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Nouvel An amazigh 2976 : une semaine de culture, de transmission et de dialogue à Blois

À Blois, le Nouvel An amazigh 2976 (officiellement le lundi 12 janvier 2026) s’inscrit une nouvelle fois comme un temps fort culturel, porté par les associations Euro Berbère Économie, Taymate Horizon et Franco Imazighen. Un rendez-vous qui, depuis plus de vingt ans en Loir-et-Cher, dépasse la simple célébration symbolique pour devenir un espace de transmission, de rencontres et de réflexion collective.

Un lancement officiel à l’Hôtel de Ville

Le coup d’envoi sera donné le dimanche 11 janvier, à 14h45, à l’Hôtel de Ville de Blois. Comme les années précédentes, ce lancement officiel se veut ouvert et pluriel, à l’image de la philosophie portée par Yennayer. Pour Pascal Amar Khodja, président d’Euro Berbère Économie, c’est une reconnaissance importante. En effet, depuis plusieurs années, le maire, Marc Gricourt, accueille officiellement le Nouvel An amazigh. Un signe d’une volonté de dialogue et de rassemblement, à ses yeux.

Nouvel an berbère Blois

Dans le prolongement de ce lancement, l’Hôtel de Ville de Blois accueillera, du 20 janvier au 26 février, une exposition intitulée « Atlas et Victoria, l’art amazigh à Blois ». Les œuvres présentées sont signées par l’artiste Chaimaa Mellouki. Cette exposition prolonge la célébration dans le temps long, au cœur même de la ville.

Une semaine amazighe à Mirabeau

Du 12 au 16 janvier, une semaine amazighe se déploiera à l’Espace Mirabeau. Dès le lundi 12 janvier, une animation réunira des adultes autour de l’art amazigh, accompagnée de l’installation d’une exposition de Chaimaa Mellouki, artiste déjà accueillie lors de l’édition précédente. Cette exposition restera visible toute la semaine. Toujours à Mirabeau, des temps d’aide aux leçons seront proposés les lundi 12 et jeudi 15 janvier, pour des groupes de douze enfants, répartis par niveaux scolaires. Ces séances intégreront un atelier tifinagh, dédié à l’écriture amazighe, animé par un intervenant spécialiste de la culture amazighe, auteur de plusieurs ouvrages et ancien enseignant.

Les mardi 13 et jeudi 15 janvier, la ludothèque accueillera le public autour de jeux en lien avec la culture amazighe, sous la coordination de Youcef Kebbi. Une manière ludique et accessible d’aborder les références culturelles amazighes, tous âges confondus. Enfin, le vendredi 16 janvier, un atelier cuisine permettra de préparer des amuse-bouche qui seront proposés à la vente lors de la soirée du lendemain à la Maison de Bégon.

Amazigh

Ateliers et spectacle le samedi 17 janvier

Le samedi 17 janvier, de 9h à 14h, l’Espace Mirabeau (place de la Laïcité) proposera des ateliers culinaires, henné, tifinagh (écriture berbère) ainsi qu’une présentation de tableaux, dans le cadre de la semaine amazighe. Le samedi soir, à 20h30, place à la musique à la Maison Bégon, avec une animation musicale assurée par le groupe Gaâda Diwane de Béchar (prévente ici à 11€). Une vente de thé et de gourmandises amazighes accompagnera la soirée.

nouvel an amazigh

Sport et convivialité le dimanche

La programmation se conclura le dimanche 18 janvier, avec un tournoi de futsal organisé de 8h à 17h au Gymnase Éric Tabarly, rue Duguay-Trouin, sur inscription. Menée en partenariat avec l’A.S Blois Futsal, la journée est structurée par catégories : U9 à U11 le matin ; U18 et adultes l’après-midi.

nouvel an amazigh Blois

Yennayer, une fête culturelle et non religieuse

Au-delà du programme, Pascal Amar-Khodja insiste sur le sens profond de Yennayer. Le Nouvel An amazigh n’est pas fondé sur une religion, mais sur une histoire et une culture millénaires, issues d’un calendrier agraire. Son point de départ, fixé à 950 avant notre ère, est aujourd’hui associé de manière symbolique à l’accession au pouvoir du pharaon Sheshonq Ier, souverain d’origine libyco-berbère, dans une lecture contemporaine de l’histoire amazighe.

Historiquement, l’Afrique du Nord a connu, sur la longue durée, la coexistence de différentes croyances et traditions religieuses parfois dans la tension, mais aussi dans la cohabitation. Cette pluralité est souvent illustrée par la figure de Dihya, dite la Kahina, cheffe amazighe du VIIᵉ siècle. Elle trouve également un écho dans des figures majeures comme Augustin d’Hippone, Saint Augustin, penseur chrétien né en Afrique du Nord, issu d’un milieu berbéro-romain.

Dans un contexte international marqué par les tensions, Yennayer se présente ainsi comme un rappel : la diversité culturelle est une richesse, et la culture peut constituer un pont entre les peuples. Depuis 2024, cette célébration à Blois s’inscrit dans une démarche durable, avec l’ambition de faire de Yennayer un rendez-vous annuel, ouvert à toutes et tous, au service du dialogue interculturel et du vivre-ensemble.

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