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Le karma et la réincarnation expliqués par Aline Soury

Un café-rencontre avec Aline Soury, intitulé « Karma et réincarnation » , se déroulera le dimanche 11 janvier 2026 de 17 heures à 19 heures, à Blois Capitale, au 16 rue Emile Laurens. Dans cette perspective, nous vous proposons une amorce avec l’intervenante.


« Karma, c’est l’effet boomerang : action-réaction. » Dès les premières minutes, Aline Soury pose une définition simple, presque pédagogique, puis élargit progressivement le cadre : la loi de conséquence ne se limite pas à une vie, elle se prolonge “d’une vie à l’autre”, jusqu’à dessiner, selon elle, une mécanique spirituelle de l’évolution, de la purification et, au terme, d’une sortie du cycle des renaissances. Son propos s’inscrit explicitement dans une lecture vaishnava : Krishna, la Bhagavad-Gita, la distinction entre l’âme individuelle (Atma) et l’Âme suprême (Paramatma), et une finalité formulée sans détour : retrouver sa nature spirituelle, “serviteur éternel de Dieu”.

Karma : une loi d’“action-réaction” qui dépasse une seule vie

Pour Aline Soury, le karma renvoie d’abord à un principe direct : “toutes les activités matérielles” effectuées “dans une vie, d’une vie après l’autre” génèrent une réaction. Elle résume : “action-réaction”, “effet boomerang”. Le mot “karma” est souvent employé, dit-elle, dans une expression courante, mais l’idée reste la même : une action appelle une conséquence, bonne ou mauvaise.

Cette conséquence, précise-t-elle, “n’est pas forcément immédiate”. La “loi du karma” lui paraît “tellement subtile” qu’on ne peut pas “avoir accès à tout”. D’où une expérience fréquente : recevoir quelque chose “qui nous paraît mal” alors qu’on a l’impression de “ne pas le mériter” et se dire “Pourquoi moi ?”. Aline Soury propose une explication interne à son système : ces réactions peuvent venir “d’autres vies”. Or, comme on “ne se souvient pas forcément” de ces vies, on ne sait pas “ce qu’on a fait” ni “pourquoi on récolte”. Elle insiste néanmoins sur le caractère incontournable du mécanisme : “on sème quelque chose, on récolte forcément quelque chose”. Elle parle d’une “loi universelle”.

Akarma : sortir de la réaction en quittant les activités matérielles

À côté de ce karma lié aux activités matérielles, Aline Soury introduit un autre terme : “akarma”. Elle le définit comme l’état où il n’y a “plus du tout de réaction” aux activités matérielles. La condition, selon elle, est claire : entreprendre des activités “spirituelles”, “uniquement spirituelles”. Dans ce cas, dit-elle, “il n’y a plus du tout de karma”. Cette distinction installe un axe majeur de l’entretien : le karma n’est pas seulement une “punition” ou une récompense morale. C’est une dynamique attachée à un type d’activité (matérielle), dont il serait possible de se dégager par un basculement vers un autre type d’engagement (spirituel).

Bon, mauvais : l’intention et l’écart entre ce qu’on veut et ce qui arrive

Quand la discussion se déplace vers la question du “bon” et du “mauvais”, Aline Soury répond en introduisant un critère central : “l’intention”. L’acte compte, dit-elle, mais “l’intention qu’on met dedans” compte “beaucoup”. Elle va plus loin : “On n’est pas l’acteur réellement : on est instrument.” L’expérience matérielle — “une incarnation” — serait ainsi un terrain d’épreuve : “on s’éprouve, on se teste”, on “montre ses progrès”, “son évolution”, “son intention”.

Des “leçons” qui reviennent : recommencer tant que ce n’est pas compris

Un fil structurant apparaît : l’idée de répétition. “À chaque fois qu’on évolue mal, on recommence.” Aline Soury précise : “quelque chose qui n’est pas compris, digéré” est “resservi automatiquement” dans “cette vie ou dans une autre”. Ce qui n’a pas été intégré revient sous forme de nouvelle expérience. Elle qualifie ce processus d’“alignement” et de “centrage”. À chaque fois que l’on n’est “pas centré”, dit-elle, on “recommence” — pour comprendre “ce qui ne va pas”, là où l’on n’est “pas juste”.

La finalité : se réaligner sur sa “nature véritable”

À mesure que l’entretien avance, Aline Soury nomme ce vers quoi tend l’alignement : “comprendre qui on est réellement”. Elle formule une finalité : “le but, c’est de comprendre qu’on est serviteur éternel de Dieu”, et que c’est notre “nature véritable”, notre “nature spirituelle”. Dans sa logique, l’ensemble des expériences matérielles — et les efforts pour comprendre et “mettre en acte” — servent à “grandir”. Le karma et la réincarnation deviennent alors le cadre d’un apprentissage orienté : celui d’une identité spirituelle qui serait voilée, puis retrouvée.

“Un et différent” : l’âme, partie de Dieu, sans jamais être Dieu

Quand la question surgit, Aline Soury répond par une formule qu’elle présente comme typiquement vaishnava : “un et différent”. Un, parce que l’âme est “une infime partie de Dieu”. Différent, parce que l’âme ne sera “jamais au niveau de Dieu”. Elle élargit ce principe à tous les vivants : “tous les êtres vivants sont des âmes spirituelles”“végétaux, animaux, êtres humains” et même “demi-dieux”. L’Âme suprême serait unique, les âmes individuelles multiples : une “âme suprême” et une “âme individuelle”. Et elle reprend une distinction qualitative : l’âme individuelle aurait “les mêmes qualités” que Dieu, mais pas “les mêmes quantités”.

Atma et Paramatma : les “deux oiseaux” dans l’arbre, au “cœur” du vivant

A ce sujet, Aline Soury emploie les termes sanskrits Atma et Paramatma. Atma, dit-elle, signifie “l’âme”. Paramatma, “l’Âme suprême”. Elle affirme que, “dans tous les corps”, il y a les deux : l’âme individuelle et l’Âme suprême. Pour rendre cette co-présence plus concrète, elle évoque une image qu’elle attribue aux Upanishads : “comme un arbre”“se trouvent deux oiseaux”. L’un “mange les fruits de l’arbre” : c’est l’âme individuelle, associée à la “satisfaction des sens”. L’autre “ne fait que regarder”. Il est l’observateur. Paramatma est “le témoin vivant” de “tout ce qui se passe dans chaque être vivant”. Elle situe cette présence “dans la région du cœur”. Elle insiste aussi sur ce que cette image n’implique pas : on ne “passe” pas de l’un à l’autre. L’âme individuelle “restera toujours âme individuelle”. Paramatma restera Paramatma. Il y a “séparation des deux âmes”, et l’âme ne “perd pas” sa “personnalité”. La transformation est une purification.


Son chemin personnel : Tanzanie, rencontre Hare Krishna, “évidence” de la Bhagavad-Gita

Quid de l’intervenante au prochain café-rencontre ? Aline Soury situe son propre parcours : elle dit ne pas être “réalisée” et être encore “au niveau théorique”. Elle raconte une rencontre en Tanzanie avec les Hare Krishna. La remise de la Bhagavad-Gita est décrite comme un moment décisif : “ça a été une évidence”, “ça a résonné en moi”. Elle se décrit alors comme “plutôt athée”, tout en disant qu’elle savait qu’il existait “quelque chose d’autre au-delà du corps”. Elle ajoute un point important : avant même cette lecture, elle était “convaincue de la réincarnation” et dit que, pour elle, c’était “une évidence”, sans qu’elle vienne d’une famille où l’on en parlait. Aline évoque des impressions difficiles à formuler — “des choses d’autre vie” — et l’idée d’une résonance intime, comme si la Bhagavad-Gita avait mis des mots sur quelque chose “déjà là”.

Le concept de “faux ego” résonne en elle. Et son côté limitant : “je suis française”, “je suis femme”, “je suis homme”, etc. Elle associe cette identification à la souffrance et la nomme “illusion” : maya. Dans ce cadre, l’âme est éternelle, tandis que l’incarnation est “temporelle”. Tout ce qui est matériel a “un début” et “une fin” : “naissance, mort”. Elle énonce une logique circulaire : “tout ce qui a un début a une fin”, “tout ce qui a une fin a un début”.

Transmettre des textes : “apporter la connaissance”, “la lumière”, “l’éveil”

Aline Soury sillonne Blois et propose ses livres. Le geste de donner des livrets ou des textes est présenté comme une transmission de connaissance : “la lumière”, “l’éveil spirituel”. Convaincue, elle insiste sur l’ignorance initiale : “un nouveau-né ne sait rien”, “il faut tout lui apprendre”. Tout en laissant le libre arbitre. Et justement, la suite se fera “autour d’un café-rencontre, pour aller plus loin”.


Ce café-rencontre avec Aline Soury, intitulé « Karma et réincarnation » , se déroulera le dimanche 11 janvier 2026 de 17 heures à 19 heures, à Blois Capitale, au 16 rue Emile Laurens. Le nombre de places étant limité, il est demandé de s’inscrire via cette adresse : bloiscapitale@gmail.com. Ou en boutique.

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