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	<title>Archives des Park Chan-wook film - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Aux Lobis : satire sud-coréenne, luttes écologiques, dystopie brésilienne et plus encore</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 08:43:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Aux Lobis, l’élan ne retombe pas. Après la venue remarquée de Fabrice Luchini, la salle art et essai blésoise enchaîne avec une programmation dense, assumée, presque combative. Trop de sorties et pourtant une volonté claire : ne rien laisser passer d’essentiel. « Il y avait vraiment plusieurs films qui me tenaient à cœur », confie &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/aux-lobis-satire-sud-coreenne-luttes-ecologiques-dystopie-bresilienne-et-plus-encore">Aux Lobis : satire sud-coréenne, luttes écologiques, dystopie brésilienne et plus encore</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Aux <strong>Lobis</strong>, l’élan ne retombe pas. Après la venue remarquée de Fabrice Luchini, la salle art et essai blésoise enchaîne avec une programmation dense, assumée, presque combative. Trop de sorties et pourtant une volonté claire : ne rien laisser passer d’essentiel. <em><strong>« Il y avait vraiment plusieurs films qui me tenaient à cœur »</strong></em>, confie <strong><a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Laëtitia Scherier</a></strong>, la directrice. Alors il a fallu négocier, faire de la place, pour défendre trois propositions fortes, radicalement différentes, mais traversées par une même question : comment rester libre, aujourd’hui ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-park-chan-wook-la-comedie-noire-comme-radiographie-sociale">Park Chan-wook : la comédie noire comme radiographie sociale</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Son grand choc cinéphile de la semaine, c’est <strong>Aucun autre choix</strong>. Tous les films de <strong>Park Chan-wook</strong> sont passés par les Lobis. Sa trilogie de la vengeance (<em>Old Boy</em>, <em>Sympathy for Mr. Vengeance</em>, <em>Lady Vengeance</em>), <em>Mademoiselle</em>, <em>Decision to Leave</em>. <em><strong>« C’est un grand nom du cinéma sud-coréen. »</strong></em></p>


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<p class="wp-block-paragraph">Cette fois, il adapte librement le roman <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/The_Ax_(novel)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>The Ax</em> de <strong>Donald Westlake</strong></a>, déjà porté à l’écran par <strong>Costa-Gavras</strong> sous le titre <em>Le Couperet</em>. Park Chan-wook explique qu’il rêvait d’adapter ce texte depuis près de vingt ans, persuadé qu’il pouvait le transposer <strong>à la société sud-coréenne contemporaine.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le point de départ : <strong>un homme licencié brutalement</strong> d’une usine de papier. Passionné par son métier, installé dans une vie paisible, il bascule soudain dans la <strong>précarité. Perte de statut social. Honte</strong>. Tentative de masquer la situation à sa famille. Puis l’idée, glaçante et absurde à la fois : <strong>pour retrouver un emploi, il faut réduire la concurrence.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais là où le roman et le film de Costa-Gavras penchaient vers le thriller tragique, Park Chan-wook choisit la <strong>comédie noire</strong>. <em><strong>« Il se moque de son personnage, mais avec beaucoup de tendresse »</strong></em>, souligne Laëtitia Scherier. Le héros n’est pas un exécutant froid. Il est maladroit, hésitant, presque pathétique. Le rire naît souvent de son incompétence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en scène, elle, est d’une précision chirurgicale. Début du film : maison géométrique, lumière artificiellement éclatante, barbecue familial presque trop parfait. <em><strong>« Ils ont accentué la lumière pour donner une fausse lumière du soleil »</strong></em>, explique-t-elle. <strong>Tout semble net, lumineux, stable. Puis les fissures apparaissent. Les cadres se cassent.</strong> Les mouvements deviennent flottants. Les couleurs se ternissent. <em>« La forme colle totalement à la psyché du personnage. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus il s’enfonce, plus la mise en scène l’accompagne. Park Chan-wook transforme un récit de licenciement en <strong>satire du capitalisme moderne</strong>, de la <strong>compétition sociale,</strong> de la pression permanente à la réussite. Le film a dépassé le million d’entrées en Corée du Sud et a été proposé par le pays pour concourir à l’Oscar du film international. <em>« Moi j’y crois beaucoup »</em>, affirme-t-elle. <strong><em>« C’est vraiment un gros coup de cœur. »</em></strong></p>


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<h3 class="wp-block-heading" id="h-soulevements-les-visages-derriere-le-mouvement">Soulèvements : les visages derrière le mouvement</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Autre proposition forte : <strong>Soulèvements.</strong> Le <strong>documentaire</strong> revient sur le mouvement des Soulèvements de la Terre. Seize portraits, répartis sur le territoire : Notre-Dame-des-Landes, Sainte-Soline, Haute-Savoie. Des témoignages face caméra. Intergénérationnels. Convaincus. Convaincants. <em><strong>« L’idée, c’est de rendre un mouvement national plus humain. »</strong></em> Le film interroge <strong>la légitimité de la désobéissance civile, la criminalisation des militants, la tension entre démocratie et maintien de l’ordre.</strong> Une séance-débat est prévue le 21 février avec l’association <em>Terre de Liens</em> pour prolonger l’échange autour de plusieurs sujets : comment centraliser les combats ? Comment s’organiser aujourd’hui ?</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="320" height="434" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-12.png" alt="" class="wp-image-31084" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-12.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-12-221x300.png 221w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">Les Voyages de Teresa : vieillir n’est pas disparaître</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <strong>Les Voyages de Tereza</strong> de <strong>Gabriel Mascaro</strong>, changement radical d’atmosphère. Une dystopie brésilienne dans un futur proche. <strong>Les personnes âgées, une fois retraitées, sont placées sous la tutelle</strong> de leurs enfants, privées de décisions. Puis envoyées dans des <em><strong>« camps »</strong></em>. Teresa, 70 ans, refuse. Elle s’enfuit. <strong><em>« C’est un réquisitoire extrêmement puissant sur l’envie de vivre et la liberté. »</em></strong> Le film devient récit initiatique. Cavale sur l’Amazone. Moments suspendus, presque féériques. Réflexion frontale sur <strong>la manière dont nos sociétés traitent les personnes âgées.</strong> <em>« Ça fait longtemps que je n’avais pas vu un film aussi rafraîchissant et ambitieux. »</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="559" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-16.png" alt="" class="wp-image-31101" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-16.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-16-300x164.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-16-768x419.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading">L’enfance et la transmission</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dimanche matin, la <strong>Fête des Marmots</strong> propose <strong>L&rsquo;Ourse et l&rsquo;Oiseau</strong> : amitié improbable entre une ourse et un oiseau, migration, hibernation, fidélité. Petit-déjeuner offert dès 10h30, lecture par <strong>Stéphanie Thimonnier</strong>, ateliers créatifs après la séance.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-11.png" alt="" class="wp-image-31083" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-11.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-11-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading"><em>Coutures</em> d’Alice Winocour</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Autre temps fort : l’avant-première mardi à 20h30 de <strong>Coutures</strong>, le nouveau film d’<strong>Alice Winocour</strong>, à qui l’on doit notamment <em>Proxima</em> et <em>Revoir Paris</em>. Le récit se déploie <strong>dans l’univers de la haute couture parisienne</strong>, mais le décor n’est qu’un point d’appui. Le film tisse quatre trajectoires féminines qui gravitent autour du personnage incarné par <strong>Angelina Jolie</strong>. Son personnage — réalisatrice d’un film d’horreur — est engagée pour concevoir le court-métrage d’ouverture d’un défilé de haute couture à Paris. Elle arrive dans la capitale, travaille, et découvre qu’elle est atteinte d’une maladie — point de bascule du récit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Le film est très majoritairement en français »</em>, précise Laëtitia Scherier. Quelques lignes en anglais subsistent, mais Angelina Jolie parle bien français à l’écran. Autour de cette trame principale se déploient trois autres parcours : une maquilleuse qui rêve de devenir écrivaine, une jeune mannequin originaire du Soudan du Sud, pour qui la mode représente moins une vocation qu’une possibilité d’émancipation, une couturière au sein de la maison, dont le personnage permet d’observer le travail des <em>« petites mains »</em> et la pression interne de l’atelier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On retrouve également <strong>Garance Marillier</strong> et <strong>Ella Rumpf</strong>, déjà réunies dans <em>Grave</em> de Julia Ducournau. Le film assume clairement <strong>une narration centrée sur les femmes</strong> : <em>« On est vraiment sur un récit de femmes, et sur ce que les femmes sont prêtes à faire et à traverser pour avoir ce qu’elles veulent »</em>, insiste la directrice. Autre dimension essentielle :<strong> la santé des femmes.</strong> Le film met en avant la question du dépistage, la résilience, l’acceptation du corps malade. <em>« C’est très au cœur du film »</em>, précise-t-elle, sans en dévoiler davantage pour ne pas en trahir les enjeux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&gt;&gt;<a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr">Plus d&rsquo;informations ici : <strong><em>blois-les-lobis.cap-cine.fr</em></strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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