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	<title>Archives des Cinéma - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des Cinéma - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Aux Lobis : In Waves, Herzog, Mononoké, de grands road movies et Blois Danse</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 08:16:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après le succès de Jim Queen, le cinéma Les Lobis poursuit cette semaine son exploration de l’animation adulte avec In Waves, premier long métrage de Phuong Mai Nguyen. La programmation accueille aussi Ghost Elephants, nouveau documentaire de Werner Herzog, Princesse Mononoké dans le cycle Ghibli, deux grands films du road movie avec Thelma &#38; Louise &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/aux-lobis-in-waves-herzog-mononoke-de-grands-road-movies-et-blois-danse">Aux Lobis : In Waves, Herzog, Mononoké, de grands road movies et Blois Danse</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Après le succès de <em>Jim Queen</em>, le <strong><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/#home" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma Les Lobis</a></strong> poursuit cette semaine son exploration de l’animation adulte avec <strong><em>In Waves</em>, </strong>premier long métrage de Phuong Mai Nguyen. La programmation accueille aussi <em><strong>Ghost Elephants</strong></em>, nouveau documentaire de Werner Herzog, <em><strong>Princesse Mononoké</strong></em> dans le cycle Ghibli, deux grands films du road movie avec <em><strong>Thelma &amp; Louise</strong></em> et <em><strong>Pierrot le Fou</strong></em>, ainsi que trois rendez-vous du <strong><em>Festival Blois Danse.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Laëtitia Scherier, directrice du <a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma blésois</a>, ne cache pas sa satisfaction après la première semaine de <em>Jim Queen</em> aux Lobis</strong>. <em>« Je pense qu’on va terminer à pas loin de 300 entrées sur la première semaine d’exploitation aux Lobis, ce qui est extrêmement bien »</em>, se réjouit-elle. <em>« Sur ce type de film, d’habitude, cela ne fonctionne pas. Je ne sais pas ce qu’il se passe autour de ce film en particulier, mais je suis très contente. »</em> C’est dans cet élan que Les Lobis programment <em>In Waves</em>, autre proposition d’animation, mais dans un registre très différent.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="817" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-49.png" alt="" class="wp-image-34694" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-49.png 600w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-49-220x300.png 220w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
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<h2 id="h-in-waves-l-amour-la-maladie-et-le-mouvement-de-la-mer" class="wp-block-heading"><em>In Waves</em> : l’amour, la maladie et le mouvement de la mer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Présenté en ouverture de la Semaine de la Critique, sélection parallèle du Festival de Cannes organisée par le Syndicat français de la critique de cinéma, <strong><em>In Waves</em> est adapté du roman graphique d’AJ Dungo, publié en 2019.</strong> Le livre avait rencontré un beau succès en librairie, avec plus de 100 000 exemplaires vendus. Le film est le <strong>premier long métrage de Phuong Mai Nguyen, réalisatrice formée aux <em>Gobelins</em> et à <a href="https://www.poudriere.eu/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>La Poudrière</em></a>,</strong> deux écoles importantes du cinéma d’animation. Elle avait notamment coréalisé l’adaptation en série animée des <em>Culottées</em>, de Pénélope Bagieu, diffusée sur <em>France Télévisions</em>. Cette fois, elle signe seule la réalisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Laëtitia Scherier recommande le film <strong>à partir de 13 ou 14 ans.</strong> Il n’est pas interdit aux plus jeunes, mais son récit, ses thèmes et sa tonalité s’adressent <strong>plutôt à un public adolescent et adulte.</strong> <em>« Il n’y a pas forcément vraiment d’intérêt en termes de récit plus jeune. Et puis, c’est quand même un film qui n’est pas forcément facile »</em>, précise-t-elle. L’histoire se déroule à Los Angeles. Un adolescent timide, passionné de skateboard et de dessin, tombe amoureux d’une jeune surfeuse qui lui transmet sa passion de l’océan. <strong>Le récit commence dans l’insouciance des débuts amoureux, avant d’être brutalement traversé par la maladie.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film aurait pu basculer dans le pathos. Il l’évite. <strong><em>« Miraculeusement, le film ne cède pas du tout au misérabilisme »</em></strong>, observe Laëtitia Scherier. Il accompagne plutôt le couple dans <strong>une suite d’épreuves qui oblige chacun à redéfinir son rapport au corps, au temps, à l’avenir, au couple lui-même.</strong> Que devient la projection dans l’avenir lorsque celui-ci devient incertain, alors que l’on est jeune, amoureux, sportif, encore au début de tout ? À cette trajectoire intime s’ajoute une autre ligne de récit : l’histoire du surf, ses racines hawaïennes, sa culture et son imaginaire. Le film entremêle ainsi le destin des personnages à <strong>une histoire plus large, presque mythologique, de l’océan.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La réalisatrice a travaillé avec AJ Dungo pour l’adaptation et a également rencontré les parents de <strong>Kristen, la jeune femme décédée d’un cancer dont l’histoire inspire le personnage féminin du film.</strong> Le sujet est douloureux, mais Laëtitia Scherier insiste sur la lumière qui traverse aussi l’œuvre. <em>« Dit comme cela, on peut avoir l’impression que le film va être extrêmement triste et lourd à regarder. Alors oui, clairement, il y a des séquences difficiles. Mais il y a plein de moments aussi, notamment les moments de surf, de partage, d’échange entre les jeunes. »</em> L’animation épouse souvent le mouvement de la mer et des vagues. Certaines transitions évoquent des estampes japonaises. <em>In Waves</em> devient alors moins un film sur la maladie qu’un film sur <strong>ce qui continue à circuler : les souvenirs, les gestes, l’amour, la mer, les émotions.</strong> <em>« C’est aussi le but du cinéma de ressentir des émotions »,</em> glisse Laëtitia Scherier.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="600" height="900" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-50.png" alt="" class="wp-image-34695" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-50.png 600w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-50-200x300.png 200w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
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<h2 id="h-ghost-elephants-werner-herzog-a-la-recherche-de-l-inconnu" class="wp-block-heading"><em>Ghost Elephants</em> : Werner Herzog à la recherche de l’inconnu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>Ghost Elephants</em>, Les Lobis programment aussi <strong>le nouveau documentaire de Werner Herzog.</strong> Figure majeure du nouveau cinéma allemand, mouvement né dans les années 1960 et 1970, le cinéaste a construit une œuvre entre fiction, documentaire, exploration, critique sociale et fascination pour les marges du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film suit le <strong><a href="https://www.instagram.com/drsteveboyes/?hl=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">biologiste Steve Boyes</a></strong> dans une <strong>expédition en Afrique</strong>. Le voyage commence en Namibie et mène jusqu’aux hauts plateaux d’Angola, sur les traces d’une mystérieuse population d’éléphants surnommés les <em><strong>« éléphants fantômes ».</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le point de départ tient à un spécimen conservé dans une grande galerie : une partie de squelette d’éléphant d’une taille démesurée, bien supérieure à celle des animaux recensés récemment. Le film pose alors une série de questions : <strong>existe-t-il encore des descendants de ces éléphants ?</strong> S’agit-il d’une population ancienne disparue ? D’une espèce transformée par l’évolution ? D’une légende locale ? Herzog ne filme pas seulement une enquête scientifique, mais <strong>une quête.</strong> <strong><em>« On n’est vraiment pas sur un documentaire animalier classique »,</em></strong> souligne Laëtitia Scherier. Les éléphants sont présents, bien sûr, mais ils ne constituent pas le seul sujet. Ils deviennent le point d’entrée vers une réflexion plus vaste sur l’obsession humaine de la découverte, le rapport à l’inconnu, à la nature, aux animaux et aux territoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Narré par Werner Herzog lui-même, le film prend parfois <strong>la forme d’une fable</strong>. Sa voix accompagne l’expédition et donne au récit une dimension presque philosophique. Le documentaire accorde aussi une place essentielle aux pisteurs, venus de plusieurs régions et communautés africaines. Leur connaissance du territoire, des dangers, des animaux, des forêts et des plaines devient l’un des cœurs du film.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Laëtitia Scherier insiste sur <strong>la beauté des paysages filmés</strong>, notamment dans la deuxième partie. <em>« Il y a de très beaux plans de forêts sous la brume. Il arrive vraiment à capter la majesté et la beauté des plaines et des forêts de l’Angola »</em>, observe-t-elle. Le documentaire montre aussi <strong>la fragilité des écosystèmes</strong>. Sa dimension écologique n’est pas appuyée comme un discours frontal, mais elle traverse le film par les images, les déplacements, les rencontres et les traces laissées par les hommes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La directrice des Lobis recommande toutefois le film plutôt <strong>à partir de 10 ans.</strong> Il n’existe pas d’interdiction, mais certaines images peuvent heurter les plus jeunes. <em>« On voit notamment des animaux morts, car les personnes rencontrées chassent pour se nourrir »</em>, précise-t-elle. Et surtout, <strong>le film n’est pas construit comme un documentaire animalier familial.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="600" height="900" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-51.png" alt="" class="wp-image-34698" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-51.png 600w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-51-200x300.png 200w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
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<h2 id="h-princesse-mononoke-ghibli-dans-sa-part-la-pluls-sombre" class="wp-block-heading"><em>Princesse Mononoké</em> : Ghibli dans sa part la pluls sombre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le cycle Ghibli continue avec <strong><em>Princesse Mononoké</em>, de Hayao Miyazaki.</strong> Le film est proposé en cinq séances : trois en VF et deux en VO, plutôt en soirée. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sorti en 1997,</strong> <em>Princesse Mononoké</em> est l’un des grands récits d’aventure de Miyazaki, mais aussi l’une de ses œuvres les plus denses. Le film explore <strong>les rapports entre l’humanité et la nature, la violence, la guerre, la destruction des écosystèmes et la difficulté de vivre ensemble.</strong> Laëtitia Scherier le recommande à partir de 10 ou 11 ans, même si le film ne fait l’objet d’aucune interdiction. La raison tient à la complexité du récit et à sa noirceur. <em><strong>« Le récit n’est pas du tout manichéen »</strong></em>, souligne-t-elle. Chaque personnage possède ses raisons d’agir, de combattre, d’attaquer ou de se défendre. Ces raisons ne sont pas toujours des excuses, mais <strong>elles empêchent le film de réduire le conflit à un affrontement simple entre bien et mal.</strong> C’est cette complexité morale qui distingue fortement <em>Princesse Mononoké</em> d’autres productions destinées au jeune public. <strong>Le film ne cherche pas à rassurer</strong>. Il regarde la violence du monde, les intérêts contradictoires, la destruction, la puissance des mythes, mais aussi l’impossibilité de revenir à une nature idéalisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près de trente ans après sa sortie, <em>Princesse Mononoké</em> demeure<strong> l’un des sommets de l’animation traditionnelle.</strong> La fluidité des scènes d’action, le soin apporté aux créatures mythologiques, l’ampleur du récit et la force visuelle de l’ensemble continuent d’impressionner. <em><strong>« Je trouve que le film reste visuellement assez incroyable »</strong></em>, confie la directrice des Lobis.</p>



<h2 id="h-so-retro-thelma-amp-louise-une-fuite-devenue-emancipation" class="wp-block-heading">So Rétro : <em>Thelma &amp; Louise</em>, une fuite devenue émancipation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après l’ouverture du cycle So Rétro avec <em>Retour vers le futur</em>, Les Lobis poursuivent leur programmation patrimoniale autour du <strong>road movie</strong>. Premier film proposé : <strong><em>Thelma &amp; Louise</em>, de Ridley Scott</strong>. Sorti en 1991, récompensé notamment par l’Oscar du meilleur scénario original, le film est devenu <strong>l’un des grands titres du cinéma américain.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le road movie devient ici le lieu d’une <strong>émancipation féminine.</strong> <em>« Ridley Scott détourne les codes d’un genre cinématographique traditionnellement très masculin pour placer au centre deux femmes qui refusent les rôles que la société leur assigne »,</em> analyse Laëtitia Scherier. Le voyage devient <strong>une conquête d’autonomie</strong>. Thelma et Louise ne fuient pas seulement une situation dangereuse. <strong>Elles fuient aussi un ordre social, une domination, des rôles imposés, une violence masculine qui traverse leur quotidien.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le dernier plan du film </strong>reste l’une des images les plus célèbres et les plus commentées du septième art. Plus de trente ans après, <em>Thelma &amp; Louise</em> continue d’interroger la sororité, la solidarité, la justice et la liberté. Les interprétations de <strong>Susan Sarandon</strong> et <strong>Geena Davis</strong> demeurent, elles aussi, inoubliables. Le choix de ce film résonne d’autant plus qu’il a été remis à l’honneur cette année sur l’affiche du Festival de Cannes.</p>



<h2 id="h-pierrot-le-fou-ou-le-road-movie-comme-errance-existentielle" class="wp-block-heading"><em>Pierrot le Fou</em>, ou le road movie comme errance existentielle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à <em>Thelma &amp; Louise</em>, le cycle So Rétro propose également <strong><em>Pierrot le Fou</em>, de Jean-Luc Godard,</strong> autre manière de penser la fuite, la route et la rupture avec l’ordre établi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Œuvre emblématique de la Nouvelle Vague,</strong> le film suit Ferdinand, surnommé Pierrot, interprété par <strong>Jean-Paul Belmondo. </strong>Intellectuel désabusé, il abandonne sa vie bourgeoise pour partir avec Marianne, ancienne amante jouée par <strong>Anna Karina</strong>. Leur cavale se charge de crimes, de rencontres improbables et d’<strong>une forme d’errance existentielle</strong>. <em>« Cela dépasse de très loin le simple récit de fuite amoureuse »</em>, résume Laëtitia Scherier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film se situe à la frontière du polar, de la romance et de l’essai philosophique. Il multiplie les ruptures de ton, les citations littéraires, les réflexions sur l’image et sur le cinéma. <strong>Il brise aussi le quatrième mur,</strong> lorsque les personnages s’adressent directement à la caméra, donc au spectateur. <strong>Ce geste, déjà courant au théâtre, vient perturber les règles classiques du cinéma et participe à la modernité du film.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le duo Belmondo-Karina repose sur un contraste permanent. Il ne s’agit pas d’un couple romantique traditionnel, mais de <strong>deux visions du monde presque irréconciliables. De cette tension naît une grande partie de l’énergie du film.</strong> Pour Laëtitia Scherier, <em>Pierrot le Fou</em> reste l’un des films français essentiels. <em>« Entre À bout de souffle et Pierrot le Fou, s’il y a deux films français à voir, ce sont ceux-là »</em>, affirme-t-elle.</p>



<h2 id="h-festival-blois-danse-trois-projections-aux-lobis" class="wp-block-heading">Festival Blois Danse : trois projections aux Lobis</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comme chaque année, Les Lobis accueillent aussi le Festival Blois Danse. Trois projections sont prévues.</strong> Deux programmes de courts métrages, venus du monde entier et sélectionnés par le festival, seront proposés. Chacun dure environ une heure. Le premier sera projeté <strong>samedi à 17h30, le second dimanche à 18h30.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lundi à 20h30, un ciné-débat</strong> sera organisé autour du documentaire <em>Danser pour Grandir &#8211; un an avec le Ballet Preljocaj Junior</em>, de Julien Bengel. La projection sera suivie d’<strong>un échange avec Jonathan Breton</strong>, directeur du Festival Blois Danse, chorégraphe de la compagnie AZOTH Dance Theatre et initiateur du Jeune Ballet 41, projet de territoire à destination des jeunes lancé l’an dernier. La billetterie est gérée par le festival. Les places sont en vente sur le <strong><a href="https://www.bloisdanse.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">site de Blois Danse [ICI]</a></strong>. Une billetterie sera également proposée sur place par l’équipe du festival au moment de la séance.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Le site du cinéma Les Lobis : <strong><em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/#home" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Au cinéma Les Lobis : exil, amours rebelles, animation queer, Ghibli engagé… et salles climatisées !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 10:51:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine, le cinéma Les Lobis propose une programmation particulièrement politique, sans perdre de vue le plaisir du cinéma. Laëtitia Scherier, directrice du cinéma blésois, y fait entrer quatre films : L’Étrangère, de Gaya Jiji, Seuls les rebelles, de Danielle Arbid, Jim Queen, de Marco Nguyen et Nicolas Athané, et Pompoko, d’Isao Takahata, dans le &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/au-cinema-les-lobis-exil-amours-rebelles-animation-queer-et-ghibli-engage">Au cinéma Les Lobis : exil, amours rebelles, animation queer, Ghibli engagé… et salles climatisées !</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Cette semaine, le <strong><a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma</a> Les Lobis</strong> propose une programmation particulièrement politique, sans perdre de vue le plaisir du cinéma. <strong>Laëtitia Scherier, directrice du cinéma blésois,</strong> y fait entrer quatre films :<strong> <em>L’Étrangère</em>, de <a href="https://www.cnc.fr/cinema/actualites/entretien-avec-gaya-jiji-realisatrice-de--letrangere_2614276" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gaya Jiji</a>, <em>Seuls les rebelles</em>, de Danielle Arbid, <em>Jim Queen</em>, de Marco Nguyen et Nicolas Athané, et <em>Pompoko</em>, d’Isao Takahata,</strong> dans le cadre du cycle Ghibli. À cela s’ajoutent l’ouverture du <strong>cycle rétro avec <em>Retour vers le futur</em>,</strong> la venue de <em>Dérapages</em> pour les réparations de vélos et la <strong>Fête du cinéma.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>« On est sur une semaine bien engagée »</strong></em>, confie Laëtitia Scherier. En effet, les films programmés cette semaine traversent l’exil, les frontières sociales, les migrations, les identités queer, l’écologie, l’urbanisation et la mémoire du cinéma populaire. Une semaine dense, mais jamais fermée : <strong>politique, oui, mais aussi sensible, drôle, populaire, parfois burlesque.</strong></p>



<h2 id="h-l-etrangere-l-exil-apres-le-depart" class="wp-block-heading"><em>L’Étrangère</em> : l’exil après le départ</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première sortie nationale de la semaine est <strong><em>L’Étrangère</em>, de Gaya Jiji. La réalisatrice syrienne,</strong> qui a fait ses études en France, signe ici un deuxième long métrage de nouveau marqué par <strong>la question de l’exil.</strong> Le film suit une réfugiée syrienne qui arrive à Bordeaux après un périple éprouvant. De ce voyage, le spectateur ne reçoit que des fragments. <strong>La réalisatrice ne cherche pas à faire du trajet migratoire le cœur du récit.</strong> Son film commence surtout après : après le départ, après l’arrivée, <strong>dans ce temps suspendu où il faut demander l’asile, comprendre les règles administratives, survivre, se reconstruire, et tenter de faire venir un enfant resté au pays.</strong> <em>« C’est un très beau film sur l’exil, mais surtout sur <strong>l’exil intime</strong>, plus que sur le parcours migratoire »</em>, observe Laëtitia Scherier.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="800" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-39.png" alt="" class="wp-image-34488" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-39.png 600w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-39-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">La protagoniste veut faire venir son fils de six ans. Elle parle français, souhaite construire une vie en France, espère retrouver des personnes qu’elle connaît et offrir à son enfant une existence éloignée de la guerre. Elle rencontre également un avocat français, avec lequel se noue une relation amoureuse. <strong>Le rôle principal est tenu par Zar Amir Ebrahimi, actrice iranienne réfugiée en France.</strong> Laëtitia Scherier souligne la force de cette présence à l’écran, mais aussi l’engagement de l’actrice pour les droits des femmes en Iran et contre le régime iranien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le titre du film porte déjà une partie du propos.</strong> Gaya Jiji aurait pu choisir d’autres mots : l’exilée, la clandestine, la migrante. Elle choisit <em>L’Étrangère</em>. Un terme apparemment simple, mais lourd d’une violence sociale. <em><strong>« Il y a quand même une violence dans le mot “étrangère” quand on appelle quelqu’un comme ça »</strong></em>, relève Laëtitia Scherier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film se situe dans les<strong> années 2010</strong>, au moment où de nombreux Syriens arrivent en France. Il montre l’attente, les démarches, les blocages, et permet aussi de comprendre certains mécanismes administratifs, notamment liés au <strong><a href="https://boutique.lacimade.org/publications-livre/reglement-dublin-la-machine-infernale-de-lasile-europeen/?gad_source=1&amp;gad_campaignid=22739290924&amp;gbraid=0AAAAADpstemyzGM56HearG1vRCQ1grrPg&amp;gclid=CjwKCAjw3ejRBhAdEiwADkqPnziebGchJz7uHkyakiimIhHVTqFP_cgK7mvBRNW1HBFSnTVeUWWu4BoCH6kQAvD_BwE" target="_blank" rel="noreferrer noopener">règlement Dublin</a></strong>. Celui-ci peut conduire à considérer qu’un autre État européen que la France est responsable de l’examen d’une demande d’asile, notamment lorsque la personne a été enregistrée, contrôlée ou identifiée lors de son passage dans un autre pays européen. <strong>Cette règle peut empêcher un demandeur d’asile de choisir librement le pays où il souhaite voir sa demande instruite.</strong> Pour le personnage, cette règle devient un obstacle majeur, puisqu’elle a été contrôlée avant d’arriver en France.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La guerre reste constamment présente, même à distance</strong>. Elle surgit dans les appels téléphoniques avec la famille, dans le bruit des bombes, dans les attaques entendues de loin. <strong>La femme tente de se reconstruire dans un nouveau pays, tout en sachant ce qui continue de se jouer chez elle.</strong> Le film laisse aussi apparaître une <strong>culpabilité intime</strong> : celle d’avoir réussi à partir quand d’autres sont restés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Laëtitia Scherier insiste sur <strong>la pudeur de la mise en scène.</strong> <em>« Il y a vraiment une retenue formelle. C’est assez classique. Ça évite totalement le misérabilisme. »</em> <strong>Beaucoup de scènes très dures ne sont pas montrées frontalement</strong>. Elles existent dans les silences, dans ce que le spectateur comprend, dans ce que le film choisit de ne pas appuyer. Ce que la directrice des Lobis retient surtout, c’est <strong>le portrait d’une femme debout</strong>. <em>« Elle dépeint vraiment une femme très digne. C’est vraiment ça que je retiens du film. »</em></p>



<h2 id="h-seuls-les-rebelles-aimer-contre-l-ordre-social" class="wp-block-heading"><em>Seuls les rebelles</em> : aimer contre l’ordre social</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre sortie de la semaine : <strong><em>Seuls les rebelles</em>, de Danielle Arbid. La cinéaste franco-libanaise</strong>, dont Laëtitia Scherier rappelle qu’elle explore souvent les corps, le charnel et les frontières sociales ou géographiques, signe <strong>un film à la fois sentimental et politique.</strong> Le récit naît d’une rencontre à Beyrouth. Une veuve libanaise d’origine palestinienne, âgée d’une soixantaine d’années, vient en aide à un jeune migrant soudanais sans papiers. Entre eux, une histoire d’amour commence.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="886" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-40.png" alt="" class="wp-image-34491" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-40.png 600w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-40-203x300.png 203w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Laëtitia Scherier souligne que le film interroge la nature même de cette relation. <strong>Est-ce de l’amour ?</strong> Serait-ce la même chose dans des circonstances moins difficiles ? <strong>Les deux personnages s’aiment-ils, ou s’accrochent-ils l’un à l’autre parce qu’ils sont traversés par la solitude, le désarroi, la fatigue d’être mis à l’écart ?</strong> Le film ne tranche pas. Il regarde cette relation. <em>« Une histoire d’amour naît entre eux, et elle va évidemment susciter l’incompréhension, puis surtout le rejet de l’entourage et des voisins »,</em> explique Laëtitia Scherier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film transforme cette relation en révélateur. <strong>Derrière l’amour, ce sont les fractures de la société libanaise qui apparaissent : </strong>racisme, xénophobie, rapports de classe, traitement des migrants, violences du voisinage et hypocrisies collectives. Laëtitia Scherier y voit un sujet qui dépasse largement le Liban. <strong><em>« On veut être aidé, mais on ne veut pas aider les autres. C’est un problème très large dans nos sociétés. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans <em>Seuls les rebelles</em>, l’amour devient donc une forme de résistance</strong>. Résistance à l’âge, au regard social, à la xénophobie, à la assignation de chacun à sa place. La singularité du film tient aussi à sa forme. En raison du contexte récent des conflits, Danielle Arbid n’a pas pu tourner au Liban. Beyrouth a donc été reconstituée en studio, en France. Plutôt que de masquer cette contrainte, la réalisatrice l’assume. Le décor ne cherche pas toujours l’illusion réaliste. Par moments, les toiles tendues, les aplats, les arrière-plans visibles donnent au film une artificialité revendiquée. <strong><em>« Au lieu d’en faire une faiblesse, elle s’en sert comme d’une vraie proposition artistique. »</em></strong> Cette <strong>Beyrouth reconstituée</strong> devient une ville de mémoire, une ville intérieure, peut-être une ville disparue telle qu’elle survivait dans les souvenirs. <em><strong>« C’est un film très touchant, clairement dur, mais vraiment très touchant »</strong></em>, résume la directrice. <strong>Les deux personnages s’accrochent l’un à l’autre, mais aussi à la possibilité d’une autre vie</strong>. Leur histoire devient une manière de croire encore à une transformation de la société, même au bord du chaos.</p>



<h2 id="h-jim-queen-rire-fiertes-et-satire-politique" class="wp-block-heading"><em>Jim Queen</em> : rire, fiertés et satire politique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième film de la semaine tient particulièrement à cœur à Laëtitia Scherier. <strong><em>Jim Queen</em>, de Marco Nguyen et Nicolas Athané,</strong> arrive aux Lobis en deuxième semaine, après une première sortie nationale. La directrice du cinéma l’a placé en coup de cœur, <em>« en espérant que cela le booste un peu ».</em></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="795" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-41.png" alt="" class="wp-image-34495" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-41.png 600w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-41-226x300.png 226w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Ce choix n’allait pourtant pas de soi. Le film relève de <strong>l’animation adulte</strong>, il est <strong>interdit aux moins de 12 ans</strong>. Il met aussi en scène <strong>des personnages principaux queer,</strong> ce qui, constate Laëtitia Scherier, reste difficile dans la <strong>fréquentation locale</strong>, malgré la qualité de nombreux films programmés ces dernières années sur ces sujets. <em>« Ce sont des films qui ont vraiment du mal aux Lobis »,</em> note-t-elle, ajoutant que cela l’inquiète parfois, car <em>« cela dit aussi quelque chose »</em>. Cette fois, pourtant, des demandes sont arrivées : messages de partenaires, appels au cinéma, interrogations sur les réseaux sociaux. <strong>Des demandes qui ont conforté la programmation du film.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Laëtitia Scherier a donc choisi de l’entrer avec un nombre de séances important, presque comme une sortie nationale. <strong>Elle espère que le public blésois sera au rendez-vous,</strong> comme cela semble être le cas dans plusieurs salles Art et Essai qui l’ont programmé dès sa sortie. <strong>Programmer <em>Jim Queen</em> pendant le Mois des fiertés</strong> ajoute encore du sens à ce choix. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Présenté en séance de minuit au Festival de Cannes, <em>Jim Queen</em> s’est imposé comme l’un des objets cinématographiques les plus singuliers de l’année. Le film est une comédie d’animation pour adultes, très colorée, portée par une esthétique pop et une animation 2D inventive. Laëtitia Scherier parle d’un <em><strong>« vrai petit bonbon visuel ».</strong></em> Son point de départ est aussi absurde qu’évident dans sa puissance satirique : <strong>Jim Queen, homme gay, attrape l’Hétérose, un virus qui transforme les hommes gays en hétérosexuels.</strong> Le film joue avec l’imaginaire épidémique. Certains passages peuvent faire penser au Covid, mais l’écho principal va du côté de l’épidémie de sida, de la peur sociale, des corps stigmatisés et de l’inaction politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« La volonté des réalisateurs n’est pas du tout de choquer gratuitement »</em></strong>, insiste Laëtitia Scherier. Le film contient quelques représentations graphiques, ce qui justifie son interdiction aux moins de 12 ans, mais son énergie première est ailleurs. <strong>Il veut faire rire, provoquer, éveiller, rappeler par l’absurde que certaines causes restent brûlantes.</strong> <em>« C’est une satire politique pleine d’autodérision. C’est très drôle »</em>, résume la directrice des Lobis. <em><strong>« J’ai extrêmement hâte de voir les réactions de spectateurs qui vont sortir de la salle et qui vont se dire qu’ils ont vraiment vu un film qui fait du bien. »</strong></em></p>



<h2 id="h-pompoko-ghibli-les-tanukis-et-l-urbanisation" class="wp-block-heading"><em>Pompoko</em> : Ghibli, les tanukis et l’urbanisation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>cycle Ghibli</strong> se poursuit avec <strong><em>Pompoko</em>, d’Isao Takahata. </strong>Laëtitia Scherier se réjouit d’abord du bon accueil réservé la semaine précédente à <em>Kiki la petite sorcière</em>.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="900" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-42.png" alt="" class="wp-image-34497" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-42.png 600w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-42-200x300.png 200w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Sorti en 1994, <em>Pompoko</em> occupe une place singulière dans l’histoire de Ghibli. <em><strong>« À mon sens, c’est l’un des films les plus singuliers du studio, et l’une des œuvres les plus ouvertement politiques de Takahata »</strong></em>, estime Laëtitia Scherier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film est peut-être moins connu que <em>Mon voisin Totoro</em>, <em>Princesse Mononoké</em> ou d’autres titres plus célèbres du studio. Mais <strong>derrière son apparence de fable animalière fantaisiste, il développe un propos écologique très net.</strong> <em>Pompoko</em> raconte la disparition du monde naturel face à l’urbanisation galopante. Le film date de 1994, bien avant que les grandes questions environnementales occupent la place qu’elles ont aujourd’hui dans le débat public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Laëtitia Scherier, <strong>cette actualité du film est frappante.</strong> Les pouvoirs publics ne font pas toujours grand-chose, note-t-elle, mais les questions environnementales sont désormais au cœur des préoccupations collectives. <em>Pompoko</em> les abordait déjà frontalement, sous la forme d’un conte animé à la fois drôle, mélancolique et politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des grandes forces du film réside dans sa <strong>liberté de ton</strong>. Les <strong><a href="https://universdujapon.com/blogs/japon/tanuki?srsltid=AfmBOoo2p8fCHYVhOIn1ec2GyRtX341g6E8zdHGHp-KqGLXuOjXU4yKW" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tanukis</a></strong>, souvent rapprochés dans l’imaginaire occidental du raton laveur ou du chien viverrin, permettent au récit de passer sans cesse d’un registre à l’autre. <strong>La comédie burlesque côtoie la chronique sociale, le drame écologique et le fantastique.</strong> Laëtitia Scherier recommande le film <strong>à partir de 8 ans</strong>. Le récit est plus complexe que certains autres Ghibli et s’adresse clairement aussi aux adultes. Mais c’est précisément cette richesse qui en fait, selon elle, <strong><em>« un petit bijou d’animation ».</em></strong></p>



<h2 id="h-retour-vers-le-futur-ouvre-le-cycle-retro" class="wp-block-heading"><em>Retour vers le futur</em> ouvre le cycle rétro</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vendredi</strong>, Les Lobis ouvriront également leur cycle thématique de l’été, le cycle rétro, avec <strong><em>Retour vers le futur</em>, de Robert Zemeckis. Sorti en 1985</strong>, le film reste pour Laëtitia Scherier <em>« l’un des rares blockbusters à avoir traversé les décennies sans perdre de son énergie ni de sa fraîcheur ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film est évidemment très marqué par les années 1980. Mais cette inscription dans son époque fait partie de son charme. Pour la directrice des Lobis, son efficacité demeure intacte. <strong><em>« Le propos tient toujours la route. C’est encore un film de référence dans le cinéma de science-fiction. »</em></strong> Après plusieurs films très engagés, cette ouverture du cycle rétro apportera une respiration plus légère, pensée comme un moment de plaisir collectif. Le bar ouvrira à 19 h afin que <strong>les spectateurs &#8211; habillés façon 1985</strong> s&rsquo;ils le souhaitent &#8211; puissent venir un peu plus tôt, prendre le frais, discuter avant la séance. <strong>Un quiz sera ensuite organisé dans la salle après le film, toujours dans cet esprit de cinéma vécu comme un moment partagé.</strong></p>



<h2 id="h-derapages-velos-et-fete-du-cinema" class="wp-block-heading">Dérapages, vélos et Fête du cinéma</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine ne se limite pas aux séances. Vendredi après-midi, l’association <em>Dérapages</em> sera présente aux Lobis, de 15 h à 20 h, <strong>pour des réparations de vélos.</strong> Même avec la chaleur, le rendez-vous devrait être maintenu.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À partir de dimanche et jusqu’à mercredi inclus, ce sera aussi la Fête du cinéma</strong>. Les places seront à <strong>5 euros</strong> pour tout le monde, quelle que soit la séance. Le tarif concernera dimanche, lundi et mardi sur le programme de cette semaine, puis mercredi sur celui de la semaine suivante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">>> Plus d&rsquo;informations ici : <strong><em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/#home" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/au-cinema-les-lobis-exil-amours-rebelles-animation-queer-et-ghibli-engage">Au cinéma Les Lobis : exil, amours rebelles, animation queer, Ghibli engagé… et salles climatisées !</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Avec L’Œuvre invisible, Ciné’fil clôt sa saison sur un fantôme de cinéma</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/avec-loeuvre-invisible-cinefil-clot-sa-saison-sur-un-fantome-de-cinema</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/avec-loeuvre-invisible-cinefil-clot-sa-saison-sur-un-fantome-de-cinema#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 07:47:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qu’est-ce qu’un film, au fond, lorsqu’il n’a jamais vraiment existé ? Qu’est-ce qu’une œuvre dont il ne resterait presque rien, sinon des traces, des affiches, des récits, des promesses, quelques bobines perdues, des témoins qui se souviennent, et l’ombre obstinée d’un homme qui voulut faire du cinéma sans jamais parvenir à offrir un film au &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/avec-loeuvre-invisible-cinefil-clot-sa-saison-sur-un-fantome-de-cinema">Avec L’Œuvre invisible, Ciné’fil clôt sa saison sur un fantôme de cinéma</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Qu’est-ce qu’un film, au fond, lorsqu’il n’a jamais vraiment existé ? Qu’est-ce qu’une œuvre dont il ne resterait presque rien, sinon des traces, des affiches, des récits, des promesses, quelques bobines perdues, des témoins qui se souviennent, et <strong>l’ombre obstinée d’un homme qui voulut faire du cinéma sans jamais parvenir à offrir un film au public ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est sur cette matière rare que l&rsquo;<strong><a href="https://bloiscapitale.com/cinefil-une-association-qui-fait-vivre-le-cinema-dauteur-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">association Ciné’fil</a></strong> a choisi de refermer sa saison 2025-2026 <strong>au <a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma</a> Les Lobis</strong>. <strong>Lundi 22 juin,</strong> l’association blésoise proposera <strong><em>L’Œuvre invisible</em>, documentaire d’Avril Tembouret et Vladimir Rodionov consacré à Alexandre Trannoy, cinéaste énigmatique</strong> des années 1950 à 1970, entouré de grands noms du cinéma français, mais demeuré <strong>sans œuvre visible.</strong> La soirée commencera à 19h30 par un temps convivial d’accueil, avant la <strong><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/#showmovie?id=0FVPY" target="_blank" rel="noreferrer noopener">projection à 20h30</a></strong>, en présence des deux réalisateurs.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-35-768x1024.png" alt="" class="wp-image-34388" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-35-768x1024.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-35-225x300.png 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-35.png 960w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Godefroy Hirsch,</strong> de l’association Ciné’fil, le choix s’est imposé comme une évidence sensible. <em><strong>« Pour la fin de saison, on a choisi un film qui nous a énormément touchés »</strong></em>, explique-t-il. Non pas seulement parce que le film parle de cinéma, ce qui suffirait déjà à retenir l’attention d’une association de cinéphiles, mais parce qu’il interroge ce qui précède parfois les films, ce qui les rend possibles, ce qui les empêche, ce qui les hante.</p>



<h2 id="h-une-oeuvre-absente-une-enquete-reelle" class="wp-block-heading">Une œuvre absente, une enquête réelle</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’Œuvre invisible</em> se présente comme une enquête. Son objet : <strong>Alexandre Trannoy. Un nom qui, pour la plupart des spectateurs, ne dira rien.</strong> Et c’est précisément le point de départ du film. Trannoy aurait mené pendant plusieurs décennies <strong>des projets de longs-métrages, des tournages, des collaborations avec des acteurs, des producteurs, des scénaristes, sans qu’aucun film achevé ne soit finalement parvenu jusqu’au public.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas d’un documentaire consacré à une filmographie oubliée, à un cinéaste injustement effacé des histoires officielles du septième art, dont il suffirait de retrouver les copies. Il s’agit d’un homme dont la trajectoire semble avoir épousé la forme même de <strong>l’inachèvement</strong>. Des projets annoncés, des images tournées, des affiches parfois réalisées, des collaborations prestigieuses, mais pas de film accompli. Rien, ou presque rien, qui permette de dire : voici l’œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’un des épisodes les plus romanesques tient à ce premier long-métrage qu&rsquo;Alexandre Trannoy devait présenter à Cannes. Sur la route, un accident de voiture. Les bobines brûlent.</strong> Le film ne sera pas projeté. Fait établi, légende embellie, reconstruction tardive ? Le documentaire avance dans cette zone incertaine où les preuves et les récits se frôlent sans toujours se rejoindre. Godefroy Hirsch insiste sur cette force du film : il ne ferme pas l’énigme.Il laisse travailler le doute. <em>« Le film ne tranche pas. C’est ce qui fait toute sa richesse, au point que certains spectateurs sortent en disant : <strong>“Mais il n’a pas existé, ce gars-là, ce n’est pas possible.” »</strong></em> Ce trouble est au cœur du documentaire. Alexandre Trannoy a-t-il été un artiste empêché ? Un rêveur sublime ? Un homme incapable d’achever ce qu’il commençait ? Un manipulateur brillant ? Un mythomane ? Un cinéaste malchanceux ? Un metteur en scène de lui-même, plus que de ses films ?</p>



<h2 id="h-jean-rochefort-anouk-aimee-claude-lelouch-les-temoins-d-un-homme-insaisissable" class="wp-block-heading">Jean Rochefort, Anouk Aimée, Claude Lelouch : les témoins d’un homme insaisissable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour approcher ce cinéaste presque sans œuvre, Avril Tembouret et Vladimir Rodionov ont dû s’appuyer sur ce qui restait : des archives, quelques traces matérielles, et <strong>surtout des témoignages</strong>. <strong>Des figures majeures du cinéma français viennent évoquer Alexandre Trannoy, lui donner une consistance.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jean Rochefort</strong> par exemple. <em>« Il est extraordinaire, il vient nous parler d’Alexandre Trannoy, de tout ce qu’il a fait avec lui, à la manière de Jean Rochefort. »</em> Le film convoque aussi <strong>Anouk Aimée, Claude Lelouch, Jean-Claude Carrière, Jacques Perrin, Édouard Baer. </strong>Tous, chacun à leur manière, contribuent à faire exister un homme dont les films ne sont pas là pour parler à sa place. <strong><em>« Ils viennent faire exister un réalisateur, faire exister un certain nombre de projets, mais, en fin de compte, de tout cela, il ne reste pas grand-chose »,</em></strong> observe Godefroy Hirsch. Plus les témoins parlent, plus Trannoy prend corps ; plus il prend corps, plus son absence devient troublante. <strong>Un cinéaste peut-il exister sans film ?</strong> Une carrière peut-elle se résumer à ce qui fut tenté, annoncé, rêvé, puis perdu ? Le cinéma est-il seulement ce qui est montré, ou aussi ce qui fut désiré jusqu’à l’obsession ?</p>



<h2 id="h-le-cinema-comme-art-de-l-illusion" class="wp-block-heading">Le cinéma comme art de l’illusion</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À travers Alexandre Trannoy, <em>L’Œuvre invisible</em> parle d’abord du cinéma.</strong> Et de son principe même : <strong>l’illusion.</strong> <em>« C’est un très beau film sur le cinéma. C’est un très beau film sur l’illusion, qui est quand même l’un des ressorts extraordinaires du cinéma »,</em> souligne Godefroy Hirsch. Depuis les premiers films, depuis cette sidération fondatrice d’un train arrivant en gare de La Ciotat, le cinéma repose sur une convention acceptée : le spectateur sait qu’il regarde une image, mais il entre dans le monde qu’elle lui propose. <strong>Il sait que l’écran ment, et pourtant il consent à cette vérité particulière du mensonge.</strong> <strong>Avec Alexandre Trannoy, l’illusion n’est plus seulement sur l’écran</strong>. Elle entoure la figure du cinéaste lui-même. </p>



<h2 id="h-un-film-ne-lui-aussi-dans-la-difficulte" class="wp-block-heading">Un film né lui aussi dans la difficulté</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La force de <em>L’Œuvre invisible</em> tient aussi à son effet miroir</strong>. Avril Tembouret et Vladimir Rodionov ont consacré de longues années à cette enquête. Ils se sont lancés à la recherche d’un homme dont il restait peu de photos, peu d’images, peu de certitudes. Comment raconter une œuvre absente sans tomber dans le commentaire plat, l’hommage convenu ou la fascination pour le mystère ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Godefroy Hirsch, cette difficulté est devenue l’une des matières du documentaire. <strong><em>« Ils partaient évidemment à la recherche d’un type dont on n’a quasiment pas de photos, seulement quelques articles de presse, et de très, très beaux témoignages. »</em></strong> Le manque d’archives, au lieu de condamner le film, oblige les réalisateurs à inventer une forme : photos retravaillées, fil graphique, circulation entre témoignages et traces.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le film a lui-même connu un parcours compliqué</strong>. <strong><em>« Il a été tellement difficile à réaliser que les deux réalisateurs ont dû, à un moment, se passer de producteur »,</em></strong> raconte Godefroy Hirsch. <strong>Tembouret et Rodionov ont enquêté sur un homme qui n’achevait pas ses films, tout en affrontant eux-mêmes le risque de ne pas parvenir à achever le leur…</strong></p>



<h2 id="h-pour-les-cinephiles-mais-pas-seulement" class="wp-block-heading">Pour les cinéphiles, mais pas seulement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le sujet pourrait sembler réservé aux amateurs très avertis. Un cinéaste inconnu, des films jamais vus, des noms de l’âge d’or du cinéma français, une enquête sur les marges de l’histoire officielle : tout cela pourrait dessiner un objet de niche. Godefroy Hirsch s’en défend. Pour lui, <strong><em>L’Œuvre invisible</em> peut toucher bien au-delà du cercle des cinéphiles.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Bien entendu, cela intéresse les cinéphiles, mais cela peut aussi intéresser le grand public, notamment parce que les témoignages des acteurs et des témoins sont absolument extraordinaires. »</em></strong> Il y a une enquête, presque un roman. Il y a des personnages. Il y a un homme que l’on cherche. Il y a des images qui manquent. Il y a des souvenirs.</p>



<h2 id="h-cine-fil-une-saison-de-cinema-et-de-mediation" class="wp-block-heading">Ciné’fil, une saison de cinéma et de médiation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si cette soirée clôt la saison de Ciné’fil, elle rappelle aussi le rôle singulier de l’association dans la vie culturelle blésoise. <strong>De septembre à juin, Ciné’fil accompagne une trentaine de semaines de programmation aux Lobis, avec un film par semaine</strong>. <em>« Tous les lundis soir, il y a des membres de Ciné’fil qui sont là pour présenter le film qui va être projeté tout au long de la semaine »,</em> explique Godefroy Hirsch. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant l’été, Ciné’fil préparerà la suite. La saison 2026-2027 se construira dans les semaines à venir, avant une reprise en septembre. Mais la fin de la programmation en salle ne signifie pas l’arrêt de l’activité. Au contraire, <strong>l’été ouvre une autre période pour l’association : celle des projections hors les murs.</strong></p>



<h2 id="h-trois-pieds-pour-faire-tenir-le-cinema-debout" class="wp-block-heading">Trois pieds pour faire tenir le cinéma debout</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Godefroy Hirsch décrit Ciné’fil comme une association reposant sur trois pieds. <strong>Le premier est la programmation aux Lobis. Le deuxième concerne les projections hors les murs, notamment en été. Le troisième s’adresse à des publics particuliers,</strong> avec le soutien à l’option cinéma au lycée et des interventions en prison, avec le SPIP, autour du cinéma auprès des détenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette manière de faire vivre le cinéma dépasse largement la logique de la salle obscure. Ciné’fil intervient dans le territoire, avec des associations, dans des quartiers, dans des espaces publics. L’association a ainsi lancé sa saison d’été le 6 juin, dans les jardins de l’Évêché, avec Latino Cultura, autour d’un film guatémaltèque. <strong>Le plein air change l’expérience</strong>. Il y a l’écran, bien sûr, mais aussi la nuit, les bruits de la ville, les corps installés autrement, l’attention collective qui se fabrique sous le ciel.</p>



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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/avec-loeuvre-invisible-cinefil-clot-sa-saison-sur-un-fantome-de-cinema">Avec L’Œuvre invisible, Ciné’fil clôt sa saison sur un fantôme de cinéma</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Aux Lobis : Ulysse, Kiki, L’Œuvre invisible et le retour des grands classiques</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Jun 2026 08:36:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine, le cinéma Les Lobis poursuit une programmation tournée vers les récits de vie, les apprentissages, les œuvres rares et la transmission. Laëtitia Scherier, directrice du cinéma blésois, met en avant L’Illusion de Yakushima de Naomi Kawase, Ulysse de Laetitia Masson, la suite du cycle Ghibli avec Kiki la petite sorcière, un ciné-débat autour &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Cette semaine, le <strong>cinéma Les Lobis</strong> poursuit une programmation tournée vers les récits de vie, les apprentissages, les œuvres rares et la transmission. Laëtitia Scherier, directrice du cinéma blésois, met en avant <em><strong>L’Illusion de Yakushima</strong></em> de Naomi Kawase, <em><strong>Ulysse</strong></em> de Laetitia Masson, la suite du cycle Ghibli avec <em><strong>Kiki la petite sorcière</strong></em>, un ciné-débat autour de <em><strong>L’Œuvre invisible</strong></em>, puis le lancement du <strong>cycle rétro</strong> consacré cette année aux genres du cinéma.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="559" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-14.png" alt="" class="wp-image-34042" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-14.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-14-300x164.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-14-768x419.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">La semaine s’ouvre avec <strong><em>L’Illusion de Yakushima</em>, de Naomi Kawase <a href="https://bloiscapitale.com/aux-lobis-quentin-dupieux-steven-soderbergh-yeon-sang-ho-et-ghibli" target="_blank" rel="noreferrer noopener">(lire ici)</a></strong>. Le film suit une infirmière française installée au Japon, interprétée par Vicky Krieps, confrontée à la question du don d’organes, mais aussi à l’absence et au deuil. Laëtitia Scherier avait insisté sur la dimension <em>« sensorielle et spirituelle »</em> de ce film porté par une actrice <em>« remarquable ».</em></p>



<h2 id="h-ulysse-une-odyssee-du-quotidien" class="wp-block-heading"><em>Ulysse</em>, une odyssée du quotidien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’autre grande sortie de la semaine est <strong><em>Ulysse</em>, de Laetitia Masson, film très personnel</strong> inspiré de l’expérience de la réalisatrice, <strong>mère d’un enfant atteint d’un syndrome génétique rare</strong>. Le nom de ce syndrome n’est jamais donné. Le film ne cherche pas à définir médicalement le handicap. Il préfère en montrer les <strong>conséquences concrètes, affectives, familiales et sociales.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="900" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-32.png" alt="" class="wp-image-34307" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-32.png 600w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-32-200x300.png 200w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>Ulysse</em>, Laetitia Masson signe une fiction nourrie par une histoire intime. Le film suit, <strong>sur près de dix-huit ans,</strong> le parcours d’une mère, interprétée par <strong>Élodie Bouchez</strong>, <strong>confrontée dès la naissance au handicap de son fils.</strong> L’enfant s’appelle Ulysse dans le film, un prénom qui donne au récit sa dimension d’<strong>odyssée.</strong> <em>« Le film montre la manière dont l’annonce de ce handicap et le développement de l’enfant peuvent transformer complètement une famille. »</em>, explique Laëtitia Scherier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit épouse essentiellement <strong>le point de vue de la mère</strong>. À travers elle, le spectateur traverse les différentes étapes d’une vie familiale entièrement recomposée : l’annonce, l’entrée à l’école, les rendez-vous médicaux, les difficultés d’apprentissage, les démarches administratives, les espoirs, les blocages, les moments de fatigue et ceux de joie. <em>« Le combat quotidien devient vraiment une odyssée »</em>, résume-t-elle. <strong>Le film dit l’épuisement qui naît lorsque la société n’est pas suffisamment adaptée aux personnes porteuses de handicap et à leurs familles.</strong> Le fils de Laetitia Masson joue lui-même Ulysse à l’adolescence. Quatre comédiens incarnent l’enfant aux différents âges du récit. Pour Laëtitia Scherier, le film peut <em>« apporter une forme de soutien »</em> à des parents d’enfants porteurs de handicap, mais aussi <em>« éveiller les consciences »</em> de ceux qui ne mesurent pas toujours l’ampleur des aides nécessaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La mère n’est pas idéalisée.</strong> C’est même l’un des éléments qui intéresse Laëtitia Scherier dans le traitement du film. Elle n’est pas présentée comme une figure parfaite, mais comme une femme traversée par tout ce que cette situation peut produire : <strong>la détermination, l’amour, la colère, le doute, l’épuisement, la peur.</strong> <em>« Elle est présentée comme une héroïne qui tente de construire pour son fils une vie la plus belle possible, la plus autonome possible »</em>, tout en affrontant ce que cette odyssée fait aussi au couple et à l’équilibre familial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Présenté à Cannes dans la section Un Certain Regard, <em>Ulysse</em> s’inscrit ainsi dans <strong>un cinéma du sensible, mais sans pathos inutile. </strong>Le film regarde moins le handicap comme un sujet isolé que comme <strong>une expérience qui oblige à interroger l’ensemble d’une société</strong> : l’école, les soins, l’administration, le couple, la famille, l’autonomie et la place que l’on laisse réellement aux plus fragiles.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="559" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-13.png" alt="" class="wp-image-34041" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-13.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-13-300x164.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-13-768x419.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 id="h-kiki-la-petite-sorciere-l-apprentissage-de-l-autonomie" class="wp-block-heading"><em>Kiki la petite sorcière</em>, l’apprentissage de l’autonomie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le cycle Ghibli se poursuit cette semaine avec <em><strong>Kiki la petite sorcière</strong></em>, après <em>Le Château dans le ciel</em>. Sorti en 1989, juste après <em>Mon voisin Totoro</em>, le film de <strong>Hayao Miyazaki</strong> suit Kiki, jeune sorcière adolescente ou préadolescente, contrainte de quitter sa famille pour accomplir une année d’apprentissage dans une ville inconnue. Avec son chat, elle va faire de son seul talent — voler sur un balai — le point de départ d’une petite entreprise de livraison. Le film prend alors la forme d’un récit initiatique simple en apparence, mais d’une grande finesse psychologique. <em><strong>« Il aborde vraiment les questions de confiance en soi, de solitude et de passage à l’âge adulte »</strong></em>, souligne Laëtitia Scherier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comparé à d’autres œuvres du studio Ghibli, <em>Kiki la petite sorcière</em> est moins spectaculaire. Il ne cherche pas l’ampleur visuelle ou narrative d’un film comme <em>Le Château dans le ciel</em>. Il avance sur un rythme plus calme, plus quotidien, plus intérieur. C’est aussi ce qui en fait l’un des films Ghibli les plus accessibles aux jeunes enfants. Les Lobis le recommandent <strong>à partir de 6 ans</strong>. Les séances familiales seront principalement proposées en version française les mercredis, samedis et dimanches. Deux séances en version originale sous-titrée sont également prévues les lundis et mardis, pour les adultes, les adolescents ou les spectateurs qui souhaitent le redécouvrir en japonais.</p>



<h2 id="h-l-oeuvre-invisible-un-cine-debat-sur-les-films-qui-n-existent-pas" class="wp-block-heading"><em>L’Œuvre invisible</em>, un ciné-débat sur les films qui n’existent pas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre rendez-vous de la semaine : un ciné-débat autour de <em><strong><a href="https://lefifa.com/catalogue/l-8217-338-uvre-invisible" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’Œuvre invisible</a></strong></em>, documentaire d’Avril Tembouret et Vladimir Rodionov. La séance aura lieu <strong>lundi 22 juin à 20h30, en présence des réalisateurs.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Laëtitia Scherier présente le film comme <strong>une œuvre hybride, à la fois documentaire et réflexion sur le cinéma</strong>. Il est consacré à Alexandre Trannoy, figure méconnue qui aurait côtoyé de grands noms du cinéma français, parmi lesquels Jean Rochefort, Anouk Aimée ou Lino Ventura, sans jamais parvenir à achever le moindre film. D’où le titre : <em>L’Œuvre invisible</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le documentaire ne s’intéresse donc pas seulement à un parcours singulier. Il interroge aussi <strong>ce qui reste d’un désir de cinéma lorsque les films n’aboutissent pas.</strong> <em>« Le film parle du désir de cinéma, de cette foi ou de cette envie parfois un peu irrationnelle qu’ont les cinéastes à consacrer leur vie à des films qui n’existeront peut-être jamais »,</em> explique Laëtitia Scherier. Le public voit les films qui sortent en salle, ceux qui trouvent un distributeur, une affiche, une existence publique. Mais beaucoup de projets se montent, se cherchent, avancent parfois jusqu’à un début de tournage, avant de disparaître ou de ne subsister qu’à l’état d’archives.</p>



<h2 id="h-le-cycle-retro-ou-le-retour-de-films-en-salle" class="wp-block-heading">Le cycle rétro, ou le retour de films en salle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Laëtitia Scherier annonce également le lancement du <strong>cycle rétro des Lobis</strong>, organisé pour la troisième année consécutive. Cette programmation de <strong>films de répertoire</strong> lui tient particulièrement à cœur, car elle permet de faire revenir en salle des œuvres importantes de l’histoire du cinéma. <strong>Pendant l’année, programmer ce type de films est devenu plus difficile.</strong> La directrice évoque des demandes d’engagement plus fortes de la part des distributeurs, un nombre de séances plus contraignant, une concurrence accrue entre les films, et une durée de vie parfois plus courte en salle. Mais <em>« cela permet de continuer à faire vivre des films importants de l’histoire du cinéma et surtout de leur faire retrouver le chemin de la salle »</em>, explique Laëtitia Scherier. Car <strong>un classique sur une plateforme ou en VOD ne produira pas le même effet qu&rsquo;en salle.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour construire cette programmation, Laëtitia Scherier s’appuie sur les ressorties <strong>en copies restaurées</strong> proposées par les distributeurs au cours des douze derniers mois, mais aussi sur des œuvres découvertes plus jeune, adolescente ou pendant ses études de cinéma. Des films qui ont marqué durablement sa vision du cinéma. Elle se souvient notamment de la réception de certains films lors du cycle précédent. <em>Paris, Texas</em> et <em>Casablanca</em> avaient très bien fonctionné. Des spectateurs étaient ressortis en expliquant qu’ils avaient toujours entendu parler de ces films sans jamais les avoir vus, et que la projection aux Lobis avait provoqué une véritable découverte.</p>



<h2 id="h-retour-vers-le-futur-pour-ouvrir-la-retro" class="wp-block-heading"><em>Retour vers le futur</em> pour ouvrir la rétro</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée de lancement aura lieu samedi 27 juin à 20 h avec <em><strong>Retour vers le futur</strong></em>. Comme les années précédentes, Les Lobis choisissent d’ouvrir avec un film capable de rassembler largement. La première édition avait commencé avec <em>Les Dents de la mer</em>. L’an dernier, l’ouverture s’était faite avec <em>La Cité de la peur</em>. Laëtitia Scherier reconnaît ne pas aimer beaucoup l’expression <em>« grand public »</em>, mais l’idée est bien de proposer <strong>une première soirée accessible, festive, fédératrice.</strong> Le bar sera ouvert avant la séance et les spectateurs seront invités, s’ils le souhaitent, à <strong>ressortir leurs vêtements des années 1980</strong>. Après la projection, <strong>un quiz sera organisé en salle</strong> autour de la culture des années 1980 et des films de science-fiction.</p>



<h2 id="h-une-programmation-par-genres" class="wp-block-heading">Une programmation par genres</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette troisième édition du cycle rétro sera construite autour des genres du cinéma. La semaine du 1er juillet sera consacrée au<strong> road movie avec <em>Pierrot le Fou</em>, de Jean-Luc Godard, et <em>Thelma &amp; Louise</em>, de Ridley Scott.</strong> Ce dernier représente un pari particulier pour la salle, en raison du coût des droits, mais Laëtitia Scherier tenait à le programmer. Elle y voit un film capable de rassembler, par ce qu’il raconte, par son écho avec des questions de société actuelles, mais aussi parce qu’il figurait cette année sur l’affiche du Festival de Cannes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine du 8 juillet sera dédiée aux <strong>drames intemporels </strong>avec deux films que Laëtitia Scherier présente comme faisant partie de ses favoris : <strong><em>Vol au-dessus d’un nid de coucou</em>, de Miloš Forman, et <em>Stand by Me</em>, de Rob Reiner.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 15 juillet, la <strong>comédie romantique</strong> permettra d’apporter <em>« un peu de légèreté »</em> avec deux classiques : <em>Quand Harry rencontre Sally</em>, également de Rob Reiner, ressorti cette année en copie restaurée, et <em>Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain</em>, de Jean-Pierre Jeunet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la fermeture estivale des Lobis, du 22 juillet au 18 août inclus, le cycle reprendra avec le <strong>film policier.</strong> Sont annoncés <strong><em>Chien enragé</em>, d’Akira Kurosawa, et <em>Jeune et Innocent</em>, d’Alfred Hitchcock.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La dernière semaine du cycle, autour du 26 août, sera consacrée au f<strong>ilm historique</strong>, avec<strong> <em>Lili Marleen</em>, de Rainer Werner Fassbinder, et <em>La Leçon de piano</em>, de Jane Campion.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme lors des précédents cycles, les spectateurs pourront récupérer une petite carte lors des premières séances. Chaque film vu donnera droit à un tampon. <strong>Ceux qui auront assisté à dix films du cycle repartiront avec une place de cinéma gratuite,</strong> valable trois mois, pour le film de leur choix, événement compris.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Pour en savoir plus : <em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></p>



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		<title>Aux Lobis : Quentin Dupieux, Steven Soderbergh, Yeon Sang-ho et Ghibli</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 08:15:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Deux sorties nationales, trois nouveautés, le lancement du cycle Ghibli, une avant-première japonaise et un rendez-vous au bar : la semaine s’annonce riche au cinéma Les Lobis. Laëtitia Scherier, directrice du cinéma blésois, défend une programmation où se croisent l’expérimentation animée de Quentin Dupieux, une comédie dramatique de Steven Soderbergh sur l’art contemporain, un thriller &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/aux-lobis-quentin-dupieux-steven-soderbergh-yeon-sang-ho-et-ghibli">Aux Lobis : Quentin Dupieux, Steven Soderbergh, Yeon Sang-ho et Ghibli</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Deux sorties nationales, trois nouveautés, le lancement du cycle Ghibli, une avant-première japonaise et un rendez-vous au bar : la semaine s’annonce riche au <strong><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/9/cinema-cinema-les-lobis-blois.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma Les Lobis</a></strong>. Laëtitia Scherier, directrice du cinéma blésois, défend une programmation où se croisent l’expérimentation animée de Quentin Dupieux, une comédie dramatique de Steven Soderbergh sur l’art contemporain, un thriller horrifique sud-coréen signé Yeon Sang-ho, un classique de Hayao Miyazaki et le nouveau film de Naomi Kawase.</p>



<h2 id="h-quentin-dupieux-en-animation-le-vertige-un-ovni-volontairement-retro" class="wp-block-heading">Quentin Dupieux en animation : <em>Le Vertige</em>, un OVNI volontairement rétro</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première sortie nationale de la semaine est aussi le coup de cœur de Laëtitia Scherier : <strong><em>Le Vertige</em>, nouveau film de Quentin Dupieux.</strong> <em>« J’ai mis un coup de cœur, parce que je trouve vraiment que le film le mérite, tant c’est <strong>un OVNI »</strong></em>, explique-t-elle. Présenté en clôture de la Quinzaine des cinéastes à Cannes, <em>Le Vertige</em> marque une étape particulière dans la filmographie du réalisateur. Quentin Dupieux avait deux films présentés à Cannes cette année. Le second, <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Full_Phil" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Full Phil</a></em>, sortira plus tard. Celui-ci est <strong>son premier film d’animation.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-15.png" alt="" class="wp-image-34043" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-15.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-15-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Le film réunit notamment <strong>Alain Chabat, Jonathan Cohen et Anaïs Demoustier</strong>. Le point de départ tient dans une idée aussi simple que vertigineuse : Jacky, interprété vocalement par Alain Chabat, se rend chez son ami Bruno, à qui Jonathan Cohen prête sa voix, pour tenter de le convaincre que le monde dans lequel ils vivent n’est peut-être qu’une simulation. Chez Dupieux, cette hypothèse métaphysique ne donne pas naissance à une fable solennelle, mais à<strong> une comédie étrange, joueuse, volontairement décalée.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Laëtitia Scherier insiste sur la singularité du projet. <em>« S’il n’y avait pas eu cette sélection à Cannes, je pense que le film ne serait probablement jamais sorti en salle, puisque c’est vraiment une expérimentation, une recherche totale. »</em> <strong>Visuellement, <em>Le Vertige</em> ne cherche pas la perfection technique. Au contraire.</strong> Là où de nombreux films d’animation contemporains rivalisent de précision pour reproduire le réel, les mouvements de l’eau, la lumière ou les textures, Quentin Dupieux assume <strong>une esthétique plus rudimentaire, plus rétro, presque volontairement imparfaite.</strong> <em>« Le résultat fait penser aux Sims, ou aux premières simulations et aux premiers jeux vidéo »,</em> observe la directrice des Lobis. Ce choix correspond à l’univers du cinéaste, qui préfère le pas de côté à l’illusion lisse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film a été réalisé avec cinq jeunes diplômés des Gobelins, grande école parisienne notamment reconnue pour ses formations en cinéma d’animation, jeu vidéo, photographie et design graphique. Pour Laëtitia Scherier, <strong>cette dimension expérimentale est précisément ce qui rend le film précieux. </strong><em>« Il utilise l’animation au service de son univers complètement foutraque et décalé. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, Quentin Dupieux tourne à <a href="https://bloiscapitale.com/quentin-dupieux-poete-de-l-absurde-a-l-honneur-aux-lobis" target="_blank" rel="noreferrer noopener">un rythme très soutenu, avec un ou deux films par an</a>. <strong>Son cinéma travaille souvent à déconstruire les formes</strong> : le cinéma lui-même dans <em>Rubber</em> ou <em>Réalité</em>, le théâtre dans <em>Yannick</em>, ou encore les réseaux sociaux et leur envers dans <em>L’Accident de piano</em>. Avec <em>Le Vertige</em>, Laëtitia Scherier voit moins une parodie du cinéma d’animation qu’une exploration proche du jeu vidéo. <em><strong>« C’est toujours drôle, parfois hilarant, décalé au possible. C’est un pas de côté dans sa filmographie »</strong></em>, estime-t-elle. Le film ne prétend pas atteindre la complexité narrative de <em>Rubber</em>, qu’elle considère comme <em>« un peu son chef-d’œuvre »</em>, mais il possède une liberté rare. <em><strong>« C’est un vrai petit bonbon d’1h07. »</strong></em></p>



<h2 id="h-the-christophers-steven-soderbergh-interroge-l-art-l-heritage-et-l-authenticite" class="wp-block-heading"><em>The Christophers</em> : Steven Soderbergh interroge l’art, l’héritage et l’authenticité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxième sortie nationale de la semaine : <strong><em>The Christophers</em>, de Steven Soderbergh</strong>. Là encore, Les Lobis accompagnent un cinéaste très prolifique. Depuis <em>Sexe, mensonges et vidéo</em>, Palme d’or à Cannes, le réalisateur américain a construit une filmographie particulièrement éclectique, capable de passer de productions très populaires comme <em>Ocean’s Eleven</em>, <em>Magic Mike</em> ou <em>Logan Lucky</em> à des œuvres plus engagées ou plus proches du cinéma art et essai, comme <em>Erin Brockovich</em> ou <em>The Laundromat : L’Affaire des Panama Papers</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>The Christophers</em>, Soderbergh propose <strong>une comédie dramatique située dans le milieu de l’art contemporain londonien.</strong> Le film raconte l’histoire d’un peintre retiré du monde, vivant reclus dans une maison à étages à Londres. Il n’est plus capable de créer. Pour gagner un peu d’argent, il se prête à des vidéos et à des signatures virtuelles, comme un artiste d’un autre temps tentant de raccrocher les wagons d’une époque qui lui échappe.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-16.png" alt="" class="wp-image-34044" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-16.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-16-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ses enfants, eux, pensent d’abord à leur héritage</strong>. <em>« On comprend qu’il n’a pas été très présent pour eux »</em>, souffle Laëtitia Scherier. Ils engagent alors une restauratrice d’œuvres d’art, dont le passé touche aussi au faux, afin de<strong> terminer secrètement une série de toiles inachevées</strong>. Ces œuvres, intitulées <em>The Christophers</em>, pourraient valoir très cher après la mort de l’artiste. Lui refuse pourtant catégoriquement de les achever.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le peintre est interprété par <strong>Ian McKellen. <em>« Il est toujours aussi convaincant »</em></strong>, souligne Laëtitia Scherier, qui décrit un personnage <strong><em>« tour à tour horripilant et extrêmement touchant ».</em></strong> Il ne s’agit pas seulement du portrait d’un artiste sur le déclin, mais de celui d’un homme ayant dépassé sa période de gloire, confronté à ce qu’il a produit, à ce qu’il n’a pas terminé, et à ce que les autres voudraient faire de son œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le film ouvre ainsi une série de questions sur la valeur artistique</strong>. Qu’est-ce qui fait une œuvre ? Sa matière ? La qualité des pinceaux, de la toile, du geste technique ? L’intention qui l’a fait naître ? Le regard porté par celui qui l’observe ? Ou encore le discours critique, le marché, la spéculation, tout ce qui entoure l’objet artistique et finit parfois par en déplacer le sens ? <em><strong>« Le film pose la question de l’authenticité »</strong></em>, analyse Laëtitia Scherier. <em><strong>« Qu’est-ce qui fait une œuvre d’art ? »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière les reparties piquantes et le dispositif presque théâtral du huis clos, elle retient surtout une tonalité plus douce. <strong><em>The Christophers</em> parle du temps, de la trace</strong> : <em>« Oui, j’ai surtout trouvé que c’était un film plein de douceur sur le temps qui passe, sur ce qu’on laisse derrière soi, <strong>et plus particulièrement sur ce qu’un artiste laisse derrière lui. »</strong></em></p>



<h2 id="h-colony-yeon-sang-ho-renouvelle-encore-le-film-de-zombies" class="wp-block-heading"><em>Colony</em> : Yeon Sang-ho renouvelle encore le film de zombies</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La troisième nouveauté arrive avec un léger décalage. <strong><em>Colony</em>, thriller horrifique sud-coréen de Yeon Sang-ho</strong>, est sorti deux semaines plus tôt, d’abord en multiplexe. Le réalisateur est bien connu des amateurs de cinéma de genre.<strong> Près de dix ans après <em>Dernier train pour Busan</em>,</strong> qui a profondément marqué le cinéma de zombies, Yeon Sang-ho revient avec un nouveau récit de contamination.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="436" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-17.png" alt="" class="wp-image-34045" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-17.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-17-220x300.png 220w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Colony</em> a été présenté en séance de minuit à Cannes. Son point de départ est simple : après un accident biologique dans un immense complexe de Séoul, des survivants se retrouvent piégés dans le bâtiment. Un virus se transforme, se transmet progressivement, et <strong>les personnes contaminées deviennent des créatures organisées, intelligentes, capables d’élaborer des stratégies collectives.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film ne révolutionne pas entièrement le genre zombie, reconnaît Laëtitia Scherier, mais il en déplace les codes. Dans beaucoup de films du genre, les infectés sont menaçants mais lents, privés d’intelligence, réduits à une masse qui avance. <strong>Ici, au contraire, les contaminés fonctionnent comme une colonie d’insectes.</strong> Ils partagent des informations, coordonnent leurs attaques, cherchent à répandre le virus le plus rapidement et le plus efficacement possible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme souvent dans les films de genre, le récit horrifique permet de parler d’autre chose. <strong><em>Colony</em> peut être lu comme une métaphore</strong>. <em>« On peut y voir des éléments connectés à notre époque : la métaphore des réseaux sociaux, la circulation virale de l’information, qui n’est pas toujours juste, et les comportements grégaires de nos sociétés »,</em> observe Laëtitia Scherier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en scène participe pleinement à l’efficacité du film. <strong>Le décor vertical du gratte-ciel transforme chaque étage en obstacle, chaque niveau en étape nouvelle,</strong> presque comme dans une progression de jeu vidéo. Les scènes d’action sont nerveuses, tendues, directes. La directrice des Lobis ne prétend pas que <em>Colony</em> retrouve l’effet de surprise de <em>Dernier train pour Busan</em>. Mais elle y voit la confirmation d’un savoir-faire rare. <em>« Cela démontre tout de même que le réalisateur reste, selon moi, l’un des rares cinéastes de ces dernières années capables d’apporter encore u<strong>n peu de fraîcheur à un genre que l’on a déjà vu, revu et rerevu. »</strong></em></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="559" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-13.png" alt="" class="wp-image-34041" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-13.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-13-300x164.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-13-768x419.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 id="h-ghibli-commence-avec-le-chateau-dans-le-ciel" class="wp-block-heading">Ghibli commence avec <em>Le Château dans le ciel</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette semaine marque aussi le lancement de <strong>la rétro Ghibli d’été aux Lobis.</strong> Le premier film proposé est <strong><em>Le Château dans le ciel</em>,</strong> réalisé par <strong>Hayao Miyazaki</strong> et sorti en 1986. C’est<strong> le premier long métrage sorti au cinéma sous l’étiquette du studio Ghibli, </strong>et le troisième film du cinéaste japonais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La programmation s’inscrit dans le cadre de <em>« Ciné Marmots »</em>, dispositif jeune public mené en partenariat avec la Ville de Blois. <strong>La majorité des séances sera donc proposée en version française, afin de rendre le film accessible aux enfants.</strong> Laëtitia Scherier recommande toutefois le film plutôt à partir de 7 ou 8 ans. <em>« Avant cet âge, il peut être un peu complexe et certaines séquences peuvent être impressionnantes »</em>, précise-t-elle, tout en rappelant qu’il n’existe évidemment aucune interdiction particulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Deux séances en soirée</strong> seront également proposées en <strong>version originale sous-titrée,</strong> pour les adultes, les adolescents, les grands enfants et les spectateurs attachés à la V.O. L’objectif est simple : permettre à chacun de découvrir ou redécouvrir le film dans les meilleures conditions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le Château dans le ciel</em> raconte l’histoire de Sheeta, une jeune fille qui possède un mystérieux pendentif, et de Pazu, un garçon apprenti mécanicien passionné d’aviation. Ensemble, ils partent à la recherche de Laputa, une cité flottante convoitée à la fois par des pirates de l’air et par l’armée. C’est un grand film d’aventure, mais aussi une œuvre fondatrice. Pour Laëtitia Scherier, on y trouve déjà <strong>les thèmes qui traverseront toute l’œuvre de Miyazaki</strong> : l’émerveillement devant la beauté du monde, l’importance de la nature, la préservation de l’environnement, la méfiance envers le pouvoir militaire, mais aussi envers la technologie lorsqu’elle est mise au service de la domination.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même près de quarante ans après sa sortie, le film conserve une puissance intacte. <strong>Son animation traditionnelle, entièrement dessinée à la main,</strong> son imaginaire aérien, sa richesse visuelle et son absence de manichéisme continuent de le distinguer de nombreuses productions destinées au jeune public. Pour Laëtitia Scherier, <em>Le Château dans le ciel</em> reste <em>« un vrai bijou »</em>, et même <strong><em>« clairement un chef-d’œuvre de l’animation ».</em></strong></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="559" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-14.png" alt="" class="wp-image-34042" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-14.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-14-300x164.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-14-768x419.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 id="h-naomi-kawase-en-avant-premiere-avec-l-illusion-de-yakushima" class="wp-block-heading">Naomi Kawase en avant-première avec <em>L’Illusion de Yakushima</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Lobis proposeront également en avant-première <strong><em>L’Illusion de Yakushima</em>, nouveau film de Naomi Kawase.</strong> Le film suit Corry, une infirmière française installée au Japon, interprétée par Vicky Krieps. Formée à Paris, elle travaille comme coordinatrice de transplantation cardiaque pédiatrique dans un hôpital de Kobé. Elle accompagne des enfants en attente de greffe, ainsi que leurs familles, <strong>dans un pays où le don d’organes demeure un sujet délicat.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le film aborde donc une question médicale, mais aussi culturelle et spirituelle.</strong> Laëtitia Scherier rappelle que le Japon entretient un rapport particulier au corps, à la mort et à la transmission, ce qui rend la question du don d’organes plus complexe encore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette dimension professionnelle s’ajoute un récit intime. Le compagnon de Corry, photographe, disparaît sans explication. <strong>La jeune femme se trouve alors confrontée à l’absence dans deux dimensions de son existence </strong>: celle des enfants qu’elle accompagne à l’hôpital et celle de sa propre vie affective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Naomi Kawase entrelace ainsi deux sujets : le don d’organes et le phénomène des personnes qui choisissent de disparaître volontairement. Laëtitia Scherier rapproche ce second motif de celui abordé récemment par le film français <em>Les Enfants vont bien</em>. Il s’agit d’<strong>une forme de deuil singulière, puisqu’elle naît non d’une mort, mais d’une disparition choisie.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>L’Illusion de Yakushima</em>, cette absence devient le point de départ d’un voyage intérieur. <strong>Le film se déploie dans une relation forte à la nature, aux liens invisibles, à ce qui unit les vivants et les disparus.</strong> <em>« Tout le film repose clairement sur l’interprétation de <a href="https://www.festival-cannes.com/p/vicky-krieps/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vicky Krieps</a>, que je trouve remarquable »</em>, souligne Laëtitia Scherier. Elle retient surtout la sincérité de l’actrice et la dimension sensorielle du film. <em>« Ce que je retiens surtout du film, plus encore que l’aspect médical, c’est sa dimension sensorielle et spirituelle. <strong>C’est un film assez bouleversant. »</strong></em></p>



<h2 id="h-bientot-une-retro-autour-des-genres-au-cinema" class="wp-block-heading">Bientôt une rétro autour des genres au cinéma</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Laëtitia Scherier annonce enfin la préparation du <strong>cycle rétro de l’été</strong>. Ce rendez-vous de films de patrimoine revient pour la troisième année. La soirée d’ouverture est encore en cours de finalisation, mais elle devrait être consacrée à <strong><em>Retour vers le futur</em>.</strong> Le choix répond à une tradition installée depuis le lancement du cycle : ouvrir avec un film accessible, capable de rassembler largement. La première année, Les Lobis avaient proposé <em>Les Dents de la mer</em>. L’an dernier, l’ouverture s’était faite avec <em>La Cité de la peur</em>. La suite de la programmation devrait <strong>explorer plusieurs familles de cinéma : le road movie, le drame intemporel, la comédie romantique, le film policier et le film historique.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Enfin, au<strong> bar des Lobis,</strong> le rendez-vous de la semaine aura lieu <strong>vendredi 12 juin, de 14h à 19h, </strong>avec la onzième permanence du <em><strong>Salon qui bouge</strong></em>. Comme à chaque édition, une invitée sera présente. Cette fois, il s’agira d’une personne du <strong>Houppier, tiers lieu éco-culturel situé à Blois.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Plus d&rsquo;informations ici : <strong><em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/9/cinema-cinema-les-lobis-blois.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/aux-lobis-quentin-dupieux-steven-soderbergh-yeon-sang-ho-et-ghibli">Aux Lobis : Quentin Dupieux, Steven Soderbergh, Yeon Sang-ho et Ghibli</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Aux Lobis, une semaine avec des films qui font très envie</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Jun 2026 11:14:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après plusieurs semaines marquées par les sorties cannoises, le cinéma art et essai Les Lobis propose quatre films très différents, entre enquête psychologique, chronique adolescente, fable animalière décalée et retour d’un classique de David Lynch. À cela s’ajoutent un ciné-débat consacré à l’artiste blésois Jean-Luc Johannet et l’annonce d’un cycle estival dédié aux studios Ghibli. &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/aux-lobis-une-semaine-avec-des-films-qui-font-tres-envie">Aux Lobis, une semaine avec des films qui font très envie</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph" id="h-">Après plusieurs semaines marquées par les sorties cannoises, le <a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma</a> art et essai <strong>Les Lobis</strong> propose <strong>quatre films très différents, </strong>entre enquête psychologique, chronique adolescente, fable animalière décalée et retour d’un classique de David Lynch. À cela s’ajoutent un ciné-débat consacré à l’artiste blésois Jean-Luc Johannet et l’annonce d’un cycle estival dédié aux studios Ghibli.</p>



<h2 id="h-l-affaire-zanetti-le-crime-n-est-pas-une-enigme-mais-une-memoire-a-interroger" class="wp-block-heading"><em>L’Affaire Zanetti</em> : le crime n’est pas une énigme, mais une mémoire à interroger</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première sortie nationale de la semaine est <strong><em>L’Affaire Zanetti</em>, de Leonardo Di Costanzo.</strong> Le réalisateur italien, d’abord connu pour son travail documentaire, poursuit ici une exploration du monde carcéral déjà présente dans <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ariaferma" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ariaferma</a></em>, son précédent long métrage de fiction, consacré aux tensions entre détenus et gardiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>L’Affaire Zanetti</em>, <strong>le cinéaste s’éloigne toutefois des codes habituels du film policier.</strong> Le film s’inspire d’un fait divers réel et des travaux de deux criminologues italiens autour des <strong>crimes intrafamiliaux</strong>. Mais il ne cherche ni l’effet d’enquête, ni le suspense artificiel. <strong><em>« Ce n’est vraiment pas un polar »</em></strong>, insiste Laëtitia Scherier. <em>« Le film ne cherche pas du tout à reconstituer le crime ou à entretenir un quelconque suspense. On sait qu’elle a tué sa sœur. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Roschdy Zem y interprète un professeur criminologue qui mène des entretiens avec des femmes incarcérées. Le récit se concentre plus particulièrement sur Elisa Zanetti, incarnée par Barbara Ronchi, condamnée pour le meurtre de sa sœur, mais qui affirme n’avoir conservé qu’un souvenir très fragmentaire de son geste. Le film repose largement sur ce face-à-face. D’un côté, un criminologue qui tente de comprendre. De l’autre,<strong> une femme dont la mémoire se reconstruit par fragments, entre flashes, hésitations, contradictions et moments de déni</strong>. <em>« Même si on sait qu’elle l’a fait, cela interroge toutes les zones d’ombre qu’il peut y avoir »</em>, observe Laëtitia Scherier.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="435" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-1.png" alt="" class="wp-image-33807" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-1.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-1-221x300.png 221w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">La mise en scène, très épurée, installe une grande partie du film dans le huis clos de la salle d’entretien. Tout y passe par les mots, les silences, les regards et les inflexions du jeu. Barbara Ronchi donne au personnage une opacité qui empêche toute lecture simple. Sa culpabilité n’est pas niée, mais le film déplace la question : <strong>comment une personne peut-elle vivre avec un acte dont elle ne parvient pas elle-même à reconstituer entièrement le chemin intérieur ?</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>The Plague</em> : une microsociété adolescente sous tension</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième film défendu cette semaine par Les Lobis est <strong><em>The Plague</em>,</strong> premier long métrage de Charlie Polinger. Laëtitia Scherier le présente comme <strong><em>« un premier film assez prodigieux »</em></strong>, au point d’avoir choisi de lui accorder huit séances.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="480" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image.png" alt="" class="wp-image-33806" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-200x300.png 200w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Le film se déroule dans <strong>un camp de water-polo</strong> au début des années 2000. Un adolescent tente de s’intégrer dans cette microsociété régie par ses propres règles : celles des adultes, bien sûr, mais surtout celles que les jeunes établissent entre eux, souvent de manière plus brutale. Le personnage principal découvre alors <strong>un garçon marginalisé, tenu à l’écart du groupe, souffrant d’acné et d’une infection cutanée. Les autres adolescents le surnomment cruellement <em>« la peste »</em>.</strong> À partir de là, le film observe <strong>une mécanique de contamination sociale</strong>. Non pas la contamination physique, mais celle de la peur : <em>« Le simple fait d’être vu avec lui, de sympathiser, d’avoir de la peine pour lui ou d’essayer de comprendre ce qui lui arrive devient une menace pour sa propre position dans le groupe »,</em> résume Laëtitia Scherier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À partir d’une situation qui pourrait sembler relever d’une cruauté de cour d’école, Charlie Polinger construit un récit plus ample <strong>sur l’exclusion, le harcèlement de groupe et la construction de la masculinité chez les jeunes adolescents.</strong> Le film montre comment une communauté d’enfants peut fabriquer ses propres rituels, ses dominations et ses bannissements, loin du regard véritablement protecteur des adultes. Laëtitia Scherier y voit d’abord un film sur <em><strong>« la peur universelle d’être rejeté ».</strong></em> Même si les personnages principaux sont adolescents, le sujet dépasse largement leur âge. <strong>Chacun peut reconnaître, dans cette peur de se retrouver à l’écart, une angoisse plus ancienne et plus générale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le scénario est inspiré des journaux intimes</strong> que le réalisateur tenait lorsqu’il fréquentait lui-même des camps d’été, même si le reste de l’histoire relève de la fiction. Le film prend peu à peu la forme d’un thriller psychologique. Tourné en 35 mm, il développe une atmosphère visuelle très marquée. <em>« Dans son ambiance, il peut rappeler Kubrick »,</em> note Laëtitia Scherier, qui y a aussi vu un écho à <em>Sa Majesté des mouches</em>. Le film ne vise peut-être pas le public le plus large, reconnaît la directrice, mais elle insiste sur la nécessité de le découvrir en salle. <em><strong>« Il y a des plans absolument incroyables et il faut absolument voir le film sur un grand écran. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Cocotte</em> : une fable politique à hauteur de poule</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La troisième proposition de la semaine, <strong><em>Cocotte</em>, de György Pálfi</strong>. Laëtitia Scherier y a trouvé une œuvre suffisamment singulière pour mériter d’être proposée aux spectateurs blésois. <em><strong>« C’est une proposition décalée,</strong> et cela me semblait important de la prendre pour tous les goûts »</em>, explique-t-elle. <strong>Le film suit une poule noire qui s’échappe d’un élevage industriel</strong>. À partir de ce point de départ, György Pálfi construit <strong>un récit animalier qui tient à la fois de la fable politique, du drame social et du burlesque.</strong> La singularité du film vient d’abord de son dispositif : là où beaucoup de productions auraient eu recours à l’animation numérique ou à l’anthropomorphisme, <strong>le réalisateur travaille avec de véritables animaux.</strong> <em>« Rien que cela, c’est un exploit quand on voit le film »,</em> souligne Laëtitia Scherier.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-2.png" alt="" class="wp-image-33808" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-2.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-2-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La caméra est placée à hauteur d’animal. </strong>Les humains sont souvent vus en contre-plongée, parfois seulement jusqu’aux genoux. Ce choix formel modifie entièrement le regard. Les hommes deviennent des silhouettes menaçantes, grotesques ou absurdes, observées depuis un point de vue étranger à leurs logiques sociales. Au fil de son parcours, la poule traverse plusieurs milieux humains. Elle monte dans des camions, marche, court, se déplace d’un lieu à l’autre, et devient le <strong>témoin involontaire d’une société traversée par la violence, les injustices et les rapports de domination.</strong> <em>« Il y a évidemment un aspect très politique au film »</em>, relève Laëtitia Scherier, <em><strong>« mais avec une vraie tonalité burlesque par moments ».</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CNC a accompagné le film d’un avertissement, afin d’éviter que des spectateurs ne viennent y chercher un documentaire animalier. <strong><em>Cocotte</em> est tout autre chose : une fable étrange, incisive, volontairement décentrée, qui utilise le regard animal pour mieux révéler ce que les humains ne voient plus d’eux-mêmes.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Dune</em> de David Lynch : tenir une promesse faite aux spectateurs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine verra aussi le retour de <strong><em>Dune</em>, de David Lynch</strong>. <em>« Quand les spectateurs me demandent des films, surtout des films comme ça, j’essaie toujours de trouver une petite place »</em>, explique-t-elle. Troisième long métrage de David Lynch après <em>Eraserhead</em> et <em>Elephant Man</em>, <em>Dune</em> adapte le premier volume du roman de Frank Herbert, publié près de vingt ans avant la sortie du film. <strong>L’œuvre littéraire est réputée pour sa densité</strong> : politique, religion, écologie, génétique, monologues intérieurs, concepts abstraits. Autant d’éléments qui en font un monument de la science-fiction, mais aussi un livre particulièrement difficile à adapter.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-3.png" alt="" class="wp-image-33809" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-3.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-3-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">À l’époque, le producteur voyait dans le projet un possible nouveau <em>Star Wars</em>. George Lucas avait d’ailleurs proposé à David Lynch de réaliser <em>Le Retour du Jedi</em>, ce que celui-ci avait refusé. Lynch accepte finalement <em>Dune</em>, alors même qu’il ne connaissait pas le roman au départ. Il s’approprie peu à peu cet univers et tente d’en faire tenir la complexité dans un seul film. La comparaison avec les adaptations plus récentes de Denis Villeneuve est inévitable, mais elle permet surtout de mesurer la différence d’approche. <strong>Là où Villeneuve a choisi d’étaler le récit sur plusieurs films et de privilégier une forme plus lisible pour un large public, Lynch a cherché à tout intégrer, au risque de la saturation.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le film fut un échec critique et commercial à sa sortie.</strong> Lynch l’a longtemps renié, notamment parce qu’il n’a pas eu le contrôle du montage final. <em>« Son montage à lui faisait pas loin de 4 h 30 »</em>, rappelle Laëtitia Scherier. Plusieurs versions ont ensuite circulé, certaines désavouées par le réalisateur au point d’être signées sous pseudonyme. <strong>Avec le recul, <em>Dune</em> apparaît toutefois comme une œuvre importante pour comprendre son cinéma.</strong> <em>« On retrouve tout le travail de Lynch, tout son univers »</em>, estime Laëtitia Scherier. Le film porte déjà les traces d’<em>Eraserhead</em> et <strong>annonce plusieurs obsessions visuelles et mentales qui traverseront la suite de sa filmographie.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Ciné-débat autour de Jean-Luc Johannet</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement de la semaine aura lieu <strong>vendredi 5 juin à 19 h 30</strong>, avec une ouverture du bar dès 18 h 30. Les Lobis accueilleront un <strong>ciné-débat </strong>autour du documentaire <strong><em>Jean-Luc Johannet. Anarchitecte</em>, réalisé par Danilo Proietti, qui sera présent.</strong> La soirée est organisée par Guillaume Legret, projectionniste des Lobis. </p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="342" height="456" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-4.png" alt="" class="wp-image-33810" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-4.png 342w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-4-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 342px) 100vw, 342px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Le documentaire retrace le parcours de Jean-Luc Johannet, artiste né à Blois au début des années 1950. Architecte, plasticien, créateur engagé, il a conçu des maquettes, des structures et des formes qui ont marqué plusieurs générations de Blésois. Une petite exposition est visible dans le hall des Lobis, avec des photographies de certaines œuvres. <strong>Le photographe Thierry Cardon, ami de longue date de Jean-Luc Johannet, participera également au débat.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les réalisations évoquées figure notamment <strong><em>L’Oiseau euphorique</em>, exposé en 1986 sur le parvis de la Halle aux Grains de Blois.</strong> Depuis le lancement de la communication autour de la soirée, de nombreux spectateurs ont réagi. Certains racontent l’avoir rencontré, d’autres avoir travaillé avec lui. <em><strong>« On sent beaucoup de tendresse quand les gens en parlent »</strong></em>, observe Laëtitia Scherier. À partir du milieu des années 1980, Jean-Luc Johannet a également développé un travail d’art-thérapie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre réunira donc Danilo Proietti, Thierry Cardon, l’historienne de l’art <strong>Roberta Trapani</strong>, ainsi que le psychiatre <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Klein_(psychiatre)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jean-Pierre Klein</a>,</strong> spécialiste de l’art-thérapie. Ce dernier ne pourra pas être présent physiquement, mais a enregistré une vidéo pour évoquer le travail de Jean-Luc Johannet et son héritage.</p>



<h2 id="h-bourse-aux-affiches-samedi-aux-lobis" class="wp-block-heading">Bourse aux affiches samedi aux Lobis</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre rendez-vous de la semaine :<strong> la septième bourse aux affiches, organisée samedi entre 11 h et 16 h.</strong> Le bar sera également ouvert. L’idée est simple : permettre aux spectateurs de venir choisir des affiches de cinéma, prendre le temps de regarder, d’échanger, et, pourquoi pas, de s’installer autour d’un café. Une proposition plus légère, mais fidèle à l’esprit des Lobis : faire du cinéma un lieu de passage, de discussion et de curiosité, au-delà des seules séances.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un été Ghibli aux Lobis</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Laëtitia Scherier annonce enfin <strong>un cycle jeune public consacré au studio Ghibli, du 10 juin au 15 septembre.</strong> Dix films seront proposés, à raison d’<strong>un film par semaine,</strong> hors période de fermeture estivale. La sélection Ghibli répond à un double objectif : proposer des œuvres exigeantes et rassembler plusieurs générations. Les premières réactions du public semblent déjà confirmer l’attente. <em>« Je crois que c’est la première fois qu’on a des réponses aussi enthousiastes et autant de répondants sur les réseaux sociaux »,</em> observe Laëtitia Scherier. <strong>Les films du studio Ghibli occupent une place particulière dans l’imaginaire de nombreux spectateurs.</strong> Beaucoup les ont découverts jeunes, sans toujours avoir eu l’occasion de les revoir ensuite avec leurs enfants ou petits-enfants. Pour Laëtitia Scherier, c’est précisément ce qui rend ce cycle important : permettre à des œuvres <strong>d’Hayao Miyazaki ou d’Isao Takahata</strong> d’être vues ou revues sur grand écran. Une manière de faire dialoguer les souvenirs d’enfance, la transmission familiale et la puissance intacte du cinéma d’animation japonais.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">&gt;&gt; Plus d&rsquo;informations ici : <strong><em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/42/les-films-cinema-les-lobis-blois.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Aux Lobis, de Ryota Nakano à Pierre Salvadori, une semaine riche</title>
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		<pubDate>Tue, 05 May 2026 08:55:57 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au cinéma Les Lobis, la semaine</strong> s’organise autour d’un équilibre : entre découvertes internationales, premiers films, avant-premières liées à Cannes et propositions cinéphiles. Une programmation, signée  <strong>Laëtitia Scherier</strong>, qui, cette fois encore, articule l’intime et le politique, tout en ouvrant des perspectives très différentes sur les formes du récit.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-deuil-et-la-memoire-au-coeur-du-cinema-japonais">Le deuil et la mémoire au cœur du cinéma japonais</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les sorties de la semaine, <strong><em>Mon grand frère et moi</em></strong> de <strong>Ryota Nakano</strong> s’inscrit dans une continuité thématique déjà bien identifiée dans son œuvre. Cinquième long métrage du cinéaste, mais seulement le deuxième à sortir en France, le film confirme les difficultés persistantes de diffusion du cinéma étranger, même lorsque les réalisateurs bénéficient d’une reconnaissance dans leur pays d’origine, observe Laëtitia Scherier, directrice du cinéma Les Lobis. Le précédent film distribué en France,<strong> <em>La famille Asada</em></strong>, avait pourtant rencontré un succès notable en 2023, dépassant les 250 000 entrées — un score significatif pour ce type de production.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="435" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-11.png" alt="" class="wp-image-33094" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-11.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-11-221x300.png 221w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Adapté d’un essai autobiographique,</strong> <em>Mon grand frère et moi</em> poursuit <strong>une exploration des liens familiaux,</strong> avec une attention particulière portée aux <strong>transmissions invisibles</strong> et au <strong>travail du deuil</strong>. Le récit suit <strong>une écrivaine confrontée à la disparition de son frère,</strong> dont elle tente de reconstruire la mémoire à travers des souvenirs fragmentés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film repose sur un jeu constant entre présent et passé, structuré par des flashbacks qui redessinent progressivement la figure d’un frère à la fois excentrique et insaisissable. <strong>À mesure que le récit avance, la perception du personnage évolue, entre marginalité assumée et possible fragilité psychique.</strong> Ryota Nakano aime introduire <strong>des moments inattendus</strong> — parfois proches du décalage, voire d’une légère étrangeté — au sein d’un sujet profondément mélancolique. Une manière de déplacer le regard sur le deuil, en évitant toute frontalité excessive.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-autre-ouest-americain">Un autre Ouest américain</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Changement radical de décor avec <strong>The New West</strong>, premier long métrage de Kate Beecroft, récompensé par le <strong>prix du public au Sundance Film Festival.</strong> Le film se situe à la frontière de la fiction et du documentaire. Son origine même — une immersion de trois ans au sein d’un ranch du Dakota du Sud — en conditionne la forme. En mêlant acteurs professionnels et habitants réels, Kate Beecroft construit un récit au plus près des corps et des gestes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-12.png" alt="" class="wp-image-33096" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-12.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-12-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au centre du film, une femme, Tabatha, qui dirige une communauté accueillant des adolescents en rupture.</strong> Jeunes en échec scolaire, marqués par des parcours familiaux fragiles, ils trouvent dans ce cadre une forme de reconstruction. Le film propose ainsi une relecture du mythe de l’Ouest américain. <strong>Ici, pas de conquête, pas de figures viriles héroïsées.</strong> L’espace devient celui d’<strong>une Amérique marginale, féminine, où la survie repose sur l’entraide et la transmission.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Visuellement, le film s’ancre dans une matérialité très forte : paysages ouverts, poussière, présence animale. Une approche presque ethnographique, qui donne au film <strong>une densité particulière,</strong> d’autant plus remarquable pour un premier long métrage.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cannes-en-ligne-de-mire">Cannes en ligne de mire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La programmation s’ouvre également sur le Festival de Cannes avec une avant-première marquante : <strong>La Vénus électrique</strong> de Pierre Salvadori, proposé le mardi 12 à 20h30, simultanément à sa projection officielle.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="559" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-10.png" alt="" class="wp-image-33093" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-10.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-10-300x164.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-10-768x419.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le film prend place <strong>dans le Paris des années 1920 et suit un peintre en deuil, persuadé de communiquer avec sa femme disparue grâce à une fausse voyante. </strong>À partir de ce point de départ, le récit s’organise autour d’un mensonge qui devient progressivement moteur dramatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Porté par un trio d’acteurs — <strong>Pio Marmaï, Anaïs Demoustier et Gilles Lellouche</strong> — le film joue sur les <strong>quiproquos</strong> et les <strong>situations absurdes</strong>, dans un rythme soutenu.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Entre comédie romantique et mécanique narrative plus complexe,</strong> le film revendique une forme de légèreté maîtrisée, sans renoncer à des enjeux émotionnels plus profonds. Une proposition qui s’inscrit <strong>dans la continuité du cinéma de Pierre Salvadori</strong>, tout en retrouvant une énergie plus frontale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-regards-contemporains-et-tensions-du-reel">Regards contemporains et tensions du réel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté de <a href="https://bloiscapitale.com/cinefil-une-association-qui-fait-vivre-le-cinema-dauteur-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Ciné’fil</em></strong>,</a> la semaine propose <strong><em>Collapse (face à Gaza)</em></strong> de <strong>Anna Teven, documentaire</strong> tourné sur plus de deux ans dans la bande de Gaza, entre 2023 et 2025.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="472" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-13.png" alt="" class="wp-image-33100" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-13.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-13-203x300.png 203w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le film s’inscrit dans une temporalité immédiate, marquée par les événements récents, et <strong>documente les effets concrets de la guerre sur les territoires et les populations.</strong> Une séance présentée est prévue lundi à 20h45.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, la semaine se prolonge déjà vers les sorties à venir, largement influencées par Cannes. Sont annoncés : <strong>Histoire parallèle</strong> de Asghar Farhadi, tourné en France avec un casting international ; <strong>L’Être aimé</strong> de Rodrigo Sorogoyen ; <strong>Autofiction</strong> de Pedro Almodóvar, attendu en avant-première le 19 mai. Autant de films qui sortiront au rythme de leur présentation officielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La programmation se complète avec une séance de <strong>Conversation secrète</strong> de Francis Ford Coppola, Palme d’or 1974, proposée en version restaurée avec l’association La Prochaine Séance. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Côté ancrage local, la permanence du <em>Salon qui bouge</em> revient le vendredi 15 mai, accompagnée de la tatoueuse <em>Serial X Graphic.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, pour être complet, <strong>L’Abandon</strong>, <strong>film consacré à l’assassinat de Samuel Paty,</strong> sera intégré à la programmation des Lobis la semaine suivante après une première exploitation au Cap’Ciné. Un film à la forme classique, mais dont la portée et le traitement ont été jugés respectueux et nécessaires.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"> Pour en savoir plus : <em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/9/cinema-cinema-les-lobis-blois.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Aux Lobis, une semaine à la croisée de la littérature et du cinéma</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/aux-lobis-une-semaine-a-la-croisee-de-la-litterature-et-du-cinema</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 08:49:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au cinéma Les Lobis, la semaine s’inscrit sous un fil conducteur clair : celui des récits adaptés, déplacés, réinterprétés. Littérature, faits réels, patrimoine burlesque ou figures historiques : la programmation défendue par Laetitia Scherier compose un ensemble où le cinéma puise dans d’autres formes pour mieux interroger le présent — souvent par des voies exigeantes, &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au <a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma</a> Les Lobis, la semaine</strong> s’inscrit sous un fil conducteur clair : celui des récits adaptés, déplacés, réinterprétés. Littérature, faits réels, patrimoine burlesque ou figures historiques : la programmation défendue par <strong>Laetitia Scherier</strong> compose un ensemble où le cinéma puise dans d’autres formes pour mieux interroger le présent — souvent par des voies exigeantes, parfois dérangeantes, mais toujours assumées. <em><strong>« On est vraiment sur une semaine à la croisée de la littérature et du cinéma »,</strong></em> résume la directrice.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-die-my-love-une-experience-radicale"><em>Die, My Love</em>, une expérience radicale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le cas de <em><strong>Die, My Love</strong></em>, cinquième long métrage de la réalisatrice britannique <strong>Lynne Ramsay, avec Robert Pattinson et Jennifer Lawrence,</strong> présenté à Cannes et accueilli de manière contrastée. Un clivage que Laetitia Scherier assume pleinement : <em><strong>« Moi, j&rsquo;ai adoré. C&rsquo;est une vraie claque. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Adapté du <a href="https://encrenoire.be/creve-mon-amour/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">roman argentin <em>Crève mon amour</em>,</a> le film suit une jeune femme — incarnée par Jennifer Lawrence — installée dans un isolement rural avec son compagnon et leur enfant. Très vite, la maternité, l’isolement et une tension intérieure diffuse font vaciller son rapport au monde. Le film ne cherche pas à expliquer, mais à faire ressentir. <strong>La mise en scène épouse l’état mental du personnage : caméra instable, montage fragmenté, travail sonore oppressant.</strong> <em>« On est totalement enfermés dans sa subjectivité, peut-être un début de folie »</em>, souligne la directrice.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-40.png" alt="" class="wp-image-32896" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-40.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-40-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au cœur du film : une interrogation frontale sur les mythes de la maternité et de la féminité.</strong> Sans sanctuariser ni condamner, Lynne Ramsay met en scène un terrain de <strong>lutte intérieure, où l’expérience maternelle devient espace de rupture.</strong> Une œuvre <em><strong>« inconfortable mais nécessaire »</strong></em>, qui assume de bousculer le spectateur plutôt que de le rassurer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vivaldi-et-moi-entre-musique-et-emancipation"><em>Vivaldi et moi</em>, entre musique et émancipation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre adaptation, autre registre avec <em><strong>Vivaldi et moi</strong></em>, premier film de Damiano Micheletto, <strong>inspiré du roman <em>Stabat Mater</em>.</strong> Le récit se déroule dans un orphelinat vénitien du XVIIIe siècle, où de jeunes filles sont formées à la musique avant d’être mariées contre leur gré. Le film se concentre sur l’une d’entre elles, Cecilia, et sa relation avec Antonio Vivaldi. Ici encore, il ne s’agit pas d’un biopic, mais d’<strong>une variation autour d’une figure historique.</strong> La musique y devient langage émotionnel et structurant.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="480" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-41.png" alt="" class="wp-image-32897" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-41.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-41-200x300.png 200w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Visuellement, le film revendique <strong>une esthétique héritée de l’opéra — tableaux stylisés, décors épurés — </strong>qui inscrit le récit dans <strong>une forme théâtralisée, assumée.</strong> En creux, c’est aussi une réflexion sur la condition féminine et les assignations sociales qui traverse le film.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-harold-lloyd-le-burlesque-comme-evidence">Harold Lloyd, le burlesque comme évidence</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À côté de ces propositions contemporaines, la semaine ouvre aussi une fenêtre sur le patrimoine avec la <strong>ressortie de <em>Monte là-dessus</em>, classique du cinéma muet porté par Harold Lloyd.</strong> Accessible dès 6 ans mais loin d’être réservé au jeune public, le film rappelle <strong>la puissance du burlesque</strong> dans sa forme la plus pure : un cinéma du corps, du mouvement et du rythme.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-42.png" alt="" class="wp-image-32898" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-42.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-42-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La célèbre séquence de l’horloge — Lloyd suspendu dans le vide — reste aujourd’hui une image emblématique de l’histoire du cinéma. Mais au-delà de cette icône, le film frappe par son efficacité narrative et son universalité. <strong>Contrairement à Chaplin ou Keaton, Harold Lloyd incarne un personnage plus ordinaire, facilitant l’identification.</strong> Une manière de rendre ses exploits d’autant plus vertigineux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cine-debat-autour-de-furcy-ne-libre">Ciné-débat autour de <em><em>Furcy, né libre</em></em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Blois, une&nbsp;<strong>nouvelle association</strong>&nbsp;entend faire émerger un débat sur deux figures historiques que tout oppose. D’un côté,&nbsp;<strong>Michel Bégon,</strong>&nbsp;notable blésois durablement inscrit dans l’espace public, né à Blois et issu d’une famille de robe solidement enracinée. De l’autre,&nbsp;<strong><a href="https://bloiscapitale.com/de-blois-a-haiti-le-combat-universel-de-l-abbe-gregoire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’abbé Grégoire</a>,</strong>&nbsp;évêque constitutionnel de Blois pendant la Révolution, lié à la ville non par la naissance mais par sa fonction, et resté dans l’histoire comme une figure majeure du combat contre l’esclavage et les préjugés de couleur.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="400" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-36.png" alt="" class="wp-image-32861" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-36.png 960w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-36-300x125.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-36-768x320.png 768w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le lancement public de cette association, baptisée&nbsp;<strong><em>« Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois »</em></strong>, passe par une&nbsp;<strong>projection-débat</strong>&nbsp;organisée&nbsp;<strong>mercredi 29 avril&nbsp;</strong>à 20 heures au<strong>&nbsp;<a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma Les Lobis</a></strong>&nbsp;autour de&nbsp;<strong><em>Furcy, né libre</em></strong>, film d’<strong>Abd Al Malik</strong>&nbsp;inspiré d’une histoire vraie et centré sur le combat judiciaire d’un homme tenu en esclavage à l’île Bourbon au début du XIXe siècle.&nbsp;<strong>Le réalisateur sera présent.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="435" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-43.png" alt="" class="wp-image-32901" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-43.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-43-221x300.png 221w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-sauvage-un-regard-qui-divise"><em>Sauvage</em>, un regard qui divise</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, du côté de <strong>Ciné’fil,</strong> <strong><em>Sauvage</em> de Camille Poncin</strong> propose une approche radicale d’un fait réel : le parcours d’une mère confrontée à <strong>la dérive psychique de sa fille,</strong> vivant en marge dans un environnement isolé. Le film, inspiré d’une histoire vraie, suit ce lien fragile entre présence et absence, entre protection et abandon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">>> Pour en savoir plus : <a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/42/les-films-cinema-les-lobis-blois.html">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></p>
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		<title>De La Poupée à Silent Friend en passant par le New Trad Fest, une semaine dense aux Lobis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 08:57:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au cinéma Les Lobis, la semaine s’annonce particulièrement dense. Quatre nouveaux films à l’affiche, un documentaire musical, une ressortie majeure du cinéma hongkongais, une soirée spéciale New Trad Fest : la programmation défendue par Laetitia Scherier cherche, plus que jamais, à maintenir un équilibre entre œuvres exigeantes, découvertes, cinéma d’auteur, comédie et propositions originales. Dans &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Au <a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma</a> <strong>Les Lobis</strong>, la semaine s’annonce particulièrement dense. <strong>Quatre nouveaux films <a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/42/les-films-cinema-les-lobis-blois.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">à l’affiche</a>, un documentaire musical, une ressortie majeure</strong> du cinéma hongkongais, <strong>une soirée spéciale</strong> New Trad Fest : la programmation défendue par <strong>Laetitia Scherier</strong> cherche, plus que jamais, à maintenir un équilibre entre œuvres exigeantes, découvertes, cinéma d’auteur, comédie et propositions originales. Dans un contexte où les sorties cannoises de mai commencent déjà à saturer le calendrier, la directrice du cinéma blésois le dit clairement : il faut faire de la place, vite, sans renoncer à la diversité. Cette semaine, cela passe par un éventail particulièrement large : la Tunisie contemporaine vue à travers un drame politique et intime, un documentaire sur l’écoute collective au sein d’un orchestre, une comédie féministe portée par Vincent Macaigne et Cécile de France, un film ambitieux et très long demandé par les spectateurs eux-mêmes, sans oublier un rendez-vous entre musiques expérimentales et cinéma documentaire, ni la ressortie d’un classique de Wong Kar-wai.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-21.png" alt="" class="wp-image-32593" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-21.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-21-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-voix-basse-ou-l-intime-traverse-par-le-politique">À voix basse, ou l’intime traversé par le politique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Première sortie de la semaine : <strong>À voix basse</strong>, troisième film de <strong>Leyla Bouzid</strong>. Selon Laetitia Scherier, la cinéaste tunisienne poursuit ici ce qu’elle travaille déjà depuis plusieurs films, à savoir la manière dont les émotions se construisent sous pression, et plus précisément <strong>la façon dont le fait politique et social agit sur les existences les plus intimes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film est, dit-elle, <em><strong>« évidemment très politique »</strong></em>. Il faut entendre cette évidence dans un sens concret : <strong>en Tunisie, rappelle-t-elle, l’homosexualité reste pénalisée,</strong> et le code prévoit encore des peines de prison. Dès lors, le geste du film dépasse la seule narration. Il s’agit aussi d’ouvrir une représentation, de faire exister à l’écran des figures qui puissent être reconnues, identifiées, revendiquées. Laetitia Scherier insiste sur ce point : offrir des images à celles et ceux qui en sont privés peut aussi <em><strong>« ouvrir des brèches ».</strong></em> La directrice doute que le film puisse réellement circuler librement dans son pays d’origine, et encore moins dans d’autres pays arabes. Cette fragilité-là donne d’autant plus de poids à sa présence aux Lobis. Le film apparaît ainsi comme l’un des titres les plus frontalement politiques de la semaine, mais sans que cette dimension n’efface sa matière émotionnelle. C’est précisément dans cet entremêlement entre le cadre collectif et le vécu intime que Leyla Bouzid, selon elle, trouve sa justesse.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-27.png" alt="" class="wp-image-32736" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-27.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-27-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-nous-l-orchestre-faire-groupe">Nous, l’orchestre, faire groupe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre sortie nationale, autre terrain : <strong>Nous, l’orchestre</strong> de <strong>Philippe Béziat</strong>. Cette fois, on quitte la fiction pour un documentaire immersif au cœur de l’<strong>Orchestre de Paris</strong>, à la Philharmonie. Philippe Béziat n’en est pas à son premier film consacré à la musique — <strong>Traviata et nous</strong> ou <strong>Les Indes galantes</strong> l’avaient déjà montré — mais ici, le déplacement est net : il ne s’agit plus de filmer une œuvre en train d’advenir, mais <strong>un collectif au travail.</strong> Ce qui intéresse Laetitia Scherier, c’est justement cette attention à l’ordinaire, à tout ce qui échappe habituellement au regard du public. Le film se concentre sur les répétitions, les échanges, les regards, les équilibres qui se construisent entre musiciens. Il suit moins la représentation que <strong>l’élaboration d’un son commun.</strong> D’où, dit-elle, l’importance du <em>« nous »</em> dans le titre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le documentaire trouve là une portée qui dépasse largement le cadre de la musique classique. Ce qu’il interroge, c’est la possibilité même de faire groupe. Comment trouver sa place sans écraser les autres ? Comment écouter réellement ? Comment former un ensemble sans dissoudre les singularités ? Ce sont ces questions-là qui, selon elle, donnent au film sa vraie densité. Et si ce type de documentaire reste toujours un peu fragilisé par le marché, parce qu’on le suppose plus difficile d’accès, elle espère justement que la force de son sujet et le cadre prestigieux de la Philharmonie pourront convaincre les spectateurs.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-28.png" alt="" class="wp-image-32737" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-28.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-28-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-poupee-une-comedie-rare">La Poupée, une comédie rare</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a aussi, cette semaine, ce que Laetitia Scherier appelle presque <em>« la comédie du mois »</em> : <strong>La Poupée</strong>, premier long métrage de <strong>Sophie Beaulieu</strong>. Le film sera partagé avec le Cap&rsquo;Ciné, mais elle tenait à le proposer aux Lobis pour plusieurs raisons très explicites. D’abord parce qu’il s’agit d’<strong>un premier film</strong>, et qu’elle considère essentiel de soutenir les cinéastes à ce moment-là. Si les premiers films n’existent pas en salle, si on ne leur fait pas de place, les seconds auront d’autant plus de mal à voir le jour. Ensuite parce qu’il s’agit d’<strong>un premier film réalisé par une femme</strong>, dans un contexte où, souligne-t-elle, la présence des réalisatrices dans les grandes sélections internationales recule à nouveau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais elle ne programme pas <strong>La Poupée</strong> uniquement pour des raisons de principe. Elle le programme aussi parce qu’elle le trouve <strong>drôle et plus intelligent</strong> que son point de départ pourrait le laisser croire. Le synopsis a quelque chose de presque potache : un homme, interprété par <strong>Vincent Macaigne</strong>, ne s’est jamais remis de sa dernière rupture et partage sa vie avec une poupée, jusqu’au jour où celle-ci prend vie. À ce niveau-là, on pourrait croire à une variation un peu légère sur la comédie romantique. Or, selon Laetitia Scherier, le film travaille bien davantage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il interroge d’abord les injonctions sociales pesant sur l’existence amoureuse passée un certain âge. <strong>Le personnage principal invente une compagne, lui donne un nom, une personnalité, ment à ses collègues, à sa famille, se raconte une vie conjugale fictive pour répondre à une norme.</strong> Et puis il y a le point de vue même du film : le regard sur cette poupée devenue vivante est <strong>un regard de femme.</strong> À partir de là, le film déplace le fantasme masculin vers le réel et ouvre une réflexion sur la condition féminine, le rapport au corps, à l’argent, au travail, à l’émancipation. La présence de <strong>Cécile de France</strong> vient encore renforcer ce sentiment d’<strong>une comédie plus réjouissante que prévue.</strong> « Pour Laetitia Scherier, le film est imparfait — mais comme tout premier film peut l’être —, et c’est précisément ce qui n’empêche en rien le plaisir. <em><strong>« C&rsquo;est vraiment très drôle ! »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-29.png" alt="" class="wp-image-32740" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-29.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-29-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-silent-friend-exigence-et-patience">Silent Friend, exigence et patience</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le quatrième titre de la semaine, <strong>Silent Friend</strong>, n’est pas une sortie nationale mais une nouveauté que la directrice des Lobis a voulu absolument rattraper. L’affaire n’a pas été simple : le film dure <strong>2h27</strong>, ce qui, dans une grille de programmation contrainte, reste un vrai casse-tête. Mais des spectateurs lui avaient demandé ce film, et elle a tenu à répondre à cette attente. Le film est signé <strong>Ildikó Enyedi</strong>, cinéaste hongroise au parcours déjà long, révélée dès la fin des années 1980 avec <strong>Mon 20e siècle</strong>, Caméra d’or à Cannes, puis consacrée plus tard par l’Ours d’or de Berlin pour <strong>Corps et âme</strong>. Ici, elle propose une œuvre lente, contemplative, extrêmement construite, qui demande de l’attention mais ne cherche jamais à perdre le spectateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Laetitia Scherier insiste sur cette qualité de regard qu’impose le film. Le rythme laisse venir les émotions, les silences, les gestes, les détails. <strong>Trois récits s’y enchâssent, à trois époques différentes, en Allemagne, tous reliés par un même <em>“ami silencieux”</em></strong> : <strong>un arbre centenaire, figure discrète mais centrale, témoin des existences et point de contact entre elles.</strong> À cela s’ajoute une même question, ou presque : comment communiquer autrement ? Comment entrer en relation avec les plantes, avec le vivant, avec ce qui échappe aux formes habituelles du langage ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas du fantastique, précise-t-elle, mais <strong>le film glisse vers l’étrangeté. </strong>Il demeure pourtant très clair, même dans sa fragmentation. Et c’est justement cette radicalité douce, cette liberté formelle, qui en fait, selon elle, <strong>une œuvre riche.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="342" height="456" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-30.png" alt="" class="wp-image-32741" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-30.png 342w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-30-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 342px) 100vw, 342px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-soiree-new-trad-fest">Une soirée New Trad Fest</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine ne se limite pas aux sorties. Le <strong>samedi 25 avril</strong>, une soirée entièrement pensée par <strong>Guillaume Legret</strong>, projectionniste des Lobis, associera la <strong>Fondation du Doute</strong> et le <a href="https://newtradfest.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>New Trad Fest</strong>, <strong>festival musical de Saint-Aignan</strong></a> mêlant musiques expérimentales et traditionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée commencera <strong><a href="https://bloiscapitale.com/agenda-de-la-semaine-a-blois-et-ses-alentours-4" target="_blank" rel="noreferrer noopener">à 18h30 à la Fondation du Doute avec un concert du groupe Copène</a></strong>, avant de se poursuivre au cinéma Les Lobis à 20 heures avec <strong>Trad</strong>, documentaire coréalisé par <strong>Russell Gray</strong> et <strong>Alois Dufaud</strong>. Le film revient sur la découverte du festival par Russell Gray, musicien anglais installé dans la Creuse, et sur l’expérience à la fois musicale, humaine et sensorielle qu’il y a vécue. La projection sera précédée d’un court métrage de <strong>Garance Thénault</strong>, déjà exposée aux Lobis lors de la rétrospective David Lynch, et suivie d’un débat avec l’équipe du festival et Russell Gray lui-même, qui a confirmé sa présence. <strong>Puis la soirée se prolongera au bar avec un DJ set</strong> mêlant, là encore, traditions et expérimentations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-derapage-et-wong-kar-wai">Dérapage et Wong Kar-wai</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme chaque mois, <strong>Dérapages</strong> tiendra vendredi après-midi sa permanence de diagnostic et réparation vélo dans le hall du cinéma. Une manière simple d’animer le lieu entre les séances et de maintenir cette ouverture sur d’autres usages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, côté <strong><a href="https://bloiscapitale.com/cinefil-une-association-qui-fait-vivre-le-cinema-dauteur-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ciné&rsquo;fil</a></strong>, la semaine sera marquée par la ressortie de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Chungking_Express" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Chungking Express</strong> de <strong>Wong Kar-wai</strong>,</a> en version restaurée. Film emblématique du réalisateur hongkongais, mais aussi plus largement du cinéma de Hong Kong, il sera proposé à nouveau alors même qu’une rétrospective lui avait déjà été consacrée il y a quelques années. Laetitia Scherier en garde le souvenir d’<strong>un film saturé de couleurs, de néons, de corps, d’une ville-labyrinthe — Hong Kong — où les trajectoires se croisent sans se rejoindre vraiment.</strong> Le récit se compose de deux histoires distinctes, chacune centrée sur un policier esseulé, mais Wong Kar-wai s’y intéresse moins à l’intrigue qu’aux sensations, aux fragments, aux temporalités éclatées, aux solitudes urbaines. Une manière de finir la semaine sur un classique, certes, mais un classique qui continue de vibrer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour en savoir plus : <strong><em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/42/les-films-cinema-les-lobis-blois.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/de-la-poupee-a-silent-friend-en-passant-par-le-new-trad-fest-une-semaine-dense-aux-lobis">De La Poupée à Silent Friend en passant par le New Trad Fest, une semaine dense aux Lobis</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Au cinéma Les Lobis, Gus Van Sant, Sossai, Bouzid, et un concert très spécial</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 10:07:04 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Au <strong><a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma</a> Les Lobis,</strong> la semaine se déploie entre colère cinéphile, fidélités d’auteur et besoin assumé de films qui déplacent, émeuvent ou simplement réconfortent. À travers la sélection présentée par <strong>Laëtitia Scherier,</strong> directrice du cinéma, se dessine une ligne claire : défendre des œuvres qui ont toutes quelque chose à faire vivre au spectateur. Car derrière les sorties de la semaine, il y a aussi une inquiétude plus large : celle d’<strong>un rapport au cinéma de plus en plus conditionné par les verdicts critiques,</strong> au détriment de l’expérience sensible. <em>« Les critiques détruisent des films, depuis quelques mois, cela se ressent beaucoup. On l&rsquo;a constaté avec le film de Claire Denis, et j&rsquo;ai l&rsquo;exemple d&rsquo;une spectatrice qui est sortie bouleversée parce qu&rsquo;elle a trouvé le film magnifique. Aujourd&rsquo;hui, trop de gens ne vont qu&rsquo;au cinéma que pour prendre une grosse claque ou voir un film incroyable, le film potentiellement de l&rsquo;année. J&rsquo;espère que certains vont </em><strong><em>retrouver de la curiosité »</em>,</strong> observe-t-elle.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-gus-van-sant-ou-le-plaisir-du-spectateur">Gus Van Sant, ou le plaisir du spectateur</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans cet état d’esprit qu’elle défend d’abord <strong>La Corde au cou</strong>, le nouveau film de <strong>Gus Van Sant</strong>, absent des écrans depuis 2018. Laëtitia Scherier ne prétend pas tenir là son chef-d’œuvre absolu. Elle dit même très clairement : ce n’est pas son meilleur film. Mais la question, à ses yeux, n’est pas là. La vraie question est celle du <strong><em>« plaisir de spectateur »</em>,</strong> du désir de découverte, de cette joie très simple que peut encore produire une œuvre sur grand écran, même traversée d’imperfections.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="436" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-18.png" alt="" class="wp-image-32590" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-18.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-18-220x300.png 220w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le film s’inspire d’un fait réel : la prise d’otage de <strong><a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Tony_Kiritsis" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tony Kiritsis</a></strong> en 1977, événement largement médiatisé aux États-Unis, suivi presque en direct comme un feuilleton national. <strong>Gus Van Sant en fait un objet hybride, à la fois thriller, satire médiatique et drame social.</strong> Ce qui intéresse particulièrement la directrice des Lobis, c’est l’ambiguïté du personnage principal, constamment suspendu <strong>entre folie, désespoir et revendication politique.</strong> <em>« Le propos du film, c’est : est-ce que le protagoniste principal est un criminel ou est-ce que c’est une victime du système ? »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film repose entièrement sur cette zone grise, sur cette hésitation morale que Van Sant ne tranche jamais frontalement. La mise en scène, plus classique que dans <em><strong>Elephant</strong>, <strong>Gerry</strong></em> ou <strong><em>Last Days</em></strong>, n’en reste pas moins tendue, précise, retenue. Et c’est justement cette retenue qui, selon elle, le rend <strong>plus accessible </strong>sans le vider de sa force. <strong>Laëtitia Scherier</strong> parle de <strong>gros coup de cœur de la semaine</strong>. <em>« J&rsquo;espère que le public sera au rendez-vous ».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-dernier-pour-la-route-un-film-qui-fait-du-bien"><em>Le Dernier pour la route</em>, un film qui fait du bien</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Autre film défendu cette semaine : <strong>Le Dernier pour la route</strong>, deuxième long métrage du réalisateur italien <strong>Francesco Sossai</strong>, vu à Cannes dans la sélection <em>Un certain regard</em> l’an dernier. Il ne s’agit pas cette fois d’une sortie nationale, mais d’un rattrapage que Laetitia Scherier tenait absolument à rendre possible.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-19.png" alt="" class="wp-image-32591" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-19.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-19-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Le film suit deux hommes lancés dans un voyage sans véritable destination, dans <strong>cette Italie du Nord où les paysages se transforment,</strong> où les campagnes ne sont plus tout à fait des campagnes, mais pas encore complètement autre chose. Une rencontre avec un étudiant en architecture, inspirée d’une anecdote vécue par le réalisateur, devient le point de départ d’un récit plus ample <strong>sur la perte de repères, le vieillissement, les mondes qui s’effacent.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que Laetitia Scherier retient surtout, c’est le ton : <strong>une comédie dramatique délicate, sans outrance, </strong>sans grands effets, avec de longs plans, une vraie attention aux visages et aux paysages, et une manière de filmer les existences comme des trajectoires incertaines. <em><strong>« C’est un film qui fait du bien »</strong></em>, résume-t-elle. Et dans sa bouche, cela n’a rien d’un compliment mineur. Au contraire : elle insiste sur le besoin très actuel de films capables de faire du bien sans renoncer à leur exigence.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-contes-du-pommier-un-deuil-traverse-par-l-imagination"><em>Les Contes du pommier</em>, un deuil traversé par l’imagination</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la programmation jeune public, <strong>Les Contes du pommier</strong> occupe une place à part. Le point de départ est simple : trois enfants, une nuit chez leur grand-père, et l’absence de la grand-mère, qui était jusque-là la grande conteuse de la famille. <strong>À partir de cette perte, les enfants commencent à inventer eux-mêmes des histoires</strong>. Le film explore alors, avec beaucoup de délicatesse, la transmission, la vieillesse, le deuil, mais aussi <strong>la puissance de l’imaginaire</strong> comme réponse à ce qui manque.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-20.png" alt="" class="wp-image-32592" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-20.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-20-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La singularité du projet tient aussi à sa fabrication. Réalisé en <strong>stop motion</strong>, <strong>avec des personnages et des décors faits à la main,</strong> il se situe loin des standards dominants de l’animation numérique. Laetitia Scherier insiste sur cette dimension plastique. Les marionnettes, d’une vingtaine de centimètres de haut, donnent au film une matérialité, une douceur visuelle qui accompagne parfaitement son propos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre qui a inspiré une partie du projet est signé de l’auteur tchèque <strong><a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Arno%C5%A1t_Goldflam" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Arnošt Goldflam</a></strong>, qui l’avait conçu comme une manière de laisser quelque chose derrière lui, en abordant des questions que les enfants posent souvent sans pouvoir toujours les nommer : la perte, le temps, l’absence. Le film, lui, parvient à transformer cette matière en <strong>objet lumineux, traversé d’espoir malgré son point de départ mélancolique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À côté de ces sorties, Laetitia Scherier réactive également <strong>Le Parfum de la carotte</strong>, après le <strong>grand succès de la dernière <em>« fête des Marmots »</em></strong> aux Lobis.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="559" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-14.png" alt="" class="wp-image-32535" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-14.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-14-300x164.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-14-768x419.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-concert-tres-special">Un concert très spécial</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine comprend aussi <strong>un temps fort hors cinéma,</strong> mais pleinement inscrit dans la vie culturelle blésoise : le <strong>concert caritatif de Suzanne et Jako</strong>, organisé pour soutenir la compagnie de danse <strong>Azoth</strong> et participer à la sauvegarde de ses locaux à Vineuil <strong><a href="https://bloiscapitale.com/pour-ne-pas-perdre-son-lieu-de-danse-a-vineuil-azoth-poursuit-la-mobilisation" target="_blank" rel="noreferrer noopener">(lire ici)</a></strong>. Pour Laetitia Scherier, il allait de soi que les Lobis prennent part à cet élan. Elle dit son attachement au festival <strong>Blois Danse</strong>, porté par Jonathan Breton et son équipe, à leur compétence, à leur engagement, à l’importance du travail mené toute l’année.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-a-voix-basse-en-avant-premiere"><em>À voix basse</em>, en avant-première</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, mardi prochain, les Lobis accueilleront en avant-première <strong>À voix basse</strong> de <strong>Leyla Bouzid</strong>,<strong> troisième long métrage de la réalisatrice tunisienne.</strong> Le film suit une jeune femme revenue en Tunisie pour les funérailles de son oncle, mort dans des circonstances obscures. Très vite, son retour prend la forme d’une enquête intime, contre les non-dits familiaux, contre les silences, contre une société profondément homophobe.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-21.png" alt="" class="wp-image-32593" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-21.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-21-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Laetitia Scherier insiste sur la force politique du film, mais aussi sur son intensité émotionnelle et sur la qualité de son ensemble d’actrices. <strong>Là encore, le cinéma se fait lieu de dévoilement : ce qui était tu remonte, ce qui était enfoui fracture l’équilibre apparent des familles.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour en savoir plus : <strong><em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/42/les-films-cinema-les-lobis-blois.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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