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	<title>Archives des Catherine de Médicis - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des Catherine de Médicis - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Comtes de Blois, Madame de Ranchoup, feuille d’or et Marie Stuart : l’automne de la SACMB</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Aug 2025 08:48:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Société des Amis du Château et des Musées de Blois (SACMB) inaugure en 2025-2026 un rendez-vous au long cours : une conférence par mois ouverte à toutes et tous, de septembre à mai. Derrière ce rythme assumé, une idée simple : inviter des spécialistes, des praticiens et des auteurs à éclairer, chacun à sa &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/comtes-de-blois-madame-de-ranchoup-feuille-dor-et-marie-stuart-lautomne-de-la-sacmb">Comtes de Blois, Madame de Ranchoup, feuille d’or et Marie Stuart : l’automne de la SACMB</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p>La <strong>Société des Amis du Château et des Musées de Blois (SACMB)</strong> inaugure en 2025-2026 un rendez-vous au long cours : <strong>une conférence par mois</strong> ouverte à toutes et tous, de septembre à mai. Derrière ce rythme assumé, une idée simple : inviter des spécialistes, des praticiens et des auteurs à éclairer, chacun à sa manière, le château, les collections et l’histoire, sans s’interdire des échappées plus larges lorsque les sujets y conduisent. <strong>Gilles Chassier</strong>, responsable du cycle, nous résume l’esprit de la saison : un travail collectif, patient, au service d’un public curieux.</p>



<p>Choisir, inviter, relier : ainsi se fabrique une saison. <strong>Certaines conférences naissent d’une invitation directe de l’association, d’autres d’une proposition venue spontanément, d’autres encore d’un hasard heureux. </strong>Gilles Chassier évoque par exemple cette doreuse à la feuille d’or, installée près de la Maison des Acrobates, dont il a simplement frappé à la porte avant de nouer une amitié qui la conduira à partager son savoir. Il se souvient aussi d’André Bendjebbar, qui avait écrit au château pour proposer une intervention : il viendra raconter l’histoire de Madame de Ranchoup, maîtresse de Napoléon et amie d’une Blésoise, dont le legs de tableaux enrichit aujourd’hui le musée. Et il y a ces rencontres inattendues, comme celle d’un chercheur du CNRS croisé presque par hasard, spécialiste des pigments de la Joconde et de La Ronde de nuit, qui donna l’an dernier une conférence remarquée.</p>



<p>Les conférences ont lieu un mardi à l’<strong>auditorium Samuel-Paty</strong>, sous la médiathèque Abbé-Grégoire. L’ambition reste l’accessibilité : <em>« <strong>Oui, elles sont ouvertes au grand public</strong>. Inutile d’être spécialiste ; chacun peut y trouver son intérêt. »</em> Le <strong>droit d’entrée</strong> est de <strong>5 €</strong> pour les non-adhérents.</p>



<p>La <strong>première conférence</strong> donne le ton : <strong>mardi 16 septembre 2025</strong>, <strong>Jérôme Limorté</strong> présentera <strong><em>Les comtes de Blois du 12e au début du 14e siècle : des princes aux grands seigneurs</em></strong>. Il sera question des lignées des Thibaud et des Châtillon, qui marquèrent le comté de Blois du XIIᵉ au début du XIVᵉ siècle, une période bien antérieure à l’avènement de Louis XII et de la Renaissance.</p>



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<h3 class="wp-block-heading" id="h-mardi-16-septembre-2025-jerome-limorte-les-comtes-de-blois-du-xiie-au-debut-du-xive-siecle-des-princes-aux-grands-seigneurs"><strong>Mardi 16 septembre 2025 — Jérôme Limorté &#8211; « Les comtes de Blois du XIIe au début du XIVe siècle : des princes aux grands seigneurs »</strong></h3>



<p>Historien, auteur d’une thèse récente, Jérôme Limorté s’appuie sur des sources inédites pour éclairer une période peu connue des Blésois : celle des comtes de Blois avant l’éclat de la Renaissance.<br>On y croise des figures fortes : <strong>Thibaud V</strong>, oncle de Philippe Auguste, <strong>Jeanne de Châtillon</strong>, ou encore <strong>Louis de Blois</strong>, croisé lors de la quatrième expédition. Les dynasties Thibault puis Châtillon incarnent une noblesse intermédiaire, <em>« des barons qui, ne pouvant être princes, sont cependant parvenus à maintenir leur rang, en passant d’adversaires du roi de France à soutiens indéfectibles ».</em> L’intervention mettra aussi en lumière quelques revers — telle la <strong>désertion d’Étienne II</strong> à la première croisade —, et rappellera l’importance constante accordée par ces familles au château et à la ville de Blois.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="485" height="539" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/thilbautv.png" alt="" class="wp-image-27736" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/thilbautv.png 485w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/thilbautv-270x300.png 270w" sizes="(max-width: 485px) 100vw, 485px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>Thibaud V</strong> &#8211; Image gallica.bnf</figcaption></figure></div>


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<h3 class="wp-block-heading" id="h-mardi-7-octobre-2025-andre-bendjebbar-madame-de-ranchoup-un-caprice-de-bonaparte"><strong>Mardi 7 octobre 2025 — André Bendjebbar &#8211; « Madame de Ranchoup, un caprice de Bonaparte »</strong></h3>



<p>Docteur en histoire, lauréat de l’Académie française, ancien chef du service culturel du Musée de l’Armée, André Bendjebbar a consacré ses recherches à Pauline Fourès, connue sous le nom de Madame de Ranchoup. Épouse d’un lieutenant, elle embarque déguisée en homme lors de l’expédition d’Égypte (1798). Devenue la <strong>maîtresse de Bonaparte</strong>, elle en subira la désaffection rapide. Repartie à Paris, remariée <strong>avec le chevalier de Ranchoup</strong>, elle mènera ensuite une vie d’aventures. Collectionneuse, elle réunit des œuvres majeures de Raphaël, du Titien, de Léonard ou de Boucher. <strong>À sa mort, en 1869, elle lègue l’ensemble au musée des Beaux-Arts de Blois. L’intervention expliquera notamment pourquoi Blois fut choisi comme bénéficiaire de ce legs.</strong></p>



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<h3 class="wp-block-heading" id="h-mardi-18-novembre-2025-delia-louis-durandet-feuille-d-or-une-histoire-de-patrimoine"><strong>Mardi 18 novembre 2025 — Délia Louis Durandet &#8211; « Feuille d’or, une histoire de patrimoine »</strong></h3>



<p>Diplômée de l’école <strong>La Bonne Graine</strong> (faubourg Saint-Antoine, Paris), seule école française délivrant le <strong>diplôme d’État en dorure-ornementation,</strong> <strong>Délia Louis Durandet exerce à Blois. </strong>Elle viendra présenter la longue histoire de la feuille d’or, fine pellicule battue utilisée depuis l’Antiquité pour magnifier objets, architectures et œuvres d’art. Matériau de prestige, symbole de richesse et de divin, la feuille d’or est toujours employée aujourd’hui dans la restauration du patrimoine. L’exposé abordera à la fois les <strong>origines</strong>, les <strong>techniques</strong> et les usages contemporains de cet art délicat, émaillé d’anecdotes tirées de sa pratique.</p>



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<h3 class="wp-block-heading" id="h-mardi-16-decembre-2025-dominique-labarriere-marie-stuart"><strong>Mardi 16 décembre 2025 — Dominique Labarrière &#8211; « Marie Stuart »</strong></h3>



<p>Auteur solognot de nombreux romans historiques, Dominique Labarrière s’intéresse depuis longtemps aux grandes figures du pouvoir. Son intervention retracera le destin tragique de <strong>Marie Stuart</strong>, reine de France et d’Écosse, prétendante au trône d’Angleterre. Élevée à la cour de <strong>Catherine de Médicis</strong>, confrontée aux complots et aux guerres de religion, Marie Stuart s’efforce de préserver son pouvoir dans une Écosse largement protestante. Son affrontement avec <strong>Élisabeth Iʳᵉ d’Angleterre</strong> et son exécution brutale en sont l’aboutissement. Dominique Labarrière posera une question centrale : Marie Stuart fut-elle avant tout une femme de passion, aveuglée par ses choix amoureux, ou une véritable femme de pouvoir ?</p>



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<p>A noter dans son agenda 2026, deux rendez-vous déjà acquis. Le mardi <strong>17 février 2026</strong>, <strong>Alix Clément</strong> interviendra sur le thème <em><strong>« Architecture domestique : la construction en pan de bois à Blois et dans la région Centre-Val de Loire »</strong></em>. Spécialiste reconnu d’Orléans, il élargira sa perspective à Blois en explorant les quartiers anciens et les hôtels particuliers édifiés au XVIᵉ siècle, notamment rue du Puy-Châtel et rue des Papegaults. <strong>Son propos portera sur les techniques de construction, les matériaux employés et les choix architecturaux,</strong> variables selon le prestige et l’importance des bâtiments.</p>



<p>Un mois plus tard, le mardi <strong>17 mars 2026</strong>, <strong>Brigitte Poitrenaud-Lamesi</strong> donnera une conférence intitulée <em><strong>« Forcer le destin de femme et d’artiste »</strong></em>. Elle présentera une recherche consacrée aux femmes artistes de la Renaissance qui, malgré les contraintes de leur temps, parvinrent à s’imposer dans le monde de l’art. Le point de départ sera un tableau emblématique conservé au musée du château de Blois : le portrait d’une petite fille atteinte d’hypertrichose : <strong>le portrait d&rsquo;Antonietta Gonsalvus par Lavinia Fontana</strong>. À travers cette œuvre singulière, la conférencière mettra en lumière <strong>la trajectoire d’une créatrice qui, en dépit des obstacles, <em>« a marqué son temps ».</em></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-association-active-entre-transmission-et-mecenat">Une association active, entre transmission et mécénat</h2>



<p>La SACMB (née en 1983) &#8211; avec à la coprésidence messieurs Le Breton, Gazzo et Sandrini &#8211; ne se limite pas aux <strong>conférences.</strong> Pour rappel, elle organise <strong>visites guidées</strong> (réservées aux adhérent·es), <strong>sorties d’une journée</strong> (Chartres, Bourges…), et <strong>voyages plus lointains</strong>, <em>« environ un par an, parfois à l’étranger »</em>. L’association joue aussi un <strong>rôle de mécène</strong> : <em>« Nous contribuons parfois à l’achat d’un tableau pour le musée du château, ou au financement de restaurations à la Maison de la Magie ; nous aidons dans la mesure de nos moyens. »</em></p>



<p>Pour en savoir plus : <strong><em><a href="https://www.amisduchateaublois.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">amisduchateaublois.fr</a></em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/comtes-de-blois-madame-de-ranchoup-feuille-dor-et-marie-stuart-lautomne-de-la-sacmb">Comtes de Blois, Madame de Ranchoup, feuille d’or et Marie Stuart : l’automne de la SACMB</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>L’odyssée posthume de Catherine de Médicis, de Blois à Saint-Denis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 May 2025 07:36:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Catherine de Médicis meurt le 5 janvier 1589, au château royal de Blois, alors qu’elle y réside depuis plusieurs mois dans un contexte politique tendu. Elle y avait rejoint son fils Henri III, réfugié à Blois après avoir fui Paris, ville soulevée par la Ligue catholique. La reine-mère, âgée de 69 ans, n’assiste pas à &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/lodyssee-posthume-de-catherine-de-medicis-de-blois-a-saint-denis">L’odyssée posthume de Catherine de Médicis, de Blois à Saint-Denis</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p><strong>Catherine de Médicis meurt le 5 janvier 1589, au château royal de Blois,</strong> alors qu’elle y réside depuis plusieurs mois dans un contexte politique tendu. Elle y avait rejoint son fils Henri III, réfugié à Blois après avoir fui Paris, ville soulevée par la Ligue catholique. La reine-mère, âgée de 69 ans, n’assiste pas à l’assassinat du duc de Guise dans la chambre du roi quelques semaines plus tôt, mais c’est dans cette atmosphère de crise et de fin de règne qu’elle s’éteint, au terme d’<strong>une existence marquée par les luttes religieuses, les deuils et le pouvoir.</strong></p>



<p>Sa mort ne donne lieu à aucune grande cérémonie. Le royaume est en guerre civile, et <strong>le corps de la reine ne peut être transporté vers Saint-Denis, la nécropole traditionnelle des rois de France.</strong> L’état de trouble général, l’insécurité des routes et le climat politique empêchent un cortège funèbre digne de son rang. Le cadavre est placé dans la <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_Saint-Calais_du_ch%C3%A2teau_de_Blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">chapelle Saint-Calais du château de Blois,</a></strong> où il reste exposé <strong>plusieurs semaines</strong>. Mais <strong>aucun embaumeur n’est alors disponible dans la ville.</strong> L’hiver rigoureux de cette année-là ne suffit pas à empêcher la <strong>décomposition du corps. L’odeur devient rapidement insoutenable, forçant les proches à organiser une inhumation provisoire.</strong></p>



<p>Le lieu choisi est l’<strong>église Saint-Sauveur</strong>, située <a href="https://bloiscapitale.com/maire-sinon-rien-une-visite-theatralisee-decalee-dans-les-rues-de-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">à proximité immédiate du château</a>, dans ce qui constituait alors son <strong>avant-cour</strong>. Église millénaire, fondée vers l’an 1000 et reconstruite au fil des siècles, la collégiale Saint-Sauveur est un édifice imposant, bien qu’endommagé par les passages successifs des troupes protestantes et catholiques durant les décennies précédentes. C’est là,<strong> sans grande pompe, sans monument funéraire</strong>, que le cercueil de Catherine est placé, vraisemblablement dans une crypte ou une chapelle latérale. <strong>Il n’y a ni épitaphe, ni signalement particulier.</strong> À ce moment-là, la reine n’a plus de royaume à protéger ni de famille pour s’occuper de son souvenir. Son fils Henri III est assassiné en août de la même année. Henri de Navarre, protestant converti au catholicisme sous le nom d’Henri IV, n’est pas encore reconnu comme roi légitime par tous ses sujets.</p>



<p>La suite de l’histoire est marquée par <strong>un long oubli</strong>. L’église Saint-Sauveur de Blois, qui avait accueilli d’autres sépultures royales ou princières par le passé, est peu à peu abandonnée. Elle est fortement dégradée durant la Révolution française, vendue comme bien national, puis <strong>détruite définitivement dans les années 1820.</strong> Aujourd’hui, il n’en reste rien, si ce n’est <strong>un espace vert aménagé sur l’esplanade du château : les parterres Saint-Sauveur.</strong> Aucune stèle, aucune plaque ne rappelle qu’<strong>une reine de France y reposa pendant plus de deux décennies.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1755-1024x768.jpeg" alt="parterres Saint-Sauveur" class="wp-image-25775" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1755-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1755-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1755-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1755-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1755-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>Parterres Saint-Sauveur</strong></figcaption></figure></div>


<p><strong>Ce n’est qu’en 1610, </strong>plus de vingt ans après la mort de Catherine, que ses restes sont enfin transférés à la <strong>basilique Saint-Denis</strong>. Cette décision est prise par son fils adoptif et successeur, le roi <strong>Henri IV,</strong> dans un contexte de stabilisation du royaume. <strong>Le roi a réussi à imposer son autorité, à signer l’édit de Nantes, à restaurer une forme de paix civile. </strong>Il entreprend à cette époque de réparer les offenses symboliques faites à la monarchie durant les années de guerre. Le transfert des dépouilles de Catherine de Médicis et de son époux Henri II vers leur tombeau définitif en fait partie.</p>



<p>Ce tombeau, commandé par Catherine elle-même dans les années 1570, avait été sculpté par <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Germain_Pilon">Germain Pilon</a></strong>. Il était resté vide ou inachevé pendant plus de trente ans. C’est dans ce monument situé dans la <strong>chapelle Saint-Jean-Baptiste de la basilique Saint-Denis</strong> que les deux souverains sont enfin réunis, dans le marbre et la solennité que le chaos leur avait refusés de leur vivant. Le transfert est financé par le trésor royal. Il est voulu autant pour des raisons personnelles que politiques : <strong>Henri IV, en tant que premier roi Bourbon, entend s’inscrire dans la continuité dynastique des Valois.</strong> Restaurer la mémoire de sa prédécesseure, bien qu’elle ait été honnie par une partie du peuple et des pamphlétaires pour son rôle supposé dans la <strong>Saint-Barthélemy,</strong> participe à cette stratégie d’unité.</p>



<p><strong>Il n’est pas certain que l’ensemble des restes de Catherine aient été exhumés en totalité à Blois,</strong> ni que l’identification ait été parfaite après vingt ans de décomposition dans un lieu modeste. Mais le geste symbolique, lui, est bien documenté : une reine sans sépulture digne devient enfin la veuve d’un roi dans l’éternité de Saint-Denis.</p>



<p>L’épisode révèle la fragilité des symboles monarchiques à la fin du XVIe siècle. Une souveraine morte dans un château déserté, enterrée en hâte faute d’embaumeur, puis oubliée sous une pelouse avant d’être rachetée par la dynastie suivante : <strong>Catherine de Médicis, si attachée au cérémonial, aux arts et à la grandeur, eut un destin posthume à rebours de sa vie.</strong> Ce n’est qu’au prix d’un effort politique tardif qu’elle a retrouvé une place visible dans la mémoire funéraire du royaume. À Blois, aucun vestige n’en témoigne. Mais les archives, les récits de l’époque et les absences architecturales racontent, en creux, le long purgatoire d’une reine de France.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/lodyssee-posthume-de-catherine-de-medicis-de-blois-a-saint-denis">L’odyssée posthume de Catherine de Médicis, de Blois à Saint-Denis</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Tout savoir sur la fourchette : une petite histoire de(ux) dents</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvie Rey - Blois Expériences Visites]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Jan 2024 15:42:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Fourchette, vous avez dit fourchette ? Partons à la (re)découverte d&#8217;un ustensile en forme de petite fourche, dont l’usage remonte à l’Antiquité. Déjà sous les Égyptiens, on utilise des sortes de crocs pour attraper les aliments dans les… chaudrons ! Mais selon toute vraisemblance, la fourchette de table est apparue durant l’Empire romain. On a &#8230;</p>
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<p><strong>Fourchette, vous avez dit fourchette ?</strong> Partons à la <a href="https://blois-experiences-visites.webnode.fr/?fbclid=IwAR1XWkTGKhuoC84-Uwf-qDLyLAV_M8RyCrRNSmNjGOSALd5CApLqMsT3bIo" target="_blank" rel="noreferrer noopener">(re)découverte</a> d&rsquo;un ustensile en forme de <strong>petite fourche</strong>, <strong>dont l’usage remonte à l’Antiquité. </strong></p>



<p><strong>Déjà sous les Égyptiens,</strong> on utilise des sortes de crocs pour attraper les aliments dans les… chaudrons ! Mais selon toute vraisemblance, <strong>la fourchette de table est apparue durant l’Empire romain.</strong> On a retrouvé de très belles pièces à deux ou trois dents datant du Ier au Ve siècle de notre ère. Il y en a en Gaule, en Italie et au Proche Orient. Mais <strong>à partir du Ve siècle, elle disparaît mystérieusement d’Europe. </strong></p>



<p>Les traces de fourchettes romaines sont exclusivement archéologiques. Le plus grand nombre d’entre elles semble provenir de la Gaule romaine. <strong>Aucun texte ni aucune image ne donne de précision sur l’usage de ces fourchettes, qui demeure mystérieux</strong>. Peut-être sont-elles utilisées lors du repas dans les plus hautes sphères de la société ? On peut imaginer que certains riches romains qui mangent couchés, s’en servent de la main droite pour piquer dans certains aliments durs prédécoupés.</p>



<p>A partir de ce même Ve siècle, la fourchette fait son apparition dans l’<strong>Empire sassanide, en Iran</strong>. Mais il est difficile de dire si elle est un héritage de la civilisation romaine, étant donné qu’elle a <strong>une forme tout à fait originale,</strong> avec un manche qui se termine par un demi-cercle qui sert de base à deux longues dents rapprochées. Après la conquête arabe de l’Empire perse, au milieu du VIIe siècle, la fourchette y subsiste encore, mais finit par disparaître au cours du Xe siècle. Et c’est justement à partir de cette époque que la fourchette du modèle sassanide progresse vers l’Ouest, dans l’Empire byzantin. <strong>Un petit peu plus tard, aux environs de l’an mil, elle est signalée en Italie, toujours sous sa forme sassanide.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="505" height="507" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/01/fourchettes.png" alt="" class="wp-image-12648" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/01/fourchettes.png 505w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/01/fourchettes-300x300.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/01/fourchettes-150x150.png 150w" sizes="(max-width: 505px) 100vw, 505px" /><figcaption class="wp-element-caption">Fourchettes sassanides. De haut en bas : 1, 2 et 3. bronze, Qasre Abunasr (Chiraz), VI e &#8211; VII e siècle, Metropolitan Museum of Art, New York. / 4. argent, 23 cm, Suse, V e &#8211; VII e siècle, Louvre, Paris, photo Hervé Lewandowski / 5. bronze, Suse, VII e &#8211; X e siècle, Louvre, Paris, photo Jean-Gilles Berizzi.</figcaption></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-mythes-et-legendes-a-la-realite-que-de-controverses-en-la-matiere">Des mythes et légendes à la réalité : que de controverses en la matière !</h2>



<p><strong>La fourchette réapparait</strong>, dit-on, ensuite grâce à une belle princesse byzantine : <strong>Théodora Doukras</strong> ou <strong>Doukaina</strong>, qui épouse… devinez donc… le doge de Venise. Elle est de fait destinée à la <strong>consommation des pâtes</strong> et c’est ainsi qu’elle se répand en Europe. Mais il se dit également que la fourchette aurait été rendue inutile par le fait qu&rsquo;un seigneur ne coupe pas sa viande lui-même, cette dernière étant apportée déjà tranchée sur la table. </p>



<p>Au Moyen-âge, c’est l’outil utilisé pour se servir dans le “rôt“. <strong>Faite de deux pics avec un long manche, on la réserve à la noblesse et à défaut à la haute société.</strong> C’est alors un objet luxueux : en effet la fourchette est dotée d&rsquo;un manche en cristal ou en ivoire. Elle s’impose très progressivement et se généralise à l&rsquo;ensemble de la population quelle que soit sa condition : <strong>l&rsquo;objectif n&rsquo;est pas de manger grâce à elle</strong>, mais de se servir directement du plat général sans s&#8217;empêcher de manger avec ses doigts. <strong>De même, la cuillère est utilisée pour prendre les sauces à partir du mets collectif.</strong> Car <strong>on n&rsquo;a pas non plus d&rsquo;assiette</strong>. On se sert et on mange directement sur les <strong>tranchoirs,</strong> les grandes tranches de pain dur qui épongent en outre les sauces. Et on s’essuie directement sur la nappe ! <strong>Rappelons-le : en France, pendant longtemps, on mange avec ses doigts.</strong> Point de couverts en usage !</p>



<p><strong>Et le couteau, dites-moi ? Il est utilisé à table uniquement pour le plat principal. </strong>On s’y sert directement avec lui, sinon avec ses doigts, et on a recours au couteau seulement pour couper un morceau de viande. <strong>Il garde d’ailleurs longtemps une lame pointue</strong>. A partir du moment où il arrive sur la table près de l&rsquo;assiette, <strong>avec la fourchette,</strong> on estime que son bout pointu est inutile pour piquer dans un plat, c&rsquo;est pourquoi <strong>il devient rond.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><a href="https://blois-experiences-visites.webnode.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><img loading="lazy" decoding="async" width="1600" height="1600" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001.jpeg" alt="Blois guide" class="wp-image-12668" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001.jpeg 1600w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-300x300.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-1024x1024.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-150x150.jpeg 150w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-768x768.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-1536x1536.jpeg 1536w" sizes="auto, (max-width: 1600px) 100vw, 1600px" /></a></figure></div>


<p><strong>Mais alors, qui donc l’a introduit en France ?</strong> Nous avons, comme souvent, <strong>deux versions de l’histoire ! </strong>Dans ses nombreux bagages, <strong>Catherine de Médicis</strong>, s’en allant vers Marseille en 1533, sans savoir encore qu’elle deviendra reine de France, a de nombreuses robes, des bijoux merveilleux, des haricots et aussi de petites fourches, si petites que l’on peut les utiliser avec une seule main. Mais que peut donc bien faire une jeune fille, indiscutablement de bonne famille, avec des petites fourches, qu’elle appelle <em>forchetta</em> , parce qu’elle parle l’italien ? Voilà un des grands mystères de l’histoire. Vraiment, les « fourchettes » (parlons français) de Catherine, quelle étrange extravagance. </p>



<p><strong>Mais à quoi peut bien servir notre fourchette ?</strong> Il s’agit d’un ustensile que l’on empoigne avec le plus d’élégance possible, et l’on pique un morceau de viande ou de légume, ou un fruit pour le porter à la bouche et l’y déposer, en faisant bien attention de ne pas se piquer la langue ou le palais en un geste trop brutal. C’est assez ingénieux, on en conviendra, mais les braves gens qui n’ont pas les moyens d’acheter ces pièces d’orfèvrerie se contentent d’utiliser leurs doigts pour prendre la nourriture et manger. <strong>Si bien que,</strong> en France puis ailleurs en Europe, <strong>à partir de 1533,</strong> ce grave sujet de conversation va animer les réunions : <strong>avec ou sans fourchette ?</strong> Les uns ne voient que maniérisme (pour ne pas dire snobisme d’aujourd’hui), les autres y trouvent le nec plus ultra de la modernité.</p>



<p><strong>Notre autre hypothèse</strong>, souvent controversée elle aussi ! C’est <strong>Henri III</strong>, fils de Catherine de Médicis, qui en instaure véritablement la mode en France. De retour de Pologne en 1574, il fait une halte en Italie, pays natal de sa mère et <strong>la découvre à la cour de Venise</strong>. Elle sert prioritairement à piquer des poires cuites, ou fruits confits, desserts de prédilection de l’époque. Il la ramène avec lui et s’affiche avec une fourchette dans son restaurant de prédilection : l’<strong>Hostellerie de la Tour d’Argent</strong> (actuelle Tour d’Argent à Paris). </p>



<p><strong>Ce qui l’aurait séduit ?</strong> On dit parfois que <strong>la mode vestimentaire de la fraise</strong>, qui date en effet de cette époque, a été <strong>décisive pour l’adoption des fourchettes</strong>. Essayez donc de manger avec vos doigts, le cou enveloppé par une fraise d’autant plus large et encombrante qu’elle se veut plus élégante ! On s’en met partout, comme aux jours sombres du Moyen-âge, ou chez les paysans ! <strong>Ce drôle de couvert permet dès lors de manger sans se tâcher.</strong> Quelle bénédiction ! </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-juste-pour-la-forme">Juste pour la forme ! </h2>



<p><strong>A la table de Louis XIV, chaque convive a une fourchette à gauche de son assiette, mais on ne s’en sert pas</strong> : le roi en personne préfère manger avec les doigts… <strong>Il a peur</strong> de se faire “trucider“ par un quelconque manant de mauvaise intention, <strong>le clergé lui-même la dénonce comme un outil de gourmandise</strong>, donc de péché et sa forme à deux dents symbolise même la queue de Satan ! Encore une légende sans doute.</p>



<p><strong>On ne l&rsquo;utilise finalement qu’à partir du Siècle des Lumières</strong> (18e siècle). <strong>La salle à manger devient alors une pièce à part entière</strong>, il est donc important de disposer de <strong>sa propre vaisselle</strong>. On retrouve désormais sur notre table assiette, verre, couteau et fourchette qui <strong>passe alors progressivement de deux à quatre dents.</strong> Et nous voilà avec notre fourchette contemporaine !</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-saviez-vous">Le saviez-vous ?</h2>



<p>Même si la fourchette se place toujours à gauche de l&rsquo;assiette, à table on la dispose, <em><strong>« à la française »</strong></em> ou <strong><em>« à l’anglaise »</em></strong>. En France, on la place habituellement <strong>pointes vers le bas.</strong> Mais pourquoi donc ? Cet usage date de la Renaissance, les personnes de la haute société faisaient alors graver leurs armoiries sur le dos du manche. Pour qu’elles soient visibles de tous les convives, on continue de placer les fourchettes pointes vers le bas, même si <strong>les usages anglophones de nos restaurants actuels contrarie cette tradition ! </strong>En Angleterre, à l’inverse, elles se posent pointes vers le haut car les armoiries anglaises sont gravées sur la face interne du manche. Nous n&rsquo;avons pas les mêmes valeurs, isn&rsquo;t it !!!</p>



<p>Pour finir, certes, la fourchette n’a pas révolutionné la cuisine, ni la gastronomie. Mais elle a marqué un tournant historique de notre société dont on réalise souvent peu la portée. Quelles que soient les vérités et contre-vérités qui lui sont liées, nous ne pouvons, <strong>lorsque nous passons <a href="https://bloiscapitale.com/des-recettes-vegetariennes-faciles-pour-l-hiver" target="_blank" rel="noreferrer noopener">à table</a> tous les jours, que nous féliciter de l&rsquo;ingéniosité de son premier créateur</strong>, fût-il romain, perse ou tout autre !</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong><mark style="background-color:#abb8c3" class="has-inline-color">Pour aller plus loin : <a href="https://blois-experiences-visites.webnode.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-experiences-visites.webnode.fr</a></mark></strong></li>



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</ul>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="420" height="622" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/01/illustration.png" alt="" class="wp-image-12652" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/01/illustration.png 420w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/01/illustration-203x300.png 203w" sizes="auto, (max-width: 420px) 100vw, 420px" /></figure></div><p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/fourchette-une-petite-histoire-deux-dents">Tout savoir sur la fourchette : une petite histoire de(ux) dents</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>L&#8217;héritage italien de Blois</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Nov 2023 11:49:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Blois a vu prospérer pendant près d&#8217;un siècle une riche colonie italienne. A partir de la fin du XVème siècle, la cité a été le berceau d&#8217;une étonnante symbiose entre les cultures française et italienne, marquée par les allers-retours d&#8217;ambassadeurs, d&#8217;artistes et de voyageurs de la péninsule. Un trésor culturel et artistique À la suite &#8230;</p>
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<p><strong>Blois a vu prospérer pendant près d&rsquo;un siècle une riche colonie italienne</strong>. A partir de la fin du XVème siècle, la cité a été le berceau d&rsquo;une étonnante symbiose entre les cultures française et italienne, marquée par les <strong>allers-retours d&rsquo;ambassadeurs, d&rsquo;artistes et de voyageurs</strong> de la péninsule.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-tresor-culturel-et-artistique"><strong>Un trésor culturel et artistique</strong></h2>



<p>À la suite de leurs expéditions militaires en Italie, <strong>les rois Charles VIII, Louis XII et François Ier</strong> ont enrichi le patrimoine national avec un impressionnant <strong>butin d&rsquo;œuvres d&rsquo;art</strong> : tapisseries, livres peints, sculptures en marbre et porphyre, et meubles précieux, lit-on dans&nbsp;<em>«&nbsp;Blois, histoire et patrimoine&nbsp;»</em>, de Pascal Nourrisson et Jean-Paul Sauvage (Editions Sutton). Mais bien au-delà de ces trésors matériels, ce sont de nombreux artistes talentueux qui ont été attirés en France. Ainsi,&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Tasse">Le Tasse</a>&nbsp;(1544-1595), poète italien de la Renaissance,&nbsp;remarquait dans un de ses poèmes que la terre douce et agréable de Blois produisait des <a href="https://bloiscapitale.com/la-ville-de-blois-a-t-elle-recu-un-caractere-en-heritage">habitants qui lui ressemblaient.</a></p>



<p>Parmi les artistes, <strong>Fra Giocondo, Guido Mazzoni, Dominique de Cortone, Pacello da Mercogliano, Jérôme Pacherot et Luc Becjame,</strong> qui ont commencé à s&rsquo;installer dès 1495. Ces artistes, initialement accueillis à Amboise, se sont ensuite dirigés vers Blois en 1498. François Ier, monarque à la curiosité insatiable, a notamment invité <strong>Léonard de Vinci, Andrea del Sarto et Girolamo de Robbia</strong> à rejoindre les rives de la Loire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-talents-mis-en-lumiere"><strong>Des talents mis en lumière</strong></h2>



<p>Dominique de Cortone, établi à Blois pendant quinze ans, s&rsquo;est illustré non seulement dans la création de meubles, mais aussi dans l&rsquo;organisation d&rsquo;événements majeurs à la cour. Le talentueux paysagiste Pacello da Mercogliano a été sollicité par Charles VIII pour concevoir les jardins du château Gaillard d&rsquo;Amboise avant de se consacrer au château de Blois, pour lequel il a créé trois terrasses majestueuses.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-empreinte-italienne-dans-le-monde-des-affaires"><strong>L&#8217;empreinte italienne dans le monde des affaires</strong></h2>



<p>Outre les artistes, de nombreux banquiers italiens ont également laissé leur marque à Blois. <strong>Bernard Salviati, propriétaire du château de Talcy,</strong> est à l&rsquo;origine d&rsquo;une des histoires d&rsquo;amour les plus célèbres de la Renaissance française, celle entre sa fille, Cassandre, et le poète Pierre de Ronsard. <strong>Scipion Sardini</strong>, avec son immense fortune, est devenu l&rsquo;un des financiers les plus influents de la couronne, bien que sa prospérité ait engendré <strong>haine et jalousie.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="371" height="600" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/hotel-sardini.jpg" alt="" class="wp-image-9747" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/hotel-sardini.jpg 371w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/hotel-sardini-186x300.jpg 186w" sizes="auto, (max-width: 371px) 100vw, 371px" /></figure></div>


<p>La rapide ascension financière de Sardini, couplée à ses prélèvements sur des taxes peu appréciées, provoque des moqueries, comme celle le comparant à une <strong><em>« sardine devenue baleine »</em></strong>, illustrant comment la France <em>« nourrit »</em> les opportunistes italiens. Sa réputation de pingrerie lui vaut le sobriquet de <em>« Scorpion Serre-Deniers »</em>. <strong>Au-delà des railleries, sa fortune attire des problèmes sérieux. En 1590, il est kidnappé entre Angers et Tours</strong> par les frères Saint-Offange et retenu en otage pendant deux mois au château de Rochefort-sur-Loire, pour finalement être libéré contre une rançon conséquente. De manière plus tragique, l&rsquo;antipathie envers les financiers italiens conduit à <strong>l&rsquo;assassinat d&rsquo;un frère de Scipion en 1575 par un dénommé Jacques du Val.</strong></p>
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		<title>Le pont Jacques-Gabriel sera fermé pour le tournage de « The Serpent Queen »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jun 2023 13:30:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La ville de Blois accueille à nouveau l&#8217;équipe de tournage de la série télévisée historique états-unienne « The Serpent Queen ». Après avoir fait escale en mars et en juin sur le parvis de la cathédrale, l&#8217;équipe a choisi cette fois-ci le pont Jacques-Gabriel comme lieu de tournage. Pour permettre une réalisation optimale du tournage, le pont &#8230;</p>
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<p><strong>La ville de Blois accueille à nouveau l&rsquo;équipe de tournage de la série télévisée</strong> historique états-unienne <strong>« The Serpent Queen »</strong>. Après avoir fait escale en mars et en juin sur le parvis de la cathédrale, l&rsquo;équipe a choisi cette fois-ci le <strong>pont Jacques-Gabriel</strong> comme lieu de tournage.</p>



<p>Pour permettre une réalisation optimale du tournage, <strong>le pont Jacques-Gabriel sera exceptionnellement fermé à la circulation le lundi 3 juillet 2023, de 3 heures à 13 heures.</strong> Cette mesure vise à assurer la sécurité de l&rsquo;équipe de tournage et des acteurs, ainsi que celle des riverains et des visiteurs. Cependant, <strong>la traversée des personnes à pied, en fauteuil ou avec un vélo tenu à la main sera possible par intermittence, en fonction des scènes en cours.</strong> Les automobilistes pourront quant à eux se replier sur le pont François-Mitterrand.</p>



<p>Le pont Jacques-Gabriel, plus ancien pont de Blois, constitue un élément majeur du <a href="https://bloiscapitale.com/category/vie-locale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">patrimoine blésois</a> et du Val-de-Loire. Construit au XVIIIe siècle, ce pont historique offre une vue imprenable sur la Loire et relie le centre-ville au quartier Vienne depuis des générations. Sa structure architecturale remarquable et son histoire en font un choix idéal pour le tournage d&rsquo;une série télévisée à l&rsquo;atmosphère historique telle que « The Serpent Queen ».</p>



<p><strong><a href="https://www.blois.fr/info/2023/06/theserpentqueen-tournage" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La ville</a> de Blois dit se réjouir de voir son patrimoine mis en valeur à travers cette production internationale</strong>. L&rsquo;accueil de tournages de renom contribue non seulement à la promotion de la ville, mais également à son économie locale, en attirant les visiteurs et en créant des emplois temporaires pour les habitants. <strong>« The Serpent Queen » est une série télévisée historique basée sur la vie de Catherine de Médicis</strong>, figure emblématique de la Renaissance française et ancienne reine de France.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/le-pont-jacques-gabriel-sera-ferme-pour-le-tournage-de-the-serpent-queen">Le pont Jacques-Gabriel sera fermé pour le tournage de « The Serpent Queen »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<item>
		<title>Quelles sont les légendes et histoires de châteaux hantés à Blois et ses alentours ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Jun 2023 09:16:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il n&#8217;y a pas de maisons officiellement reconnues comme étant hantées à Blois. Cependant, comme beaucoup de villes anciennes, Blois a une longue histoire et une riche architecture qui ont engendré des légendes et récits de fantômes, et de châteaux hantés. Ah, internet, cette mine d&#8217;or de mythes et de mystères qui peuvent transformer n&#8217;importe &#8230;</p>
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<p><strong>Il n&rsquo;y a pas de maisons officiellement reconnues comme étant hantées à <a href="https://bloiscapitale.com/category/vie-locale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Blois</a>.</strong> Cependant, comme beaucoup de villes anciennes, Blois a une longue histoire et une riche architecture qui ont engendré des <strong>légendes et récits de fantômes</strong>, et de châteaux hantés.</p>



<p>Ah, <a href="https://jack35.fr/lieux-hante-de-france/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">internet</a>, cette mine d&rsquo;or de mythes et de mystères qui peuvent transformer n&rsquo;importe quel château en une demeure hantée en se moquant des faits historiques. Commençons par le <strong>Château royal de Blois</strong>. Selon la rumeur, le fantôme d&rsquo;un <strong>Thibaut</strong> &#8211; <strong>sans qu&rsquo;on sache lequel des comtes de Blois</strong> &#8211; aurait oublié qu&rsquo;il était mort. Le voilà dit <strong>errant dans les souterrains du château royal, brandissant son épée, </strong>cherchant désespérément à remporter un duel sans fin. On le croiserait aussi en forêt <em>« où les aboiements des chiens accompagnant sa chasse peuvent se faire entendre ».</em> Passons maintenant au <strong>Château de Beaumont</strong>. Ici, nous avons le Comte d&rsquo;Anjou, <strong>Foulques III Nera</strong>, dont l&rsquo;âme noire n&rsquo;aurait apparemment pas été purifiée malgré trois pèlerinages en Terre Sainte. Pourquoi Foulques a posé ses valises là ? C&rsquo;est le vrai mystère dans cette invraisemblable histoire.</p>



<p>Pas très loin, le <strong>château de Chenonceau</strong> a la réputation de site le plus hanté de France&#8230; Il est dit que les esprits de <strong>Diane de Poitiers</strong> et de <strong>Catherine de Médicis</strong> le hantent. Diane de Poitiers était la favorite du roi Henri II, tandis que Catherine de Médicis était son épouse. Les deux femmes ont connu des destins tragiques et semblent désormais hanter les corridors du château de Chenonceau. Des visiteurs ont dit avoir vécu des expériences paranormales lors de leur visite. Des bruits étranges, des apparitions, des odeurs mystérieuses ont été rapportés.</p>



<p>Enfin, le <strong>château de Chambord</strong> a son lot de rumeurs, peut-être liées à ses mystères architecturaux et à l&rsquo;aura de François Ier. Des gens prétendent avoir entendu des bruits étranges, des voix et des sons inattendus dans le château. Certains ont même vu des apparitions dans l&rsquo;escalier à double rotation plein de légendes.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="550" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/06/fantome.png" alt="" class="wp-image-5334" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/06/fantome.png 800w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/06/fantome-300x206.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/06/fantome-768x528.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/06/fantome-220x150.png 220w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi les fantômes portent un drap blanc ?</h2>



<p>Depuis des siècles, les fantômes sont souvent associés à une image emblématique : <strong>un être spectral recouvert d&rsquo;un drap blanc flottant dans l&rsquo;air.</strong> Cette représentation iconique a perduré dans la culture populaire et est devenue une véritable signature des esprits errants. Mais pourquoi les fantômes sont-ils souvent dépeints avec un drap blanc ? Quelle est l&rsquo;origine de cette image persistante </p>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;immatérialité rendue tangible</h3>



<p>La principale raison pour laquelle les fantômes sont souvent représentés avec un drap blanc est <strong>la difficulté de représenter visuellement un être immatériel</strong>. Les draps blancs flottants évoquent une apparence spectrale, créant une aura de mystère et de surnaturel. L&rsquo;image du drap blanc peut symboliser la légèreté et l&rsquo;étrangeté associées aux esprits qui transcendent les limites de notre monde matériel.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le symbolisme du blanc</h3>



<p>Le choix du blanc pour les draps peut être lié à plusieurs connotations symboliques. Le blanc est souvent associé à la pureté, à l&rsquo;innocence et à la transcendance. Il peut représenter l&rsquo;idée que les fantômes sont des êtres qui ont quitté ce monde pour un royaume spirituel, dépassant les préoccupations terrestres.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les influences du folklore et de la littérature</h3>



<p>Les représentations des fantômes avec des draps blancs trouvent également leurs racines dans le folklore et la littérature. <strong>Les contes populaires, les légendes et les récits de fantômes ont souvent décrit des apparitions sous la forme de figures enveloppées de linceuls.</strong> Ces histoires ont influencé l&rsquo;imaginaire collectif et ont contribué à perpétuer l&rsquo;image du fantôme vêtu de blanc.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le rôle du spiritisme au XIXe siècle</h3>



<p>Le XIXe siècle a vu l&rsquo;émergence du spiritisme, <strong>un mouvement qui cherchait à établir une communication avec les esprits des défunts.</strong> Les photographies spirites, réalisées lors de séances avec des médiums, montraient souvent des personnes enveloppées de draps blancs pour symboliser la présence des esprits. Ces images ont contribué à populariser l&rsquo;image du fantôme avec un drap blanc dans la culture populaire.</p>



<p>Quelle que soit son origine, l&rsquo;image du fantôme vêtu d&rsquo;un drap blanc continue de fasciner et de hanter notre imaginaire collectif, témoignant de la puissance durable des légendes et des récits surnaturels dans les châteaux hantés.</p>
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		<title>La série « The Serpent Queen » en tournage à Blois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Mar 2023 10:46:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« The Serpent Queen », série américaine produite par&#160;Lionsgate et Starzplay, traitant de manière moderne de la vie de Catherine de Médicis, a débuté ses prises de vues jeudi 9 mars 2023 au château féodal de Fréteval. De nombreux figurants seront de nouveau in situ les 17 et 24 mars, puis courant juin. D&#8217;autres sites &#8230;</p>
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<p><strong><em>« The Serpent Queen »</em></strong>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Serpent_Queen" target="_blank" rel="noreferrer noopener">série américaine</a> produite par&nbsp;<em>Lionsgate</em> et <em>Starzplay</em>, traitant de manière moderne de la vie de <strong>Catherine de Médicis</strong>, a débuté ses <a href="https://bloiscapitale.com/category/vie-locale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">prises de vues</a> jeudi 9 mars 2023 au <strong>château féodal de Fréteval.</strong> De nombreux figurants seront de nouveau in situ les 17 et 24 mars, puis courant juin. D&rsquo;autres sites remarquables serviront aux tournages. <strong>Au sujet de Blois même, mardi 28 mars il y aura tournage Place Saint-Louis.</strong></p>



<p><em>« On vient ici pour utiliser et mettre en valeur le patrimoine du pays. Et puis, n’oubliez pas qu’il y a également de très bons acteurs en France, ce qui est très important pour les grosses productions. <strong>On recrute énormément de personnes directement sur place</strong>. Par ailleurs, la valorisation financière par rapport à ce que l’on tourne en France n’est pas inintéressante. Les Français s’intéressent au tournage, ce qui permet d’avoir des retombées médiatiques »</em>, expliquait le producteur exécutif <strong>John Bernard</strong> (<em>Peninsula Film</em>) au <a href="https://www.cnc.fr/series-tv/actualites/dans-les-coulisses-du-tournage-de--the-serpent-queen_1892107" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CNC</a> à l&rsquo;occasion de <em>Paris Images</em>. <em><strong>« La vraie difficulté, ce sont surtout les autorisations&nbsp;: certaines demandes peuvent parfois être assez spécifiques, mais on arrive en général à obtenir ce que l’on souhaite.</strong> Au fond, le tournage en extérieur n’est pas si différent du studio. Au fil de la production, on prend conscience que <strong>la série a besoin d’un artisanat particulier</strong>, on est donc obligés de retravailler et de s’adapter continuellement. </em>[&#8230;]<em> <strong>On paye pour pouvoir utiliser ces lieux, et du coup, on investit dans la préservation des monuments historiques. </strong>Nos tournages permettent d’aider à l’entretien et à la survie de beaucoup d’endroits. On essaye aussi, au maximum, d’être impliqués avec les sociétés locales et d’embaucher des gens sur place. <strong>Sur&nbsp;<em>The Serpent Queen</em>, seulement une petite dizaine de personnes viennent des États-Unis et du Royaume-Uni, en comptant les techniciens</strong>.</em> <em>Cet esprit de partenariat est important quand on travaille sur de gros projets. On essaye de collaborer avec des régions qui méritent d’être soutenues. J’ai fait beaucoup de tournages hors saison dans certains endroits de France. Ce sont souvent des lieux plutôt calmes durant l’hiver. <strong>En allant tourner sur place, avec une grosse équipe, on fait travailler les hôtels et les restaurants. »</strong></em></p>



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