<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Présidentielle 2027 - Blois Capitale Agglopolys</title>
	<atom:link href="https://bloiscapitale.com/category/politique/presidentielle-2027/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://bloiscapitale.com/category/politique/presidentielle-2027</link>
	<description>Le Webmag de Blois</description>
	<lastBuildDate>Wed, 30 Sep 2026 10:43:51 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.2</generator>

<image>
	<url>https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2022/12/cropped-LOGO-BC-512-32x32.png</url>
	<title>Archives des Présidentielle 2027 - Blois Capitale Agglopolys</title>
	<link>https://bloiscapitale.com/category/politique/presidentielle-2027</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Benjamin Salesse : « On ne doit plus laisser passer le racisme décomplexé »</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/benjamin-salesse-on-ne-doit-plus-laisser-passer-le-racisme-decomplexe</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/benjamin-salesse-on-ne-doit-plus-laisser-passer-le-racisme-decomplexe#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 08:55:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Présidentielle 2027]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Salesse]]></category>
		<category><![CDATA[blois]]></category>
		<category><![CDATA[élections 2027]]></category>
		<category><![CDATA[Fabien Roussel]]></category>
		<category><![CDATA[gauche]]></category>
		<category><![CDATA[Loir-et-Cher]]></category>
		<category><![CDATA[Monteaux]]></category>
		<category><![CDATA[Parti communiste français]]></category>
		<category><![CDATA[pcf]]></category>
		<category><![CDATA[PCF Loir-et-Cher]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[politique locale]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle 2027]]></category>
		<category><![CDATA[une]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bloiscapitale.com/?p=36638</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nouveau secrétaire départemental du Parti communiste français en Loir-et-Cher, Benjamin Salesse ne découvre ni le militantisme ni le territoire. Adhérent au PCF depuis 1992, ancien conseiller municipal à Monteaux, syndicaliste, il prend aujourd’hui davantage de responsabilités dans une période qu’il juge lourde de dangers mais aussi de possibilités politiques. À l’approche de l’élection présidentielle de &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/benjamin-salesse-on-ne-doit-plus-laisser-passer-le-racisme-decomplexe">Benjamin Salesse : « On ne doit plus laisser passer le racisme décomplexé »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nouveau secrétaire départemental du Parti communiste français en Loir-et-Cher, Benjamin Salesse ne découvre ni le militantisme ni le territoire. Adhérent au PCF depuis 1992, ancien conseiller municipal à Monteaux, syndicaliste, il prend aujourd’hui davantage de responsabilités dans une période qu’il juge lourde de dangers mais aussi de possibilités politiques. À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, il aura notamment la charge d’organiser dans le département la campagne de Fabien Roussel.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 20 juin, Benjamin Salesse a pris la tête de la fédération du PCF de Loir-et-Cher à l’issue du congrès départemental, élu à l’unanimité. Une situation dont il s’amuse : « <em>Ce n’était pas un score soviétique, mais j’ai été élu à l’unanimité.</em> » Sa candidature relevait d’abord, insiste-t-il, d’un choix collectif. Elle rencontrait toutefois une disposition personnelle : celle de prendre davantage de responsabilités. <strong>« <em>J’avais envie, dans la période actuelle, de m’engager un peu plus politiquement.</em> »</strong></p>



<h3 id="h-une-pierre-a-apporter-a-l-edifice" class="wp-block-heading">« Une pierre à apporter à l’édifice »</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi maintenant ? Benjamin Salesse décrit <strong>une période « <em>porteuse de profonds espoirs, de profondes revendications</em> »</strong>, mais <strong>également « <em>lourde de grands dangers</em> »</strong>, en France comme à l’étranger. « <em>Je me suis dit que j’avais, en toute modestie, une pierre à apporter à l’édifice, en tout cas au niveau départemental, pour animer la vie démocratique et puis</em><strong><em> porter encore davantage nos valeurs vis-à-vis de nos partenaires et de la population.</em> »</strong> Car à ses yeux, son parti doit trouver sa place dans un ensemble plus large : « <em>Pour moi, <strong>c’est un combat progressiste</strong> et un combat de gauche dans sa globalité.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de la singularité communiste demeure pourtant entière, alors que le parti a considérablement perdu de son poids électoral national. Benjamin Salesse répond d’abord par<strong> l’implantation territoriale du PCF</strong> et <strong>le nombre d’élus locaux</strong> qu’il conserve. Puis par ce qui, selon lui, constitue encore <strong>une identité politique</strong> : les services publics, le partage des richesses, l’égalité entre les femmes et les hommes, la lutte contre les discriminations, la démocratie sociale, la place des syndicats ou encore la solidarité internationale. Il cite également la <em><strong><a href="https://www.pcf.fr/la_securit_emploi_formation_en_5_points" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« sécurité emploi-formation »</a></strong></em>, projet défendu de longue date par les communistes et qui vise à <strong>sécuriser les parcours professionnels</strong> en permettant d’alterner emploi et formation tout au long de la vie, avec un revenu garanti pendant les périodes de transition.</p>



<h3 id="h-un-engagement-commence-en-1992-entre-apartheid-et-memoire-familiale" class="wp-block-heading">Un engagement commencé en 1992, entre apartheid et mémoire familiale</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’histoire militante de Benjamin Salesse commence en 1992</strong>, dans un contexte peu favorable au communisme européen. Le mur de Berlin est tombé trois ans plus tôt, l’Union soviétique vient de disparaître. Son engagement ne naît pourtant ni à Moscou ni à Berlin, mais en regardant vers <strong>l’Afrique du Sud. Les mobilisations contre l’apartheid et pour la libération de Nelson Mandela</strong> jouent un rôle décisif dans sa politisation. « <em>C’est ce qui m’a amené à la politique : </em><strong><em>la lutte contre le racisme, les discriminations et la ségrégation.</em> »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a aussi une histoire familiale. <strong>Des grands-parents communistes, et surtout un grand-père résistant puis déporté,</strong> dont il évoque la détention à Châteaubriant, au moment où Guy Môquet et les autres otages qui seront fusillés en octobre 1941 y étaient emprisonnés. Puis Mauthausen et le commando de Loibl Pass. Des souvenirs longtemps tus, raconte-t-il, avant que certains récits ne ressortent au détour de conversations. Benjamin Salesse ne veut pas pour autant transformer cette filiation en destin tout tracé : <strong>« <em>Ce n’est pas de l’atavisme, mais il y a une tradition familiale.</em> »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Trente-quatre ans après avoir pris sa carte au PCF, Benjamin Salesse se retrouve désormais chargé de mener la bataille présidentielle dans le Loir-et-Cher. Le parti a déjà choisi son candidat : consultés début septembre, <strong>72,06 % des 23 962 communistes ayant exprimé un suffrage ont approuvé la candidature de Fabien Roussel</strong>. La fédération va donc prendre le chemin des marchés, distribuer ses tracts, coller ses affiches et investir les réseaux sociaux. Mais l’enjeu dépasse la mécanique d’une campagne électorale. Pour Benjamin Salesse, il s’agit surtout de <strong>retrouver une prise sur les catégories populaires</strong>, dans les quartiers, les entreprises comme dans les territoires ruraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Parler salaires, fiscalité, emploi et services publics</strong>, sans abandonner pour autant le terrain du <strong>racisme, de l’homophobie, des droits des femmes, des discriminations ou des libertés publiques</strong>. « <em>On ne doit plus laisser passer autour de nous les dérives de langage et le racisme décomplexé que l’on peut entendre un peu partout.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Benjamin Salesse, <strong>la bataille est donc aussi culturelle</strong>. Il relie la progression de l’extrême droite au sentiment de déclassement, mais aussi à <strong>un discours de repli</strong> qui désigne des boucs émissaires et entretient<strong> la nostalgie d’une France passée, largement fantasmée.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce récit, il oppose ce qu’il dit observer dans le Loir-et-Cher : <strong>des associations, des clubs sportifs, des acteurs culturels et des bénévoles qui continuent à faire vivre des lieux, des projets et des solidarités.</strong> Autant de signes, à ses yeux, que le repli n’a pas tout emporté. Pour Benjamin Salesse, le chantier est là : <strong>reprendre pied là où la gauche a reculé, sans dissocier la question sociale du combat contre le racisme, les discriminations et les atteintes aux libertés publiques.</strong></p>



<h3 id="h-climat-paix-solidarites-du-loir-et-cher-a-l-international" class="wp-block-heading">Climat, paix, solidarités : du Loir-et-Cher à l’international</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Chez Benjamin Salesse, <strong>la question écologique</strong> ne se détache pas du reste. Elle rejoint directement le pouvoir d’achat, l’agriculture, la santé et les conditions de vie. Après un été marqué par de fortes chaleurs, il estime qu’il faut accélérer l’adaptation des territoires : logements, équipements publics, organisation des villes, mais aussi soutien aux agriculteurs confrontés à des épisodes climatiques plus brutaux. <strong>« <em>Il va falloir qu’on aborde la transition écologique de manière ferme et décidée</em> »,</strong> insiste-t-il, en plaidant aussi <strong>pour une agriculture paysanne et une consommation davantage tournée vers les productions locales.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche se prolonge dans une conception plus large de la solidarité. Benjamin Salesse revendique l’internationalisme comme l’un des fils de son engagement communiste. Il évoque <strong>la Palestine, Cuba, l’Ukraine, le Soudan, le Proche et le Moyen-Orient, mais aussi l’Amérique latine.</strong> Dans tous ces cas, il revient au même principe : <strong>soutien aux populations</strong> confrontées à la guerre, respect du droit international et refus de considérer que les injustices deviennent secondaires lorsqu’elles se déroulent loin de la France.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="621" height="878" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-41.png" alt="" class="wp-image-36642" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-41.png 621w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-41-212x300.png 212w" sizes="(max-width: 621px) 100vw, 621px" /></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Cuba occupe une place particulière dans ce raisonnement. Il dénonce les conséquences du blocus et des difficultés économiques qui touchent l’île, et évoque notamment les besoins liés à l’énergie. Cette solidarité prendra une forme concrète à Blois <strong>samedi 26 septembre</strong>, lors d’une soirée organisée <a href="https://bloiscapitale.com/agenda-de-blois-et-des-environs-du-21-au-27-septembre-2026" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>salle Beauce de l’ALCV, rue Dupré</strong>, de 18 h à 23 h</a>. À 18 h 30, un premier temps sera consacré à la crise énergétique et aux formes de solidarité possibles, avec des témoignages. La soirée se poursuivra à 19 h 30 par une initiation à la danse avec Michel Martinez, puis à 20 h 30 par un concert-bal de salsa avec <strong>Cuarteto Café con Pan</strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/marche-climat-1024x576.png" alt="marche climat" class="wp-image-36493" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/marche-climat-1024x576.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/marche-climat-300x169.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/marche-climat-768x432.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/marche-climat-1536x864.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/marche-climat-390x220.png 390w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/marche-climat.png 1672w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques heures plus tôt, Benjamin Salesse participera aussi à un autre rendez-vous qui rassemble plusieurs des préoccupations développées pendant l’entretien : la <strong>Marche pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale</strong>, organisée à Blois <strong><a href="https://bloiscapitale.com/blois-une-marche-pour-le-climat-le-vivant-la-paix-et-la-justice-sociale-le-26-septembre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">[lire ici]</a></strong> ce même <strong>samedi 26 septembre</strong>. Pour lui, le rapprochement de ces thèmes n’a rien d’artificiel : crise climatique, inégalités sociales, guerres et fragilisation des populations se répondent et appellent, selon lui, <strong>des mobilisations qui ne restent pas enfermées dans un seul registre.</strong> De l’écologie locale à la solidarité internationale, il revendique ainsi un même fil conducteur : <strong>ne pas dissocier les combats.</strong> Et c’est aussi dans cet esprit qu’il formule son appel final : <strong>« <em>Garder espoir pendant les mois qui viennent, s’engager, s’investir et ne pas avoir peur de prendre la parole.</em> »</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/benjamin-salesse-on-ne-doit-plus-laisser-passer-le-racisme-decomplexe">Benjamin Salesse : « On ne doit plus laisser passer le racisme décomplexé »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bloiscapitale.com/benjamin-salesse-on-ne-doit-plus-laisser-passer-le-racisme-decomplexe/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Marc Gricourt : « Dans certains domaines, il faut de la radicalité »</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/marc-gricourt-dans-certains-domaines-il-faut-de-la-radicalite</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/marc-gricourt-dans-certains-domaines-il-faut-de-la-radicalite#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2026 15:48:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Présidentielle 2027]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[blois]]></category>
		<category><![CDATA[CamPuS socialiste 2026]]></category>
		<category><![CDATA[François Bonneau]]></category>
		<category><![CDATA[François Hollande]]></category>
		<category><![CDATA[Jérôme Guedj]]></category>
		<category><![CDATA[Loir-et-Cher]]></category>
		<category><![CDATA[Marc Gricourt]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Faure]]></category>
		<category><![CDATA[Parti socialiste]]></category>
		<category><![CDATA[Place publique]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[politique à Blois]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle 2027]]></category>
		<category><![CDATA[primaire de la gauche]]></category>
		<category><![CDATA[Raphael Glucksmann]]></category>
		<category><![CDATA[Ségolène Royal]]></category>
		<category><![CDATA[une]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bloiscapitale.com/?p=35963</guid>

					<description><![CDATA[<p>Force est de constater, le Parti socialiste sort de son Campus de Blois avec un paradoxe : il a réussi à préserver l’image d’une formation rassemblée, sans dissiper les profondes divergences qui la traversent à l’approche de l’élection présidentielle. La compétition est désormais officiellement ouverte pour la primaire de la gauche socialiste et démocratique, organisée &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/marc-gricourt-dans-certains-domaines-il-faut-de-la-radicalite">Marc Gricourt : « Dans certains domaines, il faut de la radicalité »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Force est de constater, le Parti socialiste sort de son Campus de Blois avec un paradoxe : il a réussi à préserver l’image d’une formation rassemblée, sans dissiper les profondes divergences qui la traversent à l’approche de l’élection présidentielle.<strong> La compétition est désormais officiellement ouverte</strong> pour la primaire de la gauche socialiste et démocratique, organisée avec Place publique et la Gauche républicaine et socialiste, dont les deux tours se tiendront <strong>les 9-10 et 16-17 octobre.</strong> Son format, plus resserré que la primaire largement ouverte défendue par Olivier Faure, avait placé le premier secrétaire en minorité lors du vote interne sur ses modalités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Annoncée le 30 août, la candidature d’Olivier Faure transforme la consultation en un affrontement stratégique avec Raphaël Glucksmann.</strong> Le président de Place publique, déclaré depuis le 23 août et donné favori, a rallié plusieurs figures importantes du PS, parmi lesquelles Boris Vallaud, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Carole Delga, Nicolas Mayer-Rossignol,Michaël Delafosse ou encore <strong>François Bonneau,</strong> président le région Centre-Val de Loire. <strong>Face à lui, Olivier Faure entend défendre une ligne plus nettement ancrée à gauche</strong> et sa <strong>capacité à renouer, après la primaire, le dialogue avec les écologistes, les communistes et les <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-francois-ruffin-appelle-a-une-bronca-au-sein-du-parti-socialiste" target="_blank" rel="noreferrer noopener">autres composantes</a></strong> susceptibles de former une majorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La compétition ne se limite toutefois pas à ces deux candidatures. <strong>Philippe Brun, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel et Ségolène Royal</strong> entendent également porter leurs orientations. <strong>François Hollande, de son côté, refuse</strong> de participer à une primaire qu’il juge trop étroite et trop précoce. L’ancien président donne rendez-vous en décembre pour déterminer, en fonction du résultat et du rapport de force politique, le rôle qu’il pourrait encore jouer. La désignation d’octobre pourrait donc choisir un candidat sans refermer entièrement la question présidentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans cette séquence incertaine que <strong>Marc Gricourt prend clairement position.</strong> Le <a href="https://www.blois.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">maire de Blois</a> apporte son <strong>soutien à Olivier Faure,</strong> au nom de son appartenance socialiste, <strong>mais aussi d’un choix de ligne</strong> : celui d’une gauche revendiquant des ruptures économiques, sociales et environnementales, tout en conservant la capacité de parler à l’ensemble de ses partenaires. Dans cet entretien accordé à <em>Blois Capitale</em>, l&rsquo;édile revient sur les enseignements du CamPuS, les fragilités persistantes du PS, le poids du quinquennat Hollande et les conditions qui permettraient, selon lui, de reconstruire une gauche capable de gouverner.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Dimanche, vous avez annoncé que vous apportiez votre soutien à Olivier Faure. Que retenez-vous déjà de ce camPuS socialiste ?</mark></strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> L’objectif était d’abord de faire en sorte que ce Campus soit <strong>celui de l’unité la plus large possible</strong> du Parti socialiste et qu’il se déroule <strong>dans des conditions sereines,</strong> dans le respect des militantes et des militants qui représentent les différents courants de pensée et textes d’orientation au sein du PS. De ce point de vue, la mission a été remplie. Ce qui en est ressorti, à travers le discours de clôture d’Olivier Faure et les prises de position du premier secrétaire du Parti socialiste, ce sont <strong>des orientations et des mesures que nous allons porter pendant la présidentielle,</strong> sur les questions internationales, environnementales, économiques et sociales. Cela fait évidemment écho à la santé et à l’éducation. C’était plutôt intéressant. En tout cas, je l’ai vécu comme tel, <strong>avec des orientations clairement à gauche.</strong> Et puis il y a eu dimanche l’annonce officielle de sa candidature à la primaire. J’avais lancé une perche, si je puis dire, dans mon discours d’accueil. J’avais indiqué qu’en tant que membre du Parti socialiste, si le premier secrétaire était candidat, il aurait mon soutien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il l’a sur la base d’une ligne programmatique qui, je n’en doute pas, sera conforme à ce qu’Olivier Faure défend depuis plusieurs années. Ce seront <strong>des mesures de gauche</strong> dans lesquelles je me retrouve, <strong>avec, bien sûr, la nécessité de faire preuve de sérieux dans certains domaines de la gestion publique,</strong> au regard de la réalité des déficits publics de la nation. Mais il faut aussi <strong>une ambition qui impose des ruptures</strong> avec les politiques menées depuis dix ans et, dans certains domaines, depuis bien plus longtemps, y compris sous les mandatures de Nicolas Sarkozy et de François Hollande. <strong>Ce que je défends également, dans certains domaines, c’est une forme de radicalité.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines questions exigent des décisions tranchées. Sur le <strong>pouvoir d’achat, par exemple,</strong> il faudra évidemment lancer une conférence afin de parvenir à des accords. <strong>Sur les questions environnementales</strong>, il faut également savoir imposer des mesures, comme cela a été fait dans le passé concernant l’utilisation — ou plutôt la non-utilisation — de certains pesticides. <strong>Sur la santé, </strong>qui est un domaine que je connais bien, il faut enfin parvenir à redéfinir les modalités de financement de l’hôpital public, mais aussi celles du secteur médico-social, notamment des EHPAD. Il faut traiter la question du reste à charge pour les personnes et les familles, garantir à tous l’accès à un EHPAD lorsque cela s’impose, et conduire une véritable politique de santé publique. Cela suppose, bien sûr, une véritable politique de prévention, que nous n’avons pas dans notre pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enjeux sont donc importants. <strong>Sur l’éducation,</strong> Olivier Faure a également donné quelques pistes, notamment l’objectif de ne pas avoir de classe comptant plus de 19 élèves. Cela peut paraître utopique ou impossible à certains, compte tenu de la situation budgétaire. Pourtant, d’autres pays y parviennent. Quand je vais en Allemagne, dans les villes jumelées avec Blois, il n’y a pas de classe de plus de 20 élèves, que ce soit dans le primaire ou dans le secondaire. On ne peut pas tout comparer entre la France et l’Allemagne, mais nous appartenons tout de même aux dix premières puissances mondiales. Si nous ne pouvons pas nous fixer des objectifs ambitieux en matière d’éducation, afin de donner le plus de chances possible à tous les enfants et de faire en sorte que l’école de la République soit de nouveau capable de garantir les mêmes chances à chacun, cela pose question. Voilà quelques exemples des orientations données par Olivier Faure.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce qui est également intéressant dans sa candidature, c’est qu’il a toujours œuvré, depuis qu’il est premier secrétaire, à l’unité de la gauche.</strong> C’est lui qui avait initié les rencontres ayant conduit à la Nupes, puis au Nouveau Front populaire. Nous savons que ces deux démarches d’accord électoral entre les formations de gauche, lors des élections législatives, ont permis de résister, voire de faire mieux que ce que nous aurions pu imaginer séparément. Cela le différencie aussi d’autres candidats à cette primaire, <strong>notamment de Raphaël Glucksmann, qui a d’emblée écarté toute possibilité de travailler avec La France insoumise.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, imaginons que nous ayons demain un président de gauche et une Assemblée nationale de gauche : les formations situées en dehors de LFI ne seront pas majoritaires à elles seules. Il faudra donc <strong>gouverner ensemble,</strong> sur la base d’un programme et d’un accord de gouvernement. Exclure dès aujourd’hui la possibilité d’avoir demain, à la tête du pays, un gouvernement de Front populaire, comme cela s’est fait en 1936, comme François Mitterrand l’a fait dans un autre contexte ou comme Lionel Jospin l’a fait en 1997, c’est acter d’emblée que l’on ne pourra pas gouverner la France.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nous savons que Raphaël Glucksmann aura des difficultés à rassembler largement la gauche. Je suis convaincu qu’Olivier Faure possède cette capacité, ou en tout cas cette volonté.</strong> Il a démontré qu’il savait discuter avec les autres formations politiques : le Parti communiste, les écologistes et les autres forces de gauche. Il aura donc, au lendemain de la primaire, une plus grande capacité à rassembler largement. <strong>Et puis, quand on est socialiste, on vote pour un candidat ou une candidate socialiste.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce qui me perturbe dans les prises de position de certains responsables du Parti socialiste qui ont d’emblée apporté leur soutien à Raphaël Glucksmann</strong> — et c’est leur liberté —, c’est que, lorsqu’on appartient à un parti politique, on choisit normalement de soutenir les candidates ou les candidats issus de cette formation. Cela me pose question.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Ce format de primaire a été voté. Mais est-ce celui que vous souhaitiez ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> Ce n’est pas celui que je défendais. Je soutenais la proposition formulée par la majorité du bureau politique du PS : <strong>une primaire plus ouverte et plus large.</strong> La formule retenue donne d’emblée <strong>un avantage à Raphaël Glucksmann</strong>, ce qui fausse le jeu. Mais une majorité de militantes et de militants a approuvé cette formule. Nous en prenons donc acte. Il appartient maintenant à Olivier Faure de renverser la tendance annoncée et de se retrouver demain en tête de cette primaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Voter pour Olivier Faure, c’est donc s’autoriser ensuite à discuter avec les écologistes et les communistes ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> Oui. Au regard des déclarations de Raphaël Glucksmann et de ce que disent notamment nos partenaires communistes et écologistes, nous savons qu’avec lui, ce serait très compliqué. <strong>Il serait donc difficile d’imaginer un élargissement de la majorité autour de sa candidature dès le premier tour.</strong> Or, nous savons qu’un tel élargissement peut être l’un des éléments permettant d’assurer une présence au second tour.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Ce qui est en jeu, c’est donc aussi le positionnement du candidat : au centre gauche ou clairement à gauche ?</mark></strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> Absolument. Je ne remets pas en cause le positionnement politique de Raphaël Glucksmann, qui se situe à gauche, mais <strong>il défend, dans certains domaines, des orientations politiques libérales.</strong> Je ne voudrais pas que nous nous retrouvions demain avec des propositions s’inscrivant globalement dans la continuité des politiques menées depuis dix, vingt ou trente ans. C’est pour cela que j’évoquais <strong>la nécessité d’avoir, pendant cette primaire, de vrais débats</strong>. Il ne doit pas seulement s’agir d’un choix de personne, mais d’un choix fondé sur des positions politiques, des annonces et des orientations claires, permettant notamment aux militants socialistes de gauche de voter à partir de propositions concrètes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Si Raphaël Glucksmann devait gagner, n’y aurait-il pas un risque de multiplication des candidatures pour occuper l’espace à gauche, voire de ralliement de certaines forces à LFI ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> Le risque est plus important, nous le savons. Il y a d’abord celui d’une multiplication des candidatures. Si nous ne parvenons pas, au lendemain de notre primaire, à engager des discussions avec les autres responsables écologistes et communistes, nous prenons <strong>le risque que ces formations maintiennent leurs propres candidatures.</strong> Cette démultiplication rendrait d’emblée très difficile l’accès au second tour du candidat de la gauche non mélenchoniste.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Le Campus socialiste vous a-t-il aussi permis de sonder les tendances et de voir certaines évolutions se dessiner ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> Il s’est passé quelque chose d’intéressant. De nombreuses militantes et de nombreux militants qui, lors du dernier congrès, avaient soutenu d’autres courants ou d’autres textes d’orientation que celui d’Olivier Faure ont exprimé ce que je viens de dire : <strong>« Nous sommes socialistes. Faisons d’abord le choix d’un candidat socialiste à cette primaire, et nous verrons ensuite. »</strong> C’est déjà un petit signal que j’ai trouvé intéressant. L’enjeu est véritablement de faire en sorte qu’Olivier Faure sorte vainqueur de cette primaire. Il y a d’autres candidats, mais il est, selon moi, le mieux placé pour porter nos couleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Le résultat de cette primaire pourrait-il modifier votre engagement ? Pourriez-vous être plus ou moins actif dans la campagne ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> Cela pourrait le modifier. Si Raphaël Glucksmann sortait vainqueur, je regarderais la situation. Je suis plutôt légitimiste : une stratégie a été définie par le parti. Mais <strong>Raphaël Glucksmann n’est pas socialiste</strong>. Dans cette hypothèse, j’examinerais ses propositions et ses orientations. <strong>Si je ne m’y retrouvais pas, cela pourrait m’amener à soutenir un autre candidat à gauche.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Quelle pourrait être votre place dans cette campagne présidentielle ? Quel serait votre niveau d’engagement ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> Nous verrons. Il est évident que <strong>si Olivier Faure sort vainqueur</strong> de cette primaire et s’engage dans la campagne, il sera peut-être lui-même amené à me proposer d’y participer. Comme cela s’était passé avec Benoît Hamon, puis avec Anne Hidalgo, j’étais dans ce que l’on appelle <strong>le staff de campagne</strong>. Avec Benoît Hamon, j’avais beaucoup travaillé, avec d’autres, sur les questions de fiscalité, notamment la fiscalité locale et celle des ménages. <strong>Demain, je serai évidemment disponible</strong> pour contribuer à la réflexion, à la définition d’un programme, puis pour m’engager dans la campagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Vous avez déclaré que vous n’iriez pas aux élections législatives, mais que les élections sénatoriales pourraient davantage vous intéresser.</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> Cela, c’est le résumé d’Henri Brissot dans <em>La Nouvelle République</em>… J’ai dit qu’aujourd’hui, en effet, <strong>mon intention n’était pas de me présenter aux élections législatives</strong>. Mais, comme je l’ai toujours précisé, cela reste vrai <strong>sauf situation particulière</strong>. Même si les candidats aux législatives sont investis avant l’élection présidentielle, <strong>je ne sais pas quelle sera la situation politique après la présidentielle.</strong> Il peut y avoir des bouleversements ou la nécessité de sécuriser les choses. Et, avec beaucoup d’humilité, cela m’a encore été dit pendant ce CamPuS : <strong>j’apparais toujours comme le mieux placé pour porter les couleurs de la gauche dans cette circonscription.</strong> Ce n’est pas mon intention. J’espère donc ne pas avoir à m’engager dans cette élection législative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le message que j’ai voulu faire passer est le suivant : si l’on estime que je peux jouer un rôle à l’échelle nationale, au Parlement, cela pourrait en effet passer, <strong>pourquoi pas, par les élections sénatoriales de 2029.</strong> Par définition, le profil des sénateurs correspond plutôt à celui de personnes ayant une expérience d’élu local. De ce point de vue, j’ai couvert tout le panel. <strong>J’ai donc, par définition, le profil que l’on attend généralement d’un sénateur.</strong> Mais, encore une fois, cela dépendra de mon état d’esprit. Peut-être que, dans trois ans, je resterai tout simplement maire de Blois. C’est déjà une chance et c’est déjà très bien. Peut-être déciderai-je ensuite de prendre ma retraite.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Qu’est-ce qui vous freine aujourd’hui pour les élections législatives puisque de l’avis général vous seriez le favori si vous vous présentiez ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> Ce qui me freine aujourd’hui, et c’est ce que j’ai expliqué à certains de mes interlocuteurs, c’est que <strong>nous ne sommes plus en 2024.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, même si je ne l’avais pas imaginé, il existait aussi une opportunité calendaire. Nous étions à deux ans des élections municipales. Si j’avais été élu député, j’aurais obligatoirement dû, pour respecter la loi, passer la main. <strong>Celui qui aurait alors été maire de Blois aurait eu deux ans pour se confronter à la fonction</strong> avant de repartir aux élections municipales. Aujourd’hui, nous sommes dans un autre contexte. <strong>J’ai été réélu en 2026. Annoncer aux Blésois, un an plus tard, que j’envisage de quitter la fonction de maire pour laquelle ils m’ont élu, au profit d’un autre mandat, serait différent.</strong> Certains pourraient le comprendre, parce qu’il existe un enjeu national : <strong>tout faire pour éviter que cette circonscription ne bascule à l’extrême droite</strong>. Je me réserve cette hypothèse dans une situation politique particulière. Voilà où j’en suis aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Vous pourriez donc vous engager avant tout pour faire barrage ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> Oui.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/product/prevente-du-numero-1-septembre-2026-du-magazine-papier-blois-capitale"><img decoding="async" width="1024" height="341" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/ban-gricourt-1024x341.png" alt="" class="wp-image-35976" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/ban-gricourt-1024x341.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/ban-gricourt-300x100.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/ban-gricourt-768x256.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/ban-gricourt-1536x512.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/ban-gricourt-2048x683.png 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Dans votre livre*, vous écrivez : « Lorsque les enjeux s’élèvent, lorsque la tension monte, je deviens un combattant. »</mark></strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> C’est vrai. <strong>Les campagnes électorales ont toujours exercé sur moi une grande stimulation.</strong> J’estime aussi qu’il existe des échéances auxquelles il faut être candidat. Il n’était pas écrit qu’en 2008, je serais élu maire de Blois et que mon prédécesseur serait battu après un seul mandat. Mais lorsque <strong>l’on a des idées à porter, il faut aussi prendre ses responsabilités, </strong>quand on représente une formation politique et, plus encore, lorsque l’on est élu, et aller au combat. Nous parlions des élections sénatoriales. Imaginons que je sois demain candidat : ce serait un véritable combat politique. Si l’on regarde mathématiquement le nombre d’élus susceptibles de voter pour un candidat de gauche, <strong>nous sommes minoritaires dans ce département.</strong> Mais nous savons que <strong>d’autres paramètres entrent en ligne de compte</strong> lors d’une élection sénatoriale. Il y a des élus modérés ou non inscrits, qui sont d’ailleurs majoritaires, et qui regarderont l’engagement de l’élu dans son territoire, sa connaissance des collectivités, les valeurs qu’il porte, etc. Je suis convaincu qu’il existe une fenêtre de tir pour cette élection. <strong>Ce serait un défi, mais j’aime les défis.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Si François Hollande n’est pas candidat à la primaire, est-ce parce qu’il sait qu’il ne la gagnerait pas ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> Je ne sais pas, c’est à lui qu’il faut le demander. Mais <strong>je peux entendre sa position d’ancien président de la République,</strong> considérant que, de ce fait, il n’a pas à participer à une compétition entre plusieurs candidats au sein d’une même formation politique. Je trouve que cela se discute, mais je peux l’entendre. Ensuite, <strong>cela fausse un peu les règles du jeu, parce qu’il dit lui-même qu’il se prononcera en décembre.</strong> Ce sera donc une fois que nous aurons désigné notre candidat à l’issue de cette primaire et que nous connaîtrons plus précisément les intentions des autres formations politiques, notamment communistes et écologistes, qu’il estimera s’il doit jouer un rôle ou non.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Mediapart expliquait qu’il avait été envisagé de faire venir pour ce CamPuS à Blois Pedro Sánchez et le maire de New York, Zohran Mamdani. Était-ce vraiment le cas ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> Je n’ai pas eu cette information, mais j’en aurais été très heureux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : On vous connaît une très grande admiration pour Pedro Sánchez. Est-ce un peu le modèle à suivre ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> Oui, je le crois. Il a démontré que l’on pouvait être socialiste, donc de gauche, et porter une ambition forte sur les questions environnementales, sociales, économiques et internationales. Il a le courage de défendre des positions qui ne sont pas forcément majoritaires, sur Gaza notamment. <strong>Depuis qu’il est au pouvoir, l’Espagne est numéro un en Europe</strong> sur le plan économique et social, avec des mesures fortes d’augmentation du salaire minimum, mais aussi sur les questions de société. C’est donc un exemple.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Si Olivier Faure l’emporte, êtes-vous certain que Raphaël Glucksmann ne se présentera pas malgré tout ? Et, dans votre esprit, le vainqueur devra-t-il ensuite discuter avec les autres forces de gauche pour les rallier ou pour se rallier à elles ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> <strong>À partir du moment où Raphaël Glucksmann s’engage dans cette démarche de primaire, je ne saurais imaginer qu’il n’en respecte pas le résultat.</strong> Je n’ai pas trop d’inquiétude à ce sujet. S’il n’arrive pas en tête de cette primaire, il s’effacera. Mais il devra <strong>s’effacer en s’engageant, </strong>je l’espère, dans la campagne présidentielle aux côtés de celui ou de celle qui en sera sorti vainqueur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Et le vainqueur devra ensuite discuter avec les autres forces de gauche ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> Bien sûr. Il devra chercher à les rallier afin de définir une stratégie commune. Lorsque nous parlons des écologistes et du Parti communiste, le Parti socialiste reste la première force politique parmi ces trois formations. <strong>Il faudra donc essayer d’embarquer les autres autour de notre candidat</strong>. Nous savons très bien qu’une candidature du Parti communiste ne serait pas en mesure d’accéder au second tour et de l’emporter. J’ai également beaucoup de réserves sur une candidature écologiste, avec des écologistes qui sont eux-mêmes divisés. Une bonne partie penche vers Jean-Luc Mélenchon ; une autre ne le supporte pas et pencherait plutôt vers nous, mais plus difficilement vers Raphaël Glucksmann. Voilà la réalité du paysage politique à gauche aujourd’hui.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*Aventures en territoire humain aux éditions Plume d&rsquo;éléphant</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/marc-gricourt-dans-certains-domaines-il-faut-de-la-radicalite">Marc Gricourt : « Dans certains domaines, il faut de la radicalité »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bloiscapitale.com/marc-gricourt-dans-certains-domaines-il-faut-de-la-radicalite/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À Blois, François Ruffin appelle à « une bronca » au sein du Parti socialiste</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/a-blois-francois-ruffin-appelle-a-une-bronca-au-sein-du-parti-socialiste</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/a-blois-francois-ruffin-appelle-a-une-bronca-au-sein-du-parti-socialiste#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Aug 2026 15:01:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Présidentielle 2027]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Alexis Corbière]]></category>
		<category><![CDATA[blois]]></category>
		<category><![CDATA[Campus socialiste]]></category>
		<category><![CDATA[classes populaires]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Maurel]]></category>
		<category><![CDATA[François Ruffin]]></category>
		<category><![CDATA[gauche]]></category>
		<category><![CDATA[Gauche républicaine et socialiste]]></category>
		<category><![CDATA[GRS]]></category>
		<category><![CDATA[Loir-et-Cher]]></category>
		<category><![CDATA[Marc Gricourt]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Noëlle Lienemann]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Faure]]></category>
		<category><![CDATA[Parti socialiste]]></category>
		<category><![CDATA[Place publique]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle 2027]]></category>
		<category><![CDATA[primaire de la gauche]]></category>
		<category><![CDATA[PS]]></category>
		<category><![CDATA[Raphaël Glucksmann]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Taillé-Polian]]></category>
		<category><![CDATA[travaillisme climatique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bloiscapitale.com/?p=35926</guid>

					<description><![CDATA[<p>Présent à Blois en ce weekend de CamPuS du Parti socialiste, François Ruffin s&#8217;est offert ce samedi 29 août une escapade à L’Arboré Sens, loin du format des grandes tables rondes. Devant militants, élus et sympathisants venus de plusieurs sensibilités de gauche, le candidat à l’élection présidentielle a développé son diagnostic : l’ordre libéral s’épuise, &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-francois-ruffin-appelle-a-une-bronca-au-sein-du-parti-socialiste">À Blois, François Ruffin appelle à « une bronca » au sein du Parti socialiste</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://bloiscapitale.com/francois-ruffin-avec-gilles-perret-aux-lobis-pour-presenter-au-boulot" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Présent à Blois</a> en ce weekend de CamPuS du Parti socialiste, François Ruffin s&rsquo;est offert ce samedi 29 août une escapade à L’Arboré Sens, loin du format des grandes tables rondes. Devant militants, élus et sympathisants venus de plusieurs sensibilités de gauche, le candidat à l’élection présidentielle a développé son diagnostic : l’ordre libéral s’épuise, mais c’est aujourd’hui le Rassemblement national qui semble le mieux placé pour en recueillir les fruits. Sa réponse tient dans une formule : <em>« réconcilier gauche et populaire »</em>. Une ambition qui passe, selon lui, par le travail, l’écologie et l’unité, mais qui se heurte immédiatement à la question de la primaire organisée autour du PS et de Place publique.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques rues du CamPuS socialiste, le décor change. À L’Arboré Sens, les participants, trop nombreux pour tous trouver place à l’étage de l’établissement blésois, s’installent autour des tables tandis que certains restent debout. Les questions et prises de parole viennent directement de la salle. Dans le public, <strong>Alexis Corbière</strong>, <strong>Marc Gricourt</strong> et plusieurs personnalités socialistes locales. Autour de François Ruffin se retrouvent aussi des responsables politiques venus d’horizons différents : <strong>Sophie Taillé-Polian</strong>, députée membre de Génération.s, responsable du programme et porte-parole de sa campagne ; <strong>Marie-Noëlle Lienemann</strong> et <strong>Emmanuel Maurel</strong>, de la Gauche républicaine et socialiste (GRS) ; ainsi que <strong>Stéphane Delpeyrat-Vincent</strong>, maire socialiste de Saint-Médard-en-Jalles.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="858" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7335-858x1024.jpeg" alt="François Ruffin à Blois | Marc Alvarez" class="wp-image-35923" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7335-858x1024.jpeg 858w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7335-251x300.jpeg 251w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7335-768x917.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7335-1287x1536.jpeg 1287w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7335-1715x2048.jpeg 1715w" sizes="auto, (max-width: 858px) 100vw, 858px" /></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 id="h-un-ordre-liberal-qui-s-effondre-aux-yeux-des-gens" class="wp-block-heading">Un ordre libéral qui « s’effondre aux yeux des gens »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour poser son diagnostic, François Ruffin convoque Gramsci et l&rsquo;idée d&rsquo;un <strong><em>« détachement de l&rsquo;idéologie dominante »</em></strong>. Il égrène les mots qui, selon lui, ont structuré plusieurs décennies de discours économique : <em><strong>« concurrence, croissance, mondialisation, compétitivité, marché »</strong></em>. Des termes qui, estime-t-il, <em><strong>« ne sont plus des mots qui enthousiasment, mais sont des mots qui dégoûtent »</strong></em>. Son raisonnement est celui d&rsquo;<strong>une crise de confiance plus profonde qu&rsquo;un simple rejet du gouvernement.</strong> Les salaires, le déclassement, les services publics, les conséquences des canicules ou encore les incendies deviennent chez lui les manifestations concrètes d&rsquo;un même épuisement. <em><strong>« Leur ordre, l&rsquo;ordre libéral, en fait, est en train de s&rsquo;effondrer aux yeux des gens. Les gens ont un profond désir d&rsquo;autre chose »</strong></em>, affirme-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;où le paradoxe qu&rsquo;il place au centre de son intervention. Face à l&rsquo;échec qu&rsquo;il prête aux libéraux, <strong>les forces antilibérales devraient selon lui se trouver en situation de conquérir le pouvoir.</strong> Or c&rsquo;est l&rsquo;extrême droite qu&rsquo;il voit aujourd&rsquo;hui en position de force. <em><strong>« Si on laisse faire l&rsquo;Histoire, c&rsquo;est une entrée à l&rsquo;Élysée de Marine Le Pen, de l&rsquo;extrême droite et du Rassemblement national »</strong></em>, prévient-il. Pour Ruffin, la responsabilité de la gauche est donc d&#8217;empêcher ce scénario. Non seulement parce qu&rsquo;elle risquerait de perdre une nouvelle présidentielle, mais parce que les conséquences, insiste-t-il, ne seraient pas également réparties : <em><strong>« Ce n&rsquo;est pas moi qui aurai à payer le plus fort prix. Le plus fort prix, il sera payé par les immigrés, il sera payé par les enfants des quartiers […] il sera payé par les femmes aussi. »</strong></em> C&rsquo;est à partir de là qu&rsquo;il formule l&rsquo;objectif qui traversera pratiquement toute la rencontre : <em><strong>« Ma grande bataille, c&rsquo;est de réconcilier gauche et populaire. »</strong></em></p>



<h2 id="h-hollande-melenchon-deux-ruptures-avec-le-populaire-selon-ruffin" class="wp-block-heading">Hollande, Mélenchon : deux ruptures avec le populaire selon Ruffin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette reconquête suppose d&rsquo;abord, dans son analyse, de regarder ce qui a éloigné une partie des catégories populaires de la gauche. François Ruffin ne ménage pas le quinquennat Hollande. Il va jusqu&rsquo;à qualifier cette période de <em><strong>« machine à accélérer le vote RN »</strong></em>. Mais la critique ne s&rsquo;arrête pas à l&rsquo;ancienne majorité socialiste. De l&rsquo;autre côté, il estime que <strong>La France insoumise</strong> a réussi à recréer un lien avec une partie des quartiers populaires, mais pas avec <em><strong>« la France populaire de manière générale »</strong></em>. Dans sa lecture, le problème de la gauche est donc double : avoir perdu une partie du monde ouvrier et employé pendant les années de gouvernement socialiste sans être parvenue, depuis, à reconstruire une coalition populaire suffisamment large.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le député du groupe Écologiste et Social refuse dès lors de revenir au schéma des <strong><em>« deux gauches irréconciliables »</em></strong>. Il rappelle la Nupes puis le Nouveau Front populaire pour contester l&rsquo;idée que les divergences rendraient tout accord impossible. À l&rsquo;Assemblée nationale, avance-t-il, les différentes composantes de la gauche votent très souvent ensemble. Mais il voit aujourd&rsquo;hui deux pôles se reconstituer autour de <strong>Jean-Luc Mélenchon</strong> et <strong>Raphaël Glucksmann</strong>, avec le risque, selon lui, de <em><strong>« se partager la gauche comme des parts de marché »</strong></em>.</p>



<h2 id="h-l-a-on-a-une-primaire-qui-va-de-raphael-a-glucksmann" class="wp-block-heading">« L<strong>à on a une primaire qui va de <strong>Raphaël à Glucksmann</strong></strong> !<strong> »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément là que surgit le conflit sur la primaire. Ruffin rappelle avoir plaidé pour une consultation extrêmement large. <em><strong>« Moi, j&rsquo;étais favorable à une primaire qui aille de Poutou à Hollande. Vous voyez comme j&rsquo;étais prêt à embrasser très large ! Et là on a une primaire qui va de <strong>Raphaël à Glucksmann</strong></strong> !<strong> »</strong></em> Il lui assignait trois fonctions : départager les nombreuses personnalités disponibles à gauche, créer du<em> <strong>« débordement »</strong></em> en faisant participer des centaines de milliers, voire des millions de citoyens, et enlever aux appareils politiques le dernier mot. <em><strong>« Ce ne sont pas les appareils qui décident, ce sont les gens »</strong></em>, résume-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet n&rsquo;est plus celui qui est aujourd&rsquo;hui organisé autour du PS. Le 9 juillet, les militants socialistes ont rejeté à <strong>55,5 % contre 44,5 %</strong> l&rsquo;option soutenue par Olivier Faure d&rsquo;une primaire très ouverte, accessible aux sympathisants pour deux euros. <strong>Ils ont privilégié un périmètre centré sur le <em>« pôle socialiste ».</em></strong>*</p>



<h2 id="h-un-suffrage-censitaire" class="wp-block-heading">« Un suffrage censitaire »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À L&rsquo;Arboré Sens, le candidat Ruffin reprend et développe la critique qu&rsquo;il venait également d&rsquo;exprimer publiquement au CamPuS : celle d&rsquo;un <strong><em>« suffrage censitaire »</em></strong> et d&rsquo;un dispositif qu&rsquo;il juge <em><strong>« antipopulaire »</strong>. </em> Devant le public, il pousse l&rsquo;image plus loin. <em><strong>« C&rsquo;est comme si on était à l&rsquo;entrée d&rsquo;une boîte de nuit et que le vigile venait dire : “On ne veut pas d&rsquo;untel, d&rsquo;untel et d&rsquo;untel.” »</strong></em> Puis viennent les électeurs eux-mêmes. <strong>Ruffin considère le tarif comme une barrière supplémentaire</strong> alors même que, selon lui, ouvriers, employés, auxiliaires de vie ou aides à domicile ne manifestent déjà pas spontanément une grande proximité avec le PS. Il convoque alors l&rsquo;histoire socialiste : <em><strong>« Est-ce qu&rsquo;on imagine Jean Jaurès qui viendrait dire aux ouvriers de Carmaux : “Vous avez à payer 15 euros pour choisir votre député” ? Est-ce qu&rsquo;on imagine Léon Blum, au moment du Front populaire, venir dire : “Vous aurez à payer 100 balles pour avoir votre ticket d&rsquo;entrée et pouvoir vous exprimer” ? C&rsquo;est impensable. »</strong></em> Et François Ruffin poursuit : <em><strong>« C’est parce que je suis fort que l’appareil a réagi comme ça. »</strong></em> Il s’appuie notamment sur les <strong>100 000 soutiens</strong> que sa campagne affirme avoir recueillis en quinze jours au mois de février. <em><strong>« Ils se sont dit : “Putain, mais alors on va se faire balayer !” »</strong></em>, lance-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le <a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/deputes/PA722142" target="_blank" rel="noreferrer noopener">député de la Somme</a>, l&rsquo;erreur serait surtout de penser qu&rsquo;une organisation aujourd&rsquo;hui affaiblie électoralement pourrait se permettre de réduire encore son périmètre. <em><strong>« Aujourd&rsquo;hui, on a, excusez-moi, un Parti socialiste rétréci, riquiqui »</strong></em>, lance-t-il, avant de juger absurde de ne pas chercher à élargir à d&rsquo;autres composantes de la gauche, notamment celles issues de LFI.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mais François Ruffin ne s’en tient pas au constat. Devant les militants et responsables socialistes présents dans la salle, il les appelle directement à contester ce choix de l’intérieur.</strong> <em><strong>« C’est vous, à l’intérieur du Parti socialiste, qui êtes en mesure de faire la bronca »</strong></em>, lance-t-il. À ses yeux, le sujet dépasse largement les modalités d’une primaire : alors que le divorce entre la gauche — et singulièrement le PS — et les classes populaires est déjà profond, restreindre davantage l’accès au processus reviendrait à l’accentuer. <em><strong>« Ça relève d’une forme de suicide »</strong></em>, estime-t-il. Pour François Ruffin, la bataille porte donc autant sur le choix d’un candidat que sur la capacité du Parti socialiste à rouvrir ses portes à un électorat dont il s’est progressivement éloigné.</p>



<h2 id="h-le-travaillisme-climatique-comme-tentative-de-ligne-commune" class="wp-block-heading">Le « travaillisme climatique » comme tentative de ligne commune</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Côté programme, <strong>Sophie Taillé-Polian</strong> défend une écologie <strong>étroitement liée au travail</strong>, qu’elle souhaite soustraire aux affrontements culturels et identitaires qui, selon elle, saturent aujourd’hui le débat public. La députée du Val-de-Marne est aujourd&rsquo;hui <strong>responsable du programme et porte-parole de François Ruffin</strong>. À Blois, elle annonce la préparation d&rsquo;un nouveau cahier de campagne consacré à ce que l&rsquo;équipe appelle le <strong><em>« travaillisme climatique »</em></strong> : une écologie pensée à partir des métiers, de la production et des conditions concrètes de travail. <em><strong>« Nous allons sortir des propositions […] pour essayer de proposer une forme de nouvelle écologie, une écologie qui soit profondément en lien avec le travail »</strong></em>, explique-t-elle.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="546" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7338-1024x546.jpeg" alt="Sophie Taillé-Polian" class="wp-image-35922" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7338-1024x546.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7338-300x160.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7338-768x409.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7338-1536x819.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7338-2048x1092.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Sophie Taillé-Polian (Génération.s) | Photo : Marc Alvarez</figcaption></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 id="h-la-grs-choisit-pourtant-d-entrer-dans-la-primaire" class="wp-block-heading">La GRS choisit pourtant d&rsquo;entrer dans la primaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ici que la séquence à L&rsquo;Arboré Sens devient particulièrement révélatrice. Car ceux qui partagent une partie du diagnostic de François Ruffin n&rsquo;en tirent pas tous les mêmes conclusions stratégiques. Trois jours plus tôt, la <strong>Gauche républicaine et socialiste</strong> a annoncé qu&rsquo;elle participerait à la primaire initiée par le PS et Place publique. Le mouvement affirme vouloir y défendre une gauche <em><strong>« authentique, crédible, ayant tiré les leçons du passé »</strong></em>, tournée notamment vers les classes populaires et moyennes. À Blois, <strong>Marie-Noëlle Lienemann</strong> explique que la GRS a non seulement choisi d&rsquo;entrer dans la primaire, mais qu&rsquo;elle s&rsquo;oriente vers <strong>une candidature d&rsquo;Emmanuel Maurel</strong>, à condition que ses militants la valident. Celui-ci expose le pari de son mouvement : puisque la primaire existe, il faut <strong>y entrer pour tenter d&rsquo;en modifier l&rsquo;orientation.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="499" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7329-1024x499.jpeg" alt="Emmanuel Maurel" class="wp-image-35924" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7329-1024x499.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7329-300x146.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7329-768x375.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7329-1536x749.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7329-2048x999.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Emmanuel Maurel à Blois</figcaption></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, la rencontre fait apparaître une convergence réelle sans encore dessiner de débouché commun. Autour des mêmes tables se retrouvent des responsables convaincus que la gauche doit renouer avec le travail, l’industrie, les services publics et les catégories populaires, tous préoccupés par la progression de l’extrême droite et critiques du bilan macroniste. Mais reste entière la question de savoir <strong>comment traduire ces convergences en candidature commune</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Parti socialiste apparaît ainsi sous tension. La GRS a choisi d’investir la primaire pour y défendre sa ligne de l’intérieur. François Ruffin, lui, estime que le dispositif retenu va précisément à rebours de l’élargissement dont la gauche aurait besoin. Sans pour autant se résoudre à une séparation durable entre des familles politiques qui continuent, sur de nombreux sujets, à partager le même logiciel. À Blois, la formule <em><strong>« Réconcilier gauche et populaire »</strong></em> a trouvé un terrain de discussion. Elle n&rsquo;a pas encore trouvé son mode d&#8217;emploi. <em><strong>« Mais nous ne nous résignons pas ! »</strong></em>, assure <strong>Sophie Taillé-Polian</strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7341-1024x768.jpeg" alt="François Ruffin" class="wp-image-35921" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7341-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7341-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7341-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7341-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7341-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">François Ruffin à Blois | Marc Alvarez</figcaption></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*Adopté le 25 août par le Parti socialiste et Place publique, <strong>« Choisir 2027 »</strong> autorise les sympathisants à s&rsquo;inscrire pour participer au vote. Deux tours électroniques sont prévus les <strong>9 et 10 octobre</strong>, puis les <strong>16 et 17 octobre</strong>. Le droit de participation est fixé à <strong>15 euros</strong>, avec un tarif de <strong>10 euros pour les étudiants et les personnes non imposables</strong>. Les candidatures doivent être enregistrées entre le 1er et le 15 septembre.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-francois-ruffin-appelle-a-une-bronca-au-sein-du-parti-socialiste">À Blois, François Ruffin appelle à « une bronca » au sein du Parti socialiste</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bloiscapitale.com/a-blois-francois-ruffin-appelle-a-une-bronca-au-sein-du-parti-socialiste/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Présidentielle 2027 : les Français cherchent encore la personnalité qui pourrait s’imposer</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/presidentielle-2027-les-francais-cherchent-encore-la-personnalite-qui-pourrait-simposer</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/presidentielle-2027-les-francais-cherchent-encore-la-personnalite-qui-pourrait-simposer#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 09:18:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Présidentielle 2027]]></category>
		<category><![CDATA[candidats 2027]]></category>
		<category><![CDATA[course présidentielle 2027]]></category>
		<category><![CDATA[Édouard Philippe]]></category>
		<category><![CDATA[élection présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[élection présidentielle 2027]]></category>
		<category><![CDATA[Gérald Darmanin]]></category>
		<category><![CDATA[intentions de vote]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Luc Mélenchon]]></category>
		<category><![CDATA[Marine Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[Michel-Édouard Leclerc]]></category>
		<category><![CDATA[Odoxa]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[politique française]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle 2027]]></category>
		<category><![CDATA[Sébastien Lecornu]]></category>
		<category><![CDATA[sondage présidentielle 2027]]></category>
		<category><![CDATA[sondages politiques]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bloiscapitale.com/?p=35509</guid>

					<description><![CDATA[<p>À moins d’un an de l’élection présidentielle, le paysage politique demeure particulièrement ouvert. Une étude Odoxa réalisée en juillet montre qu’une large part des Français ne parvient toujours pas à citer spontanément la personnalité qu’elle souhaiterait voir entrer à l’Élysée. Et lorsque l’institut teste une douzaine de candidatures alternatives, aucune ne convainc même un quart &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/presidentielle-2027-les-francais-cherchent-encore-la-personnalite-qui-pourrait-simposer">Présidentielle 2027 : les Français cherchent encore la personnalité qui pourrait s’imposer</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>À moins d’un an de l’élection présidentielle, le paysage politique demeure particulièrement ouvert. Une étude Odoxa réalisée en juillet montre qu’une large part des Français ne parvient toujours pas à citer spontanément la personnalité qu’elle souhaiterait voir entrer à l’Élysée. Et lorsque l’institut teste une douzaine de candidatures alternatives, aucune ne convainc même un quart de la population. Michel-Édouard Leclerc arrive en tête de ce classement, devant Sébastien Lecornu et Gérald Darmanin. D’autres enquêtes récentes confirment surtout une réalité : en dehors du Rassemblement national, aucune personnalité ne domine aujourd’hui clairement la compétition.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">À huit mois du premier tour de l’élection présidentielle de 2027, prévu le <strong>18 avril</strong>, les intentions de vote donnent déjà une photographie des rapports de force électoraux. Elles disent cependant moins bien une autre chose :<strong> <a href="https://bloiscapitale.com/barometre-politique-impopularite-record-de-lexecutif-et-rejet-massif-du-budget" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le degré d’adhésion</a> réelle des Français aux personnalités présentes dans le débat politique.</strong> C’est sur ce terrain que l’étude* réalisée par <em><a href="https://www.odoxa.fr/sondage/presidentielle-les-francais-cherchent-encore-leur-candidat/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Odoxa</a></em> avec <em>Backbone</em> pour <em>Le Figaro</em> apporte un éclairage intéressant. Son principal enseignement est <strong>l’absence de personnalité capable de s’imposer naturellement dans l’opinion</strong>.</p>



<h2 id="h-44-des-francais-ne-donnent-spontanement-aucun-nom" class="wp-block-heading">44 % des Français ne donnent spontanément aucun nom</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Odoxa</em> commence par poser une question particulièrement instructive parce qu’elle est totalement ouverte : <em><strong>« Qui souhaiteriez-vous voir élu(e) président(e) de la République française en 2027 ? »</strong></em> Aucun nom n’est proposé aux personnes interrogées. Dans ces conditions, <strong>44 % répondent qu’aucune personnalité ne leur vient à l’esprit</strong>. Au total, seulement 54 % donnent spontanément un nom et 43 % celui d’une personnalité considérée par <em>Odoxa</em> comme un candidat officiellement déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marine Le Pen est la première personnalité spontanément citée, avec <strong>18 %</strong>, très loin devant <strong>Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe, à 7 % chacun.</strong> Jordan Bardella obtient 6 %, Bruno Retailleau 4 %, Raphaël Glucksmann et Gabriel Attal 2 %, François Ruffin, Marine Tondelier, David Lisnard et Sarah Knafo 1 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’enquête <em>Elabe</em> publiée quelques jours avant celle d’<em>Odoxa</em>, Marine Le Pen recueillait <strong>entre 34 et 35,5 % des intentions de vote au premier tour</strong>, selon les configurations testées. Ici, elle n’est citée spontanément que par 18 %. Le signe qu’une partie des votes envisagés pourrait relever davantage d’un choix stratégique ou par défaut que d’une adhésion personnelle. C’est une interprétation possible.</p>



<h2 id="h-michel-edouard-leclerc-devant-les-personnalites-politiques-testees" class="wp-block-heading">Michel-Édouard Leclerc devant les personnalités politiques testées</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Odoxa</em> pousse ensuite l’expérience plus loin en soumettant aux sondés une liste de douze personnalités qui pourraient constituer <strong>des candidatures alternatives.</strong> La question est simple : <strong>pensez-vous qu’elle ferait un bon ou un mauvais candidat à l’élection présidentielle ?</strong> Le premier du classement n’est pas un responsable politique : <strong>Michel-Édouard Leclerc est considéré comme un bon candidat par 23 % des Français</strong>. Il devance de très peu <strong>Sébastien Lecornu et Gérald Darmanin, tous deux à 22 %.</strong> Viennent ensuite : <strong>Bernard Cazeneuve : 17 % ; François Hollande : 16 % ; Xavier Bertrand : 16 % ; Jean Castex : 15 % ; Natacha Polony : 12 % ; Yaël Braun-Pivet : 12 % ; Bruno Le Maire : 12 % ; Gérard Larcher : 9 % ; Matthieu Pigasse : 6 %.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le classement pourrait donner à Michel-Édouard Leclerc l’apparence d’un outsider bénéficiant d’un important potentiel. Il faut pourtant regarder simultanément l’autre colonne du sondage : <strong>75 % des personnes interrogées considèrent qu’il ferait un mauvais candidat</strong>. Pour Sébastien Lecornu, cette proportion atteint 77 %, contre 76 % pour Gérald Darmanin, 81 % pour Bernard Cazeneuve, 82 % pour François Hollande et Xavier Bertrand, 83 % pour Jean Castex, 86 % pour Natacha Polony, Yaël Braun-Pivet et Bruno Le Maire, 88 % pour Gérard Larcher et 92 % pour Matthieu Pigasse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, <strong>Michel-Édouard Leclerc n’est pas plébiscité : il est simplement le moins rejeté des douze profils alternatifs soumis aux sondés</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et l’écart avec les personnalités déjà installées dans la compétition est significatif. <em>Odoxa</em> rappelle que lors d&rsquo;une précédente enquête menée en mai, Marine Le Pen recueillait 39 % de réponses « bon candidat », Édouard Philippe 38 %, Bruno Retailleau 29 %, Raphaël Glucksmann 26 % et Jean-Luc Mélenchon 20 %. <strong>La recherche d’un candidat nouveau</strong> existe donc, mais <strong>aucune personnalité de recours testée par l’institut ne semble actuellement en mesure de la cristalliser</strong>.</p>



<h2 id="h-un-pays-presque-exactement-partage-sur-l-offre-existante" class="wp-block-heading">Un pays presque exactement partagé sur l’offre existante</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre question résume cette hésitation. <em>Odoxa</em> demande aux Français s’ils préféreraient que l’élection soit remportée par l’une des personnalités déjà déclarées ou par quelqu’un d’autre. Résultat : <strong>49 % souhaitent la victoire d’un candidat déjà déclaré et 47 % celle d’une nouvelle personnalité</strong>, tandis que 4 % ne se prononcent pas. Etant donné la marge d’erreur d’un peu plus de trois points, ces deux résultats doivent être considérés comme équivalents. On ne peut donc pas conclure que les Français préfèrent les candidats déjà déclarés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et les différences deviennent considérables lorsque l’on regarde les sensibilités politiques. Parmi les sympathisants du RN, 72 % souhaitent qu’un candidat déjà déclaré l’emporte ; la proportion est de 62 % chez les sympathisants LFI. À l’inverse, <strong>59 % des sympathisants socialistes et 64 % des sympathisants écologistes préféreraient qu’une nouvelle personnalité gagne l’élection</strong>. L’insatisfaction à l’égard de l’offre politique apparaît donc particulièrement forte dans une partie de la gauche, mais elle n’épargne ni le centre ni la droite traditionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Plusieurs enquêtes récentes aboutissent à un diagnostic très voisin</strong>. Début juillet, la première vague du PrésiTrack 2027 d’<em>OpinionWay</em> constatait ainsi que <strong>50 % des Français ne s’intéressaient pas encore à la campagne présidentielle</strong>. Plus spectaculaire encore, 82 % estimaient les candidats déclarés trop nombreux, tandis que seulement <strong>29 % considéraient qu’ils suscitaient de l’espoir</strong>.</p>



<h2 id="h-un-rapprochement-entre-gauche-moderee-et-centre-mesure" class="wp-block-heading">Un rapprochement entre gauche modérée et centre mesuré</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude <em>Odoxa</em> teste une hypothèse politique bien particulière : une alliance dès le premier tour entre la gauche non insoumise — PS, Place publique notamment — et le centre droit constitué autour de Renaissance et du camp présidentiel, dans l’objectif annoncé de faire barrage à la fois au RN et à LFI. À l’échelle nationale, cette possibilité est très largement rejetée : <strong>66 % considèrent qu’il s’agirait d’une mauvaise idée et 33 % d’une bonne</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’hypothèse recueille <strong>73 % d&rsquo;avis favorables chez les sympathisants Renaissance et 54 % chez les sympathisants PS</strong>. Les sympathisants écologistes sont presque exactement partagés, avec 49 % d&rsquo;avis favorables et 51 % défavorables. À l&rsquo;inverse, 87 % des sympathisants RN, 70 % de ceux de LFI et 60 % de ceux de LR la rejettent.</p>



<h2 id="h-beaucoup-de-candidats-peu-d-adhesion" class="wp-block-heading">Beaucoup de candidats, peu d’adhésion</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aucun de ces sondages ne permet évidemment de prédire l’issue d’une présidentielle encore distante de plusieurs mois</strong>. Mais une tendance se dessine : <strong>malgré une offre politique abondante, l&rsquo;adhésion reste à la marge.</strong> <em>OpinionWay</em> mesure peu d’espoir suscité par les candidats déclarés ; <em>Odoxa</em> constate que 44 % des personnes interrogées ne peuvent nommer spontanément personne qu’elles souhaiteraient voir élue ; et aucune des douze personnalités alternatives qu’il propose n’est considérée comme un bon candidat par plus de 23 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce stade de la précampagne, <strong>la demande de renouvellement apparaît plus clairement que la personne susceptible de l’incarner</strong>. C’est probablement là que se situe, davantage que dans le classement ponctuel des prétendants, le véritable enseignement de ces enquêtes.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*L’enquête a été menée en ligne les 15 et 16 juillet 2026 auprès de 1 005 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/presidentielle-2027-les-francais-cherchent-encore-la-personnalite-qui-pourrait-simposer">Présidentielle 2027 : les Français cherchent encore la personnalité qui pourrait s’imposer</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bloiscapitale.com/presidentielle-2027-les-francais-cherchent-encore-la-personnalite-qui-pourrait-simposer/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Antoine Huguet, la liberté socialiste et l’horizon de 2027</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/antoine-huguet-la-liberte-socialiste-et-lhorizon-de-2027</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/antoine-huguet-la-liberte-socialiste-et-lhorizon-de-2027#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Aug 2026 07:16:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Présidentielle 2027]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Antoine Huguet]]></category>
		<category><![CDATA[blois]]></category>
		<category><![CDATA[Boris Vallaud]]></category>
		<category><![CDATA[Campus socialiste]]></category>
		<category><![CDATA[élections législatives 2027]]></category>
		<category><![CDATA[gauche]]></category>
		<category><![CDATA[Loir-et-Cher]]></category>
		<category><![CDATA[Marc Gricourt]]></category>
		<category><![CDATA[Parti socialiste]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[politique locale]]></category>
		<category><![CDATA[première circonscription de Loir-et-Cher]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle 2027]]></category>
		<category><![CDATA[PS Loir-et-Cher]]></category>
		<category><![CDATA[une]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bloiscapitale.com/?p=35258</guid>

					<description><![CDATA[<p>À 31 ans, le nouveau premier secrétaire du Parti socialiste de Loir-et-Cher s’apprête à accueillir à Blois la rentrée nationale de sa formation. Enfant de l’école publique blésoise, socialiste critique du hollandisme et partisan d’une rupture avec la société du tout-marché, Antoine Huguet défend le rassemblement de la gauche tout en préparant déjà l’échéance suivante &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/antoine-huguet-la-liberte-socialiste-et-lhorizon-de-2027">Antoine Huguet, la liberté socialiste et l’horizon de 2027</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 id="h-a-31-ans-le-nouveau-premier-secretaire-du-parti-socialiste-de-loir-et-cher-s-apprete-a-accueillir-a-blois-la-rentree-nationale-de-sa-formation-enfant-de-l-ecole-publique-blesoise-socialiste-critique-du-hollandisme-et-partisan-d-une-rupture-avec-la-societe-du-tout-marche-antoine-huguet-defend-le-rassemblement-de-la-gauche-tout-en-preparant-deja-l-echeance-suivante-une-possible-candidature-dans-la-premiere-circonscription-de-loir-et-cher" class="wp-block-heading">À 31 ans, le nouveau premier secrétaire du Parti socialiste de Loir-et-Cher s’apprête à accueillir à Blois la rentrée nationale de sa formation. Enfant de l’école publique <a href="https://bloiscapitale.com/entre-blois-et-paris-lassociation-illico-reclame-des-trains-directs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blésoise</a>, socialiste critique du hollandisme et partisan d’une rupture avec la société du tout-marché, Antoine Huguet défend le rassemblement de la gauche tout en préparant déjà l’échéance suivante : une possible candidature dans la première circonscription de Loir-et-Cher.</h4>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques semaines du <strong><a href="https://parti-socialiste.fr/actualites/%F0%9F%8E%89-cest-parti-pour-le-campus-2026-prends-vite-ta-place-2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CamPuS du Parti socialiste</a></strong>, Antoine Huguet assure ne pas éprouver de pression particulière. Plutôt de l’enthousiasme. <strong><a href="https://bloiscapitale.com/au-parti-socialiste-anael-ramos-et-simon-blin-prennent-la-tete-de-la-section-blois-onzain" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Élu en juin 2026 à la tête de la fédération socialiste de Loir-et-Cher</a>,</strong> le jeune responsable devra pourtant ouvrir, dans sa propre ville, l’un des principaux rendez-vous nationaux de son parti. <strong>Blois accueillera les 28 et 29 août</strong> des militants, des élus, des responsables politiques et des personnalités comme <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Matthieu_Pigasse" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Matthieu Pigasse</a>. Le Parti socialiste présente cette rencontre comme un moment de débats et de préparation collective, organisé cette année <strong>à l’approche d’échéances électorales</strong> qu’il juge décisives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les socialistes de Loir-et-Cher, la scène possède une résonance particulière. La fédération départementale n’est pas l’une des plus importantes du pays, rappelle Antoine Huguet, mais elle voit une nouvelle fois sa ville devenir, <strong>pendant quelques jours, le centre de gravité du parti</strong>. <em>« Blois est la ville dans laquelle nous vivons, dans laquelle certains d’entre nous ont grandi. Voir les figures nationales et tous les camarades venir peupler les rues de Blois constitue forcément un moment de grande joie. »</em> Mais derrière les retrouvailles militantes se joue déjà une partie de la campagne présidentielle de 2027 (18 avril et 2 mai), avec ses prétendants, ses divergences stratégiques et ses tentatives d’unification. <em><strong>« Il existe un enjeu derrière Blois 2026. Nous voulons que ce soit un moment de dynamique, de concorde et de fédération de l’énergie politique militante. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rentrée nationale constituera aussi <strong>une première exposition</strong> pour une figure encore peu connue du grand public. À 31 ans, Antoine Huguet ne cache plus son intention de compter dans les prochaines années, <strong>avec en ligne de mire une possible candidature aux élections législatives de 2027</strong>. Mais, avant ce cap, il y a un parcours et une construction intellectuelle. Antoine Huguet entend d’ailleurs présenter les deux comme indissociables.</p>



<h2 id="h-de-l-ecole-blesoise-aux-sciences-sociales" class="wp-block-heading">De l’école blésoise aux sciences sociales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Antoine Huguet est né à Orléans, mais son histoire personnelle est principalement blésoise. Il raconte être <strong>arrivé dans la ville vers l’âge de deux ans et demi,</strong> avec sa mère, après la séparation de ses parents. Il y suit l’ensemble de sa scolarité : maternelle à la Clérancerie, école Marcel-Bühler, collège Blois-Vienne, puis lycée Dessaignes. Après une classe préparatoire à Orléans, il poursuit ses études à Paris et à Lyon, avec également un passage à Londres. Sa formation première relève des sciences sociales à l’École normale supérieure de Cachan, devenue ENS Paris-Saclay. <em><strong>« J’ai passé la majorité de mes études à traiter de questions économiques, sociologiques et historiques. »</strong></em> Toutefois, <strong>sa pensée politique</strong> ne s’est pas formée dans les amphithéâtres de l’enseignement supérieur. Il en situe les premières manifestations <strong>autour de ses 15 ans, lors de son entrée au lycée.</strong></p>



<h2 id="h-la-meritocratie-a-l-epreuve-du-reel" class="wp-block-heading">La méritocratie à l’épreuve du réel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Son éveil politique ne vient ni d’un candidat, ni d’une campagne, ni même d’un parti. <strong>Il naît d’abord d’une révolte</strong> : celle provoquée par <strong>les inégalités</strong> et par la distance entre les promesses de la République et leur traduction dans la vie réelle. <em><strong>« L’un des principaux endroits où j’ai nourri une pensée politique est l’école publique »</strong></em>, souffle-t-il. L’institution promet à chacun une place et les mêmes chances de réussir. Mais, selon lui, <strong>elle ne parvient pas toujours à corriger le poids des origines sociales, familiales ou culturelles, qui continuent d’orienter les parcours.</strong> <em>« J’y ai vu, malgré tout ce qui est organisé pour que chacun puisse trouver sa place, <strong>un système méritocratique en faillite. »</strong></em> C’est de cet écart entre le discours et le réel que naît sa première défiance politique. <em>« On nous répétait beaucoup les slogans de la méritocratie et de la liberté immédiate, dont chacun devrait se saisir pour réussir. Or, dans la réalité des faits, les choses ne se passent pas du tout ainsi. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le temps, <strong>une seconde conviction</strong> vient compléter la première : <strong>les institutions</strong> sont insuffisantes, parfois défaillantes, mais elles restent fragiles et <strong>doivent être défendues.</strong> Cette prise de conscience s’approfondit <strong>après les attentats du 13 novembre 2015. </strong>Antoine Huguet étudie alors à l’ENS et vit dans le 11ᵉ arrondissement de Paris. <em><strong>« J’appartiens à la génération Bataclan »</strong></em>, dit le jeune homme avec émotion. Ce soir-là lui révèle que la vie quotidienne, la culture, la fête ou la possibilité de circuler librement ne sont jamais définitivement acquises. <em><strong>« La possibilité de vivre notre vie comme nous l’entendions, avec des moments de joie, de culture et d’émancipation, formait en réalité un édifice fragile. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa politisation repose ainsi sur deux mouvements qui pourraient sembler contradictoires : dénoncer les promesses non tenues de la République et protéger ce qu’elle rend malgré tout possible. <em><strong>« Il y a eu à la fois une révolte et la prise de conscience de la chance que nous avons de vivre dans une société libre. »</strong></em></p>



<h2 id="h-un-socialiste-post-hollandiste" class="wp-block-heading">Un socialiste « post-hollandiste »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Antoine Huguet n’adhère au Parti socialiste qu’en 2020, à un moment où la formation tente encore de se relever de son effondrement électoral de 2017. Son entrée au PS ne s’inscrit pas dans une nostalgie du dernier quinquennat socialiste. <em><strong>« Ce n’est pas François Hollande qui m’a politisé, très honnêtement »</strong></em>, assure le premier secrétaire fédéral en Loir-et-Cher. <em>« Dans le quinquennat Hollande, on voit apparaître les prémices de la politique socio-économique du macronisme qui lui a succédé. »</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il rejoint donc le Parti socialiste au moment où celui-ci traverse l’une des périodes les plus difficiles de son histoire récente, affaibli sur les plans électoral, militant et national. <strong><em>« Je suis arrivé au Parti socialiste à un moment où il avait touché le fond et essayait de se relever. »</em></strong> Pourquoi choisir une formation aussi fragilisée ? Parce qu’il distingue le parti de l’idéal qu’il prétend porter. <strong><em>« Je crois dans l’idée socialiste, qui est intemporelle. »</em></strong> Il en dessine l’horizon : une société capable de garantir à chacun la dignité, la liberté et, autant que possible, le bonheur, sans sacrifier les générations futures. Au cœur de cette définition se trouve un mot que la gauche, selon lui, ne devrait jamais abandonner : <strong>la liberté.</strong></p>



<h2 id="h-on-nous-a-vole-la-thematique-de-la-liberte" class="wp-block-heading"><strong>« On nous a volé la thématique de la liberté »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Antoine Huguet, la gauche a laissé la droite s’approprier le langage de la liberté. Il considère pourtant <strong>l’émancipation</strong> comme le cœur du projet socialiste. <strong><em>« On nous a volé la thématique de la liberté. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La droite libérale, estime-t-il, présente la liberté comme une possibilité immédiate offerte à tous : entreprendre, consommer, réussir, se déplacer ou s’enrichir.</strong> Chacun serait placé devant les mêmes règles et devrait ensuite assumer la réussite ou l’échec de son parcours. Antoine Huguet conteste cette représentation à travers l’image d’une course de haies : <em>« Nous partons tous — encore que ce ne soit pas toujours le cas — du même point de départ. Mais l’un est lesté et doit franchir cinquante haies, tandis qu’un autre n’en a que trois devant lui et ne porte aucun poids. »</em> À l’arrivée, le premier est célébré pour son mérite, sans que soient considérées les différences de patrimoine, de santé, d’éducation, de réseau ou de sécurité matérielle. <strong><em>« Je ne crois pas que cette vision de la liberté soit juste, effective, ni même honnête. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La distinction qu’il établit est celle qui sépare une liberté théorique d’une liberté réellement accessible. <strong>Dire à chacun qu’il possède les mêmes droits ne garantit pas qu’il dispose des moyens de les exercer.</strong> <em>« La liberté s’organise. Elle s’organise collectivement »</em>, affirme le jeune socialiste.</p>



<h2 id="h-des-sanctuaires-a-soustraire-au-marche" class="wp-block-heading">Des sanctuaires à soustraire au marché</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Antoine Huguet ne défend pas une économie entièrement administrée.</strong> Il ne propose ni la disparition de l’entreprise privée ni celle des mécanismes marchands. Il estime en revanche que certains besoins indispensables à la dignité humaine ne peuvent dépendre de la seule solvabilité des individus ou des exigences de rentabilité. <em>« La société socialiste telle que je l’imagine n’est pas une société administrée à 100 %. Elle n’est pas davantage une société entièrement soumise au marché. »</em> Il évoque <strong>une société capable d’établir des « sanctuaires »</strong> : l’école publique, l’hôpital, l’accès à l’eau, l’alimentation, l’accompagnement de la vieillesse et, plus largement, tout ce qui conditionne une existence digne. <strong><em>« Oui, tout ce qui touche directement à la dignité et à la liberté des personnes doit échapper à la dynamique libérale et marchande »</em></strong>, tranche le secrétaire départemental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa critique du <em>« tout-marché »</em> trouve également un prolongement dans la <strong>question climatique</strong>. Pour Antoine Huguet, <strong>le marché ne peut, à lui seul, organiser une réponse juste aux bouleversements à venir.</strong> Il revient donc à<strong> la puissance publique d’anticiper les risques, de hiérarchiser les besoins et de protéger d’abord les populations les plus exposées.</strong> <em>« Les inégalités climatiques vont venir s’ajouter aux inégalités économiques. Seule une très petite minorité de personnes extrêmement aisées pourra réellement se protéger des effets des sécheresses, des canicules, des inondations ou du manque d’accès à l’eau. <strong>Nous sommes dans un système qui exploite non seulement le travail et les travailleurs, mais également les ressources naturelles. </strong>L’un des enjeux de la prochaine campagne présidentielle sera de <strong>marquer une rupture absolument claire</strong> avec cette dynamique. »</em></p>



<h2 id="h-quel-rassemblement-pour-2027" class="wp-block-heading">Quel rassemblement pour 2027 ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au sein du Parti socialiste, Antoine Huguet appartient au courant de Boris Vallaud</strong>. Lors du congrès de 2025, il a signé le texte d’orientation <em>Unir.</em> Ce ralliement repose d’abord sur une proximité politique et personnelle : il suit le député des Landes depuis son adhésion au PS et dit apprécier sa méthode de travail, ses idées et, en particulier, son approche des questions économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais son choix traduit surtout une conviction : avant de prétendre rassembler la gauche, le Parti socialiste doit d’abord apprendre à dépasser ses propres rivalités. Antoine Huguet se reconnaît ainsi dans la volonté d’<em>Unir</em> de restaurer une capacité d’action collective au sein du parti. Cette réunification interne n’est toutefois qu’une étape. <strong>L’enjeu suivant consiste à bâtir une offre commune avec les autres composantes de la gauche.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans cette perspective que, le 9 juillet 2026, les militants socialistes ont adopté à 55,5 % <strong>une stratégie prévoyant la désignation, au mois d’octobre, d’un candidat ou d’une candidate par les adhérents du PS et des organisations se reconnaissant dans un <em>« pôle socialiste »</em>.</strong> La personne retenue devra ensuite proposer à l’ensemble de la gauche démocratique, écologique et républicaine un rassemblement fondé sur un programme commun, un accord législatif et un contrat de gouvernement. Les modalités précises de ce processus doivent encore être définies par un comité interpartis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Antoine Huguet défend un espace politique qui irait, selon les personnalités, de Raphaël Glucksmann à François Ruffin, et d’Aurore Lalucq à Clémentine Autain ou Marine Tondelier.</strong> <em>« Je trouve que ce pôle politique est cohérent dans ses propositions. Il reprend, pour une large part, la vision de la société que j’ai décrite. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La France insoumise (LFI) reste en dehors de ce périmètre</strong>. Antoine Huguet explique cette séparation moins par un refus abstrait de toute coopération que par une opposition à la méthode de Jean-Luc Mélenchon. <em>« Il était hors de question de nous ranger immédiatement, sans aucune discussion, derrière une candidature qui ne se serait soumise à aucun processus de désignation. »</em> Il pose trois exigences : discuter du programme, déterminer les règles de désignation et définir avant l’élection les conditions d’un éventuel exercice du pouvoir. <strong><em>« Il faut pouvoir parler des idées, de la méthode de gouvernement et du pacte gouvernemental que nous pourrions construire. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secrétaire fédéral envisage ainsi le début de la campagne présidentielle autour de <strong>deux grandes candidatures à gauche</strong>. Il compte sur les électeurs pour faire émerger progressivement celle qui semblera la mieux placée pour accéder au second tour. <strong>S’il reconnaît le danger d’une dispersion plus large, il mise sur le <em>« principe de réalité »</em></strong> des responsables politiques, convaincu que la menace d’une victoire du Rassemblement national finira par imposer le rassemblement. <em><strong>« Je ne crois pas qu’ils aient envie d’être les artisans de l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir. »</strong></em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="341" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/magazine-papier-1024x341.png" alt="magazine papier Blois Capitale" class="wp-image-35164" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/magazine-papier-1024x341.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/magazine-papier-300x100.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/magazine-papier-768x256.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/magazine-papier-1536x512.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/magazine-papier-2048x683.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 id="h-place-publique-une-clarification-economique-attendue" class="wp-block-heading">Place publique : une clarification économique attendue</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Antoine Huguet ne considère pas Raphaël Glucksmann ou Place publique comme des adversaires. <strong><em>« Si nous nous engageons dans un processus de désignation commun, c’est évidemment parce que l’essentiel de nos idées nous rassemble. »</em></strong> Il rappelle que les socialistes ont mené avec lui la campagne des élections européennes de 2024 et qu’une partie des militants éprouve à son égard une réelle sympathie. <strong>Les convergences lui paraissent nombreuses en matière européenne, internationale, écologique, démocratique et républicaine.</strong> <em>« Sur le plan international, il n’existe pas entre nous l’épaisseur d’un papier à cigarette. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La principale différence se situe, selon lui, dans le rapport au libéralisme économique et à l’héritage du macronisme.</strong> <em>« Place publique n’a pas encore, de mon point de vue, affirmé des positions aussi clairement ancrées à gauche sur les questions sociales et économiques. »</em> Il ne parle pas d’un fossé infranchissable, mais d’une clarification nécessaire. Toute candidature commune devra, selon lui, porter une rupture avec l’affaiblissement des services publics et l’extension du domaine marchand.</p>



<h2 id="h-pedro-sanchez-et-le-socialisme-par-la-preuve" class="wp-block-heading">Pedro Sánchez et le « socialisme par la preuve »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’échelle européenne, Antoine Huguet voit en <strong>Pedro Sánchez</strong> l’exemple d’une gauche capable de démontrer, par l’exercice du pouvoir, que <strong>progrès social et efficacité économique peuvent aller de pair.</strong> Selon lui, le chef du gouvernement espagnol apporte ainsi <strong><em>« la preuve par l’action »</em></strong> qu’une politique socialiste peut améliorer concrètement la vie de la population. Il évoque <strong>l’augmentation du salaire minimum espagnol.</strong> Entre 2018 et 2026, celui-ci est passé de 735 à 1 221 euros bruts mensuels, versés quatorze fois par an, soit <strong>une progression cumulée de 66 %</strong>. <em>« C’est l’exemple d’une gauche au pouvoir qui améliore la vie des gens, mais qui ne fait pas abstraction des défis du siècle à venir. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="444" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_7055-1024x444.jpeg" alt="Antoine Huguet" class="wp-image-35273" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_7055-1024x444.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_7055-300x130.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_7055-768x333.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_7055-1536x667.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_7055-2048x889.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 id="h-la-blessure-des-legislatives-de-2024" class="wp-block-heading">La blessure des législatives de 2024</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les élections anticipées de 2024 ont laissé une profonde amertume chez les socialistes blésois. Et plus globalement chez le peuple de gauche. <strong>Après la dissolution de l’Assemblée nationale, Marc Gricourt avait fait connaître sa volonté de porter la candidature du Nouveau Front populaire dans la première circonscription loir-et-chérienne.</strong> Les négociations nationales avaient finalement attribué celle-ci à La France insoumise, qui avait choisi Reda Belkadi. <em>« L’épisode de 2024 est un épisode malheureux pour nous. <strong>Il nous a marqués localement et nous ne voulons pas qu’il se reproduise »</strong></em>, déclare Antoine Huguet. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La suite de la campagne a accentué le ressentiment local. LFI a retiré son investiture à Reda Belkadi après la mise au jour d’anciennes publications antisémites. Conséquence. Marine Bardet, candidate du RN, est arrivée en tête avec 35,22 %, juste devant Marc Fesneau, à 34,56 %. <strong>Au second tour, Marc Fesneau a conservé son siège avec 60,20 % des suffrages, contre 39,80 % pour Marine Bardet.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2027, la fédération entend donc réclamer que la première circonscription revienne au Parti socialiste, le mieux placé pour battre à la fois le bloc central et le Rassemblement national. <em>« Il y aura des discussions. Dans ces négociations, <strong>la fédération sera mobilisée pour que la candidature soit socialiste. »</strong></em></p>



<h2 id="h-marc-gricourt-en-position-de-soutien" class="wp-block-heading">Marc Gricourt en position de soutien ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre question se pose : <strong>Marc Gricourt pourrait-il être candidat ?</strong> Selon Antoine Huguet, le maire de Blois ne se projette plus aujourd’hui dans cette perspective. Il souhaiterait plutôt soutenir la personne jugée capable de l’emporter. Mais son rôle resterait déterminant. <strong><em>« Je n’imagine pas qu’un candidat ou une candidate de gauche puisse l’emporter sans son soutien. »</em></strong> Si Marc Gricourt choisit effectivement de passer le relais, les socialistes devront faire émerger <strong>une nouvelle figure. Antoine Huguet pourrait devenir cette personne.</strong></p>



<h2 id="h-je-l-envisage-et-j-y-travaille" class="wp-block-heading">« Je l’envisage et j’y travaille »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le nouveau premier secrétaire fédéral ne fait pas de déclaration officielle de candidature. Les élections législatives ne sont pas encore convoquées, les accords entre partis n’existent pas et aucun processus interne de désignation n’a commencé. <strong>Il confirme néanmoins se préparer à cette éventualité.</strong> <em>« Une candidature aux élections législatives est quelque chose de sérieux qui se prépare, <strong>je l’envisage et j’y travaille dès aujourd’hui. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette ambition est soumise à <strong>plusieurs conditions.</strong> La première est institutionnelle : une nouvelle dissolution devrait être prononcée après l’élection présidentielle. La deuxième est interne : le candidat socialiste devrait être choisi selon les règles du parti et, souhaite-t-il, par un vote des militants. La troisième condition est politique : il refuse l’idée d’une candidature solitaire, imposée par l’appareil socialiste ou maintenue contre le reste de la gauche. <strong><em>« Cette candidature ne serait ni une candidature d’obstination ni une candidature d’isolement. »</em></strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elle devrait réunir les différentes composantes de la gauche locale,</strong> obtenir le soutien de ses principales figures et mener une campagne suffisamment préparée. <strong><em>« Il n’y aura pas d’autre ligne que celle du rassemblement de la gauche. »</em></strong> Antoine Huguet imagine une campagne de terrain, construite autour du progrès social, de la démocratie, de la transition écologique et de la mobilisation des électeurs de gauche. <strong><em>« Il faudra fédérer le peuple de gauche dans cette circonscription, avec le soutien de tous les partenaires et de toutes les figures locales. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La première étape reste la présidentielle.</strong> Il veut d’abord participer à la campagne du candidat ou de la candidate qui émergera du processus de rassemblement et <strong>empêcher une victoire du Rassemblement national.</strong> <em>« Ma première priorité est d’être aux avant-postes dans la campagne présidentielle et de tout faire pour que l’extrême droite ne soit pas élue. »</em> Viendra ensuite, éventuellement, le temps de sa propre candidature.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À 31 ans, Antoine Huguet avance donc avec une prudence soigneusement formulée : pas de candidature sans vote militant, pas d’investiture réclamée comme un dû, pas de campagne contre les partenaires de gauche et pas de victoire imaginée sans le soutien des principales figures socialistes locales.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<iframe loading="lazy" src="https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fjfhjgfhghhg%2Fposts%2Fpfbid02TwdBiebFcwWTV2rNK4Dvk3EzqkWNmbMwDURsVRc8PhASjraiXr1wuBVWM1aF1CVGl&#038;show_text=true&#038;width=500" width="500" height="508" style="border:none;overflow:hidden" scrolling="no" frameborder="0" allowfullscreen="true" allow="autoplay; clipboard-write; encrypted-media; picture-in-picture; web-share"></iframe>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/antoine-huguet-la-liberte-socialiste-et-lhorizon-de-2027">Antoine Huguet, la liberté socialiste et l’horizon de 2027</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bloiscapitale.com/antoine-huguet-la-liberte-socialiste-et-lhorizon-de-2027/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Présidentielle 2027 : le PRG 41 prépare le terrain pour Bernard Cazeneuve</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/presidentielle-2027-le-prg-41-prepare-le-terrain-pour-bernard-cazeneuve</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/presidentielle-2027-le-prg-41-prepare-le-terrain-pour-bernard-cazeneuve#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 14:28:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Présidentielle 2027]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Cazeneuve]]></category>
		<category><![CDATA[blois]]></category>
		<category><![CDATA[Cécile Caillou-Robert]]></category>
		<category><![CDATA[Guillaume Lacroix]]></category>
		<category><![CDATA[Hervé Mesnager]]></category>
		<category><![CDATA[Loir-et-Cher]]></category>
		<category><![CDATA[Myriam Mattia-Talbot]]></category>
		<category><![CDATA[parrainages]]></category>
		<category><![CDATA[Parti Radical de Gauche]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle 2027]]></category>
		<category><![CDATA[PRG 41]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bloiscapitale.com/?p=35012</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le renouvellement des instances nationales du Parti radical de gauche renforce la représentation du Centre-Val de Loire et du Loir-et-Cher. Réélue vice-présidente nationale, Cécile Caillou-Robert est également chargée de recueillir dans le département des promesses de parrainage en faveur de Bernard Cazeneuve, dont la candidature à l’élection présidentielle n’est toutefois pas encore officiellement déclarée. Le &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/presidentielle-2027-le-prg-41-prepare-le-terrain-pour-bernard-cazeneuve">Présidentielle 2027 : le PRG 41 prépare le terrain pour Bernard Cazeneuve</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le renouvellement des instances nationales du Parti radical de gauche renforce la représentation du Centre-Val de Loire et du Loir-et-Cher. Réélue vice-présidente nationale, Cécile Caillou-Robert est également chargée de recueillir dans le département des promesses de parrainage en faveur de Bernard Cazeneuve, dont la candidature à l’élection présidentielle n’est toutefois pas encore officiellement déclarée.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Le Parti radical de gauche commence à se mettre en ordre de marche pour l’élection présidentielle de 2027. Réuni le 8 juillet, son comité exécutif national a renouvelé les instances dirigeantes du mouvement et réaffirmé son <strong>soutien à Bernard Cazeneuve, </strong>ancien Premier ministre de François Hollande.</p>



<h2 id="h-cecile-caillou-robert-reelue-vice-presidente-nationale" class="wp-block-heading">Cécile Caillou-Robert réélue vice-présidente nationale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Réélu président du PRG lors du congrès national organisé le 5 juin à Lyon, Guillaume Lacroix demeure à la tête du parti. Plusieurs responsables du Centre-Val de Loire sont parallèlement confirmés ou nommés dans les instances nationales : <strong><a href="https://bloiscapitale.com/cecile-caillou-robert-elue-presidente-departementale-du-prg" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cécile Caillou-Robert</a> </strong>est reconduite à la vice-présidence, <strong>Myriam Mattia-Talbot</strong> rejoint le bureau exécutif et <strong>Hervé Mesnager,</strong> responsable de la coordination régionale, est chargé d’animer le projet politique du parti et prend la présidence de la commission <em>« nouveaux droits, éthique et bioéthique ».</em></p>



<h2 id="h-un-soutien-affirme-a-bernard-cazeneuve" class="wp-block-heading">Un soutien affirmé à Bernard Cazeneuve</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le fond politique, le PRG revendique une proximité avec les orientations défendues par Bernard Cazeneuve : attachement aux institutions républicaines, redressement des finances publiques associé au maintien de la justice sociale, engagement européen et transition écologique. Le mouvement <strong><a href="https://www.la-convention.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Convention</a></strong>, lancé à l’initiative de l’ancien Premier ministre en mars 2023, se définit lui aussi comme <strong>social-démocrate, républicain, humaniste et écologique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mobilisation ne doit toutefois pas être assimilée à l’annonce d’une candidature officielle. <strong>À la mi-juillet 2026, Bernard Cazeneuve n’a pas encore formellement déclaré qu’il participerait à l’élection présidentielle</strong>. Sa décision est notamment attendue dans le contexte du processus de désignation engagé par le Parti socialiste, qui envisage une primaire à l’automne. Le PRG choisit donc de <strong>soutenir et de préparer une possible candidature</strong>. </p>



<h2 id="h-des-promesses-de-parrainage-dans-le-loir-et-cher" class="wp-block-heading">Des promesses de parrainage dans le Loir-et-Cher</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans cette perspective, Cécile Caillou-Robert a été chargée de coordonner le recueil des promesses de parrainage auprès des élus du Loir-et-Cher.</strong> Le PRG affirme avoir déjà obtenu plusieurs engagements en Centre-Val de Loire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit pour l’instant d’un travail préparatoire. Une promesse donnée plusieurs mois avant le scrutin ne constitue pas juridiquement un parrainage officiel. Pour être valide, la présentation devra être effectuée personnellement par un élu habilité, sur le formulaire prévu par l’administration, puis transmise au Conseil constitutionnel pendant la période réglementaire. Une fois envoyée, elle ne pourra plus être retirée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La loi impose à chaque candidat de réunir <strong>au moins 500 présentations</strong>, provenant d’élus <strong>issus d’au moins trente départements ou collectivités d’outre-mer.</strong> Un même département ne peut représenter plus d’un dixième du total des signatures requises, soit cinquante parrainages lorsque le candidat en rassemble exactement 500. En lançant dès maintenant cette campagne de promesses, <strong>le PRG entend ainsi sécuriser une étape déterminante pour Bernard Cazeneuve</strong>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/presidentielle-2027-le-prg-41-prepare-le-terrain-pour-bernard-cazeneuve">Présidentielle 2027 : le PRG 41 prépare le terrain pour Bernard Cazeneuve</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bloiscapitale.com/presidentielle-2027-le-prg-41-prepare-le-terrain-pour-bernard-cazeneuve/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
