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	<title>Archives des Cinéma - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des Cinéma - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Aux Lobis, de Ryota Nakano à Pierre Salvadori, une semaine riche</title>
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		<pubDate>Tue, 05 May 2026 08:55:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au cinéma Les Lobis, la semaine s’organise autour d’un équilibre : entre découvertes internationales, premiers films, avant-premières liées à Cannes et propositions cinéphiles. Une programmation, signée Laëtitia Scherier, qui, cette fois encore, articule l’intime et le politique, tout en ouvrant des perspectives très différentes sur les formes du récit. Le deuil et la mémoire au &#8230;</p>
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<p><strong>Au cinéma Les Lobis, la semaine</strong> s’organise autour d’un équilibre : entre découvertes internationales, premiers films, avant-premières liées à Cannes et propositions cinéphiles. Une programmation, signée  <strong>Laëtitia Scherier</strong>, qui, cette fois encore, articule l’intime et le politique, tout en ouvrant des perspectives très différentes sur les formes du récit.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-deuil-et-la-memoire-au-coeur-du-cinema-japonais">Le deuil et la mémoire au cœur du cinéma japonais</h2>



<p>Parmi les sorties de la semaine, <strong><em>Mon grand frère et moi</em></strong> de <strong>Ryota Nakano</strong> s’inscrit dans une continuité thématique déjà bien identifiée dans son œuvre. Cinquième long métrage du cinéaste, mais seulement le deuxième à sortir en France, le film confirme les difficultés persistantes de diffusion du cinéma étranger, même lorsque les réalisateurs bénéficient d’une reconnaissance dans leur pays d’origine, observe Laëtitia Scherier, directrice du cinéma Les Lobis. Le précédent film distribué en France,<strong> <em>La famille Asada</em></strong>, avait pourtant rencontré un succès notable en 2023, dépassant les 250 000 entrées — un score significatif pour ce type de production.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="320" height="435" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-11.png" alt="" class="wp-image-33094" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-11.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-11-221x300.png 221w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p><strong>Adapté d’un essai autobiographique,</strong> <em>Mon grand frère et moi</em> poursuit <strong>une exploration des liens familiaux,</strong> avec une attention particulière portée aux <strong>transmissions invisibles</strong> et au <strong>travail du deuil</strong>. Le récit suit <strong>une écrivaine confrontée à la disparition de son frère,</strong> dont elle tente de reconstruire la mémoire à travers des souvenirs fragmentés.</p>



<p>Le film repose sur un jeu constant entre présent et passé, structuré par des flashbacks qui redessinent progressivement la figure d’un frère à la fois excentrique et insaisissable. <strong>À mesure que le récit avance, la perception du personnage évolue, entre marginalité assumée et possible fragilité psychique.</strong> Ryota Nakano aime introduire <strong>des moments inattendus</strong> — parfois proches du décalage, voire d’une légère étrangeté — au sein d’un sujet profondément mélancolique. Une manière de déplacer le regard sur le deuil, en évitant toute frontalité excessive.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-autre-ouest-americain">Un autre Ouest américain</h2>



<p>Changement radical de décor avec <strong>The New West</strong>, premier long métrage de Kate Beecroft, récompensé par le <strong>prix du public au Sundance Film Festival.</strong> Le film se situe à la frontière de la fiction et du documentaire. Son origine même — une immersion de trois ans au sein d’un ranch du Dakota du Sud — en conditionne la forme. En mêlant acteurs professionnels et habitants réels, Kate Beecroft construit un récit au plus près des corps et des gestes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-12.png" alt="" class="wp-image-33096" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-12.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-12-225x300.png 225w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p><strong>Au centre du film, une femme, Tabatha, qui dirige une communauté accueillant des adolescents en rupture.</strong> Jeunes en échec scolaire, marqués par des parcours familiaux fragiles, ils trouvent dans ce cadre une forme de reconstruction. Le film propose ainsi une relecture du mythe de l’Ouest américain. <strong>Ici, pas de conquête, pas de figures viriles héroïsées.</strong> L’espace devient celui d’<strong>une Amérique marginale, féminine, où la survie repose sur l’entraide et la transmission.</strong></p>



<p>Visuellement, le film s’ancre dans une matérialité très forte : paysages ouverts, poussière, présence animale. Une approche presque ethnographique, qui donne au film <strong>une densité particulière,</strong> d’autant plus remarquable pour un premier long métrage.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cannes-en-ligne-de-mire">Cannes en ligne de mire</h2>



<p>La programmation s’ouvre également sur le Festival de Cannes avec une avant-première marquante : <strong>La Vénus électrique</strong> de Pierre Salvadori, proposé le mardi 12 à 20h30, simultanément à sa projection officielle.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="1024" height="559" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-10.png" alt="" class="wp-image-33093" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-10.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-10-300x164.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-10-768x419.png 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Le film prend place <strong>dans le Paris des années 1920 et suit un peintre en deuil, persuadé de communiquer avec sa femme disparue grâce à une fausse voyante. </strong>À partir de ce point de départ, le récit s’organise autour d’un mensonge qui devient progressivement moteur dramatique.</p>



<p>Porté par un trio d’acteurs — <strong>Pio Marmaï, Anaïs Demoustier et Gilles Lellouche</strong> — le film joue sur les <strong>quiproquos</strong> et les <strong>situations absurdes</strong>, dans un rythme soutenu.</p>



<p><strong>Entre comédie romantique et mécanique narrative plus complexe,</strong> le film revendique une forme de légèreté maîtrisée, sans renoncer à des enjeux émotionnels plus profonds. Une proposition qui s’inscrit <strong>dans la continuité du cinéma de Pierre Salvadori</strong>, tout en retrouvant une énergie plus frontale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-regards-contemporains-et-tensions-du-reel">Regards contemporains et tensions du réel</h2>



<p>Du côté de <a href="https://bloiscapitale.com/cinefil-une-association-qui-fait-vivre-le-cinema-dauteur-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Ciné’fil</em></strong>,</a> la semaine propose <strong><em>Collapse (face à Gaza)</em></strong> de <strong>Anna Teven, documentaire</strong> tourné sur plus de deux ans dans la bande de Gaza, entre 2023 et 2025.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="472" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-13.png" alt="" class="wp-image-33100" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-13.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-13-203x300.png 203w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Le film s’inscrit dans une temporalité immédiate, marquée par les événements récents, et <strong>documente les effets concrets de la guerre sur les territoires et les populations.</strong> Une séance présentée est prévue lundi à 20h45.</p>



<p>Enfin, la semaine se prolonge déjà vers les sorties à venir, largement influencées par Cannes. Sont annoncés : <strong>Histoire parallèle</strong> de Asghar Farhadi, tourné en France avec un casting international ; <strong>L’Être aimé</strong> de Rodrigo Sorogoyen ; <strong>Autofiction</strong> de Pedro Almodóvar, attendu en avant-première le 19 mai. Autant de films qui sortiront au rythme de leur présentation officielle.</p>



<p>La programmation se complète avec une séance de <strong>Conversation secrète</strong> de Francis Ford Coppola, Palme d’or 1974, proposée en version restaurée avec l’association La Prochaine Séance. </p>



<p>Côté ancrage local, la permanence du <em>Salon qui bouge</em> revient le vendredi 15 mai, accompagnée de la tatoueuse <em>Serial X Graphic.</em></p>



<p>Enfin, pour être complet, <strong>L’Abandon</strong>, <strong>film consacré à l’assassinat de Samuel Paty,</strong> sera intégré à la programmation des Lobis la semaine suivante après une première exploitation au Cap’Ciné. Un film à la forme classique, mais dont la portée et le traitement ont été jugés respectueux et nécessaires.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p> Pour en savoir plus : <em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/9/cinema-cinema-les-lobis-blois.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></p>



<p></p>
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		<title>Aux Lobis, une semaine à la croisée de la littérature et du cinéma</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/aux-lobis-une-semaine-a-la-croisee-de-la-litterature-et-du-cinema</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 08:49:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au cinéma Les Lobis, la semaine s’inscrit sous un fil conducteur clair : celui des récits adaptés, déplacés, réinterprétés. Littérature, faits réels, patrimoine burlesque ou figures historiques : la programmation défendue par Laetitia Scherier compose un ensemble où le cinéma puise dans d’autres formes pour mieux interroger le présent — souvent par des voies exigeantes, &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/aux-lobis-une-semaine-a-la-croisee-de-la-litterature-et-du-cinema">Aux Lobis, une semaine à la croisée de la littérature et du cinéma</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Au <a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma</a> Les Lobis, la semaine</strong> s’inscrit sous un fil conducteur clair : celui des récits adaptés, déplacés, réinterprétés. Littérature, faits réels, patrimoine burlesque ou figures historiques : la programmation défendue par <strong>Laetitia Scherier</strong> compose un ensemble où le cinéma puise dans d’autres formes pour mieux interroger le présent — souvent par des voies exigeantes, parfois dérangeantes, mais toujours assumées. <em><strong>« On est vraiment sur une semaine à la croisée de la littérature et du cinéma »,</strong></em> résume la directrice.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-die-my-love-une-experience-radicale"><em>Die, My Love</em>, une expérience radicale</h2>



<p>C’est le cas de <em><strong>Die, My Love</strong></em>, cinquième long métrage de la réalisatrice britannique <strong>Lynne Ramsay, avec Robert Pattinson et Jennifer Lawrence,</strong> présenté à Cannes et accueilli de manière contrastée. Un clivage que Laetitia Scherier assume pleinement : <em><strong>« Moi, j&rsquo;ai adoré. C&rsquo;est une vraie claque. »</strong></em></p>



<p>Adapté du <a href="https://encrenoire.be/creve-mon-amour/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">roman argentin <em>Crève mon amour</em>,</a> le film suit une jeune femme — incarnée par Jennifer Lawrence — installée dans un isolement rural avec son compagnon et leur enfant. Très vite, la maternité, l’isolement et une tension intérieure diffuse font vaciller son rapport au monde. Le film ne cherche pas à expliquer, mais à faire ressentir. <strong>La mise en scène épouse l’état mental du personnage : caméra instable, montage fragmenté, travail sonore oppressant.</strong> <em>« On est totalement enfermés dans sa subjectivité, peut-être un début de folie »</em>, souligne la directrice.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-40.png" alt="" class="wp-image-32896" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-40.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-40-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p><strong>Au cœur du film : une interrogation frontale sur les mythes de la maternité et de la féminité.</strong> Sans sanctuariser ni condamner, Lynne Ramsay met en scène un terrain de <strong>lutte intérieure, où l’expérience maternelle devient espace de rupture.</strong> Une œuvre <em><strong>« inconfortable mais nécessaire »</strong></em>, qui assume de bousculer le spectateur plutôt que de le rassurer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vivaldi-et-moi-entre-musique-et-emancipation"><em>Vivaldi et moi</em>, entre musique et émancipation</h2>



<p>Autre adaptation, autre registre avec <em><strong>Vivaldi et moi</strong></em>, premier film de Damiano Micheletto, <strong>inspiré du roman <em>Stabat Mater</em>.</strong> Le récit se déroule dans un orphelinat vénitien du XVIIIe siècle, où de jeunes filles sont formées à la musique avant d’être mariées contre leur gré. Le film se concentre sur l’une d’entre elles, Cecilia, et sa relation avec Antonio Vivaldi. Ici encore, il ne s’agit pas d’un biopic, mais d’<strong>une variation autour d’une figure historique.</strong> La musique y devient langage émotionnel et structurant.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="480" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-41.png" alt="" class="wp-image-32897" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-41.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-41-200x300.png 200w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Visuellement, le film revendique <strong>une esthétique héritée de l’opéra — tableaux stylisés, décors épurés — </strong>qui inscrit le récit dans <strong>une forme théâtralisée, assumée.</strong> En creux, c’est aussi une réflexion sur la condition féminine et les assignations sociales qui traverse le film.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-harold-lloyd-le-burlesque-comme-evidence">Harold Lloyd, le burlesque comme évidence</h2>



<p>À côté de ces propositions contemporaines, la semaine ouvre aussi une fenêtre sur le patrimoine avec la <strong>ressortie de <em>Monte là-dessus</em>, classique du cinéma muet porté par Harold Lloyd.</strong> Accessible dès 6 ans mais loin d’être réservé au jeune public, le film rappelle <strong>la puissance du burlesque</strong> dans sa forme la plus pure : un cinéma du corps, du mouvement et du rythme.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-42.png" alt="" class="wp-image-32898" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-42.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-42-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>La célèbre séquence de l’horloge — Lloyd suspendu dans le vide — reste aujourd’hui une image emblématique de l’histoire du cinéma. Mais au-delà de cette icône, le film frappe par son efficacité narrative et son universalité. <strong>Contrairement à Chaplin ou Keaton, Harold Lloyd incarne un personnage plus ordinaire, facilitant l’identification.</strong> Une manière de rendre ses exploits d’autant plus vertigineux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cine-debat-autour-de-furcy-ne-libre">Ciné-débat autour de <em><em>Furcy, né libre</em></em></h2>



<p>À Blois, une&nbsp;<strong>nouvelle association</strong>&nbsp;entend faire émerger un débat sur deux figures historiques que tout oppose. D’un côté,&nbsp;<strong>Michel Bégon,</strong>&nbsp;notable blésois durablement inscrit dans l’espace public, né à Blois et issu d’une famille de robe solidement enracinée. De l’autre,&nbsp;<strong><a href="https://bloiscapitale.com/de-blois-a-haiti-le-combat-universel-de-l-abbe-gregoire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’abbé Grégoire</a>,</strong>&nbsp;évêque constitutionnel de Blois pendant la Révolution, lié à la ville non par la naissance mais par sa fonction, et resté dans l’histoire comme une figure majeure du combat contre l’esclavage et les préjugés de couleur.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="400" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-36.png" alt="" class="wp-image-32861" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-36.png 960w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-36-300x125.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-36-768x320.png 768w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>
</div>


<p>Le lancement public de cette association, baptisée&nbsp;<strong><em>« Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois »</em></strong>, passe par une&nbsp;<strong>projection-débat</strong>&nbsp;organisée&nbsp;<strong>mercredi 29 avril&nbsp;</strong>à 20 heures au<strong>&nbsp;<a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma Les Lobis</a></strong>&nbsp;autour de&nbsp;<strong><em>Furcy, né libre</em></strong>, film d’<strong>Abd Al Malik</strong>&nbsp;inspiré d’une histoire vraie et centré sur le combat judiciaire d’un homme tenu en esclavage à l’île Bourbon au début du XIXe siècle.&nbsp;<strong>Le réalisateur sera présent.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="435" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-43.png" alt="" class="wp-image-32901" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-43.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-43-221x300.png 221w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-sauvage-un-regard-qui-divise"><em>Sauvage</em>, un regard qui divise</h2>



<p>Enfin, du côté de <strong>Ciné’fil,</strong> <strong><em>Sauvage</em> de Camille Poncin</strong> propose une approche radicale d’un fait réel : le parcours d’une mère confrontée à <strong>la dérive psychique de sa fille,</strong> vivant en marge dans un environnement isolé. Le film, inspiré d’une histoire vraie, suit ce lien fragile entre présence et absence, entre protection et abandon.</p>



<p>>> Pour en savoir plus : <a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/42/les-films-cinema-les-lobis-blois.html">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/aux-lobis-une-semaine-a-la-croisee-de-la-litterature-et-du-cinema">Aux Lobis, une semaine à la croisée de la littérature et du cinéma</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>De La Poupée à Silent Friend en passant par le New Trad Fest, une semaine dense aux Lobis</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 08:57:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au cinéma Les Lobis, la semaine s’annonce particulièrement dense. Quatre nouveaux films à l’affiche, un documentaire musical, une ressortie majeure du cinéma hongkongais, une soirée spéciale New Trad Fest : la programmation défendue par Laetitia Scherier cherche, plus que jamais, à maintenir un équilibre entre œuvres exigeantes, découvertes, cinéma d’auteur, comédie et propositions originales. Dans &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/de-la-poupee-a-silent-friend-en-passant-par-le-new-trad-fest-une-semaine-dense-aux-lobis">De La Poupée à Silent Friend en passant par le New Trad Fest, une semaine dense aux Lobis</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p>Au <a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma</a> <strong>Les Lobis</strong>, la semaine s’annonce particulièrement dense. <strong>Quatre nouveaux films <a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/42/les-films-cinema-les-lobis-blois.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">à l’affiche</a>, un documentaire musical, une ressortie majeure</strong> du cinéma hongkongais, <strong>une soirée spéciale</strong> New Trad Fest : la programmation défendue par <strong>Laetitia Scherier</strong> cherche, plus que jamais, à maintenir un équilibre entre œuvres exigeantes, découvertes, cinéma d’auteur, comédie et propositions originales. Dans un contexte où les sorties cannoises de mai commencent déjà à saturer le calendrier, la directrice du cinéma blésois le dit clairement : il faut faire de la place, vite, sans renoncer à la diversité. Cette semaine, cela passe par un éventail particulièrement large : la Tunisie contemporaine vue à travers un drame politique et intime, un documentaire sur l’écoute collective au sein d’un orchestre, une comédie féministe portée par Vincent Macaigne et Cécile de France, un film ambitieux et très long demandé par les spectateurs eux-mêmes, sans oublier un rendez-vous entre musiques expérimentales et cinéma documentaire, ni la ressortie d’un classique de Wong Kar-wai.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-21.png" alt="" class="wp-image-32593" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-21.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-21-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-voix-basse-ou-l-intime-traverse-par-le-politique">À voix basse, ou l’intime traversé par le politique</h2>



<p>Première sortie de la semaine : <strong>À voix basse</strong>, troisième film de <strong>Leyla Bouzid</strong>. Selon Laetitia Scherier, la cinéaste tunisienne poursuit ici ce qu’elle travaille déjà depuis plusieurs films, à savoir la manière dont les émotions se construisent sous pression, et plus précisément <strong>la façon dont le fait politique et social agit sur les existences les plus intimes.</strong></p>



<p>Le film est, dit-elle, <em><strong>« évidemment très politique »</strong></em>. Il faut entendre cette évidence dans un sens concret : <strong>en Tunisie, rappelle-t-elle, l’homosexualité reste pénalisée,</strong> et le code prévoit encore des peines de prison. Dès lors, le geste du film dépasse la seule narration. Il s’agit aussi d’ouvrir une représentation, de faire exister à l’écran des figures qui puissent être reconnues, identifiées, revendiquées. Laetitia Scherier insiste sur ce point : offrir des images à celles et ceux qui en sont privés peut aussi <em><strong>« ouvrir des brèches ».</strong></em> La directrice doute que le film puisse réellement circuler librement dans son pays d’origine, et encore moins dans d’autres pays arabes. Cette fragilité-là donne d’autant plus de poids à sa présence aux Lobis. Le film apparaît ainsi comme l’un des titres les plus frontalement politiques de la semaine, mais sans que cette dimension n’efface sa matière émotionnelle. C’est précisément dans cet entremêlement entre le cadre collectif et le vécu intime que Leyla Bouzid, selon elle, trouve sa justesse.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-27.png" alt="" class="wp-image-32736" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-27.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-27-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-nous-l-orchestre-faire-groupe">Nous, l’orchestre, faire groupe</h2>



<p>Autre sortie nationale, autre terrain : <strong>Nous, l’orchestre</strong> de <strong>Philippe Béziat</strong>. Cette fois, on quitte la fiction pour un documentaire immersif au cœur de l’<strong>Orchestre de Paris</strong>, à la Philharmonie. Philippe Béziat n’en est pas à son premier film consacré à la musique — <strong>Traviata et nous</strong> ou <strong>Les Indes galantes</strong> l’avaient déjà montré — mais ici, le déplacement est net : il ne s’agit plus de filmer une œuvre en train d’advenir, mais <strong>un collectif au travail.</strong> Ce qui intéresse Laetitia Scherier, c’est justement cette attention à l’ordinaire, à tout ce qui échappe habituellement au regard du public. Le film se concentre sur les répétitions, les échanges, les regards, les équilibres qui se construisent entre musiciens. Il suit moins la représentation que <strong>l’élaboration d’un son commun.</strong> D’où, dit-elle, l’importance du <em>« nous »</em> dans le titre.</p>



<p>Le documentaire trouve là une portée qui dépasse largement le cadre de la musique classique. Ce qu’il interroge, c’est la possibilité même de faire groupe. Comment trouver sa place sans écraser les autres ? Comment écouter réellement ? Comment former un ensemble sans dissoudre les singularités ? Ce sont ces questions-là qui, selon elle, donnent au film sa vraie densité. Et si ce type de documentaire reste toujours un peu fragilisé par le marché, parce qu’on le suppose plus difficile d’accès, elle espère justement que la force de son sujet et le cadre prestigieux de la Philharmonie pourront convaincre les spectateurs.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-28.png" alt="" class="wp-image-32737" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-28.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-28-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-poupee-une-comedie-rare">La Poupée, une comédie rare</h2>



<p>Il y a aussi, cette semaine, ce que Laetitia Scherier appelle presque <em>« la comédie du mois »</em> : <strong>La Poupée</strong>, premier long métrage de <strong>Sophie Beaulieu</strong>. Le film sera partagé avec le Cap&rsquo;Ciné, mais elle tenait à le proposer aux Lobis pour plusieurs raisons très explicites. D’abord parce qu’il s’agit d’<strong>un premier film</strong>, et qu’elle considère essentiel de soutenir les cinéastes à ce moment-là. Si les premiers films n’existent pas en salle, si on ne leur fait pas de place, les seconds auront d’autant plus de mal à voir le jour. Ensuite parce qu’il s’agit d’<strong>un premier film réalisé par une femme</strong>, dans un contexte où, souligne-t-elle, la présence des réalisatrices dans les grandes sélections internationales recule à nouveau.</p>



<p>Mais elle ne programme pas <strong>La Poupée</strong> uniquement pour des raisons de principe. Elle le programme aussi parce qu’elle le trouve <strong>drôle et plus intelligent</strong> que son point de départ pourrait le laisser croire. Le synopsis a quelque chose de presque potache : un homme, interprété par <strong>Vincent Macaigne</strong>, ne s’est jamais remis de sa dernière rupture et partage sa vie avec une poupée, jusqu’au jour où celle-ci prend vie. À ce niveau-là, on pourrait croire à une variation un peu légère sur la comédie romantique. Or, selon Laetitia Scherier, le film travaille bien davantage.</p>



<p>Il interroge d’abord les injonctions sociales pesant sur l’existence amoureuse passée un certain âge. <strong>Le personnage principal invente une compagne, lui donne un nom, une personnalité, ment à ses collègues, à sa famille, se raconte une vie conjugale fictive pour répondre à une norme.</strong> Et puis il y a le point de vue même du film : le regard sur cette poupée devenue vivante est <strong>un regard de femme.</strong> À partir de là, le film déplace le fantasme masculin vers le réel et ouvre une réflexion sur la condition féminine, le rapport au corps, à l’argent, au travail, à l’émancipation. La présence de <strong>Cécile de France</strong> vient encore renforcer ce sentiment d’<strong>une comédie plus réjouissante que prévue.</strong> « Pour Laetitia Scherier, le film est imparfait — mais comme tout premier film peut l’être —, et c’est précisément ce qui n’empêche en rien le plaisir. <em><strong>« C&rsquo;est vraiment très drôle ! »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-29.png" alt="" class="wp-image-32740" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-29.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-29-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-silent-friend-exigence-et-patience">Silent Friend, exigence et patience</h2>



<p>Le quatrième titre de la semaine, <strong>Silent Friend</strong>, n’est pas une sortie nationale mais une nouveauté que la directrice des Lobis a voulu absolument rattraper. L’affaire n’a pas été simple : le film dure <strong>2h27</strong>, ce qui, dans une grille de programmation contrainte, reste un vrai casse-tête. Mais des spectateurs lui avaient demandé ce film, et elle a tenu à répondre à cette attente. Le film est signé <strong>Ildikó Enyedi</strong>, cinéaste hongroise au parcours déjà long, révélée dès la fin des années 1980 avec <strong>Mon 20e siècle</strong>, Caméra d’or à Cannes, puis consacrée plus tard par l’Ours d’or de Berlin pour <strong>Corps et âme</strong>. Ici, elle propose une œuvre lente, contemplative, extrêmement construite, qui demande de l’attention mais ne cherche jamais à perdre le spectateur.</p>



<p>Laetitia Scherier insiste sur cette qualité de regard qu’impose le film. Le rythme laisse venir les émotions, les silences, les gestes, les détails. <strong>Trois récits s’y enchâssent, à trois époques différentes, en Allemagne, tous reliés par un même <em>“ami silencieux”</em></strong> : <strong>un arbre centenaire, figure discrète mais centrale, témoin des existences et point de contact entre elles.</strong> À cela s’ajoute une même question, ou presque : comment communiquer autrement ? Comment entrer en relation avec les plantes, avec le vivant, avec ce qui échappe aux formes habituelles du langage ?</p>



<p>Ce n’est pas du fantastique, précise-t-elle, mais <strong>le film glisse vers l’étrangeté. </strong>Il demeure pourtant très clair, même dans sa fragmentation. Et c’est justement cette radicalité douce, cette liberté formelle, qui en fait, selon elle, <strong>une œuvre riche.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="342" height="456" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-30.png" alt="" class="wp-image-32741" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-30.png 342w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-30-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 342px) 100vw, 342px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-soiree-new-trad-fest">Une soirée New Trad Fest</h2>



<p>La semaine ne se limite pas aux sorties. Le <strong>samedi 25 avril</strong>, une soirée entièrement pensée par <strong>Guillaume Legret</strong>, projectionniste des Lobis, associera la <strong>Fondation du Doute</strong> et le <a href="https://newtradfest.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>New Trad Fest</strong>, <strong>festival musical de Saint-Aignan</strong></a> mêlant musiques expérimentales et traditionnelles.</p>



<p>La soirée commencera <strong><a href="https://bloiscapitale.com/agenda-de-la-semaine-a-blois-et-ses-alentours-4" target="_blank" rel="noreferrer noopener">à 18h30 à la Fondation du Doute avec un concert du groupe Copène</a></strong>, avant de se poursuivre au cinéma Les Lobis à 20 heures avec <strong>Trad</strong>, documentaire coréalisé par <strong>Russell Gray</strong> et <strong>Alois Dufaud</strong>. Le film revient sur la découverte du festival par Russell Gray, musicien anglais installé dans la Creuse, et sur l’expérience à la fois musicale, humaine et sensorielle qu’il y a vécue. La projection sera précédée d’un court métrage de <strong>Garance Thénault</strong>, déjà exposée aux Lobis lors de la rétrospective David Lynch, et suivie d’un débat avec l’équipe du festival et Russell Gray lui-même, qui a confirmé sa présence. <strong>Puis la soirée se prolongera au bar avec un DJ set</strong> mêlant, là encore, traditions et expérimentations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-derapage-et-wong-kar-wai">Dérapage et Wong Kar-wai</h2>



<p>Comme chaque mois, <strong>Dérapages</strong> tiendra vendredi après-midi sa permanence de diagnostic et réparation vélo dans le hall du cinéma. Une manière simple d’animer le lieu entre les séances et de maintenir cette ouverture sur d’autres usages.</p>



<p>Enfin, côté <strong><a href="https://bloiscapitale.com/cinefil-une-association-qui-fait-vivre-le-cinema-dauteur-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ciné&rsquo;fil</a></strong>, la semaine sera marquée par la ressortie de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Chungking_Express" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Chungking Express</strong> de <strong>Wong Kar-wai</strong>,</a> en version restaurée. Film emblématique du réalisateur hongkongais, mais aussi plus largement du cinéma de Hong Kong, il sera proposé à nouveau alors même qu’une rétrospective lui avait déjà été consacrée il y a quelques années. Laetitia Scherier en garde le souvenir d’<strong>un film saturé de couleurs, de néons, de corps, d’une ville-labyrinthe — Hong Kong — où les trajectoires se croisent sans se rejoindre vraiment.</strong> Le récit se compose de deux histoires distinctes, chacune centrée sur un policier esseulé, mais Wong Kar-wai s’y intéresse moins à l’intrigue qu’aux sensations, aux fragments, aux temporalités éclatées, aux solitudes urbaines. Une manière de finir la semaine sur un classique, certes, mais un classique qui continue de vibrer.</p>



<p>Pour en savoir plus : <strong><em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/42/les-films-cinema-les-lobis-blois.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></strong></p>
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		<title>Au cinéma Les Lobis, Gus Van Sant, Sossai, Bouzid, et un concert très spécial</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 10:07:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au cinéma Les Lobis, la semaine se déploie entre colère cinéphile, fidélités d’auteur et besoin assumé de films qui déplacent, émeuvent ou simplement réconfortent. À travers la sélection présentée par Laëtitia Scherier, directrice du cinéma, se dessine une ligne claire : défendre des œuvres qui ont toutes quelque chose à faire vivre au spectateur. Car &#8230;</p>
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<p>Au <strong><a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma</a> Les Lobis,</strong> la semaine se déploie entre colère cinéphile, fidélités d’auteur et besoin assumé de films qui déplacent, émeuvent ou simplement réconfortent. À travers la sélection présentée par <strong>Laëtitia Scherier,</strong> directrice du cinéma, se dessine une ligne claire : défendre des œuvres qui ont toutes quelque chose à faire vivre au spectateur. Car derrière les sorties de la semaine, il y a aussi une inquiétude plus large : celle d’<strong>un rapport au cinéma de plus en plus conditionné par les verdicts critiques,</strong> au détriment de l’expérience sensible. <em>« Les critiques détruisent des films, depuis quelques mois, cela se ressent beaucoup. On l&rsquo;a constaté avec le film de Claire Denis, et j&rsquo;ai l&rsquo;exemple d&rsquo;une spectatrice qui est sortie bouleversée parce qu&rsquo;elle a trouvé le film magnifique. Aujourd&rsquo;hui, trop de gens ne vont qu&rsquo;au cinéma que pour prendre une grosse claque ou voir un film incroyable, le film potentiellement de l&rsquo;année. J&rsquo;espère que certains vont </em><strong><em>retrouver de la curiosité »</em>,</strong> observe-t-elle.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-gus-van-sant-ou-le-plaisir-du-spectateur">Gus Van Sant, ou le plaisir du spectateur</h3>



<p>C’est dans cet état d’esprit qu’elle défend d’abord <strong>La Corde au cou</strong>, le nouveau film de <strong>Gus Van Sant</strong>, absent des écrans depuis 2018. Laëtitia Scherier ne prétend pas tenir là son chef-d’œuvre absolu. Elle dit même très clairement : ce n’est pas son meilleur film. Mais la question, à ses yeux, n’est pas là. La vraie question est celle du <strong><em>« plaisir de spectateur »</em>,</strong> du désir de découverte, de cette joie très simple que peut encore produire une œuvre sur grand écran, même traversée d’imperfections.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="436" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-18.png" alt="" class="wp-image-32590" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-18.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-18-220x300.png 220w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Le film s’inspire d’un fait réel : la prise d’otage de <strong><a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Tony_Kiritsis" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tony Kiritsis</a></strong> en 1977, événement largement médiatisé aux États-Unis, suivi presque en direct comme un feuilleton national. <strong>Gus Van Sant en fait un objet hybride, à la fois thriller, satire médiatique et drame social.</strong> Ce qui intéresse particulièrement la directrice des Lobis, c’est l’ambiguïté du personnage principal, constamment suspendu <strong>entre folie, désespoir et revendication politique.</strong> <em>« Le propos du film, c’est : est-ce que le protagoniste principal est un criminel ou est-ce que c’est une victime du système ? »</em></p>



<p>Le film repose entièrement sur cette zone grise, sur cette hésitation morale que Van Sant ne tranche jamais frontalement. La mise en scène, plus classique que dans <em><strong>Elephant</strong>, <strong>Gerry</strong></em> ou <strong><em>Last Days</em></strong>, n’en reste pas moins tendue, précise, retenue. Et c’est justement cette retenue qui, selon elle, le rend <strong>plus accessible </strong>sans le vider de sa force. <strong>Laëtitia Scherier</strong> parle de <strong>gros coup de cœur de la semaine</strong>. <em>« J&rsquo;espère que le public sera au rendez-vous ».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-dernier-pour-la-route-un-film-qui-fait-du-bien"><em>Le Dernier pour la route</em>, un film qui fait du bien</h3>



<p>Autre film défendu cette semaine : <strong>Le Dernier pour la route</strong>, deuxième long métrage du réalisateur italien <strong>Francesco Sossai</strong>, vu à Cannes dans la sélection <em>Un certain regard</em> l’an dernier. Il ne s’agit pas cette fois d’une sortie nationale, mais d’un rattrapage que Laetitia Scherier tenait absolument à rendre possible.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-19.png" alt="" class="wp-image-32591" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-19.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-19-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Le film suit deux hommes lancés dans un voyage sans véritable destination, dans <strong>cette Italie du Nord où les paysages se transforment,</strong> où les campagnes ne sont plus tout à fait des campagnes, mais pas encore complètement autre chose. Une rencontre avec un étudiant en architecture, inspirée d’une anecdote vécue par le réalisateur, devient le point de départ d’un récit plus ample <strong>sur la perte de repères, le vieillissement, les mondes qui s’effacent.</strong></p>



<p>Ce que Laetitia Scherier retient surtout, c’est le ton : <strong>une comédie dramatique délicate, sans outrance, </strong>sans grands effets, avec de longs plans, une vraie attention aux visages et aux paysages, et une manière de filmer les existences comme des trajectoires incertaines. <em><strong>« C’est un film qui fait du bien »</strong></em>, résume-t-elle. Et dans sa bouche, cela n’a rien d’un compliment mineur. Au contraire : elle insiste sur le besoin très actuel de films capables de faire du bien sans renoncer à leur exigence.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-contes-du-pommier-un-deuil-traverse-par-l-imagination"><em>Les Contes du pommier</em>, un deuil traversé par l’imagination</h3>



<p>Dans la programmation jeune public, <strong>Les Contes du pommier</strong> occupe une place à part. Le point de départ est simple : trois enfants, une nuit chez leur grand-père, et l’absence de la grand-mère, qui était jusque-là la grande conteuse de la famille. <strong>À partir de cette perte, les enfants commencent à inventer eux-mêmes des histoires</strong>. Le film explore alors, avec beaucoup de délicatesse, la transmission, la vieillesse, le deuil, mais aussi <strong>la puissance de l’imaginaire</strong> comme réponse à ce qui manque.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-20.png" alt="" class="wp-image-32592" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-20.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-20-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p>La singularité du projet tient aussi à sa fabrication. Réalisé en <strong>stop motion</strong>, <strong>avec des personnages et des décors faits à la main,</strong> il se situe loin des standards dominants de l’animation numérique. Laetitia Scherier insiste sur cette dimension plastique. Les marionnettes, d’une vingtaine de centimètres de haut, donnent au film une matérialité, une douceur visuelle qui accompagne parfaitement son propos.</p>



<p>Le livre qui a inspiré une partie du projet est signé de l’auteur tchèque <strong><a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Arno%C5%A1t_Goldflam" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Arnošt Goldflam</a></strong>, qui l’avait conçu comme une manière de laisser quelque chose derrière lui, en abordant des questions que les enfants posent souvent sans pouvoir toujours les nommer : la perte, le temps, l’absence. Le film, lui, parvient à transformer cette matière en <strong>objet lumineux, traversé d’espoir malgré son point de départ mélancolique.</strong></p>



<p>À côté de ces sorties, Laetitia Scherier réactive également <strong>Le Parfum de la carotte</strong>, après le <strong>grand succès de la dernière <em>« fête des Marmots »</em></strong> aux Lobis.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="559" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-14.png" alt="" class="wp-image-32535" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-14.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-14-300x164.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-14-768x419.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-concert-tres-special">Un concert très spécial</h3>



<p>La semaine comprend aussi <strong>un temps fort hors cinéma,</strong> mais pleinement inscrit dans la vie culturelle blésoise : le <strong>concert caritatif de Suzanne et Jako</strong>, organisé pour soutenir la compagnie de danse <strong>Azoth</strong> et participer à la sauvegarde de ses locaux à Vineuil <strong><a href="https://bloiscapitale.com/pour-ne-pas-perdre-son-lieu-de-danse-a-vineuil-azoth-poursuit-la-mobilisation" target="_blank" rel="noreferrer noopener">(lire ici)</a></strong>. Pour Laetitia Scherier, il allait de soi que les Lobis prennent part à cet élan. Elle dit son attachement au festival <strong>Blois Danse</strong>, porté par Jonathan Breton et son équipe, à leur compétence, à leur engagement, à l’importance du travail mené toute l’année.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-a-voix-basse-en-avant-premiere"><em>À voix basse</em>, en avant-première</h3>



<p>Enfin, mardi prochain, les Lobis accueilleront en avant-première <strong>À voix basse</strong> de <strong>Leyla Bouzid</strong>,<strong> troisième long métrage de la réalisatrice tunisienne.</strong> Le film suit une jeune femme revenue en Tunisie pour les funérailles de son oncle, mort dans des circonstances obscures. Très vite, son retour prend la forme d’une enquête intime, contre les non-dits familiaux, contre les silences, contre une société profondément homophobe.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-21.png" alt="" class="wp-image-32593" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-21.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-21-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p>Laetitia Scherier insiste sur la force politique du film, mais aussi sur son intensité émotionnelle et sur la qualité de son ensemble d’actrices. <strong>Là encore, le cinéma se fait lieu de dévoilement : ce qui était tu remonte, ce qui était enfoui fracture l’équilibre apparent des familles.</strong></p>



<p>Pour en savoir plus : <strong><em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/42/les-films-cinema-les-lobis-blois.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/au-cinema-les-lobis">Au cinéma Les Lobis, Gus Van Sant, Sossai, Bouzid, et un concert très spécial</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Aux Lobis cette semaine, Romería, Fête des Marmots, La Femme de…</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 07:46:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au cinéma Les Lobis, la semaine s’organise autour de lignes de force claires : celles des héritages invisibles, des rapports de domination qui s’insinuent dans le quotidien, et des formes de résistance — parfois silencieuses — qui émergent dans les interstices des vies. Claire Denis et Koltès, au cœur de la semaine Temps fort annoncé &#8230;</p>
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<p>Au <a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma</a> <strong>Les Lobis</strong>, la semaine s’organise autour de lignes de force claires : celles des héritages invisibles, des rapports de domination qui s’insinuent dans le quotidien, et des formes de résistance — parfois silencieuses — qui émergent dans les interstices des vies.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-claire-denis-et-koltes-au-coeur-de-la-semaine">Claire Denis et Koltès, au cœur de la semaine</h2>



<p>Temps fort annoncé : <strong>Le Cri des gardes</strong> de <strong>Claire Denis</strong>, proposé en sortie nationale et en avant-première ce mardi soir (20h30). Adaptation libre mais <em>« assez fidèle »</em> de <em>Combat de nègres et de chiens</em> de <strong>Bernard-Marie Koltès</strong>, le film bénéficie d’un relais, celui de la <strong>Halle aux Grains-Scène nationale</strong>. Un soutien qui accompagne la volonté des Lobis de porter cette œuvre, désignée comme <strong>coup de cœur de la semaine</strong>. Une mise en lumière qui vise à orienter le public, dans un contexte où, comme le souligne Laetitia Scherier, directrice des Lobis, <em>« des spectateurs semblent hésiter sur ce qu’ils vont voir ».</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-51.png" alt="" class="wp-image-32233" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-51.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-51-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Laetitia Scherier ne cache pas son attachement à la réalisatrice, Claire Denis, qu’elle décrit comme une cinéaste capable de traverser les genres — guerre, fantastique, science-fiction, drame — tout en gardant intact un même regard sur les corps, le désir et les rapports de pouvoir. Entre <em><strong>Chocolat</strong>, <strong><a href="https://en.wikipedia.org/wiki/White_Material" target="_blank" rel="noreferrer noopener">White Material</a></strong></em> et d’autres films, la cinéaste n’a jamais cessé de travailler la <strong>matière postcoloniale, la question de l’exil, de la domination et de l’espace partagé ou interdit.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-romeria-une-quete-contre-l-oubli"><em>Romería</em>, une quête contre l’oubli</h2>



<p>Autre sortie nationale majeure : <strong><em>Romería</em></strong> de <strong>Carla Simón</strong>, présenté à Cannes. La réalisatrice espagnole poursuit ici une œuvre profondément autobiographique, déjà amorcée avec <em>Été 93</em> et <em>Nos soleils</em>. Elle y explore, à travers le personnage de Marina, une trajectoire marquée par la perte — celle de <strong>parents morts du sida</strong> — et par la nécessité de <strong>reconstruire une histoire fragmentée.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-7.png" alt="" class="wp-image-32436" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-7.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-7-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Le film prend la forme d’un retour : en Galice, vers une famille biologique longtemps absente, mais aussi vers une mémoire collective enfouie. <strong>Le titre lui-même — <em>Romería</em>, <em>“pèlerinage”</em> — donne la clé du récit.</strong> Au-delà du parcours individuel, le film s’inscrit dans un contexte historique précis. <strong>L’Espagne des années 1980, </strong>marquée par une libération des mœurs après des décennies de conservatisme, voit émerger une crise sanitaire majeure liée à l’héroïne et au sida. Une période dont <em>« énormément d’histoires ont été passées sous silence ».</em> ici, <strong>Carla Simón cherche à rouvrir ces récits, à <em>« combler les vides narratifs »</em></strong>, non seulement pour elle-même, mais <strong>pour toute une génération d’enfants devenus orphelins</strong>. Une démarche qui inscrit le film dans une mémoire à la fois intime et politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-femme-de-dissequer-la-domination-ordinaire"><em>La Femme de</em>, disséquer la domination ordinaire</h2>



<p>Avec <strong><em>La Femme de</em></strong>, <strong>David Roux</strong> adapte le roman <strong><a href="https://www.leseditionsdeminuit.fr/livre-Son_nom_d_avant-1707-1-1-0-1.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Son nom d’avant</em> de Hélène Lenoir</a></strong> et s’inscrit dans une tradition du cinéma français d’observation sociale. Le film suit Marianne, incarnée par <strong>Mélanie Thierry</strong>, <strong>épouse d’un industriel, installée dans un cadre bourgeois qui semble, de prime abord, parfaitement stable. Mais très vite, les lignes se fissurent.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-8.png" alt="" class="wp-image-32438" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-8.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-8-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Le récit met en lumière une mécanique de domination diffuse. La violence est progressive, installée, presque invisible. Elle passe par <strong>les décisions imposées, les déplacements subis, les rôles assignés.</strong> Laetitia Scherier insiste sur cette dimension : il ne s’agit pas d’un film <em>“sur”</em> le milieu bourgeois catholique, mais d’un film qui s’y déroule et qui, précisément, en révèle les tensions internes. Les rapports de pouvoir y sont <em>« invisibles mais totalement omniprésents »</em>, et <strong>la place des femmes y apparaît assignée, <em>« à la limite du décoratif ».</em></strong></p>



<p>Le film esquisse alors une possibilité de rupture — une faille dans le récit — sans jamais céder à la facilité d’une libération spectaculaire. <strong>Ce qui se joue, c’est la perception progressive de l’enfermement</strong> : <strong>une <em>« prison dorée »</em>, d’autant plus difficile à quitter qu’elle est socialement valorisée.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-fete-des-marmots-14">Fête des Marmots #14</h2>



<p><strong>Dimanche matin,</strong> le cinéma Les Lobis propose dès 10h30 une nouvelle <em><strong>Fête des Marmots</strong></em> autour du programme de courts métrages <strong><em>Le Parfum de la carotte</em>.</strong> Destiné aux enfants à partir de trois ans, le dispositif dépasse la seule projection. Petit-déjeuner, atelier créatif, et intervention de <strong>Mémé dans les Orties</strong> composent une expérience pensée autour des sens.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="559" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-5.png" alt="" class="wp-image-32430" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-5.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-5-300x164.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-5-768x419.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>L’objectif : mobiliser le goût, la vue, mais aussi l’odorat et le toucher, à travers <strong>une découverte sensorielle des plantes.</strong> Une manière de prolonger le film dans le réel, et d’inscrire le cinéma dans une expérience globale (tarif unique : 5€).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-beyrouth-aimer-malgre-tout">Beyrouth : aimer malgré tout</h2>



<p>Du côté de <em><strong><a href="https://bloiscapitale.com/cinefil-une-association-qui-fait-vivre-le-cinema-dauteur-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ciné&rsquo;fil</a></strong>,</em> <strong><em>Un monde fragile et merveilleux</em></strong> de <strong>Cyril Aris</strong> propose une autre variation autour de la fragilité des existences. Le film suit deux amoureux à Beyrouth, sur plusieurs décennies, dans un Liban traversé par des crises politiques, économiques et militaires persistantes. La question posée est simple, mais vertigineuse : <strong>comment aimer, comment construire une vie dans un pays en instabilité permanente ?</strong> Une structure de comédie romantique, sans cesse rattrapée par la réalité. Chaque élan est interrompu, chaque projection dans l’avenir fragilisée.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Enfin, la semaine s’ancre aussi dans le territoire avec la venue vendredi après-midi de 14 heures à 19 heures de la coiffeuse Stéphanie, du <em>Salon qui bouge</em>, accompagnée de <a href="https://bloiscapitale.com/les-lutins-de-sologne-un-univers-jeunesse-entre-imaginaire-et-nature" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Émilie Marmion, autrice des <em>Lutins de Sologne</em> (lectures pour les enfants à 17h et 18h</a>)<a href="https://bloiscapitale.com/les-lutins-de-sologne-un-univers-jeunesse-entre-imaginaire-et-nature" target="_blank" rel="noreferrer noopener">.</a></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Pour en savoir plus : <em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/42/les-films-cinema-les-lobis-blois.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/aux-lobis-cette-semaine-romeria-fete-des-marmots-la-femme-de">Aux Lobis cette semaine, Romería, Fête des Marmots, La Femme de…</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Cette semaine aux Lobis : Yellow Letters, Le Cri des gardes, un ciné-débat&#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 17:16:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine, aux Lobis, le cinéma semble traversé par une même inquiétude : celle de l’espace privé qui se fissure sous la pression du monde. D’un couple rattrapé par l’autoritarisme politique à Ankara à une nuit de tension dans un chantier d’Afrique de l’Ouest, d’un journal psychiatrique relu à plusieurs voix à la résistance intime &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/cette-semaine-aux-lobis-yellow-letters-le-cri-des-gardes-un-cine-debat">Cette semaine aux Lobis : Yellow Letters, Le Cri des gardes, un ciné-débat&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p><strong>Cette semaine, aux Lobis</strong>, le cinéma semble traversé par une même inquiétude : celle de <strong>l’espace privé qui se fissure sous la pression du monde</strong>. D’un couple rattrapé par l’autoritarisme politique à Ankara à une nuit de tension dans un chantier d’Afrique de l’Ouest, d’un journal psychiatrique relu à plusieurs voix à la résistance intime d’une femme âgée face à l’effacement de son passé, les films programmés portent tous, d’une manière ou d’une autre, la trace de ce qui vient heurter les vies de l’intérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-yellow-letters-ou-la-democratie-au-bord-du-vide">Yellow Letters, ou la démocratie au bord du vide</h2>



<p>Avec <strong>Yellow Letters</strong>, <strong>İlker Çatak</strong> change à la fois de langue et d’échelle. Le cinéaste allemand, né à Berlin dans une famille d’origine turque, s’était surtout fait remarquer jusque-là avec <strong>La Salle des profs</strong>, qui avait très bien circulé et remporté l’<strong>Ours d’or</strong> à Berlin. Cette fois, il tourne en turc et s’ancre dans un contexte immédiatement identifiable : celui de la dérive autoritaire en Turquie.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="436" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-50.png" alt="" class="wp-image-32232" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-50.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-50-220x300.png 220w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Mais ce qui intéresse <strong>Laetitia Scherier</strong>, directrice du cinéma blésois, c’est précisément que le film ne se contente pas de parler d’un pays. Il prend pour point de départ une situation précise — un couple, une actrice reconnue et son mari dramaturge à Ankara, dont la vie bascule après un incident politique mineur — pour construire une allégorie plus large, <em><strong>“celle de toutes les démocraties fragilisées”</strong></em>. À mesure que la machine répressive s’emballe, les deux personnages ne sont pas brutalisés physiquement, mais progressivement rayés du monde : <strong>ils perdent leur emploi, leur statut, leur stabilité, et se voient condamnés à une <em>“forme de mort civile”.</em></strong></p>



<p>Le film montre, insiste-t-elle, <strong>comment la politique infiltre l’intime.</strong> Au début, le couple semble solide, tranquille, protégé par sa sphère privée. Puis cette sphère elle-même se fissure. Ce n’est plus seulement l’espace public qui se dérègle ; c’est la maison, le lien amoureux, la possibilité même de continuer à vivre ensemble.</p>



<p>Le réalisateur a pensé ce film à partir des purges qui ont touché les milieux artistiques et universitaires turcs après la pétition pour la paix, puis après la tentative de coup d’État du milieu des années 2010. Mais il le tourne en Allemagne, refusant de figer son récit dans un réalisme trop strict, comme pour mieux rappeler que <strong>cette histoire pourrait se déplacer, s’installer ailleurs.</strong> Le questionnement qu’il porte est clair : que ferait-on, nous, si la situation basculait ? <strong>Qu’accepterions-nous ? Qu’endurerions-nous ? Et qu’est-ce qui, aujourd’hui encore, nous protège ?</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-cri-des-gardes-claire-denis-adapte-koltes">Le Cri des gardes, Claire Denis adapte Koltès</h2>



<p>Autre temps fort, l’avant-première du <strong>mardi 7 avril (20h30),</strong> <strong>Le Cri des gardes</strong>, nouveau film de <strong>Claire Denis</strong>. Laetitia Scherier ne cache pas son attachement à la réalisatrice, qu’elle décrit comme une cinéaste capable de traverser les genres — guerre, fantastique, science-fiction, drame — tout en gardant intact un même regard sur les corps, le désir et les rapports de pouvoir.</p>



<p>Cette fois, Claire Denis adapte <strong>Combat de nègres et de chiens</strong> de <strong>Bernard-Marie Koltès</strong>, texte phare des années 1980, d’ailleurs déjà monté à la Halle aux Grains il y a tout juste trois ans. Le choix ne surprend pas la directrice des Lobis : entre <strong>Chocolat</strong>, <strong><a href="https://en.wikipedia.org/wiki/White_Material" target="_blank" rel="noreferrer noopener">White Material</a></strong> et d’autres films, la cinéaste n’a jamais cessé de travailler la <strong>matière postcoloniale, la question de l’exil, de la domination et de l’espace partagé ou interdit.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-51.png" alt="" class="wp-image-32233" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-51.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-51-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Le film se déroule sur un chantier de travaux publics en Afrique de l’Ouest, dans <strong>un lieu entouré de grilles qui séparent les expatriés européens du reste du monde.</strong> Un homme surgit un soir dans cet espace interdit pour réclamer le corps d’un ouvrier mort dans des circonstances troubles. Dès lors, le film prend la forme d’un huis clos nocturne, tendu, presque en temps réel, où l’enquête se mêle à l’attente, à la peur, au trouble.</p>



<p>Ce qui la frappe ici, c’est aussi le geste de mise en scène : <strong>Claire Denis a tourné quasiment tout de nuit, dans l’ordre chronologique, pour laisser la tension se construire réellement entre les acteurs.</strong> Le film, tourné au Sénégal, aurait dû être en français, mais les droits du texte étaient bloqués. La réalisatrice a donc choisi l’anglais, ce qui, dit Laetitia Scherier, n’a rien d’absurde au fond, puisque la pièce de Koltès était déjà née d’un voyage au Nigeria, où la langue anglaise traversait déjà cette réalité.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="559" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-52.png" alt="" class="wp-image-32234" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-52.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-52-300x164.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-52-768x419.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-cinema-comme-lieu-de-parole">Le cinéma comme lieu de parole</h2>



<p>La semaine ne s’arrête pas aux sorties. Vendredi 3 avril à 20h30, les Lobis accueilleront un <strong>ciné-débat</strong> avec le <strong>Club de la Chesnaie</strong> autour de <strong>Un morceau de parole cassée à la main</strong> de <strong>Pierre Chausson</strong>, en présence du réalisateur. Le point de départ du film, c’est <strong>Thierry Metz</strong>, poète qui, à la fin des années 1990, avant sa mort, a tenu un journal racontant deux séjours en hôpital psychiatrique. Ce journal, <strong>L’Homme qui penche</strong>, devient ici matière de réappropriation : le réalisateur le donne à lire à des patients et à des soignants de la clinique de la Chesnaie, où le film a été tourné.</p>



<p>Ce qui intéresse manifestement Laetitia Scherier dans ce projet, c’est ce que le cinéma peut produire quand il ne vient pas seulement montrer, mais <strong>faire circuler une parole, faire résonner des expériences, créer des correspondances.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="435" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-53.png" alt="" class="wp-image-32235" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-53.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-53-221x300.png 221w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-tanger-la-vieillesse-et-la-question-de-chez-soi">Tanger, la vieillesse, et la question de “chez soi”</h2>



<p>Dans le cadre des films <strong><a href="https://bloiscapitale.com/cinefil-une-association-qui-fait-vivre-le-cinema-dauteur-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ciné&rsquo;fil</a></strong>, les Lobis accueilleront aussi <strong>Rue Málaga</strong> de <strong>Maryam Touzani</strong>. Là encore, l’intime est traversé par un bouleversement brutal : une femme de presque 80 ans, installée depuis toujours à Tanger, voit sa fille revenir d’Espagne avec la décision de vendre l’appartement familial. Le film se joue dans cette résistance, dans <strong>cette impossibilité à quitter un lieu qui contient toute une vie.</strong></p>



<p>La réalisatrice, selon Laetitia Scherier, parle là aussi d’<em><strong>“identité hybride”,</strong></em> d’un personnage espagnol devenu profondément tangérois, et donc de <strong>ce que signifie appartenir à un lieu, à un paysage, à une mémoire. </strong>Rue Málaga parle de vieillesse, de nostalgie, mais aussi du désir de vivre encore, malgré l’effacement annoncé.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="451" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-54.png" alt="" class="wp-image-32236" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-54.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-54-213x300.png 213w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Autre proposition <strong><a href="https://bloiscapitale.com/cinefil-une-association-qui-fait-vivre-le-cinema-dauteur-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ciné&rsquo;fil</a></strong> : <strong>La Peintre et la Modèle</strong> d’<strong>Isabelle Vrinat</strong>, artiste qui donne aussi des conférences à Blois. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un <strong>docu-fiction sur le processus de création picturale et la relation entre une peintre et son modèle.</strong> Il sera présenté le jeudi 2 avril à 18h30, en présence de la réalisatrice.</p>



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<p><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr"><em>Plus d&rsquo;informations ici : blois-les-lobis.cap-cine.fr</em></a></p>



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<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/cette-semaine-aux-lobis-yellow-letters-le-cri-des-gardes-un-cine-debat">Cette semaine aux Lobis : Yellow Letters, Le Cri des gardes, un ciné-débat&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Aux Lobis : Un jour avec mon père, Love on Trial, Plus fort que moi&#8230; et plus encore</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 09:02:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque début de semaine, la carte blanche de Laetitia Scherier, directrice du cinéma Les Lobis, dessine une cartographie sensible de la programmation à venir. Et cette semaine, ce sont plusieurs formes d’empêchement qui traversent les films : un père longtemps absent qu’il faut tenter de saisir à travers des souvenirs disloqués, une jeune femme privée &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Chaque début de semaine, la carte blanche de <strong>Laetitia Scherier</strong>, directrice du <a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema">cinéma</a> <strong>Les Lobis</strong>, dessine une cartographie sensible de la programmation à venir. Et cette semaine, ce sont plusieurs formes d’empêchement qui traversent les films : <strong>un père longtemps absen</strong>t qu’il faut tenter de saisir à travers des souvenirs disloqués, <strong>une jeune femme privée du droit d’aimer, une enfant qui doit quitter le robot qui l’a élevée, un adolescent incompris parce que son trouble n’a pas encore de nom. </strong>À Blois, cette semaine, le cinéma regarde les corps empêchés, les liens fragiles, les récits qui se recomposent.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-pere-lagos-1993-un-jour-avec-mon-pere">Un père, Lagos, 1993 : Un jour avec mon père</h3>



<p>La première sortie nationale, c’est <strong>Un jour avec mon père</strong>, premier long métrage d’<strong>Akinola Davies Jr.</strong>, coécrit avec son frère. Le film avait marqué Cannes en 2025, où il a reçu une <strong>mention spéciale de la Caméra d’or</strong>, après avoir été présenté en sélection officielle. Il s’agit d’un <strong>film nigérian</strong>, et c’est déjà, pour Laetitia Scherier, une joie en soi. <em>« C’est très, très rare qu’on ait des films africains contemporains »,</em> souligne-t-elle, non parce qu’ils seraient rares, mais parce qu’ils sont peu achetés et encore moins distribués en France.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-32.png" alt="" class="wp-image-32076" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-32.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-32-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Le film se déroule à <strong>Lagos en 1993</strong>, sur une seule journée, dans un contexte de crise politique majeure au Nigeria. Au départ, le synopsis semble simple : un père emmène ses deux fils dans la mégalopole pour tenter de retrouver son employeur et se faire payer, alors que <strong>le pays semble paralysé.</strong> Mais très vite, le film déploie autre chose. Il y a bien la ville, la tension électorale, la colère qui monte jusqu’au soulèvement populaire. Mais ce que retient d’abord la directrice des Lobis, c’est la matière intime : <em><strong>« la quête affective de ces enfants face à un père totalement absent ».</strong></em></p>



<p>Le père ne fait que des allers-retours entre Lagos et l’endroit où vivent les enfants avec leur mère, à plusieurs heures de bus. <strong>Toute la journée devient alors une tentative de rapprochement,</strong> à la fois infime et immense. Et ce qui frappe particulièrement Laetitia Scherier, c’est la forme du film : <em>« une forme très libre, avec des impressions très fragmentées »</em>, qui épouse la logique même du <strong>souvenir d’enfance</strong>. Pas un récit linéaire, pas une reconstruction explicative, mais des bribes, des sensations, des émotions. Comme si l’on essayait moins de raconter un père que de se souvenir de lui.</p>



<p>Elle relève aussi une anecdote de casting qui lui paraît révélatrice : les deux garçons qui incarnent les frères sont réellement frères dans la vie, ce que l’équipe ignorait au moment du casting. Cela renforce, dit-elle, une complicité à l’écran déjà très sensible.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-love-on-trial-ou-le-droit-d-aimer-face-au-fantasme-masculin">Love on Trial, ou le droit d’aimer face au fantasme masculin</h3>



<p>Autre sortie, tout aussi attendue dans son registre : <strong>Love on Trial</strong> de <strong>Kōji Fukada</strong>, cinéaste japonais que les spectateurs des Lobis connaissent bien. <strong>Love Life</strong>, <strong>Le Soupir des vagues</strong>, <strong>Harmonium</strong>, <strong>Au revoir l’été</strong> : tous ou presque sont passés par Blois. Cette fois, le cinéaste s’aventure dans un univers que Laetitia Scherier elle-même dit très mal connaître au départ : celui des <strong>idoles de la J-pop</strong>. Mais c’est précisément ce déplacement qui l’intéresse. Parce que Fukada part d’un sujet très spécifique, presque a priori générationnel, pour en faire <strong>un film profondément contemporain.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="428" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-34.png" alt="" class="wp-image-32078" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-34.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-34-224x300.png 224w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Le film suit <strong>Mai</strong>, jeune star montante de la pop japonaise, liée par <strong>un contrat qui lui interdit toute relation amoureuse. Pas seulement sexuelle : amoureuse. </strong>Toute sa vie est organisée autour de cette <strong>fiction de pureté,</strong> imposée au nom d’une image fantasmée. Mais évidemment, elle tombe amoureuse. Et lorsque sa relation éclate au grand jour, c’est sa propre agence qui la poursuit en justice.</p>



<p>Le film glisse alors d’un <strong>mélodrame romantique</strong> vers un <strong>film de procès</strong>, et c’est là, dit Laetitia Scherier, qu’on reconnaît pleinement le cinéma de Kōji Fukada : un cinéma capable de faire apparaître, sous le récit individuel, <strong>la violence structurelle d’une société.</strong> Le réalisateur s’inspire de plusieurs affaires réelles, dont une particulièrement médiatisée dans les années 2010, où une idole avait effectivement été poursuivie pour avoir enfreint une clause similaire. Pour lui, explique-t-elle, la société japonaise — et avec elle beaucoup d’autres sociétés contemporaines — continue d’organiser la domination masculine à travers des attentes profondément inégalitaires : <em><strong>« on accepte qu’une jeune fille soit mise en scène comme un objet sexuel, mais on lui refuse une liberté humaine élémentaire, celle d’aimer ».</strong></em></p>



<p>C’est cette contradiction-là que Fukada éclaire. Et c’est pourquoi Laetitia Scherier espère que les spectateurs ne s’arrêteront pas à l’idée d’un film sur la pop japonaise, ou sur un monde qu’ils jugeraient lointain. Parce que <strong>le film parle surtout de normes, de contrôle, de fantasmes masculins projetés sur les femmes</strong>. Et parce qu’il en parle avec une force contemporaine redoutable.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-odyssee-de-celeste-une-enfance-cosmique-sans-un-mot">L’Odyssée de Céleste : une enfance cosmique, sans un mot</h3>



<p>Dans un tout autre registre, la semaine accueille aussi <strong>L’Odyssée de Céleste</strong>, premier long métrage de <strong>Kid Koala</strong>, DJ canadien et auteur du roman graphique <em>Space Cadet</em>, dont le film est l’adaptation. Là encore, la singularité du projet saute aux yeux : un film d’animation totalement <strong>muet</strong>, <strong>reposant intégralement sur la musique, le design sonore, les bruitages et une animation 3D très simple, </strong>presque enfantine dans sa géométrie.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-35.png" alt="" class="wp-image-32079" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-35.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-35-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Le récit suit <strong>Céleste</strong>, élevée depuis l’enfance par un robot programmé pour veiller sur elle. Lorsqu’elle devient adulte et part seule pour sa première grande mission spatiale, elle doit laisser derrière elle celui qui l’a accompagnée jusque-là. Laetitia Scherier y voit <strong><em>« une très belle fable sur les émotions, le temps qui passe et l’émancipation ».</em></strong> Le film est <strong>jeune public,</strong> bien sûr, mais il s’inscrit aussi <strong>dans cette lignée de films d’animation capables de toucher au-delà de leur cible initiale,</strong> par leur simplicité formelle et leur profondeur émotionnelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-avant-premiere-plus-fort-que-moi">Une avant-première : Plus fort que moi</h3>



<p><strong>Le mardi 31 mars à 20h30</strong>, les Lobis proposeront aussi l’avant-première de <strong>Plus fort que moi</strong>, film britannique inspiré de l’enfance et de la jeunesse d’un porte-parole des personnes atteintes du <strong>syndrome de Gilles de la Tourette</strong>. Le film suit son parcours depuis le moment du diagnostic, à une époque où ce syndrome n’était même pas vraiment reconnu. Laetitia Scherier raconte combien l’histoire l’a touchée : <strong>la honte imposée par le regard social, l’incompréhension, les insultes, mais aussi la rencontre d’une ancienne infirmière</strong> qui, elle, comprend ce qui se joue et l’aide à retrouver dignité et place dans le monde. Un film émouvant, parfois drôle, porté par un acteur qui, dit-elle, joue le trouble <em>« extrêmement bien ».</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="480" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-33.png" alt="" class="wp-image-32077" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-33.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-33-200x300.png 200w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-evenements-qui-prolongent-le-cinema">Des événements qui prolongent le cinéma</h3>



<p>Autour des sorties, plusieurs événements viennent encore élargir le paysage des Lobis. Mercredi soir, <strong>L’Effet Bœuf</strong>, rendez-vous itinérant du <strong>Chato&rsquo;do</strong>, s’installe pour la première fois dans le cinéma. Le principe est simple : de <strong>19h à 22h30, les spectateurs viennent avec leurs instruments pour une session d’improvisation libre, le bar restant ouvert pendant toute la soirée.</strong></p>



<p><strong>Vendredi à 20h30, </strong>un ciné-débat autour de <strong>La Maison des femmes</strong> réunira <strong>Nous Toutes 41</strong> et le <strong>Planning familial</strong>. Jeudi soir, <strong>Ciné&rsquo;fil</strong> accompagnera <strong>Rural</strong>, en présence de membres de la <strong>Confédération paysanne</strong>. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-36.png" alt="" class="wp-image-32080" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-36.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-36-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Et côté <strong>Ciné&rsquo;fil</strong> toujours, une autre proposition apparaît : <strong>Amour Apocalypse</strong>, <strong>film mêlant romance, humour absurde et préoccupations très contemporaines. </strong>Un homme hypersensible, qui gère un chenil et souffre d’éco-anxiété, appelle un service après-vente pour sa lampe de luminothérapie et tombe sur une femme dont la simple voix commence à l’apaiser. <strong>Sous le ton décalé, le film parle de solitude, de fragilité mentale, d’angoisse écologique.</strong></p>



<p>Enfin, vendredi après-midi, <strong><em>Dérapages</em></strong> installera comme d’habitude son atelier vélo aux Lobis : une permanence ouverte entre rendez-vous pris en amont et diagnostics improvisés, pour permettre aux spectateurs de faire réparer ou examiner leur vélo avant ou après une séance.</p>



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<p>Pour en savoir plus : <strong><em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/42/les-films-cinema-les-lobis-blois.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></strong></p>



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<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/aux-lobis-un-jour-avec-mon-pere-love-on-trial-plus-fort-que-moi-et-plus-encore">Aux Lobis : Un jour avec mon père, Love on Trial, Plus fort que moi&#8230; et plus encore</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Aux Lobis, l’histoire qui vacille, la grande distribution à nu et Pasolini en double séance</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/aux-lobis-lhistoire-qui-vacille-la-grande-distribution-a-nu-et-pasolini-en-double-seance</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 09:52:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine encore, la programmation des Lobis se construit dans l’équilibre entre films attendus, paris de programmation et rendez-vous plus singuliers. Laetitia Scherier, directrice de la salle de cinéma, nous le dit : il y a « énormément de films qui sortent en ce moment », et il faut faire des choix, parfois resserrer le &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/aux-lobis-lhistoire-qui-vacille-la-grande-distribution-a-nu-et-pasolini-en-double-seance">Aux Lobis, l’histoire qui vacille, la grande distribution à nu et Pasolini en double séance</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p>Cette semaine encore, la programmation des Lobis se construit dans l’équilibre entre films attendus, paris de programmation et rendez-vous plus singuliers. Laetitia Scherier, directrice de la salle de <a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma</a>, nous le dit : il y a <em>« énormément de films qui sortent en ce moment »,</em> et il faut faire des choix, parfois resserrer le nombre de séances, sans renoncer à la diversité de la ligne défendue par le cinéma blésois. Résultat : trois propositions très différentes, mais aussi un double hommage à Pasolini avec la Fondation du Doute, et un documentaire sur le monde agricole qui prolonge les débats d’actualité.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-rayons-et-les-ombres-ou-la-mecanique-de-la-compromission"><strong>Les Rayons et les Ombres, ou la mécanique de la compromission</strong></h3>



<p>Le premier grand rendez-vous de la semaine est Les Rayons et les Ombres, <strong>neuvième long métrage de Xavier Giannoli.</strong> Le film s’inspire de la trajectoire de <strong>Jean Luchaire, journaliste devenu figure centrale de la Collaboration,</strong> et de celle de <strong>sa fille Corinne Luchaire, actrice.</strong> </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-22.png" alt="" class="wp-image-31896" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-22.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-22-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p><strong>Jean Dujardin</strong> incarne ce personnage historique, dont Giannoli chercherait moins à juger les actes qu’à comprendre <strong>les mécanismes du glissement moral</strong>, l’écart entre les valeurs initiales du personnage — le pacifisme, l’humanisme, l’idée qu’il aurait peut-être fallu <em>“coopérer”</em> pour sauver des vies — et la compromission finale.</p>



<p>Le titre lui-même concentre cette intention. Il renvoie bien sûr au faisceau du projecteur qui traverse l’ombre de la salle, mais surtout au recueil de Victor Hugo où les rayons désignent la lumière, l’idéal, l’élévation morale, et les ombres les faiblesses humaines. Le film semble vouloir travailler précisément cette zone-là : celle des ambiguïtés, des contradictions, des défaillances. Une <em><strong>“grande fresque historique”</strong></em>, portée par <strong>des critiques très favorables.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-guerre-des-prix-un-thriller-economique-au-coeur-du-systeme"><strong>La Guerre des prix, un thriller économique au cœur du système</strong></h3>



<p>S’il y a un film auquel Laetitia Scherier dit croire <em>“très très fort”</em>, c’est <strong>La Guerre des prix,</strong> premier long métrage d’Anthony Desjardins.<strong> Le film suit une fille d’agriculteur, cheffe de rayon produits laitiers dans un supermarché de province, incarnée par Ana Girardot</strong>, rapidement repérée pour ses convictions — bio, local, circuits plus vertueux — puis envoyée à Paris au sein de la centrale d’achat de l’enseigne. Ce déplacement géographique est aussi celui d’un dévoilement : <strong>les coulisses d’un système de négociation où chaque centime devient un rapport de force,</strong> et où les fournisseurs, souvent producteurs, sont broyés par la logique de compression.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="435" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-23.png" alt="" class="wp-image-31897" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-23.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-23-221x300.png 221w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Ce qui l’intéresse ici, c’est la forme choisie par le réalisateur. Comédien à l’origine, Anthony Desjardins a connu ces séminaires d’entreprise où l’on entend, parfois, des paroles qui sidèrent. <strong>Il raconte avoir été marqué par la brutalité des discours tenus par de grands acheteurs de la distribution, leur volonté <em>“d’écraser”</em>, de <em>“gagner”</em>, de <em><a href="https://bloiscapitale.com/un-point-sur-levolution-des-prix-dans-la-grande-distribution" target="_blank" rel="noreferrer noopener">“pressuriser”</a></em>.</strong> De là vient le film. Laetitia Scherier le situe à la croisée de Petit Paysan d’Hubert Charuel et du cinéma de Stéphane Brizé : un premier film efficace, nerveux, très ancré dans le réel, qui trouve dans la matière économique une forme de thriller.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pasolini-en-diptyque-avec-la-fondation-du-doute"><strong>Pasolini, en diptyque avec la Fondation du Doute</strong></h2>



<p>Autre temps fort de la semaine : <strong>une double dose Pasolini samedi soir</strong>, construite avec la <strong>Fondation du Doute</strong> autour de l’exposition <em><strong>Make Riot Not War</strong></em> de <strong>Babi Badalov</strong>. Le lien n’est pas illustratif, mais intellectuel et sensible : <strong>le langage, les normes culturelles, l’art comme geste critique.</strong> Pasolini y apparaît comme une figure tutélaire, non seulement du cinéma, mais d’<strong>une pensée artistique de la dissidence.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="559" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-21.png" alt="" class="wp-image-31895" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-21.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-21-300x164.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-21-768x419.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Au fil des échanges avec l’équipe de la Fondation du doute, la correspondance s’est imposée plus nettement encore quand l’une des œuvres de Babi Badalov a rappelé le film <strong>Porcherie,</strong> dont le nom figure dans une installation récente de l’artiste. Comme Porcherie venait justement de ressortir en version restaurée en 2025, et qu’elle n’avait pas pu le programmer auparavant, l’occasion était trop belle pour Laëtitia Scherier. Mais à ses yeux, impossible de s’arrêter là : <em><strong>“quitte à passer un film de Pasolini, autant en passer deux !”</strong></em></p>



<p>Elle y associe donc <strong>Théorème</strong>, qu’elle considère comme <em>“un de ses plus grands films”</em>. Les deux œuvres, sorties la même année, lui apparaissent comme un diptyque possible : <strong>crise de la bourgeoisie, impasse de la révolte, déplacement du regard de Pasolini vers un cinéma plus philosophique, plus allégorique,</strong> après avoir filmé les marges populaires dans Mamma Roma ou Accattone. Les deux films seront projetés samedi soir, Porcherie à 20h30 puis Théorème à 22h30, avec un tarif double séance à 10 euros.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-rural-ou-le-visage-contemporain-du-monde-agricole"><strong>Rural, ou le visage contemporain du monde agricole</strong></h3>



<p>Dernier grand rendez-vous : <strong>Rural, troisième film d’Édouard Bergeon,</strong> après <strong>Au nom de la terre</strong>. Cette fois, le cinéaste abandonne la fiction pour le documentaire. Il suit <strong>Jérôme Bayle, éleveur du Sud-Ouest, devenu l’une des figures visibles de la contestation agricole</strong> récente, notamment lors des barrages sur l’A64.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-24.png" alt="" class="wp-image-31898" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-24.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-24-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Ce qui intéresse Laetitia Scherier, c’est autant le portrait individuel que le déplacement vers une réflexion plus collective sur l’agriculture familiale française. Le documentaire remonte à <strong>l’histoire personnelle</strong> de Bayle : le suicide de son père, dans un contexte de pression sanitaire et administrative autour d’une maladie touchant les troupeaux. Puis il suit <strong>son engagement plus récent</strong>, sa médiatisation, sa participation à la création des Ultras de l’A64, et plus largement <strong>la manière dont une figure individuelle se construit dans un mouvement de protestation.</strong></p>



<p>Le film n’aura cette semaine qu’une seule séance, avant d’être davantage visible la semaine suivante. <strong>Une séance présentée par Ciné&rsquo;fil</strong> est déjà prévue, ainsi qu’<strong>un ciné-débat le jeudi 26 mars en partenariat avec la Confédération paysanne.</strong> Là encore, les Lobis prolongent la projection par une mise en discussion.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="614" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-25-1024x614.png" alt="" class="wp-image-31901" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-25-1024x614.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-25-300x180.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-25-768x461.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-25.png 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-printemps-du-cinema-en-toile-de-fond"><strong>Le Printemps du cinéma, en toile de fond</strong></h3>



<p>Enfin, au milieu de cette semaine très chargée, revient aussi <strong>le Printemps du cinéma. Les 22, 23 et 24 mars, dimanche, lundi, mardi, toutes les places seront à 5 euros,</strong> quel que soit le film ou la séance. </p>



<p>Plus d&rsquo;informations ici : <strong><em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/42/les-films-cinema-les-lobis-blois.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p></p>
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		<title>Une semaine aux Lobis entre Fabrice Luchini, mémoire hongroise et pissenlits cosmiques</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 09:01:04 +0000</pubDate>
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<p><strong>Cette semaine, aux Lobis,</strong> la programmation rassemble des films qui n’ont, en apparence, rien à voir les uns avec les autres. Un comédien hanté par Victor Hugo, un enfant qui découvre que toute son identité repose peut-être sur un mensonge, quatre pissenlits projetés dans l’espace, un champion de ping-pong dévoré par son ambition, des femmes iraniennes forcées à vivre sur deux planètes à la fois, un village qui tente de faire revivre son cinéma. Et pourtant, derrière ces formes dissemblables, quelque chose circule : la question des récits auxquels on s’accroche, de ceux qu’on perd, et de ceux qu’on tente de reconstruire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-victor-hugo-en-boussole">Victor Hugo en boussole</h3>



<p>La sortie de la semaine, c’est d’abord <strong>Victor comme tout le monde</strong>, film de <strong>Pascal Bonitzer</strong> écrit à partir d’un scénario de <strong>Sophie Fillières</strong>, disparue avant que le projet ne puisse véritablement s’achever. <strong>Laetitia Scherier, directrice des Lobis,</strong> y voit <em>« un côté un peu testamentaire »</em>, et décrit le film comme une <strong><em>« comédie mélancolique »</em></strong> plus que comme une simple comédie dramatique. Le personnage principal, Robert Zucchini, est une sorte de double transparent de <strong>Fabrice Luchini</strong> : <strong>acteur fasciné par les grands textes, il a perdu le lien avec sa fille, désormais adulte, et tente de renouer avec elle</strong> à la faveur d’un deuil, en cherchant dans Victor Hugo un chemin de retour vers la vraie vie.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="435" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-9.png" alt="" class="wp-image-31690" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-9.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-9-221x300.png 221w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p><strong>Le film avait déjà connu un moment fort aux Lobis lors de son avant-première, en présence de Fabrice Luchini.</strong> <em>« On a dû refuser du monde »</em>, raconte la directrice, heureuse de voir la salle à nouveau traversée par cet enthousiasme. Elle-même garde le souvenir d’un invité impossible à canaliser mais généreux, <strong><em>« un showman »</em> heureux d’échanger avec le public,</strong> prêt à partir dans toutes les directions. La force du film repose d’ailleurs, selon elle, largement sur cette présence. <em>« Si on n’aime pas Luchini, on n’aimera pas le film. Mais si on aime Luchini, on passera un excellent moment. »</em> <strong>La mise en scène, discrète, laisse la place au texte et à l’acteur. </strong>Et c’est aussi cela que le film transmet : <strong>l’envie de lire ou relire Victor Hugo.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-laszlo-nemes-ou-l-histoire-au-plus-pres-des-visages">László Nemes, ou l’histoire au plus près des visages</h3>



<p>Autre sortie importante, <strong>Orphelin</strong> de <strong><a href="https://hu.wikipedia.org/wiki/Nemes_Jeles_L%C3%A1szl%C3%B3" target="_blank" rel="noreferrer noopener">László Nemes</a></strong>, réalisateur hongrois révélé par <strong>Le Fils de Saul</strong>. Laetitia Scherier rappelle l’onde de choc qu’avait provoquée ce premier film à Cannes et aux Oscars, avec sa mise en scène si particulière, la caméra collée au personnage, l’impossibilité de prendre de la distance face à l’horreur. Le deuxième film, <strong>Sunset</strong>, l’avait laissée plus froide. Avec <strong>Orphelin</strong>, elle a le sentiment que Nemes retrouve toute son ambition formelle.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-10.png" alt="" class="wp-image-31693" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-10.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-10-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Le film se situe à Budapest, à la fin des années 1950, dans une Hongrie traumatisée par l’écrasement de l’insurrection contre le régime communiste.<strong> On suit un jeune garçon juif élevé par sa mère dans le culte d’un père présenté comme mort en héros dans un camp d’extermination. Or, un homme surgit et affirme être ce père.</strong> À partir de là, tout vacille. Ce que le film met en scène, ce n’est pas seulement un pan de la grande Histoire, mais <em><strong>« une crise d’identité, de filiation »</strong></em>, résume Laetitia Scherier : que devient un enfant lorsque le récit qui fondait sa vie s’écroule soudainement ?</p>



<p>Là encore, la mise en scène est sensorielle, serrée, oppressante. Elle enferme les personnages, les maintient au plus près, dans un espace où les traumatismes individuels résonnent avec ceux d’un pays entier. Pour Laetitia Scherier, c’est un retour en force : <em>« quand tu vois le film, tu te dis : d’accord, c’est bien le même réalisateur »,</em> celui du <strong>Fils de Saul</strong>, avec <em>« une grande ambition esthétique ».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-momoko-seto-et-les-pissenlits-de-l-espace">Momoko Seto et les pissenlits de l’espace</h3>



<p>Il y a aussi, dans cette semaine, une proposition d’une radicale étrangeté : <strong>Planètes</strong> de <strong>Momoko Seto</strong>, <strong>cinéaste japonaise installée en France</strong>. Le film a beaucoup circulé dans les festivals et la directrice des Lobis espère qu’il pourra toucher bien au-delà du seul jeune public auquel il est d’abord destiné. Elle l’a intégré à la programmation à partir de 8 ans, mais a aussi ouvert des séances plus larges, pariant sur <strong>sa capacité à séduire des adultes</strong> comme ont pu le faire d’autres films hybrides ces dernières années.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-11.png" alt="" class="wp-image-31697" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-11.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-11-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>Le point de départ de ce <strong>coup de cœur</strong> est d’une audace folle : <strong>quatre akènes de pissenlit échappent à une destruction terrestre, dérivent dans l’espace et cherchent à s’enraciner sur une planète inconnue.</strong> En mêlant prises de vue réelles, techniques de <strong>time-lapse</strong>, animation 3D et fabrication d’écosystèmes artificiels en studio, Momoko Seto construit un film que Laetitia Scherier juge <em>« totalement hybride »</em> et sans équivalent. <strong><em>« Je n’ai jamais vu ça au cinéma avant »</em></strong>, dit-elle.</p>



<p>La réalisatrice explique d’ailleurs partir de son propre sentiment de déracinement : japonaise passée par un lycée français, arrivée ensuite en France, <strong>elle ne se sentait ni pleinement japonaise ni pleinement française.</strong> Le film transpose cela dans une métaphore végétale : <strong>errer, chercher un sol, s’enraciner enfin.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-josh-safdie-timothee-chalamet-et-la-violence-du-reve-americain">Josh Safdie, Timothée Chalamet et la violence du rêve américain</h3>



<p>Parmi les nouveautés que les spectateurs réclamaient, il y a enfin <strong>Marty Supreme</strong>, de <strong>Josh Safdie</strong>, que Laetitia Scherier aurait aimé sortir plus tôt aux Lobis. Les circonstances de distribution en ont décidé autrement.</p>



<p>Josh Safdie, connu pour ses films coréalisés avec son frère comme <strong>Good Time</strong> ou <strong>Uncut Gems</strong>, signe ici seul un portrait d’homme lancé dans une ascension délirante. Dans les années 1950, Marty Mauser vend des chaussures dans la boutique de son oncle, mais rêve de devenir champion de tennis de table. Inspiré librement de <strong>Marty Reisman</strong>, le personnage est prêt à mentir, manipuler, séduire, voler pour parvenir à ses fins. Le film n’est pas un récit sportif : les scènes de tournoi sont brillantes, mais le véritable sujet est ailleurs, dans <strong>cette ambition <em>« à la limite du pathologique »</em></strong>, dans <strong>cette croyance très américaine que la réussite individuelle justifie tout.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-12.png" alt="" class="wp-image-31699" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-12.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-12-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p>La mise en scène est fidèle à l’énergie Safdie : nerveuse, rapide, saturée d’impulsions. Laetitia Scherier souligne aussi un choix musical qu’elle juge particulièrement fort : l’usage massif de tubes des années 1980 dans un récit situé dans les années 1950. Cela ne crée pas de décalage ridicule ; au contraire, cela donne <strong>le sentiment que les préoccupations de la jeunesse se répètent, quelle que soit l’époque</strong>. Au centre, <strong>Timothée Chalamet</strong>, omniprésent, jamais doublé dans les scènes de tennis de table, incarne un héros charismatique, toxique, fascinant. <em><strong>« C’est vraiment un film d’acteur »</strong></em>, dit-elle.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-iran-les-secrets-et-le-cinema-comme-refuge">L’Iran, les secrets et le cinéma comme refuge</h3>



<p><strong>Jeudi (20h30),</strong> dans le cadre de la Semaine Elles et avec les Rendez-vous de l’histoire, les Lobis proposeront <strong>My Stolen Planet</strong> de <strong>Farahnaz Sharifi</strong>, grand prix du documentaire en 2025. Une amie de la réalisatrice, la documentariste iranienne <strong>Sahar Salahshoor</strong>, viendra accompagner la projection. Le film, composé d’archives personnelles, d’images amateurs issues de familles exilées et de séquences plus contemporaines, repose sur <strong>l’idée de deux planètes : celle du régime iranien et de ses interdits, et celle de l’intimité, où l’on danse, rit, se cache pour vivre réellement.</strong> <em>« Un journal intime filmé »</em>, mais aussi un essai politique.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="454" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-13.png" alt="" class="wp-image-31700" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-13.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-13-211x300.png 211w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p>Dimanche, dans le cadre des <em>Passerelles</em> avec la Halle aux Grains, sera projeté <strong>La Mère de tous les mensonges</strong> de <strong>Asmae El Moudir</strong>, qui fait écho au spectacle <strong>La Voix de ma grand-mère</strong>. À partir d’une maquette reconstituant sa rue d’enfance à Casablanca, la réalisatrice interroge sa famille, dénoue les silences, fait ressurgir les émeutes du pain de 1981, les morts, les disparitions, les omertas imposées par la peur. Là encore, il s’agit de faire revenir ce que les familles avaient appris à taire.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-15.png" alt="" class="wp-image-31702" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-15.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-15-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-et-le-retour-du-projectionniste">Et le retour du projectionniste</h3>



<p>La directrice du cinéma Les Lobis s’enthousiasme pour <strong>Le Retour du projectionniste</strong> de <strong>Orkhan Aghazadeh</strong>, né en Azerbaïdjan. Officiellement documentaire, mais traversé d’éléments rejoués, le film suit <strong>un vieil homme qui rêve de faire revivre le cinéma de son village perdu entre Iran et Azerbaïdjan, </strong>avec un ancien projecteur soviétique 35 mm. À travers ce projet presque burlesque, c’est une véritable déclaration d’amour au cinéma qui surgit — au cinéma comme lieu, comme geste, comme communauté à recréer.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="435" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-14.png" alt="" class="wp-image-31701" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-14.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-14-221x300.png 221w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p>Enfin pour être complet, via l&rsquo;association <strong><em><a href="https://bloiscapitale.com/cinefil-une-association-qui-fait-vivre-le-cinema-dauteur-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ciné&rsquo;fil</a></em></strong>, <strong>Christy and His Brother</strong>, premier long métrage d’un cinéaste irlandais, Brendan Canty, est aussi au programme. Plus d&rsquo;informations ici : <em><strong><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/42/les-films-cinema-les-lobis-blois.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></strong></em></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/une-semaine-aux-lobis-entre-fabrice-luchini-memoire-hongroise-et-pissenlits-cosmiques">Une semaine aux Lobis entre Fabrice Luchini, mémoire hongroise et pissenlits cosmiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Aux Lobis : femmes debout, doubles absurdes et Orwell en embuscade</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 09:06:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine, au cinéma Les Lobis, trois sorties films très différentes se répondent presque malgré elles : la violence intime, l’absurde social et la manipulation politique. La Maison des femmes C’est un premier long métrage. Et déjà un projet porté depuis longtemps. Mélisa Godet avait réalisé auparavant deux courts-métrages, déjà sur des sujets sociaux sensibles &#8230;</p>
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<p>Cette semaine, au <a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma</a> <strong>Les Lobis</strong>, trois sorties films très différentes se répondent presque malgré elles : la violence intime, l’absurde social et la manipulation politique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-maison-des-femmes">La Maison des femmes</h3>



<p>C’est un <strong>premier long métrage</strong>. Et déjà un projet porté depuis longtemps. <strong>Mélisa Godet</strong> avait réalisé auparavant deux courts-métrages, déjà sur des sujets sociaux sensibles : le monde hospitalier, la fin de vie en EHPAD, les familles recomposées d’enfants adoptés. Là, elle s’attaque à un lieu désormais emblématique : <strong>la Maison des Femmes de Saint-Denis,</strong> fondée par <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ghada_Hatem-Gantzer" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ghada Hatem-Gantzer</a></strong>, gynécologue-obstétricienne. Le film ne s’y déroule pas réellement — il était évidemment impossible d’interrompre l’activité d’un tel lieu. Le tournage a eu lieu ailleurs, notamment à Bry-sur-Marne, dans des espaces réaménagés pour recréer les décors.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="435" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-4.png" alt="" class="wp-image-31492" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-4.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-4-221x300.png 221w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p>Le projet remonte à près de dix ans. La réalisatrice avait entendu Ghada Hatem à la radio chercher des financements pour maintenir la structure. <strong>Le film n’a pu se faire qu’à une condition : être une fiction pure.</strong> <strong>Pas un documentaire</strong>. Protéger la vie personnelle, ne pas exposer directement des victimes. La réalisatrice considérait en outre que cela aurait été intrusif et violent.</p>



<p>Le casting est solide : <strong>Karine Viard, Laetitia Dosch, Juliette Armanet, Pierre Deladonchamps</strong>… Un choix qui surprend pour un premier film, mais qui révèle une volonté claire : <strong>toucher largement.</strong> La mise en scène est volontairement classique. Pudique. Elle se place du côté de l’équipe médicale, composée majoritairement de femmes. Elle montre les différentes typologies de victimes : une femme bourgeoise de 65 ans abusée depuis quarante ans, une femme récemment arrivée en France ne parlant presque pas la langue, d’autres encore. <em>« Personne n’y échappe. »</em> Laetitia Scherier, la directrice des Lobis, l’admet : elle avait une appréhension. Et puis le film s’est imposé comme <em><strong>« une très bonne surprise ».</strong></em> Un film fort, sans sensationnalisme, qui donne la parole à celles qu’on ignore encore trop souvent. À Blois, l’ouverture de l’abri <strong>Gisèle Halimi</strong>, inspiré de ce modèle, rend le film particulièrement concret.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-alter-ego">Alter Ego</h3>



<p>Changement de registre avec <em><strong>Alter ego</strong></em> de <strong>Nicolas et Bruno.</strong> Un homme ordinaire voit débarquer un voisin qui est son sosie parfait — mais en version améliorée. Plus beau, plus riche, plus accompli. Et personne ne voit la ressemblance. <strong>Laurent Lafitte</strong> incarne les deux rôles. Face à lui, <strong>Blanche Gardin</strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-3.png" alt="" class="wp-image-31491" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-3.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-3-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p>Le film commence comme une<strong> comédie absurde.</strong> <strong>Puis glisse.</strong> Un voyage en camping marque un point de bascule. Le ton devient plus étrange, parfois presque inquiétant. Il y a <strong>un crescendo narratif,</strong> <em>« toutes les vingt minutes, quelque chose relance le film ».</em> Laetitia Scherier précise : ce n’est pas du Quentin Dupieux — <em>« je le mets très très haut dans la gestion de l’absurde »</em> — mais il y a ici <em><strong>« un vrai talent qui se développe ».</strong></em> Et surtout, un rebondissement final qu’il faut taire. <strong>Une comédie originale, rare dans le paysage français actuel.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-orwell-2-2-5">Orwell : 2+2=5</h3>



<p>Le troisième film de la semaine s’inscrit dans un tout autre registre. <strong>Raoul Peck</strong> signe un documentaire-essai sur <strong>George Orwell</strong>. Le titre renvoie à la formule de <em>1984</em>, symbole de la <strong>manipulation des masses.</strong> Le film dure deux heures. Dense. Il mêle archives, textes d’Orwell, extraits d’adaptations cinématographiques, images contemporaines. Il interroge la surveillance de masse, la propagande, la manipulation du langage. Ce n’est pas une biographie. <strong>C’est une mise en perspective.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-5.png" alt="" class="wp-image-31493" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-5.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-5-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<p><em>« Quelqu’un qui suit très attentivement l’actualité ne va pas forcément apprendre des choses incroyables »,</em> reconnaît-elle. Mais <strong>voir la pensée d’Orwell résonner avec le présent est frappant.</strong> Le distributeur évoque même des blocages d’images du film sur certaines plateformes sociales. Vrai ? Faux ? Ce qui est certain : le film questionne. Et dérange.</p>



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<h3 class="wp-block-heading" id="h-cine-debat-avec-l-association-bonobolus-sur-le-diabete">🎬 Ciné-débat avec l’association Bonobolus sur le diabète</h3>



<p><strong>Vendredi à 19h,</strong> projection du court métrage <strong><em>Moins seuls ensemble</em>,</strong> suivie d’un débat en présence des réalisateurs et d’une endocrino-diabétopédiatre. L’événement se fait en partenariat avec l’association <em><strong>Bonobolus</strong>,</em> qui<strong> accompagne des enfants et jeunes adultes atteints de diabète ainsi que leurs proches.</strong> <strong>Entrée libre</strong>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Plus d&rsquo;informations ici : <strong><em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/fiche-film-cinema/MVNGZA/la-maison-des-femmes.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/aux-lobis-femmes-debout-doubles-absurdes-et-orwell-en-embuscade">Aux Lobis : femmes debout, doubles absurdes et Orwell en embuscade</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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