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	<title>Archives des Osamu Tezuka - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Des salons de Maigret aux rues de Bagdad : une semaine aux Lobis</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 16:37:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine encore, la programmation du cinéma Les Lobis est exigeante, ouverte, et profondément diversifiée. Trois sorties composent le cœur de la semaine, auxquelles s’ajoutent plusieurs séances accompagnées, fidèles à l’identité du lieu : faire du cinéma un espace de réflexion collective. Déjà diffusé en avant-première, Coutures d’Alice Winocour poursuit son chemin à l’affiche. Le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Cette semaine encore, la programmation du <a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma</a> <strong>Les Lobis</strong> est exigeante, ouverte, et profondément diversifiée. Trois sorties composent le cœur de la semaine, auxquelles s’ajoutent plusieurs séances accompagnées, fidèles à l’identité du lieu : faire du cinéma un espace de réflexion collective. Déjà diffusé en avant-première, <strong>Coutures</strong> d’<strong>Alice Winocour</strong> poursuit son chemin à l’affiche. Le film marque le retour de la réalisatrice après <em>Proxima</em> et <em>Revoir Paris</em>. </p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-maigret-le-mort-amoureux-simenon-revisite"><em>Maigret, le mort amoureux</em> : Simenon revisité</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Autre nouveauté de la semaine : <strong>Maigret, le mort amoureux</strong>, le dixième long-métrage de <strong>Pascal Bonitzer</strong>, qui avait signé <em>Le Tableau volé</em> en 2024 et s’apprête à sortir <em>Victor comme tout le monde</em> le mois prochain. <em>« Il ne chôme pas ! »</em>, note Laëtitia Scherier.*</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="320" height="436" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-18.png" alt="" class="wp-image-31218" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-18.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-18-220x300.png 220w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le film est librement tiré du roman <em>Maigret et les vieillards</em> de <strong>Georges Simenon</strong>, mais l’intrigue est transposée dans les années 2000. Pas tout à fait contemporaine, pas entièrement fidèle à l’époque d’origine : un entre-deux assumé. Le réalisateur met en scène une aristocratie figée, <em><strong>« des aristocrates catholiques qui ignorent ou méprisent l’époque dans laquelle ils vivent »</strong></em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce <em>Maigret</em>-là reste profondément ancré dans ses habitudes : un policier réfractaire à la modernité, sans téléphone portable, fumant la pipe, rejoignant le soir une épouse au foyer, laissant planer <em>« un petit problème avec l’alcool ».</em> <strong>Le personnage n’est pas projeté brutalement dans le XXIᵉ siècle</strong> : <em>« Il fallait quand même coller un peu au roman originel pour ne pas tout dénaturer ».</em> Le commissaire est incarné par <strong>Denis Podalydès</strong>. Un choix qui surprend d’abord par la silhouette, très éloignée des incarnations précédentes, mais pleinement assumé par Bonitzer pour son <strong><em>« capital sympathie »</em></strong> et son rapport au langage. La mise en scène, volontairement sobre, s’efface au profit du texte : <em><strong>« On a vraiment des acteurs et des actrices qui ont fait beaucoup de théâtre, qui déclament. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme souvent chez Simenon, l’enquête importe autant que le milieu social qu’elle dissèque. Ici, l’aristocratie parisienne. Et la fin, marquée par une ellipse ambiguë, laisse volontairement planer le doute. <em>« Je suis intriguée de savoir comment les spectateurs vont sortir du film »</em>, confie la directrice. <em><strong>« J’ai hâte d’avoir leurs interprétations. »</strong></em></p>



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<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-gateau-du-president-l-enfance-face-a-la-peur-d-etat"><em>Le Gâteau du Président</em> : l’enfance face à la peur d’État</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Troisième sortie, programmée avec un léger décalage : <strong>Le Gâteau du Président</strong>, premier long-métrage du réalisateur irakien <strong>Hassan Hadi</strong>, récompensé par la Caméra d’or à Cannes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-19.png" alt="" class="wp-image-31219" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-19.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-19-225x300.png 225w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Laëtitia Scherier tenait absolument à proposer ce film. <em>« On voit très peu de films irakiens »,</em> souligne-t-elle, rappelant le parcours du cinéaste, qui a grandi dans le sud de l’Irak sous le régime de Saddam Hussein, travaillé dans le journalisme, avant de se tourner vers le cinéma.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le film suit une fillette</strong> de huit ou neuf ans vivant avec sa grand-mère. <strong>Aller à l’école est déjà une épreuve</strong>. Mais lorsqu’un instituteur lui confie la mission de <strong>préparer un gâteau pour l’anniversaire du président,</strong> la tâche devient une question de survie. Présentée comme un honneur, elle révèle rapidement sa violence : <em><strong>« Échouer n’est clairement pas une option. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gâteau devient un symbole écrasant : celui de la soumission imposée, de la loyauté feinte, de<strong> la peur comme outil de gouvernance. </strong>La réalisation est minimaliste ; la caméra suit l’enfant dans sa quête désespérée d’ingrédients, sans argent, dans un pays ravagé par la misère. <em><strong>« Il y a une menace qui pèse tout le temps »</strong></em>, explique la directrice : celle du temps qui s’écoule, celle des adultes, celle du régime, toujours hors-champ mais omniprésente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film déploie une critique frontale de la propagande et du pouvoir par la peur. <em><strong>« Un premier film vraiment très impressionnant »</strong></em>, conclut-elle. <strong><em>« Les critiques sont absolument dithyrambiques, et c’est mérité. »</em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des sorties, la semaine est ponctuée de temps d’échange aux Lobis. <strong>Samedi 21 février à 19h30, Soulèvements</strong> fera l’objet d’une séance accompagnée en présence de l’association <strong><a href="https://terresdeluttes.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Terres de Luttes</a></strong>, partenaire national du film. La séance sera présentée par Laëtitia Scherier : <em><strong>« L’idée, c’est de parler du film, bien sûr, mais aussi de ce que font concrètement les associations aujourd’hui. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-20.png" alt="" class="wp-image-31220" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-20.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-20-225x300.png 225w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Autre rendez-vous : une séance accompagnée de <strong>Metropolis</strong> de <strong>Rintaro</strong>, proposée avec l’association <strong>La Prochaine Séance</strong>. Le film, restauré récemment, est adapté du manga d’<strong>Osamu Tezuka</strong>, lui-même inspiré du <em>Metropolis</em> de <strong>Fritz Lang</strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-21.png" alt="" class="wp-image-31221" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-21.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-21-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Dans cette mégalopole futuriste où les robots exécutent les tâches subalternes tandis que les humains dominent, le film aborde frontalement <strong>la lutte des classes</strong>, la ségrégation et les dérives du progrès. Sa force visuelle tient au mélange, encore rare au début des années 2000, d’animation traditionnelle et d’images numériques, dans une esthétique rétro-futuriste art déco qui accentue la violence politique du récit. <em>« Un film très actuel »</em>, insiste la directrice, notamment sur les questions de robotisation et d’intelligence artificielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus d&rsquo;informations ici : <strong><em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/42/les-films-cinema-les-lobis-blois.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/des-salons-de-maigret-aux-rues-de-bagdad-une-semaine-aux-lobis">Des salons de Maigret aux rues de Bagdad : une semaine aux Lobis</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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