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	<title>Archives des articles : Associatif et solidarités - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des articles : Associatif et solidarités - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Protection de l’enfance : le choix d’un proche pour éviter une rupture de plus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 15:21:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsqu’un enfant ne peut plus vivre chez ses parents, le placement en foyer ou en famille d’accueil n’est pas la seule possibilité. À Blois, le Service d’accompagnement à l’éducation plurielle (SAEP) suit des enfants confiés à leurs grands-parents, à un oncle, une tante, parfois même à un voisin ou à une autre personne déjà présente &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/protection-de-lenfance-le-choix-dun-proche-pour-eviter-une-rupture-de-plus">Protection de l’enfance : le choix d’un proche pour éviter une rupture de plus</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lorsqu’un enfant ne peut plus vivre chez ses parents, le placement en foyer ou en famille d’accueil n’est pas la seule possibilité. À Blois, le Service d’accompagnement à l’éducation plurielle (SAEP) suit des enfants confiés à leurs grands-parents, à un oncle, une tante, parfois même à un voisin ou à une autre personne déjà présente dans leur vie. Créé en 2022 et porté par l’<a href="https://www.moissonsnouvelles.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">association Moissons Nouvelles</a>, le service accompagne aujourd’hui autour de 90 enfants dans le Loir-et-Cher. Un dispositif encore peu connu, que son équipe veut faire découvrir à l’occasion d’un ciné-débat organisé jeudi 15 octobre aux Lobis.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>Les enfants vont bien</em>, le film de Nathan Ambrosioni qui sera projeté ce soir-là, Camille Cottin incarne une femme qui se retrouve à accueillir les deux enfants de sa sœur. Le cadre juridique du film n’est pas exactement celui dans lequel intervient le SAEP de Blois, mais la situation est suffisamment proche pour servir de <strong>point de départ à une discussion</strong> rarement menée en dehors des <a href="https://bloiscapitale.com/quatorze-nouveaux-diplomes-pour-la-protection-de-l-enfance-en-loir-et-cher" target="_blank" rel="noreferrer noopener">professionnels</a> de la protection de l’enfance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Que se passe-t-il, en effet, lorsqu’un enfant doit quitter le domicile de ses parents mais qu’une personne de son entourage est prête à l’accueillir ?</strong> Comment vérifier que cette solution est <strong>réellement protectrice ?</strong> Comment aider celui ou celle qui se retrouve, parfois du jour au lendemain, avec la responsabilité quotidienne d’un enfant en difficulté ? Et comment continuer à faire une place aux parents ?</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="379" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-12-1024x379.png" alt="" class="wp-image-36976" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-12-1024x379.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-12-300x111.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-12-768x284.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-12-1536x568.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-12.png 1773w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Confier un enfant à un membre de sa famille ou à un proche n’est pas une pratique nouvelle. La loi du 7 février 2022 sur la protection des enfants a toutefois donné davantage de place à cette solution, en encourageant son recours et en prévoyant un accompagnement plus structuré des personnes qui accueillent l’enfant. <strong>À Blois, le SAEP a ouvert le 3 octobre 2022.</strong> Deux grands cadres existent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans certaines situations, les parents acceptent que leur enfant soit confié à une autre personne</strong>. Un contrat est alors passé avec l’Aide sociale à l’enfance. On parle notamment de <strong>tiers bénévole</strong>. Dans d’autres situations, l’accord des parents n’existe pas ou la protection de l’enfant impose une <strong>décision judiciaire</strong>. C’est alors le juge des enfants qui ordonne le placement chez un <strong>tiers digne de confiance</strong>. L’enjeu est de trouver autour de l’enfant une personne avec laquelle existe déjà un lien réel : un lien connu de l’enfant, affectif et suffisamment solide. Les conditions matérielles d’accueil sont également examinées, tout comme l’honorabilité de l’adulte appelé à devenir son accueillant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix de la personne qui accueillera l’enfant ne relève pas du SAEP. <em>« <strong>Nous ne sommes pas évaluateurs</strong> »</em>, souligne le psychologue <strong>Jean-Christophe Adenot</strong>. Cette évaluation intervient en amont, notamment à partir du travail des services départementaux de protection de l’enfance. <strong>Une fois la mesure décidée, le SAEP entre en scène</strong> pour accompagner sa mise en œuvre. </p>



<h2 id="h-des-grands-parents-des-oncles-et-parfois-un-voisin" class="wp-block-heading">Des grands-parents, des oncles… et parfois un voisin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la majorité des situations, les personnes qui accueillent sont des grands-parents, des oncles ou des tantes. Mais l’expérience du SAEP montre que la ressource dont un enfant a besoin ne se trouve pas toujours dans son arbre généalogique. <strong>Aurélie Pilorget, éducatrice familiale,  </strong>raconte ainsi le cas d’<strong>un grand adolescent qui avait noué un lien avec un voisin</strong>. Celui-ci l’accueillait déjà ponctuellement lorsqu’il voyait que la situation devenait compliquée au domicile maternel. Lorsque la question d’un placement s’est posée, le jeune souhaitait vivre chez lui. Sa mère y était également favorable. <strong>Après une période transitoire, le voisin est devenu son accueillant. Le jeune a continué à vivre chez lui après sa majorité.</strong> Une autre jeune fille avait, depuis l’âge de quatre ou cinq ans, l’habitude d’être accueillie par une voisine devenue une sorte de nounou informelle. Lorsque la mère a compris qu’un placement pouvait devenir nécessaire, elle a posé une condition : si sa fille devait vivre ailleurs, ce serait chez cette femme. Le service a même connu la situation d’<strong>un employeur accueillant son apprenti,</strong> alors en rupture avec ses parents. <em>« <strong>Des ressources inattendues peuvent émerger</strong> »</em>, résume Jean-Christophe Adenot.</p>



<h2 id="h-l-affection-ne-suffit-pas-toujours" class="wp-block-heading">L’affection ne suffit pas toujours</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les tiers qui accueillent un enfant le font le plus souvent parce qu’<strong>un lien existe déjà avec lui,</strong> et avec <strong>l’envie de lui offrir un cadre plus stable.</strong> Mais cela ne suffit pas toujours à rendre le quotidien simple. <strong>Certains enfants arrivent avec une histoire déjà lourde</strong> : violences, carences, instabilité, ruptures, difficultés psychologiques ou scolaires. <strong>Être accueilli par quelqu’un que l’on connaît évite une rupture supplémentaire, mais n’efface pas ce qui a précédé.</strong> L’enfant peut vouloir retourner chez ses parents. Il peut devenir agressif avec l’adulte qui l’accueille.<strong> Il peut même mettre à mal une relation pourtant sécurisante</strong>. Parfois, explique Jean-Christophe Adenot, l’enfant n’a simplement jamais appris à vivre dans une relation durable, stable et rassurante. Ces réactions peuvent dérouter l’adulte qui accueille l’enfant. Le SAEP est justement là pour l’aider à les comprendre et à y répondre.</p>



<h2 id="h-une-equipe-qui-se-deplace-chez-les-familles" class="wp-block-heading">Une équipe qui se déplace chez les familles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart des rendez-vous ne se tiennent pas au Haras. Les éducateurs travaillent surtout là où vit l’enfant : à son domicile, à l’école ou auprès des professionnels qui l’accompagnent. Le SAEP est conçu comme une <strong>équipe mobile</strong>. Les éducateurs peuvent aller le chercher à la sortie des classes, le raccompagner, passer du temps avec lui ou organiser une sortie permettant de parler hors du cadre familial. L’objectif est de voir directement chaque enfant <strong>au moins une fois par mois</strong>, avec des rencontres plus fréquentes lorsque la situation le nécessite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le service accompagne aujourd’hui environ <strong>90 enfants dans le département</strong>. L’équipe réunit <strong>cinq éducateurs à temps plein, un psychologue à mi-temps</strong>, un responsable de service et une secrétaire à 80 %. <strong>Chaque éducateur suit une vingtaine d’enfants</strong>, parfois plusieurs au sein d’une même fratrie. Une part importante du travail consiste aussi à épauler les adultes qui les accueillent : démarches administratives, scolarité, soins, difficultés éducatives ou échanges avec les autres professionnels. <em>« <strong>Les tiers peuvent nous dire : “On se sent seuls”</strong> »</em>, explique Aurélie Pilorget. Lors des visites à domicile, le simple fait de pouvoir raconter ce qu’ils vivent et dire leurs difficultés leur permet déjà de ne pas porter seuls toute la charge de l’accueil. <strong>Les tiers vivent avec l’enfant vingt-quatre heures sur vingt-quatre.</strong> Ils n’ont pas forcément de relais. <strong>Pouvoir dire qu’ils sont épuisés, qu’ils ne comprennent plus ou qu’ils n’ont momentanément plus de réponse fait déjà partie de l’accompagnement.</strong></p>



<h2 id="h-quand-une-grand-mere-doit-tenir-sa-propre-fille-a-distance" class="wp-block-heading">Quand une grand-mère doit tenir sa propre fille à distance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le placement chez un proche possède une force évidente : il maintient l’enfant dans un <strong>environnement familier.</strong> Mais cette proximité crée <strong>aussi des situations particulièrement délicates.</strong> Le psychologue prend l’exemple d’une grand-mère qui accueille son petit-enfant alors que les droits de visite de sa propre fille ont été fortement limités par le juge… <em>« <strong>On est à la limite du supportable dans un fonctionnement familial</strong> »</em>, observe Jean-Christophe Adenot. Le SAEP accompagne aussi ces situations de tension : il rappelle les règles fixées par le juge, soutient le tiers quand la pression familiale devient trop forte et travaille avec le parent pour préserver, quand c’est possible, un lien avec l’enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mouvement peut d’ailleurs fonctionner dans l’autre sens. <strong>Certains tiers, convaincus qu’ils doivent protéger l’enfant, peuvent finir par tenir excessivement le père ou la mère à distance.</strong> Le service intervient alors pour <strong>rappeler la place de chacun</strong> et préserver les liens qui peuvent l’être. Surtout qu&rsquo;il y a <em>« <strong>toujours un espoir de retour chez les parents, et qu&rsquo;il y en a aussi souvent chez les enfants</strong> »,</em> souligne Jean-Christophe Adenot. Cette possibilité est réexaminée au fil de la mesure, avec l’Aide sociale à l’enfance et, lorsqu’il s’agit d’une décision judiciaire, avec le juge des enfants.</p>



<h2 id="h-quand-l-accueil-chez-un-proche-ne-fonctionne-pas" class="wp-block-heading">Quand l’accueil chez un proche ne fonctionne pas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Accueillir un enfant chez une personne qu’il connaît ne suffit pas, à lui seul, à garantir que la solution fonctionnera. <strong>La protection de l’enfant reste la priorité du SAEP.</strong> Si l’équipe estime que le tiers ne parvient pas à répondre à ses besoins, ou que la situation reste préoccupante, elle en informe l’Aide sociale à l’enfance. Ces cas demeurent minoritaires : Jean-Christophe Adenot les évalue à moins d’une dizaine sur plus de 200 enfants accompagnés depuis l’ouverture du service.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En outre, il ne s’agit pas toujours d’un échec de la part du tiers.</strong> Certaines familles découvrent, au fil des semaines, que l’accueil demande beaucoup plus qu’elles ne l’avaient imaginé, notamment lorsque l’enfant a besoin d’un suivi psychologique, éducatif ou médical important. Sa présence peut aussi bouleverser l’équilibre du foyer, surtout lorsque d’autres enfants y vivent déjà. Il arrive alors que le tiers reconnaisse qu’il ne peut plus continuer dans ces conditions.</p>



<h2 id="h-un-service-appele-a-grandir" class="wp-block-heading">Un service appelé à grandir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le SAEP a commencé son activité en 2022 avec environ cinquante enfants, avant de passer progressivement à 70 ou 75. Sa capacité vient d’être portée à <strong>95 enfants</strong>, et le Département envisage désormais d’aller nettement plus loin. Cette croissance explique notamment le besoin de locaux plus vastes que ceux du Haras. <em>« <strong>On se retrouve vite à l’étroit</strong> »</em>, constate Jean-Christophe Adenot. Si la montée en charge prévue se confirme, le nombre d’éducateurs pourrait lui aussi presque doubler.</p>



<h2 id="h-pourquoi-education-plurielle" class="wp-block-heading">Pourquoi « éducation plurielle » ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le nom du service a été choisi par l’équipe qui l’a créé. <strong>L’<em>« éducation plurielle »</em> renvoie à une idée assez simple : un enfant ne grandit pas seulement avec ses parents</strong>. Grands-parents, oncles, tantes, enseignants, éducateurs, soignants, amis de la famille ou entraîneurs peuvent aussi compter dans son parcours. Jean-Christophe Adenot observe que, dans certaines familles, ces liens se sont distendus ou ont disparu. Le travail du SAEP consiste alors à recréer autour de l’enfant <strong>un réseau d’adultes</strong> sur lesquels il puisse s’appuyer. <em>« <strong>Notre travail, c’est de retisser tout ça.</strong> »</em></p>



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<h3 id="h-cine-debat-les-enfants-vont-bien" class="wp-block-heading">Ciné-débat : <em>Les enfants vont bien</em></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jeudi 15 octobre 2026 – Les Lobis, Blois</strong><br>Accueil autour d’un verre à <strong>19 h</strong><br>Projection à <strong>20 h</strong>, suivie d’un échange<br>Film de Nathan Ambrosioni, avec Camille Cottin</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/protection-de-lenfance-le-choix-dun-proche-pour-eviter-une-rupture-de-plus">Protection de l’enfance : le choix d’un proche pour éviter une rupture de plus</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Parents, conjoints, frères et sœurs : donner une place aux aidants</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/parents-conjoints-freres-et-soeurs-donner-une-place-aux-aidants</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 10:07:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vendredi 2 octobre, APF France handicap et l’Udaf de Loir-et-Cher proposent aux Lobis une soirée autour de Qui brille au combat, de Joséphine Japy. L’occasion de parler de la place des aidants dans les familles et de présenter les soutiens accessibles dans le département, y compris aux enfants et adolescents. Car beaucoup accompagnent un proche &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" id="h-"><strong>Vendredi 2 octobre, APF France handicap et l’Udaf de Loir-et-Cher </strong><a href="https://bloiscapitale.com/aux-lobis-notre-salut-regarde-vichy-a-hauteur-dhomme" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>proposent aux Lobis une soirée autour de</strong> <em><strong>Qui brille au combat</strong></em><strong>, de Joséphine Japy.</strong></a> <strong>L’occasion de parler de la place des aidants dans les familles et de présenter les soutiens accessibles dans le département, y compris aux enfants et adolescents. Car beaucoup accompagnent un proche sans penser qu’ils pourraient, eux aussi, être aidés.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On est d’abord le conjoint, la mère, le père, le frère ou la sœur. On accompagne, on organise, on veille. <strong>Le mot <em>« aidant »</em></strong> vient rarement en premier pour décrire ce que l’on fait pour quelqu’un que l’on aime. <strong>Cathrine Wirbelauer,</strong> directrice de territoire des actions associatives d’APF France handicap pour l’Indre-et-Loire et le Loir-et-Cher, le constate auprès des familles : même si le sujet est davantage abordé publiquement, <strong>se reconnaître dans ce rôle reste difficile.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>C’est normal d’aider, c’est normal de se dévouer pour le proche, sauf que quand on est aidant H24 ou presque, […] </em><strong><em>on s’oublie</em> »,</strong> observe Cathrine Wirbelauer. Le soutien finit parfois par occuper toute la place. <strong>Accepter de consacrer quelques heures à ses propres besoins n&rsquo;est finalement pas si évident. </strong>Le ciné-débat organisé vendredi aux Lobis cherche à ouvrir cette porte.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="379" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-48-1024x379.png" alt="" class="wp-image-36773" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-48-1024x379.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-48-300x111.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-48-768x284.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-48-1536x568.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-48.png 1773w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<h3 id="h-une-famille-a-l-ecran-des-questions-a-partager" class="wp-block-heading"><strong>Une famille à l’écran, des questions à partager</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Premier long métrage réalisé par Joséphine Japy, présenté en séance spéciale au Festival de Cannes en 2025, <em>Qui brille au combat</em> suit <strong>la famille Roussier. Autour de Bertille,</strong> atteinte d’un handicap lourd au diagnostic incertain, ses parents et sa sœur aînée, Marion, composent avec les exigences du quotidien et l’inquiétude. Le récit interroge aussi l’avenir du couple et celui d’une adolescente que ses responsabilités ont fait grandir trop vite. Mélanie Laurent, Pierre-Yves Cardinal, Angelina Woreth et Sarah Pachoud incarnent cette famille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette place donnée à chacun rejoint la question retenue pour le débat : <strong><em>« Accompagner et aider sans se perdre »</em></strong>. Comment préserver une existence personnelle lorsque les besoins d’un proche rythment les journées ? Comment s’autoriser une pause ? Cathrine Wirbelauer invite d’abord à venir voir un film, puis à prendre part aux échanges si on le souhaite. Les associations présenteront leurs propositions et répondront aux questions. Elles espèrent aussi entendre des besoins qu’elles n’auraient pas encore repérés.</p>



<h3 id="h-intervenir-avant-l-epuisement" class="wp-block-heading"><strong>Intervenir avant l’épuisement</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les situations qu’elle rencontre, <strong>les premiers renoncements peuvent passer inaperçus.</strong> Une personne accompagne son proche à tous ses rendez-vous médicaux, mais reporte les siens. Elle abandonne une activité physique, voit moins ses amis, réduit son temps de travail. Pour certains, l’emploi disparaît lui aussi, avec les fragilités financières que cela entraîne. « <em>Ils s’oublient complètement</em> », résume Cathrine Wirbelauer. Elle décrit <strong>des personnes qui sollicitent une association ou un médecin lorsque leurs forces sont déjà épuisées. « <em>Notre idée, c’est plutôt d’anticiper ça et de prévenir.</em> »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet <strong><em>« Au fil de l’aidance »</em></strong>, piloté par APF France handicap, prévoit notamment des entretiens individuels pour <strong>comprendre ce que vit l’aidant, sa charge mentale, les difficultés physiques éventuelles et ses besoins.</strong> Les réponses peuvent prendre différentes formes : intervention d’un psychologue, temps de bien-être à domicile, aide pour comprendre des démarches administratives ou rencontres collectives entre aidants. Encore faut-il accepter la proposition. La confiance se construit souvent au fil des contacts. Cathrine Wirbelauer souligne le rôle des animateurs et des intervenants qui savent <strong>trouver « <em>les bons mots pour la personne</em> »</strong>, « <em>les bons gestes au bon moment</em> ». Rappeler qu’<strong>un soutien existe</strong> permet parfois de franchir un pas longtemps différé.</p>



<h3 id="h-pouvoir-souffler-suppose-un-relais" class="wp-block-heading"><strong>Pouvoir souffler suppose un relais</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">S’accorder du temps ne dépend pas seulement de la volonté. Qui reste auprès du proche ? Comment partir sans craindre de le laisser en difficulté ? La culpabilité se mêle à des obstacles très concrets. Pour certains temps collectifs, APF travaille avec le <strong><a href="https://gemen-avant.wixsite.com/monsite-1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">GEM En Avant !</a></strong>, groupe d’entraide mutuelle, afin que des activités soient proposées aux personnes aidées pendant que leurs proches participent à un rendez-vous de bien-être. Le projet peut également financer <strong>une partie d’une suppléance à domicile</strong>. Il devient alors possible de prendre « <em>une heure ou deux sans se sentir coupable de délaisser ou d’abandonner son proche</em> », explique Cathrine Wirbelauer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’association ne prétend pas répondre à toutes les situations. Interrogée sur sa capacité à soutenir tous les aidants, sa réponse est claire : « <em>Pas tous, mais </em><strong><em>on a des projets qui soutiennent les aidants et donc il faut s’en saisir.</em> » </strong>La rencontre doit permettre de comprendre les possibilités existantes et de voir lesquelles correspondent à chaque situation.</p>



<h3 id="h-des-enfants-qui-ne-se-pensent-pas-aidants" class="wp-block-heading"><strong>Des enfants qui ne se pensent pas aidants</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le ciné-débat permettra également de présenter les actions destinées aux plus jeunes. Pour eux, la reconnaissance du rôle d’aidant est encore moins évidente. Il faut pouvoir échanger avec les parents et trouver une manière de s’adresser aux enfants qui corresponde à leur âge. <strong>« <em>Les enfants, ils ne se voient pas du tout aidants</em> »</strong>, observe Cathrine Wirbelauer. <strong>Leur proposer une activité à laquelle ils ont envie de participer constitue une première approche.</strong> C’est le principe de l’<strong>atelier graffiti-répit</strong>, organisé en février 2026 à la Maison des Provinces, par l’Udaf de Loir-et-Cher avec APF France handicap 41. Gratuit et labellisé par l’association nationale <strong>Jeunes AiDants Ensemble, JADE</strong>, il associait <strong>création artistique et temps de répit.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sept jeunes de 8 à 14 ans y ont participé</strong>. Accompagnés notamment par le graffeur Pierre Bovio et l’art-thérapeute Lisa Caratis, ils ont imaginé puis réalisé une fresque dans le quartier des Cornillettes. Imaginer une œuvre ensemble, découvrir des techniques, chercher comment les mettre en pratique leur offrait une autre occupation, un autre rythme. La semaine comprenait aussi un accompagnement psychologique, de la médiation animale, de la sophrologie et de la réflexologie.  L’objectif était de leur permettre de <strong>parler de leur quotidien, mais aussi,</strong> insiste-t-elle, de <strong>s’en évader</strong>. Une nouvelle semaine est envisagée au second semestre 2027.</p>



<h3 id="h-aller-aussi-vers-ceux-qui-ne-viendront-pas" class="wp-block-heading"><strong>Aller aussi vers ceux qui ne viendront pas</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Tous les aidants ne seront pas aux Lobis. APF prévoit donc également, la semaine suivante, <strong>130 visites auprès de familles repérées dans le Loir-et-Cher</strong>. Certaines ne bénéficient pas des projets de l’association. Une plante sera apportée, avec le temps de discuter pendant une demi-heure ou une heure. Ces visites, engagées depuis la période du Covid, permettent de <strong>garder le contact avec des personnes qui restent parfois éloignées des soutiens disponibles.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, le ciné-débat de vendredi s’adresse à eux autant qu’aux familles et à <strong>leur entourage.</strong> Un premier échange sera possible dès 19h30, autour d’un accueil convivial avec APF et l’Udaf. La projection commencera à 20h30, suivie du débat. Pour Cathrine Wirbelauer, l’invitation tient finalement en quelques mots : <strong>« <em>Venez nombreux voir un film qui est vraiment sympa, et ensuite, plus si affinités.</em> »</strong></p>



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<h3 id="h-informations-pratiques" class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">Informations pratiques</mark></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Ciné-débat « Accompagner et aider sans se perdre »</strong> autour de <em>Qui brille au combat</em>, de Joséphine Japy.<br><strong>Date :</strong> vendredi 2 octobre 2026.<br><strong>Accueil :</strong> dès 19 h 30, avec APF France handicap et l’Udaf 41.<br><strong>Projection :</strong> à 20 h 30, suivie d’un débat.<br><strong>Lieu :</strong> cinéma Les Lobis, 12 avenue du Maréchal-Maunoury, Blois.<br><strong>Participation :</strong> 1 €. Sans inscription, billetterie sur place.</mark></p>



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<h3 class="wp-block-heading">« Ça fait vingt ans qu’on se bat pour les mêmes choses »</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les Jeux paralympiques Paris 2024 devaient marquer un tournant… Cathrine Wirbelauer n’en retrouve guère les effets dans le quotidien des personnes qu’elle accompagne. Après dix-huit ans dans le secteur du handicap, elle voit des progrès, mais s’impatiente :<strong> « <em>Il y a des choses qui évoluent, c’est trop lent, c’est vraiment trop lent.</em> »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine précédente, une discussion avec <em>Keolis</em> portait justement sur <strong>les transports en commun</strong>. Les bus et les arrêts sont accessibles, explique-t-elle, mais encore faut-il que les personnes concernées le sachent et <strong>puissent envisager leur trajet sans redouter un obstacle</strong>. Monter dans le bus ne suffit pas si l’on ignore comment on pourra en descendre et poursuivre son chemin. Elle a demandé à l’opérateur de mettre davantage en avant cette accessibilité. <strong>« <em>Si elles ont trop de craintes, c’est qu’on n’a pas fait les efforts nécessaires pour que les craintes soient levées.</em> »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces <strong>incertitudes</strong> pèsent. Dans une association qui s’appuie sur la parole et l’expérience des personnes handicapées elles-mêmes, Cathrine Wirbelauer entend revenir cette phrase : <strong>« <em>Ça fait vingt ans qu’on se bat pour les mêmes choses, on n’en peut plus.</em> »</strong> Elle les encourage à poursuivre, tout en comprenant leur lassitude devant <strong>des combats qui semblent toujours à recommencer.</strong> Ce qu’elle voudrait voir changer tient à la manière même de concevoir les réponses : penser des solutions utilisables par tous <strong>dès le départ,</strong> au lieu de traiter séparément les besoins des personnes handicapées. Elle estime que d’autres pays européens y parviennent mieux. <strong>« <em>On ne leur permet pas, en tout cas, d’être citoyens à part entière. Aujourd’hui encore, on en est très, très loin.</em> »</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
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		<title>À l’approche de la grande collecte, la Banque Alimentaire cherche des bonnes volontés… et des protéines</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 08:18:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Associatif et solidarités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les 6, 7 et 8 novembre, les gilets orange de la Banque Alimentaire retrouveront les entrées des magasins. Dans le Loir-et-Cher, quelque 900 bénévoles devront être mobilisés dans une soixantaine de points de collecte. Derrière cet appel aux bonnes volontés se joue une autre bataille, moins visible : celle du contenu des rayonnages. Car il &#8230;</p>
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]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les 6, 7 et 8 novembre, les gilets orange de la Banque Alimentaire retrouveront les entrées des magasins. Dans le Loir-et-Cher, quelque 900 bénévoles devront être mobilisés dans une soixantaine de points de collecte. Derrière cet appel aux bonnes volontés se joue une autre bataille, moins visible : celle du contenu des rayonnages. Car il ne suffit plus de remplir l’entrepôt. Encore faut-il disposer denrées permettant de proposer une alimentation équilibrée aux quelque 11 000 personnes aidées par l’intermédiaire des associations partenaires.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Collecte nationale des Banques Alimentaires aura lieu cette année plus tôt qu’à l’accoutumée, les <strong>vendredi 6, samedi 7 et dimanche 8 novembre 2026</strong>. Le réseau national a choisi d’avancer ce rendez-vous traditionnellement organisé à la fin du mois afin de l’éloigner notamment du Black Friday et des nombreuses sollicitations de fin d’année. À l’échelle française, ces trois jours représentent <strong>environ 10 % des stocks annuels des Banques Alimentaires.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En Loir-et-Cher, la mécanique réclame beaucoup de monde : <strong>environ 900 bénévoles dans 60 magasins</strong>. Quelques heures peuvent suffire, mais les créneaux sont nombreux et il faut ensuite déplacer, réceptionner et trier ce qui a été donné. <strong>Jean-Marie Francart,</strong> président de la Banque Alimentaire de Loir-et-Cher, voit d’ailleurs dans le renouvellement des bénévoles l’un des enjeux de l’association. <em><strong>« Avant nous, il y avait des générations de bénévoles qui étaient vraiment des gens absolument dévoués. Ça s’est un peu tassé. »</strong></em> Beaucoup sont aujourd’hui des seniors. Certains assurent plusieurs permanences pendant le week-end de collecte. Être plus nombreux permettrait notamment de mieux répartir les créneaux et les tâches physiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’appel dépasse largement ces trois journées de novembre. Toute l’année, la Banque Alimentaire de Loir-et-Cher fonctionne avec <strong>32 bénévoles réguliers et deux salariés</strong>. Son dernier bilan fait état de <strong>25 associations partenaires, plus de 300 tonnes de produits distribués et<a href="https://bloiscapitale.com/la-banque-alimentaire-de-loir-et-cher-une-logistique-de-la-solidarite" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> plus de 11 000 personnes aidées en 2025</a></strong>, soit plus de 600 000 équivalents-repas.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="670" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7568-1-1024x670.jpeg" alt="Banque Alimentaire" class="wp-image-36553" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7568-1-1024x670.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7568-1-300x196.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7568-1-768x502.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7568-1-1536x1005.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7568-1-2048x1340.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 id="h-des-tonnes-mais-lesquelles" class="wp-block-heading">Des tonnes, mais lesquelles ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La prochaine collecte doit évidemment permettre de faire entrer des volumes importants dans l’entrepôt. Jean-Marie Francart situe son apport autour de <strong>55 tonnes</strong>. Mais le poids des cartons ne sont désormais qu’une partie du sujet. La question est aussi devenue celle de leur contenu. <em><strong>« On n’en est plus à dire : “Je te donne des pâtes et puis tu te débrouilles.” »</strong></em> résume le président. L’ambition est de pouvoir fournir aux associations des produits permettant de <strong>composer des repas diversifiés et équilibrés.</strong> Derrière l’aide alimentaire se trouvent désormais des <strong>préoccupations de santé,</strong> mais aussi, insiste-t-il, d’<em><strong>« estime de soi »</strong></em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or certains produits deviennent précisément plus difficiles à trouver. <em><strong>« Les premiers produits qui disparaissent, c’est la viande, c’est le poisson et, maintenant, le fromage »</strong></em>, observe Jean-Marie Francart. Les protéines constituent l&rsquo;un des besoins les plus sensibles. <strong>Les œufs</strong> en donnent un exemple : lorsque ses finances le permettent, la Banque Alimentaire en achète elle-même. Ils restent une source de protéines relativement accessible, même si leur prix et leur disponibilité ont eux aussi évolué.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="634" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7570-1-1024x634.jpeg" alt="Banque Alimentaire" class="wp-image-36552" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7570-1-1024x634.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7570-1-300x186.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7570-1-768x475.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7570-1-1536x950.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7570-1-2048x1267.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 id="h-la-ramasse-fournit-beaucoup-moins-qu-autrefois" class="wp-block-heading">La « ramasse » fournit beaucoup moins qu’autrefois</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette recherche de produits variés est rendue plus compliquée par une transformation des approvisionnements des Banques Alimentaires. <strong>Chaque semaine, leurs véhicules passent dans les grandes surfaces pour récupérer</strong> les produits que les magasins peuvent donner. C’est ce que le réseau appelle la <strong>ramasse</strong>. Les denrées arrivent à l’entrepôt, où elles sont pesées, triées puis rapidement réparties entre les associations lorsqu’il s’agit de produits frais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le Loir-et-Cher, <strong>cette ressource s’est considérablement réduite en quelques années</strong>. Jean-Marie Francart donne deux ordres de grandeur : <strong>environ 160 tonnes auparavant, contre quelque 70 tonnes aujourd’hui</strong>. Une partie de l’explication se trouve dans les magasins eux-mêmes. Les enseignes ont développé <strong>les rayons anti-gaspillage et les promotions à l’approche des dates limites</strong>. Des produits autrefois donnés sont désormais vendus à prix réduit jusqu’à J-2 ou J-1.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La logique n’est d’ailleurs pas forcément négative : elle permet à des consommateurs de profiter de prix plus bas et évite également le gaspillage. Mais, à l’autre bout de la chaîne, <strong>ce sont autant de denrées qui ne parviennent plus à la Banque Alimentaire</strong>. Et le problème se mesure particulièrement dans les réfrigérateurs car viande, poisson, fromage et produits laitiers faisaient partie de ces arrivages quotidiens.</p>



<h2 id="h-acheter-pour-completer-ce-qui-manque" class="wp-block-heading">Acheter pour compléter ce qui manque</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Banque Alimentaire doit donc progressivement faire quelque chose qui était beaucoup moins au cœur de son modèle historique : <strong>acheter des aliments</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Son approvisionnement reste très diversifié.</strong> Il passe par les collectes, les dons des agriculteurs et des industriels, les invendus des grandes surfaces, <strong>des dispositifs financés par l’Europe et l’État</strong>. Des dons industriels peuvent également être répartis entre les différentes Banques Alimentaires par l&rsquo;intermédiaire de la Fédération. Mais acheter change profondément l’équation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président se souvient d’un modèle dans lequel <strong>un euro consacré au fonctionnement pouvait permettre de redistribuer environ dix euros de marchandises</strong> grâce au don. Lorsque quatre euros reçus servent à acheter quatre euros de nourriture, cet effet de levier disparaît. <em><strong>« On nous dit : “Compensez par les achats.” Les achats, c’est bien gentil, mais il faut avoir l’argent. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des financements comme <strong><em><a href="https://solidarites.gouv.fr/programme-mieux-manger-pour-tous" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mieux Manger pour Tous</a></em></strong> permettent justement de <strong>soutenir certains achats, notamment de produits locaux et de qualité.</strong> Mais la question financière devient désormais inséparable de la question alimentaire : il faut <strong>disposer de ressources pour combler les trous dans les rayons.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7564-1-1024x768.jpeg" alt="Banque Alimentaire" class="wp-image-36555" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7564-1-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7564-1-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7564-1-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7564-1-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7564-1-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 id="h-combien-auraient-besoin-d-aide" class="wp-block-heading">Combien auraient besoin d’aide ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces approvisionnements plus complexes, le nombre de personnes accompagnées reste élevé. Après une forte progression au cours des dernières années, Jean-Marie Francart observe une forme de stabilisation autour de <strong>11 000 personnes</strong>. Les profils évoqués par Jean-Marie Francart et Annie Arnaud sont multiples : <strong>familles monoparentales, retraités, étudiants, travailleurs pauvres</strong>. Parmi ces derniers figurent des personnes disposant d’un emploi, parfois même d’un CDI, mais dont les ressources ne permettent plus de couvrir l’ensemble des dépenses du mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Banque Alimentaire fournit les associations, CCAS et épiceries sociales partenaires </strong>qui distribuent ensuite colis, produits en libre-service ou repas. <em><strong>« On n’a pas la réalité vraiment du besoin »</strong></em>, estime ainsi Jean-Marie Francart. Certaines associations peuvent être conduites à revoir leurs critères lorsqu’elles disposent de moins de produits. <strong>Avec un stock limité, mieux vaut parfois constituer un véritable colis pour moins de personnes</strong> que répartir tellement les aliments que chacun repartirait avec presque rien.</p>



<h2 id="h-des-bras-et-de-quoi-composer-des-repas" class="wp-block-heading">Des bras et de quoi composer des repas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Collecte nationale approche. Il faudra des bénévoles pour assurer les permanences dans une soixantaine de magasins. La Fédération invite celles et ceux qui souhaitent participer, même quelques heures, à s&rsquo;inscrire notamment par l&rsquo;intermédiaire de <strong><em><a href="https://www.jeveuxaider.gouv.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">JeVeuxAider.gouv.fr</a></em></strong> ou à prendre contact avec la Banque Alimentaire locale.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://ba41.banquealimentaire.org/">Banque Alimentaire de Loir-et-Cher</a></strong><br>63 rue André-Boulle, 41000 Blois<br><strong>Tél. : 02 54 78 75 02</strong><br><strong>E-mail : <a>ba410@banquealimentaire.org</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la <strong>Collecte nationale et le bénévolat</strong> : <br><strong>06 52 30 05 83</strong><br><strong><a>ba410.collecte@banquealimentaire.org</a></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-lapproche-de-la-grande-collecte-la-banque-alimentaire-cherche-des-bonnes-volontes-et-des-proteines">À l’approche de la grande collecte, la Banque Alimentaire cherche des bonnes volontés… et des protéines</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>À Blois, 100 pour 1 transforme les dons en logements pour des familles sans solution</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/a-blois-100-pour-1-transforme-les-dons-en-logements-pour-des-familles-sans-solution</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 10:20:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associatif et solidarités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sept familles, soit 26 personnes dont 15 enfants, sont actuellement hébergées par l’association 100 pour 1 Loir-et-Cher. Son principe tient dans son nom : réunir de nombreux petits donateurs pour financer durablement un logement à une famille qui, sans cette aide, risquerait de se retrouver à la rue. Un dispositif né en 2018, qui ne &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-100-pour-1-transforme-les-dons-en-logements-pour-des-familles-sans-solution">À Blois, 100 pour 1 transforme les dons en logements pour des familles sans solution</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sept familles, soit 26 personnes dont 15 enfants, sont actuellement hébergées par l’association 100 pour 1 Loir-et-Cher. Son principe tient dans son nom : réunir de nombreux petits donateurs pour financer durablement un logement à une famille qui, sans cette aide, risquerait de se retrouver à la rue. Un dispositif né en 2018, qui ne se limite pas à fournir un toit mais accompagne les personnes jusqu’à leur autonomie.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À 100 pour 1, on ne cherche pas une chambre pour trois nuits. Quand l’association décide d’accueillir une famille, elle sait que l’histoire peut durer plusieurs mois, parfois plusieurs années. <em><strong>« On fait le choix de trouver un logement pour les héberger le temps qu’elles deviennent autonomes »</strong></em>, explique <strong>Catherine Tesson</strong>, membre du conseil d’administration, de la commission accompagnement et chargée notamment de la communication.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est toute la particularité du dispositif. Il ne s’agit pas de répondre à l’urgence immédiate, mais d<strong>’offrir un peu de stabilité à des familles</strong> qui, sans cette solution, risqueraient de se retrouver à la rue. Aujourd’hui, <strong>sept sont accompagnées en Loir-et-Cher, soit 11 adultes et 15 enfants</strong>.</p>



<h2 id="h-cinq-euros-multiplies-par-cent" class="wp-block-heading">Cinq euros multipliés par cent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le modèle tient d’abord à une arithmétique très simple. Cent personnes qui donnent chacune au moins cinq euros permettent de réunir 500 euros par mois. D’où le nom choisi par l’association : <strong>100 pour 1</strong>. Cent pour un foyer. <em><strong>« C’est une association totalement indépendante, qui ne vit que par les cotisations des adhérents, des donateur &#8211; 253 actuellement &#8211; et quelquefois de dons autres »</strong></em>, précise Catherine Tesson. L’argent sert avant tout à <strong>payer les logements.</strong> Le montage rassure aussi les propriétaires : <strong>c’est 100 pour 1 qui signe le bail et règle le loyer</strong>. La famille, elle, est hébergée gratuitement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les logements sont de nature et de taille différentes, <strong>selon la composition des familles accueillies</strong>. Certains sont proposés par des propriétaires privés, parfois à des conditions avantageuses, tandis que d’autres relèvent du parc social. <strong>100 pour 1 privilégie Blois et sa proche périphérie</strong>, afin que les familles puissent <strong>accéder plus facilement aux transports, aux écoles, à la préfecture, aux services sociaux et aux associations</strong> qui les accompagnent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La recherche de nouveaux logements reste toutefois un enjeu permanent : <strong>pour accueillir davantage de familles, l’association doit aussi pouvoir compter sur des propriétaires</strong> prêts à lui louer ou à mettre un bien à sa disposition.</p>



<h2 id="h-un-toit-puis-tout-ce-qu-il-y-a-autour" class="wp-block-heading">Un toit, puis tout ce qu’il y a autour</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une fois la famille installée, le travail continue.</strong> Chez 100 pour 1, il ne s’agit pas seulement de payer un loyer : il faut suivre les démarches, répondre aux imprévus du quotidien, garder le lien et <strong>aider chacun à avancer vers davantage d’autonomie.</strong> L’association compte <strong>18 bénévoles actifs</strong>. Chaque famille dispose, dans la mesure du possible, de deux référents qui la rencontrent régulièrement. <em><strong>« Ce qu’il faut, c’est épauler les gens.</strong> Les démarches sont tellement compliquées. Tantôt il faut aller déposer le dossier, tantôt il faut faire par Internet… »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut aussi gérer tout ce qui paraît secondaire jusqu’au jour où une chasse d’eau fuit, qu’une machine à laver tombe en panne ou qu’un déménagement devient nécessaire. Une commission logement se charge de cette dimension très matérielle. <strong>D&rsquo;ailleurs, 100 pour 1 cherche des bonnes volontés, notamment des personnes capables d’effectuer de petits travaux.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Autour des familles gravite ensuite tout un réseau. Catherine Tesson cite <strong>La Cimade, le Secours catholique, Emmaüs, les Restos du Cœur</strong>, les services sociaux ou encore <strong>Pas d’enfants à la rue</strong>. Les rôles se complètent. Si une famille est déjà suivie par La Cimade pour ses démarches administratives ou juridiques, 100 pour 1 n’a pas vocation à s’y substituer. Elle intervient là où elle peut être utile, principalement sur le logement et l’accompagnement dans la durée.</p>



<h2 id="h-des-familles-migrantes-prises-dans-des-procedures-longues" class="wp-block-heading">Des familles migrantes prises dans des procédures longues</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les sept familles actuellement hébergées sont des familles migrantes. Plusieurs ont vécu ou vivent encore <strong>sans titre de séjour. </strong>Certaines viennent seulement d’en obtenir un. <strong>Ce document administratif change beaucoup de choses.</strong> Il peut ouvrir la possibilité de travailler, de percevoir un revenu régulier puis, à terme, d’accéder à son propre logement. Mais les avancées restent fragiles et lentes. <em><strong>« Ce ne sont pas des situations bloquées, mais elles n’avancent pas vite »</strong></em>, nuance Catherine Tesson. La vie s’organise donc dans l’attente de décisions administratives qui peuvent conditionner presque tout le reste.</p>



<h2 id="h-une-convention-et-un-accompagnement-accepte" class="wp-block-heading">Une convention et un accompagnement accepté</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Être logé par 100 pour 1 suppose aussi d’accepter un cadre.</strong> <strong>Une convention est signée avec chaque famille,</strong> qui s’engage notamment à recevoir les référents et à avancer avec eux dans les démarches. <em>« La famille est hébergée, mais <strong>elle a aussi des devoirs »</strong></em>, résume Catherine Tesson. Le but est que cet accompagnement devienne un jour inutile : lorsqu’une situation administrative se débloque, qu’un travail devient possible et qu’un logement peut être pris à son nom, la famille quitte 100 pour 1.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Depuis 2018,</strong> au moins <strong>quatre familles ont déjà quitté le dispositif après avoir retrouvé une autonomie suffisante</strong>. D’autres situations pourraient bientôt évoluer, notamment après l’obtention d’un titre de séjour ou grâce à des perspectives d’emploi. L’enchaînement paraît évident : des papiers, un travail, des ressources, puis un logement personnel. Dans la réalité, chaque marche peut demander beaucoup de temps. Catherine Tesson retient surtout la portée très concrète de l’engagement : <em>« Au moins, l’action est locale, elle porte des fruits. Ce sont des gens qu’on peut côtoyer près de chez nous. »</em> Une manière, pour elle, de mettre en pratique deux mots simples : <strong>l’hospitalité et l’humanité</strong>. <em>« Ces gens, ils sont là. Ils ont vécu des choses difficiles, ils ont des parcours compliqués. Ce sont des êtres humains. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le modèle dépasse largement le Loir-et-Cher. <strong>Une soixantaine de structures fonctionneraient aujourd’hui en France sur le principe du 100 pour 1</strong>, chacune restant indépendante. Partout, la même idée tient lieu de fil conducteur : donner à une famille le temps de sortir de l’urgence, de stabiliser sa situation et de retrouver les moyens de se loger par elle-même. Le réseau ne prétend pas régler la question de l’hébergement ou de l’accueil des migrants. <strong>Il agit simplement à hauteur de famille, au cas par cas, aussi longtemps que nécessaire.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>>> Pour les contacter : <a href="mailto:100pour1loiretcher@gmail.com">100pour1loiretcher@gmail.com</a></em></strong> ou le 06 71 60 60 19</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-100-pour-1-transforme-les-dons-en-logements-pour-des-familles-sans-solution">À Blois, 100 pour 1 transforme les dons en logements pour des familles sans solution</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>À Mosnes, le pari d’un complexe éducatif vraiment inclusif</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/a-mosnes-le-pari-dun-complexe-educatif-vraiment-inclusif</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 14:19:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Mosnes, en Indre-et-Loire, une école publique unique en son genre en France est en préparation. Sa singularité ne tient pas au seul fait d’accueillir des enfants autistes ou en situation de handicap : d’autres dispositifs inclusifs existent déjà. Ici, c’est l’école elle-même qui est pensée, dès sa conception architecturale et pédagogique, pour faire vivre &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À Mosnes, en Indre-et-Loire, une école publique unique en son genre en France est en préparation. Sa singularité ne tient pas au seul fait d’accueillir des enfants autistes ou en situation de handicap : d’autres dispositifs inclusifs existent déjà. Ici, c’est l’école elle-même qui est pensée, dès sa conception architecturale et pédagogique, pour faire vivre ensemble des enfants aux besoins différents. Elle constituera le cœur du futur complexe Jean-Musy, qui réunira également un centre de loisirs, une bibliothèque, une école de musique, une école de danse, un réfectoire et une garderie. Un projet global estimé à environ 6 millions d’euros, dont la philosophie trouve déjà un prolongement concret dans le Festival des Arts et Métiers organisé à Mosnes du 11 au 13 septembre.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">À l’origine, Christophe Villemain, maire de Mosnes, porte ce projet depuis 2018. Parti d’une question très concrète — que faire d’une école communale devenue difficile à adapter ? — le projet a peu à peu changé d’échelle, nourri par les rencontres, les recherches et les partenariats, jusqu’à devenir <strong>une ambition éducative</strong> beaucoup plus large.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une école publique où la lumière, le bruit, les circulations, les volumes ou la possibilité de s’isoler quelques instants ne seraient pas des questions traitées après l’arrivée d’un enfant en difficulté, mais <strong>des paramètres intégrés</strong> dès les premiers plans. Une école fréquentée par les enfants du village, mais conçue pour pouvoir <strong>accueillir dans les mêmes espaces des élèves autistes ou présentant d’autres besoins particuliers.</strong> Une école, enfin, autour de laquelle graviteraient loisirs, bibliothèque, musique, danse et restauration. C’est ce que <strong>Mosnes</strong> tente de construire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Musy">Jean-Musy</a> veut aller plus loin que l’accueil d’enfants en situation de handicap dans une école ordinaire. Il revendique une <strong>première en France par son concept architectural et pédagogique</strong> : concevoir dès l’origine une école communale capable d’accueillir ensemble des enfants aux besoins différents, <strong>en faisant de l’espace lui-même un levier d’inclusion</strong>. À Mosnes, la diversité des profils n’est donc pas pensée comme une contrainte à laquelle il faudrait adapter le bâtiment après coup, mais comme une donnée intégrée dès sa conception. Dès novembre 2024, un compte rendu du conseil d’école faisait d’ailleurs état de la volonté de faire du futur établissement un véritable <strong>« laboratoire »</strong>. L’ambition est grande. Mosnes compte à peine plus de 800 habitants.</p>



<h2 id="h-une-ecole-qui-ne-demande-pas-a-tous-les-enfants-de-fonctionner-de-la-meme-maniere" class="wp-block-heading">Une école qui ne demande pas à tous les enfants de fonctionner de la même manière</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tous les enfants ne vivent pas un lieu de la même manière. Pour certains enfants autistes, le bruit d’un réfectoire, une lumière trop vive, des espaces difficiles à lire ou l’accumulation de sollicitations peuvent rapidement devenir éprouvants. Il peut alors être nécessaire de s’éloigner un moment du groupe, de retrouver un environnement plus calme, puis de revenir. À Mosnes, cette réalité est intégrée jusque dans la conception des espaces. Christophe Villemain résume cette approche : <em><strong>« Il y a le traitement de la lumière, le traitement des couleurs, le traitement des volumes, des espaces de retrait pour que les enfants qui sont un petit peu agités puissent s’isoler dans des espaces prévus à cet effet. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’architecture ne fait évidemment pas tout. <strong>L’inclusion repose aussi sur les enseignants, les accompagnants, les professionnels médico-sociaux, les moyens humains et la pédagogie. Mais un environnement mieux pensé peut leur faciliter la tâche</strong>. Et les aménagements prévus ne bénéficient pas seulement aux enfants ayant des besoins particuliers : une acoustique plus douce, des espaces plus lisibles ou la possibilité de retrouver momentanément du calme peuvent <strong>améliorer le quotidien de toutes et tous.</strong></p>



<h2 id="h-l-ecole-au-coeur-d-un-complexe-beaucoup-plus-vaste" class="wp-block-heading">L’école au cœur d’un complexe beaucoup plus vaste</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Musy ne sera toutefois pas seulement une école. L’investissement global approche aujourd’hui <strong>6 millions d’euros, acquisitions comprises</strong>, dont environ <strong>2 millions pour la partie scolaire</strong>. Le complexe réunira également <strong>un centre de loisirs, une bibliothèque, une école de musique, une école de danse, un réfectoire et une garderie</strong>. L’enjeu n’est pas de juxtaposer plusieurs équipements sur un même site, mais de créer des passerelles entre eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un enfant pourra y enchaîner les temps de sa journée sans multiplier les lieux : l’école, le centre de loisirs, la bibliothèque, la musique ou la danse. Pour les familles aussi, plusieurs services seront réunis au même endroit. L’inclusion prend alors un sens plus large : il ne s’agit plus seulement d’adapter l’école au handicap, mais <strong>d’inscrire l’établissement dans un ensemble ouvert sur les usages, les activités et la vie du village.</strong></p>



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<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/product/prevente-du-numero-1-18-septembre-2026-du-magazine-papier-blois-capitale"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="341" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-1024x341.png" alt="magazine papier Blois Capitale" class="wp-image-36162" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-1024x341.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-300x100.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-768x256.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-1536x512.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-2048x683.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
</div>


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<h2 id="h-au-depart-il-fallait-simplement-trouver-une-solution-pour-l-ecole" class="wp-block-heading">Au départ, il fallait simplement trouver une solution pour l’école</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Rien de tout cela n’était prévu au départ. <strong>En 2018, la commune cherche d’abord une solution pour son école</strong> de la rue du Général-de-Gaulle : <strong>un bâtiment vieillissant, énergivore, peu fonctionnel, exposé aux voitures et difficile à faire évoluer.</strong> Une rénovation est étudiée, mais, selon Christophe Villemain, son coût aurait dépassé trois millions d’euros sans résoudre toutes les contraintes du site. Le choix se porte alors sur <strong>un transfert à proximité</strong>, où une ancienne ferme et les terrains attenants sont acquis. C’est à ce moment que le projet commence à changer de dimension.</p>



<h2 id="h-je-ne-connaissais-pas-l-autisme" class="wp-block-heading">« Je ne connaissais pas l’autisme »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le déclic vient notamment d’<strong>un documentaire consacré à Gersende et Francis Perrin et à leur fils autiste</strong>. Christophe Villemain reconnaît volontiers qu’il connaît alors mal le sujet : <em><strong>« Je ne connaissais pas l’autisme. J’avais une vision biaisée. »</strong></em> Il se documente, rencontre Francis Perrin, échange avec des associations, des professionnels et surtout avec des familles. Une inquiétude revient régulièrement dans leurs témoignages et le marque profondément : <strong>que deviendra leur enfant lorsqu’ils ne seront plus là ?</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La question dépasse évidemment le seul cadre scolaire.</strong> Elle touche à l’autonomie, à l’insertion et à la capacité de chacun à trouver sa place dans la société. Pour Christophe Villemain, l’école peut justement contribuer à <strong>préparer cet avenir</strong>. Le projet de Mosnes change alors de dimension. Il ne s’agit plus seulement de transférer une école devenue inadaptée, mais de concevoir dès l’origine un établissement capable d’accueillir aussi des enfants autistes et, plus largement, des élèves aux besoins différents.</p>



<h2 id="h-la-nouvelle-zelande-pour-sortir-des-habitudes-francaises" class="wp-block-heading">La Nouvelle-Zélande pour sortir des habitudes françaises</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour nourrir sa réflexion, Christophe Villemain regarde au-delà des frontières françaises. <strong>La Nouvelle-Zélande, engagée depuis longtemps dans une politique d’éducation inclusive, devient l’une des principales sources d’inspiration du projet.</strong> Des échanges se nouent, puis une délégation réunie autour du projet de Mosnes se rend sur place pour visiter des établissements, rencontrer des professionnels et observer la manière dont l’architecture peut répondre aux besoins d’enfants aux profils différents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’édile assume volontiers de ne pas être spécialiste du sujet : <em><strong>« Moi, je suis maçon, tailleur de pierres, je ne suis pas un sachant en la matière. »</strong></em> Il s’entoure donc de parents, de professionnels et de responsables associatifs pour faire évoluer le projet. Le futur établissement ne sera pas la copie d’une école néo-zélandaise, mais <strong>plusieurs des principes observés sur place nourriront directement sa conception, adaptés au contexte français.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Jean Musy, la musique pour donner corps au projet</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Restait à rendre cette ambition possible. Pour une commune de la taille de Mosnes, les seules finances municipales ne pouvaient suffire. La rencontre avec <strong>Jean Musy</strong> va alors donner au projet une tout autre portée. Compositeur, arrangeur, orchestrateur et chef d’orchestre, il a travaillé pour de nombreux artistes et pour le cinéma. Lorsque Christophe Villemain lui expose son idée, il décide de s’engager à ses côtés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des concerts solidaires sont organisés, Francis Perrin apporte lui aussi son soutien et les premiers mécènes rejoignent l’initiative. Cette mobilisation permet de réunir environ <strong>400 000 euros</strong>. <em><strong>« Sans lui, on n’aurait pas pu faire tous ces concerts et rapporter autant d’argent au départ. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Décédé en avril 2024, Jean Musy restera étroitement associé à l’histoire du projet. <strong>Le futur complexe portera son nom</strong>, un choix adopté à l’unanimité par le conseil municipal. Une manière de rappeler que, bien avant les plans et les financements publics, la musique a été l’un des premiers leviers qui ont permis à Jean-Musy de prendre corps.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un financement construit pièce après pièce</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La mobilisation s’est ensuite structurée autour du <strong>fonds de dotation « Une musique, un sourire »</strong>, créé pour soutenir le projet et mobiliser des financements privés. Christophe Villemain estime à environ <strong>750 000 euros</strong> les sommes qui ont notamment permis de financer les acquisitions foncières, l’assistance à maîtrise d’ouvrage, les études et plusieurs dépenses préparatoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mécénat ne peut toutefois suffire à porter un complexe évalué à près de <strong>6 millions d’euros</strong>. Le reste du financement repose sur le concours de plusieurs partenaires publics. Le maire chiffre à environ <strong>deux millions d’euros</strong> les aides déjà actées et à plus de <strong>trois millions d’euros</strong> celles encore attendues ou en cours d’instruction. Parmi elles, une enveloppe reste déterminante : la <strong>dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR)</strong>. Christophe Villemain évalue à environ un million d’euros le montant encore attendu à ce titre et refuse d’engager le chantier tant que cette part du financement n’est pas sécurisée : <em><strong>« Sans la DETR, il n’est pas question que moi, en tant que responsable, je lance l’opération avec un million d’euros en suspens. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet se trouve donc dans cette position particulière : suffisamment avancé pour avoir une forme, des partenaires et un calendrier, mais encore suspendu à la sécurisation de son financement. <strong>L’ouverture, un temps envisagée pour 2027, est désormais espérée en 2028</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une école de territoire ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre question se profile déjà : celle du périmètre de l’établissement. <strong>Jean-Musy doit accueillir environ une centaine d’élèves</strong>, alors même que la baisse démographique fragilise de nombreuses petites écoles rurales. L&rsquo;édile ne cache pas le paradoxe : <em><strong>« C’est vrai que c’est un petit peu antinomique de construire une école neuve alors qu’il y a d’autres écoles qui vont fermer. »</strong></em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour lui, cette évolution plaide justement en faveur d’un fonctionnement plus large. Jean-Musy pourrait, à terme, devenir une <em><strong>« école de territoire »</strong></em> et accueillir des enfants de communes voisines. L’idée serait de mutualiser autour d’un équipement plus complet, plutôt que de voir s’éroder, village après village, des structures devenues difficiles à maintenir ou à adapter. Le sujet est sensible. L’école reste l’un des marqueurs les plus forts de la vie d’une commune, et Christophe Villemain sait qu’un tel regroupement ne pourra se faire sans convaincre les élus voisins. <em><strong>« C’est probablement ce qu’il sera le plus difficile de faire accepter aux maires. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une expérience destinée à être observée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’autre ambition de Christophe Villemain est que l’expérience de Jean-Musy <strong>puisse servir au-delà de Mosnes</strong>. Des échanges sont engagés avec le <a href="https://cra-centre.org/"><strong>Centre Ressources Autisme Centre-Val de Loire</strong></a>, rattaché au CHRU de Tours, afin de suivre dans le temps le fonctionnement de l’établissement et les effets concrets de certains choix : acoustique, lumière, organisation des espaces, zones de retrait ou encore usages quotidiens. Car l’intérêt du projet se jouera moins dans les intentions que dans ce qu’il permettra réellement une fois l’école ouverte. <strong>Observer, mesurer, puis transmettre : c’est aussi l’objectif.</strong> <em><strong>« Le but, c’est de faire des portes ouvertes : venez voir. »</strong></em> L&rsquo;édile imagine déjà des élus, des techniciens et des professionnels venant découvrir Jean-Musy, confronter le projet à la réalité du terrain et, <strong>le cas échéant, s’en inspirer. </strong>C’est là que l’idée de <em><strong>« laboratoire »</strong></em> prend tout son sens.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="719" height="1020" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-18.png" alt="" class="wp-image-36238" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-18.png 719w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-18-211x300.png 211w" sizes="auto, (max-width: 719px) 100vw, 719px" /></figure>
</div>


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<h2 class="wp-block-heading">Ce week-end, la transmission commence déjà</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette volonté d’ouverture trouve dès ce week-end une traduction très concrète avec la <strong>7e édition du Festival des Arts &amp; Métiers</strong>, organisée du <strong>vendredi 11 au dimanche 13 septembre</strong> au Domaine des Thomeaux. Pendant trois jours, Mosnes réunira <strong>plus de 60 exposants</strong> : artisans, artistes, centres de formation et lycées, autour de démonstrations, d’ateliers et de rencontres avec le public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La journée du vendredi fera une large place aux jeunes. <strong>Plus de 450 collégiens</strong> sont attendus pour découvrir des métiers et des formations, notamment dans la maroquinerie, l’ébénisterie, la taille de pierre ou la tapisserie. Un espace consacré à l’emploi réunira également, avec France Travail et Cap Emploi, entreprises qui recrutent et candidats. À quelques pas, la salle Guy-Mangeant accueillera l’<strong>Écrin d’artistes</strong>, avec les œuvres du peintre <strong>Michel Kolsek</strong> et des sculpteurs <strong>Grégory Dupont</strong> et <strong>Céline Donnet</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le festival se prolongera en musique. Vendredi, <strong>L’Harmonie mosnoise</strong> ouvrira la soirée à 19 heures, avant le <strong>Clef Quartet Jazz</strong>, puis un karaoké géant et une soirée dansante. Samedi, <strong>La P’tite Vadrouille</strong> et <strong>Fabien Thomas</strong> se succéderont en plein air à partir de 19 heures. Dimanche, l’église Saint-Martin accueillera à 11 heures un concert gratuit de l’<strong>Orchestre Camerata Ambacia</strong>, autour de Vivaldi, Mozart et Bach, avec <strong>Sylviane Leroux</strong> à la flûte et au piccolo sous la direction de <strong>Pascal Caraty</strong>. La journée se poursuivra au Domaine des Thomeaux avec un <strong>brunch gastronomique de bienfaisance</strong>, organisé au profit d’« Une musique, un sourire », puis, à 14 h 30, <strong>Marc Minelli chantera Sinatra</strong> avec le Big Band F.M.I.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Exposition de voitures anciennes, jeux pour enfants et adultes, démonstrations artisanales et ateliers pédagogiques compléteront le programme. <strong>L’entrée est gratuite le vendredi ; elle est fixée à 5 euros le samedi et le dimanche, avec gratuité pour les moins de 18 ans.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="721" height="1020" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-19.png" alt="" class="wp-image-36239" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-19.png 721w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-19-212x300.png 212w" sizes="auto, (max-width: 721px) 100vw, 721px" /></figure>
</div>


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<p class="wp-block-paragraph">Christophe Villemain souhaite que les artisans rencontrés lors de ces journées puissent, demain, franchir les portes de Jean-Musy. <em><strong>« J’aimerais qu’il y ait une porosité entre ce Village des métiers d’art et la future école. »</strong></em> Cette idée de porosité traverse tout le projet : faire circuler les pratiques, les savoirs et les personnes entre l’école, le centre de loisirs, la bibliothèque, la musique, la danse et les artisans du territoire. Autrement dit, <strong>ouvrir le temps scolaire sur ce qui l’entoure, plutôt que d’en faire un monde à part.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Des Cabriolets de l’Espoir à Octobre Rose : deux rendez-vous solidaires à Blois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Sep 2026 12:45:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À trois semaines d’intervalle, le Club 41 et le Club AGORA de Blois porteront deux opérations caritatives. Le 12 septembre, les Cabriolets de l’Espoir offriront une après-midi particulière à une trentaine d’enfants malades, en difficulté ou en situation de handicap. Le 3 octobre, le Club AGORA investira le Carroir pour une soirée consacrée à Octobre &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/des-cabriolets-de-lespoir-a-octobre-rose-deux-rendez-vous-solidaires-a-blois">Des Cabriolets de l’Espoir à Octobre Rose : deux rendez-vous solidaires à Blois</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>À trois semaines d’intervalle, le Club 41 et le Club AGORA de Blois porteront deux opérations caritatives. Le 12 septembre, les Cabriolets de l’Espoir offriront une après-midi particulière à une trentaine d’enfants malades, en difficulté ou en situation de handicap. Le 3 octobre, le Club AGORA investira le Carroir pour une soirée consacrée à Octobre Rose. Deux initiatives distinctes, mais deux clubs appartenant à une même famille associative : le Quatalagor.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les causes sont différentes, les formats également. D’un côté, un rallye de cabriolets pensé pour des enfants et leurs familles. De l’autre, une soirée pop-rock destinée à recueillir des fonds au profit de la Ligue contre le cancer. Le <strong>Club 41</strong> et le <strong>Club AGORA</strong> entretiennent cependant une proximité qui dépasse le cadre blésois. Ils appartiennent tous deux au <strong>Quatalagor</strong>, qui réunit quatre mouvements : le Club 41 Français, la Table Ronde Française, le Ladies’ Circle France et le Club AGORA France. À Blois, cette parenté associative se traduit en septembre et en octobre par deux rendez-vous tournés vers la solidarité.</p>



<h2 id="h-le-12-septembre-les-cabriolets-de-l-espoir-reprennent-la-route" class="wp-block-heading">Le 12 septembre, les Cabriolets de l’Espoir reprennent la route</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>Club 41</strong> organise le samedi 12 septembre la troisième édition des <strong>Cabriolets de l’Espoir</strong>. L’objectif annoncé est de permettre à <strong>une trentaine d’enfants malades, en difficulté ou en situation de handicap</strong> de vivre un moment particulier, tout en offrant aux familles un temps de rencontre et d’échange. Le principe repose sur des équipages composés d’un chauffeur et d’un enfant âgé de <strong>8 à 15 ans</strong>, avec, dans certains cas, la présence d’un accompagnant. Chaque enfant reçoit un road book adapté afin de participer pleinement au rallye. Entre <strong>25 et 30 cabriolets</strong>, anciens, récents ou d’exception, doivent prendre part à cette troisième édition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les véhicules seront exposés au <strong>port de la Creusille, à Blois, à partir de 13 heures</strong>. Le départ des équipages se fera entre 14 heures et 14h30. Le parcours, conçu comme <em>un rallye ludique</em>, se déroulera dans un rayon maximal de 20 kilomètres autour de Blois, avec la découverte de différents lieux au cours de l’après-midi. Le retour est annoncé entre 16h30 et 17 heures, suivi d’une <strong>remise des prix et d’un goûter</strong> réunissant enfants, familles, pilotes et organisateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette édition met également en lumière <strong><a href="https://www.facebook.com/p/Ahrp-Handi-R%C3%AAves-et-Partage-100091987878153/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Handi Rêves et Partage</a></strong>. L’association a pour mission de <strong>favoriser l’inclusion et l’épanouissement des personnes en situation de handicap</strong> en facilitant l’accès à des activités culturelles, sportives et de loisirs. Son action vise notamment le partage, l’autonomie et le lien social.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="684" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-5-684x1024.png" alt="agora 41" class="wp-image-36074" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-5-684x1024.png 684w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-5-200x300.png 200w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-5-768x1150.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-5.png 1022w" sizes="auto, (max-width: 684px) 100vw, 684px" /></figure>
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<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 id="h-le-3-octobre-le-club-agora-mobilise-pour-octobre-rose" class="wp-block-heading">Le 3 octobre, le Club AGORA mobilisé pour Octobre Rose</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Trois semaines plus tard, le <strong>Club AGORA Blois</strong> organisera à son tour la troisième édition de son rendez-vous caritatif annuel. Le samedi <strong>3 octobre</strong>, le Carroir, à La Chaussée-Saint-Victor, accueillera une soirée consacrée à <strong>Octobre Rose</strong> et à la <strong>lutte contre le cancer du sein.</strong> La formule évolue cette année. Après Men on the Hill en 2024 et 2025, le groupe <strong>STARTER</strong> prendra le relais pour une soirée pop-rock présentée comme <strong>dînatoire et dansante</strong>. La salle peut accueillir jusqu’à 280 personnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les portes ouvriront à 19 heures et le concert commencera à <strong>20 heures</strong>. L’entrée est fixée à <strong>10 euros</strong>, avec <strong><a href="https://www.helloasso.com/associations/club-agora-blois-numero-57/evenements/concert-2026?fbclid=IwY2xjawUI7JdwZG9mBWV4dG4DYWVtAjEwAGJyaWQRMW5BNUJ5UERZRkowRnlGZHZzcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEeK1vUmDb-fgzDOWAjuWp690NOMKDtN3KV0MSf8EL7J3rf0IY1s2mb8qrJJZY_aem_OCPd4cPIXXAubKDLHKU56A" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réservation sur HelloAsso (ici)</a></strong>. Restauration et buvette seront proposées sur place et il sera également possible d’effectuer un don. L’enjeu financier est clairement affiché : <strong>100 % de la recette de la soirée doit être reversée à la Ligue contre le cancer</strong>. En 2025, l’opération avait permis au Club AGORA Blois de lui remettre un chèque de <strong>5 000 euros</strong>.</p>



<h2 id="h-plus-de-61-000-nouveaux-cancers-du-sein-estimes-en-france" class="wp-block-heading">Plus de 61 000 nouveaux cancers du sein estimés en France</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La mobilisation d’Octobre Rose s’inscrit dans un contexte où le cancer du sein demeure le cancer le plus fréquent chez les femmes en France. Selon les données de l’<strong>Institut national du cancer</strong>, actualisées en juillet 2026, <strong>61 214 nouveaux cas ont été estimés en France métropolitaine en 2023</strong>. L’âge médian au diagnostic est de 64 ans. Le nombre de décès est estimé à <strong>12 765 en 2023</strong>, faisant toujours du cancer du sein la première cause de décès par cancer chez les femmes. La mortalité diminue néanmoins : son taux standardisé a reculé en moyenne de 1,5 % par an entre 2019 et 2023. La survie nette standardisée à cinq ans atteint <strong>88 %</strong> pour les femmes diagnostiquées entre 2010 et 2015.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dépistage organisé concerne les <strong>femmes âgées de 50 à 74 ans</strong>, invitées tous les deux ans à réaliser un examen clinique des seins et une mammographie. Les dernières données de <a href="https://www.santepubliquefrance.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Santé publique France</a> montrent toutefois que la participation reste limitée : elle s’établit à <strong>47,5 % en 2025</strong>, contre 43,9 % en 2024. Sur l’ensemble de la période 2024-2025, le taux atteint 45,7 %, alors qu’il était de 46,6 % en 2022-2023. Santé publique France observe une tendance générale à la baisse depuis le milieu des années 2010.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux dates et deux causes, donc, pour ces clubs blésois issus du même ensemble associatif : <strong>le 12 septembre avec les Cabriolets de l’Espoir, puis le 3 octobre avec le concert caritatif d’Octobre Rose</strong>. Dans les deux cas, le rendez-vous repose sur le même principe : mettre une activité collective au service d’une action solidaire.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Violences sexistes et sexuelles : le CIDFF 41 réclame des moyens à la hauteur d’une future loi intégrale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 13:32:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associatif et solidarités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles de Loir-et-Cher alerte sur les difficultés financières des associations spécialisées dans l’accompagnement des victimes. Dans un communiqué signé par sa présidente, Bernadette Buteau, le CIDFF 41 soutient le principe d’une réponse législative globale, mais prévient qu’elle restera sans effet sans financements et moyens humains &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/violences-sexistes-et-sexuelles-le-cidff-41-reclame-des-moyens-a-la-hauteur-dune-future-loi-integrale">Violences sexistes et sexuelles : le CIDFF 41 réclame des moyens à la hauteur d’une future loi intégrale</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le <strong><a href="https://loiretcher.cidff.info/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Centre d’information sur les droits des femmes et des familles de Loir-et-Cher</a></strong> alerte sur les <strong>difficultés financières des associations spécialisées dans l’accompagnement des victimes.</strong> Dans un communiqué signé par sa présidente, <strong>Bernadette Buteau,</strong> le <strong>CIDFF 41</strong> soutient le principe d’une réponse législative globale, mais prévient qu’elle restera <strong>sans effet sans financements et moyens humains supplémentaires. </strong><em>« Un dysfonctionnement global nécessite une réponse globale »</em>, affirme le CIDFF 41.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’association départementale relaie ainsi une alerte portée au niveau national par la Fédération des CIDFF. Celle-ci estime que les demandes adressées aux structures spécialisées augmentent plus rapidement que les financements disponibles. D’après les données communiquées par la Fédération, <strong>le nombre de femmes victimes de violences sexistes et sexuelles accompagnées par les CIDFF a progressé de 26 % en cinq ans.</strong></p>



<h2 id="h-des-associations-confrontees-a-des-tensions-de-tresorerie" class="wp-block-heading">Des associations confrontées à des tensions de trésorerie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Fédération nationale fait également état de <strong>retards dans le versement de plusieurs <a href="https://bloiscapitale.com/les-associations-feministes-tirent-la-sonnette-dalarme-face-a-la-baisse-des-subventions" target="_blank" rel="noreferrer noopener">subventions de l’État</a></strong> relevant du programme budgétaire consacré à l’égalité entre les femmes et les hommes. En juin, elle indiquait que douze CIDFF se trouvaient dans une situation de trésorerie critique, certains risquant de ne pas pouvoir assurer le paiement des salaires et envisageant des suppressions de postes. </p>



<h2 id="h-160-000-enfants-victimes-chaque-annee" class="wp-block-heading">160 000 enfants victimes chaque année</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;affaire Lyhanna a ravivé le débat sur la protection des enfants victimes de violences sexuelles. La Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants, la CIIVISE, estime que <strong>160 000 enfants en sont victimes chaque année en France</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La CIIVISE évalue par ailleurs à <strong>9,7 milliards d’euros par an</strong> le coût économique et social des violences sexuelles subies pendant l’enfance. Cette estimation, réalisée avec le <a href="http://www.psytel.net/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cabinet Psytel</a>, prend notamment en compte leurs conséquences sanitaires à long terme ainsi que les dépenses sociales et judiciaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les dernières données du ministère de l’Intérieur confirment l’ampleur des violences enregistrées par les services de sécurité. En 2025, la police et la gendarmerie ont enregistré <strong>132 300 victimes de violences sexuelles</strong>, dont <strong>76 200 mineures</strong>, soit 58 % du total. Ces statistiques recensent les crimes et délits portés à la connaissance des forces de sécurité ; elles ne mesurent pas l’ensemble des violences effectivement commises, <strong>une partie d’entre elles ne faisant pas l’objet d’un dépôt de plainte ou d’un signalement.</strong></p>



<h2 id="h-une-proposition-de-loi-deposee" class="wp-block-heading">Une proposition de loi déposée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le CIDFF 41 soutient l’adoption d’une « loi intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles. Cette expression désigne la proposition de <strong>loi no 2169, déposée le 2 décembre 2025 à l’Assemblée nationale.</strong> Le texte prévoit une intervention dans plusieurs domaines : fonctionnement de la justice et de la police, parcours judiciaire des victimes, protection des enfants, santé, travail, prévention, cyberviolences et prise en charge des personnes vulnérables. Il a été renvoyé à la commission des lois.</p>



<h2 id="h-une-loi-ne-peut-etre-appliquee-sans-moyens" class="wp-block-heading">« Une loi ne peut être appliquée sans moyens »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour le CIDFF 41, l’adoption d’un texte global ne suffira donc pas.</strong> L’association estime que les obligations nouvelles qui pourraient être imposées à la justice, aux services de police et de gendarmerie, aux professionnels de santé ou aux structures d’accompagnement nécessiteront <strong>des recrutements, des formations et des financements pérennes.</strong> La position défendue par Bernadette Buteau tient en une idée : <strong>une politique publique ne peut être jugée à la seule étendue de son arsenal législatif.</strong> Sa capacité à protéger les victimes dépend aussi des <strong>moyens accordés</strong> aux services publics et aux associations chargées de les accueillir, de les informer et de les accompagner dans la durée.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/violences-sexistes-et-sexuelles-le-cidff-41-reclame-des-moyens-a-la-hauteur-dune-future-loi-integrale">Violences sexistes et sexuelles : le CIDFF 41 réclame des moyens à la hauteur d’une future loi intégrale</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Michel Bégon, le Code noir et Blois : un héritage désormais interrogé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 10:05:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créée après la remise en lumière du rôle joué par Michel Bégon dans la préparation de l’édit de 1685, communément appelé Code noir, l’association Bégon &#38; Grégoire Héritages blésois (lire ici) présente un programme de huit actions jusqu’en 2028. Théâtre, bande dessinée, cinéma, résidence artistique au collège, débat citoyen et réflexion sur l’espace public doivent &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/michel-begon-le-code-noir-et-blois-un-heritage-desormais-interroge">Michel Bégon, le Code noir et Blois : un héritage désormais interrogé</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Créée après la remise en lumière du rôle joué par Michel Bégon dans la préparation de l’édit de 1685, communément appelé Code noir, l’<a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public" target="_blank" rel="noreferrer noopener">association Bégon &amp; Grégoire Héritages blésois (lire ici)</a> présente un programme de huit actions jusqu’en 2028. Théâtre, bande dessinée, cinéma, résidence artistique au collège, débat citoyen et réflexion sur l’espace public doivent permettre à Blois d’examiner un héritage longtemps resté dans l’ombre, sans glorification ni effacement.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À Blois, le nom de Michel Bégon appartient au paysage quotidien.</strong> Il désigne une rue, une allée forestière, un collège et une maison de quartier devenue un équipement culturel et social important. Pendant longtemps, la mémoire locale a surtout retenu de cet administrateur royal son intérêt pour les sciences, les collections et la botanique, ainsi que son lien avec le bégonia, nommé en son honneur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre partie de son parcours est désormais placée <strong>au centre du débat</strong> : sa participation aux travaux ayant conduit à l’édit royal de mars 1685 réglementant l’esclavage dans les colonies françaises d’Amérique, texte couramment désigné sous le nom de <strong>Code noir.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Fondation pour la mémoire de l’esclavage présente Michel Bégon, né en 1638 et mort en 1710, comme <strong>l’un des auteurs de l’édit royal de 1685</strong>. Le 25 juin 2026, son directeur adjoint, <strong>Pierre-Yves Bocquet, est venu à Blois</strong> donner une conférence intitulée <em><strong>« Michel Bégon, haut fonctionnaire de l’esclavagisme »</strong></em>, devant des enseignants du collège Michel-Bégon puis des membres de l’association. Cette qualification décrit son rôle dans la construction administrative et juridique du système colonial ; elle ne constitue évidemment pas un titre officiel porté à l’époque. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dire que Michel Bégon a été <em>« le rédacteur »</em> ou <em>« l’auteur »</em> du Code noir serait trop catégorique</strong>. L’édit de 1685 est le résultat d’un processus administratif collectif, nourri par des informations recueillies dans les colonies et achevé dans les bureaux du pouvoir royal. <strong>Il reste néanmoins établi que Michel Bégon a participé de manière significative à sa préparation.</strong> C’est autour de cette histoire, longtemps absente du récit patrimonial blésois, que l’association <strong>Bégon &amp; Grégoire Héritages blésois</strong> s’est constituée à la fin du mois de février 2026.</p>



<h2 id="h-deux-personnages-deux-heritages-opposes" class="wp-block-heading">Deux personnages, deux héritages opposés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix de réunir Michel Bégon et l’abbé Grégoire dans le nom de l’association n’a rien d’une mise sur le même plan. <strong>À plus d’un siècle de distance, les deux hommes sont liés à Blois, mais incarnent des positions profondément opposées.</strong> Michel Bégon a participé à la construction juridique d’un ordre colonial fondé sur la réduction en esclavage. <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Abb%C3%A9_Gr%C3%A9goire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Henri Grégoire</a>, né en 1750, fut quant à lui l’une des grandes figures du combat contre l’esclavage et les préjugés raciaux durant la Révolution française et sous le premier Empire. </strong>Entré au Panthéon en 1989, l’abbé Grégoire est lui aussi présent dans l’espace public blésois, à travers une bibliothèque, un quai et un square.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="600" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/05/bibliotheque-abbe-Gregoire.png" alt="bibliothèque abbé Grégoire" class="wp-image-3742" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/05/bibliotheque-abbe-Gregoire.png 800w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/05/bibliotheque-abbe-Gregoire-300x225.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/05/bibliotheque-abbe-Gregoire-768x576.png 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’association, la confrontation de ces deux trajectoires doit permettre de <strong>questionner la manière dont se construit un récit national et local.</strong> Pourquoi certaines facettes d’un personnage sont-elles célébrées, tandis que d’autres restent méconnues ? <strong>Que fait une ville lorsqu’une recherche historique vient modifier le regard porté sur les noms qu’elle a inscrits dans ses rues, ses écoles et ses équipements ?</strong> <em>« Il ne s’agit ni de glorifier, ni d’effacer »</em>, résume le plan d’actions présenté par l’association. Celle-ci dit <strong>refuser à la fois une position conservatrice,</strong> qui rendrait le patrimoine intouchable, <strong>et une logique de suppression immédiate</strong> empêchant le travail historique. Elle revendique <strong>une démarche <em>« contextualisante et éclairante »</em></strong>, appuyée sur des actes concrets. Cette ligne traverse l’ensemble du programme conçu pour le second semestre 2026, l’année 2027 et le début de 2028.</p>



<h2 id="h-une-premiere-soiree-autour-de-furcy-ne-libre" class="wp-block-heading">Une première soirée autour de « Furcy, né libre »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’association a commencé par le cinéma.</strong> Le 29 avril 2026, une projection-débat du film <strong><em>Furcy, né libre</em></strong> a été organisée au cinéma Les Lobis, <strong>en présence de son réalisateur Abd Al Malik.</strong> Résultat, près de 150 personnes ont assisté à la rencontre. Le 19 mai, les personnes souhaitant poursuivre les échanges ont été conviées à la <strong>Maison de Bégon</strong>. Cette dernière est depuis devenue un partenaire actif du projet et siège dans l’association comme membre d’honneur. La structure porte elle-même le nom aujourd’hui questionné. Et elle affirme <strong>ne pas vouloir <em>« déboulonner à tout prix »</em> la figure de Michel Bégon</strong>. La Maison souhaite ouvrir un débat associant les habitants du quartier, ses adhérents et ses usagers, en coordination avec la Ville, le collège et les associations engagées sur le sujet.</p>



<h2 id="h-une-residence-mission-au-college-michel-begon" class="wp-block-heading">Une résidence-mission au collège Michel-Bégon</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La première concrétisation pédagogique d’ampleur doit se dérouler durant l’année scolaire 2026-2027</strong>. L’équipe enseignante du <strong>collège Michel-Bégon</strong>, établissement classé en réseau d’éducation prioritaire renforcé, a obtenu la validation d’une résidence-mission intitulée <strong><em>« De quoi Bégon est-il le nom ? »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une résidence-mission met en relation <strong>artistes, enseignants et élèves autour d’un processus de création.</strong> Plusieurs classes doivent être mobilisées. Des comédiens et d’autres artistes interviendront au collège dans un dispositif soutenu par l’Éducation nationale, le conseil départemental de Loir-et-Cher et la DRAC Centre-Val de Loire. <em>« <strong>Il y a des financements publics qui, sans être énormes, sont assez conséquents. Ils permettent de mobiliser plusieurs classes</strong> »</em>, indique Louis Buteau, président de l’association. <strong>Catherine Romary,</strong> professeure d’histoire-géographie et administratrice de la Maison de Bégon, est la coordinatrice de l’équipe enseignante.</p>



<h2 id="h-une-piece-de-theatre-comme-projet-central" class="wp-block-heading">Une pièce de théâtre comme projet central</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La création d’une pièce de théâtre constitue, selon Louis Buteau, <strong><em>« un peu le navire amiral »</em></strong> du programme. La première est envisagée lors des Rendez-vous de l’histoire 2027. <em>« <strong>La pièce mettra en jeu Bégon, l’abbé Grégoire et des jeunes Blésois d’aujourd’hui</strong> »</em>, explique-t-il. Ces personnages contemporains seront notamment confrontés à des discriminations liées à leur origine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le bégonia doit également y trouver une place symbolique</strong>. Cette plante tropicale, dont le nom rend hommage à Michel Bégon, permettra de relier l’histoire du personnage <strong>aux circulations botaniques, commerciales et coloniales.</strong> L’écriture et la mise en scène sont confiées à <strong>Régine Launay.</strong> Plusieurs représentations pourraient être données pendant <strong>les Rendez-vous de l’histoire 2027</strong>. La création pourrait aussi servir de support à des échanges avec le public. <em>« <strong>L’idée, quand même, c’est que cela puisse servir de point d’appui à des débats</strong> », </em>indique Louis Buteau. Si le spectacle rencontre son public, l’association souhaiterait ensuite le présenter dans d’autres villes, dans le Loir-et-Cher comme au-delà du département.</p>



<h2 id="h-la-ville-veut-avancer-sans-precipitation-mais-sans-esquive" class="wp-block-heading">La Ville veut avancer <em>« sans précipitation, mais sans esquive »</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le sujet a rapidement quitté le seul cadre associatif. À l’ouverture du conseil municipal du 19 mai 2026, <strong>Marc Gricourt</strong> a informé les élus du lancement d’une démarche municipale. Le maire de Blois a estimé que la contribution de Michel Bégon à l’élaboration du Code noir devait être regardée en face, <em><strong>« sans précipitation, mais sans esquive »</strong>.</em> Selon lui, un tel sujet doit être traité avec <em><strong>« sérieux, méthode et hauteur ».</strong></em> Le maire annonçait alors un dialogue avec l’association et la création d’un cadre de travail associant historiens, élus, acteurs éducatifs et représentants de la société civile. Le suivi du dossier a été confié à <strong>Johann Elbory,</strong> adjoint chargé de la mémoire, de la laïcité et de l’intégration républicaine. Au début du mois de juin, le plan d’actions a été présenté au maire, à plusieurs adjoints et aux membres de son cabinet. Louis Buteau rapporte qu’<em>« <strong>il en est résulté un soutien clair de la Ville au plan d’actions</strong>. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le conseil départemental de Loir-et-Cher s’est lui aussi saisi du sujet.</strong> Le 11 juin 2026, il a adopté un vœu relatif à la portée symbolique du nom du collège Michel-Bégon. Présenté en séance par la conseillère départementale <strong>Hanan El Adraoui,</strong> le texte a recueilli 29 voix favorables et une voix contre, celle de Guillaume Peltier. <strong>Le Département ne décide pas de renommer le collège. </strong>Il propose qu’une démarche participative et éducative soit engagée afin d’interroger ce que le nom de Michel Bégon représente aujourd’hui. Le texte prévoit d’associer les élèves, les enseignants, les familles, les représentants de l’Éducation nationale, ainsi que des associations et des historiens travaillant sur les questions de mémoire et de dénomination des lieux publics. L’objectif affiché est de <strong>faire de la réflexion un support de citoyenneté et de transmission, sans préjuger de sa conclusion.</strong> Pour Louis Buteau, ce vote est <em>« <strong>vraiment très positif</strong> »</em> puisqu’il donne à la communauté éducative une légitimité institutionnelle pour ouvrir le débat. La validation annoncée de la résidence-mission est venue prolonger cette orientation.</p>



<h2 id="h-faire-du-debat-une-demarche-durable" class="wp-block-heading">Faire du débat une démarche durable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’association ne veut pas que la question du maintien, de la contextualisation ou du remplacement de certains noms soit tranchée avant que le débat ait eu lieu. <em>« <strong>On attache autant d’importance à la méthode qu’au résultat, et peut-être même plus d’importance à la méthode qu’au résultat lui-même</strong> »</em>, affirme Louis Buteau. Les huit actions annoncées visent des réalisations concrètes, mais leurs conclusions ne sont pas écrites d’avance. <em>« <strong>On ne veut surtout pas clore le débat tout de suite. Il faut vraiment que le débat se déroule</strong> »</em>, poursuit-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La démarche doit notamment permettre de comprendre pourquoi le rôle colonial de Michel Bégon est resté si longtemps à l’arrière-plan. Le personnage était connu et son nom largement présent dans la ville, mais le récit local privilégiait d’autres dimensions de sa carrière. L’association veut interroger les mécanismes de cette sélection : évolution de la recherche, silences institutionnels, moindre intérêt ancien pour l’histoire coloniale et construction progressive des mémoires publiques. Le débat doit également relier cette histoire aux discriminations contemporaines. Nicole Loza souligne que le sujet <em>« <strong>ne touche pas seulement le passé</strong> »</em> : <em>« <strong>Il y a des projections dans l’avenir, des conséquences sur toutes les formes de discrimination, notamment le racisme, qui a des origines dans la période esclavagiste et dans l’image que l’on avait des personnes afrodescendantes réduites en esclavage.</strong> »</em></p>



<h2 id="h-les-tableaux-d-honorine-une-bande-dessinee-en-construction" class="wp-block-heading">« Les tableaux d’Honorine », une bande dessinée en construction</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième projet artistique est une bande dessinée écrite par <strong>Catherine Lacassagne</strong>, vice-présidente de l’association. Son titre est <strong>Les tableaux d’Honorine</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« <strong>Cette bande dessinée, c’est une démarche de transmission et de déconstruction</strong> »</em>, explique l’autrice. Honorine est une jeune Française racisée qui a subi différentes formes de discrimination. Elle connaît le rejet, la dépréciation, les silences familiaux, les non-dits coloniaux et la difficulté d’accepter sa couleur de peau. Une quête identitaire doit progressivement l’amener à découvrir la richesse de son héritage familial, culturel et social. <em>« <strong>Honorine, c’est une métaphore. C’est la parole donnée aux Afrodescendants, la mémoire de la traite négrière, peut-être aussi celle de quelques captifs noirs morts pour la France</strong> »,</em> décrit Catherine Lacassagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le personnage n’est pas autobiographique. <em>« <strong>Ce n’est pas ma vie. C’est une fiction, mais ce sont quand même des faits de la réalité</strong> »</em>, précise-t-elle. Le récit s’appuie sur des histoires familiales, des faits historiques, des écrits et des textes de loi. Michel Bégon et l’abbé Grégoire doivent être omniprésents dans une narration mêlant fiction et documentation afin de <strong>questionner la construction du récit national.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Catherine Lacassagne a déjà écrit l’essentiel du projet. <em>« <strong>J’ai une idée précise de ce que je souhaiterais voir ressortir : des couleurs, une forme de présentation, de la verticalité pour tout ce qui est historique</strong> »</em>, explique-t-elle. Aucun illustrateur n’est encore choisi. Le concours de la Maison de la BD est souhaité, mais pas acquis. Le modèle économique reste lui aussi à déterminer : édition commerciale, coédition, souscription, financement participatif, mécénat ou subventions. Le projet viserait un public adulte et jeune adulte à partir de 15 ans.</p>



<h2 id="h-le-cinema-comme-outil-de-discussion" class="wp-block-heading">Le cinéma comme outil de discussion</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jean-Marie Génard,</strong> administrateur de l’association et consultant pour le cycle cinéma des <em>Rendez-vous de l’histoire</em>, entend prolonger le travail commencé avec <em>Furcy, né libre</em>. <em>« <strong>Notre premier acte a été cinématographique</strong> »</em>, rappelle-t-il. <em>« <strong>C’était un très beau film qui nous engageait véritablement dans la réflexion sur ce qu’étaient la mémoire de l’esclavage et celle de son abolition.</strong> »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème des Rendez-vous de l’histoire 2026 étant <em>« Les Marchands »</em>,<em> « <strong>il était naturel qu’on essaye d’être présents aussi par le biais du cinéma</strong> »,</em> ajoute Jean-Marie Génard. Deux séances sont annoncées dans les documents transmis par l’association. La 29e édition des Rendez-vous de l’histoire se tiendra à Blois <strong>du 7 au 11 octobre 2026.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le vendredi 9 octobre à 20h45, le cinéma Les Lobis doit projeter <em>Cobra Verde</em>,</strong> de Werner Herzog, avec Klaus Kinski. Sorti en 1987, le film suit un aventurier et négociant brésilien envoyé au Dahomey, l’actuel Bénin, afin d’organiser un convoi de captifs destinés à l’esclavage. La séance est proposée par <a href="https://bloiscapitale.com/cinefil-une-association-qui-fait-vivre-le-cinema-dauteur-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ciné’Fil</a>, avec le soutien de Bégon &amp; Grégoire Héritages blésois.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le dimanche 11 octobre à 11h30</strong>, le Centre de la Résistance, de la Déportation et de la Mémoire doit accueillir<strong> gratuitement</strong> le documentaire <strong><em>Haïti, la rançon de l’indépendance</em>, de Wandrille Lanos.</strong> Le film revient sur l’indemnité imposée à Haïti par la France en 1825, au bénéfice des anciens colons, et sur les conséquences économiques durables de cette dette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une table ronde provisoirement intitulée <strong><em>« Un technocrate de l’esclavage – Nouveaux regards sur Michel Bégon »</em></strong> est également annoncée, avec <strong>Pierre-Yves Bocquet</strong> et le <a href="https://linkedin.com/in/philippe-voisin-941b85100?originalSubdomain=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">journaliste</a> et historien <strong>Philippe Voisin.</strong></p>



<h2 id="h-un-contre-monument-pour-rendre-visibles-les-absents" class="wp-block-heading">Un contre-monument pour rendre visibles les absents</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La quatrième action envisagée concerne directement <strong>l’espace public.</strong> L’association réfléchit à l’installation d’un <strong><em>« contre-monument »</em></strong> ou d’une stèle. <em>« <strong>L’idée, <strong>une nouvelle fois</strong></strong>, <strong>n’est pas de s’opposer à Michel Bégon, mais de mettre en lumière les invisibles de la période de l’esclavage</strong> »</em>, explique Louis Buteau. Le projet viserait les personnes réduites en esclavage, mais aussi celles et ceux qui ont résisté à ce système et dont les noms sont peu connus dans la région. <em>« <strong>Ce contre-monument a vocation à mettre en lumière des personnes dont on ne parle pas beaucoup, en tout cas pas suffisamment</strong> »</em>, poursuit-il.</p>



<h2 id="h-de-nouveaux-noms-dans-l-espace-public" class="wp-block-heading">De nouveaux noms dans l’espace public</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le prolongement de cette réflexion, l’association propose d’attribuer à de nouvelles voies, à des bâtiments ou à des équipements publics <strong>les noms de personnalités ayant combattu l’esclavage et la colonisation.</strong> Plusieurs figures sont évoquées : Olympe de Gouges, Toussaint Louverture, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Solitude_(vers_1772-1802)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Rosalie Solitude</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Delgr%C3%A8s" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Louis Delgrès</a>. Cette liste n’est ni définitive ni exhaustive. <em>« <strong>Et il s’agit d’attribuer des noms, pas forcément de renommer. Attention, ce n’est pas la même chose</strong> »</em>, souligne le président de l&rsquo;association. Donner à un nouvel espace le nom de Toussaint Louverture ou de Rosalie Solitude ne signifie donc pas nécessairement retirer celui de Michel Bégon d’un lieu existant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, le plan n’écarte aucune question. <strong>La rue Michel-Bégon, l’allée forestière, le collège et les autres équipements pourront être interrogés. </strong>Parmi les solutions possibles figurent le maintien du nom avec contextualisation, l’installation de plaques explicatives ou une redénomination. Ces décisions relèvent des collectivités compétentes.</p>



<h2 id="h-un-jumelage-avec-une-collectivite-ultramarine" class="wp-block-heading">Un jumelage avec une collectivité ultramarine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le sixième axe consiste à <strong>envisager un jumelage entre Blois et une ville ou une collectivité ultramarine profondément marquée par l’histoire de l’esclavage et par l’action de Michel Bégon.</strong> Le partenariat pourrait déboucher sur des échanges entre établissements scolaires et associations, ainsi que sur des projets culturels, touristiques, économiques ou environnementaux.</p>



<h2 id="h-interroger-les-heritages-de-l-economie-de-plantation" class="wp-block-heading">Interroger les héritages de l’économie de plantation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le septième projet déplace le regard vers l’économie. <em>« <strong>Il faut avoir bien en tête que la société esclavagiste avait d’abord une vocation économique</strong> »</em>, rappelle Louis Buteau. <em>« Il s’agissait d’approvisionner l’Europe, et en particulier la France, en produits rares et nécessaires. Le premier produit, c’était le sucre. »</em> L’association souhaite organiser<strong> chaque année une rencontre agroéconomique</strong> consacrée aux héritages contemporains de cette économie de plantation. <em>« <strong>On trouve encore aujourd’hui beaucoup de traces de ce type d’économie dans la façon dont certains échanges agricoles fonctionnent entre les pays de production et les pays où les produits sont transformés</strong> »</em>, estime Louis Buteau. Le café, le cacao, la banane, la canne à sucre, le thé, la vanille, le coton ou l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9v%C3%A9a" target="_blank" rel="noreferrer noopener">hévéa</a> pourraient servir de points d’entrée.</p>



<h2 id="h-une-presence-annuelle-lors-de-la-journee-du-10-mai" class="wp-block-heading">Une présence annuelle lors de la journée du 10 mai</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La dernière action prévoit une participation annuelle à la <strong>Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions.</strong> Le plan envisage des dépôts de gerbes, des lectures, des rencontres et des interventions culturelles ou artistiques construites avec les habitants et les structures locales.</p>



<h2 id="h-un-debat-expose-au-risque-de-recuperation" class="wp-block-heading">Un débat exposé au risque de récupération</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables de l’association disent avoir reçu jusqu’ici bien davantage de soutiens que de refus. Mais, la proximité des échéances électorales pourrait favoriser les récupérations et la polarisation du débat. Louis Buteau ne nie pas ce risque : <em>« <strong>On n’est pas à l’abri, mais on fera face.</strong> <strong>On les écoutera.</strong> »</em> L’ambition est inchangée : <strong>laisser le débat se dérouler avant de prétendre en écrire la conclusion.</strong></p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/vidsa-1024x576.png" alt="vida" class="wp-image-34837" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/vidsa-1024x576.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/vidsa-300x169.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/vidsa-768x432.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/vidsa-1536x864.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/vidsa-390x220.png 390w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/vidsa.png 1672w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>À la Creusille, une soirée « Par les fonds » pour regarder et écouter autrement la rue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jul 2026 06:57:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vendredi 17 juillet, à partir de 19h, Le Carillon donne rendez-vous au port de la Creusille, en bord de Loire à Blois, pour une soirée gratuite autour du film Par les fonds, documentaire de Julien Quentin tourné avec des personnes vivant ou ayant vécu la rue. Avant la projection en plein air, une scène ouverte &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vendredi 17 juillet, </strong>à partir de 19h<strong>,</strong> <strong><a href="https://bloiscapitale.com/quatre-ans-de-solidarite-le-carillon-de-blois-fete-son-anniversaire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Carillon</a></strong> donne rendez-vous au <strong>port de la Creusille</strong>, en bord de Loire à Blois, pour une <strong>soirée gratuite autour du film <em>Par les fonds</em>,</strong> documentaire de Julien Quentin tourné avec des personnes vivant ou ayant vécu la rue. Avant la projection en plein air, une <strong>scène ouverte</strong> donnera place à la musique, aux voix et aux présences de celles et ceux qui gravitent autour du Carillon. <strong>L’entrée sera libre</strong>. Grâce à une collaboration avec La Ralingue et des bateliers, qui organisent eux aussi une projection le lendemain, plusieurs centaines de chaises pourront être installées. <em><strong>« On va avoir 400 places »</strong></em>, explique Mélanie Pasteur, médiatrice culturelle du <a href="https://www.blois.fr/info/2021/10/alep-carillon" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Carillon</a>, même si toutes ne seront pas nécessairement déployées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La soirée commencera donc à 19h par une scène ouverte</strong>. L’idée est simple : permettre à celles et ceux qui le souhaitent de venir jouer, chanter, faire de la musique. Parmi les participants annoncés, il y aura <strong><a href="https://bloiscapitale.com/cest-quoi-cette-soupe-impopulaire-organisee-samedi-prochain-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Beufa</a></strong>, protagoniste du film. Il prévoit, dit-il, de jouer <em>« un pot-pourri de ses compositions pourries »</em>, avec l’autodérision qui le caractérise. Avant la projection, qui se fera la nuit tombée, une prise de parole est prévue. Elle doit permettre de relier le film à d’autres projets en cours, notamment <strong>une comédie musicale en préparation</strong>.</p>



<h2 id="h-par-les-fonds-un-film-de-julien-quentin" class="wp-block-heading">« Par les fonds », un film de Julien Quentin</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Par les fonds</em> est un documentaire qui s’inscrit dans la continuité des films du Carillon, après <em>La Gagne des gueux</em>, réalisé par Amélia Bréchet. À l’origine, le projet devait accompagner la tournée de <em>La Gagne des gueux</em>. Julien Quentin suivait alors le groupe dans ses déplacements, ses projections, ses moments collectifs. Mais au fil des rencontres à Blois, le film a changé de nature. <em><strong>« Finalement, Julien se rend vite compte qu’en rencontrant les gens qui fréquentent le Carillon à Blois, les gens qui fréquentent la rue à Blois, il y a plein d’autres contenus très intéressants à montrer »</strong></em>, raconte Mélanie Pasteur. Le film n’est donc pas devenu le récit d’une tournée. Il est devenu une série de rencontres, de moments de vie, de fragments de paroles et de présences.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Par les fonds</em> ne cherche pas à faire un exposé sur <em>« les SDF »</em> ou à expliquer de manière générale ce que serait <em>« vivre dans la rue ».</em> <strong>Julien Quentin n’a pas voulu réaliser <em>« un film de présentation »</em> sur le sans-abrisme. Il a plutôt cherché à faire des portraits,</strong> à montrer la richesse des personnes rencontrées, sans les réduire à leur parcours de rue. Le film ne raconte pas forcément les passés en détail, ne donne pas toutes les causes, ne referme pas les histoires sur des explications simples. Il laisse apparaître des personnes dans leur complexité, avec leurs contradictions, leurs élans, leurs fragilités et leurs talents.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSB7ekCpc7ah1-sEKee6dD-I0oJjFGyXI2CjxI4GfJiPQ&amp;s=10" alt=""/></figure>
</div>


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<h2 id="h-beufa-dark-glauque-et-en-meme-temps-lumineux" class="wp-block-heading">Beufa : « dark, glauque, et en même temps lumineux »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Beufa, qui apparaît dans le film, en parle avec des mots directs. Pour lui, <em>Par les fonds</em> contient <strong><em>« quelque chose de déglingué »</em></strong>, <strong><em>« un peu dark, glauque, et en même temps lumineux »</em></strong>. Il y voit des <em><strong>« parcours de vie difficiles sur fond de notre belle Loire ».</strong></em> Ce contraste ne gomme pas la dureté de la rue, mais il ne l’enferme pas non plus dans le noir. <em><strong>« Nous, nos murs, c’est le ciel et la terre »</strong></em>. Il y a de la fatigue, des deuils, des lieux rudes, des corps exposés, mais aussi des éclats, de la mémoire, de la tendresse et des formes de beauté. Beufa dit ressentir <em>« beaucoup de joie »</em> à l&rsquo;idée de revoir le film. Il parle de trace. <strong>Dans un monde où les personnes de la rue disparaissent souvent sans laisser beaucoup d’archives, un film peut garder quelque chose</strong> : un visage, une voix, une manière de parler, une présence. L&rsquo;artiste évoque aussi un possible effet positif pour celles et ceux qui ont été filmés. <em>« Cela permet aux gens de s’exprimer, et aussi de penser à ce qu’ils vont dire, donc à ce qu’ils pensent eux-mêmes »</em>, dit-il. <strong><em>« Cela permet peut-être de faire un pas de côté. »</em></strong></p>



<h2 id="h-alexandre-toss-la-camera-et-la-confiance" class="wp-block-heading">Alexandre « Toss » : la caméra et la confiance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alexandre « Toss » est l’une des présences fortes du film. Julien Quentin, le réalisateur, est venu plusieurs fois dans son squat. Ils sont allés boire des cafés, ont discuté, ont échangé longuement. <em>« Quand je parle avec Julien, je parle à un copain, à un ami »</em>, explique Toss. <em>« Donc <strong>parfois, la caméra, je ne la voyais même plus. »</strong></em> Cette confiance a permis une parole très intime. Toss dit avoir raconté <em>« toute sa vie »</em>, ou presque. Sans que cela n&rsquo;apparaisse dans le film. <strong>Donner la parole ne signifie pas tout exposer. Filmer la rue ne doit pas devenir une captation de l’intimité sans protection.</strong> Toss n’a d’ailleurs pas encore vu la version définitive du film. Il a vu une première version avant la postproduction, mais pas le montage final. La projection du 17 juillet pourrait donc être, pour lui aussi, un moment particulier.</p>



<h2 id="h-richard-max-les-absents" class="wp-block-heading">Richard, Max, les absents</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a les absents aussi. Ceux qui sont partis. <strong>Richard</strong>, <strong>Max</strong>&#8230; Car les dernières années ont été marquées par de nombreux décès dans la rue blésoise. <em><strong>« Une hécatombe »</strong></em>, dit Alexandre. <em>« Quand on imaginait la rue de Blois, on pensait forcément à Richard »</em>, explique Beufa. Sa disparition a marqué durablement celles et ceux qui l’ont connu. Même un an après, souligne Mélanie Pasteur, la ville était encore <em>« sous le coup »</em> de cette absence. La rue est aussi faite de liens, de deuils, de souvenirs partagés, de noms que l’on continue de prononcer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toss rappelle cependant qu’<strong>il ne faut pas idéaliser la rue</strong>. Les personnes qui y vivent ne forment pas spontanément une grande famille homogène. <em>« Quand tu tombes à la rue, tu tombes à la rue avec tes idéaux, avec ce que tu es »,</em> explique-t-il.<strong> Il y a de la solidarité, mais aussi de l’individualisme.</strong> Il y a <strong>de la fraternité, mais aussi des tensions.</strong> Comme dans le reste de la société. Cette précision évite deux écueils : la vision misérabiliste, qui ne verrait que la souffrance, et la vision romantique, qui ferait de la rue un monde naturellement solidaire. La réalité est plus complexe.</p>



<h2 id="h-etre-vu-sans-etre-reconnu" class="wp-block-heading">Être vu sans être reconnu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, il y a <strong>le regard des autres</strong>. Toss parle de la violence des insultes, du tutoiement, des remarques, de cette manière qu’ont certains passants de s’adresser aux personnes sans domicile comme à des êtres inférieurs. Beufa raconte avoir dormi un jour dans une cabane de jardin exposée sur le parking de <em>Leroy Merlin.</em> Il ne s’est pas réveillé avant l’ouverture du magasin. Une vendeuse, en ouvrant la cabane pour la montrer à un client, a réagi comme si elle découvrait un nuisible. <em><strong>« Elle a dit « Il y en a un là », comme si j’étais un rat »</strong></em>, dit-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réaction résume <strong>une forme de déshumanisation</strong>. Les personnes vivant dehors ne sont pas nécessairement invisibles au sens strict. On les voit. Mais <strong>on ne les reconnaît pas toujours comme des personnes complètes.</strong> Ce n’est pas forcément leur présence qui est invisibilisée, c’est leur humanité. Beufa décrit un mécanisme : <strong>dès qu’une personne identifiée comme SDF ouvre la bouche, beaucoup pensent qu’elle va demander de l’argent.</strong> Même pour demander l’heure ou une direction, il faut parfois insister pour être simplement écouté. Les corps précaires deviennent suspects avant même d’avoir parlé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mais il y a aussi les gestes de bonté</strong>, les passants qui s’arrêtent, les voisins qui aident, les solidarités discrètes. Toss raconte l’exemple d’une femme dormant dans une cage d’escalier : lorsque les habitants de l’immeuble ont compris sa situation, certains lui ont aménagé un espace dans la cave pour qu’elle puisse dormir plus dignement. La rue produit de la violence, mais elle révèle aussi des gestes d’humanité.</p>



<h2 id="h-une-comedie-musicale-en-preparation" class="wp-block-heading">Une comédie musicale en préparation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée du 17 juillet servira aussi à annoncer un autre projet : <strong>une comédie musicale en préparation pour la rentrée. </strong>Le projet est encore en construction, et les participants eux-mêmes entretiennent <strong>une part de mystère.</strong> Mais quelques éléments sont déjà connus. <strong>La pièce a été principalement écrite par Amélia Bréchet, avec un travail collectif</strong> nourri par l’improvisation. Les personnages ont été construits avec les participants, à partir d’ateliers, de recherches, d’essais. Toss explique que, contrairement aux films, il ne s’agira pas d’une œuvre documentaire. La pièce sera plus fictive. Mais, selon lui, elle restera <em>« idéologiquement »</em> dans la même veine : partir des personnes, de leurs voix, de leurs imaginaires, pour créer une forme artistique qui ne parle pas à leur place. <strong>La première est prévue pour les cinq ans du Carillon, le jeudi 24 septembre, à 19h.</strong> L&rsquo;équipe comprend neuf personnes qui seront sur scène, deux musiciens, une chorégraphe, Amélia Bréchet à l’écriture et à la mise en scène, et Julien Quentin à l’image.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">Le DVD de « Par les fonds » &#8211; et un lien privé pour le regarder en streaming &#8211; est disponible à la boutique Blois Capitale, 16 rue Emile Laurens, à Blois.</mark></em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-la-creusille-une-soiree-par-les-fonds-pour-regarder-et-ecouter-autrement-la-rue">À la Creusille, une soirée « Par les fonds » pour regarder et écouter autrement la rue</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Pourquoi l’Observatoire Loire cherche à construire un nouveau bateau traditionnel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 10:46:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associatif et solidarités]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
		<category><![CDATA[Agglopolys]]></category>
		<category><![CDATA[balades Loire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Observatoire Loire a lancé une campagne de financement participatif pour construire une toue cabanée, bateau traditionnel de Loire. Derrière l’appel aux dons, l’association prépare une nouvelle étape de ses balades sur le fleuve, en lien avec la future passerelle de Loire et l’ouverture attendue de nouvelles possibilités de navigation. On la longe, on la traverse, &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/pourquoi-l-observatoire-loire-cherche-a-construire-un-nouveau-bateau-traditionnel">Pourquoi l’Observatoire Loire cherche à construire un nouveau bateau traditionnel</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Observatoire Loire a lancé une campagne de financement participatif pour construire une toue cabanée, bateau traditionnel de Loire. Derrière l’appel aux dons, l’association prépare une nouvelle étape de ses balades sur le fleuve, en lien avec la future passerelle de Loire et l’ouverture attendue de nouvelles possibilités de navigation.</em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">On la longe, on la traverse, on la photographie. Mais la Loire ne se comprend pas tout à fait de la même manière depuis ses berges que depuis l’eau. C’est cette expérience que l’Observatoire Loire veut aujourd’hui élargir avec <strong>un nouveau bateau traditionnel, destiné à explorer d’autres secteurs du fleuve</strong> et à proposer de nouveaux circuits autour de Blois. Installé au parc des Mées, à La Chaussée-Saint-Victor, l’Observatoire Loire œuvre depuis 1995 pour l’éducation à l’environnement, la sensibilisation à la biodiversité ligérienne et la découverte du patrimoine naturel et culturel du fleuve. L’association propose notamment des balades commentées entre nature et patrimoine, à bord de bateaux traditionnels de Loire.</p>



<h2 id="h-une-nouvelle-etape-liee-a-la-future-passerelle" class="wp-block-heading">Une nouvelle étape liée à la future passerelle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’association cherche aujourd’hui à construire un nouveau bateau, c’est d’abord parce que <strong>le contexte de navigation est appelé à évoluer.</strong> La future passerelle de Loire, située à proximité de l’Observatoire, doit intégrer <strong>une passe à bateaux</strong>. Cette évolution est attendue depuis plusieurs années, car elle doit ouvrir de nouvelles possibilités de navigation <strong>vers l’amont du fleuve.</strong> L’Observatoire Loire travaille sur ce sujet avec Agglopolys et le Conseil départemental. L’objectif est de pouvoir proposer de nouvelles balades, notamment <strong>entre le port de la Creusille, le lac de Loire et d’autres secteurs, selon les niveaux d’eau.</strong> </p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="581" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2077-1024x581.jpeg" alt="passerelle cyclo-piétonne sur la Loire" class="wp-image-26164" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2077-1024x581.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2077-300x170.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2077-768x435.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2077-1536x871.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2077-2048x1161.jpeg 2048w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2077-390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


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<h2 id="h-une-toue-cabanee-de-12-metres" class="wp-block-heading">Une toue cabanée de 12 mètres</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le bateau envisagé est une toue cabanée, embarcation traditionnelle de Loire. Selon les éléments communiqués par l’association, il mesurerait <strong>12 mètres de long pour 3 mètres de large.</strong> Sa cabane, longue de 3 mètres, servira notamment d’espace de rangement et pourra abriter jusqu’à 12 passagers en cas de pluie. Le bateau serait équipé d’<strong>un moteur de 50 CV.</strong> L’Observatoire Loire insiste sur la <strong>dimension locale du projet.</strong> La coque doit être réalisée par la société <em>Calligaro</em>, à Saint-Denis-sur-Loire. L’habillage bois et la cabane doivent mobiliser des partenaires locaux, avec une possible intervention d’une structure d’insertion. La logistique associe aussi des entreprises du territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le budget global est estimé à 60 000 euros.</strong> Le projet est déjà financé à 85 %, mais il reste une dernière étape à franchir : <strong>réunir les 10 000 euros manquants.</strong> C’est l’objet de la campagne de financement participatif lancée sur la <strong><a href="https://effervesens-centrevaldeloire.org/decouvrez-les-projets/detail/un-nouveau-bateau-pour-explorer-la-loire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plateforme Efferve’sens Centre-Val de Loire (ici).</a></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="871" height="565" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/toue-cabane.png" alt="" class="wp-image-34854" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/toue-cabane.png 871w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/toue-cabane-300x195.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/toue-cabane-768x498.png 768w" sizes="auto, (max-width: 871px) 100vw, 871px" /><figcaption class="wp-element-caption">Bateau correspondant au projet</figcaption></figure>
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<h2 id="h-de-nouveaux-circuits-mais-toujours-selon-la-loire" class="wp-block-heading">De nouveaux circuits, mais toujours selon la Loire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce nouveau bateau doit permettre d’<strong>élargir l’offre de balades.</strong> L’association souhaite explorer de nouveaux espaces naturels, valoriser plus largement le territoire et proposer des sorties plus longues, plus diversifiées, avec des contenus liés à la biodiversité, à l’histoire ligérienne, à la gestion du fleuve, aux paysages et aux aménagements publics. Les parcours envisagés devront toutefois rester dépendants des conditions de navigation. Sur la Loire, les niveaux d’eau, la météo et l’état du fleuve imposent toujours leurs limites. Il s’agit donc d’ouvrir un champ des possibles. L’ambition affichée est aussi de <strong>croiser plusieurs usages du territoire</strong> : les balades en bateau, la Loire à vélo, la découverte de l’Observatoire Loire, les parcours patrimoniaux et les projets d’aménagement comme la passerelle, le lac de Loire ou le ruisseau des Mées.</p>



<h2 id="h-un-outil-educatif-autant-que-touristique" class="wp-block-heading">Un outil éducatif autant que touristique</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’intérêt du projet dépasse la seule promenade.</strong> Pour l’Observatoire Loire, le bateau doit rester <strong>un outil d’éducation</strong> à l’environnement. Les balades permettent d’<strong>expliquer le fonctionnement du fleuve, ses milieux naturels, sa biodiversité, ses paysages, mais aussi les risques liés à la Loire</strong>, notamment la question de l’inondation. L’association défend ainsi une Loire accessible au plus grand nombre, avec une politique tarifaire qu’elle souhaite maintenir attractive grâce à ses partenaires. Le projet doit aussi contribuer au développement d’<strong>un tourisme fluvial de proximité, capable de toucher les visiteurs comme les habitants.</strong></p>



<h2 id="h-une-campagne-deja-a-mi-parcours" class="wp-block-heading">Une campagne déjà à mi-parcours</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la plateforme, l’objectif est fixé à <strong>10 000 euros</strong>. La campagne compte ce jour <strong>45 contributeurs</strong>, <strong>5 055 euros déjà collectés</strong>, soit environ <strong>50 % de l’objectif</strong>, avec <strong>12 jours restants</strong>. Le montant minimum de contribution est fixé à <strong>1 euro</strong>. Les dons ouvrent droit à une <strong>déduction fiscale de 66 %</strong>. Plusieurs contreparties sont proposées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La campagne doit se terminer le <strong>20 juillet</strong>. Pour l’Observatoire Loire, l’enjeu est désormais de boucler le financement de ce bateau traditionnel afin d’accompagner les nouvelles perspectives de navigation sur la Loire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">>> Lien pour contribuer : <strong><em><a href="https://effervesens-centrevaldeloire.org/decouvrez-les-projets/detail/un-nouveau-bateau-pour-explorer-la-loire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">effervesens-centrevaldeloire.org/decouvrez-les-projets/detail/un-nouveau-bateau-pour-explorer-la-loire</a></em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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