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	<title>Archives des prostitution - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Les maisons closes de Blois : un passé caché dans l&#8217;ombre des ruelles</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Aug 2023 08:43:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le passé de Blois est riche et parfois méconnu. Derrière les façades de ses bâtisses centenaires, des secrets se murmurent. Les adresses 18 degrés Saint-Nicolas et 1 rue de Lauricard ne sont pas que d&#8217;anciennes habitations, elles révèlent des histoires de « maisons de tolérance », un euphémisme utilisé pour désigner les maisons de prostitution ou maisons &#8230;</p>
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<p>Le passé de Blois est riche et parfois méconnu. <a href="https://bloiscapitale.com/category/vie-locale">Derrière les façades de ses bâtisses centenaires</a>, des secrets se murmurent. <strong>Les adresses </strong>18 degrés Saint-Nicolas et 1 rue de Lauricard<strong> ne sont pas que d&rsquo;anciennes habitations, elles révèlent des histoires de « maisons de tolérance »,</strong> un euphémisme utilisé pour désigner les <strong>maisons de prostitution ou maisons closes.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les origines médiévales</h2>



<p>L&rsquo;histoire de la prostitution à Blois ne date pas d&rsquo;hier. <strong>Dès le Moyen Âge, une maison close opérait rue Rebrousse-Penil</strong>, située en plein cœur du centre-ville actuel. Mais c&rsquo;est au 19e siècle, véritable âge d&rsquo;or de ces établissements, que ces deux adresses, aujourd&rsquo;hui anodines, ont vu le jour.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la tolérance à la régulation</h2>



<p><strong>L&rsquo;appellation « maison de tolérance » n&rsquo;était pas fortuite.</strong> En effet, en dépit de la réprobation sociale envers la prostitution, <strong>ces maisons étaient réglementées, tolérées, voire considérées comme des commerces légitimes.</strong> Un arrêté de 1842 exigeait que ces établissements soient dirigés exclusivement par des femmes, illustrant la dualité de la moralité publique de l&rsquo;époque qui condamnait d&rsquo;un côté la prostitution tout en la tolérant de l&rsquo;autre.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://images3.cgb.fr/images/jeton/fjt_539667.jpg" alt=""/></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Deux maisons, deux réputations</h2>



<p><strong>La maison sise au 18 degrés Saint-Nicolas, dirigée en 1941 par Yvonne Isoux, jouissait d&rsquo;une réputation discrète.</strong> Elle n&rsquo;a <em>« jamais attiré l&rsquo;attention de la police »</em>, <a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/blois/que-sont-devenues-les-anciennes-maisons-closes-de-blois">selon les archives</a>. En revanche, le <strong><em>« Vert Galant »</em></strong> au 1 rue de Lauricard, sous la houlette d&rsquo;Odette Bourgoin, avait <strong>une notoriété plus controversée</strong>. L&rsquo;état décrit de cet établissement était bien plus précaire que celui du 18.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="800" height="600" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/08/18.jpg" alt="" class="wp-image-6822" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/08/18.jpg 800w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/08/18-300x225.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/08/18-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;impact des guerres</h2>



<p>Pendant les périodes de conflit, la demande explosait. <a href="http://www.culture41.fr/Archives-departementales/Decouvrir-et-transmettre/Tresors-des-archives/Les-documents-du-mois/Maisons-de-tolerance">Les archives</a> font état de la présence accrue de soldats, d&rsquo;<strong>un afflux de femmes devenant prostituées, parfois poussées par leurs propres familles.</strong> Les raisons étaient diverses : femmes de prisonniers cherchant à survivre, jeunes filles attirées par la promesse d&rsquo;argent, et bien d&rsquo;autres histoires tragiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un regard sur la santé publique</h2>



<p>L&rsquo;un des principaux enjeux de la réglementation de ces maisons était la <strong>prévention des maladies vénériennes. </strong>Les autorités étaient particulièrement préoccupées par <strong>la transmission de ces maladies aux soldats.</strong> La répression était sévère. Des prostituées étaient emprisonnées pour « inconduite » ou pour faits de « prostitution clandestine ». En 1944, les autorités britanniques sont allées jusqu&rsquo;à interdire à leurs soldats l&rsquo;accès aux maisons closes françaises, de peur des contaminations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un chapitre clos</h2>



<p>Ces maisons closes n&rsquo;ont pas survécu à l&rsquo;après-guerre. <strong>La loi Marthe Richard, adoptée en 1946, a ordonné leur fermeture</strong>. Aujourd&rsquo;hui, elles sont devenues de paisibles résidences privées. Si leur façade a été refaite, si les lanternes rouges et les oeillets ont disparu, les murs portent encore les stigmates de ce passé. Au-dessus du 18 bis, un « dix-huit » gravé rappelle encore cette époque révolue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réflexion sur une époque révolue</h2>



<p>Ces maisons, et ce qu&rsquo;elles symbolisent, reflètent les contradictions de la société française du 19e et début 20e siècle. <strong>Entre morale et nécessité économique, entre condamnation et tolérance</strong>, elles rappellent que l&rsquo;histoire n&rsquo;est jamais manichéenne. Derrière chaque porte, chaque fenêtre, se cachent des histoires individuelles, des destins croisés, des choix faits dans des circonstances parfois désespérées.</p>



<p>Ces maisons closes, bien qu&rsquo;appartenant au passé, continuent d&rsquo;influencer notre regard sur la société, sur la condition féminine et sur la complexité des choix individuels face aux contraintes sociales.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="800" height="600" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/08/rue-lauricard.jpg" alt="" class="wp-image-6823" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/08/rue-lauricard.jpg 800w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/08/rue-lauricard-300x225.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/08/rue-lauricard-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption">1 rue de Lauricard</figcaption></figure></div><p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/les-maisons-closes-de-blois-un-passe-cache-dans-lombre-des-ruelles">Les maisons closes de Blois : un passé caché dans l&rsquo;ombre des ruelles</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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