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	<title>Archives des mémoire familiale - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Nathalie Pelletier, une autre manière de “soigner”</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Feb 2026 18:17:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a des récits où la date n’est pas un repère : c’est une frontière. Pour Nathalie Pelletier, tout commence — ou tout bascule — le 26 septembre 2014. Elle le dit d’un bloc, sans détour, comme si la précision était la seule façon de tenir une réalité qui, sinon, se dérobe : « &#8230;</p>
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<p>Il y a des récits où la date n’est pas un repère : c’est une frontière. <strong>Pour Nathalie Pelletier, tout commence — ou tout bascule — <a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/loir-et-cher/accident-mortel-petition-lancee-contre-les-gravillons" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le 26 septembre 2014</a>.</strong> Elle le dit d’un bloc, sans détour, comme si la précision était la seule façon de tenir une réalité qui, sinon, se dérobe : <em>« Mon fils Alexandre vient d’avoir ses 20 ans, accident de voiture, et il part en quatre minutes. »</em> <strong>Avant, il y a 22 ans de métier, l’hôpital, la nuit, le soin <em>« dans le concret »</em>.</strong> <strong>Après, il y a une autre route </strong>: des formations, des explorations, une pratique centrée sur l’énergétique, des baguettes, des oracles, la lithothérapie, la méditation. Et une question, restée intacte : <strong>comprendre.</strong></p>



<p>Ce jour-là, dit-elle, <em>« ma vie a pris un virage à 90 degrés »</em>. Ce n’est pas seulement le deuil : c’est la sensation immédiate d’<strong>une cassure dans l’ordre des choses</strong>. Et dans ce chaos, un fait la frappe encore : sa propre réaction :<em> « J’ai senti mon fils au-dessus de moi.</em> […] <em>Et je me dis : “Mais pourquoi ?” »</em> La suite, pour elle, est <strong>une enquête</strong>. Elle s’arrête de travailler : <em>« J’ai pris cinq mois. »</em> Et elle formule un engagement qui fixe le cap : <strong><em>« Tant que je n’aurai pas compris pourquoi il est parti, je ne reprendrai pas mon travail. »</em></strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-synchronicites-trois-mois-avant-des-messages">Les “synchronicités” : trois mois avant, des “messages”</h3>



<p>Dans le fil de son récit, un autre élément revient avec insistance : des <strong>synchronicités survenues trois mois avant le départ de son fils.</strong> Nathalie Pelletier ne les présente pas comme une preuve, mais comme une suite de signes qui, après coup, prennent sens. Elle évoque par exemple un patient : un jeune homme tétraplégique dont elle s’occupait de nuit. Elle raconte une scène très concrète : l’alarme, la pluie, une porte ouverte, l’eau qui arrive sur le lit. Elle dit sa terreur : <em>« Il était à 140 de pulsation</em> […] <em>il ne pouvait pas bouger d’un poil</em> […] <em>l’horreur. »</em> Cette image revient après la mort de son fils, comme une possibilité alternative : <em>« Mon fils aurait pu être tétraplégique.</em> […] <em><strong>Ça m’a permis de lâcher en me disant qu&rsquo;il aurait pu être dans ce lit, dans cette situation. »</strong></em> Elle parle aussi d’un film, loué peu avant, sur des militaires chargés d’annoncer le décès d’un proche…</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-quitter-l-hopital-rester-dans-le-soin">Quitter l’hôpital, rester dans le soin</h3>



<p>Alors l&rsquo;ancienne infirmière a cherché : <strong>astrologie, numérologie, rencontres avec des médiums, exploration de différents <em>« terrains »</em>.</strong> Elle répète ce qui devient, pour elle, une clé : <em><strong>« Rien n’est hasard dans la vie. »</strong></em> Une conviction : <em><strong>« Nous sommes des êtres vibratoires. »</strong></em> Dans sa pratique, Nathalie Pelletier évoque un ensemble d’outils qu’elle place sous la même logique : <strong>revenir à une forme de soin <em>“hors chimie”</em>.</strong> </p>



<p><strong>Les baguettes</strong> représentent un outil de lecture énergétique, dans sa pratique. Une séance part d’une phrase simple, formulée par la personne : fatigue, rhume, douleur, moral, difficulté affective, addiction, etc. Puis elle <em>“pose toutes les questions”</em> — <em><strong>« physiques, émotionnelles, spirituelles »</strong></em> — et établit un <em>“listing”.</em> Après quoi, la personne répète <em>“en conscience”</em> la formulation identifiée, <strong>comme un message adressé à l’inconscient.</strong> Elle tient à poser une limite explicite : <em>« En rien, ça ne remplace le côté médical. »</em> Elle présente son approche comme un <em>« complément d’informations »</em>, <strong>un autre angle pour <em>“comprendre le tout”.</em></strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-oracles-vies-anterieures-et-une-lecture-de-profil">Oracles, “vies antérieures”, et une lecture de profil</h3>



<p>Nathalie Pelletier parle également de <strong>tirage d’oracles</strong>, avec l’idée que <em><strong>« c’est l’âme qui tire »</strong></em> les cartes. Elle présente ces cartes comme des <em><strong>“indications”,</strong></em> un <em>“enseignement”</em>. L&rsquo;ancienne infirmière relie ces lectures à sa vision globale : <strong>une nécessité de <em>“se reconnecter”</em></strong>, et l’idée que<strong> certaines personnes seraient plus <em>“prêtes”</em> parce qu’elles auraient <em>“bourlingué dans plein de vies”.</em></strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-transgenerationnel">Le transgénérationnel</h3>



<p>Pour cette loir-et-chérienne, <em>« quand on cherche d’où vient une problématique, il faut penser que <strong>ça peut être karmique, transgénérationnel, ou venir de l’enfance. »</strong></em> Ce qui est porté, selon elle, peut dépasser une propre biographie. <em><strong>« Quelque chose d’un aïeul »</strong></em>, dit-elle simplement. Nathalie Pelletier ne parle pas ici de symbolique abstraite, mais d’<strong>un héritage inscrit dans la matière même des corps</strong>. <em>« On a l’ADN de nos aïeuls »</em>, lance-t-elle, liant explicitement la mémoire familiale aux <strong>transmissions invisibles qui traverseraient les générations.</strong></p>



<p>Dans ce cadre, le transgénérationnel n’est pas une faute ni une condamnation. Il est une <strong>charge muette</strong>, parfois ancienne, parfois jamais formulée, <strong>qui continue de circuler tant qu’elle n’est pas reconnue.</strong> Ce qui importe alors, insiste-t-elle, ce n’est pas de savoir <em>“qui”</em> ou <em>“quand”</em>, mais de <strong>créer un basculement intérieur.</strong> Un moment précis où la personne peut enfin se dire : <em>« Cela ne m’appartient pas. »</em> Cette phrase, Nathalie Pelletier la répète souvent. Elle la considère comme un point de rupture. Car il ne s’agit pas d’effacer le passé ni de l’expliquer à tout prix, mais de <strong>désamorcer une confusion</strong> : celle qui consiste à se croire entièrement responsable de ce qui, en réalité, a été transmis. <em><strong>« On ne porte pas que notre vie, dit-elle. On porte beaucoup plus. »</strong></em></p>



<p>De ces questions, de ce chemin et de cette pratique, Nathalie Pelletier parlera <strong>dimanche 8 février, à l’occasion d’un café-rencontre</strong> organisé <strong><a href="https://bloiscapitale.com/les-vernissages-rencontres-et-rendez-vous-a-venir-chez-blois-capitale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">de 14h à 16h chez Blois Capitale (16 rue Émile-Laurens).</a></strong> Les places étant volontairement limitées, <strong>l’inscription est obligatoire,</strong> par mail à <a>bloiscapitale@gmail.com</a> ou directement à la boutique. Une participation de 10 € est demandée.</p>
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		<title>Cécile Desprairies : « C&#8217;est une figure tragique, c&#8217;est une vie tragique »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Oct 2023 08:30:30 +0000</pubDate>
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<p>Ce mercredi à Blois, dans l&rsquo;enceinte feutrée et surtout parfaitement adaptée du CRDM, <strong>Annie Huet</strong> recevait <strong>Cécile Desprairies</strong>, l&rsquo;auteure de <em><strong>« La Propagandiste »</strong></em> (éditions du <a href="https://www.seuil.com/ouvrage/la-propagandiste-cecile-desprairies/9782021523720">Seuil</a>, 19.00 € TTC<br>224 pages), un récit puissant qui nous rappelle que les pages sombres de l&rsquo;Histoire ne sont jamais aussi intenses que lorsqu&rsquo;elles trouvent écho <strong>dans la mémoire familiale.</strong></p>



<p>L&rsquo;histoire de la France pendant l&rsquo;<strong>Occupation</strong> a été l&rsquo;objet de nombreux travaux, de débats, de controverses. Mais quand elle est racontée à travers le prisme intime d&rsquo;une famille, elle prend une tournure particulièrement poignante. C&rsquo;est le cas de ce roman de Cécile Desprairies qui, tout en évoquant l’histoire nationale, plonge dans les tréfonds de son histoire familiale.</p>



<p><strong>Au cœur de l’intrigue, Lucie, la mère</strong> de l’auteure, figure énigmatique autour de laquelle s’articulent des réunions de femmes dans le Paris d’après-guerre. Si en surface, ces réunions semblent anodines, elles dissimulent un <strong>lourd passé</strong>, évoqué avec pudeur, entre non-dits et demi-vérités.</p>



<p>Avec une minutie d&rsquo;historienne, Desprairies démêle les fils du passé de Lucie, <em>« sérieuse à mort »</em>, pour mettre à jour une réalité troublante : <strong>celle d&rsquo;une femme qui a collaboré de tout cœur avec les forces d&rsquo;occupation nazies en France</strong>. La découverte du rôle joué par <strong>Lucie <em>« à l&rsquo;antisémitisme conquérant »</em> </strong>pendant cette période sombre s&rsquo;avère aussi glaçante que sidérante. Une descente vertigineuse dans les profondeurs de l&rsquo;âme humaine et ses compromissions.</p>



<p>Née en 1957 à Paris, Cécile Desprairies n&rsquo;en est pas à son premier coup d&rsquo;essai lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;explorer la période de l&rsquo;Occupation. Elle a déjà publié plusieurs ouvrages sur le sujet, dont <em>« Paris dans la collaboration »</em> (Seuil, 2009). Toutefois, <em>« La Propagandiste »</em> est son premier roman, un ouvrage à la croisée de l&rsquo;autobiographie et de l&rsquo;histoire, où le personnel rejoint l&rsquo;universel. C&rsquo;est un roman qu&rsquo;il faut lire pour entrer dans la vie ordinaire d&rsquo;une <strong>famille « collabo » ordinaire.</strong> Et si l&rsquo;histoire ne s&rsquo;était pas arrêtée ?&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/cecile-desprairies-cest-une-figure-tragique-cest-une-vie-tragique">Cécile Desprairies : « C&rsquo;est une figure tragique, c&rsquo;est une vie tragique »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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