment par l’intermédiaire de sa tante, âgée de dix-huit ans lorsqu’il naît. Elle écoute Daniel Balavoine, Queen ou encore Scorpions. <strong>Beufa se souvient surtout de son attirance immédiate pour les sons les plus électriques</strong>. <em>« J’aimais déjà beaucoup les guitares saturées. Je ne connaissais pas encore le mot “punk”, mais ce genre de sonorités me faisait déjà vibrer. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Fabien ne se présente pas comme un musicien formé méthodiquement. Il parle volontiers de son manque de travail technique, de son apprentissage fragmentaire et de ses limites instrumentales. <em><strong>« J’ai toujours su que j’avais la fibre musicale, mais je n’ai pas beaucoup travaillé.</strong> De temps en temps, quelqu’un m’apprenait quelques accords, puis <strong>je m’amusais avec ce que je savais faire. </strong>Mais je ne pouvais pas énormément évoluer. »</em> Son rapport à la musique est moins celui de la discipline que de <strong>l’intuition</strong>. <em>« Pour moi, <strong>l’essentiel est de l’avoir à l’intérieur de soi.</strong> Même dans une cuisine, on peut faire de la musique avec des ustensiles. <strong>Cette énergie-là est un moteur. »</strong></em></p>



<h2 id="h-une-maniere-de-dire-la-revolte" class="wp-block-heading">Une manière de dire la révolte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Chez Beufa, les chansons surgissent d’<strong>un besoin de dire, de contester</strong> et <em>peut-être,</em> reconnaît-il, d’<strong>exister.</strong> Les thèmes revendicatifs l’attirent davantage que les chansons d’amour. La musique devient un moyen d’expression autant qu’une forme de confrontation avec la société. <em><strong>« Quand j’ai écrit ces chansons, j’étais révolté. J’ai passé une bonne partie de ma vie dans un état de révolte. »</strong></em> Il parle même d’<strong>une rage intérieure</strong>, d’<strong>un feu qui l’a longtemps dévoré</strong>. Cette colère ne se traduisait pas, dit-il, par une violence tournée vers les autres. <strong>Elle se retournait surtout contre lui.</strong> <em>« Je ne m’en prenais pas aux autres. Je ne m’en prenais qu’à moi-même. J’étais davantage dans l’autodestruction que dans la violence. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne nie pas ce qu’a pu produire cette colère. Elle a été <strong>un carburant, une force de mouvement, parfois la seule. </strong>Mais il dit également avoir appris à ne plus lui appartenir entièrement. <strong><em>« Je comprends la colère, mais je ne me laisse plus manipuler par mes émotions. »</em></strong> Le changement n’efface pas la révolte. Le feu demeure, mais il ne sert plus uniquement à brûler.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/product/prevente-du-numero-1-septembre-2026-du-magazine-papier-blois-capitale"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="341" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/beufa-1024x341.png" alt="beufa" class="wp-image-35437" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/beufa-1024x341.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/beufa-300x100.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/beufa-768x256.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/beufa-1536x512.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/beufa-2048x683.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



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<h2 id="h-dix-annees-sur-le-pave" class="wp-block-heading">Dix années sur le pavé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rue occupe une place considérable dans son parcours. Beufa estime y avoir vécu <strong>environ dix ans</strong>, non de manière continue, mais au cours de plusieurs périodes réparties sur seize années. Il évoque <strong><em>« des milliers de nuits »</em></strong> passées dehors, sur le bitume ou dans les parties communes d’immeubles. Il change de ville, de rue et d’abri. Certains lieux ne durent que quelques heures ou quelques jours. <em><strong>« Il y a eu des périodes où je devais, chaque jour, chercher un nouvel endroit pour dormir. »</strong></em> Il cherche alors des cages d’escalier, des guérites ou n’importe quel espace susceptible de le protéger de la pluie. Le lendemain, tout recommence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la question de savoir si cette expérience constitue une école de la vie, il pense à une chanson du groupe <a href="https://www.youtube.com/watch?v=9aInOtdJc8U" target="_blank" rel="noreferrer noopener">OTH, <em>L’École de la rue</em></a>. La rue n’est ni une formation choisie ni une épreuve qu’il faudrait idéaliser après coup. Elle laisse des traces, des connaissances et des rencontres, mais aussi de longues périodes de néant. <em><strong>« Pendant toutes ces années, je me sentais comme une coquille vide. »</strong></em></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-4-1024x768.png" alt="" class="wp-image-35448" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-4-1024x768.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-4-300x225.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-4-768x576.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-4-1536x1152.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-4.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Crédit photo : Beufa</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ce vide ne l’empêche pourtant pas de rester attentif à ce qui l’entoure. Car <strong>une existence ne se réduit jamais entièrement à sa condition matérielle.</strong> Même lorsque tout semble manquer, quelque chose peut encore être perçu, entendu et recueilli. À côté de la dureté quotidienne subsiste<strong> une disponibilité au monde.</strong> <em><strong>« J’avais la poésie dans ma vie. Je voyais la Lune et j’écoutais le hibou. »</strong></em></p>



<h2 id="h-les-petites-etincelles" class="wp-block-heading">Les petites étincelles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme l&rsquo;explique Beufa, <strong>sortir de la rue n&rsquo;est pas de l&rsquo;ordre de la conversion soudaine.</strong> Pour lui, il n’y eut ni rupture nette ni transformation soudaine, mais un lent cheminement, nourri de rencontres, d’expériences et de prises de conscience successives. Il y a eu aussi toute <strong>l&rsquo;aide du <a href="https://bloiscapitale.com/trois-ans-du-carillon-a-blois-une-solidarite-en-pleine-lumiere" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Carillon</a></strong>. <em>« Parfois, on reçoit quelque chose de quelqu’un qui nous touche et nous renvoie à nous-mêmes. <strong>À force de cheminer et de produire de petites étincelles, il y a comme un feu qui finit par s’allumer »</strong></em>, souffle Fabien avant de citer Albert Camus, et notamment cette phrase de <em>Retour à Tipasa</em> : <em>« Au milieu de l’hiver, j’apprenais enfin qu’il y avait en moi un été invincible. »</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Beufa en reprend l’idée à sa manière. Dans son propre parcours, l’<em>« été invincible »</em> de Camus devient une lumière intérieure qui subsiste malgré les périodes les plus sombres : <em><strong>« Je ne voyais pas vraiment la lumière. Puis je me suis rendu compte que, dans les ténèbres et l’obscurité, il y avait toujours en moi un soleil invincible. »</strong></em> Il en tire une forme de philosophie personnelle : <em><strong>« On peut tenter de donner un sens à sa vie, quitte à l’inventer. C’est toujours mieux que de vivre sans espérance. »</strong></em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color">&gt;&gt; L&rsquo;intégralité du portrait de Beufa sera à lire dans le numéro 1 papier de Blois Capitale, mi septembre 2026. Il est en prévente ici : <a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/product/prevente-du-numero-1-septembre-2026-du-magazine-papier-blois-capitale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-capitale.sumupstore.com</a></mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color">&gt;&gt; Beufa viendra proposer un showcase dimanche 13 septembre 2026 à 16 heures dans la boutique Blois Capitale, 16 rue Emile Laurens, où son CD est en vente.</mark></em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Georges Paltrié prépare le prochain chapitre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Aug 2026 07:52:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis cinquante-cinq ans, Georges Paltrié compose, chante et joue de la guitare sans se laisser enfermer dans un genre ni dicter sa route par les modes. Après six albums et plusieurs années durant lesquelles des problèmes de santé l’ont un peu éloigné de la scène, le musicien blésois prépare un nouveau disque. Il sera au &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Depuis cinquante-cinq ans, Georges Paltrié compose, chante et joue de la guitare sans se laisser enfermer dans un genre ni dicter sa route par les modes. Après six albums et plusieurs années durant lesquelles des problèmes de santé l’ont un peu éloigné de la scène, le musicien blésois prépare un nouveau disque. Il sera au centre d’une journée spéciale dimanche 4 octobre 2026, à 17h30, à la boutique Blois Capitale.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Les chansons sont là. Écrites, jouées, parfois déjà soumises à l’écoute des proches. Georges Paltrié sait ce qu’il voudrait en faire : <strong>un septième album</strong>, composé d&rsquo;une douzaine de titres. Il sait également ce qui manque encore pour les réunir sur un disque : du temps de studio, des musiciens et, au minimum, quatre à cinq mille euros. <em><strong>« Il n’y a plus qu’à trouver les sous »</strong></em>, résume-t-il sans dramatisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après cinquante-cinq années passées à composer, interpréter et enseigner la musique, le chanteur et guitariste blésois ne cherche pourtant pas à dresser le bilan d’une œuvre achevée. Il parle d’abord de <strong>ce qu’il reste à écrire, à enregistrer et à jouer.</strong> Son regard se porte moins sur les six albums déjà réalisés que sur celui qui pourrait leur succéder.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce nouveau projet revêt une importance particulière. Georges Paltrié sort de plusieurs années difficiles, durant lesquelles des <strong>problèmes de santé</strong> ont fortement réduit ses possibilités de se produire. Il les désigne simplement, avec pudeur, comme les conséquences d’une <em>« méchante grippe »</em>, sans davantage s’y attarder. Chacun aura compris. <em><strong>« Mais, j’ai le projet de travailler, de me produire à nouveau sur scène. Je commence à retrouver ma forme »</strong></em>, assure le musicien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dimanche 4 octobre (17h30), une journée spéciale</strong> lui sera consacrée à la boutique Blois Capitale (16 rue Emile Laurens). Elle permettra de revenir sur un parcours commencé au début des années 1970, mais aussi d’entendre ce qui continue de l’animer : la création, le partage et le désir de retrouver le public. Car chez Georges Paltrié, le passé ne prend tout son sens que lorsqu’il prépare <strong>une suite.</strong></p>



<h2 id="h-une-guitare-fabriquee-par-un-oncle" class="wp-block-heading">Une guitare fabriquée par un oncle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Georges Paltrié est né à Meknès, au Maroc. Il n’y est pas resté suffisamment longtemps pour en conserver des souvenirs directs. Son enfance se poursuit dans le Sud-Ouest, au bord du Lot, où il grandit pendant une dizaine d’années au milieu des sonorités occitanes et de l’accent de son grand-père. <strong>Il arrive ensuite à Blois alors qu’il a un peu plus de dix ans.</strong> La musique ne fait pas encore partie de ses projets. Il se voit plutôt médecin, avocat ou juge pour enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tout bascule à quinze ans, au cours d’un séjour chez un oncle dans le Sud. Celui-ci vient de fabriquer une guitare et la lui présente.</strong> <em>« Ça a été un coup de foudre. Mieux qu’une femme, puisque ça a duré toute ma vie »</em>, lance le musicien. Il se met à jouer et compose presque immédiatement ses premières chansons. Le contexte s’y prête. Dans les années 1970, la guitare accompagne une grande partie de la jeunesse. <strong>On apprend les accords entre amis, on échange des morceaux et des techniques, on se transmet des chansons. </strong>Le folk américain croise la chanson française ; <strong>l’instrument est à la fois un moyen d’expression, un objet de sociabilité et parfois une manière d’imaginer une autre vie.</strong> <em>« Tous les jeunes jouaient de la guitare. On s’entraînait mutuellement. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À vingt ans, Georges Paltrié commence à monter sur scène.</strong> La musique occupe déjà une place essentielle, mais elle ne suffit pas encore à le faire vivre. <em>« Ça a toujours été mon métier, mais parallèlement. »</em> Il manque alors de répertoire, d’expérience et surtout de revenus réguliers. Il joue dès qu’une occasion se présente, compose et travaille son instrument, tout en exerçant d’autres professions.</p>



<h2 id="h-la-musique-comme-intermediaire" class="wp-block-heading">La musique comme intermédiaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Georges Paltrié travaille longtemps dans le secteur social et médico-social, notamment comme éducateur et infirmier. Il accompagne des enfants, des personnes âgées, des personnes marginalisées ou souffrant de troubles psychiques. <strong>La musique n’est jamais absente</strong> de cette seconde vie professionnelle. Il joue pour les personnes qu’il accompagne, leur apprend parfois à se servir d’un instrument ou les invite à chanter. <em><strong>« La musique a toujours été l’intermédiaire que je mettais en scène avec les autres »</strong></em>, glisse Georges.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le passage définitif à une activité exclusivement musicale est le fruit d&rsquo;une maturation. <em><strong>« Rien ne se fait comme ça en un seul jour »</strong></em>, glisse Georges. Il y a environ trente ans, il choisit finalement de ne plus exercer que comme musicien et devient intermittent du spectacle. <em><strong>« J’ai décidé de ne faire que de la musique. Pour me faire du bien à moi, pour faire du bien aux autres, et pour qu’elle prenne toute l’importance qu’elle avait pour moi : une place essentielle. »</strong></em></p>



<h2 id="h-refuser-de-chanter-quinze-fois-je-t-aime" class="wp-block-heading">Refuser de chanter quinze fois « je t’aime »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les premières influences de Georges Paltrié appartiennent à une époque où la chanson française lui paraît offrir davantage d’espace à la singularité. Il cite <strong>David McNeil, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Barouh" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pierre Barouh</a>, Jacques Higelin et l’univers de Saravah.</strong> Les chansons pouvaient raconter des vies ordinaires, emprunter des chemins inattendus, devenir poétiques, fantaisistes ou franchement absurdes. <em>« Les compositions, les musiques et les chansons étaient plutôt libres. Elles laissaient la place à des choses parfois un peu délirantes, ou racontaient simplement la vie de n’importe qui. »</em> Georges se garde de céder à la <a href="https://bloiscapitale.com/15e-bourse-aux-disques-a-blois-alors-que-les-vinyles-cartonnent" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nostalgie</a> facile. Il estime toutefois que <strong>les producteurs et les logiques de commercialisation ont progressivement pris une place plus importante dans la création.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Son parcours lui a très tôt donné l’occasion de mesurer cette tension entre expression personnelle et attentes commerciales. Après avoir remporté un concours en Région Centre, il gagne des séances d’enregistrement en studio. À cette occasion, raconte-t-il, il rencontre un responsable de <em>Polydor</em>, alors l’une des principales maisons de disques. L’homme lui reconnaît une bonne voix, des textes solides et de belles compositions. Il lui demande cependant s’il accepterait également d’aller vers une chanson plus formatée. <strong><em>« Est-ce que vous accepteriez aussi de chanter quinze fois “je t’aime”, avec des violons ? »</em></strong> Georges Paltrié refuse. <strong><em>« Non, ça ne m’intéresse pas. »</em></strong> Il raconte parfois cette scène comme une occasion manquée. <em>« Ce que je regrette peut-être, c’est de ne pas avoir gagné assez d’argent avec la chanson et la musique. Mais je ne regrette pas de ne pas m’être, entre guillemets, corrompu par rapport à ce que je préférais faire. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Georges Paltrié a réalisé six albums</strong> : <em>Les mélodies attendent les mots</em>, <em>En t’attendant</em>, <em>Ohé ého</em>, <em>Sur le fil</em>, <em>Cinq</em> et <em>D’elle</em>. Quatre d’entre eux sont disponibles sur les principales plateformes musicales, trois sont en vente dans la boutique <em>Blois Capitale</em>. Cette discographie ne résulte pas d’une production industrielle. Chaque disque suppose de réunir des moyens, de trouver un studio accessible, d’organiser les séances et de rémunérer, autant que possible, les musiciens. <em><strong>« Enregistrer des disques, tu sais, ça coûte du fric »</strong></em>, glisse l&rsquo;artiste.</p>



<h2 id="h-toute-la-palette-de-la-musique" class="wp-block-heading">Toute la palette de la musique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le point de départ de Georges Paltrié se trouve dans le folk et la chanson. Son univers s’est ensuite élargi au jazz, à la bossa-nova, aux musiques latino-américaines, au jazz manouche et à l’improvisation. Autodidacte à ses débuts, il a par la suite suivi des cours avec le guitariste de jazz Pierre Cullaz, étudié l’harmonie au Centre d’informations musicales, le jazz moderne à l’IACP et fréquenté Jazz à Tours. <em><strong>« Je n’ai pas envie de rester coincé dans un seul style. Je fais ce qui me plaît. J’aime toute la palette de la musique »</strong></em>, nous dit-il. <strong><em>« Ce que j’aime, c’est la chanson. Et la poésie aussi, de plus en plus. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marcel Dadi occupe une place particulière dans son apprentissage.</strong> Dans les années 1970, ses partitions, ses méthodes et sa manière de décomposer le jeu de guitare permettent à toute une génération de découvrir le fingerpicking. Georges Paltrié lui a consacré la chanson <em>Daddy Dadi</em>, dans laquelle le nom du guitariste devient celui d’un père symbolique. <em><strong>« C’est lui qui nous a appris à jouer de la guitare, à l’époque. »</strong></em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres artistes forment autour de lui <strong>une famille musicale librement choisie.</strong> <strong>Georges Brassens</strong> représente la solidité de l’écriture, la place centrale accordée aux paroles et la capacité d’une chanson à traverser les générations. <strong>Claude Nougaro</strong> lui permet de retrouver l’alliance entre la langue, le rythme et le jazz. Georges Paltrié lui consacre régulièrement des récitals. Il interprète également Brassens, <strong>Serge Gainsbourg et Boby Lapointe</strong>. Ces répertoires sont pour lui un travail d’interprétation à part entière. Il ne suffit pas de connaître les accords…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Graeme Allwright</strong> occupe une place plus personnelle. <strong>Georges Paltrié parle de lui comme d’un ami</strong> et d’un artiste resté à l’écart des grands circuits médiatiques, tout en faisant entrer dans la mémoire collective française des chansons venues notamment de Leonard Cohen et du folk anglo-saxon.</p>



<h2 id="h-l-humour-comme-une-epice" class="wp-block-heading">L’humour comme une épice</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’écriture de Georges Paltrié navigue entre la tendresse, l’amour, la fantaisie et l’humour. <em><strong>« L’humour, c’est un peu comme une épice en cuisine. Il en faut toujours un petit peu »</strong></em>, juge l&rsquo;artiste. Il se montre en revanche réservé face aux chansons qui deviennent des discours politiques ou sociaux explicites. <em>« Par petites pincées, on peut tenter le truc. Mais, d’une façon générale, je n’aime pas trop ça. Si je veux faire de la politique, je fais de la politique, je ne fais pas de chanson. »</em> Sa conception n’interdit pas à une chanson de regarder le monde. Elle refuse plutôt que le message prenne entièrement la place de la musique, de l’émotion ou de l’imaginaire. <strong><em>« La chanson est là pour faire rêver les gens, pour les détendre, pour les faire danser. »</em></strong></p>



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<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="725" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/ban-boutique-blois-capitale-1024x725.png" alt="boutique blois capitale" class="wp-image-35374" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/ban-boutique-blois-capitale-1024x725.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/ban-boutique-blois-capitale-300x212.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/ban-boutique-blois-capitale-768x543.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/ban-boutique-blois-capitale.png 1491w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
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<h2 id="h-comprendre-avant-de-jouer" class="wp-block-heading">Comprendre avant de jouer</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La transmission</strong> constitue l’autre grand fil du parcours de Georges Paltrié. Il a donné pendant des décennies des cours de guitare, de chant, d’harmonie et de musique. Au fil de cet enseignement, il élabore <strong>sa propre manière de présenter la théorie musicale</strong>. Si Georges ne condamne pas l’ensemble des conservatoires ni tous leurs professeurs, il se souvient néanmoins d’élèves rebutés par le solfège et de l’une de ses filles abandonnant la musique alors qu’il la jugeait particulièrement douée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’idée d’un livre</strong> se forme progressivement. Il se promet de rassembler un jour les schémas, les explications et les raisonnements utilisés avec ses élèves. Il commence par faire imprimer cinquante exemplaires de son travail et les propose autour de lui, afin de recueillir les réactions des lecteurs. Les exemplaires trouvent preneurs et les retours l’encouragent. Dans le même temps, il envoie son manuscrit aux éditions Henry Lemoine, <em>« comme une bouteille à la mer ».</em> L’éditeur le rappelle et accepte le projet. <strong>Publié en 2023</strong> par <a href="https://www.henry-lemoine.com/fr/theorie/17543-schematique-des-elements-musicaux.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Publications Beuscher et Henry Lemoine, <em><strong>Schématique des éléments musicaux : logique du manche de la guitare</strong></em></a> compte 52 pages illustrées.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="452" height="620" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-3.png" alt="" class="wp-image-35390" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-3.png 452w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-3-219x300.png 219w" sizes="auto, (max-width: 452px) 100vw, 452px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">L’éditeur présente l’ouvrage comme une boîte à outils résumant, à l’aide de schémas et de commentaires, la construction de la mélodie, du rythme et de l’harmonie. Georges Paltrié le destine aux guitaristes, mais aussi, plus largement, aux musiciens souhaitant retrouver une logique derrière l’accumulation des accords, des gammes et des notions théoriques. <strong><em>« Il faut d’abord faire comprendre la musique avant de pouvoir la faire jouer,</em></strong> dit-il. <strong><em>Que l’on fasse du rock, du blues, du jazz ou de la chanson, les accords sont toujours les mêmes. On leur ajoute des couleurs différentes, des rythmes différents, mais ce sont toujours les mêmes. »</em></strong> À ses yeux, la théorie ne doit pas précéder le plaisir comme une épreuve imposée. Elle doit progressivement donner à l’élève les moyens de comprendre ce qu’il joue.</p>



<h2 id="h-une-phrase-qui-commence-deja-a-chanter" class="wp-block-heading">Une phrase qui commence déjà à chanter</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’on lui demande s’il commence une chanson par les paroles ou par la musique, Georges Paltrié reconnaît immédiatement l’une des questions les plus classiques posées aux auteurs-compositeurs. <strong><em>« Ça, c’est la question qui tue ! »</em></strong> Il n’existe pas, chez lui, de méthode unique. Une chanson naît souvent d’une phrase qui résonne d’une manière particulière. Il commence à la creuser, à chercher sa suite, mais la musique est déjà présente. <em><strong>« Elle chante déjà dans ma tête. »</strong></em> Certaines compositions apparaissent en une soirée. D’autres exigent plusieurs mois. Quelques-unes restent inachevées. <strong>Les thèmes, eux, appartiennent aux grandes expériences communes</strong> : les histoires d’amour, les rencontres, le temps qu’il fait et surtout celui qui passe. Et «<strong><em> le projet, c’est de continuer. Toujours. »</em></strong></p>



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		<title>Antoine Huguet, la liberté socialiste et l’horizon de 2027</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Aug 2026 07:16:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À 31 ans, le nouveau premier secrétaire du Parti socialiste de Loir-et-Cher s’apprête à accueillir à Blois la rentrée nationale de sa formation. Enfant de l’école publique blésoise, socialiste critique du hollandisme et partisan d’une rupture avec la société du tout-marché, Antoine Huguet défend le rassemblement de la gauche tout en préparant déjà l’échéance suivante &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/antoine-huguet-la-liberte-socialiste-et-lhorizon-de-2027">Antoine Huguet, la liberté socialiste et l’horizon de 2027</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<h4 id="h-a-31-ans-le-nouveau-premier-secretaire-du-parti-socialiste-de-loir-et-cher-s-apprete-a-accueillir-a-blois-la-rentree-nationale-de-sa-formation-enfant-de-l-ecole-publique-blesoise-socialiste-critique-du-hollandisme-et-partisan-d-une-rupture-avec-la-societe-du-tout-marche-antoine-huguet-defend-le-rassemblement-de-la-gauche-tout-en-preparant-deja-l-echeance-suivante-une-possible-candidature-dans-la-premiere-circonscription-de-loir-et-cher" class="wp-block-heading">À 31 ans, le nouveau premier secrétaire du Parti socialiste de Loir-et-Cher s’apprête à accueillir à Blois la rentrée nationale de sa formation. Enfant de l’école publique <a href="https://bloiscapitale.com/entre-blois-et-paris-lassociation-illico-reclame-des-trains-directs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blésoise</a>, socialiste critique du hollandisme et partisan d’une rupture avec la société du tout-marché, Antoine Huguet défend le rassemblement de la gauche tout en préparant déjà l’échéance suivante : une possible candidature dans la première circonscription de Loir-et-Cher.</h4>



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<p class="wp-block-paragraph">À quelques semaines du <strong><a href="https://parti-socialiste.fr/actualites/%F0%9F%8E%89-cest-parti-pour-le-campus-2026-prends-vite-ta-place-2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CamPuS du Parti socialiste</a></strong>, Antoine Huguet assure ne pas éprouver de pression particulière. Plutôt de l’enthousiasme. <strong><a href="https://bloiscapitale.com/au-parti-socialiste-anael-ramos-et-simon-blin-prennent-la-tete-de-la-section-blois-onzain" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Élu en juin 2026 à la tête de la fédération socialiste de Loir-et-Cher</a>,</strong> le jeune responsable devra pourtant ouvrir, dans sa propre ville, l’un des principaux rendez-vous nationaux de son parti. <strong>Blois accueillera les 28 et 29 août</strong> des militants, des élus, des responsables politiques et des personnalités comme <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Matthieu_Pigasse" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Matthieu Pigasse</a>. Le Parti socialiste présente cette rencontre comme un moment de débats et de préparation collective, organisé cette année <strong>à l’approche d’échéances électorales</strong> qu’il juge décisives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les socialistes de Loir-et-Cher, la scène possède une résonance particulière. La fédération départementale n’est pas l’une des plus importantes du pays, rappelle Antoine Huguet, mais elle voit une nouvelle fois sa ville devenir, <strong>pendant quelques jours, le centre de gravité du parti</strong>. <em>« Blois est la ville dans laquelle nous vivons, dans laquelle certains d’entre nous ont grandi. Voir les figures nationales et tous les camarades venir peupler les rues de Blois constitue forcément un moment de grande joie. »</em> Mais derrière les retrouvailles militantes se joue déjà une partie de la campagne présidentielle de 2027 (18 avril et 2 mai), avec ses prétendants, ses divergences stratégiques et ses tentatives d’unification. <em><strong>« Il existe un enjeu derrière Blois 2026. Nous voulons que ce soit un moment de dynamique, de concorde et de fédération de l’énergie politique militante. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rentrée nationale constituera aussi <strong>une première exposition</strong> pour une figure encore peu connue du grand public. À 31 ans, Antoine Huguet ne cache plus son intention de compter dans les prochaines années, <strong>avec en ligne de mire une possible candidature aux élections législatives de 2027</strong>. Mais, avant ce cap, il y a un parcours et une construction intellectuelle. Antoine Huguet entend d’ailleurs présenter les deux comme indissociables.</p>



<h2 id="h-de-l-ecole-blesoise-aux-sciences-sociales" class="wp-block-heading">De l’école blésoise aux sciences sociales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Antoine Huguet est né à Orléans, mais son histoire personnelle est principalement blésoise. Il raconte être <strong>arrivé dans la ville vers l’âge de deux ans et demi,</strong> avec sa mère, après la séparation de ses parents. Il y suit l’ensemble de sa scolarité : maternelle à la Clérancerie, école Marcel-Bühler, collège Blois-Vienne, puis lycée Dessaignes. Après une classe préparatoire à Orléans, il poursuit ses études à Paris et à Lyon, avec également un passage à Londres. Sa formation première relève des sciences sociales à l’École normale supérieure de Cachan, devenue ENS Paris-Saclay. <em><strong>« J’ai passé la majorité de mes études à traiter de questions économiques, sociologiques et historiques. »</strong></em> Toutefois, <strong>sa pensée politique</strong> ne s’est pas formée dans les amphithéâtres de l’enseignement supérieur. Il en situe les premières manifestations <strong>autour de ses 15 ans, lors de son entrée au lycée.</strong></p>



<h2 id="h-la-meritocratie-a-l-epreuve-du-reel" class="wp-block-heading">La méritocratie à l’épreuve du réel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Son éveil politique ne vient ni d’un candidat, ni d’une campagne, ni même d’un parti. <strong>Il naît d’abord d’une révolte</strong> : celle provoquée par <strong>les inégalités</strong> et par la distance entre les promesses de la République et leur traduction dans la vie réelle. <em><strong>« L’un des principaux endroits où j’ai nourri une pensée politique est l’école publique »</strong></em>, souffle-t-il. L’institution promet à chacun une place et les mêmes chances de réussir. Mais, selon lui, <strong>elle ne parvient pas toujours à corriger le poids des origines sociales, familiales ou culturelles, qui continuent d’orienter les parcours.</strong> <em>« J’y ai vu, malgré tout ce qui est organisé pour que chacun puisse trouver sa place, <strong>un système méritocratique en faillite. »</strong></em> C’est de cet écart entre le discours et le réel que naît sa première défiance politique. <em>« On nous répétait beaucoup les slogans de la méritocratie et de la liberté immédiate, dont chacun devrait se saisir pour réussir. Or, dans la réalité des faits, les choses ne se passent pas du tout ainsi. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le temps, <strong>une seconde conviction</strong> vient compléter la première : <strong>les institutions</strong> sont insuffisantes, parfois défaillantes, mais elles restent fragiles et <strong>doivent être défendues.</strong> Cette prise de conscience s’approfondit <strong>après les attentats du 13 novembre 2015. </strong>Antoine Huguet étudie alors à l’ENS et vit dans le 11ᵉ arrondissement de Paris. <em><strong>« J’appartiens à la génération Bataclan »</strong></em>, dit le jeune homme avec émotion. Ce soir-là lui révèle que la vie quotidienne, la culture, la fête ou la possibilité de circuler librement ne sont jamais définitivement acquises. <em><strong>« La possibilité de vivre notre vie comme nous l’entendions, avec des moments de joie, de culture et d’émancipation, formait en réalité un édifice fragile. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa politisation repose ainsi sur deux mouvements qui pourraient sembler contradictoires : dénoncer les promesses non tenues de la République et protéger ce qu’elle rend malgré tout possible. <em><strong>« Il y a eu à la fois une révolte et la prise de conscience de la chance que nous avons de vivre dans une société libre. »</strong></em></p>



<h2 id="h-un-socialiste-post-hollandiste" class="wp-block-heading">Un socialiste « post-hollandiste »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Antoine Huguet n’adhère au Parti socialiste qu’en 2020, à un moment où la formation tente encore de se relever de son effondrement électoral de 2017. Son entrée au PS ne s’inscrit pas dans une nostalgie du dernier quinquennat socialiste. <em><strong>« Ce n’est pas François Hollande qui m’a politisé, très honnêtement »</strong></em>, assure le premier secrétaire fédéral en Loir-et-Cher. <em>« Dans le quinquennat Hollande, on voit apparaître les prémices de la politique socio-économique du macronisme qui lui a succédé. »</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il rejoint donc le Parti socialiste au moment où celui-ci traverse l’une des périodes les plus difficiles de son histoire récente, affaibli sur les plans électoral, militant et national. <strong><em>« Je suis arrivé au Parti socialiste à un moment où il avait touché le fond et essayait de se relever. »</em></strong> Pourquoi choisir une formation aussi fragilisée ? Parce qu’il distingue le parti de l’idéal qu’il prétend porter. <strong><em>« Je crois dans l’idée socialiste, qui est intemporelle. »</em></strong> Il en dessine l’horizon : une société capable de garantir à chacun la dignité, la liberté et, autant que possible, le bonheur, sans sacrifier les générations futures. Au cœur de cette définition se trouve un mot que la gauche, selon lui, ne devrait jamais abandonner : <strong>la liberté.</strong></p>



<h2 id="h-on-nous-a-vole-la-thematique-de-la-liberte" class="wp-block-heading"><strong>« On nous a volé la thématique de la liberté »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Antoine Huguet, la gauche a laissé la droite s’approprier le langage de la liberté. Il considère pourtant <strong>l’émancipation</strong> comme le cœur du projet socialiste. <strong><em>« On nous a volé la thématique de la liberté. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La droite libérale, estime-t-il, présente la liberté comme une possibilité immédiate offerte à tous : entreprendre, consommer, réussir, se déplacer ou s’enrichir.</strong> Chacun serait placé devant les mêmes règles et devrait ensuite assumer la réussite ou l’échec de son parcours. Antoine Huguet conteste cette représentation à travers l’image d’une course de haies : <em>« Nous partons tous — encore que ce ne soit pas toujours le cas — du même point de départ. Mais l’un est lesté et doit franchir cinquante haies, tandis qu’un autre n’en a que trois devant lui et ne porte aucun poids. »</em> À l’arrivée, le premier est célébré pour son mérite, sans que soient considérées les différences de patrimoine, de santé, d’éducation, de réseau ou de sécurité matérielle. <strong><em>« Je ne crois pas que cette vision de la liberté soit juste, effective, ni même honnête. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La distinction qu’il établit est celle qui sépare une liberté théorique d’une liberté réellement accessible. <strong>Dire à chacun qu’il possède les mêmes droits ne garantit pas qu’il dispose des moyens de les exercer.</strong> <em>« La liberté s’organise. Elle s’organise collectivement »</em>, affirme le jeune socialiste.</p>



<h2 id="h-des-sanctuaires-a-soustraire-au-marche" class="wp-block-heading">Des sanctuaires à soustraire au marché</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Antoine Huguet ne défend pas une économie entièrement administrée.</strong> Il ne propose ni la disparition de l’entreprise privée ni celle des mécanismes marchands. Il estime en revanche que certains besoins indispensables à la dignité humaine ne peuvent dépendre de la seule solvabilité des individus ou des exigences de rentabilité. <em>« La société socialiste telle que je l’imagine n’est pas une société administrée à 100 %. Elle n’est pas davantage une société entièrement soumise au marché. »</em> Il évoque <strong>une société capable d’établir des « sanctuaires »</strong> : l’école publique, l’hôpital, l’accès à l’eau, l’alimentation, l’accompagnement de la vieillesse et, plus largement, tout ce qui conditionne une existence digne. <strong><em>« Oui, tout ce qui touche directement à la dignité et à la liberté des personnes doit échapper à la dynamique libérale et marchande »</em></strong>, tranche le secrétaire départemental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa critique du <em>« tout-marché »</em> trouve également un prolongement dans la <strong>question climatique</strong>. Pour Antoine Huguet, <strong>le marché ne peut, à lui seul, organiser une réponse juste aux bouleversements à venir.</strong> Il revient donc à<strong> la puissance publique d’anticiper les risques, de hiérarchiser les besoins et de protéger d’abord les populations les plus exposées.</strong> <em>« Les inégalités climatiques vont venir s’ajouter aux inégalités économiques. Seule une très petite minorité de personnes extrêmement aisées pourra réellement se protéger des effets des sécheresses, des canicules, des inondations ou du manque d’accès à l’eau. <strong>Nous sommes dans un système qui exploite non seulement le travail et les travailleurs, mais également les ressources naturelles. </strong>L’un des enjeux de la prochaine campagne présidentielle sera de <strong>marquer une rupture absolument claire</strong> avec cette dynamique. »</em></p>



<h2 id="h-quel-rassemblement-pour-2027" class="wp-block-heading">Quel rassemblement pour 2027 ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au sein du Parti socialiste, Antoine Huguet appartient au courant de Boris Vallaud</strong>. Lors du congrès de 2025, il a signé le texte d’orientation <em>Unir.</em> Ce ralliement repose d’abord sur une proximité politique et personnelle : il suit le député des Landes depuis son adhésion au PS et dit apprécier sa méthode de travail, ses idées et, en particulier, son approche des questions économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais son choix traduit surtout une conviction : avant de prétendre rassembler la gauche, le Parti socialiste doit d’abord apprendre à dépasser ses propres rivalités. Antoine Huguet se reconnaît ainsi dans la volonté d’<em>Unir</em> de restaurer une capacité d’action collective au sein du parti. Cette réunification interne n’est toutefois qu’une étape. <strong>L’enjeu suivant consiste à bâtir une offre commune avec les autres composantes de la gauche.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans cette perspective que, le 9 juillet 2026, les militants socialistes ont adopté à 55,5 % <strong>une stratégie prévoyant la désignation, au mois d’octobre, d’un candidat ou d’une candidate par les adhérents du PS et des organisations se reconnaissant dans un <em>« pôle socialiste »</em>.</strong> La personne retenue devra ensuite proposer à l’ensemble de la gauche démocratique, écologique et républicaine un rassemblement fondé sur un programme commun, un accord législatif et un contrat de gouvernement. Les modalités précises de ce processus doivent encore être définies par un comité interpartis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Antoine Huguet défend un espace politique qui irait, selon les personnalités, de Raphaël Glucksmann à François Ruffin, et d’Aurore Lalucq à Clémentine Autain ou Marine Tondelier.</strong> <em>« Je trouve que ce pôle politique est cohérent dans ses propositions. Il reprend, pour une large part, la vision de la société que j’ai décrite. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La France insoumise (LFI) reste en dehors de ce périmètre</strong>. Antoine Huguet explique cette séparation moins par un refus abstrait de toute coopération que par une opposition à la méthode de Jean-Luc Mélenchon. <em>« Il était hors de question de nous ranger immédiatement, sans aucune discussion, derrière une candidature qui ne se serait soumise à aucun processus de désignation. »</em> Il pose trois exigences : discuter du programme, déterminer les règles de désignation et définir avant l’élection les conditions d’un éventuel exercice du pouvoir. <strong><em>« Il faut pouvoir parler des idées, de la méthode de gouvernement et du pacte gouvernemental que nous pourrions construire. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secrétaire fédéral envisage ainsi le début de la campagne présidentielle autour de <strong>deux grandes candidatures à gauche</strong>. Il compte sur les électeurs pour faire émerger progressivement celle qui semblera la mieux placée pour accéder au second tour. <strong>S’il reconnaît le danger d’une dispersion plus large, il mise sur le <em>« principe de réalité »</em></strong> des responsables politiques, convaincu que la menace d’une victoire du Rassemblement national finira par imposer le rassemblement. <em><strong>« Je ne crois pas qu’ils aient envie d’être les artisans de l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir. »</strong></em></p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="341" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/magazine-papier-1024x341.png" alt="magazine papier Blois Capitale" class="wp-image-35164" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/magazine-papier-1024x341.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/magazine-papier-300x100.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/magazine-papier-768x256.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/magazine-papier-1536x512.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/magazine-papier-2048x683.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<h2 id="h-place-publique-une-clarification-economique-attendue" class="wp-block-heading">Place publique : une clarification économique attendue</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Antoine Huguet ne considère pas Raphaël Glucksmann ou Place publique comme des adversaires. <strong><em>« Si nous nous engageons dans un processus de désignation commun, c’est évidemment parce que l’essentiel de nos idées nous rassemble. »</em></strong> Il rappelle que les socialistes ont mené avec lui la campagne des élections européennes de 2024 et qu’une partie des militants éprouve à son égard une réelle sympathie. <strong>Les convergences lui paraissent nombreuses en matière européenne, internationale, écologique, démocratique et républicaine.</strong> <em>« Sur le plan international, il n’existe pas entre nous l’épaisseur d’un papier à cigarette. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La principale différence se situe, selon lui, dans le rapport au libéralisme économique et à l’héritage du macronisme.</strong> <em>« Place publique n’a pas encore, de mon point de vue, affirmé des positions aussi clairement ancrées à gauche sur les questions sociales et économiques. »</em> Il ne parle pas d’un fossé infranchissable, mais d’une clarification nécessaire. Toute candidature commune devra, selon lui, porter une rupture avec l’affaiblissement des services publics et l’extension du domaine marchand.</p>



<h2 id="h-pedro-sanchez-et-le-socialisme-par-la-preuve" class="wp-block-heading">Pedro Sánchez et le « socialisme par la preuve »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’échelle européenne, Antoine Huguet voit en <strong>Pedro Sánchez</strong> l’exemple d’une gauche capable de démontrer, par l’exercice du pouvoir, que <strong>progrès social et efficacité économique peuvent aller de pair.</strong> Selon lui, le chef du gouvernement espagnol apporte ainsi <strong><em>« la preuve par l’action »</em></strong> qu’une politique socialiste peut améliorer concrètement la vie de la population. Il évoque <strong>l’augmentation du salaire minimum espagnol.</strong> Entre 2018 et 2026, celui-ci est passé de 735 à 1 221 euros bruts mensuels, versés quatorze fois par an, soit <strong>une progression cumulée de 66 %</strong>. <em>« C’est l’exemple d’une gauche au pouvoir qui améliore la vie des gens, mais qui ne fait pas abstraction des défis du siècle à venir. »</em></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="444" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_7055-1024x444.jpeg" alt="Antoine Huguet" class="wp-image-35273" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_7055-1024x444.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_7055-300x130.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_7055-768x333.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_7055-1536x667.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_7055-2048x889.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 id="h-la-blessure-des-legislatives-de-2024" class="wp-block-heading">La blessure des législatives de 2024</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les élections anticipées de 2024 ont laissé une profonde amertume chez les socialistes blésois. Et plus globalement chez le peuple de gauche. <strong>Après la dissolution de l’Assemblée nationale, Marc Gricourt avait fait connaître sa volonté de porter la candidature du Nouveau Front populaire dans la première circonscription loir-et-chérienne.</strong> Les négociations nationales avaient finalement attribué celle-ci à La France insoumise, qui avait choisi Reda Belkadi. <em>« L’épisode de 2024 est un épisode malheureux pour nous. <strong>Il nous a marqués localement et nous ne voulons pas qu’il se reproduise »</strong></em>, déclare Antoine Huguet. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La suite de la campagne a accentué le ressentiment local. LFI a retiré son investiture à Reda Belkadi après la mise au jour d’anciennes publications antisémites. Conséquence. Marine Bardet, candidate du RN, est arrivée en tête avec 35,22 %, juste devant Marc Fesneau, à 34,56 %. <strong>Au second tour, Marc Fesneau a conservé son siège avec 60,20 % des suffrages, contre 39,80 % pour Marine Bardet.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2027, la fédération entend donc réclamer que la première circonscription revienne au Parti socialiste, le mieux placé pour battre à la fois le bloc central et le Rassemblement national. <em>« Il y aura des discussions. Dans ces négociations, <strong>la fédération sera mobilisée pour que la candidature soit socialiste. »</strong></em></p>



<h2 id="h-marc-gricourt-en-position-de-soutien" class="wp-block-heading">Marc Gricourt en position de soutien ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre question se pose : <strong>Marc Gricourt pourrait-il être candidat ?</strong> Selon Antoine Huguet, le maire de Blois ne se projette plus aujourd’hui dans cette perspective. Il souhaiterait plutôt soutenir la personne jugée capable de l’emporter. Mais son rôle resterait déterminant. <strong><em>« Je n’imagine pas qu’un candidat ou une candidate de gauche puisse l’emporter sans son soutien. »</em></strong> Si Marc Gricourt choisit effectivement de passer le relais, les socialistes devront faire émerger <strong>une nouvelle figure. Antoine Huguet pourrait devenir cette personne.</strong></p>



<h2 id="h-je-l-envisage-et-j-y-travaille" class="wp-block-heading">« Je l’envisage et j’y travaille »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le nouveau premier secrétaire fédéral ne fait pas de déclaration officielle de candidature. Les élections législatives ne sont pas encore convoquées, les accords entre partis n’existent pas et aucun processus interne de désignation n’a commencé. <strong>Il confirme néanmoins se préparer à cette éventualité.</strong> <em>« Une candidature aux élections législatives est quelque chose de sérieux qui se prépare, <strong>je l’envisage et j’y travaille dès aujourd’hui. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette ambition est soumise à <strong>plusieurs conditions.</strong> La première est institutionnelle : une nouvelle dissolution devrait être prononcée après l’élection présidentielle. La deuxième est interne : le candidat socialiste devrait être choisi selon les règles du parti et, souhaite-t-il, par un vote des militants. La troisième condition est politique : il refuse l’idée d’une candidature solitaire, imposée par l’appareil socialiste ou maintenue contre le reste de la gauche. <strong><em>« Cette candidature ne serait ni une candidature d’obstination ni une candidature d’isolement. »</em></strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elle devrait réunir les différentes composantes de la gauche locale,</strong> obtenir le soutien de ses principales figures et mener une campagne suffisamment préparée. <strong><em>« Il n’y aura pas d’autre ligne que celle du rassemblement de la gauche. »</em></strong> Antoine Huguet imagine une campagne de terrain, construite autour du progrès social, de la démocratie, de la transition écologique et de la mobilisation des électeurs de gauche. <strong><em>« Il faudra fédérer le peuple de gauche dans cette circonscription, avec le soutien de tous les partenaires et de toutes les figures locales. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La première étape reste la présidentielle.</strong> Il veut d’abord participer à la campagne du candidat ou de la candidate qui émergera du processus de rassemblement et <strong>empêcher une victoire du Rassemblement national.</strong> <em>« Ma première priorité est d’être aux avant-postes dans la campagne présidentielle et de tout faire pour que l’extrême droite ne soit pas élue. »</em> Viendra ensuite, éventuellement, le temps de sa propre candidature.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À 31 ans, Antoine Huguet avance donc avec une prudence soigneusement formulée : pas de candidature sans vote militant, pas d’investiture réclamée comme un dû, pas de campagne contre les partenaires de gauche et pas de victoire imaginée sans le soutien des principales figures socialistes locales.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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