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	<title>Archives des Anne de Bretagne - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des Anne de Bretagne - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Louis XII, le roi mesuré : entre fidélité dynastique et souci du peuple</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jul 2025 07:07:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Roi de France de 1498 à 1515, Louis XII fut l’un des souverains les plus appréciés de son temps. À l’image de son surnom – « le Père du peuple » – son règne incarne une monarchie tempérée, soucieuse de justice et d’unité, tout en étant animée par les passions guerrières de son siècle. De &#8230;</p>
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<p><em><strong>Roi de France de 1498 à 1515</strong>, <strong>Louis XII</strong> fut l’un des souverains les plus appréciés de son temps. À l’image de son surnom – <strong>« le Père du peuple »</strong> – son règne incarne une monarchie tempérée, soucieuse de justice et d’unité, tout en étant animée par les passions guerrières de son siècle. De sa jeunesse tourmentée à ses entreprises italiennes, de son mariage avec <strong>Anne de Bretagne</strong> à ses réformes administratives, l’histoire de Louis d’Orléans devenu roi de France illustre une transition politique capitale, <strong>aux confins du Moyen Âge finissant et de la Renaissance en marche.</strong></em></p>



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<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-jeunesse-sous-tutelle-le-poids-de-la-dynastie">Une jeunesse sous tutelle : le poids de la dynastie</h3>



<p><strong>Louis d’Orléans naît à <a href="https://bloiscapitale.com/pourquoi-il-faut-y-aller-a-pas-de-loup-avec-les-armoiries-de-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Blois</a></strong> le 27 juin 1462, dans une France encore marquée par la fin de la guerre de Cent Ans. <strong>Fils du poète Charles d’Orléans et de Marie de Clèves</strong>, il appartient à une branche cadette des Valois et descend, par sa grand-mère Valentine Visconti, de la famille ducale de Milan. Orphelin à trois ans, il hérite du duché d’Orléans mais devient très tôt la cible politique de Louis XI, roi méfiant et centralisateur, qui entend neutraliser la maison d’Orléans. À cette fin, il le contraint à épouser sa fille Jeanne de France, infirme de naissance, sans amour ni perspective dynastique réelle. L’humiliation politique précède le ressentiment personnel.</p>



<p>À la mort de Louis XI en 1483, Louis d’Orléans conteste l’autorité de la régente Anne de Beaujeu, sœur du jeune Charles VIII. Il rallie la <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_folle" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« Guerre folle »</a></strong>, coalition féodale qui tente de réaffirmer les droits des princes du sang contre la monarchie naissante. Battu à Saint-Aubin-du-Cormier en 1488, il est <strong>emprisonné à Bourges durant trois années.</strong> Ce premier exil politique forge chez lui un tempérament plus réfléchi et un sens aigu des réalités dynastiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-de-prisonnier-a-roi-un-avenement-muri-par-l-experience">De prisonnier à roi : un avènement mûri par l’expérience</h3>



<p>Libéré par Charles VIII en 1491, Louis d’Orléans entre dans le cercle du pouvoir. Le roi l’associe à la première campagne d’Italie en 1494. Mais <strong>c’est à la mort accidentelle de Charles VIII en 1498, sans descendance mâle, que son destin s’accomplit : en vertu des lois successorales, il devient roi sous le nom de Louis XII.</strong></p>



<p>L’un de ses premiers gestes est de faire annuler par le pape Alexandre VI son mariage avec Jeanne de France. <strong>Il épouse alors Anne de Bretagne, veuve du roi défunt,</strong> consolidant l’union politique du duché de Bretagne au royaume de France. Cette décision, plus qu’un calcul, marque une volonté de continuité dynastique. À propos de ses anciens ennemis, Louis XII déclare alors : « Le roi de France ne venge pas les injures faites au duc d’Orléans » – formule rapportée dans plusieurs chroniques de l’époque, comme celle de Jean d’Auton, et retenue par la tradition.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-italie-chimere-et-cauchemar-d-un-regne">L’Italie, chimère et cauchemar d’un règne</h2>



<p>Roi, Louis XII hérite non seulement d’un royaume pacifié, mais aussi de la <strong>tentation italienne</strong>, née sous Charles VIII. Par les droits de sa grand-mère Valentine Visconti, <strong>il revendique le duché de Milan, qu’il conquiert en 1500</strong> après une première tentative infructueuse. Simultanément, il s’accorde avec le roi d’Aragon Ferdinand le Catholique pour se partager le <strong>royaume de Naples.</strong></p>



<p>Mais l’alliance se délite rapidement. Naples est perdue au profit des Espagnols malgré la bravoure des chevaliers français comme Bayard ou La Palice. <strong>En 1504, le traité de Blois, défavorable à la France, officialise l’échec.</strong> Pire encore, sur l’insistance d’Anne de Bretagne, Louis XII fiance sa fille Claude au futur Charles Quint et lui promet, en dot, les plus beaux fleurons du royaume : le Milanais, Gênes, la Bretagne et la Bourgogne. Cette décision, aux conséquences stratégiques considérables, est annulée par les États généraux réunis à Tours en 1506. <strong>Claude épousera finalement le comte d’Angoulême, futur François Ier, </strong>assurant la continuité dynastique et territoriale.</p>



<p>Louis XII relance aussitôt l’offensive italienne. En 1509, il s’allie au pape Jules II contre Venise dans la Ligue de Cambrai. La victoire d’Agnadel lui rend le Milanais, mais la situation se retourne rapidement : Jules II change de camp et forme contre la France la « Sainte Ligue », regroupant Espagnols, Suisses, Anglais et Vénitiens. Malgré la brillante victoire de Ravenne (1512), obtenue par Gaston de Foix – mortellement blessé au combat – la France perd tout. Novare (1513) est un désastre ; Dijon est menacée ; le Milanais est définitivement abandonné. Seule la paix avec l’Angleterre, conclue la même année, sauve l’honneur.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="784" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/louis-xii-784x1024.jpg" alt="" class="wp-image-27358" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/louis-xii-784x1024.jpg 784w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/louis-xii-230x300.jpg 230w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/louis-xii-768x1003.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/louis-xii.jpg 960w" sizes="(max-width: 784px) 100vw, 784px" /></figure></div>


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<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-souverain-reformateur-la-paix-interieure-contre-les-revers-exterieurs">Un souverain réformateur : la paix intérieure contre les revers extérieurs</h3>



<p><strong>Malgré les défaites à l’étranger, Louis XII bénéficie d’une rare popularité.</strong> Chroniqueurs et mémorialistes s’accordent sur un point : le royaume vit dans <strong>une prospérité inédite.</strong> Paul Lacroix, dans sa vaste chronique historique, souligne avec insistance le respect du roi pour ses sujets, son sens de la justice, sa modération fiscale.</p>



<p>Louis XII réforme les institutions judiciaires, fonde les parlements de Bourgogne et de Normandie, lutte contre les abus des gens de guerre, veille à l’abréviation des procès. Il consulte régulièrement ses sujets par l’intermédiaire des assemblées de bailliages. S’il doit recourir à des emprunts et vendre des offices à la fin de son règne, il s’abstient de lever de nouveaux impôts – ce que souligne un chroniqueur de son temps : « Il y a cinq cents ans qu’on ne connaît en France si bon temps qu’il fait à présent. »</p>



<p>Le roi gouverne sans autoritarisme mais sans faiblesse. Ses favoris – le cardinal d’Amboise, le maréchal de Gié – exercent leur influence sans jamais supplanter son autorité. Son style est celui d’un père, non d’un despote, dans un royaume encore marqué par la culture féodale mais déjà ouvert à la modernité administrative.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-derniers-jours-d-un-regne-sans-eclat-mais-sans-tache">Derniers jours d’un règne sans éclat mais sans tâche</h3>



<p><strong>Veuf d’Anne de Bretagne en janvier 1514, Louis XII contracte un dernier mariage avec Marie Tudor,</strong> sœur du roi Henri VIII d’Angleterre, qu’il épouse en octobre de la même année. <strong>Il meurt peu après, le 1er janvier 1515, sans héritier mâle.</strong> La couronne revient alors à son gendre François d’Angoulême, qui devient <strong>François Ier.</strong> La postérité retiendra surtout de Louis XII son équilibre, sa prudence, sa fidélité aux intérêts français. Loin des fastes belliqueux ou des raffinements de cour, son règne incarne une transition essentielle : celle d’un roi justicier, respectueux des lois et des peuples, dans un monde encore pétri de guerres dynastiques.</p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-blois-coeur-du-pouvoir-royal-1498-1515">Blois, cœur du pouvoir royal (1498–1515)</h2>



<p>Lorsque Louis XII devient roi en 1498, il est déjà duc d’Orléans depuis plus de trois décennies. <strong>C’est à Blois, dans le château familial, qu’il a passé la majeure partie de sa vie. </strong>Il n’est donc pas surprenant qu’il choisisse ce lieu comme <strong>résidence principale</strong> du royaume. Ce choix, inédit pour un roi de France, marque un basculement : pendant près de vingt ans, Blois devient le centre du pouvoir royal, abritant la cour, les conseils, les fêtes, et même des épisodes diplomatiques majeurs.</p>



<p><strong>Le château médiéval, hérité de son père Charles d’Orléans, est alors un édifice défensif et austère,</strong> organisé autour d’un donjon féodal. <strong>Louis XII entreprend de le transformer en un palais moderne,</strong> adapté à la vie de cour et à son rang de monarque européen. <strong>Entre 1498 et 1503, il lance la construction d’une nouvelle aile résidentielle</strong> le long de la cour intérieure. C’est cette aile qui portera son nom, et qui constitue le joyau architectural de son règne.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-architecture-de-transition">Une architecture de transition</h3>



<p>L’aile Louis XII, construite sur deux niveaux, marque une rupture dans l’histoire de l’architecture française. On y retrouve les motifs du <strong>gothique flamboyant</strong> encore en vogue à la fin du XVe siècle : arcs en anse de panier, pinacles, fenêtres à meneaux, lucarnes finement décorées. Mais cette grammaire gothique est <strong>enrichie d’éléments nouveaux venus d’Italie</strong> : pilastres à rinceaux, coquilles sculptées, putti, arabesques. Il ne s’agit pas d’une imitation servile des modèles lombards, mais d’une transposition à la française de ces ornements, ce qui vaudra à cette époque le nom de <strong>style Louis XII</strong>, <strong>phase de transition avant l’épanouissement de la Renaissance sous François Ier.</strong></p>



<p>Le matériau même témoigne d’un goût nouveau : l’alternance de <strong>briques rouges</strong> et de <strong>pierre blanche</strong> crée un jeu de contrastes inusité dans l’architecture royale française. Cette polychromie — héritée des constructions du Val de Loire mais réinterprétée avec élégance — confère à la façade un rythme et une légèreté inédits. La façade est rythmée par des fenêtres en arc surbaissé, encadrées de pilastres ornés. Les lucarnes sont richement sculptées.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-statue-equestre-de-louis-xii">La statue équestre de Louis XII</h3>



<p>Au-dessus du portail d’entrée de l’aile Louis XII trône une <strong>statue équestre du roi</strong>, œuvre emblématique de l’ensemble. Installée au centre de la façade sur cour, elle montre Louis XII casqué et armé, montant un cheval cabré, dans une posture d’autorité. La présence d’une telle sculpture, rare à cette époque dans l’architecture civile française, manifeste la volonté royale de souligner la légitimité du pouvoir monarchique à travers <strong>un langage visuel inspiré de la tradition impériale.</strong> Ce dispositif de représentation reprend les codes de la Rome antique, redécouverts en Italie depuis le Quattrocento. La statue que l’on peut voir aujourd’hui est une restitution du XIXe siècle ; l’original a été détruit à la Révolution.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-jardin-a-l-italienne">Un jardin “à l’italienne”</h3>



<p>Dès 1499, Louis XII fait également aménager, dans la partie sud du château, un jardin en terrasses, selon le modèle italien. Ce jardin, aujourd’hui disparu, comportait des <strong>parterres ordonnés</strong>, des <strong>arbres fruitiers</strong>, des <strong>topiaires sculptés</strong> et des <strong>bassins</strong>. Il s’agissait non seulement d’un espace d’agrément, mais aussi d’un prolongement symbolique du pouvoir : la nature y était mise en ordre comme le royaume l’était par la loi. Il figure parmi les premiers <strong>jardins Renaissance français</strong>.</p>



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<h5 class="wp-block-heading" id="h-sources-paul-lacroix-louis-xii-et-anne-de-bretagne-chateau-royal-de-blois-site-officiel-chateaudeblois-fr-base-merimee-ministere-de-la-culture-wikipedia-louis-xii-chateau-de-blois-style-louis-xii-reneu-renaissance-in-europe-encyclopaedia-universalis-louis-xii-inventaire-general-du-patrimoine-culturel-drac-centre-val-de-loire-jardins-de-la-renaissance-francaise"><em><strong>Sources : Paul Lacroix, Louis XII et Anne de Bretagne ; Château royal de Blois – Site officiel (chateaudeblois.fr) ; Base Mérimée – Ministère de la Culture ; Wikipedia – Louis XII, Château de Blois, Style Louis XII ; RenEU – Renaissance in Europe ; Encyclopædia Universalis – Louis XII ; Inventaire général du patrimoine culturel – DRAC Centre-Val de Loire ; Jardins de la Renaissance française.</strong></em></h5>
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		<title>Autrefois à Blois la Porte Chartraine et ses deux robustes tours</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/autrefois-a-blois-la-porte-chartraine-et-ses-deux-robustes-tours</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Nov 2023 14:01:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au cœur de la ville de Blois, la rue Porte-Chartraine, célèbre pour son tracé historique, fait écho à un passé fortifié où l’architecture défensive et le symbolisme politique dessinaient le visage de l’urbanisme médiéval. En son sein, se dressait autrefois une des plus anciennes et emblématiques entrées de la ville, la Porte Chartraine, dont l’histoire &#8230;</p>
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<p>Au cœur de la ville de Blois, la <strong>rue Porte-Chartraine, célèbre pour son tracé historique, fait écho à un passé fortifié</strong> où l’architecture défensive et le symbolisme politique dessinaient le visage de l’urbanisme médiéval. En son sein, se dressait autrefois une des plus anciennes et <a href="https://bloiscapitale.com/qui-est-represente-par-ce-buste-au-coeur-de-blois">emblématiques</a> entrées de la ville, la <strong>Porte Chartraine</strong>, dont l’histoire nous est contée non par des pierres, mais par les vestiges iconographiques et les témoignages écrits.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-fonction-double-pour-une-structure-imposante"><strong>Une fonction double pour une structure imposante</strong></h2>



<p>Conçues <strong>pour la protection et la délimitation</strong>, les fortifications de Blois, dont faisait partie la Porte Chartraine, tenaient un rôle défensif contre les invasions et matérialisaient l’emprise urbaine. <strong>Érigée entre les XIIe et XIIIe siècles</strong>, cette porte fortifiée illustrait parfaitement le double dessein de ces structures imposantes. D’une part, elle incarnait un rempart contre les menaces extérieures, d’autre part, elle affirmait la richesse et le pouvoir de la cité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-architecture-et-esthetique-un-temoignage-de-la-puissance-urbaine"><strong>Architecture et esthétique : un témoignage de la puissance urbaine</strong></h2>



<p>La Porte Chartraine, telle qu’on peut la contempler sur la gravure (ci-dessous) de Belleforest datée de 1575, était flanquée de <strong>deux robustes tours</strong> et précédée d’un pont-levis enjambant le fossé entourant la ville. Ces tours, probablement mal représentées pour les besoins de la gravure, <strong>symbolisaient la force et l’autorité urbaine</strong>. Selon l’historien <a href="https://la3m.cnrs.fr/contact/nicolas-faucherre/">Nicolas Faucherre</a>, de telles portes étaient une <em>« place de choix pour la propagande royale »</em>, soulignant le caractère à la fois protecteur et représentatif de ces édifices.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="738" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/Carte-de-Blois-Belleforest-Cosmographie-Universelle-Paris-1575-1024x738.jpg" alt="" class="wp-image-9903" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/Carte-de-Blois-Belleforest-Cosmographie-Universelle-Paris-1575-1024x738.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/Carte-de-Blois-Belleforest-Cosmographie-Universelle-Paris-1575-300x216.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/Carte-de-Blois-Belleforest-Cosmographie-Universelle-Paris-1575-768x554.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/Carte-de-Blois-Belleforest-Cosmographie-Universelle-Paris-1575-1536x1107.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/Carte-de-Blois-Belleforest-Cosmographie-Universelle-Paris-1575-2048x1476.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>Le côté ville de la Porte Chartraine se parait d’un <strong>fastueux décor : un grand cadran solaire, une fleur de lys, les initiales de Louis XII entrelacées dans une cordelière, et deux écussons aux armes de France </strong>&#8211; un message clair quant à l’autorité royale exercée sur Blois.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-declin-et-l-effacement-d-un-monument-historique"><strong>Le déclin et l’effacement d’un monument historique</strong></h2>



<p>Avec le temps, les fortifications de Blois, devenues obsolètes et malmenées par les guerres, notamment pendant la guerre de Cent Ans, ont souffert. La Porte Chartraine ne fut pas épargnée, connaissant une désaffection qui conduisit à son <strong>état de ruine</strong> et inéluctablement à <strong>sa démolition en 1797</strong>, suite à une <strong>décision de 1793,</strong> lit-on dans <em>« Blois, histoire et patrimoine »</em>, de Pascal Nourrisson et Jean-Paul Sauvage (Editions Sutton), à une époque où les symboles du passé royal étaient souvent effacés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-rue-porte-chartraine-temoin-vivant-de-l-histoire-blesoise"><strong>La rue Porte Chartraine, témoin vivant de l’histoire blésoise</strong></h2>



<p>Malgré la disparition de la porte, <strong>la rue Porte-Chartraine demeure une voie notable</strong> de la ville de Blois. Autrefois voie romaine et partie de la « Grande rue », cette artère historique, qui épouse une <strong>forte pente</strong>, témoigne de la persistance de la mémoire urbaine. <strong>Officiellement nommée lors d&rsquo;une délibération du 21 juillet 1852, </strong>la rue continue de tracer le sillon d’un riche passé.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="790" height="500" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/porte.jpg" alt="" class="wp-image-9901" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/porte.jpg 790w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/porte-300x190.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/porte-768x486.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /></figure></div><p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/autrefois-a-blois-la-porte-chartraine-et-ses-deux-robustes-tours">Autrefois à Blois la Porte Chartraine et ses deux robustes tours</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Derrière l&#8217;hôtel d&#8217;Alluye un homme de pouvoir</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Sep 2023 09:46:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au cœur de la cité blésoise, l&#8217;hôtel d&#8217;Alluye se dresse fièrement, témoin de l&#8217;exceptionnelle période de la Renaissance qui a vu l&#8217;éclosion de nombreux hôtels particuliers à Blois. Cette époque, durant laquelle Blois fut propulsée au rang de capitale du royaume sous Louis XII, a vu la ville se transformer profondément sous l&#8217;influence de la &#8230;</p>
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<p>Au cœur de la <a href="https://bloiscapitale.com/category/vie-locale">cité blésoise</a>, <strong>l&rsquo;hôtel d&rsquo;Alluye</strong> se dresse fièrement, témoin de l&rsquo;exceptionnelle période de la Renaissance qui a vu l&rsquo;éclosion de nombreux hôtels particuliers à Blois. Cette époque, durant laquelle Blois fut propulsée <strong>au rang</strong> de capitale du royaume <strong>sous Louis XII</strong>, a vu la ville se transformer profondément sous l&rsquo;influence de la cour et de l&rsquo;administration royale.</p>



<p><strong>Construit entre 1500 et 1508</strong>, l&rsquo;hôtel d&rsquo;Alluye se démarque par sa modernité et son audace stylistique. Son édification, achevée avant 1508, est confirmée par une lettre d&rsquo;ambassadeur florentin de septembre de cette même année. La demeure est décrite comme « murato di nuovo », ce qui signifie qu&rsquo;elle a été nouvellement érigée. Localisé rue Saint-Honoré, <strong>l&rsquo;hôtel d&rsquo;Alluye était initialement plus étendu qu&rsquo;il ne l&rsquo;est aujourd&rsquo;hui</strong>. Bien qu&rsquo;une grande partie de sa superficie initiale ait disparu avec le temps, les éléments subsistants témoignent de sa grandeur passée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-florimond-robertet-l-homme-derriere-l-oeuvre"><strong>Florimond Robertet : L&rsquo;homme derrière l&rsquo;œuvre</strong></h2>



<p>Mais qui est à l&rsquo;origine de cette merveille ? <strong>Florimond Robertet, baron d&rsquo;Alluye</strong>, notaire, secrétaire du roi et trésorier de France, est ce personnage hors du commun ayant commandité cet édifice. Issu d&rsquo;une famille du Forez, il a gravi les échelons du pouvoir, <strong>servant trois rois : Charles VIII, Louis XII et François Ier. </strong>Ses talents linguistiques, parlant quatre langues couramment (français, italien, allemand, espagnol), combinés à ses compétences administratives et financières, lui ont permis de se démarquer.</p>



<p><strong>Sous Louis XII, Robertet devint une figure majeure de la couronne.</strong> En 1505, après la disgrâce du maréchal de Gié, il joua un rôle diplomatique crucial en tant qu&rsquo;ambassadeur auprès de la République de Florence. Ses relations avec l&rsquo;Italie ont non seulement enrichi ses collections d&rsquo;art, mais ont aussi renforcé son influence culturelle et humaniste.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-alliances-strategiques"><strong>Les alliances stratégiques</strong></h3>



<p>Son ascension ne se limite pas à ses savoirs. <strong>Florimond Robertet a également su naviguer habilement dans les eaux tumultueuses de la politique de l&rsquo;époque.</strong> En épousant la fille des Gaillard, une famille influente de financiers, il a scellé son statut et renforcé son influence. Cette union était d&rsquo;autant plus significative que le frère de sa femme était un bâtard du père de François Ier.</p>



<p>Robertet a joué un rôle diplomatique clé. Que ce soit en favorisant l&rsquo;union de Claude de France avec le futur François Ier ou en conseillant Louise de Savoie pendant la captivité de son fils après la bataille de Pavie, Robertet a démontré une finesse politique et stratégique sans égal.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-heritage-oublie"><strong>Un héritage oublié</strong></h3>



<p>Malgré son influence indéniable, Robertet est resté longtemps dans l&rsquo;ombre de l&rsquo;histoire. Olivier Durand-Mille, dans son ouvrage <a href="https://www.editions-labisquine.com/robertet.html"><em>« Robertet L’ami français de Machiavel »</em> (Editions de la Bisquine)</a>, le décrit comme <strong>un personnage qui a profondément marqué l&rsquo;histoire de France</strong>. Il le compare à d&rsquo;autres grandes figures politiques telles que Colbert, le cardinal de Fleury, ou encore Talleyrand.</p>



<p>Durant les règnes de Charles VIII, Louis XII, et François Ier, Florimond Robertet se distingua comme l&rsquo;une des figures prédominantes, incarnant l&rsquo;essence même de la Renaissance. Bien que largement reconnu et célébré par ses contemporains et les générations qui ont suivi, sa notoriété a graduellement été éclipsée par le temps.</p>



<p><strong>Machiavel le considérait comme un proche, l&rsquo;éminent humaniste Guillaume Budé valorisait son amitié, et Charles Quint voyait en lui l&rsquo;unique représentant crédible lors de ses tractations avec la France.</strong></p>



<p>L&rsquo;itinéraire de Robertet est également <strong>intrinsèquement associé à l&rsquo;impact politique, parfois déterminant, de trois femmes exceptionnelles : Anne de Bretagne, Anne de Beaujeu, et Louise de Savoie,</strong> dont le rôle est souligné par l&rsquo;écrivain.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="728" height="459" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/09/Gravure_de_lhotel_dAlluye_par_M._R._de_Saint-Vincent_realisee_avant_1867.jpg" alt="" class="wp-image-8506" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/09/Gravure_de_lhotel_dAlluye_par_M._R._de_Saint-Vincent_realisee_avant_1867.jpg 728w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/09/Gravure_de_lhotel_dAlluye_par_M._R._de_Saint-Vincent_realisee_avant_1867-300x189.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 728px) 100vw, 728px" /><figcaption class="wp-element-caption">Gravure de l&rsquo;hôtel d&rsquo;Alluye par M.<em>R de_Saint-Vincent</em> (réalisée avant 1867)</figcaption></figure></div>


<p>L&rsquo;hôtel d&rsquo;Alluye à Blois est bien plus qu&rsquo;un simple édifice architectural. Il est le reflet du pouvoir et de la vision d&rsquo;un homme, Florimond Robertet, qui, à travers ses alliances, ses compétences et ses services rendus à la couronne, a façonné une partie de l&rsquo;histoire française. Un trésor caché en plein cœur de Blois, qui mérite toute notre attention.</p>
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		<title>A la découverte de l&#8217;Eglise Saint-Saturnin</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Jul 2023 07:00:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;église Saint-Saturnin est un joyau médiéval niché au cœur de Blois-Vienne, un véritable livre ouvert qui raconte l&#8217;histoire riche et tumultueuse de notre cité. Dany Mondamert, guide de la Pastorale de tourisme, nous a ouvert ses portes. Découvrez en vidéo (ci-dessus) la première partie de sa présentation d&#8217;un des sites majeurs de la ville de &#8230;</p>
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<p><strong>L&rsquo;église Saint-Saturnin est un joyau médiéval niché au cœur de Blois-Vienne, </strong>un véritable livre ouvert qui raconte l&rsquo;histoire riche et tumultueuse de notre cité. <strong>Dany Mondamert</strong>, guide de la <a href="https://pastoraledutourisme41.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pastorale de tourisme</a>, nous a ouvert ses portes. Découvrez en vidéo (ci-dessus) la première partie de sa présentation d&rsquo;un des sites majeurs de la ville de Blois.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;Église Saint-Saturnin de Blois : Une histoire riche et colorée au cœur de notre ville</h2>



<p>Située sur la rive gauche de la Loire, au n°13 de la rue Munier, dans l&rsquo;ancien faubourg de Vienne, l&rsquo;église est <strong>un lieu de foi et de recueillement depuis le Moyen Âge.</strong></p>



<p>Fondée entre le Xe et le XIe siècle, l&rsquo;église Saint-Saturnin a connu de nombreux changements de vocable : autrefois chapelle du nom de <strong>Saint-Antoine-des-Bois</strong>, elle est devenue Eglise de<strong> Saint-Germain-de-Vienne</strong> en 1326, <strong>Saint-Cernin</strong> en 1391, <strong>Saint-Cerny</strong> en 1449, puis <strong>Notre-Dame-des-Aydes-de-Vienne</strong> en 1631.</p>



<p>Malgré sa taille modeste, elle a gagné en importance au XVe et XVIe siècle, devenant un lieu de culte majeur pour les <a href="https://bloiscapitale.com/category/vie-locale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">habitants</a> et les pèlerins sur la Via Turonensis, l&rsquo;une des routes du chemin de Saint-Jacques de Compostelle. <strong>Les bateliers de la Creusille, après avoir découvert une statue de la Vierge dans la Loire, ont été les premiers à prier dans l&rsquo;église pour implorer son aide.</strong></p>



<p>L&rsquo;église a traversé les siècles, <strong>entre destructions et reconstructions, marquée par les incendies, les orages, et les guerres de Religion.</strong> Chaque épreuve a donné lieu à une renaissance : des nouveaux aménagements ont été ajoutés après chaque reconstruction.</p>



<p>La reine Anne de Bretagne a initié des travaux de reconstruction au XVIe siècle, malheureusement interrompus à sa mort en 1514. Un aître a été créé entre 1515 et 1520, et une chapelle a été construite en 1528. Le style de l&rsquo;église a changé intégralement avec la création de voûtes d&rsquo;ogives entre 1570 et 1578.</p>



<p>L&rsquo;église a également souffert lors de la Terreur à la fin du XVIIIe siècle, où elle a perdu une grande partie de ses œuvres d&rsquo;art, brûlées par les révolutionnaires. Depuis 1807, le cimetière n&rsquo;est plus utilisé mais a été transformé en musée lapidaire en 1934.</p>



<p><strong>L&rsquo;Église Saint-Saturnin a été classée monument historique le 11 juillet 1942. Elle offre aujourd&rsquo;hui un mélange de styles architecturaux, témoins de sa longue histoire.</strong></p>



<p>À l&rsquo;intérieur, vous pouvez admirer les fonts baptismaux avec un baptistère à cuve de bronze à potence, la chapelle Notre-Dame des Aydes fondée par Catherine de Médicis et ornée d&rsquo;une peinture ex-voto datant de 1634, la chapelle des bateliers de la Loire avec son diptyque du XIXe siècle et la chapelle du Sacré-Cœur avec son vitrail style Art déco.</p>



<p><strong>Notre-Dame des Aydes, invoquée lors des crues de 1866 pour sauver le faubourg de Vienne, est toujours l&rsquo;objet de dévotion, comme en témoignent les nombreux ex-voto offerts à l&rsquo;église.</strong></p>



<p>L&rsquo;Église Saint-Saturnin, témoin de notre histoire, est bien plus qu&rsquo;un lieu de culte. C&rsquo;est un monument qui relie le passé au présent, un lieu qui continue à écrire l&rsquo;histoire de notre ville de Blois. Venez la découvrir et plongez-vous dans les siècles d&rsquo;histoire qui ont façonné notre patrimoine.</p>
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		<title>L&#8217;Aître Saint-Saturnin : Un voyage dans l&#8217;histoire de Blois</title>
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		<pubDate>Sun, 14 May 2023 15:49:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Situé dans Blois-Vienne, l&#8217;Aître Saint-Saturnin se dévoile comme un véritable trésor historique méconnu. Ce lieu exceptionnel, datant du 16e siècle, incarne un témoignage fascinant de l&#8217;histoire de la ville, offrant aux visiteurs une plongée captivante dans un passé oublié. Loin d&#8217;être un simple cimetière à galeries, l&#8217;Aître Saint-Saturnin cache en son sein des secrets et &#8230;</p>
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<p>Situé dans Blois-Vienne, l&rsquo;Aître Saint-Saturnin se dévoile comme un véritable trésor historique méconnu. Ce lieu exceptionnel, datant du 16e siècle, incarne un témoignage fascinant de l&rsquo;histoire de la ville, offrant aux visiteurs une plongée captivante dans un passé oublié. <strong>Loin d&rsquo;être un simple cimetière à galeries, l&rsquo;Aître Saint-Saturnin cache en son sein des secrets et des énigmes</strong> qui racontent l&rsquo;évolution architecturale, culturelle et spirituelle de Blois à travers les siècles. De son rôle initial en tant que lieu d&rsquo;inhumation à sa transformation en musée lapidaire, en passant par son association avec des événements marquants de l&rsquo;histoire locale, l&rsquo;Aître Saint-Saturnin est un véritable joyau patrimonial qui mérite d&rsquo;être exploré et admiré par les amateurs d&rsquo;histoire et de découvertes culturelles. Préparez-vous à un voyage extraordinaire dans les méandres de Blois, à la rencontre d&rsquo;un passé mystérieux et fascinant, au sein de l&rsquo;Aître Saint-Saturnin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’aître Saint-Saturnin</h2>



<p>Le site de l&rsquo;aître Saint-Saturnin, <strong>un ancien cimetière à galeries</strong> <strong>datant du 16e siècle</strong>, est un témoignage fascinant de l&rsquo;histoire de la ville. Conçu comme un espace central ouvert entouré de quatre galeries, il a souvent été confondu avec un cloître. Cependant, contrairement à cette perception erronée, le lieu n&rsquo;a jamais été utilisé à des fins monastiques. <strong>Les chapiteaux sculptés des piliers de la galerie Sud, représentant une danse macabre</strong>, rappellent son rôle initial en tant que lieu d&rsquo;inhumation.</p>



<p>L&rsquo;aître Saint-Saturnin est un édifice authentique et méconnu qui possède un double intérêt patrimonial. Tout d&rsquo;abord, sa rareté et ses caractéristiques remarquables, comme sa charpente et ses piliers en pierre sculptés, dont <strong>l&#8217;emblématique salamandre</strong> typique de la Renaissance. Ensuite, sa <strong>collection lapidaire</strong> qui abrite des vestiges évoquant le passé architectural et historique de Blois.</p>



<p>Ce monument funéraire, <strong>construit à la Renaissance entre 1516 et 1520,</strong> a été érigé à la même époque que l&rsquo;aile François Ier du Château royal, au début du règne du monarque. Situé en face de l&rsquo;église Saint-Saturnin, l&rsquo;aître a servi de cimetière paroissial jusqu&rsquo;à la fin du 18e siècle.</p>



<p><strong>Après la Révolution, l&rsquo;aître a été abandonné</strong> et est devenu en 1807 la propriété de l&rsquo;hospice général de Vienne, également connu sous le nom d&rsquo;hôpital Gaston-d&rsquo;Orléans. Il a été transformé en buanderie-séchoir, une annexe de l&rsquo;hôpital général situé à proximité, actuellement connu sous le nom d&rsquo;hôtel-restaurant Fleur de Loire.</p>



<p>Au début du 20e siècle, le docteur Lesueur, conservateur du château à l&rsquo;époque, a attiré l&rsquo;attention des autorités sur les risques que représentait une telle activité dans ce lieu classé Monument historique depuis 1886. En effet, les cheminées installées pour la buanderie mettaient en danger les charpentes de l&rsquo;aître. Par conséquent, l&rsquo;aître a été <strong>transformé en musée lapidaire</strong>.</p>



<p>Entre 1923 et 1934, le docteur Lesueur, conservateur du Château royal et des musées de Blois à l&rsquo;époque, a réussi à installer, sous les galeries de l&rsquo;aître, le dépôt lapidaire de la ville. Ces artefacts, en grande partie des débris provenant des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, racontent l&rsquo;histoire de la ville et de ses bâtiments disparus ou partiellement détruits. Ce musée lapidaire est devenu un lieu de préservation et d&rsquo;exposition des vestiges architecturaux et historiques de Blois.</p>



<p><strong>Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;aître Saint-Saturnin est un site chargé de symbolisme et d&rsquo;histoire</strong>, offrant aux visiteurs un aperçu fascinant du passé de la ville. Les galeries entourant l&rsquo;espace central créent une atmosphère mystérieuse et solennelle, rappelant son utilisation initiale en tant que lieu de repos éternel. Les sculptures détaillées et les chapiteaux ornés témoignent du savoir-faire artistique de l&rsquo;époque de la Renaissance.</p>



<p>Le musée lapidaire abrite une collection diversifiée de fragments de pierre, de sculptures, de stèles funéraires et d&rsquo;éléments architecturaux. Ces artefacts sont autant de témoignages silencieux du patrimoine architectural de Blois, révélant des détails sur les bâtiments autrefois présents dans la ville. Les visiteurs peuvent découvrir les différentes périodes de construction et les styles architecturaux qui ont façonné Blois au fil des siècles.</p>



<p>En parcourant les allées de l&rsquo;aître Saint-Saturnin, les visiteurs sont invités à plonger dans l&rsquo;histoire de la ville, à imaginer les vies et les destins des personnes inhumées là-bas. C&rsquo;est un lieu de mémoire et de réflexion, où l&rsquo;art funéraire et l&rsquo;architecture se rejoignent pour raconter l&rsquo;histoire d&rsquo;un lieu et de ses habitants.</p>



<p><strong>Que ce soit pour son architecture remarquable, sa collection lapidaire ou son atmosphère envoûtante, l&rsquo;aître Saint-Saturnin est un trésor méconnu</strong> qui mérite d&rsquo;être découvert et exploré par les amateurs d&rsquo;histoire et de patrimoine. Il rappelle la <a href="https://www.blois.fr/annuaire/sites-culturels-remarquables/eglise-aitre-saint-saturnin" target="_blank" rel="noreferrer noopener">richesse culturelle de Blois</a> et nous invite à nous connecter avec le passé pour mieux comprendre le présent.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="800" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/05/saint-saturnin-blois.png" alt="" class="wp-image-3441" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/05/saint-saturnin-blois.png 600w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/05/saint-saturnin-blois-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading">L’église Saint-Saturnin</h2>



<p>L&rsquo;église Saint-Saturnin est une église très ancienne située dans l&rsquo;<strong>ancien faubourg de Vienne</strong> à Blois. Son histoire remonte à de nombreux siècles. <strong>Vers l&rsquo;an 1500, la reine Anne de Bretagne apporte sa contribution à la construction d&rsquo;une nouvelle église dans le style gothique flamboyant</strong>. Seuls les portails de la façade occidentale ainsi qu&rsquo;une porte du bas-côté sud ont été réalisés à cette époque.</p>



<p>En 1528, la <strong>confrérie des Mariniers</strong> complète l&rsquo;édifice en ajoutant la chapelle Saint-Pierre, qui présente un style Renaissance. Cette nouvelle chapelle apporte une touche artistique différente à l&rsquo;église. Elle témoigne des évolutions architecturales et artistiques de l&rsquo;époque.</p>



<p>L&rsquo;église Saint-Saturnin est également connue pour son culte à <strong>Notre-Dame des Aydes</strong>, comme en témoignent les ex-votos présents dans le bas-côté nord. Ces ex-votos sont des offrandes faites en remerciement à la Vierge Marie pour des grâces reçues. Ils constituent un témoignage de dévotion populaire et de foi religieuse.</p>



<p>Au fil des siècles, l&rsquo;église Saint-Saturnin a connu d&rsquo;autres transformations et ajouts, reflétant les influences architecturales et artistiques de différentes époques. Aujourd&rsquo;hui, elle est un lieu de culte actif et un élément important du patrimoine religieux et historique de Blois.</p>



<p>Les visiteurs de l&rsquo;église Saint-Saturnin peuvent admirer son architecture gothique flamboyant, les détails sculptés de ses portails et la beauté de la <strong>chapelle Saint-Pierre</strong> de style Renaissance. Ils peuvent également ressentir l&rsquo;atmosphère de piété et de spiritualité qui règne en ces lieux chargés d&rsquo;histoire.</p>



<p>L&rsquo;église Saint-Saturnin est un témoignage vivant du passé de Blois et un lieu de culte qui continue à rassembler les fidèles et à célébrer la foi chrétienne. Elle constitue une partie essentielle du paysage culturel et religieux de la ville, invitant les visiteurs à découvrir et à apprécier son riche héritage spirituel et artistique.</p>
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