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	<title>Archives des Patrimoine urbain - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Ce que serait devenu le prolongement de l’avenue Maunoury sans la crise de 1929</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 09:08:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec des « si » il n&#8217;y aurait plus d&#8217;arbres dans les forêts de Sologne… Mais certains si ne relèvent pas de la spéculation gratuite. Ils sont consignés dans des archives, dessinés sur des plans, portés par des ingénieurs dans une époque convaincue que l’avenir pouvait — et devait — s’écrire à grande échelle. À la fin &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/ce-que-serait-devenu-le-prolongement-de-lavenue-maunoury-sans-la-crise-de-1929">Ce que serait devenu le prolongement de l’avenue Maunoury sans la crise de 1929</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p>Avec des <em>« si »</em> il n&rsquo;y aurait plus d&rsquo;arbres dans les forêts de Sologne… Mais certains <em>si</em> ne relèvent pas de la spéculation gratuite. Ils sont consignés dans des archives, dessinés sur des plans, portés par des ingénieurs dans une époque convaincue que l’avenir pouvait — et devait — s’écrire à grande échelle.</p>



<p> <strong>À la fin des années 1920, Blois s’apprête à entrer dans une nouvelle ère.</strong> Dans un contexte national marqué par la foi dans le progrès, l’urbanisme et la modernité, un projet d’une ampleur inédite voit le jour : le <strong><a href="https://bloiscapitale.com/lincroyable-prolongement-de-lavenue-maunoury-projete-au-siecle-dernier" target="_blank" rel="noreferrer noopener">prolongement monumental</a> de l’avenue Maunoury jusqu’à Saint-Denis-sur-Loire.</strong> Un projet aujourd’hui presque oublié, mais dont les documents d’époque révèlent la démesure. À travers lui, c’est toute une vision de la ville du XXe siècle qui se dessine — <strong>une ville pensée pour la circulation, le loisir, la santé et le prestige.</strong> </p>



<p>Pourquoi à cet endroit ? Saint-Denis-sur-Loire possède alors <strong>un atout majeur : ses anciennes fontaines médicinales. </strong>Connues depuis l’époque moderne, elles avaient déjà fait l’objet d’une exploitation au XIXe siècle, avant de tomber à nouveau dans l’oubli après la guerre franco-allemande de 1870. <strong>Dans les années 1920, ce passé thermal ressurgit comme une opportunité économique.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="220" height="166" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-22.png" alt="" class="wp-image-31275"/><figcaption class="wp-element-caption">Image saintdenissurloire.fr</figcaption></figure>
</div>


<p>Cette période correspond à un moment clé de l’histoire de l’urbanisme français. Les villes cherchent à s’adapter aux mutations rapides de la société : développement de l’automobile, nouvelles attentes sanitaires, séparation des fonctions urbaines, élargissement des voies de circulation. <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ernest_H%C3%A9brard" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’urbaniste Ernest Hébrard</a></strong>, figure majeure de l’époque, incarne cette pensée moderne. Son approche repose sur des axes monumentaux, des perspectives ordonnées et une ville conçue comme <strong>un ensemble rationnel, lisible et hygiéniste.</strong> C’est dans ce climat intellectuel que s’inscrit le projet blésois.</p>



<p><strong>En 1928,</strong> la Société foncière et immobilière de Blois et Saint-Denis, dotée d’un capital de 2,5 millions de francs, présente une plaquette illustrée détaillant l’aménagement envisagé. <strong>L’élément central du projet est le prolongement de l’avenue Maunoury par une avenue de soixante mètres de large, reliant directement Blois à Saint-Denis-sur-Loire.</strong></p>



<p>Cet axe structurant devait être bordé de <strong>constructions monumentales : buildings, immeubles de prestige et maisons bourgeoises.</strong> Il s’agissait de la création d’un véritable boulevard moderne, pensé comme une <strong>vitrine urbaine</strong>. Selon les documents, cette nouvelle station thermale devait accueillir jusqu’à <strong>50 000 curistes par an,</strong> ce qui impliquait la création d’un <strong>tissu urbain entièrement nouveau</strong>. Le projet prévoyait notamment <strong>un casino, plusieurs palaces et hôtels,</strong> de vastes squares, avenues et boulevards paysagers. <strong>L’ambition dépassait largement la seule question de la santé : il s’agissait de créer une véritable ville de loisirs.</strong> Étaient ainsi envisagés <strong>une plage de sable fin</strong> aménagée en bord de Loire, <strong>un golf, un hippodrome, un autodrome, un vélodrome, un club nautique, un aérodrome.</strong> Un vaste domaine réservé aux <strong>chasses traditionnelles</strong> complétait cet ensemble, révélant <strong>le public visé : une clientèle fortunée, nationale et internationale.</strong></p>



<p>Mais cette ambition avait un prix. Le coût total du projet est alors estimé à 63 250 000 francs, une somme considérable pour l’époque. À cette fragilité financière s’ajoute un événement majeur : <strong>la crise économique mondiale de 1929.</strong> L’effondrement des marchés, la raréfaction des capitaux et la prudence soudaine des investisseurs mettent brutalement fin aux grands projets spéculatifs. <strong>Le prolongement de l’avenue Maunoury ne dépassera jamais le stade du papier.</strong></p>
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		<title>Les fantômes de l&#8217;Octroi à Blois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Aug 2025 08:10:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une Europe contemporaine de libre échange, il est difficile d’imaginer qu’autrefois, la France était découpée par une multitude de frontières intérieures marquant l’entrée de chaque ville : les octrois. Leur histoire est particulièrement marquante à Blois, où des vestiges des anciens bureaux d’octroi sont encore visibles, témoins d’une époque révolue. Institués au Moyen Âge, &#8230;</p>
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<p>Dans une Europe <a href="https://bloiscapitale.com/category/histoire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">contemporaine</a> de libre échange, il est difficile d’imaginer qu’autrefois, la France était découpée par <strong>une multitude de frontières intérieures</strong> <strong>marquant l’entrée de chaque ville</strong> : les <strong>octrois</strong>. Leur histoire est particulièrement marquante à Blois, où des vestiges des anciens bureaux d’octroi sont encore visibles, témoins d’une époque révolue.</p>



<p><strong>Institués au Moyen Âge, les octrois donnaient à une ville le droit de lever certaines taxes sur les marchandises entrant sur son territoire.</strong> Ils constituaient un <strong>impôt indirect</strong> destiné à financer les dépenses communales : entretien de la voirie, éclairage public, approvisionnement en eau, parfois l’aide sociale. Supprimés en 1791 pendant la Révolution française (loi des 19-25 février 1791), ils furent réinstaurés par la loi du 9 germinal an V (29 mars 1797) et réappliqués à partir de 1798. Le système perdura jusqu’à sa suppression officielle par la loi du 7 août 1948, après la suppression pour Paris et la région parisienne en 1943, malgré un assouplissement des règles dans les années 1930.</p>



<p><strong>À Blois, des bureaux étaient installés à seize entrées de la ville.</strong> Les véhicules transportant des marchandises destinées à la consommation devaient s’arrêter devant l’un de ces bureaux et s’acquitter de droits. Ces droits variaient selon <strong>six catégories de produits</strong> : boissons, combustibles, comestibles, matériaux de construction, fourrages et divers. Chaque catégorie pouvait être subdivisée en plusieurs tarifs, selon la nature et la qualité des marchandises. Le système était extrêmement complexe et détaillé, avec une réglementation propre à chaque commune.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="657" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/octroi-1024x657.jpg" alt="octroi" class="wp-image-6197" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/octroi-1024x657.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/octroi-300x192.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/octroi-768x493.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/octroi-1536x986.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/octroi.jpg 1638w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>C’est sous le mandat d’<strong>Eugène Riffault</strong> – maire de Blois de 1848 à 1870 – que les limites de la perception de l’octroi ont été redéfinies. Huit des seize bureaux ont été restaurés ou construits à neuf à cette époque, dans un souci d’efficacité mais aussi de présentation architecturale. Riffault confia ces travaux à <strong>Jules Édouard Potier de La Morandière</strong> (1819-1898), architecte diocésain et de la ville, également responsable de restaurations au château de Blois et de la construction du haras national.</p>



<p>Certains de ces bureaux d’octroi ont survécu aux transformations urbaines. Les plus remarquables sont ceux situés à l’entrée de l’avenue Gambetta, érigés en 1854 en petits pavillons de brique et pierre dans le style de la Renaissance par La Morandière. Lors du déplacement de la gare vers 1890, ils furent démontés pierre à pierre et remontés à leur emplacement actuel. Ils sont un hommage à l’attention portée par Eugène Riffault à l’architecture de qualité, même pour les bâtiments les plus modestes.</p>



<p>L’octroi de la route de Saint-Dyé existe encore au <strong>21 quai Henri Chavigny</strong>, une simple maison basse qui se fond dans le paysage urbain. Celui de la <strong>gare des marchandises</strong>, en brique, a servi jusqu’en 2013 comme local associatif (mutuelle des cheminots). D’autres, comme l’octroi de l’avenue de Paris, ont été modifiés et sont plus difficiles à reconnaître.</p>



<p><strong>À Blois, le service de l’octroi cessa dans les années 1920</strong>, bien avant l’abolition nationale, dans un contexte de réforme fiscale locale. Les octrois ont disparu depuis longtemps, mais leur héritage persiste parfois dans le paysage urbain. Ils rappellent une époque où chaque entrée de ville était une frontière fiscale.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="800" height="500" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/octroi-blois-2023.png" alt="" class="wp-image-6313" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/octroi-blois-2023.png 800w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/octroi-blois-2023-300x188.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/octroi-blois-2023-768x480.png 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
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