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[Municipales] Blois en Commun déroule sa méthode et dévoile des mesures

Lundi soir, à Escale et Habitat, la liste citoyenne et écologiste Blois en Commun – avec pour tête de liste Nicolas Orgelet – organisait l’une de ses grandes réunions publiques de campagne en vue des élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Une rencontre dense, suivie, et marquée par un format volontairement participatif, fidèle à la méthode que le collectif entend défendre tout au long de la campagne. Dans une salle largement remplie — environ 130 personnes, près de 150 en comptant l’organisation — la réunion a d’abord pris la forme d’un temps collectif, avant de se prolonger par un dispositif plus singulier : une répartition du public en trois groupes, afin de favoriser l’échange direct avec les membres de la liste. Une manière, pour Blois en Commun, de traduire concrètement l’un de ses principes centraux : replacer les habitantes et les habitants au cœur de la discussion politique.

Blois en Commun

Une réunion publique pensée comme un temps d’échange

La soirée s’ouvre en plénière. Face au public, Claire Molliere, Ingrid Souilla, Malik Boufatah et Nicolas Orgelet prennent la parole pour se présenter, et rappeler les fondements de la démarche engagée depuis plus d’un an : une volonté affichée de renouveler les pratiques politiques locales, de renforcer la participation citoyenne et de construire un projet municipal fondé sur le dialogue. Dans la salle, des habitants de différents quartiers, militants associatifs, citoyens engagés ou simplement curieux de venir écouter les propositions portées par cette liste autonome à gauche. Après ce premier temps collectif, le choix est fait de scinder l’assemblée en trois groupes. Objectif affiché : permettre une parole plus libre, moins intimidante, et favoriser des échanges plus directs autour de thématiques précises. Un format assumé, pensé comme une réponse aux limites souvent constatées lors des grandes réunions publiques, où la prise de parole reste fréquemment réservée aux mêmes profils.

Dans les groupes constitués, les échanges s’installent rapidement. Les habitantes et habitants interrogent, réagissent, partagent leurs constats et leurs préoccupations. Les discussions portent sur des sujets concrets : cadre de vie, mobilités, tranquillité, accès aux soins, alimentation, école, etc.

Blois en Commun

La parole circule. Les membres de la liste, présents dans chaque salle, se positionnent davantage comme interlocuteurs que comme orateurs, prenant note des questions, répondant aux interrogations.

Dix premières mesures dévoilées

Au-delà de la méthode, la réunion a également été l’occasion pour Blois en Commun de rendre publiques dix premières mesures autour de trois axes revendiqués : solidarité, écologie et proximité.

La première mesure concerne justement le renouvellement des pratiques démocratiques. Le collectif propose de permettre aux habitantes et habitants de proposer des délibérations et de participer au travail sur de grandes politiques publiques, avec des budgets dédiés.

Blois en Commun avance également l’idée d’une tarification sociale et progressive de l’eau. Le principe posé repose sur un tarif bas pour les usages essentiels, accompagné de tarifs plus élevés en cas de surconsommation. L’objectif revendiqué est double : davantage d’équité dans l’accès à une ressource essentielle, et une réduction du gaspillage.

Parmi les mesures mises en avant figure la création d’une sécurité sociale de l’alimentation. Celle-ci viserait à garantir à chaque habitante et habitant un droit effectif à une alimentation saine et locale. Une proposition qui s’inscrit dans un ensemble plus large de réflexions autour de la santé publique, de la justice sociale et de la transition écologique.

Sur les questions de sécurité et de cadre de vie, Blois en Commun propose le lancement, dès la première année du mandat, d’une convention citoyenne dédiée à la tranquillité publique et à la lutte contre les délits et incivilités. Sont notamment évoquées les problématiques de vitesse excessive dans les rues, de trafics ou encore de dépôts sauvages de déchets. Le dispositif serait assorti d’un budget spécifique pour des solutions concrètes et efficaces.

La liste menée par Nicolas Orgelet affiche également la volonté de mettre en œuvre une politique de santé ambitieuse à l’échelle municipale : création d’un centre municipal de santé, accueil de formations médicales et paramédicales, actions de prévention en matière de santé mentale, soutien à l’hôpital et lutte contre les pollutions environnementales liées à l’eau, à l’air et à l’alimentation.

Relocaliser l’économie blésoise

Sur le plan économique, Blois en Commun souhaite organiser des Assises de l’économie, réunissant industries, entreprises, artisans, PME, syndicats et chambres consulaires. L’objectif affiché est de construire une économie blésoise plus robuste et plus résiliente, s’appuyant prioritairement sur les acteurs locaux.

La question du centre-ville occupe également une place importantes. Le collectif évoque le rachat de bâtiments vacants, leur rénovation, l’installation de commerces de proximité manquants, la création d’une boutique « espace test », d’un café associatif et culturel, ainsi que le développement d’activités tertiaires et de logements accessibles dans les étages.

Mobilités, rénovation énergétique et vie associative

Concernant les déplacements, Blois en Commun propose d’adapter la politique de transport afin de la rendre plus accessible, écologique et inclusive. Parmi les pistes avancées figurent la gratuité des bus le samedi et pour les jeunes, l’augmentation des fréquences, l’objectif de zéro discontinuité cyclable, la mise en place d’un plan de déplacement piéton et la création de navettes gratuites depuis trois parkings relais.

Le collectif souhaite par ailleurs renforcer l’isolation des bâtiments communaux, dans le but de réduire les consommations énergétiques et d’améliorer la qualité de vie au travail, avec une priorité donnée à la rénovation des écoles et des crèches.

Enfin, la dixième mesure prévoit d’ouvrir les commissions d’allocation de subventions à la vie associative à des personnes non élues issues de la société civile, dans un objectif de transparence. Il est également question d’un renforcement des aides pour les projets favorisant le sport-santé, la mixité sociale, la féminisation des instances, l’éducation et l’accessibilité.


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