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	<title>Archives des annie huet Blois - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des annie huet Blois - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>La « rentrée littéraire » par Annie Huet devient une fête vivante à la Halle aux grains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 14:05:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour la 18e fois, Annie Huet présentera sa sélection de la rentrée littéraire, le jeudi 18 septembre 2025 à 19 h, à la Halle aux grains – Scène nationale de Blois. Ce rendez-vous devenu incontournable prend cette année une dimension nouvelle, grâce à l’invitation de la Scène nationale, dont le directeur Frédéric Maragnani a souhaité &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/la-rentree-litteraire-par-annie-huet-devient-une-fete-vivante-a-la-halle-aux-grains">La « rentrée littéraire » par Annie Huet devient une fête vivante à la Halle aux grains</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p>Pour la <strong>18e fois</strong>, Annie Huet présentera sa sélection de la rentrée littéraire, le <strong>jeudi 18 septembre 2025 à 19 h</strong>, à la <strong>Halle aux grains – Scène nationale de Blois</strong>. Ce rendez-vous devenu incontournable prend cette année une dimension nouvelle, grâce à l’invitation de la <strong>Scène nationale</strong>, dont le directeur <strong>Frédéric Maragnani</strong> a souhaité inscrire la littérature dans la programmation 2025-2026.</p>



<p>L’événement se veut <strong>festif, exigeant et ouvert</strong>, mêlant <strong>coups de cœur littéraires</strong>, <strong>voix d’invités</strong>, <strong>musique en direct</strong> et <strong>moment convivial</strong>, pour célébrer la rentrée des livres comme un <strong>art vivant</strong>. La présentation durera environ 1h20. Annie Huet y partagera ses coups de cœur, accompagnée de <strong>quatre invités littéraires</strong>, chacun venu défendre une œuvre de la rentrée. Une <strong>surprise scénique</strong> préparée par Frédéric Maragnani est également annoncée. Le plateau accueillera aussi un <strong>groupe de Bossa Nova</strong>, et la soirée se prolongera dans la grande halle avec une <strong>librairie éphémère</strong> portée par la <strong>librairie Labbé</strong>, un <strong>cocktail dînatoire</strong>, un <strong>mini-concert</strong>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-modalites-de-reservation-de-la-rentree-litteraire">📌 Modalités de réservation de la « rentrée littéraire »</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>En ligne</strong> via la billetterie de la Halle aux grains :<a href="https://billetterie.halleauxgrains.com/spectacle?id_spectacle=2182" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> https://billetterie.halleauxgrains.com/spectacle?id_spectacle=2182</a></li>



<li><strong>Par téléphone</strong> au <strong>02 54 90 44 00</strong> (paiement sécurisé par carte).</li>



<li><strong>À l’accueil-billetterie</strong>, selon les horaires d’ouverture (règlement par carte, chèque, espèces…).</li>
</ul>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1994-1024x768.jpeg" alt="Annie Huet avec Claire Berest" class="wp-image-25973" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1994-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1994-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1994-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1994-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1994-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Annie Huet avec Claire Berest</figcaption></figure></div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-premieres-rencontres-litteraires-a-l-hotel-de-ville-de-blois">📚 Premières rencontres littéraires à l’Hôtel de Ville de Blois</h3>



<p>Deux premières <strong><a href="https://bloiscapitale.com/des-rendez-vous-litteraires-cinq-etoiles-avec-annie-huet-en-cette-fin-d-annee-2023" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rencontres littéraires</a></strong> sont également annoncées, toutes deux à <strong>18 h 45</strong> à l’Hôtel de Ville de Blois :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>25 septembre 2025</strong><br><strong>Joffrine Donnadieu</strong> présentera <em><strong>Aux nuits à venir</strong></em> (Gallimard), un roman centré sur une relation amoureuse hors norme, traversée de désirs, d’attentes, et de présences intérieures à faire taire. À 34 ans, Marguerite, surnommée Marge, mène une vie instable et marginale, hantée la nuit par des figures intérieures qui exigent d’être racontées. Dans une cabane de chantier, elle rencontre Victor, ancien militaire retranché dans un immeuble abandonné, et une alliance inattendue naît entre ces deux êtres en rupture. <em><a href="https://www.gallimard.fr/catalogue/aux-nuits-a-venir/9782073032164" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Aux nuits à venir</a></em> explore un amour fulgurant et fiévreux, porté par une langue sensuelle et traversé par les fantômes de l’enfance et la force de l’imaginaire.</li>



<li><strong>6 octobre 2025</strong><br><strong>Anne Berest</strong>, en prélude aux Rendez-vous de l’Histoire, viendra parler de <em>Finistère</em> (Albin Michel). Un récit familial intime, entre <strong>amours, héritages, coopératives ouvrières</strong> et <strong>tentatives de réconciliation</strong> entre un père et sa fille. </li>



<li>👉 Inscriptions via cette adresse : <em>anniehuet.nouveauchapitre@gmail.com</em></li>
</ul>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/la-rentree-litteraire-par-annie-huet-devient-une-fete-vivante-a-la-halle-aux-grains">La « rentrée littéraire » par Annie Huet devient une fête vivante à la Halle aux grains</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Lola Lafon : « L’inquiétude est liée au fait d’être vivant »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 May 2025 14:16:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 8 janvier 2025 aux éditions Stock, Il n’a jamais été trop tard de Lola Lafon rassemble une série de chroniques initialement écrites pour le journal Libération entre janvier 2023 et novembre 2024. Enrichies de réflexions personnelles inédites, ces textes mêlent observations sur l’actualité — guerre en Ukraine, révolte iranienne, meurtre de Nahel, procès &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/lola-lafon-linquietude-est-liee-au-fait-detre-vivant">Lola Lafon : « L’inquiétude est liée au fait d’être vivant »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Publié le 8 janvier 2025 aux <a href="https://www.editions-stock.fr/livre/il-na-jamais-ete-trop-tard-9782234097872/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">éditions Stock, <em><strong>Il n’a jamais été trop tard</strong></em></a> de <strong>Lola Lafon</strong> rassemble une série de chroniques initialement écrites pour le journal <em>Libération</em> entre janvier 2023 et novembre 2024. Enrichies de réflexions personnelles inédites, ces textes mêlent observations sur l’actualité — guerre en Ukraine, révolte iranienne, meurtre de Nahel, procès de Mazan — et fragments d’intimité. L’autrice y aborde notamment la figure de son père ou la vieillesse de son chien, dans <strong>une écriture qui interroge notre rapport au monde, à la mémoire, à l’espoir.</strong></p>



<p>Le mardi 13 mai 2025, <strong>Lola Lafon était invitée à l’Hôtel de Ville de Blois par Annie Huet,</strong> pour une nouvelle édition des <a href="https://bloiscapitale.com/marie-helene-lafon-je-nai-hesite-quentre-van-gogh-et-cezanne" target="_blank" rel="noreferrer noopener">célèbres <strong>rencontres littéraires</strong> qu’elle anime</a>. Une conversation dense, marquée par la fidélité entre l’écrivaine et son hôte, mais aussi par une communauté de regard sur l’intranquillité du monde et le rôle que la littérature peut encore y tenir.</p>



<p>Très vite, Annie Huet pointe la structure fragmentaire du livre : <strong>des textes qui s’apparentent à des nouvelles</strong> — <em>« des nouvelles du monde et de toi »</em>, dit-elle à l’autrice. Elle note que la littérature de Loal Lafon ouvre toujours des espaces, des portes vers l’intime et vers le dehors. Ce que Lola Lafon revendique sans détour : elle écrit avec le sentiment des autres, mais jamais pour eux. <strong>Écrire pour les autres,</strong> dit-elle, <strong>ce serait disparaître, céder au désir d’autrui</strong>, et <em><strong>« il n’y aurait plus aucune honnêteté »</strong></em>. Ce serait <em>« être publicitaire, quasiment »</em>. Elle poursuit : <em>« Quand j’écris un roman j’ai toujours en tête, dans un sens positif, des gens avec qui j’ai commencé une conversation il y a vingt ans. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1813-1024x768.jpeg" alt="Annie Huet et Lola Lafon" class="wp-image-25575" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1813-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1813-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1813-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1813-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1813-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>Ce livre est donc né dans un contexte particulier : une proposition du journal <em><strong>Libération</strong></em> de tenir une page blanche chaque mois. <em><strong>« J’ai demandé si je pouvais tout écrire »</strong></em>, raconte-t-elle. <strong>On lui répond oui.</strong> Et elle saisit alors que cette liberté est une chance, mais aussi une responsabilité. Les fragments tissent un lien avec le réel — celui de l’actualité <strong>comme celui du corps vieillissant d’un chien, compagnon fidèle devenu trop vieux pour le regard des passants.</strong> <em>« Il fallait qu’il sorte du paysage »</em>, dit-elle, évoquant le rejet dont il fut l’objet. <strong>Elle raconte qu&rsquo;un célèbre magazine féminin, à qui elle avait proposé ce texte, n’a pas voulu le publier tel quel : <em>« On ne saurait parler de la vieillesse, de la dégradation du corps »</em>, </strong>lui dit-on, parce que les sponsors sont des marques de cosmétique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-eloge-de-l-inquietude-comme-forme-de-presence-au-monde">L’éloge de l’inquiétude comme forme de présence au monde</h3>



<p>Ce rejet rejoint pour Lola Lafon une lecture plus large : <strong>celle du traitement social de la fragilité, des lenteurs, du désordre et du vacillement.</strong> Dans ce petit livre, commente Annie Huet, il y a <em><strong>« un éloge de la fragilité qui est très beau »</strong></em>. Et parmi les mots clefs, <strong>l’inquiétude.</strong> L&rsquo;autrice en fait l’objet d’un texte. Elle commence par chercher sa définition sur Internet : une dizaine de pages de thérapeutes et coachs lui expliquent comment s’en débarrasser. Mais elle s’arrête sur le sens profond, sur l’étymologie : <em>« L’inquiétude, c’est celle qui est en mouvement. C’est l’intranquillité. »</em> Elle s’étonne de cette époque où l’on voudrait supprimer tout ce qui bouge, tout ce qui trouble, tout ce qui fait vivre. <strong><em>« Être inquiet, c’est être vivant »</em></strong>, affirme-t-elle, regrettant ces sondages où l’on découvre que <em>« le vol du téléphone portable est loin devant le sort de la planète »</em> dans la liste des préoccupations des Français. Et ce pourcentage de gens qui disent ne s’inquiéter de rien lui semble tout simplement… très inquiétant.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ce-que-la-societe-attend-encore-des-hommes-une-parole-manquante">Ce que la société attend encore des hommes : une parole manquante</h3>



<p>À propos du procès concernant <strong>Gisèle Pélicot</strong>, Annie Huet remarque que c’est la première fois qu’on désigne une affaire par le prénom de la victime, et non plus celui de l’agresseur. Ce n’est plus un fait divers : c’est un fait de société. Lola Lafon s’inquiète du silence persistant des hommes. Depuis l’affaire des viols de Mazan, dit-elle, il y a eu de très beaux textes de femmes, mais peu — voire aucun — textes de figures masculines médiatiques qui s’adressent à leurs semblables. Elle y voit une occasion manquée : <strong><em>« Ce sujet ne peut pas être porté uniquement par les femmes. »</em></strong></p>



<p>Dans <em>Chavirer</em>, dans <em>Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce</em>, dans <em>Quand tu écouteras cette chanson</em>, dans <em>Le loup, l’épée et les étoiles</em> (Le 1 en livre, Editions de l&rsquo;Aube, 2021), tous les livres de Lola Lafon abordent de manière centrale ou latérale <strong>les violences faites aux femmes, l’exploitation des plus jeunes, et la mémoire du corps.</strong> Dans son premier roman, elle racontait déjà le parcours d’une jeune fille violée, qui allait se reconstruire dans les milieux antifascistes. À l’époque, dit-elle, les journalistes hommes y voyaient un roman politique ; les femmes, un roman sur le viol. Aujourd’hui, elle constate que le regard a changé, qu’on peut désormais lire ses textes dans leur complexité. Mais elle ne renonce pas à l’exigence : celle de la construction, celle du possible. Dans les chapitres les plus graves, <strong>l’espoir persiste</strong>. <strong>Le titre même du livre, <em>Il n’a jamais été trop tard</em>, est une promesse.</strong> Mais une promesse sans injonction. <em>« Je ne dis pas aux gens : allez-y, bougez-vous. Je dis simplement que peut-être, c’est encore possible. » </em></p>



<p>La littérature, pour Lola Lafon, est ce qui prend le temps. Ce n’est pas une réaction. Ce n’est pas une opinion. <strong><em>« L’opinion, ce n’est pas la littérature »</em></strong>, dit-elle sans ambages. Écrire, c’est penser lentement. C’est une forme de résistance à la saturation. C’est aussi une manière d’habiter l’inquiétude, d’habiter l’incertitude. C’est, selon ses mots, <strong><em>« une tentative — pas une réussite — d’attraper ce qu’on ne comprend pas »</em></strong>. <strong>Ce n’est pas donner une leçon, ni imposer un sens.</strong> C’est faire apparaître ce qui ne se dit pas encore. C’est convoquer le trouble, et en faire un outil de lien. Une forme de conversation, peut-être — la seule qui vaille : <em>« On ne peut pas être en conversation avec quelqu’un en étant absolument certain d’avoir raison. Ce n’est pas une conversation. »</em> À Blois, ce soir-là, cette conversation a eu lieu. Une vraie.</p>



<p></p>
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		<title>Une redécouverte d&#8217;Anna Freud avec Isabelle Pandazopoulos</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Nov 2024 09:53:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Anna Freud, fille cadette du célèbre psychanalyste Sigmund Freud, est une figure de la psychanalyse, bien que longtemps restée dans l’ombre. Pionnière dans l’étude du développement de l’enfant et des mécanismes de défense du moi, elle a pourtant été éclipsée par l’aura de son père et par les rivalités au sein du monde psychanalytique. Isabelle &#8230;</p>
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<p><strong>Anna Freud, fille cadette</strong> du célèbre psychanalyste <strong>Sigmund Freud,</strong> est une figure de la psychanalyse, bien que longtemps restée dans l’ombre. Pionnière dans l’étude du <strong>développement de l’enfant</strong> et des <strong>mécanismes de défense du moi,</strong> elle a pourtant été éclipsée par l’aura de son père et par les rivalités au sein du monde psychanalytique. <strong>Isabelle Pandazopoulos,</strong> venue présenter son roman <em><strong>Les sept maisons d’Anna Freud</strong></em> (<a href="https://www.actes-sud.fr/les-sept-maisons-danna-freud" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Actes Sud</a>), à l&rsquo;Hôtel de Ville de Blois, mercredi, dans le cadre des <em>Rendez-vous littéraires</em> d&rsquo;<strong><a href="https://bloiscapitale.com/les-premiers-rendez-vous-litteraires-dannie-huet-pour-la-rentree" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Annie Huet</a>,</strong> a mis en lumière cette femme complexe et visionnaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-dans-l-ombre-paternelle"><strong>Dans l’ombre paternelle</strong></h3>



<p>Née le 3 décembre 1895 à Vienne, Anna Freud grandit au sein d’<strong>une famille intellectuelle mais rigide.</strong> Son père, Sigmund Freud, révolutionne la psychanalyse, tandis que sa mère, Martha, impose des règles strictes à la maison. <strong>Isabelle Pandazopoulos rappelle : <em>« C&rsquo;était une famille hyper conservatrice, bien plus que leurs amis de l&rsquo;époque.</em></strong><em> Martha était extrêmement traditionnelle, et cela a influencé l’éducation des enfants. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="574" height="948" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/pandazapoulos.jpg" alt="" class="wp-image-20888" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/pandazapoulos.jpg 574w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/pandazapoulos-182x300.jpg 182w" sizes="(max-width: 574px) 100vw, 574px" /></figure></div>


<p>Dans cette atmosphère, Anna doit lutter pour trouver sa place, surtout face à sa sœur Sophie, souvent présentée comme la « préférée » de la famille. <em><strong>« Anna était terriblement jalouse de Sophie, car elle avait tout ce qu’elle n’avait pas</strong> : la beauté, l’affection de leurs parents, une vie qui semblait toute tracée. »</em> La mort de Sophie, emportée par la grippe espagnole après la Première Guerre mondiale, marque profondément Anna, qui porte une culpabilité inconsciente liée à cette rivalité fraternelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-chemin-vers-l-independance"><strong>Un chemin vers l’indépendance</strong></h3>



<p>Refusant de se conformer aux attentes sociétales et familiales, Anna choisit une voie différente de celle de ses sœurs. <strong>Elle devient institutrice,</strong> une expérience qui façonne sa compréhension des enfants et l’oriente vers la psychanalyse. Cette décision, cependant, ne se fait pas sans résistance. <em>« Son père, malgré tout son génie, restait un homme de son temps, patriarcal et rigide. Anna a dû se battre pour imposer ses choix, même lorsque Freud a fini par l’accepter »,</em> souligne Isabelle Pandazopoulos.</p>



<p>Elle intègre ensuite la psychanalyse, devenant l’une des premières à appliquer les théories freudiennes à l’enfance. Ses travaux sur les mécanismes de défense du moi – comme le déni, la répression ou la projection – enrichissent considérablement la psychanalyse. Cependant,<strong> Anna reste encore perçue comme une « fille de »</strong>, une héritière fidèle plutôt qu’une innovatrice.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-figure-humaniste-pendant-la-guerre"><strong>Une figure humaniste pendant la guerre</strong></h3>



<p>La Seconde Guerre mondiale révèle toute l’humanité d’Anna Freud. À Londres, elle s’implique activement auprès des enfants traumatisés par les bombardements et les séparations familiales. Pandazopoulos raconte : <em><strong>« Elle écrivait aux pères des enfants qu’elle prenait en charge pour leur donner des nouvelles.</strong> Et si ces pères ne répondaient pas, elle rédigeait des lettres fictives pour maintenir ce lien essentiel. »</em></p>



<p>En 1946, Anna fonde une institution en banlieue londonienne, où elle accueille des orphelins, dont <strong>six enfants rescapés du <a href="https://www.chrd.lyon.fr/musee/exposition-terezin/le-ghetto-camp-de-theresienstadt" target="_blank" rel="noreferrer noopener">camp de Terezín</a>.</strong> Ces derniers, devenus inséparables, illustrent la force et la complexité des liens de survie. <em><strong>« Ces enfants formaient un seul et même corps.</strong> Si l’un avait froid, c’était un autre qui se plaignait. <strong>Leur fusion les avait sauvés, mais elle les empêchait de devenir des individus. »</strong></em></p>



<p>Anna Freud travaille patiemment avec eux, considérant chaque étape de leur différenciation comme une victoire. <em><strong>« La jalousie, par exemple, était une bonne nouvelle, car cela signifiait qu’ils commençaient à se distinguer les uns des autres »</strong>,</em> explique Isabelle Pandazopoulos.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/IMG_9292-1024x768.jpeg" alt="Annie Huet avec Isabelle Pandazopoulos" class="wp-image-20890" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/IMG_9292-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/IMG_9292-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/IMG_9292-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/IMG_9292-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/IMG_9292-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-relation-discrete-mais-essentielle"><strong>Une relation discrète mais essentielle</strong></h3>



<p>Anna Freud partagea une grande partie de sa vie avec <strong>Dorothy Burlingham,</strong> une Américaine ayant fui son pays avec ses enfants. <strong>Leur relation, bien que discrète en raison des normes sociales de l’époque, fut profondément marquante.</strong> Isabelle Pandazopoulos raconte : <em>« Quand Dorothy est entrée dans le cabinet d’Anna, ce fut <strong>un coup de foudre. Elles ne se quittèrent plus jusqu’à la mort</strong>. »</em></p>



<p>Sigmund Freud, malgré ses convictions conservatrices, accepta cette union tacite. <em><strong>« Il avait fait installer une ligne téléphonique directe entre leurs deux chambres, afin qu’elles puissent se parler chaque soir avant de dormir.</strong> Cela montre combien il comprenait l’importance de cette relation pour sa fille »,</em> ajoute l’écrivaine.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-rivalites-au-sein-de-la-psychanalyse"><strong>Des rivalités au sein de la psychanalyse</strong></h3>



<p>Anna Freud a dû affronter <strong>des tensions professionnelles, notamment avec Mélanie Klein,</strong> une autre grande figure de la psychanalyse infantile. <em><strong>« Mélanie Klein revendiquait être la véritable héritière des théories de Freud et critiquait ouvertement les approches d’Anna.</strong> Cette rivalité a marqué durablement le champ de la psychanalyse infantile »</em>, rappelle Isabelle Pandazopoulos.</p>



<p>Contrairement à Mélanie Klein, dont les travaux sur les fantasmes inconscients ont souvent suscité des débats, Anna Freud privilégiait une approche tournée vers l’environnement social et familial des enfants. Ce contraste a parfois conduit à une mise en retrait de ses contributions, malgré leur impact durable.</p>



<p>Malgré son apport considérable, Anna Freud a souvent été sous-estimée. <em><strong>« On la réduit souvent à une vieille fille austère »,</strong></em> déplore Isabelle Pandazopoulos. Pourtant, son travail auprès des enfants, en particulier ceux ayant vécu des traumatismes, illustre une profonde humanité et une compréhension des mécanismes de résilience encore largement reconnues aujourd’hui.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/une-redecouverte-danna-freud-avec-isabelle-pandazopoulos">Une redécouverte d&rsquo;Anna Freud avec Isabelle Pandazopoulos</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Nane Beauregard : « La balle perdue est une métaphore de la vie »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Oct 2024 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[Les échos littéraires d'Annie Huet]]></category>
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		<category><![CDATA[éditions Maurice Nadeau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mercredi dernier, Annie Huet, dans le cadre de ses rendez-vous littéraires, a reçu à l&#8217;Hôtel de Ville de Blois, Nane Beauregard, pour Balle perdue, son sixième roman publié par les éditions Maurice Nadeau en mars 2024 (extrait vidéo ci-dessus). L&#8217;histoire suit Pascual Lozano, un jeune homme hispanique mutique, qui comparaît devant un tribunal à Las &#8230;</p>
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<p>Mercredi dernier, <strong>Annie Huet</strong>, dans le cadre de ses <a href="https://bloiscapitale.com/les-premiers-rendez-vous-litteraires-dannie-huet-pour-la-rentree" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rendez-vous littéraires</a>, a reçu à l&rsquo;Hôtel de Ville de Blois, <strong>Nane Beauregard</strong>, pour <em>Balle perdue</em>, son sixième roman publié par les <em>éditions Maurice Nadeau</em> en mars 2024 (extrait vidéo ci-dessus). </p>



<p><strong>L&rsquo;histoire suit Pascual Lozano, un jeune homme hispanique mutique, qui comparaît devant un tribunal</strong> à Las Vegas en 2001. Il est accusé d’avoir tué une fillette, Genesis Gonzales, d’une balle perdue lors d&rsquo;un règlement de comptes entre gangs rivaux. <strong>Le roman explore le silence obstiné de Pascual, qui refuse de désigner le véritable coupable, même si cela risque de le mener à la chaise électrique.</strong> Ce silence devient le pivot du récit, qui navigue entre culpabilité, rédemption, et l&rsquo;injustice d&rsquo;un système judiciaire souvent impuissant face à la complexité humaine. Nane Beauregard y tisse des réflexions profondes sur la condition humaine, la perte et la responsabilité, avec une dimension quasi mystique.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/IMG_8737-768x1024.jpeg" alt="Nane Beauregard" class="wp-image-19494" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/IMG_8737-768x1024.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/IMG_8737-225x300.jpeg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/IMG_8737-1152x1536.jpeg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/IMG_8737-1536x2048.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/IMG_8737-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure></div>


<p><strong>Annie Huet</strong> : Comment cette histoire est devenue un roman ?</p>



<p><em><strong>Nane Beauregard</strong> : Ce qui est étrange, c’est que je suis tombée sur ce documentaire par hasard, sur Arte. Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis dit : « Tiens, là, il doit se passer quelque chose. » La première fois que je l’ai vu, en voyant le personnage principal, entre guillemets le « héros » de ce fait divers, je me suis dit : « Ce type est insupportable. » Il est accusé d’avoir tué une petite fille de 9 ans avec une balle perdue. Il se présente avec une espèce de catogan prétentieux&#8230; Je ne l’ai pas du tout aimé.</em></p>



<p><strong>Annie Huet</strong> : Mais qu’est-ce qui t’a fait changer d’avis sur lui ?</p>



<p><em><strong>Nane Beauregard</strong> : Je ne sais pas pourquoi, mais plus j’avançais dans le documentaire, plus je me disais : « Il y a quelque chose qu’on ne me dit pas dans ce film et que je vais essayer de trouver. » Un peu comme un enquêteur. Et puis, au bout d’un moment, j’ai compris : c’était ses silences. Il semblait déconnecté, presque absent. Il avait un regard fixe sur les gens au tribunal. Et là, j’ai compris ce qui m’attirait chez lui.</em></p>



<p><strong>Annie Huet</strong> : Tu as donc commencé à écrire sur lui ?</p>



<p><em><strong>Nane Beauregard</strong> : Oui, ça m’est venu comme un cadeau du ciel. Je me suis dit : « Là, c’est un roman, ce n’est plus un documentaire. » Tous les personnages avaient des prénoms signifiants. Par exemple, le héros s’appelle Pascual, ce qui évoque l’agneau, la pureté. Et la petite fille, qui s’appelle Génésis en espagnol, symbolise le commencement. Après, il y a aussi des couleurs qui reviennent souvent dans le texte, comme le mauve.</em></p>



<p><strong>Annie Huet</strong> : Tu es psychanalyste, donc tu es dans les mots dits, et tu passes aux mots écrits. Comment es-tu passée de l&rsquo;oral à l&rsquo;écrit, puis à la publication ?</p>



<p><em><strong>Nane Beauregard</strong> : C’était un long chemin. Mon premier roman, J&rsquo;aime, a été publié en 2001 chez P.O.L. À l’époque, j’étais très amoureuse, et j’ai ressenti un besoin de comprendre ce sentiment, de le décortiquer à travers l’écriture. C’était une découverte, un sentiment tellement fort, que je ne pouvais pas le dire à haute voix. Alors j’ai écrit. C’était comme tirer sur une ficelle, essayer de comprendre.</em> <em>J’aime tester les limites du langage. Chaque texte a une musique, un souffle différent. C’est comme une expérience, à chaque fois que j’écris.</em></p>



<p><strong>Annie Huet</strong> : Tu dis que parfois, l’écriture te dépasse, que tu es presque en transe. Peux-tu nous en dire plus sur ce processus d’écriture où tu sembles perdre le contrôle ?</p>



<p><em><strong>Nane Beauregard</strong> : Oui, c’est ça, l’écriture m’arrive parfois comme un flux qui me dépasse totalement. C’est angoissant parce que je n’ai aucun contrôle sur ce qui se passe ou sur ce qui est écrit. Parfois, je ne fais que suivre cette énergie, comme si les mots me dictaient où aller. C’est particulièrement vrai avec Balle perdue. Je me souviens d’avoir senti que ce texte venait de quelque chose de plus grand que moi. J’ai juste laissé les mots couler.</em> [&#8230;] <em>La perte, l’exil, l’absence, ce sont des thèmes que je travaille souvent. Dans Balle perdue, il s’agit de la perte de cette petite fille, Génésis, mais aussi de la perte d’innocence, de l’espoir, de l’humanité même, pour certains personnages.</em> <em>L’exil ne concerne pas seulement la terre que l’on quitte, mais aussi ce que l’on laisse derrière soi. Ceux qui héritent de cet exil portent cette errance en eux. C’est quelque chose qui se transmet de génération en génération. C’est la perte de la langue, des racines, de l’histoire. Et cette perte est souvent irréversible.</em></p>



<p><strong>Annie Huet</strong> : Pascual, ce personnage de <em>Balle perdue</em>, semble avoir une morale qui lui est propre.</p>



<p><em><strong>Nane Beauregard</strong> : Oui, Pascual est un personnage complexe, pris dans un dilemme moral profond. Il ne se défend pas, ne donne pas le nom du coupable, car il se sent coupable d’une manière ou d’une autre. C’est un jeune homme qui a conscience de la gravité de ses actes, même s’il n’a pas directement tué la petite fille. Il se considère responsable d’avoir été là, d’avoir fait partie du scénario qui a mené à sa mort. C’est une forme d’honneur, de rédemption à ses yeux.</em></p>



<p><strong>Annie Huet</strong> : Il y a quelque chose de très poignant dans cette idée de rédemption. Et ce procès, qui se déroule dans un contexte où la présence de Dieu est omniprésente, ajoute une couche supplémentaire de complexité.</p>



<p><em><strong>Nane Beauregard</strong> : Oui, la présence de Dieu est constante, notamment dans le système judiciaire américain, où chaque séance commence par une invocation à Dieu. Pour Pascual, la religion a un sens profond, une éthique à laquelle il se rattache. Il a été sauvé par une femme qui l’a pris sous son aile, l’a emmené à la messe tous les dimanches, et lui a appris ce que c’était que l’amour et l’honneur. C’est cette éthique qui le guide tout au long du procès.</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="887" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/IMG_8739-1024x887.jpeg" alt="Nane Beauregard" class="wp-image-19495" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/IMG_8739-1024x887.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/IMG_8739-300x260.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/IMG_8739-768x665.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/IMG_8739-1536x1331.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/IMG_8739-2048x1774.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p><strong>Annie Huet</strong> : Cette femme qui a pris Pascual sous son aile, tu dis qu’elle lui a appris l’amour. C’est quelque chose de très puissant, surtout dans un contexte aussi difficile que celui dans lequel il a grandi.</p>



<p><em><strong>Nane Beauregard</strong> : Oui, cette femme avait plusieurs fils, mais elle a vu quelque chose de particulier en Pascual. Elle l’a invité à jouer avec ses enfants, à passer du temps avec eux, à condition qu’il l’accompagne à la messe tous les dimanches. Pascual a accepté, un peu par ennui, car chez lui, il n’avait que des sœurs. Mais il s’est laissé séduire par la ferveur, les rituels, les odeurs de l’église. Cela lui a appris quelque chose sur l’amour, sur le sens de la vie, sur l’honneur.</em></p>



<p><strong>Annie Huet</strong> : Et cette éducation qu’il a reçue, tu dis que cela a façonné sa morale, son code d’honneur.</p>



<p><em><strong>Nane Beauregard</strong> : Oui, tout à fait. Cette éthique qu’il développe est en grande partie due à cette femme et à l’environnement qu’elle lui a offert. Cela l’a sauvé. C’est pourquoi, même s’il sait qu’il n’a pas tiré la balle qui a tué Génésis, il se sent coupable d’avoir été là, d’avoir été impliqué, d’avoir fait partie de ce chaos. Il assume cette responsabilité, mais refuse de dénoncer celui qui a tiré. Pour lui, c’est une question d’honneur, et ça, c’est quelque chose qu’il a appris au contact de cette femme.</em> [&#8230;] <em>Et puis il y a un coup de théâtre. Tout bascule d’un coup, et cela remet en question tout ce que l’on pensait savoir. C’est une manière de montrer que dans la vie, comme dans cette histoire, rien n’est jamais vraiment fixé. La balle perdue est une métaphore de la vie : elle erre, elle ne va jamais là où on l’attend, et pourtant elle touche toujours quelqu’un, d’une manière ou d’une autre.</em></p>
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		<title>Les premiers rendez-vous littéraires d&#8217;Annie Huet pour la rentrée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Aug 2024 12:13:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre de la rentrée 2024, Annie Huet nous invite à des soirées littéraires destinées aux amoureuses et amoureux des mots et des histoires. Fidèle à son amour pour les lettres, Annie nous invite à découvrir les nouvelles pépites littéraires de la saison. « Chaque livre aperçu au détour d&#8217;une table de librairie devient la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans le cadre de la rentrée 2024, <strong>Annie Huet nous invite à des <a href="https://bloiscapitale.com/category/annie-huet" target="_blank" rel="noreferrer noopener">soirées littéraires</a></strong> destinées aux amoureuses et amoureux des mots et des histoires. Fidèle à son amour pour les lettres, Annie nous invite à découvrir les nouvelles pépites littéraires de la saison. <em>« Chaque livre aperçu au détour d&rsquo;une table de librairie devient la possibilité d&rsquo;une aventure extravagante »</em>, commente t-elle avec enthousiasme, reflétant cette période de l&rsquo;année où la littérature française occupe une place spéciale dans nos vies.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-soirees-de-la-rentree">Les soirées de la rentrée</h2>



<p>Depuis maintenant 17 ans, Annie Huet organise avec passion des soirées littéraires, souvent à l&rsquo;Hôtel de ville de Blois, des événements attendus. Cette année, elle ne déroge pas à la règle et propose deux soirées intitulées <strong><em>« Nouveaux chapitres de la rentrée littéraire 2024 »</em>, prévues les mercredi 18 et jeudi 19 septembre à 18h45.</strong> Au programme, une présentation éclectique et subjective des romans qui ont marqué son été, partagée avec la complicité de lecteurs et lectrices assidus.</p>



<p>Ces soirées seront l&rsquo;occasion de découvrir les coups de cœur d&rsquo;Annie Huet, mais aussi d&rsquo;<strong>en apprendre plus sur les 22 rencontres et événements littéraires prévus pour la saison à venir. </strong>Une véritable immersion dans le monde des livres, qui se terminera en beauté par un partage convivial de vins, fromages et autres douceurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-invites-de-marque">Des invités de marque</h2>



<p>Parmi les moments forts de ce début de saison, Annie Huet annonce la présence de <strong>Véronique Ovaldé</strong>, récompensée du <strong>prix Goncourt de la Nouvelle 2024</strong> pour <em><strong>« À nos vies imparfaites »</strong></em> (<a href="https://editions.flammarion.com/a-nos-vies-imparfaites/9782080449719" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Flammarion</a>). Ce recueil rassemble huit histoires qui explorent les hauts et les bas de l&rsquo;existence, dans un style qui mêle mélancolie et finesse. L&rsquo;autrice sera <strong>à Blois</strong> le <strong>mercredi 11 septembre</strong> (18h45) pour une soirée à l&rsquo;Hôtel de Ville qui s&rsquo;annonce riche, et selon les dires d&rsquo;Annie Huet, avec une <em>« belle petite surprise »</em> en plus.</p>



<p>Autre temps fort à cocher sur son agenda, la venue de <strong>Nane Beauregard</strong> le <strong>mercredi 25 septembre</strong> pour présenter son roman <em><strong>« Balle perdue »</strong></em> (<a href="https://www.maurice-nadeau.net/parutions/317/balle-perdue" target="_blank" rel="noreferrer noopener">éd. Maurice Nadeau</a>), une œuvre publiée dans la collection <em>« À vif »</em>. Ce roman, qui raconte avec une poésie rare l&rsquo;extrême violence de la vie fauchée d&rsquo;une enfant, une histoire vraie qui promet de ne laisser personne indifférent. Cette rencontre littéraire se fera également à l&rsquo;Hôtel de Ville de Blois.</p>



<p>Pour participer à ces événements (gratuits) organisés par Annie Huet, il faut réserver (dans la limite des places disponibles) via cette adresse : <a href="mailto:anniehuet.nouveauchapitre@gmail.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">anniehuet.nouveauchapitre@gmail.com</a></p>
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		<title>Thomas Schlesser : « Je n&#8217;ai jamais fantasmé sur le statut social du romancier »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Jun 2024 12:32:57 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Thomas Schlesser]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Les Yeux de Mona » (publié par Albin Michel), écrit par l&#8217;historien d&#8217;art et directeur de la Fondation Hartung-Bergman Thomas Schlesser, est un roman qui explore le lien entre un grand-père et sa petite-fille Mona, une fillette de 10 ans menacée de cécité. Le grand-père, un personnage érudit et fantasque, s&#8217;engage à faire découvrir à Mona &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/thomas-schlesser-je-nai-jamais-fantasme-sur-le-statut-social-du-romancier">Thomas Schlesser : « Je n&rsquo;ai jamais fantasmé sur le statut social du romancier »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p><em><strong>« Les Yeux de Mona »</strong></em> (publié par <em><a href="https://www.albin-michel.fr/les-yeux-de-mona-9782226487162" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Albin Michel</a></em>), écrit par l&rsquo;historien d&rsquo;art et directeur de la Fondation Hartung-Bergman <strong>Thomas Schlesser</strong>, est un <a href="https://bloiscapitale.com/claire-berest-jai-plonge-dans-le-cerveau-de-lhomme-qui-va-basculer" target="_blank" rel="noreferrer noopener">roman</a> qui explore le lien entre un grand-père et sa petite-fille Mona, <strong>une fillette de 10 ans menacée de cécité. Le grand-père, un personnage érudit et fantasque, s&rsquo;engage à faire découvrir à Mona un chef-d&rsquo;œuvre de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art chaque semaine pendant les 52 semaines</strong> qui lui restent avant qu&rsquo;elle ne perde la vue. Le récit se déroule principalement à Paris, avec des visites dans des musées renommés comme le Louvre, Orsay et Pompidou. Chaque œuvre d&rsquo;art abordée est l&rsquo;occasion d&rsquo;une leçon de vie, enseignant des valeurs comme la générosité, la mélancolie, ou la révolte​. <strong>Le roman est un best-seller avec déjà plus de 300.000 ventes en France.</strong> Il est désormais proposé en 36 langues. Le livre est salué pour son approche accessible et éducative des œuvres d&rsquo;art, rendant l&rsquo;histoire à la fois éducative et émotionnellement riche.</p>



<p>Jeudi, <strong>Thomas Schlesser était l&rsquo;invité d&rsquo;Annie Huet à l&rsquo;Hôtel de Ville de Blois</strong> pour son dernier rendez-vous littéraire de la saison. <em><strong>« Quelle chance d&rsquo;avoir un invité qui est le &lsquo;gai savoir incarné&rsquo; !</strong> Dans une salle des mariages bondée, l&rsquo;auteur nous a ravis avec son verbe érudit qui n&#8217;empêchait nullement son humour de nous cueillir,</em> confie Annie Huet. <em>Il a accepté avec <strong>une simplicité, une modestie et une gentillesse désarmantes</strong> de répondre à mes questions en suivant l&rsquo;ordre des 20 diapos que j&rsquo;avais préparées, reprenant 16 des 52 œuvres (re)visitées dans son roman. »</em></p>



<p>Mais pourquoi un premier roman et pas un essai ou un livre sur l&rsquo;histoire de l&rsquo;art ? <em><strong>« Je dois dire que je n&rsquo;ai jamais vraiment fantasmé sur le statut social du romancier, </strong></em>répond Thomas Schlesser. <em>Je ne dis pas que ce n&rsquo;est pas louable de fantasmer dessus, je comprends tout à fait ceux qui se disent un jour : « Je vais écrire un roman, je serai un romancier célèbre ». Simplement, je dis que moi, je ne suis pas habité par cette sorte d&rsquo;obsession. Alors, pour être tout à fait franc, j&rsquo;avais publié un premier roman il y a 20 ans. Et puis, compte tenu de mon métier d&rsquo;historien de l&rsquo;art, j&rsquo;ai écrit pas mal d&rsquo;essais. En règle générale, c&rsquo;est parce que la forme de l&rsquo;essai est ce qui, au fond, correspond le mieux à ce que j&rsquo;ai le sentiment de pouvoir dire et devoir dire. Et <strong>si « Les Yeux de Mona » sont advenus, c&rsquo;est parce que précisément, je n&rsquo;avais pas envie d&rsquo;écrire un essai. Je n&rsquo;avais pas du tout envie d&rsquo;écrire un manuel d&rsquo;histoire de l&rsquo;art. </strong>Ce livre n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas du tout un manuel d&rsquo;histoire de l&rsquo;art, il n&rsquo;est même pas une histoire de l&rsquo;art, peut-être une histoire subjective de l&rsquo;art. Et encore, si c&rsquo;est de la subjectivité, c&rsquo;est peut-être celle plutôt des personnages que la mienne. Et<strong> pour être tout à fait franc, cette idée m&rsquo;est venue parce que j&rsquo;ai eu un événement un peu difficile dans ma vie,</strong> un événement personnel, une douleur, un deuil, <strong>et ça m&rsquo;a donné le désir de me construire, d&rsquo;élever une petite fille idéale. Et c&rsquo;est Mona. »</strong></em></p>
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		<title>Marie-Hélène Lafon : « Je n&#8217;ai hésité qu&#8217;entre Van Gogh et Cézanne »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 May 2024 12:14:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Les échos littéraires d'Annie Huet]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Marie-Hélène Lafon, romancière renommée, était mercredi à l&#8217;Hôtel de Ville de Blois pour une rencontre littéraire organisée par Annie Huet. Il a été question de Paul Cézanne. En effet, l&#8217;auteure s&#8217;est écartée de ses thèmes habituels pour explorer le monde de la peinture à travers cette figure emblématique. Ce pas de côté lui a permis &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/marie-helene-lafon-je-nai-hesite-quentre-van-gogh-et-cezanne">Marie-Hélène Lafon : « Je n&rsquo;ai hésité qu&rsquo;entre Van Gogh et Cézanne »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p><strong>Marie-Hélène Lafon,</strong> romancière renommée, était mercredi à l&rsquo;Hôtel de Ville de <strong>Blois</strong> pour une <a href="https://bloiscapitale.com/des-rendez-vous-litteraires-cinq-etoiles-avec-annie-huet-en-cette-fin-d-annee-2023" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rencontre littéraire</a> organisée par <strong>Annie Huet</strong>. Il a été question de <strong>Paul Cézanne</strong>. En effet, l&rsquo;auteure s&rsquo;est écartée de ses thèmes habituels pour explorer le monde de la peinture à travers cette figure emblématique. Ce pas de côté lui a permis d&rsquo;approcher l&rsquo;artiste non pas pour sa notoriété mais pour <strong>son lien unique avec le paysage et le territoire qui l&rsquo;a vu naître.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Marie-Hélène Lafon : Pourquoi a-t-elle choisi Cézanne ?" width="1220" height="686" src="https://www.youtube.com/embed/gSQ96ji6KpY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<p>Paru en septembre 2023 chez <em><a href="https://editions.flammarion.com/cezanne/9782080421357" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Flammarion</a></em>, cet essai intitulé <em><strong>« Cézanne, Des toits rouges sur la mer bleue »</strong></em> est une exploration personnelle et profonde de ce que Cézanne incarne pour Marie-Hélène Lafon et comment il résonne avec ses propres interrogations artistiques.</p>



<p>Dans son livre, Marie-Hélène Lafon ne se contente pas de narrer la vie de Cézanne mais cherche à comprendre et à transmettre le lien viscéral que l&rsquo;artiste entretenait avec sa terre natale, une relation <em>« définitivement fusionnelle »</em> qui transcende la simple biographie pour toucher à quelque chose de plus universel : <strong>le rapport entre un artiste et son environnement</strong>.</p>



<p>A l&rsquo;heure d&rsquo;écrire sur un peintre, cette auteure aurait pu choisir de se concentrer sur la folie torturée de Van Gogh. Mais elle s&rsquo;est tournée vers <strong>la douleur plus sourde mais tout aussi intense de Cézanne, </strong>qu’elle ressent moins comme de la folie que comme une profonde douleur d’être.</p>



<p>La structure du livre est révélatrice de la démarche de Marie-Hélène Lafon : elle a ainsi écrit le texte concernant Vallier, le jardinier, pour finir par celui-ci dans le livre (il posait pour Cézanne quand celui-ci est mort), créant un cadre chronologique et thématique qui reflète ses propres méthodes d&rsquo;écriture, souvent arborescentes et intuitives. Le choix des sujets — la mère, le père, Hortense, le Docteur Gachet, et d&rsquo;autres encore — <strong>montre aussi la complexité des relations de Cézanne avec son entourage, souvent marquées par des conflits non résolus et des non-dits.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/Marie-Helene-Lafon-Blois-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-15838" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/Marie-Helene-Lafon-Blois-1024x768.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/Marie-Helene-Lafon-Blois-300x225.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/Marie-Helene-Lafon-Blois-768x576.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/Marie-Helene-Lafon-Blois-1536x1152.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/Marie-Helene-Lafon-Blois-2048x1536.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p><strong>Ce livre est aussi un hommage à la peinture de Cézanne,</strong> abordée non seulement comme une série de tableaux, mais comme <strong>un langage à part entière</strong> qui révèle l&rsquo;intimité de ses relations et de ses tourments. Marie-Hélène Lafon explore ces dimensions <strong>en s&rsquo;interrogeant sur ce que peindre signifie pour Cézanne,</strong> en relation avec les personnes qui ont marqué sa vie.</p>
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		<title>Xavier-Marie Bonnot : « Contrairement à la croyance, l&#8217;histoire ne bégaie pas »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Mar 2024 15:15:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les échos littéraires d'Annie Huet]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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		<category><![CDATA["Place du Paradis"]]></category>
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		<category><![CDATA[annie huet Blois]]></category>
		<category><![CDATA[blois]]></category>
		<category><![CDATA[dilemme moral et éthique]]></category>
		<category><![CDATA[djihadisme]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[procès des attentats du 13 novembre]]></category>
		<category><![CDATA[radicalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Raqqa]]></category>
		<category><![CDATA[rendez-vous d'Annie Huet]]></category>
		<category><![CDATA[Xavier-Marie Bonnot]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Place du Paradis » de Xavier-Marie Bonnot, publié aux éditions Récamier, est un roman profond qui explore des thèmes d&#8217;actualité brûlants, tels que le djihadisme, la radicalisation, et leurs impacts sur les individus et la société. L&#8217;histoire se centre autour de Pierre, un photographe de guerre, et Marie, une jeune Française qui a rejoint Daech par &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/xavier-marie-bonnot-contrairement-a-la-croyance-lhistoire-ne-begaie-pas">Xavier-Marie Bonnot : « Contrairement à la croyance, l&rsquo;histoire ne bégaie pas »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p><strong><em>« Place du Paradis »</em> </strong>de<strong> Xavier-Marie Bonnot</strong>, publié aux éditions Récamier, est un roman profond qui explore des thèmes d&rsquo;actualité brûlants, tels que le <strong>djihadisme</strong>, la <strong>radicalisation</strong>, et leurs impacts sur les individus et la société.</p>



<p>L&rsquo;histoire se centre autour de Pierre, un photographe de guerre, et Marie, une jeune Française qui a rejoint Daech par croyance et amour pour un combattant. Leur rencontre se produit à <strong>Raqqa</strong>, en Syrie, sur la Place du Paradis, autrefois un <strong>lieu idyllique avant l&rsquo;arrivée de Daech</strong>. Cinq ans après leur première rencontre, Marie est en prison en France, prête à collaborer avec la justice sous condition de revoir Pierre et les photos qu&rsquo;il a prises​<a href="https://www.babelio.com/livres/Bonnot-Place-du-Paradis/1584629" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​​<a href="https://www.lisez.com/livre-grand-format/place-du-paradis-rentree-litteraire-dhiver-2024/9782385770839" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​​<a href="https://cult.news/livres/xavier-marie-bonnot-raconte-lhorreur-place-du-paradis/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>



<p>Le roman aborde le <strong>dilemme moral et éthique</strong> du jugement de ceux qui ont été radicalisés et ont commis des actes au nom de cette radicalisation. À travers l&rsquo;histoire de Marie, qui entreprend un voyage de découverte de soi et de confrontation avec ses actions, le livre met en lumière la complexité de la radicalisation, en dépassant la simplification souvent présente dans les discours publics. Le récit est d&rsquo;autant plus poignant qu&rsquo;il se déroule <strong>en parallèle du procès des attentats du 13 novembre</strong> en France, ajoutant une dimension réelle et immédiate à l&rsquo;histoire​<a href="https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/lunel/livre-place-du-paradis-ou-l-histoire-d-une-jeune-francaise-djihadiste-la-condamner-est-facile-l-excuser-serait-monstrueux-2904278.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>



<p>Xavier-Marie Bonnot, avec une carrière de réalisateur de documentaires et d&rsquo;écrivain reconnu, est bien placé pour explorer ces thèmes. Ses œuvres précédentes ont également abordé des sujets lourds et complexes, faisant de lui une voix singulière. <strong>L&rsquo;auteur est revenu à Blois,</strong> <a href="https://bloiscapitale.com/la-lecture-musicale-minuscules-epopees-amoureuses">à l&rsquo;Hôtel de Ville</a>, <strong>invité d&rsquo;Annie Huet.</strong> Nous vous proposons <strong>ci dessus en vidéo des extraits</strong> de ce rendez-vous littéraire à l&rsquo;Hôtel de Ville.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><strong>Eric Fottorino (le 10 avril) et Valérie Zenatti (le 18 avril) </strong>sont les prochains invités d&rsquo;Annie Huet. Pour le premier vous pouvez inscrire sur la liste d&rsquo;attente, pour la seconde il reste quelques places. Contact : <a href="mailto:anniehuet.nouveauchapitre@gmail.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">anniehuet.nouveauchapitre@gmail.com</a> </p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/xavier-marie-bonnot-contrairement-a-la-croyance-lhistoire-ne-begaie-pas">Xavier-Marie Bonnot : « Contrairement à la croyance, l&rsquo;histoire ne bégaie pas »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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