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	<title>Archives des articles : Associatif et solidarités - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des articles : Associatif et solidarités - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>À la Creusille, une soirée « Par les fonds » pour regarder et écouter autrement la rue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jul 2026 06:57:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vendredi 17 juillet, à partir de 19h, Le Carillon donne rendez-vous au port de la Creusille, en bord de Loire à Blois, pour une soirée gratuite autour du film Par les fonds, documentaire de Julien Quentin tourné avec des personnes vivant ou ayant vécu la rue. Avant la projection en plein air, une scène ouverte &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-la-creusille-une-soiree-par-les-fonds-pour-regarder-et-ecouter-autrement-la-rue">À la Creusille, une soirée « Par les fonds » pour regarder et écouter autrement la rue</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vendredi 17 juillet, </strong>à partir de 19h<strong>,</strong> <strong><a href="https://bloiscapitale.com/quatre-ans-de-solidarite-le-carillon-de-blois-fete-son-anniversaire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Carillon</a></strong> donne rendez-vous au <strong>port de la Creusille</strong>, en bord de Loire à Blois, pour une <strong>soirée gratuite autour du film <em>Par les fonds</em>,</strong> documentaire de Julien Quentin tourné avec des personnes vivant ou ayant vécu la rue. Avant la projection en plein air, une <strong>scène ouverte</strong> donnera place à la musique, aux voix et aux présences de celles et ceux qui gravitent autour du Carillon. <strong>L’entrée sera libre</strong>. Grâce à une collaboration avec La Ralingue et des bateliers, qui organisent eux aussi une projection le lendemain, plusieurs centaines de chaises pourront être installées. <em><strong>« On va avoir 400 places »</strong></em>, explique Mélanie Pasteur, médiatrice culturelle du <a href="https://www.blois.fr/info/2021/10/alep-carillon" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Carillon</a>, même si toutes ne seront pas nécessairement déployées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La soirée commencera donc à 19h par une scène ouverte</strong>. L’idée est simple : permettre à celles et ceux qui le souhaitent de venir jouer, chanter, faire de la musique. Parmi les participants annoncés, il y aura <strong><a href="https://bloiscapitale.com/cest-quoi-cette-soupe-impopulaire-organisee-samedi-prochain-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Beufa</a></strong>, protagoniste du film. Il prévoit, dit-il, de jouer <em>« un pot-pourri de ses compositions pourries »</em>, avec l’autodérision qui le caractérise. Avant la projection, qui se fera la nuit tombée, une prise de parole est prévue. Elle doit permettre de relier le film à d’autres projets en cours, notamment <strong>une comédie musicale en préparation</strong>.</p>



<h2 id="h-par-les-fonds-un-film-de-julien-quentin" class="wp-block-heading">« Par les fonds », un film de Julien Quentin</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Par les fonds</em> est un documentaire qui s’inscrit dans la continuité des films du Carillon, après <em>La Gagne des gueux</em>, réalisé par Amélia Bréchet. À l’origine, le projet devait accompagner la tournée de <em>La Gagne des gueux</em>. Julien Quentin suivait alors le groupe dans ses déplacements, ses projections, ses moments collectifs. Mais au fil des rencontres à Blois, le film a changé de nature. <em><strong>« Finalement, Julien se rend vite compte qu’en rencontrant les gens qui fréquentent le Carillon à Blois, les gens qui fréquentent la rue à Blois, il y a plein d’autres contenus très intéressants à montrer »</strong></em>, raconte Mélanie Pasteur. Le film n’est donc pas devenu le récit d’une tournée. Il est devenu une série de rencontres, de moments de vie, de fragments de paroles et de présences.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Par les fonds</em> ne cherche pas à faire un exposé sur <em>« les SDF »</em> ou à expliquer de manière générale ce que serait <em>« vivre dans la rue ».</em> <strong>Julien Quentin n’a pas voulu réaliser <em>« un film de présentation »</em> sur le sans-abrisme. Il a plutôt cherché à faire des portraits,</strong> à montrer la richesse des personnes rencontrées, sans les réduire à leur parcours de rue. Le film ne raconte pas forcément les passés en détail, ne donne pas toutes les causes, ne referme pas les histoires sur des explications simples. Il laisse apparaître des personnes dans leur complexité, avec leurs contradictions, leurs élans, leurs fragilités et leurs talents.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSB7ekCpc7ah1-sEKee6dD-I0oJjFGyXI2CjxI4GfJiPQ&amp;s=10" alt=""/></figure>
</div>


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<h2 id="h-beufa-dark-glauque-et-en-meme-temps-lumineux" class="wp-block-heading">Beufa : « dark, glauque, et en même temps lumineux »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Beufa, qui apparaît dans le film, en parle avec des mots directs. Pour lui, <em>Par les fonds</em> contient <strong><em>« quelque chose de déglingué »</em></strong>, <strong><em>« un peu dark, glauque, et en même temps lumineux »</em></strong>. Il y voit des <em><strong>« parcours de vie difficiles sur fond de notre belle Loire ».</strong></em> Ce contraste ne gomme pas la dureté de la rue, mais il ne l’enferme pas non plus dans le noir. <em><strong>« Nous, nos murs, c’est le ciel et la terre »</strong></em>. Il y a de la fatigue, des deuils, des lieux rudes, des corps exposés, mais aussi des éclats, de la mémoire, de la tendresse et des formes de beauté. Beufa dit ressentir <em>« beaucoup de joie »</em> à l&rsquo;idée de revoir le film. Il parle de trace. <strong>Dans un monde où les personnes de la rue disparaissent souvent sans laisser beaucoup d’archives, un film peut garder quelque chose</strong> : un visage, une voix, une manière de parler, une présence. L&rsquo;artiste évoque aussi un possible effet positif pour celles et ceux qui ont été filmés. <em>« Cela permet aux gens de s’exprimer, et aussi de penser à ce qu’ils vont dire, donc à ce qu’ils pensent eux-mêmes »</em>, dit-il. <strong><em>« Cela permet peut-être de faire un pas de côté. »</em></strong></p>



<h2 id="h-alexandre-toss-la-camera-et-la-confiance" class="wp-block-heading">Alexandre « Toss » : la caméra et la confiance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alexandre « Toss » est l’une des présences fortes du film. Julien Quentin, le réalisateur, est venu plusieurs fois dans son squat. Ils sont allés boire des cafés, ont discuté, ont échangé longuement. <em>« Quand je parle avec Julien, je parle à un copain, à un ami »</em>, explique Toss. <em>« Donc <strong>parfois, la caméra, je ne la voyais même plus. »</strong></em> Cette confiance a permis une parole très intime. Toss dit avoir raconté <em>« toute sa vie »</em>, ou presque. Sans que cela n&rsquo;apparaisse dans le film. <strong>Donner la parole ne signifie pas tout exposer. Filmer la rue ne doit pas devenir une captation de l’intimité sans protection.</strong> Toss n’a d’ailleurs pas encore vu la version définitive du film. Il a vu une première version avant la postproduction, mais pas le montage final. La projection du 17 juillet pourrait donc être, pour lui aussi, un moment particulier.</p>



<h2 id="h-richard-max-les-absents" class="wp-block-heading">Richard, Max, les absents</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a les absents aussi. Ceux qui sont partis. <strong>Richard</strong>, <strong>Max</strong>&#8230; Car les dernières années ont été marquées par de nombreux décès dans la rue blésoise. <em><strong>« Une hécatombe »</strong></em>, dit Alexandre. <em>« Quand on imaginait la rue de Blois, on pensait forcément à Richard »</em>, explique Beufa. Sa disparition a marqué durablement celles et ceux qui l’ont connu. Même un an après, souligne Mélanie Pasteur, la ville était encore <em>« sous le coup »</em> de cette absence. La rue est aussi faite de liens, de deuils, de souvenirs partagés, de noms que l’on continue de prononcer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toss rappelle cependant qu’<strong>il ne faut pas idéaliser la rue</strong>. Les personnes qui y vivent ne forment pas spontanément une grande famille homogène. <em>« Quand tu tombes à la rue, tu tombes à la rue avec tes idéaux, avec ce que tu es »,</em> explique-t-il.<strong> Il y a de la solidarité, mais aussi de l’individualisme.</strong> Il y a <strong>de la fraternité, mais aussi des tensions.</strong> Comme dans le reste de la société. Cette précision évite deux écueils : la vision misérabiliste, qui ne verrait que la souffrance, et la vision romantique, qui ferait de la rue un monde naturellement solidaire. La réalité est plus complexe.</p>



<h2 id="h-etre-vu-sans-etre-reconnu" class="wp-block-heading">Être vu sans être reconnu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, il y a <strong>le regard des autres</strong>. Toss parle de la violence des insultes, du tutoiement, des remarques, de cette manière qu’ont certains passants de s’adresser aux personnes sans domicile comme à des êtres inférieurs. Beufa raconte avoir dormi un jour dans une cabane de jardin exposée sur le parking de <em>Leroy Merlin.</em> Il ne s’est pas réveillé avant l’ouverture du magasin. Une vendeuse, en ouvrant la cabane pour la montrer à un client, a réagi comme si elle découvrait un nuisible. <em><strong>« Elle a dit « Il y en a un là », comme si j’étais un rat »</strong></em>, dit-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réaction résume <strong>une forme de déshumanisation</strong>. Les personnes vivant dehors ne sont pas nécessairement invisibles au sens strict. On les voit. Mais <strong>on ne les reconnaît pas toujours comme des personnes complètes.</strong> Ce n’est pas forcément leur présence qui est invisibilisée, c’est leur humanité. Beufa décrit un mécanisme : <strong>dès qu’une personne identifiée comme SDF ouvre la bouche, beaucoup pensent qu’elle va demander de l’argent.</strong> Même pour demander l’heure ou une direction, il faut parfois insister pour être simplement écouté. Les corps précaires deviennent suspects avant même d’avoir parlé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mais il y a aussi les gestes de bonté</strong>, les passants qui s’arrêtent, les voisins qui aident, les solidarités discrètes. Toss raconte l’exemple d’une femme dormant dans une cage d’escalier : lorsque les habitants de l’immeuble ont compris sa situation, certains lui ont aménagé un espace dans la cave pour qu’elle puisse dormir plus dignement. La rue produit de la violence, mais elle révèle aussi des gestes d’humanité.</p>



<h2 id="h-une-comedie-musicale-en-preparation" class="wp-block-heading">Une comédie musicale en préparation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée du 17 juillet servira aussi à annoncer un autre projet : <strong>une comédie musicale en préparation pour la rentrée. </strong>Le projet est encore en construction, et les participants eux-mêmes entretiennent <strong>une part de mystère.</strong> Mais quelques éléments sont déjà connus. <strong>La pièce a été principalement écrite par Amélia Bréchet, avec un travail collectif</strong> nourri par l’improvisation. Les personnages ont été construits avec les participants, à partir d’ateliers, de recherches, d’essais. Toss explique que, contrairement aux films, il ne s’agira pas d’une œuvre documentaire. La pièce sera plus fictive. Mais, selon lui, elle restera <em>« idéologiquement »</em> dans la même veine : partir des personnes, de leurs voix, de leurs imaginaires, pour créer une forme artistique qui ne parle pas à leur place. <strong>La première est prévue pour les cinq ans du Carillon, le jeudi 24 septembre, à 19h.</strong> L&rsquo;équipe comprend neuf personnes qui seront sur scène, deux musiciens, une chorégraphe, Amélia Bréchet à l’écriture et à la mise en scène, et Julien Quentin à l’image.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">Le DVD de « Par les fonds » &#8211; et un lien privé pour le regarder en streaming &#8211; est disponible à la boutique Blois Capitale, 16 rue Emile Laurens, à Blois.</mark></em></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pourquoi l’Observatoire Loire cherche à construire un nouveau bateau traditionnel</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/pourquoi-l-observatoire-loire-cherche-a-construire-un-nouveau-bateau-traditionnel</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 10:46:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associatif et solidarités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Observatoire Loire a lancé une campagne de financement participatif pour construire une toue cabanée, bateau traditionnel de Loire. Derrière l’appel aux dons, l’association prépare une nouvelle étape de ses balades sur le fleuve, en lien avec la future passerelle de Loire et l’ouverture attendue de nouvelles possibilités de navigation. On la longe, on la traverse, &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/pourquoi-l-observatoire-loire-cherche-a-construire-un-nouveau-bateau-traditionnel">Pourquoi l’Observatoire Loire cherche à construire un nouveau bateau traditionnel</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Observatoire Loire a lancé une campagne de financement participatif pour construire une toue cabanée, bateau traditionnel de Loire. Derrière l’appel aux dons, l’association prépare une nouvelle étape de ses balades sur le fleuve, en lien avec la future passerelle de Loire et l’ouverture attendue de nouvelles possibilités de navigation.</em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">On la longe, on la traverse, on la photographie. Mais la Loire ne se comprend pas tout à fait de la même manière depuis ses berges que depuis l’eau. C’est cette expérience que l’Observatoire Loire veut aujourd’hui élargir avec <strong>un nouveau bateau traditionnel, destiné à explorer d’autres secteurs du fleuve</strong> et à proposer de nouveaux circuits autour de Blois. Installé au parc des Mées, à La Chaussée-Saint-Victor, l’Observatoire Loire œuvre depuis 1995 pour l’éducation à l’environnement, la sensibilisation à la biodiversité ligérienne et la découverte du patrimoine naturel et culturel du fleuve. L’association propose notamment des balades commentées entre nature et patrimoine, à bord de bateaux traditionnels de Loire.</p>



<h2 id="h-une-nouvelle-etape-liee-a-la-future-passerelle" class="wp-block-heading">Une nouvelle étape liée à la future passerelle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’association cherche aujourd’hui à construire un nouveau bateau, c’est d’abord parce que <strong>le contexte de navigation est appelé à évoluer.</strong> La future passerelle de Loire, située à proximité de l’Observatoire, doit intégrer <strong>une passe à bateaux</strong>. Cette évolution est attendue depuis plusieurs années, car elle doit ouvrir de nouvelles possibilités de navigation <strong>vers l’amont du fleuve.</strong> L’Observatoire Loire travaille sur ce sujet avec Agglopolys et le Conseil départemental. L’objectif est de pouvoir proposer de nouvelles balades, notamment <strong>entre le port de la Creusille, le lac de Loire et d’autres secteurs, selon les niveaux d’eau.</strong> </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="581" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2077-1024x581.jpeg" alt="passerelle cyclo-piétonne sur la Loire" class="wp-image-26164" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2077-1024x581.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2077-300x170.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2077-768x435.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2077-1536x871.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2077-2048x1161.jpeg 2048w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2077-390x220.jpeg 390w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


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<h2 id="h-une-toue-cabanee-de-12-metres" class="wp-block-heading">Une toue cabanée de 12 mètres</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le bateau envisagé est une toue cabanée, embarcation traditionnelle de Loire. Selon les éléments communiqués par l’association, il mesurerait <strong>12 mètres de long pour 3 mètres de large.</strong> Sa cabane, longue de 3 mètres, servira notamment d’espace de rangement et pourra abriter jusqu’à 12 passagers en cas de pluie. Le bateau serait équipé d’<strong>un moteur de 50 CV.</strong> L’Observatoire Loire insiste sur la <strong>dimension locale du projet.</strong> La coque doit être réalisée par la société <em>Calligaro</em>, à Saint-Denis-sur-Loire. L’habillage bois et la cabane doivent mobiliser des partenaires locaux, avec une possible intervention d’une structure d’insertion. La logistique associe aussi des entreprises du territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le budget global est estimé à 60 000 euros.</strong> Le projet est déjà financé à 85 %, mais il reste une dernière étape à franchir : <strong>réunir les 10 000 euros manquants.</strong> C’est l’objet de la campagne de financement participatif lancée sur la <strong><a href="https://effervesens-centrevaldeloire.org/decouvrez-les-projets/detail/un-nouveau-bateau-pour-explorer-la-loire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plateforme Efferve’sens Centre-Val de Loire (ici).</a></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="871" height="565" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/toue-cabane.png" alt="" class="wp-image-34854" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/toue-cabane.png 871w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/toue-cabane-300x195.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/toue-cabane-768x498.png 768w" sizes="(max-width: 871px) 100vw, 871px" /><figcaption class="wp-element-caption">Bateau correspondant au projet</figcaption></figure>
</div>


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<h2 id="h-de-nouveaux-circuits-mais-toujours-selon-la-loire" class="wp-block-heading">De nouveaux circuits, mais toujours selon la Loire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce nouveau bateau doit permettre d’<strong>élargir l’offre de balades.</strong> L’association souhaite explorer de nouveaux espaces naturels, valoriser plus largement le territoire et proposer des sorties plus longues, plus diversifiées, avec des contenus liés à la biodiversité, à l’histoire ligérienne, à la gestion du fleuve, aux paysages et aux aménagements publics. Les parcours envisagés devront toutefois rester dépendants des conditions de navigation. Sur la Loire, les niveaux d’eau, la météo et l’état du fleuve imposent toujours leurs limites. Il s’agit donc d’ouvrir un champ des possibles. L’ambition affichée est aussi de <strong>croiser plusieurs usages du territoire</strong> : les balades en bateau, la Loire à vélo, la découverte de l’Observatoire Loire, les parcours patrimoniaux et les projets d’aménagement comme la passerelle, le lac de Loire ou le ruisseau des Mées.</p>



<h2 id="h-un-outil-educatif-autant-que-touristique" class="wp-block-heading">Un outil éducatif autant que touristique</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’intérêt du projet dépasse la seule promenade.</strong> Pour l’Observatoire Loire, le bateau doit rester <strong>un outil d’éducation</strong> à l’environnement. Les balades permettent d’<strong>expliquer le fonctionnement du fleuve, ses milieux naturels, sa biodiversité, ses paysages, mais aussi les risques liés à la Loire</strong>, notamment la question de l’inondation. L’association défend ainsi une Loire accessible au plus grand nombre, avec une politique tarifaire qu’elle souhaite maintenir attractive grâce à ses partenaires. Le projet doit aussi contribuer au développement d’<strong>un tourisme fluvial de proximité, capable de toucher les visiteurs comme les habitants.</strong></p>



<h2 id="h-une-campagne-deja-a-mi-parcours" class="wp-block-heading">Une campagne déjà à mi-parcours</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la plateforme, l’objectif est fixé à <strong>10 000 euros</strong>. La campagne compte ce jour <strong>45 contributeurs</strong>, <strong>5 055 euros déjà collectés</strong>, soit environ <strong>50 % de l’objectif</strong>, avec <strong>12 jours restants</strong>. Le montant minimum de contribution est fixé à <strong>1 euro</strong>. Les dons ouvrent droit à une <strong>déduction fiscale de 66 %</strong>. Plusieurs contreparties sont proposées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La campagne doit se terminer le <strong>20 juillet</strong>. Pour l’Observatoire Loire, l’enjeu est désormais de boucler le financement de ce bateau traditionnel afin d’accompagner les nouvelles perspectives de navigation sur la Loire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">>> Lien pour contribuer : <strong><em><a href="https://effervesens-centrevaldeloire.org/decouvrez-les-projets/detail/un-nouveau-bateau-pour-explorer-la-loire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">effervesens-centrevaldeloire.org/decouvrez-les-projets/detail/un-nouveau-bateau-pour-explorer-la-loire</a></em></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Entre Blois et Paris, l’association Illico réclame des trains directs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 15:01:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis sa relance, Blois-Paris Illico veut replacer la desserte ferroviaire entre Blois et Paris au centre du débat territorial. L’association, créée en 2010, défend aujourd’hui une demande très concrète : obtenir davantage de trains directs adaptés aux horaires réels des usagers, en particulier un départ plus tardif de Blois le matin et un retour direct &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis sa relance, <strong>Blois-Paris Illico</strong> veut replacer la <strong>desserte ferroviaire </strong>entre Blois et Paris au centre du débat territorial. L’association, créée en 2010, défend aujourd’hui une demande très concrète : <strong>obtenir davantage de trains directs adaptés aux horaires réels des usagers, </strong>en particulier un départ plus tardif de Blois le matin et un retour direct depuis Paris en soirée. Pour <strong>Charles</strong>, membre du bureau de l’association avec <strong>Antoine Huguet et Élise Mollière, </strong>il ne s’agit pas seulement de faciliter la vie des travailleurs pendulaires. Derrière les horaires,<strong> c’est l’attractivité économique, résidentielle, touristique et universitaire de Blois qui se joue.</strong></p>



<h2 id="h-le-retour-a-blois-entre-choix-de-vie-et-contrainte-ferroviaire" class="wp-block-heading">Le retour à Blois, entre choix de vie et contrainte ferroviaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’origine de la relance de Blois-Paris Illico, <strong>il y a d’abord des parcours personnels</strong>. Charles fait partie de ces Blésois partis étudier ailleurs, puis revenus sur leur territoire d’origine au moment où se pose la question d’une vie familiale et d’un ancrage plus durable. <em>« À l’initiative, nous sommes deux trentenaires, avec Antoine, tous les deux originaires de Blois, qui avons fait nos études en dehors de Blois et qui sommes <strong>revenus ici</strong> pour des raisons différentes »</em>, explique-t-il. Mais <strong>ce retour ne signifie pas une rupture professionnelle immédiate avec Paris. Charles continue de s’y rendre deux à trois fois par semaine.</strong> <em>« À force d&rsquo;utiliser la ligne et de la suivre au quotidien, je me suis aperçu que cette situation ferroviaire était assez insuffisante, en tout cas la desserte offerte entre Blois et Paris. »</em> Le duo a été rejoint par Élise Mollière, consultante concertation, communication et relations institutionnelles, qui professionnellement se doit d&rsquo;être mobile. Paris doit être accessible, vite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe est là : <strong>Blois n’est pas loin de Paris.</strong> <strong>En train direct</strong>, la liaison se fait en <strong>environ 1h20 ou 1h25</strong>. Ce temps pourrait constituer un atout majeur pour attirer des actifs, favoriser des retours au territoire, permettre à des familles de s’installer à Blois tout en conservant, au moins provisoirement, un emploi parisien. Mais <strong>encore faut-il que les horaires suivent.</strong> <em>« J’ai beaucoup d’amis dans le même cas que moi, qui rêveraient de pouvoir <strong>revenir à Blois tout en continuant à travailler à Paris</strong>, au moins dans un premier temps. Aujourd’hui, ce qui leur manque, <strong>ce sont des dessertes ferroviaires suffisantes pour leur permettre de le faire. »</strong></em></p>



<h2 id="h-une-association-ancienne-remise-sur-les-rails" class="wp-block-heading">Une association ancienne, remise sur les rails</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Blois-Paris Illico n’est pas née avec cette nouvelle mobilisation. L’association a été créée il y a quinze ans, notamment autour de Charles-Antoine de Vibraye, propriétaire du château de Cheverny. À l’époque, l’ambition était différente, plus lointaine aussi : il s’agissait de défendre l’arrivée du TGV à Blois. L’association a ensuite été mise en sommeil autour des années 2020. La relance est venue d’une rencontre entre usagers. <strong>Charles avait sollicité le maire de Blois, Marc Gricourt, pour évoquer les difficultés rencontrées</strong>. Celui-ci lui a alors indiqué qu’un autre usager, Antoine Huguet, faisait le même constat. Les deux hommes se rencontrent et décident de structurer leur démarche. <em><strong>« En nous rencontrant, nous nous sommes dit qu’il était utile de structurer notre démarche pour avoir plus de poids auprès de la Région »</strong></em>, résume Charles. <strong>Car l’interlocuteur décisif, dans ce dossier, n’est pas la SNCF</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le soutien de Marc Gricourt</strong>, premier vice-président de la Région en charge des finances, est jugé important par l’association. Charles cite aussi les soutiens de <strong>Christophe Degruelle,</strong> président d’Agglopolys, et de <strong>Philippe Gouet</strong>, président du conseil départemental de Loir-et-Cher. Il insiste au passage sur un point : <em><strong>« Nous sommes une association apolitique et citoyenne. C’est quelque chose auquel nous tenons. »</strong></em></p>



<h2 id="h-un-seul-train-vraiment-utilisable-le-matin" class="wp-block-heading">Un seul train vraiment utilisable le matin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le cœur du dossier tient en quelques horaires. Aujourd’hui, <strong>un seul train direct part de Blois vers Paris le matin : celui de 6h56.</strong> Il permet une arrivée à Paris à 8h23. Mais ce départ très matinal rend son usage difficile pour les familles. <em>« C’est contraignant pour mener une vie de famille, parce que les accueils périscolaires, notamment, ne commencent qu’à 7h30 »</em>, souligne Charles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En fin de journée, deux retours directs existent depuis Paris vers Blois.</strong> <strong>Le premier à 17h37, suppose de quitter son travail très tôt.</strong> <strong>Le second, à 18h37</strong>, reste plus acceptable, mais ne permet pas toujours une journée complète. <em>« Si l’on résume la situation actuelle, il y a quatre allers-retours entre Blois et Paris en journée, mais il n’y a qu’un train à l’aller et un train au retour qui soient compatibles avec des horaires de travailleurs pendulaires. »</em> <strong>Blois-Paris Illico demande donc deux ajustements</strong>. Le matin, l’association souhaite <strong>un train permettant de partir de Blois entre 7h40 et 8h,</strong> pour arriver à Paris autour de 9h ou 9h10. <strong>Le soir, elle demande un train direct depuis Paris autour de 19h30</strong>, avec une arrivée à Blois autour de 20h45 ou 21h. L’objectif est simple : permettre aux usagers de travailler réellement une journée complète à Paris, sans devoir s’excuser auprès de leur employeur d’un départ trop précoce. <em>« Nous ne sommes pas là pour tout transformer. Nous sommes vraiment là pour obtenir un train de plus le matin et un train de plus le soir »,</em> résume Charles. L’association insiste sur le caractère ciblé de ses demandes. <strong>Elle ne réclame pas une révolution de l’offre ferroviaire, mais une adaptation de trains existants</strong>, afin de mieux répondre aux besoins des usagers blésois.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="500" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/gare.png" alt="Blois Chambord" class="wp-image-6685" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/gare.png 800w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/gare-300x188.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/gare-768x480.png 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<h2 id="h-le-poids-du-noeud-ferroviaire-orleanais" class="wp-block-heading">Le poids du nœud ferroviaire orléanais</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Blois-Paris Illico, le problème ne se limite pas à Blois. Il renvoie à l’organisation de l’axe ferroviaire autour d’Orléans et des Aubrais. <strong>L’association dit ne pas vouloir opposer Blois à Orléans, mais elle pointe un déséquilibre dans la desserte. </strong><em>« Pour un train direct le matin de Blois vers Paris, vous en avez environ <strong>neuf entre l’agglomération orléanaise et Paris »</strong></em>, avance Charles. Le soir l’écart est du même ordre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nœud du problème tient à la double gare orléanaise : Orléans-Centre d’un côté, Les Aubrais de l’autre. Lorsque les trains sont arrêtés à Orléans-Centre, les usagers venant de Blois, Tours, Amboise ou d’autres territoires doivent souvent subir une rupture de charge. Un Blois-Paris direct prend environ 80 à 90 minutes ; avec correspondance, la durée peut monter à 1h50 ou 2h. <em><strong>« Il est compliqué pour moi de comprendre pourquoi on accepte de faire perdre environ 40 minutes aux Blésois, alors que la gare des Aubrais et la gare d’Orléans sont reliées en sept minutes par tramway »,</strong></em> estime Charles. <strong>Blois-Paris Illico ne demande pas que l’offre orléanaise soit diminuée</strong>. L’association propose de réorienter certains trains via Les Aubrais, afin de maintenir une desserte de l’agglomération orléanaise tout en prolongeant le service vers Blois, Amboise et Tours.</p>



<h2 id="h-des-trous-dans-la-journee" class="wp-block-heading">Des trous dans la journée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aux horaires de pointe s’ajoute une autre difficulté : la faiblesse de la desserte directe en milieu de journée. Selon Charles, après le train de 6h56, <strong>le train direct suivant n’arrive qu’en fin de matinée (11h56), lorsqu’il n’est pas supprimé en raison de travaux</strong>. Dans certains cas, l’absence de liaison directe peut créer un vide de plusieurs heures. <em><strong>« Régulièrement, nous n’avons pas de train entre 6h56 et 15h54, soit un créneau de neuf heures sans train direct entre Blois et Paris. »</strong></em> Dans l’autre sens, la situation est comparable. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’association reconnaît que des travaux sont en cours et qu’ils peuvent expliquer une partie des suppressions. Elle ne les conteste pas en tant que tels. <em>« Nous voyons cela d’un bon œil à moyen et long terme, parce que ce sont des travaux qui vont permettre de maintenir le temps de desserte et une certaine régularité ferroviaire »</em>, précise Charles. Mais l’effet sur les usagers reste réel. <strong>Les suppressions du train de milieu de journée compliquent les déplacements</strong>. C’est une autre limite de la liaison actuelle.</p>



<h2 id="h-une-bataille-pour-les-pendulaires-mais-pas-seulement" class="wp-block-heading">Une bataille pour les pendulaires, mais pas seulement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Blois-Paris Illico refuse de réduire son combat à une affaire de quelques centaines de voyageurs réguliers. Les travailleurs pendulaires sont au cœur du sujet, mais l’enjeu dépasse leur quotidien. <em><strong>« On ne parle pas seulement ici d’améliorer le quotidien de 300, 400 ou 500 pendulaires. On parle d’améliorer l’attractivité économique du territoire »</strong></em>, affirme Charles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, <strong>les entreprises locales sont directement concernées.</strong> Une meilleure liaison avec Paris peut faciliter le recrutement, attirer des profils qui hésitent à <strong>venir s’installer dans le Loir-et-Cher</strong>, ou permettre à des cadres et dirigeants de se déplacer plus facilement. Charles rapporte des échanges avec la CCI de Loir-et-Cher, où la difficulté à attirer des talents aurait été clairement évoquée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, <strong>faute de solution ferroviaire adaptée, certains déplacements vers Paris se font en voiture, avec un coût écologique et pratique plus important.</strong> <strong>Le sujet est donc aussi environnemental.</strong> Pour que les habitants choisissent le train plutôt que la voiture, encore faut-il que le train soit réellement utilisable. Une ligne directe d’1h20 entre Blois et Paris peut être un argument puissant, mais seulement si ses horaires correspondent aux contraintes professionnelles, familiales et économiques contemporaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;association y voit aussi <strong>une question d’image.</strong> Blois est une ville-préfecture, une ville patrimoniale, touristique, culturelle. Elle ne peut pas se contenter, selon lui, d’une desserte qui donne <strong>le sentiment d’un territoire secondaire</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À 45 minutes de Paris-Montparnasse en TGV, Vendôme bénéficie depuis longtemps d’un avantage d’accessibilité qui a nourri son attractivité résidentielle</strong> <strong><a href="https://bloiscapitale.com/sarah-bouer-de-paris-a-vendome-le-choix-dune-vie-a-taille-humaine" target="_blank" rel="noreferrer noopener">(lire ici)</a></strong>. Blois n’a pas le TGV, mais elle dispose d’autres arguments. Et puis, le temps de trajet en TER direct reste raisonnable, autour d’1h20 ou 1h25. <strong>Surtout, le coût du TER est bien plus attractif que celui du TGV</strong>. Ne manquent que les trains directs.</p>



<h2 id="h-le-tourisme-autre-beneficiaire-possible" class="wp-block-heading">Le tourisme, autre bénéficiaire possible</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’amélioration de la desserte ne concernerait pas seulement les actifs. Pour Blois-Paris Illico, <strong>le tourisme est un autre argument central.</strong> Une liaison plus lisible et mieux cadencée entre Paris et Blois <strong>pourrait favoriser les séjours, les visites à la journée, les excursions scolaires, les déplacements vers les châteaux et la fréquentation du centre-ville.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le château de Cheverny soutient déjà les actions de l&rsquo;association, qui est également en contact avec le château de Chambord. Charles estime que d’autres sites, comme Chaumont-sur-Loire, pourraient être concernés par une amélioration de la desserte ferroviaire, notamment via la gare d’Onzain &#8211; Chaumont-sur-Loire.<strong> Le raisonnement est simple : faire venir des visiteurs par le train suppose que l’offre soit suffisamment pratique. </strong>Si le trajet paraît trop long, trop complexe ou trop dépendant d’une correspondance, une partie des visiteurs peut renoncer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le centre-ville de Blois, l’enjeu est tout aussi concret. <em><strong>« Si vous arrivez à faire venir plus de touristes à Blois et à les faire rester sur Blois, vous allez aussi aider le commerce du centre-ville »</strong></em>, rappelle Charles. La liaison ferroviaire devient alors <strong>un outil d’aménagement et de développement local.</strong> Elle peut contribuer à la fréquentation du château royal, de la Maison de la magie, des hôtels, des restaurants, des commerces, des itinéraires cyclables et <strong>plus largement de l’économie touristique blésoise</strong>.</p>



<h2 id="h-la-gare-de-blois-porte-d-entree-a-ameliorer" class="wp-block-heading">La gare de Blois, porte d’entrée à améliorer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une fois la question du train posée, une autre difficulté remonte du terrain : <strong>l’accès à la gare de Blois</strong>. <strong>Les usagers qui contactent</strong> Blois-Paris Illico évoquent régulièrement les problèmes de <strong>stationnement.</strong> Sur ce point, Charles indique avoir échangé avec Christine Grégoire, directrice des mobilités de Blois et Agglopolys. Pour Charles, dans un territoire qui devient très vite périurbain et rural autour de Blois, une partie des usagers doit encore pouvoir rejoindre la gare en voiture avant de prendre le train. Charles cite plusieurs avancées obtenues ou discutées : Le dépose-minute de la gare mieux signalé et sa durée portée de quinze à vingt minutes. Côté avenue Médicis, près de la passerelle, un parking gratuit d’environ 70 places a été maintenu. Mais, selon lui, il est déjà très utilisé. <strong>L’association souhaite aller plus loin. Elle propose notamment de réfléchir à des tarifs préférentiels pour les voyageurs disposant d’un billet de train.</strong> L’idée n’est pas nécessairement de rendre le stationnement gratuit, mais de le rendre <strong>suffisamment attractif pour encourager l’usage du train plutôt que la voiture jusqu’à Paris.</strong> <em>« Nous demandons des tarifs beaucoup plus avantageux, qui fassent dire à quelqu’un qui prend le train : plutôt que de prendre ma voiture, l’autoroute et d’aller à Paris, je vais poser ma voiture au parking, prendre le train et utiliser les moyens ferroviaires qui me sont offerts. Croire que toutes les personnes qui veulent prendre le train vont pouvoir le faire à vélo ou via les transports en commun, c’est pour le moment un peu utopiste », </em>estime Charles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la gare de Blois offre une vraie proximité urbaine, celle-ci crée aussi <strong>des tensions sur le stationnement, entre les besoins des voyageurs, ceux du centre-ville et la volonté d’éviter des voitures tampons occupant durablement l’espace public.</strong></p>



<h2 id="h-construire-un-rapport-de-force-regional" class="wp-block-heading">Construire un rapport de force régional</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour faire avancer ses demandes, <strong>Blois-Paris Illico invite les usagers à répondre à la consultation régionale sur les mobilités</strong> <strong><a href="https://bloiscapitale.com/mobilites-la-region-centre-val-de-loire-consulte-les-habitants-jusquau-10-juillet" target="_blank" rel="noreferrer noopener">(voir ici)</a></strong> et à faire remonter leurs difficultés. Elle les encourage aussi à <strong><a href="https://www.facebook.com/BloisParisIllico" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la contacter directement via sa page Facebook.</a></strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.facebook.com/BloisParisIllico" target="_blank" rel=" noreferrer noopener"><img loading="lazy" decoding="async" width="781" height="302" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-33.png" alt="" class="wp-image-34353" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-33.png 781w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-33-300x116.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-33-768x297.png 768w" sizes="auto, (max-width: 781px) 100vw, 781px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’association sait que <strong>la mobilisation citoyenne ne suffit pas toujours.</strong> Elle doit rencontrer de nouveaux interlocuteurs dans les prochaines semaines. Un nouveau point est prévu avec <strong>Marc Gricourt</strong> fin juin. Blois-Paris Illico envisage également une réunion en septembre avec des acteurs politiques locaux et régionaux, en espérant notamment la présence de <strong>François Bonneau,</strong> président de la Région Centre-Val de Loire, et de <strong><a href="https://www.centre-valdeloire.fr/comprendre/lassemblee-regionale/annuaire-des-elus/fournie-philippe" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Philippe Fournié,</a></strong> vice-président chargé des mobilités. Le calendrier n’est pas neutre. Les discussions budgétaires 2027 doivent arriver entre octobre et décembre. L’association veut donc <strong>maintenir la pression.</strong></p>



<h2 id="h-deux-trains-une-question-de-place-pour-blois" class="wp-block-heading">Deux trains, une question de place pour Blois</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ses demandes, Blois-Paris Illico pose une question plus large que celle des horaires. <strong>Quelle place la Région veut-elle donner à Blois</strong> ? La ville peut-elle pleinement jouer son rôle de préfecture, de pôle touristique, de bassin résidentiel et de point d’équilibre entre Tours et Orléans, si sa liaison directe avec Paris reste difficilement compatible avec une journée de travail ordinaire ? Charles le répète : l’association ne demande pas une transformation radicale, mais <strong>deux ajustements concrets.</strong> Un train direct supplémentaire le matin pour arriver à Paris autour de 9h ou 9h10. Un train direct supplémentaire le soir pour rentrer à Blois après une vraie journée de travail. Deux trains, mais un effet potentiellement beaucoup plus large.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car derrière ces horaires se dessinent des choix de vie, des retours possibles au territoire, des recrutements, des séjours touristiques, des mobilités étudiantes, des déplacements professionnels, des retombées sur le commerce de centre-ville, une image de ville accessible ou non. <strong>Le train n’est pas seulement un moyen de transport. Pour Blois, il peut devenir une condition d’avenir.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>>> Pour contacter Blois Paris Illico : <em><a href="https://www.facebook.com/BloisParisIllico" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Facebook.com/BloisParisIllico</a></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>>> Consultation en ligne de la Région sur les mobilités : <em><a href="https://rcvl.fr/Consultation-Mobilites" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rcvl.fr/Consultation-Mobilites</a></em></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-blois-capitale-agglopolys wp-block-embed-blois-capitale-agglopolys"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UhnklQEDE2"><a href="https://bloiscapitale.com/mobilites-la-region-centre-val-de-loire-consulte-les-habitants-jusquau-10-juillet">Mobilités : la Région Centre-Val de Loire consulte les habitants jusqu’au 10 juillet</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Mobilités : la Région Centre-Val de Loire consulte les habitants jusqu’au 10 juillet » — Blois Capitale Agglopolys" src="https://bloiscapitale.com/mobilites-la-region-centre-val-de-loire-consulte-les-habitants-jusquau-10-juillet/embed#?secret=nikCppOKNB#?secret=UhnklQEDE2" data-secret="UhnklQEDE2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>« La Loire en rose » : Annick et Jean-Michel roulent pour leur sœur et contre le cancer du sein</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 08:29:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À vélo depuis le mont Gerbier-de-Jonc, Annick et Jean-Michel Marteaux, sœur et frère, ont fait étape lundi 15 juin au Port de la Creusille, à Blois. Leur périple, baptisé « La Loire en rose », doit les conduire jusqu’à Noirmoutier, où reposent les cendres de leur sœur Nathalie, décédée il y a vingt ans d’un &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/la-loire-en-rose-annick-et-jean-michel-roulent-pour-leur-soeur-et-contre-le-cancer-du-sein">« La Loire en rose » : Annick et Jean-Michel roulent pour leur sœur et contre le cancer du sein</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>À vélo</strong> depuis le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Gerbier-de-Jonc" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mont Gerbier-de-Jonc</a>, <strong>Annick et Jean-Michel Marteaux</strong>, sœur et frère, ont fait étape lundi 15 juin au Port de la Creusille, à Blois. Leur périple, baptisé <strong><em>« La Loire en rose »</em></strong>, doit les conduire <strong>jusqu’à Noirmoutier, où reposent les cendres de leur sœur Nathalie, décédée il y a vingt ans d’un <a href="https://bloiscapitale.com/lutte-contre-le-cancer-de-septembre-en-or-a-octobre-rose" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cancer du sein</a>.</strong> Derrière les sacoches, la fatigue, les campings et les kilomètres, leur démarche porte un message simple : <strong>parler du dépistage précoce, soutenir la recherche et transformer une mémoire familiale en action publique.</strong></p>



<h2 id="h-une-halte-a-blois-la-ville-de-la-famille" class="wp-block-heading">Une halte à Blois, la ville de la famille</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au Port de la Creusille, lundi, leurs vélos disent déjà une partie de l’histoire. Ils sont chargés pour la route, équipés de sacoches, de fanions, d’<strong>un QR code pour les dons,</strong> et d’<strong>une Panthère rose</strong> accrochée au guidon. Mais Annick et Jean-Michel Marteaux ne sont pas venus pour une simple halte sportive. Dans leur itinéraire, <strong>Blois a une place particulière</strong>. Leur maman y vit, comme Jean-Michel d&rsquo;ailleurs. <strong>C’est aussi ici que leur sœur Nathalie a vécu, a été prise en charge.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le frère et la sœur sont donc partis du mont Gerbier-de-Jonc, à la source de la Loire. Lors de leur passage à Blois, ils estimaient avoir déjà parcouru environ 700 kilomètres. Il leur en restait environ 500 pour rejoindre la destination finale : Noirmoutier. <em><strong>« On a déposé les cendres de notre petite sœur là-bas il y a vingt ans »</strong></em>, explique Annick. <em><strong>« Quand on va arriver à Noirmoutier, ce sera très émouvant pour nous. </strong>Très, très émouvant, parce qu’on n’y retourne pas tous les ans. Et quand on arrivera là-bas, <strong>on se dira que notre petite sœur nous regarde, qu’elle sera fière de nous. »</strong></em></p>



<h2 id="h-de-la-source-de-la-loire-a-noirmoutier" class="wp-block-heading">De la source de la Loire à Noirmoutier</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le parcours suit le fleuve autant que possible, mais il n’a pas commencé dans la facilité. Avant les grands tronçons mieux balisés de la Loire à vélo, il y a eu la montagne, <strong>les petites routes, les chemins moins évidents, les conditions changeantes.</strong> <em>« À partir de Nevers, la Loire, c’est bien en vélo, mais avant, c’est compliqué »</em>, raconte Jean-Michel. <em>« On a essayé de prendre des petits chemins. C’était de la montagne. C’était très dur. On a eu une journée de pluie, des conditions assez difficiles. Et puis maintenant, on repart sous la chaleur »</em>, constate Annick. Car la canicule pointe maintenant le bout de son nez. Aujourd’hui, ils visent entre 60 et 80 kilomètres par jour. <em>« Des fois, on fait 100 kilomètres quand même. Mais un jour on n’a fait que 52 kilomètres, parce que ça montait beaucoup »</em>, explique Annick. <em>« Et puis le lendemain, on ressent la fatigue. Quand on le fait une fois, ça va, mais le lendemain, avec les sacoches, la tente et tout ça… »</em> Un cap, toujours plus à l’ouest, vers Saint-Nazaire, puis Noirmoutier. Le voyage dessine une ligne géographique, mais aussi <strong>un chemin intime</strong> : partir de la source, suivre le fleuve, rejoindre la mer, puis le lieu de mémoire.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6713-1024x768.jpeg" alt="La Loire en rose" class="wp-image-34328" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6713-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6713-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6713-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6713-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6713-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 id="h-une-aventure-sans-assistance" class="wp-block-heading">Une aventure sans assistance</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Annick et Jean-Michel ne sont pas accompagnés.</strong> Ils avancent seuls, avec leurs vélos, leurs sacoches, leur matériel de camping, leurs réserves d’eau et de nourriture. Le soir, ils dorment principalement en camping. Une seule fois, sous la pluie, ils ont choisi une auberge de jeunesse. <em>« On était bien contents de la trouver »</em>, sourit Annick. Cette autonomie impose une rigueur. Certains passages se font dans des secteurs très peu fréquentés. <em>« Des fois, pendant des heures et des heures, on ne voit personne »</em>, raconte-t-elle. <em>« On traverse des petits villages où il n’y a personne. Donc il faut penser à l’eau : deux bouteilles chacune, des barres de céréales, des bananes, tout ce qu’il faut, parce que parfois on ne voit vraiment personne. »</em> Le périple a aussi ses apprentissages. <strong>Ils avaient trop pris</strong>. <em>« On avait pris des manches longues, ceci, cela, mais finalement non. C’est lourd. Les tee-shirts, on en avait pris trop aussi. Tu les laves vite au camping, le lendemain c’est sec. Ce sont des choses auxquelles on pense après. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sur les vélos, deux mascottes accompagnent le voyage : la Panthère rose</strong>, symbole évident de l’opération, et <strong>Mickey, confié par les petits-enfants</strong>. <em>« Ils ont voulu que je le ramène »</em>, raconte Annick. <em><strong>« “Mamie, tu le ramènes. Tu ne le perds pas, mamie !” Donc je ne le perds pas ! »</strong></em></p>



<h2 id="h-nathalie-au-centre-du-voyage" class="wp-block-heading">Nathalie, au centre du voyage</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Si Annick et Jean-Michel pédalent aujourd’hui, c’est d’abord pour Nathalie</strong>. Leur sœur cadette est morte il y a vingt ans, <strong>emportée par un cancer du sein en neuf mois.</strong> <strong>Elle avait moins de quarante ans et deux enfants.</strong> À Blois, elle avait travaillé à l’hôpital. Annick y exerçait elle aussi comme infirmière. <strong><em>« Ma petite sœur était très connue à Blois, à l’hôpital où elle travaillait »</em></strong>, dit Annick. Elle évoque aussi le carnaval de Blois, les liens tissés dans la ville, l’attachement de Nathalie à ceux qui l’entouraient. <strong><em>« Elle était très connue, très aimée. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La maladie a laissé une trace familiale profonde.</strong> Nathalie était divorcée, avec peu de moyens. Pendant sa maladie, elle avait été aidée par des bénévoles. Annick s’en souvient avec reconnaissance, mais aussi avec la conscience que ces soutiens eux-mêmes disposent souvent de moyens limités. <strong>L’idée de donner, un jour, était restée là.</strong> Il a fallu du temps pour qu’elle prenne forme. <em>« On a mis du temps, peut-être, mais peut-être qu’il le fallait aussi »</em>, confie Annick. Au départ, Jean-Michel voulait faire la Loire à vélo seul. Sa sœur a finalement décidé de l’accompagner. <strong>L’hommage personnel s’est alors transformé en projet solidaire.</strong> Noirmoutier s’est imposée comme destination. <strong><em>« C’était ses dernières vacances, et elle adorait Noirmoutier »</em></strong>, explique Annick. <em><strong>« Elle voulait habiter au bord de la mer, mais ça ne s’est pas fait. C’était là-bas qu’elle voulait être.</strong> Quand on a déposé ses cendres, c’était très émouvant. Il y avait ses enfants, mes enfants… Donc je pense qu’on va être très émus quand on va arriver là-bas. »</em></p>



<h2 id="h-parler-du-cancer-du-sein-autrement" class="wp-block-heading">Parler du cancer du sein autrement</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« La Loire en rose »</em> n’est pas seulement un parcours en mémoire de Nathalie</strong>. Annick et Jean-Michel veulent aussi<strong> parler du cancer du sein</strong>, du dépistage précoce, de la recherche et de l’accompagnement des femmes touchées par la maladie. Annick refuse l’idée que tout serait désormais simple autour du cancer du sein. Il y a les annonces parfois brutales, les solitudes, les frais périphériques que l’on oublie souvent : les perruques, les soutiens-gorge adaptés, les conséquences concrètes de la maladie dans la vie quotidienne. <em><strong>« On croit que ça a évolué. Mais non, justement, on n’en parle pas assez »</strong></em>, estime-t-elle. <em><strong>« Il y a Octobre rose, mais il y a encore beaucoup plus à faire. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Son message insiste surtout sur le <strong>dépistage précoce</strong>. En France, <strong>le dépistage organisé du cancer du sein s’adresse aux femmes de 50 à 74 ans, sans symptôme et sans facteur de risque particulier autre que l’âge.</strong> Elles sont invitées tous les deux ans à réaliser une mammographie, associée à un examen clinique des seins, auprès d’un radiologue agréé. Mais Annick insiste aussi sur l’attention à porter avant cet âge, selon les situations individuelles, les antécédents ou les alertes. Elle parle en femme, en sœur, en ancienne soignante : <em>« Même à 40 ans, on peut avoir un cancer du sein. On n’en parle pas assez, je trouve. »</em></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="853" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6711-853x1024.jpeg" alt="La Loire en rose" class="wp-image-34329" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6711-853x1024.jpeg 853w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6711-250x300.jpeg 250w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6711-768x922.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6711-1279x1536.jpeg 1279w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6711-1706x2048.jpeg 1706w" sizes="auto, (max-width: 853px) 100vw, 853px" /></figure>
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<h2 id="h-une-operation-portee-avec-pink-ribbon-monaco" class="wp-block-heading">Une opération portée avec Pink Ribbon Monaco</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’opération est portée avec <strong>Pink Ribbon Monaco, association monégasque engagée dans la sensibilisation aux cancers féminins. </strong>Annick a rencontré Natasha Frost-Savio, fondatrice et présidente de Pink Ribbon Monaco, lors d’une course à Monaco. La famille s’y retrouve chaque année pour courir. <strong>C’est là, devant un stand de sensibilisation au cancer du sein, que le projet a pris une dimension associative.</strong> « Je lui ai dit : <em>“J’ai un projet avec mon frère, faire la Loire à vélo. On aimerait bien faire quelque chose contre le cancer, en hommage à notre petite sœur, mais aussi à toutes celles qui ont un cancer.” Elle m’a dit que ce serait super »</em>, raconte Annick. Le calendrier était serré. La rencontre a eu lieu en février. Le départ, lui, était prévu quelques mois plus tard. Pink Ribbon Monaco a accompagné la mise en place de la page dédiée, du lien de don et de la communication autour du projet. <em>« Elle nous a tout fait : <strong><a href="https://pinkribbon.mc/fr/la-loire-en-rose/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la page, le lien, tout</a></strong>. Elle est extraordinaire. Elle nous a beaucoup aidés »,</em> souligne Annick.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dispositif est important pour eux : Annick et Jean-Michel ne collectent pas d’argent directement. <strong><a href="https://pinkribbon.mc/fr/la-loire-en-rose/?utm_source=chatgpt.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les dons se font via le QR code (ICI)</a> qu’ils transportent avec eux</strong>, et qui renvoie vers la page officielle de l’opération. <em><strong>« Nous, on ne touche pas à l’argent. Ça passe directement par le site »,</strong></em> insiste Annick. Les Marteaux souhaitent qu’<strong>une part des dons puisse bénéficier à Blois,</strong> à l&rsquo;hôpital où Nathalie avait été prise en charge.</p>



<h2 id="h-les-rencontres-du-chemin" class="wp-block-heading">Les rencontres du chemin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le compte <strong><em><a href="https://www.instagram.com/la_loire_a_velo2026/">Instagram, @la_loire_a_velo2026</a></em></strong>, permet de suivre la progression. À chaque étape, Annick et Jean-Michel publient les images du parcours, les rencontres, les détails qui ponctuent la traversée. <em>« On a vu un nid de cigogne, par exemple, on l’a pris en photo, on l’a mis sur Instagram. Les gens aiment. »</em> L’aventure reste improvisée par endroits. Ils n’ont pas prévu toutes les haltes. Mais <strong><em>« on a rencontré des gens merveilleux »</em></strong>, dit Annick. La route continue. Direction l’ouest, avec les sacoches, le QR code, les mascottes, les souvenirs et la photo de leur sœur. <strong>Au bout de la route, il y aura Noirmoutier, la mer, et Nathalie.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">>> Pour faire un don : <strong><em><a href="https://pinkribbon.mc/fr/la-loire-en-rose/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://pinkribbon.mc/fr/la-loire-en-rose/</a></em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/la-loire-en-rose-annick-et-jean-michel-roulent-pour-leur-soeur-et-contre-le-cancer-du-sein">« La Loire en rose » : Annick et Jean-Michel roulent pour leur sœur et contre le cancer du sein</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Une soirée joyeuse à la Galerie Wilson pour soutenir les clowns à l’hôpital de Blois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 11:47:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Mercredi 24 juin, à partir de 18h30, la Galerie Wilson accueillera une soirée festive et solidaire autour des clowns à l’hôpital de Blois. Portée par l’association L’Oiseau Lyre, cette action intervient depuis plus d’un an dans le service de pédiatrie du CH de Blois. La soirée, organisée jusqu’à 21h, permettra de dresser un premier bilan, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" id="h-"><strong>Mercredi 24 juin, à partir de 18h30, la Galerie Wilson</strong> accueillera une soirée festive et solidaire autour des <strong>clowns à l’hôpital de Blois.</strong> Portée par <strong><a href="https://www.helloasso.com/associations/association-l-oiseau-lyre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’association L’Oiseau Lyre,</a></strong> cette action intervient <a href="https://bloiscapitale.com/a-vos-souhaits-les-clowns-a-lhopital-de-blois-entre-poesie-ecoute-et-engagement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">depuis plus d’un an</a> <strong>dans le service de pédiatrie</strong> du CH de Blois. La soirée, organisée jusqu’à 21h, permettra de dresser un premier bilan, de remercier les mécènes, de faire connaître le dispositif et de rappeler que cette présence auprès des enfants hospitalisés repose sur <strong>des financements à pérenniser.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au programme : musique live, chant du monde, chant lyrique, mini-sketchs, témoignages de soignants, de parents et des clowns, projection de photos, mise en lumière des œuvres de la Galerie Wilson et possibilité de soutenir l’action par <strong><a href="https://www.helloasso.com/associations/association-l-oiseau-lyre/formulaires/1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">un don (lien ici).</a></strong> <em>« Nous voulions quelque chose qui ne soit pas trop formel,</em> explique Geneviève Emonet. <em><strong>Nous nous sommes dit : nous sommes des clowns, il faut marquer le coup, ne pas faire cela dans un lieu impersonnel, mélanger les arts, et avoir un prétexte à clowner »</strong></em>. À la Galerie Wilson, il sera donc autant question de bilan que de jeu, autant de reconnaissance que de fête.</p>



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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-18-1024x768.png" alt="" class="wp-image-34120" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-18-1024x768.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-18-300x225.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-18-768x576.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-18.png 1171w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Crédit photo: Estelle Lesur-Bourgeois / Hans Lucas &#8211; tous droits réservés &#8211; 2025</em></figcaption></figure>
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<h2 id="h-un-an-de-preparation-avant-d-entrer-dans-le-service" class="wp-block-heading">Un an de préparation avant d’entrer dans le service</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant les premières interventions, il a fallu environ <strong>un an de préparation</strong>. Les clowns ont dû expliquer leur démarche, montrer leurs compétences professionnelles, se former, échanger avec des collègues expérimentés, travailler leurs costumes et construire une charte avec les soignantes. <strong>Il ne s’agissait pas seulement d’apporter de la légèreté, mais de s’assurer que cette légèreté trouve sa juste place dans le fonctionnement du service.</strong> <em>« Ce n’est pas tout d’apporter quelque chose aux enfants. Il faut aussi que cela ne vienne pas perturber le fonctionnement du service et de l’hôpital »,</em> souligne Geneviève Emonet. Les clowns n’interviennent pas comme dans une salle de spectacle. Ils entrent dans des chambres, des couloirs, des salles d’attente, parfois au contact de situations douloureuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le rôle d’<a href="https://ch-blois.com/unite-daccueil-pediatrique-enfants-en-danger-uaped/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Adeline Papon</a></strong>, cadre de santé du service de pédiatrie, a été déterminant. Geneviève Emonet la décrit comme <strong><em>« un pilier »</em> du projet.</strong> Elle connaissait déjà ce type d’intervention et savait ce qu’elle pouvait apporter dans un service hospitalier. Elle a contribué à porter le projet auprès de l’administration, avec l’appui du service de pédiatrie. <em>« Nous avons été très bien accueillis, </em>dit Yann Lamesch, un des clowns. V<strong><em>raiment, on nous a accueillis à bras ouverts là-bas. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’hôpital a donné son accord, sans accompagnement financier direct</strong>. La convention prévoit toujours que l’action puisse être interrompue si elle ne convenait pas au service. Mais aujourd’hui, les retours semblent aller dans l’autre sens. Les équipes souhaitent que cela continue. <strong><em>« Ils nous disent : “Vous en êtes où au niveau de vos financements ? Est-ce que c’est bon ? Parce que nous, nous ne voulons surtout pas que cela s’arrête” »</em></strong>, rapporte Geneviève Emonet.</p>



<h2 id="h-six-clowns-des-duos-et-une-presence-reguliere" class="wp-block-heading">Six clowns, des duos et une présence régulière</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’équipe des clowns à l’hôpital de Blois est aujourd’hui composée de <strong>Jako, Juliette Mantrand, Geneviève Emonet, Fred Martin, Yann Lamesch et Esther Pereira.</strong> Au départ, ils étaient trois. Ils sont désormais six, ce qui permet d’élargir les possibilités de jeu, de multiplier les duos et d’apporter plus de souplesse dans les plannings. <strong>Les interventions ont lieu un lundi après-midi sur deux.</strong> <strong>L’objectif, à terme, serait d’intervenir chaque semaine</strong>. Pour l’instant, le rythme actuel permet déjà d’installer une régularité. <em>« Quoi qu’il arrive, nous intervenons tous les quinze jours. S’il y a des jours fériés, parfois cela va tomber le 14 juillet ou le 25 décembre : nous sommes là »,</em> précise Jako.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>fonctionnement en duo</strong> est important. Les trois clowns les plus anciens accompagnent les nouvelles recrues. <strong>Chaque artiste apporte son univers.</strong> La musique occupe une place centrale. <em><strong>« Il y a toujours un côté musical,</strong></em> explique Jako. <em>Cela fait partie des piliers de nos interventions. Nous faisons en sorte qu’il y ait toujours au moins l’un ou l’une de nous qui ait un instrument de musique. »</em> <strong>Le répertoire mêle berceuses, chants du monde, chansons plus rythmées</strong>. Les clowns répètent en amont et disposent de quelques séquences de jeu ou de sketchs, mais celles-ci restent secondaires. Le cœur de l’intervention se joue ailleurs : <strong>dans l&rsquo;improvisation, dans l’adaptation à l’enfant, à la chambre, à l’atmosphère, à ce qui se présente.</strong></p>



<h2 id="h-l-enfant-acteur" class="wp-block-heading">L’enfant acteur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les clowns à l’hôpital ne viennent pas faire un spectacle devant un enfant hospitalisé. Leur démarche repose sur l’improvisation et <strong>la relation</strong>. <em>« C&rsquo;est du sur mesure, avec l’enfant »,</em> explique Geneviève Emonet. <em><strong>« L’enfant n’est pas au spectacle : il est acteur. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À l’hôpital, l’enfant subit beaucoup</strong> : les examens, les soins, l’attente, les horaires, les décisions des adultes. <strong>Le jeu vient lui rendre une part d’initiative.</strong> Les clowns entrent dans la chambre, observent l’ambiance, repèrent un dessin, un objet, un regard, un silence, puis tentent de tirer un fil. Si l’enfant le saisit, le jeu se construit avec lui. Il peut alors faire rire ses parents, commander les clowns, décider d’une direction, inventer une règle, challenger les artistes. Geneviève Emonet insiste sur cette dimension : <em><strong>« Commander les clowns, ils adorent ! »</strong></em> Certains enfants trouvent même dans le jeu une forme de défouloir. <em>« Dans le clown, il y a aussi des rapports un peu de force ou de dispute. Pour certains enfants, c’est un exutoire de pouvoir se défouler avec l’un des clowns »</em>, dit-elle. Tout cela se fait évidemment dans le cadre du jeu, mais avec une portée réelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;enfant peut aussi refuser. Et ce refus est respecté.</strong> <em><strong>« Ils ne peuvent pas dire non aux médecins. Ils ne peuvent pas dire non à leurs parents. Ils peuvent dire non aux clowns »</strong></em>, souligne Geneviève Emonet. Dans ce cas, les clowns n’entrent pas. Le refus redonne à l’enfant un pouvoir simple, mais rare dans un contexte hospitalier : celui de décider.</p>



<h2 id="h-rire-calmer-consoler" class="wp-block-heading">Rire, calmer, consoler</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on parle de clowns, on pense d’abord au rire. Il est bien présent. Mais à l’hôpital, <strong>l’intervention ne se limite pas à faire rire. </strong>Elle peut servir à <strong>distraire, apaiser, consoler, accompagner un soin, alléger une attente ou simplement créer une présence moins médicale.</strong> En salle d’attente, les clowns peuvent faire des parades, chanter, détourner l’ennui, apporter de la légèreté à des enfants qui patientent depuis longtemps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Geneviève Emonet évoque <strong>les interventions auprès de très jeunes bébés, parfois en néonatalogie,</strong> lorsque <strong>les clowns chantent à travers les vitres.</strong> Elle parle aussi de bébés tendus, installés dans les bras de leurs parents, qui s’apaisent peu à peu. <strong><em>« Le chant polyphonique à deux voix a un effet vraiment très efficace, quasiment systématique : l’enfant va s’arrêter de pleurer »</em></strong>, dit-elle. Ces moments touchent aussi les parents. <em><strong>« Il y a des mamans qui pleurent de soulagement, tellement c’est dur,</strong> quand on est aux urgences depuis des heures et des heures, d’avoir un bébé qui pleure&#8230; »</em> Yann Lamesch souligne l’intensité humaine de ces scènes : <em>« Les relations sont un peu exacerbées. Il y a vraiment des relations humaines très fortes. Tout est un peu intensifié. »</em> Les clowns, dit-il, <em>« ne font que jouer »</em>, mais ce jeu devient parfois<strong> le support d’une émotion très dense.</strong></p>



<h2 id="h-quand-les-soignantes-viennent-chercher-les-clowns" class="wp-block-heading">Quand les soignantes viennent chercher les clowns</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avec le temps, les clowns ont trouvé une place dans le service.</strong> Ils ne remplacent évidemment pas les soignant·e·s. Mais ils peuvent aider au soin. <strong>Il arrive désormais que des soignant·e·s viennent les chercher</strong> lorsqu’un geste est difficile, qu’un enfant est très agité ou qu’un soin douloureux doit être réalisé. Geneviève Emonet se souvient d’une petite fille brûlée, accompagnée pendant un soin long, d’une demi-heure à trois quarts d’heure. Les clowns sont restés là, en jeu, en chant, en présence. <em>« Nous nous regardions avec les soignantes, qui nous faisaient des petits pouces levés »</em>, raconte-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La <em>« relation avec les soignantes »</em> s’est construite progressivement</strong>. Les clowns parlent volontairement de <em>« soignantes »</em>, car comme le souligne Jako, le service est très majoritairement féminin : infirmières, aides-soignantes, internes. <strong>Avant chaque intervention, les clowns prennent <em>« la météo »</em> du service.</strong> Le service est-il chargé ? Les équipes sont-elles à cran ? Y a-t-il des tensions ? L’ambiance est-elle plus calme ? Cette attention permet d’ajuster leur présence. <em>« Nous venons désordonner un peu tout cela, mais de façon très cadrée aussi. »</em> Un <strong><em>« doux désordre »</em></strong>, en somme, dans un univers où le cadre est indispensable.</p>



<h2 id="h-des-clowns-proches-legers-loin-de-l-image-effrayante" class="wp-block-heading">Des clowns proches, légers, loin de l’image effrayante</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les clowns de l’hôpital de Blois ne ressemblent pas aux clowns très maquillés, aux grosses chaussures et aux visages figés.</strong> Leur esthétique est plus légère : un nez rouge, quelques accessoires, des sacoches d’où surgissent des objets, des détails dans les cheveux, une présence décalée mais proche. Ce choix tient au lieu. <em>« Comme nous ne sommes pas sur scène, nous sommes vraiment proches des enfants. Nous n’avons donc pas besoin d’avoir une tonne de maquillage »</em>, explique Yann Lamesch. Un maquillage trop marqué pourrait au contraire inquiéter.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La peur des clowns existe</strong> d&rsquo;ailleurs. Elle concerne parfois des enfants, mais aussi des adultes, souvent par crainte d’être mis en interaction. Jako le comprend très bien : elle dit elle-même détester qu’un clown vienne jouer avec elle lorsqu’elle n’en a pas envie. À l’hôpital, <strong>cette limite est essentielle</strong>. Les refus sont rares, mais ils existent. Geneviève Emonet évoque moins d’une dizaine de refus sur environ 1 000 personnes touchées.</p>



<h2 id="h-etre-clown-a-l-hopital" class="wp-block-heading">Être clown à l’hôpital</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière l’apparente légèreté, <strong>l’intervention demande une vraie solidité professionnelle.</strong> Les artistes peuvent être confrontés à des situations difficiles. Il peut y avoir de la fatigue, de l’émotion, des chambres où quelque chose serre la gorge. Geneviève Emonet reconnaît que cela lui est déjà arrivé. Dans ces moments, la musique peut aider. <strong>Le personnage crée une distance. Il permet d’être là sans s’effondrer, de transformer l’émotion en présence, en jeu, en chant.</strong> Jako souligne l’importance du professionnalisme. Les artistes peuvent arriver avec leurs propres soucis, une mauvaise nouvelle, une fatigue, une humeur moins bonne. Mais à l’hôpital, il faut laisser cela de côté. <em><strong>« Nous ne sommes pas là pour nous, nous sommes là pour les autres, nous sommes là pour eux »</strong></em>, dit-elle. La liberté du clown est aussi une ressource. Yann Lamesch insiste sur ce point.</p>



<h2 id="h-une-action-reconnue-d-interet-general-mais-a-financer" class="wp-block-heading">Une action reconnue d’intérêt général&#8230; mais à financer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée du 24 juin aura aussi une dimension très concrète : faire connaître l’action et trouver de nouveaux soutiens. <strong>L’association L’Oiseau Lyre est reconnue d’intérêt général.</strong> Les dons ouvrent droit à <strong>une déduction fiscale de 66 % pour les particuliers et de 60 % pour les entreprises.</strong> Le budget actuel permet d’intervenir un lundi après-midi sur deux. Il représente <strong>environ 15 000 euros par an</strong>. Pour passer à une intervention chaque semaine, <strong>il faudrait environ 30 000 euros par an</strong>. Ces chiffres seront présentés lors de la soirée, dans un souci de transparence. <em>« Quand on est une association reconnue d’intérêt général, c’est important d’expliquer ce que nous avons fait de l’argent, combien nous avons collecté »</em>, souligne Geneviève Emonet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’argent sert d’abord à déclarer les artistes au cachet, <em><strong>« le minimum syndical »</strong></em>, précise-t-elle, <strong>uniquement les jours d’intervention. </strong>Beaucoup de temps reste bénévole : recherche de financements, répétitions, préparation, coordination. Les frais de déplacement ou de repas ne sont pas remboursés. L’argent sert aussi à acheter du matériel de jeu.</p>



<h2 id="h-remercier-les-mecenes-et-en-convaincre-d-autres" class="wp-block-heading">Remercier les mécènes et en convaincre d’autres</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs soutiens ont permis à l’action de naître et de se maintenir : <em><strong><a href="https://www.phinia.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Phinia</a></strong></em>, premier mécène du projet, les <strong>Rotary</strong>, dont <strong>Blois Loire et Château</strong>, et <strong>Blois-Sologne,</strong> l’État via le FDVA, le Conseil départemental, <strong>le cabinet d’architecture LAAAB</strong>, <strong>JB Group, Saumet Expertise et Conseil,</strong> <strong>Bertin Peinture</strong> et la <strong>Fondation Caisse d’Épargne.</strong> Certains partenaires soutiennent déjà l’action pour la deuxième année consécutive. L’objectif est maintenant de <strong>trouver d’autres entreprises, particuliers ou mécènes prêts à accompagner le projet</strong>. La soirée à la Galerie Wilson servira donc à remercier, mais aussi à rendre visible une action qui, par nature, se déroule dans un espace peu accessible au grand public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un QR code permettra de faire un don sur place. Mais l’enjeu n’est pas seulement financier. <em><strong>« L’idée, ce n’est pas seulement de récolter des fonds. C’est aussi de faire connaître cette action »</strong></em>, insiste Geneviève Emonet. Beaucoup de Blésois·e·s ignorent encore que des clowns interviennent à l’hôpital. La soirée du 24 juin aura donc plusieurs visages. Ce sera un moment festif, avec de la musique, des sketchs et des œuvres. Ce sera aussi un moment de bilan, après plus d’un an d’interventions dans le service de pédiatrie. Ce sera enfin un appel à faire durer cette présence discrète, régulière et désormais attendue. </p>



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<h2 id="h-informations-pratiques" class="wp-block-heading">Informations pratiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Soirée anniversaire des clowns à l’hôpital de Blois</strong><br><strong>Mercredi 24 juin</strong><br><strong>De 18h30 à 21h</strong><br><strong>Galerie Wilson, Blois</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au programme : verre convivial, musique live, chant du monde, chant lyrique, mini-sketchs, œuvres d’artistes, témoignages de parents, de soignantes et des clowns, projection de photos, présentation du bilan, mise en lumière des mécènes et possibilité de soutenir l’action par un don.</p>



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<h2 id="h-les-clowns-a-l-hopital-de-blois-en-quelques-chiffres" class="wp-block-heading">Les clowns à l’hôpital de Blois en quelques chiffres</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>6 clowns engagés : Jako, Juliette Mantrand, Geneviève Emonet, Fred Martin, Yann Lamesch et Esther Pereira.</li>



<li>Des interventions en duo.</li>



<li>Une présence un lundi après-midi sur deux.</li>



<li>27 interventions en 2025, hors janvier et février.</li>



<li>Environ 1 000 personnes touchées au sens large : enfants, familles, soignantes..</li>



<li>Environ 15 000 euros nécessaires par an pour maintenir le rythme actuel.</li>



<li>Environ 30 000 euros nécessaires par an pour intervenir chaque semaine.</li>



<li>Dons déductibles à 66 % pour les particuliers.</li>



<li>Dons déductibles à 60 % pour les entreprises.</li>
</ul>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>&gt;&gt; Faire un don pour soutenir l&rsquo;action clowns à l&rsquo;hôpital</strong> : <a href="https://www.helloasso.com/associations/association-l-oiseau-lyre/formulaires/1">helloasso.com/associations/association-l-oiseau-lyre/formulaires/1</a></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/une-soiree-joyeuse-a-la-galerie-wilson-pour-soutenir-les-clowns-a-lhopital-de-blois">Une soirée joyeuse à la Galerie Wilson pour soutenir les clowns à l’hôpital de Blois</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Dans les classes du Loir-et-Cher, l’OCCE 41 fait vivre la coopération au quotidien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 11:06:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À l’école, les savoirs occupent naturellement une place centrale. Mais aux côtés des apprentissages traditionnels se construisent aussi d’autres compétences : écouter l’autre, débattre, coopérer, surmonter un désaccord, mener un projet collectif ou apprendre à demander de l’aide. C’est cette conception de l’école que défend l’OCCE, l’Office central de la coopération à l’école, mouvement pédagogique &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/dans-les-classes-du-loir-et-cher-locce-41-fait-vivre-la-cooperation-au-quotidien">Dans les classes du Loir-et-Cher, l’OCCE 41 fait vivre la coopération au quotidien</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À l’école, les savoirs occupent naturellement une place centrale. Mais aux côtés des apprentissages traditionnels se construisent aussi <strong>d’autres compétences</strong> : écouter l’autre, débattre, coopérer, surmonter un désaccord, mener un projet collectif ou apprendre à demander de l’aide. <strong>C’est cette conception de l’école que défend l’OCCE</strong>, l’Office central de la coopération à l’école, <strong>mouvement pédagogique</strong> ancien mais dont les enjeux résonnent fortement avec les <strong>préoccupations actuelles autour du climat scolaire, de l’empathie, de l’autonomie des élèves et de la vie démocratique dans les classes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le Loir-et-Cher, l’<strong>OCCE 41</strong> agit à la fois comme structure d’accompagnement des coopératives scolaires et comme <strong>ressource pédagogique pour les enseignants.</strong> À Blois comme dans le reste du département, l’association intervient dans les établissements, forme les équipes, accompagne des projets, et cherche à diffuser <strong>une culture de la coopération</strong> dès le plus jeune âge. <em>« Il se passe beaucoup de choses dans cette association »</em>, souffle <strong>Habiba El Allaoui,</strong> enseignante bénévole et vice-présidente de l’OCCE 41. À ses côtés, <strong>Alexandra Valentin,</strong> enseignante en détachement, salariée de l’association départementale, en est <strong>l’animatrice et la formatrice</strong>. Son rôle consiste à accompagner les enseignants, intervenir dans les classes et <a href="https://bloiscapitale.com/les-six-departements-de-la-region-font-le-choix-de-la-cooperation" target="_blank" rel="noreferrer noopener">transmettre des pratiques coopératives.</a></p>



<h2 id="h-une-histoire-issue-de-l-education-populaire" class="wp-block-heading">Une histoire issue de l’éducation populaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’OCCE est une vieille histoire de l’école française. L’Office central de la coopération à l’école est né dans le sillage des mouvements d’éducation populaire et des pédagogies coopératives. Alexandra Valentin rappelle que le mouvement s’inspire des <strong>pédagogues de la fin du XIXe siècle, eux-mêmes nourris par l’expérience des coopératives ouvrières</strong>. L’idée centrale était alors de faire vivre la coopération à l’école pour <strong>former des citoyens capables de comprendre, de participer et de défendre leurs droits.</strong> <em>« Ces pédagogues se sont demandé où il serait possible de faire vivre la coopération et d’émanciper le citoyen, afin qu’il puisse ensuite être en capacité de défendre ses droits. Ils sont donc allés vers l’école »</em>, résume Alexandra Valentin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette histoire, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9lestin_Freinet" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Célestin Freinet</a> occupe une place de référence. Alexandra Valentin le cite comme l’un des grands pédagogues ayant porté l’idée d’<strong>un élève citoyen en devenir,</strong> capable de penser, d’agir et de travailler avec les autres. L’OCCE, de son côté, s’est structuré au XXe siècle comme une fédération d’associations départementales. <strong>Il est aujourd’hui présent sur tout le territoire français.</strong> Dans le Loir-et-Cher, l’association départementale rassemble des élus, des enseignants bénévoles et deux salariées : Alexandra Valentin, enseignante détachée, et une secrétaire comptable. L’OCCE 41 est donc à la fois une structure associative, un appui administratif pour les coopératives scolaires et un acteur pédagogique. <em><strong>« Notre devise, c’est coopérer pour apprendre et apprendre pour coopérer »</strong></em>, explique Alexandra Valentin. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’association intervient sur plusieurs grandes thématiques : <strong>climat scolaire, art et culture, littérature, éducation à l’écologie et au développement durable.</strong> Mais ces approches ont un même objectif : développer la coopération à l’école. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enseignants contactent l’OCCE 41, puis Alexandra Valentin se rend dans les écoles pour mener des séances avec les élèves, en présence de l’enseignant.<strong><em> « L’objectif est que l’enseignant me voie interagir avec les élèves, mener l’action, mettre en œuvre la méthodologie. Il se forme ainsi en observant la pratique »</em></strong>, explique-t-elle. Cette manière de former est importante. Alexandra Valentin parle d’isomorphisme : il ne s’agit pas seulement de dire comment faire, mais de <strong>montrer comment faire.</strong> L’enseignant observe, expérimente, puis peut reprendre les outils. L’accompagnement peut ensuite se poursuivre dans une logique de compagnonnage.</p>



<h2 id="h-le-conseil-cooperatif-une-democratie-a-hauteur-d-enfant" class="wp-block-heading">Le conseil coopératif, une démocratie à hauteur d’enfant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les outils centraux figure <strong>le conseil de coopération</strong>. Alexandra Valentin le décrit comme <strong>une instance de classe où les élèves apprennent à s’écouter, à parler, à argumenter, à prendre des décisions et à mener des projets ensemble.</strong> Le principe est simple : <em>« un enfant, une voix ».</em> L’enseignant reste garant du cadre et de la sécurité, mais il n’est pas là pour imposer seul toutes les décisions. <em><strong>« Il y a vraiment cette idée que chaque enfant peut être proactif et porteur de projet »</strong></em>, précise Alexandra Valentin. Le conseil coopératif permet de répondre à des questions très concrètes : comment fait-on quand on est vingt-cinq ? Comment choisit-on un projet ? Comment se donne-t-on les moyens de le mener ? Comment agit-on collectivement ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habiba El Allaoui en a fait l’expérience dans sa propre classe.</strong> Elle avait d’abord sollicité l’OCCE pour un projet autour du jeu de société. Elle souhaitait y intégrer une dimension coopérative, qui ne repose pas uniquement sur le fait de gagner contre l’autre. Cette première entrée l’a conduite vers d’autres pratiques : <strong>jeux coopératifs, conseil coopératif, théâtre coopératif, formation.</strong></p>



<h2 id="h-former-les-enseignants-puis-faire-vivre-les-pratiques" class="wp-block-heading">Former les enseignants, puis faire vivre les pratiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’OCCE 41, l’intervention auprès des élèves ne se sépare pas de la <strong>formation des adultes</strong>. Alexandra Valentin insiste sur ce point : l’association tient à ce qu’il y ait d’abord un temps de formation des enseignants sur les thématiques proposées. <strong>Les interventions en classe durent généralement de trois à cinq séances, selon les projets.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce travail ne concerne pas seulement les enseignants. <strong>L’OCCE peut aussi former des AESH, des services civiques, des ATSEM en école maternelle. </strong><em>« Il s’agit vraiment d’acculturer toute la communauté éducative à cette approche »,</em> explique Alexandra Valentin. Les chiffres donnés donnent un ordre de grandeur de l’action menée. Alexandra Valentin indique avoir vu environ 900 élèves l’an dernier, dans une trentaine de classes, soit environ 35 à 37 classes. Ce chiffre ne comprend pas tous les enseignants rencontrés dans d’autres cadres, notamment les formations menées avec la DSDEN autour de l’empathie, qui ont réuni 70 enseignants par jour sur deux journées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Blois, selon Alexandra Valentin, les écoles publiques sont <strong>très largement affiliées à l’OCCE</strong>. Cela permet à l’association de communiquer directement avec les équipes et de proposer des actions autour du conseil coopératif, du cadre coopératif, de la poésie, des débats philosophiques ou du climat scolaire.</p>



<h2 id="h-une-classe-transformee-pendant-trois-ans" class="wp-block-heading">Une classe transformée pendant trois ans</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’expérience d’<strong>Habiba El Allaoui</strong> constitue l’un des exemples les plus concrets de ce que peut produire la coopération dans une classe. <strong>Pendant trois ans, elle a suivi les mêmes élèves, du CE1 au CM1, en développant progressivement des pratiques coopératives.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le point de départ était simple : un projet de jeu de société. Mais cette première étape a ouvert sur une transformation plus profonde de la classe. Les élèves ont vécu des conseils coopératifs, des jeux coopératifs, du théâtre coopératif, des projets collectifs et même une réorganisation de l’espace de classe. Avec les élèves, et en lien avec la Ville de Blois, <strong>l’aménagement de la salle a été repensé : meubles à hauteur d’élèves, outils d’aide, caissons permettant de travailler debout, assises variées, réorganisation de l’espace et du temps.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le changement le plus important est ailleurs. <strong><em>« J’ai vu leur évolution et j’ai vu un goût pour la démocratie »,</em></strong> dit-elle. <strong>Les élèves ont appris à proposer, voter, débattre, se mettre d’accord, mais aussi à utiliser la coopération dans d’autres contextes</strong>. Habiba El Allaoui raconte que, même dans des projets qui ne relevaient pas directement de la coopération, les élèves réinvestissaient les méthodes apprises. Ils se mettaient à deux, trois ou quatre, échangeaient leurs idées, construisaient ensemble. <em><strong>« On peut utiliser la coopération, pas forcément pour faire de la coopération »</strong></em>, résume-t-elle.</p>



<h2 id="h-dire-ses-difficultes-demander-de-l-aide" class="wp-block-heading">Dire ses difficultés, demander de l’aide</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Habiba El Allaoui, l’un des apports majeurs de la coopération concerne le rapport à la difficulté. <strong>Les élèves apprennent à dire qu’ils ne savent pas, à demander de l’aide, à reconnaître leurs erreurs et à chercher des ressources.</strong> <em>« Il y a eu une capacité des élèves à dire leurs difficultés, à apprendre à demander de l’aide, <strong>et surtout à faire confiance à l’autre »</strong></em>, explique-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle prend l’exemple du théâtre coopératif. <strong>Se montrer devant les autres n’est pas simple.</strong> Après chaque atelier, les élèves prenaient un temps de retour : qu’ai-je appris ? Qu’ai-je ressenti ? Ces moments libéraient la parole. <strong>Les élèves découvraient qu’ils pouvaient partager les mêmes difficultés et les traverser ensemble.</strong> Habiba El Allaoui se souvient notamment d’élèves de CM1 aidant des élèves de CE1 qui avaient le trac. <em>« Il y a donc l’éducation à l’empathie, même si elle n’est pas formulée comme telle :<strong> tu as une difficulté, je peux être là pour toi. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette logique modifie aussi le rapport à l’apprentissage. Il ne s’agit pas d’éviter les obstacles, mais d’apprendre à les affronter. <em>« Toute personne qui apprend, adulte ou enfant, est confrontée à des obstacles. Il ne s’agit pas de gommer ces obstacles, mais d’apprendre comment y faire face »</em>, explique-t-elle. <strong>L’aide peut venir d’un pair, d’un document, d’une ressource.</strong> Le tutorat joue ici un rôle important : un élève peut aider dans un domaine où il est à l’aise, puis être aidé dans un autre. Pour Alexandra Valentin, ce fonctionnement bénéficie à la fois à celui qui aide et à celui qui reçoit l’aide.</p>



<h2 id="h-une-reponse-aux-enjeux-du-climat-scolaire" class="wp-block-heading">Une réponse aux enjeux du climat scolaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong><a href="https://institutducerveau.org/lexique/metacognition" target="_blank" rel="noreferrer noopener">métacognition</a></strong> (<strong>penser à ses pensées</strong>) consiste à revenir sur ce qui vient d’être vécu. Après un jeu, une activité, un atelier, les élèves prennent le temps de réfléchir : qu’avons-nous fait ? Comment l’avons-nous fait ? Qu’avons-nous ressenti ? Qu’est-ce que cela nous apprend ? <em><strong>« Pour éduquer à l’empathie, il faut parler des émotions »</strong></em>, rappelle Alexandra Valentin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La coopération ne signifie pas que tous les élèves entrent facilement dans le dispositif.</strong> Certaines résistances existent, en particulier chez des enfants qui ont un rapport difficile à l’autre ou qui ne se sentent pas en sécurité. Alexandra Valentin insiste sur <strong>la progressivité</strong> : avant de demander à des élèves de coopérer pleinement, il faut commencer par des jeux de connaissance, puis des jeux de confiance, avant d’aller vers des jeux de coopération, d’entraide et de solidarité. <em><strong>« Pour coopérer de façon optimale, il faut être en sécurité, se sentir en confiance.</strong> <strong>Pour se sentir en confiance, il faut se connaître. Et pour se connaître, il faut aller de soi vers les autres. Cela demande un travail </strong>»</em>, explique-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette progressivité vaut aussi pour les adolescents</strong>. Alexandra Valentin a mené des activités coopératives et d’éducation à l’empathie, c&rsquo;était à Tours, avec des élèves de <strong>SEGPA</strong>. À cet âge, les résistances peuvent être plus fortes, surtout si les élèves n’ont jamais rencontré ces pratiques auparavant. Mais <strong>la méthode reste la même : se connaître, construire la confiance, poser un cadre.</strong></p>



<h2 id="h-le-droit-de-ne-pas-participer" class="wp-block-heading">Le droit de ne pas participer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La coopération, telle qu’elle est défendue par l’OCCE 41, ne repose pas sur la contrainte. Habiba El Allaoui insiste sur <strong>la possibilité de dire non</strong>. Dans certaines activités, un élève peut poser un <em>« joker »</em> et ne pas participer. <em>« L’idée n’est pas de forcer. Il ne s’agit pas de dire que la coopération prévaut sur tout le reste. C’est accueillir le principe de réalité »</em>, explique-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alexandra Valentin dit poser ce cadre dans tous les jeux de coopération, quel que soit l’âge des participants. Les activités coopératives impliquent la personne elle-même. Il y a donc une prise de risque. L’élève doit pouvoir dire : <em>« Là, je n’y vais pas. »</em> L’objectif n’est pas de produire une classe uniformément enthousiaste, mais de créer <strong>un cadre où les peurs, les freins, les réussites et les difficultés peuvent être exprimés et accueillis.</strong></p>



<h2 id="h-une-pedagogie-du-cadre-pas-du-flou" class="wp-block-heading">Une pédagogie du cadre, pas du flou</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, <strong>les pratiques coopératives ne relèvent pas d’une liberté vague ou d’un effacement du rôle de l’enseignant.</strong> Habiba El Allaoui insiste sur le fait que les conseils coopératifs sont très cadrés. Il y a un temps défini, des rôles, des fonctions : maître du temps, secrétaire, président de séance selon les organisations. Les élèves changent de rôle, apprennent à se placer à différents endroits du collectif, à écouter, à parler, à réguler. <em><strong>« On pourrait croire que, parce que l’on parle, c’est une grande liberté. Mais pas du tout : c’est très cadré »</strong></em>, explique-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette organisation permet aussi de <strong>développer une forme de flexibilité</strong>. Une fois, l’élève aide ; une autre fois, il est aidé. Une fois, il est en réussite ; une autre fois, il reconnaît une difficulté. Dans le théâtre coopératif, les élèves apprennent également à apprécier leur propre production et celle des autres. Pour Habiba El Allaoui, la coopération permet de <strong>sortir d’une logique binaire</strong> : <em>« tu sais »</em> ou <em>« tu ne sais pas »</em>. L’enjeu devient plutôt : comment j’appréhende l’apprentissage ?</p>



<h2 id="h-la-question-de-la-verticalite" class="wp-block-heading">La question de la verticalité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La coopération peut parfois susciter des interrogations, voire des oppositions. C<strong>ertains parents peuvent souhaiter une école plus verticale, plus proche de l’image qu’ils ont gardée de leur propre parcours scolaire.</strong> Alexandra Valentin dit avoir rencontré ce type de réserve. <em>« Certains parents, avec un souvenir totalement subjectif de leur propre parcours scolaire, peuvent s’imaginer que la <strong>“bonne vieille école”</strong>, avec un maître dans une posture de toute-puissance et de coercition, sera plus efficace »,</em> observe-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle précise toutefois qu’il n’existe<strong> pas de méthode parfaite</strong>. <strong>La coopération n’est pas présentée comme une recette miraculeuse. </strong><em>« Il n’y a pas non plus de diktat ou de bien-pensance de la coopération. Il ne s’agit pas de dire que c’est parfait. »</em> Dans cette démarche, l’enfant est écouté dans son intégralité, avec ses limites, ses freins et ses peurs. Ce qu’il ressent n’est pas invalidé.</p>



<h2 id="h-une-autre-posture-pour-l-enseignant" class="wp-block-heading">Une autre posture pour l’enseignant</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La coopération transforme aussi la place de l’enseignant</strong>. Pour Alexandra Valentin, elle suppose une forme de <strong>congruence</strong> : l’adulte doit incarner ce qu’il demande aux élèves.<em><strong> « Les élèves ne sont absolument pas dupes, qu’ils aient cinq ans ou quinze ans. Si je prône l’empathie, la bienveillance, la coopération, mais que je ne les incarne pas, cela ne marche pas.</strong> C’est même contre-productif. Les élèves sentent l’arnaque. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enseignant doit donc accepter de faire un pas de côté. Il n’abandonne pas son rôle, mais il quitte une posture de contrôle total. Il devient <strong>garant du cadre, accompagnateur, régulateur, tout en laissant davantage de place à l’initiative des élèves.</strong> Cette évolution n’est pas toujours simple. Alexandra Valentin souligne que les enseignants sont souvent héritiers d’une culture professionnelle plus descendante. <strong>La coopération oblige donc à déconstruire certaines habitudes.</strong></p>



<h2 id="h-jouons-les-livres-thea-poesie-des-projets-concrets-dans-le-loir-et-cher" class="wp-block-heading">Jouons les livres, Théâ, poésie : des projets concrets dans le Loir-et-Cher</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’OCCE 41 déploie plusieurs actions dans le département. Parmi elles figure <strong>un prix littéraire</strong>. Les classes lisent des ouvrages sélectionnés par une commission d’enseignantes, puis votent pour un lauréat. Cette action donne lieu à<strong> une journée organisée au château de Villesavin, intitulée <em>« Jouons les livres ».</em></strong> Les enfants y participent à de grands jeux coopératifs en lien avec les livres lus. Les équipes rassemblent des élèves de différentes classes et de différentes écoles. <strong>La journée du 16 juin doit réunir trois classes de maternelle.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre projet important : <strong>Théâ</strong>, action nationale de théâtre coopératif déclinée dans les départements. <strong>Le principe est que tous les élèves soient sur scène. </strong>Il ne s’agit pas de confier le rôle principal à un seul enfant, mais de <strong>permettre à toute la classe de s’approprier un texte, des rôles, une mise en scène.</strong> Cette année, quatre classes ont participé à la restitution du 12 mai.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alexandra Valentin insiste sur <strong>la force inclusive de ce théâtre coopératif.</strong> Un élève qui lit difficilement, qui parle peu français ou qui est très timide peut tout de même être présent sur scène. Des solutions sont trouvées : texte soufflé à l’oreille, texte affiché, organisation collective. <em><strong>« Il y a une créativité qui permet à chaque enfant, dans ce qu’il est, d’avoir sa place »</strong></em>, explique-t-elle. <strong>L’OCCE 41 souhaite également développer une action autour de la poésie.</strong></p>



<h2 id="h-faire-vivre-la-democratie-avant-de-l-enseigner" class="wp-block-heading">Faire vivre la démocratie avant de l’enseigner</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une époque où l’école est régulièrement interrogée sur le climat scolaire, le harcèlement, la place de l’empathie et la formation du citoyen, l’OCCE 41 rappelle une idée simple : <strong>la démocratie ne s’enseigne pas seulement comme une notion</strong>. Elle peut se pratiquer, dès l’enfance, dans des gestes ordinaires de classe. <em><strong>« Et ce sont des compétences utiles toute la vie »</strong></em>, résume Habiba El Allaoui.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/dans-les-classes-du-loir-et-cher-locce-41-fait-vivre-la-cooperation-au-quotidien">Dans les classes du Loir-et-Cher, l’OCCE 41 fait vivre la coopération au quotidien</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>À Blois, les 80 ans du Secours catholique rappellent une réalité sociale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 08:07:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associatif et solidarités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sous les arbres des jardins de l’Évêché, les tables ont été installées à l’ombre pour échapper à la chaleur étrangement lourde de cette fin mai. Des bénévoles circulent entre les invités, des habitants discutent autour des buffets, tandis que les représentants de l’État, des collectivités et de l’Église échangent quelques mots avant les prises de &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-les-80-ans-du-secours-catholique-rappellent-une-realite-sociale">À Blois, les 80 ans du Secours catholique rappellent une réalité sociale</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Sous les arbres des jardins de l’Évêché, les tables ont été installées à l’ombre pour échapper à la chaleur étrangement lourde de cette fin mai. Des bénévoles circulent entre les invités, des habitants discutent autour des buffets, tandis que les représentants de l’État, des collectivités et de l’Église échangent quelques mots avant les prises de parole officielles. <strong>À Blois, le Secours Catholique célébrait ce mardi les 80 ans de sa création.</strong> Un anniversaire organisé dans le cadre des <strong><em>« grandes tablées » </em></strong>déployées partout en France par l’association : <strong>plus de 730 rendez-vous festifs et fraternels</strong> destinés à célébrer huit décennies d’engagement auprès des personnes en situation de précarité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais derrière l’événement symbolique et la convivialité du moment, toutes les interventions ont convergé vers <strong>un même constat : <a href="https://bloiscapitale.com/cartographie-dune-pauvrete-qui-setend-le-secours-catholique-alerte" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la pauvreté évolue, s’étend, se complexifie</a>, et le rôle des associations de solidarité occupe une place centrale dans l’équilibre social des territoires.</strong></p>



<h2 id="h-une-association-nee-dans-la-france-de-l-apres-guerre" class="wp-block-heading">Une association née dans la France de l’après-guerre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Secours Catholique est fondé le <strong>8 septembre 1946</strong>, dans une France encore profondément marquée par les destructions de la Seconde Guerre mondiale, les pénuries alimentaires et la crise du logement. L’association est créée par l’épiscopat français et confiée à l’abbé <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Rodhain" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jean Rodhain</a>,</strong> figure majeure du catholicisme social du XXe siècle. Son objectif initial est alors clair : organiser la solidarité de l’Église catholique face aux nouvelles formes de pauvreté de l’après-guerre. <strong><em>« La charité d’aujourd’hui prépare la justice sociale de demain »</em></strong>, rappelait d’ailleurs <strong>Philippe Sans,</strong>&nbsp;vice-président de la délégation locale, reprenant l’une des phrases les plus connues de Jean Rodhain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Très rapidement, l’organisation dépasse le simple secours d’urgence. Collectes alimentaires, soutien aux familles, accompagnement social, aide aux personnes isolées, puis plus tard accès aux droits, accompagnement des migrants, insertion ou lutte contre l’exclusion : <strong>le champ d’action du Secours catholique s’élargit progressivement à mesure que les fragilités sociales évoluent.</strong></p>



<h2 id="h-une-valeur-essentielle-de-notre-republique" class="wp-block-heading">« Une valeur essentielle de notre République »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les représentants institutionnels présents figuraient notamment Naïma Ben Ahmed, directrice de cabinet du préfet de Loir-et-Cher, Marc Gricourt, maire de Blois, Cyrille Bonvillain, directeur général des services du Conseil départemental, ainsi que Monseigneur François Bestion, évêque de Blois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Prenant la parole au nom de l’État, <strong><a href="https://www.loir-et-cher.gouv.fr/Services-de-l-Etat/Prefecture-et-sous-prefectures/Prefecture-de-Loir-et-Cher/Biographies" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Naïma Ben Ahmed</a></strong> a insisté sur la place désormais occupée par le monde associatif dans le maintien de la cohésion sociale. <em><strong>« Votre action et votre engagement au quotidien rappellent une valeur essentielle de notre République : la solidarité »</strong></em>, a-t-elle déclaré. La directrice de cabinet a également souligné la dimension profondément humaine. <em><strong>« Derrière chaque situation de précarité, il y a une personne, une histoire et une dignité à préserver. »</strong></em> Dans une intervention marquée par les questions de cohésion sociale, elle a également établi un lien direct entre solidarité et stabilité collective. <strong><em>« La sécurité, ce n’est pas seulement l’absence de troubles. C’est aussi une société qui est en capacité d’être attentive aux personnes les plus vulnérables. »</em></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6491-1024x768.jpeg" alt="Naïma Ben Ahmed" class="wp-image-33608" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6491-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6491-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6491-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6491-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6491-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 id="h-une-pauvrete-qui-progresse" class="wp-block-heading">Une pauvreté qui progresse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le maire de Blois, Marc Gricourt, a lui aussi replacé cette célébration dans un contexte social plus large. <em>« Dans un monde où la pauvreté, malheureusement, augmente — et notre pays n’y échappe pas — <strong>il y a aussi les questions de fragilité liées aux migrations »</strong></em>, a-t-il déclaré. Le maire a rappelé le rôle historique des associations dans le modèle social : <em>« Vous êtes un maillon essentiel dans toute cette chaîne d’aide, de soutien et d’accompagnement qui existe en France. »</em> Son intervention est également revenue sur le <strong>contexte historique</strong> de création du Secours catholique au lendemain de la guerre, dans une période marquée par la <strong>reconstruction sociale et matérielle du pays</strong>. L&rsquo;édile a évoqué la mise en place de la Sécurité sociale, les mesures sociales issues du Conseil national de la Résistance et le rôle joué, dès cette époque, par les associations de solidarité dans l’accompagnement des populations les plus fragiles.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6494-1024x768.jpeg" alt="Marc Gricourt" class="wp-image-33607" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6494-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6494-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6494-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6494-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6494-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 id="h-280-benevoles-dans-le-loir-et-cher" class="wp-block-heading">280 bénévoles dans le Loir-et-Cher</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans le département, le Secours Catholique compte aujourd’hui 280 bénévoles répartis dans 14 lieux d’accueil.</strong> Parmi eux figurent également deux dispositifs mobiles : le Fraternibus, qui sillonne le nord du département, et le Solibus Café, présent autour de Romorantin. Des initiatives pensées pour maintenir une présence dans des territoires parfois éloignés des structures classiques d’accompagnement social. <strong>Ces deux véhicules sont essentiels, car ils permettent de lutter contre l’isolement et d’assurer une présence dans les zones blanches.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6482-1024x768.jpeg" alt="Secours Catholique" class="wp-image-33610" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6482-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6482-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6482-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6482-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6482-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 id="h-le-premier-drame-de-la-societe-c-est-l-isolement" class="wp-block-heading">« Le premier drame de la société, c’est l’isolement »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les missions de l&rsquo;association couvrent un spectre très large : accompagnement des personnes sans domicile ; soutien aux migrants ; accès aux droits ; aide alimentaire ; hébergement ; mobilité ; activités collectives ; boutiques solidaires ; accompagnement culturel et spirituel. Mais plusieurs intervenants ont insisté sur un autre aspect, moins visible, du travail quotidien de l’association : <strong>la lutte contre l’isolement.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cyrille Bonvillain,</strong> directeur général des services du Conseil départemental, a développé cette question. <em><strong>« Le premier drame de la société, aujourd’hui, c’est certainement l’isolement »</strong></em>, affirme-t-il. <em>« Vous apportez ce soutien fraternel, cette amitié, cette convivialité. »</em> Autour des longues tables dressées sous les arbres des jardins de l’Évêché, cette idée de convivialité était effectivement omniprésente.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6497-1024x768.jpeg" alt="Monseigneur François Bestion" class="wp-image-33606" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6497-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6497-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6497-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6497-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6497-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 id="h-la-justice-ne-peut-pas-tout" class="wp-block-heading">« La justice ne peut pas tout »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’intervention de <strong>Monseigneur François Bestion</strong> a, elle, déplacé le regard vers la dimension spirituelle revendiquée par le Secours Catholique. <strong><em>« L’une des plus grandes pauvretés de notre temps, c’est la pauvreté spirituelle »</em></strong>, affirme-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Revenant sur le sens du mot latin <em><strong>caritas</strong></em>, il explique que la charité constitue selon lui <strong><em>« le noyau dur de l’Église et de l’action de l’Église ».</em></strong> Monseigneur Bestion distingue alors le rôle des institutions publiques de celui de l’Église. <em><strong>« On ne peut pas demander à l’État de faire la charité, ce n’est pas son rôle. Son rôle, c’est la justice. »</strong></em> Mais, poursuit-il, <strong><em>« l’Église sait bien que la justice ne peut pas tout ».</em></strong> Même avec les dispositifs publics, estime-t-il, <strong><em>« il restera des laissés-pour-compte ».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme un prolongement concret de cette idée revenue tout au long de la matinée : la pauvreté ne se résume jamais au seul manque matériel. Elle touche aussi le lien social, l’isolement et parfois, simplement, l’absence de présence humaine.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-les-80-ans-du-secours-catholique-rappellent-une-realite-sociale">À Blois, les 80 ans du Secours catholique rappellent une réalité sociale</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Entre permanences d’écoute et conférence-débat : PAB41 veut aider les parents à « desserrer l’étau »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 15:34:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le jeudi 28 mai prochain, l’Espace Jorge-Semprún, à Blois, accueillera une conférence-débat gratuite avec le pédopsychiatre et psychanalyste Bernard Golse autour d’une question devenue profondément contemporaine : comment être parent aujourd’hui, au milieu des recommandations contradictoires, des injonctions éducatives permanentes et d’une fatigue familiale souvent silencieuse ? Organisée par l’association blésoise PAB41 – Les Pâtes &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/entre-permanences-decoute-et-conference-debat-pab41-veut-aider-les-parents-a-desserrer-letau">Entre permanences d’écoute et conférence-débat : PAB41 veut aider les parents à « desserrer l’étau »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le jeudi 28 mai prochain, l’Espace Jorge-Semprún</strong>, à Blois, accueillera une <strong>conférence-débat gratuite</strong> avec le pédopsychiatre et psychanalyste <strong>Bernard Golse</strong> autour d’une question devenue profondément contemporaine : <strong>comment être parent aujourd’hui,</strong> au milieu des recommandations contradictoires, des injonctions éducatives permanentes et d’une fatigue familiale souvent silencieuse ?</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="722" height="1020" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-34.png" alt="" class="wp-image-33557" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-34.png 722w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-34-212x300.png 212w" sizes="auto, (max-width: 722px) 100vw, 722px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Organisée par l’association blésoise <strong>PAB41 – Les Pâtes au Beurre</strong>, cette soirée prolongera un travail mené toute l’année dans une relative discrétion : <strong>accueillir des parents en difficulté, sans rendez-vous, anonymement, gratuitement, autour d’une table de cuisine, avec des professionnels du soin.</strong> Car derrière les discours sur la parentalité positive, les conseils éducatifs omniprésents et les méthodes diffusées à longueur de réseaux sociaux, ce sont souvent les mêmes phrases qui reviennent dans les permanences de l’association : <strong><em>« Je n’y arrive plus. » « Je n’en peux plus. »</em></strong> Des paroles d’épuisement, parfois de culpabilité, que les accueillants entendent depuis trois ans dans cette antenne blésoise inspirée d’un dispositif né à Nantes il y a plus de vingt-cinq ans.</p>



<h2 id="h-une-cuisine-plutot-qu-un-cabinet" class="wp-block-heading">Une cuisine plutôt qu’un cabinet</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Les Pâtes au Beurre »</em></strong>, à l’origine, est une idée développée par la psychologue et psychanalyste <strong>Sophie Marinopoulos. </strong>Confrontée aux délais d’attente dans les structures médico-psychologiques pour enfants, elle imagine <strong>un lieu capable d’accueillir rapidement les familles.</strong> <em>« Elle avait fait le constat qu’il y avait un manque pour recevoir assez rapidement des familles, des parents qui demandaient de l’aide pour leur enfant »</em>, explique <strong>Frédéric Tagu,</strong> président de PAP41. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nom, original et amusant, n’a rien d’anodin. <strong>La fondatrice avait <em>« troqué son bureau pour une cuisine »</em></strong><em>.</em> Une manière de <strong>casser les codes du cabinet classique pour créer un espace plus simple, plus humain, moins intimidant.</strong> À Blois, le principe reste le même. Les familles sont reçues autour d’une table de cuisine, dans un cadre volontairement convivial. <em>« On y tient »</em>, insiste Frédéric Tagu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois permanences sont aujourd’hui proposées chaque semaine : <strong>le lundi de 17h30 à 19h30, le mercredi après-midi (15h-17h) et le jeudi matin, de 10h à midi.</strong> Les parents peuvent venir seuls, en couple, avec leurs enfants, leurs adolescents, sans inscription préalable. <em>« On vient comme ça, on sonne, on rentre. »</em> <strong>L’accueil est gratuit, anonyme</strong> et assuré par des professionnels diplômés : psychologues, psychanalystes ou psychomotriciens. <strong>Deux accueillants sont présents à chaque permanence.</strong> </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="721" height="1020" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-35.png" alt="" class="wp-image-33558" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-35.png 721w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-35-212x300.png 212w" sizes="auto, (max-width: 721px) 100vw, 721px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous ne donnons pas de conseils »</em>, préviennent-ils. Leur travail consiste plutôt à ouvrir des espaces de réflexion avec les familles, sans imposer de méthode. <em><strong>« Les parents arrivent souvent avec une demande de solution immédiate. Notre travail, c’est plutôt d’essayer de penser avec eux ce qui se passe »</strong></em>, explique la psychologue<strong> Claude Landsberg.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’un parent évoque un adolescent qui ne veut plus aller au collège ou un enfant devenu impossible à gérer à la maison, il ne s’agit pas de distribuer un protocole clé en main. <em>« On essaye d’ouvrir des espaces de pensée »</em> dans une époque saturée de recommandations éducatives contradictoires. <em><strong>« Sur Internet, on trouve un tas de choses. Les parents essayent de mettre en place ces conseils-là et quand ça ne marche pas, ils se sentent très dévalorisés. »</strong></em> Dans les permanences, les accueillants voient ainsi arriver des parents épuisés, persuadés d’être de <em>« mauvais parents »</em> parce qu’ils n’arrivent pas à appliquer ce qu’ils lisent ou entendent partout.</p>



<h2 id="h-les-parents-se-sentent-coupables" class="wp-block-heading">« Les parents se sentent coupables »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’épuisement parental est devenu central dans de nombreuses situations. <em>« Le “je n’en peux plus”, c’est quelque chose qui revient souvent »</em>, constate Claude Landsberg. Le déclencheur est fréquemment lié à l’école. <em>« Les familles savent parfois depuis longtemps qu’il faudrait venir, mais elles repoussent. Et puis il se passe quelque chose à l’école, ou ailleurs, et là elles se disent qu’il faut y aller. »</em> <strong>Pour certains parents, la permanence devient un lieu de respiration.</strong> Les deux heures d’accueil sont souvent utilisées presque entièrement. Certains reviennent plusieurs fois par semaine, d’autres disparaissent pendant plusieurs mois avant de revenir donner des nouvelles. <em><strong>« Il n’y a aucune obligation. Les parents décident eux-mêmes s’ils reviennent ou non. </strong>Être parent, c’est une responsabilité, mais ce n’est pas une culpabilité. »</em></p>



<h2 id="h-un-accueil-collectif-parfois-inattendu" class="wp-block-heading">Un accueil collectif parfois inattendu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les accueillants ne savent jamais combien de familles vont arriver. <strong>Certaines permanences se déroulent avec une seule famille. D’autres réunissent plusieurs parents autour de la même table. </strong><em>« Quelquefois, il y a deux, trois, quatre familles »</em>, explique Frédéric Tagu. Cette dimension collective participe aussi au sentiment de ne plus être seul face aux difficultés. <em>« On le sent physiquement : il y a une communauté de gens qui viennent partager quelque chose. »</em></p>



<h2 id="h-desserrer-un-peu-l-etau" class="wp-block-heading">« Desserrer un peu l’étau »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La conférence avec Bernard Golse</strong>, ce jeudi, s’inscrit directement dans ces questionnements. Ancien chef du service de pédopsychiatrie de l’hôpital Necker à Paris, pédopsychiatre reconnu, psychanalyste et spécialiste des liens précoces, Bernard Golse travaille depuis longtemps sur les rapports entre développement de l’enfant, environnement relationnel et neurosciences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les organisateurs, l’objectif n’est pas de proposer une nouvelle méthode éducative miracle. <em>« Notre demande, c’est plutôt : <strong>comment aider les parents à se repérer dans ce fatras de méthodes et de théories ? »</strong></em> Les accueillants refusent les oppositions caricaturales entre neurosciences et approches plus humanistes. <em>« Bernard Golse essaye justement de faire dialoguer les choses. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, l’objectif des Pâtes au Beurre semble moins être d’apporter des réponses définitives que de permettre aux parents de retrouver un peu d’espace psychique. <em><strong>« Desserrer un peu l’étau »,</strong></em> résume Frédéric Tagu. L’association insiste d’ailleurs sur une idée : <strong>il n’existe pas une bonne manière unique d’être parent</strong>.<em> « Chacun doit trouver sa route de parent, en fonction de son histoire, de ses transmissions familiales. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte où <strong>de nombreux parents disent se sentir jugés, observés ou constamment évalués,</strong> cette parole-là explique sans doute une partie du succès rencontré par les permanences blésoises. Le 28 mai prochain, à l’Espace Jorge-Semprún, la conférence avec Bernard Golse prolongera cette réflexion collective autour d’une question finalement très simple : <strong>comment continuer à être parent sans se perdre soi-même ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour en savoir plus : <strong><em><a href="https://www.lespatesaubeurre.fr/antenne-blois/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lespatesaubeurre.fr/antenne-blois</a></em></strong></p>



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		<title>À Blois, une soirée pour dire franchement les discriminations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2026 16:46:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associatif et solidarités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vendredi soir, la salle Dorgelès, à Blois, accueillait une table ronde consacrée à la lutte contre les discriminations. Environ 70 personnes avaient fait le déplacement pour assister à cette rencontre pensée comme un espace de dialogue, de témoignages et de réflexion collective autour des discriminations vécues au quotidien. Habitants, élus, responsables associatifs, représentants institutionnels et &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Vendredi soir, la salle Dorgelès, à Blois, accueillait une table ronde consacrée à <strong>la lutte contre les discriminations.</strong> Environ 70 personnes avaient fait le déplacement pour assister à cette rencontre pensée comme un espace de dialogue, de témoignages et de réflexion collective autour des discriminations vécues au quotidien. Habitants, élus, responsables associatifs, représentants institutionnels et simples participants se sont succédé au micro dans une ambiance attentive, parfois grave, souvent très directe. <strong>Derrière les prises de parole, un même constat revenait : celui de discriminations devenues ordinaires, parfois banalisées,</strong> qui touchent l’école, l’emploi, le logement, les démarches administratives ou encore les rapports sociaux les plus quotidiens. L’objectif de la soirée était de remettre la parole au centre. <em>« En parler, c’est agir. Écouter les gens, c’est agir »</em>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="648" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-1024x648.jpeg" alt="discriminations" class="wp-image-33542" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-1024x648.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-300x190.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-768x486.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-1536x972.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-2048x1296.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 id="h-des-discriminations-vecues-dans-les-details-du-quotidien" class="wp-block-heading">Des discriminations vécues dans les détails du quotidien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les prises de parole, celle de <strong>Corinne Kibongui Saminou Oumba,</strong> maire-adjointe à l’égalité femmes-hommes, aux droits des femmes et à la lutte contre les discriminations. L’élue évoque d’abord une discrimination qu’elle dit vivre <em><strong>« pratiquement tous les jours »</strong></em> : <strong>celle liée à son nom.</strong> <em>« Quand vous avez un nom un peu kilométrique comme celui-là, et qu’on ne vous appelle que par la moitié de votre nom — ce qui, du coup, n’a plus de sens — qu’est-ce que c’est ? »</em>, a-t-elle lancé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ce témoignage, c’est toute la question des <strong>assignations identitaires ordinaires</strong> qui apparaît : la réduction du nom, la difficulté à le prononcer, ou encore l’effacement d’une partie de l’identité familiale. Le rapport du Défenseur des droits rappelle justement que les discriminations liées à l’origine reposent souvent sur des indices tels que l’apparence physique, le prénom, le nom, l’accent, la religion, le lieu de résidence ou la tenue vestimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’élue a insisté ensuite sur la nécessité de <strong>parler des situations vécues, même lorsqu’il existe un doute.</strong> <em>« Si vous êtes victime, allez en parler. Il vaut mieux en parler, quitte à ce qu’on vous dise finalement que ce n’en est peut-être pas une, plutôt que de vous dire : “Non, je pense que ce n’est pas ça.” »</em> Et la soirée a justement été marquée par cette succession de récits personnels, parfois simples en apparence, mais révélateurs. Un participant raconte ainsi avoir été confronté à des stéréotypes liés à son accent africain. Un autre, syrien, évoque une impossibilité de trouver un emploi au niveau de ses compétences en IA.</p>



<h2 id="h-j-ai-l-impression-d-entendre-les-memes-choses-que-dans-les-annees-90" class="wp-block-heading">« J’ai l’impression d’entendre les mêmes choses que dans les années 90 »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Redouane Zaaraoui,</strong> <a href="https://www.blois.fr/citoyenne/conseil-municipal/redouane-zaaraoui" target="_blank" rel="noreferrer noopener">conseiller municipal</a> et président de l’association <em><a href="https://redouanehag.wixsite.com/accma/home" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Culture et connaissance du monde arabe, entre Orient et Occident,</a></em> a lui exprimé un sentiment de répétition historique. <em><strong>« Ce que je viens d’écouter ce soir, je l’ai déjà entendu dans les années 90 »</strong></em>, explique-t-il. <em>« J’ai l’impression que les choses n’ont pas beaucoup changé. »</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’élu, qui travaille depuis vingt-sept ans à la Halle aux grains – Scène nationale de Blois, évoque notamment les parcours migratoires et la question de l’accueil réservé aux personnes arrivant en France. <strong><em>« Arriver en France, pour beaucoup de personnes, c’est devoir repartir de zéro. »</em>,</strong> souligne-t-il. Comme c&rsquo;est le cas pour les <strong>femmes issues de l’immigration arrivées à Blois dans les années 1970.</strong> Des femmes qui, selon lui, ont souvent dû reconstruire une vie entière dans un pays dont elles ne parlaient parfois pas la langue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux yeux de Redouane Zaaraoui, les <em>« droits culturels »</em> sont une piste importante pour lutter contre les discriminations. <em><strong>« Chaque personne a des droits : le droit à l’éducation, le droit à son identité, le droit de faire partie d’une communauté »,</strong></em> rappelle-t-il. Tout en prévenant : <em>« Nous avons tous, parfois, des stéréotypes, des représentations sur les autres. Et nous aussi, de l’autre côté, nous pouvons discriminer. »</em></p>



<h2 id="h-le-defenseur-des-droits-dresse-un-constat-alarmant" class="wp-block-heading">Le Défenseur des droits dresse un constat alarmant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée a également été marquée par l’intervention particulièrement dense de <strong><a href="https://www.linkedin.com/in/slimane-laoufi-460b619a/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Slimane Laoufi</a></strong>, représentant régional du Défenseur des droits en Centre-Val de Loire et en Normandie. Juriste spécialisé dans la non-discrimination, ancien conseiller ministériel chargé de la diversité et de la lutte contre les discriminations auprès d’Élisabeth Moreno, il a dressé <strong>un état des lieux très critique de la situation française.</strong> Son intervention s’inscrivait directement dans la continuité du rapport publié en février 2026 par le Défenseur des droits, intitulé <strong><em>Jeunesses et discriminations fondées sur l’origine : répondre à l’impératif d’égalité</em>.</strong> Ce document de plus de cent pages analyse les discriminations subies par les jeunes de 15 à 26 ans dans l’éducation, l’enseignement supérieur, le logement, la santé, l’accès aux biens et services, l’insertion professionnelle et les relations avec la police.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord à travers les chiffres. En 2025, le Défenseur des droits a reçu <strong>165 000 réclamations en France.</strong> Parmi elles, 50 000 concernaient le droit au séjour. Slimane Laoufi évoque notamment les difficultés liées au <strong>système ANEF</strong>, utilisé pour les demandes et renouvellements de titres de séjour. <strong><em>« Cela fait quatre ans que ce système ne fonctionne pas correctement »</em></strong>, affirme-t-il. <em><strong>« Des personnes se retrouvent sans titre de séjour, perdent leur emploi, perdent parfois leurs aides sociales. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’intervention s’est surtout concentrée sur les discriminations liées à l’origine. <strong><em>« La discrimination, en France, est un délit pénal »</em></strong>, rappelle-t-il. Trois ans de prison et 45 000 euros d’amende. Le représentant du Défenseur des droits insiste particulièrement sur une idée : <strong>les discriminations ne se limitent pas aux insultes ou aux actes explicitement racistes.</strong> <em><strong>« Dans 90 % des cas, la discrimination est non intentionnelle. Elle résulte d’un système. </strong>Une femme qui porte le voile, on ne va pas la voir comme vendeuse parce qu’il y a un contact avec la clientèle. Donc on ne l’embauche pas. En revanche, cela ne dérange pas qu’elle soit cliente. »</em></p>



<h2 id="h-une-discrimination-continuum" class="wp-block-heading">Une discrimination « continuum »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Slimane Laoufi, la discrimination ne se manifeste pas à un seul moment de la vie. Elle forme au contraire un <em><strong>« continuum ».</strong></em> <strong>L’école apparaît ainsi comme l’un des premiers lieux où les inégalités se fabriquent.</strong> Le représentant du Défenseur des droits cite le témoignage d’une jeune femme de 19 ans recueilli lors d’une enquête menée à Blois : <em>« Une professeure de français, en seconde, nous a clairement dit de ne pas poursuivre des études générales, car nous étions étrangères et que nous n’y arriverions jamais. »</em> La jeune fille expliquait pourtant vouloir devenir pilote d’avion, tandis que son amie souhaitait devenir avocate. <em><strong>« Vous vous rendez compte du gâchis que cela représente ? »</strong></em>, lance alors Slimane Laoufi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l&rsquo;expert, ces mécanismes commencent désormais très tôt, y compris lors de la recherche des stages de troisième. <em><strong>« Certains jeunes finissent dans des stages par défaut parce qu’ils n’ont pas les réseaux, pas les contacts. »</strong></em> Le phénomène se poursuit ensuite dans l’accès à l’emploi, au logement, aux loisirs, aux assurances ou encore aux services bancaires.</p>



<h2 id="h-on-finit-par-croire-que-c-est-normal" class="wp-block-heading">« On finit par croire que c’est normal »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil de son intervention, Slimane Laoufi revient aussi sur <strong>un phénomène qu’il juge particulièrement inquiétant : la résignation.</strong> <em>« On est arrivés à un stade où certaines personnes disent : “Je suis victime de discrimination, c’est comme ça.” »</em> Selon lui, cette banalisation produit des effets profonds sur la confiance envers les institutions et sur le rapport à la société. <em><strong>« On est maintenant sur plusieurs générations qui subissent des discriminations. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discriminations peuvent alors éroder leurs trajectoires, leur sentiment d’appartenance, leur confiance dans les institutions et dans la promesse républicaine. Le représentant du Défenseur des droits cite également une autre étude menée auprès de jeunes diplômés victimes de discriminations dans leur recherche d’emploi. <em><strong>« 45 % nous ont répondu qu’ils étaient partis à l’étranger. »</strong></em> Angleterre, pays du Golfe ou autres destinations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discriminations fondées sur l’origine ne s’arrêtent pas à l’entrée du marché du travail. Elles traversent aussi <strong>le logement, les parcours de soins, l’accès aux biens et services, les loisirs et les relations avec les forces de sécurité.</strong></p>



<h2 id="h-je-n-ai-jamais-vu-de-veritable-politique-publique" class="wp-block-heading">« Je n’ai jamais vu de véritable politique publique »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Slimane Laoufi critique frontalement l’absence, selon lui, de stratégie nationale cohérente contre les discriminations.</strong> <em>« Moi qui ai travaillé en ministère, je n’ai jamais vu de politique publique digne de ce nom de lutte contre les discriminations. »</em> Il estime que <strong>le sujet reste souvent cantonné à la politique de la ville, alors que les discriminations dépassent largement les seuls quartiers prioritaires.</strong> <em>« Dès qu’on sort d’un QPV, on peut encore être discriminé. »</em> Le représentant du Défenseur des droits appelle ainsi à une véritable politique publique nationale, accompagnée de moyens concrets pour les associations et les acteurs de terrain. <em>« Tous les cinq ans, pendant les campagnes présidentielles, on nous parle de lutte contre les discriminations, de plan Marshall, de grandes annonces. Et dès le lendemain de l’élection, il n’y a plus rien. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil de la soirée, <strong>un constat</strong> s’est progressivement imposé : malgré les évolutions législatives et les discours institutionnels, <strong>beaucoup de participants ont le sentiment que les discriminations restent difficiles à nommer, à dénoncer et parfois même à reconnaître.</strong> Parler reste encore, pour beaucoup, la première étape avant toute possibilité d’agir.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">&#8212;</p>
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		<title>À Blois, la justice alimentaire s’organise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 10:26:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Réunies à l’Espace Jorge-Semprun, les premières Rencontres locales de la justice alimentaire ont rassemblé plus de cent acteurs du territoire. À travers une série d’initiatives déjà engagées, Blois esquisse les contours d’un système alimentaire local plus juste — mais encore fragile. Pas de tribune, pas de mise en scène. Dans la salle de l’Espace Jorge-Semprun, &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réunies à l’Espace Jorge-Semprun, les premières Rencontres locales de la justice alimentaire ont rassemblé plus de cent acteurs du territoire. À travers une série d’initiatives déjà engagées, Blois esquisse les contours d’un système alimentaire local plus juste — mais encore fragile.</em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Pas de tribune, pas de mise en scène. Dans la salle de l’Espace Jorge-Semprun, les participants sont répartis en petits groupes, penchés sur des feuilles, en discussion. Les échanges sont directs, souvent techniques. Ici, la justice alimentaire ne se présente pas comme un concept, mais comme un chantier en cours.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="643" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6200-1024x643.jpeg" alt="ville durable" class="wp-image-32961" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6200-1024x643.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6200-300x188.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6200-768x482.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6200-1536x965.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6200-2048x1287.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Nicolas Orgelet, premier adjoint au maire de Blois à la ville durable,</strong> ces rencontres s’inscrivent dans une dynamique déjà bien installée.  <em><strong>« Nous sommes un des territoires qui se sont le plus fortement saisis de cette question,</strong> par le biais du CIAS, du projet alimentaire territorial et d’un monde associatif très riche. »</em> Plus de cent participants — issus de l’alimentation, du social ou de la santé — sont présents. À la fois <strong>pour confronter leurs pratiques et pour nourrir une réflexion commune.</strong> <em>« C’est un moment où tout le monde se rencontre, où les différents projets ont l’occasion de s’exprimer, et où des experts viennent nous aider à aller plus loin. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-parmentier-pivot-operationnel">Parmentier, pivot opérationnel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de cette organisation, <strong><a href="https://parmentier-justice-alimentaire.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’association Parmentier,</a></strong> créée il y a trois ans, joue un rôle central. À l’origine du projet, une constatation simple, formulée par sa présidente <strong>Martine Joly</strong>, également présidente de l’association solidaire <strong>La Passerelle</strong> : <em>« Pendant de longues années, les fruits et légumes proposés aux usagers des structures d’aide alimentaire, notamment de l’épicerie sociale et solidaire La Passerelle à Blois, <strong>arrivaient des supermarchés, des surplus, et ils étaient vraiment très, très moches. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://bloiscapitale.com/cambriolee-ruinee-mais-pas-resignee-laurene-bailly-veut-relancer-sa-ferme-bio" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Dans un territoire marqué par le maraîchage</strong>,</a> l’idée s’impose : <strong>créer un lien direct entre producteurs locaux et structures d’aide alimentaire.</strong> Avec le soutien du <a href="https://solidarites.gouv.fr/programme-mieux-manger-pour-tous">dispositif national <em>« Bien manger pour tous »</em></a>, l’association se structure, embauche un salarié et met en place une logistique dédiée. <em><strong>« On commande le jeudi, le lundi les agriculteurs récoltent, et le mardi les produits bio sont à disposition des usagers. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-circuit-court-social">Un circuit court… social</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La spécificité du modèle blésois tient dans la rencontre entre deux logiques : le circuit court et l’aide alimentaire. <em>« Le circuit court, c’est comment je peux acheter des produits en proximité. <strong>La justice alimentaire, c’est comment chacun peut accéder à une alimentation de qualité, quels que soient ses revenus »</strong></em><strong>,</strong> résume Nicolas Orgelet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce schéma, les producteurs ne vendent pas directement aux consommateurs, mais alimentent les structures d’aide. Une organisation qui crée un débouché supplémentaire tout en améliorant la qualité des produits distribués. <em><strong>« Ce n’est pas comme avec les supermarchés, où on reçoit ce qu’on veut bien nous donner. Là, on commande ce dont on a besoin »</strong></em>, souligne Martine Joly.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dispositif a déjà atteint une certaine échelle : <strong>30 tonnes de produits livrés par an</strong> ; <strong>90 000 euros redistribués aux maraîchers</strong> ; <strong>11 producteurs impliqués, à une distance moyenne de 11 km</strong> ; <strong>1 400 passages mensuels à La Passerelle</strong>. Pour les bénéficiaires, la différence est tangible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces résultats, le système reste fragile. <strong>Les financements publics</strong>, notamment via <em>« Mieux manger pour tous »</em>, <strong>demeurent indispensables.</strong> Par ailleurs, les produits issus des supermarchés n’ont pas disparu. <em>« On n’a pas arrêté, parce que ça ne couvre pas tous les besoins, et aussi parce que les produits locaux dépendent des saisons »</em>, explique la présidente de l&rsquo;association.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-l-aide-a-l-autonomie">De l’aide à l’autonomie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la distribution, une évolution se dessine. <strong>Participation financière des bénéficiaires, ateliers cuisine, visites de fermes, projets de sécurité sociale de l’alimentation</strong> : l’objectif est progressivement de sortir d’une logique d’aide pour aller vers davantage d’autonomie. <strong><em>« Ce sont aussi des projets qui permettent de faire évoluer les habitudes alimentaires »</em></strong>, insiste Martine Joly.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les quartiers, <strong>des jardins en pied d’immeubles</strong> viennent compléter cette approche. <em>« C’est une manière de se réapproprier des espaces publics et d’accéder à des produits de qualité, à condition de s’impliquer », </em>ajoute Nicolas Orgelet.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-aussi-agricole">Un enjeu aussi agricole</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre enseignement : la précarité ne concerne pas uniquement les bénéficiaires de l’aide alimentaire. <em><strong>« En travaillant avec les agriculteurs bio, on s’est aperçu qu’eux aussi étaient en difficulté »</strong></em>, note Martine Joly. Le dispositif permet alors de <strong>créer des débouchés locaux plus stables.</strong> <em>« À chaque fois qu’on crée une filière courte, on rend les fermes moins dépendantes de la grande distribution »,</em> analyse Nicolas Orgelet. Un principe auquel les porteurs du projet tiennent : <strong>ne pas tirer les prix vers le bas.</strong> <em>« Le prix est fixé par le producteur, de manière à lui permettre de vivre correctement. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-role-des-collectivites">Le rôle des collectivités</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les collectivités locales interviennent à plusieurs niveaux : soutien financier, mise à disposition de moyens humains, structuration des politiques publiques. Mais elles agissent aussi en tant qu’acteurs directs, notamment <strong>via la restauration collective.</strong> <em><strong>« Faire en sorte que les enfants aient accès à des produits locaux et de qualité, c’est aussi de la justice alimentaire »,</strong></em> souligne Nicolas Orgelet. Le projet de <strong>future cuisine centrale</strong> vise à amplifier cette logique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-faire-systeme">Faire système</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, ces rencontres à l&rsquo;Espace Jorge-Semprun répondent à un besoin simple : <strong>relier des initiatives</strong>. <em>« On en a énormément qui sont les unes à côté des autres et qui manquent de visibilité. <strong>Aujourd’hui, on les rassemble pour les renforcer »</strong></em>, explique l’élu écologiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis trois ans, la notion même de justice alimentaire a gagné en visibilité, portée notamment par les projets alimentaires territoriaux. <em><strong>« Il y a aujourd’hui une forme d’effervescence »</strong></em>, observe Martine Joly.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="755" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6187-1024x755.jpeg" alt="justice alimentaire" class="wp-image-32964" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6187-1024x755.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6187-300x221.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6187-768x566.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6187-1536x1133.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6187-2048x1511.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">À Blois, la justice alimentaire prend la forme d’un ensemble d’actions concrètes, portées par des acteurs locaux et déjà opérationnelles. Reste à savoir si cet écosystème pourra changer d’échelle, dans un contexte où les financements restent incertains. <em>« Il ne faut pas attendre que ça tombe d’en haut. <strong>Il faut que chacun, à son niveau, s’engage »,</strong></em> résume Martine Joly. Entre ambition collective et contraintes économiques, le modèle blésois avance.</p>



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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-la-justice-alimentaire-sorganise">À Blois, la justice alimentaire s’organise</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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