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	<title>Archives des zones humides - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des zones humides - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Agglopolys élue « meilleure intercommunalité pour la biodiversité 2025 »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Oct 2025 08:02:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis 2010, le concours Capitale française de la biodiversité identifie, valorise et diffuse les meilleures actions menées par des communes et intercommunalités françaises en faveur de la nature. Chaque année, des dizaines de collectivités candidates témoignent de leurs réussites et de leurs fiertés. En 2025, plus de soixante d’entre elles ont répondu à l’appel autour &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis 2010, le concours <em><strong><a href="https://www.capitale-biodiversite.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Capitale française de la biodiversité</a></strong></em> identifie, valorise et diffuse <strong>les meilleures actions menées par des communes et intercommunalités françaises en faveur de la nature.</strong> Chaque année, des dizaines de collectivités candidates témoignent de leurs réussites et de leurs fiertés. En 2025, plus de soixante d’entre elles ont répondu à l’appel autour d’un thème volontairement très large, <em><strong>« Culture(s) &amp; Biodiversité »</strong>.</em>  Le choix de ce mot pluriel dit tout : la culture n’est pas seulement artistique, mais aussi scientifique et naturaliste, patrimoniale et agricole, horticole et historique. </p>



<p>Huit territoires ont été distingués par des trophées, saluant l’excellence de leur engagement. La communauté d’agglomération de Blois, <strong>Agglopolys</strong>, a été désignée <strong><em>« Meilleure intercommunalité pour la biodiversité 2025 »</em>.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-contexte-d-un-territoire-ligerien">Le contexte d’un territoire ligérien</h3>



<p>Agglopolys réunit <strong>43 communes</strong> du Loir-et-Cher, pour <strong>108 460 habitants</strong> répartis sur <strong>79 200 hectares</strong>. Sa croissance démographique – environ 2 % par an depuis vingt ans – accentue les pressions sur un territoire marqué par la <strong>diversité des paysages</strong> : Loire inscrite à l’UNESCO, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A2tine_tourangelle" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gâtine tourangelle</a>, Petite Beauce, Sologne viticole, forêts de Blois et de Russy. Dans un rapport publié en 2023, la <strong>Chambre régionale des comptes du Centre-Val de Loire</strong> avait souligné <em><strong>« une politique ambitieuse de végétalisation et de préservation de la biodiversité »</strong></em> et <em>« un programme volontariste de réduction des îlots de chaleur urbain »</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-regards-sur-le-val-de-loire-art-paysage-et-science">Regards sur le Val de Loire : art, paysage et science</h3>



<p>Au cœur du thème <em>« Culture(s) &amp; Biodiversité »</em>, le jury a retenu comme emblématique le projet <em><a href="https://bloiscapitale.com/reinventer-les-bords-de-loire-le-projet-regards-et-ses-nouvelles-facons-dhabiter-le-paysage" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Regards sur le Val de Loire</strong>.</a></em> Ce programme collectif et expérimental a transformé un chemin de promenade sur la rive sud de Blois en un espace de découverte sensible du fleuve. Agglopolys y a associé la <strong>Mission Val de Loire UNESCO</strong>, trois écoles créatives blésoises (École de la Nature et du Paysage – INSA, École de design ETIC, Pôle Design et Métiers d’Art du lycée Camille Claudel), des artistes, des scientifiques et les habitants.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="807" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1127-1024x807.jpeg" alt="Regards sur le Val de Loire" class="wp-image-24330" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1127-1024x807.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1127-300x236.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1127-768x605.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1127-1536x1210.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1127-2048x1613.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>Installations éphémères biodégradables, inventaires naturalistes et informations ont permis de redonner aux promeneurs <strong>un regard neuf sur la Loire, son patrimoine et ses écosystèmes.</strong> En 2025, neuf projets ont été réalisés avec la participation directe des agents techniques d’Agglopolys et des étudiants. Devant le succès rencontré, l’expérience sera reconduite en 2026, mais sur un autre site.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-atlas-de-la-biodiversite-intercommunale-et-planification">Atlas de la biodiversité intercommunale et planification</h3>



<p>De 2023 à 2025, Agglopolys a mené un <strong>Atlas de la biodiversité intercommunale (ABC)</strong> couvrant l’ensemble de ses 43 communes. Mené en partenariat avec le <strong>CDPNE</strong>, la <strong>LPO</strong> et <strong>Sologne Nature Environnement</strong>, il a ciblé flore, amphibiens et chauves-souris, avec des compléments sur les lombrics, libellules, papillons et criquets. Coût global : <strong>311 800 €</strong>, dont <strong>211 080 € financés par l’OFB</strong>. Les résultats seront publiés prochainement. L’ABC a aussi mobilisé habitants, élus et scolaires par des fresques et comptages participatifs.</p>



<p>Cette démarche s’articule avec un <strong>Plan de paysage</strong> adopté en 2013, un <strong>plan Biodiversité (2021-2026)</strong>, la reconnaissance <strong>Territoire engagé pour la nature (TEN)</strong> depuis 2022, renouvelée en 2025, et un <strong>PCAET 2019-2025</strong> conçu comme le cadre global de la politique écologique intercommunale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-bouillie-rendre-un-territoire-aux-crues-et-a-la-vie">La Bouillie : rendre un territoire aux crues et à la vie</h3>



<p>Le projet le plus spectaculaire reste la <strong>désurbanisation</strong> du quartier de <strong>La Bouillie</strong>, sur Blois, Saint-Gervais-la-Forêt et Vineuil. Ce site, <strong>déversoir historique de la Loire et du Cosson,</strong> avait pourtant été urbanisé au XXe siècle. Depuis 2004, Agglopolys a acquis et démoli <strong>137 biens</strong>, sur une superficie de <strong>52 hectares</strong>, soit la première opération de ce type en France. Coût total : <strong>24 M€</strong>, financés en majorité par le fonds Barnier. En avril 2025, la dernière maison a été détruite.</p>



<p>Un projet de <strong>Parc agricole naturel et urbain (PANU)</strong> est engagé : zones humides, agriculture de proximité, pâturage, jardins partagés, aires de jeux, parcours de pêche, potager pédagogique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-zones-humides-et-ens-restaurer-les-milieux">Zones humides et ENS : restaurer les milieux</h3>



<p>Deux autres sites ont marqué les évaluateurs : <strong>la zone humide des Lardonneries</strong> (Mesland) : ancienne friche attenante à la station d’épuration, réhabilitée depuis 2021 pour remplir ses fonctions hydrauliques et écologiques, tout en ouvrant un chemin de découverte au public. Et aussi l<strong>’ENS du champ de tir de Russy</strong> (7 ha). Ancien site militaire, géré avec le CEN41, les castors, loutres et pies-grièches y trouvent refuge. Après des années de dépôts sauvages, <strong>le lieu accueille désormais pâturage, mobilier pédagogique et même des travaux d’intérêt général.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-pastoralisme-et-gestion-ecologique">Pastoralisme et gestion écologique</h3>



<p>L’action <strong>Pasto’Loire</strong> illustre la dimension agricole et paysagère de la stratégie intercommunale. Développée avec le <strong>CEN Centre-Val de Loire</strong> et la <strong>Chambre d’agriculture du Loir-et-Cher</strong>, elle confie 153 hectares de prairies ligériennes à un groupement d’éleveurs de brebis solognotes. <strong>Chaque année, une transhumance publique</strong> relie les sites et sensibilise habitants et visiteurs.</p>



<p>Les <strong>80 hectares de parcs communautaires</strong> sont quant à eux gérés selon un plan différencié : fauches tardives, haies multistrates, haies sèches constituées de branchages, restauration de zones humides. Le <strong>Parc des Mées</strong> (40 ha), en bord de Loire, est un site symbolique de cette gestion.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-especes-mal-aimees-et-pollinisateurs">Espèces mal-aimées et pollinisateurs</h3>



<p>Agglopolys a également été remarquée pour sa capacité à traiter des enjeux concrets et parfois sensibles : résolution non létale d’un problème de blaireaux dans un cimetière ; lutte contre le frelon asiatique (25 à 40 k€ par an, interventions gratuites pour les particuliers) ; engagement dans le programme <em>Abeille sentinelle de l’environnement</em> (UNAF), installation de six ruches, organisation d’« Apidays » pour sensibiliser les familles et distribuer le miel produit localement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-reconnaissance-nationale">Une reconnaissance nationale</h3>



<p>Le jury – composé d’écologues, paysagistes, représentants de l’OFB et de Plante &amp; Cité – a visité le territoire le 15 mai 2025. Il a salué <strong>la cohérence d’une politique qui associe culture, paysage, biodiversité et climat, et la capacité à mobiliser habitants, associations et agents</strong> (dont <strong>1 200 formés sur 1 600</strong> à la transition écologique). Agglopolys devient ainsi l’une des quatre intercommunalités lauréates nationales aux côtés de la <strong>Côte d’Émeraude</strong> (Bretagne), de <strong>Bruyères Vallons des Vosges</strong> (Grand Est) et de <strong>CapAtlantique La Baule-Guérande</strong> (Pays de la Loire).</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-muttersholtz-et-les-autres-laureats-2025">Muttersholtz et les autres lauréats 2025</h3>



<p>La commune de <strong>Muttersholtz (Grand Est)</strong> a été réélue <em>Capitale française de la biodiversité 2025</em>, huit ans après un premier titre. Porte-étendard des collectivités engagées, elle incarne une écologie culturelle et citoyenne, avec la création d’une Maison de l’Écologie Culturelle et la restauration d’un corridor écologique majeur. Trois communes ont été désignées <em>Meilleures communes pour la biodiversité 2025</em> : <strong>Mesnières-en-Bray (Normandie, &lt; 2 000 hab.)</strong>, <strong>Angoulême (Nouvelle-Aquitaine, &lt; 100 000 hab.)</strong>, et <strong>Tours (Centre-Val de Loire, > 100 000 hab.)</strong>.</p>



<p><strong>La remise des trophées</strong> et le colloque de restitution auront lieu le <strong>20 novembre 2025 à Paris</strong>, à la Fédération des parcs naturels régionaux.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-et-demain">Et demain…</h3>



<p>L’édition 2026 du concours s’ouvrira dès novembre 2025 sur le thème : <em><strong>« Restauration de la nature »</strong>.</em> Collectivités urbaines comme rurales seront invitées à présenter leurs actions de renaturation, qu’il s’agisse de restaurer des zones humides, de verdir les villes ou de concilier activités productives et protection de la faune et de la flore.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/agglopolys-elue-meilleure-intercommunalite-pour-la-biodiversite-2025">Agglopolys élue « meilleure intercommunalité pour la biodiversité 2025 »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le Loir-et-Cher, c’est un fleuve et 62 rivières</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/le-loir-et-cher-cest-un-fleuve-et-62-rivieres</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Jul 2025 10:00:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le nom du département ne dit pas tout. Car derrière le Loir et le Cher — ces deux rivières qui lui donnent sa dénomination — coule aussi la Loire, le plus grand fleuve de France. Et dans son sillage, un réseau dense, secret et parfois oublié de 62 rivières et plus de 4 400 kilomètres &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/le-loir-et-cher-cest-un-fleuve-et-62-rivieres">Le Loir-et-Cher, c’est un fleuve et 62 rivières</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p><em><strong>Le nom du département ne dit pas tout.</strong> Car derrière le Loir et le Cher — ces deux rivières qui lui donnent sa dénomination — coule aussi la Loire, le plus grand fleuve de France. Et dans son sillage, un réseau dense, secret et parfois oublié de 62 rivières et plus de <strong>4 400 kilomètres de cours d’eau.</strong> Cette <a href="https://bloiscapitale.com/lheure-du-devoilement-des-cours-deau-urbains-pour-un-futur-durable" target="_blank" rel="noreferrer noopener">architecture liquide, qui irrigue</a> plaines, forêts et villages, façonne bien plus que des paysages : elle fonde une identité territoriale, une mémoire, une géographie de l’attachement.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Une dénomination qui masque un fleuve</h2>



<p>Le <strong>département du Loir-et-Cher</strong> est né, comme les autres, en 1790. Son nom résulte de la fusion de deux bassins versants : celui du <strong>Loir</strong>, au nord, et celui du <strong>Cher</strong>, au sud. Deux rivières, toutes deux affluentes de la Loire : <strong>le Loir, par la Sarthe puis la Maine</strong>, et <strong>le Cher, qui rejoint directement la Loire à Villandry</strong>.<br>Mais curieusement, <strong>la Loire</strong>, qui traverse le département d’est en ouest sur près de 85 kilomètres, <strong>n’y figure pas</strong>. La raison en est historique et administrative : au moment de la création des départements, Blois — chef-lieu — étant située au bord de la Loire, on a préféré un nom plus original et spécifique à la région intermédiaire.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2657-1024x768.jpeg" alt="Loire Blois" class="wp-image-27248" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2657-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2657-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2657-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2657-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2657-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>Ici, la Loire n’est pas une abstraction cartographique. Elle impose sa présence, <strong>grand ordonnateur des paysages et fil conducteur</strong> d’une histoire fluide et capricieuse. Depuis les quais de Saint-Dyé-sur-Loire, ancien port royal, jusqu’à Blois, en passant par les les bancs de sable instables de Cour-sur-Loire, elle trace un théâtre géologique et politique, sans cesse recomposé.</p>



<p>Fleuve encore libre de ses caprices, elle serpente selon son bon vouloir, classée pourtant dans le marbre de l’UNESCO comme paysage culturel du Val de Loire. Mais cette liberté hydrologique a un coût : elle déferle parfois dans des crues, s&rsquo;amenuise dans des étiages estivaux, abandonne des bancs de sable qui déplacent les rives, et impose au génie humain – ponts, levées, quais – une <strong>adaptation permanente.</strong></p>



<p>Ses eaux ont porté des embarcations lourdes et plates, les gabarres, dans <strong>un commerce fluvial aujourd’hui disparu.</strong> Elles ont irrigué les cultures de bordure, quand les champs s’approchaient sans crainte des crues. Et elles ont nourri, dans les veines mêmes des habitants, une culture de l’observation, du cycle, de la prudence. <a href="https://bloiscapitale.com/le-numero-23-des-cahiers-de-l-ecole-de-blois-explore-les-paysages-partages" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ici, on lit le fleuve comme un calendrier</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soixante-deux rivières : un réseau ignoré</h2>



<p>Selon les inventaires hydrographiques, le Loir-et-Cher est parcouru de <strong>soixante-deux cours d’eau pérennes de plus de dix kilomètres.</strong> Ce chiffre, pourtant déjà imposant, ne couvre qu’une portion du maillage réel, car <strong>il ignore les innombrables rus, bras morts, canaux secondaires et affluents minuscules</strong> qui forment les capillaires de cette architecture liquide.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_4807-768x1024.jpeg" alt="Loir" class="wp-image-27249" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_4807-768x1024.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_4807-225x300.jpeg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_4807-1152x1536.jpeg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_4807-1536x2048.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_4807-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure></div>


<p>Ces soixante-deux rivières se rattachent à <strong>trois bassins principaux</strong>. Au nord, celui du Loir, avec ses cours d’eau aux noms brefs et anciens : Braye, Cendrine, Grenne. Au sud, le bassin du Cher, plus large, plus généreux, qui accueille la Sauldre, la Rère, le Bavet, le Fouzon, le Nahon. Et au centre, autour du fleuve royal, le bassin ligérien accueille des cours aux eaux brunes et lentes, comme le Cosson, le Beuvron, la Brenne ou encore l’Ardoux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-beuvron-le-cosson-et-les-autres">Le Beuvron, le Cosson et les autres</h2>



<p>Parmi cette multitude discrète, quelques cours d’eau se détachent, non par leur puissance, mais par leur inscription dans la mémoire ou le paysage. <strong>Le Beuvron, long de 115 kilomètres</strong>, naît dans le Loiret avant de serpenter vers Neung-sur-Beuvron, traverser Bracieux et s’abandonner à la Loire dans un dernier coude à Candé. Ses berges sont ourlées de forêts et de prairies humides, et son cours reste encore libre, sauvage.</p>



<p><strong>Le Cosson contourne les murs de Chambord</strong> comme un conspirateur. Il alimente les douves, nourrit les canards, déborde parfois sans prévenir. Sa lenteur est trompeuse, sa sinuosité légendaire. Plus au sud, la Sauldre draine la Sologne méridionale dans une ligne longue et parfois marécageuse. Le Fouzon, quant à lui, irrigue Chabris et les confins orientaux du département, là où le Loir-et-Cher s’efface dans les franges du Berry.</p>



<p><strong>Ces rivières, même les plus modestes, jouent un rôle déterminant</strong>. Elles assurent l’écoulement, elles abreuvent les haies, elles relient les bois et les prés. Souvent effacées des cartes touristiques, elles sont pourtant la charpente invisible du territoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-plus-de-trois-mille-etangs-en-sologne">Plus de trois mille étangs en Sologne</h2>



<p>Il serait absurde de parler d’eau sans nommer la Sologne, dont le cœur bat au rythme des mares et des rétentions. Ce territoire pauvre en calcaire, saturé d’argiles et de silence, est constellé de <strong>plus de trois mille étangs. Créés dès le Moyen Âge</strong> pour la pisciculture monastique, ils ont proliféré jusqu’à constituer l’un des plus vastes ensembles de zones humides d’Europe occidentale.</p>



<p>Dans cette géographie aquatique, les étangs sont des pièces techniques, reliées à des fossés, à des rigoles, à des canaux. <strong>Ces eaux calmes, souvent stagnantes, hébergent une faune spectaculaire</strong> : hérons cendrés, amphibiens invisibles, libellules bleues, carpes grasses et furtives. Mais ces joyaux posent aussi problème. <strong>Le réchauffement climatique les réchauffe, les algues les asphyxient, les sédiments s’y accumulent.</strong> L’Office français de la biodiversité, les syndicats de rivière, les collectivités locales s’affrontent parfois autour des projets de renaturation. Faut-il laisser l’étang devenir prairie ? Faut-il redonner passage aux poissons migrateurs ? Rien n’est simple quand il s’agit de restaurer des équilibres brisés depuis des siècles.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-blois-capitale-agglopolys wp-block-embed-blois-capitale-agglopolys"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UCC87LrAk5"><a href="https://bloiscapitale.com/le-numero-23-des-cahiers-de-l-ecole-de-blois-explore-les-paysages-partages">Le numéro 23 des Cahiers de l’École de Blois explore les paysages partagés</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le numéro 23 des Cahiers de l’École de Blois explore les paysages partagés » &#8212; Blois Capitale Agglopolys" src="https://bloiscapitale.com/le-numero-23-des-cahiers-de-l-ecole-de-blois-explore-les-paysages-partages/embed#?secret=znlMzgthxh#?secret=UCC87LrAk5" data-secret="UCC87LrAk5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h5 class="wp-block-heading" id="h-sources-base-carthage-ign-sandre-inpn-zones-humides-brgm-carte-geologique-du-loir-et-cher-dreal-centre-val-de-loire-donnees-hydrologiques-office-francais-de-la-biodiversite-ofb-etangs-de-sologne-parc-naturel-regional-de-sologne-federation-de-peche-du-loir-et-cher-unesco-val-de-loire-patrimoine-mondial-domaine-national-de-chambord-hydraulique-et-douves-archives-departementales-du-loir-et-cher-pnr-sologne-documents-de-concertation-plan-loire-grandeur-nature-atlas-du-patrimoine-naturel-centre-val-de-loire-ign-geoportail-maison-de-la-loire-a-saint-dye-inrae-etudes-sur-la-continuite-ecologique-ministere-de-la-transition-ecologique-dce-et-trames-bleues">Sources : <em><a href="https://www.sandre.eaufrance.fr/atlas/srv/api/records/c1d89cc3-c530-4b0d-b0ae-06f5ebf7997d" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Base Carthage</a> (IGN/SANDRE) ; INPN Zones humides ; BRGM – Carte géologique du Loir-et-Cher ; DREAL Centre-Val de Loire – Données hydrologiques ; Office français de la biodiversité (OFB) – Étangs de Sologne ; Parc naturel régional de Sologne ; Fédération de pêche du Loir-et-Cher ; UNESCO – Val de Loire patrimoine mondial ; Domaine national de Chambord – Hydraulique et douves ; Archives départementales du Loir-et-Cher ; PNR Sologne – Documents de concertation ; Plan Loire Grandeur Nature ; Atlas du patrimoine naturel Centre-Val de Loire ; IGN Géoportail ; Maison de la Loire à Saint-Dyé ; INRAE – Études sur la continuité écologique ; Ministère de la Transition écologique – DCE et trames bleues</em></h5>



<p></p>
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		<title>Une sortie pour partir à la découverte des milieux naturels de la Cisse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jan 2025 08:05:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le samedi 1er février 2025, le Comité Départemental de la Protection de la Nature et de l&#8217;Environnement (CDPNE) organise une sortie nature pour découvrir les écosystèmes variés de la rivière de la Cisse, à Averdon. Cette balade commentée, animée par Julien Austal, éducateur nature et environnement, vise à sensibiliser le public à la richesse des &#8230;</p>
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<p>Le <strong>samedi 1er février 2025</strong>, le Comité Départemental de la Protection de la Nature et de l&rsquo;Environnement (<strong><a href="http://www.cdpne.org/">CDPNE</a></strong>) organise une<strong> sortie nature pour découvrir les écosystèmes variés de la rivière de la Cisse, à Averdon.</strong> Cette balade commentée, animée par <strong>Julien Austal,</strong> éducateur nature et environnement, vise à <strong>sensibiliser le public à la richesse des zones humides et à leur importance pour <a href="https://bloiscapitale.com/mobilisation-pour-leau-potable-a-saint-denis-sur-loire-apres-averdon-une-nouvelle-alerte" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’équilibre écologique local.</a></strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-biodiversite-precieuse-mais-trop-meconnue">Une biodiversité précieuse mais trop méconnue</h3>



<p>Les prairies, étangs et mares qui bordent la Cisse témoignent d’une cohabitation entre les usages humains et les évolutions naturelles. Ces milieux regorgent de biodiversité et jouent un rôle essentiel <strong>dans la régulation des cycles de l’eau.</strong> Pourtant, leurs atouts restent souvent sous-estimés. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la <strong><a href="https://www.zones-humides.org/s-informer/association-ramsar-france/la-journee-mondiale-des-zones-humides" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Journée Mondiale des Zones Humides,</a></strong> célébrée chaque année pour promouvoir la préservation de ces habitats fragiles.</p>



<p><strong>La promenade, accessible à toutes et tous, débutera à 14h au parking de l’Étang d’Averdon</strong> (41330 Averdon). Les participant.es pourront également traverser la <strong>Réserve Naturelle Nationale des vallées de la Grand-Pierre et de Vitain,</strong> un site d’une grande valeur environnementale. <strong>La journée se clôturera par un moment d’échange convivial à la salle des fêtes de la mairie d’Averdon.</strong></p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-informations-pratiques">Informations pratiques</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Date et heure</strong> : samedi 1er février 2025, 14h.</li>



<li><strong>Lieu de rendez-vous</strong> : parking de l’Étang d’Averdon.</li>



<li><strong>Tarif</strong> : gratuit.</li>



<li><strong>Inscriptions</strong> : obligatoires au 02 54 51 56 70 ou par e-mail à <a>contact@cdpne.org</a>.</li>
</ul>



<p>Organisé en partenariat avec le Syndicat Mixte du Bassin de la Cisse (SMBC), cet événement offre une occasion de mieux comprendre et protéger les trésors naturels du territoire. Le nombre de places étant limité, il est conseillé de réserver rapidement. Pour plus d&rsquo;informations, visitez le site <a href="http://www.cdpne.org">www.cdpne.org</a>.</p>
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		<title>Extension du golf des Bordes : une mobilisation citoyenne face à un projet controversé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jan 2025 14:07:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le vendredi 10 janvier 2025, une réunion publique s’est tenue à la salle municipale Marcel Deschâtres, à Saint-Laurent-Nouan, afin de discuter du projet d’extension du golf des Bordes. Ce projet, initié par le fonds d’investissement anglo-saxon RoundShield Partners, suscite une forte opposition locale si on se fie à la foule qui s&#8217;est pressée à la &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/extension-du-golf-des-bordes-une-mobilisation-citoyenne-face-a-un-projet-controverse">Extension du golf des Bordes : une mobilisation citoyenne face à un projet controversé</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p>Le <strong>vendredi 10 janvier 2025</strong>, une réunion publique s’est tenue à la salle municipale Marcel Deschâtres, à <strong>Saint-Laurent-Nouan,</strong> afin de discuter du projet d’extension du <strong>golf des Bordes</strong>. Ce projet, initié par le fonds d’investissement anglo-saxon <strong><a href="https://www.roundshield.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">RoundShield Partners</a></strong>, suscite une forte opposition locale si on se fie à la foule qui s&rsquo;est pressée à la réunion organisée par le collectif <strong><em>« Stop à l&rsquo;extension du golf des Bordes »</em></strong>, soutenu par des associations et des citoyens engagés.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-projet-de-luxe-dans-une-zone-protegee"><strong>Un projet de luxe dans une zone protégée</strong></h3>



<p>Le projet qualifié d&rsquo;<strong>écocidaire</strong> prévoit l’artificialisation au global de <strong>150 hectares</strong> en pleine forêt de <strong>Sologne</strong>, dans une zone classée <strong>Natura 2000</strong> et inscrite au <strong>patrimoine mondial de l’UNESCO</strong>. Il s’agit d’un <strong>complexe hôtelier et résidentiel de luxe</strong>, comprenant notamment : un <strong>hôtel 5 étoiles</strong> de 85 chambres, <strong>70 résidences hôtelières</strong> et <strong>52 villas de luxe</strong> de <strong>200 à 600 m²</strong>, vendues à partir de <strong>3 millions d’euros chacune</strong>, <strong>79 villas familiales</strong> au prix minimum de <strong>1,7 million d’euros</strong>, un <strong>spa</strong>, des <strong>piscines</strong>, des <strong>magasins privés</strong>, des <strong>étangs de pêche</strong>, des <strong>aires de jeux</strong> et un <strong>centre équestre</strong>. Les travaux doivent se dérouler en <strong>six phases</strong>, dont trois ont déjà obtenu un accord préfectoral en <strong>2020</strong>. Les permis de construire ont été délivrés, mais le projet n’a pas encore été pleinement réalisé, notamment en raison de délais administratifs.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-opposition-ferme-et-organisee"><strong>Une opposition ferme et organisée</strong></h3>



<p>L’opposition au projet est portée par le collectif <strong><em>« Stop à l&rsquo;extension du golf des Bordes »</em></strong>, rassemblant des associations locales comme <strong>Sologne Nature Environnement</strong>, <strong>À Bas le Béton</strong> et <strong>Luttes Locales Centre</strong>, ainsi que des riverains et militants écologistes. Parmi les intervenants de la réunion publique figuraient <strong>Yves-Marie Hahusseau</strong>, conseiller municipal de Saint-Laurent-Nouan et membre de l’association <strong>Engagement Citoyen</strong>, <strong>Katherine Fauvin</strong>, membre fondatrice de <strong>Luttes Locales Centre</strong>, et <strong>Noé Petit</strong>, président de l’association <strong>À Bas le Béton</strong>. L&rsquo;élu écologiste <strong>Nicolas Orgelet</strong> faisant le « Monsieur Loyal » à cette occasion.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-yves-marie-hahusseau-informer-echanger-et-mobiliser"><strong>Yves-Marie Hahusseau : « Informer, échanger et mobiliser »</strong></h3>



<p>Habitant de la commune, Yves-Marie Hahusseau a introduit la réunion en rappelant les objectifs de son association : <strong>informer la population et créer un espace de réflexion collective sur les projets impactant le territoire.</strong> Selon lui, le projet d’extension du golf des Bordes nécessite une <strong>mobilisation urgente</strong>, car <em>« participer à une enquête publique, c’est d’abord comprendre le dossier en profondeur, et cela peut être très complexe ».</em> Il a souligné l’importance d’apporter de la transparence au débat et d<strong>’agir avant que le projet ne devienne irréversible</strong> : <em>« Il ne faut surtout pas être défaitiste. Nous avons déjà réussi à stopper le projet de golf des Pommereaux en 2022 grâce à la mobilisation citoyenne. Cela prouve que l’action collective peut porter ses fruits. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-1024x768.jpeg" alt="Katherine Fauvin" class="wp-image-22098" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-katherine-fauvin-un-projet-mal-prepare-et-juridiquement-fragile"><strong>Katherine Fauvin : « Un projet mal préparé et juridiquement fragile »</strong></h3>



<p>Katherine Fauvin a retracé l’historique du golf des Bordes, depuis sa création dans les années 1980 jusqu’à son rachat par le fonds d’investissement <strong>RoundShield Partners</strong> en <strong>2019</strong>. Elle a rappelé que ce projet d’extension avait déjà échoué une première fois en <strong>2012</strong>, faute de rentabilité.</p>



<p>Elle a ensuite évoqué l’avis rendu en mars 2020 par la <strong>Mission Régionale de l’Autorité Environnementale (MRAe)</strong> sur la première demande de défrichement. Selon Katherine Fauvin, cet avis, bien que favorable au projet dans sa globalité, comportait de<strong> nombreuses réserves importantes.</strong> La MRAe avait notamment relevé des lacunes dans l’évaluation de l’état initial de la biodiversité et pointé une analyse insuffisante des impacts du projet sur l’environnement. Elle avait également critiqué la description trop sommaire des principaux effets du projet et la légèreté de l’étude concernant les mesures compensatoires proposées. Par ailleurs, des préoccupations avaient été exprimées sur des questions aussi cruciales que la consommation en eau, le risque accru d’incendie et les conséquences sur les transports.</p>



<p><strong>Pour Katherine Fauvin, ces réserves montrent bien que le dossier présente d’importantes fragilités juridiques.</strong> Celles-ci peuvent devenir des leviers d’action efficaces pour contester le projet. Elle a insisté sur le fait que, malgré l’apparente solidité du projet sur le plan administratif, il reste encore de nombreuses possibilités de lutte, d’autant que <strong>les failles relevées par la MRAe ne semblent pas avoir été corrigées dans la nouvelle demande d’extension de 91 hectares déposée en 2024.</strong></p>



<p>Elle a également souligné <strong>un point particulièrement polémique : la participation financière de la Banque des Territoires,</strong> qui soutient le projet à hauteur de 40 % des 180 millions d’euros nécessaires à sa réalisation. <strong>Katherine Fauvin a dénoncé cette implication publique dans un projet purement privé, destiné à une clientèle ultra-privilégiée.</strong> Elle a rappelé que cet argent public aurait pu être investi dans des projets véritablement utiles à la population locale, comme la rénovation des écoles ou des infrastructures liées à la transition écologique. Pour elle, il est incompréhensible qu’un tel montant, destiné en principe à des projets d’intérêt général, soit mobilisé pour un complexe de luxe réservé à une élite.</p>



<p>En outre, les 91 hectares concernés par cette nouvelle demande de défrichement se trouvent en pleine forêt de Sologne, <strong>dans des secteurs classés</strong> <strong>Natura 2000</strong> et intégrés au périmètre du patrimoine mondial de l’UNESCO. Ces zones bénéficient en théorie d’un haut niveau de protection en raison de leur rôle essentiel dans la préservation de la biodiversité. Elle a rappelé que le réseau Natura 2000, mis en place par les États membres de l’Union européenne, vise à protéger les habitats naturels et les espèces animales et végétales les plus menacées. <strong>Même si ce dispositif n’interdit pas les activités humaines, celles-ci doivent obligatoirement intégrer le principe de développement durable, ce qui, selon elle, n’est pas le cas ici.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-1024x768.jpeg" alt="Noé Petit" class="wp-image-22096" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<h3 class="wp-block-heading"><strong>Noé Petit : « Un projet démagogique sous couvert de création d’emplois »</strong></h3>



<p>Noé Petit, président de l’association <strong>À Bas le Béton</strong>, a commencé son intervention en dénonçant l’argument souvent avancé par les porteurs de projet : la création d’emplois. Selon lui, cet argument est régulièrement utilisé de manière démagogique pour justifier des projets qui vont à l’encontre de l’intérêt général. Il a insisté sur le fait que l’emploi est un sujet sensible, surtout dans des territoires marqués par des crises économiques et un fort taux de chômage, où chaque opportunité de travail peut sembler attrayante. <em><strong>« On nous dit que ce projet va créer des emplois, </strong>et pour des personnes en recherche d’emploi, c’est compréhensible de se dire que cela peut être une chance. Mais <strong>il faut distinguer les promesses des faits.</strong> Les promesses ne sont jamais tenues dans leur totalité »</em>, a-t-il expliqué.</p>



<p>Pour appuyer son propos, il a pris l’exemple des <strong>plateformes logistiques</strong> de e-commerce qui fleurissent dans la territoire. À chaque nouveau projet, les promoteurs annoncent des centaines d’emplois. Pourtant, une fois les infrastructures construites, la réalité est bien différente : <em>« On nous promet 400 emplois, et cinq ans plus tard, quand on visite l’entrepôt, il y a à peine 80 personnes qui y travaillent. Est-ce que 80 emplois, c’est rien ? Non, bien sûr, c’est toujours quelque chose. Mais ce n’est pas ce qu’on nous avait vendu au départ. Il y a toujours un écart énorme entre les chiffres avancés et la réalité. »</em></p>



<p>Pour lui, les chiffres avancés pour le golf des Bordes sont tout aussi infondés. Il considère totalement <strong>déraisonnable d’affirmer que ce projet pourrait compenser la fermeture de la centrale nucléaire voisine en termes d’emplois,</strong> et il voit dans cet argument une pure stratégie de communication destinée à jouer sur les peurs. <em><strong>« On nous agite le spectre du chômage,</strong> comme si c’était la plus grande menace qui pèse sur le territoire. Mais on devrait aussi s’interroger sur <strong>une autre menace, tout aussi importante : que fera-t-on demain s’il n’y a plus de forêt ? »</strong></em></p>



<p>Il a également tenu à rappeler que le projet d’extension représente un investissement colossal de <strong>180 millions d’euros</strong>, financé en grande partie par de l’argent public via la <strong>Banque des Territoires</strong>, à hauteur de 40 %. <em>« Avec une telle somme, on aurait pu financer des projets d’intérêt collectif : la rénovation des écoles, la réhabilitation des bâtiments publics, ou encore des initiatives en faveur de la transition écologique. Au lieu de cela, on choisit de construire un golf de luxe réservé à une poignée d’ultra-riches. C’est un choix absurde et profondément injuste. »</em></p>



<p>Noé Petit a ensuite pointé un autre problème majeur lié à ce type de projet : le <strong>ratio d’emplois créés par hectare artificialisé</strong>, qu’il juge dérisoire. Il a expliqué que dans le cas d’une usine ou d’une plateforme de production, une surface relativement limitée peut générer de nombreux emplois. En revanche, dans le cas d’un complexe de golf, on étend les infrastructures sur des dizaines, voire des centaines d’hectares, pour créer très peu de postes. <strong><em>« Le ratio d’emplois par hectare est ridiculement faible. Ici, on parle d’un projet qui va s’étendre sur 150 hectares, et tout ce qu’on va obtenir, ce sont quelques postes pour entretenir les pelouses, arroser le gazon et servir des cocktails à une clientèle ultra-privilégiée. Ce n’est pas ce qu’on peut appeler une création d’emplois utile pour la société. »</em></strong></p>



<p>Sur la partie commerciale du projet, Noé Petit a dénoncé le caractère exclusif de ce <em>« village »</em> censé créer du dynamisme local. Selon lui, cette infrastructure ne profitera pas aux habitants de la commune, mais sera réservée à une clientèle extérieure très aisée : <em>« On parle de création de commerces, mais il ne faut pas se méprendre. Ce village ne bénéficiera pas aux habitants. Ce sera un lieu fermé, totalement excluant, réservé aux ultra-riches. <strong>Les citoyens de Saint-Laurent-Nouan ne verront aucun bénéfice de ces commerces. »</strong></em></p>



<p>Il a conclu son intervention en rappelant que malgré l’apparente avance du projet, il est encore possible de le stopper, à condition de ne pas se résigner. <em><strong>« À chaque fois qu’un projet de ce type émerge, on nous dit que tout est déjà signé, qu’il n’y a rien à faire. Mais c’est faux.</strong> Il est possible de déposer des recours juridiques, et on peut gagner. Nous vivons encore dans un État de droit, et <strong>les lois</strong> existent pour protéger l’intérêt général. <strong>Mais elles ne s’appliquent pas toutes seules : il faut des citoyens engagés, qui surveillent, dénoncent et agissent. »</strong></em></p>



<p>Il a également insisté sur <strong>la nécessité d’une forte participation à l’enquête publique à venir,</strong> en soulignant que les avis citoyens comptent dans ce type de procédure : <em>« Ce soir, nous sommes presque aussi nombreux que les futurs propriétaires des villas de luxe prévues dans ce projet. Si nous restons mobilisés, nous pouvons réellement faire pression et empêcher ce projet de voir le jour. »</em></p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-voix-dissonantes">Des voix dissonantes</h2>



<p>Dans le nombreux public de cette réunion publique, deux têtes ont émergé pour prendre la parole. D&rsquo;abord, <strong>Isabelle Sautenet, directrice des relations extérieures</strong> de la société Les Bordes Golf International, se présentant comme une simple salariée. Elle a voulu insister sur les efforts réalisés en matière de <strong>gestion environnementale</strong>. Elle a précisé qu’un <strong>écologue</strong> travaillait à temps plein sur le site et que des actions concrètes avaient été entreprises, notamment la réhabilitation de zones humides et la réalisation régulière d’<strong>inventaires faunistiques et floristiques</strong> : <em>« Récemment, nous avons constaté une augmentation du nombre d’espèces d’oiseaux présentes sur le site, passant de <strong>58 à 78 espèces</strong>. Nous avons également découvert <strong>10 nouvelles espèces de libellules</strong>. Si le site était véritablement un désastre écologique, ces résultats ne seraient pas possibles. Je vous invite à venir voir par vous-même. »</em></p>



<p>Face aux interruptions et accusations de greenwashing lancées par des membres du public, elle a répondu : <em>« Je ne dis pas que le projet est parfait, je vous donne simplement des faits. »</em> Sur le projet d’hôtel cinq étoiles, Isabelle Sautenet a confirmé que les travaux allaient débuter prochainement, les permis ayant été validés : <em>«<strong> Il s’agit d’un hôtel de type écolodge,</strong> conçu pour minimiser l’impact environnemental. Il n’y aura pas de bétonnage massif, ce sont des constructions légères qui s’intègreront dans le paysage. »</em></p>



<p>C&rsquo;est ensuite <strong>François Perronnet, géomètre impliqué dans ce projet</strong> qui a souhaité intervenir : <em>« Les investisseurs ont choisi une station d’épuration respectueuse de l’environnement, et elle a été réalisée. Cela montre une vraie volonté d’évoluer vers des solutions plus écologiques. »</em> Sur la question du <strong>défrichement des 91 hectares</strong>, il a opposé qu&rsquo;il ne s’agirait pas d’une coupe à blanc, mais d’une démarche encadrée visant à préserver une partie de la végétation. François Perronnet a ensuite souligné que le <strong>golf des Bordes</strong> avait un standing : <em>« Ce n’est pas un golf quelconque. Il est reconnu comme le meilleur en Europe depuis plus de 12 ans. Cela peut attirer une clientèle internationale et avoir des retombées économiques significatives pour le territoire. »</em> Face aux critiques du public concernant le bilan carbone et l’arrivée de riches golfeurs en avion ou en hélicoptère, il a répondu qu’il ne fallait <em>« pas tout mélanger »</em>&#8230; <em><strong>« Je ne vais pas vous parler de bilan carbone. Ce n’est pas mon rôle.</strong> Mais il faut reconnaître que ce projet, même s’il suscite des débats, peut apporter des bénéfices économiques réels. »</em></p>



<p>Concernant le financement par la <strong>Banque des Territoires</strong>, il a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’une subvention, mais d’un investissement destiné à générer des bénéfices : <em><strong>« La Banque des Territoires n’est pas une organisation philanthropique.</strong> Si elle investit, c’est qu’elle a jugé le projet rentable après avoir mené des études approfondies. Et jusqu’à présent, aucun euro d’argent public n’a été dépensé sur ce projet. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-choix-de-civilisation">Un choix de civilisation</h2>



<p>Suite à ces propos, <strong>Nicolas Orgelet,</strong> élu écologiste blésois, <strong>a proposé une réflexion à la fois sociale et écologique</strong> sur le projet d’extension du golf des Bordes. Il a commencé par dénoncer le sentiment d’<strong>injustice sociale</strong> que suscite ce type de projet. À ses yeux, il y a un contraste saisissant entre les exigences imposées aux habitants locaux en matière de gestion du foncier et les privilèges accordés aux futurs propriétaires des résidences de luxe : <em>« <strong>On demande aux habitants des territoires d’apprendre à vivre sur des parcelles de 500 ou 600 m², en réduisant leur consommation de foncier,</strong> tandis que ceux qui ont les moyens peuvent s’offrir des <strong>résidences secondaires</strong> s’étendant sur plusieurs milliers de mètres carrés. Cela crée un profond sentiment d’injustice. »</em></p>



<p>Selon lui, cette différence de traitement contribue à alimenter des tensions sociales croissantes. Il a mis en garde contre les conséquences à long terme de telles inégalités : <em>« Ce genre d’injustice sociale nourrit les incompréhensions et les frustrations. <strong>À terme, cela engendre des divisions profondes dans la société, et peut même conduire à des formes de rejet et de radicalisation. »</strong></em></p>



<p>Sur le plan environnemental, Nicolas Orgelet a reconnu que l’artificialisation des <strong>150 hectares</strong> ne signifiait pas nécessairement une coupe rase de l’ensemble de la surface concernée. Cependant, il a souligné que, même en l’absence d’un défrichement complet, l’impact écologique restait majeur : <em>« On nous dit que ce ne sont pas 150 hectares qui vont être rasés, mais 150 hectares qui seront impactés. <strong>Même si on ne bétonne pas tout, ces impacts incluent la création de réseaux, de voiries, et la présence d’usagers qui vont venir perturber un site jusqu’alors naturel.</strong> Cela engendre un phénomène de <strong>mitage</strong>, c’est-à-dire une fragmentation des milieux naturels qui finit par les rendre moins fonctionnels. »</em></p>



<p>Il a insisté sur l’importance de la <strong>séquence ERC</strong> (<strong>Éviter, Réduire, Compenser</strong>), une démarche réglementaire à suivre dans tout projet d’aménagement pour limiter les impacts sur l’environnement. Selon lui, ce principe n’a pas été respecté dans le cas du golf des Bordes : <em>« La première étape, c’est d’éviter de détruire un site. Or, ici, on aurait pu éviter de s’étaler sur autant d’hectares. »</em> En ce qui concerne la <strong>compensation écologique</strong>, il a pointé les limites de cette approche souvent mise en avant par les promoteurs : <em>« On nous dit qu’on va recréer des zones humides en compensation de celles détruites. Mais ce n’est pas aussi simple. <strong>Une zone humide recréée met des décennies à retrouver son équilibre écologique.</strong> En attendant, on détruit des milieux naturels dont nous avons besoin dès aujourd’hui, notamment pour des fonctions cruciales comme la <strong>rétention d’eau</strong>. »</em></p>



<p>Nicolas Orgelet a conclu son intervention en soulignant que ce type de projet reflète des <strong>visions de société divergentes</strong>. À ses yeux, il ne s’agit pas uniquement d’un débat sur un projet local, mais d’un choix de modèle de développement : <em><strong>« Ce projet semble anachronique à l’heure où l’on demande à chacun de réduire son empreinte écologique.</strong> Cela ne signifie pas que les porteurs du projet ne sont pas sincères ou ne croient pas en ce qu’ils font. Mais aujourd’hui, <strong>les temps ont changé,</strong> et nous devons repenser nos priorités en matière d’aménagement du territoire. »</em></p>



<p>Enfin, il a affirmé que, face à l’ampleur de l’impact environnemental prévu, un <strong>recours juridique</strong> serait déposé par les opposants au projet, non par esprit de confrontation, mais parce qu’il considère que <strong>l’artificialisation à grande échelle de milieux naturels ne peut plus être tolérée dans le contexte actuel d’urgence écologique.</strong></p>



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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/extension-du-golf-des-bordes-une-mobilisation-citoyenne-face-a-un-projet-controverse">Extension du golf des Bordes : une mobilisation citoyenne face à un projet controversé</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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