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	<title>Archives des Cannes - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Aux Lobis, de Ryota Nakano à Pierre Salvadori, une semaine riche</title>
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		<pubDate>Tue, 05 May 2026 08:55:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au cinéma Les Lobis, la semaine s’organise autour d’un équilibre : entre découvertes internationales, premiers films, avant-premières liées à Cannes et propositions cinéphiles. Une programmation, signée Laëtitia Scherier, qui, cette fois encore, articule l’intime et le politique, tout en ouvrant des perspectives très différentes sur les formes du récit. Le deuil et la mémoire au &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au cinéma Les Lobis, la semaine</strong> s’organise autour d’un équilibre : entre découvertes internationales, premiers films, avant-premières liées à Cannes et propositions cinéphiles. Une programmation, signée  <strong>Laëtitia Scherier</strong>, qui, cette fois encore, articule l’intime et le politique, tout en ouvrant des perspectives très différentes sur les formes du récit.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-deuil-et-la-memoire-au-coeur-du-cinema-japonais">Le deuil et la mémoire au cœur du cinéma japonais</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les sorties de la semaine, <strong><em>Mon grand frère et moi</em></strong> de <strong>Ryota Nakano</strong> s’inscrit dans une continuité thématique déjà bien identifiée dans son œuvre. Cinquième long métrage du cinéaste, mais seulement le deuxième à sortir en France, le film confirme les difficultés persistantes de diffusion du cinéma étranger, même lorsque les réalisateurs bénéficient d’une reconnaissance dans leur pays d’origine, observe Laëtitia Scherier, directrice du cinéma Les Lobis. Le précédent film distribué en France,<strong> <em>La famille Asada</em></strong>, avait pourtant rencontré un succès notable en 2023, dépassant les 250 000 entrées — un score significatif pour ce type de production.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="320" height="435" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-11.png" alt="" class="wp-image-33094" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-11.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-11-221x300.png 221w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Adapté d’un essai autobiographique,</strong> <em>Mon grand frère et moi</em> poursuit <strong>une exploration des liens familiaux,</strong> avec une attention particulière portée aux <strong>transmissions invisibles</strong> et au <strong>travail du deuil</strong>. Le récit suit <strong>une écrivaine confrontée à la disparition de son frère,</strong> dont elle tente de reconstruire la mémoire à travers des souvenirs fragmentés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film repose sur un jeu constant entre présent et passé, structuré par des flashbacks qui redessinent progressivement la figure d’un frère à la fois excentrique et insaisissable. <strong>À mesure que le récit avance, la perception du personnage évolue, entre marginalité assumée et possible fragilité psychique.</strong> Ryota Nakano aime introduire <strong>des moments inattendus</strong> — parfois proches du décalage, voire d’une légère étrangeté — au sein d’un sujet profondément mélancolique. Une manière de déplacer le regard sur le deuil, en évitant toute frontalité excessive.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-autre-ouest-americain">Un autre Ouest américain</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Changement radical de décor avec <strong>The New West</strong>, premier long métrage de Kate Beecroft, récompensé par le <strong>prix du public au Sundance Film Festival.</strong> Le film se situe à la frontière de la fiction et du documentaire. Son origine même — une immersion de trois ans au sein d’un ranch du Dakota du Sud — en conditionne la forme. En mêlant acteurs professionnels et habitants réels, Kate Beecroft construit un récit au plus près des corps et des gestes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-12.png" alt="" class="wp-image-33096" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-12.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-12-225x300.png 225w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au centre du film, une femme, Tabatha, qui dirige une communauté accueillant des adolescents en rupture.</strong> Jeunes en échec scolaire, marqués par des parcours familiaux fragiles, ils trouvent dans ce cadre une forme de reconstruction. Le film propose ainsi une relecture du mythe de l’Ouest américain. <strong>Ici, pas de conquête, pas de figures viriles héroïsées.</strong> L’espace devient celui d’<strong>une Amérique marginale, féminine, où la survie repose sur l’entraide et la transmission.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Visuellement, le film s’ancre dans une matérialité très forte : paysages ouverts, poussière, présence animale. Une approche presque ethnographique, qui donne au film <strong>une densité particulière,</strong> d’autant plus remarquable pour un premier long métrage.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cannes-en-ligne-de-mire">Cannes en ligne de mire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La programmation s’ouvre également sur le Festival de Cannes avec une avant-première marquante : <strong>La Vénus électrique</strong> de Pierre Salvadori, proposé le mardi 12 à 20h30, simultanément à sa projection officielle.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="1024" height="559" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-10.png" alt="" class="wp-image-33093" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-10.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-10-300x164.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-10-768x419.png 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le film prend place <strong>dans le Paris des années 1920 et suit un peintre en deuil, persuadé de communiquer avec sa femme disparue grâce à une fausse voyante. </strong>À partir de ce point de départ, le récit s’organise autour d’un mensonge qui devient progressivement moteur dramatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Porté par un trio d’acteurs — <strong>Pio Marmaï, Anaïs Demoustier et Gilles Lellouche</strong> — le film joue sur les <strong>quiproquos</strong> et les <strong>situations absurdes</strong>, dans un rythme soutenu.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Entre comédie romantique et mécanique narrative plus complexe,</strong> le film revendique une forme de légèreté maîtrisée, sans renoncer à des enjeux émotionnels plus profonds. Une proposition qui s’inscrit <strong>dans la continuité du cinéma de Pierre Salvadori</strong>, tout en retrouvant une énergie plus frontale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-regards-contemporains-et-tensions-du-reel">Regards contemporains et tensions du réel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté de <a href="https://bloiscapitale.com/cinefil-une-association-qui-fait-vivre-le-cinema-dauteur-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Ciné’fil</em></strong>,</a> la semaine propose <strong><em>Collapse (face à Gaza)</em></strong> de <strong>Anna Teven, documentaire</strong> tourné sur plus de deux ans dans la bande de Gaza, entre 2023 et 2025.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="472" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-13.png" alt="" class="wp-image-33100" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-13.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-13-203x300.png 203w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le film s’inscrit dans une temporalité immédiate, marquée par les événements récents, et <strong>documente les effets concrets de la guerre sur les territoires et les populations.</strong> Une séance présentée est prévue lundi à 20h45.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, la semaine se prolonge déjà vers les sorties à venir, largement influencées par Cannes. Sont annoncés : <strong>Histoire parallèle</strong> de Asghar Farhadi, tourné en France avec un casting international ; <strong>L’Être aimé</strong> de Rodrigo Sorogoyen ; <strong>Autofiction</strong> de Pedro Almodóvar, attendu en avant-première le 19 mai. Autant de films qui sortiront au rythme de leur présentation officielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La programmation se complète avec une séance de <strong>Conversation secrète</strong> de Francis Ford Coppola, Palme d’or 1974, proposée en version restaurée avec l’association La Prochaine Séance. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Côté ancrage local, la permanence du <em>Salon qui bouge</em> revient le vendredi 15 mai, accompagnée de la tatoueuse <em>Serial X Graphic.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, pour être complet, <strong>L’Abandon</strong>, <strong>film consacré à l’assassinat de Samuel Paty,</strong> sera intégré à la programmation des Lobis la semaine suivante après une première exploitation au Cap’Ciné. Un film à la forme classique, mais dont la portée et le traitement ont été jugés respectueux et nécessaires.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"> Pour en savoir plus : <em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/9/cinema-cinema-les-lobis-blois.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>L&#8217;Œil d&#8217;Or 2023 décerné à Kaouther Ben Hania et Asmae El Moudir</title>
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		<pubDate>Sat, 27 May 2023 10:49:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Festival de Cannes a une fois de plus été le théâtre de la reconnaissance du talent et de la créativité dans le domaine du cinéma documentaire. Cette année, le prestigieux prix de L&#8217;Œil d&#8217;Or a été décerné à deux réalisatrices exceptionnelles : Kaouther Ben Hania et Asmae El Moudir. Kaouther Ben Hania a été &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/loeil-dor-2023-decerne-a-kaouther-ben-hania-et-asmae-el-moudir">L&rsquo;Œil d&rsquo;Or 2023 décerné à Kaouther Ben Hania et Asmae El Moudir</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le Festival de Cannes a une fois de plus été le théâtre de la reconnaissance du talent et de la créativité dans le domaine du <strong><a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma</a> documentaire</strong>. Cette année, le prestigieux <a href="https://loeildor.scam.fr/actualites-ressources/loeil-dor-2023-est-decerne-a-deux-documentaires/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">prix</a> de <strong>L&rsquo;Œil d&rsquo;Or</strong> a été décerné à <strong>deux réalisatrices exceptionnelles : Kaouther Ben Hania et Asmae El Moudir.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Kaouther Ben Hania a été récompensée pour son <strong>film « Les filles d&rsquo;Olfa »</strong>. Ce documentaire nous plonge dans la vie d&rsquo;Olfa, une mère tunisienne avec quatre filles, confrontée à l&rsquo;ombre et à la lumière. Lorsque ses deux filles aînées disparaissent mystérieusement, la réalisatrice décide de combler ce vide en mettant en place un dispositif cinématographique hors du commun<strong>. Elle fait appel à des actrices professionnelles pour lever le voile sur l&rsquo;histoire d&rsquo;Olfa et de ses filles. </strong>Ce voyage intime explore des thèmes tels que l&rsquo;espoir, la rébellion, la violence, la transmission et la sororité, remettant en question les fondements de nos sociétés. <strong>Le jury a salué le courage et l&rsquo;imagination de Kaouther Ben Hania</strong>, qui a su repousser les limites de l&rsquo;écriture documentaire pour explorer les traumatismes transmis de génération en génération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à <strong>Asmae El Moudir,</strong> elle a été honorée pour son film « <strong>Kadib Abyad » (La Mère de tous les mensonges).</strong> À travers sa propre voix, Asmae nous plonge dans un univers de <strong>mensonges familiaux,</strong> tandis qu&rsquo;elle se lance dans une quête de vérité. En se balançant entre l&rsquo;histoire nationale du Maroc et son histoire personnelle, elle met en lumière les émeutes du pain de 1981 et montre comment cet événement est lié à la société marocaine contemporaine. Le documentaire d&rsquo;Asmae El Moudir offre une réflexion profonde sur l&rsquo;impact des mensonges sur nos vies et sur l&rsquo;importance de la vérité. <strong>Le jury a salué sa capacité à renouveler les formes de l&rsquo;écriture documentaire et à affronter le chaos du monde avec audace.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jury de L&rsquo;Œil d&rsquo;Or, présidé par Kirsten Johnson et composé d&rsquo;Ovidie, Sophie Faucher, Pedro Pimenta et Jean-Claude Raspiengeas, a souligné le courage et l&rsquo;imagination des deux réalisatrices, qui ont utilisé le documentaire comme un outil de résistance et un laboratoire des formes les plus libres du cinéma. Elles ont repoussé les limites de l&rsquo;écriture du réel pour explorer des thèmes universels et essentiels, affirmant ainsi la place du documentaire en tant que genre majeur du cinéma.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jury a également tenu à saluer le <strong>courage des femmes afghanes </strong>du<strong> film « Bread and Roses » de Sahra Mani,</strong> qui utilisent le téléphone portable comme arme de sensibilisation massive malgré les dangers auxquels elles sont confrontées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le prix de L&rsquo;Œil d&rsquo;Or, doté de 5000 euros, a été créé en 2015 par la Scam en collaboration avec le Festival de Cannes. Cette année, il a récompensé deux réalisatrices originaires du Maghreb pour leurs quêtes intimes présentées respectivement en compétition et à Un Certain Regard. L&rsquo;Œil d&rsquo;Or confirme ainsi sa vocation à mettre en lumière le meilleur du cinéma documentaire et à soutenir les cinéastes audacieux et engagés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En plus de ces deux documentaires, d&rsquo;autres films ont également été distingués lors du festival, mettant en évidence la diversité et la richesse du cinéma contemporain. Parmi eux, « La Chimère » de l&rsquo;Italienne Alice Rohrwacher a remporté le prix des Cinémas Art et Essai, tandis que « Les Feuilles mortes » du Finlandais Aki Kaurismäki a reçu une mention spéciale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Festival de Cannes continue ainsi de jouer un rôle essentiel dans la reconnaissance du talent et de l&rsquo;innovation cinématographique, offrant une plateforme unique aux réalisateurs du monde entier pour présenter leurs œuvres et pour célébrer la diversité du septième art.</p>
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