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	<title>Archives des création sur mesure - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Fanny Rigé, costumière à Blois : le temps long d’un métier invisible</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 09:47:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On imagine souvent la costumière comme une silhouette dans l’ombre des scènes, une main habile au service de la lumière. Arrivée à Blois il y a deux ans et demi sans réseau, Fanny Rigé a construit sa place par le travail, les rencontres, et la pratique. Entre théâtre, reconstitution historique, projets pour enfants et transmission, &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">On imagine souvent la <strong>costumière</strong> comme une silhouette dans l’ombre des scènes, une main habile au service de la lumière. <a href="https://www.linkedin.com/in/fanny-rig%C3%A9-64aa8087/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Arrivée à Blois il y a deux ans et demi sans réseau</a>, <strong>Fanny Rigé</strong> a construit sa place par le travail, les rencontres, et la pratique. <strong>Entre théâtre, reconstitution historique, projets pour enfants et transmission</strong>, elle défend un <strong>métier d’atelier</strong> : du temps, des matières, des ajustements — et cette capacité à s’adapter qui fait toute la différence.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-du-centre-de-vacances-a-l-atelier-une-bascule-par-le-theatre">Du centre de vacances à l’atelier : une bascule par le théâtre</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Avant le costume, il y a eu l’animation, puis la direction de centre de vacances. Un quotidien de collectif, d’organisation, de présence. Et au milieu, le théâtre, comme un passage secret : un grand costumier, des spectacles, et l’occasion de toucher à la matière. <strong><em>« J’ai commencé à bidouiller des trucs. »</em></strong> Le verbe est modeste, rieur, mais il dit la vérité d’un début : <strong>faire avec ce qu’on a, inventer une solution,</strong> découvrir qu’on y prend goût. <strong>Puis vient la décision : transformer l’élan en métier.</strong> <em>« Je me suis dit que j’aimerais bien en vivre », </em>se souvient Fanny Rigé.</p>



<p class="wp-block-paragraph" id="h-se-former-quitter-le-bricolage-entrer-dans-la-technique">Se former : quitter le bricolage, entrer dans la technique. Ce désir ne tient pas sans méthode. CAP couture, diplôme de costumière, et une formation à Paris menée au rythme d’un atelier. <em><strong>« Je passais sept heures par jour, six jours par semaine, à coudre. »</strong></em> Le costume devient alors un champ technique : patronage, ajustements, connaissance des époques, culture du théâtre. <strong>L’imaginaire s’appuie sur la précision.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-blois-construire-un-reseau-a-hauteur-humaine">Blois : construire un réseau à hauteur humaine</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quand elle s’installe à Blois</strong>, Fanny Rigé repart de zéro. Nouvelle ville, nouveaux circuits, aucune certitude. Elle le dit simplement : <em><strong>« gros challenge »</strong></em>. Le point d’entrée, ce sera <strong>le bar à couture</strong>, en Vienne. Elle y vient d’abord pour proposer du bénévolat, donner des cours, rencontrer des gens. Et <strong>le lieu devient une plaque tournante.</strong> <em>« Ça m’a fait rencontrer énormément de monde. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le réseau se fabrique ainsi : par la présence, le bouche-à-oreille, les recommandations. <strong>Pas à pas, les projets arrivent.</strong> Elle constate aujourd’hui que beaucoup de commandes ont un lien direct ou indirect avec ce lieu, devenu un relais entre besoins et savoir-faire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-theatre-reconstitution-le-costume-comme-compromis-intelligent">Théâtre, reconstitution : le costume comme compromis intelligent</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Son travail à Blois se déploie <strong>entre théâtre</strong> <strong>et reconstitution historique.</strong> Deux univers, deux logiques, mais une même exigence : <strong>le costume doit <em>“fonctionner”</em>.</strong> Surtout quand il s’agit d’historique : il faut être crédible, lisible, sans être prisonnier d’un fétichisme de la reconstitution. <em>« Il faut que ça ressemble »</em>, tout simplement. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les faits, les compagnies demandent souvent <strong>une fidélité visuelle </strong>— tableaux, iconographie, silhouette — tout en acceptant une part de modernité cachée : <strong>confort, adaptation, interchangeabilité entre interprètes.</strong> <em>« On met une fermeture éclair cachée, un élastique… pour que ce soit pratique. »</em> Ce compromis, c’est <strong>le costume comme art appliqué, au service d’un corps qui bouge et d’une scène qui impose ses contraintes.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="989" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/Fanny-Rige-1024x989.jpg" alt="Crédit photo : Fanny Rigé" class="wp-image-31309" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/Fanny-Rige-1024x989.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/Fanny-Rige-300x290.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/Fanny-Rige-768x742.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/Fanny-Rige-1536x1484.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/Fanny-Rige-2048x1978.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Crédit photo : Fanny Rigé</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-invention-au-quotidien-quand-le-tissu-n-existe-plus">L’invention au quotidien : quand le tissu n’existe plus</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La créativité, chez Fanny Rigé, se joue souvent dans le réel le plus concret : <strong>trouver la matière, retrouver un tissu, résoudre une impossibilité.</strong> Elle raconte le cas d’un costume à doubler, mais dont le tissu d’origine était introuvable : vintage, motifs précis, disparu des circuits. Plutôt que d’abandonner l’idée d’un effet proche, elle propose un autre tissu — et imagine un geste simple et radical : peindre les motifs manquants pour retrouver une cohérence. <em>« Je me suis dit : si je peins les fleurs en jaune, ça peut marcher. »</em> Et cela a fonctionné. On comprend ici ce que <em>“faire costume”</em> veut dire : travailler avec ce qui existe.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="905" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/photo-crea-Fanny-Rige-1024x905.jpg" alt="" class="wp-image-31308" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/photo-crea-Fanny-Rige-1024x905.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/photo-crea-Fanny-Rige-300x265.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/photo-crea-Fanny-Rige-768x679.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/photo-crea-Fanny-Rige-1536x1358.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/photo-crea-Fanny-Rige-2048x1810.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Crédit photo : Fanny Rigé</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-temps-long-du-costume-avant-de-coudre-il-faut-construire">Le temps long du costume : avant de coudre, il faut construire</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le public voit le résultat. Le métier, lui, commence bien avant : <strong>croquis, prises de mesure, patron, essayages, ajustements, puis seulement l’assemblage.</strong> Sur un costume Renaissance, elle chiffre sans détour : <strong>60 à 70 heures</strong>. Et une part notable de ce temps est absorbée par la préparation. <em>« Le travail de recherche et de patronage, ça prend du temps. Il faut tout construire. »</em> Cette durée explique aussi l’économie : un costume historique dépasse facilement 1 500 euros. Un vêtement plus simple, plus proche de l’habillement, se situe autour de 600–650 euros.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="915" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/crea-Fanny-Rige-1024x915.jpg" alt="Roald Dahl Par Fanny Rigé" class="wp-image-31310" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/crea-Fanny-Rige-1024x915.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/crea-Fanny-Rige-300x268.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/crea-Fanny-Rige-768x686.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/crea-Fanny-Rige-1536x1372.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/crea-Fanny-Rige-2048x1829.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Crédit photo : Fanny Rigé</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Roald Dahl : quand un livre devient patron, volume, scène</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l&rsquo;imaginaire de Fanny Rigé, l&rsquo;univers de Roald Dahl aura été une matière première. Quelque chose qui déclenche immédiatement des questions d’atelier. Elle le dit très simplement : <em><strong>« Dahl ouvre un monde où tout devient possible »</strong></em> — parce que tout est déjà vivant, caractérisé, presque costumé avant même d’être cousu. Elle prend un exemple qui a jalonné son parcours de formation, sa deuxième année d’études de costumière à Paris, <em><strong>James et la Grosse Pêche</strong></em>. Un enfant, des insectes, des tempéraments. Et, pour une costumière, une énigme délicieuse : comment faire passer un caractère dans une silhouette, <strong>une présence dans une forme.</strong> <em>« Dans James et la Grosse Pêche, ce sont des insectes qui parlent à un enfant… comment on arrive à créer ces insectes-là ? »</em> Et, surtout, comment on rend lisible ce qu’un texte suggère : <em>« La coccinelle a quelque chose de très maternel… comment traduire ça dans un costume ? »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="678" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/DSC_1151-1024x678.jpg" alt="James et la Grosse Pêche" class="wp-image-31312" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/DSC_1151-1024x678.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/DSC_1151-300x199.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/DSC_1151-768x509.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/DSC_1151-1536x1017.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/DSC_1151-2048x1356.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Crédit photo : Fanny Rigé</figcaption></figure>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-carnaval-la-joie-de-la-recup-et-du-collectif">Le carnaval : la joie de la récup et du collectif</h3>



<p class="wp-block-paragraph">À côté des commandes, Fanny s’est engagé bénévolement avec <strong><a href="https://www.facebook.com/CompagnieDesCousus/?locale=fr_FR" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la compagnie Des Cousus</a></strong> pour le <strong>carnaval</strong> du 8 mars 2026). Ici, changement de règles : matériaux de récupération, prototypes, trouvailles, débrouille collective. <strong>Une autre manière de faire costume, plus artisanale encore,</strong> où la contrainte devient moteur. <em>« Comment faire avec ce qu’on a, sans forcément les matériaux qu’on aurait aimés ? »</em> Dans cet atelier du dimanche, se croisent des personnes expérimentées et d’autres qui découvrent. Et cette circulation des idées nourrit aussi sa pratique : <strong>parce que les solutions trouvées là, parfois, rejaillissent ailleurs.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="575" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20200301_131512-1024x575.jpg" alt="" class="wp-image-31313" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20200301_131512-1024x575.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20200301_131512-300x168.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20200301_131512-768x431.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20200301_131512-1536x863.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20200301_131512-2048x1150.jpg 2048w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20200301_131512-390x220.jpg 390w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Crédit photo : Fanny Rigé</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-se-laisser-surprendre">Se laisser surprendre</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd&rsquo;hui, Fanny ne se fixe pas un <em>“grand rêve”</em> institutionnel. Pas de fantasme d’Opéra, pas de trajectoire en temple. Elle ne vise pas une <a href="https://bloiscapitale.com/suzie-henri-libre-prisonniere-et-resolument-ecrivaine" target="_blank" rel="noreferrer noopener">consécration</a>. Son ambition est plus mobile : continuer à vivre de ce métier, élargir son réseau au fil des rencontres, rester disponible à ce que le territoire peut ouvrir — <strong>compagnies, théâtres, peut-être châteaux un jour.</strong> Et, en arrière-plan, <strong>réactiver l’enseignement</strong> : transmettre dans des centres de formation, retrouver ce lien au geste expliqué. <strong><em>« J’ai envie de me laisser surprendre par les rencontres. »</em></strong></p>



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		<title>Le vitrail, art d’une renaissance pour Martine Gautier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Oct 2025 10:43:34 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Il y a des vies qui se dessinent patiemment, en lignes successives, comme des fragments de verre coloré assemblés un à un. Celle de <strong>Martine Gautier</strong> est de celles-là. Originaire du Loir-et-Cher, née à Romorantin, <strong>elle n’imaginait pas,</strong> après une carrière éclectique et des études très éloignées du domaine artistique, <strong>que le vitrail deviendrait son horizon.</strong> Et pourtant, à l’aube de la soixantaine, c’est bien dans la lumière filtrée par le plomb et le verre qu’elle a trouvé sa voie. <em>« J’ai toujours travaillé avec un stylo. Aujourd’hui, c’est un coupe-verre que j’ai dans les mains. »</em> La formule dit bien <strong>la bascule qui s’opère en 2022.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-revelation">La révélation</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette bascule ne survient pas par hasard, mais à la faveur d’une soirée de <strong>cinéma</strong>. Le film s’appelle <strong><em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Compagnons_(film)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Compagnons</a></em>,</strong> avec Najaa Bensaid, Agnès Jaoui et Pio Marmaï. On y suit une jeune graffeuse à qui un architecte propose de transformer son travail en vitrail. <strong>Il agit sur Martine Gautier comme un choc.</strong> <em>« Quand j’ai vu ce graffiti transformé en vitrail, ça a été… <strong>C’est inexplicable. Très émotionnel. Une vraie révélation. J’ai su immédiatement que je voulais faire ça. »</strong></em> Elle sort de la salle avec la certitude qu’une nouvelle vie commence. Elle le dit sans détour : <em>« J’avais reçu ce message. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-avancer-malgre-les-obstacles">Avancer malgré les obstacles</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Restait à se former.</strong> À plus de cinquante ans, les portes ne s’ouvrent pas facilement. <em>« Heureusement qu’il existe les Greta »</em>, sourit-elle. Au Greta de Chartres, l’entretien d’entrée ne demande pas de prérequis, seulement d’être créatif. Martine Gautier présente alors ses propres petites créations : des tableaux réalisés avec des boutons. <strong>La formatrice y décèle déjà une cohérence des couleurs et un sens artistique. Elle est admise.</strong> Neuf mois pour acquérir les bases. <em>« C’était trop court,</em> reconnaît-elle. <em>Mais de toute façon, les vitraillistes disent tous qu’ils apprennent encore chaque jour, même après quarante ans d’expérience. »</em> <strong>En juin 2023, elle obtient son CAP Vitrailliste.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Diplômée, Martine Gautier imagine reprendre un atelier en Bretagne, aux côtés d’un vitrailliste confirmé. Elle y travaille quelque temps, découvre ses techniques, ses astuces. Mais les finances, la maladie, puis les contraintes logistiques mettent fin au projet. <em>« Ça a été galère. Mais j’ai malgré tout appris, et ces apprentissages, chacun les complète à sa manière au fil des années. »</em> Alors, plutôt que de renoncer, <strong>elle décide de rester dans le Loir-et-Cher et d’installer son atelier à domicile.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’été 2025, elle franchit une nouvelle étape : vendre ses créations. <strong>On les trouve désormais à la boutique Blois Capitale, 16 rue Emile Laurens.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="617" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3881-1024x617.jpeg" alt="Vitraux en vente à Blois Capitale 16 rue Emile Laurens" class="wp-image-28891" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3881-1024x617.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3881-300x181.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3881-768x463.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3881-1536x926.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3881-2048x1234.jpeg 2048w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3881-780x470.jpeg 780w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Vitraux en vente à Blois Capitale 16 rue Emile Laurens</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-art-du-vitrail-traditionnel">L’art du vitrail traditionnel</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le vitrail, surtout dans sa version traditionnelle, n’est pas un art sans contraintes. <strong>Il suppose un équipement lourd, et surtout des précautions sanitaires.</strong> Martine Gautier le sait. <em>« Je travaille fenêtre ouverte, avec blouse, gants, masque. Il faut se laver tous les jours, éviter toute contamination. La plombémie est reconnue maladie professionnelle, donc une prise de sang annuelle permet de surveiller les taux. »</em> Elle reste vigilante.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Martine Gautier pratique la méthode traditionnelle</strong> : plomb et étain, peinture sur verre, restauration. Comment naissent ses créations ? <em>« Je pars d’une couleur et je construis autour. C’est de l’intuition, de l’inspiration. Les vitraux sont bien dessinés en amont, mais je ne réalise pas le coloriage préalable : je préfère construire ma composition directement autour de la couleur que j’ai choisie. »</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="506" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3882-1024x506.jpeg" alt="vitrail" class="wp-image-28890" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3882-1024x506.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3882-300x148.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3882-768x379.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3882-1536x759.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3882-2048x1012.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-tiffany-et-vitrail-au-plomb">Tiffany et vitrail au plomb</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Notre artisane d&rsquo;art distingue avec précision la technique Tiffany, inventée aux États-Unis au XIXᵉ siècle, qui consiste à entourer les verres d’une bande de cuivre avant de souder à l’étain. <em>« Alors que le vitrail traditionnel utilise des baguettes de plomb profilées dans lesquelles on insère les pièces de verre, soudées à l’étain. »</em> <strong>Elle choisit la voie traditionnelle.</strong> Elle détaille encore les nuances : plomb dur, demi-dur, mou, demi-mou, selon les alliages.<strong> </strong><em><strong>« Moi je travaille avec du demi-mou, plus malléable.</strong> Le dur se retrouve surtout dans les grands édifices religieux, où il faut plus de solidité. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-suspensions-et-reve-de-vitraux-d-architecture">Suspensions et rêve de vitraux d’architecture</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour se faire connaître, elle réalise des suspensions : des pièces accrochées à la lumière, qui laissent filtrer leurs couleurs. Mais l’ambition est claire : habiller portes et fenêtres, créer de véritables ensembles architecturaux. <em><strong>« Les suspensions, ce sont mes cartes de visite. </strong>Elles pourraient devenir de vrais vitraux, sur une fenêtre ou une porte. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-artiste-ouverte-aux-collaborations">Une artiste ouverte aux collaborations</h3>



<p class="wp-block-paragraph">De ce film qui a tout déclenché, Martine Gautier a retenu aussi la notion de collaboration. Graffiti et vitrail, deux mondes apparemment éloignés, qui dialoguent. <em><strong>« J’adorerais collaborer avec d’autres artistes, faire des mélanges de styles. Ce serait un nouveau challenge.</strong> Déjà, entreprendre cette formation à l’aube de 60 ans, c’était un challenge. Alors imaginer un projet commun avec des graffeurs, ce serait formidable. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-metier-pour-la-vie">Un métier pour la vie</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, elle poursuit son chemin, consciente que ce métier ne se quitte pas. Ses stages d’immersion le lui ont montré : <em>« J’ai rencontré un jeune vitrailliste, et un ancien qui travaillait encore à un âge avancé. <strong>Quand on est pris par cette passion, on ne lâche pas. »</strong></em> Le parcours de <strong>Martine Gautier</strong> dit quelque chose de plus large : que les chemins professionnels ne sont jamais figés, que la révélation peut surgir tard, au détour d’une salle obscure. Dans la lumière des vitraux qu’elle compose aujourd’hui, se reflète l’évidence d’une vocation trouvée contre toute attente.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Et pour celles et ceux qui souhaitent une pièce unique, Martine Gautier le précise : elle <strong>travaille aussi sur commande et sur mesure</strong>, afin que chaque création devienne une œuvre intime, pensée pour un lieu, une personne, une lumière.</p>
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