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	<title>Archives des femmes oubliées - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Qu&#8217;est-ce que l&#8217;effet Matilda ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Feb 2024 17:04:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;effet Matilda désigne le phénomène où les contributions scientifiques des femmes sont largement attribuées à leurs collègues masculins. Margaret Rossiter a théorisé l&#8217;effet Matilda dans les années 1980. Inspirée par les travaux de Matilda Joslyn Gage, une suffragette du 19e siècle qui avait déjà observé ce phénomène, Margaret Rossiter a choisi le terme « effet Matilda » &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>L&rsquo;<strong>effet Matilda</strong> désigne le phénomène où les <strong><a href="https://bloiscapitale.com/celebrer-la-journee-internationale-des-femmes-de-science">contributions scientifiques des femmes</a></strong> sont largement <strong>attribuées à leurs collègues masculins.</strong></p>



<p><strong>Margaret Rossiter</strong> a théorisé l&rsquo;effet Matilda dans les années 1980. Inspirée par les travaux de <strong>Matilda Joslyn Gage</strong>, une suffragette du 19e siècle qui avait déjà observé ce phénomène, Margaret Rossiter a choisi le terme <em>« effet Matilda »</em> pour décrire la tendance à ne pas reconnaître ou à attribuer à tort les réalisations scientifiques des femmes à leurs collègues masculins. Ce concept a été <strong>formalisé dans son essai de 1993 intitulé <em>« The Matthew Matilda Effect in Science »</em></strong>, publié dans la revue <em><a href="https://journals.sagepub.com/home/sss" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Social Studies of Science.</a></em></p>



<p>L&rsquo;intérêt de Margaret Rossiter pour l&rsquo;invisibilisation des contributions des femmes à la science a débuté dès ses années d&rsquo;étudiante à Yale, où elle constatait ces absences dans les récits scientifiques historiques. <strong>Ses recherches approfondies l&rsquo;ont amenée à découvrir de nombreux cas de femmes scientifiques dont le travail avait été occulté ou attribué à des hommes</strong>. Ces découvertes ont alimenté ses publications, notamment sa série en trois volumes <em>« Women Scientists in America »</em>, qui documente les luttes et les réalisations des femmes dans le domaine scientifique aux États-Unis​<a href="https://www.smithsonianmag.com/science-nature/unheralded-women-scientists-finally-getting-their-due-180973082/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​​<a href="https://blogs.loc.gov/inside_adams/2020/03/matilda-effect/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​​<a href="https://as.cornell.edu/news/how-margaret-rossiter-uncovered-hidden-women-science" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>



<p><strong>Jeanne Barret, Trotula de Salerne, Lise Meitner, Rosalind Franklin</strong> et <strong>Chien-Shiung Wu</strong> représentent des exemples emblématiques de l&rsquo;effet Matilda à travers l&rsquo;histoire, chacune dans son domaine respectif, ayant contribué de manière significative à la science et à la médecine, souvent sans recevoir la reconnaissance méritée de leur vivant. Leurs histoires mettent en lumière les obstacles rencontrés par les femmes dans le domaine scientifique et l&rsquo;importance de réévaluer l&rsquo;histoire pour leur rendre justice.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-jeanne-baret">Jeanne Baret</h2>



<p>Jeanne Baret, née le 27 juillet 1740 en Bourgogne, est entrée dans l&rsquo;histoire en tant que <strong>première femme à avoir réalisé un tour du monde.</strong> Déguisée en homme pour pouvoir embarquer sur un navire de la marine française, <strong>elle a collecté plus de 6.000 spécimens de plantes</strong> lors de ses voyages autour du globe​<a href="https://www.britannica.com/biography/Jeanne-Baret" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>



<p>Jeanne Baret a grandi dans une famille modeste et, bien qu&rsquo;elle n&rsquo;ait pas reçu d&rsquo;éducation formelle, elle a acquis une connaissance approfondie de la botanique dès son jeune âge, devenant ainsi une experte reconnue des plantes locales et de leurs propriétés médicinales​<a href="https://exploration.marinersmuseum.org/subject/jeanne-baret/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​. Sa relation avec le naturaliste Philibert Commerson, débutée vers 1760, a pris une tournure personnelle après la mort de la femme de Commerson en 1762, avec qui elle a eu un enfant hors mariage en 1764. Le couple a ensuite déménagé à Paris, où leur enfant a été confié à l&rsquo;adoption peu après sa naissance​<a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Jeanne_Baret" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>



<p>En 1765, Commerson a été invité à se joindre à l&rsquo;expédition de circumnavigation dirigée par Louis-Antoine de Bougainville. <strong>En raison de l&rsquo;interdiction faite aux femmes de monter à bord des navires de la marine française, Jeanne Baret s&rsquo;est déguisée en homme, adoptant le nom de « Jean » pour se faire passer pour l&rsquo;assistant de Commerson.</strong> Durant le voyage, elle a joué un rôle crucial dans la collecte et l&rsquo;étude des plantes, malgré les défis et les dangers liés à son déguisement. <strong>Son identité de femme a été révélée lors de leur escale à Tahiti</strong> en 1767, ce qui a suscité de vives réactions parmi l&rsquo;équipage et les habitants locaux​<a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Jeanne_Baret" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​​<a href="https://exploration.marinersmuseum.org/subject/jeanne-baret/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>



<p>Après avoir terminé le tour du monde, Jeanne Baret est restée à l&rsquo;île Maurice avec Commerson jusqu&rsquo;à la mort de ce dernier en 1773. Elle est retournée en France en 1774 (ou début 1775), achevant ainsi sa circumnavigation. Elle s&rsquo;est installée à Saint-Aulaye, où elle est décédée le 5 août 1807​<a href="https://exploration.marinersmuseum.org/subject/jeanne-baret/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-lise-meitner">Lise Meitner</h2>



<p>Lise Meitner, née le 7 novembre 1878 à Vienne, en Autriche-Hongrie, était une <strong>physicienne</strong> austro-suédoise de renom. Elle a joué un rôle clé dans la découverte de la <strong>fission nucléaire</strong>, une réalisation pour laquelle Albert Einstein l&rsquo;a surnommée la <em><strong>« Marie Curie allemande »</strong></em>​<a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Lise_Meitner" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​. Lise Meitner a commencé sa carrière académique après avoir obtenu son doctorat de l&rsquo;Université de Vienne en 1905, devenant ainsi la deuxième femme à y décrocher un doctorat en physique. Elle a passé la majeure partie de sa carrière scientifique à Berlin, où elle est devenue la <strong>première femme professeur de physique en Allemagne​<a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Lise_Meitner" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</strong></p>



<p>La collaboration de Lise Meitner avec Otto Hahn et Fritz Strassmann au Kaiser Wilhelm Institute de Berlin a conduit à la <strong>découverte de l&rsquo;isotope protactinium-231</strong> en 1917 et plus tard à la <strong>découverte de la fission nucléaire en 1938.</strong> Cette dernière découverte a été réalisée en collaboration avec son neveu, le physicien Otto Robert Frisch. Cependant, <strong>elle n&rsquo;a pas été reconnue par le prix Nobel de chimie de 1944, attribué uniquement à Otto Hahn</strong>, ce que de nombreux scientifiques et journalistes ont considéré comme une <strong>injustice.</strong> Malgré cela, Lise Meitner a été nominée plusieurs fois pour le prix Nobel de chimie et de physique au cours de sa vie​<a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Lise_Meitner" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>



<p>Face à l&rsquo;ascension du <strong>régime nazi</strong> en Allemagne et aux lois de Nuremberg anti-juives, Lise Meitner, elle-même d&rsquo;origine juive, a été <strong>contrainte de fuir l&rsquo;Allemagne pour la Suède en 1938</strong>, où elle a continué ses recherches et est devenue citoyenne suédoise​<a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Lise_Meitner" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​. Malgré les défis, elle a reçu de nombreux honneurs tout au long de sa carrière, y compris le prix <strong>Enrico Fermi en 1966</strong>, partagé avec Hahn et Strassmann, pour leurs recherches conjointes qui ont mené à la découverte de la fission de l&rsquo;uranium​<a href="https://www.britannica.com/biography/Lise-Meitner" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-rosalind-franklin">Rosalind Franklin</h2>



<p>Rosalind Franklin, née le 25 juillet 1920 à Notting Hill, Londres, était <strong>une chimiste et cristallographe aux rayons X</strong>, dont le travail a été <strong>essentiel à la compréhension des structures moléculaires de l&rsquo;ADN</strong> (acide désoxyribonucléique), <strong>de l&rsquo;ARN</strong> (acide ribonucléique), <strong>des virus, du charbon et du graphite.</strong> Malgré la reconnaissance de ses travaux sur le charbon et les virus de son vivant, les contributions de Rosalind Franklin à la découverte de la structure de l&rsquo;ADN sont restées largement méconnues durant sa vie​<a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Rosalind_Franklin" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>



<p>Rosalind Franklin est surtout connue pour son travail sur les images de diffraction des rayons X de l&rsquo;ADN au King&rsquo;s College de Londres, <strong>en particulier la Photo 51</strong>, prise par son étudiant Raymond Gosling, <strong>qui a conduit à la découverte de la double hélice de l&rsquo;ADN. </strong>Cette découverte a permis à Francis Crick et James Watson de suggérer en 1953 que l&rsquo;ADN est un polymère à double hélice​<a href="https://www.britannica.com/biography/Rosalind-Franklin" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​. Malgré l&rsquo;importance de ses contributions, <strong>Rosalind Franklin n&rsquo;a pas été reconnue par le prix Nobel de physiologie ou médecine de 1962, attribué à Crick, Watson et Maurice Wilkins.</strong> Son rôle central dans la découverte de la structure de l&rsquo;ADN n&rsquo;a été pleinement reconnu qu&rsquo;<strong>après sa mort</strong>​<a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Rosalind_Franklin" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-trotula-de-salerne">Trotula de Salerne</h2>



<p>Trotula de Salerne, active au <strong>XIe siècle</strong>, est considérée comme l&rsquo;<strong>une des premières gynécologues de l&rsquo;histoire</strong>. Originaire de Salerne, une ville italienne réputée pour son école de médecine, Trotula a apporté des contributions significatives à la santé des femmes, notamment à travers son œuvre majeure, <em>« Passionibus Mulierum Curandorum »</em> (Les Maladies des Femmes), qui aborde divers aspects de la gynécologie et de l&rsquo;obstétrique. Trotula de Salerne a rompu avec les croyances de l&rsquo;époque en affirmant que les hommes pouvaient aussi être responsables des problèmes de conception, une idée révolutionnaire à cette époque. Elle a également plaidé pour<strong> l&rsquo;utilisation d&rsquo;opiacés pour soulager la douleur pendant l&rsquo;accouchement,</strong> défiant ainsi les croyances chrétiennes selon lesquelles les femmes devaient endurer la douleur de l&rsquo;accouchement sans aide. Trotula de Salerne a enseigné à ses étudiants l&rsquo;importance de l&rsquo;observation et de l&rsquo;examen minutieux des patients pour un traitement adéquat, et <strong>a promu un mode de vie sain comprenant une alimentation équilibrée, de l&rsquo;exercice et une bonne hygiène​<a href="https://departments.kings.edu/womens_history/trotula.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​​<a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Trota_of_Salerno" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-chien-shiung-wu">Chien-Shiung Wu</h2>



<p>Chien-Shiung Wu, née le 31 mai 1912 à Liuhe, dans la province de Jiangsu en Chine, était une <strong>physicienne sino-américaine</strong> pionnière, reconnue pour ses contributions importantes <strong>en physique nucléaire et en physique des particules.</strong> Elle a joué un rôle crucial dans le <strong>Projet Manhattan</strong> et dans la conception d&rsquo;une expérience révolutionnaire réfutant la conservation de la parité dans les interactions subatomiques faibles. Malgré le rôle central qu&rsquo;elle a joué dans cette découverte, elle a été <strong>négligée par le comité du prix Nobel</strong> lorsque celui-ci a été attribué à ses collègues Tsung-Dao Lee et Chen Ning Yang en 1957​<a href="https://www.britannica.com/biography/Chien-Shiung-Wu" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​​<a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Chien-Shiung_Wu" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​​<a href="https://www.nps.gov/people/dr-chien-shiung-wu-the-first-lady-of-physics.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>
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