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	<title>Archives des suicide - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des suicide - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Derrière la Duchesse, le miroir de Laurent Costa</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 12:08:05 +0000</pubDate>
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<p>Il faut imaginer la scène : une maison, le silence de journées suspendues, un temps ralenti où l’on cherche un exutoire. C’est là, dans la solitude du <strong>confinement</strong> lié au Covid, qu’est née <strong>la Duchesse. Laurent Costa</strong> en raconte l’origine avec simplicité. <em>« Au départ, c’était un personnage pour m’occuper, parce que tout seul, dans une maison, sans rien créer, j’avais besoin de ça. <strong>J’ai créé ce personnage pour faire rire un peu mes amis. »</strong></em> L’histoire commence ainsi : une invention née de l’ennui et du besoin de partage.</p>



<p>La Duchesse n’était donc pas préméditée. Elle s’est imposée. Comme une évidence après quelques essais. <strong><em>« J’ai essayé plusieurs choses. Et puis, je trouvais que la duchesse, c’était pas mal. »</em></strong> Une femme recluse dans son château imaginaire, vivant hors du temps. <em>« Elle vivait déjà dans le confinement, bien avant le confinement »</em>, dit Laurent Costa. La figure s’esquisse.Le comédien, coiffeur de métier, trouve là <strong>un terrain de jeu privilégié : choisir des coiffures, se déguiser, goûter au travestissement. </strong><em>« Cela m’a toujours plu et amusé »,</em> confie-t-il. Ce plaisir s’est cristallisé dans une silhouette : perruques, lunettes, accessoires, une Duchesse qui allait peu à peu dépasser le simple amusement durant une période de Covid.</p>



<p>À ce moment, la Duchesse n’est encore qu’un personnage improvisé, sans texte ni dramaturgie. Le travail <strong>avec Gérard Davin</strong> lui donne une ossature. Laurent Costa raconte leur collaboration. Deux ans plus tôt, il avait joué dans une pièce écrite par Davin, plongée dans des thématiques lourdes, <em>« très psy »</em>. « C’était sur la relation entre une mère et un fils de cinquante ans, qui n’arrive pas à se défaire de sa mère. » Laurent Costa, qui s’occupe beaucoup de sa propre mère, reconnaissait l’écho intime de cette histoire, mais il redoutait le poids tragique. <em>« J’avais dit : écoute, ta pièce j’aime bien, mais c’est lourd, j’ai l’impression de retomber dans une tragédie. »</em></p>



<p>Ils décident alors d’alléger, de déplacer le regard. Laurent Costa ajoute du second degré, de la drôlerie, une mise en scène décalée. <em>« On essaye de faire du drôle, et ça a bien fonctionné. Tout le monde nous disait : ses textes et ma mise en scène, plus mon petit grain de folie, ça marchait bien. »</em> De là, <strong>Laurent Costa propose à Gérard Davin d’écrire pour la Duchesse. Il lui montre des vidéos, lui parle de ses goûts, de sa musique. Il évoque Dalida et Michel Serrault,</strong> deux figures cardinales pour lui. Gérard Davin écrit un texte, d’abord centré sur Laurent lui-même. Puis ils le retravaillent, le réorientent vers la Duchesse, ce <strong>double fictif mais si proche de l’intime.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-dalida-michel-serrault-et-les-heritages">Dalida, Michel Serrault et les héritages</h2>



<p>Laurent Costa insiste sur ces influences. <strong>Dalida, d’abord, pour l’émotion brute, la puissance mélancolique d’une voix. Michel Serrault ensuite, dans <em>La Cage aux folles</em>.</strong> <em>« Ce que j’aimais chez ce personnage ambigu, c’est que les gens ne voyaient que le côté drôle, alors que moi, gamin, je ressentais autre chose. Je comprenais pas pourquoi ça pouvait me faire pleurer. »</em> L’enfant qu’il était pressentait la profondeur derrière la caricature, l’émotion derrière le rire. Aujourd’hui, il retrouve ce mélange dans la Duchesse.</p>



<p>C’est une figure de surface et de profondeur. Elle amuse, bien sûr, mais <strong>derrière la drôlerie affleure une sensibilité.</strong> <em>« Je me rends compte que ce n’est pas forcément le côté drôle qui ressort, mais quelque chose qui me ressemble, ma sensibilité. »</em> Ce glissement de ton fait partie du spectacle. Le rire n’est pas simple, il est parfois gêné, déplacé par l’émotion. <strong>Certains spectateurs disent <em>« quelle émotion »</em> avant de dire <em>« c’est drôle »</em>. Laurent Costa en est heureux.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-legerete-necessaire">Une légèreté nécessaire</h2>



<p>Pour lui, il s’agissait aussi de sortir des lourdeurs du théâtre dramatique. Il voulait <strong><em>« apporter un peu de légèreté »</em> tout en disant des choses essentielles.</strong> Le spectacle aborde l’homophobie, le suicide, thèmes liés à sa propre histoire familiale. Mais il les traite dans la dérision, pour éviter l’écrasement tragique. <em>« Je ne voulais pas que ce soit trop grave, j’avais <strong>envie que les gens se détendent. »</strong></em> Surtout, il refusait de faire de la Duchesse un véhicule pour les débats contemporains. <em>« Pas de sujet ni sur l’environnement, ni sur la politique. Je voulais vraiment qu’on sorte de quelque chose de complètement différent, pour que les gens oublient un peu tout ce qui se passe aujourd’hui et hier. »</em> <strong>Un espace de respiration, de décalage.</strong> </p>



<p>Mais ce qui se joue dans <em>Duchesse, c’est tout</em>, c’est une ambiguïté : <strong>un <a href="https://bloiscapitale.com/plus-cool-de-blois-michel-le-pere-noel-au-grand-coeur" target="_blank" rel="noreferrer noopener">personnage</a> de comédie qui ouvre à ses blessures réelles.</strong> Une figure travestie qui devient révélatrice d’<strong>une identité.</strong> Une Duchesse qui, derrière ses lunettes et ses perruques, montre l’homme dans sa vérité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-identite-et-miroir">Identité et miroir</h2>



<p>Laurent Costa confie que le rôle l’a aidé à comprendre des choses sur lui-même. À 58 ans, il observe les évolutions de la société, les débats sur le genre. <strong><em>« À mon époque, quand j’avais 20 ans, on ne parlait pas de ces choses-là. »</em></strong> Il se décrit comme un homme homosexuel, assumant son orientation, mais <strong>porteur d’une forte féminité. </strong>La Duchesse devient un espace où celle-ci peut s’exprimer sans ridicule. Sur scène, elle révèle, plutôt qu’elle ne cache. Ce n’est pas un carnaval : c’est <strong>un dévoilement.</strong></p>



<p>Sur scène, la Duchesse incarne aussi<strong> la solitude. Une lassitude affleure,</strong> <strong>perceptible jusque dans le regard. </strong>Laurent Costa ne le revendique pas explicitement, mais il l’admet à demi-mot. <em>« Peut-être, oui. »</em> Le regard, dit-il, est toujours délicat. Il aime regarder le public dans les yeux, mais craint parfois l’effet de certains regards, cette inquiétude d’être perturbé par ce qu’on lui renvoie. La Duchesse est une bulle. <strong>Elle regarde et se laisse regarder, entre crainte et dévoilement.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-du-seul-en-scene-in-situ">Du Seul en scène in situ</h2>



<p>Le spectacle s’inscrit dans un choix de longue date : le <strong>théâtre in situ</strong>. Laurent Costa fait partie du <strong><em><a href="https://annuaire-entreprises.data.gouv.fr/etablissement/92040465400013" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Petit Orme Project</a></em> </strong>(<em>Le POP</em>), troupe qui joue chez les particuliers. Avant le Covid, ils avaient monté <em>Juste la fin du monde</em> de Jean-Luc Lagarce. Ils l’ont joué plus de 80 fois, dans des salons, des maisons, des lieux privés.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="657" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3429-1024x657.jpeg" alt="La Duchesse" class="wp-image-28345" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3429-1024x657.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3429-300x193.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3429-768x493.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3429-1536x986.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3429-2048x1315.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>L’avantage, dit-il, est évident : pas besoin de financer une scène, pas de limitation à quelques représentations. L’invitation crée la continuité. <em>« En amateur, jouer dans un théâtre, c’est compliqué. Quand on met une pièce en place, on joue trois, quatre, cinq fois, puis c’est galère. <strong>Quand on joue chez les gens, c’est non-stop. »</strong></em> <em>Duchesse, c’est tout</em> est portée par cette dynamique. Gérard Davin, issu d’un autre théâtre, a accepté de suivre cette voie. Sa femme, <strong>Béatrice Davin, a aidé à la mise en scène.</strong> Le spectacle est conçu pour ces espaces intimes, mais <strong>Laurent Costa n’exclut pas de le porter un jour sur une petite scène.</strong></p>



<p>Laurent Costa joue depuis trente ans, toujours en amateur. Il n’a jamais cherché à devenir professionnel. <em>« Déjà, financièrement, c’est compliqué. »</em> Mais surtout, <strong>il tient à sa liberté</strong>. Le professionnalisme, pense-t-il, oblige parfois à jouer des pièces alimentaires, à accepter ce qui ne plaît pas. L’amateur, lui, joue par passion. <strong><em>« J’ai toujours eu la chance de me dire que je vis ma passion et je joue ce que j’aime. »</em></strong> Il joue ce qui lui ressemble, il incarne ce qu’il a choisi. La Duchesse est le fruit de cette fidélité.</p>



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		<title>Décès de Ben Vautier, icône de la Fondation du doute à Blois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Jun 2024 13:46:08 +0000</pubDate>
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<p>Le monde de l&rsquo;art vient de perdre l&rsquo;une de ses figures les plus emblématiques et provocatrices. <strong>Ben Vautier, mieux connu sous le nom de Ben, nous a quittés ce mercredi 5 juin 2024 à l&rsquo;âge de 88 ans</strong>. Son décès, survenu dans sa maison des Alpes-Maritimes, est marqué par une <strong>tragédie personnelle profonde,</strong> étant intervenu <strong>au lendemain de la mort de son épouse Annie </strong>(des suites d&rsquo;un AVC), qui fut son soutien de toujours. L&rsquo;artiste niçois s&rsquo;est éteint dans des circonstances tragiques, <strong>par suicide, selon les premiers éléments</strong> de l&rsquo;enquête révélés par le parquet de Nice.</p>



<p>Benjamin Vautier, de son vrai nom, était un artiste niçois d&rsquo;origine suisse qui a marqué le monde par ses œuvres audacieuses et réflexives. Célèbre pour ses aphorismes écrits en lettres rondes blanches sur fond noir, il a été un pionnier de l&rsquo;art conceptuel et un membre actif du mouvement Fluxus, aux côtés de figures comme Yoko Ono.</p>



<p>Son œuvre, souvent considérée comme une critique cinglante et humoristique de la société moderne, oscille entre l&rsquo;art et la philosophie. Par ses mots simples et puissants, il a su toucher un large public, transcendant les barrières traditionnelles de l&rsquo;art. <em>« Il faut manger. Il faut dormir. »</em>, sa première peinture de mots créée en 1953, encapsule la simplicité et la profondeur de sa démarche artistique.</p>



<p>Ben n&rsquo;était pas seulement un artiste ; il était un penseur qui a utilisé <strong>le langage comme principal outil d&rsquo;expression.</strong> Son engagement envers l&rsquo;art le mena à signer tout ce qu&rsquo;il pouvait, prônant l&rsquo;idée que <em><strong>« tout est art »</strong></em>. Cette approche a souvent été perçue comme provocatrice, mais elle a toujours été soutenue par une démarche intellectuelle rigoureuse.</p>



<p>Exposé dans des institutions prestigieuses telles que le MoMA à New York et le Centre Pompidou à Paris, <strong>l&rsquo;œuvre de Ben a également influencé le marketing artistique.</strong> À partir des années 1980, ses écritures ont été apposées sur une multitude de produits dérivés, des t-shirts aux trousses d&rsquo;écolier, ce qui a élargi son impact au-delà des galeries et des musées. La Ministre de la Culture, Rachida Dati, a rendu hommage à Ben, le qualifiant d&rsquo; <em><strong>« orfèvre du langage. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_3756-1024x768.jpeg" alt="Cour du doute" class="wp-image-16237" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_3756-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_3756-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_3756-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_3756-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_3756-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p><strong>Ben a joué un rôle central dans la création de la <a href="https://www.fondationdudoute.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fondation du doute</a> à Blois, un lieu dédié à l&rsquo;art contemporain et particulièrement au <a href="https://bloiscapitale.com/quand-fluxus-fait-feu-de-tout-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mouvement Fluxus</a>,</strong> dont il est l&rsquo;un des représentants les plus éminents. La fondation n&rsquo;est ni un musée traditionnel ni un centre d&rsquo;art classique mais se veut un espace vivant de questionnement et de remise en question des frontières de l&rsquo;art. Ben a rassemblé environ 300 œuvres et documents pour promouvoir l&rsquo;esprit de Fluxus, en collaboration avec Gino Di Maggio et d&rsquo;autres artistes. Cette fondation est conçue pour être un lieu de libre expression et d&rsquo;interaction, stimulant la réflexion sur l&rsquo;art et la vie.</p>



<p><strong>Ben a également créé des œuvres spécifiques pour la fondation, dont le « Mur des mots » inauguré en 1995.</strong> Ce mur est une commande publique de la Ville de Blois et du Ministère de la Culture et de la Communication, composé de <strong>313 plaques émaillées portant des écritures de Ben.</strong> Ces tableaux sont des réflexions sur la vie, l&rsquo;art, l&rsquo;amour, et d&rsquo;autres sujets, et sont conçus pour provoquer le questionnement chez le visiteur​. La <strong>Cour du doute</strong>, partie intégrante de la fondation, est un lieu où sont régulièrement organisées des expositions, des performances et d&rsquo;autres formes d&rsquo;expression artistique. Elle est conçue comme un espace où le doute est non seulement permis mais encouragé, reflétant la philosophie de Ben que <em><strong>« créer c’est douter et douter c’est créer »​</strong></em>.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_3758-768x1024.jpeg" alt="Fondation du doute" class="wp-image-16238" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_3758-768x1024.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_3758-225x300.jpeg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_3758-1152x1536.jpeg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_3758-1536x2048.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_3758-scaled.jpeg 1920w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
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		<title>La légende du suicide du sculpteur de la statue équestre de Louis XII</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Sep 2023 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/la-legende-du-suicide-du-sculpteur-de-la-statue-equestre-de-louis-xii">La légende du suicide du sculpteur de la statue équestre de Louis XII</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p>Lorsqu&rsquo;on se dirige vers l&rsquo;enceinte majestueuse du <strong><a href="https://www.chateaudeblois.fr/">château royal de Blois</a></strong>, l&rsquo;attention est immédiatement captée par la présence imposante de la <strong>statue équestre de Louis XII</strong> dans une niche richement décorée. Cette sculpture, œuvre de <strong>Charles-Émile Seurre</strong> datant de 1857, restaurée en 1997 par Brice Moulinier, est le témoin silencieux de l&rsquo;histoire tumultueuse de la ville et du château. Une légende entoure cette statue, <strong>elle prétend que le sculpteur se serait suicidé après avoir réalisé que le cheval avait les deux jambes au sol du même côté</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-statue-qui-defie-le-temps"><strong>Une statue qui défie le temps</strong></h2>



<p>La statue équestre de Louis XII est un trésor artistique qui orne la Place du Château à Blois depuis des siècles. Elle se détache magnifiquement sur un fond de fleurs de lys dorées, ajoutant une touche royale à l&rsquo;entrée du château. Ce qui stimule parfois l&rsquo;imaginaire des visiteurs, ce sont les jambes du cheval, deux levées du même côté. Et une légende tenace prétend que le sculpteur, Emile Seurre, se serait <strong>suicidé de désespoir en se jetant dans la Loire après avoir découvert cette erreur monumentale.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-verite-derriere-la-legende"><strong>La vérité derrière la légende</strong></h2>



<p><strong>Ceci est faux</strong>, comme on peut le lire dans <em><a href="https://bloiscapitale.com/magdelaine-auger-kidnappee-avenue-maunoury-par-un-prince-du-saint-empire">« Blois insolite et secret »</a></em> (éditions Sutton) de Pascal Nourrisson et Jean-Paul Sauvage. Tout d&rsquo;abord, il est essentiel de noter que <strong>la statue actuelle n&rsquo;est qu&rsquo;une copie</strong> réalisée lors de la restauration du château par Félix Duban <strong>en 1858</strong> (débuts en 1855). <strong>L&rsquo;originale avait été détruite pendant la Révolution française</strong>. Emile Seurre s&rsquo;est inspiré des <strong>dessins réalisés au XVIIe ou au XVIIIe siècle</strong> pour créer cette réplique. De plus, <strong>le cheval marchait déjà en portant les deux jambes du même côté, </strong>ce qui n&rsquo;était pas une anomalie à l&rsquo;époque.</p>



<p>Cette allure, appelée <strong>« amble »</strong>, était en fait préférée <strong>pour les chevaux royaux</strong>, car elle était plus confortable pour les écuyers. Elle permettait également <strong>un pas de parade</strong> élégant, une caractéristique appréciée des souverains de l&rsquo;époque.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-sculpteur-derriere-l-oeuvre"><strong>Le sculpteur derrière l&rsquo;Œuvre</strong></h2>



<p>Emile Seurre, le sculpteur de cette magnifique statue, était un artiste renommé de son époque. Premier grand prix de sculpture en 1824, il avait réalisé de nombreuses œuvres remarquables, dont une statue colossale en bronze de Napoléon Ier en 1833, qui ornait le sommet de la colonne de la Grande Armée, place Vendôme à Paris. <strong>Bien loin de se suicider par désespoir, Seurre est décédé à Paris le 10 janvier 1858</strong> <strong>des suites d&rsquo;une longue maladie.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-histoire-tourmentee-de-la-statue"><strong>L&rsquo;histoire tourmentée de la statue</strong></h2>



<p>Lorsque Félix Duban entreprend la restauration de l&rsquo;aile Louis XII en 1855, la niche qui abrite la statue équestre était vide depuis soixante-six ans. Durant la Révolution française, tous les symboles royaux étaient condamnés à disparaître. <strong>Un arrêté du département en date du 20 août 1792 ordonna la destruction immédiate de la statue équestre de Louis XII</strong>. C&rsquo;est ainsi que le maçon Mormion fut chargé de cette tâche le jour même, moyennant 544 francs.</p>



<p>Il est important de noter que <strong>la statue originale était en pierre</strong>, contrairement à ce qui était affirmé en 1846 par le tandem Bergevin et Dupré dans le célèbre ouvrage <em>« Histoire de Blois »</em>. Cette statue avait été mise en place en <strong>1502,</strong> lorsque la construction de l&rsquo;aile Louis XII a été achevée, et représentait le roi vêtu d&rsquo;une tunique à larges plis, coiffé d&rsquo;<strong>une toque médaillée plutôt que couronné.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-interpretation-artistique"><strong>Une interprétation artistique</strong></h2>



<p><strong>Malgré la polémique</strong> qui l&rsquo;entoure, l&rsquo;œuvre de Seurre, qualifiée de « pastiche » par certains, offre une interprétation artistique remarquable de l&rsquo;original. Quoi qu&rsquo;il en soit, la légende du sculpteur suicidaire peut être écartée. Et cette œuvre reste un joyau culturel qui mérite d&rsquo;être admiré et apprécié pour sa beauté et son histoire.</p>
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