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	<title>Archives des Marilyn Monroe - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des Marilyn Monroe - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>[MM &#8211; Episode 3] La descente aux enfers de Gladys Monroe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Jul 2026 15:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Marilyn Monroe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Blois Capitale vous propose de passer «&#160;l’été avec Marilyn Monroe&#160;» à l&#8217;occasion du 100e anniversaire de sa naissance. Retrouvez des articles sur la star hollywoodienne, toujours mythique, car elle est bien plus que cela. Vous n’avez pas fini d’être surpris &#62;&#62;&#160;Episode&#160;3. Intéressons-nous désormais à la mère de Marilyn Monroe, née Norma Jeane Mortenson. Gladys Pearl &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><mark style="background-color:#ffffff" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale vous propose de passer «&nbsp;l’été avec Marilyn Monroe&nbsp;» à l&rsquo;occasion du 100e anniversaire de sa naissance. Retrouvez des articles sur la star hollywoodienne, toujours mythique, car elle est bien plus que cela. Vous n’avez pas fini d’être surpris &gt;&gt;&nbsp;<a href="https://bloiscapitale.com/passez-lete-avec-marilyn-monroe" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Episode</a>&nbsp;3.</strong></mark></em></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Intéressons-nous désormais à la <strong>mère de Marilyn Monroe</strong>, née Norma Jeane Mortenson. Gladys Pearl Monroe vit le jour le 27 mai 1902 à Ciudad Porfirio Díaz, ville mexicaine aujourd’hui appelée Piedras Negras, dans l’État de Coahuila. Elle était la fille d’Otis Elmer Monroe et de Della Mae Monroe, née Hogan. Sa naissance fut inscrite quelques jours plus tard dans le registre civil mexicain. <strong>Dès le printemps 1903, la famille quitta le Mexique pour gagner Los Angeles, où Gladys allait passer l’essentiel de son existence.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter" id="attachment_274613"><img decoding="async" src="https://www.lizakeen.com/wp-content/uploads/2018/05/gladys-acte.png" alt="" class="wp-image-274613"/><figcaption class="wp-element-caption">Acte de naissance de Gladys Monroe</figcaption></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">À peine sortie de l’enfance, elle entra dans la vie adulte par un mariage. Le 17 mai 1917, dix jours <strong>avant son quinzième anniversaire, Gladys épousa John Newton Baker,</strong> généralement appelé Jasper ou « Jap ». Il avait vingt-six ans. <strong>Pour rendre cette union possible, Della déclara que sa fille était âgée de dix-huit ans. </strong>Un fils, Robert Jasper, naquit au début de l’année 1918, puis une fille, Berniece Inez Gladys, le 30 juillet 1919.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mariage ne résista pas longtemps.<strong> Le 20 juin 1921, Gladys demanda le divorce</strong>. Dans sa requête, <strong>elle accusait son mari de <em>« cruauté extrême »</em>, d’insultes et de violences physiques</strong>. Jasper répondit en mettant en cause la conduite de son épouse. Le divorce ne devint définitif qu’en mai 1923.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette séparation fut aussi celle d’une mère et de ses enfants</strong>. En 1923, Jasper emmena Robert et Berniece dans son Kentucky natal. Ils y furent <strong>élevés par leur père et sa famille, loin de Gladys.</strong> Les récits divergent sur les démarches qu’elle entreprit ensuite pour les reprendre. Une chose demeure : elle ne parvint pas à reconstituer avec eux le foyer qui s’était défait.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;MA MÈRE A DÛ ÊTRE BLESSÉE PROFONDÉMENT.&nbsp;<strong>JE CROIS QU’ELLE NE S’EN EST JAMAIS REMISE</strong>. QUAND UN HOMME QUITTE UNE FEMME QUI LUI ANNONCE QU’ELLE EST ENCEINTE, LA DOULEUR DOIT ÊTRE TRÈS PROFONDE.&nbsp;»</em> MARILYN MONROE</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Durant l’été 1924, Gladys rencontra Martin Edward Mortensen,</strong> employé de la compagnie du gaz. <strong>Elle l’épousa</strong> le 11 octobre de la même année, mais <strong>le quitta environ quatre mois plus tard</strong>. Mortensen engagea une procédure de divorce en mai 1925. Le jugement définitif ne fut toutefois prononcé qu’en août 1928.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au cours de l’année 1925, Gladys eut une liaison avec Charles Stanley Gifford</strong> (<a href="https://bloiscapitale.com/qui-etait-le-pere-de-marilyn-monroe" target="_blank" rel="noreferrer noopener">père biologique de Marilyn Monroe</a>), qui travaillait lui aussi dans le secteur des laboratoires cinématographiques. Longtemps discutée, la paternité de Gifford a été confirmée en 2022 par une comparaison génétique rendue publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Norma Jeane naquit le 1er juin 1926 au Los Angeles</strong> General Hospital. Gladys étant encore légalement mariée à Mortensen, le nom de celui-ci fut inscrit sur l’acte de naissance. L’enfant fut enregistrée sous le nom de Norma Jeane Mortenson, même si elle porta couramment le patronyme Baker pendant son enfance et sa scolarité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les premières années de Norma Jeane ne se déroulèrent pas constamment auprès de sa mère. <strong>Les difficultés matérielles de Gladys, son travail et l’instabilité de sa situation l’amenèrent à confier l’enfant à différentes familles</strong>. Cette distance n’était pas un abandon : Gladys continua de voir sa fille et chercha, lorsque ses moyens le lui permirent, à lui offrir un foyer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’année 1933 marqua un nouveau tournant. <strong>Le 29 mai, Tilford Marion Hogan, le grand-père maternel de Gladys, se suicida.</strong> Moins de trois mois plus tard, le 16 août, <strong>Robert, son fils aîné, mourut au Kentucky à l’âge de quinze ans, d’une insuffisance rénale liée à la tuberculose</strong>. Ces deux décès s’ajoutèrent aux difficultés déjà présentes et aggravèrent vraisemblablement son <strong>état dépressif. </strong>Ils ne suffisent cependant pas, à eux seuls, à expliquer la maladie psychiatrique qui se manifesta par la suite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette même année, Gladys tenta de reprendre sa vie en main et de réunir autour d’elle ce qui pouvait encore l’être. <strong>Elle acheta une maison au 6812 Arbol Drive,</strong> près du Hollywood Bowl, <strong>grâce à un emprunt.</strong> Norma Jeane, alors âgée de <strong>sept ans, </strong>vint y vivre avec elle. <strong>Pour alléger le poids des remboursements, Gladys loua une partie de la demeure</strong>. Parmi les occupants figuraient <strong>l’acteur britannique Murray Kinnell et son épouse, Henrietta Goodwin.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant un temps, cette maison donna à la mère et à la fille la possibilité de vivre enfin sous le même toit. Mais l’équilibre demeurait fragile. <strong>Les charges financières pesaient lourdement sur Gladys, tandis que son état psychique se détériorait.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Marilyn raconta bien des années plus tard qu’<strong>en janvier 1935, alors qu’elle avait huit ans, Murray Kinnell lui avait imposé des attouchements sexuels.</strong> <strong>Elle affirma avoir tenté d’en parler à sa mère, qui ne l’aurait pas crue.</strong> Elle associa cet épisode à <strong>l’apparition de son bégaiement</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la fin de 1934 ou au début de 1935, l’état de Gladys nécessita une <strong>prise en charge psychiatrique.</strong> Elle fut hospitalisée, puis transférée dans plusieurs établissements, notamment à l’hôpital d’État de Norwalk. Les biographies font état d’un diagnostic de <strong>schizophrénie paranoïde</strong>. Sa vie et celle de Norma Jeane se séparèrent alors de nouveau, cette fois sous l’effet de la maladie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Grace McKee prit en charge l’enfant</strong> et s’occupa des affaires de Gladys. <strong>La maison d’Arbol Drive fut vendue, comme la plupart des meubles</strong>. Parmi les rares objets conservés figurait un piano blanc auquel Norma Jeane était attachée. Ana Lower, la tante de Grace, le garda pour elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant l’été 1935, Grace épousa Ervin Silliman Goddard, surnommé « Doc ».<strong> La nouvelle organisation familiale et les difficultés financières ne lui permettaient pas de garder durablement Norma Jeane auprès d’elle</strong>. Le 13 septembre 1935, l’enfant de 9 ans fut admise au <strong>Los Angeles Orphans Home Society.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mot <em>« orphelinat »</em> avait pour elle quelque chose d’insupportable : sa mère était vivante. Marilyn raconta plus tard avoir protesté devant la porte, répétant qu’elle n’était pas orpheline et qu’une erreur avait été commise. <em><strong>«&nbsp;Je ne suis pas orpheline ! J’ai une mère ! Ma mère n’est pas morte, c’est une erreur. Je ne veux pas y aller !&nbsp;»</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter"><img decoding="async" src="https://www.lizakeen.com/wp-content/uploads/2018/05/gladys2.jpg" alt="" class="wp-image-274627"/></figure>
</div>


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<p class="wp-block-paragraph">Norma Jeane fut enregistrée sous le nom de Norma Jeane Baker et reçut le <strong>numéro 3463</strong>. Derrière ce numéro demeurait pourtant une fillette de neuf ans dont la mère existait encore, mais ne pouvait plus s’occuper d’elle. <strong>Grace continua de lui rendre visite et ne devint officiellement sa tutrice légale qu’en 1937.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À partir de cette période, l’enfance de Norma Jeane se déroula <strong>au rythme des foyers, des placements et des séparations</strong>. La maladie de Gladys ne fit pas disparaître le lien entre la mère et la fille. Elle le rendit incertain, discontinu et douloureux — un lien réel, mais que ni l’une ni l’autre ne fut en mesure de vivre comme elles auraient pu l’espérer.</p>



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<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://bloiscapitale.com/le-premier-choc-de-marilyn-monroe-sa-grand-mere-qui-tente-de-la-tuer" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Episode 1 : Le premier choc : sa grand-mère qui tente de la tuer</a></li>



<li><a href="https://bloiscapitale.com/qui-etait-le-pere-de-marilyn-monroe" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Episode 2 : Qui était le père de Marilyn Monroe ?</a></li>



<li><a href="https://bloiscapitale.com/la-descente-aux-enfers-de-gladys-monroe" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Episode 3 : La descente aux enfers de Gladys Monroe</a></li>
</ul>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Qui était le père de Marilyn Monroe ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 16:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Blois Capitale vous propose de passer «&#160;l’été avec Marilyn Monroe&#160;». Retrouvez au fil des semaines des articles sur la star hollywoodienne, toujours mythique, car elle est bien plus que cela. Vous n’avez pas fini d’être surpris. Pendant des décennies, la question a accompagné la légende de Marilyn Monroe comme une blessure d’origine. Sur son certificat &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><mark style="background-color:#8ed1fc" class="has-inline-color">Blois Capitale vous propose de passer «&nbsp;l’été avec Marilyn Monroe&nbsp;». Retrouvez au fil des semaines des articles sur la star hollywoodienne, toujours mythique, car elle est bien plus que cela. Vous n’avez pas fini d’être surpris.</mark></em></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Pendant des décennies, la question a accompagné la légende de Marilyn Monroe comme <strong>une blessure d’origine</strong>. Sur son certificat de naissance, Norma Jeane apparaît comme <strong>la fille de Gladys Monroe et d’un certain Edward Mortenson.</strong> L’enfant, née le 1er juin 1926 à Los Angeles, est enregistrée sous le nom de Norma Jeane Mortenson. Ce document officiel, longtemps brandi comme une preuve, <strong>dit davantage sur l’état civil que sur la vérité biologique.</strong> Il inscrit un père déclaré, ou supposé tel, dans une situation familiale déjà fracturée.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter"><img decoding="async" src="https://www.lizakeen.com/wp-content/uploads/2018/05/certificats.png" alt="" class="wp-image-274607"/></figure>
</div>


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<p class="wp-block-paragraph">Martin Edward Mortensen — dont le nom apparaît sur le certificat de naissance de Norma Jeane — <strong>semble avoir longtemps pensé être le père de Marilyn Monroe.</strong> Il aurait conservé les documents liés à cette histoire familiale et <strong>suivi avec assiduité la carrière de celle qui portait, à sa naissance, son nom</strong>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Même si la question du père de Marilyn ne se limite pas à la biologie, sur ce point, la chronologie fragilise la piste Mortensen. <strong>Gladys Monroe l’avait quitté entre février et mai 1925, plus d’un an avant la naissance de Norma Jeane, le 1er juin 1926.</strong> Le divorce ne fut prononcé qu’en 1928, ce qui explique la présence de son nom dans les documents officiels. Mortensen apparaît ainsi comme le père inscrit, peut-être le père supposé à ses propres yeux, mais <strong>non comme le père que Marilyn chercha toute sa vie.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce père recherché portait un autre nom : <strong>Charles Stanley Gifford</strong>. <strong>À dix-huit ans, Norma Jeane aurait tenté de l’appeler</strong>. Elle lui aurait dit qu’elle était la fille de Gladys. Gifford lui aurait répondu qu’il n’avait rien à lui dire et qu’elle ne devait plus jamais le contacter.<strong> Le coup fut terrible : elle aurait pleuré plusieurs jours.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1951, alors qu’elle était déjà actrice, elle aurait tenté une nouvelle approche. Le résultat aurait été le même, avec une conséquence tout aussi dévastatrice. <strong>D’un côté, Mortensen suivait à distance la trajectoire de Marilyn ; de l’autre, Gifford, que Marilyn croyait être son père, lui refusait toute reconnaissance.</strong> C’est dans cet écart cruel que se joue une part de la blessure originelle de Norma Jeane.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft" id="attachment_274602"><img decoding="async" src="https://www.lizakeen.com/wp-content/uploads/2018/05/gifford.png" alt="Gifford" class="wp-image-274602"/><figcaption class="wp-element-caption">STANLEY GIFFORD</figcaption></figure>
</div>


<div class="wp-block-group is-nowrap is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-8f761849 wp-block-group-is-layout-flex">
<p class="wp-block-paragraph">Employé dans l’industrie du cinéma, lié à Gladys au moment où Norma Jeane a été conçue, <strong>Gifford a occupé dans l’imaginaire de Marilyn une place immense et vide.</strong> Dans <em>My Story</em>, récit autobiographique publié après coup et à manier avec prudence, Marilyn évoque cette photographie d’un homme que sa mère lui aurait présenté comme son père : un visage souriant, une moustache fine, une allure qui lui rappelait Clark Gable. Ce souvenir précis montre comment, très tôt, <strong>l’identité du père devient chez elle une image sans présence.</strong></p>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Cette absence traverse l’enfance de Norma Jeane, son rapport au nom, à l’abandon, à la filiation, puis <strong>à la fabrication même de Marilyn Monroe.</strong></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>«&nbsp;MA MÈRE M’A TOUJOURS DIT QUE MON PÈRE AVAIT ÉTÉ TUÉ DANS UN ACCIDENT DE VOITURE.</strong>&nbsp;JE NE L’AI JAMAIS CRUE. JE DEVAIS AVOIR 8 ANS QUAND ELLE M’A EMMENÉE DANS UN PETIT MEUBLÉ OÙ ELLE HABITAIT. ELLE M’A FAIT GRIMPER SUR UNE CHAISE POUR ME MONTRER&nbsp;<strong>LA PHOTO D’UN HOMME, ACCROCHÉE AU MUR.</strong>&nbsp;ELLE M’A DIT QUE C’ÉTAIT MON PÈRE. IL PORTAIT UN CHAPEAU MOU,&nbsp;<strong>UNE PETITE MOUSTACHE, ET IL SOURIAIT. IL RESSEMBLAIT UN PEU À CLARK GABLE,</strong>&nbsp;FORT ET VIRIL. QUELLE MERVEILLEUSE PHOTO EN PLUS. ELLE ME RÉCONFORTAIT. J’AI DEMANDÉ À MA MÈRE COMMENT IL S’APPELAIT. ELLE NE M’A PAS RÉPONDU. ELLE EST ALLÉE S’ENFERMER DANS LA CHAMBRE.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARILYN MONROE</p>
</blockquote>



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<p class="wp-block-paragraph">En 2022, l’enquête documentaire de <a href="https://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/69218_0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">François Pomès, <em>Marilyn, la dernière vérité</em></a>, a apporté un éclairage. Des analyses ADN ont été menées à partir de cheveux attribués à Marilyn Monroe et comparées à des prélèvements de descendantes de Charles Stanley Gifford. Selon les éléments publiés autour du documentaire, les scientifiques ont pu reconstituer <strong>une part suffisante du profil génétique pour confirmer la filiation avec la famille Gifford.</strong> Cette découverte ne répare rien. <strong>Elle ne donne pas à Marilyn le père qu’elle a cherché</strong>. Elle permet seulement de distinguer plus clairement trois réalités : Mortensen fut le père inscrit sur l’acte de naissance ; Gifford apparaît désormais comme le père biologique ; Marilyn, elle, a grandi sans père véritablement présent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2022 toujours,<strong> une carte de vœux </strong>(de prompt rétablissement)<strong> signée Stanley Gifford, adressée à Marilyn Monroe</strong> (à <em>“Marylyn”</em> avec une faute) a été mise aux enchères. Elle constitue à ce jour l’un des rares objets matériels reliant directement Marilyn à l’homme identifié comme son père biologique. Ce n’est pas une relation. Ce n’est pas une reconnaissance publique. Mais c’est une trace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfant, Norma Jeane avait vu dans la photographie montrée par Gladys le visage possible d’un père : un homme au chapeau mou, à la petite moustache, <strong>dont l’allure lui rappelait Clark Gable.</strong> Plus tard, Marilyn Monroe ne cessera de chercher, dans les hommes, les regards, les protections et les amours, <strong>quelque chose de cette image première</strong>. Le père réel était resté à distance. <strong>Le père rêvé, lui, avait pris les traits du cinéma.</strong></p>



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<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://bloiscapitale.com/le-premier-choc-de-marilyn-monroe-sa-grand-mere-qui-tente-de-la-tuer" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Episode 1 : Le premier choc : sa grand-mère qui tente de la tuer</a></li>



<li><a href="https://bloiscapitale.com/qui-etait-le-pere-de-marilyn-monroe" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Episode 2 : Qui était le père de Marilyn Monroe ?</a></li>
</ul>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Le premier choc de Marilyn Monroe : sa grand-mère qui tente de la tuer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 19:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Marilyn Monroe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion du centenaire de la naissance de Marilyn Monroe, Blois Capitale vous propose une série consacrée à la femme derrière la star. Non pour répéter ce que chacun croit déjà savoir, mais pour s’approcher de celle qui fut, à la fois, une création hollywoodienne et une femme réelle. Une icône, oui. Mais une icône n’est jamais seulement une &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/le-premier-choc-de-marilyn-monroe-sa-grand-mere-qui-tente-de-la-tuer">Le premier choc de Marilyn Monroe : sa grand-mère qui tente de la tuer</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>À l’occasion du centenaire de la naissance de Marilyn Monroe, Blois Capitale vous propose une série consacrée à la femme derrière la star. Non pour répéter ce que chacun croit déjà savoir, mais pour s’approcher de celle qui fut, à la fois, une création hollywoodienne et une femme réelle. Une icône, oui. Mais une icône n’est jamais seulement une image.</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avant Marilyn Monroe, il y eut Norma Jeane</strong>. Avant l’icône, avant le nom devenu mondial, il y eut une enfant <strong><a href="https://bloiscapitale.com/passez-lete-avec-marilyn-monroe" target="_blank" rel="noreferrer noopener">née le 1er juin 1926</a></strong> et placée très tôt sous le signe de <strong>l’abandon</strong>, de la honte sociale et de la violence familiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Son enfance fut impitoyablement dure.</strong> Norma Jeane, enfant illégitime, ne fut pas élevée par sa mère, Gladys, alors âgée de vingt-quatre ans. <strong>Bébé, elle fut mise en pension</strong> chez des voisins de sa grand-mère, <strong>la famille Bolender, contre cinq dollars par semaine.</strong> Elle y resta sept ans. Sa mère ne venait lui rendre visite que le samedi midi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À partir d’octobre 1926, Della Monroe Grainger, sa grand-mère, prit parfois l’enfant chez elle,</strong> même si la garde officielle revenait aux Bolender. Della, que les récits biographiques présentent comme atteinte de <strong>troubles maniaco-dépressifs</strong> — ce que l’on nommerait aujourd’hui un trouble bipolaire — était <strong>sujette à de violents accès de colère</strong>. C’est lors de l’un de ces après-midi chez elle que survint le <strong>premier traumatisme</strong> rapporté dans l’enfance de Norma Jeane : <strong>sa grand-mère aurait tenté de l’étouffer, a priori en plaçant un oreiller sur sa tête.</strong> <strong>L’enfant n’avait qu’un an</strong>. La scène se serait produite durant l’été 1927.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En août de la même année, Della sombra définitivement dans la démence</strong>. <strong>Elle mourut peu après</strong> et fut enterrée le 25 août 1927, à Los Angeles, <strong>dans une tombe anonyme.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que l’on rattache aujourd’hui au mythe Marilyn fut alors, pour Norma Jeane, un fardeau très concret. <strong>Arthur Miller,</strong> dans <em>Apostrophes</em>, a résumé cette blessure première avec des mots d’une grande dureté : <em>« Elle a toujours été élevée par des étrangers. Des fanatiques religieux en plus. <strong>Étant donné qu’elle n’était pas légitime, comme on dit, elle portait le péché. Elle se l’attribuait</strong>. On lui a martelé cette chose, qu’elle était le fruit du péché, jusqu’à ses huit ou neuf ans. <strong>Elle portait un stigmate du fait même de sa naissance.</strong> <strong>Sa grand-mère a même essayé de la tuer en l’étouffant.</strong> Aujourd’hui, cela fait partie de son mythe. <strong>À l’époque, c’était un fardeau très lourd à porter, c’était très douloureux. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière Marilyn Monroe, il y eut donc d’abord Norma Jeane : une enfant confiée à des étrangers, marquée par l’illégitimité que l’époque faisait peser sur elle, et par une tentative d’étouffement attribuée à sa propre grand-mère. Avant la légende, il y eut cette enfance-là : une enfance sans protection, où la faute, l’abandon et la peur précédèrent la lumière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>>> A suivre : <a href="https://bloiscapitale.com/la-descente-aux-enfers-de-gladys-monroe">La descente aux enfers de Gladys Monroe</a></em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/le-premier-choc-de-marilyn-monroe-sa-grand-mere-qui-tente-de-la-tuer">Le premier choc de Marilyn Monroe : sa grand-mère qui tente de la tuer</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pour ses 100 ans, une série consacrée à Marilyn Monroe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 10:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Marilyn Monroe]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[1er juin 1926]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce 1er juin 2026 marque le centième anniversaire de la naissance de Marilyn Monroe. Il y a tout juste un siècle venait au monde, à Los Angeles, Norma Jeane Mortenson, appelée à devenir l’un des visages les plus célèbres du XXe siècle. Un visage tellement reproduit, cité, imité, figé, qu’il en a presque fini par &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/passez-lete-avec-marilyn-monroe">Pour ses 100 ans, une série consacrée à Marilyn Monroe</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce 1er juin 2026 marque le centième anniversaire de la naissance de Marilyn Monroe</strong>. Il y a tout juste un siècle venait au monde, à Los Angeles, Norma Jeane Mortenson, appelée à devenir l’un des visages les plus célèbres du XXe siècle. <strong>Un visage tellement reproduit, cité, imité, figé, qu’il en a presque fini par masquer la personne.</strong> Derrière Marilyn, il y eut Norma. Derrière la blondeur, les robes, les sourires, les poses et les projecteurs, il y eut une enfant seule, une jeune femme travailleuse, une actrice sous-estimée, une intelligence souvent niée, une sensibilité blessée, une volonté immense.</p>



<h3 id="h-derriere-marilyn-norma" class="wp-block-heading">Derrière Marilyn, Norma</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À l’occasion de ce centenaire, <em>Blois Capitale</em> vous propose</strong> de reprendre le fil d’<strong>une série consacrée à Marilyn Monroe</strong>. Non pour répéter ce que chacun croit déjà savoir, mais pour s’approcher de celle qui fut, à la fois, une création hollywoodienne et une femme réelle. Une icône, oui. Mais<strong> une icône n’est jamais seulement une image.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la photographie prise durant l’été 1962 par George Barris, sur la plage de Santa Monica, on voit une Marilyn moins apprêtée, plus simple, presque défaite de son propre personnage. Elle n’est plus seulement la star mondiale que l’industrie du cinéma a façonnée et exploitée. Elle apparaît plus proche, plus humaine, plus vulnérable. <strong>Quelques semaines plus tard, elle mourra, à 36 ans.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="640" height="515" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/Marilyn-1962.png" alt="" class="wp-image-33793" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/Marilyn-1962.png 640w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/Marilyn-1962-300x241.png 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Cette photo sans fard est plus «&nbsp;vraie&nbsp;», plus naturelle, plus proche de&nbsp;<strong>Norma</strong>, cette jeune femme qui après <strong>une jeunesse des plus terrifiantes,</strong> a débuté une nouvelle vie au travers d’un personnage : Marilyn Monroe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Norma, c’est le fruit d’<strong><a href="https://www.lizakeen.com/la-descente-aux-enfers-de-gladys-monroe/">une mère éprouvée par la vie</a>,</strong>&nbsp;qui sombrera vite dans&nbsp;<strong>la schizophrénie et la paranoïa</strong>, et d’<a href="https://www.lizakeen.com/qui-etait-le-pere-de-marilyn-monroe/"><strong>un père qui ne la reconnaîtra jamais</strong></a>. Norma, c’est <a href="https://bloiscapitale.com/category/portraits" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’histoire d’une&nbsp;<strong>fille</strong></a><strong> du péché</strong>&nbsp;dans cette Amérique-là (sa grand-mère folle tentera de la tuer alors qu’elle était bébé), c’est l’histoire d’une&nbsp;<strong>fille rejetée</strong>, allant de familles d’accueil en familles d’accueil, avec un passage à l’orphelinat. Norma, c’est l’histoire d’une&nbsp;<strong>fille pauvre</strong>, sans ami à cause de sa condition, invisible pour les autres enfants. Le peu d’amour qu’elle recevra viendra de&nbsp;<a href="https://www.lizakeen.com/ana-atchinson-lower-le-premier-amour-de-marilyn-monroe/">Tante Ana</a>&nbsp;et de Grace, sa tutrice. Mais toujours dans la douleur. Et comme rien ne lui aura été épargnée, elle connut enfant une agression sexuelle. Norma, c’est l’histoire d’une&nbsp;<strong>fille seule et isolée de Los Angeles</strong>&nbsp;qui ne se relèvera jamais vraiment psychologiquement de ce cauchemar. Mais avec&nbsp;<strong>une vraie profondeur, une vraie intelligence et un rêve</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parce que dans son malheur, Norma est une jolie fille d’<strong>Hollywood</strong>, avec quelque chose en plus.&nbsp;<a href="https://www.lizakeen.com/marilyn-monroe-fut-reperee-dans-une-usine/">Repérée pour sa plastique alors qu’elle travaillait à l’usine,</a>&nbsp;elle travaillera dur pour devenir une star de l’industrie du cinéma.&nbsp;<strong>Fille des ténèbres, elle deviendra une femme de lumière</strong>. Elle sera Norma et Marilyn, sa création.</p>



<h3 id="h-une-travailleuse-acharnee-loin-du-cliche-de-la-blonde-futile" class="wp-block-heading">Une travailleuse acharnée, loin du cliché de la blonde futile</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright"><img decoding="async" src="https://www.lizakeen.com/wp-content/uploads/2018/07/carre.png" alt="" class="wp-image-275111"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Norma est&nbsp;<strong>travailleuse</strong>. Cours de comédie, de chant, de danse, une faculté à travailler sur l’image, à s’instruire en lisant encore et encore… Elle n’est pas la blonde écervelée que certains imaginent encore. C’est&nbsp;<strong>une femme moderne, indépendante</strong>, aucunement matérialiste, prête à défendre la cause gay ou partir aider des sans-logis, une mère déconnectée du monde, ou encore les animaux. C’est à la fois&nbsp;<strong>un grand cœur et un être brisé</strong>&nbsp;par son enfance qui souffrira de terreurs nocturnes et de dépression.&nbsp;<strong>Marilyn Monroe est aussi complexe qu’on l’imagine communément futile.</strong></p>



<h3 id="h-le-grand-malentendu-marilyn-monroe" class="wp-block-heading">Le grand malentendu Marilyn Monroe</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marilyn Monroe demeure l’un des grands malentendus de la culture populaire.</strong> On a longtemps voulu la réduire à une silhouette, à une ingénuité fabriquée, à une blondeur disponible. Or elle fut bien davantage : une actrice attentive à son art, une femme qui cherchait à être prise au sérieux, une personnalité capable de lucidité sur l’industrie qui l’employait, une lectrice, une travailleuse, une figure moderne dans sa manière de vouloir exister par elle-même. Elle fut aussi une femme capable d’élans, d’engagements, d’amitiés profondes, de fidélités discrètes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il y a chez elle quelque chose de profondément contemporain.</strong> Le rapport à l’image, la fabrication d’une identité publique, la violence du regard porté sur les femmes, la difficulté à être reconnue au-delà de son apparence, la solitude au cœur de la célébrité : tout cela parle encore. Peut-être même plus fortement aujourd’hui. Marilyn Monroe appartient à une époque révolue, celle des studios, des grands contrats, des photographes mythiques et du Hollywood classique. Mais <strong>elle annonce aussi notre temps, celui où l’image peut dévorer l’être qu’elle prétend montrer.</strong></p>



<h3 id="h-une-mort-avec-des-zones-d-ombre-persistantes" class="wp-block-heading">Une mort avec des zones d’ombre persistantes</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft"><img decoding="async" src="https://www.lizakeen.com/wp-content/uploads/2018/06/mort-300x185.png" alt="mort" class="wp-image-275067"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Nous reviendrons sur sa vie et son décès. <strong>La mort de Marilyn Monroe, dans la nuit du 4 au 5 août 1962</strong>, demeure officiellement liée à une overdose de barbituriques. Mais les zones d’ombre, les contradictions et les récits concurrents autour de ses dernières heures ont nourri, depuis plus de soixante ans, une interrogation persistante. Là encore, il faut avancer avec prudence. Le trouble existe. Les spéculations aussi. Mais l’essentiel n’est peut-être pas seulement dans l’énigme de sa mort. Il est dans ce que sa disparition a figé : une femme de 36 ans devenue éternelle parce qu’elle n’a jamais eu le temps de vieillir, de se défaire de son image, de se raconter autrement.</p>



<h3 id="h-cent-ans-apres-rendre-norma-a-marilyn" class="wp-block-heading">Cent ans après, rendre Norma à Marilyn</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Marilyn Monroe aurait donc 100 ans aujourd’hui. Cette phrase suffit à mesurer l’écart entre la personne réelle et la figure devenue mythologique. On peine à l’imaginer âgée, parce que la culture populaire l’a condamnée à rester jeune, blonde, souriante, désirable. Le centenaire de sa naissance offre justement l’occasion de desserrer cette emprise. Il ne s’agit pas d’arracher Marilyn au mythe, mais de <strong>rendre à Norma sa place</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une vie entre ténèbres et lumière, une&nbsp;<a href="https://www.lizakeen.com/la-mort-de-marilyn-monroe-suicide-accident-meurtre-ou-assassinat/">mort troublante</a>… Vous ne connaissiez peut-être pas véritablement Marilyn Monroe</strong>. Bienvenue, la série débute.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://bloiscapitale.com/le-premier-choc-de-marilyn-monroe-sa-grand-mere-qui-tente-de-la-tuer" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Episode 1 : Le premier choc : sa grand-mère qui tente de la tuer</a></strong></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/passez-lete-avec-marilyn-monroe">Pour ses 100 ans, une série consacrée à Marilyn Monroe</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ana Atchinson Lower, le premier « amour » de Marilyn Monroe</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/ana-atchinson-lower-le-premier-amour-de-marilyn-monroe</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Jul 2023 19:02:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Marilyn Monroe]]></category>
		<category><![CDATA[Ana Atchinson Lower]]></category>
		<category><![CDATA[Ana Edith Atchinson Lower]]></category>
		<category><![CDATA[cimetière]]></category>
		<category><![CDATA[Emerson Junior High School]]></category>
		<category><![CDATA[marilyn monroe]]></category>
		<category><![CDATA[Norma Jeane Dougherty]]></category>
		<category><![CDATA[Westwood Memorial Park]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Blois Capitale vous propose de passer «&#160;l’été avec Marilyn Monroe&#160;». Retrouvez chaque jour des articles sur la star hollywoodienne, toujours mythique, car elle est bien plus que cela. Vous n’avez pas fini d’être surpris &#62;&#62; Episode 6. La première personne que&#160;Marilyn Monroe&#160;a aimé fût sa «&#160;tante&#160;»&#160;Ana Edith Atchinson Lower (1880-1948). C’est aussi la première personne &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/ana-atchinson-lower-le-premier-amour-de-marilyn-monroe">Ana Atchinson Lower, le premier « amour » de Marilyn Monroe</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><mark style="background-color:#8ed1fc" class="has-inline-color">Blois Capitale vous propose de passer «&nbsp;l’été avec Marilyn Monroe&nbsp;». Retrouvez chaque jour des articles sur la star hollywoodienne, toujours mythique, car elle est bien plus que cela. Vous n’avez pas fini d’être surpris &gt;&gt; <a href="https://bloiscapitale.com/passez-lete-avec-marilyn-monroe" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Episode</a> 6.</mark></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La première personne que&nbsp;<strong>Marilyn Monroe</strong>&nbsp;a aimé fût sa «&nbsp;tante&nbsp;»&nbsp;<strong>Ana Edith Atchinson Lower (1880-1948)</strong>. C’est aussi la première personne qui l’a aimée selon ses dires. Ana était&nbsp;<strong>en fait la tante de sa tutrice, Grace</strong>&nbsp;Mac Kee (Goddard). En 1938, Norma Jeane,&nbsp;<strong>âgé de 11 ans, avait trouvé refuge chez Tante Ana</strong>, au 11348 Nebraska Avenue. Ce fût&nbsp;<strong>l’environnement familial le plus stable</strong>&nbsp;que Marilyn ait connu durant son enfance… jusqu’aux graves problèmes de santé d’Ana (affection cardiaque).</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>«&nbsp;L’UN DES MOMENTS LE PLUS HEUREUX DE MON ENFANCE FÛT LE JOUR OÙ JE SUIS ALLÉE VIVRE CHEZ UNE FEMME QUE J’APPELAIS&nbsp;»TANTE ANA&nbsp;»</strong>. C’ÉTAIT LA TANTE DE GRACE&nbsp;MAC KEE (GODDARD). ELLE ÉTAIT BEAUCOUP PLUS ÂGÉE QU’ELLE. ELLE AVAIT 60 ANS, QUELQUE CHOSE COMME ÇA (58 ANS EN FAIT, NDLR). ELLE ME PARLAIT TOUJOURS DE SES 20 ANS. NOUS ÉTIONS TRÈS PROCHE, QUELQUE PART ELLE ME COMPRENAIT. ELLE A CHANGÉ MA VIE ENTIÈRE.&nbsp;<strong>ELLE A ÉTÉ LA PREMIÈRE PERSONNE AU MONDE QUE J’AI VRAIMENT AIMÉE, ET ELLE M’A AIMÉE</strong>. C’ÉTAIT UN ÊTRE HUMAIN MERVEILLEUX.&nbsp;<strong>J’AI UN JOUR ÉCRIT UN POÈME SUR ELLE. IL S’INTITULAIT «&nbsp;JE L’AIME&nbsp;»</strong>. ELLE NE M’A JAMAIS FAIT DE LA PEINE. PAS UNE FOIS. ELLE EN ÉTAIT INCAPABLE.&nbsp;<strong>ELLE N’ÉTAIT QUE BONTÉ ET AMOUR.&nbsp;»</strong></p>
<cite>MARILYN MONROE</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant à cette époque, la vie de la jeune Norma Jeane n’était toujours pas socialement joyeuse. Grande pour ses 12 ans (1m64), pas formée et maigre, elle était surnommée par les garçons&nbsp;<strong><em>«&nbsp;The human bean&nbsp;»</em></strong>&nbsp;(haricot humain) lors de sa première année au collège local. Pour l’anecdote, une fois formée,&nbsp;<strong>elle deviendra la&nbsp;<em>«&nbsp;Mmmmmm girl&nbsp;»</em>&nbsp;!</strong></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;LES AUTRES FILLES ALLAIENT AU COLLÈGE EN BUS. MOI, JE NE POUVAIS ME LE PAYER. IL Y AVAIT PLUS DE TROIS KILOMÈTRES.&nbsp;<strong>JE DÉTESTAIS L’ÉCOLE, JE N’AVAIS PAS D’AMIES</strong>. LES AUTRES ÉLÈVES NE ME PARLAIENT PRESQUE JAMAIS.&nbsp;<strong>ELLES NE VOULAIENT PAS QUE JE JOUE AVEC ELLES</strong>. LA PREMIÈRE ANNÉE À L’EMERSON JUNIOR HIGH SCHOOL,&nbsp;<strong>JE N’AVAIS QUE MES DEUX ROBES DE L’ORPHELINAT</strong>. C’EST SÛR QUE JE N’ÉTAIS PAS TRÈS ÉLÉGANTE.&nbsp;<strong>LES AUTRES CHUCHOTAIENT, POUFFAIENT DE RIRE EN ME VOYANT.</strong>&nbsp;JE NE DISAIS JAMAIS RIEN…&nbsp;»</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En 1941</strong>, tante Ana, souffrant du cœur, ne pu s’occuper plus longtemps de Norma Jean, âgée de 14 ans. Elle retourna chez les Goddard (<a href="https://www.lizakeen.com/marilyn-monroe-mariee-a-tout-juste-16-ans/">lire ici</a>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les cendres d’Ana demeurent au&nbsp;<strong>Westwood Memorial Park</strong>&nbsp;de Los Angeles, là où l’actrice est enterrée. Et là où elle lui rendit souvent visite.&nbsp;<strong>Dans son testament, Ana laissa son piano à queue noir à Marilyn. Ne disposant pas de place dans son petit studio, elle le laissa dans un garde-meubles</strong>&nbsp;en attendant d’avoir un hébergement plus spacieux.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>«&nbsp;LE LENDEMAIN DE SA MORT, JE SUIS ENTRÉE</strong>&nbsp;(ELLE AVAIT 21 ANS, NDLR)&nbsp;<strong>DANS SA CHAMBRE ET JE ME SUIS COUCHÉE SUR SON LIT</strong>… SANS BOUGER… COMME ÇA JE SUIS RESTÉE ALLONGÉE PLUSIEURS HEURES SUR SON LIT. P<strong>UIS JE SUIS ALLÉE AU CIMETIÈRE</strong>&nbsp;ET J’AI VU DES OUVRIERS QUI CREUSAIENT UN TROU. JE LEUR AI DEMANDÉ SI JE POUVAIS DESCENDRE. ILS M’ONT DIT : AUCUN PROBLÈME. ALORS J’AI UTILISÉ L’ÉCHELLE.&nbsp;<strong>JE ME SUIS COUCHÉE AU FOND DU TROU ET J’AI REGARDÉ LE CIEL AU DESSUS DE MOI. LA TERRE EST FROIDE SOUS VOTRE DOS. MAIS LA VUE EST IMPRENABLE.&nbsp;»</strong></p>
<cite>(CONFIDENCE FAITE À ARTHUR MILLER)</cite></blockquote>
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			</item>
		<item>
		<title>Marilyn Monroe entre orphelinat et familles d’accueil</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/marilyn-monroe-entre-orphelinat-et-familles-daccueil</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Jul 2023 19:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Marilyn Monroe]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[familles d’accueil]]></category>
		<category><![CDATA[LA]]></category>
		<category><![CDATA[Los Angeles]]></category>
		<category><![CDATA[marilyn monroe]]></category>
		<category><![CDATA[orphelinat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Blois Capitale vous propose de passer «&#160;l’été avec Marilyn Monroe&#160;». Retrouvez chaque jour des articles sur la star hollywoodienne, toujours mythique, car elle est bien plus que cela. Vous n’avez pas fini d’être surpris &#62;&#62; Episode 5. Le 13 septembre 1935, Norma Jeane intégra un orphelinat&#160;de Los Angeles. Grace, sa tutrice, étant trop pauvre pour &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/marilyn-monroe-entre-orphelinat-et-familles-daccueil">Marilyn Monroe entre orphelinat et familles d’accueil</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><mark style="background-color:#8ed1fc" class="has-inline-color">Blois Capitale vous propose de passer «&nbsp;l’été avec Marilyn Monroe&nbsp;». Retrouvez chaque jour des articles sur la star hollywoodienne, toujours mythique, car elle est bien plus que cela. Vous n’avez pas fini d’être surpris &gt;&gt; <a href="https://bloiscapitale.com/passez-lete-avec-marilyn-monroe" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Episode</a> 5.</mark></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le 13 septembre 1935, Norma Jeane intégra un orphelinat&nbsp;</strong>de Los Angeles. Grace, sa tutrice, étant trop pauvre pour s’occuper d’elle et ne la nourrissant parfois que de lait et de pain. Un&nbsp;<strong>déchirement</strong>&nbsp;pour la fille de 9 ans. Norma Jeane eu&nbsp;<strong>du mal à se faire des amis</strong>&nbsp;à l’école primaire de Vine Street, non loin de l’orphelinat,&nbsp;<strong>à cause de son statut</strong>. Malheureuse,&nbsp;<strong>elle tenta même de fuguer</strong>. Grace tentait bien de lui procurer quelques plaisirs, quelques robes, quelques chaussures, des séances de cinéma, avec l’argent de la vente des biens de Gladys, la mère de Norma Jeane internée.&nbsp;<strong>Grace avait toujours eu cette conviction que Norma Jeane deviendrait une star d’Hollywood</strong>.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;VOUS SAVEZ, JE N’AI PAS ÉTÉ ÉLEVÉE COMME LA PLUPART DES PETITS AMÉRICAINS, PARCE QUE LA&nbsp;PLUPART DES PETITS AMÉRICAINS SONT ÉLEVÉS DANS LA PERSPECTIVE D’ÊTRE HEUREUX PLUS TARD.&nbsp;» MARILYN MONROE</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à cette époque que commencèrent les&nbsp;<strong>terreurs nocturnes</strong>&nbsp;de celle qui deviendrait Marilyn Monroe. Ses angoisses provoquaient des insomnies. Son sommeil était perturbé par des crises de panique et des réveils soudains, plein d’effroi. Pour son bien, la directrice de l’établissement décida qu’<strong>il valait mieux la placer dans un foyer d’accueil</strong>. Elle fût placée successivement dans&nbsp;<strong>neuf familles d’accueil</strong>&nbsp;qui touchaient 5$ par semaine pour sa garde. Des familles dans le besoin qui la faisaient travailler. Norma Jeane était&nbsp;<strong>discrète, ne voulant pas se faire remarquer</strong>. Elle retournait à l’orphelinat entre deux familles d’accueil, en attendant que Grace trouve la suivante.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>«&nbsp;J’ÉTAIS TELLEMENT HABITUÉE AUX ENNUIS QUE JE N’Y FAISAIS PLUS ATTENTION.</strong>&nbsp;JE RÊVAIS DE BEAUTÉ.&nbsp;<strong>JE RÊVAIS QUE JE DEVENAIS TELLEMENT BELLE</strong>&nbsp;QUE LES GENS SE RETOURNAIENT SUR MOI. JE RÊVAIS DE COULEURS.&nbsp;» MARILYN MONROE</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le 12 juin 1937,</strong>&nbsp;Norma Jeane quittera définitivement l’orphelinat&nbsp;<strong>peu après ses 11 ans</strong>&nbsp;pour vivre avec Grace, son mari Doc Goddard et les trois enfants de celui-ci, dans leur bungalow.&nbsp;<strong>Grace, qui n’avait pas d’enfant, considérait Norma Jeane comme sa fille</strong>. Mais les problèmes des Goddard envoyèrent rapidement la jeune fille&nbsp;<strong>dans un autre foyer, celui d’Olive Monroe,</strong>&nbsp;une tante de Norma Jeane par alliance. Celle-ci était la femme de Marion Monroe, jeune frère de Gladys, disparu dans la nature… Une tante Olive qui se montra dure avec la jeune Norma Jeane.&nbsp;<strong>En mars 1938</strong>, l’inondation de San Fernando Valley mettra fin à cet épisode. Pour un plus heureux :&nbsp;<a href="https://www.lizakeen.com/ana-atchinson-lower-le-premier-amour-de-marilyn-monroe/"><strong>Norma Jeane arriva chez Tante Ana.</strong></a></p>
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		<title>Norma, agressée sexuellement à l’âge de huit ans</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Jul 2023 19:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Marilyn Monroe]]></category>
		<category><![CDATA[agréssée]]></category>
		<category><![CDATA[agression]]></category>
		<category><![CDATA[biographie]]></category>
		<category><![CDATA[enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Kinnell]]></category>
		<category><![CDATA[marilyn monroe]]></category>
		<category><![CDATA[pensées]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Blois Capitale vous propose de passer «&#160;l’été avec Marilyn Monroe&#160;». Retrouvez chaque jour des articles sur la star hollywoodienne, toujours mythique, car elle est bien plus que cela. Vous n’avez pas fini d’être surpris &#62;&#62; Episode 4. En 1934, Norma Jeane, âgée de 8 ans, vécut pour la première fois de sa vie avec sa &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><mark style="background-color:#8ed1fc" class="has-inline-color">Blois Capitale vous propose de passer «&nbsp;l’été avec Marilyn Monroe&nbsp;». Retrouvez chaque jour des articles sur la star hollywoodienne, toujours mythique, car elle est bien plus que cela. Vous n’avez pas fini d’être surpris &gt;&gt; <a href="https://bloiscapitale.com/passez-lete-avec-marilyn-monroe" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Episode</a> 4.</mark></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En 1934, Norma Jeane, âgée de 8 ans</strong>, vécut pour la première fois de sa vie avec sa mère dans une maison qui était la sienne (6812 Arbol Drive à Hollywood). Pour des raisons économiques, celle-ci était louée en partie à un couple d’Anglais,&nbsp;<a href="https://www.lizakeen.com/agressee-sexuellement-a-lage-de-huit-ans/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Murray et Darryl</strong>&nbsp;<strong>Kinnell</strong></a>. L’homme, acteur, en décembre de cette année là, agressa sexuellement la jeune fille, selon plusieurs biographes. Marilyn se souvenant dans ses souvenirs d’un certain Monsieur «&nbsp;Kimmel&nbsp;».</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;AU MOMENT OÙ JE PASSAIS DEVANT SA CHAMBRE, LA PORTE S’OUVRIT ET IL ME DIT TRÈS CALMEMENT<em>&nbsp;<strong>«&nbsp;ENTRE NORMA, S’IL TE PLAIT&nbsp;»</strong>.&nbsp;</em>J’AI CRU QU’IL VOULAIT M’ENVOYER FAIRE UNE COURSE. […] EN REFERMANT LA PORTE DERRIÈRE MOI, IL M’A DIT EN TOURNANT LA CLEF DE LA SERRURE :&nbsp;<strong><em>«&nbsp;MAINTENANT TU NE PEUX PLUS SORTIR. C’EST COMME SI ON JOUAIT À UN PETIT JEU&nbsp;»</em></strong>.&nbsp;[…] J’AVAIS PEUR MAIS JE N’OSAIS RIEN DIRE. QUAND IL M’A PRISE DANS SES BRAS,<strong>&nbsp;JE ME SUIS DÉBATTUE DE TOUTES MES FORCES, MAIS JE N’AI PAS POUSSÉ DE CRI</strong>. IL N’ARRÊTAIT PAS DE ME CHUCHOTER :&nbsp;<strong><em>«&nbsp;SOIS GENTILLE&nbsp;»</em></strong>. EXTRAITS D’UNE INTERVIEW DE MARILYN MONROE À BEN HECHT EN 1953.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette agression, la jeune Norma Jeane la raconta à Gladys, sa mère, qui ne l’a cru pas.</strong>&nbsp;Au début du moins. Cet événement déclenchera la folie de la dépressive Gladys et son internement lors de ce même mois de décembre 1934.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;J’AI PASSÉ TOUTE LA NUIT À PLEURER. JE VOULAIS MOURIR. JE ME DISAIS :&nbsp;<strong>«&nbsp;SI PERSONNE N’EST JAMAIS DE MON CÔTÉ,</strong>&nbsp;SI JE NE PEUX JAMAIS PARLER À PERSONNE, JE VAIS ME METTRE À HURLER.&nbsp;» MAIS JE N’AI PAS HURLÉ.&nbsp;[…]&nbsp;<strong>J’ÉTAIS TELLEMENT BLESSÉE QUE J’AI COMMENCÉ À BÉGAYER</strong>.&nbsp;<strong>ELLE NE ME CROYAIT PAS !</strong>&nbsp;C’EST LA PREMIÈRE FOIS QUE JE ME SOUVIENS AVOIR BÉGAYÉ… PLUS TARD, QUAND J’ÉTAIS À L’ORPHELINAT, JE ME SUIS MISE À BÉGAYER DU JOUR AU LENDEMAIN…&nbsp;»</p>
</blockquote>
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