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	<title>Archives des Ramzy Bedia - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Aux Lobis : un témoignage de Gaza, une comédie sociale et la Palme d’or</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Sep 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque semaine, Blois Capitale donne carte blanche à Laëtitia Scherier, directrice du cinéma Les Lobis. Après la claque sensorielle de Sirāt et la romance sociale de Connemara, elle revient sur une actualité dense : la sortie officielle du film palestinien Put Your Soul On Your End And Walk, la comédie sociale Classe moyenne d’Antony Cordier, &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/cette-semaine-aux-lobis-un-temoignage-de-gaza-une-comedie-sociale-et-la-palme-dor">Aux Lobis : un témoignage de Gaza, une comédie sociale et la Palme d’or</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Chaque semaine, <em>Blois Capitale</em> donne <a href="https://bloiscapitale.com/lobis-les-sorties-cine-de-la-semaine-vues-par-laetitia-scherier" target="_blank" rel="noreferrer noopener">carte blanche à <strong>Laëtitia Scherier,</strong></a><strong> directrice du cinéma Les Lobis.</strong> Après la claque sensorielle de <em>Sirāt</em> et la romance sociale de <em>Connemara</em>, elle revient sur une actualité dense : la sortie officielle du film palestinien <em><strong>Put Your Soul On Your End And Walk</strong></em>, la comédie sociale <em><strong>Classe moyenne</strong></em> d’Antony Cordier, l’avant-première très attendue de la <strong>Palme d’or 2025</strong> <em><strong>Un simple accident</strong></em> de Jafar Panahi, mais aussi la soirée spéciale <strong><em>« triple dose »</em> autour de Gregg Araki</strong> et un documentaire sur les militantes algériennes, <strong><em>Les mots qu’elles durent</em>.</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-put-your-soul-on-your-end-and-walk-un-temoignage-de-gaza-devenu-film-posthume">Put Your Soul On Your End And Walk : un témoignage de Gaza devenu film posthume</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Retour sur <em>Put Your Soul On Your End And Walk</em>, de <strong>Sepideh Farsi</strong>, programmé en sortie nationale après son avant-première aux Lobis mardi dernier. L’événement, organisé en partenariat avec France Palestine 41, avait attiré le public et suscité un débat <em>« extrêmement intéressant », </em>nous dit la directrice du cinéma.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sepideh Farsi est une cinéaste marquée par l’engagement politique dès son adolescence</strong>. <em>« À 16 ans, elle avait déjà été emprisonnée huit mois pour avoir participé à des manifestations. Elle photographiait la police, ce qui n’avait évidemment pas plu, et elle a aussi caché un dissident politique. À sa sortie, elle a été interdite d’université, ce qui l’a contrainte à l’exil en France. »</em></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="320" height="435" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/image-8.png" alt="" class="wp-image-28259" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/image-8.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/image-8-221x300.png 221w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">C’est une réalisatrice mais aussi une journaliste. <em>« Et c’est ce double regard qui explique sa démarche. Au lieu des images habituelles, tournées de l’extérieur vers Gaza, <strong>elle filme l’intérieur. </strong>Grâce à des connaissances communes, elle a rencontré <strong>une jeune photojournaliste</strong> — mais uniquement <strong>en visio.</strong> Pendant près de huit mois, elle a échangé avec elle. »</em> Le dispositif est radical. <em><strong>« 95 % du film, c’est sa caméra braquée sur son téléphone ou son ordinateur. On assiste aux conversations, aux confidences, à la vie de cette jeune femme. »</strong></em> Le film montre une photographe <em>« toujours sans haine, extrêmement souriante et résiliente »</em>, qui croit pouvoir supporter les épreuves grâce à sa foi, mais que l’on voit dépérir. <em>« Son visage se creuse au fur et à mesure que les couloirs humanitaires se ferment et que la nourriture ne passe plus. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce film est devenu tragiquement posthume</strong>. <em>« Le film avait été sélectionné à Cannes. Elles essayaient de la faire sortir de Gaza pour qu’elle vienne présenter son travail au-delà des frontières. Et puis, <strong>dans la nuit, son appartement a été ciblé par une frappe de drone. Tout son étage a été détruit. Elle est morte avec toute sa famille. »</strong></em> Cette mort confère au film une dimension bouleversante. <em>« Les premiers spectateurs qui l’ont découvert ici l’ont trouvé extrêmement fort. C’est évidemment un film difficile, mais <strong>il donne une vision intérieure de ce que signifie vivre à Gaza aujourd’hui. Moi, il me semble essentiel de le proposer. »</strong></em></p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-classe-moyenne-satire-sociale-et-comedie-intelligente">Classe moyenne : satire sociale et comédie intelligente</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxième sortie de la semaine : <em><strong>Classe moyenne</strong></em> d’<strong>Antony Cordier</strong>. Laëtitia en avait déjà parlé la semaine précédente, mais l’avant-première approche : <em>« C’est très rare d’avoir une comédie présentée à Cannes. Et là, on est sur <strong>une comédie intelligente, qui observe la société avec beaucoup de finesse. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatrième film du cinéaste, <em>Classe moyenne</em> bénéficie d’un <strong>casting solide</strong> : <strong>Laurent Lafitte, Laure Calamy, Ramzy Bedia, Élodie Bouchez</strong>. Le récit suit Mehdi, jeune homme invité à passer l’été chez les parents de sa fiancée. <em>« Et absolument rien ne va se passer comme prévu. »</em> L’histoire est inspirée d’un scénario initial repris et retravaillé par le réalisateur et sa co-scénariste, qui y ont insufflé leur patte. <em><strong>« Cordier revendique une inspiration des comédies italiennes. Et c’est vrai qu’on retrouve ce ton-là. »</strong></em></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="320" height="436" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/image-1.png" alt="classe moyenne" class="wp-image-28110" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/image-1.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/image-1-220x300.png 220w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Tous les personnages ont une volonté de changement. <em>« Certains veulent changer de classe sociale, d’autres de métier, d’autres encore de vie personnelle. Cela crée <strong>un jeu de manipulations où chacun tente de tirer son épingle du jeu. »</strong></em> Le film interroge la violence des rapports sociaux, mais reste une comédie. <em>« C’est à la fois très intelligent et très drôle. <strong>On a besoin de cette légèreté. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Laëtitia Scherier souligne que Cordier parle en connaissance de cause. <em>« Il a grandi dans une famille ouvrière. Il s’identifie à son personnage principal, ce jeune homme qui croit être sorti de la classe populaire grâce à ses études de droit, et qui pense appartenir à la fois à la classe moyenne et à la classe populaire. Mais le film montre que les choses sont plus compliquées. <strong>Quand on est entre deux classes, on risque de n’appartenir à aucune. </strong></em></p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-simple-accident-la-palme-d-or-de-jafar-panahi">Un simple accident : la Palme d’or de Jafar Panahi</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine prochaine, les Lobis accueilleront l’avant-première d’<em><strong>Un simple accident</strong>,</em> <strong>Palme d’or 2025</strong>. C’est le douzième long métrage de Jafar Panahi, cinéaste iranien emblématique, plusieurs fois emprisonné et interdit de tournage, mais qui persiste à filmer clandestinement. <em>« Comme toujours, il critique très violemment son gouvernement. En Iran, tout scénario doit être soumis et validé par les autorités. Lui refuse, donc<strong> il tourne illégalement, en petite équipe, caméra et moniteurs dissimulés dans un fourgon. »</strong> </em>Certains de ses films sont sortis clandestinement, sur une simple clé USB.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="320" height="480" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/image-7.png" alt="" class="wp-image-28258" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/image-7.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/image-7-200x300.png 200w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Un simple accident</em> raconte l’histoire d’un homme qui croise celui qu’il croit être son ancien tortionnaire. <em>« Le film pose une question vertigineuse : <strong>faut-il se faire justice soi-même ? Et nous, spectateurs européens, sommes-nous légitimes pour juger de situations que nous n’avons pas vécues ? »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jafar Panahi a payé le prix fort. <em>« Arrêté en 2010, puis de nouveau entre 2022 et 2023, condamné à plusieurs années de prison et interdit de tourner, il a tenu sept mois en détention avant d’entamer une grève de la faim. Une mobilisation internationale l’a sauvé, et ses interdictions ont finalement été levées. »</em> Son cinéma reste profondément politique. <strong><em>« Ses personnages sont fictionnels, mais inspirés de récits entendus en prison. Des gens restés derrière les barreaux, sans la visibilité dont il bénéficie. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Laëtitia Scherier souligne que la Palme d’or n’est pas seulement un geste de soutien : <em><strong>« Jafar Panahi est un grand cinéaste. Son film est fort. La récompense est à la fois artistique et politique, et donc pleinement justifiée. »</strong></em></p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-triple-dose-la-trilogie-queer-de-greg-araki">Triple Dose : la trilogie queer de Greg Araki</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Samedi soir, place à une nouvelle édition du cycle <em>Double Dose</em>, qui permet aux Lobis de proposer des films rares et audacieux. Après Darren Aronofsky en avril ou David Lynch en juin, c’est au tour de <strong>Gregg Araki</strong> avec sa trilogie des années 1990 : <strong><em>Totally Fucked Up</em> (1992, inédit en salles en France), <em>The Doom Generation</em> (1995) et <em>Nowhere</em> (1997).</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces films constituent la <em>« trilogie de l’adolescence »</em> et ont consacré Araki comme chef de file du <strong>nouveau cinéma queer américain</strong>. <em>« Ils montrent une jeunesse désenchantée, sexualisée, confrontée à la drogue, à la dépression, à la mort. <strong>Des œuvres radicales, qui explosent les conventions hollywoodiennes, saturées d’images et nourries de culture pop. »</strong></em> Le style visuel convoque aussi David Lynch. <em>« Il y a un côté surréaliste, avec des références explicites. C’est à la fois une Madeleine de Proust pour ceux qui ont grandi dans les années 80-90, et une expérience unique pour les spectateurs d’aujourd’hui. »</em> Deux films sont interdits aux moins de 16 ans, le premier aux moins de 12. <em>« Les thématiques le justifient, mais ce n’est pas le public adolescent qui vient sur ce type de propositions. »</em></p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-mots-qu-elles-durent-rendre-leur-voix-aux-militantes-algeriennes">Les mots qu’elles durent : rendre leur voix aux militantes algériennes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, lundi soir, l’association <strong><em>Cinéfil</em></strong> propose en partenariat avec le <strong>CIAS</strong> le documentaire <strong><em>Les mots qu’elles durent</em></strong> de Raphaël Pillosio. Ce film rend <strong>hommage aux militantes algériennes emprisonnées dans les années 1960.</strong> <em>« Le réalisateur a retrouvé des images d’archives dont la bande-son avait disparu. Comme si on leur avait enlevé la voix. Il part de ce silence pour construire son film, et restitue la parole de celles qui ont survécu. »</em> Certaines sont mortes depuis longtemps, mais d’autres témoignent encore aujourd’hui. <em><strong>« C’est un documentaire hommage au courage de ces femmes, conscientes des risques qu’elles prenaient dans leur combat. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour en savoir plus : <strong><em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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