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	<title>Archives des L’intruse - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des L’intruse - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Nathalie Kiniecik, ou le théâtre vivant à la recherche d’un présent ultime</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jan 2025 16:44:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis près de vingt ans, Nathalie Kiniecik anime la scène blésoise avec sa compagnie L’Intruse. Metteuse en scène, comédienne et pédagogue, elle a su imposer un style, mêlant création artistique, ancrage territorial et transmission. Entre souvenirs marquants et réflexions sur le théâtre, elle revient sur son parcours, ses projets et sa vision du spectacle vivant. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Depuis près de vingt ans, <strong>Nathalie Kiniecik</strong> anime la scène blésoise avec sa <strong>compagnie <em>L’Intruse</em></strong>. Metteuse en scène, comédienne et pédagogue, elle a su imposer un style, mêlant création artistique, ancrage territorial et transmission. Entre souvenirs marquants et réflexions sur le théâtre, elle revient sur son parcours, ses projets et sa vision du spectacle vivant.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-debuts-marques-par-la-litterature-et-la-scene">Des débuts marqués par la littérature et la scène</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Nathalie Kiniecik a grandi dans un environnement propice à l’imaginaire et à la création. Dès son plus jeune âge, elle se distingue par un goût prononcé pour la mise en scène. <em><strong>« À chaque fois qu’il y avait le sapin de Noël, j’utilisais ça comme une scène de théâtre. Je travaillais des entrées, des sorties… Ce n’était pas pour les autres, c’était pour moi. »</strong></em> Ce premier contact instinctif avec l’univers de la représentation annonce déjà une vocation. L’enfance de Nathalie est également marquée par des lectures et des spectacles qui nourrissent son imaginaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa découverte du théâtre se fait progressivement, notamment au centre aéré, où elle improvise un spectacle avec une marionnette qu’elle avait confectionnée elle-même. Cette expérience suscite chez elle un déclic fondamental : <em><strong>« Quand j’ai entendu les rires de mes camarades, ça m’a produit une sensation immense. »</strong></em> Ce plaisir de susciter une réaction, d’être entendue et vue, restera un moteur essentiel de son parcours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, <strong>la danse</strong> occupe une place importante dans son enfance et son adolescence. <em>« J’ai commencé en CE1 et j’en ai fait jusqu’à ma deuxième année de fac. Cette pratique m’a beaucoup influencée dans ma manière de concevoir l’espace scénique. »</em> La danse, tout comme le théâtre, lui permet d’explorer différents modes d’expression corporelle et de créer un lien singulier avec le public.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-passage-par-le-lycee-et-les-premieres-experiences-de-troupe">Le passage par le lycée et les premières expériences de troupe</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au lycée, elle intègre l’option théâtre,</strong> une chance qu’elle mesure pleinement. <em><strong>« C’était vraiment un coup de chance que cette option ouvre juste au moment où j’y allais. »</strong></em> Sous la direction de <strong>Nicolas Peskine,</strong> elle apprend les rudiments du jeu scénique. <em>« Il n’était pas dans l’encouragement facile, mais il pointait toujours ce qui allait et ce qui n’allait pas. Ce regard exigeant m’a beaucoup aidée. »</em> Ces années marquent aussi ses premières expériences de création collective. Elle raconte avec enthousiasme les journées de travail intensif et les petits spectacles montés avec ses camarades. C’est à cette époque qu’elle découvre l’importance du <strong>travail de groupe</strong> et du <strong>rôle d’un metteur en scène</strong> pour guider une équipe vers une création commune.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-double-formation-lettres-et-art-dramatique">Une double formation : lettres et art dramatique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Après le bac, Nathalie choisit de poursuivre des études en lettres modernes tout en intégrant le <strong>conservatoire de Tours</strong>. Ce double parcours témoigne de <strong>son amour des textes et de la littérature.</strong> <em>« J’avais besoin de comprendre les textes de l’intérieur, de les travailler sous plusieurs angles. »</em> Bien qu’elle n’ait pas été admise au conservatoire dès sa première tentative, elle persévère et réussit l’année suivante. Cette expérience lui apprend la patience et la résilience, des qualités qu’elle transmettra plus tard à ses propres élèves.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son passage au <strong>Théâtre National de Bretagne</strong> constitue une étape décisive dans sa carrière. Sous la direction de <strong>Stanislas Nordey,</strong> elle travaille avec des metteurs en scène variés et s’ouvre aux écritures contemporaines. <em>« Il avait une vraie pensée pédagogique. Il cherchait à comprendre ce dont chaque élève avait besoin pour progresser. »</em> Cette expérience lui permet d’acquérir une solide formation et de se constituer un réseau professionnel.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-fondation-de-l-intruse-une-aventure-personnelle-et-collective">La fondation de L’Intruse : une aventure personnelle et collective</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En 2006, elle fonde la compagnie L’Intruse. Le nom de la compagnie n’est pas choisi au hasard : il fait référence à la première pièce qu’elle a mise en scène, <em>L’Intruse</em> de <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Maeterlinck">Maurice Maeterlinck</a>. <em>« C’est l’auteur qui m’a le plus marquée. Ses textes résonnaient en moi d’une manière particulière. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec L’Intruse, Nathalie développe <strong>un théâtre ancré dans le territoire</strong>. Elle collabore étroitement avec la ville de Blois pour proposer des spectacles en plein air, notamment sur l’esplanade du château. Ces créations, souvent liées à l’histoire locale, rencontrent un grand succès. Parallèlement, elle anime des ateliers de théâtre et de lecture à voix haute. <em><strong>« Dès le début, j’ai voulu transmettre. Pour moi, le théâtre a une dimension sociale essentielle. »</strong></em> Sous l&rsquo;intitulé <em>« Nathalie lit »</em>, elle propose <strong>des lectures théâtralisées d’albums jeunesse</strong>, une activité qui lui tient particulièrement à cœur.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Créer pour transmettre : une vision du théâtre en constante évolution</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis la création de la compagnie L’Intruse, Nathalie Kiniecik n’a jamais cessé de réinventer sa manière de concevoir le théâtre. Pour elle, tout commence par l’acte de créer, qu’il s’agisse de mettre en scène une pièce, d’interpréter un rôle ou de monter un projet de territoire. <em>« Il faut être à la base du projet. Quand on crée une mise en scène, c’est comme quand on crée une interprétation : <strong>il y a toujours quelque chose de vivant. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette vision du <em>« spectacle vivant »</em> est au cœur de sa pratique artistique. <strong>Ce qui stimule Nathalie, c’est cette nécessité d’être présente, ancrée dans l’instant, à chaque représentation.</strong> <em>« On peut avoir tout travaillé, tout calé, mais cela ne nous dédouane jamais d’être là, au présent. »</em> Pour elle, le théâtre n’a jamais une finalité fixe. <strong>Chaque spectacle est une œuvre en perpétuelle recréation,</strong> car le public, les circonstances et l’énergie du moment influent sur la manière dont il est joué. <em>« Il y aura toujours une autre finalité, car le jour d’après, il faut rejouer. Et rejouer, c’est se remettre en question. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Des projets qui s’entrelacent et se répondent</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le théâtre de Nathalie Kiniecik est marqué par une cohérence. En 2023, lorsqu’elle reprend <em><a href="https://bloiscapitale.com/voici-les-dix-spectacles-du-prochain-festival-vite-au-theatre-a-blois#:~:text=%C2%AB%20Bulles%20bleues%20%C2%BB%20(28%20f%C3%A9vrier,Cr%C3%A9ation%20musicale%20%3A%20Sylvain%20Nourguier." target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bulles Bleues</a></em> de Maurice Maeterlinck dans le cadre du festival blésois <em>Vite au Théâtre !</em>, elle se rend compte que cette œuvre était déjà présente dans son parcours bien avant sa mise en scène. <em>« Bulles Bleues, je l’avais travaillée en partie dans la mise en scène d’Aglaven et Sélizette en 2002, quand nous avions pu monter un projet personnel durant l’été. <strong>Revenir à cette œuvre, c’était comme boucler la boucle. »</strong></em> Cette expérience lui donne un sentiment d’accomplissement et de cohérence. <em>« Tous les projets trouvent une cohérence. C’est comme les pièces d’un puzzle qui s’assemblent au fil du temps pour dessiner quelque chose de plus grand. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce cheminement logique, presque naturel, l’a également conduite à un <strong>nouveau défi : la mise en scène de <em>Macbeth</em></strong> de Shakespeare. <em>« J’adore Hamlet, mais Macbeth s’est imposé à moi. Cette pièce a quelque chose de fascinant, presque de l’ordre de la fable noire. On ne sait pas vraiment à quel moment elle se déroule. Bien sûr, c’est en Écosse, mais cela pourrait être partout et nulle part. Cela m’a beaucoup fait penser à Maeterlinck. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette <strong>résonance entre les œuvres de Maeterlinck et Shakespeare</strong> l’a même poussée à explorer différentes traductions de <em>Macbeth</em>, dont celle réalisée par Maeterlinck lui-même. <em>« C’est la seule pièce de Shakespeare que Maeterlinck a traduite. Finalement, ce n’est pas un hasard si j’ai choisi cette œuvre. C’est quelque chose qui était là, dans un coin de mon cerveau, et qui a fini par émerger. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une ouverture vers le répertoire classique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>Macbeth</em>, Nathalie renoue avec un désir de transmettre les grandes œuvres du répertoire classique à des publics variés, notamment les jeunes. Cette démarche s’inscrit dans la continuité de son travail sur <em>Les Fourberies de Scapin</em>, présenté sous une forme originale dans les collèges. Cependant, elle est consciente des défis que pose la diffusion de ces œuvres. <em>« On pense toujours aux théâtres et aux scènes nationales, mais <strong>il y a plein d’autres endroits où l’on peut jouer ces pièces. Les grandes œuvres du répertoire sont attendues</strong> : il suffit de prononcer le nom d’une pièce comme Macbeth ou Les Fourberies de Scapin pour attirer l’attention. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Nathalie Kiniecik, le théâtre ne se limite pas aux grandes institutions : il peut vivre partout, dans une salle des fêtes de village, une médiathèque ou un collège. C’est cette conviction qui l’anime et qui donne à son parcours une singularité précieuse.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La transmission, un moteur essentiel</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des années, Nathalie Kiniecik a trouvé un équilibre entre création artistique et transmission. Cette dimension pédagogique, elle la cultive à travers <strong>des projets variés et ambitieux, mêlant art, patrimoine et nature.</strong> <em>« L’année dernière, nous avons créé un spectacle dans la carrière de la Mutte, à Sargé-sur-Braye, dans une carrière de grès roussard. Moi, j’apprends plein de choses sur la nature. Comme j’adore ça, tout va bien. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces spectacles itinérants, souvent <strong>en lien avec des espaces naturels sensibles (ENS), ont une double vocation : divertir tout en sensibilisant le public à la préservation de l’environnement.</strong> <em>« C’est une manière d’être proche des gens et, pédagogiquement, de faire passer tout un tas de choses importantes. »</em> Ce lien entre l’art et la nature est devenu une marque de fabrique de la compagnie L’Intruse, qui collabore étroitement avec le département du Loir-et-Cher.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Réaliser des rêves artistiques</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré un parcours riche, Nathalie Kiniecik nourrit encore de nombreux projets artistiques. Après avoir coché la case Shakespeare avec <em>Macbeth</em>, elle envisage de s’attaquer à d’autres auteurs majeurs. <em><strong>« J’aimerais bien monter une pièce de Tchekhov. Et puis, il y a La Princesse Maleine de Maurice Maeterlinck. Je sais que je ne pourrai pas y couper. J’ai vraiment besoin de faire cette pièce. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette volonté de monter des œuvres majeures n’est pas qu’un objectif personnel ; elle s’inscrit dans une démarche artistique profonde, tournée vers le texte et sa transmission. Pour Nathalie, tout part des mots. <em><strong>« Finalement, on revient toujours au texte</strong>. L’essentiel, c’est le texte : comment on fait entendre l’œuvre d’un auteur, comment c’est ciselé, comment c’est écrit. <strong>Les mots ont une grande importance : la poésie, la manière dont c’est agencé… Pas juste les concepts, mais aussi les sonorités, la musique du texte. »</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une quête permanente de création</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En presque vingt ans de carrière avec la compagnie L’Intruse, Nathalie Kiniecik n’a jamais cessé de créer, d’explorer de nouvelles voies artistiques et de multiplier les casquettes. Comédienne, metteuse en scène, auteure, formatrice, elle assume ce rôle polyvalent, même si elle avoue parfois rêver de n’être <em>« que »</em> comédienne. <em>« Ce serait intéressant d’être uniquement interprète, de se remettre entre les mains d’un metteur en scène. Je ne dirais pas que ce serait des vacances, mais ce serait reposant de ne pas devoir tout gérer : le planning, le chargement des décors, le lavage des costumes, leur entreposage… »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réflexion sur son rôle d’interprète l’a amenée à aborder son métier avec une grande humilité et une profonde écoute du texte. <em>« Quand je joue, je ne me dis jamais : « Il faut que je fasse ça comme ça. » <strong>J’attends que le texte fasse son œuvre à l’intérieur de moi.</strong> C’est à force de le dire, de le répéter, que certaines choses émergent naturellement. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Nathalie-Kiniecik-314-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-21968" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Nathalie-Kiniecik-314-1024x682.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Nathalie-Kiniecik-314-300x200.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Nathalie-Kiniecik-314-768x511.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Nathalie-Kiniecik-314.jpg 1319w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Crédit photo : Audrey Chevallier</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Une approche ludique et intuitive du jeune public</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des années, Nathalie Kiniecik a su développer <strong>un lien particulier avec le jeune public.</strong> Pour elle, tout a commencé par une passion profonde pour la littérature jeunesse. <em><strong>« À la base, c’est parce que j’adore cette littérature.</strong> Ce sont toujours les mots, les histoires, la manière dont elles sont racontées qui m’attirent. »</em> Cette passion a rapidement évolué vers <strong>une volonté de transmettre, d’éveiller l’imaginaire des enfants</strong> et de créer un pont entre eux et le spectacle vivant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce travail minutieux de mise en scène, notamment dans les spectacles pour enfants, repose sur une connaissance fine de ce <strong>public exigeant.</strong> Elle évoque avec amusement l’un de ses spectacles, <em>Les livres font leur cirque</em>, une création originale où les livres deviennent des personnages réalisant des numéros de cirque. Parmi eux, un <em>« livre sauvage »</em> devait être dompté. <em>« Ce livre sauvage ne parlait pas. Je décide alors de lui apprendre à parler et je me dis : le premier mot que je vais lui faire dire, c’est “maman”. Le livre répond “papa”, et là, les enfants explosent de rire. »</em> Pour Nathalie, <strong>ce type de réaction montre à quel point l’humour naît souvent de l’inattendu.</strong> Elle raconte avec modestie qu’elle ne s’attendait pas à une telle explosion de rires : <em>« Quand j’ai écrit ce passage, je pensais que ça allait faire sourire, mais pas autant. Ce que les enfants apprécient, c’est le caractère inattendu de la situation. Ils s’attendent à une chose et en entendent une autre. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="584" height="878" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/nathalie-Kiniecik.jpg" alt="" class="wp-image-21971" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/nathalie-Kiniecik.jpg 584w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/nathalie-Kiniecik-200x300.jpg 200w" sizes="(max-width: 584px) 100vw, 584px" /><figcaption class="wp-element-caption">Crédit Photo : Audrey Chevalier</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Un théâtre toujours en mouvement, au contact des spectateurs</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Si Nathalie Kiniecik se plaît à créer pour les enfants, elle ne se limite pas à ce public. La diversité des spectateurs, qu’ils soient jeunes ou adultes, issus de milieux différents, fait partie intégrante de son projet artistique.<em><strong> « C’est important d’avoir des publics variés et de proposer des choses différentes. Peut-être que c’est pour ça qu’on s’appelle L’Intruse. On cherche toujours à aller là où on ne nous attend pas. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette philosophie l’amène à repenser la place du théâtre dans la société. <em><strong>« J’aime l’idée de casser les codes.</strong> Les gens pensent souvent que le théâtre, c’est un endroit où l’on s’assoit dans une salle sombre et où l’on doit écouter religieusement un texte écrit il y a des décennies. Mais non, le théâtre peut se jouer ailleurs : au milieu d’un espace naturel, dans un village, sur une place publique. »</em> Cette volonté de surprendre et d’innover fait partie intégrante de l’identité de la compagnie <em>L’Intruse</em>. Pour Nathalie, le théâtre est une expérience vivante qui doit toucher les spectateurs là où ils ne s’y attendent pas. <em>« <strong>Emmener les spectateurs dans des lieux inattendus, leur montrer qu’une scène peut se dresser n’importe où, c’est ça, l’idée. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette démarche s’inscrit dans une quête de sens et d’utilité. <em>« Peut-être que dans le public, il y aura un enfant qui va se dire : “Mais incroyable ! Je vais peut-être faire ça, moi, plus tard.” On ne sait jamais. <strong>Si on peut éveiller des vocations, c’est merveilleux. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nathalie Kiniecik conçoit le théâtre comme un art au service des autres, une passerelle entre les mots, les histoires et les émotions. Que ce soit en adaptant des textes classiques pour les collégiens, en jouant devant des tout-petits ou en emmenant les spectateurs dans des lieux patrimoniaux, elle cherche à <strong>créer un théâtre qui dialogue avec son public. </strong><em>« Ce que je veux, c’est que le théâtre reste un espace de rencontre, un moment de partage où les spectateurs, quel que soit leur âge, vivent une expérience. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Vingt ans de créations et un avenir en pleine ébullition</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Nathalie Kiniecik, vingt ans de carrière avec la compagnie <em>L’Intruse</em> n’ont pas entamé son énergie créatrice ni son envie d’explorer de nouvelles voies. Si l’aventure a commencé avec des spectacles historiques ou littéraires, elle s’est progressivement élargie vers des formes plus participatives et ancrées dans le territoire. La metteuse en scène et comédienne insiste d’ailleurs sur l’importance de cet ancrage local : <strong><em>« On travaille pour les gens, et les gens nous le rendent bien »</em></strong>, dit-elle, évoquant les partenariats réguliers avec des structures du Loir-et-Cher et les nombreux projets montés en collaboration avec le département et les collectivités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais Nathalie n’est pas dupe des difficultés économiques que peuvent rencontrer les compagnies théâtrales : <em><strong>« Politiquement, avec toutes les réductions de budget, on sent que les choses vont devenir de plus en plus compliquées. »</strong></em> Malgré tout, elle reste optimiste, convaincue que la culture a un rôle essentiel à jouer, non seulement sur le plan économique, mais aussi en termes de cohésion sociale : <em><strong>« Regarder ensemble un spectacle, c’est un moment de partage unique. À une époque où on peut être très isolé, chacun devant son écran, ça fait du bien de se rassembler et de vivre une expérience commune. »</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Un festival, un rôle central et une quête permanente</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le festival <strong><em><a href="https://bloiscapitale.com/naissance-de-l-association-vite-au-theatre-une-nouvelle-dynamique-pour-le-theatre-blesois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vite au Théâtre !</a></em></strong> (11 au 15 février 2025), plusieurs compagnies s’emploient à rendre le théâtre accessible à toutes et tous. L’événement, qui attire chaque année un large public à Blois, témoigne de leur volonté de créer des moments forts et fédérateurs autour du spectacle vivant. Nathalie, qui endosse à la fois les casquettes de metteuse en scène, comédienne et organisatrice, évoque avec enthousiasme la préparation de l’édition à venir : <em>« On espère qu’il y aura du monde, mais normalement oui. </em><strong><em>C’était plein l’année dernière, et cette année, ça peut être encore plus que plein ! </em>»</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="878" height="878" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Nathalie-l-intruse.jpg" alt="" class="wp-image-21972" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Nathalie-l-intruse.jpg 878w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Nathalie-l-intruse-300x300.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Nathalie-l-intruse-150x150.jpg 150w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Nathalie-l-intruse-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 878px) 100vw, 878px" /><figcaption class="wp-element-caption">Crédit photo : Lucien Rion</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Interrogée sur son rapport au jeu et à la répétition, Nathalie décrit un processus complexe, entre rigueur et lâcher prise, toujours au service du présent : <em>« Répéter, c’est approfondir le texte jusqu’à ce qu’il soit complètement intégré. Mais sur scène, il faut que tout se dise comme si ça venait d’être inventé. <strong>C’est ça, le présent ultime. »</strong></em> Une quête exigeante qui anime chacune de ses représentations, qu’il s’agisse de drames ou de comédies, de moments graves ou de scènes légères. Et pourtant, cette exigence ne la prive jamais du plaisir de jouer : <em><strong>« Tout au théâtre est absolument faux et absolument vrai à la fois.</strong> On sait que c’est préparé, et pourtant, quand ça arrive sur scène, c’est tout à fait réel. <strong>C’est cette magie-là qui fait qu’on ne se lasse jamais. »</strong></em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://www.thebookedition.com/fr/l-amour-qui-s-eprouve-p-413087.html"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="918" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-1024x918.png" alt="l'amour qui s'éprouve" class="wp-image-21900" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-1024x918.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-300x269.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-768x688.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-1536x1377.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025.png 1562w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
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		<title>Geneviève Emonet, une soprano lyrique incontournable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jul 2024 08:00:00 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Que ce soit avec le <em>« Duo des fleurs »</em>, l&rsquo;<em>« Ensemble Angeli »</em>, ou sous d&rsquo;autres formes, <strong>Geneviève Emonet est une soprano lyrique incontournable</strong> dans le Loir-et-Cher. Comédienne et auteure, elle a réalisé des adaptations de contes et d’opéras pour enfants, telles que <em>« La Flûte enchantée »</em> ou <em>« Peau d&rsquo;Âne »</em>. Elle se produit régulièrement dans des lieux prestigieux, comme prochainement à l’église de Chambord (15 août) ou à la cathédrale Saint-Louis (18 août). En outre, Geneviève Emonet prépare actuellement une adaptation du <em>« Barbier de Séville »</em> de Rossini. Ce qui correspond à son engagement artistique et éducatif de rendre la musique accessible à toutes et tous, en particulier les jeunes générations. Entretien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Vous aimez éveiller les jeunes à la musique classique. Quelle fut votre première émotion musicale ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Geneviève Emonet</strong> : <em>Mon souvenir en tant qu&rsquo;enfant, c&rsquo;est la <strong>Reine de la nuit</strong>, le fameux air très perché dans <strong>La Flûte enchantée</strong>, <strong>que je m&rsquo;amusais à chanter à tue-tête en allant à l&rsquo;école</strong>. Je devais être en primaire, probablement vers 8-9 ans. Je dirais également le fait d&rsquo;avoir chanté au sein d&rsquo;une chorale le <strong>cantique de Jean Racine de Gabriel Fauré.</strong> Il faut dire que j&rsquo;ai eu la chance d&rsquo;être dans une famille qui apprécie la musique. <strong>Mes parents n&rsquo;étaient pas musiciens professionnels, mais ils étaient choristes… plus qu&rsquo;amateurs, </strong>et ils nous emmenaient souvent à la chorale. Au début, nous écoutions, puis nous avons commencé à chanter.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Vous avez débuté par le chant ou des instruments ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Geneviève Emonet</strong> : <em>J&rsquo;ai suivi une formation au <strong>conservatoire de Blois</strong>. J&rsquo;étais attirée par le hautbois, je trouve que cet instrument a une sonorité incroyable, notamment dans les œuvres d&rsquo;Albinoni. <strong>Le hautbois m&rsquo;a permis de développer du souffle.</strong> Je n&rsquo;étais pas une virtuose, mais je me débrouillais bien. En réalité, <strong>je préférais énormément le chant, mais à l&rsquo;époque, il n&rsquo;y avait pas de cursus vocal</strong> au conservatoire. Au fond de moi, j&rsquo;avais toujours cette envie de chanter et j&rsquo;ai fini par me tourner vers le chant en tant qu&rsquo;<strong>étudiante à Paris</strong>, <strong>où j&rsquo;ai été repérée dans une chorale et j&rsquo;ai commencé à faire des solos.</strong> Quand je suis revenue à Blois, la section chant était ouverte et j&rsquo;ai pu <strong>me professionnaliser grâce à d&rsquo;excellents professeurs.</strong></em> <em>On a la chance d&rsquo;avoir Floriana Pezzolo qui est incroyable.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Mais il y a eu une parenthèse sans musique dans votre vie&#8230;</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Geneviève Emonet : </strong><em><strong>J&rsquo;ai arrêté la musique pendant un temps lorsque j&rsquo;ai eu des enfants.</strong> Quand je suis revenue à Blois, après avoir passé un an en Équateur pour un projet de développement, j&rsquo;étais très prise par la vie de famille. Pourtant, <strong>chaque fois que j&rsquo;ouvrais la radio et entendais du chant, j&rsquo;avais une boule dans le ventre</strong>. J&rsquo;avais besoin de chanter à nouveau. J&rsquo;ai eu la chance d&rsquo;avoir une famille et un conjoint qui m&rsquo;ont soutenu dans cette reprise, car ce n&rsquo;était pas un choix facile.</em> <strong><em>Cela m&rsquo;a donné des ailes.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="750" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/07/emonet-1024x750.jpg" alt="Emonet" class="wp-image-17746" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/07/emonet-1024x750.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/07/emonet-300x220.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/07/emonet-768x562.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/07/emonet-1536x1125.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/07/emonet-2048x1499.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale : </strong>Le chant est vital pour vous ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Geneviève Emonet : </strong><em><strong>C&rsquo;est vital pour moi. </strong>Mais, je n&rsquo;avais jamais envisagé de faire de la musique professionnellement. Il fallait avoir un métier sérieux… (rires)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : S&rsquo;écarter de la musique a généré une frustration ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Geneviève Emonet</strong> : <em>Effectivement. Ce n&rsquo;était toutefois pas catastrophique, mais il me manquait quelque chose. Et puis, on n&rsquo;ose pas. Il y a le syndrome de l&rsquo;imposteur : est-ce que j&rsquo;ai le droit de faire cela ? Est-ce trop tard ? Cependant, mon but n&rsquo;était pas de devenir une chanteuse de renommée internationale, <strong>mais il y a de la place pour une pratique professionnelle de très bon niveau pour travailler localement.</strong> La plus belle récompense, c&rsquo;est le retour positif des gens qui apprécient ce que nous faisons. J&rsquo;ai dû jongler avec les exigences familiales au début, surtout avec de jeunes enfants, mais le soutien de mon conjoint a été essentiel. Il a vu à quel point cela m&rsquo;épanouissait et comprenait que cela me rendait heureuse et, en retour, bénéficiait à la famille.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : 2015 est une année charnière avec « La Flûte enchantée » ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Geneviève Emonet</strong> : <em>Une adaptation de <strong>« La Flûte enchantée »</strong> pour enfants, en partenariat avec la compagnie L&rsquo;Intruse, soutenue par <strong>Nathalie Kiniecik,</strong> qui a été un beau succès. Un spectacle sur <strong>« Peau d&rsquo;âne »</strong> en collaboration avec un compositeur local très doué, <strong>Julien Naudin,</strong> qui a composé une partition incroyable intégrant de la magie. Nous l&rsquo;avons ensuite présenté à la Maison de la Magie, puis nous avons créé un autre spectacle autour des contes russes et de la musique de Tchaïkovski, <strong>« Vassilissa »</strong>, avec la collaboration de Nathalie Kiniecik. J&rsquo;ai eu la chance que Nathalie me fasse confiance et me propose de participer à ses spectacles. Bien que l&rsquo;art lyrique ne soit pas l&rsquo;ADN principal de la compagnie L&rsquo;Intruse. J&rsquo;adore ce que fait Nathalie, elle est géniale.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : D&rsquo;où la création ensuite de l&rsquo;Oiseau Lyre&#8230;</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Geneviève Emonet : </strong><em>Nous avons discuté avec les artistes de la nécessité de développer quelque chose dans le domaine avec <strong>une identité</strong> propre au lyrique. C&rsquo;est pourquoi l&rsquo;association <a href="https://www.compagnieloiseaulyre.fr/accueil" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;Oiseau Lyre</a> a été créée. Elle a cette double casquette <strong>concert / spectacle musical.</strong> Et puis il y a ce clin d&rsquo;œil au personnage de Papageno dans La Flûte enchantée, qui est un oiseleur, et lyre, lyrique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale : </strong>Quelles sont vos grandes références musicales outre La Flûte enchantée ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Geneviève Emonet : </strong><em><strong>J&rsquo;adore Tchaïkovski.</strong> Dans le Lac des Cygnes, la partie hautbois me transperce le cœur, elle est magnifique. <strong>Rossini</strong> aussi, connaît très bien les chanteurs. Travailler ses morceaux est un réel plaisir. C&rsquo;est truculent, et ce n&rsquo;est pas pour rien qu&rsquo;on parle de tournedos Rossini. <strong>C&rsquo;était un bon vivant,</strong> qui aimait rire, qui aimait les femmes, qui aimait la bonne nourriture, et <strong>cela se ressent dans sa musique.</strong> Si vous avez besoin de vous remonter le moral, écoutez du Rossini ! C&rsquo;est presque garanti, il vous redonnera la patate !</em> <em>Pour les moments plus mélancoliques, Beethoven est incontournable. Mais pour une dose d&rsquo;énergie, Rossini c&rsquo;est parfait (rires). J&rsquo;aime également beaucoup la <strong>période romantique</strong>, comme beaucoup de Français. Ce qui est très agréable. Mais je suis également une grande fan de <strong>musique baroque</strong>, qui est un peu moins présente sur les ondes, bien qu&rsquo;elle revienne à la mode. Pour notre concert du 18 août, nous avons pris plaisir à choisir <strong>Pergolèse</strong>, le Stabat Mater, le Quando Corpus qui est à pleurer… et d&rsquo;autres œuvres moins connues le Salve Regina de <strong>Scarlatti</strong>, ou <strong>Legrenzi</strong>.</em> <em><strong>Cette période baroque, il faut le rappeler, fut un choc,</strong> avec des changements musicaux profonds qui étaient presque dissonants par rapport à ce qui se faisait avant, <strong>un peu comme l&rsquo;arrivée du rock&rsquo;n&rsquo;roll à son époque.</strong></em> <em>C&rsquo;était disruptif.</em> <em>La musique baroque, on l&rsquo;adore ou on la déteste. Je fais partie de ceux qui adorent.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale : </strong>Écouter ou chanter, quelles sont les différences de sensations ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Geneviève Emonet : </strong><em>C&rsquo;est une bonne question parce qu&rsquo;écouter et chanter, ce n&rsquo;est pas pareil. J&rsquo;aime énormément écouter aussi, m&rsquo;imprégner du timbre des voix qui sont à chaque fois très spécifiques. <strong>Lorsque je travaille sur un morceau, j&rsquo;essaie d&rsquo;écouter des versions très différentes.</strong> C&rsquo;est incroyable à quel point, bien que ce soit le même compositeur et la même partition, les interprétations peuvent varier en fonction du tempo, de l&rsquo;intention, et des nuances, menant à des résultats très différents. Chaque chanteur ou interprète a sa propre manière d&rsquo;être sur scène. Idem pour les musiciens. Par exemple, Vincent Daguet, le violoncelliste avec lequel j&rsquo;ai la chance de chanter, dégage beaucoup par son jeu et sa présence. C&rsquo;est vraiment essentiel. <strong>Concernant le chant, et c&rsquo;est pour cela que j&rsquo;ai envie que les gens chantent, il y a un sentiment de communion,</strong> pas forcément au sens sacré, qu&rsquo;on soit croyant ou non. <strong>Et ce que j&rsquo;aime par-dessus tout, c&rsquo;est le chant polyphonique.</strong> J&rsquo;apprécie chanter en solo, mais chanter à deux, à trois, à quatre, ou avec une chorale, crée <strong>une harmonie</strong> comparable à une équipe sportive en parfaite synchronisation.</em> <em><strong>Cela donne un résultat incroyable,</strong> qu&rsquo;on est incapable de produire seul. C&rsquo;est un sentiment très agréable, qui transcende, surtout quand on est plombé par l&rsquo;actualité ou des problèmes. <strong>Ça fait vraiment du bien à l&rsquo;âme.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale : </strong>Les émotions que vous ressentez en écoutant sont les mêmes que celles que vous ressentez en chantant ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Geneviève Emonet : </strong><em>Tout à fait. Aline&nbsp;(Pelletier) me disait : quand on est sur scène, il faut <strong>chanter comme si c&rsquo;était la dernière fois,</strong> avec autant d&rsquo;implication, que ce soit dans une maison de retraite ou une cathédrale. <strong>Si on veut créer une vocation chez un enfant, il faut y mettre son âme.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale : </strong>Quels sont les instants magiques qui vous viennent immédiatement à l&rsquo;esprit ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Geneviève Emonet : </strong><em>Des moments magiques, il y en a eu beaucoup. Mais l&rsquo;un des meilleurs était lors d&rsquo;un spectacle de <strong>La Flûte Enchantée avec des enfants des quartiers nord de Blois,</strong> où le retour du public était incroyable.</em> <em>Il y a aussi eu des concerts <strong>en polyphonie à la cathédrale, </strong>et un moment très spécial lors du <strong>Dialogue des Carmélites avec un orchestre.</strong></em> <em>Et honnêtement, <strong>lors des dernières répétitions</strong> pour le concert à venir, <strong>j&rsquo;ai tellement apprécié que j&rsquo;aurais pu continuer sans fin. C&rsquo;est magique même en répétition !</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale : </strong>Vous avez des objectifs ou rêves ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Geneviève Emonet : </strong><em><strong>Continuer ce que je fais.</strong> Je ne cherche pas plus que ce que j&rsquo;ai aujourd&rsquo;hui, j&rsquo;ai juste peur que cela s&rsquo;arrête. Je suis très contente d&rsquo;être implantée au niveau local. Un de mes rêves est <strong>que Le Barbier de Séville réussisse et que nous puissions le jouer à Noël 2025.</strong></em> <em>Il faut trouver les financements. Faire <strong>des adaptations d&rsquo;opéras pour les enfants,</strong> comme Les noces de Figaro et Carmen. J&rsquo;espère aussi pouvoir <strong>intervenir auprès d&rsquo;autres enfants à l&rsquo;hôpital</strong>, comme j&rsquo;ai pu le faire pour une petite fille immobilisée à domicile depuis des semaines. Nous sommes passés durant les fêtes de Noël, elle était ravie de notre visite. Et puis, j&rsquo;ai fait de belles rencontres, comme Juliette Mantrand, qui pourra peut-être intervenir comme clowne à l&rsquo;hôpital. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Chantez-vous tous les jours ? Comment entretenez-vous votre voix ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Geneviève Emonet : </strong><em>Je devrais faire des vocalises tous les jours, mais pour être honnête, je n&rsquo;ai pas toujours le temps. Cependant, je pratique très régulièrement.</em> <em><strong>Être chanteuse lyrique est exigeant.</strong></em> <em>C&rsquo;est pourquoi on dit « Faire sa diva ». Comme pour les sportifs de haut niveau, <strong>on ne peut pas manger ce que l&rsquo;on veut avant les concerts, ou se coucher tard.</strong> Il faut prendre soin de sa voix, car sinon, les notes aiguës ne sortent pas correctement. Et même dans les médiums.</em> <em>Il faut beaucoup travailler et être très sérieux lorsqu&rsquo;on a des concerts.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Percevez-vous si un public a plus l&rsquo;oreille qu&rsquo;un autre ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Geneviève Emonet : </strong><em>Les compliments de mélomanes font plaisir. En tant qu&rsquo;artiste, on a rarement des retours négatifs. On vient rarement le dire… Mais, oui, on aime recevoir des compliments, surtout de la part de personnes compétentes et respectées dans le milieu, <strong>cela conforte et on se dit qu&rsquo;on a sa place.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale : </strong>C&rsquo;est une forme de chant qui exige de la perfection, est-ce une charge mentale ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Geneviève Emonet : </strong><em>Je suis consciente que je ne suis pas parfaite du tout. <strong>L&rsquo;art lyrique est dans la perfection, mais je ne suis pas parfaite.</strong> Même les plus grands artistes font des erreurs. On est humain, et il ne faut pas se mettre trop de pression.</em> <em>Il ne faut pas se mettre trop de barrières à ce niveau là, sinon on ne fait rien. <strong>Quand on commet une erreur sur scène, il ne faut pas perdre pied en revanche, car c&rsquo;est très déstabilisant.</strong> Il faut continuer et surtout ne pas le laisser transparaître. La pression est présente, on se met à nu tout de même.</em> <em>Je n&rsquo;ai pas le trac au point d&rsquo;avoir la gorge sèche ou de trembler, mais je ressens toujours un petit stress, surtout sur certains passages difficiles.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale : </strong>Concernant le montage du<em> Barbier de Séville</em> le stress existe ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Geneviève Emonet : </strong><em>Oui, car nous sommes en pleine préparation et en <strong>recherche de financements.</strong> Rien n&rsquo;est acquis, mais il est important de continuer à se battre. Pour des spectacles ambitieux comme Le Barbier de Séville, même avec une bonne équipe et 5-6 artistes, il faut un programmateur, un soutien financier pour les costumes et les décors, sans quoi on est contraint de faire des compromis.</em> <em><strong>L&rsquo;objectif est de proposer un spectacle complet.</strong></em> <em>Mais les comptes de l&rsquo;association doivent rester à l&rsquo;équilibre.</em> <em>La recherche de subventions sera déterminante.</em> <em><strong>En France, les artistes bénéficient d&rsquo;un soutien considérable</strong> grâce aux subventions publiques et au statut d&rsquo;intermittent, ce qui est exceptionnel comparé à d&rsquo;autres pays.</em> <em>Mais les subventions ne sont pas un puits sans fond, ce n&rsquo;est pas automatique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale : </strong>Parmi les chanteuses et chanteurs, qui est immanquable selon vous ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Geneviève Emonet : </strong><em>J&rsquo;aime beaucoup <strong>Patricia Petibon</strong> et <strong>Philippe Jaroussky</strong>, en lien avec la musique baroque. J&rsquo;ai aussi <strong>un faible pour Cecilia Bartoli</strong>, notamment pour son jeu de scène. Car ce n&rsquo;est <strong>pas une grande voix au sens wagnérien du terme.</strong> Elle a beaucoup chanté du Mozart qui lui allait à merveille. <strong>Elle a une manière de chanter et de s&rsquo;exprimer qui a révolutionné l&rsquo;art lyrique.</strong> Elle mettait <strong>un peu de souffle dans la voix, ce qui est normalement interdit.</strong> Pour moi, c&rsquo;est une <strong>chanteuse lyrique de variétés. </strong>Elle a contribué à déringardiser l&rsquo;opéra. Elle a chanté des tubes, puis elle a exploré des œuvres peu connues. Franchement, c&rsquo;est une sacré artiste !</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-prochains-rendez-vous-avec-genevieve-emonet"><a href="https://bloiscapitale.com/l-ete-musical-de-l-oiseau-lyre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Prochains rendez-vous</a> avec Geneviève Emonet</h2>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-fete-de-l-assomption-a-chambord"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Fête de l’Assomption à Chambord</mark></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le jeudi&nbsp;<strong>15 août à 11h30,</strong>&nbsp;l’<strong>église de Chambord</strong>&nbsp;accueillera un concert de musique sacrée à l’occasion de la&nbsp;<strong>fête de l’Assomption</strong>. Esther Pereira, Geneviève Emonet et Bernard Mercier interpréteront des airs de Scarlatti, Pergolesi, Legrenzi et Caccini. Cet événement est organisé par l’association des&nbsp;<strong>amis de l’Eglise de Chambord</strong>, dans l’idée de vivre un moment spirituel et musical dans un cadre majestueux.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-concert-nbsp-ave-maria-nbsp-a-la-cathedrale-de-blois"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Concert «&nbsp;Ave Maria&nbsp;» à la Cathédrale de Blois</mark></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le&nbsp;<strong>dimanche 18 août à 17h</strong>, la&nbsp;<strong>cathédrale Saint-Louis</strong>&nbsp;de Blois résonnera des plus beaux arias de la musique baroque lors du concert&nbsp;<em><strong>«&nbsp;Ave Maria&nbsp;»</strong></em>. Ce concert est organisé au profit d’actions artistiques pour les&nbsp;<strong>enfants hospitalisés</strong>. Les sopranes&nbsp;<strong>Esther Pereira</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>Geneviève Emonet</strong>, accompagnées de&nbsp;<strong>Vincent Daguet</strong>&nbsp;au violoncelle et&nbsp;<strong>Bernard Mercier</strong>&nbsp;à l’orgue, interpréteront des œuvres de&nbsp;<strong>Charpentier, Caccini, Pergolesi et Scarlatti.</strong>&nbsp;Les billets sont disponibles sur place et à la librairie Labbé, au tarif de 15 € (9 € tarif réduit) et gratuit pour les moins de 16 ans et les bénéficiaires de l&rsquo;association <strong>Cultures du Cœur</strong> (50 places ont été offertes).</p>
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		<title>Voici les dix spectacles du prochain festival « Vite au Théâtre » à Blois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jan 2024 09:11:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le festival « Vite au Théâtre » des Compagnies du Blésois, prévu du 27 février au 3 mars 2024, c&#8217;est à dire lors des prochaines vacances scolaires, est une proposition culturelle pour tous les publics. La 3e édition du festival comprend une variété de spectacles, ateliers, et rencontres, offrant une plateforme aux talents locaux. Le théâtre Nicolas &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/voici-les-dix-spectacles-du-prochain-festival-vite-au-theatre-a-blois">Voici les dix spectacles du prochain festival « Vite au Théâtre » à Blois</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le festival <strong>« Vite au Théâtre »</strong> des <strong>Compagnies du Blésois</strong>, prévu du <strong>27 février au 3 mars 2024</strong>, c&rsquo;est à dire lors des prochaines vacances scolaires, est une proposition culturelle pour tous les publics. La 3e <a href="https://bloiscapitale.com/du-14-au-19-fevrier-2023-lan-deux-du-festival-vite-au-theatre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">édition du festival</a> comprend une variété de spectacles, ateliers, et rencontres, offrant une plateforme aux talents locaux. Le <strong>théâtre Nicolas Peskine</strong> est le lieu principal du festival, avec des tarifs accessibles (entre 6 et 12€). Le final, une création collective nommée <em>« Saltimbanques ! »</em>, se jouera à la <strong>Halle aux grains</strong>. S&rsquo;y produiront la<strong> Ben Compagnie</strong>, <strong>Bodobodó</strong>, la <strong>Compagnie du Hasard</strong>, la <strong>Compagnie du Divan</strong>, <strong>L’intruse</strong>, <strong>Jean &amp; Faustin</strong> et <strong>Laura Desprein</strong>. La billetterie pour les dix spectacles est d&rsquo;ores et déjà <a href="https://www.festivalvat.com/billetterie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ouverte (ici)</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-programme-de-vite-au-theatre">Le programme de « Vite au Théâtre »</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong><mark style="background-color:#fcb900" class="has-inline-color">« Le tour du monde en 40 jours »</mark></strong> se joue le <strong>mardi 27 février à 10h30</strong> au Théâtre Nicolas Peskine. Adapté pour les enfants dès 6 ans, ce spectacle d&rsquo;une heure, dont les billets coûtent entre 6 et 12 €, raconte l&rsquo;histoire de Phileas Fogg et Passepartout, célébrés pour leur exploit autour du monde. Ils se voient alors défier par Lord Stuart pour une nouvelle aventure extraordinaire. Ce spectacle promet d&rsquo;être un mélange d&rsquo;audace et d&rsquo;ingéniosité. Il est mis en scène par Timour Von der Bijl et joué par Alexis Hauchard, de la Ben Compagnie.</li>



<li><strong><mark style="background-color:#fcb900" class="has-inline-color">« Lysistrata »</mark></strong> (<strong>27 février à 20h30</strong>, dès 10 ans, 1h) : Une comédie antique où les femmes, menées par Lysistrata, entament une grève du sexe pour ramener la paix et les hommes chez eux. Ce spectacle allie sérieux et humour pour inciter à la réflexion. Avec Elise Ghienne, Caroline Guisset, Frédéric Martin, Camille Nivesse, Stéphanie Thimonnier-Pinguet. Par la Ben Compagnie.</li>



<li><em><strong>Atelier famille</strong> : 28 février et 2 mars, de 15h à 16h30, animé par Céline Moreau puis Yann Lamesch.</em></li>



<li><strong><mark style="background-color:#fcb900" class="has-inline-color">« Passe passe le temps »</mark></strong> (<strong>28 février</strong> <strong>à 10h30</strong>, dès 2 ans, 40 min) : Un spectacle charmant et émouvant, jouant avec les saisons et le temps, promettant des surprises pour les petits spectateurs. De et avec Nathalie Kiniecik, par la compagnie l’Intruse.</li>



<li><strong><mark style="background-color:#fcb900" class="has-inline-color">« Bulles bleues »</mark></strong> (<strong>28 février à 20h30,</strong> dès 10 ans, 1h15) : Inspiré des souvenirs d&rsquo;enfance de Maurice Maeterlinck, ce spectacle offre une immersion poignante dans les trésors de l&rsquo;enfance. De Maurice Maeterlinck. Avec Loïc Chavigny et Nathalie Kiniecik. Création musicale : Sylvain Nourguier. Par la compagnie l’Intruse.</li>



<li><strong><mark style="background-color:#fcb900" class="has-inline-color">« Les mille en une nuit »</mark></strong> (<strong>29 février à 10h30</strong>, dès 3 ans, 45 min) : Un spectacle jeune public, mélangeant théâtre d&rsquo;ombre et conte, inspiré des histoires de marchands et marins orientaux. De et avec Juliette Mantrand et Frédéric Martin, par la Compagnie Jean et Faustin.</li>



<li><s><strong><mark style="background-color:#fcb900" class="has-inline-color">« Hallali »</mark></strong> (29 février à 20h30, dès 14 ans, 1h30) : Une pièce dramatique des années 70, explorant la justice, l&rsquo;amour et la rage. Lecture-spectacle écrite et mise en scène par Laura Desprein, par la Compagnie Bodobodó. Avec Claudie Ollivier et la voix de Philippe Chenal.</s></li>



<li><em><strong>Atelier poésie</strong> : 1er mars, de 17h à 19h, dirigé par Benjamin Kerautret.</em></li>



<li><strong><mark style="background-color:#fcb900" class="has-inline-color">« L&rsquo;autre »</mark></strong> (<strong>1er à 10h30 et 2 mars</strong> <strong>à 17h</strong>, dès 5 ans, 45 min) : Deux êtres d&rsquo;un autre monde se rencontrent, soulevant des questions d&rsquo;identité et de cohabitation. De et avec Laurence Boisot et Céline Moreau, par la Compagnie du Divan.</li>



<li><strong><mark style="background-color:#fcb900" class="has-inline-color">« Antigone vs Créonne »</mark></strong> (<strong>1er mars à 20h30</strong>, dès 12 ans, 1h30) : Une adaptation moderne du mythe d&rsquo;Antigone, mêlant des éléments contemporains. D’Emmanuel Faventines, par la Compagnie du Hasard. Avec Ulysse Barbry, Delphine Chuillot, Gilbert Epron, Sarah Glond, Martin Lenzoni, Danièle Marty.</li>



<li><strong><mark style="background-color:#fcb900" class="has-inline-color">« Il faut de tout pour faire un monde »</mark></strong> (<strong>2 mars à 20h30</strong>, dès 5 ans, 1h20) : Une comédie familiale qui interroge avec humour le concept du vivre-ensemble. De et avec Caroline Guisset, Juliette Mantrand et Frédéric Martin, par la Compagnie Jean et Faustin.</li>



<li><strong><mark style="background-color:#8ed1fc" class="has-inline-color">« Saltimbanques ! »</mark></strong> (<strong>3 mars à 16h, tout public, 2 €</strong>) : Un spectacle qui réunit comédiens amateurs et professionnels pour <strong>célébrer leur amour du théâtre</strong>. Conception : Laura Desprein, Madeline Fouquet, Nathalie Kiniecik, Agnès Verlinde, avec la Ben Compagnie, la Compagnie Bodobodó, la Compagnie du Divan, la Compagnie du Hasard, la Compagnie l’Intruse, la Compagnie Jean et Faustin, les élèves de la spécialité théâtre du Lycée Dessaignes et du Conservatoire à Rayonnement Départemental, les adhérent·e·s de l’ALCV, de l’ALEP, de l’Espace Quinière &#8211; Rosa-Parks, de l’Espace Mirabeau, de la Maison de Bégon, de la Maison des Provinces et du théâtre de l’EPI.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de détails sur <a href="http://www.festivalvat.com/">www.festivalvat.com</a>.</p>
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