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	Commentaires sur : Visages d&#8217;ancêtres : un projet mémoriel d’envergure au Château de Blois	</title>
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	<description>Le Webmag de Blois</description>
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		Par : Emmanuel Huet de Froberville		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emmanuel Huet de Froberville]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Oct 2024 20:53:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Eugène de Froberville s&#039;est intéressé, avant tout, à la vie des se informateurs, la société dans laquelle ils sont nés, l&#039;organisation de leur tribu, les coutumes, la langue, et enfin leur parcours de captifs. Cette démarche, hors de tout aspect d&#039;intérêts commerciaux, était tout fait novatrice en 1845. Sa collecte d&#039;informations auprès d&#039;esclaves à Bourbon, et d&#039;anciens captifs à Maurice, s&#039;est parfois heurtée à l&#039;incompréhension des colons. Dan un courrier en date du 28 mars 1846, il note :
 &quot;Mes instans de repos étaient consacrés à l&#039;étude des africains qui cultivaient les plantations. Idiomes curieux tout à fait inconnus en Europe et dont j&#039;avais formé le projet de former des vocabulaires. Je passais mes journées à interroger ces malheureux esclaves, à écouter la navrante histoire de leur vie. Les colons ne pouvaient comprendre l&#039;intérêt que j&#039;attachais à ce travail, quelques uns souriaient de mépris. Causer avec un noir, chercher sous cette laide enveloppe des sentimens et des idées ! Il faut avoir bien du temps à  perdre, disent ils&quot;.  
Pour mener ses entretiens et recueillir ainsi une somme considérable de savoirs, Eugène de Froberville s&#039;est aidé de la confiance donnée par ces populations au père Jacques-Désiré Laval, personnalité bien connue et révérée des anciens captifs de l&#039;ile Maurice. Humaniste et respectueux des êtres, Eugène de Froberville a redonné toute leur humanité à ces populations qui en avaient été privé. Le consentement de ses informateurs était pleinement acquis, autant pour répondre à ses questions que pour recueillir l&#039;empreinte de leur visage. Ne serait ce qu&#039;en douter est faire une inacceptable offense à Eugène de Froberville tout autant qu&#039;à ses informateurs. 
Pour la mémoire et l&#039;histoire de ces populations, hors de toutes polémiques infécondes, laissons parler les notes recueillies par Eugène de Froberville pour ce qu&#039;elles sont : l&#039;unique et irremplaçable mémoire de ces peuples.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Eugène de Froberville s&rsquo;est intéressé, avant tout, à la vie des se informateurs, la société dans laquelle ils sont nés, l&rsquo;organisation de leur tribu, les coutumes, la langue, et enfin leur parcours de captifs. Cette démarche, hors de tout aspect d&rsquo;intérêts commerciaux, était tout fait novatrice en 1845. Sa collecte d&rsquo;informations auprès d&rsquo;esclaves à Bourbon, et d&rsquo;anciens captifs à Maurice, s&rsquo;est parfois heurtée à l&rsquo;incompréhension des colons. Dan un courrier en date du 28 mars 1846, il note :<br />
 « Mes instans de repos étaient consacrés à l&rsquo;étude des africains qui cultivaient les plantations. Idiomes curieux tout à fait inconnus en Europe et dont j&rsquo;avais formé le projet de former des vocabulaires. Je passais mes journées à interroger ces malheureux esclaves, à écouter la navrante histoire de leur vie. Les colons ne pouvaient comprendre l&rsquo;intérêt que j&rsquo;attachais à ce travail, quelques uns souriaient de mépris. Causer avec un noir, chercher sous cette laide enveloppe des sentimens et des idées ! Il faut avoir bien du temps à  perdre, disent ils ».<br />
Pour mener ses entretiens et recueillir ainsi une somme considérable de savoirs, Eugène de Froberville s&rsquo;est aidé de la confiance donnée par ces populations au père Jacques-Désiré Laval, personnalité bien connue et révérée des anciens captifs de l&rsquo;ile Maurice. Humaniste et respectueux des êtres, Eugène de Froberville a redonné toute leur humanité à ces populations qui en avaient été privé. Le consentement de ses informateurs était pleinement acquis, autant pour répondre à ses questions que pour recueillir l&#8217;empreinte de leur visage. Ne serait ce qu&rsquo;en douter est faire une inacceptable offense à Eugène de Froberville tout autant qu&rsquo;à ses informateurs.<br />
Pour la mémoire et l&rsquo;histoire de ces populations, hors de toutes polémiques infécondes, laissons parler les notes recueillies par Eugène de Froberville pour ce qu&rsquo;elles sont : l&rsquo;unique et irremplaçable mémoire de ces peuples.</p>
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