<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des pollution plastique - Blois Capitale Agglopolys</title>
	<atom:link href="https://bloiscapitale.com/tag/pollution-plastique/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://bloiscapitale.com/tag/pollution-plastique</link>
	<description>Le Webmag de Blois</description>
	<lastBuildDate>Sun, 17 May 2026 12:54:33 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.2</generator>

<image>
	<url>https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2022/12/cropped-LOGO-BC-512-32x32.png</url>
	<title>Archives des pollution plastique - Blois Capitale Agglopolys</title>
	<link>https://bloiscapitale.com/tag/pollution-plastique</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Plastiques dans l’alimentation : pourquoi le recyclage ne suffira pas</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/plastiques-dans-lalimentation-pourquoi-le-recyclage-ne-suffira-pas</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/plastiques-dans-lalimentation-pourquoi-le-recyclage-ne-suffira-pas#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 May 2026 12:54:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[ADEME]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[BIA Nantes]]></category>
		<category><![CDATA[biodéchets]]></category>
		<category><![CDATA[Citéo]]></category>
		<category><![CDATA[CNRS]]></category>
		<category><![CDATA[compost]]></category>
		<category><![CDATA[déchets plastiques]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[emballages]]></category>
		<category><![CDATA[François Dedieu]]></category>
		<category><![CDATA[IATE]]></category>
		<category><![CDATA[INRAE]]></category>
		<category><![CDATA[loi Agec]]></category>
		<category><![CDATA[microplastiques]]></category>
		<category><![CDATA[Microsof]]></category>
		<category><![CDATA[nanoplastiques]]></category>
		<category><![CDATA[Nathalie Gontard]]></category>
		<category><![CDATA[plastiques]]></category>
		<category><![CDATA[Plastisol]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[pollution plastique]]></category>
		<category><![CDATA[Qualiagro]]></category>
		<category><![CDATA[recyclage]]></category>
		<category><![CDATA[réemploi]]></category>
		<category><![CDATA[santé environnementale]]></category>
		<category><![CDATA[sols agricoles]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Guillard]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bloiscapitale.com/?p=33373</guid>

					<description><![CDATA[<p>Macroplastiques, microplastiques, nanoplastiques : la pollution plastique ne concerne plus seulement les déchets visibles, les océans ou les emballages abandonnés. Elle traverse les sols agricoles, les composts, les chaînes de traitement, les aliments, les organismes vivants et jusqu’au corps humain. Dans son dossier “Manger à l’ère des plastiques”, l’INRAE dresse un état des lieux précis &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/plastiques-dans-lalimentation-pourquoi-le-recyclage-ne-suffira-pas">Plastiques dans l’alimentation : pourquoi le recyclage ne suffira pas</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Macroplastiques, microplastiques, nanoplastiques : la pollution plastique ne concerne plus seulement les déchets visibles, les océans ou les emballages abandonnés. Elle traverse les sols agricoles, les composts, les chaînes de traitement, les aliments, les organismes vivants et jusqu’au corps humain. </em></strong><em>Dans son <a href="https://www.inrae.fr/dossiers/manger-lere-plastiques" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dossier “Manger à l’ère des plastiques”</a>, l’INRAE dresse un état des lieux précis d’une dépendance devenue systémique, tout en rappelant une évidence difficile à appliquer</em><strong><em> : recycler ne suffira pas, <a href="https://bloiscapitale.com/la-fin-des-paillettes-comme-un-symbole" target="_blank" rel="noreferrer noopener">il faut produire moins.</a></em></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Le plastique est devenu l’un des matériaux ordinaires de l’alimentation contemporaine. Il emballe, protège, conserve, transporte, isole, allège, facilite. <strong>Il accompagne les aliments depuis le champ jusqu’au rayon, puis du rayon jusqu’à la cuisine.</strong> Il est dans les films de paillage, les bâches d’ensilage, les filets, les ficelles, les serres, les emballages industriels, les barquettes, les briques, les sachets, les bouteilles, les doypacks, les sacs de congélation, les bouchons, les systèmes de conservation, les filières de déchets et parfois les composts censés nourrir les sols.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette omniprésence</strong> n’est pas seulement matérielle. Elle est historique, économique, sociale. Dans son dossier publié en février 2026, l’INRAE rappelle que les plastiques sont devenus <strong><em>« indissociables de l’alimentation »</em></strong>. Ce constat s’appuie notamment sur une expertise scientifique collective copilotée par INRAE et le CNRS, après trois années d’analyse de la littérature scientifique et la mobilisation d’une trentaine d’experts internationaux. L’enjeu n’est donc pas de dénoncer un objet isolé, mais de <strong>comprendre une organisation complète</strong> : celle d’<strong>un système alimentaire qui s’est construit autour du plastique.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-matiere-qui-a-transforme-notre-facon-de-produire-et-de-manger">Une matière qui a transformé notre façon de produire et de manger</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le succès du plastique tient d’abord à ses propriétés. Léger, résistant, peu coûteux, facilement modelable, il protège les aliments contre l’oxydation, les chocs, le développement microbien et les pertes d’arômes. Pour ses défenseurs, il a longtemps été présenté comme un allié de la conservation et un moyen de limiter le gaspillage alimentaire. Mais cette lecture fonctionnelle ne suffit plus à décrire son rôle réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le plastique a accompagné l’urbanisation, l’éloignement progressif des consommateurs des lieux de production, l’allongement des distances parcourues par les denrées, puis le développement de l’agriculture industrielle et de la grande distribution.</strong> Plus les aliments voyagent, plus ils doivent être protégés. Plus ils sont préparés, découpés, transformés, portionnés, plus ils appellent des contenants adaptés. Le plastique s’est inséré dans cette chaîne au point d’en devenir une pièce structurante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’INRAE cite des chiffres qui donnent la mesure du phénomène : <strong>450 millions de tonnes de plastiques produites chaque année dans le monde et 350 millions de tonnes de déchets plastiques générées,</strong> selon des données OCDE 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le changement n’est pas seulement quantitatif. Il concerne aussi notre rapport aux aliments. Les produits prédécoupés, précuits, préépluchés, préemballés, les portions individuelles et les plats préparés ont contribué à éloigner le consommateur de la matière première. <strong>L’emballage n’est plus un simple contenant passif : il participe à une manière de produire, de vendre et de consommer.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-probleme-invisible-microplastiques-et-nanoplastiques">Le problème invisible : microplastiques et nanoplastiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La pollution plastique a longtemps été représentée par des images visibles : sacs, bouteilles, filets, déchets flottants, animaux marins piégés ou intoxiqués. Ces images ont sensibilisé le public, mais elles ne révèlent qu’une partie du problème. L’INRAE rappelle qu’il faut désormais <strong>intégrer les particules les plus petites</strong> : les microplastiques, inférieurs à 5 mm, et les nanoplastiques, inférieurs à 1 micromètre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ces fragments proviennent de la dégradation des objets plastiques</strong>, mais aussi de gestes ordinaires et d’usages quotidiens. Dévisser une bouteille en PET peut libérer des particules dans l’air ; tremper un sachet de thé en nylon dans de l’eau bouillante peut en relarguer dans la boisson ; faire passer un tracteur dans un champ revient aussi à déposer des particules issues de l’usure des pneus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La chaîne alimentaire est donc concernée à plusieurs niveaux : par les sols, par les outils agricoles, par les emballages, par les transformations industrielles, par les déchets, par l’air, par l’eau, par les organismes vivants. Selon l’INRAE, <strong>la pollution aux plastiques</strong> atteint <strong>tous les maillons</strong> de cette chaîne : <strong>le sol, les organismes vivants, les aliments et, in fine, le corps humain.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-sols-agricoles-deja-contamines">Des sols agricoles déjà contaminés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des enseignements les plus préoccupants du dossier concerne les <strong>sols agricoles.</strong> L’INRAE indique que <strong>ces sols sont dix fois plus pollués</strong> que les sols seulement affectés par la pollution diffuse liée aux pluies ou à l’air. <strong>À l’échelle mondiale, la contamination des sols par les microplastiques serait même supérieure à celle des océans,</strong> avec environ 1 000 microplastiques par kilogramme de sol sec.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, une première étude menée en 2023 dans le cadre du <strong><a href="https://agris.fao.org/search/en/providers/122439/records/6851659853e52c13fc7662b5?" target="_blank" rel="noreferrer noopener">projet Microsof</a></strong> a cherché à caractériser cette pollution diffuse. En raison de la difficulté à mesurer les fragments les plus petits, l’étude s’est limitée aux objets de plus de 315 micromètres. Résultat : <strong>les trois quarts des sols étudiés étaient pollués, à raison de 100 à 1 000 microplastiques par kilogramme de sol.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sources sont multiples. L’agriculture utilise des films de paillage, des toiles de serres, des filets d’ombrage, des enrobages d’intrants agrochimiques, des bâches pour couvrir l’ensilage, des films pour enrubanner le fourrage, des ficelles et des filets pour maintenir les balles de foin. <strong>L’élevage est particulièrement concerné</strong> : selon Plastics Europe, <strong>il représente la part la plus importante de la consommation de plastiques agricoles en France, avec une forte place des exploitations bovines.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette contamination des sols pose une question de fond. Les sols agricoles ne sont pas seulement des surfaces de production. <strong>Ce sont des milieux vivants,</strong> traversés par des organismes, des racines, des échanges chimiques et biologiques. Lorsque les plastiques s’y fragmentent, ils ne disparaissent pas : ils deviennent plus difficiles à voir, à mesurer et à retirer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-particules-dans-les-organismes-vivants-et-les-aliments">Des particules dans les organismes vivants et les aliments</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les recherches citées par l’INRAE montrent que les microplastiques et nanoplastiques peuvent se retrouver dans différents compartiments du vivant. Les organismes du sol, comme les vers de terre, les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Nematoda" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nématodes</a> ou les escargots, sont particulièrement étudiés parce qu’ils vivent au contact direct de la terre et peuvent servir d’espèces sentinelles. Les plantes sont également concernées : certaines études indiquent que <strong>des nanoplastiques peuvent pénétrer dans les racines de cultures comme la laitue ou le blé.</strong> L’INRAE évoque aussi une méta-analyse publiée en 2025 concluant à <strong>une baisse de la teneur en chlorophylle en présence de microplastiques</strong>, avec des pertes de rendement pouvant atteindre 14 % pour des cultures majeures comme le riz, le blé et le maïs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le compostage est souvent présenté comme une réponse vertueuse à la gestion des biodéchets. Il permet de restituer de la matière organique aux sols, de soutenir leur activité biologique et de réduire les volumes de déchets enfouis ou incinérés. Mais le dossier INRAE montre que <strong>le compost peut aussi devenir une voie d’entrée des microplastiques dans les sols agricoles lorsque le tri en amont est insuffisant.</strong> Un compost contaminé équivaut à un sol pollué.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-biodegradable-et-compostable-deux-mots-a-manier-avec-prudence">« Biodégradable » et « compostable » : deux mots à manier avec prudence</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La confusion autour des plastiques dits biodégradables ou compostables est une autre difficulté. L’INRAE rappelle les définitions : <strong>biodégradable</strong> désigne un matériau qui se décompose dans des conditions naturelles sous l’action de micro-organismes ; <strong>compostable</strong> désigne un matériau qui se décompose sous l’action de micro-organismes dans un temps limité grâce à des conditions contrôlées de température, de pression et d’humidité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nuance est importante. <strong>Un plastique compostable n’est pas nécessairement adapté à un composteur domestique.</strong> Il peut nécessiter des conditions industrielles précises. Il ne doit donc pas être jeté dans la nature, ni considéré comme une matière qui disparaîtrait spontanément sans impact. Le vocabulaire des alternatives peut donner une impression rassurante, mais…</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-recyclage-necessaire-mais-tres-insuffisant">Le recyclage, nécessaire mais très insuffisant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à l’augmentation de la consommation de plastique, les politiques publiques et les industriels ont longtemps misé sur deux réponses principales : <strong>recycler davantage</strong> et développer des matériaux compostables. Mais l’INRAE est clair : <strong>aucune solution miracle n’existe pour traiter les déchets plastiques.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En France, 4,5 millions de tonnes de déchets plastiques</strong> sont produites chaque année, soit près de <strong>70 kg par habitant, </strong>selon les chiffres du ministère de l’Écologie. <strong>Le taux de recyclage des emballages plastiques reste faible : 25 % en France, contre 40 % en moyenne dans le reste de l’Europe.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème ne tient pas seulement au geste de tri. Il tient à la nature même des emballages. Beaucoup associent plusieurs matériaux : différents plastiques, carton, aluminium, encres, colles, additifs. Ces assemblages améliorent les performances de conservation, mais rendent le recyclage difficile, parfois impossible. L’INRAE cite les <strong>doypacks de compote, les briques de lait, les paquets de chips ou de café</strong> comme exemples d’emballages multicouches très performants mais mal adaptés aux filières actuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Même lorsque les plastiques sont recyclés, la boucle n’est pas parfaite.</strong> Le recyclage mécanique, le plus courant, dépend de la qualité des plastiques collectés, alors que leur dégradation et leur contamination progressent avec le temps. Les matériaux recyclés ou décyclés posent aussi des questions encore mal renseignées de contamination chimique à long terme. Ce cycle ne supprime pas la production de plastique vierge, toujours nécessaire pour certains usages, et il <strong>ne règle pas la question des émissions de micro- et nanoplastiques.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-solutions-techniques-existent-mais-elles-ne-suffisent-pas">Les solutions techniques existent, mais elles ne suffisent pas</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les laboratoires travaillent néanmoins sur des pistes d’amélioration.</strong> L’INRAE présente plusieurs recherches sur des matériaux biosourcés et biodégradables. Au laboratoire BIA de Nantes, des chercheurs mettent au point des matériaux par thermocompression à partir de drèches de bière, avec peu d’énergie et sans traitement chimique lourd. D’autres travaux cherchent à produire des emballages souples en ajoutant aux biodéchets des molécules d’origine végétale capables de remplacer certains additifs chimiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au laboratoire IATE de Montpellier, les chercheurs travaillent sur des matériaux biodégradables et biosourcés pour l’agriculture et les emballages alimentaires. Mais<strong> l’approche défendue n’est pas de remplacer tous les plastiques pétrosourcés par des alternatives biodégradables. Elle consiste à partir de l’usage réel et du besoin précis de conservation.</strong> Valérie Guillard, chercheuse dans l’équipe ePOP, résume l’objectif : <strong>limiter l’emballage au <em>« juste nécessaire ».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exemple des barquettes de fraises est parlant : certains emballages offrent un effet barrière tellement performant qu’il faut ensuite les perforer pour laisser respirer les fruits. Autrement dit, <strong>le matériau dépasse parfois le besoin réel.</strong> Il protège trop, ou mal, parce qu’il n’a pas été pensé à partir de l’aliment, mais à partir d’une logique standardisée de performance industrielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette idée du <em>« juste nécessaire »</em> est centrale</strong>. Elle permet de sortir d’un faux débat entre maintien du plastique et remplacement généralisé. La bonne question devient : quel emballage, pour quel aliment, dans quelle chaîne logistique, pour quelle durée de conservation, avec quel impact et quelle fin de vie ?</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-moins-produire-la-priorite-oubliee">Moins produire : la priorité oubliée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les matériaux innovants, les technologies de substitution et les améliorations de formulation ne pourront pas infléchir significativement la pollution plastique <strong>si le rythme de consommation reste le même. </strong>Nathalie Gontard, chercheuse au laboratoire IATE, emploie une image directe :<strong> lorsqu’une baignoire déborde, il est utile d’écoper, mais il faut d’abord fermer le robinet.</strong> Or, selon l’Ademe, <strong>la production de déchets plastiques par Français est passée de 67 kg en 2016 à 71 kg en 2022.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de l’essentialité devient alors centrale. <strong>Tous les plastiques ne se valent pas.</strong> Certains usages restent difficiles à remplacer, notamment dans le domaine médical ou pour certaines fonctions sanitaires. Mais d’autres relèvent davantage de la commodité, du marketing, de l’empilement ou de l’habitude.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’INRAE indique que plus de la moitié des emballages plastiques pourraient être considérés comme non essentiels.</strong> On s&rsquo;en doute quand on voit des biscuits emballés dans plusieurs sachets successifs… Ces sachets individuels apportent-ils une protection réelle ou sont-ils seulement une segmentation commerciale ?</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-remettre-les-reponses-dans-le-bon-ordre">Remettre les réponses dans le bon ordre</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La sortie de dépendance ne repose pas sur une seule solution.</strong> Il faut mieux trier, améliorer les filières, surveiller les composts, concevoir des matériaux moins problématiques, développer le réemploi lorsque les conditions logistiques le permettent, simplifier les emballages, limiter les multicouches, renforcer les connaissances sur les microplastiques et leurs effets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais <strong>l’ordre des priorités compte</strong>. La réduction doit venir avant le recyclage. Le réemploi doit être pensé avant l’usage unique. Le recyclage doit être réservé à ce qui peut réellement être traité sans illusion. Le compostage ne doit pas servir de caution à des plastiques mal orientés. Les alternatives biosourcées ne doivent pas devenir un prétexte pour continuer à produire les mêmes volumes sous un autre nom.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le principal enseignement du dossier INRAE : le plastique alimentaire n’est pas seulement un problème de déchets. C’est un problème de production, d’usage, de conception, d’organisation agricole, industrielle et commerciale. <strong>Tant que le robinet reste ouvert, les solutions de fin de vie ne font que courir derrière le flux.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plastique a rendu des services. Il a permis de conserver, transporter, protéger, standardiser. Mais il a aussi installé <strong>une culture du jetable</strong> et une dépendance matérielle dont les effets reviennent désormais par les sols, les aliments, les composts, les déchets, les organismes vivants. <strong>L’enjeu n’est donc pas de chercher un substitut magique,</strong> mais de poser une question plus exigeante : <strong>quels plastiques sont réellement nécessaires ?</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/plastiques-dans-lalimentation-pourquoi-le-recyclage-ne-suffira-pas">Plastiques dans l’alimentation : pourquoi le recyclage ne suffira pas</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bloiscapitale.com/plastiques-dans-lalimentation-pourquoi-le-recyclage-ne-suffira-pas/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Supermarchés : le plastique reste au cœur du modèle de la grande distribution</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/supermarches-le-plastique-reste-au-coeur-du-modele-de-la-grande-distribution</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/supermarches-le-plastique-reste-au-coeur-du-modele-de-la-grande-distribution#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 12:05:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Aldi]]></category>
		<category><![CDATA[Biocoop]]></category>
		<category><![CDATA[bouteilles plastiques]]></category>
		<category><![CDATA[carrefour]]></category>
		<category><![CDATA[consommation responsable]]></category>
		<category><![CDATA[Coopérative U]]></category>
		<category><![CDATA[déchets plastiques]]></category>
		<category><![CDATA[emballages jetables]]></category>
		<category><![CDATA[emballages plastiques]]></category>
		<category><![CDATA[fruits et légumes emballés]]></category>
		<category><![CDATA[grande distribution]]></category>
		<category><![CDATA[grande surface]]></category>
		<category><![CDATA[leclerc]]></category>
		<category><![CDATA[Lidl]]></category>
		<category><![CDATA[loi Agec]]></category>
		<category><![CDATA[Monoprix]]></category>
		<category><![CDATA[No Plastic In My Sea]]></category>
		<category><![CDATA[plastique]]></category>
		<category><![CDATA[pollution plastique]]></category>
		<category><![CDATA[Que Choisir Ensemble]]></category>
		<category><![CDATA[recyclage]]></category>
		<category><![CDATA[réemploi]]></category>
		<category><![CDATA[supermarchés]]></category>
		<category><![CDATA[Transition écologique]]></category>
		<category><![CDATA[vrac]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bloiscapitale.com/?p=33130</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une enquête de Que Choisir et No Plastic In My Sea, menée dans plus de 1 600 magasins, dresse un état des lieux sévère de la dépendance persistante des enseignes aux emballages plastiques. Bouteilles, fruits et légumes emballés, recul du vrac, réemploi encore marginal : les initiatives existent, mais restent loin des objectifs fixés par &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/supermarches-le-plastique-reste-au-coeur-du-modele-de-la-grande-distribution">Supermarchés : le plastique reste au cœur du modèle de la grande distribution</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Une enquête</strong> de <a href="https://www.quechoisir.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Que Choisir</a> et No Plastic In My Sea, menée dans plus de 1 600 magasins, dresse un état des lieux sévère de la <strong>dépendance persistante des enseignes aux emballages plastiques</strong>. Bouteilles, fruits et légumes emballés, recul du vrac, réemploi encore marginal : les initiatives existent, mais restent<strong> loin des objectifs fixés par la loi.</strong></em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le plastique n’a pas disparu des rayons.</strong> Loin de là ! Malgré les engagements environnementaux affichés par la grande distribution, malgré les objectifs fixés par la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire — dite loi AGEC —, malgré l’entrée en vigueur du règlement européen sur les emballages et déchets d’emballages, <strong>les supermarchés français restent très largement organisés autour de l’emballage jetable.</strong> C’est le principal enseignement de l’étude publiée par <em>Que Choisir Ensemble</em> et <em>No Plastic In My Sea,</em> sous le titre <em>Supermarchés : toujours accros au plastique ?</em>* </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-bouteilles-plastiques-premier-angle-mort">Les bouteilles plastiques, premier angle mort</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport insiste d’abord sur le poids des <strong>eaux et boissons</strong>. Selon les données citées par les associations, les bouteilles représentent environ <strong>40 % des emballages plastiques des ménages</strong>. L’ADEME évalue à <strong>14,6 milliards</strong> le nombre d’eaux et boissons embouteillées en plastique consommées chaque année en France, dont <strong>8,4 milliards pour l’eau</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, les ventes ne reculent pas. L’étude relève que les eaux et boissons en bouteilles plastiques figurent parmi les produits les plus vendus en grande distribution. La marque Cristalline aurait ainsi atteint <strong>2,361 milliards d’unités vendues en 2025</strong>. Les ventes d’eaux embouteillées auraient, elles, augmenté de <strong>3,3 % en 2025</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La question des petits formats</strong> est également pointée. L’audit de terrain relève la présence de bouteilles de jus de moins de 33 cl dans <strong>81 % des magasins de grande distribution traditionnelle</strong> visités, et de bouteilles d’eau de moins de 50 cl dans <strong>75 %</strong> d’entre eux. Ces formats, qui utilisent proportionnellement davantage de matière plastique par quantité de produit vendu, sont considérés par les associations comme <strong>particulièrement problématiques.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur ce point, le rapport note que les distributeurs ne présentent pas, dans l’ensemble, de stratégie claire permettant d’atteindre l’objectif de réduction de <strong>50 % des bouteilles plastiques d’ici 2030</strong>, prévu par la loi AGEC. Carrefour et Coopérative U mentionnent des actions, mais celles-ci relèvent surtout du réemploi, encore marginal, de l’optimisation du recyclage ou de l’incorporation de plastique recyclé. <strong>Biocoop est présentée comme la seule enseigne ayant arrêté la vente d’eau plate en bouteille plastique à usage unique</strong> depuis 2017.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-fruits-et-legumes-le-bio-davantage-emballe-en-grande-surface">Fruits et légumes : le bio davantage emballé en grande surface</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude s’arrête ensuite sur <strong>cinq fruits et légumes courants</strong> et considérés comme peu fragiles : pommes de terre, oranges, pommes, carottes et tomates, hors tomates cerises. Le constat est net : dans les grandes surfaces généralistes, <strong>les produits bio étudiés sont vendus emballés dans 91 % des cas,</strong> dont environ la moitié sous plastique. <strong>À l’inverse, dans les magasins bio, ces mêmes fruits et légumes sont vendus en vrac dans 90 % des cas.</strong> Ce résultat met en évidence <strong>un paradoxe</strong> : les fruits et légumes bio, associés à une attente environnementale plus forte, sont davantage emballés en grande distribution que les produits conventionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les associations jugent peu convaincantes les justifications avancées par les distributeurs</strong>, notamment la protection des aliments, la prévention des contaminations ou le risque de fraude entre bio et conventionnel. <strong>Le fait que les magasins bio parviennent massivement à vendre ces produits en vrac est présenté comme la preuve que d’autres organisations sont possibles.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-predecoupe-progresse-sous-plastique">Le prédécoupé progresse sous plastique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre point relevé : <strong>le développement des fruits et légumes prêts à consommer ou prêts à cuisiner.</strong> Près d’un supermarché sur deux propose <strong>des légumes prédécoupés sous plastique,</strong> comme des champignons en lamelles ou des courgettes en rondelles. Plus de <strong>35 %</strong> des magasins de grande distribution visités vendent également des fruits prédécoupés, par exemple de l’ananas épluché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enseignes Carrefour et E. Leclerc sont particulièrement citées : selon l’enquête, <strong>70 %</strong> de leurs magasins vendent des légumes prédécoupés sous plastique et <strong>60 %</strong> des fruits prédécoupés. À l’inverse, cette pratique est décrite comme rare chez Lidl et Aldi, et presque inexistante dans les magasins bio.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport signale aussi que cette tendance commerciale progresse : <strong>les achats de salades et légumes prêts à l’emploi</strong> auraient augmenté d’environ <strong>10 %</strong> sur les quatre premiers mois de 2025 par rapport à la même période en 2024.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-sacs-plastiques-restent-majoritaires-pour-le-vrac-de-fruits-et-legumes">Les sacs plastiques restent majoritaires pour le vrac de fruits et légumes</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Même lorsque les fruits et légumes sont proposés en vrac, le plastique demeure présent.</strong> Dans <strong>63 %</strong> des grandes surfaces enquêtées, <strong>seuls des sachets plastiques sont proposés au rayon fruits et légumes. </strong>Ce chiffre est proche de celui relevé dans une enquête précédente de 2023, où il atteignait <strong>61 %</strong>. <strong>Dans les magasins bio, les sacs plastiques sont en revanche très rares, avec une moyenne de 3 %.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport rappelle que ces sacs sont souvent présentés comme biosourcés, biodégradables ou compostables. <strong>Un avis de l’<a href="https://www.anses.fr/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Anses</a></strong> souligne que ces matières et leurs produits de dégradation peuvent contribuer à une pollution de l’environnement et des aliments cultivés par les particuliers, avec des risques possibles pour la santé humaine, animale et végétale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-vrac-recule-en-grande-distribution">Le vrac recule en grande distribution</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le recul du vrac constitue l’un des constats les plus marquants</strong>. Alors que la vente sans emballage est présentée comme un levier direct de réduction des déchets plastiques, l’offre baisse dans les grandes surfaces généralistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La précédente enquête de <em>Que Choisir Ensemble</em> relevait que <strong>57 %</strong> des magasins de grande distribution proposaient un rayon vrac en 2023. <strong>Deux ans plus tard, parmi les 1 659 magasins visités, seuls 38 % disposent encore d’un rayon vrac, soit une baisse moyenne de 19 points.</strong> Cette évolution apparaît d’autant plus notable que <strong>la loi Climat et résilience fixe un objectif de 20 % de produits sans emballage pour les magasins de plus de 400 m² à l’horizon 2030.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude relève que <strong>la baisse concerne toutes les enseignes de grande distribution enquêtées,</strong> avec un recul <strong>particulièrement marqué chez Auchan et Monoprix.</strong> E. Leclerc et Coopérative U conservent toutefois des rayons vrac dans plus des deux tiers des magasins visités. Les magasins bio restent les mieux placés. Ils proposent en moyenne <strong>129 références</strong> de vrac, contre <strong>44</strong> en grande distribution classique. <strong>Biocoop atteint, selon l’étude, 150 références en moyenne.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-reemploi-reste-tres-marginal">Le réemploi reste très marginal</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La loi AGEC fixe un objectif de <strong>10 % d’emballages réemployés mis sur le marché d’ici 2027</strong>. Selon les données de l’Observatoire national du réemploi de l’ADEME, le niveau atteint reste très inférieur à cette trajectoire : en 2024, <strong>2,75 milliards d’emballages réemployés</strong> ont été mis sur le marché, tous usages confondus, <strong>soit 1,8 % de l’ensemble des emballages en circulation et 1,6 % des emballages ménagers.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-unidoses-masques-beaute-emballages-individuels-le-suremballage-persiste">Unidoses, masques beauté, emballages individuels : le suremballage persiste</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport consacre aussi une partie aux <strong>pratiques de suremballage</strong>. Deux produits sont particulièrement étudiés : les pods de lessive et les masques de beauté à usage unique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La lessive en pods individuels</strong> est présente dans <strong>90 %</strong> des grandes surfaces visitées, avec un pic de <strong>95 %</strong> chez Monoprix. Dans les magasins bio, cette pratique demeure plus limitée, avec <strong>15 %</strong> des magasins concernés. Les masques beauté à usage unique, vendus en sachet, sont présents dans <strong>57 %</strong> des magasins de grande distribution, et jusqu’à <strong>72 %</strong> des magasins U. Le rapport souligne également <strong>le coût pour le consommateur</strong>. Pour les masques de beauté, certains relevés affichent <strong>des prix au litre allant de 150 à 400 euros.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les emballages individuels alimentaires sont aussi pointés. Avec pour exemple les<strong> madeleines longues vendues sous plusieurs couches : sachets individuels, barquette et emballage extérieur.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-enseignes-bio-en-avance-mais-pas-exemptes-de-critiques">Les enseignes bio en avance, mais pas exemptes de critiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La synthèse par enseigne distingue trois grands profils. <strong>Les magasins bio apparaissent globalement en avance sur la réduction du plastique.</strong> Leur modèle repose davantage sur le vrac, les fruits et légumes non emballés et, dans certains cas, le réemploi. Le rapport nuance toutefois ce constat : d<strong>es marges d’amélioration subsistent aussi dans les enseignes bio,</strong> notamment sur certains petits formats de bouteilles plastiques, sur des produits unidoses ou sur le développement du réemploi chez Naturalia.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les enseignes de grande distribution classique présentent, elles, des initiatives variables.</strong> Coopérative U et E. Leclerc sont mieux placées sur le vrac que d’autres. Carrefour apparaît plus engagé sur certains dispositifs de réemploi. Mais <strong>les mêmes points faibles reviennent</strong> : petits formats de bouteilles, fruits et légumes bio emballés, prédécoupé sous plastique, unidoses, masques de beauté et sacs plastiques au rayon fruits et légumes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le hard discount est présenté comme le segment où la transition reste largement à engager.</strong> <strong>Aldi et Lidl n’ont pas répondu au questionnaire.</strong> L’enquête de terrain montre peu d’offre de vrac ou de réemploi, même si certaines pratiques comme les fruits prédécoupés sous plastique ou les masques beauté y sont moins présentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-encore-trop-centree-sur-le-recyclage">Une stratégie encore trop centrée sur le recyclage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude critique enfin <strong>la priorité donnée au recyclage</strong>. Les associations considèrent que <strong>les enseignes mettent davantage en avant la recyclabilité</strong> des emballages, l’incorporation de plastique recyclé ou les dispositifs de collecte <strong>que la réduction à la source et le réemploi.</strong> Or, dans la hiérarchie de traitement des déchets, la réduction et le réemploi doivent précéder le recyclage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, les efforts sont parfois contredits par <strong>d’autres tendances commerciales</strong> : fruits et légumes prédécoupés, doses individuelles, <strong>snacking, produits prêts à consommer.</strong> Ces offres entretiennent, selon les associations, <strong>un modèle fondé sur le jetable et l’usage unique.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-demandes-adressees-aux-distributeurs">Des demandes adressées aux distributeurs</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Que Choisir Ensemble</em> et <em>No Plastic In My Sea</em> demandent aux distributeurs de mettre en place une stratégie de réduction du plastique à usage unique, chiffrée et datée.</strong> Cette stratégie devrait inclure un plan de sortie du plastique à usage unique en 2040, un plan de réduction de moitié des bouteilles plastiques d’ici 2030 et une trajectoire de réduction des déchets d’emballages conforme au règlement européen sur les emballages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les associations demandent également de prioriser les rayons qui génèrent les plus gros volumes de plastique : les eaux et boissons, puis l’alimentaire frais, transformé, surgelé et l’épicerie. Elles appellent enfin à <strong>développer plus fortement le vrac, le réemploi, les emballages consignés et les solutions de recharge</strong> lorsque celles-ci permettent une réduction réelle de matière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude ne dit pas que rien n’a été fait. Mais elle souligne l’écart entre les initiatives et l’ampleur du problème. Le principal enseignement est là : <strong>le plastique n’est pas seulement une anomalie visible dans quelques produits</strong>. <strong>Il reste une composante ordinaire du fonctionnement des supermarchés. </strong>Il faut donc <strong>une transformation profonde de l’offre</strong> : moins de bouteilles, moins de petits formats, moins de produits emballés par défaut, davantage de vrac et de réemploi.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*L’enquête repose sur une double méthode : un questionnaire adressé à onze enseignes nationales, généralistes et spécialisées dans le bio, et une enquête de terrain menée en février 2026 par les bénévoles de Que Choisir Ensemble dans <strong>1 659 magasins</strong>. Les enseignes étudiées sont Aldi, Auchan, Biocoop, Carrefour, Coopérative U, E. Leclerc, Intermarché / Les Mousquetaires, La Vie Claire, Lidl, Monoprix et Naturalia.</em> <em>Les auteurs du rapport précisent que <strong>certaines enseignes n’ont pas répondu au questionnaire,</strong> notamment <strong>Aldi, E. Leclerc, Lidl et le groupe Casino</strong>, ce qui limite les comparaisons sur les stratégies déclarées.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/supermarches-le-plastique-reste-au-coeur-du-modele-de-la-grande-distribution">Supermarchés : le plastique reste au cœur du modèle de la grande distribution</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bloiscapitale.com/supermarches-le-plastique-reste-au-coeur-du-modele-de-la-grande-distribution/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Un week-end de projections, débats et animations à Marolles autour de l’agriculture et de l’eau</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/un-week-end-de-projections-debats-et-animations-a-marolles-autour-de-lagriculture-et-de-leau</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/un-week-end-de-projections-debats-et-animations-a-marolles-autour-de-lagriculture-et-de-leau#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Mar 2025 08:57:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Agenda mars]]></category>
		<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture durable]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation durable]]></category>
		<category><![CDATA[biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[blois]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[ciné-échange]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma et écologie]]></category>
		<category><![CDATA[consommation responsable]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[éducation à l'environnement]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[événements écologiques]]></category>
		<category><![CDATA[gestion de l&#039;eau]]></category>
		<category><![CDATA[Hélène Devoye]]></category>
		<category><![CDATA[Hélène Gazo]]></category>
		<category><![CDATA[La Maison des éphémères]]></category>
		<category><![CDATA[La nature au futur]]></category>
		<category><![CDATA[le bien-être et l'écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Maison des Éphémères]]></category>
		<category><![CDATA[Marolles]]></category>
		<category><![CDATA[permaculture]]></category>
		<category><![CDATA[pollution plastique]]></category>
		<category><![CDATA[sensibilisation écologique]]></category>
		<category><![CDATA[sortir blois]]></category>
		<category><![CDATA[transition agricole]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bloiscapitale.com/?p=23851</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le weekend du 29 et 30 mars 2025, Marolles accueillera la deuxième édition de La nature au futur, un événement porté par La Maison des Éphémères qui mettra à l’honneur les liens entre agriculture et gestion de l’eau. Projections, débats et animations ponctueront ce week-end de sensibilisation, avec la volonté d’ouvrir un dialogue apaisé et &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/un-week-end-de-projections-debats-et-animations-a-marolles-autour-de-lagriculture-et-de-leau">Un week-end de projections, débats et animations à Marolles autour de l’agriculture et de l’eau</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>weekend du 29 et 30 mars 2025, Marolles</strong> accueillera la deuxième édition de <em><strong>La nature au futur</strong></em>, un événement porté par <strong><em><a href="https://www.lamaisondesephemeres.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Maison des Éphémères</a></em></strong> qui mettra à l’honneur les liens entre <strong>agriculture</strong> et <strong>gestion de l’eau</strong>. <strong>Projections, débats et animations</strong> ponctueront ce week-end de <a href="https://bloiscapitale.com/des-sorties-nature-des-ateliers-ludiques-et-creatifs-pour-mieux-se-reconnecter" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sensibilisation</a>, avec la volonté d’ouvrir un <strong>dialogue apaisé et constructif</strong> sur ces enjeux cruciaux.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="724" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/la-maison-des-ephemeres.jpg" alt="" class="wp-image-23853" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/la-maison-des-ephemeres.jpg 724w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/la-maison-des-ephemeres-212x300.jpg 212w" sizes="(max-width: 724px) 100vw, 724px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-nature-au-futur-ii">La nature au futur II</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour cette deuxième édition de <em>La nature au futur</em>, l’accent sera donc mis sur la question de l’eau et de l’agriculture. L’événement débutera le samedi après-midi (14h) par <strong>une balade chantée</strong> dans la vallée de la Grand Pierre, avec un départ depuis La Closerie. <strong>Une lecture à la bibliothèque</strong> et la présentation de la <strong>mallette de jeu In&rsquo;pact</strong> viendront enrichir cette première partie. En fin de journée, la <strong>salle des fêtes</strong> de Marolles accueillera la <strong>projection (à 17h) du documentaire <em><a href="https://www.latheorieduboxeur.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La théorie du boxeur</a></em>,</strong> réalisé par Nathanaël Coste. « <em>On renouvelle <em>La nature au futur</em></em> <em><strong>sous une autre forme, avec du ciné-débat »</strong></em>, explique <strong>Hélène Devoye,</strong> présidente de l&rsquo;association.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce documentaire sorti en 2023 traite de quatre axes majeurs : <strong>« <em>le partage de l’eau, la résilience alimentaire, la perte de biodiversité et le futur de notre agriculture</em>« </strong>, détaille Hélène Gazo, secrétaire de l&rsquo;association. L’intérêt de ce film, selon les organisatrices, est qu’il évite d’opposer les différents modèles agricoles. « <em>Ce qu&rsquo;on a trouvé vraiment intéressant, c&rsquo;est qu&rsquo;on a <strong>un film qui est assez factuel et qui est vraiment ouvert</strong> à tout ce qui se passe. Et c&rsquo;est ça qu&rsquo;on a trouvé intéressant, parce que ça permet d&rsquo;exclure personne et <strong>on ne peut pas se permettre d&rsquo;exclure qui que ce soit de ces discussions-là »</strong></em>, insiste Hélène Gazo. L’échange qui suivra la projection devra répondre à cette exigence de <strong>dialogue apaisé</strong>. « <em>De toute façon le film en lui-même vraiment implique cela. On n&rsquo;est pas là pour s&rsquo;opposer, on n&rsquo;est pas là pour montrer du doigt, et on est là pour discuter</em>« , explique la secrétaire. « <em>Evidemment, il y a des avis divergents, mais <strong>les solutions sont multiples et c&rsquo;est ça aussi qu&rsquo;on veut montrer</strong>.</em>« </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>dimanche matin (10h)</strong>, un ciné-débat consacré au jeune public prendra le relais, avec la projection de <em><strong>S&rsquo;il vous plaît, gouttelettes !</strong></em> et <strong><em>Un monde de plastique</em>.</strong> Le premier film est <strong>un court métrage d&rsquo;animation de 5 minutes</strong> qui met en scène Ponkina, une petite fille qui adore jouer avec l&rsquo;eau, parfois au point de la gaspiller. Un jour, confrontée à une pénurie soudaine, elle décide de partir à la recherche de la source de cette ressource précieuse. Quant à ​<em>Un monde de plastique</em>, ce court métrage réalisé en 2022 par Pierre-Antoine Carpentier suit quatre enfants qui, en explorant une plage à la recherche de trésors laissés par les touristes, ne trouvent que des déchets plastiques. Conscients des dangers que ces détritus représentent pour la faune marine, ils décident d&rsquo;agir contre cette pollution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On le comprend, ce dimanche matin <strong>l’objectif sera de sensibiliser les enfants et, à travers eux, leurs familles</strong>. « <em>C&rsquo;est le but, ils sont un vecteur de sensibilisation très important parce qu&rsquo;ils sont très à l&rsquo;écoute de ce qui se passe et c&rsquo;est eux qui vont engendrer justement les conversations à la maison, ça on le sait bien, ça peut être des éléments déclencheurs dans les maisons</em>« , soulignent les organisatrices. <strong>Un échange suivra la projection, animé en partie par un enfant, pour permettre aux jeunes spectateurs d’exprimer leur ressenti et leurs idées.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement se poursuivra avec une <strong>animation autour de la mare</strong> du CJNA. « <em>C&rsquo;est un autre œil sur l&rsquo;eau, c&rsquo;est cette richesse et cette biodiversité qu&rsquo;elle apporte</em>« , explique Hélène Devoye. L’événement, gratuit, bénéficie du soutien de plusieurs partenaires, dont le Plan Alimentaire Territorial (PAT), le CDPNE et l’<a href="https://association-inpact.fr/">association In&rsquo;pact</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’association <em>La Maison des Éphémères</em> poursuit par ailleurs son engagement en faveur de l’environnement avec <strong>un projet de plantation de haies</strong> prévu pour l’automne, en partenariat avec la MAIF et la commune. « <em>La plantation de haies, elle est aussi <strong>liée à la problématique de l&rsquo;eau</strong>, puisque une haie, ça retient l&rsquo;eau, ça évite le ruissellement et ça permet à l&rsquo;eau de s&rsquo;infiltrer. Tout est lié de toute façon</em>« , conclut Hélène Gazo.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-maison-des-ephemeres">La Maison des Éphémères</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’histoire de <em>La Maison des Éphémères</em> commence en 2020, </strong>lors du confinement. Hélène Gazo et Hélène Devoye se rencontrent alors à Marolles, dans le cadre d’une distribution de pain mise en place sur la commune. Très vite, cette initiative évolue en un micro-marché, puis en un projet plus large. « <em>On a eu envie d&rsquo;aller un peu plus loin et de proposer une structure qui permette de proposer différentes activités, des activités hebdomadaires, de méditation entre autres, et ensuite aussi d&rsquo;avoir des événements du coup liés plus à l&rsquo;environnement</em>« , explique Hélène Gazo. <strong>Depuis, l’association s’articule autour d’une double dynamique</strong>, avec d’un côté <strong>des rendez-vous réguliers</strong> et de l’autre <strong>des événements ponctuels</strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="1024" height="724" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/marolles.png" alt="" class="wp-image-23857" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/marolles.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/marolles-300x212.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/marolles-768x543.png 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">« <em>Les thématiques sont <strong>le bien-être et l&rsquo;écologie,</strong> la préservation de l&rsquo;environnement</em>« , poursuit Hélène Devoye. « <em>Il y a un <strong>atelier méditation</strong> toutes les semaines, <strong>un atelier loisirs créatifs</strong> aussi toutes les semaines, c&rsquo;est le jeudi. Et cette année, depuis deux ans, on a aussi des cours de gym énergétique, donc <strong>le Tai Chi, le Qi Gong</strong>, et aussi depuis cette année un <strong>atelier Kung Fu</strong> avec des jeunes et des adultes.</em>« </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les projets portés par l’association ne cessent de se développer. Un <strong>atelier Upcycling de vêtements</strong> a ainsi vu le jour, organisé tous les trois mois. Cet atelier est né suite <strong>la gratiféria</strong> organisé l&rsquo;année dernière. Prochaine session, ce <strong>samedi 15 mars à 14 heures.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/un-week-end-de-projections-debats-et-animations-a-marolles-autour-de-lagriculture-et-de-leau">Un week-end de projections, débats et animations à Marolles autour de l’agriculture et de l’eau</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bloiscapitale.com/un-week-end-de-projections-debats-et-animations-a-marolles-autour-de-lagriculture-et-de-leau/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Zéro déchet : le combat de Jérémie Pichon pour un autre système</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/zero-dechet-le-combat-de-jeremie-pichon-pour-un-autre-systeme</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/zero-dechet-le-combat-de-jeremie-pichon-pour-un-autre-systeme#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jan 2025 13:44:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[agenda février]]></category>
		<category><![CDATA[Agglopolys]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
		<category><![CDATA[alternatives durables]]></category>
		<category><![CDATA[blois]]></category>
		<category><![CDATA[blois capitale]]></category>
		<category><![CDATA[conférence Blois]]></category>
		<category><![CDATA[conseils]]></category>
		<category><![CDATA[consommation responsable]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[écologie pratique]]></category>
		<category><![CDATA[économie circulaire]]></category>
		<category><![CDATA[Famille zéro déchet]]></category>
		<category><![CDATA[guide]]></category>
		<category><![CDATA[impact environnemental]]></category>
		<category><![CDATA[Jérémie Pichon]]></category>
		<category><![CDATA[Jérémie Pichon Blois]]></category>
		<category><![CDATA[pollution plastique]]></category>
		<category><![CDATA[recyclage]]></category>
		<category><![CDATA[réduction des déchets]]></category>
		<category><![CDATA[sobriété heureuse]]></category>
		<category><![CDATA[sortir blois]]></category>
		<category><![CDATA[surconsommation]]></category>
		<category><![CDATA[Transition écologique]]></category>
		<category><![CDATA[une]]></category>
		<category><![CDATA[zéro déchet]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bloiscapitale.com/?p=22565</guid>

					<description><![CDATA[<p>Jérémie Pichon se consacre à la préservation de l’environnement et à la réduction des déchets. Après avoir passé 18 ans au sein d&#8217;ONG et participé à des initiatives majeures telles que le Pacte écologique et le Grenelle de l’environnement, il opère en 2014 un véritable tournant dans son engagement. Auteur du livre « Famille Zéro &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/zero-dechet-le-combat-de-jeremie-pichon-pour-un-autre-systeme">Zéro déchet : le combat de Jérémie Pichon pour un autre système</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jérémie Pichon</strong> se consacre à la préservation de l’environnement et à la <strong>réduction des déchets</strong>. Après avoir passé <strong>18 ans</strong> au sein d&rsquo;<strong>ONG</strong> et participé à des initiatives majeures telles que le <strong>Pacte écologique</strong> et le <strong>Grenelle de l’environnement</strong>, il opère en <strong>2014</strong> un véritable tournant dans son engagement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Auteur du livre <em>« Famille Zéro Déchet »</em>, <strong>avec Agglopolys, il donnera une conférence stand-up le vendredi 7 février 2025 à 20h à l&rsquo;IUT de Blois,</strong> situé au 3 place Jean Jaurès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Blois Capitale</strong>, il revient sur les origines de sa prise de conscience autour du <strong>zéro déchet</strong>, née d’une réflexion et de nombreuses expériences de terrain. En s’appuyant sur l’exemple de l’association <strong>Mountain Riders</strong>, qu’il cofonde en 2001 pour <strong>ramasser les déchets</strong> sur les pistes de ski, Jérémie Pichon nous explique comment la question des déchets est devenue centrale dans son parcours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la <strong>surconsommation</strong> et à la <strong>pollution généralisée</strong> qu&rsquo;il observe, notamment lors de missions en Afrique ou sur les plages de la <strong>Côte Basque</strong> avec <strong>Surfrider Foundation</strong>, il comprend que les <strong>déchets ne sont pas qu&rsquo;un problème environnemental</strong> mais le symptôme d’un modèle économique <strong>extractiviste et productiviste</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le déclic se produit en <strong>2014</strong>, lorsqu’il réalise que <strong>malgré son engagement militant</strong>, sa propre famille produit une <strong>poubelle pleine chaque semaine</strong>. Cette prise de conscience l’amène à repenser entièrement ses habitudes de consommation et à se lancer dans l’<strong>aventure du zéro déchet</strong>. En vidant leur poubelle dans le jardin, lui et sa famille découvrent que celle-ci est principalement constituée de <strong>plastique et d’emballages agroalimentaires</strong>, reflet d’un <strong>système mondialisé</strong> dépendant de l’emballage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette discussion, Jérémie Pichon partage avec nous son cheminement, ses découvertes, et l’importance de <strong>réduire les déchets</strong> pour <strong>repenser notre rapport à la consommation</strong>. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le défi zéro déchet : trois ans de transformation radicale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Comment avez-vous amorcé ce virage vers le zéro déchet ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : En <strong>2014</strong>, à l’époque, <strong>le concept de « zéro déchet » n’existait pas encore vraiment en France</strong>. On ne savait pas trop où on allait, on expérimentait. <strong>On a alors commencé à changer nos habitudes de consommation</strong>. La première année : on est passés d’une poubelle par semaine à une poubelle par mois. La deuxième année : on est passés à une poubelle tous les six mois. <strong>La troisième année : on est arrivés à un bocal d’un kilo de déchets pour quatre personnes sur une année entière.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>On avait atteint <strong>les limites de ce qu’on pouvait faire</strong>, et on s’est rendu compte que <strong>notre transition ne concernait pas que les déchets</strong>. En fait, nous avions fait une transition écologique dans deux domaines majeurs : l’alimentation (qui génère énormément de déchets via les emballages) et la consommation d’objets et de vêtements. Le <strong>zéro déchet nous a amenés à une réflexion plus large</strong> sur notre manière de consommer. Et puis, comme on partageait notre expérience sur un <strong>blog</strong>, ça a pris de l’ampleur. Un éditeur nous a contactés pour <strong>écrire un livre</strong> et, progressivement, le mouvement <strong>zéro déchet</strong> est né en France. Entre <strong>2014 et 2020</strong>, ça a été une véritable <strong>explosion du sujet</strong>, jusqu’à devenir un mouvement national, voire international. Aujourd’hui, le <strong>zéro déchet</strong> est partout et c’est une belle victoire.</em></p>



<ol class="wp-block-list">
<li></li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Pourtant 250 kg de plastique arrivent chaque seconde dans l’océan. C&rsquo;est bien cela ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : Oui, ce sont <strong>les estimations</strong>. On produit <strong>près de 450 millions de tonnes de plastique par an</strong>, et <strong>3 à 4 % de cette production finit dans l’océan</strong>. Cela représente environ <strong>14 à 15 millions de tonnes de déchets plastiques par an</strong> dans les océans. Pour donner une image, cela équivaut à <strong>un semi-remorque de plastique déversé dans l’océan toutes les 30 secondes</strong>. Et le problème, c’est qu’<strong>on ne freine pas la production</strong>. Aujourd’hui, avec la croissance industrielle et la demande en plastique, les prévisions montrent que <strong>la production pourrait doubler, voire tripler d’ici 2050</strong>. Si on continue sur cette lancée, <strong>d’ici 2040 ou 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans l’océan en volume</strong>. On est donc dans une <strong>dynamique de croissance incontrôlée</strong>, où <strong>chaque année, on augmente la pollution plastique</strong>, au lieu de la réduire.</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="720" height="1004" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/pichon-blois.jpg" alt="" class="wp-image-22569" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/pichon-blois.jpg 720w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/pichon-blois-215x300.jpg 215w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Vous expliquez que notre consommation de ressources ne fait qu’augmenter.</mark> <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">Vous donnez le chiffre de 50 tonnes de ressources consommées par an et par Européen.</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : Exactement. Aujourd’hui, le système économique est basé sur une <strong>croissance annuelle de 2 à 3 %.</strong> Ça peut paraître peu, mais si vous ajoutez <strong>2 % chaque année</strong>, vous créez une exponentielle. En <strong>25 ans</strong>, cela signifie qu’on double nos besoins en ressources, en énergie, en extraction de matières premières. C’est un mécanisme implacable : <strong>tous les 25 ans, on consomme deux fois plus que la génération précédente.</strong> C’est ce qu’on a observé depuis <strong>1945 et l’accélération de la société de consommation</strong>. On nous vend aujourd’hui la transition énergétique comme une solution, notamment avec l’électrification des transports et les énergies renouvelables. Mais en réalité, on reste dans cette même logique d’extraction et de surconsommation. <strong>Produire une voiture électrique nécessite encore plus de ressources minières qu’une voiture thermique</strong>, notamment avec les batteries au lithium. Rien n’a fondamentalement changé. Le problème de fond, c’est qu’on continue à <strong>raisonner en croissance</strong>, alors que la seule véritable solution serait de <strong>réduire nos besoins</strong>. On parle souvent d’<strong>économie circulaire</strong>, et c’est une bonne chose, mais elle repose sur <strong>quatre grands principes</strong> : <strong>réduire, réutiliser, réparer et recycler</strong>. Or, aujourd’hui, on met tout en avant sauf le premier, qui est pourtant le plus important.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La première chose à faire, c’est <strong>réduire notre consommation</strong>. Ensuite, il faut réutiliser ce qui peut l’être, privilégier les objets durables et réparables, et enfin recycler ce qui ne peut plus être utilisé autrement. Mais aujourd’hui, on ne nous parle que de recyclage, comme si c’était une solution miracle. <strong>Le recyclage, c’est la dernière étape, pas la première</strong>. Recycler, c’est bien, mais ça ne suffit pas, car la majorité des matériaux ne sont pas recyclables à l’infini, et leur traitement demande aussi énormément d’énergie. <strong>Le plus gros mensonge du moment, c’est la « croissance verte »</strong>. On nous explique qu’on va pouvoir continuer à produire et consommer toujours plus, mais d’une manière « propre ». C’est une illusion. <strong>On reste dans le même système destructeur, en mettant simplement un vernis écologique dessus.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : À travers votre démarche, vous montrez que réduire ses déchets ne se limite pas à un simple geste écologique, mais touche à tout un système de consommation.</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : Complètement. Le zéro déchet, au départ, c’était une réaction contre la <strong>surproduction d’emballages et de plastiques</strong>. Mais très vite, on s’est rendu compte que cette démarche touchait à <strong>beaucoup plus large</strong>. En réduisant nos déchets, on s’est mis à <strong>changer nos modes de consommation</strong>, à <strong>réinterroger nos besoins réels</strong>, à <strong>réduire nos achats</strong>, à privilégier <strong>la seconde main, la réparation, les circuits courts</strong>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ça nous a amenés à revoir <strong>toute notre alimentation</strong>, car l’industrie agroalimentaire est un des plus grands générateurs de déchets. On a décidé d’acheter directement chez des producteurs locaux, de privilégier le vrac, d’éviter les produits transformés. Ça a complètement transformé notre rapport à la nourriture, et on a vite constaté qu’en plus d’être <strong>meilleur pour l’environnement</strong>, c’était aussi <strong>meilleur pour notre santé</strong>.</em> <em>On a aussi appliqué cette réflexion aux objets du quotidien. Est-ce qu’on a vraiment besoin d’acheter tout ce qu’on nous pousse à consommer ? Est-ce qu’on ne peut pas <strong>réparer plutôt que jeter</strong> ? Est-ce qu’on ne peut pas <strong>partager plutôt que posséder</strong> ?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>À force de faire ces choix, on a réalisé qu’on était en train de <strong>sortir du modèle de surconsommation</strong> et que ce modèle était <strong>extrêmement vertueux</strong>. En plus de réduire nos déchets, on a réduit nos dépenses, notre impact carbone et notre exposition aux produits chimiques. Et ce qui est intéressant, c’est qu’en étudiant notre mode de vie après cette transition, on a constaté des résultats concrets. Quand on passe à une <strong>alimentation locale et en circuit court</strong>, on <strong>divise par quatre</strong> <strong>notre empreinte carbone alimentaire. Si tout le monde faisait ça, l’impact serait énorme.</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le bien-être dans la sobriété</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : On comprend bien tous les bénéfices économiques, environnementaux et sanitaires du mode de vie zéro déchet. Mais est-ce que le message le plus difficile à faire passer, ce n’est pas justement que ce mode de vie rend plus heureux ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : <strong>On pourrait croire que réduire, consommer moins, c’est une contrainte, une privation. Mais en réalité, c’est tout l’inverse.</strong> D’abord, on retrouve <strong>du temps</strong>. Aujourd’hui, on est dans une société où on passe <strong>une grande partie de notre vie à travailler</strong> pour acheter des choses dont on n’a pas besoin. On travaille <strong>beaucoup trop</strong> et, paradoxalement, on nous demande de travailler encore plus longtemps. Si on change de perspective et qu’on réduit notre consommation, on peut aussi réduire notre <strong>besoin d’argent</strong>, donc notre besoin de travailler autant.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ensuite, on <strong>gagne en qualité de vie</strong>. Manger local et de saison, c’est redécouvrir <strong>le vrai goût des aliments</strong>. Acheter en circuit court, c’est rencontrer <strong>les producteurs</strong>, recréer du lien social. Réparer plutôt que jeter, c’est retrouver <strong>le plaisir de faire durer les choses</strong> et de sortir du cycle de l’obsolescence programmée. C’est une logique <strong>totalement inverse</strong> à celle dans laquelle on nous enferme aujourd’hui, où tout est basé sur l’hyperconsommation. On est sans cesse exposés à des publicités qui nous poussent à acheter, on nous crée des besoins artificiels, on nous explique que le bonheur passe par l’accumulation d’objets.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le mode de vie zéro déchet, c’est une <strong>simplification de notre quotidien</strong>, une <strong>redéfinition de ce qui est vraiment essentiel</strong>. Et c’est une <strong>libération</strong>. On ne dépend plus de la dernière nouveauté à la mode, on ne ressent plus le besoin de toujours acheter plus. Et ça, au final, c’est ce qui <strong>rend vraiment heureux</strong>.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un modèle de société à réinventer</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Votre message, au fond, va bien au-delà de la question des déchets. Vous proposez un vrai changement de société.</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : On ne parle pas simplement d’un <strong>geste écologique individuel</strong>, on parle d’un <strong>changement profond de notre modèle de société</strong>. Le problème, c’est qu’on est dans un système <strong>qui ne veut pas changer</strong>. Il est construit pour favoriser <strong>l’hyperconsommation et la croissance perpétuelle</strong>. Et ceux qui en bénéficient – les grandes entreprises, les ultra-riches – n’ont aucun intérêt à voir ce modèle évoluer. <strong>Mais heureusement, il y a des choses qu’on peut faire, individuellement et collectivement.</strong> On peut <strong>changer nos habitudes, refuser cette logique d’hyperconsommation</strong>. Et plus on sera nombreux, plus on aura de poids pour imposer un autre modèle. Le zéro déchet, c’est une <strong>porte d’entrée vers ce changement</strong>, mais c’est aussi un combat plus global. Et ce combat, il est essentiel, parce que l’avenir qu’on nous prépare, si on ne change rien, c’est le chaos.</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="400" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/PICHON.jpeg" alt="" class="wp-image-22577" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/PICHON.jpeg 640w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/PICHON-300x188.jpeg 300w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption">CREDIT PHOTO : Laure B</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Dans vos conférences, vous cherchez avant tout à provoquer une prise de conscience et à inciter à l’action.</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : Oui, c’est vraiment l’objectif principal. Je veux que les gens, en sortant de ces deux heures de rencontre, aient <strong>envie de passer à l’action</strong>. L’idée, c’est de les <strong>motiver, de les booster</strong>, et ça marche plutôt bien. Ce qui fonctionne, c’est le mélange d’<strong>émotions et d’énergie</strong> que je mets dans mes interventions. Je joue sur <strong>l’indignation, la colère</strong>, mais aussi sur <strong>l’humour</strong>. On rigole, on se rend compte que <strong>ce mode de vie est possible</strong>, accessible à tout le monde. Au final, <strong>il suffit de décider.</strong> Mon but, c’est de créer des <strong>colibris</strong>, des gens qui, après la conférence, se disent : <strong>« OK, j’agis »</strong>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Est-ce qu’il y a des domaines où c’est totalement impossible de réduire ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : Il y a des <strong>limites incontournables</strong>. Les <strong>médicaments</strong>, par exemple, sont un véritable problème. Il n’existe pas de <strong>pharmacies en vrac</strong>. Chaque boîte contient une plaquette en <strong>aluminium et plastique</strong>, et ces matériaux sont <strong>indissociables</strong>, donc <strong>non recyclables</strong>. On jette donc énormément, et il y a aussi <strong>beaucoup de gaspillage</strong> avec des boîtes contenant plus de médicaments que nécessaire. C’est une <strong>logique commerciale</strong> : vendre des boîtes de 32 au lieu de 15, ça rapporte plus. Et vu <strong>le poids des lobbies pharmaceutiques et pétrochimiques</strong>, il n’y a aujourd’hui <strong>aucune alternative</strong>. La seule chose que l’on peut faire, c’est essayer de <strong>consommer moins de médicaments</strong>, mais pour <strong>ceux qui ont des traitements de fond</strong>, c’est évidemment impossible.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Il y a aussi la voiture, surtout en milieu rural.</strong> En ville, il est <strong>tout à fait possible</strong> de vivre sans voiture. Il y a les <strong>transports en commun, le vélo, la trottinette</strong>, et surtout, on fait des <strong>économies énormes</strong> en se passant de voiture. Mais en campagne, ce n’est pas du tout la même réalité. La voiture y est <strong>indispensable</strong> pour aller travailler, faire des courses, se socialiser. On pourrait imaginer des <strong>solutions collectives, mutualisées</strong>, mais aujourd’hui, on est encore <strong>très loin de cela</strong>.</em> <em>Le <strong>numérique</strong> pose aussi un vrai problème, même si là, il existe <strong>des solutions</strong>. Aujourd’hui, un <strong>smartphone a une durée de vie de deux ans</strong>, mais ce n’est <strong>pas une contrainte technique</strong>, c’est <strong>culturel</strong>. <strong>80 % des smartphones remplacés fonctionnent encore</strong>. Les gens changent simplement parce qu’on leur vend le <strong>dernier modèle à la mode</strong>. Ce qu’il faudrait, c’est <strong>allonger la durée de vie des appareils</strong>. Un smartphone pourrait durer <strong>dix ou quinze ans</strong> s’il était conçu pour être <strong>réparable et évolutif</strong>. Il y a déjà des initiatives comme <strong><a href="https://shop.fairphone.com/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fairphone</a></strong>, qui proposent ce type de modèle. Il faudrait aussi <strong>réduire le streaming</strong>, qui consomme <strong>d’énormes ressources en bande passante</strong> et en <strong>stockage de données</strong>. Et avec l’arrivée de <strong>l’intelligence artificielle</strong>, ça va être <strong>pire encore</strong>, car ces technologies nécessitent une <strong>consommation énergétique colossale</strong>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Enfin, il y a des domaines où c’est plus compliqué, comme les <strong>chaussures de sport</strong>. Difficile d’acheter des chaussures de running d’occasion ou de les réparer. Pour le <strong>néoprène</strong>, qui est une horreur en termes de plastique, il est au moins possible de <strong>réparer ses combinaisons</strong> et de les faire durer vingt ans. C’est pareil pour les <strong>planches de surf</strong>. Il vaut mieux en <strong>avoir une seule et la partager ou la louer</strong>, plutôt que d’accumuler du matériel.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’une des solutions les plus simples, c’est <strong>d’acheter moins</strong>. <strong>Consommer moins, c’est économiser de l’argent</strong>. Et au final, <strong>ce n’est pas consommer qui nous rend heureux</strong>, c’est <strong>vivre des expériences et partager des moments</strong>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : D&rsquo;ailleurs, dans votre famille, vous avez aussi changé votre approche des cadeaux et des fêtes.</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : Oui, complètement. Pendant longtemps, on a suivi la tradition : acheter <strong>plein de jouets en plastique pour Noël et les anniversaires</strong>. Mais quand on prend du recul, on se rend compte que <strong>les enfants en reçoivent trop</strong>, et que <strong>beaucoup de ces objets finissent rapidement à la poubelle</strong>. En 2014, on a décidé d’essayer autre chose. On a annoncé aux enfants que, cette année-là, <strong>il n’y aurait pas de cadeaux matériels</strong>, mais <strong>une expérience à vivre ensemble</strong>. On s’est offert <strong>un week-end en cabane perchée à 30 mètres de haut</strong>. On en parle encore aujourd’hui, parce que c’était <strong>un moment magique</strong>. Depuis, on a gardé cette habitude. Plutôt que d’acheter <strong>des objets qui seront vite oubliés</strong>, on privilégie <strong>des cadeaux à vivre</strong>. Et ça marche. Ce qui reste, ce ne sont pas les objets, mais <strong>les souvenirs et les émotions</strong>.</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="474" height="640" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Famille-zero-dechet-livre.png" alt="" class="wp-image-22573" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Famille-zero-dechet-livre.png 474w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Famille-zero-dechet-livre-222x300.png 222w" sizes="auto, (max-width: 474px) 100vw, 474px" /></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’incompréhension face au rejet du message écologique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Malgré toutes ces solutions concrètes et bénéfiques, le message de sobriété passe mal. Pourquoi est-ce si difficile de faire évoluer les mentalités ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : Parce que tout est fait pour que l’<strong>on consomme toujours plus</strong>. Les gens sont <strong>constamment sollicités par la publicité</strong>, que ce soit à la télévision, sur internet, dans la rue. On nous pousse à croire que le bonheur passe par <strong>l’accumulation d’objets, une voiture plus grosse, des voyages plus loin avec EasyJet, et toujours plus de gadgets achetés chez Action</strong>. Et les <strong>médias</strong> ne nous aident pas. Plutôt que de donner de la visibilité aux messages de <strong>sobriété</strong>, ils les caricaturent. Résultat : au lieu d’être perçue comme une <strong>démarche intelligente et vertueuse</strong>, la réduction de consommation est vue comme une <strong>contrainte</strong>. Pourtant, c’est <strong>tout l’inverse</strong> : ça permet de <strong>vivre mieux, d’avoir plus de temps, de faire des économies, d’améliorer sa santé</strong>. Mais ce discours est <strong>quasiment absent des grands médias</strong></em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Depuis quelques années, l’écologie semble de moins en moins présente dans le débat public. Avez-vous ce sentiment ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : Totalement. Depuis 2020, on a <strong>progressivement invisibilisé la question écologique</strong>. Avant, j’étais invité <strong>toutes les deux semaines sur des plateaux télé ou des radios</strong>. Aujourd’hui, plus rien. Ce n’est pas un hasard. On observe même <strong>une régression</strong>. Désormais, l’écologie est <strong>caricaturée</strong>. On nous traite d’<strong>« éco-terroristes »</strong>, alors qu’avant, c’était juste des insultes du type <strong>« Amish »</strong> ou <strong>« retour à la bougie »</strong>. Mais aujourd’hui, on ne se contente plus d’attaquer les militants, on <strong>attaque directement les structures qui soutiennent la transition écologique</strong>. Cette année, on parle de <strong>supprimer <a href="https://www.agencebio.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’Agence Bio</a></strong>, qui soutient pourtant <strong>18 % des exploitations agricoles françaises</strong>. On remet en question <strong>l’ADEME</strong> et <strong>l’Office Français de la Biodiversité (OFB)</strong>. Tout ce qui est un frein au modèle économique actuel est <strong>ciblé et attaqué</strong>. En 25 ans d’engagement, je n’ai <strong>jamais vu une telle régression</strong>. On recule à une vitesse folle. Et pendant ce temps, les <strong>problèmes environnementaux s’aggravent</strong>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Vous avez une formation d’historien. À votre avis, comment les sociétés évoluent-elles face à de telles crises ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : Historiquement, les sociétés ont changé de quatre manières : par <strong>les guerres, les effondrements d’États, les pandémies ou les révolutions populaires</strong>. Aujourd’hui, il faudrait une <strong>transition choisie et concertée</strong>. Malheureusement, on n’y est pas. Mais si nous ne faisons rien, ce sont ces autres forces – la guerre, l’effondrement, la crise – qui imposeront le changement. J’espère que nous arriverons à enclencher <strong>un changement positif et collectif</strong>, plutôt que de subir le chaos.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="588" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Famille-zero-dechet-1024x588.png" alt="Famille zéro déchet" class="wp-image-22567" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Famille-zero-dechet-1024x588.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Famille-zero-dechet-300x172.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Famille-zero-dechet-768x441.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Famille-zero-dechet.png 1173w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Crédit photo Youtube Thierry Souccar Editions</figcaption></figure>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-visite-du-centre-de-tri-des-dechets-de-parcay-meslay"><strong>Visite du centre de tri des déchets de Parçay-Meslay</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Agglopolys</strong>, l’agglomération de Blois, <strong>organise une visite gratuite</strong> du centre de tri interdépartemental de Parçay-Meslay le <strong>mercredi 26 février</strong> 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">📍 <strong>Déroulé de la visite</strong> :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Durée</strong> : 2 heures</li>



<li><strong>Transport en bus gratuit</strong> (sur inscription)</li>



<li><strong>Départ</strong> : 12h40 depuis le parking P4 du Jeu de Paume (66 avenue de Châteaudun, Blois)</li>



<li><strong>Retour</strong> : 17h30</li>



<li><strong>Public</strong> : ouvert à toutes et tous</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">🔹 <strong>Informations et inscription</strong> :<br>L’inscription est obligatoire avant le <strong>10 février</strong> à l’adresse suivante : <strong><a>info.dechets@agglopolys.fr</a></strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">🔄 <strong>Pourquoi visiter le centre de tri ?</strong><br>Le centre de tri de Parçay-Meslay traite les déchets recyclables de <strong>13 collectivités</strong>, dont Agglopolys. Les déchets y sont triés par matériau avant d’être envoyés vers les filières de recyclage adaptées. Cette visite permet de mieux comprendre le processus de tri et l’importance du recyclage dans la gestion des déchets.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="918" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-1024x918.png" alt="l'amour qui s'éprouve" class="wp-image-21900" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-1024x918.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-300x269.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-768x688.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-1536x1377.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025.png 1562w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/zero-dechet-le-combat-de-jeremie-pichon-pour-un-autre-systeme">Zéro déchet : le combat de Jérémie Pichon pour un autre système</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bloiscapitale.com/zero-dechet-le-combat-de-jeremie-pichon-pour-un-autre-systeme/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Quelles sont les journées mondiales de 2024 les plus atypiques ou improbables ?</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/quelles-sont-les-journees-mondiales-de-2024-les-plus-atypiques-ou-improbables</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/quelles-sont-les-journees-mondiales-de-2024-les-plus-atypiques-ou-improbables#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jan 2024 10:27:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Découvrir]]></category>
		<category><![CDATA[Journée internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Style de vie]]></category>
		<category><![CDATA[conseils]]></category>
		<category><![CDATA[guide]]></category>
		<category><![CDATA[journée]]></category>
		<category><![CDATA[journée absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Journée de l’hypersensibilité]]></category>
		<category><![CDATA[Journée de la frite belge]]></category>
		<category><![CDATA[Journée du donut]]></category>
		<category><![CDATA[Journée du fromage]]></category>
		<category><![CDATA[journée internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Journée internationale de la licorne]]></category>
		<category><![CDATA[Journée internationale des batailles d’oreillers]]></category>
		<category><![CDATA[Journée internationale du bain moussant]]></category>
		<category><![CDATA[Journée internationale du rire]]></category>
		<category><![CDATA[Journée internationale sans paille]]></category>
		<category><![CDATA[Journée mondiale « Kiss a Ginger »]]></category>
		<category><![CDATA[Journée mondiale des emojis]]></category>
		<category><![CDATA[Journée mondiale des OVNIS]]></category>
		<category><![CDATA[Journée mondiale des peluches]]></category>
		<category><![CDATA[Journée mondiale du nombre Pi]]></category>
		<category><![CDATA[Journée Mondiale du Pangolin]]></category>
		<category><![CDATA[journée mondiale improbable]]></category>
		<category><![CDATA[Journée sans pantalons]]></category>
		<category><![CDATA[journées mondiales]]></category>
		<category><![CDATA[journées mondiales de 2024]]></category>
		<category><![CDATA[Journées Mondiales Sans Téléphone Mobile]]></category>
		<category><![CDATA[pollution plastique]]></category>
		<category><![CDATA[Saverio Tomasella]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bloiscapitale.com/?p=11917</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que nous naviguons dans les eaux de l&#8217;année 2024, notre calendrier est parsemé d&#8217;une mosaïque surprenante et parfois déroutante de journées mondiales. Loin des traditionnelles commémorations et célébrations, ces dates singulières nous offrent un aperçu des curiosités et des passions qui jalonnent notre globe. De la Journée internationale du bain moussant, en passant par &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/quelles-sont-les-journees-mondiales-de-2024-les-plus-atypiques-ou-improbables">Quelles sont les journées mondiales de 2024 les plus atypiques ou improbables ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Alors que nous naviguons dans les eaux de l&rsquo;année 2024, <a href="https://bloiscapitale.com/les-evenements-mondiaux-programmes-en-2024" target="_blank" rel="noreferrer noopener">notre calendrier est parsemé</a> d&rsquo;une mosaïque surprenante et parfois déroutante de <strong>journées mondiales</strong>. Loin des traditionnelles commémorations et célébrations, ces dates singulières nous offrent un aperçu des curiosités et des passions qui jalonnent notre globe. De la Journée internationale du bain moussant, en passant par l&rsquo;hommage au nombre Pi, ces occasions uniques mettent en lumière <strong>les aspects les plus atypiques et extravagants de notre monde.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-janvier">Janvier</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>Journée internationale du bain moussant</strong>, célébrée le <strong>8 janvier</strong>, est une occasion de transformer sa salle de bain en une oasis de détente. Cette journée pas vraiment écologique est caractérisée par la création d&rsquo;un environnement relaxant avec des bains moussants, de la musique, une lumière tamisée, et même des accessoires de bain amusants comme des canards en caoutchouc et des chapeaux de bain extravagants. Elle s&rsquo;inspire de la longue tradition de bains luxueux pratiqués par les anciennes civilisations romaines et grecques, et <strong>vise à promouvoir la détente et le bien-être personnel​<a href="https://roselalune.com/blogs/conseils-beaute-naturelle/la-journee-du-bain-moussant-aura-lieu-le-dimanche-8-janvier-2024" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>12 janvier</strong> marque la <strong>Journée mondiale « Kiss a Ginger »</strong>, un événement non officiel créé par Derek Forgie pour célébrer de manière positive<strong> les personnes aux cheveux roux</strong>. Cette journée est née en réponse aux brimades et préjugés auxquels les roux sont souvent confrontés. Elle vise à montrer de l&rsquo;amour et de l&rsquo;appréciation aux personnes aux cheveux roux, qui représentent environ 2% de la population mondiale. <strong>Elle a rapidement gagné en popularité après avoir été promue sur les réseaux sociaux​<a href="https://www.zakweli.com/journee-mondiale-kiss-a-ginger/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, la <strong>Journée de l’hypersensibilité</strong>, le <strong>13 janvier</strong>, a été instituée en 2019 suite à une pétition lancée par <strong>Saverio Tomasella</strong> et adressée à <strong>Brigitte Macron</strong>. Cette journée vise à sensibiliser les professionnels de l&rsquo;éducation, du secteur médico-social, et de la santé sur l&rsquo;hypersensibilité, ses caractéristiques et ses conséquences.<strong> L&rsquo;objectif est d&rsquo;aider les personnes hypersensibles à trouver leur place dans la société, notamment dans les écoles, les universités et le monde du travail.</strong> L&rsquo;hypersensibilité, affectant environ 20% de la population mondiale, se caractérise par une réactivité émotionnelle accrue​<a href="https://www.sante-sur-le-net.com/13-janvier-journee-nationale-de-lhypersensibilite/#:~:text=Selon%20les%20estimations%2C%20environ%2020,la%20journ%C3%A9e%20nationale%20de%20l%E2%80%99hypersensibilit%C3%A9" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​​<a href="https://www.sante-sur-le-net.com/13-janvier-journee-nationale-de-lhypersensibilite/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-fevrier">Février</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>Journée internationale sans paille (3 février)</strong>, initiée en 2018, est dédiée à la sensibilisation à la <strong>pollution plastique</strong>, en particulier celle causée par les pailles en plastique. Le mouvement a été lancé par un collectif d&rsquo;associations, notamment « Low Carbon City ». L&rsquo;objectif est d&rsquo;encourager les gens à refuser l&rsquo;utilisation des pailles en plastique, un article couramment jeté dans la nature et non biodégradable. En 2018, plus de 35 pays y avaient participé. <strong>Cette initiative s&rsquo;inscrit dans le cadre plus large de la lutte contre les plastiques à usage unique,</strong> avec des mesures législatives telles que l&rsquo;interdiction des pailles en plastique dans l&rsquo;Union Européenne à partir de juillet 2021​<a href="https://www.journee-mondiale.com/517/journee-internationale-sans-paille.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <strong>Journées Mondiales Sans Téléphone Mobile (6-8 février)</strong>, Lancées en 2001 par l&rsquo;écrivain Phil Marso, ces journées invitent à réfléchir sur notre relation avec les téléphones mobiles. Initialement prévue le 6 février, cette journée a été étendue pour couvrir trois jours. <strong>Le choix du 6 février correspond à la Saint Gaston, faisant référence à une chanson de Nino Ferrer.</strong> Cette initiative souligne comment l&rsquo;usage du téléphone portable, particulièrement des smartphones, a profondément transformé nos modes de communication et notre vie quotidienne. <strong>Elle met également en lumière les problématiques environnementales liées à la fabrication et au recyclage des smartphones, ainsi que les impacts sociaux </strong>comme l&rsquo;exploitation des travailleurs et des enfants dans leur production​<a href="https://www.journee-mondiale.com/174/journees-mondiales-sans-telephone-mobile.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​​<a href="https://www.journee-mondiale.com/174/journees-mondiales-sans-telephone-mobile.htm#:~:text=,utiliser%20du%20tout%20son%20smartphone" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​​<a href="https://www.journee-mondiale.com/174/journees-mondiales-sans-telephone-mobile.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>Journée Mondiale du Pangolin (troisième samedi de février)</strong>: En 2024, cette journée se tiendra le <strong>17 février</strong>. Les pangolins, ou fourmiliers écailleux, sont menacés par le commerce illégal de leur viande et de leurs écailles. Cette journée met en lumière la nécessité de protéger ces animaux uniques, principalement nocturnes et insectivores, <strong>dont toutes les espèces sont en déclin.</strong> Le nom « pangolin » vient du mot malais « pengguling », signifiant « quelque chose qui roule », en référence à leur habitude de se mettre en boule lorsqu&rsquo;ils se sentent menacés​<a href="https://www.zakweli.com/journee-mondiale-du-pangolin/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-mars">Mars</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>Journée mondiale du nombre Pi</strong>, célébrée le <strong>14 mars</strong>, est un événement reconnu internationalement pour honorer la constante mathématique π (Pi). La date du 14 mars a été choisie parce que, <strong>dans le format de date américain, elle s&rsquo;écrit 3/14</strong>, les trois premiers chiffres de π (3.14). Cette journée est souvent célébrée à 1 h 59 de l&rsquo;après-midi (heure américaine) pour représenter une approximation à six chiffres de π (3,14159). La Journée du nombre Pi est associée à la semaine des mathématiques en France et est l&rsquo;occasion pour les passionnés de mathématiques du monde entier de célébrer cette constante importante​<a href="http://lesjourneesmondiales.fr/Agenda/journee-mondiale-de-pi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​​<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Journ%C3%A9e_de_pi#:~:text=La%20journ%C3%A9e%20de%20%CF%80%20et,chiffres%20en%20base%20d%C3%A9cimale%203%2C14" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​​<a href="https://www.rtl.fr/actu/sciences-tech/pi-day-le-14-mars-c-est-la-journee-du-nombre-pi-7797206191#:~:text=La%20journ%C3%A9e%20du%20nombre%20Pi,Pi%20Day%2C%20les%20amoureux%20des" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​​<a href="https://www.tf1info.fr/sciences-et-innovation/le-14-mars-c-est-la-journee-mondiale-du-nombre-pi-combien-de-chiffres-apres-la-virgule-pouvez-vous-citer-2115465.html#:~:text=MATHS%20,vous%20citer" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​​<a href="https://www.unesco.org/fr/articles/les-maths-pour-un-monde-meilleur-la-journee-internationale-des-mathematiques-celebree-dans-le-monde#:~:text=La%20date%20du%2014%20mars%2C,la%20Journ%C3%A9e%20internationale%20des" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;autre part, la <strong>Journée du fromage en France, célébrée le 27 mars</strong>, vise à honorer et à promouvoir les fromages au lait cru français. Instituée en 2001, cette journée met en valeur les fromages rares et les petites fabrications au lait cru, soulignant l&rsquo;importance du fromage dans la culture et le patrimoine français. Les fromagers à travers la France participent à cet événement pour sensibiliser à la diversité fromagère du pays et célébrer les fromages des différents terroirs français​<a href="https://www.leguidedufromage.com/origines-journee-nationale-du-fromage-zo286.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​​<a href="https://www.leguidedufromage.com/la-journee-nationale-du-fromage-27-mars-2023-vo2206.html#:~:text=LUNDI%2027%20mars%202023,France%2C%20chez%20les%20fromagers%20participants" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​​<a href="https://www.leguidedufromage.com/origines-journee-nationale-du-fromage-zo286.html#:~:text=La%20Journ%C3%A9e%20Nationale%20du%20fromage,de%20la%20diversit%C3%A9%20fromag%C3%A8re%20fran%C3%A7aise" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​​<a href="https://www.geo.fr/voyage/journee-nationale-du-fromage-notre-tour-de-france-des-fromages-en-dix-regions-208929#:~:text=Ce%20lundi%2027%20mars%2C%20le,reconnues%20pour%20leurs%20fromages" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Suivront la <strong>Journée internationale de la licorne</strong> (9 avril), la <strong>Journée internationale des batailles d’oreillers</strong> (2 avril)​<a href="https://www.blogdumoderateur.com/calendrier-marketing-2024-liste-evenements-annee/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​, la <strong>Journée sans pantalons</strong> (3 mai), la <strong>Journée internationale du rire</strong> (5 mai)​<a href="https://www.blogdumoderateur.com/calendrier-marketing-2024-liste-evenements-annee/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​, la <strong>Journée américaine du donut</strong> (2 juin), la <strong>Journée mondiale des OVNIS</strong> (2 juillet), <strong>Journée mondiale des emojis</strong> (17 juillet)​<a href="https://www.blogdumoderateur.com/calendrier-marketing-2024-liste-evenements-annee/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​, la <strong>Journée de la frite belge</strong> (1er août), la <strong>Journée mondiale du cerf-volant</strong> (16 août)​<a href="https://www.blogdumoderateur.com/calendrier-marketing-2024-liste-evenements-annee/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​, la <strong>Journée mondiale des peluches</strong> (9 septembre), etc. La liste est longue !</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/quelles-sont-les-journees-mondiales-de-2024-les-plus-atypiques-ou-improbables">Quelles sont les journées mondiales de 2024 les plus atypiques ou improbables ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bloiscapitale.com/quelles-sont-les-journees-mondiales-de-2024-les-plus-atypiques-ou-improbables/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Plastique, Turquie, Twitter : l’actualité ce lundi 29 mai 2023</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/plastique-turquie-twitter-lactualite-ce-lundi-29-mai-2023</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/plastique-turquie-twitter-lactualite-ce-lundi-29-mai-2023#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 May 2023 08:57:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[ambitions divergentes]]></category>
		<category><![CDATA[Atatürk]]></category>
		<category><![CDATA[audit]]></category>
		<category><![CDATA[bannissement]]></category>
		<category><![CDATA[Bosphore]]></category>
		<category><![CDATA[campagne électorale]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Colonna]]></category>
		<category><![CDATA[cinq ans]]></category>
		<category><![CDATA[Code européen de bonnes pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[commissaire européen à l&#039;Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[conformité]]></category>
		<category><![CDATA[controverses]]></category>
		<category><![CDATA[coopération]]></category>
		<category><![CDATA[débat public]]></category>
		<category><![CDATA[déchets]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[discussions]]></category>
		<category><![CDATA[disputes]]></category>
		<category><![CDATA[Elon Musk]]></category>
		<category><![CDATA[engagements]]></category>
		<category><![CDATA[Erdogan]]></category>
		<category><![CDATA[événement de haut niveau]]></category>
		<category><![CDATA[fact-checkeurs]]></category>
		<category><![CDATA[fausses informations]]></category>
		<category><![CDATA[france infos]]></category>
		<category><![CDATA[gestion]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[impulsion politique]]></category>
		<category><![CDATA[indéboulonnable]]></category>
		<category><![CDATA[industrie plastique]]></category>
		<category><![CDATA[Istanbul]]></category>
		<category><![CDATA[Kiliçdaroglu]]></category>
		<category><![CDATA[loi sur les services numériques]]></category>
		<category><![CDATA[lutte]]></category>
		<category><![CDATA[microplastiques]]></category>
		<category><![CDATA[modération]]></category>
		<category><![CDATA[monde actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[monde infos]]></category>
		<category><![CDATA[nation]]></category>
		<category><![CDATA[négociateurs]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelles règles européennes]]></category>
		<category><![CDATA[obligations]]></category>
		<category><![CDATA[océans]]></category>
		<category><![CDATA[ONG]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[plastique]]></category>
		<category><![CDATA[plateformes numériques]]></category>
		<category><![CDATA[pollution plastique]]></category>
		<category><![CDATA[pression industrielle]]></category>
		<category><![CDATA[production plastique]]></category>
		<category><![CDATA[publicité]]></category>
		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdogan]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[recyclage]]></category>
		<category><![CDATA[réduction]]></category>
		<category><![CDATA[réélection]]></category>
		<category><![CDATA[règlementation]]></category>
		<category><![CDATA[règles renforcées]]></category>
		<category><![CDATA[réseau social]]></category>
		<category><![CDATA[retrait]]></category>
		<category><![CDATA[solidarité]]></category>
		<category><![CDATA[Thierry Breton]]></category>
		<category><![CDATA[traité juridiquement contraignant]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
		<category><![CDATA[Twitter]]></category>
		<category><![CDATA[union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[unité]]></category>
		<category><![CDATA[urgence]]></category>
		<category><![CDATA[victoire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bloiscapitale.com/?p=4012</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quelle est l’actualité du jour ? Nous vous proposons ici un tour d’horizon de ce qu’il se passe à Blois, en France, dans le monde. Tout d&#8217;abord, la lutte contre la pollution plastique qui doit connaître un tournant majeur : Des négociateurs internationaux à Paris pour lutter contre la pollution plastique et élaborer un traité juridiquement &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/plastique-turquie-twitter-lactualite-ce-lundi-29-mai-2023">Plastique, Turquie, Twitter : l’actualité ce lundi 29 mai 2023</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Quelle est l’actualité du jour ? Nous vous proposons ici un tour d’horizon de ce qu’il se passe à Blois, en France, dans le <a href="https://bloiscapitale.com/category/tie-world" target="_blank" rel="noreferrer noopener">monde</a>. Tout d&rsquo;abord, la lutte contre la pollution plastique qui doit connaître un tournant majeur :</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des négociateurs internationaux à Paris pour lutter contre la pollution plastique et élaborer un traité juridiquement contraignant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les<strong> négociateurs de 175 États se réunissent à Paris</strong> pour participer à une deuxième session de discussions <strong>en vue d&rsquo;élaborer un traité juridiquement contraignant visant à mettre un terme à la production plastique</strong>. Un événement de haut niveau, <strong>organisé par la France à l&rsquo;<a href="https://www.unesco.org/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Unesco</a></strong>, a été organisé pour donner une impulsion politique aux débats. Cette rencontre a réuni une quarantaine de représentants d&rsquo;États du monde entier, dont la ministre des Affaires étrangères, <strong>Catherine Colonna</strong>, et son homologue à la Transition écologique, <strong>Christophe Béchu</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les discussions s&rsquo;ouvrent à Paris avec des ambitions divergentes</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les véritables discussions débuteront lors de cette session à Paris, où les nations présentes affichent des <strong>ambitions divergentes.</strong> Elles sont soumises à la pression des industriels d&rsquo;un côté et des ONG de l&rsquo;autre. L&rsquo;objectif global est de parvenir à un traité international contraignant pour mettre un terme à la production et à l&rsquo;utilisation effrénées de plastiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La situation alarmante de la pollution plastique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La pollution plastique représente un défi majeur pour l&rsquo;environnement. Le plastique, dérivé du pétrole, est omniprésent dans notre société. <strong>Sa production annuelle a plus que doublé en 20 ans, atteignant 460 millions de tonnes, avec une perspective de triplement d&rsquo;ici à 2060 si aucune action n&rsquo;est entreprise.</strong> Les conséquences de cette augmentation sont préoccupantes, avec des déchets plastiques se retrouvant dans les océans, la banquise, l&rsquo;estomac des oiseaux et même au sommet des montagnes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les enjeux environnementaux et climatiques liés au plastique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La pollution plastique a un impact significatif sur l&rsquo;environnement et contribue au réchauffement climatique. En 2019, elle représentait <strong>1,8 milliard de tonnes de gaz à effet de serre</strong>, soit 3,4 % des émissions mondiales. Ce chiffre pourrait plus que doubler d&rsquo;ici à 2060 selon l&rsquo;OCDE. Il est donc essentiel de prendre des mesures pour réduire la dépendance au plastique et encourager le recyclage.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les positions contrastées des pays et l&rsquo;influence de l&rsquo;industrie plastique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays participants adoptent des positions contrastées. Certains, notamment ceux d&rsquo;Asie et des États-Unis, pourraient être plus timorés et insister sur la nécessité de recycler et de lutter contre les déchets abandonnés. D&rsquo;autre part, l&rsquo;industrie plastique, avec des producteurs de PVC, PE et PP en tête, continue de promouvoir une production exponentielle, peu importe les conséquences environnementales.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="150" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/05/TURQUIE.png" alt="" class="wp-image-4016" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/05/TURQUIE.png 800w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/05/TURQUIE-300x56.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/05/TURQUIE-768x144.png 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Réélection de Recep Tayyip Erdogan à la tête de la Turquie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l&rsquo;actualité, Recep Tayyip Erdogan, le leader indéboulonnable de la Turquie, a été réélu dimanche pour un mandat de <strong>cinq ans supplémentaires</strong>, appelant son pays à faire preuve de solidarité et d&rsquo;unité face aux défis qui l&rsquo;attendent. Debout sur un bus devant sa résidence à Istanbul, du côté asiatique du Bosphore, <strong>le président de 69 ans, au pouvoir depuis 20 ans, a revendiqué sa victoire en début de soirée,</strong> entouré d&rsquo;une foule enthousiaste agitant des drapeaux rouges.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« La Turquie a gagné ! »</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Notre nation nous a confié la responsabilité de gouverner le pays pour les cinq prochaines années »</em>, a-t-il déclaré à l&rsquo;issue d&rsquo;une élection qui l&rsquo;a contraint à un second tour pour la première fois. À son retour à Ankara en pleine nuit, il a été accueilli en rock star par des dizaines de milliers de partisans qui l&rsquo;attendaient depuis des heures devant le palais présidentiel, où il n&rsquo;a pas manqué de huer son adversaire malheureux, Kemal Kiliçdaroglu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant d&rsquo;estimer qu&rsquo;il était temps de mettre de côté les disputes de la campagne électorale et de parvenir à l&rsquo;unité et à la solidarité autour des rêves de notre nation. <em>« La Turquie a gagné ! »</em>, a-t-il lancé, entre deux portraits géants projetés sur la façade monumentale : le sien et celui de son illustre prédécesseur, Mustafa Kemal Atatürk, le fondateur de la République qui célèbre cette année son centenaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pari perdu d&rsquo;une « démocratie apaisée »</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les résultats portant sur plus de 99,85 % des bulletins, <strong>le chef de l&rsquo;État a obtenu 52,16 % des suffrages, contre 47,84 % pour le candidat social-démocrate Kemal Kiliçdaroglu,</strong> qui, à 74 ans, a perdu son pari d&rsquo;une <em><strong>« démocratie apaisée »</strong></em> qu&rsquo;il avait promis. La commission électorale turque (YSK) a confirmé dans la soirée la victoire d&rsquo;Erdogan et publiera les résultats définitifs en début de semaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En soirée, des rassemblements spontanés se sont formés devant le siège de son parti, l&rsquo;AKP, à Istanbul, où les rues résonnaient de coups de klaxons. Une foule considérable s&rsquo;est également massée devant le palais présidentiel à Ankara pour l&rsquo;attendre, témoignant ainsi de l&rsquo;ampleur du <strong>soutien populaire dont bénéficie encore Erdogan.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="150" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/05/twitter.png" alt="" class="wp-image-4019" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/05/twitter.png 800w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/05/twitter-300x56.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/05/twitter-768x144.png 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le réseau social Twitter se retire du Code européen de bonnes pratiques contre la désinformation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le commissaire européen à l&rsquo;Industrie, Thierry Breton, a annoncé que <strong><em>Twitter</em> a décidé de quitter le Code de bonnes pratiques de l&rsquo;UE contre la désinformation en ligne.</strong> Cependant, il a souligné que les obligations de la plateforme demeurent et a averti que la lutte contre la désinformation sera une <strong>obligation légale</strong> en vertu de la loi sur les services numériques (DSA) <strong>à partir du 25 août.</strong> Thierry Breton a rappelé que les équipes européennes seront prêtes à faire appliquer la loi, prévenant ainsi <em>Twitter</em> qu&rsquo;il ne pourra pas se soustraire à ses responsabilités.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des audits préalables pour les géants de la Silicon Valley</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En préparation de l&rsquo;entrée en vigueur de la réglementation, Thierry Breton prévoit de se rendre en Californie pour rencontrer les géants de la Silicon Valley. Il leur propose de passer des audits « à blanc », c&rsquo;est-à-dire préalables et sans conséquence en cas d&rsquo;infraction. À partir de fin août, ces entreprises seront placées sous la surveillance de la Commission européenne et soumises à des règles renforcées, notamment l&rsquo;obligation d&rsquo;un audit annuel indépendant <strong>pour garantir leur efficacité dans la lutte contre la désinformation, la haine en ligne et les contrefaçons.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le Code européen de bonnes pratiques et les engagements des signataires</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Code européen de bonnes pratiques, lancé en 2018 et renforcé depuis, regroupe une trentaine de signataires, parmi lesquels les géants d&rsquo;internet <em><strong>Meta, Google, Microsoft, TikTok</strong></em>, ainsi que des plateformes plus petites, des professionnels de la publicité, des fact-checkeurs et des ONG. Ce code comprend <strong>une quarantaine d&rsquo;engagements</strong> visant à renforcer la coopération avec les fact-checkeurs et à empêcher les sites diffusant de fausses informations de bénéficier de publicités.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les controverses entourant Twitter et les nouvelles règles européennes</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le rachat de <em>Twitter</em> il y a six mois, la gestion de l&rsquo;entreprise et le règlement de la plateforme suscitent régulièrement la polémique. L&rsquo;assouplissement de la modération des contenus problématiques par <strong>le milliardaire Elon Musk a été une aubaine pour de nombreux comptes bannis après avoir tenu des propos polémiques ou trompeurs sur l&rsquo;actualité</strong>. Cependant, à partir du 25 août, de nouvelles règles européennes s&rsquo;appliqueront à certaines plateformes numériques pour lutter contre la désinformation.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Twitter risque d&rsquo;être banni de l&rsquo;Union européenne</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre chargé de la Transition numérique et des Télécommunications, <strong>Jean-Noël Barrot, a déclaré que <em>Twitter</em> sera banni de l&rsquo;Union européenne s&rsquo;il ne se conforme pas aux règles.</strong> Les plateformes qui ne respecteront pas ces règles risqueront <strong>des amendes allant jusqu&rsquo;à 6% de leur chiffre d&rsquo;affaires</strong>.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/plastique-turquie-twitter-lactualite-ce-lundi-29-mai-2023">Plastique, Turquie, Twitter : l’actualité ce lundi 29 mai 2023</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bloiscapitale.com/plastique-turquie-twitter-lactualite-ce-lundi-29-mai-2023/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
