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	<title>Archives des Palme d’or 2025 - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des Palme d’or 2025 - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Un simple accident, Cervantès et Météors aux Lobis : l&#8217;œil de Laëtitia Scherier</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 14:58:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque lundi, Blois Capitale donne carte blanche à Laëtitia Scherier, directrice du cinéma Les Lobis. Cette semaine, elle revient sur trois sorties majeures : la Palme d’or 2025 Un simple accident de Jafar Panahi, le drame historique Cervantès avant Don Quichotte d’Alejandro Amenábar, et l’avant-première de Météors deuxième long métrage très attendu d’Hubert Charuel. À &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/un-simple-accident-cervantes-et-meteors-aux-lobis-loeil-de-laetitia-scherier">Un simple accident, Cervantès et Météors aux Lobis : l&rsquo;œil de Laëtitia Scherier</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://bloiscapitale.com/cette-semaine-aux-lobis-un-temoignage-de-gaza-une-comedie-sociale-et-la-palme-dor" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Chaque lundi</a>, <em>Blois Capitale</em> donne carte blanche à Laëtitia Scherier, directrice du cinéma Les Lobis. </strong>Cette semaine, elle revient sur <strong>trois sorties majeures : la Palme d’or 2025 <em>Un simple accident</em> de Jafar Panahi, </strong>le drame historique <strong><em>Cervantès avant Don Quichotte</em> d’Alejandro Amenábar,</strong> et l’avant-première de<strong><em> Météors</em></strong> deuxième long métrage très attendu d’<strong>Hubert Charuel.</strong> À l’affiche également : une séance unique de <em>La Strada</em> de Fellini, une soirée horreur avec <em>Exit 8</em> et <em>Silent Hill</em>, et la poursuite des projections pour le jeune public avec <em>Shaun le mouton</em>.</p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-simple-accident-de-jafar-panahi-la-palme-d-or-en-lice-pour-l-oscar">Un simple accident de Jafar Panahi : la Palme d’or en lice pour l’Oscar</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dès mardi, les Lobis accueilleront la sortie nationale d’<em>Un simple accident</em>, <strong>Palme d’or 2025</strong>. Douzième long métrage de <strong>Jafar Panahi</strong>, cinéaste iranien emblématique, plusieurs fois emprisonné et interdit de tournage, le film poursuivra désormais sa trajectoire mondiale : il a été choisi pour <strong>représenter la France à l’Oscar du meilleur film international</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Comme toujours, il critique très violemment son gouvernement. En Iran, tout scénario doit être soumis et validé par les autorités. Lui refuse, donc il tourne illégalement, en petite équipe, caméra et moniteurs dissimulés dans un fourgon. »</em> Certains de ses films, sortis clandestinement, ont franchi les frontières sur une simple clé USB.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="320" height="480" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/image-18.png" alt="" class="wp-image-28370" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/image-18.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/image-18-200x300.png 200w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><em>Un simple accident</em> met en scène un homme persuadé de croiser son ancien tortionnaire. À travers cette rencontre, Jafar Panahi interroge le spectateur : <strong>faut-il se faire justice soi-même ? Et, depuis l’Europe, sommes-nous légitimes à juger de ce que nous n’avons pas vécu ?</strong> Ses personnages sont fictionnels, mais nourris des récits entendus en prison : des voix restées derrière les barreaux, privées de la visibilité dont bénéficie Jafar Panahi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Laëtitia Scherier, la Palme d’or n’est pas seulement un geste de soutien : <em><strong>« Jafar Panahi est un grand cinéaste. Son film est fort. La récompense est à la fois artistique et politique, et donc pleinement justifiée. »</strong></em></p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-cervantes-avant-don-quichotte-l-imaginaire-en-captivite">Cervantès avant Don Quichotte : l’imaginaire en captivité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxième sortie nationale : <strong><em>Cervantès avant Don Quichotte</em>, d’Alejandro Amenábar,</strong> huitième long métrage du cinéaste hispano-chilien. Déjà récompensé aux Oscars et habitué des Goya, Amenábar s’empare cette fois de la vie de Miguel de Cervantès, <strong>avant l’écriture de son chef-d’œuvre universel, <em>Don Quichotte</em>, vendu à près de 500 millions d’exemplaires et traduit dans plus de 145 langues.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film nous ramène à la fin du <strong>XVIe siècle</strong>. Cervantès, blessé à la guerre et rendu infirme d’un bras, est capturé par des corsaires puis <strong>emprisonné cinq années durant à Alger. Dans l’attente d’une rançon incertaine, il cherche un refuge contre la folie : il écrit, invente des récits,</strong> transforme la dureté du réel en fabulations capables de redonner espoir. Ses histoires captivent ses codétenus, mais aussi son propre geôlier, avec qui il noue une relation ambiguë.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/image-19.png" alt="" class="wp-image-28371" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/image-19.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/image-19-225x300.png 225w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>« Le film met en avant la fonction salvatrice de l’imaginaire dans l’adversité »</strong></em>, souligne Laëtitia Scherier. <em>« Cervantès trouve une échappatoire dans l’écriture, mais aussi une forme d’acte de résistance, puisqu’il refuse d’édulcorer ses récits au risque de déplaire et de mourir. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La réalisation impressionne par sa beauté visuelle. Tourné notamment dans le somptueux palais de l’Alcázar de Séville et ses jardins, <em>Cervantès avant Don Quichotte</em> plonge le spectateur dans une architecture marquée par l’influence d’Afrique du Nord. <em>« On a vraiment l’impression d’être dans un palais des Mille et une Nuits. Les décors et costumes sont extrêmement convaincants »,</em> ajoute Laëtitia. Mais la réussite du film ne se limite pas à sa reconstitution. Elle tient aussi à son rythme, à son souffle romanesque. <strong><em>« C’est un biopic très prenant, je n’ai pas vu le temps passer. »</em></strong> À travers l’incarcération, Amenábar dessine un portrait de Cervantès encore méconnu, révélant combien ses années de captivité ont nourri l’écriture du <em>Don Quichotte</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Laëtitia Scherier rappelle que le cinéma s’était rarement aventuré sur ce terrain.<em> « Il existe bien quelques téléfilms espagnols, souvent de commande, réalisés pour commémorer des anniversaires, et le film maudit de Terry Gilliam autour de Don Quichotte. Mais <strong>aucun grand biopic n’avait vraiment permis de découvrir Cervantès comme personnage, dans son rapport à la liberté et à l’imaginaire. »</strong></em></p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-meteors-d-hubert-charuel-amitie-derive-et-territoire-intoxique"><em>Météors</em> d’Hubert Charuel : amitié, dérive et territoire intoxiqué</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mardi prochain, les Lobis accueilleront en avant-première <em>Météors</em>, deuxième long métrage d’Hubert Charuel</strong>, sept ans après le succès de <em><strong>Petit Paysan</strong></em> (2018). Réalisateur issu de la Haute-Marne, Charuel revient cette fois sur son territoire natal, Saint-Dizier, pour raconter la jeunesse à la dérive d’une petite ville en perte de repères. Le film, coécrit avec Claude Le Pape — déjà scénariste des <em>Combattants</em> et complice d’écriture d&rsquo;Hubert Charuel depuis ses courts-métrages — met en scène P<strong>aul Kircher, dont le visage s’impose désormais dans le cinéma français</strong>. <em>« Je pense que les spectateurs commencent à bien l’identifier », </em>souligne Laëtitia Scherier. <em>« Il a déjà tenu des premiers rôles dans Le Lycéen de Christophe Honoré, Le Règne animal ou encore La venue de l&rsquo;avenir de Cédric Klapisch. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers son personnage, <strong><em>Météors</em> explore l’amitié masculine, la loyauté, mais aussi l’impuissance. </strong><em>« On assiste à la descente aux enfers d’un ami, et on ressent cette impuissance face à lui. Un des personnages incarne presque le spectateur, incapable d’intervenir autrement qu’en observant. »</em></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/image-20.png" alt="" class="wp-image-28373" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/image-20.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/image-20-225x300.png 225w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le film est profondément ancré dans son territoire, jusqu’à ses conditions de tournage. Certaines scènes ont été filmées près de Reims, sur une ancienne base militaire réaffectée, pour illustrer le site d’enfouissement des déchets nucléaires. <em>« Le réalisateur explique que la Haute-Marne est complètement dépendante économiquement du nucléaire. <strong>Le film parle d’un territoire qui s’intoxique pour survivre, à travers les déchets nucléaires comme à travers l’alcool. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, malgré la gravité des thèmes — addictions, précarité, désespoir de la jeunesse — le film garde un équilibre narratif. <em>« C’est ce qui m’a beaucoup marquée : <strong>ça croise plein de sujets, mais tout est toujours bien dosé. On ne se dit jamais que ça part dans tous les sens. »</strong></em> Dans cette fresque, l’alcool apparaît comme une échappatoire, symptôme d’un malaise social, tandis que l’enfouissement nucléaire devient une métaphore concrète : celle d’un territoire où la survie s’échange contre une contamination silencieuse. <em>« Le film raconte des jeu</em>nes qui cherchent un but à leur vie, dans un environnement où les perspectives sont bouchées. » Laëtitia Scherier conclut : <strong><em>« J’ai beaucoup aimé ce film. C’est à la fois un récit intime et un portrait collectif, qui montre comment un territoire façonne ceux qui y grandissent. »</em></strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-fellini-l-onirisme-forain-de-l-astrada">Fellini, l’onirisme forain de L’Astrada</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dimanche à 14h, projection unique de <em>La Strada</em></strong> de <strong>Federico Fellini</strong>, en copie restaurée, dans le cadre du partenariat <em>Passerelles</em> avec la Scène nationale. Ce film, qui marque la reconnaissance internationale de Fellini, ouvre une nouvelle voie au cinéma italien, sortant du néo-réalisme pour y introduire une touche onirique. <em>« Même ceux qui ne l’ont jamais vu connaissent sans doute son thème musical de Nino Rota, devenu culte »</em>, souligne Laëtitia.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-soiree-horreur-exit-8-et-silent-hill">Soirée horreur : Exit 8 et Silent Hill</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Vendredi, place à une<strong> soirée spéciale films de genre</strong>, en partenariat avec l’association <strong>La Prochaine Séance</strong>. À l’affiche, <strong><em>Exit 8</em>, thriller japonais adapté d’un jeu vidéo, tourné en huis clos dans des couloirs de métro.</strong> <em>« Ce n’est pas un film d’horreur au sens strict, mais un film d’ambiance et de tension. J’avais peur du huis clos, mais ça fonctionne très bien. »</em> La soirée se prolongera avec <em>Silent Hill</em> (2006), adaptation culte du jeu vidéo, devenue une référence pour les fans malgré l’accueil mitigé de la critique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-shaun-le-mouton-et-le-jeune-public">Shaun le mouton et le jeune public</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le jeune public, <em>Shaun le mouton</em> poursuit sa quatrième semaine à l’affiche. <em>« Shaun est un personnage identifié par les enfants et leurs parents, issu du studio Aardman, pionnier du stop-motion depuis les années 70. C’est un personnage intergénérationnel, qui marche toujours. »</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Pour en savoir plus : <em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Aux Lobis : un témoignage de Gaza, une comédie sociale et la Palme d’or</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/cette-semaine-aux-lobis-un-temoignage-de-gaza-une-comedie-sociale-et-la-palme-dor</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Sep 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque semaine, Blois Capitale donne carte blanche à Laëtitia Scherier, directrice du cinéma Les Lobis. Après la claque sensorielle de Sirāt et la romance sociale de Connemara, elle revient sur une actualité dense : la sortie officielle du film palestinien Put Your Soul On Your End And Walk, la comédie sociale Classe moyenne d’Antony Cordier, &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/cette-semaine-aux-lobis-un-temoignage-de-gaza-une-comedie-sociale-et-la-palme-dor">Aux Lobis : un témoignage de Gaza, une comédie sociale et la Palme d’or</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Chaque semaine, <em>Blois Capitale</em> donne <a href="https://bloiscapitale.com/lobis-les-sorties-cine-de-la-semaine-vues-par-laetitia-scherier" target="_blank" rel="noreferrer noopener">carte blanche à <strong>Laëtitia Scherier,</strong></a><strong> directrice du cinéma Les Lobis.</strong> Après la claque sensorielle de <em>Sirāt</em> et la romance sociale de <em>Connemara</em>, elle revient sur une actualité dense : la sortie officielle du film palestinien <em><strong>Put Your Soul On Your End And Walk</strong></em>, la comédie sociale <em><strong>Classe moyenne</strong></em> d’Antony Cordier, l’avant-première très attendue de la <strong>Palme d’or 2025</strong> <em><strong>Un simple accident</strong></em> de Jafar Panahi, mais aussi la soirée spéciale <strong><em>« triple dose »</em> autour de Gregg Araki</strong> et un documentaire sur les militantes algériennes, <strong><em>Les mots qu’elles durent</em>.</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-put-your-soul-on-your-end-and-walk-un-temoignage-de-gaza-devenu-film-posthume">Put Your Soul On Your End And Walk : un témoignage de Gaza devenu film posthume</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Retour sur <em>Put Your Soul On Your End And Walk</em>, de <strong>Sepideh Farsi</strong>, programmé en sortie nationale après son avant-première aux Lobis mardi dernier. L’événement, organisé en partenariat avec France Palestine 41, avait attiré le public et suscité un débat <em>« extrêmement intéressant », </em>nous dit la directrice du cinéma.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sepideh Farsi est une cinéaste marquée par l’engagement politique dès son adolescence</strong>. <em>« À 16 ans, elle avait déjà été emprisonnée huit mois pour avoir participé à des manifestations. Elle photographiait la police, ce qui n’avait évidemment pas plu, et elle a aussi caché un dissident politique. À sa sortie, elle a été interdite d’université, ce qui l’a contrainte à l’exil en France. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="435" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/image-8.png" alt="" class="wp-image-28259" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/image-8.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/image-8-221x300.png 221w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">C’est une réalisatrice mais aussi une journaliste. <em>« Et c’est ce double regard qui explique sa démarche. Au lieu des images habituelles, tournées de l’extérieur vers Gaza, <strong>elle filme l’intérieur. </strong>Grâce à des connaissances communes, elle a rencontré <strong>une jeune photojournaliste</strong> — mais uniquement <strong>en visio.</strong> Pendant près de huit mois, elle a échangé avec elle. »</em> Le dispositif est radical. <em><strong>« 95 % du film, c’est sa caméra braquée sur son téléphone ou son ordinateur. On assiste aux conversations, aux confidences, à la vie de cette jeune femme. »</strong></em> Le film montre une photographe <em>« toujours sans haine, extrêmement souriante et résiliente »</em>, qui croit pouvoir supporter les épreuves grâce à sa foi, mais que l’on voit dépérir. <em>« Son visage se creuse au fur et à mesure que les couloirs humanitaires se ferment et que la nourriture ne passe plus. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce film est devenu tragiquement posthume</strong>. <em>« Le film avait été sélectionné à Cannes. Elles essayaient de la faire sortir de Gaza pour qu’elle vienne présenter son travail au-delà des frontières. Et puis, <strong>dans la nuit, son appartement a été ciblé par une frappe de drone. Tout son étage a été détruit. Elle est morte avec toute sa famille. »</strong></em> Cette mort confère au film une dimension bouleversante. <em>« Les premiers spectateurs qui l’ont découvert ici l’ont trouvé extrêmement fort. C’est évidemment un film difficile, mais <strong>il donne une vision intérieure de ce que signifie vivre à Gaza aujourd’hui. Moi, il me semble essentiel de le proposer. »</strong></em></p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-classe-moyenne-satire-sociale-et-comedie-intelligente">Classe moyenne : satire sociale et comédie intelligente</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxième sortie de la semaine : <em><strong>Classe moyenne</strong></em> d’<strong>Antony Cordier</strong>. Laëtitia en avait déjà parlé la semaine précédente, mais l’avant-première approche : <em>« C’est très rare d’avoir une comédie présentée à Cannes. Et là, on est sur <strong>une comédie intelligente, qui observe la société avec beaucoup de finesse. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatrième film du cinéaste, <em>Classe moyenne</em> bénéficie d’un <strong>casting solide</strong> : <strong>Laurent Lafitte, Laure Calamy, Ramzy Bedia, Élodie Bouchez</strong>. Le récit suit Mehdi, jeune homme invité à passer l’été chez les parents de sa fiancée. <em>« Et absolument rien ne va se passer comme prévu. »</em> L’histoire est inspirée d’un scénario initial repris et retravaillé par le réalisateur et sa co-scénariste, qui y ont insufflé leur patte. <em><strong>« Cordier revendique une inspiration des comédies italiennes. Et c’est vrai qu’on retrouve ce ton-là. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="436" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/image-1.png" alt="classe moyenne" class="wp-image-28110" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/image-1.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/image-1-220x300.png 220w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Tous les personnages ont une volonté de changement. <em>« Certains veulent changer de classe sociale, d’autres de métier, d’autres encore de vie personnelle. Cela crée <strong>un jeu de manipulations où chacun tente de tirer son épingle du jeu. »</strong></em> Le film interroge la violence des rapports sociaux, mais reste une comédie. <em>« C’est à la fois très intelligent et très drôle. <strong>On a besoin de cette légèreté. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Laëtitia Scherier souligne que Cordier parle en connaissance de cause. <em>« Il a grandi dans une famille ouvrière. Il s’identifie à son personnage principal, ce jeune homme qui croit être sorti de la classe populaire grâce à ses études de droit, et qui pense appartenir à la fois à la classe moyenne et à la classe populaire. Mais le film montre que les choses sont plus compliquées. <strong>Quand on est entre deux classes, on risque de n’appartenir à aucune. </strong></em></p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-simple-accident-la-palme-d-or-de-jafar-panahi">Un simple accident : la Palme d’or de Jafar Panahi</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine prochaine, les Lobis accueilleront l’avant-première d’<em><strong>Un simple accident</strong>,</em> <strong>Palme d’or 2025</strong>. C’est le douzième long métrage de Jafar Panahi, cinéaste iranien emblématique, plusieurs fois emprisonné et interdit de tournage, mais qui persiste à filmer clandestinement. <em>« Comme toujours, il critique très violemment son gouvernement. En Iran, tout scénario doit être soumis et validé par les autorités. Lui refuse, donc<strong> il tourne illégalement, en petite équipe, caméra et moniteurs dissimulés dans un fourgon. »</strong> </em>Certains de ses films sont sortis clandestinement, sur une simple clé USB.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="480" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/image-7.png" alt="" class="wp-image-28258" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/image-7.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/image-7-200x300.png 200w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Un simple accident</em> raconte l’histoire d’un homme qui croise celui qu’il croit être son ancien tortionnaire. <em>« Le film pose une question vertigineuse : <strong>faut-il se faire justice soi-même ? Et nous, spectateurs européens, sommes-nous légitimes pour juger de situations que nous n’avons pas vécues ? »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jafar Panahi a payé le prix fort. <em>« Arrêté en 2010, puis de nouveau entre 2022 et 2023, condamné à plusieurs années de prison et interdit de tourner, il a tenu sept mois en détention avant d’entamer une grève de la faim. Une mobilisation internationale l’a sauvé, et ses interdictions ont finalement été levées. »</em> Son cinéma reste profondément politique. <strong><em>« Ses personnages sont fictionnels, mais inspirés de récits entendus en prison. Des gens restés derrière les barreaux, sans la visibilité dont il bénéficie. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Laëtitia Scherier souligne que la Palme d’or n’est pas seulement un geste de soutien : <em><strong>« Jafar Panahi est un grand cinéaste. Son film est fort. La récompense est à la fois artistique et politique, et donc pleinement justifiée. »</strong></em></p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-triple-dose-la-trilogie-queer-de-greg-araki">Triple Dose : la trilogie queer de Greg Araki</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Samedi soir, place à une nouvelle édition du cycle <em>Double Dose</em>, qui permet aux Lobis de proposer des films rares et audacieux. Après Darren Aronofsky en avril ou David Lynch en juin, c’est au tour de <strong>Gregg Araki</strong> avec sa trilogie des années 1990 : <strong><em>Totally Fucked Up</em> (1992, inédit en salles en France), <em>The Doom Generation</em> (1995) et <em>Nowhere</em> (1997).</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces films constituent la <em>« trilogie de l’adolescence »</em> et ont consacré Araki comme chef de file du <strong>nouveau cinéma queer américain</strong>. <em>« Ils montrent une jeunesse désenchantée, sexualisée, confrontée à la drogue, à la dépression, à la mort. <strong>Des œuvres radicales, qui explosent les conventions hollywoodiennes, saturées d’images et nourries de culture pop. »</strong></em> Le style visuel convoque aussi David Lynch. <em>« Il y a un côté surréaliste, avec des références explicites. C’est à la fois une Madeleine de Proust pour ceux qui ont grandi dans les années 80-90, et une expérience unique pour les spectateurs d’aujourd’hui. »</em> Deux films sont interdits aux moins de 16 ans, le premier aux moins de 12. <em>« Les thématiques le justifient, mais ce n’est pas le public adolescent qui vient sur ce type de propositions. »</em></p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-mots-qu-elles-durent-rendre-leur-voix-aux-militantes-algeriennes">Les mots qu’elles durent : rendre leur voix aux militantes algériennes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, lundi soir, l’association <strong><em>Cinéfil</em></strong> propose en partenariat avec le <strong>CIAS</strong> le documentaire <strong><em>Les mots qu’elles durent</em></strong> de Raphaël Pillosio. Ce film rend <strong>hommage aux militantes algériennes emprisonnées dans les années 1960.</strong> <em>« Le réalisateur a retrouvé des images d’archives dont la bande-son avait disparu. Comme si on leur avait enlevé la voix. Il part de ce silence pour construire son film, et restitue la parole de celles qui ont survécu. »</em> Certaines sont mortes depuis longtemps, mais d’autres témoignent encore aujourd’hui. <em><strong>« C’est un documentaire hommage au courage de ces femmes, conscientes des risques qu’elles prenaient dans leur combat. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour en savoir plus : <strong><em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/cette-semaine-aux-lobis-un-temoignage-de-gaza-une-comedie-sociale-et-la-palme-dor">Aux Lobis : un témoignage de Gaza, une comédie sociale et la Palme d’or</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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