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	<title>Archives des Palme d’or - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Carte blanche aux Lobis : L’Inconnue, Miyazaki, Fassbinder et Jane Campion pour une semaine dense</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2026 08:24:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine, le cinéma Les Lobis propose une programmation plus resserrée, marquée par L’Inconnue, d’Arthur Harari, la poursuite du cycle Ghibli avec Le Château ambulant, puis la dernière étape du cycle rétro de l’été, consacrée au film historique avec Lili Marleen et La Leçon de piano. L’Inconnue : Arthur Harari et le corps comme vertige &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/carte-blanche-aux-lobis-linconnue-miyazaki-fassbinder-et-jane-campion-pour-une-semaine-dense">Carte blanche aux Lobis : L’Inconnue, Miyazaki, Fassbinder et Jane Campion pour une semaine dense</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette semaine, le <a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma</a> Les Lobis</strong> propose une programmation plus resserrée, marquée par <em>L’Inconnue</em>, d’Arthur Harari, la poursuite du cycle Ghibli avec <em>Le Château ambulant</em>, puis la dernière étape du cycle rétro de l’été, consacrée au film historique avec <em>Lili Marleen</em> et <em>La Leçon de piano</em>.</p>



<h2 id="h-l-inconnue-arthur-harari-et-le-corps-comme-vertige" class="wp-block-heading"><em>L’Inconnue</em> : Arthur Harari et le corps comme vertige</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La sortie nationale de la semaine est <em>L’Inconnue</em>, d’Arthur Harari</strong>, un film était présenté en Compétition au Festival de Cannes. Arthur Harari signe ici son troisième long métrage après <em>Diamant noir</em> et <em>Onoda, 10 000 nuits dans la jungle</em>. <strong>Le cinéaste est aussi connu pour avoir coécrit <em>Anatomie d’une chute</em></strong> avec Justine Triet. Avec <em>L’Inconnue</em>, il adapte librement <em><strong>Le Cas David Zimmerman</strong></em>, roman graphique conçu avec son frère Lucas Harari.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="800" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-14.png" alt="" class="wp-image-35692" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-14.png 600w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-14-225x300.png 225w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Le récit suit David Zimmerman, un photographe discret, peu sociable, <strong>qui observe davantage le monde qu’il n’y participe.</strong> Lors d’une soirée, il remarque une femme. Il la croise, la suit, se laisse happer par sa présence. Quelques heures plus tard, il se réveille <strong>dans le corps de cette inconnue.</strong> Le dispositif fantastique sert de point d’entrée à<strong> une réflexion sur l’identité</strong>. Que reste-t-il de soi lorsque le corps ne correspond plus à ce que l’on ressent ? Que devient l’identité lorsque l’apparence sociale, le regard des autres et l’image de soi se dissocient brutalement ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix d’un photographe comme personnage principal n’a rien d’anodin. David est d’abord celui qui regarde. Il observe, cadre, <strong>tient le monde à distance</strong>. Le basculement du film inverse cette position : <strong>celui qui regardait devient celui qui est regardé.</strong> Le corps devient alors un lieu d’épreuve, de trouble, mais aussi de révélation. Laëtitia Scherier y voit un film singulier, capable de parler du genre, du corps, du regard et de l’identité sans se réduire à une seule lecture. Le fantastique n’y est pas une fin en soi, mais un outil. Il permet de rendre concrète une question intime : comment continuer à être soi lorsqu’on ne se reconnaît plus dans ce que les autres voient ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec Léa Seydoux et Niels Schneider, <em>L’Inconnue</em> propose donc une expérience de déplacement. Un film qui peut intéresser les amateurs de fantastique, mais aussi les spectateurs sensibles aux récits sur l’altérité, le désir, l’image et la place que chacun occupe dans le monde.</p>



<h2 id="h-le-chateau-ambulant-miyazaki-la-beaute-l-age-et-la-guerre" class="wp-block-heading"><em>Le Château ambulant</em> : Miyazaki, la beauté, l’âge et la guerre</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le cycle Ghibli continue de très bien fonctionner aux Lobis.</strong> Il devrait dépasser les 600 entrées cette semaine. Huitième film du cycle : <strong><em>Le Château ambulant</em>, de Hayao Miyazaki,</strong> sorti en 2004. Laëtitia Scherier le recommande à partir de 7 ou 8 ans. Le film peut être reçu par les enfants comme un récit initiatique, fantastique, traversé par la magie, l’aventure et l’émerveillement. Mais il contient aussi une seconde lecture particulièrement forte pour les adultes. Certaines séquences peuvent impressionner les plus jeunes : ce n’est donc pas un film destiné aux tout-petits.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Librement inspiré du roman <em>Le Château de Hurle</em></strong>, de Diana Wynne Jones, le film suit Sophie, une jeune fille qui travaille dans la boutique familiale de chapeaux. Sa rencontre avec Hauru, mystérieux magicien, attire la colère de la Sorcière des Landes. Celle-ci lui jette un sort et la transforme en vieille femme. Sophie quitte alors sa ville et trouve refuge dans le château ambulant du magicien. <strong>Comme souvent chez Miyazaki, le merveilleux permet de parler de sujets profondément humains</strong>. Le film aborde la romance, avec une grande pudeur, mais aussi l’aventure, la transformation, la peur de vieillir, la construction de soi. <strong>L’un de ses nœuds tient à l’importance accordée à l’apparence physique et à l’obsession de rester jeune.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="600" height="800" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-16.png" alt="" class="wp-image-35851" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-16.png 600w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-16-225x300.png 225w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Le Château ambulant</em> est aussi un film politique. <strong>Deux royaumes y entrent en guerre, et cette guerre contamine les paysages, les corps, les machines, les imaginaires.</strong> Laëtitia Scherier rappelle que Miyazaki, cinéaste profondément marqué par l’histoire du Japon et par les traumatismes de la Seconde Guerre mondiale, avait aussi pris position contre l’intervention américaine en Irak. À la sortie du film, beaucoup ont vu dans <em>Le Château ambulant</em> une œuvre traversée par ce contexte. <strong>Le pacifisme de Miyazaki</strong> se déploie dans les images : les machines volantes, les villes attaquées, les corps transformés, les magiciens épuisés par la guerre, les puissances absurdes qui s’affrontent. <strong>Le film dit la dégradation de l’humain lorsqu’il se laisse absorber par la violence.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Visuellement, <em>Le Château ambulant</em> est l’un des films les plus foisonnants de Miyazaki. Le château lui-même fourmille de détails, d’objets, de mécanismes, d’éléments de décor. Chaque image semble habitée. <strong>Laëtitia Scherier le décrit comme l’un de ses films les plus impressionnants en matière de minutie et de délicatesse dans les décors.</strong></p>



<h2 id="h-derniere-semaine-du-cycle-retro-deux-films-historiques-deux-figures-feminines" class="wp-block-heading">Dernière semaine du cycle rétro : deux films historiques, deux figures féminines</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le cycle rétro de l’été arrive à sa dernière semaine</strong>. Après les road movies, les drames intemporels, les comédies romantiques et les films policiers, Les Lobis terminent avec <strong>le film historique.</strong> Laëtitia Scherier a choisi deux œuvres très différentes : <strong><em>Lili Marleen</em>, de Rainer Werner Fassbinder, et <em>La Leçon de piano</em>, de Jane Campion.</strong> Elles sont séparées par un peu plus d’une décennie, mais dialoguent <strong>autour de figures féminines confrontées à des systèmes qui cherchent à les enfermer.</strong> <em>Lili Marleen</em> est réalisé par un homme, mais repose sur un personnage féminin central, sur ses choix, ses ambiguïtés, sa place dans un système politique criminel. <em>La Leçon de piano</em>, lui, est un film majeur signé par Jane Campion, première réalisatrice à avoir obtenu la Palme d’or.</p>



<h2 id="h-lili-marleen-chanson-spectacle-et-compromission" class="wp-block-heading"><em>Lili Marleen</em> : chanson, spectacle et compromission</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sorti en 1981, <em>Lili Marleen</em> est réalisé par Rainer Werner Fassbinder, l’un des grands représentants du nouveau cinéma allemand. Le film se déroule majoritairement pendant la Seconde Guerre mondiale, dans l’Allemagne nazie, et prend la forme d’un drame historique et romantique. <strong>Il raconte l’histoire d’une chanteuse allemande, incarnée par Hanna Schygulla, qui connaît un immense succès grâce à la chanson <em>Lili Marleen</em>. Le morceau devient progressivement un hymne repris par les soldats allemands.</strong> La chanteuse, elle, se retrouve portée par une célébrité qui la rapproche du pouvoir nazi, alors même qu’elle ne se confond pas entièrement avec lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En parallèle, elle tombe amoureuse d’un musicien juif issu d’une famille engagée dans la résistance au nazisme.</strong> Cette relation rend leur existence extrêmement dangereuse dans l’Allemagne d’Hitler. Le film parle d’amour, mais aussi de propagande, de spectacle, de représentation et de manipulation politique. Il interroge <strong>la manière dont une œuvre artistique peut être récupérée par un régime.</strong> Une chanson peut-elle rester une chanson lorsqu’elle devient un outil d’adhésion collective ? Une artiste peut-elle prétendre à la neutralité lorsqu’elle bénéficie d’un système politique dont elle ne partage pas nécessairement les valeurs ? C’est l’un des points qui intéressent particulièrement Laëtitia Scherier. <strong>Le personnage cherche d’abord à faire carrière. Son succès lui ouvre des portes, mais ces portes sont celles d’un pouvoir criminel.</strong> Elle ne soutient pas frontalement le régime, mais <strong>elle en profite</strong>. Le film pose alors une question morale difficile : <strong>peut-on rester neutre dans une dictature lorsqu’on bénéficie de son système ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette ambiguïté donne au film sa force. Fassbinder ne filme pas seulement une histoire d’amour impossible. Il filme <strong>la zone grise de la compromission,</strong> la manière dont le spectacle peut être intégré à la propagande, la difficulté de rester à distance quand le pouvoir vous utilise. L’esthétique du film accompagne cette réflexion. Fassbinder ne cherche pas le réalisme sec du film de guerre. Il adopte une forme très travaillée, presque théâtrale, qui correspond à son sujet : le spectacle, la scène, l’image de soi, la fabrication d’une icône. Beaucoup connaissent sans doute la chanson <em>Lili Marleen</em>. Beaucoup ont peut-être entendu parler du film sans l’avoir vu.</p>



<h2 id="h-la-lecon-de-piano-silence-desir-et-emancipation" class="wp-block-heading"><em>La Leçon de piano</em> : silence, désir et émancipation</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Autre grand classique de la semaine</strong> : <em>La Leçon de piano</em>, de Jane Campion. Le film a reçu la <strong>Palme d’or en 1993</strong>, ex æquo avec <em>Adieu ma concubine</em>, et Jane Campion est devenue la première réalisatrice à obtenir cette récompense. <strong>Holly Hunter, qui interprète le rôle principal, a également reçu le Prix d’interprétation féminine à Cannes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film raconte l’histoire d’Ada, une jeune femme écossaise, muette depuis l’enfance, qui arrive en Nouvelle-Zélande avec sa fille. <strong>Elle doit y épouser un homme qu’elle ne connaît pas.</strong> Ce mariage lui est imposé par les conventions sociales d’une époque où une femme seule avec un enfant ne dispose pratiquement d’aucune liberté. Ada communique grâce à sa fille, qui traduit pour elle, et surtout grâce à son piano. <strong>L’instrument n’est pas un simple objet. Il est sa voix, son langage, son espace intérieur.</strong> Par lui, elle exprime ses émotions, ses désirs, sa colère, ce que les mots ne peuvent pas ou ne veulent pas dire. Lorsque son nouveau mari refuse de transporter le piano, il ne lui retire pas seulement un instrument. Il lui confisque une part essentielle d’elle-même. Ada va chercher un autre moyen de jouer, et cette quête l’entraîne vers une relation amoureuse aussi intense que tumultueuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Laëtitia Scherier insiste sur <strong>la dimension féministe du film</strong>. <em>La Leçon de piano</em> met en scène <strong>une femme enfermée dans une société où les hommes disposent du pouvoir</strong> : pouvoir de décider de son mariage, de son lieu de vie, de ses déplacements, de son corps, de ses biens, de sa parole. Le mutisme d’Ada n’est évidemment pas un détail. Il renforce le sentiment d’enfermement, mais il peut aussi être lu comme un refus. <strong>À quoi bon parler dans une société qui ne vous écoute pas ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film devient alors <strong>une réflexion sur l’émancipation féminine.</strong> Ada ne se libère pas par un grand discours. Elle le fait par ses gestes, sa musique, son désir, sa manière de résister aux contraintes qui lui sont imposées. Jane Campion filme le corps, le silence, le regard, la sensualité et la violence des rapports sociaux sans réduire son personnage à une victime.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La Leçon de piano</em> est un film historique, mais il reste <strong>profondément contemporain dans ce qu’il raconte</strong> : la domination masculine, la confiscation de la parole, le désir d’exister par soi-même, la difficulté pour une femme de reprendre possession de son existence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Laëtitia Scherier, c’est un film <strong><em>« totalement culte »</em></strong>. Un film dont beaucoup connaissent la réputation, parfois sans l’avoir vu. Le cycle rétro permet justement cela : remettre les grands films dans la salle, là où leur puissance visuelle, sonore et émotionnelle peut se déployer pleinement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>>> Pour en savoir plus : <a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Fjord, Soudain, L’Odyssée, Ghibli et grands policiers pour la réouverture des Lobis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2026 14:55:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après la fermeture estivale, le cinéma Les Lobis rouvre ses portes avec une semaine particulièrement dense. Laëtitia Scherier, directrice du cinéma blésois, présente une programmation de reprise qui réunit Fjord, Palme d’or 2026 de Cristian Mungiu, Soudain de Ryūsuke Hamaguchi, quelques séances de L’Odyssée de Christopher Nolan, la suite du cycle Ghibli avec Le Royaume &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/fjord-soudain-nolan-ghibli-et-grands-policiers-pour-la-reouverture-des-lobis">Fjord, Soudain, L’Odyssée, Ghibli et grands policiers pour la réouverture des Lobis</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Après la fermeture estivale, le <a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma</a> Les Lobis rouvre ses portes avec une semaine particulièrement dense. Laëtitia Scherier, directrice du cinéma blésois, présente une programmation de reprise qui réunit <strong><em>Fjord</em>, Palme d’or 2026</strong> de Cristian Mungiu, <strong><em>Soudain</em> de Ryūsuke Hamaguchi,</strong> quelques séances de <strong><em>L’Odyssée</em> de Christopher Nolan</strong>, la suite du <strong>cycle Ghibli</strong> avec <em>Le Royaume des chats</em>, l’avant-première de <strong><em>L’Inconnue</em> d’Arthur Harari,</strong> deux classiques policiers et le retour du <em>Salon qui bouge*.</em></p>



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<h2 id="h-fjord-famille-religion-et-autorite-parentale" class="wp-block-heading"><em>Fjord</em> : famille, religion et autorité parentale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Lobis reprennent au moment de la sortie de la Palme d’or. Pour Laëtitia Scherier, il n’était <em>« évidemment pas une option »</em> de rester fermé au moment où arrive en salle le film couronné à Cannes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="600" height="815" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-10.png" alt="" class="wp-image-35672" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-10.png 600w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-10-221x300.png 221w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
</div>


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<p class="wp-block-paragraph">Cette Palme d’or, c’est <em>Fjord</em>, nouveau film de Cristian Mungiu. Le cinéaste roumain connaît très bien Cannes : il avait déjà remporté la Palme d’or en 2007 pour <em>4 mois, 3 semaines, 2 jours</em>, film consacré à la question de l’avortement et du droit à l’avortement. <em>Au-delà des collines</em> avait ensuite obtenu le Prix du scénario et un double Prix d’interprétation féminine, avant que <em>Baccalauréat</em> ne soit récompensé par le Prix de la mise en scène.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour Laëtitia Scherier, cette nouvelle Palme d’or est <em>« plus que méritée »</em>.</strong> <em>Fjord</em> raconte l’histoire d’<strong>une famille roumano-norvégienne.</strong> Le père est roumain, la mère norvégienne. Ensemble, ils reviennent s’installer en Norvège, dans un petit village isolé au bord d’un fjord. C’est une famille profondément traditionnelle et religieuse. <strong>Très vite, une suspicion de maltraitance envers les enfants pèse sur eux.</strong> À la suite d’un signalement, les services sociaux interviennent et retirent temporairement les enfants, le temps qu’une enquête soit menée. Le film met alors en scène une confrontation entre deux conceptions de la famille, de l’éducation et de l’autorité parentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Laëtitia Scherier insiste sur la force du dispositif moral choisi par Cristian Mungiu. Le cinéaste n’impose pas de jugement immédiat. <em><strong>« Il expose les faits, mais il ne prend pas parti »</strong></em>, souligne-t-elle. <strong>Le spectateur doit tirer ses propres conclusions,</strong> à partir de ses valeurs, de son regard et de ce que le film accepte de lui montrer. La question centrale n’est pas simplement de savoir qui a raison. Le film laisse assez vite percevoir que l’éducation imposée aux enfants est extrêmement rigoureuse, jusqu’à interroger le rapport des parents au corps de leurs enfants. <strong>Mais <em>Fjord</em> va plus loin. Il demande comment des systèmes de valeurs incompatibles peuvent encore dialoguer.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Laëtitia Scherier, c’est ce qui rend le film passionnant et dérangeant. Certaines pratiques ne peuvent évidemment pas être cautionnées. Mais si elles existent, il faut aussi être capable de comprendre d’où elles viennent, comment elles se construisent et pourquoi elles perdurent. <strong><em>« Si on ne comprend pas les origines d’un problème, comment est-ce qu’on peut le traiter ? Et surtout, comment est-ce qu’on peut s’assurer que ça ne se reproduise pas ? »</em></strong>, interroge-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de cette famille, <strong>le film regarde aussi notre époque.</strong> Il interroge la tendance contemporaine à refuser la nuance et la complexité, la manière dont les institutions, les communautés religieuses, les médias et chacun d’entre nous interprètent les faits à partir de convictions déjà présentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix d’une famille religieuse n’est donc pas anodin. <strong>Il oblige le spectateur à examiner ses propres réflexes. </strong>Comment juge-t-on des parents lorsque leur autorité excessive se fonde sur une lecture religieuse du monde ? Comment un regard extérieur, athée ou croyant autrement, reçoit-il cette situation ? À quel moment l’autorité parentale cesse-t-elle d’être un cadre éducatif pour devenir une atteinte au bien-être physique ou psychique de l’enfant ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en scène, elle, épouse pleinement le sujet. Cristian Mungiu travaille avec de longs plans, beaucoup de lumière naturelle et très peu de musique. <strong>Les paysages des fjords, leur beauté froide, l’immensité de l’eau et des montagnes contrastent avec l’enfermement des personnages.</strong> Ils sont isolés géographiquement, mais aussi psychologiquement. Le monde semble immense autour d’eux, tandis que leur situation se resserre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film dure environ deux heures et demie, mais Laëtitia Scherier estime qu’il tient l’attention jusqu’au bout. <strong><em>« C’est une très belle Palme d’or »,</em></strong> résume-t-elle. Une œuvre inconfortable, dense, qui ne cherche pas à rassurer, mais qui laisse le spectateur travailler longtemps après la projection.</p>



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<h2 id="h-soudain-ryusuke-hamaguchi-et-la-politique-du-soin" class="wp-block-heading"><em>Soudain</em> : Ryūsuke Hamaguchi et la politique du soin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Lobis proposent également <strong><em>Soudain</em>, de Ryūsuke Hamaguchi</strong>, en deuxième semaine. Le film franco-japonais était lui aussi en compétition au Festival de Cannes et a valu le <strong>Prix d’interprétation féminine à Virginie Efira et Tao Okamoto.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Laëtitia Scherier dit avoir abordé le film avec une légère inquiétude. Elle aime beaucoup le travail du réalisateur japonais, notamment <em>Drive My Car</em>, <em>Le Mal n’existe pas</em> ou <em>Contes du hasard et autres fantaisies</em>, qu’elle décrit comme des œuvres à la mise en scène millimétrée. Mais <em>Soudain</em> est majoritairement tourné en France, en langue française, avec un scénario coécrit avec une Française. <em>« J’avais un peu peur de ne pas retrouver sa patte de mise en scène »</em>, confie-t-elle. Cette crainte s’est dissipée au bout d’une demi-heure. Malgré sa durée — près de trois heures —, <strong>le film retrouve, selon elle, la précision, la patience et la profondeur du cinéma de Hamaguchi.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Soudain</em> s’inspire d’<strong>une correspondance réelle entre une philosophe atteinte d’un cancer et une anthropologue.</strong> À partir de cette matière, le cinéaste construit <strong>une fiction centrée sur l’amitié entre deux femmes et sur la question du soin.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Virginie Efira y incarne la directrice d’un EHPAD. Elle tente d’introduire dans son établissement une nouvelle méthode qui fait du soin un acte profondément politique. <strong>Soigner ne signifie pas seulement accomplir des gestes techniques.</strong> Cela devient une éthique de l’écoute, du toucher, de la présence et de l’attention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film confronte évidemment cette ambition aux impératifs de rentabilité, au manque de moyens et à l’épuisement des soignants. Mais il ne s’enferme pas dans le constat noir. Il montre aussi <strong>la possibilité d’une transformation</strong>. Pour Laëtitia Scherier, c’est un film dur, mais lumineux. <em>« On ne pleure pas pendant trois heures »</em>, insiste-t-elle. <strong>Il y a des moments difficiles, mais aussi des moments de rire, de douceur et d’espoir.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La durée du film lui paraît indispensable. Puisque le sujet est précisément le temps à accorder aux personnes âgées, le film devait, lui aussi, prendre son temps. <strong>Cette temporalité permet de partager réellement un moment avec les personnages et avec les résidents de l’EHPAD.</strong> Une version plus courte aurait, selon elle, appauvri le propos. Laëtitia Scherier voit dans <em>Soudain</em> <strong>un film nécessaire</strong>. Le film rappelle que l’attention portée aux autres n’est pas un supplément d’âme, mais une <strong>condition du vivre ensemble.</strong> Accompagner les jeunes au début de leur vie, accompagner les personnes âgées à la fin de la leur : c’est, dit-elle en substance, ce à quoi il faut se raccrocher.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un ciné-débat sera organisé le 4 septembre</strong>, sur la troisième semaine d’exploitation du film, avec la Fédération de soins palliatifs du Loir-et-Cher et notamment l’équipe du centre hospitalier Simone-Veil. L’accueil aura lieu à partir de 18h30, avant la <strong>projection à 19h,</strong> puis <strong>un échange avec les équipes</strong> et un <strong>temps convivial après la séance.</strong></p>



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<h2 id="h-l-odyssee-christopher-nolan-blockbuster-et-cinema-d-auteur" class="wp-block-heading"><em>L’Odyssée</em> : Christopher Nolan, blockbuster et cinéma d’auteur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre choix de cette réouverture : quelques séances de <strong><em>L’Odyssée</em>, de Christopher Nolan.</strong> Le film est sorti le 15 juillet et a déjà très bien marché à <em>Cap Ciné</em>. Mais certains spectateurs ne sont pas véhiculés, d’autres ne souhaitent pas forcément aller au multiplexe. Or, pour elle, il serait dommage qu’ils passent à côté de ce film. Elle défend clairement la place de <em>L’Odyssée</em> aux Lobis. <em><strong>« Pour moi, Nolan fait des films d’auteur »</strong></em>, affirme-t-elle. À ses yeux, il s’agit d’un cinéaste avec une vision du cinéma, de la mise en scène et du médium. <strong>Un artiste populaire, certes, mais un artiste quand même.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film adapte <em>L’Odyssée</em> d’Homère, non comme une restitution exhaustive, mais comme <strong>la vision personnelle d’un réalisateur. </strong>Le projet est immense : près de trois heures, un budget colossal, un tournage pensé pour l’IMAX 70 mm, un casting qui réunit notamment Matt Damon, Tom Holland, Anne Hathaway, Robert Pattinson, Lupita Nyong’o, Zendaya et Charlize Theron. Très peu de salles peuvent projeter le film dans les conditions idéales voulues par Nolan. Mais même sur un écran standard, Laëtitia Scherier dit avoir été frappée par l’ampleur de la mise en scène.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paysages, batailles, créatures mythologiques, tempêtes en mer : <em>L’Odyssée</em> transforme le voyage d’Ulysse en expérience physique de cinéma. Il ne s’agit pas seulement d’impressionner, mais de donner la sensation d’un voyage hors norme, presque démesuré.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Laëtitia Scherier relève aussi la dimension artisanale du projet</strong>. Nolan cherche à limiter autant que possible le recours aux effets numériques. Animatronics, marionnettes géantes, décors concrets : le film porte une forme d’amour très visible pour la technique du cinéma. <em><strong>« Il faut être un réalisateur très cinéphile et amoureux de la technique pour faire une chose pareille »</strong></em>, observe-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le film ne se résume pas à son ampleur visuelle. Derrière les monstres, les dieux et les épreuves mythologiques, Laëtitia Scherier voit surtout le récit d’un homme marqué par la guerre, hanté par ce qu’il a vécu, confronté aux conséquences de ses décisions. Ulysse tente de retrouver sa famille, mais il n’est plus celui qu’il était lorsqu’il est parti. C’est là que le film rejoint les obsessions de Nolan : <strong>le temps, la mémoire, la culpabilité, la quête de soi, la croyance en une destinée</strong>. Pour Laëtitia Scherier, <em>L’Odyssée</em> est donc plus qu’un blockbuster : <em><strong>« une sacrée claque de cinéma ».</strong></em></p>



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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="800" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-13.png" alt="" class="wp-image-35688" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-13.png 600w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-13-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
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<h2 id="h-le-royaume-des-chats-ghibli-fantaisie-et-affirmation-de-soi" class="wp-block-heading"><em>Le Royaume des chats</em> : Ghibli, fantaisie et affirmation de soi</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le cycle Ghibli se poursuit lui aussi. Il a déjà dépassé les 500 entrées, ce dont Laëtitia Scherier se réjouit. Cette semaine, le septième film proposé est <strong><em>Le Royaume des chats</em>, réalisé par Hiroyuki Morita.</strong> Sorti en 2002, le film est le premier long métrage de cinéma de Morita comme réalisateur. Il n’arrive pas pour autant sans expérience : il avait déjà travaillé dans l’animation, notamment au sein de productions liées à Ghibli, avant de signer <strong>cette œuvre très vive, colorée et accessible.</strong> Le récit suit Haru, une adolescente qui sauve la vie d’un chat mystérieux. Elle découvre ensuite qu’il s’agit du fils du roi des chats. Pour la remercier, les chats l’entraînent dans leur monde, où elle risque peu à peu d’être transformée en chat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière la fantaisie, les chats anthropomorphes, le rythme et l’humour, Laëtitia Scherier y voit un véritable récit d’apprentissage. <strong>Haru doit apprendre à s’affirmer dans un monde qui veut lui imposer une identité.</strong> Le film pose alors une question simple et forte : <strong>vaut-il mieux être accepté par les autres en devenant quelqu’un d’autre, ou rester soi-même au risque de se sentir rejeté ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La directrice des Lobis y voit des échos très actuels, notamment avec la pression qui pèse sur les jeunes et particulièrement sur les femmes. Le film parle de la difficulté de décider pour soi, d’arrêter de laisser les autres choisir à sa place. Sur le plan visuel, <em>Le Royaume des chats</em> associe animation traditionnelle et outils numériques. Les dessins restent réalisés à la main, puis numérisés et colorisés par ordinateur. Laëtitia Scherier décrit <strong>un film <em>« très pêchu »</em>, très coloré, avec beaucoup de rythme.</strong> Elle le recommande <strong>à partir de 6 ans,</strong> pas avant, car le personnage est régulièrement mis en danger.</p>



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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="800" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-14.png" alt="" class="wp-image-35692" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-14.png 600w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-14-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
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<h2 id="h-avant-premiere-l-inconnue-d-arthur-harari" class="wp-block-heading">Avant-première : <em>L’Inconnue</em>, d’Arthur Harari</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine comprendra aussi une avant-première : <strong><em>L’Inconnue</em>, d’Arthur Harari, mardi 25 août à 20h15. </strong>Le film étant assez long, la séance commencera un peu plus tôt. Il s’agit du troisième long métrage du réalisateur, après <em>Diamant noir</em> et <em><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=259606.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Onoda, 10 000 nuits dans la jungle</a></em>. Arthur Harari est aussi connu pour avoir <strong>coécrit <em>Anatomie d’une chute</em> avec Justine Triet</strong>. <em>L’Inconnue</em> était présenté en compétition officielle à Cannes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film est une adaptation libre du roman graphique <em>Le Cas David Zimmerman</em>, coécrit avec son frère Lucas Harari, également coscénariste du film. Le récit suit David Zimmerman, photographe timide, peu sociable, entraîné par des amis à une fête. Il est interprété par Niels Schneider, que Laëtitia Scherier dit avoir trouvé méconnaissable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>David remarque une femme,</strong> la croise à plusieurs reprises et, comme envoûté, se met à la suivre. Quelques heures plus tard, il se retrouve <strong>dans le corps de cette inconnue</strong>, interprétée par Léa Seydoux. <strong>Le cœur du film est la question de l’identité</strong>. Que reste-t-il de soi lorsque le corps, l’apparence et l’identité sociale ne correspondent plus à ce que l’on ressent intérieurement ? Le dispositif fantastique rend cette question très concrète : <strong>un homme devient littéralement étranger à son propre corps.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Laëtitia Scherier souligne aussi l’intelligence du choix du personnage principal. <strong>David est photographe. Il observe davantage qu’il ne participe à sa propre vie.</strong> Il regarde les autres en gardant une distance avec le monde. Le basculement fantastique inverse la situation : <strong>celui qui regardait devient celui qui est regardé.</strong> Le film ouvre des pistes sur le corps, le regard, l’identité, l’identité de genre, mais sans se réduire à une seule lecture. Pour Laëtitia Scherier, cette <strong>singularité</strong> peut séduire au-delà du public amateur de fantastique.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/product/prevente-du-numero-1-septembre-2026-du-magazine-papier-blois-capitale"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="341" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400-1024x341.png" alt="" class="wp-image-35729" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400-1024x341.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400-300x100.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400-768x256.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400.png 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
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<h2 id="h-cycle-retro-kurosawa-et-hitchcock-cote-policier" class="wp-block-heading">Cycle rétro : Kurosawa et Hitchcock côté policier</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le cycle rétro continue et approche lui les 400 entrées. Laëtitia Scherier se dit particulièrement heureuse de l’accueil réservé à <em>Vol au-dessus d’un nid de coucou</em>, de Miloš Forman. Cette semaine, le cycle se tourne vers le genre policier. Premier titre : <strong><em>Chien enragé</em>, d’Akira Kurosawa</strong>. Réalisé en 1949, quelques années seulement après la Seconde Guerre mondiale, le film prend la forme d’une enquête policière mais dresse surtout<strong> un portrait du Japon d’après-guerre.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un jeune policier se fait voler son arme.</strong> Il apprend ensuite que <strong>celle-ci a servi à commettre un crime contre un innocent.</strong> Rongé par la culpabilité, il part à la recherche du revolver et du voleur. À travers cette intrigue, Kurosawa montre une société marquée par la pauvreté, les traumatismes de la guerre et les fractures d’une génération. Le titre japonais signifie littéralement <em>« chien errant </em>», mais le titre français, <em>Chien enragé</em>, conserve une force très juste. Il désigne à la fois le policier et le criminel : deux hommes issus du même monde, du même traumatisme collectif, mais ayant emprunté des chemins radicalement différents. Le film pose ainsi une question morale et sociale : <strong>qu’est-ce qui sépare un homme honnête d’un criminel lorsque tous deux sont le produit de la même société blessée ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxième film policier : <strong><em>Jeune et innocent</em>, d’Alfred Hitchcock, sorti en 1937.</strong> Un homme est accusé du meurtre d’une actrice. Tout semble jouer contre lui. Il prend la fuite et, avec l’aide de la fille du commissaire chargé de l’enquête, <strong>tente de retrouver le véritable assassin.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>On retrouve déjà les grands motifs hitchcockiens : l’innocent accusé à tort,</strong> <strong>la fuite</strong>, le personnage pris dans une situation qui le dépasse, le couple contraint de collaborer, les jeux de regard et les détails qui prennent soudain une importance décisive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Laëtitia Scherier rappelle que le suspense, chez Hitchcock, ne consiste pas seulement à cacher l’identité du coupable. <strong>Le cinéaste donne souvent au spectateur des informations que les personnages ne possèdent pas.</strong> Le spectateur sait, attend, anticipe, redoute. La pression se déplace alors vers lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Jeune et innocent</em> marque aussi une transition entre la période britannique d’Hitchcock et son futur cinéma hollywoodien.</strong> Le film contient déjà plusieurs éléments qui deviendront caractéristiques de son œuvre. La révélation finale, amenée par un mouvement de caméra très visuel, annonce cette manière hitchcockienne de guider l’œil du spectateur plutôt que de simplement lui donner une information. Et, comme souvent, le cinéaste apparaît dans un caméo…</p>



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<p class="wp-block-paragraph" id="h-le-salon-qui-bouge-reprend-aux-lobis"><strong><em>*<a href="https://bloiscapitale.com/stephanie-boireau-le-salon-qui-bouge-parmi-les-101-femmes-entrepreneures-2025" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Salon qui bouge (coiffure)</a> reprend ses permanences aux Lobis, cette fois un jeudi : jeudi 20 août, de 14h à 19h.</em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">&gt;&gt; Pour en savoir plus : <strong><em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/#home" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/fjord-soudain-nolan-ghibli-et-grands-policiers-pour-la-reouverture-des-lobis">Fjord, Soudain, L’Odyssée, Ghibli et grands policiers pour la réouverture des Lobis</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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