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	<title>Archives des PAB41 - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Entre permanences d’écoute et conférence-débat : PAB41 veut aider les parents à « desserrer l’étau »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 15:34:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le jeudi 28 mai prochain, l’Espace Jorge-Semprún, à Blois, accueillera une conférence-débat gratuite avec le pédopsychiatre et psychanalyste Bernard Golse autour d’une question devenue profondément contemporaine : comment être parent aujourd’hui, au milieu des recommandations contradictoires, des injonctions éducatives permanentes et d’une fatigue familiale souvent silencieuse ? Organisée par l’association blésoise PAB41 – Les Pâtes &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/entre-permanences-decoute-et-conference-debat-pab41-veut-aider-les-parents-a-desserrer-letau">Entre permanences d’écoute et conférence-débat : PAB41 veut aider les parents à « desserrer l’étau »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le jeudi 28 mai prochain, l’Espace Jorge-Semprún</strong>, à Blois, accueillera une <strong>conférence-débat gratuite</strong> avec le pédopsychiatre et psychanalyste <strong>Bernard Golse</strong> autour d’une question devenue profondément contemporaine : <strong>comment être parent aujourd’hui,</strong> au milieu des recommandations contradictoires, des injonctions éducatives permanentes et d’une fatigue familiale souvent silencieuse ?</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="722" height="1020" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-34.png" alt="" class="wp-image-33557" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-34.png 722w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-34-212x300.png 212w" sizes="(max-width: 722px) 100vw, 722px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Organisée par l’association blésoise <strong>PAB41 – Les Pâtes au Beurre</strong>, cette soirée prolongera un travail mené toute l’année dans une relative discrétion : <strong>accueillir des parents en difficulté, sans rendez-vous, anonymement, gratuitement, autour d’une table de cuisine, avec des professionnels du soin.</strong> Car derrière les discours sur la parentalité positive, les conseils éducatifs omniprésents et les méthodes diffusées à longueur de réseaux sociaux, ce sont souvent les mêmes phrases qui reviennent dans les permanences de l’association : <strong><em>« Je n’y arrive plus. » « Je n’en peux plus. »</em></strong> Des paroles d’épuisement, parfois de culpabilité, que les accueillants entendent depuis trois ans dans cette antenne blésoise inspirée d’un dispositif né à Nantes il y a plus de vingt-cinq ans.</p>



<h2 id="h-une-cuisine-plutot-qu-un-cabinet" class="wp-block-heading">Une cuisine plutôt qu’un cabinet</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Les Pâtes au Beurre »</em></strong>, à l’origine, est une idée développée par la psychologue et psychanalyste <strong>Sophie Marinopoulos. </strong>Confrontée aux délais d’attente dans les structures médico-psychologiques pour enfants, elle imagine <strong>un lieu capable d’accueillir rapidement les familles.</strong> <em>« Elle avait fait le constat qu’il y avait un manque pour recevoir assez rapidement des familles, des parents qui demandaient de l’aide pour leur enfant »</em>, explique <strong>Frédéric Tagu,</strong> président de PAP41. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nom, original et amusant, n’a rien d’anodin. <strong>La fondatrice avait <em>« troqué son bureau pour une cuisine »</em></strong><em>.</em> Une manière de <strong>casser les codes du cabinet classique pour créer un espace plus simple, plus humain, moins intimidant.</strong> À Blois, le principe reste le même. Les familles sont reçues autour d’une table de cuisine, dans un cadre volontairement convivial. <em>« On y tient »</em>, insiste Frédéric Tagu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois permanences sont aujourd’hui proposées chaque semaine : <strong>le lundi de 17h30 à 19h30, le mercredi après-midi (15h-17h) et le jeudi matin, de 10h à midi.</strong> Les parents peuvent venir seuls, en couple, avec leurs enfants, leurs adolescents, sans inscription préalable. <em>« On vient comme ça, on sonne, on rentre. »</em> <strong>L’accueil est gratuit, anonyme</strong> et assuré par des professionnels diplômés : psychologues, psychanalystes ou psychomotriciens. <strong>Deux accueillants sont présents à chaque permanence.</strong> </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="721" height="1020" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-35.png" alt="" class="wp-image-33558" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-35.png 721w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-35-212x300.png 212w" sizes="(max-width: 721px) 100vw, 721px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous ne donnons pas de conseils »</em>, préviennent-ils. Leur travail consiste plutôt à ouvrir des espaces de réflexion avec les familles, sans imposer de méthode. <em><strong>« Les parents arrivent souvent avec une demande de solution immédiate. Notre travail, c’est plutôt d’essayer de penser avec eux ce qui se passe »</strong></em>, explique la psychologue<strong> Claude Landsberg.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’un parent évoque un adolescent qui ne veut plus aller au collège ou un enfant devenu impossible à gérer à la maison, il ne s’agit pas de distribuer un protocole clé en main. <em>« On essaye d’ouvrir des espaces de pensée »</em> dans une époque saturée de recommandations éducatives contradictoires. <em><strong>« Sur Internet, on trouve un tas de choses. Les parents essayent de mettre en place ces conseils-là et quand ça ne marche pas, ils se sentent très dévalorisés. »</strong></em> Dans les permanences, les accueillants voient ainsi arriver des parents épuisés, persuadés d’être de <em>« mauvais parents »</em> parce qu’ils n’arrivent pas à appliquer ce qu’ils lisent ou entendent partout.</p>



<h2 id="h-les-parents-se-sentent-coupables" class="wp-block-heading">« Les parents se sentent coupables »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’épuisement parental est devenu central dans de nombreuses situations. <em>« Le “je n’en peux plus”, c’est quelque chose qui revient souvent »</em>, constate Claude Landsberg. Le déclencheur est fréquemment lié à l’école. <em>« Les familles savent parfois depuis longtemps qu’il faudrait venir, mais elles repoussent. Et puis il se passe quelque chose à l’école, ou ailleurs, et là elles se disent qu’il faut y aller. »</em> <strong>Pour certains parents, la permanence devient un lieu de respiration.</strong> Les deux heures d’accueil sont souvent utilisées presque entièrement. Certains reviennent plusieurs fois par semaine, d’autres disparaissent pendant plusieurs mois avant de revenir donner des nouvelles. <em><strong>« Il n’y a aucune obligation. Les parents décident eux-mêmes s’ils reviennent ou non. </strong>Être parent, c’est une responsabilité, mais ce n’est pas une culpabilité. »</em></p>



<h2 id="h-un-accueil-collectif-parfois-inattendu" class="wp-block-heading">Un accueil collectif parfois inattendu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les accueillants ne savent jamais combien de familles vont arriver. <strong>Certaines permanences se déroulent avec une seule famille. D’autres réunissent plusieurs parents autour de la même table. </strong><em>« Quelquefois, il y a deux, trois, quatre familles »</em>, explique Frédéric Tagu. Cette dimension collective participe aussi au sentiment de ne plus être seul face aux difficultés. <em>« On le sent physiquement : il y a une communauté de gens qui viennent partager quelque chose. »</em></p>



<h2 id="h-desserrer-un-peu-l-etau" class="wp-block-heading">« Desserrer un peu l’étau »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La conférence avec Bernard Golse</strong>, ce jeudi, s’inscrit directement dans ces questionnements. Ancien chef du service de pédopsychiatrie de l’hôpital Necker à Paris, pédopsychiatre reconnu, psychanalyste et spécialiste des liens précoces, Bernard Golse travaille depuis longtemps sur les rapports entre développement de l’enfant, environnement relationnel et neurosciences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les organisateurs, l’objectif n’est pas de proposer une nouvelle méthode éducative miracle. <em>« Notre demande, c’est plutôt : <strong>comment aider les parents à se repérer dans ce fatras de méthodes et de théories ? »</strong></em> Les accueillants refusent les oppositions caricaturales entre neurosciences et approches plus humanistes. <em>« Bernard Golse essaye justement de faire dialoguer les choses. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, l’objectif des Pâtes au Beurre semble moins être d’apporter des réponses définitives que de permettre aux parents de retrouver un peu d’espace psychique. <em><strong>« Desserrer un peu l’étau »,</strong></em> résume Frédéric Tagu. L’association insiste d’ailleurs sur une idée : <strong>il n’existe pas une bonne manière unique d’être parent</strong>.<em> « Chacun doit trouver sa route de parent, en fonction de son histoire, de ses transmissions familiales. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte où <strong>de nombreux parents disent se sentir jugés, observés ou constamment évalués,</strong> cette parole-là explique sans doute une partie du succès rencontré par les permanences blésoises. Le 28 mai prochain, à l’Espace Jorge-Semprún, la conférence avec Bernard Golse prolongera cette réflexion collective autour d’une question finalement très simple : <strong>comment continuer à être parent sans se perdre soi-même ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour en savoir plus : <strong><em><a href="https://www.lespatesaubeurre.fr/antenne-blois/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lespatesaubeurre.fr/antenne-blois</a></em></strong></p>



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