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	<title>Archives des &quot;On the Ebony Road&quot; - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<description>Le Webmag de Blois</description>
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	<title>Archives des &quot;On the Ebony Road&quot; - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Malika Zarra : « Le monde est en moi et vice versa »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Feb 2024 17:54:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce vendredi, 9 février 2024, La Maison de Bégon accueille, à partir de 20h30, Malika Zarra, une chanteuse et musicienne franco-américano-marocaine qui se distingue par son approche innovante de la musique, fusionnant habilement les genres pour créer un son unique. Elle sera accompagnée sur scène, en mode quartet, par Carl-Henri Mosset au clavier, Gino Benja &#8230;</p>
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<p><strong>Ce vendredi</strong>, 9 février 2024, <strong>La Maison de Bégon</strong> accueille, à partir de 20h30, <strong>Malika Zarra</strong>, une chanteuse et musicienne franco-américano-marocaine qui se distingue par son approche innovante de la musique, <strong>fusionnant habilement les genres</strong> pour créer un <strong>son unique</strong>. Elle sera accompagnée sur scène, en mode quartet, par Carl-Henri Mosset au clavier, Gino Benja à la basse, et Adhil Mirghani aux percussions.</p>



<p>Si Malika Zarra est née au Maroc, son enfance est en France, puis un peu partout, à New York et ailleurs&#8230; ce qui lui a permis d&rsquo;être exposée à une <strong>grande diversité de cultures et de musiques</strong>. Cette richesse d&rsquo;influences se reflète dans sa musique, qui combine <strong>des éléments de jazz, de musique traditionnelle marocaine, de soul </strong>et autres. <em><strong>« J&rsquo;ai vraiment compris très jeune que l&rsquo;art était un vecteur qui pouvait être très puissant pour réunir des gens de cultures différentes,</strong></em> nous explique Malika Zarra. <em>J&rsquo;ai toujours eu ce souhait d&rsquo;être multiculturelle. <strong>Quand j&rsquo;ai rencontré le jazz, je suis tombée amoureuse,</strong> parce que justement je trouvais qu&rsquo;à travers le jazz, on pouvait réunir des cultures différentes ».</em></p>



<p>Malika Zarra utilise sa voix polyvalente pour chanter <strong>en plusieurs langues,</strong> <strong>notamment en arabe, en français et en anglais,</strong> ce qui lui permet de toucher un large public international. Sa musique ne se contente pas de mélanger les genres ; elle <strong>cherche également à briser les barrières culturelles et à créer un dialogue entre différentes traditions musicales.</strong> <em>« J&rsquo;ai eu la chance de pouvoir voyager, de pouvoir vivre dans des pays différents : en France, en Angleterre, en Allemagne, au Maroc, aux États-Unis, et en fait, on se rend compte que <strong>les frontières n&rsquo;existent pas vraiment, ce sont juste des choses politiques qui ont été créées par l&rsquo;homme, mais un être humain c&rsquo;est un être humain,</strong> et je me sens appartenir non pas qu&rsquo;à une seule culture ou un seul territoire, <strong>le monde est en moi et vice versa »</strong></em>, nous dit-elle.</p>



<p>Son premier album, en 2005, <em>« On the Ebony Road »</em>, a été bien accueilli par la critique pour son mélange innovant de sonorités et son approche fraîche de la musique du monde. Malika Zarra n&rsquo;est pas seulement une chanteuse, mais aussi une <strong>compositrice et productrice</strong>, <strong>impliquée dans tous les aspects de sa musique,</strong> ce qui lui permet d&rsquo;apporter une touche personnelle et authentique à ses œuvres. Le deuxième opus, <em>« Berber Taxi »</em> (2011), a également était loué par la critique. Dans l&rsquo;ensemble, l&rsquo;album est salué pour son innovation, sa profondeur émotionnelle et sa capacité à traverser les frontières culturelles et musicales, établissant<strong> Malika Zarra comme une artiste qui redéfinit la fusion des genres avec une touche personnelle et culturellement riche. </strong></p>



<p><strong>La nouvelle création « RWA » (The Essence) de Malika Zarra, sortie en 2023,</strong> est un 9 titres qui invite l&rsquo;auditeur sur un chemin spirituel, avec des musiques fortement orchestrées par moments, reflétant les racines marocaines de l&rsquo;artiste dans la <strong><a href="https://ich.unesco.org/fr/RL/gnaoua-01170#:~:text=Les%20gnaoua%2C%20notamment%20ceux%20de,des%20manifestations%20culturelles%20berb%C3%A8res%20autochtones.">culture Gnaoua</a></strong> à travers tout l&rsquo;album. La présence de musiciens notables comme le bassiste <strong>Alune Wade</strong>, le pianiste <strong>Amino Belyamani</strong> et le percussionniste <strong>Adhil Mirghani</strong> enrichit l&rsquo;album, ajoutant une profondeur et une <strong>texture colorée</strong> à sa musique​<a href="https://worldmusicreport.com/reviews/albums/malika-zarra-rwa-the-essence/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​. Mais pourquoi ce terme « Rwa » ? <em>« J&rsquo;avais vraiment envie de trouver un terme qui exprime cette façon de faire quelque chose mais accompagné de toute une communauté, et finalement, je suis tombé sur ce terme, <strong>c&rsquo;est un ancien verbe qui peut vraiment être utilisé en berbère, en amazigh, qui veut dire le rassemblement d&rsquo;une tribu pour aller réaliser un travail,</strong> comme extraire du miel ou assister à une naissance pour un membre de la tribu, donc d&rsquo;<strong>y aller ensemble</strong>. Ça demande beaucoup de travail, et donc, voilà, c&rsquo;est pour ça que je l&rsquo;ai appelé ainsi, pour extraire le sens de quelque chose, dépasser les frontières. »</em></p>



<p>Les paroles de l&rsquo;album posent des questions sur les illusions de notre monde, en particulier <strong>les frontières érigées pour freiner le mouvement des humains.</strong> Le son vibrant de l&rsquo;album représente <strong>un nouveau jazz urbain marocain</strong>, en utilisant des <strong>polyrythmies traditionnelles nord-africaines pour soutenir les compositions urbaines contemporaines</strong> tout en maintenant une approche moderne du jazz improvisé​<a href="https://jazzdelapena.com/new-york-report/__trashed-2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>



<p>L&rsquo;album se caractérise par sa <strong>profondeur compositionnelle et son développement narratif, mettant en vedette des musiciens de dix pays.</strong> Malika Zarra <strong>chante en arabe marocain, <a href="https://bloiscapitale.com/yennayer-le-nouvel-an-berbere-qui-a-brille-a-blois">amazigh</a>, français et malgache sur l&rsquo;album, ajoutant à la diversité et à l&rsquo;unicité</strong> de son troisième opus. <em>« Lors de cette création, j&rsquo;ai opté pour une démarche novatrice <strong>en laissant le texte inspirer la musique</strong>, un changement significatif pour moi. Mon séjour au Maroc m&rsquo;a poussé à <strong>honorer le dialecte local,</strong> le Darija, qui incarne pour moi l&rsquo;essence même de l&rsquo;identité nord-africaine et marocaine, riche de son histoire et de la diversité de ses influences. <strong>C&rsquo;est la voix du peuple, la langue du quotidien,</strong> et j&rsquo;étais animée par une forte envie de l&rsquo;explorer dans mes écrits. En collaborant avec <strong>deux écrivaines marocaines,</strong> j&rsquo;ai cherché à affiner et réinventer mes textes pour capturer l&rsquo;authenticité du Darija, intégrant ce style parmi d&rsquo;autres nuances musicales présentes au Maroc et plus largement en Afrique du Nord. Cette approche marque une volonté de ne pas me cantonner à un genre précis, mais plutôt d&rsquo;<strong>embrasser une diversité stylistique</strong>. En jouant cet album en différentes configurations, du duo au quartet, l&#8217;empreinte jazz se fait sentir, modulée par l&rsquo;instrumentation. Avec l&rsquo;ajout de divers instruments, l&rsquo;album tend vers une sonorité que certains qualifieraient de <strong>« World Music », un terme que je trouve réducteur,</strong> mais qui aide à situer le projet dans un contexte plus large. »</em></p>



<p><em>Malika Zarra vendredi 9 février 2024 (20h30) à La Maison de Bégon. Plein tarif : 5€.</em></p>
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