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	<title>Archives des articles : Associatif et solidarités - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des articles : Associatif et solidarités - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<item>
		<title>À Blois, les 80 ans du Secours catholique rappellent une réalité sociale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 08:07:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associatif et solidarités]]></category>
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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-les-80-ans-du-secours-catholique-rappellent-une-realite-sociale">À Blois, les 80 ans du Secours catholique rappellent une réalité sociale</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Sous les arbres des jardins de l’Évêché, les tables ont été installées à l’ombre pour échapper à la chaleur étrangement lourde de cette fin mai. Des bénévoles circulent entre les invités, des habitants discutent autour des buffets, tandis que les représentants de l’État, des collectivités et de l’Église échangent quelques mots avant les prises de parole officielles. <strong>À Blois, le Secours Catholique célébrait ce mardi les 80 ans de sa création.</strong> Un anniversaire organisé dans le cadre des <strong><em>« grandes tablées » </em></strong>déployées partout en France par l’association : <strong>plus de 730 rendez-vous festifs et fraternels</strong> destinés à célébrer huit décennies d’engagement auprès des personnes en situation de précarité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais derrière l’événement symbolique et la convivialité du moment, toutes les interventions ont convergé vers <strong>un même constat : <a href="https://bloiscapitale.com/cartographie-dune-pauvrete-qui-setend-le-secours-catholique-alerte" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la pauvreté évolue, s’étend, se complexifie</a>, et le rôle des associations de solidarité occupe une place centrale dans l’équilibre social des territoires.</strong></p>



<h2 id="h-une-association-nee-dans-la-france-de-l-apres-guerre" class="wp-block-heading">Une association née dans la France de l’après-guerre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Secours Catholique est fondé le <strong>8 septembre 1946</strong>, dans une France encore profondément marquée par les destructions de la Seconde Guerre mondiale, les pénuries alimentaires et la crise du logement. L’association est créée par l’épiscopat français et confiée à l’abbé <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Rodhain" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jean Rodhain</a>,</strong> figure majeure du catholicisme social du XXe siècle. Son objectif initial est alors clair : organiser la solidarité de l’Église catholique face aux nouvelles formes de pauvreté de l’après-guerre. <strong><em>« La charité d’aujourd’hui prépare la justice sociale de demain »</em></strong>, rappelait d’ailleurs <strong>Philippe Sans,</strong>&nbsp;vice-président de la délégation locale, reprenant l’une des phrases les plus connues de Jean Rodhain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Très rapidement, l’organisation dépasse le simple secours d’urgence. Collectes alimentaires, soutien aux familles, accompagnement social, aide aux personnes isolées, puis plus tard accès aux droits, accompagnement des migrants, insertion ou lutte contre l’exclusion : <strong>le champ d’action du Secours catholique s’élargit progressivement à mesure que les fragilités sociales évoluent.</strong></p>



<h2 id="h-une-valeur-essentielle-de-notre-republique" class="wp-block-heading">« Une valeur essentielle de notre République »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les représentants institutionnels présents figuraient notamment Naïma Ben Ahmed, directrice de cabinet du préfet de Loir-et-Cher, Marc Gricourt, maire de Blois, Cyrille Bonvillain, directeur général des services du Conseil départemental, ainsi que Monseigneur François Bestion, évêque de Blois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Prenant la parole au nom de l’État, <strong><a href="https://www.loir-et-cher.gouv.fr/Services-de-l-Etat/Prefecture-et-sous-prefectures/Prefecture-de-Loir-et-Cher/Biographies" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Naïma Ben Ahmed</a></strong> a insisté sur la place désormais occupée par le monde associatif dans le maintien de la cohésion sociale. <em><strong>« Votre action et votre engagement au quotidien rappellent une valeur essentielle de notre République : la solidarité »</strong></em>, a-t-elle déclaré. La directrice de cabinet a également souligné la dimension profondément humaine. <em><strong>« Derrière chaque situation de précarité, il y a une personne, une histoire et une dignité à préserver. »</strong></em> Dans une intervention marquée par les questions de cohésion sociale, elle a également établi un lien direct entre solidarité et stabilité collective. <strong><em>« La sécurité, ce n’est pas seulement l’absence de troubles. C’est aussi une société qui est en capacité d’être attentive aux personnes les plus vulnérables. »</em></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6491-1024x768.jpeg" alt="Naïma Ben Ahmed" class="wp-image-33608" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6491-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6491-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6491-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6491-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6491-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 id="h-une-pauvrete-qui-progresse" class="wp-block-heading">Une pauvreté qui progresse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le maire de Blois, Marc Gricourt, a lui aussi replacé cette célébration dans un contexte social plus large. <em>« Dans un monde où la pauvreté, malheureusement, augmente — et notre pays n’y échappe pas — <strong>il y a aussi les questions de fragilité liées aux migrations »</strong></em>, a-t-il déclaré. Le maire a rappelé le rôle historique des associations dans le modèle social : <em>« Vous êtes un maillon essentiel dans toute cette chaîne d’aide, de soutien et d’accompagnement qui existe en France. »</em> Son intervention est également revenue sur le <strong>contexte historique</strong> de création du Secours catholique au lendemain de la guerre, dans une période marquée par la <strong>reconstruction sociale et matérielle du pays</strong>. L&rsquo;édile a évoqué la mise en place de la Sécurité sociale, les mesures sociales issues du Conseil national de la Résistance et le rôle joué, dès cette époque, par les associations de solidarité dans l’accompagnement des populations les plus fragiles.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6494-1024x768.jpeg" alt="Marc Gricourt" class="wp-image-33607" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6494-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6494-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6494-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6494-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6494-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 id="h-280-benevoles-dans-le-loir-et-cher" class="wp-block-heading">280 bénévoles dans le Loir-et-Cher</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans le département, le Secours Catholique compte aujourd’hui 280 bénévoles répartis dans 14 lieux d’accueil.</strong> Parmi eux figurent également deux dispositifs mobiles : le Fraternibus, qui sillonne le nord du département, et le Solibus Café, présent autour de Romorantin. Des initiatives pensées pour maintenir une présence dans des territoires parfois éloignés des structures classiques d’accompagnement social. <strong>Ces deux véhicules sont essentiels, car ils permettent de lutter contre l’isolement et d’assurer une présence dans les zones blanches.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6482-1024x768.jpeg" alt="Secours Catholique" class="wp-image-33610" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6482-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6482-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6482-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6482-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6482-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 id="h-le-premier-drame-de-la-societe-c-est-l-isolement" class="wp-block-heading">« Le premier drame de la société, c’est l’isolement »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les missions de l&rsquo;association couvrent un spectre très large : accompagnement des personnes sans domicile ; soutien aux migrants ; accès aux droits ; aide alimentaire ; hébergement ; mobilité ; activités collectives ; boutiques solidaires ; accompagnement culturel et spirituel. Mais plusieurs intervenants ont insisté sur un autre aspect, moins visible, du travail quotidien de l’association : <strong>la lutte contre l’isolement.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cyrille Bonvillain,</strong> directeur général des services du Conseil départemental, a développé cette question. <em><strong>« Le premier drame de la société, aujourd’hui, c’est certainement l’isolement »</strong></em>, affirme-t-il. <em>« Vous apportez ce soutien fraternel, cette amitié, cette convivialité. »</em> Autour des longues tables dressées sous les arbres des jardins de l’Évêché, cette idée de convivialité était effectivement omniprésente.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6497-1024x768.jpeg" alt="Monseigneur François Bestion" class="wp-image-33606" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6497-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6497-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6497-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6497-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6497-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 id="h-la-justice-ne-peut-pas-tout" class="wp-block-heading">« La justice ne peut pas tout »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’intervention de <strong>Monseigneur François Bestion</strong> a, elle, déplacé le regard vers la dimension spirituelle revendiquée par le Secours Catholique. <strong><em>« L’une des plus grandes pauvretés de notre temps, c’est la pauvreté spirituelle »</em></strong>, affirme-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Revenant sur le sens du mot latin <em><strong>caritas</strong></em>, il explique que la charité constitue selon lui <strong><em>« le noyau dur de l’Église et de l’action de l’Église ».</em></strong> Monseigneur Bestion distingue alors le rôle des institutions publiques de celui de l’Église. <em><strong>« On ne peut pas demander à l’État de faire la charité, ce n’est pas son rôle. Son rôle, c’est la justice. »</strong></em> Mais, poursuit-il, <strong><em>« l’Église sait bien que la justice ne peut pas tout ».</em></strong> Même avec les dispositifs publics, estime-t-il, <strong><em>« il restera des laissés-pour-compte ».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme un prolongement concret de cette idée revenue tout au long de la matinée : la pauvreté ne se résume jamais au seul manque matériel. Elle touche aussi le lien social, l’isolement et parfois, simplement, l’absence de présence humaine.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-les-80-ans-du-secours-catholique-rappellent-une-realite-sociale">À Blois, les 80 ans du Secours catholique rappellent une réalité sociale</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Entre permanences d’écoute et conférence-débat : PAB41 veut aider les parents à « desserrer l’étau »</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/entre-permanences-decoute-et-conference-debat-pab41-veut-aider-les-parents-a-desserrer-letau</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 15:34:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le jeudi 28 mai prochain, l’Espace Jorge-Semprún, à Blois, accueillera une conférence-débat gratuite avec le pédopsychiatre et psychanalyste Bernard Golse autour d’une question devenue profondément contemporaine : comment être parent aujourd’hui, au milieu des recommandations contradictoires, des injonctions éducatives permanentes et d’une fatigue familiale souvent silencieuse ? Organisée par l’association blésoise PAB41 – Les Pâtes &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/entre-permanences-decoute-et-conference-debat-pab41-veut-aider-les-parents-a-desserrer-letau">Entre permanences d’écoute et conférence-débat : PAB41 veut aider les parents à « desserrer l’étau »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le jeudi 28 mai prochain, l’Espace Jorge-Semprún</strong>, à Blois, accueillera une <strong>conférence-débat gratuite</strong> avec le pédopsychiatre et psychanalyste <strong>Bernard Golse</strong> autour d’une question devenue profondément contemporaine : <strong>comment être parent aujourd’hui,</strong> au milieu des recommandations contradictoires, des injonctions éducatives permanentes et d’une fatigue familiale souvent silencieuse ?</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="722" height="1020" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-34.png" alt="" class="wp-image-33557" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-34.png 722w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-34-212x300.png 212w" sizes="auto, (max-width: 722px) 100vw, 722px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Organisée par l’association blésoise <strong>PAB41 – Les Pâtes au Beurre</strong>, cette soirée prolongera un travail mené toute l’année dans une relative discrétion : <strong>accueillir des parents en difficulté, sans rendez-vous, anonymement, gratuitement, autour d’une table de cuisine, avec des professionnels du soin.</strong> Car derrière les discours sur la parentalité positive, les conseils éducatifs omniprésents et les méthodes diffusées à longueur de réseaux sociaux, ce sont souvent les mêmes phrases qui reviennent dans les permanences de l’association : <strong><em>« Je n’y arrive plus. » « Je n’en peux plus. »</em></strong> Des paroles d’épuisement, parfois de culpabilité, que les accueillants entendent depuis trois ans dans cette antenne blésoise inspirée d’un dispositif né à Nantes il y a plus de vingt-cinq ans.</p>



<h2 id="h-une-cuisine-plutot-qu-un-cabinet" class="wp-block-heading">Une cuisine plutôt qu’un cabinet</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Les Pâtes au Beurre »</em></strong>, à l’origine, est une idée développée par la psychologue et psychanalyste <strong>Sophie Marinopoulos. </strong>Confrontée aux délais d’attente dans les structures médico-psychologiques pour enfants, elle imagine <strong>un lieu capable d’accueillir rapidement les familles.</strong> <em>« Elle avait fait le constat qu’il y avait un manque pour recevoir assez rapidement des familles, des parents qui demandaient de l’aide pour leur enfant »</em>, explique <strong>Frédéric Tagu,</strong> président de PAP41. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nom, original et amusant, n’a rien d’anodin. <strong>La fondatrice avait <em>« troqué son bureau pour une cuisine »</em></strong><em>.</em> Une manière de <strong>casser les codes du cabinet classique pour créer un espace plus simple, plus humain, moins intimidant.</strong> À Blois, le principe reste le même. Les familles sont reçues autour d’une table de cuisine, dans un cadre volontairement convivial. <em>« On y tient »</em>, insiste Frédéric Tagu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois permanences sont aujourd’hui proposées chaque semaine : <strong>le lundi de 17h30 à 19h30, le mercredi après-midi (15h-17h) et le jeudi matin, de 10h à midi.</strong> Les parents peuvent venir seuls, en couple, avec leurs enfants, leurs adolescents, sans inscription préalable. <em>« On vient comme ça, on sonne, on rentre. »</em> <strong>L’accueil est gratuit, anonyme</strong> et assuré par des professionnels diplômés : psychologues, psychanalystes ou psychomotriciens. <strong>Deux accueillants sont présents à chaque permanence.</strong> </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="721" height="1020" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-35.png" alt="" class="wp-image-33558" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-35.png 721w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-35-212x300.png 212w" sizes="auto, (max-width: 721px) 100vw, 721px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous ne donnons pas de conseils »</em>, préviennent-ils. Leur travail consiste plutôt à ouvrir des espaces de réflexion avec les familles, sans imposer de méthode. <em><strong>« Les parents arrivent souvent avec une demande de solution immédiate. Notre travail, c’est plutôt d’essayer de penser avec eux ce qui se passe »</strong></em>, explique la psychologue<strong> Claude Landsberg.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’un parent évoque un adolescent qui ne veut plus aller au collège ou un enfant devenu impossible à gérer à la maison, il ne s’agit pas de distribuer un protocole clé en main. <em>« On essaye d’ouvrir des espaces de pensée »</em> dans une époque saturée de recommandations éducatives contradictoires. <em><strong>« Sur Internet, on trouve un tas de choses. Les parents essayent de mettre en place ces conseils-là et quand ça ne marche pas, ils se sentent très dévalorisés. »</strong></em> Dans les permanences, les accueillants voient ainsi arriver des parents épuisés, persuadés d’être de <em>« mauvais parents »</em> parce qu’ils n’arrivent pas à appliquer ce qu’ils lisent ou entendent partout.</p>



<h2 id="h-les-parents-se-sentent-coupables" class="wp-block-heading">« Les parents se sentent coupables »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’épuisement parental est devenu central dans de nombreuses situations. <em>« Le “je n’en peux plus”, c’est quelque chose qui revient souvent »</em>, constate Claude Landsberg. Le déclencheur est fréquemment lié à l’école. <em>« Les familles savent parfois depuis longtemps qu’il faudrait venir, mais elles repoussent. Et puis il se passe quelque chose à l’école, ou ailleurs, et là elles se disent qu’il faut y aller. »</em> <strong>Pour certains parents, la permanence devient un lieu de respiration.</strong> Les deux heures d’accueil sont souvent utilisées presque entièrement. Certains reviennent plusieurs fois par semaine, d’autres disparaissent pendant plusieurs mois avant de revenir donner des nouvelles. <em><strong>« Il n’y a aucune obligation. Les parents décident eux-mêmes s’ils reviennent ou non. </strong>Être parent, c’est une responsabilité, mais ce n’est pas une culpabilité. »</em></p>



<h2 id="h-un-accueil-collectif-parfois-inattendu" class="wp-block-heading">Un accueil collectif parfois inattendu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les accueillants ne savent jamais combien de familles vont arriver. <strong>Certaines permanences se déroulent avec une seule famille. D’autres réunissent plusieurs parents autour de la même table. </strong><em>« Quelquefois, il y a deux, trois, quatre familles »</em>, explique Frédéric Tagu. Cette dimension collective participe aussi au sentiment de ne plus être seul face aux difficultés. <em>« On le sent physiquement : il y a une communauté de gens qui viennent partager quelque chose. »</em></p>



<h2 id="h-desserrer-un-peu-l-etau" class="wp-block-heading">« Desserrer un peu l’étau »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La conférence avec Bernard Golse</strong>, ce jeudi, s’inscrit directement dans ces questionnements. Ancien chef du service de pédopsychiatrie de l’hôpital Necker à Paris, pédopsychiatre reconnu, psychanalyste et spécialiste des liens précoces, Bernard Golse travaille depuis longtemps sur les rapports entre développement de l’enfant, environnement relationnel et neurosciences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les organisateurs, l’objectif n’est pas de proposer une nouvelle méthode éducative miracle. <em>« Notre demande, c’est plutôt : <strong>comment aider les parents à se repérer dans ce fatras de méthodes et de théories ? »</strong></em> Les accueillants refusent les oppositions caricaturales entre neurosciences et approches plus humanistes. <em>« Bernard Golse essaye justement de faire dialoguer les choses. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, l’objectif des Pâtes au Beurre semble moins être d’apporter des réponses définitives que de permettre aux parents de retrouver un peu d’espace psychique. <em><strong>« Desserrer un peu l’étau »,</strong></em> résume Frédéric Tagu. L’association insiste d’ailleurs sur une idée : <strong>il n’existe pas une bonne manière unique d’être parent</strong>.<em> « Chacun doit trouver sa route de parent, en fonction de son histoire, de ses transmissions familiales. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte où <strong>de nombreux parents disent se sentir jugés, observés ou constamment évalués,</strong> cette parole-là explique sans doute une partie du succès rencontré par les permanences blésoises. Le 28 mai prochain, à l’Espace Jorge-Semprún, la conférence avec Bernard Golse prolongera cette réflexion collective autour d’une question finalement très simple : <strong>comment continuer à être parent sans se perdre soi-même ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour en savoir plus : <strong><em><a href="https://www.lespatesaubeurre.fr/antenne-blois/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lespatesaubeurre.fr/antenne-blois</a></em></strong></p>



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		<title>À Blois, une soirée pour dire franchement les discriminations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2026 16:46:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associatif et solidarités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vendredi soir, la salle Dorgelès, à Blois, accueillait une table ronde consacrée à la lutte contre les discriminations. Environ 70 personnes avaient fait le déplacement pour assister à cette rencontre pensée comme un espace de dialogue, de témoignages et de réflexion collective autour des discriminations vécues au quotidien. Habitants, élus, responsables associatifs, représentants institutionnels et &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Vendredi soir, la salle Dorgelès, à Blois, accueillait une table ronde consacrée à <strong>la lutte contre les discriminations.</strong> Environ 70 personnes avaient fait le déplacement pour assister à cette rencontre pensée comme un espace de dialogue, de témoignages et de réflexion collective autour des discriminations vécues au quotidien. Habitants, élus, responsables associatifs, représentants institutionnels et simples participants se sont succédé au micro dans une ambiance attentive, parfois grave, souvent très directe. <strong>Derrière les prises de parole, un même constat revenait : celui de discriminations devenues ordinaires, parfois banalisées,</strong> qui touchent l’école, l’emploi, le logement, les démarches administratives ou encore les rapports sociaux les plus quotidiens. L’objectif de la soirée était de remettre la parole au centre. <em>« En parler, c’est agir. Écouter les gens, c’est agir »</em>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="648" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-1024x648.jpeg" alt="discriminations" class="wp-image-33542" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-1024x648.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-300x190.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-768x486.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-1536x972.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-2048x1296.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 id="h-des-discriminations-vecues-dans-les-details-du-quotidien" class="wp-block-heading">Des discriminations vécues dans les détails du quotidien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les prises de parole, celle de <strong>Corinne Kibongui Saminou Oumba,</strong> maire-adjointe à l’égalité femmes-hommes, aux droits des femmes et à la lutte contre les discriminations. L’élue évoque d’abord une discrimination qu’elle dit vivre <em><strong>« pratiquement tous les jours »</strong></em> : <strong>celle liée à son nom.</strong> <em>« Quand vous avez un nom un peu kilométrique comme celui-là, et qu’on ne vous appelle que par la moitié de votre nom — ce qui, du coup, n’a plus de sens — qu’est-ce que c’est ? »</em>, a-t-elle lancé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ce témoignage, c’est toute la question des <strong>assignations identitaires ordinaires</strong> qui apparaît : la réduction du nom, la difficulté à le prononcer, ou encore l’effacement d’une partie de l’identité familiale. Le rapport du Défenseur des droits rappelle justement que les discriminations liées à l’origine reposent souvent sur des indices tels que l’apparence physique, le prénom, le nom, l’accent, la religion, le lieu de résidence ou la tenue vestimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’élue a insisté ensuite sur la nécessité de <strong>parler des situations vécues, même lorsqu’il existe un doute.</strong> <em>« Si vous êtes victime, allez en parler. Il vaut mieux en parler, quitte à ce qu’on vous dise finalement que ce n’en est peut-être pas une, plutôt que de vous dire : “Non, je pense que ce n’est pas ça.” »</em> Et la soirée a justement été marquée par cette succession de récits personnels, parfois simples en apparence, mais révélateurs. Un participant raconte ainsi avoir été confronté à des stéréotypes liés à son accent africain. Un autre, syrien, évoque une impossibilité de trouver un emploi au niveau de ses compétences en IA.</p>



<h2 id="h-j-ai-l-impression-d-entendre-les-memes-choses-que-dans-les-annees-90" class="wp-block-heading">« J’ai l’impression d’entendre les mêmes choses que dans les années 90 »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Redouane Zaaraoui,</strong> <a href="https://www.blois.fr/citoyenne/conseil-municipal/redouane-zaaraoui" target="_blank" rel="noreferrer noopener">conseiller municipal</a> et président de l’association <em><a href="https://redouanehag.wixsite.com/accma/home" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Culture et connaissance du monde arabe, entre Orient et Occident,</a></em> a lui exprimé un sentiment de répétition historique. <em><strong>« Ce que je viens d’écouter ce soir, je l’ai déjà entendu dans les années 90 »</strong></em>, explique-t-il. <em>« J’ai l’impression que les choses n’ont pas beaucoup changé. »</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’élu, qui travaille depuis vingt-sept ans à la Halle aux grains – Scène nationale de Blois, évoque notamment les parcours migratoires et la question de l’accueil réservé aux personnes arrivant en France. <strong><em>« Arriver en France, pour beaucoup de personnes, c’est devoir repartir de zéro. »</em>,</strong> souligne-t-il. Comme c&rsquo;est le cas pour les <strong>femmes issues de l’immigration arrivées à Blois dans les années 1970.</strong> Des femmes qui, selon lui, ont souvent dû reconstruire une vie entière dans un pays dont elles ne parlaient parfois pas la langue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux yeux de Redouane Zaaraoui, les <em>« droits culturels »</em> sont une piste importante pour lutter contre les discriminations. <em><strong>« Chaque personne a des droits : le droit à l’éducation, le droit à son identité, le droit de faire partie d’une communauté »,</strong></em> rappelle-t-il. Tout en prévenant : <em>« Nous avons tous, parfois, des stéréotypes, des représentations sur les autres. Et nous aussi, de l’autre côté, nous pouvons discriminer. »</em></p>



<h2 id="h-le-defenseur-des-droits-dresse-un-constat-alarmant" class="wp-block-heading">Le Défenseur des droits dresse un constat alarmant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée a également été marquée par l’intervention particulièrement dense de <strong><a href="https://www.linkedin.com/in/slimane-laoufi-460b619a/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Slimane Laoufi</a></strong>, représentant régional du Défenseur des droits en Centre-Val de Loire et en Normandie. Juriste spécialisé dans la non-discrimination, ancien conseiller ministériel chargé de la diversité et de la lutte contre les discriminations auprès d’Élisabeth Moreno, il a dressé <strong>un état des lieux très critique de la situation française.</strong> Son intervention s’inscrivait directement dans la continuité du rapport publié en février 2026 par le Défenseur des droits, intitulé <strong><em>Jeunesses et discriminations fondées sur l’origine : répondre à l’impératif d’égalité</em>.</strong> Ce document de plus de cent pages analyse les discriminations subies par les jeunes de 15 à 26 ans dans l’éducation, l’enseignement supérieur, le logement, la santé, l’accès aux biens et services, l’insertion professionnelle et les relations avec la police.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord à travers les chiffres. En 2025, le Défenseur des droits a reçu <strong>165 000 réclamations en France.</strong> Parmi elles, 50 000 concernaient le droit au séjour. Slimane Laoufi évoque notamment les difficultés liées au <strong>système ANEF</strong>, utilisé pour les demandes et renouvellements de titres de séjour. <strong><em>« Cela fait quatre ans que ce système ne fonctionne pas correctement »</em></strong>, affirme-t-il. <em><strong>« Des personnes se retrouvent sans titre de séjour, perdent leur emploi, perdent parfois leurs aides sociales. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’intervention s’est surtout concentrée sur les discriminations liées à l’origine. <strong><em>« La discrimination, en France, est un délit pénal »</em></strong>, rappelle-t-il. Trois ans de prison et 45 000 euros d’amende. Le représentant du Défenseur des droits insiste particulièrement sur une idée : <strong>les discriminations ne se limitent pas aux insultes ou aux actes explicitement racistes.</strong> <em><strong>« Dans 90 % des cas, la discrimination est non intentionnelle. Elle résulte d’un système. </strong>Une femme qui porte le voile, on ne va pas la voir comme vendeuse parce qu’il y a un contact avec la clientèle. Donc on ne l’embauche pas. En revanche, cela ne dérange pas qu’elle soit cliente. »</em></p>



<h2 id="h-une-discrimination-continuum" class="wp-block-heading">Une discrimination « continuum »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Slimane Laoufi, la discrimination ne se manifeste pas à un seul moment de la vie. Elle forme au contraire un <em><strong>« continuum ».</strong></em> <strong>L’école apparaît ainsi comme l’un des premiers lieux où les inégalités se fabriquent.</strong> Le représentant du Défenseur des droits cite le témoignage d’une jeune femme de 19 ans recueilli lors d’une enquête menée à Blois : <em>« Une professeure de français, en seconde, nous a clairement dit de ne pas poursuivre des études générales, car nous étions étrangères et que nous n’y arriverions jamais. »</em> La jeune fille expliquait pourtant vouloir devenir pilote d’avion, tandis que son amie souhaitait devenir avocate. <em><strong>« Vous vous rendez compte du gâchis que cela représente ? »</strong></em>, lance alors Slimane Laoufi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l&rsquo;expert, ces mécanismes commencent désormais très tôt, y compris lors de la recherche des stages de troisième. <em><strong>« Certains jeunes finissent dans des stages par défaut parce qu’ils n’ont pas les réseaux, pas les contacts. »</strong></em> Le phénomène se poursuit ensuite dans l’accès à l’emploi, au logement, aux loisirs, aux assurances ou encore aux services bancaires.</p>



<h2 id="h-on-finit-par-croire-que-c-est-normal" class="wp-block-heading">« On finit par croire que c’est normal »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil de son intervention, Slimane Laoufi revient aussi sur <strong>un phénomène qu’il juge particulièrement inquiétant : la résignation.</strong> <em>« On est arrivés à un stade où certaines personnes disent : “Je suis victime de discrimination, c’est comme ça.” »</em> Selon lui, cette banalisation produit des effets profonds sur la confiance envers les institutions et sur le rapport à la société. <em><strong>« On est maintenant sur plusieurs générations qui subissent des discriminations. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discriminations peuvent alors éroder leurs trajectoires, leur sentiment d’appartenance, leur confiance dans les institutions et dans la promesse républicaine. Le représentant du Défenseur des droits cite également une autre étude menée auprès de jeunes diplômés victimes de discriminations dans leur recherche d’emploi. <em><strong>« 45 % nous ont répondu qu’ils étaient partis à l’étranger. »</strong></em> Angleterre, pays du Golfe ou autres destinations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discriminations fondées sur l’origine ne s’arrêtent pas à l’entrée du marché du travail. Elles traversent aussi <strong>le logement, les parcours de soins, l’accès aux biens et services, les loisirs et les relations avec les forces de sécurité.</strong></p>



<h2 id="h-je-n-ai-jamais-vu-de-veritable-politique-publique" class="wp-block-heading">« Je n’ai jamais vu de véritable politique publique »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Slimane Laoufi critique frontalement l’absence, selon lui, de stratégie nationale cohérente contre les discriminations.</strong> <em>« Moi qui ai travaillé en ministère, je n’ai jamais vu de politique publique digne de ce nom de lutte contre les discriminations. »</em> Il estime que <strong>le sujet reste souvent cantonné à la politique de la ville, alors que les discriminations dépassent largement les seuls quartiers prioritaires.</strong> <em>« Dès qu’on sort d’un QPV, on peut encore être discriminé. »</em> Le représentant du Défenseur des droits appelle ainsi à une véritable politique publique nationale, accompagnée de moyens concrets pour les associations et les acteurs de terrain. <em>« Tous les cinq ans, pendant les campagnes présidentielles, on nous parle de lutte contre les discriminations, de plan Marshall, de grandes annonces. Et dès le lendemain de l’élection, il n’y a plus rien. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil de la soirée, <strong>un constat</strong> s’est progressivement imposé : malgré les évolutions législatives et les discours institutionnels, <strong>beaucoup de participants ont le sentiment que les discriminations restent difficiles à nommer, à dénoncer et parfois même à reconnaître.</strong> Parler reste encore, pour beaucoup, la première étape avant toute possibilité d’agir.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">&#8212;</p>
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		<title>À Blois, la justice alimentaire s’organise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 10:26:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Réunies à l’Espace Jorge-Semprun, les premières Rencontres locales de la justice alimentaire ont rassemblé plus de cent acteurs du territoire. À travers une série d’initiatives déjà engagées, Blois esquisse les contours d’un système alimentaire local plus juste — mais encore fragile. Pas de tribune, pas de mise en scène. Dans la salle de l’Espace Jorge-Semprun, &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réunies à l’Espace Jorge-Semprun, les premières Rencontres locales de la justice alimentaire ont rassemblé plus de cent acteurs du territoire. À travers une série d’initiatives déjà engagées, Blois esquisse les contours d’un système alimentaire local plus juste — mais encore fragile.</em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Pas de tribune, pas de mise en scène. Dans la salle de l’Espace Jorge-Semprun, les participants sont répartis en petits groupes, penchés sur des feuilles, en discussion. Les échanges sont directs, souvent techniques. Ici, la justice alimentaire ne se présente pas comme un concept, mais comme un chantier en cours.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="643" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6200-1024x643.jpeg" alt="ville durable" class="wp-image-32961" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6200-1024x643.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6200-300x188.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6200-768x482.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6200-1536x965.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6200-2048x1287.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Nicolas Orgelet, premier adjoint au maire de Blois à la ville durable,</strong> ces rencontres s’inscrivent dans une dynamique déjà bien installée.  <em><strong>« Nous sommes un des territoires qui se sont le plus fortement saisis de cette question,</strong> par le biais du CIAS, du projet alimentaire territorial et d’un monde associatif très riche. »</em> Plus de cent participants — issus de l’alimentation, du social ou de la santé — sont présents. À la fois <strong>pour confronter leurs pratiques et pour nourrir une réflexion commune.</strong> <em>« C’est un moment où tout le monde se rencontre, où les différents projets ont l’occasion de s’exprimer, et où des experts viennent nous aider à aller plus loin. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-parmentier-pivot-operationnel">Parmentier, pivot opérationnel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de cette organisation, <strong><a href="https://parmentier-justice-alimentaire.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’association Parmentier,</a></strong> créée il y a trois ans, joue un rôle central. À l’origine du projet, une constatation simple, formulée par sa présidente <strong>Martine Joly</strong>, également présidente de l’association solidaire <strong>La Passerelle</strong> : <em>« Pendant de longues années, les fruits et légumes proposés aux usagers des structures d’aide alimentaire, notamment de l’épicerie sociale et solidaire La Passerelle à Blois, <strong>arrivaient des supermarchés, des surplus, et ils étaient vraiment très, très moches. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://bloiscapitale.com/cambriolee-ruinee-mais-pas-resignee-laurene-bailly-veut-relancer-sa-ferme-bio" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Dans un territoire marqué par le maraîchage</strong>,</a> l’idée s’impose : <strong>créer un lien direct entre producteurs locaux et structures d’aide alimentaire.</strong> Avec le soutien du <a href="https://solidarites.gouv.fr/programme-mieux-manger-pour-tous">dispositif national <em>« Bien manger pour tous »</em></a>, l’association se structure, embauche un salarié et met en place une logistique dédiée. <em><strong>« On commande le jeudi, le lundi les agriculteurs récoltent, et le mardi les produits bio sont à disposition des usagers. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-circuit-court-social">Un circuit court… social</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La spécificité du modèle blésois tient dans la rencontre entre deux logiques : le circuit court et l’aide alimentaire. <em>« Le circuit court, c’est comment je peux acheter des produits en proximité. <strong>La justice alimentaire, c’est comment chacun peut accéder à une alimentation de qualité, quels que soient ses revenus »</strong></em><strong>,</strong> résume Nicolas Orgelet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce schéma, les producteurs ne vendent pas directement aux consommateurs, mais alimentent les structures d’aide. Une organisation qui crée un débouché supplémentaire tout en améliorant la qualité des produits distribués. <em><strong>« Ce n’est pas comme avec les supermarchés, où on reçoit ce qu’on veut bien nous donner. Là, on commande ce dont on a besoin »</strong></em>, souligne Martine Joly.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dispositif a déjà atteint une certaine échelle : <strong>30 tonnes de produits livrés par an</strong> ; <strong>90 000 euros redistribués aux maraîchers</strong> ; <strong>11 producteurs impliqués, à une distance moyenne de 11 km</strong> ; <strong>1 400 passages mensuels à La Passerelle</strong>. Pour les bénéficiaires, la différence est tangible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces résultats, le système reste fragile. <strong>Les financements publics</strong>, notamment via <em>« Mieux manger pour tous »</em>, <strong>demeurent indispensables.</strong> Par ailleurs, les produits issus des supermarchés n’ont pas disparu. <em>« On n’a pas arrêté, parce que ça ne couvre pas tous les besoins, et aussi parce que les produits locaux dépendent des saisons »</em>, explique la présidente de l&rsquo;association.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-l-aide-a-l-autonomie">De l’aide à l’autonomie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la distribution, une évolution se dessine. <strong>Participation financière des bénéficiaires, ateliers cuisine, visites de fermes, projets de sécurité sociale de l’alimentation</strong> : l’objectif est progressivement de sortir d’une logique d’aide pour aller vers davantage d’autonomie. <strong><em>« Ce sont aussi des projets qui permettent de faire évoluer les habitudes alimentaires »</em></strong>, insiste Martine Joly.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les quartiers, <strong>des jardins en pied d’immeubles</strong> viennent compléter cette approche. <em>« C’est une manière de se réapproprier des espaces publics et d’accéder à des produits de qualité, à condition de s’impliquer », </em>ajoute Nicolas Orgelet.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-aussi-agricole">Un enjeu aussi agricole</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre enseignement : la précarité ne concerne pas uniquement les bénéficiaires de l’aide alimentaire. <em><strong>« En travaillant avec les agriculteurs bio, on s’est aperçu qu’eux aussi étaient en difficulté »</strong></em>, note Martine Joly. Le dispositif permet alors de <strong>créer des débouchés locaux plus stables.</strong> <em>« À chaque fois qu’on crée une filière courte, on rend les fermes moins dépendantes de la grande distribution »,</em> analyse Nicolas Orgelet. Un principe auquel les porteurs du projet tiennent : <strong>ne pas tirer les prix vers le bas.</strong> <em>« Le prix est fixé par le producteur, de manière à lui permettre de vivre correctement. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-role-des-collectivites">Le rôle des collectivités</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les collectivités locales interviennent à plusieurs niveaux : soutien financier, mise à disposition de moyens humains, structuration des politiques publiques. Mais elles agissent aussi en tant qu’acteurs directs, notamment <strong>via la restauration collective.</strong> <em><strong>« Faire en sorte que les enfants aient accès à des produits locaux et de qualité, c’est aussi de la justice alimentaire »,</strong></em> souligne Nicolas Orgelet. Le projet de <strong>future cuisine centrale</strong> vise à amplifier cette logique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-faire-systeme">Faire système</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, ces rencontres à l&rsquo;Espace Jorge-Semprun répondent à un besoin simple : <strong>relier des initiatives</strong>. <em>« On en a énormément qui sont les unes à côté des autres et qui manquent de visibilité. <strong>Aujourd’hui, on les rassemble pour les renforcer »</strong></em>, explique l’élu écologiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis trois ans, la notion même de justice alimentaire a gagné en visibilité, portée notamment par les projets alimentaires territoriaux. <em><strong>« Il y a aujourd’hui une forme d’effervescence »</strong></em>, observe Martine Joly.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="755" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6187-1024x755.jpeg" alt="justice alimentaire" class="wp-image-32964" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6187-1024x755.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6187-300x221.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6187-768x566.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6187-1536x1133.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6187-2048x1511.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">À Blois, la justice alimentaire prend la forme d’un ensemble d’actions concrètes, portées par des acteurs locaux et déjà opérationnelles. Reste à savoir si cet écosystème pourra changer d’échelle, dans un contexte où les financements restent incertains. <em>« Il ne faut pas attendre que ça tombe d’en haut. <strong>Il faut que chacun, à son niveau, s’engage »,</strong></em> résume Martine Joly. Entre ambition collective et contraintes économiques, le modèle blésois avance.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Rotary Blois Loire et Châteaux : une année d’actions locales et 19.000 € redistribués</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 09:47:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Mardi 28 avril, le Rotary Club de Blois Loire et Châteaux réunissait partenaires, membres et associations bénéficiaires à l’occasion de sa traditionnelle soirée annuelle. Un rendez-vous à la fois sobre et structuré, consacré à une chose : rendre compte. Rendre compte des actions menées, des fonds collectés, et surtout de leur redistribution. Sur l’exercice écoulé, &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Mardi 28 avril, le <strong>Rotary Club de Blois Loire et Châteaux</strong> réunissait partenaires, membres et <a href="https://bloiscapitale.com/comment-le-rotary-blois-loire-et-chateaux-est-au-service-dassociations" target="_blank" rel="noreferrer noopener">associations bénéficiaires</a> à l’occasion de sa traditionnelle soirée annuelle. Un rendez-vous à la fois sobre et structuré, consacré à une chose : rendre compte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rendre compte des actions menées, des fonds collectés, et surtout de leur redistribution. Sur l’exercice écoulé, <strong>19 000 € ont été reversés</strong> aux structures suivantes : <strong>ENH 41</strong>, le <strong>CAMSP du centre hospitalier Simone Veil de Blois</strong>, l’association <strong>Prader-Willi France</strong>, <strong>NEFTA</strong> dans le cadre d’un projet hospitalier en Tunisie, <strong>Le Sol des Bleus</strong>, <strong>L’Oiseau Lyre</strong>, le <strong>CRIA 41</strong>, <strong>ALIRE</strong>, l’<strong>école Nelson-Mandela</strong>, le <strong>collège Rabelais</strong> et l’<strong>école du cirque</strong>. Derrière cette liste, un fonctionnement précis : organiser des événements, mobiliser des partenaires, collecter des fonds, puis les redistribuer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-base-locale-une-organisation-mondiale">Une base locale, une organisation mondiale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Invité de la soirée, <strong>le gouverneur du district 1720, Alain Dulac, </strong>a replacé l’action du club dans l’organisation globale du Rotary. Mais en partant d’un point simple : <em><strong>« Le Rotary commence par les clubs. </strong>C’est là que l’on adhère, que l’on agit, auprès des Rotariens de proximité. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Fondé en 1905 à Chicago, le Rotary International rassemble aujourd’hui environ <strong>1,2 million de membres</strong>, répartis dans <strong>plus de 200 pays</strong>, au sein de <strong>45 000 clubs</strong>. Le district 1720 — qui regroupe sept départements (dont les six de la région Centre-Val de Loire) — compte <strong>57 clubs pour environ 1 470 membres</strong>. Mais au-delà de cette organisation, le gouverneur insiste sur la finalité : <em><strong>« L’objectif, c’est de faire le bien. »</strong></em> Une ligne qu’il résume aussi par la devise de l&rsquo;année : <em>« Unis pour faire le bien. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6177-1024x768.jpeg" alt="Alain Dulac " class="wp-image-32950" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6177-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6177-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6177-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6177-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6177-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Dans son intervention, Alain Dulac a également pris le temps de rappeler les grands axes qui structurent l’action du Rotary à l’échelle internationale : la promotion de la paix, la lutte contre les maladies — avec en ligne de mire l’éradication de la poliomyélite —, la santé des mères et des enfants, l’accès à l’eau potable, l’éducation et le développement des économies locales. <strong>Un ensemble de priorités qui donne un cadre à l’engagement des clubs,</strong> et dont les déclinaisons locales. <em><strong>« Le service, c’est servir avant tout, mais c’est aussi agir. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-rallye-de-sologne-une-mecanique-eprouvee">Le Rallye de Sologne, une mécanique éprouvée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Créé en 2008 en partenariat avec le Lions Club, le <strong>Rallye de Sologne</strong> est devenu un rendez-vous installé. Chaque année, entre <strong>250 et 270 véhicules</strong> prennent le départ, soit près de <strong>600 participants</strong>, pour une boucle au départ de Chambord. L’organisation est lourde, le déroulé maîtrisé : départ matinal, roadbook, étapes, ravitaillement, retour en fin de journée.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2414-1024x768.jpeg" alt="Rallye de Sologne" class="wp-image-26735" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2414-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2414-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2414-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2414-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2414-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Résultat : <strong>10 500 € redistribués en 2025</strong>, au bénéfice de <strong>ENH 41</strong>, du <strong>CAMSP du centre hospitalier Simone Veil de Blois</strong> et de l’association <strong>Prader-Willi France</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-rendez-vous-du-chocolat-vitrine-et-ressource">Les Rendez-vous du Chocolat, vitrine et ressource</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre pilier, les <strong>Rendez-vous du Chocolat</strong> concentrent à la fois fréquentation et financement. L’édition 2025 a enregistré <strong>2 350 entrées</strong>, permettant de dégager <strong>7 500 € redistribués</strong>. Les bénéficiaires sont clairement identifiés : <strong>ENH 41</strong>, <strong>NEFTA</strong>, <strong>Le Sol des Bleus</strong>, <strong>L’Oiseau Lyre</strong>, le <strong>collège Rabelais</strong> et l’<strong>école du cirque</strong>. Le modèle repose sur trois équilibres : partenaires, billetterie, exposants. Et en interne, sur une mobilisation complète du club.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="745" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6173-1024x745.jpeg" alt="Rotary Club de Blois Loire et Châteaux" class="wp-image-32948" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6173-1024x745.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6173-300x218.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6173-768x559.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6173-1536x1118.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6173-2048x1491.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">À côté de ces événements structurants, le club s’inscrit dans des actions plus directes. L’opération <strong><em>“Mon sang pour les autres”</em></strong>, menée avec l’Établissement Français du Sang au château de Blois, a permis en 2025 de mobiliser <strong>166 participants</strong>, pour <strong>148 dons</strong>, dont <strong>26 nouveaux donneurs</strong>. Un enjeu identifié : renouveler les profils, notamment parmi les plus jeunes. Autre engagement, plus discret mais régulier : les <strong>collectes alimentaires en supermarché</strong>. Les membres y participent à titre bénévole, pour récupérer des produits alimentaires et d’hygiène redistribués localement. Ici, il n’est pas question de financement, mais de participation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-illettrisme-un-axe-de-travail-assume">L’illettrisme, un axe de travail assumé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>Dictée du Rotary</strong> s’inscrit dans un autre registre, celui de l’éducation (<a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-la-dictee-du-rotary-a-trouve-son-elan-du-cote-des-colleges" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lire ici</a>) et de la lutte contre l&rsquo;illettrisme qui touche 10% de la population. <strong>En 2026, 825 élèves &#8211; un record &#8211; ont participé à cette action, organisée dans plusieurs établissements,</strong> dont l’école Nelson-Mandela. Les fonds collectés sont reversés à <strong>CRIA 41</strong> et <strong>ALIRE</strong>, deux structures engagées dans l’accompagnement vers la lecture et l’écriture. <em>« Lutter contre l’illettrisme, ce n’est pas seulement organiser une dictée. C’est redonner de la dignité et offrir une chance »</em>, a expliqué appelle Maryse Cherière, responsable de la commission d’organisation. La déclinaison grand public, organisée à l’INSA, a réuni une petite centaine de participants autour de Bertrand Renard.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="670" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5498-1024x670.jpeg" alt="dictée Rotary" class="wp-image-31884" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5498-1024x670.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5498-300x196.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5498-768x503.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5498-1536x1005.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5498-2048x1340.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-multiplier-les-formats-pour-maintenir-les-ressources">Multiplier les formats pour maintenir les ressources</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les formats sont multiples. Avec <strong>Espoir en tête</strong>, une projection de film en avant-première a réuni <strong>397 spectateurs</strong> (un record) au Cap&rsquo;Ciné de Blois, <strong>au profit de la recherche sur le cerveau.</strong> Avec la <strong>vente d’huile d’olive et d’olives bio</strong>, plus de <strong>10,5 tonnes</strong> ont été écoulées auprès d’une centaine d’acheteurs. Les bénéfices financent notamment une classe de mer pour des élèves de l’<strong>école Nelson-Mandela</strong>. Des actions différentes, mais une même finalité : <strong>générer des ressources.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le club poursuit également une action internationale avec le club de <strong>Tunis El Manar</strong>, avec lequel il est jumelé depuis une quinzaine d’années. Le projet en cours vise la <strong>réhabilitation du bloc opératoire de l’hôpital de Nefta</strong>, afin de permettre aux habitants d’être opérés sur place. Le budget est fixé à <strong>24 000 €</strong>, avec la participation de sept clubs, de trois districts et de la Fondation Rotary. Le club de Blois y contribue à hauteur de <strong>2 500 €</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière chaque action, un point commun : l’engagement. Actifs ou retraités, les membres du club organisent, coordonnent, participent. <strong>Depuis 2005, le Rotary Blois Loire et Châteaux a redistribué plus de 262 000 €.</strong></p>



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		<title>À Blois, l’association « Bégon &#038; Grégoire, héritages blésois » veut ouvrir un débat sur l’esclavage, la mémoire et l’espace public</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 10:48:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associatif et solidarités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois, une nouvelle association entend faire émerger un débat sur deux figures historiques que tout oppose. D’un côté, Michel Bégon, notable blésois durablement inscrit dans l’espace public, né à Blois et issu d’une famille de robe solidement enracinée. De l’autre, l’abbé Grégoire, évêque constitutionnel de Blois pendant la Révolution, lié à la ville non &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public">À Blois, l’association « Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois » veut ouvrir un débat sur l’esclavage, la mémoire et l’espace public</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À Blois, une <strong>nouvelle association</strong> entend faire émerger un débat sur deux figures historiques que tout oppose. D’un côté, <strong>Michel Bégon,</strong> notable blésois durablement inscrit dans l’espace public, né à Blois et issu d’une famille de robe solidement enracinée. De l’autre, <strong><a href="https://bloiscapitale.com/de-blois-a-haiti-le-combat-universel-de-l-abbe-gregoire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’abbé Grégoire</a>,</strong> évêque constitutionnel de Blois pendant la Révolution, lié à la ville non par la naissance mais par sa fonction, et resté dans l’histoire comme une figure majeure du combat contre l’esclavage et les préjugés de couleur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lancement public de cette association, baptisée <strong><em>« Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois »</em></strong>, doit passer par une <strong>projection-débat</strong> organisée <strong>mercredi 29 avril </strong>à 20 heures au<strong> <a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma Les Lobis</a></strong> autour de <strong><em>Furcy, né libre</em></strong>, film d’<strong>Abd Al Malik</strong> inspiré d’une histoire vraie et centré sur le combat judiciaire d’un homme tenu en esclavage à l’île Bourbon au début du XIXe siècle. <strong>Le réalisateur sera présent.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="559" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-32.png" alt="" class="wp-image-32776" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-32.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-32-300x164.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-32-768x419.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-begon-amp-gregoire-heritages-blesois">Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’association, formellement créée à la fin du mois de février selon ses fondateurs (Louis Buteau, Catherine Lacassagne, Nicole Loza, Philippe Fioyi Ayikon, et Jean-Marie Génard), ne se présente pas comme un collectif de déboulonnage ni comme une structure vouée à la seule dénonciation. Dans l’entretien qu’ils ont accordé à Blois Capitale, <strong>Louis Buteau</strong>, <strong>Catherine Lacassagne</strong> et <strong>Christel Noslen</strong> décrivent au contraire une démarche qui veut <strong>d’abord faire connaître, contextualiser, transmettre, puis ouvrir un débat public</strong> sur ce que Blois fait de ses propres héritages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La recherche historique a en effet établi qu’<strong>un mémoire signé par Michel Bégon en février 1683 figure parmi les textes préparatoires</strong> essentiels de l’édit de mars 1685, communément appelé <strong>Code noir</strong>. Le texte promulgué deux ans plus tard s’appuie sur deux mémoires successifs, celui de Jean-Baptiste Patoulet puis celui de Michel Bégon, le second étant le plus complet. Un homme né à Blois en 1638, ensuite administrateur colonial, a donc pris part à l’élaboration d’<strong>un texte majeur dans l’organisation juridique de l’esclavage colonial français.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-nom-tres-present-dans-l-espace-public-blesois">Un nom très présent dans l’espace public blésois</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Or, <strong>Michel Bégon n’est pas, à Blois, une figure obscure</strong>. Son nom continue de marquer l’espace public local : il est associé à <strong>une rue, à un collège, </strong>ou encore à<strong> la Maison de Bégon</strong>. Ce n’est pas un personnage secondaire de l’histoire locale. C’est au contraire une figure installée, presque familière, dont l’image publique a longtemps été dissociée de son rôle dans l’ordre esclavagiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier objectif de l&rsquo;association, tel que le formule Louis Buteau, est de <strong>faire connaître <em>« cette facette de Michel Bégon »</em></strong> restée très peu connue. Non pour réduire le personnage à une seule dimension, mais pour empêcher qu’une mémoire locale continue de fonctionner par sélection et par oubli. L’association entend, dit Louis Buteau, <strong><em>« comprendre le personnage »</em></strong> et <strong>interroger <em>« le cheminement »</em> qui l’a conduit à tenir le rôle qu’il a tenu</strong>. Le but n’est pas de fabriquer un coupable idéal plus de trois siècles après les faits, mais d’ouvrir une lecture plus complète de ce qu’a été un notable blésois du XVIIe siècle, devenu un <strong>acteur important de l’administration monarchique et coloniale.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-face-a-begon-la-figure-de-l-abbe-gregoire">Face à Bégon, la figure de l’abbé Grégoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le second pilier du projet est l’abbé Grégoire.</strong> Là encore, la ville n’est pas convoquée par hasard. Grégoire n’est pas blésois d’origine : il est né en Lorraine. Mais il choisit Blois lorsqu’il est élu <strong>évêque constitutionnel en 1791</strong>, puis il représente le Loir-et-Cher sous la Révolution. Son lien avec la ville est donc institutionnel, politique et ecclésiastique, mais il est réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur du projet, Grégoire n’est pas seulement un contrepoint commode. Il permet de <strong>mettre en regard, à Blois même, deux héritages historiques antagonistes.</strong> D’un côté, un homme lié à la préparation d’un texte organisant l’esclavage colonial. De l’autre, une figure restée dans l’histoire française comme <strong>l’un des adversaires de l’esclavage et des théories d’infériorité raciale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Louis Buteau le dit, l’association veut faire dialoguer ces deux personnages, alors même qu’ils ne sont pas de la même génération. L’écart chronologique ne lui paraît pas disqualifiant. Il est même au principe de la <strong>future création artistique</strong> : organiser une controverse entre deux figures séparées par près d’un siècle, mais que le territoire blésois rend aujourd’hui voisines dans la mémoire publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-memoire-locale-mais-pas-un-sujet-seulement-local">Une mémoire locale, mais pas un sujet seulement local</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les fondateurs insistent tous sur ce point : <strong>le sujet part de Blois, mais il ne peut pas rester enfermé dans le seul commentaire patrimonial local.</strong> Louis Buteau affirme que l’esclavage, le racisme, les discriminations d’hier et leurs effets dans le présent sont des questions qui dépassent très largement la ville. À ses yeux, <strong>le passé esclavagiste n’est pas seulement un objet historique</strong> ; il aide à <strong>comprendre des mécanismes encore actifs.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette <strong>dimension contemporaine</strong> a séduit <strong>Catherine Lacassagne,</strong> qui dit s’être engagée dans le projet à la fois au nom de ses valeurs humanistes et républicaines, et parce qu’elle a des origines familiales guadeloupéennes. L&rsquo;infirmière explique aussi avoir été saisie par la découverte du rôle de Michel Bégon dans le Code noir. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Liée à la Maison de Bégon par ses activités d’habitante-relais, <strong>Christel Noslen,</strong> de son côté, explique avoir été interpellée en faisant des recherches sur le sujet. Selon cette blésoise, il ne s’agit pas de faire semblant de découvrir l’histoire, ni de s’indigner à retardement comme si tout devait être effacé. <strong>Il s’agit de connaître et de faire connaître, <em>« sous tous les angles </em>», un personnage historique important de Blois.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-produire-autre-chose-qu-un-simple-signalement">Produire autre chose qu’un simple signalement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ambition ici est donc d’ouvrir un <strong>débat mémoriel et citoyen</strong>, puis de le porter <strong>aussi par des formes artistiques et culturelles.</strong> Le projet phare annoncé est celui d’une <strong>pièce de théâtre</strong>. Dans l’esprit des fondateurs, cette pièce doit constituer l’élément central du dispositif. Elle mettrait en scène une controverse entre Bégon et Grégoire. L’association souhaite y associer des <strong>jeunes Blésois</strong>, non seulement comme spectateurs mais aussi, si possible, dans l’écriture et peut-être dans le jeu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le calendrier avancé est déjà précis. Une évocation du projet est prévue dès les prochains <strong>Rendez-vous de l’histoire,</strong> mais l’objectif principal est <strong>une présentation de la pièce en 2027</strong>, afin de laisser le temps de travailler avec les jeunes sur l’année scolaire 2026-2027. Les fondateurs citent parmi leurs premiers soutiens les <strong>Rendez-vous de l’histoire</strong>, la <strong>Fondation pour la mémoire de l’esclavage</strong>, la <strong>Maison de Bégon</strong> et la <strong>Ben Compagnie</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ne-pas-confisquer-le-debat">Ne pas confisquer le débat</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une question va surgir à Blois : <strong>que faire, à terme, d’un nom aussi visible que Bégon dans l’espace public si sa participation à l’ordre esclavagiste est mieux connue ?</strong> Faut-il renommer ? Ajouter ? Expliquer ? Ne rien toucher ? Sur ce point, les réponses des membres fondateurs sont prudentes mais convergentes. <strong>Ils disent ne pas vouloir préempter le débat</strong>. Tous tiennent à écarter l’idée d’un <em>« déboulonnage »</em> comme horizon premier. Ils le disent : leur intention n’est pas de changer immédiatement les noms de rues, de bâtiments ou d’équipements, ni de faire de Michel Bégon une cible sur laquelle on tirerait <em>« à boulets rouges »</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-travers-begon-une-interrogation-plus-vaste-sur-le-present">À travers Bégon, une interrogation plus vaste sur le présent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat souhaité pourrait glisser naturellement vers la situation contemporaine. <strong>Les fondateurs ne parlent pas du racisme comme d’une survivance abstraite.</strong> Ils parlent d’expériences vécues, de paroles libérées, d’<strong>un climat qui s’est durci</strong> ou qui, au minimum, laisse davantage s’exprimer ce qui auparavant restait plus feutré. Catherine Lacassagne raconte ainsi avoir eu à subir récemment <strong>du racisme à Blois,</strong> alors qu’elle ne l’avait pas vécu ainsi auparavant dans une ville où elle dit avoir des ancrages amicaux, familiaux et professionnels. Pour Louis Buteau, il y a aujourd’hui des combats encore à mener, et <strong>la compréhension de ce qui s’est joué hier peut aider à mieux saisir les discriminations d’aujourd’hui.</strong> Parler de l’esclavage, c’est remettre en jeu des mots très concrets : liberté, égalité, fraternité.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public">À Blois, l’association « Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois » veut ouvrir un débat sur l’esclavage, la mémoire et l’espace public</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>À Blois, la Dictée du Rotary a trouvé son élan du côté des collèges</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 10:30:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Organisée avant tout comme une collecte de fonds au profit de la lutte contre l’illettrisme, la Dictée du Rotary tenait cette année sa dixième édition à Blois, à l’INSA Centre-Val de Loire. Si samedi dernier la participation grand public a légèrement reculé, l’opération a en revanche particulièrement bien fonctionné auprès des collégiens, avec 825 copies &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-la-dictee-du-rotary-a-trouve-son-elan-du-cote-des-colleges">À Blois, la Dictée du Rotary a trouvé son élan du côté des collèges</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Organisée avant tout comme une <strong>collecte de fonds au profit de la lutte contre l’illettrisme</strong>, la <strong>Dictée du Rotary</strong> tenait cette année sa dixième édition à Blois, à <strong>l’INSA Centre-Val de Loire</strong>. Si samedi dernier la participation grand public a légèrement reculé, l’opération a en revanche particulièrement bien fonctionné <strong>auprès des collégiens, avec 825 copies dans huit établissements.</strong></em></p>



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<p class="wp-block-paragraph">À Blois, la Dictée du Rotary n’est pas organisée pour le seul plaisir de départager des amoureux du participe passé ou des fidèles de la virgule. Derrière l’exercice, il y a une finalité précise : <strong>recueillir des fonds pour la lutte contre l’illettrisme.</strong> Cette dixième édition prolonge pleinement cette vocation. Les recettes doivent <a href="https://bloiscapitale.com/la-dictee-du-rotary-veut-faire-reculer-lillettrisme-par-lecole" target="_blank" rel="noreferrer noopener">soutenir des structures engagées dans ce combat, comme le <strong>CRIA 41 et ALIRE Formation</strong>,</a> rappelle Maryse Cherière, responsable de la commission d’organisation pour <strong>les deux clubs Rotary mobilisés, Blois Sologne et Blois Loire et Châteaux</strong>. L’action s’inscrit d’ailleurs dans l’un des grands axes du Rotary, celui de l’alphabétisation. À l’échelle locale, la dictée en offre une traduction directe, concrète et immédiatement lisible.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="668" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5972-1024x668.jpeg" alt="Dictée du Rotary" class="wp-image-32612" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5972-1024x668.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5972-300x196.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5972-768x501.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5972-1536x1002.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5972-2048x1336.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-grande-reussite-de-l-edition-2026-s-est-jouee-dans-les-colleges">La grande réussite de l’édition 2026 s’est jouée dans les collèges</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est sans doute le fait majeur de cette année : <strong>825 copies</strong> issues de <strong>huit établissements</strong>. L’opération s’est en outre ouverte au privé. Pour Maryse Cherrière, il s’agit clairement d’un cap franchi. <em><strong>« On a battu des records »</strong></em>, dit-elle. Tout le travail de correction sur les collégiens a déjà été effectué. Reste la <strong>remise des récompenses.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce succès dans les collèges n’est pas un détail. Car <strong>c’est précisément dans cet espace que la question de l’écrit, de la lecture et de l’aisance avec la langue <a href="https://bloiscapitale.com/les-jeunes-francais-et-la-lecture-les-chiffres-des-decrochages">prend un relief particulier (lire ici).</a></strong> Que la dictée y trouve un tel écho donne à l’événement une portée plus forte.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="670" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5498-1024x670.jpeg" alt="dictée Rotary" class="wp-image-31884" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5498-1024x670.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5498-300x196.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5498-768x503.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5498-1536x1005.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5498-2048x1340.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-organisation-lancee-des-septembre">Une organisation lancée dès septembre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière une manifestation qui, vue de l’extérieur, peut paraître légère, presque évidente, il y a en réalité de longs mois de préparation. La dictée 2026 a été travaillée <strong>depuis septembre</strong> par les deux clubs Rotary, avec une équipe de <strong>sept à huit personnes</strong> mobilisées sur le dossier. Maryse Cherrière le dit : cela demande <strong><em>« beaucoup d’implication »</em></strong> et <em><strong>« beaucoup d’énergie »</strong></em>. Il faut coordonner les établissements, anticiper la communication, organiser les inscriptions, les corrections, les récompenses, les partenariats, le déroulé de la journée. Au final, <strong>la dictée à l&rsquo;INSA a réuni 81 participants.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-2001-l-odyssee-de-l-orthographe">« 2001, l’odyssée de l’orthographe »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte retenu pour cette dixième édition portait un titre qui annonçait assez bien le programme : <strong><em>2001, l’odyssée de l’orthographe</em></strong>. Une dictée assez exigeante. Le déroulé, lui, reposait sur une mécanique désormais bien installée. <strong>Bertrand Renard</strong> anime la séance, lit le texte et conduit la correction. Celle-ci se fait sous la forme d’une <strong>auto-correction</strong>. Les niveaux de fautes sont ensuite appelées progressivement, et l’on remonte ainsi vers les meilleures copies.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="729" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5975-1024x729.jpeg" alt="Dictée du Rotary" class="wp-image-32613" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5975-1024x729.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5975-300x213.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5975-768x546.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5975-1536x1093.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5975-2048x1457.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-recompenser-la-performance-sans-oublier-l-effort">Récompenser la performance, sans oublier l’effort</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le palmarès est bien là, et il donne son ossature à l’événement : les meilleurs sont distingués dans <strong>trois catégories, </strong>les 8-14 ans, les 15-24 ans et les plus de 25 ans. Mais la Dictée du Rotary ne se résume pas à une remise de prix réservée aux plus aguerris en orthographe. <strong>Du côté des collégiens, tous recevront au moins un livre et un stylo.</strong> Quant aux élèves récompensés, ils se verront remettre <strong>un stylo gravé à leur nom.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus significative encore est peut-être la <strong>nouveauté introduite cette année : la volonté de distinguer aussi un élève en difficulté.</strong> En lien avec les enseignants, les organisateurs ont fait le choix de ne pas s’en tenir au seul classement, mais de reconnaître également <strong>l’effort fourni</strong>, même lorsque les résultats ne les conduisent pas aux premières places. C’est sans doute, au fond, ce qui relie le plus directement l’événement à sa raison d’être. Lutter contre l’illettrisme, ce n’est pas seulement recueillir des fonds pour des structures spécialisées. C’est aussi, à l’échelle d’un rendez-vous local, <strong>prendre garde à ne pas humilier,</strong> choisir d’encourager.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un palmarès qui dit aussi la fidélité au rendez-vous</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les résultats dessinent, à leur manière, un portrait assez parlant de cette édition. Dans la catégorie <strong>8-14 ans</strong>, <strong>Louise Garnier</strong> et <strong>Carmen Lopez</strong>, deux élèves de 3e du collège des Provinces, ont été récompensées. Dans la catégorie <strong>15-24 ans</strong>, les lauréats sont <strong>Cyrielle Maubert</strong> et <strong>Noé Fortineau</strong>. Chez les <strong>plus de 25 ans</strong>, ont été distinguées <strong>Eugénie Berchon</strong>, avec 2,5 fautes à la dictée, <strong>Michèle Brullez</strong>, <strong>Annie Arnaud</strong>, <strong>Martine Le Gal</strong> et <strong>Nelly Ganancia Fossiez</strong>. Souvent des fidèles de cet événement qui conserve une dimension profondément intergénérationnelle. La benjamine récompensée a <strong>8 ans</strong>. La doyenne, <strong><strong>Michèle Brullez</strong></strong>, fidèle participante venue de <strong>Saint-Jean-le-Blanc</strong>, dans la banlieue d’Orléans, a <strong>87 ans</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les lots remis aux participants n’ont rien de spectaculaire, et c’est sans doute ce qui leur convient le mieux. Restauration, entrées à l’ADA, cadeaux offerts par les partenaires, goodies : l’ensemble reste à l’échelle de la ville, de ses réseaux, de ses fidélités concrètes. Ici, la logique n’est pas celle du prestige. Elle est celle de la participation, du soutien, du lien. On vient pour se mesurer au texte, pour contribuer à une cause, pour prendre part à un moment partagé, et l’on repart avec une trace de cette journée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au moment d’en dresser le bilan, Maryse Cherrière ne cache pas son soulagement. Elle est <em><strong>« heureuse »</strong></em>, notamment parce que le versant collégien de la dictée a pris une ampleur nouvelle. Et déjà, presque naturellement, son regard se porte plus loin. Avec <strong>de nouvelles idées pour 2027.</strong></p>



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<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-blois-capitale-agglopolys wp-block-embed-blois-capitale-agglopolys"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VDY3ptCMbU"><a href="https://bloiscapitale.com/les-jeunes-francais-et-la-lecture-les-chiffres-des-decrochages">« Les jeunes Français et la lecture » : les chiffres des décrochages</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« « Les jeunes Français et la lecture » : les chiffres des décrochages » &#8212; Blois Capitale Agglopolys" src="https://bloiscapitale.com/les-jeunes-francais-et-la-lecture-les-chiffres-des-decrochages/embed#?secret=7P0aVL6Wt7#?secret=VDY3ptCMbU" data-secret="VDY3ptCMbU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-la-dictee-du-rotary-a-trouve-son-elan-du-cote-des-colleges">À Blois, la Dictée du Rotary a trouvé son élan du côté des collèges</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Pour ne pas perdre son lieu de danse à Vineuil, AZOTH poursuit la mobilisation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Apr 2026 06:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associatif et solidarités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Installé à Vineuil depuis 2019, AZOTH Arts Center est aujourd’hui menacé par la mise en vente de ses locaux. Pour éviter une hausse de loyer ou une éviction à l’issue du bail, AZOTH Dance Theatre a engagé une levée de fonds tout en se positionnant comme acheteur. Derrière cette opération, il s’agit de préserver un &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Installé à <strong>Vineuil </strong>depuis 2019, <strong>AZOTH Arts Center</strong> est aujourd’hui <strong>menacé</strong> par la mise en vente de ses locaux. Pour éviter une hausse de loyer ou une éviction à l’issue du bail, AZOTH Dance Theatre a engagé <strong>une levée de fonds</strong> tout en se positionnant comme acheteur. Derrière cette opération, il s’agit de <strong>préserver un lieu de création, de transmission et d’accueil</strong> déjà pleinement actif sur le territoire, au moment même où le festival <strong>Blois Danse prépare sa 7e édition dans un format light et repensé.</strong></em></p>



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<p class="wp-block-paragraph">À première vue, l’affaire pourrait se résumer à une campagne de soutien de plus. <strong>Un objectif affiché à 20 000 euros*.</strong> Une p<strong><a href="https://www.azothdancetheatre.com/soutenir" target="_blank" rel="noreferrer noopener">age d’appel aux dons (ici)</a></strong>. Des actions solidaires. <strong>Un concert caritatif avec Suzanne et Jako aux Lobis le vendredi 17 avril.</strong> Mais en écoutant <strong>Jonathan Breton,</strong> le sujet prend tout de suite une autre épaisseur. Ce qui se joue ici n’est pas seulement le maintien d’une structure culturelle. C’est la préservation d’un outil de travail devenu, au fil des années, le point d’ancrage concret d’AZOTH sur le territoire blésois.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="559" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-14.png" alt="" class="wp-image-32535" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-14.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-14-300x164.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-14-768x419.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-lieu-a-vendre-et-une-decision-a-prendre-sans-tarder">Un lieu à vendre, et une décision à prendre sans tarder</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La situation de départ est simple, et brutale. Les locaux occupés par AZOTH Arts Center à Vineuil sont à vendre. Pour la compagnie, deux risques se présentent aussitôt : voir le loyer augmenter fortement avec un nouveau propriétaire, ou devoir quitter les lieux à la fin du bail. <strong>La campagne de soutien</strong> lancée par AZOTH expose d’ailleurs très clairement ce double danger, tout comme la décision prise en conséquence : <strong>se positionner comme acheteur.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Car derrière le bâtiment, il y a tout ce qui s’y tient déjà, au quotidien. Les ateliers. Les stages. Les répétitions. Les créations. Le travail régulier de la compagnie. Il s&rsquo;agît ici de <strong>préserver pendant quatre ans les activités les plus fragiles de l’association</strong>. Jonathan Breton cite en particulier toutes les actions qui rapportent peu ou pas : interventions auprès de publics empêchés, enfants hospitalisés, scolaires, activités gratuites ou à tarifs réduits. <em>« Ce sont toutes ces actions-là qu’on est obligé d’arrêter quand il y a les finances qui sont difficiles »</em>, résume-t-il. En outre, <strong>quelques travaux énergétiques sont nécessaires dans les locaux.</strong> </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="767" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-11-1024x767.png" alt="" class="wp-image-32515" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-11-1024x767.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-11-300x225.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-11-768x575.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-11.png 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Crédit photo : AZOTH Arts Center studio</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un montage pensé pour protéger l’association</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis son ouverture, AZOTH Arts Center a accueilli <strong>des ateliers tout public, des actions en direction de publics en situation de handicap, des stages, des expositions, des répétitions ouvertes et des spectacles intimistes.</strong> <em>« C’est là aussi que la compagnie s’entraîne au quotidien, elle fait ses créations, ses répétitions »</em>, ajoute Jonathan Breton.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;association ne souhaite pas acheter directement les locaux.</strong> D’une part, parce qu’il serait dangereux de <em>« mettre tous les œufs dans le même panier »</em>. D’autre part, parce qu’un achat en direct ferait peser, selon les conseils reçus, un risque sur le cadre fiscal de l’association. Le choix retenu est donc celui d’<strong>une SCI, chargée d’acheter les murs, tandis que l’association resterait locataire.</strong> Pendant le remboursement du prêt, elle continuerait à payer un loyer. Une fois l’emprunt soldé, l’idée serait que ce loyer devienne symbolique, afin que l’argent jusque-là absorbé par la charge locative puisse être redirigé vers les autres activités. Ce point est important, la campagne ne vise pas à immobiliser des fonds dans une logique patrimoniale. Elle s’inscrit dans une stratégie de <strong>sécurisation à long terme des activités culturelles elles-mêmes.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-12-1024x683.png" alt="" class="wp-image-32516" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-12-1024x683.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-12-300x200.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-12-768x512.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-12-1536x1024.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-12.png 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Crédit photo : M2Tech cie AZOTH Dance Theatre</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Vu de loin, on pourrait être tenté de poser une question simple : <strong>pourquoi ne pas aller ailleurs ?</strong> Parce que des locaux adaptés, avec <strong>une grande surface</strong> et <strong>surtout un plateau réellement exploitable</strong> pour l’activité chorégraphique, sont rares. Et lorsqu’ils existent, ils sont souvent nus, donc coûteux à aménager. <strong>Les locaux actuels représentent 215 m² au total</strong>, avec un grand studio d’environ 100 m² et un second espace de 40 à 45 m² pour le yoga, le pilates, le stretching et les activités de corps. Et il ne faut <em>« surtout pas moins »</em>, dit Jonathan.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="729" height="855" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-13.png" alt="" class="wp-image-32518" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-13.png 729w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-13-256x300.png 256w" sizes="auto, (max-width: 729px) 100vw, 729px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Une promesse ancienne, et une réponse qui tarde</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet initial imaginé lors de l’arrivée de la compagnie sur le territoire tournait plutôt autour de 700 à 800 m². Autrement dit, ce qu’AZOTH défend aujourd’hui n’est déjà plus le projet dans son ampleur d’origine, mais une version réduite, recentrée sur le cœur des missions : création, diffusion, transmission, actions pédagogiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En 2018, la municipalité de Blois avait promis des locaux à la compagnie pour qu’elle vienne s’installer sur le territoire et participe au développement de l’art chorégraphique</strong> dans le Blaisois. A ce jour, ces locaux n’ont toujours pas été alloués. Jonathan Breton indique qu’à la faveur des élections municipales, il a reposé la question et qu’<strong>il lui a été redit qu’une recherche de locaux existait</strong>. Mais dans l’immédiat, la compagnie ne peut pas se permettre d’attendre davantage. L’échéance impose de se positionner <strong>avant l’été.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-10-1024x682.png" alt="" class="wp-image-32514" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-10-1024x682.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-10-300x200.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-10-768x512.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-10-1536x1023.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-10.png 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une campagne nourrie par une solidarité très locale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’opération avance, c&rsquo;est grâce à toutes et tous. Jonathan Breton décrit une mobilisation très concrète, faite d’initiatives : <strong>un marché éphémère mêlant artisans, créateurs et brocante, une tombola, une vente de crêpes, des stages de danse dont les recettes sont fléchées vers l’opération, une campagne de crowdfunding, mais aussi une collecte de métaux et de ferrailles</strong> qui se poursuit dans le temps. Une caisse est mise à disposition à l’entrée du centre pour récupérer métaux, câbles, électroménager et autres matériaux revendables. Et donc, le <strong>vendredi 17 avril à 20h30, un concert caritatif</strong> va se tenir au cinéma <a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/">Les Lobis</a>, avec <strong>Suzanne et Jako,</strong> au profit de l’opération (<a href="https://www.azothdancetheatre.com/concert" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plein tarif en ligne : 8€</a> &#8211; plein tarif sur place : 10€ &#8211; tarif réduit : 6 ou 7€). <em><strong>« C’est là qu’on voit qu’on a créé une belle communauté depuis qu’on est arrivés »</strong></em>, souffle Jonathan.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Blois Danse maintenu, mais dans une forme plus légère</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette bataille pour les locaux intervient alors qu’AZOTH prépare aussi la <strong><a href="https://www.bloisdanse.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">7e édition du festival Blois Danse,</a></strong> <strong>du 3 au 10 juillet 2026.</strong> Cette édition va proposer un <strong><em>« nouveau format »,</em></strong> de <strong><em>« nouvelles expériences originales »</em></strong> et une programmation investissant des lieux non dédiés à la danse.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://www.bloisdanse.com/"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="944" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-15-1024x944.png" alt="" class="wp-image-32536" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-15-1024x944.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-15-300x277.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-15-768x708.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-15.png 1414w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Cette version <em>« light »</em> du festival est la conséquence d&rsquo;<strong>un budget en baisse</strong> et de <strong>subventions promises mais non perçues, ou revues à la baisse.</strong> Mais <strong>l&rsquo;essentiel est là : le festival est maintenu.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette édition 2026 doit notamment proposer une<strong> déambulation chorégraphique dans trois salles de l’aile Gaston-d’Orléans du château royal de Blois,</strong> avec des jauges réduites à 70 spectateurs maximum (les 3 et 5 juillet). </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 4 juillet, le <strong>Campus La Providence</strong> doit accueillir une journée d’ateliers ouverts à tous à partir de 12 ans, ainsi qu<strong>’une barre géante,</strong> autre temps fort mis en avant dans la programmation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, alors même qu’AZOTH cherche à consolider sa base matérielle à Vineuil, la compagnie continue de tenir son rendez-vous estival, en l’adaptant à ses moyens du moment et à une autre échelle.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>*L’objectif affiché publiquement est de 20 000 euros, avec <strong>un niveau d’avancement actuellement indiqué à 57,83 %.</strong> Précisons au passage que les dons ouvrent droit à <strong>une déduction fiscale de 66 % pour les particuliers et de 60 % pour les entreprises,</strong> l’association étant reconnue d’intérêt général.</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Pour en savoir plus : <strong><em><a href="https://www.azothdancetheatre.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">azothdancetheatre.com</a></em></strong> | <em><strong><a href="https://www.bloisdanse.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">bloisdanse.com</a></strong></em> | <em><strong><a href="https://www.azothdancetheatre.com/concert" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Billetterie du concert de Suzanne et Jako</a></strong></em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark>🎭 <em>Spectacle de danse – (Re)-Write</em></mark></strong><br>📍 Espace Jean-Claude Deret, Saint-Gervais-la-Forêt<br>🕓 16h00<br>Une seconde représentation de cette création mêlant influences passées et préoccupations actuelles. Une œuvre dynamique et émotionnelle, précédée d’une première partie par le Jeune Ballet 41.<br>💶 Tarifs : 12 € à 15 €<br>📞 06 76 17 39 26 🌐 <a href="http://www.azothdancetheatre.com/">www.azothdancetheatre.com</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/pour-ne-pas-perdre-son-lieu-de-danse-a-vineuil-azoth-poursuit-la-mobilisation">Pour ne pas perdre son lieu de danse à Vineuil, AZOTH poursuit la mobilisation</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>C’est quoi cette “soupe impopulaire” organisée ce samedi à Blois ?</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/cest-quoi-cette-soupe-impopulaire-organisee-samedi-prochain-a-blois</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/cest-quoi-cette-soupe-impopulaire-organisee-samedi-prochain-a-blois#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Apr 2026 08:53:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le samedi 18 avril 2026, à partir de 18 heures, Blois Capitale – la boutique, au 16 rue Émile-Laurens (à deux pas de la place Louis XII), accueillera une soirée portée avec Le Carillon. Au programme grâce au travail remarquable de Mélanie Pasteur : une soupe préparée par des personnes en précarité pour le grand &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/cest-quoi-cette-soupe-impopulaire-organisee-samedi-prochain-a-blois">C’est quoi cette “soupe impopulaire” organisée ce samedi à Blois ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Le samedi 18 avril 2026, à partir de 18 heures</strong>, Blois Capitale – la boutique, au <strong>16 rue Émile-Laurens</strong> (à deux pas de la place Louis XII), accueillera une soirée portée avec <strong><a href="https://alep-blois.fr/le-carillon/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Carillon</a></strong>. Au programme grâce au travail remarquable de Mélanie Pasteur : une soupe préparée par des personnes en précarité pour le grand public, avec en plus de la <strong>musique live, un dépôt-vente d’œuvres et de créations,</strong> dans un esprit d’ouverture et de rencontre.</em></p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-c-est-quoi-au-juste-une-soupe-impopulaire"><strong>C’est quoi, au juste, une “soupe impopulaire” ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le principe inverse les rôles habituels. <strong>Cette fois, ce sont des SDF ou vivant une grande précarité qui passent aux fourneaux pour préparer une soupe et quelques mignardises destinées à être offertes aux passants.</strong> Derrière cette appellation volontairement décalée, l’idée est simple : déplacer le regard porté sur la précarité, redonner une place active à celles et ceux qu’on cantonne trop souvent à celle de bénéficiaires, et faire <strong>de la rencontre</strong> un <a href="https://bloiscapitale.com/illettrisme-des-jnai-pour-defaire-le-tabou-relier-les-acteurs-redonner-prise" target="_blank" rel="noreferrer noopener">geste concret</a>, public et partagé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est autour de cette initiative que Le Carillon, Alep, et Blois Capitale organisent une soirée festive et solidaire, samedi 18 avril à partir de 18 heures, au 16 rue Émile-Laurens à Blois.</strong> Les légumes seront fournis par le <strong>Jardin de Cocagne</strong>, qui accueillera également la confection de la soupe. La soirée se prolongera jusqu&rsquo;à 22 heures, <strong>en musique avec Beufa,</strong> qui interprétera des titres de son album <em>La gagne d’un gueux</em>, ainsi qu’avec <strong>d’autres carillonneurs, carillonneuses</strong> et proches du programme solidaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Œuvres, films et créations en dépôt-vente</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée sera aussi l’occasion de découvrir plusieurs créations mises en dépôt-vente chez Blois Capitale. Seront notamment proposés :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>les miniatures en bois de <strong>Jean-Marie</strong> ;</li>



<li>les dessins et créations de <strong>Laurent</strong> et <strong>Bérengère</strong> ;</li>



<li>les albums de <strong>Beufa</strong> ;</li>



<li>les DVD des deux films du Carillon : <em>La Gagne des Gueux</em> d’<strong>Amélia Bréchet</strong> et <em>Par les fonds</em> de <strong>Julien Quentin</strong>.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’animation d’un soir, cette présence en dépôt-vente permet aussi de prolonger la visibilité des œuvres et des parcours portés par Le Carillon et les personnes engagées à ses côtés.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Infos pratiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rendez-vous samedi 18 avril 2026 à partir de 18 heures, chez Blois Capitale – la boutique, 16 rue Émile-Laurens à Blois. Entrée gratuite.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quoi ?</strong> Soirée festive et solidaire<br><strong>Où ?</strong> Blois Capitale – la boutique, 16 rue Émile-Laurens, 41000 Blois<br><strong>Quand ?</strong> Samedi 18 avril 2026 à partir de 18h<br><strong>Avec qui ?</strong> Le Carillon, Alep, le Jardin de Cocagne et Blois Capitale<br><strong>Entrée ?</strong> Gratuite, ouverte à toutes et à tous</p>



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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/cest-quoi-cette-soupe-impopulaire-organisee-samedi-prochain-a-blois">C’est quoi cette “soupe impopulaire” organisée ce samedi à Blois ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>La Vitrine itinérante, ou l’idée d’un centre-ville de Blois dynamisé par ses étudiants</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/la-vitrine-itinerante-ou-lidee-dun-centre-ville-de-blois-dynamise-par-ses-etudiants</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 07:59:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associatif et solidarités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois, la question du centre-ville se lit à travers des vitrines parfois inoccupées, et la difficulté à faire émerger des lieux de vie ouverts à d’autres usages que le commerce. La Vitrine itinérante part de là. L’association, née il y a cinq ans autour d’étudiants de l’École de la nature et du paysage, a &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/la-vitrine-itinerante-ou-lidee-dun-centre-ville-de-blois-dynamise-par-ses-etudiants">La Vitrine itinérante, ou l’idée d’un centre-ville de Blois dynamisé par ses étudiants</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">À Blois, la question du centre-ville se lit à travers <a href="https://bloiscapitale.com/les-vitrines-de-blois-dans-la-bataille-pour-un-centre-ville-vivant" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des vitrines parfois inoccupées</a>, et la difficulté à faire émerger des lieux de vie ouverts à d’autres usages que le commerce. <strong>La Vitrine itinérante</strong> part de là. L’association, née il y a cinq ans autour d’<strong>étudiants de l’École de la nature et du paysage,</strong> a choisi une autre méthode : occuper, montrer, tester, faire venir, divertir, déplacer les regards.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.lavitrineitinerante.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Son manifeste le dit</a> : <strong>l’association se veut <em>« avant tout blésoise »</em></strong>, entend <strong><em>« redonner à la ville des lieux de vie »</em></strong> <strong>en investissant des locaux vacants,</strong> ouvrir les espaces de création à un public diversifié, et <strong>faire de l’art comme du paysage des outils concrets de lien</strong> entre étudiants, habitants, associations et institutions. Dit autrement, il s’agit d’une tentative de refaire circuler des usages dans la ville.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J10-Expo-marche-2-1024x683.jpg" alt="La Vitrine itinérante" class="wp-image-32262" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J10-Expo-marche-2-1024x683.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J10-Expo-marche-2-300x200.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J10-Expo-marche-2-768x512.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J10-Expo-marche-2-1536x1025.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J10-Expo-marche-2-2048x1366.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo La Vitrine itinérante</figcaption></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-boutique-vide-comme-point-de-depart">Une boutique vide comme point de départ</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au commencement, il y a une idée simple. Investir une boutique du centre-ville, temporairement, pour en faire autre chose qu’un local en attente. Non pas un commerce éphémère, mais <strong>un lieu de passage, d’exposition, de rencontre, de fabrication.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>David Sinet,</strong> l’un des fondateurs, résume l’intention initiale : <em>« Le but, c’était de<strong> venir investir des boutiques du centre-ville de Blois pour, à notre échelle d’étudiants, participer à l’animation de la ville de Blois. »</strong></em> La première vitrine est installée 5 Rue Porte Côté, dans un contexte encore marqué par le Covid. Le lieu est vaste, ce qui aide à respecter les contraintes sanitaires du moment. À l’intérieur, se mêlent travaux d’école, projets associatifs, sérigraphie, photographie, propositions d’artistes blésois, projections. Ce n’est pas encore un programme théorisé ; c’est d’abord une mise en relation. Entre étudiants et habitants. Entre école et centre-ville. Entre une ville traversée et une ville habitée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-association-qui-a-vite-deborde-le-cadre-de-la-boutique">Une association qui a vite débordé le cadre de la boutique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les vitrines n’auront été que deux. Les projets, eux, se sont multipliés. David Sinet parle d’<em>« une quarantaine »</em> au moins. <strong>À mesure que l’association se structure, elle élargit son terrain. La boutique n’est plus l’unique format.</strong> Elle devient une possibilité parmi d’autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a eu <strong>des workshops, des expositions, des parcours, des dispositifs participatifs, des projets liés au son, au paysage, à la cartographie, à l’espace public, aux semences anciennes, aux fêtes étudiantes, aux jardins, aux balades urbaines, aux friches, aux costumes, à la sérigraphie, aux récits d’habitants.</strong> Il y a aussi cette <strong>Rosalie</strong> aménagée comme une vitrine ambulante, pensée pour porter les projets ailleurs quand le local manque.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="679" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-1695-1024x679.png" alt="La Vitrine Itinérante" class="wp-image-32272" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-1695-1024x679.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-1695-300x199.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-1695-768x509.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-1695.png 1288w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo La Vitrine Itinérante</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Urbanisme, écologie, environnement, paysage, architecture</strong> : les sujets changent de forme, mais conservent le même ancrage. Le manifeste de l’association revendique précisément cette articulation entre création, territoire et sensibilisation, en affirmant vouloir <em>« éveiller les jeunes aux enjeux du paysage et de l’urbanisme »</em> à travers des ateliers, visites et conférences. L’association travaille par fragments. Une vitrine. Un marché. Un îlot. Une balade. Une courge de collection. Une carte à épingler. Un son enregistré. Une façade regardée autrement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-regarder-blois-a-hauteur-d-usage">Regarder Blois à hauteur d’usage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Vitrine itinérante propose <strong>une façon de regarder Blois.</strong> <strong>Justine Colin-Colnet,</strong> en service civique au sein de l’association depuis janvier, raconte par exemple le <strong>jeu de rôle imaginé</strong> avec un autre étudiant lors de <strong><a href="https://bloiscapitale.com/generation-climat-5-fait-du-vivant-un-enjeu-partage" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Génération Climat</a></strong>, autour du parvis de la Halle aux Grains. Le principe : faire incarner à des lycéens des oiseaux, des arbustes, des formes de vie différentes, pour les amener à réfléchir à l’aménagement d’un espace aujourd’hui très minéral. <em>« On s’est dit : en 2050, les animaux, les oiseaux peuvent parler, et donc chacun exprime ses besoins, et les besoins sont parfois contradictoires. »</em> L&rsquo;idée peut sembler légère. Elle touche pourtant à quelque chose de sérieux : <strong>qui a sa place dans un lieu ? À quelles conditions ? Et selon quels arbitrages ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Même logique dans les projets menés autour de l’îlot Denis-Papin, des friches blésoises, ou dans ces parcours à vélo le long des limites administratives de la ville. Les sujets sont concrets, parfois complexes. L’association choisit de ne pas les traiter sur le mode du dossier clos, mais sur celui de l’enquête sensible. David Sinet le formule ainsi : <strong><em>« Tout ce qu’on fait, c’est toujours sérieux, mais avec un côté un peu décalé. »</em></strong> Le décalage n’est pas une manière d’éviter le fond. Il sert au contraire à le rendre praticable.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J1-Olivier-3-1024x576.jpg" alt="La Vitrine itinérante" class="wp-image-32263" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J1-Olivier-3-1024x576.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J1-Olivier-3-300x169.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J1-Olivier-3-768x432.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J1-Olivier-3-1536x864.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J1-Olivier-3-2048x1152.jpg 2048w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J1-Olivier-3-390x220.jpg 390w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo La Vitrine itinérante</figcaption></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-joie-comme-methode">La joie comme méthode</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le manifeste, l’association revendique une action menée <em><strong>« par une approche joyeuse et décalée ».</strong></em> La joie fait partie du projet. C’est vrai des balades artistiques, des cartes postales adressées à des inconnus blésois, des dispositifs où l’on vient raconter un souvenir de Blois, des fêtes de la courge, des maquettes imparfaites mais testées quand même, des chasses au trésor imaginées, ou de ce projet de grand bal folk à la Halle aux Grains. Il y a cette volonté de rendre <em><strong>« la culture accessible à tous, sans distinction »</strong></em> et d’<strong>ouvrir les espaces de création à un public diversifié.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="682" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J9-Vernissage-2-682x1024.jpg" alt="La Vitrine itinérante" class="wp-image-32261" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J9-Vernissage-2-682x1024.jpg 682w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J9-Vernissage-2-200x300.jpg 200w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J9-Vernissage-2-768x1152.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J9-Vernissage-2-1024x1536.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J9-Vernissage-2.jpg 1039w" sizes="auto, (max-width: 682px) 100vw, 682px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-ce-que-l-association-dit-du-centre-ville">Ce que l’association dit du centre-ville</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre sujet affleure. Plus vaste que l’association elle-même. Plus directement blésois aussi. Justine Colin-Colnet dit avoir pris la mesure, depuis son installation en centre-ville, du nombre de<strong> vitrines fermées</strong>, d’une situation <em><strong>« un peu inextricable »</strong></em>. Mais elle ajoute aussitôt ce que l’association cherche à opposer à cette impression : <em><strong>« montrer des alternatives »</strong></em>, <em><strong>« faire vivre la ville de manière assez joyeuse »</strong></em>, <em><strong>« faire se rencontrer les gens, peu importe l’âge et d’où ils viennent ».</strong></em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que propose La Vitrine itinérante n’est pas un programme de requalification urbaine. C’est une politique de l’usage, au sens modeste et direct du terme. <strong>Habiter un lieu. Y faire entrer des gens. Le rendre visible. Y produire une intensité</strong>. Dans son manifeste, l’association affirme vouloir <em>« redonner à la ville des lieux de vie de l’ordinaire, comme de l’extraordinaire, en investissant des locaux vacants pour des événements longs ou ponctuels ».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vie-etudiante-encore-trop-peu-visible-au-coeur-de-blois">Une vie étudiante encore trop peu visible au cœur de Blois</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À travers les propos de Justine Colin-Colnet et de David Sinet, une idée revient : <strong>le centre-ville de Blois manque peut-être d’une présence étudiante plus nette, plus continue, plus identifiable.</strong> Les étudiants sont là. Les établissements aussi. Mais les circulations restent faibles. Les écoles fonctionnent souvent chacune de leur côté. Les lieux de rencontre hors cadre scolaire paraissent rares. Les événements ponctuels existent, mais ils ne suffisent pas toujours à créer un usage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En creux, une question utile : que manque-t-il pour que les étudiants n’étudient pas seulement dans la ville, mais l’habitent vraiment ? La vie étudiante ne se mesure pas seulement au nombre d’inscrits. Elle se voit à la <strong>capacité d’essaimer dans le tissu urbain,</strong> de créer des habitudes de passage, <strong>des points d’ancrage, des lieux</strong> où l’on peut venir sans motif strictement académique. C’est ici que La Vitrine itinérante touche juste. <strong>Un ou plusieurs lieux alternatifs de présence étudiante, cela n&rsquo;aurait rien de folklorique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un local vivant, même mouvant, même ouvert par intermittence, pourrait jouer ce rôle. Non pas comme maison étudiante, mais comme point de contact, de relais. Un lieu pour exposer, discuter, s’asseoir, monter un atelier, tenir un café, venir voir quelque chose depuis la rue, revenir ensuite. <strong>Un lieu moins programmé que traversé.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J7-Production-2-1024x768.jpg" alt="La Vitrine itinérante" class="wp-image-32260" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J7-Production-2-1024x768.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J7-Production-2-300x225.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J7-Production-2-768x576.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J7-Production-2-1536x1152.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J7-Production-2-2048x1536.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo La Vitrine itinérante</figcaption></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-s-approprier-la-ville-pour-avoir-envie-d-y-rester">S’approprier la ville pour avoir envie d’y rester</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre question : <strong>la manière dont une ville conserve, ou non, une partie de celles et ceux qui y passent pour se former.</strong> Justine Colin-Colnet observe qu’il est plus facile d’avoir envie de rester, ou de revenir régulièrement, quand il existe <strong>des liens, des habitudes, des amis, des lieux repères.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Évidemment, un lieu culturel ne créera pas à lui seul des débouchés pour <em>« 10 000 paysagistes »</em>, comme le dit David Sinet avec une pointe d’ironie. La question de l’emploi demeure. Mais <strong>la manière dont une ville est pratiquée n’est pas secondaire.</strong> Elle compte dans l’attachement, dans l’envie de revenir, dans le sentiment qu’un territoire ne se réduit pas à un site d’études provisoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-envie-oui-les-moyens-beaucoup-moins">L’envie, oui ; les moyens, beaucoup moins</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Reste une limite constante, presque prosaïque. <strong>L’argent. Le temps. Les locaux. </strong>Le problème n’est jamais celui du manque d’idées. Il est structurel. <strong>Comment stabiliser un lieu ?</strong> Comment salarier ? Justine Colin-Colnet évoque les demandes de subvention, la nécessité d’avoir de la visibilité sur six mois ou un an, les arbitrages constants sur ce qu’il sera possible de faire et avec qui. David Sinet parle d’un objectif concret : parvenir à créer les conditions d’une embauche. <strong>L’envie existe, l’expérience aussi ; ce qui manque, ce sont les moyens.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/la-vitrine-itinerante-ou-lidee-dun-centre-ville-de-blois-dynamise-par-ses-etudiants">La Vitrine itinérante, ou l’idée d’un centre-ville de Blois dynamisé par ses étudiants</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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