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	<title>Sylvie Rey - Blois Expériences Visites, auteur/autrice sur Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Sylvie Rey - Blois Expériences Visites, auteur/autrice sur Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Bien avant nos arches actuelles, l’étrange destin de nos ponts de Blois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvie Rey - Blois Expériences Visites]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Feb 2024 18:32:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui je vous emmène découvrir nos anciens ponts chargés d&#8217;histoire(s). Le faubourg de Vienne souvent qualifié d’île par divers historiens qui s’opposent sur le sujet aurait été habité il y a 8.000 ans, soit 6.000 ans avant notre ère, par des chasseurs-cueilleurs. Puis il devient le lieu d’habitat sous le nom d’Insula Evenna* (île de &#8230;</p>
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<p><em>Aujourd&rsquo;hui <a href="https://bloiscapitale.com/je-vous-emmene-en-balade-a-la-cour-saint-jacques" target="_blank" rel="noreferrer noopener">je vous emmène</a> <a href="https://blois-experiences-visites.webnode.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">découvrir</a> nos anciens ponts chargés d&rsquo;histoire(s). </em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="623" height="261" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/sat-ponts-blois.png" alt="" class="wp-image-13171" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/sat-ponts-blois.png 623w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/sat-ponts-blois-300x126.png 300w" sizes="(max-width: 623px) 100vw, 623px" /></figure></div>


<p>Le faubourg de <strong>Vienne</strong> souvent qualifié d’île par divers historiens qui s’opposent sur le sujet aurait été habité il y a 8.000 ans, soit 6.000 ans avant notre ère, par des chasseurs-cueilleurs. Puis il devient le lieu d’habitat sous le nom d’Insula Evenna* (île de Vienne) du peuple gaulois des Carnutes (IVe siècle avant notre ère). Établis jusqu’au Ier siècle avant notre ère au lieudit <strong>La Croupille</strong> sur une motille située entre la Loire et le Cosson les Carnutes abandonnent finalement cette première agglomération au profit d’un bourg qui s’installe face au nouveau <strong>Bourgmoyen</strong> de la rive droite.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-pont-antique"><strong>Le pont antique</strong></h2>



<p><strong>Entre le Ie et le IIe siècle un premier pont dit <em>“gallo-romain”</em> est construit pour faciliter les échanges entre les deux rives. </strong>Il relie deux villages indépendants : sur la rive droite Castrum (camp romain) Blesense (Blesensis) et sur la rive gauche Vienna. Constitué de 315 pieux répartis sur 115 m de long son tracé est assez aisément restituable : <strong>il aboutit rive droite face à l’ancienne halle Louis XII (actuelle Maison de la BD) </strong>juste à l’est de la rue des Jacobins et retombe rive gauche face à la Rue Munier. Les pieux forment neuf nuages répartis de manière hétérogène. Leur datation au carbone 14 détermine une période probable entre 5 av. J.-C. et 135 ap. J.-C. Les données dendrochronologiques** acquises depuis 2003 sur le pont antique font désormais apparaître plusieurs phases de travaux : une possible construction dans la première moitié du Ier siècle de notre ère et des réparations attestées jusque dans la première moitié du IIIe siècle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-duit-de-l-epoque-ou-beaucoup-plus-tardif"><strong>Un duit de l’époque ou beaucoup plus tardif ?</strong></h2>



<p>Cet ouvrage de franchissement est constitué de différents îlots de pieux et pierres alignés en diagonale et alternés de passages inondés. <strong>Sa ligne oblique part du déversoir de la Bouillie vers le centre de notre pont actuel. </strong>Il se poursuit de l’autre côté vers le débouché de l&rsquo;égout de Vienne. On retrouve aussi sa trace dans une pièce d’archives de la Chambre des comptes des comtes de Blois : une dépense pour le renforcer ou le réparer à l’aide de 500 fagots et de pierres. Curieusement c’est le meunier du bourg de Saint-Victor qui en est chargé !</p>



<p>Les travaux sur l’ouvrage du haut Moyen Âge mis au jour en 2017 une possible pile de pont ont concerné l’intérieur du caisson en bois charpenté. Les datations par le radiocarbone effectuées sur trois madriers et deux pieux verticaux sont comprises entre le milieu du VIIe siècle et le troisième quart du VIIIe.</p>



<p>Un nouveau caisson en bois charpenté a été découvert au nord. Bien que fortement dégradé l’ensemble paraît de même facture que l’ouvrage précédent du haut Moyen-âge. <strong>Ce caisson inédit forme la base d’une pile d’un nouveau pont édifié vers le milieu du XIe siècle, peut-être le premier état du pont médiéval sur son axe définitif.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-d-une-rive-a-l-autre-la-vie-de-la-cite-medievale"><strong>D’une rive à l’autre la vie de la cité médiévale</strong></h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="594" height="319" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/gravure.png" alt="" class="wp-image-13172" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/gravure.png 594w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/gravure-300x161.png 300w" sizes="(max-width: 594px) 100vw, 594px" /></figure></div>


<p><strong>La première mention de l’ouvrage date de 1089.</strong> Elle figure dans un document dans lequel le comte de Blois Étienne confirme à l’abbaye de Pontlevoy la possession de deux moulins situés près ou sur le pont de Blois : <em>« duos molendinos ad pontem Ligeris »</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-premier-pont-du-xie-siecle"><strong>Un premier pont du XIe siècle</strong></h2>



<p>S’agissant en fait d’une confirmation d’un don fait par son père Thibaud on peut en conclure que <strong>le pont existe au moins depuis 1078</strong>. En 2003, l’INRAP a confirmé par datation au radiocarbone que les chênes utilisés pour les fondations de cette structure datent d’entre 998 et 1159. Rappelons aussi que Eudes de Blois est à l’initiative de l’édification du pont de Tours entre 1033 et 1037.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="577" height="410" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/lit-de-loire.png" alt="" class="wp-image-13178" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/lit-de-loire.png 577w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/lit-de-loire-300x213.png 300w" sizes="(max-width: 577px) 100vw, 577px" /></figure></div>


<p>La position du pont médiéval en face de la rue principale (en amont du pont antique) n’est sans doute pas anodine. Elle pourrait manifester la volonté du pouvoir comtal de <strong>reprendre en main les revenus des activités</strong> liées à cet aménagement d’importance considérable pour la ville. Très tôt les comtes de Blois ont compris l’importance que représente ce pont <strong>d’où la présence d’une tour-porte à l’entrée de la ville</strong> instaurant ainsi un impôt de péage à tout nouvel devant passer par la cité comme à tout bateau transitant sur le fleuve. <strong>Il s’agit alors de l’unique pont sur la Loire sur quelques dizaines de kilomètres</strong> ce qui explique pourquoi autant d’activités y sont concentrées.</p>



<p>D&rsquo;une longueur d&rsquo;environ 320 m il atteint alors 8 m de large non compris les parapets et la largeur moyenne de ses arches varie de 10 à 12 m. Il est entièrement construit en pierres de taille dure et en moellons assemblés par un mortier de chaux et sable. Également connu sous le nom de <em>« pont Saint-Louis »</em> on le situe <strong>à 70 m en aval de l’actuel pont Jacques-Gabriel.</strong> En 1995 l&rsquo;interdiction des extractions de sable a fait baisser le niveau de la Loire et découvrir les fondations de la plupart de ses 19 piliers de pierre.</p>



<p>En face de la onzième pile le « duit » détourne le courant vers l&rsquo;arche centrale plus large <strong>afin d&rsquo;augmenter le tirant d&rsquo;eau pour le passage des gabares</strong>; mais cet aménagement ne date peut-être que du XVIe siècle après la création d&rsquo;une arche unique à l&#8217;emplacement des septième et huitième trop étroites pour la navigation.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://blois-experiences-visites.webnode.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-1024x1024.jpeg" alt="Blois guide Sylvie Rey" class="wp-image-12668" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-1024x1024.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-300x300.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-150x150.jpeg 150w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-768x768.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-1536x1536.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></div>


<p><strong>Le pont possède son propre système défensif composé de trois ouvrages militaires</strong> : côté ville la porte Saint-Fiacre aux deux tiers de l&rsquo;ouvrage la tour du pont et côté Vienne les tours commandant le faubourg. Le pont est fermé par une porte cantonnée de ces deux tours représentée uniquement sur la gravure de Belleforest probablement disparue dans le courant du XVIIe siècle. Aucun document ne permet d&rsquo;en restituer la disposition. Il n&rsquo;assure pas uniquement une fonction de passage : il constitue un pôle majeur de l&rsquo;<strong>activité urbaine</strong> comme en témoignent les <strong>nombreuses constructions de bois ou de pierre établies sur les avant-becs et sur les parapets.</strong> Avec les éléments de fortification la <strong>chapelle Saint-Fiacre</strong> est l&rsquo;une des plus importantes <strong>avec les maisons et boutiques (au nombre de 30)</strong>, la boucherie et les moulins à blé suspendus sous les parapets flottant ou sur pilotis qui sont entraînés par des roues déplacées selon le niveau du fleuve. <strong>Du côté de Vienne le pont semble fermé par une porte cantonnée de deux tours représentée uniquement sur la gravure de Belleforest (1575).</strong> Probablement disparue dans le courant du XVIIe siècle aucun document ne permet d&rsquo;en restituer la disposition.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="446" height="260" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/ancien-pont.png" alt="" class="wp-image-13180" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/ancien-pont.png 446w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/ancien-pont-300x175.png 300w" sizes="auto, (max-width: 446px) 100vw, 446px" /></figure></div>


<p>500 objets essentiellement métalliques ont été trouvés durant la campagne de recherches de 2017-2018. Des chutes de cuir (non étudiées) ont aussi été prélevées juste à l’aval de la pile. En première analyse les cuirs révèlent a priori une activité artisanale des XIIe-XIIIe siècle alors que le reste des objets se rapporterait à une ou plusieurs activités du bas Moyen-âge ou de l’époque moderne.</p>



<p>Des recherches sur le pont de pierre médiéval ont été poursuivies et étendues sur plusieurs piles de l’ouvrage. Les résultats révèlent l’existence de travaux et de réaménagements peut-être à partir du XIe siècle et jusqu’à la fin du XIIIe siècle ou du début du XIVe siècle. Dans l’environnement proche de certaines piles les pieux sont parfois nombreux et sans organisation parfaitement identifiable. Ces éléments épointés qui datent du XIIIe siècle en apparence éparpillés sont souvent munis d’un sabot en fer.</p>



<p><strong>Ce pont de vingt arches qui porte boutiques, maisons, moulins, et la chapelle Saint-Fiacre est emporté dans la soirée du 5 février 1716</strong> à 17 heures, lors d’une débâcle qui succède à une embâcle de près de deux mois. On passait alors à pied sec d’une rive à l’autre sur l’épaisse couche de glace depuis plus de 6 semaines. <strong>Treize de ses arches disparaissent dans les flots tumultueux chargés de blocs de glace mouvants !</strong> C&rsquo;en est fini du pont médiéval vieux de 600 ans impossible à reconstruire !</p>



<p>Ses piles méridionales ont été dégagées et volontairement arasées au XIXe siècle puisque gênantes pour la navigation. Ses piles septentrionales recouvertes d’éboulis sont quant à elles beaucoup moins discernables. <strong>Une arche de cet ancien pont subsiste sous l’actuel quai de la Saussaye en rive droite.</strong> Elle pourrait être datée du XIe siècle.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="230" height="291" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/ex-pont.png" alt="" class="wp-image-13179"/></figure></div>


<p>Aujourd’hui <strong>seules les fondations des piles visibles</strong> en période de basses eaux se devinent par <strong>une ligne de remous</strong> traversant tout le fleuve.</p>



<p><em>Sources : Blois insolite et secret &#8211; Jean-Paul Sauvage et Pascal Nourrisson Editions Sutton 2013 | La forme d’une ville &#8211; Annie Cosperec Imprimerie nationale 1994. Album Poitevin &#8211; Dessins de ponts fol. 36. (Bibliothèque municipale de Saumur Mss 21). | Didier Josset Blois (Loir-et-Cher). Lit de la Loire domaine public » [notice archéologique] Archéologie médiévale</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>*Evenna signifie rivière en ancien celte.</em></li>



<li><em>** La dendrochronologie est une méthode scientifique permettant en particulier d&rsquo;obtenir des datations de pièces de bois à l’année près en comptant et en analysant la morphologie des anneaux de croissance des arbres.</em></li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Je vous emmène en balade à la Cour Saint-Jacques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvie Rey - Blois Expériences Visites]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Feb 2024 15:05:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui je vous emmène en balade à la Cour Saint-Jacques. Derrière la Cour Saint-Jacques et sous nos pieds : la collégiale Saint-Jacques et son hôpital disparu Au XIVe siècle, la plupart des notables de Blois résidaient dans la « Grand Rue », aujourd&#8217;hui connue sous les noms de rue Porte-Chartraine et rue du Commerce. Cette &#8230;</p>
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<p>Aujourd&rsquo;hui je vous emmène en balade à la Cour Saint-Jacques.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-derriere-la-cour-saint-jacques-et-sous-nos-pieds-la-collegiale-saint-jacques-et-son-hopital-disparu">Derrière la Cour Saint-Jacques et sous nos pieds : la collégiale Saint-Jacques et son hôpital disparu</h3>



<p><strong>Au XIVe siècle, la plupart des notables de Blois résidaient dans la « Grand Rue »</strong>, aujourd&rsquo;hui connue sous les noms de rue Porte-Chartraine et rue du Commerce. Cette rue suit le tracé du <strong>cardo maximus</strong> romain, <strong>axe nord-sud</strong> originel, débutant dans le quartier de <strong>Vienne</strong> et se prolongeant jusqu&rsquo;au pont antique du Ier ou IIe siècle (en bois à 9 piliers), remplacé plus tard par le pont médiéval, nommé <strong>« pont Saint-Louis »</strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="627" height="748" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Cour-Saint-Jacques.png" alt="" class="wp-image-12920" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Cour-Saint-Jacques.png 627w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Cour-Saint-Jacques-251x300.png 251w" sizes="auto, (max-width: 627px) 100vw, 627px" /></figure></div>


<p>Traversant la ville du nord au sud, de la Porte Chartraine aux Ponts Chartrains, <strong>cette voie est fréquentée quotidiennement par les pèlerins</strong> venant de Paris ou Chartres en direction de Saint-Jacques de Compostelle. <strong>À Blois, ils ne trouvent aucun lieu pour se reposer durant leur voyage et s&rsquo;installent alors de manière improvisée</strong> sous les porches des maisons ou aux carrefours des rues, souvent malades et affamés. <strong>Certains bourgeois de la ville, émus</strong> par leur situation, décident de leur offrir un refuge dans deux maisons proches, avec l&rsquo;approbation de l&rsquo;évêque de Chartres et le soutien financier de Louis de Châtillon, Comte de Blois. Un collège de chanoines est fondé sous le patronage de Saint-Jacques, et ces bâtiments, construits entre 1362 et 1397 durant les règnes de Charles V le Sage et Charles VI le Fol, sont rapidement <strong>convertis en église et hôpital pour fournir les soins nécessaires aux marcheurs.</strong></p>



<p>Du côté du château se trouve l&rsquo;hospice, à l&rsquo;angle de la rue du Commerce et de la rue Porte-Côté, et en face, de la « Cour Saint-Jacques », l&rsquo;église, à l&rsquo;angle de la rue du Commerce et de la rue Denis Papin. <strong>Six chanoines administrent l&rsquo;ensemble,</strong> à la tête d&rsquo;une confrérie de laïcs, espérant racheter leurs péchés en aidant les pèlerins. L&rsquo;hôpital possède même son propre cimetière, situé au nord de l&rsquo;église.</p>



<p><strong>En 1511, sous le règne de Louis XII, le cimetière est supprimé et transformé en une place nommée « Le puits du quartier »</strong>, qui accueillera le <strong>« marché au beurre »</strong> jusqu&rsquo;au milieu du siècle dernier. <strong>La fontaine actuelle</strong>, initialement située dans la Cour Saint-Jacques, est déplacée au nord de la collégiale, alimentée par l&rsquo;eau non potable du Gouffre. Sa particularité réside dans sa position bien en contrebas de l&rsquo;actuelle rue Denis Papin, offrant une perspective sur le niveau de la chaussée pavée du XVIe siècle.</p>



<p>L&rsquo;époque est marquée par un événement catastrophique: <strong>l&rsquo;Arrou,</strong> un <a href="https://bloiscapitale.com/les-fontaines-de-blois-une-histoire-ancree" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cours d&rsquo;eau canalisé</a> traversant la ville et aujourd&rsquo;hui entièrement recouvert par la chaussée, déborde et <strong>se transforme en un torrent violent. </strong>La nuit suivant la Saint-Martin d&rsquo;hiver, <strong>le 11 au 12 novembre 1512, une crue exceptionnelle </strong>provoque d&rsquo;importants dégâts, détruisant le pavé jusqu&rsquo;à cinq pieds de profondeur et emportant les grosses pierres soutenant les maisons. <strong>Le chapitre et le trésor de Saint-Jacques sont fortement endommagés, entraînant l&rsquo;effondrement des voûtes</strong> et la submersion des documents importants, l&rsquo;eau atteignant le grand autel. <strong>Plusieurs maisons s&rsquo;effondrent</strong>, entraînant la mort de nombreuses personnes et d&rsquo;animaux.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>« La nuit d’après la Saint-Martin d’hiver survinrent si grande quantité d’eaux qui entrèrent par la Porte-Côté, qu’elles dégradèrent le pavé jusqu’à cinq pieds de profondeur (1m50) et emportèrent les plus grosses pierres qui soutenaient les maisons. Elles entrèrent par des goulets qui soutenaient le Chapitre et le Trésor de Saint-Jacques en force, si bien que les-dits Chapitres, voutes et Trésors s’effondrèrent et que la cassette qui contenait les titres et enseignements fût submergée, l’eau montant jusqu’au grand autel… »</em></p>
<cite>Les chanoines</cite></blockquote>



<p>Cette catastrophe est cependant mineure comparée aux dégâts subis par la collégiale Saint-Jacques le <strong>12 février 1568, durant les guerres de Religion,</strong> lorsque les troupes protestantes de Condé ravagent l&rsquo;église. Les voûtes sont brisées, les tombeaux renversés, les cloches fondues, les meubles sacrés profanés et les statues mutilées, avec un pillage massif des richesses.</p>



<p><strong>À la fin du XVIIe siècle, le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle perd de son importance, entraînant le délaissement et la dégradation des bâtiments.</strong> Les chanoines désertent et sont finalement intégrés à la cathédrale Saint-Louis. <strong>L&rsquo;hôpital, laissé à l&rsquo;abandon, devient un lieu de débauche</strong>, fréquenté, dit-on, par les femmes de petite vertu (<em>« Là se faisaient moult paillardises et lubricités…</em>« ).</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://blois-experiences-visites.webnode.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-1024x1024.jpeg" alt="Blois guide Sylvie Rey" class="wp-image-12668" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-1024x1024.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-300x300.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-150x150.jpeg 150w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-768x768.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-1536x1536.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></div>


<p>Face à cette dégradation, l&rsquo;évêché abandonne définitivement les lieux à la ville. <strong>L&rsquo;église Saint-Jacques et l&rsquo;hôpital sont démolis entre 1698 et 1700 pour laisser place à des habitations et des commerces. </strong>Aujourd&rsquo;hui, des vestiges de l&rsquo;ancien hospice, tels que <strong>des arcs et des voûtes, sont encore visibles dans des boutiques de la rue du Commerce et dans certains immeubles privés.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="588" height="442" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/illustration-blois.png" alt="" class="wp-image-12921" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/illustration-blois.png 588w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/illustration-blois-300x226.png 300w" sizes="auto, (max-width: 588px) 100vw, 588px" /></figure></div>


<p><em>Sources : Histoire de Blois (Bernier) &#8211; Histoire de Blois (Chavigny) &#8211; Blois insolite et méconnu (Sauvage-Nourrisson) &#8211; Histoire de Blois (Bergevin-Dupré) – Site du patrimoine région Centre. Remerciements à Christophe Benoit pour sa publication de 2020 et dédicaces spéciales à Alexis Rennela, habitant la Cour St Jacques qui en connaît les détails, les secrets et les objets insolites et qui a gentiment poussé les portes pour nous.</em></p>



<p><a href="https://blois-experiences-visites.webnode.fr/">https://blois-experiences-visites.webnode.fr</a></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="552" height="712" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/caves.png" alt="" class="wp-image-12924" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/caves.png 552w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/caves-233x300.png 233w" sizes="auto, (max-width: 552px) 100vw, 552px" /></figure></div>

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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="531" height="398" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/curiosites.png" alt="" class="wp-image-12925" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/curiosites.png 531w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/curiosites-300x225.png 300w" sizes="auto, (max-width: 531px) 100vw, 531px" /></figure></div><p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/je-vous-emmene-en-balade-a-la-cour-saint-jacques">Je vous emmène en balade à la Cour Saint-Jacques</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Tout savoir sur la fourchette : une petite histoire de(ux) dents</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvie Rey - Blois Expériences Visites]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Jan 2024 15:42:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Je vous emmène]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fourchette, vous avez dit fourchette ? Partons à la (re)découverte d&#8217;un ustensile en forme de petite fourche, dont l’usage remonte à l’Antiquité. Déjà sous les Égyptiens, on utilise des sortes de crocs pour attraper les aliments dans les… chaudrons ! Mais selon toute vraisemblance, la fourchette de table est apparue durant l’Empire romain. On a &#8230;</p>
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<p><strong>Fourchette, vous avez dit fourchette ?</strong> Partons à la <a href="https://blois-experiences-visites.webnode.fr/?fbclid=IwAR1XWkTGKhuoC84-Uwf-qDLyLAV_M8RyCrRNSmNjGOSALd5CApLqMsT3bIo" target="_blank" rel="noreferrer noopener">(re)découverte</a> d&rsquo;un ustensile en forme de <strong>petite fourche</strong>, <strong>dont l’usage remonte à l’Antiquité. </strong></p>



<p><strong>Déjà sous les Égyptiens,</strong> on utilise des sortes de crocs pour attraper les aliments dans les… chaudrons ! Mais selon toute vraisemblance, <strong>la fourchette de table est apparue durant l’Empire romain.</strong> On a retrouvé de très belles pièces à deux ou trois dents datant du Ier au Ve siècle de notre ère. Il y en a en Gaule, en Italie et au Proche Orient. Mais <strong>à partir du Ve siècle, elle disparaît mystérieusement d’Europe. </strong></p>



<p>Les traces de fourchettes romaines sont exclusivement archéologiques. Le plus grand nombre d’entre elles semble provenir de la Gaule romaine. <strong>Aucun texte ni aucune image ne donne de précision sur l’usage de ces fourchettes, qui demeure mystérieux</strong>. Peut-être sont-elles utilisées lors du repas dans les plus hautes sphères de la société ? On peut imaginer que certains riches romains qui mangent couchés, s’en servent de la main droite pour piquer dans certains aliments durs prédécoupés.</p>



<p>A partir de ce même Ve siècle, la fourchette fait son apparition dans l’<strong>Empire sassanide, en Iran</strong>. Mais il est difficile de dire si elle est un héritage de la civilisation romaine, étant donné qu’elle a <strong>une forme tout à fait originale,</strong> avec un manche qui se termine par un demi-cercle qui sert de base à deux longues dents rapprochées. Après la conquête arabe de l’Empire perse, au milieu du VIIe siècle, la fourchette y subsiste encore, mais finit par disparaître au cours du Xe siècle. Et c’est justement à partir de cette époque que la fourchette du modèle sassanide progresse vers l’Ouest, dans l’Empire byzantin. <strong>Un petit peu plus tard, aux environs de l’an mil, elle est signalée en Italie, toujours sous sa forme sassanide.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="505" height="507" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/01/fourchettes.png" alt="" class="wp-image-12648" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/01/fourchettes.png 505w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/01/fourchettes-300x300.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/01/fourchettes-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 505px) 100vw, 505px" /><figcaption class="wp-element-caption">Fourchettes sassanides. De haut en bas : 1, 2 et 3. bronze, Qasre Abunasr (Chiraz), VI e &#8211; VII e siècle, Metropolitan Museum of Art, New York. / 4. argent, 23 cm, Suse, V e &#8211; VII e siècle, Louvre, Paris, photo Hervé Lewandowski / 5. bronze, Suse, VII e &#8211; X e siècle, Louvre, Paris, photo Jean-Gilles Berizzi.</figcaption></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-mythes-et-legendes-a-la-realite-que-de-controverses-en-la-matiere">Des mythes et légendes à la réalité : que de controverses en la matière !</h2>



<p><strong>La fourchette réapparait</strong>, dit-on, ensuite grâce à une belle princesse byzantine : <strong>Théodora Doukras</strong> ou <strong>Doukaina</strong>, qui épouse… devinez donc… le doge de Venise. Elle est de fait destinée à la <strong>consommation des pâtes</strong> et c’est ainsi qu’elle se répand en Europe. Mais il se dit également que la fourchette aurait été rendue inutile par le fait qu&rsquo;un seigneur ne coupe pas sa viande lui-même, cette dernière étant apportée déjà tranchée sur la table. </p>



<p>Au Moyen-âge, c’est l’outil utilisé pour se servir dans le “rôt“. <strong>Faite de deux pics avec un long manche, on la réserve à la noblesse et à défaut à la haute société.</strong> C’est alors un objet luxueux : en effet la fourchette est dotée d&rsquo;un manche en cristal ou en ivoire. Elle s’impose très progressivement et se généralise à l&rsquo;ensemble de la population quelle que soit sa condition : <strong>l&rsquo;objectif n&rsquo;est pas de manger grâce à elle</strong>, mais de se servir directement du plat général sans s&#8217;empêcher de manger avec ses doigts. <strong>De même, la cuillère est utilisée pour prendre les sauces à partir du mets collectif.</strong> Car <strong>on n&rsquo;a pas non plus d&rsquo;assiette</strong>. On se sert et on mange directement sur les <strong>tranchoirs,</strong> les grandes tranches de pain dur qui épongent en outre les sauces. Et on s’essuie directement sur la nappe ! <strong>Rappelons-le : en France, pendant longtemps, on mange avec ses doigts.</strong> Point de couverts en usage !</p>



<p><strong>Et le couteau, dites-moi ? Il est utilisé à table uniquement pour le plat principal. </strong>On s’y sert directement avec lui, sinon avec ses doigts, et on a recours au couteau seulement pour couper un morceau de viande. <strong>Il garde d’ailleurs longtemps une lame pointue</strong>. A partir du moment où il arrive sur la table près de l&rsquo;assiette, <strong>avec la fourchette,</strong> on estime que son bout pointu est inutile pour piquer dans un plat, c&rsquo;est pourquoi <strong>il devient rond.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><a href="https://blois-experiences-visites.webnode.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><img loading="lazy" decoding="async" width="1600" height="1600" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001.jpeg" alt="Blois guide" class="wp-image-12668" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001.jpeg 1600w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-300x300.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-1024x1024.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-150x150.jpeg 150w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-768x768.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-1536x1536.jpeg 1536w" sizes="auto, (max-width: 1600px) 100vw, 1600px" /></a></figure></div>


<p><strong>Mais alors, qui donc l’a introduit en France ?</strong> Nous avons, comme souvent, <strong>deux versions de l’histoire ! </strong>Dans ses nombreux bagages, <strong>Catherine de Médicis</strong>, s’en allant vers Marseille en 1533, sans savoir encore qu’elle deviendra reine de France, a de nombreuses robes, des bijoux merveilleux, des haricots et aussi de petites fourches, si petites que l’on peut les utiliser avec une seule main. Mais que peut donc bien faire une jeune fille, indiscutablement de bonne famille, avec des petites fourches, qu’elle appelle <em>forchetta</em> , parce qu’elle parle l’italien ? Voilà un des grands mystères de l’histoire. Vraiment, les « fourchettes » (parlons français) de Catherine, quelle étrange extravagance. </p>



<p><strong>Mais à quoi peut bien servir notre fourchette ?</strong> Il s’agit d’un ustensile que l’on empoigne avec le plus d’élégance possible, et l’on pique un morceau de viande ou de légume, ou un fruit pour le porter à la bouche et l’y déposer, en faisant bien attention de ne pas se piquer la langue ou le palais en un geste trop brutal. C’est assez ingénieux, on en conviendra, mais les braves gens qui n’ont pas les moyens d’acheter ces pièces d’orfèvrerie se contentent d’utiliser leurs doigts pour prendre la nourriture et manger. <strong>Si bien que,</strong> en France puis ailleurs en Europe, <strong>à partir de 1533,</strong> ce grave sujet de conversation va animer les réunions : <strong>avec ou sans fourchette ?</strong> Les uns ne voient que maniérisme (pour ne pas dire snobisme d’aujourd’hui), les autres y trouvent le nec plus ultra de la modernité.</p>



<p><strong>Notre autre hypothèse</strong>, souvent controversée elle aussi ! C’est <strong>Henri III</strong>, fils de Catherine de Médicis, qui en instaure véritablement la mode en France. De retour de Pologne en 1574, il fait une halte en Italie, pays natal de sa mère et <strong>la découvre à la cour de Venise</strong>. Elle sert prioritairement à piquer des poires cuites, ou fruits confits, desserts de prédilection de l’époque. Il la ramène avec lui et s’affiche avec une fourchette dans son restaurant de prédilection : l’<strong>Hostellerie de la Tour d’Argent</strong> (actuelle Tour d’Argent à Paris). </p>



<p><strong>Ce qui l’aurait séduit ?</strong> On dit parfois que <strong>la mode vestimentaire de la fraise</strong>, qui date en effet de cette époque, a été <strong>décisive pour l’adoption des fourchettes</strong>. Essayez donc de manger avec vos doigts, le cou enveloppé par une fraise d’autant plus large et encombrante qu’elle se veut plus élégante ! On s’en met partout, comme aux jours sombres du Moyen-âge, ou chez les paysans ! <strong>Ce drôle de couvert permet dès lors de manger sans se tâcher.</strong> Quelle bénédiction ! </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-juste-pour-la-forme">Juste pour la forme ! </h2>



<p><strong>A la table de Louis XIV, chaque convive a une fourchette à gauche de son assiette, mais on ne s’en sert pas</strong> : le roi en personne préfère manger avec les doigts… <strong>Il a peur</strong> de se faire “trucider“ par un quelconque manant de mauvaise intention, <strong>le clergé lui-même la dénonce comme un outil de gourmandise</strong>, donc de péché et sa forme à deux dents symbolise même la queue de Satan ! Encore une légende sans doute.</p>



<p><strong>On ne l&rsquo;utilise finalement qu’à partir du Siècle des Lumières</strong> (18e siècle). <strong>La salle à manger devient alors une pièce à part entière</strong>, il est donc important de disposer de <strong>sa propre vaisselle</strong>. On retrouve désormais sur notre table assiette, verre, couteau et fourchette qui <strong>passe alors progressivement de deux à quatre dents.</strong> Et nous voilà avec notre fourchette contemporaine !</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-saviez-vous">Le saviez-vous ?</h2>



<p>Même si la fourchette se place toujours à gauche de l&rsquo;assiette, à table on la dispose, <em><strong>« à la française »</strong></em> ou <strong><em>« à l’anglaise »</em></strong>. En France, on la place habituellement <strong>pointes vers le bas.</strong> Mais pourquoi donc ? Cet usage date de la Renaissance, les personnes de la haute société faisaient alors graver leurs armoiries sur le dos du manche. Pour qu’elles soient visibles de tous les convives, on continue de placer les fourchettes pointes vers le bas, même si <strong>les usages anglophones de nos restaurants actuels contrarie cette tradition ! </strong>En Angleterre, à l’inverse, elles se posent pointes vers le haut car les armoiries anglaises sont gravées sur la face interne du manche. Nous n&rsquo;avons pas les mêmes valeurs, isn&rsquo;t it !!!</p>



<p>Pour finir, certes, la fourchette n’a pas révolutionné la cuisine, ni la gastronomie. Mais elle a marqué un tournant historique de notre société dont on réalise souvent peu la portée. Quelles que soient les vérités et contre-vérités qui lui sont liées, nous ne pouvons, <strong>lorsque nous passons <a href="https://bloiscapitale.com/des-recettes-vegetariennes-faciles-pour-l-hiver" target="_blank" rel="noreferrer noopener">à table</a> tous les jours, que nous féliciter de l&rsquo;ingéniosité de son premier créateur</strong>, fût-il romain, perse ou tout autre !</p>



<ul class="wp-block-list">
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<li><strong><mark style="background-color:#abb8c3" class="has-inline-color">Contact : bloisconseil.com@gmail.com</mark></strong></li>
</ul>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="420" height="622" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/01/illustration.png" alt="" class="wp-image-12652" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/01/illustration.png 420w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/01/illustration-203x300.png 203w" sizes="auto, (max-width: 420px) 100vw, 420px" /></figure></div><p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/fourchette-une-petite-histoire-deux-dents">Tout savoir sur la fourchette : une petite histoire de(ux) dents</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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