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	<title>Archives des évapotranspiration - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Hydrologie régénérative : repenser nos paysages pour cultiver l&#8217;eau</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 May 2025 16:59:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’eau ne se résume ni à un volume à répartir, ni à un flux à canaliser. Elle est un cycle vivant, que l’on peut réparer. Et même cultiver. C’est cette conviction que défend Samuel Bonvoisin, figure française de l’hydrologie régénérative. À rebours des approches techniciennes de la « gestion de l’eau », il propose de &#8230;</p>
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<p><strong>L’eau ne se résume ni à un volume à répartir, ni à un flux à canaliser. Elle est un cycle vivant, que l’on peut réparer. Et même cultiver.</strong> C’est cette conviction que défend <strong>Samuel Bonvoisin,</strong> figure française de <strong>l’hydrologie régénérative.</strong> À rebours des approches techniciennes de la « gestion de l’eau », il propose de <strong>redonner toute sa place au vivant</strong> — forêts, sols, haies, bactéries, castors — pour <a href="https://bloiscapitale.com/le-jour-du-depassement-se-rapproche" target="_blank" rel="noreferrer noopener">restaurer les équilibres</a> écologiques et climatiques. <strong>Non, l’eau ne tombe pas du ciel sans raison</strong>. Elle naît des paysages. Et nous savons déjà comment faire pleuvoir. C&rsquo;est ce qu&rsquo;il a expliqué lors d&rsquo;une conférence, à Blois, au <a href="https://www.campus-centre.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CCI Campus Centre</a>, un évènement organisé conjointement par le <strong><a href="https://bloiscapitale.com/avec-agglopolys-les-lions-clubs-marquent-les-avaloirs-pour-rappeler-que-la-mer-commence-ici" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lions Club Blois Doyen</a></strong> et le <strong>Lions Club Blois Renaissance</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-restaurer-les-cycles-de-l-eau-verte"><strong>Restaurer les cycles de l’eau verte</strong></h3>



<p><em><strong>« Deux tiers des pluies continentales proviennent de l’évapotranspiration : de l’eau transpirée par les végétaux et évaporée par les sols »</strong></em>, rappelle Samuel Bonvoisin. C’est ce qu’on appelle l’<strong>eau verte</strong>, par opposition à l’<strong>eau bleue</strong>, visible dans les rivières, les lacs ou les nappes. <em>« L’eau verte est très peu connue du grand public, mais elle est essentielle. On parle ici du <strong>recyclage de l’eau sur les continents, avant qu’elle ne reparte vers l’océan. »</strong></em></p>



<p><strong>Ce cycle de l’eau verte a été <em>« brisé »</em>.</strong> À l’origine : le remembrement, l’arrachage des haies, le comblement des mares, la rectification des cours d’eau, l’imperméabilisation des sols. <em>« On a tout fait pour que l’eau s’évacue plus vite. Résultat : elle n’a plus le temps d’infiltrer les sols, de les nourrir, de les rafraîchir. »</em> En parallèle, les sols se sont appauvris. <em>« Le taux de matière organique dans les sols agricoles est passé de 4 % en 1950 à 1,5 % aujourd’hui. Or, un seul pour cent de matière organique permet de retenir 250 m³ d’eau par hectare sur 15 cm de sol. »</em> Derrière ces chiffres, une conséquence directe : <strong>les paysages perdent leur capacité à retenir l’eau, donc à réguler la température, à alimenter les nappes, à alimenter l’atmosphère… et à faire pleuvoir.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-changer-de-paradigme"><strong>Changer de paradigme</strong></h3>



<p>L’approche que propose Samuel Bonvoisin ne se limite pas à un ensemble de pratiques agricoles. Il s’agit d’un changement complet de perspective. <em>« On est dans un paradigme où, face à une inondation, le réflexe, c’est de curer les fossés, d’évacuer l’eau le plus vite possible. Mais c’est exactement l’inverse qu’il faudrait faire : <strong>ralentir l’eau, la faire infiltrer, stocker l’humidité dans le paysage. »</strong></em></p>



<p>Ce renversement s’incarne dans les quatre piliers de l’hydrologie régénérative : <strong>ralentir, infiltrer, stocker, evapotranspirer</strong>. C’est tout un art d’aménager les paysages pour qu’ils se comportent comme des <strong>éponges vivantes.</strong> <em>« On distingue la gestion horizontale — ralentir l’eau de surface — et la gestion verticale — accélérer sa pénétration dans les sols. »</em></p>



<p>Parmi les techniques évoquées : l’agroforesterie, l’enherbement, l’agriculture de conservation des sols, mais aussi le <em>Keyline design</em>, qui consiste à travailler selon les lignes de niveau. <em>« On peut aussi restaurer les méandres, déconnecter les chemins agricoles du réseau hydrographique naturel, ou créer des bassins d’infiltration. »</em> Mais ce que l&rsquo;expert appelle de ses vœux, c’est surtout un <strong>changement d’échelle</strong>. <em>« L’action individuelle est utile pour faire connaître ces approches, mais elle est inefficace sur la ressource elle-même. <strong>Il faut des politiques publiques offensives. »</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-exemple-du-castor-ingenieur-hydrologue"><strong>L&rsquo;exemple du castor, ingénieur hydrologue</strong></h3>



<p>Pour illustrer ce changement de regard, Samuel Bonvoisin convoque un animal : le castor. <em>« Il a habité toutes les rivières de l’hémisphère nord pendant huit millions d’années. Et depuis des siècles, on l’a presque totalement éradiqué. »</em> Une erreur historique, selon lui. <strong>Le castor, par son mode de vie, ralentit les eaux, recrée des zones humides, recharge les nappes, stocke du carbone, et lutte contre les incendies</strong>. <em>« C’est ce qu’a démontré la chercheuse Emily Fairfax. <strong>Depuis 2022, le GIEC recommande la préservation et la réintroduction du castor comme solution climatique. »</strong></em> <strong>Ce qui a été fait il y a 50 ans à Blois.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-accepter-que-le-vivant-sait-mieux-que-nous"><strong>Accepter que le vivant sait mieux que nous</strong></h3>



<p>Mais cette réintroduction se heurte à une réalité : celle de nos usages. <em>« Le long des rivières, on a mis des routes, des lotissements, des zones d’activité. Le retour du castor questionne : est-ce qu’on continue à vouloir tout contrôler ? Ou est-ce qu’on accepte que le vivant sache mieux que nous ? On commence à construire des barrages analogues à ceux du castor, en s’inspirant de ses techniques. </em><strong><em>On peut redevenir des artisans de la régénération des cycles. »</em> </strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-reapprendre-a-faire-pluie"><strong>Réapprendre à faire pluie</strong></h3>



<p>Ce que Samuel Bonvoisin tente de transmettre, ce n’est pas seulement une méthode, c’est une éthique. <em>« Est-ce que notre rôle est d’extraire, de dégrader, de polluer ? Ou est-ce qu’il est de régénérer, de prendre soin, de remettre les cycles en route ? »</em> <strong>Selon lui, on n’a pas besoin d’attendre de nouvelles technologies.</strong> <em>« On sait déjà comment faire. Avec les connaissances et les outils qu’on a, on peut commencer dès aujourd’hui. »</em></p>



<p>Ce message, il le porte aussi bien devant des élus que dans les écoles. À Cellettes, à Blois, comme ailleurs, il commence souvent par parler aux enfants. <em>« Je leur présente les huit super-héros des cycles de l’eau : le castor, le lierre, la ronce, la bactérie Pseudomonas syringae, les arbres… et le huitième, c’est nous. Parce que nous aussi, on peut agir. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1000" height="600" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/bonvoisin-ecole-cellettes.png" alt="" class="wp-image-25820" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/bonvoisin-ecole-cellettes.png 1000w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/bonvoisin-ecole-cellettes-300x180.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/bonvoisin-ecole-cellettes-768x461.png 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure></div>


<p>Pour les adultes, la conférence devient plus technique, plus philosophique. <em>« Je leur parle de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mycorhize" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mycorhizes</a>, d’interconnexions entre milieux, mais aussi de posture. Est-ce qu’on veut juste s’adapter, ou est-ce qu’on veut régénérer ? »</em> <strong>Selon lui, l’adaptation — aussi nécessaire soit-elle — ne suffit pas. <em>« Elle part du principe qu’on va faire moins pire. La régénération, c’est faire mieux. »</em></strong> Et contrairement aux idées reçues, cela ne prend pas plus de temps. <em><strong>« En Inde, un programme d’hydrologie régénérative a produit des résultats spectaculaires en quatre ans. »</strong></em></p>



<p>Ce que propose l&rsquo;hydrologie régénérative, au fond, ce n’est pas une simple gestion de l’eau. C’est un regard renouvelé sur le vivant. <em>« On ne fait pas pleuvoir par magie. Mais<strong> on peut créer les conditions où la pluie devient plus probable. Il faut réapprendre à faire pluie. »</strong></em> Ce travail d’explication est exigeant. <em>« Ce cycle de l’eau verte, ce recyclage continental, c’est invisible. Mais <strong>chaque fois qu’on remplace un jardin vivant par du gravier et deux palmiers, on fabrique un désert. »</strong></em></p>



<p>À rebours d’un monde qui accélère et simplifie, Samuel Bonvoisin nous invite à ralentir et à complexifier. Non par nostalgie d’un état de nature, mais pour retrouver, dans nos gestes et nos paysages, une manière de cohabiter. Humble, durable, féconde.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TvUkC6C2pP"><a href="https://bloiscapitale.com/avec-agglopolys-les-lions-clubs-marquent-les-avaloirs-pour-rappeler-que-la-mer-commence-ici">Avec Agglopolys, les Lions Clubs marquent les avaloirs pour rappeler que « la mer commence ici »</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Avec Agglopolys, les Lions Clubs marquent les avaloirs pour rappeler que « la mer commence ici » » &#8212; Blois Capitale Agglopolys" src="https://bloiscapitale.com/avec-agglopolys-les-lions-clubs-marquent-les-avaloirs-pour-rappeler-que-la-mer-commence-ici/embed#?secret=3MqCXDHlqD#?secret=TvUkC6C2pP" data-secret="TvUkC6C2pP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Quel est ce phénomène de « sécheresse éclair » qui nous touche actuellement ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jun 2023 10:06:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nos contrées sont actuellement touchées par une sécheresse éclair, un phénomène météorologique qui se caractérise par un assèchement fulgurant des sols et de la végétation. Malheureusement, ce phénomène tend à se multiplier en Europe depuis quelques années, suscitant des inquiétudes croissantes quant à ses conséquences sur l&#8217;environnement et l&#8217;agriculture. Après les fortes pluies qui ont &#8230;</p>
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<p>Nos <a href="https://bloiscapitale.com/category/vie-locale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">contrées</a> sont actuellement touchées par une <strong>sécheresse éclair</strong>, un <strong>phénomène météorologique qui se caractérise par un assèchement fulgurant des sols et de la végétation.</strong> Malheureusement, ce phénomène tend à se multiplier en Europe depuis quelques années, suscitant des inquiétudes croissantes quant à ses conséquences sur l&rsquo;environnement et l&rsquo;agriculture.</p>



<p>Après les fortes pluies qui ont permis de soulager la sécheresse de surface en mars et avril, la situation a brusquement basculé à partir de la mi-mai dans la moitié nord de la France. <strong>Un large anticyclone s&rsquo;est installé au nord de l&rsquo;Europe</strong> ces derniers temps. Ce changement météorologique a entraîné l&rsquo;installation d&rsquo;un <strong>temps sec,</strong> des <strong>températures estivales</strong> et <strong>un vent de nord-est constant.</strong></p>



<p>Ce vent, connu sous le nom de bise, a des effets asséchants. Soufflant à une vitesse de 40 à 50 km/h sur la moitié nord de la France, avec un taux d&rsquo;humidité dans l&rsquo;air ne dépassant pas 20 à 30 %, il a rapidement provoqué <strong>un dessèchement complet des sols et de la végétation en l&rsquo;espace de seulement deux semaines. </strong>Ce phénomène, appelé sécheresse éclair, est de plus en plus fréquent depuis les années 1950, selon une étude publiée dans la <a href="https://www.science.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">revue <em>Science</em></a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un terme qui fait encore débat</h2>



<p>Bien que le terme « sécheresse éclair » soit utilisé pour décrire ce phénomène aux États-Unis, <strong>Météo France se montre prudent dans son emploi</strong>. Les ingénieurs météorologues de l&rsquo;organisme préfèrent pour le moment ne pas utiliser ce terme. Cependant, il est important de comprendre que cette sécheresse éclair diffère d&rsquo;une sécheresse classique qui se produit sur une plus longue période, généralement plusieurs mois. <strong>Une sécheresse éclair se développe en seulement 30 à 45 jours, voire en une semaine dans les cas les plus extrêmes.</strong> Lorsqu&rsquo;elle survient en dehors de la saison habituellement sèche, comme c&rsquo;est le cas actuellement, les dommages sur la végétation peuvent être importants.</p>



<p><strong>L&rsquo;évapotranspiration</strong>, qui est le processus par lequel l&rsquo;eau du sol et des végétaux s&rsquo;évapore dans l&rsquo;atmosphère, <strong>se produit de manière extrêmement rapide</strong> lorsque tous les paramètres météorologiques nécessaires sont réunis : chaleur, absence de pluie, ensoleillement prolongé d&rsquo;environ 14 heures par jour à cette période de l&rsquo;année, et vent de nord-est. <strong>Les sols ne sont pas encore en état de stress hydrique</strong>, car les précipitations ont été abondantes au printemps dans le nord de la France. Cependant, selon l&rsquo;agroclimatologue Serge Zaka, cela peut poser <strong>des problèmes de développement pour les cultures nouvellement semées</strong>, telles que les pommes de terre, les betteraves et le maïs. Les jeunes pousses auront en effet du mal à percer la couche de terre sèche.</p>



<p>Malheureusement, cette sécheresse éclair devrait continuer à s&rsquo;aggraver au moins <strong>jusqu&rsquo;au 9 juin</strong>. Bien que le vent de nord-est faiblisse légèrement désormais, les températures continueront d&rsquo;augmenter, avec des pics atteignant les 30°C. <strong>Des orages sont prévus à Blois</strong>. Mias les pluies d&rsquo;orage, si courtes et intenses, ne suffisent pas à infiltrer le sol de manière efficace.</p>



<p><strong>Selon les observations satellites du programme Copernicus, environ un tiers de l&rsquo;Europe est actuellement confronté à une situation de sécheresse.</strong> Dans ce contexte, les prévisions saisonnières de Météo France laissent envisager un été plus chaud que la normale. Les températures devraient être plus élevées que la moyenne pour les mois de juin, juillet et août. En revanche, <strong>aucune tendance claire n&rsquo;est décelable en ce qui concerne les précipitations à ce stade.</strong> Face à cette situation préoccupante, il est essentiel de prendre des mesures pour <strong>préserver l&rsquo;eau</strong>.</p>
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