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	<title>Archives des poésie du vivant - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des poésie du vivant - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Angélique Cormier : poétiser le monde, un pli après l’autre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Mar 2025 12:46:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Angélique Cormier est musicienne, performeuse, improvisatrice, artiste du son et de la matière. Plieuse de papier obsessionnelle et exploratrice de la fragilité, elle revendique une poésie du saisissement et une rigueur instinctive. Née à Vierzon, elle assume une identité singulière : « Moi c’est Angélique, je suis un Scorpion de 79 né à Vierzon. » &#8230;</p>
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<p><strong>Angélique Cormier est musicienne, performeuse, improvisatrice, artiste du son et de la matière.</strong> Plieuse de papier obsessionnelle et exploratrice de la fragilité, elle revendique <strong>une poésie du saisissement</strong> et une rigueur instinctive. Née à Vierzon, elle assume une identité singulière : <em>« Moi c’est Angélique, je suis un Scorpion de 79 né à Vierzon. »</em> Et ajoute, sourire en coin : <em>« C&rsquo;était pas gagné quoi. »</em></p>



<p>Son univers est un mélange d&rsquo;intuition et de construction, une tension assumée entre chaos et structure : <em>« Ça se mélange entre raison et déraison, j&rsquo;ai envie de dire&#8230; j&rsquo;essaie d&rsquo;allier à la fois une pensée, une structuration, et à vif, ce qui jaillit de mes émotions, de mon vécu. »</em> <strong>Chez elle, la pensée est un fil conducteur que l’instinct réveille et bouscule.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4054_MDF-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-24270" style="width:683px;height:auto" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4054_MDF-683x1024.jpg 683w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4054_MDF-200x300.jpg 200w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4054_MDF-768x1152.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4054_MDF-1024x1536.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4054_MDF-1365x2048.jpg 1365w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4054_MDF-scaled.jpg 1707w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption class="wp-element-caption">Angélique Cormier participant à « Hors lits » à Blois. Crédit photo : <a href="https://bloiscapitale.com/benjamin-brossolette-capter-linstant-reveler-lhumain" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Benjamin Brossolette</a></figcaption></figure></div>


<p><strong>Tout commence, dans l’enfance, par une approche non orthodoxe de la musique</strong>. Elle débute avec une professeure de yoga, une musicienne <em>« que je vois encore de temps en temps, <strong>une femme qui m&rsquo;a initiée à la musique plutôt qu&rsquo;au piano. »</strong></em> La musique, dès le départ, n’est pas une discipline à dompter mais un territoire à explorer. Dans sa famille, elle plane dans l&rsquo;air : <em>« J&rsquo;avais un grand-père musicien, mon père était un peu musicien aussi, mais ils n&rsquo;étaient pas musiciens professionnels. Il y avait la musique dans l&rsquo;air un peu régulièrement. »</em></p>



<p>Elle intègre ensuite un cursus classique, se spécialise dans le piano, mais bifurque vite. <em>« Il y avait le parcours classique, mais qui a été nourri aussi de plein d&rsquo;autres influences : impro, jazz, musique contemporaine, musique traditionnelle. Et je suis aussi empreinte de musique populaire énormément. Je ne hiérarchise pas vraiment, <strong>je ne hiérarchise pas du tout en fait les musiques. »</strong></em></p>



<p><strong>Ce refus des cloisons et des cases caractérise dès le départ sa vision artistique.</strong> Son adolescence est marquée par un chœur de musique contemporaine dirigé par un professeur pluridisciplinaire à Vierzon : <em>« On ne faisait pas que chanter, on faisait des mises en scène. Moi, dès mon adolescence, j&rsquo;ai été ouverte vraiment à quelque chose de vraiment pluridisciplinaire, au monde de la performance, au mélange des genres, des histoires, au mélange des périodes artistiques. Moi, mes playlists gamines, ça allait aussi bien de musique contemporaine à du rock, à de la techno. »</em> <strong>L&rsquo;éclectisme devient une manière d&rsquo;habiter le monde.</strong></p>



<p><strong>En 2005, elle découvre le soundpainting, langage de composition en temps réel,</strong> lors d’un stage avec Vincent Lê Quang : <em>« Un musicien hors pair, vraiment un artiste merveilleux »</em>, dit Angélique Cormier. Cette technique hybride, gestuelle et sonore, bouleverse sa pratique. Elle se forme ensuite avec Walter Thompson : <em>« Il m&rsquo;a dit : « Je viens à Paris dans six mois faire une masterclass. » Ok, je viens. <strong>Il a vu que j&rsquo;étais très motivée. Il m&rsquo;a dit : « J&rsquo;organise un think tank à Woodstock, viens. » »</strong></em> Formée à New-York, cette immersion l’entraîne à créer le <strong>Tours Soundpainting Orchestra,</strong> qu&rsquo;elle dirigera pendant quinze ans jusqu&rsquo;en 2020. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Nuit des musées - FRAC" width="1220" height="686" src="https://www.youtube.com/embed/ZIDzST2f9Pw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<p>Le soundpainting, pour elle, est un langage clair, direct, vivant. Elle insiste sur l’importance de l’improvisation véritable : <em><strong>« Composer en temps réel. »</strong></em> L&rsquo;art de la présence, de l&rsquo;écoute, de la prise de risque. <em>« Le but, c&rsquo;est quand même de monter sur scène en ne sachant pas par quoi on commence. <strong>Ça crée des moments vraiment de présence extrême, de jeu aussi très puissant.</strong> Parce qu&rsquo;on est là ! »</em> Dans le soundpainting comme dans la vie, elle explore les énergies : <em><strong>« L&rsquo;inspiration ?</strong> Je ne sais pas ce que j&rsquo;en pense. Je crois plutôt à l&rsquo;énergie, à la vitalité. Pas l&rsquo;énergie comme concept fumeux, ésotérique.<strong> Je parle de l&rsquo;élan du corps, de l&rsquo;esprit, de nos émotions. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4059_MDF-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-24266" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4059_MDF-683x1024.jpg 683w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4059_MDF-200x300.jpg 200w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4059_MDF-768x1152.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4059_MDF-1024x1536.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4059_MDF-1365x2048.jpg 1365w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4059_MDF-scaled.jpg 1707w" sizes="auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption class="wp-element-caption">Angélique Cormier participant à « Hors lits » à Blois. Crédit photo : Benjamin Brossolette</figcaption></figure></div>


<p>En 2011, le papier revient. Déclencheur : un artiste amateur d’origami. Elle retrouve <strong>une matière qu’elle a toujours aimée</strong> : <em>« La liste de fournitures scolaires, pour moi, c&rsquo;était Noël. J&rsquo;avais des journaux, du papier à lettres, plein de relations épistolaires. Je pliais déjà un peu. »</em> Depuis, elle plie. <em>« Je suis tombée dedans. Je me suis à plier chez moi. J&rsquo;ai fait mes gammes. Et je n&rsquo;ai jamais arrêté. »</em> Le papier, fragile et résistant, est une allégorie du vivant : <strong><em>« Avec juste un pli, il tient debout, il prend du volume, il prend de la force. »</em></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4061_MDF-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-24271" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4061_MDF-683x1024.jpg 683w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4061_MDF-200x300.jpg 200w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4061_MDF-768x1152.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4061_MDF-1024x1536.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4061_MDF-1365x2048.jpg 1365w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4061_MDF-scaled.jpg 1707w" sizes="auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption class="wp-element-caption">Angélique Cormier participant à « Hors lits » à Blois. Crédit photo : Benjamin Brossolette</figcaption></figure></div>


<p>Le geste devient méditation, le pli une façon de vivre. <em>« Le toucher du papier est d&rsquo;une grande sensualité. Il y a un son différent, à l&rsquo;envers, à l&rsquo;endroit. Il peut être texturé. J&rsquo;utilise un papier japonais, un papier dentelle. On dirait presque une mue d&rsquo;un animal. »</em> Angélique assume être <strong>plieuse de papier obsessionnelle</strong> : <strong><em>« Oui, je suis une P.P.O. ! »</em> Et un brin punk</strong> : <em>« Je peux être perfectionniste à l&rsquo;extrême, et en même temps faire un truc avec trois bouts de ficelle. Je suis pleine de contradictions. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4111_MDF-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-24272" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4111_MDF-1-1024x683.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4111_MDF-1-300x200.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4111_MDF-1-768x512.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4111_MDF-1-1536x1024.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4111_MDF-1-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Angélique Cormier participant à « Hors lits » à Blois. Crédit photo : Benjamin Brossolette</figcaption></figure></div>


<p>D&rsquo;autant plus qu&rsquo;<strong>elle revendique la poésie comme fil rouge</strong> : <em><strong>« Faire jaillir ce qui est sensible, ce qui est fragile, ce qu&rsquo;on ne voit pas. »</strong></em> Ce qu&rsquo;elle cherche ? <em>« Créer un saisissement. Ce que je nous souhaite à toutes et tous, c&rsquo;est d&rsquo;<strong>avoir au moins une fois par jour un moment de saisissement. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4106_MDF-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-24268" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4106_MDF-1024x683.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4106_MDF-300x200.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4106_MDF-768x512.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4106_MDF-1536x1024.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4106_MDF-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Angélique Cormier participant à « Hors lits » à Blois. Crédit photo : Benjamin Brossolette</figcaption></figure></div>


<p>Ce saisissement ne vient pas par hasard : il peut s&rsquo;écrire aussi dans le choix de mots. Ses préférés sont des étendards silencieux : <em><strong>« Délicatesse. Fragilité. Tendresse. Punk. Poésie, </strong>évidemment.<strong> Et même « poiesis »,</strong> l&rsquo;origine grecque du mot, qui veut dire <strong>« faire », « créer »</strong>. Mais aussi les mots <strong>Terre. Composition.</strong> Composer avec ce qui se passe. »</em> Et dans cette idée, elle refuse les artifices langagiers, les étiquettes et les langages creux. Elle veut dire vrai.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4042_MDF-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-24267" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4042_MDF-1024x683.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4042_MDF-300x200.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4042_MDF-768x512.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4042_MDF-1536x1024.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4042_MDF-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Angélique Cormier participant à « Hors lits » à Blois. Crédit photo : Benjamin Brossolette</figcaption></figure></div>


<p><strong>Face à la brutalité du monde, Angélique Cormier ne fuit pas.</strong> Elle agit. Elle invente des formes de résistance sensibles. <strong><em>« Plus le monde est brutal, plus j&rsquo;ai besoin de plier, de jouer, de poétiser. Je crois qu&rsquo;en tant qu&rsquo;artiste, on a un job : donner de l&rsquo;espoir. »</em></strong> Une résistance qui ne nie pas la noirceur, mais qui choisit d’y opposer le mouvement, le vivant, le souffle.</p>



<p>Cette sensibilité se transmet, elle se partage. Angélique aime les enfants, travaille avec eux comme avec des adultes. Mais ce n’est pas une simple question de médiation : c’est une déclaration d’intention. <em>« Pour moi, c&rsquo;est politique de travailler avec les enfants. <strong>Transmettre de la poésie, de la sensibilité à ce qui est fragile, c&rsquo;est une manière de faire. »</strong></em> Leur présence lui est nécessaire. Leur réaction, directe, sincère, l&rsquo;inspire. Elle y trouve une manière d&rsquo;être au monde, avec les autres, sans filtres ni apprêt. <strong>Tout est politique, selon elle. </strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4102_MDF-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-24264" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4102_MDF-1024x683.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4102_MDF-300x200.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4102_MDF-768x512.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4102_MDF-1536x1024.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_4102_MDF-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Angélique Cormier participant à « Hors lits » à Blois. Crédit photo : Benjamin Brossolette</figcaption></figure></div>


<p>Quid de la création ? <strong><em>« Ce n&rsquo;est pas plus explicable que l&rsquo;amour »</em></strong>, répond Angélique Cormier. <strong>Le geste créatif, comme le sentiment amoureux, surgit de cette même zone incertaine, impérative, impossible à rationaliser.</strong> Tout comme l&rsquo;instant suspendu qui émerveille ou étonne. Et si un jour il est absent, il ne vient pas, alors elle le provoque. Elle ne le laisse pas s’évaporer. <em>« Je prends mes papiers dans mon sac, je vais les installer. Et puis là, ça va mieux. »</em></p>



<p>Car dans un monde trop souvent pressé, brutal, saturé de certitudes, Angélique Cormier travaille à mains nues, avec <strong>la patience opiniâtre des artisanes de l’invisible</strong>. Elle plie, elle crée, elle écoute.<strong> Elle ne prétend pas guérir, ni même expliquer. Elle cherche simplement — et cela suffit — à faire jaillir un éclat.</strong> Un saisissement. Une forme d’étonnement qui reconnecte à la vie, dans ce qu’elle a de plus subtil, de plus éphémère, de plus essentiel. À celles et ceux qui prennent le temps de l’écouter, elle offre cette simple boussole : composer avec ce qui se passe. Poétiquement. Politiquement. Entièrement.</p>



<p>Pour en savoir plus : <a href="http://www.angeliquecormier.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">angeliquecormier.com</a></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="805" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-FEVRIER-2025-1024x805.png" alt="l'amour qui s'éprouve" class="wp-image-22688" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-FEVRIER-2025-1024x805.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-FEVRIER-2025-300x236.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-FEVRIER-2025-768x604.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-FEVRIER-2025-1536x1208.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-FEVRIER-2025.png 1640w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p></p>
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		<title>Paule Honoré : La Loire, les arbres, l&#8217;expo</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/paule-honore-la-loire-les-arbres-l-expo</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Oct 2024 08:41:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Loin des cadres rigides, Paule Honoré, artiste peintre résidant à Blois, a su développer une approche singulière, mêlant paysage, nature et abstraction dans une œuvre où l’onirisme côtoie la réflexion sur le vivant. Son exposition actuelle à Fleur de Loire (vernissage jeudi 10 octobre 2024 à partir de 18h), intitulée « La Loire, les arbres &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Loin des cadres rigides, <strong>Paule Honoré,</strong> artiste peintre résidant à Blois, a su développer une approche singulière, mêlant <strong>paysage, nature et <a href="https://bloiscapitale.com/l-abstraction-lyrique-poetique-pure-de-paule-honore" target="_blank" rel="noreferrer noopener">abstraction</a></strong> dans une œuvre où l’onirisme côtoie la réflexion sur le vivant. Son <strong>exposition </strong>actuelle à<strong> <a href="https://bloiscapitale.com/christophe-hay-ce-livre-cest-ma-signature-cest-une-grande-fierte-pour-moi" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fleur de Loire</a> (vernissage jeudi 10 octobre 2024 </strong>à partir de 18h), intitulée <em><strong>« La Loire, les arbres »</strong></em>, plonge l&rsquo;œil dans un univers où la nature stylisée devient à la fois <strong>reflet et réinvention d’un monde visible et invisible.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="622" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/paule-honore-expo-fleur-de-loire-1024x622.jpg" alt="" class="wp-image-19700" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/paule-honore-expo-fleur-de-loire-1024x622.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/paule-honore-expo-fleur-de-loire-300x182.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/paule-honore-expo-fleur-de-loire-768x466.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/paule-honore-expo-fleur-de-loire-1536x932.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/paule-honore-expo-fleur-de-loire-2048x1243.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-nouvelle-direction-nee-du-confinement"><strong>Une nouvelle direction née du confinement</strong></h3>



<p>Paule Honoré a entamé cette série d&rsquo;œuvres après le premier confinement, une période qui a marqué un tournant dans son travail. Jusque-là, elle était connue pour ses créations abstraites. <em><strong>« Après le confinement, j&rsquo;ai ressenti le besoin de me tourner vers quelque chose de plus figuratif.</strong> Ce basculement a coïncidé avec la création de ma série sur les usines, née durant cette même période. Je m’interrogeais sur l’impact de ces arrêts forcés de l’activité industrielle à travers le monde, mais en parallèle, j’ai ressenti le besoin impérieux de revenir à des motifs végétaux, à des éléments plus organiques »</em>, confie l&rsquo;artiste.</p>



<p>Ainsi, entre ces deux approches – l’industrie et la nature – Paule Honoré trouve un équilibre. Tandis que ses usines, exposées actuellement à la <strong><a href="https://www.galerieavm.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">galerie AVM</a> à Paris</strong> (42 rue Caulaincourt), évoquent une nature qui reprend ses droits sur des infrastructures abandonnées, sa série <em>La Loire, les arbres</em> est un hommage aux arbres et aux paysages ligériens. Ces deux univers, bien que distincts, se rejoignent dans <strong>une quête partagée : celle de la vie qui persiste,</strong> malgré l’inaction ou le silence.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-paysagisme-abstrait-invitation-a-la-contemplation"><strong>Un paysagisme abstrait, invitation à la contemplation</strong></h3>



<p>Si Paule Honoré évoque un changement vers une forme de figuration, son travail ne peut être simplement classé dans cette catégorie. Pour elle, il s&rsquo;agit d’un <em><strong>« paysagisme abstrait »</strong></em>. Ses arbres, bien qu&rsquo;identifiables comme tels, ne sont pas représentés de manière réaliste. Ils sont reconstitués dans un univers de couleurs éclatantes et inattendues. <em>« Les arbres me fascinent, ils représentent la vie silencieuse. Quand je me promène, je les regarde, je leur parle. Ils sont des êtres vivants avec qui je dialogue »</em>, explique-t-elle.</p>



<p>Dans l’œuvre de Paule Honoré, les arbres sont réinterprétés à travers un prisme chromatique, où les verts laissent place à des ramures roses, des troncs de couleurs vives. <strong><em>« J’aime imaginer les arbres autrement, leur offrir un autre monde, loin des représentations conventionnelles »</em></strong>, ajoute-t-elle. Ce jeu sur la couleur et les formes ne cherche pas à reproduire fidèlement la nature, mais à proposer une vision plus intérieure, une métaphore d&rsquo;un monde invisible et peut-être spirituel.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="819" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/paule-honore-blois-819x1024.jpg" alt="" class="wp-image-19701" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/paule-honore-blois-819x1024.jpg 819w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/paule-honore-blois-240x300.jpg 240w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/paule-honore-blois-768x960.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/paule-honore-blois-1229x1536.jpg 1229w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/paule-honore-blois-1638x2048.jpg 1638w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/paule-honore-blois-scaled.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 819px) 100vw, 819px" /></figure></div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-processus-creatif-du-croquis-a-la-toile"><strong>Le processus créatif : du croquis à la toile</strong></h3>



<p>Le cheminement artistique de Paule Honoré est un voyage entre deux réalités : <strong>celle de l’observation in situ et celle de la réinterprétation en atelier.</strong> L&rsquo;artiste prend le temps de s&rsquo;imprégner de la nature, d’esquisser des croquis sur le vif, avant de rentrer dans son atelier pour prolonger ces moments d’inspiration. <em>« Je fais beaucoup de croquis dans la nature, puis je les retravaille avec des crayons de couleur. Je multiplie les esquisses jusqu&rsquo;à trouver une composition qui me convient. L&rsquo;harmonie colorée, elle, évolue au fur et à mesure, souvent de manière instinctive »</em>, détaille-t-elle.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="750" height="480" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/toire-paule-honore.png" alt="" class="wp-image-19698" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/toire-paule-honore.png 750w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/toire-paule-honore-300x192.png 300w" sizes="auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure></div>


<p>L’artiste admet cependant que <strong>certaines toiles prennent le dessus,</strong> comme ce grand triptyque sur bois exposé actuellement à Fleur de Loire. <em><strong>« Ce tableau m&rsquo;a complètement échappé.</strong> À l&rsquo;origine, la ramure rose devait être un fond, mais en travaillant au couteau, je me suis rendue compte que le rose suffisait. J&rsquo;avais dit tout ce que j&rsquo;avais à dire à travers cette couleur et cette texture, sans avoir besoin de rajouter quoi que ce soit. »</em> Une expérience qui montre que, même pour une artiste aguerrie, <strong>l’œuvre peut parfois prendre le dessus sur l&rsquo;intention première.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-nature-comme-force-guerisseuse"><strong>La nature comme force guérisseuse</strong></h2>



<p>Ce lien avec la nature, que Paule Honoré qualifie de guérisseur, est central dans son travail. <em><strong>« Je vois dans la nature quelque chose de profondément réconfortant et guérisseur</strong>. Les arbres, les paysages, tous ces éléments sont vivants et animés d&rsquo;une énergie particulière. »</em> Si certains pourraient qualifier cet aspect de <em>« chamanique »</em>, Paule Honoré préfère l&rsquo;idée d&rsquo;une nature qui parle directement à l’esprit.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="908" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/Paule-Honore-908x1024.jpg" alt="" class="wp-image-19703" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/Paule-Honore-908x1024.jpg 908w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/Paule-Honore-266x300.jpg 266w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/Paule-Honore-768x866.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/Paule-Honore-1362x1536.jpg 1362w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/Paule-Honore-1816x2048.jpg 1816w" sizes="auto, (max-width: 908px) 100vw, 908px" /></figure></div>


<p>Son attachement à la Loire est d’ailleurs perceptible dans l’usage de certaines couleurs. Elle évoque, par exemple, un tableau exposé, où le turquoise domine : <em>« Quand je traverse la Loire, surtout au coucher du soleil, le reflet de l’eau et des herbes donne parfois cette teinte turquoise. J’ai même demandé à mon mari de me confirmer que je ne rêvais pas ! »</em> Ce turquoise, qu’elle capte dans la réalité, devient dans son œuvre un moyen d’atteindre une forme de transcendance.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-regard-sur-le-vivant-et-l-inacheve"><strong>Un regard sur le vivant et l’inachevé</strong></h2>



<p>Paule Honoré aime à citer Vladimir Jankélévitch : <em><strong>« C&rsquo;est dans l&rsquo;inachevé qu&rsquo;on laisse la vie s&rsquo;installer »</strong></em> Pour elle, l’inachevé, qu’elle considère comme une porte ouverte sur le vivant, est au cœur de son approche artistique. <em>« Quand quelque chose est fini, fermé, il n&rsquo;y a plus de vie. C&rsquo;est dans l&rsquo;inachèvement que je trouve l&rsquo;énergie de la vie »,</em> explique-t-elle. Sa peinture, dit-elle, est une <strong>poétique du vivant</strong>.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="924" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/Paule-Honore-Fleur-de-Loire-1024x924.jpg" alt="" class="wp-image-19699" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/Paule-Honore-Fleur-de-Loire-1024x924.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/Paule-Honore-Fleur-de-Loire-300x271.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/Paule-Honore-Fleur-de-Loire-768x693.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/Paule-Honore-Fleur-de-Loire-1536x1386.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/Paule-Honore-Fleur-de-Loire-2048x1848.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div><p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/paule-honore-la-loire-les-arbres-l-expo">Paule Honoré : La Loire, les arbres, l&rsquo;expo</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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