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	<title>Archives des pauvreté en France - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Cartographie d’une pauvreté qui s’étend : le Secours Catholique alerte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Nov 2025 10:28:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La pauvreté avance en France. Les chiffres le montrent, année après année. Le Secours Catholique du Loir-et-Cher a présenté la nouvelle édition du Rapport annuel sur l’état de la pauvreté, un document devenu, en trente années de publications successives, l’un des baromètres les plus précis et les plus sensibles du réel social du pays. D’autant &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/cartographie-dune-pauvrete-qui-setend-le-secours-catholique-alerte">Cartographie d’une pauvreté qui s’étend : le Secours Catholique alerte</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p>La pauvreté avance en France. <a href="https://bloiscapitale.com/taux-de-pauvrete-et-inegalites-saccroissent-fortement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les chiffres le montrent</a>, année après année.<strong> Le Secours Catholique du Loir-et-Cher a présenté la nouvelle édition du <a href="https://www.secours-catholique.org/m-informer/nos-positions/notre-etat-de-la-pauvrete-en-france-2025?reserved_origin=WSGGHB&amp;gad_source=1&amp;gad_campaignid=22457088400&amp;gbraid=0AAAAACbCKSXfetttLM5GXNYrsHM6Gt2Js&amp;gclid=Cj0KCQiAiqDJBhCXARIsABk2kSk1Vv7KSzJr76C9RskE_mGh686wWZzgdEJmfT_lBX9mCYSCovHA-VYaAhBKEALw_wcB" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Rapport annuel sur l’état de la pauvreté,</a></strong> un document devenu, en trente années de publications successives, l’un des baromètres les plus précis et les plus sensibles du réel social du pays. D’autant qu’il est <em>« documenté à partir de ce que les bénévoles et les salariés observent au quotidien, chiffres à l’appui »,</em> souligne <strong>Thierry Wassmer,</strong> délégué départemental du Secours Catholique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-chiffres-qui-racontent-une-realite-qui-se-degrade">Des chiffres qui racontent une réalité qui se dégrade</h3>



<p>La publication 2024 marque le trentième anniversaire d’un travail continu. Trente ans pendant lesquels les équipes ont vu le paysage social se transformer. Là où la pauvreté était autrefois présentée comme un phénomène conjoncturel, lié aux crises et supposé temporaire, elle apparaît désormais comme <strong>une réalité durable et systémique</strong>. <em>« Ce qu’on peut constater nous, c’est qu’en trente ans, la pauvreté évolue »</em>, a souligné Thierry Wassmer. Les visages ont changé, les parcours aussi, les raisons de la bascule sont plus nombreuses, plus complexes, plus lourdes. Le rapport distingue <strong>une pauvreté monétaire, une pauvreté sociale et une pauvreté invisible,</strong> souvent cumulées, et qui ne cessent de progresser.</p>



<p>À l’échelle nationale, un chiffre se détache, presque insoutenable à force d’être simple : parmi les 1.120.000 personnes accompagnées par le Secours Catholique (235.000 familles), <strong>le revenu médian est de 565 euros par mois.</strong> Ce niveau de ressources, déjà très faible, est en nette régression. <strong>Il était de 658 euros en 2014.</strong> Dix ans plus tard, la pente est descendante, régulière, inexorable.<strong><em> « On observe, nous et d’autres, un appauvrissement continu »</em></strong>, a dit Thierry Wassmer, en rappelant que, selon le rapport, 94.7 % des ménages rencontrés vivent désormais sous le seuil de pauvreté. Beaucoup n’ont aucune ressource. <strong>Vingt-cinq pour cent des familles rencontrées vivent entièrement sans revenus,</strong> une progression brutale en quelques années.</p>



<p>Au cours des derniers mois, alors que les débats publics multiplient les discours autour des supposés abus de l’aide sociale, un autre chiffre impose une réalité plus crue : <strong>38 % des personnes rencontrées n’ont pas recours au RSA,</strong> pourtant destiné à garantir le minimum vital. Les causes sont identifiées : <strong>la dématérialisation, la complexité administrative, la multiplication des normes, un sentiment de renoncement.</strong> <em>« Les personnes ont tendance à lâcher plutôt que d’aller solliciter des aides. »</em> Le rapport évoque un <strong>non-recours massif et croissant,</strong> qui plonge des milliers de familles encore plus bas que leur situation théorique ne le laisserait penser.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-loir-et-cher-face-a-l-augmentation-des-demandes-d-aide">Le Loir-et-Cher face à l’augmentation des demandes d’aide</h3>



<p>Sur le Loir-et-Cher, les chiffres parlent d’eux-mêmes. <strong>Le département compte 1 975 ménages accompagnés en 2024.</strong> Le nombre augmente. Il existe quatorze lieux d’accueil. Le Secours Catholique y agit avec <strong>280 bénévoles et cinq salariés,</strong> dont trois équivalents temps plein. Les moyens restent modestes. Le terrain est vaste. Et la demande progresse.</p>



<p><strong>Philippe Sans,</strong> vice-président de la délégation, a résumé en peu de mots le centre de gravité du travail : <em>« Nos quatorze lieux d’accueil, c’est ce qu’on sait faire de mieux au Secours Catholique : <strong>accueillir les personnes de façon inconditionnelle. »</strong></em> Il a rappelé que chaque rencontre commence par un geste simple, humain, indispensable : <strong>créer du lien.</strong> Ce lien devient le premier contrepoids à l’isolement, à la honte, à la peur, à la fatigue morale de ceux qui n’espèrent plus rien.</p>



<p>Le portrait sociologique du Loir-et-Cher est très proche du portrait national, mais certains traits s’y accentuent. <strong>La personne type accompagnée est une femme seule, avec au moins deux enfants à charge, 42 ans en moyenne.</strong> Près d’un tiers des situations sont celles de <strong>personnes isolées.</strong> Les familles monoparentales représentent près de 28 % des situations, dans lesquelles les mères isolées sont les plus fragilisées.</p>



<p>Le niveau de vie médian y est encore inférieur à la moyenne nationale : <strong>536 euros mensuels</strong>. Là encore, la tendance n’est pas à la stabilité, mais à la dégradation. <strong>Près d’un ménage sur deux rencontre des situations d’impayés</strong>. Les premières dettes concernent l’énergie, puis les transports. Cette hiérarchie dit sans commentaire ce que l’on éprouve chaque jour : <strong>se chauffer et se déplacer peuvent devenir un luxe.</strong></p>



<p>Les demandes adressées au Secours Catholique illustrent très nettement les évolutions : l’assistance alimentaire représentait 80 % des sollicitations en 2014. Elle en représente aujourd’hui 58,7 %. <strong>Les besoins administratifs ont quadruplé,</strong> passant de 3,4 % à 12,8 %. <strong>Les demandes liées à la mobilité ont presque doublé.</strong> La mobilité apparaît désormais comme la <strong>première barrière vers l’emploi,</strong> accentuée par la ruralité du département. Les bénévoles travaillent avec les équipes de <a href="https://mobilite41.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mobilité 41</a>, même si cette collaboration ne peut pas répondre à toutes les situations.</p>



<p>Un autre chiffre vient percuter les idées reçues :<strong> un ménage accompagné sur six est en activité professionnelle.</strong> La moitié est soumise à des contrats précaires. <strong><em>« L’emploi ne vous exclut pas de la pauvreté »,</em></strong> dit Thierry Wassmer. La phrase est simple, droite, irréfutable.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-donateurs-en-baisse">Des donateurs en baisse</h3>



<p><strong>Dans le Loir-et-Cher, 1 200 donateurs soutiennent les actions. Leur nombre baisse fortement. </strong>Le don moyen est de 158 euros. Cette diminution menace la continuité de l’action. Le Secours Catholique dépend de ses donateurs privés à hauteur de 70 à 80 % de son budget. <em>« On se tourne de plus en plus vers les appels à projets »</em>, explique Philippe Sans, tout en rappelant que le fonctionnement repose d’abord sur la solidarité locale. <strong>Les derniers mois de l’année représentent la période la plus déterminante pour les dons.</strong></p>



<p><strong>Sur la question du bénévolat, l’appel est explicite.</strong> L’association recherche un président et un trésorier départemental. Jean-Claude Lambert a insisté sur l’importance de l’engagement humain : <em>« L’appel aux dons, c’est toujours un don financier, c’est important. Mais en même temps, l’engagement des personnes est important. »</em> Les bénévoles sont au cœur de tout. Sans eux, rien n’existe.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-80-ans-en-2026">80 ans en 2026</h3>



<p><strong>À l’occasion des 80 ans du Secours Catholique, en 2026, trois grandes tablées seront organisées le 19 mai, le 26 mai à Blois et le 30 mai à Morée.</strong> <em>« Ce sera un moment festif, parce que la convivialité fait partie de nos actions »,</em> dit Philippe Sans. La phrase a fait sourire, mais elle portait aussi un message plus profond : restaurer la confiance et le lien, redonner place à la joie, même fragile. En toute fraternité.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0226-1024x768.jpeg" alt="diplômes de formation citoyenne" class="wp-image-22603" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0226-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0226-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0226-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0226-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0226-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><a href="https://bloiscapitale.com/le-secours-catholique-a-remis-ses-diplomes-de-formation-citoyenne-a-des-migrants">Les diplômés de formation citoyenne du Secours Catholique</a></strong></figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-samedis-matin-a-blois">Les samedis matin à Blois</h3>



<p><strong>À Blois, à proximité de la gare, au 27 Avenue Gambetta, le Secours Catholique organise des petits-déjeuners le samedi matin.</strong> Ce moment, à l’origine modeste et discret, est devenu un repère social essentiel. Il témoigne d’une évolution rapide, presque brutale, de la fréquentation et de la situation des personnes accueillies. <em>« Le samedi matin, on propose des petits-déjeuners, et puis les personnes partent avec nous pour faire un pique-nique après. Et là, alors là, on a une augmentation très nette des personnes qui viennent. »</em> Il y a deux ans, ces rendez-vous rassemblaient une quinzaine de personnes. <strong>Aujourd’hui, près de cinquante personnes y participent chaque semaine.</strong> <em><strong>« C’est un public essentiellement blésois, précarité, SDF, squats. »</strong></em> Ce glissement sociologique dessine une bascule silencieuse : là où l’accompagnement était d’abord perçu comme une réponse urgente à l’arrivée de populations étrangères en situation difficile, il devient aujourd’hui un soutien indispensable pour une population locale fragilisée, ancrée dans le territoire et touchée par l’effondrement des ressources et du logement.</p>



<p>Il ne s’agit pas seulement de distribuer un café chaud ou un sac de nourriture. Il s’agit d’<strong>un espace où l’on retrouve un peu de dignité et de lien,</strong> deux éléments devenus aussi nécessaires que la nourriture elle-même. Ce rendez-vous hebdomadaire illustre également l’essence du Secours Catholique : une présence de proximité, fidèle, incarnée. <em><strong>« Nous accueillons »</strong></em>, ont rappelé les bénévoles. Ce verbe, au-delà de sa forme minimale, porte tout un monde : accueillir sans condition, accueillir sans jugement, accueillir sans délai.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/cartographie-dune-pauvrete-qui-setend-le-secours-catholique-alerte">Cartographie d’une pauvreté qui s’étend : le Secours Catholique alerte</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>La République en question : regards croisés de Nathalie Zenou et Philippe Foussier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Oct 2025 11:04:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre des Rendez-vous de l’Histoire 2025 et ses 700 événements, à l&#8217;initiative de CPMRC une question s&#8217;est posée comme une interpellation : « France, qu’as-tu fait de ton idéal républicain ? ». Une question posée à Philippe Foussier, journaliste, essayiste, ancien Grand Maître du Grand Orient de France, et Nathalie Zenou, consultante consacrant &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/la-republique-en-question-regards-croises-de-nathalie-zenou-et-philippe-foussier">La République en question : regards croisés de Nathalie Zenou et Philippe Foussier</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p>Dans le cadre des <em>Rendez-vous de l’Histoire 2025 </em>et ses 700 événements, à l&rsquo;initiative de <strong><a href="https://www.helloasso.com/associations/culture-et-patrimoine-maconnique-en-region-centre-cpmrc" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CPMRC</a></strong> une question s&rsquo;est posée comme une interpellation : <em><strong>« France, qu’as-tu fait de ton idéal républicain ? »</strong></em>. Une question posée à <strong>Philippe Foussier</strong>, journaliste, essayiste, ancien <a href="https://bloiscapitale.com/philippe-foussier-la-franc-maconnerie-permet-de-reflechir-autrement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Grand Maître du Grand Orient de France</a>, et <strong>Nathalie Zenou</strong>, consultante consacrant une part importante de ses travaux à la réflexion sur la laïcité et les valeurs républicaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-cap-republicain-remis-en-question">Un cap républicain remis en question</h2>



<p>La question posée par la Carte Blanche engage d’abord une mise à nu : où en est l’idéal républicain aujourd’hui ? <strong>Nathalie Zenou</strong> choisit d’entrer <em>« par le sujet lui-même »</em> pour <em>« interroger cet idéal républicain »</em>. Elle prend appui sur les <strong>quatre piliers</strong> qui structurent la définition juridique et politique de la République — <em><strong><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000571356/#:~:text=La%20France%20est%20une%20R%C3%A9publique,Son%20organisation%20est%20d%C3%A9centralis%C3%A9e." target="_blank" rel="noreferrer noopener">« indivisible, laïque, démocratique et sociale »</a></strong></em> — pour établir un <strong>état des lieux</strong> sans complaisance. <em>« La France, ce sont ses citoyens. Nous sommes toutes et tous comptables de ce qui s’y passe. »</em> Ce déplacement — du pays à ses citoyen·nes — dessine la responsabilité commune : <strong>un idéal ne se conserve pas par inertie mais par effort et exigence.</strong> À rebours des euphémismes, Nathalie Zenou <em>« met les pieds dans le plat »</em> : les <strong>fondements</strong> sont <strong>attaqués</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-points-de-rupture">Les points de rupture</h2>



<p><strong>Indivisibilité.</strong> Elle est <em>« au centre de tout »</em> parce qu’elle garantit <em>« l’égalité en droit sur l’ensemble du territoire national »</em>. Or, <em>« elle est battue en brèche »</em>, notamment par des <strong>poussées régionalistes</strong> perçues comme <em>« un autre séparatisme »</em>, juge Nathalie Zenou.</p>



<p><strong>Démocratie.</strong> La plainte rituelle sur l’abstention dit peu, selon la consultante en communication, de la vie démocratique <strong>au quotidien</strong> : syndicats, associations, participation réelle. <em><strong>« La démocratie, ce n’est pas que le vote. »</strong></em> Là, son alerte ne porte pas que sur l’urne, mais sur la <strong>texture civique</strong> qui se défait.</p>



<p><strong>Laïcité.</strong> Réduite ou <em>« instrumentalisée »</em>, <em>« dévoyée »</em>, tantôt au service d’idéologies politiques, tantôt ramenée à une <strong>simple liberté religieuse</strong>, elle perd son sens <strong>émancipateur</strong>. Nathalie Zenou rappelle qu’elle est d’abord un <strong>idéal philosophique</strong>, avant de devenir <strong>principe juridique</strong> : une logique d’égalité entre citoyen·nes, pensée <em>« dès 1795 »</em>.</p>



<p><strong>Social.</strong> Le diagnostic est tranchant : malgré un haut niveau de <strong>prélèvements</strong> et de <strong>redistribution</strong>, une part significative de la population demeure <strong>sous le seuil de pauvreté</strong>, peinant <em>« à se nourrir, à se loger »</em>. Et puis, <strong>l’école</strong> : <em>« le creuset de la République »</em> où se forment les <strong>futurs citoyen·nes</strong>. Selon elle, le <strong>brassage social est affaibli</strong>, la <strong>transmission</strong> en peine, le <strong>rôle émancipateur</strong> entravé. L’alerte est claire : si l’école chancelle, l’idéal chancelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-affaissement-defiance-autorite-contestee-le-constat-de-philippe-foussier">« Affaissement », « défiance », « autorité contestée » : le constat de Philippe Foussier</h2>



<p><strong>Philippe Foussier</strong> s’inscrit dans la même <strong>grammaire d’urgence</strong>. Si ses travaux récents portent sur <strong>Marianne</strong> (<a href="https://www.dervy-almora.fr/marianne-p-11829.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">livre aux éditions Dervy</a>) et sur le <strong>drapeau tricolore</strong> (ouvrage en cours), il refuse de réduire la réflexion à la seule <strong>symbolique</strong>. Les emblèmes <strong>orientent</strong>, mais ne <strong>suffisent</strong> pas ; il s’agit d’aller au <strong>cœur</strong> de l’idéal. <em>« On constate un affaissement de l’idéal républicain, de la foi laïque dans la République, un délitement du lien social. <strong>Ce qui faisait les caractéristiques de la République est au mieux affadi, au pire affaissé. »</strong></em></p>



<p>À cet affaissement s’ajoute la <strong>montée</strong> de <strong>courants adverses</strong> : on voit des modèles <strong>moins respectueux</strong> de la <strong>séparation des pouvoirs</strong> et de l’<strong>État de droit</strong>, des <strong>logiques autoritaires</strong> qui gagnent du terrain. Sur l’<strong>échiquier politique</strong>, il pointe <strong>deux polarités qui fragilisent le rassemblement républicain :</strong> <em>« À l’extrême droite — dont la matrice n’est pas républicaine —, et du côté d’une gauche radicale qui, sur un autre registre, s’oppose frontalement au projet de rassembler. <strong>Ces deux courants insistent sur ce qui nous différencie, plutôt que de rassembler. »</strong></em></p>



<p>À cette <strong>polarisation</strong> s’ajoutent des <strong>offensives réactionnaires religieuses</strong> dans les <strong>monothéismes</strong>, avec un <strong>raidissement</strong> général. Ainsi, Philippe Foussier distingue un <strong>cas particulier</strong> : l’<strong>islamisme</strong>, dans ses déclinaisons <strong>fréristes</strong> ou <strong>salafistes</strong>, qui <em>« affirme très clairement »</em> vouloir un <strong>régime théocratique</strong>, <strong>où Dieu détermine le destin collectif.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pourquoi-cela-prend-il">Pourquoi cela prend-il ?</h2>



<p>La <strong>globalisation</strong> expose la société française à des <strong>logiques mondiales</strong>. Des nationalismes, des populismes prospèrent. Et <em>« nous ne sommes pas à l’abri »</em> de ces influences. Mais, selon l&rsquo;ancien Grand Maître du GO, <strong>un autre mouvement notable agit de l’intérieur : un affaiblissement de la foi dans l’idéal républicain</strong> au sein même du peuple français. La <strong>convergence</strong> de ces deux dynamiques <strong>fragilise</strong> l’édifice : <em><strong>« La République est davantage sur la défensive que dans une posture d’affirmation. »</strong></em> Les symptômes, un <strong>ordre républicain contesté</strong>, une <strong>autorité publique</strong> remise en cause. Pompiers, maires, élus locaux. la <strong>légitimité</strong> ne s’exerce plus comme avant. <em>« C&rsquo;est la faillite, d’une certaine manière, des politiques incapables d’avoir une prise sur la réalité […] Ceci nourrit la défiance. Des gouvernements se succèdent, mais donnent le sentiment de ne plus être connectés aux préoccupations des citoyens. »</em> Les <strong>phénomènes s’auto-alimentent</strong> et conduisent au paysage que nous observons.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-bataille-culturelle">La bataille culturelle</h2>



<p>Pour <strong>Nathalie Zenou</strong>, la <strong>jeunesse</strong> s’éloigne <em>« de la laïcité »</em> et, plus largement, de la <strong>République</strong>. Elle cite l’analyse de l&rsquo;historien <strong>Iannis Roder</strong> : si la République n’apparaît plus comme un <strong>bouclier</strong> — notamment <strong>social</strong> —, <strong>comment adhérer à des principes dont on ne voit plus l’incarnation dans le quotidien ?</strong> </p>



<p>Deux influences pèsent : un modèle anglo-saxon d’un côté, et une instrumentalisation politique ou religieuse via les réseaux sociaux de l’autre. <em>« Si on mettait les mêmes moyens pour la promotion de la laïcité et des valeurs de la République que pour la lutte contre le harcèlement scolaire, il n’y aurait pas de sujet. On a vu ce qu’on a su faire en deux ou trois ans »</em>, observe Nathalie Zenou. La <strong>bataille</strong> est <strong>culturelle</strong> et <strong>pédagogique</strong>. Elle se mène à <strong>l’école</strong> — <strong>enseignement du français</strong>, <strong>transmission</strong> des <strong>valeurs</strong> —, dans la <strong>clarification</strong> de la <strong>laïcité</strong>, dans la <strong>justice sociale</strong>, et dans la <strong>préservation</strong> de l’<strong>indivisibilité</strong> (<em>« je pense à la Corse, territoire auquel je suis très attachée »</em>). À l’arrière-plan : <strong>réassurance</strong>, <strong>cap</strong>, <strong>destin commun</strong>.</p>



<p>Les <strong>emblèmes</strong> (Marianne, drapeau) <strong>orientent</strong> l’imaginaire et <strong>rappellent</strong> l’<strong>histoire</strong>, mais l’<strong>idéal</strong> exige des <strong>institutions</strong> qui <strong>tiennent</strong> et des <strong>pratiques</strong> qui <strong>vivent</strong>. <strong>Nathalie Zenou</strong> et <strong>Philippe Foussier</strong> replacent l’<strong>interrogation</strong> au niveau de la <strong>responsabilité</strong> : <strong>citoyenne</strong>, <strong>politique</strong>, <strong>collective</strong>.</p>



<p>Le <strong>défi</strong> tient en quelques verbes : regarder la situation en face, se retrousser les manches, clarifier les principes, assurer la transmission, redonner foi en un avenir commun. L’idéal républicain n’est ni une <strong>icône figée</strong> ni une <strong>rhétorique</strong> : c’est un <strong>travail</strong> — un <strong>combat</strong>, dit Nathalie Zenou — dont l’<strong>école</strong> est la <strong>pierre d’angle</strong> et dont <strong>l’exemplarité publique demeure la condition.</strong></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/la-republique-en-question-regards-croises-de-nathalie-zenou-et-philippe-foussier">La République en question : regards croisés de Nathalie Zenou et Philippe Foussier</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Familles à la rue : la préfecture reste sourde, la Ville de Blois réagit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2025 17:11:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce mardi 11 février après-midi, une soixantaine de personnes se sont réunies devant la préfecture de Loir-et-Cher, à Blois, à l’appel de l’association Pas d’Enfant à la Rue 41. Objectif : obtenir une audience avec le préfet et dénoncer l’absence de solution pour six familles, dont des bébés de six mois, que l’association ne peut &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/familles-a-la-rue-la-prefecture-reste-sourde-la-ville-de-blois-reagit">Familles à la rue : la préfecture reste sourde, la Ville de Blois réagit</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p>Ce mardi 11 février après-midi, une soixantaine de personnes se sont réunies <strong>devant la préfecture de Loir-et-Cher</strong>, à Blois, à l’appel de l’<a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=61552685973056" target="_blank" rel="noreferrer noopener">association</a> <strong>Pas d’Enfant à la Rue 41</strong>. Objectif : obtenir une audience avec le préfet et dénoncer <strong>l’absence de solution pour six familles,</strong> dont des bébés de six mois, que l’association ne peut plus héberger faute de moyens.</p>



<p>Depuis des semaines, <strong>Pas d’Enfant à la Rue 41</strong> assure la <a href="https://bloiscapitale.com/familles-a-la-rue-alerte-donnee-nouvel-appel-au-rassemblement-lance" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mise à l’abri</a> de personnes en grande précarité, notamment en payant des nuitées d’hôtel. Mais la cagnotte citoyenne, seule ressource pour financer cet hébergement, est désormais quasiment <strong>épuisée</strong>. <strong>Stéphane Ricordeau</strong>, co-secrétaire de l’association, résume la situation sans détour : <em>« Nous hébergeons 21 personnes à l’hôtel depuis deux ou trois semaines, pour une somme de 3 500 à 4 000 euros. On ne peut plus continuer. »</em></p>



<p><strong>L’association avait pourtant alerté la préfecture précédemment, </strong>demandant à l’État d’assumer sa responsabilité en réquisitionnant des logements vides. <em>« Personne ne pourrait comprendre que le premier représentant de l’État en Loir-et-Cher prenne la responsabilité de la surdité et de l’inaction »</em>, écrivait-elle alors. Face à l’urgence, une nouvelle demande d’audience a été envoyée <strong>lundi 10 février,</strong> soulignant que la date proposée par la préfecture – le 7 mai – était <strong>totalement inacceptable</strong>. <em>« Il y a un temps pour discuter de situations urgentes, et un temps pour évoquer d’autres sujets à plus long terme. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-portes-closes"><strong>Des portes closes</strong></h3>



<p>Mais ce mardi après-midi, les portes étaient closes, et <strong>aucune réponse n&rsquo;est venue de la préfecture</strong>. Ni le préfet ni le sous-préfet n’ont reçu les membres de <strong>Pas d’Enfant à la Rue 41</strong>, malgré leur insistance. <em>« J’ai joint le secrétariat deux fois. Il n’y a strictement aucune réaction du sous-préfet ou de Monsieur le Préfet »,</em> rapportait Stéphane Ricordeau, amer, mais pas étonné. Et pas de message officiel, comme l’avait laissé entendre une source.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="685" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0388-1024x685.jpeg" alt="Pas d’Enfant à la Rue 41" class="wp-image-23008" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0388-1024x685.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0388-300x201.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0388-768x513.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0388-1536x1027.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0388-2048x1369.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Aucune discussion n’a donc eu lieu entre la préfecture et les organisateurs du rassemblement. <em>« Les plus pessimistes diront que ce n’est que la continuité de ce qui se passe depuis des semaines et des mois »</em>, lâche le co-secrétaire. Mais, malgré cette <strong>fin de non-recevoir</strong>, il assure que la mobilisation ne faiblira pas : <em><strong>« Il faut que Monsieur le Préfet sache </strong>– et nous le disons à la presse –<strong> qu’il n’y aura pas de trêve. Nous continuerons, malgré énormément de difficultés que nous ne cachons à personne. »</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-solution-temporaire-grace-a-la-municipalite"><strong>Une solution temporaire grâce à la municipalité</strong></h3>



<p>Face à l’inaction de l’État, <strong>la mairie de Blois</strong> a pris l’initiative de mettre à disposition <strong>une salle jusqu’à la fin du mois de février.</strong> <em>« Elle a travaillé de son côté et nous a proposé cette salle pour éviter que ces familles ne se retrouvent dehors ce soir »</em>, précise Stéphane Ricordeau. Une solution minimale, qui ne règle pas les besoins essentiels des personnes concernées. Mais sans cette alternative, <strong>ces 21 personnes, <strong>six familles et onze enfants</strong></strong>,<strong> dormiraient dehors dès ce soir</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-refus-de-la-region-sur-les-logements-inoccupes"><strong>Un refus de la Région sur les logements inoccupés</strong></h3>



<p>L’association a également exploré <strong>une autre piste</strong> pour loger ces familles : la mise à disposition des logements de fonction inoccupés dans certains <strong>lycées de Blois</strong>. Une demande portée <strong>auprès du Conseil régional,</strong> qui en a <strong>la compétence</strong>. Mais la rencontre avec une élue régionale, qui se tenait en parallèle du rassemblement, n’a <strong>rien donné</strong>. <em>« Une entrevue non concluante, avec un refus gêné et embarrassé », </em>relate Stéphane Ricordeau. <strong>« Nos interlocuteurs sont tétanisés par des questions de responsabilité, de légalité… ou plutôt d’illégalité, qu’ils n’arrivent pas à dépasser. »</strong> Un argument qu’il peine à comprendre, rappelant qu’au moment de l’accueil des <strong>réfugiés ukrainiens</strong>, ces considérations avaient été mises de côté. <em>« Nous ne cherchons pas à opposer les situations, mais il faut reconnaître qu’à ce moment-là, les blocages juridiques n’existaient pas. »</em></p>



<p>Malgré les difficultés et les blocages institutionnels, l’association <strong>ne compte pas abandonner</strong>. <em>« Nous allons continuer à nous appuyer sur tous ceux qui veulent bien nous aider. »</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-derniere-minute-reponse-du-service-departemental-de-la-communication-interministerielle"><strong>Dernière minute : Réponse du Service Départemental de la Communication Interministérielle</strong></h3>



<p>Dans un courrier adressé à l&rsquo;association <strong>Pas d&rsquo;Enfant à la Rue 41</strong>, le <strong>Service Départemental de la Communication Interministérielle</strong> a voulu préciser les compétences du préfet en matière d&rsquo;hébergement d&rsquo;urgence. Selon ce service, ces compétences s&rsquo;exercent de manière <strong>subsidiaire</strong> par rapport à celles d&rsquo;autres institutions publiques chargées de publics spécifiques, tels que les demandeurs d&rsquo;asile ou les femmes enceintes ou isolées avec enfant de moins de trois ans.</p>



<p>Le courrier souligne également que, selon la jurisprudence du <strong>Conseil d&rsquo;État</strong>, les ressortissants étrangers faisant l&rsquo;objet d&rsquo;une obligation de quitter le territoire français ou dont la demande d&rsquo;asile a été définitivement rejetée n&rsquo;ont, en principe, pas vocation à bénéficier du dispositif d&rsquo;hébergement d&rsquo;urgence.</p>



<p>On lit que malgré une augmentation de 147 % du nombre de places d’hébergement d’urgence financées par l’État entre 2017 et 2024, ces places sont actuellement <strong>entièrement saturées</strong>. Le service observe que des conditions de prise en charge plus souples que dans d&rsquo;autres départements entraînent un afflux important vers l’agglomération blésoise de populations n&rsquo;ayant aucun lien avec le Loir-et-Cher, venant dans le seul but de bénéficier de ces conditions plus généreuses.</p>



<p>Le courrier précise que des moyens complémentaires peuvent être mobilisés à titre exceptionnel pour faire face à des températures rigoureuses, conformément aux circulaires interministérielles relatives à la prévention et la gestion des impacts sanitaires et sociaux liés aux vagues de froid. Chaque année, il est dit qu&rsquo;un comité de veille sociale réunissant l&rsquo;ensemble des partenaires compétents est organisé, fin octobre ou début novembre, pour rappeler le dispositif envisagé pour la période hivernale.</p>



<p>Enfin, il est indiqué que, de manière générale et sous réserve du pouvoir d’appréciation du préfet, une vigilance « grand froid » jaune entraîne la mise en place de maraudes et de mises à l’abri ponctuelles des personnes les plus vulnérables. Les températures ressenties n’ont pas dépassé, à ce stade, lit-on, ce niveau au cours de l’hiver 2024/2025. À partir d’une vigilance orange, une mise à l’abri systématique et générale est envisagée, par exemple en mobilisant un gymnase, comme ce fut le cas l’hiver dernier.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/familles-a-la-rue-la-prefecture-reste-sourde-la-ville-de-blois-reagit">Familles à la rue : la préfecture reste sourde, la Ville de Blois réagit</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Une solidarité en recul : les plus pauvres face à la dématérialisation et à la précarité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Nov 2024 07:44:02 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Secours Catholique publie ce jeudi son rapport annuel « État de la pauvreté en France 2024 : Prestations sociales, quand la solidarité s’éloigne ». Il dresse un constat alarmant sur l’évolution de la précarité. Au-delà des chiffres, ce rapport pointe une tendance préoccupante : la perte de proximité entre l’administration et les citoyens les &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/une-solidarite-en-recul-les-plus-pauvres-face-a-la-dematerialisation-et-a-la-precarite">Une solidarité en recul : les plus pauvres face à la dématérialisation et à la précarité</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le <strong>Secours Catholique</strong> publie ce jeudi son rapport annuel <strong><em><a href="https://www.secours-catholique.org/m-informer/nos-positions/notre-etat-de-la-pauvrete-en-france-2024" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« État de la pauvreté en France 2024 : Prestations sociales, quand la solidarité s’éloigne »</a></em></strong>. Il dresse un constat alarmant sur <a href="https://bloiscapitale.com/quels-sont-les-profils-de-la-pauvrete-dans-le-loir-et-cher-et-dans-la-region">l’évolution de la précarité</a>. Au-delà des chiffres, ce rapport pointe une tendance préoccupante : <strong>la perte de proximité entre l’administration et les citoyens les plus vulnérables, exacerbée par la dématérialisation des services publics.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-niveau-de-vie-en-chute-libre">Un niveau de vie en chute libre</h3>



<p>Les données sont édifiantes. En 2023, le <strong>niveau de vie médian des 57 240 ménages étudiés par le Secours Catholique</strong> s’établit à <strong>555 euros par mois</strong>, soit une baisse de 19 euros par rapport à 2022. Ce revenu, très en deçà du seuil de pauvreté, illustre une <strong>précarité croissante qui touche particulièrement les familles monoparentales, les femmes et les travailleurs précaires.</strong></p>



<p>Ce recul s’accompagne d’une augmentation des dépenses incompressibles (logement, énergie, alimentation), laissant peu de marge de manœuvre pour d’autres besoins essentiels. Les <strong>accidents de la vie</strong> – problèmes de santé, séparations, pertes d’emploi – touchent plus de 60 % des personnes rencontrées par l’association, renforçant encore leur vulnérabilité.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-acces-aux-prestations-sociales-un-veritable-parcours-du-combattant">L’accès aux prestations sociales : un véritable parcours du combattant</h3>



<p>Le rapport met en lumière un obstacle majeur : <strong>l’accès aux droits sociaux devient de plus en plus difficile.</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Un non-recours croissant aux droits</strong> : en 2023, 36 % des bénéficiaires potentiels du RSA n’ont pas sollicité cette aide, une hausse significative par rapport aux 26 % enregistrés en 2010.</li>



<li><strong>Des démarches numériques excluantes</strong> : la dématérialisation des procédures administratives, sans accompagnement adapté, a transformé les démarches en <strong>obstacles insurmontables</strong> pour les plus précaires.</li>



<li><strong>Des critères d’éligibilité plus stricts</strong> : les réformes successives ont durci les conditions d’accès aux aides, écartant de nombreux bénéficiaires potentiels.</li>
</ul>



<p>Pour une personne en difficulté, tenter d’obtenir une prestation sociale relève souvent d’un parcours du combattant. <strong>Face à un écran, sans accompagnement humain, beaucoup abandonnent par découragement ou par honte.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-fracture-numerique-aggrave-l-exclusion">La fracture numérique aggrave l’exclusion</h3>



<p>Selon le Crédoc, <strong>35 % des Français rencontrent des difficultés avec les outils numériques</strong>, et ce pourcentage est encore plus élevé parmi les personnes précaires. Elles cumulent souvent plusieurs handicaps : absence de matériel, méconnaissance des démarches et manque d’accès à Internet.</p>



<p><strong>Les formulaires en ligne sont souvent techniques</strong> et difficiles à comprendre pour des publics peu familiers avec le langage administratif ou numérique. <strong>Et les fermetures de guichets administratifs obligent les usagers à parcourir de longues distances pour trouver un point d’accueil physique, accentuant leur exclusion.</strong></p>



<p>Le rapport souligne que <strong>l’éloignement des services publics</strong> n’est pas seulement géographique. Il est aussi symbolique : les personnes vulnérables se sentent de plus en plus déconnectées d’un système qui ne semble pas fait pour elles.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-consequences-d-une-solidarite-qui-s-eloigne">Les conséquences d’une solidarité qui s’éloigne</h3>



<p>Cette situation a des effets dévastateurs sur les plus précaires :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Renoncement aux droits</strong> : par découragement ou par honte, de nombreuses personnes abandonnent leurs démarches, aggravant leur précarité.</li>



<li><strong>Humiliation sociale</strong> : les discours publics stigmatisant les bénéficiaires des aides renforcent leur isolement et leur culpabilité.</li>



<li><strong>Transfert de responsabilités aux associations</strong> : faute de soutien institutionnel, des organisations comme le Secours Catholique doivent compenser les manquements des services publics en offrant un accompagnement personnalisé.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-solutions-pour-une-solidarite-plus-accessible">Des solutions pour une solidarité plus accessible</h3>



<p>Le Secours Catholique appelle à une mobilisation collective pour remédier à cette situation. Parmi ses recommandations :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Rétablir des guichets physiques</strong> : car permettre un contact humain dans chaque point d’accueil est essentiel pour accompagner les personnes les plus vulnérables.</li>



<li><strong>Simplifier les démarches administratives</strong> : réduire la complexité des procédures et proposer des plateformes numériques plus intuitives, accessibles sur mobile et dans plusieurs langues.</li>



<li><strong>Former aux compétences numériques</strong> : offrir un accompagnement et des formations pour familiariser les publics précaires avec les outils numériques.</li>



<li><strong>Garantir un revenu minimum</strong> : l’association plaide pour <strong>un revenu universel fixé à 50 % du niveau de vie médian, accessible dès 18 ans, pour lutter contre l’extrême pauvreté.</strong></li>
</ul>



<p>Ce rapport est un <strong>appel à l’action</strong> afin de repenser la solidarité pour qu’elle redevienne inclusive et humaine. <strong>À l’ère du numérique, cette solidarité ne doit pas devenir inaccessible. Elle doit au contraire se réinventer</strong> pour offrir à toutes et tous, sans distinction, les moyens de mener une vie digne.</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/une-solidarite-en-recul-les-plus-pauvres-face-a-la-dematerialisation-et-a-la-precarite">Une solidarité en recul : les plus pauvres face à la dématérialisation et à la précarité</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<item>
		<title>La situation des enfants sans abri reste à un niveau alarmant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Aug 2024 06:55:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En France, la situation des enfants sans abri reste à un niveau alarmant. Selon un rapport de l&#8217;UNICEF France et de la Fédération des Acteurs de la Solidarité (FAS), plus de 2 000 enfants, dont 467 âgés de moins de trois ans, ont dormi à la rue durant la nuit du 19 au 20 août &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/la-situation-des-enfants-sans-abri-reste-a-un-niveau-alarmant">La situation des enfants sans abri reste à un niveau alarmant</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>En France, la situation des enfants sans abri reste à un <a href="https://bloiscapitale.com/pas-d-enfant-a-la-rue-la-ville-de-blois-appelle-au-rassemblement-devant-la-prefecture" target="_blank" rel="noreferrer noopener">niveau alarmant</a>.</strong> Selon un rapport de l&rsquo;<a href="https://www.unicef.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">UNICEF</a> France et de la Fédération des Acteurs de la Solidarité (FAS), <strong>plus de 2 000 enfants</strong>, dont 467 âgés de moins de trois ans, ont dormi à la rue durant la nuit du 19 au 20 août 2024. Ce chiffre marque une <strong>augmentation inquiétante de 120 % par rapport à 2020, </strong>mettant en lumière l&rsquo;aggravation d&rsquo;une crise de l&rsquo;hébergement déjà critique.</p>



<p>Malgré une légère amélioration par rapport à octobre 2023, où 3 000 enfants sans abri avaient été recensés, la situation demeure <em><strong>« inadmissible »</strong></em> selon Adeline Hazan, présidente de l&rsquo;UNICEF France. Elle dénonce une <strong>violation flagrante de la Convention internationale des droits de l&rsquo;enfant, ratifiée par la France,</strong> et appelle à une action urgente. Les conséquences de cette crise sont désastreuses, tant pour la santé mentale que pour l&rsquo;éducation des enfants, qui se retrouvent marginalisés et vulnérables à divers dangers, y compris la prostitution et les trafics.</p>



<p>Le problème est encore exacerbé par <strong>l&rsquo;insuffisance des solutions d&rsquo;hébergement d&rsquo;urgence</strong>. Une situation bien connue à Blois. De nombreux enfants passent plusieurs nuits consécutives à la rue, faute de place dans les centres d&rsquo;hébergement. La situation est particulièrement critique dans des villes comme Paris, Lyon et Marseille, où le nombre d&rsquo;enfants sans domicile continue de croître malgré les promesses gouvernementales d&rsquo;améliorer les conditions d&rsquo;hébergement.</p>



<p><strong>Les associations et l&rsquo;UNICEF France appellent le gouvernement à revoir ses politiques de logement, jugées trop court-termistes, </strong>et à mettre en place un plan pluriannuel pour augmenter le nombre de places d&rsquo;hébergement. La création de 10 000 places supplémentaires est proposée comme une mesure immédiate, en plus de la nécessité de <strong>garantir un soutien continu et adapté aux besoins spécifiques des enfants et des familles sans abri​.</strong></p>
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