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En Loir-et-Cher, les artisans résistent malgré des trésoreries fragiles

L’activité se maintient mieux en Loir-et-Cher que dans l’ensemble du Centre-Val de Loire, selon l’enquête de conjoncture consacrée au premier semestre 2026. Mais 43 % des artisans répondants du département signalent un recul de leur activité et 55 % décrivent une trésorerie fragile ou très alarmante. Le maintien des effectifs et les investissements réalisés témoignent d’une résistance dont les marges restent étroites.

Pour les artisans du Loir-et-Cher ayant participé à l’enquête, le premier semestre 2026 s’est partagé presque également entre stabilité et recul. 45 % déclarent une activité stable, 43 % une baisse et 12 % une hausse. La progression des affaires demeure donc minoritaire, même si le département présente des résultats un peu plus favorables que ceux de l’ensemble du Centre-Val de Loire.

Réalisée par la Chambre de métiers et de l’artisanat régionale et l’Observatoire de l’Économie et des Territoires, cette note de conjoncture rassemble les réponses de 1 446 professionnels, dont 14 % établis en Loir-et-Cher. Elle décrit des entreprises confrontées à une demande hésitante et à des coûts qui pèsent sur leurs finances. Dans le département, les équipes ont largement été maintenues et un tiers des répondants ont investi. La trésorerie reste pourtant un sujet de préoccupation pour plus de la moitié d’entre eux.

Une activité moins dégradée que dans la région

À l’échelle du Centre-Val de Loire, 49 % des artisans interrogés déclarent une baisse d’activité, contre 43 % en Loir-et-Cher. La part de ceux qui signalent une hausse est également légèrement plus favorable dans le département : 12 %, contre 10 % dans la région. Les résultats montrent aussi des différences entre métiers. La production et le bâtiment sont les plus touchés : respectivement 54 % et 51 % des répondants de ces secteurs font état d’un recul. Les services et l’alimentation sont également concernés, à hauteur de 45 % et 44 %. Dans les commentaires recueillis, des professionnels évoquent des clients qui attendent avant d’engager des travaux, reportent leurs projets ou cherchent à réduire leurs dépenses.

Une trésorerie fragile pour plus d’un répondant sur deux

Les finances des artisans du Loir-et-Cher apparaissent aussi tendues que celles de leurs homologues régionaux. 44 % des répondants du département jugent leur trésorerie « plutôt fragile » et 11 % « très alarmante », soit 55 % au total.

Malgré les tensions, 34 % des artisans interrogés en Loir-et-Cher ont réalisé un investissement au premier semestre, contre 30 % à l’échelle régionale. Cela peut être l’achat de matériel, de véhicules ou d’équipements informatiques, l’aménagement de locaux et la formation.

Interrogés entre le 18 mai et le 22 juin, les artisans du Loir-et-Cher envisageaient surtout un maintien de leur activité pour le second semestre : 58 % prévoyaient une stabilité, 31 % une baisse et 11 % une hausse.


Méthodologie : cette enquête a été menée en ligne du 18 mai au 22 juin 2026 auprès des artisans du Centre-Val de Loire immatriculés au Répertoire national des entreprises. Elle a recueilli 1 446 réponses, dont 14 % en Loir-et-Cher. L’échantillon n’a pas été constitué selon une méthode scientifique de représentativité. Les auteurs signalent une surreprésentation des entreprises de production et une sous-représentation du bâtiment. Les résultats présentés décrivent les réponses des professionnels interrogés et ne constituent pas un recensement exhaustif de l’artisanat. Aucune donnée spécifique à la ville de Blois n’est fournie.


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