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	<title>Archives des Bruno Bianchi peintre - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des Bruno Bianchi peintre - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Bruno Bianchi : I, 2026.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 11:46:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À la Galerie Wilson, à Blois, l’exposition collective de ce début d’année 2026 donne à voir des écritures artistiques très différentes. Certaines racontent, d’autres suggèrent, d’autres encore ouvrent des espaces de projection. La peinture de Bruno Bianchi s’inscrit résolument dans cette dernière catégorie. Elle interroge moins ce que l’on voit que ce qui nous traverse &#8230;</p>
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<p>À la <strong><a href="https://galeriewilson.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Galerie Wilson</a></strong>, à Blois, l’exposition collective de ce début d’année 2026 donne à voir <a href="https://bloiscapitale.com/vanesa-bardelli" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des écritures artistiques très différentes</a>. Certaines racontent, d’autres suggèrent, d’autres encore ouvrent des espaces de projection. <a href="https://bloiscapitale.com/laction-du-temps-sur-la-matiere-et-la-mobilite-dans-la-fixite-par-bruno-bianchi" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La peinture de</a> <strong>Bruno Bianchi</strong> s’inscrit résolument dans cette dernière catégorie. Elle interroge moins ce que l’on voit que <strong>ce qui nous traverse lorsque l’on regarde.</strong> </p>



<p>L’œuvre nouvelle &#8211; qu’il présente dans une des alcôves de la galerie blésoise &#8211; s’intitule <strong><em>I, 2026</em>.</strong> Un titre volontairement neutre qui ne cherche ni à orienter ni à commenter. La toile porte simplement <strong>la trace de son apparition dans le temps</strong> : la première de 2026.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-ressac-pictural-entre-espace-temps-et-matiere">Un ressac pictural entre espace, temps et matière</h2>



<p><strong>Avec <em>I, 2026</em>, Bruno Bianchi opère un déplacement visible dans son travail</strong>. Le format, d’abord. Horizontal, allongé, il marque <strong>une rupture</strong> avec une série de petits triptyques présentés en arrière-plan de l’exposition. Un changement pour retrouver de la dimension. <strong>Le grand format libère une énergie. Il ouvre l’espace de la peinture, permet au mouvement de s’étendre, au regard de circuler.</strong></p>



<p>Cette énergie est <strong>physique.</strong> Elle engage le corps du peintre autant que celui du spectateur. La peinture de Bruno Bianchi se construit <strong>par strates</strong>. Des dizaines de couches successives, parfois une cinquantaine, parfois bien davantage. Chaque couche ne recouvre pas la précédente : elle dialogue avec elle, la modifie, la met en tension. <strong>Le tableau devient un lieu de sédimentation.</strong></p>



<p>L’artiste parle volontiers de<strong> ressac.</strong> Un mouvement qui va et vient sans cesse entre l’espace, le temps et la matière. Rien n’est figé. Tout se transforme. Et pourtant, l’image tient, dans une forme de densité presque organique.</p>



<p>Dans <em>I, 2026</em>, un motif déjà présent dans ses œuvres antérieures s’impose avec plus de force : <strong>la spirale.</strong> Là où elle n’était auparavant que partielle ou suggérée, <strong>elle se déploie ici pleinement,</strong> parfois même à plusieurs reprises au cœur du panneau central. Le regard est invité à entrer, à suivre le mouvement, à revenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-i-2026-une-peinture-en-expansion"><em>I, 2026</em> : une peinture en expansion</h2>



<p>Devant <em>I, 2026</em>, le regard est immédiatement happé par le mouvement. Le triptyque horizontal s’organise autour d’un panneau central plus large, qui agit comme <strong>un véritable champ de forces</strong>. Les deux volets latéraux ne ferment pas la composition : ils la prolongent. Ils donnent le sentiment que <strong>la peinture déborde de son propre cadre.</strong></p>



<p><strong>À distance, l’œuvre impose une vision d’ensemble puissante, presque cosmique.</strong> <strong>De près, elle révèle une densité extrême</strong> : strates visibles, accidents de matière, reprises, frottements. La surface n’est jamais lisse. Elle conserve la mémoire du temps et du geste. « <em>Quand on s’approche, on voit qu’il y a une infinité de détails</em> », confie l’artiste. Les zones sombres ne sont pas des vides. <strong>Elles concentrent la matière, absorbent la lumière, retiennent le regard avant de le relancer ailleurs.</strong> Le noir n’éteint pas la couleur : il la contient.</p>



<p>Le triptyque fonctionne alors comme un espace de circulation plus que comme une image à contempler frontalement. On n’est pas face à une scène, mais à un champ traversé de tensions, de rythmes, de retours. <strong><em>I, 2026</em> apparaît ainsi moins comme une œuvre close que comme un seuil</strong>, dans une recherche en cours.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-infiniment-grand-infiniment-petit">Infiniment grand, infiniment petit</h2>



<p>Face à ces toiles, un paradoxe s’installe. <strong>De loin, l’œuvre évoque l’infiniment grand. De près, elle révèle une multitude de micro-événements</strong>. « <em>Il y a des infinimondes dans un infinimonde</em> », dit Bruno Bianchi. Pour lui, l’infini n’est pas une réponse mais une question. « <em>Je pense qu’on ne peut que se poser des questions par rapport à l’infini. </em><strong><em>Je n’apporte pas de réponses, parce que je ne les ai pas, et peut-être aussi parce que je n’ai pas envie de les trouver.</em> »</strong> La peinture devient alors un espace d’interrogation plutôt qu’un lieu de solution.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-noir-comme-densite">Le noir comme densité</h2>



<p>Une part essentielle du travail de Bruno Bianchi se joue dans les zones sombres. Des noirs profonds, épais, loin d’un noir uniforme. <strong>« <em>Contrairement à ce que l’on peut croire, il y a une certaine luminosité dans le noir.</em> »</strong> Le sombre devient ici un lieu de concentration, un noyau dense autour duquel la couleur s’organise. Certains y verront des trous noirs, d’autres des zones de bascule. L’artiste ne tranche pas. Il laisse l’interprétation ouverte, refusant toute assignation définitive.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-etre-traverse-puis-offrir">Être traversé, puis offrir</h2>



<p><strong>Ce qui traverse toute la démarche de Bruno Bianchi, c’est cette idée d’être traversé</strong>. Non pas seulement par l’autre humain, mais par <em><strong>« l’Autre »</strong></em>, au sens large. L’inexplicable. Ce qui ne se nomme pas. « <em>Ce qui m’intéresse, ce n’est pas tant la place que j’occupe, mais comment se présente l’Autre</em> », explique-t-il. <strong>Être traversé permet ensuite de produire, puis d’offrir.</strong> L’œuvre n’est pas faite pour rester dans l’atelier, mais pour vivre ailleurs. <strong>Lorsqu’une peinture est acquise, il ne parle pas de séparation, mais de lien</strong>. Un lien durable, presque à vie, entre celui qui peint et celui qui accueille l’œuvre.</p>



<p><em>I, 2026</em> n’est pas une fin. <strong><em>II, 2026</em> est déjà en cours</strong>. Dans la même veine, mais sous un autre angle.</p>



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<p><strong>📍 Galerie d’art Wilson</strong> — 23 avenue du Président-Wilson, Blois<br>📅 Jusqu’au 2 mars 2026 🆓 Gratuit — entrée libre – ♿ Accessible aux personnes à mobilité réduite <strong>🕒 Du jeudi au dimanche, de 14h à 19h</strong></p>
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		<title>L&#8217;action du temps sur la matière et la mobilité dans la fixité par Bruno Bianchi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Dec 2023 11:30:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En ce mois de décembre, quatre&#160;artistes&#160;sont en lumière au sein de la Galerie d&#8217;art Wilson. Parmi lesquels, Bruno Bianchi, un peintre abstrait-lyrique né en 1963, qui se distingue par son approche autodidacte et unique de l&#8217;art. Son univers artistique est marqué par une abstraction onirique et un lyrisme éthéré, créant des œuvres qui semblent flotter &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/laction-du-temps-sur-la-matiere-et-la-mobilite-dans-la-fixite-par-bruno-bianchi">L&rsquo;action du temps sur la matière et la mobilité dans la fixité par Bruno Bianchi</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p>En ce mois de décembre, quatre&nbsp;<a href="https://www.artistesduloiretcher.fr/members/paule-honore/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">artistes</a>&nbsp;sont <a href="https://bloiscapitale.com/l-abstraction-lyrique-poetique-pure-de-paule-honore" target="_blank" rel="noreferrer noopener">en lumière au sein de la <strong>Galerie d&rsquo;art Wilson</strong></a>. Parmi lesquels, <strong>Bruno Bianchi</strong>, un <strong>peintre abstrait-lyrique</strong> né en 1963, qui se distingue par son approche autodidacte et unique de l&rsquo;art. Son univers artistique est marqué par une <strong>abstraction onirique</strong> et un <strong>lyrisme éthéré</strong>, créant des œuvres qui semblent flotter entre rêve et réalité.</p>



<p>Sa particularité réside dans sa dévotion exclusive à la création de <strong>triptyques</strong>. Pour Bruno Bianchi, ces assemblages en trois parties ne sont pas seulement une question de forme, mais une <strong>exploration profonde de l&rsquo;espace et du vide</strong>. Dans ses triptyques,<strong> la peinture incarne l&rsquo;art du plein, tandis que l&rsquo;assemblage lui-même devient un jeu avec le vide.</strong></p>



<p>Son travail s&rsquo;articule autour de deux axes principaux. Le premier est <strong>l&rsquo;action du temps sur la matière.</strong> Bruno Bianchi trouve une source inépuisable de contemplation et d&rsquo;inspiration dans les <strong>phénomènes naturels</strong> tels que les oxydes, les moirures, les mousses et les moisissures, ainsi que dans les jeux de lumière. Le second axe est la notion de <strong>mobilité dans la fixité.</strong> Pour lui, un triptyque achevé est un objet artistique inerte, mais il prend vie sous le regard du visiteur, dont l&rsquo;œil crée le mouvement en passant d&rsquo;une toile à l&rsquo;autre. À travers ses œuvres, Bruno Bianchi invite le spectateur à une expérience immersive, où l&rsquo;art devient un dialogue entre l&rsquo;espace, le temps, et la perception.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1000" height="984" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/bruno-bianchi-expo.png" alt="" class="wp-image-11114" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/bruno-bianchi-expo.png 1000w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/bruno-bianchi-expo-300x295.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/bruno-bianchi-expo-768x756.png 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure>
</div>


<p>Mais écoutons l&rsquo;artiste nous parler de son exposition à Wilson, en décembre : <em>« Je présente donc une série de triptyques, car je crée exclusivement des triptyques. Non seulement je peins ces œuvres, mais je réalise également les assemblages. Pour moi, la peinture devient l&rsquo;art du plan, et l&rsquo;assemblage, l&rsquo;art du vide. C&rsquo;est <strong>un clin d&rsquo;œil à la philosophie bouddhiste</strong>, dont je peux parler aisément bien que je ne sois pas bouddhiste. Je développe l&rsquo;idée que le monde se partage entre <strong>le plein et le vide, ces deux opposés étant en réalité complémentaires.</strong>« </em></p>



<p>Et Bruno Bianchi poursuit : <em>« Pour illustrer mon approche, <strong>je peux donner quelques clés de lecture.</strong> Ma première source d&rsquo;inspiration est <strong>la nature</strong>, spécifiquement les oxydes, les mousses, les patines, et les mûres sur les murs ou les écorces d&rsquo;arbres. C&rsquo;est une source infinie d&rsquo;inspiration, et je tente de reproduire la nature, bien qu&rsquo;elle le fasse toujours mieux. <strong>Je me focalise sur l&rsquo;infiniment grand et l&rsquo;infiniment petit, en entrant de plus en plus dans le détail</strong></em>, nous dit le peintre. <em>La deuxième clé est la notion de mobilité dans la fixité. La peinture est statique, mais avec un triptyque composé de trois toiles, <strong>c&rsquo;est le regard du visiteur qui crée le mouvement</strong> en passant d&rsquo;une toile à l&rsquo;autre. Cela explique pourquoi je travaille souvent par <strong>trois, un nombre que je trouve magique.</strong> Chaque triptyque est un échantillon d&rsquo;<strong>un infini</strong> que j&rsquo;aimerais peindre. »</em></p>



<p>Artistiquement, <strong>Bruno Bianchi est à la fois musicien et peintre,</strong> la musique étant arrivée avant la peinture. <em>« J&rsquo;ai une formation en musique et suis autodidacte en peinture,</em> explique t-il. <em>J&rsquo;ai transposé mes techniques musicales dans ma peinture et, au fil du temps, ma musique a été influencée par ma peinture, créant <strong>un échange permanent entre les deux.</strong>« </em> De là à peindre en musique ? <em>« En travaillant, je n&rsquo;écoute jamais de musique, car cela interférerait avec mon processus créatif. La seule exception est la flûte japonaise Shakuhachi, dont les sonorités peuvent parfois accompagner mon travail. »</em> <strong>Quid d&rsquo;une mise en musique de ses expositions ? </strong><em><strong>« Cela pourrait constituer la prochaine phase de mon travail artistique,</strong> </em>répond Bruno Bianchi. <em>J&rsquo;y pense. »</em></p>



<p><strong>Bruno Bianchi</strong>, <strong>Véronique Sarda</strong>, <strong>Paule Honoré</strong>, et <strong>Christine Goujon</strong> exposent jusqu&rsquo;au 30 décembre 2023 à la Galerie d&rsquo;art Wilson, en Blois-Vienne.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-blois-capitale wp-block-embed-blois-capitale"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vPzNlJsqCW"><a href="https://bloiscapitale.com/l-abstraction-lyrique-poetique-pure-de-paule-honore">L&rsquo;abstraction lyrique, poétique, pure de Paule Honoré</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L&rsquo;abstraction lyrique, poétique, pure de Paule Honoré » &#8212; Blois Capitale" src="https://bloiscapitale.com/l-abstraction-lyrique-poetique-pure-de-paule-honore/embed#?secret=nWaJVhilWg#?secret=vPzNlJsqCW" data-secret="vPzNlJsqCW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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