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	<title>Archives des Cinéma - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des Cinéma - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Cette semaine aux Lobis : Yellow Letters, Le Cri des gardes, un ciné-débat&#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 17:16:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine, aux Lobis, le cinéma semble traversé par une même inquiétude : celle de l’espace privé qui se fissure sous la pression du monde. D’un couple rattrapé par l’autoritarisme politique à Ankara à une nuit de tension dans un chantier d’Afrique de l’Ouest, d’un journal psychiatrique relu à plusieurs voix à la résistance intime &#8230;</p>
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<p><strong>Cette semaine, aux Lobis</strong>, le cinéma semble traversé par une même inquiétude : celle de <strong>l’espace privé qui se fissure sous la pression du monde</strong>. D’un couple rattrapé par l’autoritarisme politique à Ankara à une nuit de tension dans un chantier d’Afrique de l’Ouest, d’un journal psychiatrique relu à plusieurs voix à la résistance intime d’une femme âgée face à l’effacement de son passé, les films programmés portent tous, d’une manière ou d’une autre, la trace de ce qui vient heurter les vies de l’intérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-yellow-letters-ou-la-democratie-au-bord-du-vide">Yellow Letters, ou la démocratie au bord du vide</h2>



<p>Avec <strong>Yellow Letters</strong>, <strong>İlker Çatak</strong> change à la fois de langue et d’échelle. Le cinéaste allemand, né à Berlin dans une famille d’origine turque, s’était surtout fait remarquer jusque-là avec <strong>La Salle des profs</strong>, qui avait très bien circulé et remporté l’<strong>Ours d’or</strong> à Berlin. Cette fois, il tourne en turc et s’ancre dans un contexte immédiatement identifiable : celui de la dérive autoritaire en Turquie.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="320" height="436" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-50.png" alt="" class="wp-image-32232" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-50.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-50-220x300.png 220w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Mais ce qui intéresse <strong>Laetitia Scherier</strong>, directrice du cinéma blésois, c’est précisément que le film ne se contente pas de parler d’un pays. Il prend pour point de départ une situation précise — un couple, une actrice reconnue et son mari dramaturge à Ankara, dont la vie bascule après un incident politique mineur — pour construire une allégorie plus large, <em><strong>“celle de toutes les démocraties fragilisées”</strong></em>. À mesure que la machine répressive s’emballe, les deux personnages ne sont pas brutalisés physiquement, mais progressivement rayés du monde : <strong>ils perdent leur emploi, leur statut, leur stabilité, et se voient condamnés à une <em>“forme de mort civile”.</em></strong></p>



<p>Le film montre, insiste-t-elle, <strong>comment la politique infiltre l’intime.</strong> Au début, le couple semble solide, tranquille, protégé par sa sphère privée. Puis cette sphère elle-même se fissure. Ce n’est plus seulement l’espace public qui se dérègle ; c’est la maison, le lien amoureux, la possibilité même de continuer à vivre ensemble.</p>



<p>Le réalisateur a pensé ce film à partir des purges qui ont touché les milieux artistiques et universitaires turcs après la pétition pour la paix, puis après la tentative de coup d’État du milieu des années 2010. Mais il le tourne en Allemagne, refusant de figer son récit dans un réalisme trop strict, comme pour mieux rappeler que <strong>cette histoire pourrait se déplacer, s’installer ailleurs.</strong> Le questionnement qu’il porte est clair : que ferait-on, nous, si la situation basculait ? <strong>Qu’accepterions-nous ? Qu’endurerions-nous ? Et qu’est-ce qui, aujourd’hui encore, nous protège ?</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-cri-des-gardes-claire-denis-adapte-koltes">Le Cri des gardes, Claire Denis adapte Koltès</h2>



<p>Autre temps fort, l’avant-première du <strong>mardi 7 avril (20h30),</strong> <strong>Le Cri des gardes</strong>, nouveau film de <strong>Claire Denis</strong>. Laetitia Scherier ne cache pas son attachement à la réalisatrice, qu’elle décrit comme une cinéaste capable de traverser les genres — guerre, fantastique, science-fiction, drame — tout en gardant intact un même regard sur les corps, le désir et les rapports de pouvoir.</p>



<p>Cette fois, Claire Denis adapte <strong>Combat de nègres et de chiens</strong> de <strong>Bernard-Marie Koltès</strong>, texte phare des années 1980, d’ailleurs déjà monté à la Halle aux Grains il y a tout juste trois ans. Le choix ne surprend pas la directrice des Lobis : entre <strong>Chocolat</strong>, <strong><a href="https://en.wikipedia.org/wiki/White_Material" target="_blank" rel="noreferrer noopener">White Material</a></strong> et d’autres films, la cinéaste n’a jamais cessé de travailler la <strong>matière postcoloniale, la question de l’exil, de la domination et de l’espace partagé ou interdit.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-51.png" alt="" class="wp-image-32233" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-51.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-51-225x300.png 225w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Le film se déroule sur un chantier de travaux publics en Afrique de l’Ouest, dans <strong>un lieu entouré de grilles qui séparent les expatriés européens du reste du monde.</strong> Un homme surgit un soir dans cet espace interdit pour réclamer le corps d’un ouvrier mort dans des circonstances troubles. Dès lors, le film prend la forme d’un huis clos nocturne, tendu, presque en temps réel, où l’enquête se mêle à l’attente, à la peur, au trouble.</p>



<p>Ce qui la frappe ici, c’est aussi le geste de mise en scène : <strong>Claire Denis a tourné quasiment tout de nuit, dans l’ordre chronologique, pour laisser la tension se construire réellement entre les acteurs.</strong> Le film, tourné au Sénégal, aurait dû être en français, mais les droits du texte étaient bloqués. La réalisatrice a donc choisi l’anglais, ce qui, dit Laetitia Scherier, n’a rien d’absurde au fond, puisque la pièce de Koltès était déjà née d’un voyage au Nigeria, où la langue anglaise traversait déjà cette réalité.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="1024" height="559" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-52.png" alt="" class="wp-image-32234" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-52.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-52-300x164.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-52-768x419.png 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-cinema-comme-lieu-de-parole">Le cinéma comme lieu de parole</h2>



<p>La semaine ne s’arrête pas aux sorties. Vendredi 3 avril à 20h30, les Lobis accueilleront un <strong>ciné-débat</strong> avec le <strong>Club de la Chesnaie</strong> autour de <strong>Un morceau de parole cassée à la main</strong> de <strong>Pierre Chausson</strong>, en présence du réalisateur. Le point de départ du film, c’est <strong>Thierry Metz</strong>, poète qui, à la fin des années 1990, avant sa mort, a tenu un journal racontant deux séjours en hôpital psychiatrique. Ce journal, <strong>L’Homme qui penche</strong>, devient ici matière de réappropriation : le réalisateur le donne à lire à des patients et à des soignants de la clinique de la Chesnaie, où le film a été tourné.</p>



<p>Ce qui intéresse manifestement Laetitia Scherier dans ce projet, c’est ce que le cinéma peut produire quand il ne vient pas seulement montrer, mais <strong>faire circuler une parole, faire résonner des expériences, créer des correspondances.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="435" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-53.png" alt="" class="wp-image-32235" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-53.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-53-221x300.png 221w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-tanger-la-vieillesse-et-la-question-de-chez-soi">Tanger, la vieillesse, et la question de “chez soi”</h2>



<p>Dans le cadre des films <strong><a href="https://bloiscapitale.com/cinefil-une-association-qui-fait-vivre-le-cinema-dauteur-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ciné&rsquo;fil</a></strong>, les Lobis accueilleront aussi <strong>Rue Málaga</strong> de <strong>Maryam Touzani</strong>. Là encore, l’intime est traversé par un bouleversement brutal : une femme de presque 80 ans, installée depuis toujours à Tanger, voit sa fille revenir d’Espagne avec la décision de vendre l’appartement familial. Le film se joue dans cette résistance, dans <strong>cette impossibilité à quitter un lieu qui contient toute une vie.</strong></p>



<p>La réalisatrice, selon Laetitia Scherier, parle là aussi d’<em><strong>“identité hybride”,</strong></em> d’un personnage espagnol devenu profondément tangérois, et donc de <strong>ce que signifie appartenir à un lieu, à un paysage, à une mémoire. </strong>Rue Málaga parle de vieillesse, de nostalgie, mais aussi du désir de vivre encore, malgré l’effacement annoncé.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="451" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-54.png" alt="" class="wp-image-32236" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-54.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-54-213x300.png 213w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Autre proposition <strong><a href="https://bloiscapitale.com/cinefil-une-association-qui-fait-vivre-le-cinema-dauteur-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ciné&rsquo;fil</a></strong> : <strong>La Peintre et la Modèle</strong> d’<strong>Isabelle Vrinat</strong>, artiste qui donne aussi des conférences à Blois. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un <strong>docu-fiction sur le processus de création picturale et la relation entre une peintre et son modèle.</strong> Il sera présenté le jeudi 2 avril à 18h30, en présence de la réalisatrice.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr"><em>Plus d&rsquo;informations ici : blois-les-lobis.cap-cine.fr</em></a></p>



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<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Aux Lobis : Un jour avec mon père, Love on Trial, Plus fort que moi&#8230; et plus encore</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/aux-lobis-un-jour-avec-mon-pere-love-on-trial-plus-fort-que-moi-et-plus-encore</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 09:02:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque début de semaine, la carte blanche de Laetitia Scherier, directrice du cinéma Les Lobis, dessine une cartographie sensible de la programmation à venir. Et cette semaine, ce sont plusieurs formes d’empêchement qui traversent les films : un père longtemps absent qu’il faut tenter de saisir à travers des souvenirs disloqués, une jeune femme privée &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/aux-lobis-un-jour-avec-mon-pere-love-on-trial-plus-fort-que-moi-et-plus-encore">Aux Lobis : Un jour avec mon père, Love on Trial, Plus fort que moi&#8230; et plus encore</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Chaque début de semaine, la carte blanche de <strong>Laetitia Scherier</strong>, directrice du <a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema">cinéma</a> <strong>Les Lobis</strong>, dessine une cartographie sensible de la programmation à venir. Et cette semaine, ce sont plusieurs formes d’empêchement qui traversent les films : <strong>un père longtemps absen</strong>t qu’il faut tenter de saisir à travers des souvenirs disloqués, <strong>une jeune femme privée du droit d’aimer, une enfant qui doit quitter le robot qui l’a élevée, un adolescent incompris parce que son trouble n’a pas encore de nom. </strong>À Blois, cette semaine, le cinéma regarde les corps empêchés, les liens fragiles, les récits qui se recomposent.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-pere-lagos-1993-un-jour-avec-mon-pere">Un père, Lagos, 1993 : Un jour avec mon père</h3>



<p>La première sortie nationale, c’est <strong>Un jour avec mon père</strong>, premier long métrage d’<strong>Akinola Davies Jr.</strong>, coécrit avec son frère. Le film avait marqué Cannes en 2025, où il a reçu une <strong>mention spéciale de la Caméra d’or</strong>, après avoir été présenté en sélection officielle. Il s’agit d’un <strong>film nigérian</strong>, et c’est déjà, pour Laetitia Scherier, une joie en soi. <em>« C’est très, très rare qu’on ait des films africains contemporains »,</em> souligne-t-elle, non parce qu’ils seraient rares, mais parce qu’ils sont peu achetés et encore moins distribués en France.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-32.png" alt="" class="wp-image-32076" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-32.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-32-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Le film se déroule à <strong>Lagos en 1993</strong>, sur une seule journée, dans un contexte de crise politique majeure au Nigeria. Au départ, le synopsis semble simple : un père emmène ses deux fils dans la mégalopole pour tenter de retrouver son employeur et se faire payer, alors que <strong>le pays semble paralysé.</strong> Mais très vite, le film déploie autre chose. Il y a bien la ville, la tension électorale, la colère qui monte jusqu’au soulèvement populaire. Mais ce que retient d’abord la directrice des Lobis, c’est la matière intime : <em><strong>« la quête affective de ces enfants face à un père totalement absent ».</strong></em></p>



<p>Le père ne fait que des allers-retours entre Lagos et l’endroit où vivent les enfants avec leur mère, à plusieurs heures de bus. <strong>Toute la journée devient alors une tentative de rapprochement,</strong> à la fois infime et immense. Et ce qui frappe particulièrement Laetitia Scherier, c’est la forme du film : <em>« une forme très libre, avec des impressions très fragmentées »</em>, qui épouse la logique même du <strong>souvenir d’enfance</strong>. Pas un récit linéaire, pas une reconstruction explicative, mais des bribes, des sensations, des émotions. Comme si l’on essayait moins de raconter un père que de se souvenir de lui.</p>



<p>Elle relève aussi une anecdote de casting qui lui paraît révélatrice : les deux garçons qui incarnent les frères sont réellement frères dans la vie, ce que l’équipe ignorait au moment du casting. Cela renforce, dit-elle, une complicité à l’écran déjà très sensible.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-love-on-trial-ou-le-droit-d-aimer-face-au-fantasme-masculin">Love on Trial, ou le droit d’aimer face au fantasme masculin</h3>



<p>Autre sortie, tout aussi attendue dans son registre : <strong>Love on Trial</strong> de <strong>Kōji Fukada</strong>, cinéaste japonais que les spectateurs des Lobis connaissent bien. <strong>Love Life</strong>, <strong>Le Soupir des vagues</strong>, <strong>Harmonium</strong>, <strong>Au revoir l’été</strong> : tous ou presque sont passés par Blois. Cette fois, le cinéaste s’aventure dans un univers que Laetitia Scherier elle-même dit très mal connaître au départ : celui des <strong>idoles de la J-pop</strong>. Mais c’est précisément ce déplacement qui l’intéresse. Parce que Fukada part d’un sujet très spécifique, presque a priori générationnel, pour en faire <strong>un film profondément contemporain.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="428" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-34.png" alt="" class="wp-image-32078" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-34.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-34-224x300.png 224w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Le film suit <strong>Mai</strong>, jeune star montante de la pop japonaise, liée par <strong>un contrat qui lui interdit toute relation amoureuse. Pas seulement sexuelle : amoureuse. </strong>Toute sa vie est organisée autour de cette <strong>fiction de pureté,</strong> imposée au nom d’une image fantasmée. Mais évidemment, elle tombe amoureuse. Et lorsque sa relation éclate au grand jour, c’est sa propre agence qui la poursuit en justice.</p>



<p>Le film glisse alors d’un <strong>mélodrame romantique</strong> vers un <strong>film de procès</strong>, et c’est là, dit Laetitia Scherier, qu’on reconnaît pleinement le cinéma de Kōji Fukada : un cinéma capable de faire apparaître, sous le récit individuel, <strong>la violence structurelle d’une société.</strong> Le réalisateur s’inspire de plusieurs affaires réelles, dont une particulièrement médiatisée dans les années 2010, où une idole avait effectivement été poursuivie pour avoir enfreint une clause similaire. Pour lui, explique-t-elle, la société japonaise — et avec elle beaucoup d’autres sociétés contemporaines — continue d’organiser la domination masculine à travers des attentes profondément inégalitaires : <em><strong>« on accepte qu’une jeune fille soit mise en scène comme un objet sexuel, mais on lui refuse une liberté humaine élémentaire, celle d’aimer ».</strong></em></p>



<p>C’est cette contradiction-là que Fukada éclaire. Et c’est pourquoi Laetitia Scherier espère que les spectateurs ne s’arrêteront pas à l’idée d’un film sur la pop japonaise, ou sur un monde qu’ils jugeraient lointain. Parce que <strong>le film parle surtout de normes, de contrôle, de fantasmes masculins projetés sur les femmes</strong>. Et parce qu’il en parle avec une force contemporaine redoutable.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-odyssee-de-celeste-une-enfance-cosmique-sans-un-mot">L’Odyssée de Céleste : une enfance cosmique, sans un mot</h3>



<p>Dans un tout autre registre, la semaine accueille aussi <strong>L’Odyssée de Céleste</strong>, premier long métrage de <strong>Kid Koala</strong>, DJ canadien et auteur du roman graphique <em>Space Cadet</em>, dont le film est l’adaptation. Là encore, la singularité du projet saute aux yeux : un film d’animation totalement <strong>muet</strong>, <strong>reposant intégralement sur la musique, le design sonore, les bruitages et une animation 3D très simple, </strong>presque enfantine dans sa géométrie.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-35.png" alt="" class="wp-image-32079" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-35.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-35-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Le récit suit <strong>Céleste</strong>, élevée depuis l’enfance par un robot programmé pour veiller sur elle. Lorsqu’elle devient adulte et part seule pour sa première grande mission spatiale, elle doit laisser derrière elle celui qui l’a accompagnée jusque-là. Laetitia Scherier y voit <strong><em>« une très belle fable sur les émotions, le temps qui passe et l’émancipation ».</em></strong> Le film est <strong>jeune public,</strong> bien sûr, mais il s’inscrit aussi <strong>dans cette lignée de films d’animation capables de toucher au-delà de leur cible initiale,</strong> par leur simplicité formelle et leur profondeur émotionnelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-avant-premiere-plus-fort-que-moi">Une avant-première : Plus fort que moi</h3>



<p><strong>Le mardi 31 mars à 20h30</strong>, les Lobis proposeront aussi l’avant-première de <strong>Plus fort que moi</strong>, film britannique inspiré de l’enfance et de la jeunesse d’un porte-parole des personnes atteintes du <strong>syndrome de Gilles de la Tourette</strong>. Le film suit son parcours depuis le moment du diagnostic, à une époque où ce syndrome n’était même pas vraiment reconnu. Laetitia Scherier raconte combien l’histoire l’a touchée : <strong>la honte imposée par le regard social, l’incompréhension, les insultes, mais aussi la rencontre d’une ancienne infirmière</strong> qui, elle, comprend ce qui se joue et l’aide à retrouver dignité et place dans le monde. Un film émouvant, parfois drôle, porté par un acteur qui, dit-elle, joue le trouble <em>« extrêmement bien ».</em></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="480" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-33.png" alt="" class="wp-image-32077" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-33.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-33-200x300.png 200w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-evenements-qui-prolongent-le-cinema">Des événements qui prolongent le cinéma</h3>



<p>Autour des sorties, plusieurs événements viennent encore élargir le paysage des Lobis. Mercredi soir, <strong>L’Effet Bœuf</strong>, rendez-vous itinérant du <strong>Chato&rsquo;do</strong>, s’installe pour la première fois dans le cinéma. Le principe est simple : de <strong>19h à 22h30, les spectateurs viennent avec leurs instruments pour une session d’improvisation libre, le bar restant ouvert pendant toute la soirée.</strong></p>



<p><strong>Vendredi à 20h30, </strong>un ciné-débat autour de <strong>La Maison des femmes</strong> réunira <strong>Nous Toutes 41</strong> et le <strong>Planning familial</strong>. Jeudi soir, <strong>Ciné&rsquo;fil</strong> accompagnera <strong>Rural</strong>, en présence de membres de la <strong>Confédération paysanne</strong>. </p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-36.png" alt="" class="wp-image-32080" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-36.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-36-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p>Et côté <strong>Ciné&rsquo;fil</strong> toujours, une autre proposition apparaît : <strong>Amour Apocalypse</strong>, <strong>film mêlant romance, humour absurde et préoccupations très contemporaines. </strong>Un homme hypersensible, qui gère un chenil et souffre d’éco-anxiété, appelle un service après-vente pour sa lampe de luminothérapie et tombe sur une femme dont la simple voix commence à l’apaiser. <strong>Sous le ton décalé, le film parle de solitude, de fragilité mentale, d’angoisse écologique.</strong></p>



<p>Enfin, vendredi après-midi, <strong><em>Dérapages</em></strong> installera comme d’habitude son atelier vélo aux Lobis : une permanence ouverte entre rendez-vous pris en amont et diagnostics improvisés, pour permettre aux spectateurs de faire réparer ou examiner leur vélo avant ou après une séance.</p>



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<p>Pour en savoir plus : <strong><em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/42/les-films-cinema-les-lobis-blois.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></strong></p>



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<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/aux-lobis-un-jour-avec-mon-pere-love-on-trial-plus-fort-que-moi-et-plus-encore">Aux Lobis : Un jour avec mon père, Love on Trial, Plus fort que moi&#8230; et plus encore</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Aux Lobis, l’histoire qui vacille, la grande distribution à nu et Pasolini en double séance</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 09:52:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine encore, la programmation des Lobis se construit dans l’équilibre entre films attendus, paris de programmation et rendez-vous plus singuliers. Laetitia Scherier, directrice de la salle de cinéma, nous le dit : il y a « énormément de films qui sortent en ce moment », et il faut faire des choix, parfois resserrer le &#8230;</p>
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<p>Cette semaine encore, la programmation des Lobis se construit dans l’équilibre entre films attendus, paris de programmation et rendez-vous plus singuliers. Laetitia Scherier, directrice de la salle de <a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma</a>, nous le dit : il y a <em>« énormément de films qui sortent en ce moment »,</em> et il faut faire des choix, parfois resserrer le nombre de séances, sans renoncer à la diversité de la ligne défendue par le cinéma blésois. Résultat : trois propositions très différentes, mais aussi un double hommage à Pasolini avec la Fondation du Doute, et un documentaire sur le monde agricole qui prolonge les débats d’actualité.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-rayons-et-les-ombres-ou-la-mecanique-de-la-compromission"><strong>Les Rayons et les Ombres, ou la mécanique de la compromission</strong></h3>



<p>Le premier grand rendez-vous de la semaine est Les Rayons et les Ombres, <strong>neuvième long métrage de Xavier Giannoli.</strong> Le film s’inspire de la trajectoire de <strong>Jean Luchaire, journaliste devenu figure centrale de la Collaboration,</strong> et de celle de <strong>sa fille Corinne Luchaire, actrice.</strong> </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-22.png" alt="" class="wp-image-31896" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-22.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-22-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p><strong>Jean Dujardin</strong> incarne ce personnage historique, dont Giannoli chercherait moins à juger les actes qu’à comprendre <strong>les mécanismes du glissement moral</strong>, l’écart entre les valeurs initiales du personnage — le pacifisme, l’humanisme, l’idée qu’il aurait peut-être fallu <em>“coopérer”</em> pour sauver des vies — et la compromission finale.</p>



<p>Le titre lui-même concentre cette intention. Il renvoie bien sûr au faisceau du projecteur qui traverse l’ombre de la salle, mais surtout au recueil de Victor Hugo où les rayons désignent la lumière, l’idéal, l’élévation morale, et les ombres les faiblesses humaines. Le film semble vouloir travailler précisément cette zone-là : celle des ambiguïtés, des contradictions, des défaillances. Une <em><strong>“grande fresque historique”</strong></em>, portée par <strong>des critiques très favorables.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-guerre-des-prix-un-thriller-economique-au-coeur-du-systeme"><strong>La Guerre des prix, un thriller économique au cœur du système</strong></h3>



<p>S’il y a un film auquel Laetitia Scherier dit croire <em>“très très fort”</em>, c’est <strong>La Guerre des prix,</strong> premier long métrage d’Anthony Desjardins.<strong> Le film suit une fille d’agriculteur, cheffe de rayon produits laitiers dans un supermarché de province, incarnée par Ana Girardot</strong>, rapidement repérée pour ses convictions — bio, local, circuits plus vertueux — puis envoyée à Paris au sein de la centrale d’achat de l’enseigne. Ce déplacement géographique est aussi celui d’un dévoilement : <strong>les coulisses d’un système de négociation où chaque centime devient un rapport de force,</strong> et où les fournisseurs, souvent producteurs, sont broyés par la logique de compression.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="435" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-23.png" alt="" class="wp-image-31897" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-23.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-23-221x300.png 221w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Ce qui l’intéresse ici, c’est la forme choisie par le réalisateur. Comédien à l’origine, Anthony Desjardins a connu ces séminaires d’entreprise où l’on entend, parfois, des paroles qui sidèrent. <strong>Il raconte avoir été marqué par la brutalité des discours tenus par de grands acheteurs de la distribution, leur volonté <em>“d’écraser”</em>, de <em>“gagner”</em>, de <em><a href="https://bloiscapitale.com/un-point-sur-levolution-des-prix-dans-la-grande-distribution" target="_blank" rel="noreferrer noopener">“pressuriser”</a></em>.</strong> De là vient le film. Laetitia Scherier le situe à la croisée de Petit Paysan d’Hubert Charuel et du cinéma de Stéphane Brizé : un premier film efficace, nerveux, très ancré dans le réel, qui trouve dans la matière économique une forme de thriller.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pasolini-en-diptyque-avec-la-fondation-du-doute"><strong>Pasolini, en diptyque avec la Fondation du Doute</strong></h2>



<p>Autre temps fort de la semaine : <strong>une double dose Pasolini samedi soir</strong>, construite avec la <strong>Fondation du Doute</strong> autour de l’exposition <em><strong>Make Riot Not War</strong></em> de <strong>Babi Badalov</strong>. Le lien n’est pas illustratif, mais intellectuel et sensible : <strong>le langage, les normes culturelles, l’art comme geste critique.</strong> Pasolini y apparaît comme une figure tutélaire, non seulement du cinéma, mais d’<strong>une pensée artistique de la dissidence.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="559" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-21.png" alt="" class="wp-image-31895" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-21.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-21-300x164.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-21-768x419.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p>Au fil des échanges avec l’équipe de la Fondation du doute, la correspondance s’est imposée plus nettement encore quand l’une des œuvres de Babi Badalov a rappelé le film <strong>Porcherie,</strong> dont le nom figure dans une installation récente de l’artiste. Comme Porcherie venait justement de ressortir en version restaurée en 2025, et qu’elle n’avait pas pu le programmer auparavant, l’occasion était trop belle pour Laëtitia Scherier. Mais à ses yeux, impossible de s’arrêter là : <em><strong>“quitte à passer un film de Pasolini, autant en passer deux !”</strong></em></p>



<p>Elle y associe donc <strong>Théorème</strong>, qu’elle considère comme <em>“un de ses plus grands films”</em>. Les deux œuvres, sorties la même année, lui apparaissent comme un diptyque possible : <strong>crise de la bourgeoisie, impasse de la révolte, déplacement du regard de Pasolini vers un cinéma plus philosophique, plus allégorique,</strong> après avoir filmé les marges populaires dans Mamma Roma ou Accattone. Les deux films seront projetés samedi soir, Porcherie à 20h30 puis Théorème à 22h30, avec un tarif double séance à 10 euros.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-rural-ou-le-visage-contemporain-du-monde-agricole"><strong>Rural, ou le visage contemporain du monde agricole</strong></h3>



<p>Dernier grand rendez-vous : <strong>Rural, troisième film d’Édouard Bergeon,</strong> après <strong>Au nom de la terre</strong>. Cette fois, le cinéaste abandonne la fiction pour le documentaire. Il suit <strong>Jérôme Bayle, éleveur du Sud-Ouest, devenu l’une des figures visibles de la contestation agricole</strong> récente, notamment lors des barrages sur l’A64.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-24.png" alt="" class="wp-image-31898" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-24.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-24-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Ce qui intéresse Laetitia Scherier, c’est autant le portrait individuel que le déplacement vers une réflexion plus collective sur l’agriculture familiale française. Le documentaire remonte à <strong>l’histoire personnelle</strong> de Bayle : le suicide de son père, dans un contexte de pression sanitaire et administrative autour d’une maladie touchant les troupeaux. Puis il suit <strong>son engagement plus récent</strong>, sa médiatisation, sa participation à la création des Ultras de l’A64, et plus largement <strong>la manière dont une figure individuelle se construit dans un mouvement de protestation.</strong></p>



<p>Le film n’aura cette semaine qu’une seule séance, avant d’être davantage visible la semaine suivante. <strong>Une séance présentée par Ciné&rsquo;fil</strong> est déjà prévue, ainsi qu’<strong>un ciné-débat le jeudi 26 mars en partenariat avec la Confédération paysanne.</strong> Là encore, les Lobis prolongent la projection par une mise en discussion.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="614" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-25-1024x614.png" alt="" class="wp-image-31901" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-25-1024x614.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-25-300x180.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-25-768x461.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-25.png 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-printemps-du-cinema-en-toile-de-fond"><strong>Le Printemps du cinéma, en toile de fond</strong></h3>



<p>Enfin, au milieu de cette semaine très chargée, revient aussi <strong>le Printemps du cinéma. Les 22, 23 et 24 mars, dimanche, lundi, mardi, toutes les places seront à 5 euros,</strong> quel que soit le film ou la séance. </p>



<p>Plus d&rsquo;informations ici : <strong><em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/42/les-films-cinema-les-lobis-blois.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></strong></p>



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<p></p>
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		<title>Une semaine aux Lobis entre Fabrice Luchini, mémoire hongroise et pissenlits cosmiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 09:01:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine, aux Lobis, la programmation rassemble des films qui n’ont, en apparence, rien à voir les uns avec les autres. Un comédien hanté par Victor Hugo, un enfant qui découvre que toute son identité repose peut-être sur un mensonge, quatre pissenlits projetés dans l’espace, un champion de ping-pong dévoré par son ambition, des femmes &#8230;</p>
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<p><strong>Cette semaine, aux Lobis,</strong> la programmation rassemble des films qui n’ont, en apparence, rien à voir les uns avec les autres. Un comédien hanté par Victor Hugo, un enfant qui découvre que toute son identité repose peut-être sur un mensonge, quatre pissenlits projetés dans l’espace, un champion de ping-pong dévoré par son ambition, des femmes iraniennes forcées à vivre sur deux planètes à la fois, un village qui tente de faire revivre son cinéma. Et pourtant, derrière ces formes dissemblables, quelque chose circule : la question des récits auxquels on s’accroche, de ceux qu’on perd, et de ceux qu’on tente de reconstruire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-victor-hugo-en-boussole">Victor Hugo en boussole</h3>



<p>La sortie de la semaine, c’est d’abord <strong>Victor comme tout le monde</strong>, film de <strong>Pascal Bonitzer</strong> écrit à partir d’un scénario de <strong>Sophie Fillières</strong>, disparue avant que le projet ne puisse véritablement s’achever. <strong>Laetitia Scherier, directrice des Lobis,</strong> y voit <em>« un côté un peu testamentaire »</em>, et décrit le film comme une <strong><em>« comédie mélancolique »</em></strong> plus que comme une simple comédie dramatique. Le personnage principal, Robert Zucchini, est une sorte de double transparent de <strong>Fabrice Luchini</strong> : <strong>acteur fasciné par les grands textes, il a perdu le lien avec sa fille, désormais adulte, et tente de renouer avec elle</strong> à la faveur d’un deuil, en cherchant dans Victor Hugo un chemin de retour vers la vraie vie.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="435" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-9.png" alt="" class="wp-image-31690" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-9.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-9-221x300.png 221w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p><strong>Le film avait déjà connu un moment fort aux Lobis lors de son avant-première, en présence de Fabrice Luchini.</strong> <em>« On a dû refuser du monde »</em>, raconte la directrice, heureuse de voir la salle à nouveau traversée par cet enthousiasme. Elle-même garde le souvenir d’un invité impossible à canaliser mais généreux, <strong><em>« un showman »</em> heureux d’échanger avec le public,</strong> prêt à partir dans toutes les directions. La force du film repose d’ailleurs, selon elle, largement sur cette présence. <em>« Si on n’aime pas Luchini, on n’aimera pas le film. Mais si on aime Luchini, on passera un excellent moment. »</em> <strong>La mise en scène, discrète, laisse la place au texte et à l’acteur. </strong>Et c’est aussi cela que le film transmet : <strong>l’envie de lire ou relire Victor Hugo.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-laszlo-nemes-ou-l-histoire-au-plus-pres-des-visages">László Nemes, ou l’histoire au plus près des visages</h3>



<p>Autre sortie importante, <strong>Orphelin</strong> de <strong><a href="https://hu.wikipedia.org/wiki/Nemes_Jeles_L%C3%A1szl%C3%B3" target="_blank" rel="noreferrer noopener">László Nemes</a></strong>, réalisateur hongrois révélé par <strong>Le Fils de Saul</strong>. Laetitia Scherier rappelle l’onde de choc qu’avait provoquée ce premier film à Cannes et aux Oscars, avec sa mise en scène si particulière, la caméra collée au personnage, l’impossibilité de prendre de la distance face à l’horreur. Le deuxième film, <strong>Sunset</strong>, l’avait laissée plus froide. Avec <strong>Orphelin</strong>, elle a le sentiment que Nemes retrouve toute son ambition formelle.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-10.png" alt="" class="wp-image-31693" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-10.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-10-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p>Le film se situe à Budapest, à la fin des années 1950, dans une Hongrie traumatisée par l’écrasement de l’insurrection contre le régime communiste.<strong> On suit un jeune garçon juif élevé par sa mère dans le culte d’un père présenté comme mort en héros dans un camp d’extermination. Or, un homme surgit et affirme être ce père.</strong> À partir de là, tout vacille. Ce que le film met en scène, ce n’est pas seulement un pan de la grande Histoire, mais <em><strong>« une crise d’identité, de filiation »</strong></em>, résume Laetitia Scherier : que devient un enfant lorsque le récit qui fondait sa vie s’écroule soudainement ?</p>



<p>Là encore, la mise en scène est sensorielle, serrée, oppressante. Elle enferme les personnages, les maintient au plus près, dans un espace où les traumatismes individuels résonnent avec ceux d’un pays entier. Pour Laetitia Scherier, c’est un retour en force : <em>« quand tu vois le film, tu te dis : d’accord, c’est bien le même réalisateur »,</em> celui du <strong>Fils de Saul</strong>, avec <em>« une grande ambition esthétique ».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-momoko-seto-et-les-pissenlits-de-l-espace">Momoko Seto et les pissenlits de l’espace</h3>



<p>Il y a aussi, dans cette semaine, une proposition d’une radicale étrangeté : <strong>Planètes</strong> de <strong>Momoko Seto</strong>, <strong>cinéaste japonaise installée en France</strong>. Le film a beaucoup circulé dans les festivals et la directrice des Lobis espère qu’il pourra toucher bien au-delà du seul jeune public auquel il est d’abord destiné. Elle l’a intégré à la programmation à partir de 8 ans, mais a aussi ouvert des séances plus larges, pariant sur <strong>sa capacité à séduire des adultes</strong> comme ont pu le faire d’autres films hybrides ces dernières années.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-11.png" alt="" class="wp-image-31697" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-11.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-11-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p>Le point de départ de ce <strong>coup de cœur</strong> est d’une audace folle : <strong>quatre akènes de pissenlit échappent à une destruction terrestre, dérivent dans l’espace et cherchent à s’enraciner sur une planète inconnue.</strong> En mêlant prises de vue réelles, techniques de <strong>time-lapse</strong>, animation 3D et fabrication d’écosystèmes artificiels en studio, Momoko Seto construit un film que Laetitia Scherier juge <em>« totalement hybride »</em> et sans équivalent. <strong><em>« Je n’ai jamais vu ça au cinéma avant »</em></strong>, dit-elle.</p>



<p>La réalisatrice explique d’ailleurs partir de son propre sentiment de déracinement : japonaise passée par un lycée français, arrivée ensuite en France, <strong>elle ne se sentait ni pleinement japonaise ni pleinement française.</strong> Le film transpose cela dans une métaphore végétale : <strong>errer, chercher un sol, s’enraciner enfin.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-josh-safdie-timothee-chalamet-et-la-violence-du-reve-americain">Josh Safdie, Timothée Chalamet et la violence du rêve américain</h3>



<p>Parmi les nouveautés que les spectateurs réclamaient, il y a enfin <strong>Marty Supreme</strong>, de <strong>Josh Safdie</strong>, que Laetitia Scherier aurait aimé sortir plus tôt aux Lobis. Les circonstances de distribution en ont décidé autrement.</p>



<p>Josh Safdie, connu pour ses films coréalisés avec son frère comme <strong>Good Time</strong> ou <strong>Uncut Gems</strong>, signe ici seul un portrait d’homme lancé dans une ascension délirante. Dans les années 1950, Marty Mauser vend des chaussures dans la boutique de son oncle, mais rêve de devenir champion de tennis de table. Inspiré librement de <strong>Marty Reisman</strong>, le personnage est prêt à mentir, manipuler, séduire, voler pour parvenir à ses fins. Le film n’est pas un récit sportif : les scènes de tournoi sont brillantes, mais le véritable sujet est ailleurs, dans <strong>cette ambition <em>« à la limite du pathologique »</em></strong>, dans <strong>cette croyance très américaine que la réussite individuelle justifie tout.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-12.png" alt="" class="wp-image-31699" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-12.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-12-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p>La mise en scène est fidèle à l’énergie Safdie : nerveuse, rapide, saturée d’impulsions. Laetitia Scherier souligne aussi un choix musical qu’elle juge particulièrement fort : l’usage massif de tubes des années 1980 dans un récit situé dans les années 1950. Cela ne crée pas de décalage ridicule ; au contraire, cela donne <strong>le sentiment que les préoccupations de la jeunesse se répètent, quelle que soit l’époque</strong>. Au centre, <strong>Timothée Chalamet</strong>, omniprésent, jamais doublé dans les scènes de tennis de table, incarne un héros charismatique, toxique, fascinant. <em><strong>« C’est vraiment un film d’acteur »</strong></em>, dit-elle.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-iran-les-secrets-et-le-cinema-comme-refuge">L’Iran, les secrets et le cinéma comme refuge</h3>



<p><strong>Jeudi (20h30),</strong> dans le cadre de la Semaine Elles et avec les Rendez-vous de l’histoire, les Lobis proposeront <strong>My Stolen Planet</strong> de <strong>Farahnaz Sharifi</strong>, grand prix du documentaire en 2025. Une amie de la réalisatrice, la documentariste iranienne <strong>Sahar Salahshoor</strong>, viendra accompagner la projection. Le film, composé d’archives personnelles, d’images amateurs issues de familles exilées et de séquences plus contemporaines, repose sur <strong>l’idée de deux planètes : celle du régime iranien et de ses interdits, et celle de l’intimité, où l’on danse, rit, se cache pour vivre réellement.</strong> <em>« Un journal intime filmé »</em>, mais aussi un essai politique.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="454" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-13.png" alt="" class="wp-image-31700" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-13.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-13-211x300.png 211w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p>Dimanche, dans le cadre des <em>Passerelles</em> avec la Halle aux Grains, sera projeté <strong>La Mère de tous les mensonges</strong> de <strong>Asmae El Moudir</strong>, qui fait écho au spectacle <strong>La Voix de ma grand-mère</strong>. À partir d’une maquette reconstituant sa rue d’enfance à Casablanca, la réalisatrice interroge sa famille, dénoue les silences, fait ressurgir les émeutes du pain de 1981, les morts, les disparitions, les omertas imposées par la peur. Là encore, il s’agit de faire revenir ce que les familles avaient appris à taire.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-15.png" alt="" class="wp-image-31702" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-15.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-15-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-et-le-retour-du-projectionniste">Et le retour du projectionniste</h3>



<p>La directrice du cinéma Les Lobis s’enthousiasme pour <strong>Le Retour du projectionniste</strong> de <strong>Orkhan Aghazadeh</strong>, né en Azerbaïdjan. Officiellement documentaire, mais traversé d’éléments rejoués, le film suit <strong>un vieil homme qui rêve de faire revivre le cinéma de son village perdu entre Iran et Azerbaïdjan, </strong>avec un ancien projecteur soviétique 35 mm. À travers ce projet presque burlesque, c’est une véritable déclaration d’amour au cinéma qui surgit — au cinéma comme lieu, comme geste, comme communauté à recréer.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="435" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-14.png" alt="" class="wp-image-31701" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-14.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-14-221x300.png 221w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Enfin pour être complet, via l&rsquo;association <strong><em><a href="https://bloiscapitale.com/cinefil-une-association-qui-fait-vivre-le-cinema-dauteur-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ciné&rsquo;fil</a></em></strong>, <strong>Christy and His Brother</strong>, premier long métrage d’un cinéaste irlandais, Brendan Canty, est aussi au programme. Plus d&rsquo;informations ici : <em><strong><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/42/les-films-cinema-les-lobis-blois.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></strong></em></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/une-semaine-aux-lobis-entre-fabrice-luchini-memoire-hongroise-et-pissenlits-cosmiques">Une semaine aux Lobis entre Fabrice Luchini, mémoire hongroise et pissenlits cosmiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Aux Lobis : femmes debout, doubles absurdes et Orwell en embuscade</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 09:06:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine, au cinéma Les Lobis, trois sorties films très différentes se répondent presque malgré elles : la violence intime, l’absurde social et la manipulation politique. La Maison des femmes C’est un premier long métrage. Et déjà un projet porté depuis longtemps. Mélisa Godet avait réalisé auparavant deux courts-métrages, déjà sur des sujets sociaux sensibles &#8230;</p>
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<p>Cette semaine, au <a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma</a> <strong>Les Lobis</strong>, trois sorties films très différentes se répondent presque malgré elles : la violence intime, l’absurde social et la manipulation politique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-maison-des-femmes">La Maison des femmes</h3>



<p>C’est un <strong>premier long métrage</strong>. Et déjà un projet porté depuis longtemps. <strong>Mélisa Godet</strong> avait réalisé auparavant deux courts-métrages, déjà sur des sujets sociaux sensibles : le monde hospitalier, la fin de vie en EHPAD, les familles recomposées d’enfants adoptés. Là, elle s’attaque à un lieu désormais emblématique : <strong>la Maison des Femmes de Saint-Denis,</strong> fondée par <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ghada_Hatem-Gantzer" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ghada Hatem-Gantzer</a></strong>, gynécologue-obstétricienne. Le film ne s’y déroule pas réellement — il était évidemment impossible d’interrompre l’activité d’un tel lieu. Le tournage a eu lieu ailleurs, notamment à Bry-sur-Marne, dans des espaces réaménagés pour recréer les décors.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="435" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-4.png" alt="" class="wp-image-31492" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-4.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-4-221x300.png 221w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Le projet remonte à près de dix ans. La réalisatrice avait entendu Ghada Hatem à la radio chercher des financements pour maintenir la structure. <strong>Le film n’a pu se faire qu’à une condition : être une fiction pure.</strong> <strong>Pas un documentaire</strong>. Protéger la vie personnelle, ne pas exposer directement des victimes. La réalisatrice considérait en outre que cela aurait été intrusif et violent.</p>



<p>Le casting est solide : <strong>Karine Viard, Laetitia Dosch, Juliette Armanet, Pierre Deladonchamps</strong>… Un choix qui surprend pour un premier film, mais qui révèle une volonté claire : <strong>toucher largement.</strong> La mise en scène est volontairement classique. Pudique. Elle se place du côté de l’équipe médicale, composée majoritairement de femmes. Elle montre les différentes typologies de victimes : une femme bourgeoise de 65 ans abusée depuis quarante ans, une femme récemment arrivée en France ne parlant presque pas la langue, d’autres encore. <em>« Personne n’y échappe. »</em> Laetitia Scherier, la directrice des Lobis, l’admet : elle avait une appréhension. Et puis le film s’est imposé comme <em><strong>« une très bonne surprise ».</strong></em> Un film fort, sans sensationnalisme, qui donne la parole à celles qu’on ignore encore trop souvent. À Blois, l’ouverture de l’abri <strong>Gisèle Halimi</strong>, inspiré de ce modèle, rend le film particulièrement concret.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-alter-ego">Alter Ego</h3>



<p>Changement de registre avec <em><strong>Alter ego</strong></em> de <strong>Nicolas et Bruno.</strong> Un homme ordinaire voit débarquer un voisin qui est son sosie parfait — mais en version améliorée. Plus beau, plus riche, plus accompli. Et personne ne voit la ressemblance. <strong>Laurent Lafitte</strong> incarne les deux rôles. Face à lui, <strong>Blanche Gardin</strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-3.png" alt="" class="wp-image-31491" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-3.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-3-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Le film commence comme une<strong> comédie absurde.</strong> <strong>Puis glisse.</strong> Un voyage en camping marque un point de bascule. Le ton devient plus étrange, parfois presque inquiétant. Il y a <strong>un crescendo narratif,</strong> <em>« toutes les vingt minutes, quelque chose relance le film ».</em> Laetitia Scherier précise : ce n’est pas du Quentin Dupieux — <em>« je le mets très très haut dans la gestion de l’absurde »</em> — mais il y a ici <em><strong>« un vrai talent qui se développe ».</strong></em> Et surtout, un rebondissement final qu’il faut taire. <strong>Une comédie originale, rare dans le paysage français actuel.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-orwell-2-2-5">Orwell : 2+2=5</h3>



<p>Le troisième film de la semaine s’inscrit dans un tout autre registre. <strong>Raoul Peck</strong> signe un documentaire-essai sur <strong>George Orwell</strong>. Le titre renvoie à la formule de <em>1984</em>, symbole de la <strong>manipulation des masses.</strong> Le film dure deux heures. Dense. Il mêle archives, textes d’Orwell, extraits d’adaptations cinématographiques, images contemporaines. Il interroge la surveillance de masse, la propagande, la manipulation du langage. Ce n’est pas une biographie. <strong>C’est une mise en perspective.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-5.png" alt="" class="wp-image-31493" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-5.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-5-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p><em>« Quelqu’un qui suit très attentivement l’actualité ne va pas forcément apprendre des choses incroyables »,</em> reconnaît-elle. Mais <strong>voir la pensée d’Orwell résonner avec le présent est frappant.</strong> Le distributeur évoque même des blocages d’images du film sur certaines plateformes sociales. Vrai ? Faux ? Ce qui est certain : le film questionne. Et dérange.</p>



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<h3 class="wp-block-heading" id="h-cine-debat-avec-l-association-bonobolus-sur-le-diabete">🎬 Ciné-débat avec l’association Bonobolus sur le diabète</h3>



<p><strong>Vendredi à 19h,</strong> projection du court métrage <strong><em>Moins seuls ensemble</em>,</strong> suivie d’un débat en présence des réalisateurs et d’une endocrino-diabétopédiatre. L’événement se fait en partenariat avec l’association <em><strong>Bonobolus</strong>,</em> qui<strong> accompagne des enfants et jeunes adultes atteints de diabète ainsi que leurs proches.</strong> <strong>Entrée libre</strong>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Plus d&rsquo;informations ici : <strong><em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/fiche-film-cinema/MVNGZA/la-maison-des-femmes.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/aux-lobis-femmes-debout-doubles-absurdes-et-orwell-en-embuscade">Aux Lobis : femmes debout, doubles absurdes et Orwell en embuscade</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Aux Lobis : Woman and Child, Le Son des souvenirs et de grands récits humains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 09:08:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine, la programmation des Lobis trace une ligne claire : regarder le monde en face, à hauteur d’êtres humains, dans ce que les relations familiales, amoureuses ou sociales ont de plus intime — et de plus politique. Woman and Child – Famille, pouvoir et fractures intimes Présenté en compétition à Cannes, Saeed Roustaee signe &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/aux-lobis-woman-and-child-le-son-des-souvenirs-et-de-grands-recits-humains">Aux Lobis : Woman and Child, Le Son des souvenirs et de grands récits humains</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Cette semaine, la programmation des Lobis</strong> trace une ligne claire : regarder le monde en face, à hauteur d’êtres humains, dans ce que les relations familiales, amoureuses ou sociales ont de plus intime — et de plus politique.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-26.png" alt="" class="wp-image-31342" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-26.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-26-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-woman-and-child-famille-pouvoir-et-fractures-intimes"><strong>Woman and Child – Famille, pouvoir et fractures intimes</strong></h3>



<p>Présenté en compétition à Cannes, <strong>Saeed Roustaee</strong> signe avec <em>Woman and Child</em> son quatrième long métrage, après <em>La Loi de Téhéran</em> et <em>Leila et ses frères</em>. Le film s’ancre au cœur d’<strong>une société iranienne encore profondément structurée par des rapports de domination entre hommes et femmes,</strong> où le patriarcat façonne aussi bien les relations familiales que les institutions.</p>



<p>À travers le destin de ses personnages, le réalisateur aborde de front plusieurs thématiques : le deuil, le rapport à la maternité, les tensions entre générations, dans un monde sommé d’évoluer. <strong>La corruption,</strong> omniprésente, apparaît comme une gangrène qui continue de ronger le pays à de nombreux niveaux. <em>Woman and Child</em> déploie ainsi un récit à la fois politique et intime, plongeant le spectateur au cœur d’<strong>une famille traversée par des guerres silencieuses,</strong> où les conflits intérieurs résonnent avec les fractures d’une société tout entière.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="434" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-27.png" alt="" class="wp-image-31343" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-27.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-27-221x300.png 221w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-son-des-souvenirs-l-amour-la-musique-et-le-temps"><strong>Le Son des souvenirs – L’amour, la musique et le temps</strong></h3>



<p><strong>Coup de cœur de la semaine</strong> de Laëtitia Scherier — et de ce début d’année — <em><strong>Le Son des souvenirs</strong></em> était lui aussi en compétition à Cannes en 2025. Il s’agit du sixième long métrage du réalisateur sud-africain <strong>Oliver Hermanus</strong>, qui réunit <strong>Paul Mescal</strong> et <strong>Josh O’Connor</strong>, deux figures désormais incontournables du cinéma indépendant.</p>



<p>Adapté de la nouvelle <em><strong>The History of Sound</strong></em> de <strong>Ben Shattuck</strong>, le film suit la rencontre entre un jeune chanteur originaire du Kentucky et un étudiant en composition musicale au conservatoire de Boston. Leur relation se construit autour d’une passion commune pour la musique traditionnelle et les chants folkloriques, qu’ils entreprennent de collecter dans les forêts et les îles du Maine, après la Première Guerre mondiale.</p>



<p>Le son y occupe une place centrale : musique intra- et <a href="https://www.linternaute.fr/dictionnaire/fr/definition/extradiegetique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">extradiégétique</a>, voix, bruits, silences deviennent des vecteurs de mémoire, des moyens de préserver <strong>un héritage immatériel menacé par le temps</strong>. Le film est également <strong>une histoire d’amour, belle et tragique, confrontée aux normes sociales de son époque. </strong>Paul Mescal résume lui-même le cœur du film par cette question : <em>« Et si votre premier amour était votre grand amour ? »</em> et interroge <strong>ce que signifie réellement aimer — la durée d’une vie partagée ou l’intensité du temps vécu ensemble.</strong> Porté par des performances d’une justesse bouleversante, <em>Le Son des souvenirs</em> s’impose comme un passage essentiel pour celles et ceux qui n’auraient pas encore été rassasiés de Paul Mescal après <em>Hamnet</em> et de Josh O’Connor après <em>The Mastermind</em>.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-28.png" alt="" class="wp-image-31344" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-28.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-28-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-james-et-la-peche-geante-l-imaginaire-comme-refuge-et-emancipation"><strong>James et la pêche géante – L’imaginaire comme refuge et émancipation</strong></h3>



<p>Ressortie de <em><a href="https://bloiscapitale.com/fanny-rige-costumiere">James et la pêche géante</a></em>, <strong>réalisé en 1996 par Henry Selick,</strong> d’après le roman de <strong>Roald Dahl</strong>. Le film débute en prises de vues réelles avant de basculer dans une animation de marionnettes en stop-motion. Recommandé à partir de 7–8 ans, le récit utilise<strong> le voyage dans un monde imaginaire comme échappatoire</strong>, mais surtout comme métaphore de la reconstruction et de l’émancipation d’un enfant confronté à l’adversité. Un film à hauteur d’enfance, où l’imaginaire devient une force de survie et de transformation.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="480" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-29.png" alt="" class="wp-image-31345" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-29.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-29-200x300.png 200w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-sa-majeste-des-mouches-enfance-violence-et-perte-des-reperes"><strong>Sa majesté des mouches – Enfance, violence et perte des repères</strong></h3>



<p>Enfin, en séance unique, <em>Sa Majesté des mouches</em> de <strong>Peter Brook</strong> sera proposé avec <strong>un ciné-débat mardi 3 mars à 18h30</strong>, animé par l’École de la nature et du paysage <strong>dans le cadre des <em>Discussions de la chocolaterie</em>.</strong> Adapté du roman de <strong>William Golding</strong>, le film, sorti en 1963, est devenu un classique incontournable.</p>



<p>Il suit un groupe de jeunes garçons britanniques, survivants d’un crash aérien, livrés à eux-mêmes sur une île déserte. D’abord organisés selon des règles démocratiques, ils sombrent progressivement dans la violence. Le film repose sur une idée radicale : <strong>privés de structures sociales, les enfants recréent rapidement des systèmes de domination, d’exclusion et de brutalité</strong>. En montrant des enfants — figures traditionnelles de l’innocence au cinéma — capables d’une cruauté extrême, le film trouble profondément. L’île, loin d’être un paradis exotique, devient un espace hostile, théâtre d’<strong>une régression morale inexorable.</strong> Un film indispensable, à voir au moins une fois dans sa vie.</p>



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<p>Plus d&rsquo;informations : <strong><em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/42/les-films-cinema-les-lobis-blois.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></strong></p>



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<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Des salons de Maigret aux rues de Bagdad : une semaine aux Lobis</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 16:37:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine encore, la programmation du cinéma Les Lobis est exigeante, ouverte, et profondément diversifiée. Trois sorties composent le cœur de la semaine, auxquelles s’ajoutent plusieurs séances accompagnées, fidèles à l’identité du lieu : faire du cinéma un espace de réflexion collective. Déjà diffusé en avant-première, Coutures d’Alice Winocour poursuit son chemin à l’affiche. Le &#8230;</p>
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<p>Cette semaine encore, la programmation du <a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma</a> <strong>Les Lobis</strong> est exigeante, ouverte, et profondément diversifiée. Trois sorties composent le cœur de la semaine, auxquelles s’ajoutent plusieurs séances accompagnées, fidèles à l’identité du lieu : faire du cinéma un espace de réflexion collective. Déjà diffusé en avant-première, <strong>Coutures</strong> d’<strong>Alice Winocour</strong> poursuit son chemin à l’affiche. Le film marque le retour de la réalisatrice après <em>Proxima</em> et <em>Revoir Paris</em>. </p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-maigret-le-mort-amoureux-simenon-revisite"><em>Maigret, le mort amoureux</em> : Simenon revisité</h3>



<p>Autre nouveauté de la semaine : <strong>Maigret, le mort amoureux</strong>, le dixième long-métrage de <strong>Pascal Bonitzer</strong>, qui avait signé <em>Le Tableau volé</em> en 2024 et s’apprête à sortir <em>Victor comme tout le monde</em> le mois prochain. <em>« Il ne chôme pas ! »</em>, note Laëtitia Scherier.*</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="436" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-18.png" alt="" class="wp-image-31218" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-18.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-18-220x300.png 220w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p>Le film est librement tiré du roman <em>Maigret et les vieillards</em> de <strong>Georges Simenon</strong>, mais l’intrigue est transposée dans les années 2000. Pas tout à fait contemporaine, pas entièrement fidèle à l’époque d’origine : un entre-deux assumé. Le réalisateur met en scène une aristocratie figée, <em><strong>« des aristocrates catholiques qui ignorent ou méprisent l’époque dans laquelle ils vivent »</strong></em>.</p>



<p>Ce <em>Maigret</em>-là reste profondément ancré dans ses habitudes : un policier réfractaire à la modernité, sans téléphone portable, fumant la pipe, rejoignant le soir une épouse au foyer, laissant planer <em>« un petit problème avec l’alcool ».</em> <strong>Le personnage n’est pas projeté brutalement dans le XXIᵉ siècle</strong> : <em>« Il fallait quand même coller un peu au roman originel pour ne pas tout dénaturer ».</em> Le commissaire est incarné par <strong>Denis Podalydès</strong>. Un choix qui surprend d’abord par la silhouette, très éloignée des incarnations précédentes, mais pleinement assumé par Bonitzer pour son <strong><em>« capital sympathie »</em></strong> et son rapport au langage. La mise en scène, volontairement sobre, s’efface au profit du texte : <em><strong>« On a vraiment des acteurs et des actrices qui ont fait beaucoup de théâtre, qui déclament. »</strong></em></p>



<p>Comme souvent chez Simenon, l’enquête importe autant que le milieu social qu’elle dissèque. Ici, l’aristocratie parisienne. Et la fin, marquée par une ellipse ambiguë, laisse volontairement planer le doute. <em>« Je suis intriguée de savoir comment les spectateurs vont sortir du film »</em>, confie la directrice. <em><strong>« J’ai hâte d’avoir leurs interprétations. »</strong></em></p>



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<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-gateau-du-president-l-enfance-face-a-la-peur-d-etat"><em>Le Gâteau du Président</em> : l’enfance face à la peur d’État</h3>



<p>Troisième sortie, programmée avec un léger décalage : <strong>Le Gâteau du Président</strong>, premier long-métrage du réalisateur irakien <strong>Hassan Hadi</strong>, récompensé par la Caméra d’or à Cannes.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-19.png" alt="" class="wp-image-31219" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-19.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-19-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p>Laëtitia Scherier tenait absolument à proposer ce film. <em>« On voit très peu de films irakiens »,</em> souligne-t-elle, rappelant le parcours du cinéaste, qui a grandi dans le sud de l’Irak sous le régime de Saddam Hussein, travaillé dans le journalisme, avant de se tourner vers le cinéma.</p>



<p><strong>Le film suit une fillette</strong> de huit ou neuf ans vivant avec sa grand-mère. <strong>Aller à l’école est déjà une épreuve</strong>. Mais lorsqu’un instituteur lui confie la mission de <strong>préparer un gâteau pour l’anniversaire du président,</strong> la tâche devient une question de survie. Présentée comme un honneur, elle révèle rapidement sa violence : <em><strong>« Échouer n’est clairement pas une option. »</strong></em></p>



<p>Le gâteau devient un symbole écrasant : celui de la soumission imposée, de la loyauté feinte, de<strong> la peur comme outil de gouvernance. </strong>La réalisation est minimaliste ; la caméra suit l’enfant dans sa quête désespérée d’ingrédients, sans argent, dans un pays ravagé par la misère. <em><strong>« Il y a une menace qui pèse tout le temps »</strong></em>, explique la directrice : celle du temps qui s’écoule, celle des adultes, celle du régime, toujours hors-champ mais omniprésente.</p>



<p>Le film déploie une critique frontale de la propagande et du pouvoir par la peur. <em><strong>« Un premier film vraiment très impressionnant »</strong></em>, conclut-elle. <strong><em>« Les critiques sont absolument dithyrambiques, et c’est mérité. »</em></strong></p>



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<p>Au-delà des sorties, la semaine est ponctuée de temps d’échange aux Lobis. <strong>Samedi 21 février à 19h30, Soulèvements</strong> fera l’objet d’une séance accompagnée en présence de l’association <strong><a href="https://terresdeluttes.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Terres de Luttes</a></strong>, partenaire national du film. La séance sera présentée par Laëtitia Scherier : <em><strong>« L’idée, c’est de parler du film, bien sûr, mais aussi de ce que font concrètement les associations aujourd’hui. »</strong></em></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-20.png" alt="" class="wp-image-31220" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-20.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-20-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Autre rendez-vous : une séance accompagnée de <strong>Metropolis</strong> de <strong>Rintaro</strong>, proposée avec l’association <strong>La Prochaine Séance</strong>. Le film, restauré récemment, est adapté du manga d’<strong>Osamu Tezuka</strong>, lui-même inspiré du <em>Metropolis</em> de <strong>Fritz Lang</strong>.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-21.png" alt="" class="wp-image-31221" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-21.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-21-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p>Dans cette mégalopole futuriste où les robots exécutent les tâches subalternes tandis que les humains dominent, le film aborde frontalement <strong>la lutte des classes</strong>, la ségrégation et les dérives du progrès. Sa force visuelle tient au mélange, encore rare au début des années 2000, d’animation traditionnelle et d’images numériques, dans une esthétique rétro-futuriste art déco qui accentue la violence politique du récit. <em>« Un film très actuel »</em>, insiste la directrice, notamment sur les questions de robotisation et d’intelligence artificielle.</p>



<p>Plus d&rsquo;informations ici : <strong><em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/42/les-films-cinema-les-lobis-blois.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/des-salons-de-maigret-aux-rues-de-bagdad-une-semaine-aux-lobis">Des salons de Maigret aux rues de Bagdad : une semaine aux Lobis</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Aux Lobis : satire sud-coréenne, luttes écologiques, dystopie brésilienne et plus encore</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/aux-lobis-satire-sud-coreenne-luttes-ecologiques-dystopie-bresilienne-et-plus-encore</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 08:43:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Aux Lobis, l’élan ne retombe pas. Après la venue remarquée de Fabrice Luchini, la salle art et essai blésoise enchaîne avec une programmation dense, assumée, presque combative. Trop de sorties et pourtant une volonté claire : ne rien laisser passer d’essentiel. « Il y avait vraiment plusieurs films qui me tenaient à cœur », confie &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/aux-lobis-satire-sud-coreenne-luttes-ecologiques-dystopie-bresilienne-et-plus-encore">Aux Lobis : satire sud-coréenne, luttes écologiques, dystopie brésilienne et plus encore</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Aux <strong>Lobis</strong>, l’élan ne retombe pas. Après la venue remarquée de Fabrice Luchini, la salle art et essai blésoise enchaîne avec une programmation dense, assumée, presque combative. Trop de sorties et pourtant une volonté claire : ne rien laisser passer d’essentiel. <em><strong>« Il y avait vraiment plusieurs films qui me tenaient à cœur »</strong></em>, confie <strong><a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Laëtitia Scherier</a></strong>, la directrice. Alors il a fallu négocier, faire de la place, pour défendre trois propositions fortes, radicalement différentes, mais traversées par une même question : comment rester libre, aujourd’hui ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-park-chan-wook-la-comedie-noire-comme-radiographie-sociale">Park Chan-wook : la comédie noire comme radiographie sociale</h3>



<p>Son grand choc cinéphile de la semaine, c’est <strong>Aucun autre choix</strong>. Tous les films de <strong>Park Chan-wook</strong> sont passés par les Lobis. Sa trilogie de la vengeance (<em>Old Boy</em>, <em>Sympathy for Mr. Vengeance</em>, <em>Lady Vengeance</em>), <em>Mademoiselle</em>, <em>Decision to Leave</em>. <em><strong>« C’est un grand nom du cinéma sud-coréen. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-10.png" alt="" class="wp-image-31082" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-10.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-10-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Cette fois, il adapte librement le roman <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/The_Ax_(novel)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>The Ax</em> de <strong>Donald Westlake</strong></a>, déjà porté à l’écran par <strong>Costa-Gavras</strong> sous le titre <em>Le Couperet</em>. Park Chan-wook explique qu’il rêvait d’adapter ce texte depuis près de vingt ans, persuadé qu’il pouvait le transposer <strong>à la société sud-coréenne contemporaine.</strong></p>



<p>Le point de départ : <strong>un homme licencié brutalement</strong> d’une usine de papier. Passionné par son métier, installé dans une vie paisible, il bascule soudain dans la <strong>précarité. Perte de statut social. Honte</strong>. Tentative de masquer la situation à sa famille. Puis l’idée, glaçante et absurde à la fois : <strong>pour retrouver un emploi, il faut réduire la concurrence.</strong></p>



<p>Mais là où le roman et le film de Costa-Gavras penchaient vers le thriller tragique, Park Chan-wook choisit la <strong>comédie noire</strong>. <em><strong>« Il se moque de son personnage, mais avec beaucoup de tendresse »</strong></em>, souligne Laëtitia Scherier. Le héros n’est pas un exécutant froid. Il est maladroit, hésitant, presque pathétique. Le rire naît souvent de son incompétence.</p>



<p>La mise en scène, elle, est d’une précision chirurgicale. Début du film : maison géométrique, lumière artificiellement éclatante, barbecue familial presque trop parfait. <em><strong>« Ils ont accentué la lumière pour donner une fausse lumière du soleil »</strong></em>, explique-t-elle. <strong>Tout semble net, lumineux, stable. Puis les fissures apparaissent. Les cadres se cassent.</strong> Les mouvements deviennent flottants. Les couleurs se ternissent. <em>« La forme colle totalement à la psyché du personnage. »</em></p>



<p>Plus il s’enfonce, plus la mise en scène l’accompagne. Park Chan-wook transforme un récit de licenciement en <strong>satire du capitalisme moderne</strong>, de la <strong>compétition sociale,</strong> de la pression permanente à la réussite. Le film a dépassé le million d’entrées en Corée du Sud et a été proposé par le pays pour concourir à l’Oscar du film international. <em>« Moi j’y crois beaucoup »</em>, affirme-t-elle. <strong><em>« C’est vraiment un gros coup de cœur. »</em></strong></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-14.png" alt="" class="wp-image-31086" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-14.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-14-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-soulevements-les-visages-derriere-le-mouvement">Soulèvements : les visages derrière le mouvement</h3>



<p>Autre proposition forte : <strong>Soulèvements.</strong> Le <strong>documentaire</strong> revient sur le mouvement des Soulèvements de la Terre. Seize portraits, répartis sur le territoire : Notre-Dame-des-Landes, Sainte-Soline, Haute-Savoie. Des témoignages face caméra. Intergénérationnels. Convaincus. Convaincants. <em><strong>« L’idée, c’est de rendre un mouvement national plus humain. »</strong></em> Le film interroge <strong>la légitimité de la désobéissance civile, la criminalisation des militants, la tension entre démocratie et maintien de l’ordre.</strong> Une séance-débat est prévue le 21 février avec l’association <em>Terre de Liens</em> pour prolonger l’échange autour de plusieurs sujets : comment centraliser les combats ? Comment s’organiser aujourd’hui ?</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="434" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-12.png" alt="" class="wp-image-31084" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-12.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-12-221x300.png 221w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">Les Voyages de Teresa : vieillir n’est pas disparaître</h3>



<p>Avec <strong>Les Voyages de Tereza</strong> de <strong>Gabriel Mascaro</strong>, changement radical d’atmosphère. Une dystopie brésilienne dans un futur proche. <strong>Les personnes âgées, une fois retraitées, sont placées sous la tutelle</strong> de leurs enfants, privées de décisions. Puis envoyées dans des <em><strong>« camps »</strong></em>. Teresa, 70 ans, refuse. Elle s’enfuit. <strong><em>« C’est un réquisitoire extrêmement puissant sur l’envie de vivre et la liberté. »</em></strong> Le film devient récit initiatique. Cavale sur l’Amazone. Moments suspendus, presque féériques. Réflexion frontale sur <strong>la manière dont nos sociétés traitent les personnes âgées.</strong> <em>« Ça fait longtemps que je n’avais pas vu un film aussi rafraîchissant et ambitieux. »</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="559" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-16.png" alt="" class="wp-image-31101" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-16.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-16-300x164.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-16-768x419.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading">L’enfance et la transmission</h3>



<p>Dimanche matin, la <strong>Fête des Marmots</strong> propose <strong>L&rsquo;Ourse et l&rsquo;Oiseau</strong> : amitié improbable entre une ourse et un oiseau, migration, hibernation, fidélité. Petit-déjeuner offert dès 10h30, lecture par <strong>Stéphanie Thimonnier</strong>, ateliers créatifs après la séance.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-11.png" alt="" class="wp-image-31083" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-11.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-11-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading"><em>Coutures</em> d’Alice Winocour</h3>



<p>Autre temps fort : l’avant-première mardi à 20h30 de <strong>Coutures</strong>, le nouveau film d’<strong>Alice Winocour</strong>, à qui l’on doit notamment <em>Proxima</em> et <em>Revoir Paris</em>. Le récit se déploie <strong>dans l’univers de la haute couture parisienne</strong>, mais le décor n’est qu’un point d’appui. Le film tisse quatre trajectoires féminines qui gravitent autour du personnage incarné par <strong>Angelina Jolie</strong>. Son personnage — réalisatrice d’un film d’horreur — est engagée pour concevoir le court-métrage d’ouverture d’un défilé de haute couture à Paris. Elle arrive dans la capitale, travaille, et découvre qu’elle est atteinte d’une maladie — point de bascule du récit.</p>



<p><em>« Le film est très majoritairement en français »</em>, précise Laëtitia Scherier. Quelques lignes en anglais subsistent, mais Angelina Jolie parle bien français à l’écran. Autour de cette trame principale se déploient trois autres parcours : une maquilleuse qui rêve de devenir écrivaine, une jeune mannequin originaire du Soudan du Sud, pour qui la mode représente moins une vocation qu’une possibilité d’émancipation, une couturière au sein de la maison, dont le personnage permet d’observer le travail des <em>« petites mains »</em> et la pression interne de l’atelier.</p>



<p>On retrouve également <strong>Garance Marillier</strong> et <strong>Ella Rumpf</strong>, déjà réunies dans <em>Grave</em> de Julia Ducournau. Le film assume clairement <strong>une narration centrée sur les femmes</strong> : <em>« On est vraiment sur un récit de femmes, et sur ce que les femmes sont prêtes à faire et à traverser pour avoir ce qu’elles veulent »</em>, insiste la directrice. Autre dimension essentielle :<strong> la santé des femmes.</strong> Le film met en avant la question du dépistage, la résilience, l’acceptation du corps malade. <em>« C’est très au cœur du film »</em>, précise-t-elle, sans en dévoiler davantage pour ne pas en trahir les enjeux.</p>



<p>&gt;&gt;<a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr">Plus d&rsquo;informations ici : <strong><em>blois-les-lobis.cap-cine.fr</em></strong></a></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/aux-lobis-satire-sud-coreenne-luttes-ecologiques-dystopie-bresilienne-et-plus-encore">Aux Lobis : satire sud-coréenne, luttes écologiques, dystopie brésilienne et plus encore</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Aux Lobis, The Mastermind en éclaireur, Luchini en invité spécial, et Toutes Petites Créatures 2 pour les plus jeunes</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/aux-lobis-the-mastermind-en-eclaireur-luchini-en-invite-special-et-toutes-petites-creatures-2-pour-les-plus-jeunes</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 08:56:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Aux Lobis, la semaine s’ouvre avec optimisme : le public est et sera au rendez-vous cette semaine. La directrice du cinéma, Laëtitia Scherier, le sent en évoquant À pied d’œuvre de Valérie Donzelli, déjà présenté en avant-première. « On a eu 185 personnes », souligne-t-elle, comme un signe que le film « va très bien &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Aux Lobis,</strong> la semaine s’ouvre avec optimisme : le public est et sera au rendez-vous cette semaine. La directrice du cinéma, <strong>Laëtitia Scherier,</strong> le sent en évoquant <strong><a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>À pied d’œuvre</em> de Valérie Donzelli</a></strong>, déjà présenté en avant-première. <em>« On a eu 185 personnes »</em>, souligne-t-elle, comme <strong>un signe que le film <em>« va très bien marcher »</em>. </strong>Une salle d’art et d’essai peut aussi être un lieu de circulation large, dès lors que les films trouvent leur public.</p>



<p>Mais le cœur battant de la semaine se situe ailleurs, dans ce que Laëtitia Scherier désigne sans hésiter comme <strong>l’un de ses grands chocs cannois. <em>The Mastermind</em>,</strong> neuvième long métrage de <strong>Kelly Reichardt,</strong> s’impose pour elle comme un moment de cinéma rare. <em><strong>« C’était vraiment un de mes gros coups de cœur »</strong></em>, affirme-t-elle. Une attente de longue date aussi : la réalisatrice américaine, figure désormais incontournable du cinéma indépendant, est une habituée des Lobis. Tous ses films y ont été programmés, du plus récent <em>Showing Up</em> à <em>Certaines Femmes</em>, <em>La Dernière Piste</em> ou encore <em>First Cow</em>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="434" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-4.png" alt="" class="wp-image-30916" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-4.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-4-221x300.png 221w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Avec <em>The Mastermind</em>, Kelly Reichardt change pourtant de terrain. <strong>Pour la première fois, elle place au centre de son récit un personnage masculin</strong> d’une trentaine d’années. <em>« Je l’attendais un peu au tournant »,</em> confie Laëtitia Scherier. Le film se déploie <strong>dans l’Amérique des années 1970, </strong>sur fond de guerre du Vietnam et de discours politiques, mais son protagoniste semble étrangement détaché du monde. Installé dans une banlieue pavillonnaire du Massachusetts, marié, père de deux enfants, issu d’un milieu bourgeois avec un père juge respecté, il apparaît <strong>comme un corps étranger à sa propre vie.</strong> <em>« Il a l’air de s’ennuyer profondément »</em>, résume la directrice.</p>



<p><strong>Ce désœuvrement trouve un exutoire inattendu lors d’une visite de musée.</strong> Le personnage découvre <em><strong>« l’exaltation du vol »,</strong></em> le vertige de la transgression. Le scénario joue alors de correspondances symboliques : le père incarne la loi, le fils choisit de la briser. Mais Reichardt détourne radicalement les codes du film de braquage. <em>« Elle commence vraiment par le casse »</em>, explique Laëtitia Scherier, <em>« qui n’occupe que le premier quart du film ».</em> Le véritable sujet se situe ailleurs : <strong>dans les conséquences morales, sociales et intimes de l’acte, dans la cavale, dans la crise existentielle.</strong></p>



<p>Ce déplacement est renforcé par une mise en scène d’une précision extrême. La réalisatrice raconte toujours <em><strong>« deux histoires »</strong></em>, insiste-t-elle : celle du scénario, et celle, plus souterraine, que fabrique le montage. Le recours au surcadrage, aux lignes des murs, aux cadres des tableaux, <strong>isole le personnage au sein même de l’image.</strong> <em>« Ça fonctionne extrêmement bien »,</em> observe Laëtitia Scherier, qui souligne combien cette construction crée de l’empathie pour un personnage pourtant potentiellement antipathique. Le film n’hésite pas non plus à glisser vers <strong>un burlesque discret</strong> : certaines séquences deviennent presque cartoonesques, la musique jazz instille une ironie douce, et la réalisatrice <em>« se moque parfois clairement de son personnage ».</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="434" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-6.png" alt="" class="wp-image-30919" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-6.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-6-221x300.png 221w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>La programmation de la semaine n’oublie pas les plus jeunes. <strong><em>Les Toutes Petites Créatures 2</em> de Lucy Izzard</strong> s’adresse aux enfants dès trois ans. <strong>Douze courts récits en stop-motion,</strong> mettant en scène <strong>cinq petites figures en pâte à modeler,</strong> prolongent l’univers du premier volet. <em>« Les récits traitent de belles valeurs »,</em> précise la directrice : apprentissage, tolérance, empathie, solidarité. Un cinéma de transmission, pensé à hauteur d’enfant, issu du travail du studio d’animation <em><a href="https://www.aardman.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Aardman,</a></em> mondialement reconnu.</p>



<p>La semaine marque également la poursuite du <a href="https://bloiscapitale.com/agenda-de-la-semaine-a-blois-et-ses-environs-du-2-au-8-fevrier" target="_blank" rel="noreferrer noopener">festival <em><strong>Les Mycéliades</strong></em></a> (<a href="https://bloiscapitale.com/agenda-de-la-semaine-a-blois-et-ses-environs-du-2-au-8-fevrier" target="_blank" rel="noreferrer noopener">voir ici</a>), consacré aux <strong>imaginaires de science-fiction.</strong> Deux soirées <em>« double dose »</em> structurent la programmation : une thématique <em>« effondrement »</em> <strong>avec <em>La Nuée</em> et <em>Take Shelter</em></strong>, ponctuée d’un quiz, puis une exploration ferroviaire avec <strong><em>Snowpiercer</em> et <em>Dernier train pour Busan</em>,</strong> accompagnée d’un blind test autour des musiques de films de science-fiction. Le festival se conclut par <strong><em>Soleil vert</em>,</strong> choix assumé : <em>« une valeur sûre »</em>, destinée aussi aux spectateurs les plus fidèles.</p>



<p>Au fil de la première semaine, la directrice a observé l’un des effets recherchés du festival : <strong>attirer de nouveaux visages.</strong> <em>« On a eu pas mal de spectateurs qu’on ne connaissait pas »</em>, souvent plus jeunes, mais pas exclusivement. La programmation atteint ainsi son objectif : faire circuler les publics, ouvrir les portes, rappeler que le cinéma d’art et d’essai est ouvert à toutes et tous.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="435" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-5.png" alt="" class="wp-image-30917" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-5.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-5-221x300.png 221w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Mais la semaine réserve <strong>un autre moment fort,</strong> né d’un heureux imprévu. Alors que la programmation était déjà arrêtée, le distributeur de <em><strong>Victor comme tout le monde</strong></em> contacte les Lobis : <strong>Fabrice Luchini souhaite faire une halte à Blois.</strong> <em>« Évidemment, on ne dit pas non à Luchini ! »</em>, sourit Laëtitia Scherier. <strong>L’acteur viendra présenter le film de Pascal Bonitzer, écrit à partir d’un scénario initial de Sophie Fillières.</strong></p>



<p>Le film suit <strong>Robert Zucchini, comédien passionné par Victor Hugo,</strong> qui lit chaque soir ses textes sur scène pour les faire vivre. L’intrigue se double d’un récit intime : une relation père-fille à reconstruire après la mort de la mère. Bonitzer tisse un jeu de miroirs entre le personnage et Hugo lui-même, entre la légende littéraire et l’homme.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="559" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-7.png" alt="" class="wp-image-30921" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-7.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-7-300x164.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-7-768x419.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Fabrice Luchini y est décrit comme <em><strong>« totalement dans son élément »</strong></em> : brillant, virtuose de la langue, mais profondément maladroit dans la sphère intime. <em><strong>« Il y a toujours ce personnage extrêmement assuré sur scène, et dans sa vie personnelle un homme perdu »</strong></em>, résume-t-elle. La prévente confirme l’attente, la moitié des places pour cette avant-première &#8211; dimanche à 15 heures &#8211; sont déjà réservées.</p>



<p>Horaires, informations et réservations : <em><strong><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/9/cinema-cinema-les-lobis-blois.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></strong></em></p>



<p></p>



<p></p>
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		<title>Aux Lobis cette semaine, une programmation pour tous les goûts, tous les âges, toutes les envies</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 09:40:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine, la programmation des Lobis se distingue de nouveau par une traversée de genres, de générations et de regards. Comme le dit Laëtitia Scherier, directrice du cinéma blésois, « personne ne pourra dire qu’il n’y a rien qui l’intéresse ». La Grazia La première sortie de la semaine est La Grazia, le onzième long &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/aux-lobis-cette-semaine-une-programmation-pour-tous-les-gouts-tous-les-ages-toutes-les-envies">Aux Lobis cette semaine, une programmation pour tous les goûts, tous les âges, toutes les envies</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Cette semaine, la programmation des <strong>Lobis</strong> se distingue de nouveau par une traversée de genres, de générations et de regards. Comme le dit <strong>Laëtitia Scherier,</strong> directrice du <a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma</a> blésois, <em><strong>« personne ne pourra dire qu’il n’y a rien qui l’intéresse ».</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="457" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/image-32.png" alt="" class="wp-image-30751" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/image-32.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/image-32-210x300.png 210w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-grazia">La Grazia</h3>



<p>La première sortie de la semaine est <strong>La Grazia</strong>, le onzième long métrage de <strong>Paolo Sorrentino</strong>. Le réalisateur italien retrouve pour la septième fois <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Toni_Servillo" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Toni Servillo</a></strong>, acteur fétiche de son cinéma, dont l’interprétation lui a valu le <strong>prix d’interprétation masculine au Festival de Venise</strong>.</p>



<p>Le film met en scène un <strong>président de la République italienne fictif</strong>, <strong>en fin de mandat</strong>. Un choix assumé par le cinéaste, qui ne cherche pas à représenter une figure politique réelle mais, au contraire, à proposer <em><strong>« une belle image de la politique »</strong></em>. Le personnage, ancien juriste, croit profondément dans le droit et la justice. Catholique convaincu, il traverse surtout un <strong>deuil intime</strong>, celui de la mort de son épouse, dont il ne parvient pas à se relever. À l’approche de la fin de son mandat, il se retrouve confronté à deux décisions majeures : statuer sur la <strong>grâce de deux personnes accusées de meurtre</strong>, aux circonstances complexes, et décider de la <strong>promulgation ou non d’une loi sur l’euthanasie</strong>.</p>



<p>Pour Laëtitia Scherier, le film interroge directement les tensions au cœur de <strong>l’exercice du pouvoir</strong> : <em>« Le film met en lumière les oppositions entre la volonté de justice et la compassion qu’on peut avoir, entre la responsabilité politique et les convictions personnelles. »</em> Une phrase du début du film l’a particulièrement marquée : <em>« À la fin d’un mandat, en quelques semaines, on pourrait très bien avoir le temps de commencer une guerre. »</em> Une manière de rappeler que, <strong>jusqu’au dernier jour, le pouvoir engage pleinement la responsabilité de celles et ceux qui l’exercent.</strong></p>



<p>Paolo Sorrentino revendique un film traversé par une pluralité d’émotions : l’amour — pour la famille, la justice, le pays — mais aussi le doute. <strong>Un doute que le cinéaste considère comme une vertu politique</strong> : « <em>Un homme politique ne doit pas rester enfermé dans ses certitudes. »</em></p>



<p>Visuellement, La Grazia marque pour la programmatrice un véritable retour en grâce du cinéaste : <em><strong>« On retrouve vraiment sa marque visuelle. Un cinéma très esthétique,</strong> des plans très léchés, un cadrage extrêmement fluide. Le film prend le temps de respirer. »</em> Une temporalité assumée, nécessaire selon elle pour aborder des sujets politiques complexes <em><strong>« en prenant le temps de poser les pour et les contre »</strong></em>.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/image-30.png" alt="" class="wp-image-30749" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/image-30.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/image-30-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-baise-en-ville">Baise-en-ville</h3>



<p>Deuxième sortie de la semaine : <strong>Baise-en-ville</strong>, le nouveau film de <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Jauvat" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Martin Jauvat</a></strong>, son deuxième long métrage après <em>Grand Paris</em>. Le réalisateur tient également le rôle principal, entouré d’un casting singulier : <strong>Emmanuelle Bercot</strong>, <strong>William Lebghil</strong>, et <strong>Michel Hazanavicius</strong> dans le rôle du père.</p>



<p>Le film suit un jeune homme coincé dans <strong>un cercle absurde</strong> : pour trouver un travail, il lui faut de l’argent ; pour gagner de l’argent, il lui faut un travail ; mais <strong>pour travailler, il doit posséder le permis de conduire — qu’il ne peut justement pas financer.</strong> Installé en Seine-et-Marne, <strong>incapable de se déplacer facilement, il cherche des stratégies de contournement.</strong> Sa monitrice d’auto-école, interprétée par Emmanuelle Bercot, lui souffle une idée improbable : toujours se déplacer avec un baise-en-ville, sorte de sac permettant de passer la nuit ailleurs, afin de pouvoir dormir chez des personnes rencontrées au gré de ses journées.</p>



<p>Commence alors <strong>une errance faite de petits boulots, d’hébergements temporaires, de malentendus et de situations absurdes.</strong> <em><strong>« C’est un film très déjanté, très frais, très drôle »</strong></em>, résume Laëtitia Scherier.</p>



<p>Le film aborde pourtant de véritables sujets sociaux : la précarité des jeunes, la difficulté d’accès à l’emploi, l’errance en périphérie urbaine, mais aussi le rapport aux femmes, qui ne se laissent pas duper par les stratégies du personnage. <em>« Les jeunes femmes qu’il rencontre comprennent très vite qu’il est plus intéressé par la localisation de leur appartement que par elles. »</em></p>



<p>La mise en scène, très travaillée, joue sur la couleur, les décors et <strong>une esthétique presque pop,</strong> donnant au film un caractère volontairement intemporel. <em>« On pourrait parfois se demander à quelle époque ça se passe. »</em></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="559" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/image-33.png" alt="" class="wp-image-30757" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/image-33.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/image-33-300x164.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/image-33-768x419.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-festival-des-myceliades-a-blois">Le festival des Mycéliades à Blois</h2>



<p>Au-delà des sorties nationales, les Lobis accueillent cette semaine <strong>le festival Les Mycéliades</strong>, pour la première fois à Blois. Né d’un appel à projets du CNC en 2020, le dispositif vise à <strong>développer la fréquentation des 15-25 ans dans les salles de cinéma art et essai</strong>.</p>



<p>Le festival est porté par l’<strong><a href="https://adrc-asso.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ADRC</a></strong> en partenariat avec <a href="https://imagesenbibliotheques.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Images en Bibliothèques</a>. Seuls <strong>80 binômes cinéma-médiathèque</strong> sont sélectionnés chaque année en France. Les Lobis ont été retenus aux côtés de la <strong>Médiathèque Abbé-Grégoire</strong>, située juste en face, en partenariat avec Agglopolys. La thématique : <strong>la science-fiction</strong>, pensée comme un terrain commun <strong>entre cinéma, littérature et imaginaire contemporain.</strong> Le festival accueille l’autrice de science-fiction <strong>Audrey Pleynet</strong>, lauréate du <strong>prix Utopiales 2023</strong>, pour un atelier d’écriture à la médiathèque et une rencontre au cinéma.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-programme-du-festival-les-myceliades">🧬 Programme du festival Les Mycéliades</h2>



<p><strong>Cinéma Les Lobis × Bibliothèque Abbé-Grégoire – Agglopolys</strong><br>📅 <em>Du 31 janvier au 8 février 2026</em></p>



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<h2 class="wp-block-heading">🗓️ <strong>Samedi 31 janvier</strong></h2>



<p>📚 <strong>Bibliothèque Abbé-Grégoire – Section adulte</strong><br>🕑 <strong>14h → 17h30</strong><br>✍️ Atelier d’écriture <em>science-fiction</em><br>avec <strong>Audrey Pleynet</strong> (autrice de <em>Noosphere</em>, <em>Rossignol</em>, <em>Sintonia</em>)<br>👉 Dès 17 ans – gratuit sur inscription</p>



<p>🎬 <strong>Cinéma Les Lobis — Double Dose « Apocalypse »</strong><br>🕢 19h30 — <em>Les Fils de l’homme</em> (Alfonso Cuarón) 🔞<br>🕙 22h — <em>Mad Max</em> (George Miller) 🔞<br>💶 6,90 € / film — <strong>10 € les 2 films</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">🗓️ <strong>Dimanche 1er février</strong></h2>



<p>🎬 <strong>Cinéma Les Lobis</strong><br>🕓 <strong>16h15</strong> — <em>L’Île aux chiens</em> (Wes Anderson)<br>👧 Dès 11 ans — Présentation Laëtitia Scherier &amp; Matthieu Froger<br>💶 6,90 € / 6,20 € abonnés — <strong>5 € (-14 ans)</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">🗓️ <strong>Mercredi 4 février</strong></h2>



<p>📚 <strong>Bibliothèque Abbé-Grégoire – Musique / Cinéma / Jeux vidéo</strong><br>🕑 <strong>14h → 16h</strong><br>🎮 Triple Dose Jeux vidéo &amp; VR<br>– jeux rétrofuturistes (7 &amp; 12 ans)<br>– casque VR (dès 10 ans)<br>💶 Gratuit sur inscription</p>



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<h2 class="wp-block-heading">🗓️ <strong>Vendredi 6 février</strong></h2>



<p>📚 <strong>Auditorium Samuel Paty</strong><br>🕡 <strong>18h30 → 20h30</strong><br>🎼 Conférence<br><strong>« La musique classique dans la science-fiction »</strong><br>par <strong>Clément Guillot</strong><br>🎟️ Entrée libre</p>



<p>🎬 <strong>Cinéma Les Lobis — Double Dose « Effondrements »</strong><br>🕣 20h45 — <em>La Nuée</em> 🔞<br>🕥 22h30 — Quiz SF<br>🕥 22h45 — <em>Take Shelter</em><br>💶 6,90 € / film — <strong>10 € les 2 films</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">🗓️ <strong>Samedi 7 février</strong></h2>



<p>📚 <strong>Bibliothèque Abbé-Grégoire</strong><br>🕑 <strong>14h → 18h</strong><br>🥽 Animation casques VR<br>💶 Gratuit sur inscription</p>



<p>🎬 <strong>Cinéma Les Lobis — Double Dose « Déraillement »</strong><br>🕢 19h30 — <em>Snowpiercer</em><br>🕤 21h45 — Blind test<br>🕥 22h15 — <em>Dernier train pour Busan</em> 🔞<br>💶 6,90 € / film — <strong>10 € les 2 films</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">🗓️ <strong>Dimanche 8 février</strong></h2>



<p>🎬 <strong>Cinéma Les Lobis</strong><br>🕓 <strong>16h15</strong> — <em>Soleil vert</em><br>🎤 Présentation Laëtitia Scherier &amp; Matthieu Froger<br>💶 6,90 € / 6,20 € abonnés</p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-seances-cine-fil"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">Les séances Ciné&rsquo;fil</mark></h2>



<p>Deux propositions <strong><a href="https://bloiscapitale.com/cinefil-une-association-qui-fait-vivre-le-cinema-dauteur-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ciné&rsquo;fil</a></strong> complètent la semaine. D’abord <strong>Franz K.</strong>, d’<strong>Agnieszka Holland</strong>, portrait non linéaire de l’écrivain, de Prague à Vienne. La réalisatrice adopte une forme éclatée, volontairement déroutante, pour mieux épouser l’univers mental et littéraire de Kafka : <em><strong>« Le film ne cherche pas à raconter fidèlement sa biographie, mais à se plonger dans son monde. »</strong></em></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="465" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/image-34.png" alt="" class="wp-image-30760" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/image-34.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/image-34-206x300.png 206w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p>Puis <strong>L’Engloutie</strong>, premier long métrage de <strong>Louise Hémon</strong>, inspiré de l’histoire de la grande-tante de la réalisatrice. Le film suit <strong>une jeune institutrice envoyée passer l’hiver dans un hameau isolé des Hautes-Alpes à la fin du XIXᵉ siècle.</strong> Tourné dans des conditions très contraignantes, souvent éclairé à la bougie, le film oppose les idéaux républicains de la jeune femme aux croyances d’une communauté vivant en quasi-autarcie. <em><strong>« C’est vraiment un film à voir sur grand écran. Sur un ordinateur, ça ne rend pas ! »</strong></em></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/image-35.png" alt="" class="wp-image-30762" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/image-35.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/image-35-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p class="has-text-align-center">&gt;&gt; Pour en savoir plus : <strong><em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></strong></p>



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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/aux-lobis-cette-semaine-une-programmation-pour-tous-les-gouts-tous-les-ages-toutes-les-envies">Aux Lobis cette semaine, une programmation pour tous les goûts, tous les âges, toutes les envies</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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