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	<title>Archives des Ecologie - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Et si votre prochain bijou venait d’un éclat de silex de Loire ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 10:24:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le jeudi 9 juillet à 18h, Blois Capitale accueillera Paul Séjourné pour une rencontre singulière autour du silex, de la préhistoire, de la logique et de la création sur mesure. Chercheur en philosophie des mathématiques, doctorant et étudiant-chercheur, il taille à la main des éclats de silex de Loire pour en faire des parures uniques, &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://bloiscapitale.com/les-vernissages-rencontres-et-rendez-vous-a-venir-chez-blois-capitale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le jeudi 9 juillet à 18h, Blois Capitale accueillera Paul Séjourné</a></strong> pour une rencontre singulière autour du <strong>silex</strong>, de la préhistoire, de la logique et de la <strong>création sur mesure</strong>. Chercheur en philosophie des mathématiques, doctorant et étudiant-chercheur, <strong>il taille à la main</strong> des éclats de silex de Loire pour en faire <strong>des parures uniques, conçues dans une démarche écologique, sans machine électrique</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">T-shirt bleu frappé d’une spirale infinie de chiffres autour du symbole π, cheveux attachés, regard calme, <strong>Paul Séjourné tient ensemble plusieurs mondes</strong> qui semblent d’abord éloignés : les mathématiques, la philosophie, la préhistoire, le travail manuel, la création d’objets à porter. Sur le comptoir de la boutique Blois Capitale, le jeune homme a posé des pierres qui parlent une autre langue. Il nous la traduit. Des éclats blonds, gris, laiteux, presque translucides. Des pointes. Des lamelles. Des fragments coupants, fragiles et précis. Certains ressemblent déjà à des outils. D’autres attendent de <strong>devenir pendentifs, colliers, bracelets, boucles d’oreilles ou parures personnelles.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="701" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6736-1024x701.jpeg" alt="Paul Séjourné" class="wp-image-34454" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6736-1024x701.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6736-300x205.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6736-768x526.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6736-1536x1051.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6736-2048x1402.jpeg 2048w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6736-220x150.jpeg 220w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 id="h-une-parure-plutot-qu-un-bijou" class="wp-block-heading">Une parure plutôt qu&rsquo;un bijou</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rendez-vous proposé le <strong>jeudi 9 juillet à 18h à Blois Capitale</strong> (16 rue Emile Laurens) part de là, de cette rencontre. Et vous serez invité·es à découvrir <strong>les silex de Loire</strong> travaillés par Paul Séjourné, échanger avec lui, choisir une pièce déjà disponible ou commander une création sur mesure. <strong>L’idée n’est pas de proposer un bijou standardisé. Elle est de faire naître une parure à partir d’un éclat, d’une forme, d’un échange, d’une intention.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Paul Séjourné préfère d’ailleurs ce mot : <strong>parure.</strong> Le bijou orne. La parure, selon lui, prépare. Elle accompagne quelque chose. Un passage, une mutation, une manière de se tenir au monde. <em><strong>« Je ne veux pas faire des bijoux,</strong></em> dit-il. <strong><em>Je veux faire des parures, pour parer les gens à quelque chose. Parce qu’une parure, cela sert à se préparer à quelque chose : à un changement. »</em></strong></p>



<h2 id="h-un-chercheur-qui-taille-la-pierre" class="wp-block-heading">Un chercheur qui taille la pierre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Paul Séjourné est né à Orléans en 1999, <em><strong>« juste après la tempête »</strong></em>, raconte-t-il. Après le lycée à Orléans, il part à Paris pour étudier les mathématiques et la philosophie. Aujourd’hui, son activité principale est la recherche en philosophie des mathématiques. Il travaille sur la logique, sur les algorithmes, sur les procédures, sur ce qui organise une pensée ou une action. <strong>La taille du silex</strong> n’est donc pas, chez lui, une activité professionnelle principale. <em><strong>« C’est mon activité de passion, mon activité pour me vider l’esprit. »</strong></em> Mais il n&rsquo;y a pas d’un côté le chercheur, et de l’autre le tailleur de pierre. Chez Paul Séjourné, les deux se rejoignent. Son travail intellectuel l’amène à réfléchir aux procédures, aux enchaînements, aux opérations qui permettent de produire une forme. Or, <strong>dans la taille du silex aussi, il y a des procédures.</strong> <em>« J’essaie de comprendre ce qu’est l’essence des algorithmes, donc des programmes, des procédures ; l’essence de la procédure mathématique. Et c’est ça qui m’a amené à regarder de plus près les procédures préhistoriques qui permettent de construire des outils. »</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La taille lithique n’est pas une improvisation</strong>. Elle suppose une connaissance de la matière, une anticipation, une succession de gestes précis. Le tailleur frappe, mais <strong>il ne frappe pas au hasard</strong>. Il cherche un angle, une onde de choc, une ligne de fracture. Il imagine ce que le coup peut produire avant même que l’éclat ne se détache. <em><strong>« Le silex réagit toujours de la même manière,</strong></em> dit Paul Séjourné. <em>Il y a donc des gestes typiques qui sont utilisés.<strong> La taille de silex, c’est très précis</strong> : c’est tailler du verre. »</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque domaine produit des formes différentes, mais tous ont affaire à des <strong>opérations de pensée</strong>. <em>« Les philosophes construisent des arguments : ils veulent convaincre. Les mathématiciens construisent des preuves : ils veulent démontrer</em>.<em> Et les informaticiens construisent des programmes : ils veulent les faire tourner. »</em> Avec la taille du silex, il s’agit de comprendre comment des outils ont pu être produits, comment des savoir-faire peuvent être reconstruits, comment une intelligence peut se déposer dans une matière.</p>



<h2 id="h-reconstruire-des-savoirs-perdus" class="wp-block-heading">Reconstruire des savoirs perdus</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La recherche ici de Paul est celle des <strong>savoirs perdus</strong>. Comment retrouver un geste lorsque ceux qui le pratiquaient ont disparu ? Comment comprendre une technique qui ne nous est pas parvenue par les textes ? Comment refaire sans imiter naïvement ? Comment produire une connaissance sérieuse à partir d’objets muets ? <em>« La quête, c’est de comprendre comment reconstruire des savoirs perdus,</em> explique-t-il. <em>Qu’est-ce que cela veut dire, reconstruire des savoirs perdus ? Comment est-ce qu’on peut faire cela de manière objective ? »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le silex est l’un de ces chemins. Paul Séjourné aurait pu en choisir d’autres. Il évoque par exemple le<strong> chant antique</strong> de la chrétienté, du IVe au IXe siècle, autre domaine qui l’intéresse. Là encore, le problème est celui d’<strong>une trace qui ne suffit pas à restituer l’usage vivant. </strong><em>« Les manuscrits ne chantent pas »,</em> rappelle-t-il. Il faut retrouver le souffle, les vibrations, les lieux, les caisses de résonance que furent les basiliques, les conditions mêmes dans lesquelles un chant pouvait prendre corps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les deux cas, il faut <strong>faire, refaire, éprouver. Car la connaissance est dans l&rsquo;expérience.</strong></p>



<h2 id="h-la-voix-de-la-pierre" class="wp-block-heading">La voix de la pierre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’il parle du silex, Paul Séjourné emploie parfois un vocabulaire presque musical. <strong>La pierre sonne. Elle répond au choc. Elle donne une indication.</strong> Le tailleur doit écouter ce que la matière dit du geste qu’elle vient de recevoir. <em>« C’est la voix de la pierre, <strong>c’est l’âme de la pierre qui chante. Et, à un moment, il faut s’arrêter, parce que l’âme commence à crier. Si on continue de tailler, on finit par rompre… »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette idée se retrouve dans sa <strong>démarche écologique</strong>. Paul Séjourné veut produire des parures de la manière la plus sobre possible. Il travaille à la main, sans machine électrique. <strong>Les silex sont taillés selon des gestes manuels.</strong> Les créations sont ensuite montées avec des liens et attaches adaptés aux pièces. Il peut aussi utiliser des <strong>coquillages</strong> venus de Bretagne. <em><strong>« Mon but, c’est de faire des parures qui soient le plus possible neutres en carbone »</strong></em>, explique-t-il, en précisant : <em><strong>« Je n’utilise pas d’outils électriques, pas de machines électriques. »</strong></em> Avec pour résultat la naissance d&rsquo;un <strong>objet singulier, né d’un éclat précis.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="584" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6735-1024x584.jpeg" alt="Silex" class="wp-image-34476" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6735-1024x584.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6735-300x171.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6735-768x438.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6735-1536x876.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6735-2048x1168.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


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<h2 id="h-des-triangles-des-nombres-et-des-eclats-imprevus" class="wp-block-heading">Des triangles, des nombres et des éclats imprévus</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le t-shirt marqué du symbole π n’est pas un détail anodin dans le portrait de Paul Séjourné. Il dit quelque chose de son univers. Il se décrit lui-même comme <em>« matheux »</em>, mais va plus loin : <strong>il s&rsquo;assume pythagoricien, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9opythagorisme" target="_blank" rel="noreferrer noopener">néo-pythagoricien</a></strong>. <em>« Je pense que l’essence de la matière, l’essence de la réalité, se trouve quelque part dans les nombres.</em> <em>»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette relation aux nombres ne l’éloigne pas de la pierre. Au contraire, elle l’y ramène. <strong>Dans les éclats de silex, il observe des symétries, des pointes, des triangles</strong>. La taille est un dialogue entre intention et accident. Le tailleur cherche quelque chose, mais la pierre propose autre chose. Et parfois, ce qui n’était pas prévu devient le plus beau. <em>« Je suis obsédé par les triangles. J’adore les pointes »</em>, confie-t-il. <em><strong>« C’est encore plus beau quand tu as une pointe naturelle qui sort, juste un petit triangle qui sort,</strong> qui n’a pas d’intention derrière. Tu ne l’as pas voulue, celle-là. Elle est naturelle. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est précisément dans ces éclats imprévus que naissent beaucoup de ses futures parures.</strong> Les fragments issus de la taille, les petites lamelles, les formes réduites, les éclats qui ne correspondent pas forcément à l’objectif initial deviennent parfois des pièces à sauver. Il ne veut pas les jeter. Il les regarde. <strong>Il y voit une beauté propre. Une possibilité.</strong></p>



<h2 id="h-porter-une-pierre-porter-un-sens" class="wp-block-heading">Porter une pierre, porter un sens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre du jeudi 9 juillet à Blois Capitale permettra justement d’entrer dans ce processus : <strong>voir les pierres, les prendre en main, observer les couleurs et les motifs des silex de Loire.</strong> Certains éclats sont blonds, d’autres plus gris, certains presque blancs, d’autres marqués de veines, de zones opaques ou translucides. Paul Séjourné dit avoir été surpris par la variété des couleurs et des motifs offerts par ces silex.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À partir de ces pièces, plusieurs formes seront possibles : pendentifs, colliers, bracelets, boucles d’oreilles, anneaux ou parures personnalisées,</strong> selon les pierres disponibles et les attaches choisies. Certaines créations pourront être achetées sur place. D’autres feront l’objet d’une commande sur mesure. Dans les deux cas, <strong>l’échange est au centre de la démarche.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il ne s’agit pas de choisir un produit sur catalogue</strong>, mais de rencontrer une matière et celui qui la travaille. <strong>La parure naîtra de ce dialogue entre la pierre, la main de Paul Séjourné et l’intention de celle ou celui qui la portera.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mot <strong><em>“parure”</em></strong> prend ici tout son sens. Dans l’usage courant, on parlera peut-être de bijou. Le titre de l’article le fait volontairement, parce que le mot est immédiatement compréhensible. Mais Paul Séjourné tient à ce déplacement. Pour lui, la parure n’est <strong>pas seulement un accessoire esthétique</strong>. Elle peut accompagner un moment important, une transition, un changement, ou devenir une présence quotidienne. <em>« Tu mets une parure pour un moment important, pour un moment de passage »</em>, explique-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans une époque saturée d’objets produits en série, </strong>cette proposition a quelque chose de très simple et de très rare : <strong>un objet unique, issu d’une matière locale, travaillé à la main, conçu à partir d’un échange.</strong> Une pièce qui n’efface pas son origine, mais la porte au contraire comme une part de son sens.</p>



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		<title>La Filerie inaugure un nouveau lieu de formation au cœur d’un écolieu en pleine maturation</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Jun 2026 14:37:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Fresnes, le sentier pédagogique donne d’emblée le ton de La Filerie. Sous les arbres, les chemins sont bordés de tuiles récupérées de l’ancienne grange, les haies sèches forment des refuges de biodiversité, tandis que les panneaux pédagogiques abordent les mares, les abeilles, le compost, la permaculture, les oiseaux, les plantes sauvages ou encore l’habitat &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/la-filerie-inaugure-un-nouveau-lieu-de-formation-au-coeur-dun-ecolieu-en-pleine-maturation">La Filerie inaugure un nouveau lieu de formation au cœur d’un écolieu en pleine maturation</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À Fresnes,</strong> le sentier pédagogique donne d’emblée le ton de <strong>La Filerie</strong>. Sous les arbres, les chemins sont bordés de tuiles récupérées de l’ancienne grange, les haies sèches forment des refuges de biodiversité, tandis que les panneaux pédagogiques abordent les mares, les abeilles, le compost, la permaculture, les oiseaux, les plantes sauvages ou encore l’habitat sobre. Plus loin, dans un espace boisé, deux kerterres aux formes arrondies complètent le parcours et participent à l’offre d’accueil du lieu. <strong>Ce vendredi 12 juin 2026, l’écolieu ouvrait une nouvelle étape de son histoire.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après un an de travaux</strong>, La Filerie dispose désormais d’un <strong>nouveau lieu de formation.</strong> Situé au 23 route de la Filerie, à Fresnes, le site entend accueillir <strong>des formations dédiées à la transition écologique, des ateliers pratiques, des séminaires, des rencontres professionnelles</strong>, mais aussi des personnes souhaitant découvrir <strong>une forme d’éco-tourisme en Loir-et-Cher. </strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="460" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-26-1024x460.png" alt="" class="wp-image-34236" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-26-1024x460.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-26-300x135.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-26-768x345.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-26-1536x690.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-26.png 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo : <a href="https://bloiscapitale.com/isabelle-rouballay-peindre-quand-le-mental-sarrete" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Isabelle Rouballay</a></figcaption></figure>
</div>


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<h2 id="h-une-ancienne-ferme-devenue-ecolieu" class="wp-block-heading">Une ancienne ferme devenue écolieu</h2>



<p class="wp-block-paragraph"> La Filerie s’est développée autour d’une <strong>ancienne ferme solognote du XVIIe siècle</strong>. Le projet commence il y a huit ans, avant l’ouverture effective du lieu. <em><strong>« En 2018, on a commencé à faire un peu le tour des partenaires, des citoyens, des associations »</strong></em>, explique <strong>Jérôme Bargue, directeur de La Filerie</strong>. Avec Cécile, il porte alors une idée déjà assez claire, mais qu’il ne souhaite pas imposer hors sol. <em>« On avait une idée, mais on voulait la partager et voir ce qui existait déjà sur le terrain. »</em> <strong> La Filerie s’est construite comme un projet cherchant d’abord à s’inscrire dans un tissu local</strong> : associations, habitants, partenaires, citoyens, structures déjà actives dans les champs de l’écologie, de l’insertion, de l’alimentation ou de l’éducation populaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au début, les activités se déroulent surtout dehors. <em>« On faisait beaucoup de choses à l’extérieur, dans les jardins, on faisait des promenades botaniques »</em>, raconte Jérôme. Faute d’espaces adaptés, les premiers accueils se font même dans le salon privé des habitants du lieu, ouvert à celles et ceux qui venaient participer aux ateliers ou aux rencontres. Cette période fondatrice donne au projet son caractère particulier : <strong>La Filerie est d’abord un lieu vivant avant d’être un lieu équipé.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux inaugurés vendredi répondent à une nécessité : <strong>donner à ce projet une capacité d’accueil plus solide. </strong>Avant la rénovation, les bâtiments étaient d’anciennes granges, <em>« en terre avec des poutres »</em>, fragiles, difficilement utilisables pour recevoir du public dans de bonnes conditions. <strong>Le nouveau bâtiment permet désormais d’accueillir plus régulièrement des formations, des ateliers, des rencontres, des séminaires, des hébergements et des temps professionnels.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="724" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-25-1024x724.png" alt="" class="wp-image-34230" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-25-1024x724.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-25-300x212.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-25-768x543.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-25.png 1070w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


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<h2 id="h-un-lieu-qui-accueille-mais-qui-propose-aussi" class="wp-block-heading">Un lieu qui accueille, mais qui propose aussi</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Filerie fonctionne selon <strong>une logique ouverte.</strong> L’équipe propose des ateliers, des stages, des formations ou <a href="https://www.lafilerie.org/agenda/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des événements</a>, auxquels chacun peut s’inscrire. Mais l’inverse est aussi vrai : des personnes, associations, artistes ou structures extérieures peuvent proposer d’animer un atelier, de venir passer du temps sur place, d’organiser un séjour, de contribuer au jardin ou de monter un projet. <em><strong>« Soit nous on propose des choses, soit des gens peuvent nous proposer d’animer des ateliers ou de venir passer du temps ici pour nous filer un coup de main »,</strong></em> précise Jérôme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le public vient du territoire proche, mais pas seulement. Des habitants du Controis, de Blois ou des communes environnantes fréquentent le lieu. Mais Jérôme évoque aussi des visiteurs venus de la région, de Paris, de Bordeaux ou de Nantes, notamment pour des temps de réunion, de formation ou de séjour. <strong>Le site peut accueillir douze personnes en intérieur.</strong> Les <strong>kerterres </strong>ajoutent deux à quatre couchages selon les configurations. Des tentes peuvent également être installées, notamment lors d’événements ou de séjours en extérieur. La présence de <strong>toilettes sèches</strong> et de <strong>douches extérieures</strong> permet d’organiser cet accueil dans une logique de sobriété et de pleine nature. <strong>La dimension touristique existe,</strong> <strong>mais</strong> Jérôme insiste sur ce point, l’idée n’est pas seulement de venir dormir dans un lieu original, puis de repartir.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="704" height="885" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/kerterre.png" alt="" class="wp-image-34244" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/kerterre.png 704w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/kerterre-239x300.png 239w" sizes="auto, (max-width: 704px) 100vw, 704px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo : Isabelle Rouballay</figcaption></figure>
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<h2 id="h-deux-structures-pour-porter-le-projet" class="wp-block-heading">Deux structures pour porter le projet</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Filerie repose aujourd’hui sur deux structures complémentaires. <strong>L’association Fil Good</strong> porte une partie des activités ouvertes au public, des animations, des ateliers et des actions de terrain. Elle compte<strong> cinq salariés</strong>. À ses côtés, <strong>la SCIC Les Semeurs de graines</strong>, société coopérative d’intérêt collectif, permet de développer des formations plus longues, des séjours, les liens avec les entreprises et l’éco-tourisme. Elle compte <strong>un salarié.</strong> <em>« L’idée, c’est d’aller un petit peu plus loin que l’association »,</em> explique Jérôme à propos de la SCIC. Il s’agit notamment d’<strong>accueillir des personnes sur un week-end, une semaine, voire davantage, dans le cadre de formations liées à des métiers ou à des pratiques de transition</strong>. Le lieu s’adresse aussi à <strong>des personnes qui veulent changer de métier, faire évoluer leurs pratiques professionnelles, ou explorer autrement</strong> leur rapport à l’alimentation, au paysage, à la biodiversité, à l’habitat ou à l’économie sociale et solidaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au total, l’équipe permanente rassemble donc six personnes. Jérôme parle volontiers d’un <strong>fonctionnement <em>« multicasquette »</em>. </strong>Chacun a son domaine, mais tout le monde peut être amené à accueillir, accompagner, animer, cuisiner, transmettre ou participer à la vie quotidienne du site. <strong>Enrique</strong> travaille au développement de la SCIC, aux liens avec les entreprises et au tourisme. <strong>Cyril,</strong> qui a travaillé quinze ans aux jardins de Chaumont, est le spécialiste de la biodiversité. Son rôle à La Filerie est à la fois celui d’éducateur à l’environnement et de responsable de la partie paysagère. <strong>Manon</strong> suit l’alimentation, du potager jusqu’à la transformation, et accompagne aussi les jeunes comme conseillère d’insertion professionnelle. <strong>Cécile</strong> travaille sur le développement, les partenariats, les nouveaux projets et les financements. Elle développe également le rucher-école avec <strong>Raphaël,</strong> animatrice sur l’apiculture. <strong>Sophie,</strong> à mi-temps, est chargée de la communication et du graphisme ; elle a notamment conçu une partie des panneaux pédagogiques du parcours. C’est <strong>un écosystème de travail,</strong> de transmission et d’accueil, où les compétences se croisent.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="461" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-28-1024x461.png" alt="" class="wp-image-34242" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-28-1024x461.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-28-300x135.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-28-768x346.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-28-1536x691.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-28.png 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo : Isabelle Rouballay</figcaption></figure>
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<h2 id="h-l-ecole-etre-apprendre-par-le-geste" class="wp-block-heading">L’École ÊTRE, apprendre par le geste</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des dimensions les plus fortes du projet concerne <a href="https://bloiscapitale.com/prochainement-une-ecole-etre-en-loir-et-cher" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>l’École ÊTRE</strong></a>. Le mot <em>« école »</em> ne désigne pas ici un bâtiment séparé, mais <strong>un dispositif d’accompagnement</strong> accueilli à La Filerie. Il s’adresse <strong>à des jeunes de 15 à 25 ans, souvent en décrochage scolaire, isolés ou en recherche de repères.</strong> Deux types de parcours sont proposés. <strong>Les programmes de remobilisation</strong> durent deux semaines. Ils permettent à des jeunes de resocialiser, de retrouver du sens, de réfléchir à leur parcours professionnel et de lever certains freins. <strong>Les parcours professionnels durent huit semaines</strong>. Ils permettent de découvrir plus profondément <strong>deux ou trois métiers liés à la transition écologique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« L’idée, c’est de leur montrer des métiers en lien avec la transition écologique »,</em> explique Jérôme. <strong>Sur les parcours courts, les jeunes découvrent plusieurs métiers par petites touches. Sur les parcours plus longs, ils pratiquent davantage</strong>. Certains travaillent autour de l’alimentation, depuis les semences jusqu’à la transformation, en passant par la cuisine ou la conserverie. D’autres approchent les espaces verts, le paysagisme, le jardinage ou les métiers du vivant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’accueil sur place est essentiel, car beaucoup de ces jeunes sont peu mobiles.</strong> Venir à Fresnes n’est pas simple sans solution de transport. La Filerie organise donc l’hébergement, la restauration et les navettes. <strong>Les jeunes arrivent le mardi matin et repartent le vendredi. Pendant la semaine, ils vivent sur place</strong>. Et s’autonomisent progressivement. Le soir, un membre de l’équipe reste toujours présent. Il ne s’agit pas seulement d’encadrer, mais aussi de discuter, de faire groupe, de créer un climat permettant à chacun de <strong>reprendre confiance</strong>. L’École ÊTRE fonctionne en consortium avec <em>Les Greniers de Vineuil</em>. Selon les sessions, des membres de cette structure participent aussi à l’accueil ou à l’accompagnement.</p>



<h2 id="h-un-sentier-pedagogique-comme-colonne-vertebrale" class="wp-block-heading">Un sentier pédagogique comme colonne vertébrale</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le nouveau sentier pédagogique</strong> occupe un espace qui était auparavant en friche. Son aménagement a été réalisé avec Cyril et les jeunes de l’École ÊTRE. Des tuiles récupérées de l’ancienne grange ont été réutilisées pour dessiner les chemins et les bordures. Des bancs ont été fabriqués. Des haies sèches ont été montées avec des branchages. Des panneaux pédagogiques jalonnent désormais le parcours. À l’entrée, une carte illustrée présente <strong>21 points</strong> : la haie, zéro déchet, la mare, les abeilles, le compost, l’éthique de la permaculture, le potager en permaculture, l’éco-rénovation, les plantes médicinales, les trognes, la phytoépuration, prendre son temps, les plantes comestibles, les empreintes, la gestion différenciée, la salle d’eau du futur, les arbres, les kerterres, les oiseaux et la mobilité. Une phrase résume l’intention du parcours : <em><strong>« Parcourez ce sentier, prenez conscience de la beauté, de l’importance et de la fragilité de la biodiversité : préservons-la, ensemble ! »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des QR codes permettent d’accéder à des contenus complémentaires. Dans le jardin, des tronçons d’arbres identifient les essences présentes. Les oiseaux, répertoriés avec l’appui de la Ligue pour la protection des oiseaux, sont représentés par des illustrations. Des repères botaniques signalent aussi certaines espèces. Sophie Simbozel, chargée de communication, a travaillé sur la mise en forme graphique des panneaux.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="704" height="885" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/sentier.png" alt="" class="wp-image-34246" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/sentier.png 704w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/sentier-239x300.png 239w" sizes="auto, (max-width: 704px) 100vw, 704px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo : Isabelle Rouballay</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le sentier pédagogique rend visible ce que l’on ne regarde plus toujours.</strong> Une <strong>haie</strong> devient un refuge de biodiversité. Un panneau explique qu’elle nourrit, protège, abrite, permet le déplacement des espèces, attire les pollinisateurs, limite l’érosion, garde l’humidité, améliore le sol et l’eau, régule la température et stocke du carbone. Les espèces associées sont nommées : aubépine monogyne, prunellier commun, églantier des chiens, ronce des bois, sureau noir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La mare est présentée comme un petit écosystème à part entière.</strong> Même lorsqu’elle est temporairement sèche, elle permet d’aborder les grenouilles, les tritons, les libellules, les plantes aquatiques, les zones de reproduction et la fragilité des zones humides. Plus loin, les panneaux sur les empreintes rappellent que des animaux circulent la nuit, notamment sur le chemin communal qui traverse ou longe le site. La gestion différenciée explique <strong>pourquoi certaines zones ne sont pas tondues, et ce que cette décision apporte à la biodiversité.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les panneaux pédagogiques donnent des clés</strong>, ouvrent une curiosité, permettent une <strong>première compréhension.</strong> Le reste se transmet par la pratique, les ateliers, les stages, l’observation et la rencontre avec celles et ceux qui travaillent sur place. Au centre du site, le potager en permaculture de Manon, qui travaille à temps plein à La Filerie. La serre sert aux semis et aux plants, notamment de tomates. Le compost est intégré au parcours. Une cuisine extérieure permet de laver les légumes. La Filerie dispose de ruches, récolte son miel et le vend. <strong>Des stages sont organisés autour de l’apiculture.</strong> Le rucher-école, développé par Cécile avec Raphaël, permet d’aborder le rôle des abeilles, du pollen, des colonies, de la ruche, mais aussi la place des pollinisateurs dans les équilibres du vivant.</p>



<h2 id="h-un-modele-hybride" class="wp-block-heading">Un modèle hybride</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Filerie repose sur un modèle économique hybride. <strong>L’association est soutenue par des pouvoirs publics</strong> : la Région Centre-Val de Loire, l’Europe, la CAF, l’État, l’Agence nationale de la cohésion des territoires dans le cadre des Fabriques de territoire. La SCIC bénéficie également d’un soutien de l’État dans le cadre d’un Pôle territorial de coopération économique. À cela s’ajoutent des prestations : séjours, animations, ateliers, formations, séminaires et ressources. <strong><em>« On a un mélange de fonds publics, de prestations et de fonds propres »</em></strong>, résume Jérôme. L’équilibre reste celui d’<strong>un lieu à vocation d’intérêt général</strong>, mais qui développe aussi une activité économique. <strong>Les ateliers sont volontairement proposés à des tarifs accessibles.</strong> <em>« Il faut qu’on soit ouvert le plus possible à tous »</em>, insiste le directeur.</p>



<h2 id="h-le-festival-solstice-la-transition-par-la-fete" class="wp-block-heading">Le Festival Solstice, la transition par la fête</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’identité de La Filerie passe aussi par la culture. <strong>Le Festival Solstice tiendra en août 2026 sa septième édition, les 22 et 23 août. </strong>Le samedi se déroulera de 15h à 1h du matin, le dimanche de 10h à 19h. Jérôme évoque <strong>quatre spectacles le samedi, cinq le dimanche,</strong> avec une programmation très majoritairement issue de compagnies de la Région Centre-Val de Loire. Le festival accueille aussi <strong>des producteurs locaux, des artisans, des associations, des animations, des ateliers et des repas préparés sur place. </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">>> Pour en savoir plus : <strong><em><a href="https://www.lafilerie.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.lafilerie.org/</a></em></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/la-filerie-inaugure-un-nouveau-lieu-de-formation-au-coeur-dun-ecolieu-en-pleine-maturation">La Filerie inaugure un nouveau lieu de formation au cœur d’un écolieu en pleine maturation</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Pourquoi Blois décale son feu d’artifice du 13 juillet mais maintient la fête</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/pourquoi-blois-decale-son-feu-dartifice-du-13-juillet-mais-maintient-la-fete</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 13:27:51 +0000</pubDate>
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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/pourquoi-blois-decale-son-feu-dartifice-du-13-juillet-mais-maintient-la-fete">Pourquoi Blois décale son feu d’artifice du 13 juillet mais maintient la fête</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Pour la première fois depuis la fin des années 1980, le ciel de Blois ne s’illuminera pas d’un feu d’artifice le 13 juillet. Annoncée ce jeudi 4 juin par le maire <strong>Marc Gricourt</strong> et son premier adjoint <strong>Nicolas Orgelet, </strong>cette décision marque une rupture avec une tradition profondément ancrée dans la vie locale. Elle est la conséquence directe d’une étude scientifique commandée par la Ville sur<strong> l’impact des tirs pyrotechniques sur plusieurs espèces protégées</strong> nichant au cœur même de la Loire blésoise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2026, la municipalité fait le choix d’un report. <strong>Le feu d’artifice aura finalement lieu le 29 août </strong>(après la période sensible),<strong> dans le cadre des célébrations de la Libération de Blois</strong>. Une décision qui ouvre aussi un débat plus large sur l’avenir des grandes manifestations populaires dans un contexte de protection croissante de la biodiversité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision est également motivée par un contexte juridique devenu plus contraignant. Marc Gricourt a indiqué que le maintien du feu d’artifice malgré les alertes de l’Office français de la biodiversité et des associations <strong>pourrait exposer la Ville à des recours et le maire à d’éventuelles suites pénales.</strong> Un cas connu à Nevers.</p>



<h2 id="h-une-tradition-bousculee" class="wp-block-heading">Une tradition bousculée</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Il faut dès à présent annoncer en responsabilité qu’il n’y aura plus de feu d’artifice le 13 juillet à Blois. Nous l’assumons. »</em></strong> Le ton est posé. Marc Gricourt sait que l’annonce ne sera pas anodine. <strong>Chaque année, le feu d’artifice attire plusieurs milliers de personnes sur les bords de Loire.</strong> Son cadre exceptionnel, avec les reflets sur le fleuve et la silhouette du centre historique en arrière-plan, en a fait au fil du temps l’un des rendez-vous populaires les plus emblématiques de l’été blésois. <em>« Le feu d’artifice de Blois a une notoriété qui dépasse largement les frontières de la ville et même du département »</em>, rappelle le maire. <em>« Il participe aussi à l’attractivité touristique du territoire. »</em><strong> La décision n’a donc pas été prise à la légère.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/B6093AA1-35F8-4E63-AE8F-DEFC14C5063B-1024x768.jpeg" alt="feu d'artifice" class="wp-image-33864" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/B6093AA1-35F8-4E63-AE8F-DEFC14C5063B-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/B6093AA1-35F8-4E63-AE8F-DEFC14C5063B-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/B6093AA1-35F8-4E63-AE8F-DEFC14C5063B-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/B6093AA1-35F8-4E63-AE8F-DEFC14C5063B-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/B6093AA1-35F8-4E63-AE8F-DEFC14C5063B-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 id="h-au-coeur-du-sujet-les-iles-de-loire-et-leurs-oiseaux-proteges" class="wp-block-heading">Au cœur du sujet : les îles de Loire et leurs oiseaux protégés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, la Ville est alertée par l’<strong><a href="https://ofb.gouv.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Office français de la biodiversité</a></strong> et plusieurs associations environnementales sur les conséquences du feu d’artifice pour les espèces nichant sur les îles situées en aval du pont Charles-de-Gaulle. Ces espaces bénéficient d’un statut de protection particulièrement élevé.<strong> Ils sont intégrés au réseau Natura 2000 et font également l’objet d’un arrêté préfectoral de protection de biotope.</strong> Quatre espèces protégées y nichent régulièrement : la sterne naine, la sterne pierregarin, la mouette rieuse, la mouette mélanocéphale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La période sensible s’étend du mois d’avril jusqu’au 15 août,</strong> soit précisément au moment où est traditionnellement tiré le feu d’artifice du 13 juillet. <em>« À Blois, nous avons l’une des plus importantes colonies nicheuses de sternes de tout le bassin ligérien », </em>souligne Nicolas Orgelet. Le premier adjoint rappelle qu’environ 250 couples nicheurs sont recensés localement, contre une trentaine seulement sur certains autres sites ligériens. <em>« C’est aussi une fierté pour la ville. Nous avons au cœur même de Blois un des biotopes les plus importants de la Loire. »</em></p>



<h2 id="h-une-etude-qui-change-la-donne" class="wp-block-heading">Une étude qui change la donne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux interrogations croissantes, <strong>la municipalité a commandé en 2025 une étude indépendante</strong> au bureau spécialisé Altifaune. Objectif : <strong>mesurer scientifiquement les effets du feu d’artifice sur les colonies d’oiseaux.</strong> Les résultats ont profondément pesé dans la décision finale. Selon l’étude, 86 % des oiseaux présents sur les îles quittent leur nid dans les minutes qui suivent les premiers tirs. <em>« On passe d’environ 360 oiseaux présents à une cinquantaine seulement »</em>, résume Marc Gricourt. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude met en évidence plusieurs phénomènes. Le premier est le <strong>stress sonore</strong>. Les détonations provoquent <strong>des envols massifs, </strong>des <strong>situations de panique</strong> et des perturbations importantes du comportement des oiseaux. Le second concerne le <strong>stress visuel</strong>. Les éclats lumineux désorientent certains individus, qui peuvent ne pas retrouver immédiatement leur nid. Enfin, <strong>l’abandon temporaire des nichées expose les œufs et les jeunes aux prédateurs et à des risques de refroidissement.</strong> Les experts qualifient ces impacts de <em>« significatifs ».</em> Pour la municipalité, il était difficile de les ignorer.</p>



<h2 id="h-une-accumulation-de-contraintes" class="wp-block-heading">Une accumulation de contraintes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant d’en arriver au report du feu d’artifice, plusieurs mesures avaient déjà été mises en œuvre. Au fil des années, la Ville a supprimé le plomb et les plastiques dans les mortiers, réduit les calibres utilisés, abaissé les hauteurs de tir et diminué l’emprise du champ de tir. Ces adaptations n’ont cependant pas suffi à répondre aux préoccupations exprimées par l’OFB et les associations. La Ville a alors exploré <strong>plusieurs scénarios.</strong> Un déplacement du feu d’artifice à environ un kilomètre des îles protégées a notamment été étudié. Cette distance correspond aux recommandations formulées dans plusieurs documents techniques relatifs à la protection des oiseaux nicheurs. Mais <strong>cette hypothèse n’a pas reçu un avis favorable.</strong> Marc Gricourt explique avoir demandé <strong>une autorisation exceptionnelle</strong> pour maintenir encore une année le feu d’artifice traditionnel tout en travaillant à une solution pérenne pour 2027. La réponse a été négative.</p>



<h2 id="h-pourquoi-les-autres-sites-ont-ete-ecartes" class="wp-block-heading">Pourquoi les autres sites ont été écartés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La question du lieu s’est naturellement posée. <strong>Pourquoi ne pas déplacer le feu d’artifice ailleurs ?</strong> Plusieurs pistes ont été examinées. Parc Expo, <strong>le parc de l’Arrou ou encore la Pinçonnière ont été évoqués.</strong> Mais chacune présente des difficultés. À Parc des expositions, la dimension patrimoniale et paysagère du feu d’artifice disparaîtrait largement. <em>« Tirer le feu d’artifice là-bas n’aurait pas du tout le même intérêt culturel »,</em> estime Marc Gricourt. S’ajoutent <strong>les risques liés aux épisodes de sécheresse estivale et aux éventuels arrêtés préfectoraux.</strong> Les espaces comme le parc de l’Arrou ou la Pinçonnière soulèvent d’autres problèmes : risques d’incendie, gestion de la sécurité et <strong>capacité d’accueil insuffisante pour absorber les quelque 20 000 spectateurs susceptibles de se déplacer.</strong> Aucune de ces alternatives n’apparaît aujourd’hui satisfaisante. Pour la municipalité, le changement ne doit pas être perçu comme une suppression. <strong><em>« Ce n’est pas un feu d’artifice annulé. C’est un feu d’artifice décalé »</em></strong>, insiste Nicolas Orgelet.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="819" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/442E7B54-A4EC-4ED3-A22D-9421A1CA41D4-819x1024.jpeg" alt="feu d'artifice" class="wp-image-33863" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/442E7B54-A4EC-4ED3-A22D-9421A1CA41D4-819x1024.jpeg 819w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/442E7B54-A4EC-4ED3-A22D-9421A1CA41D4-240x300.jpeg 240w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/442E7B54-A4EC-4ED3-A22D-9421A1CA41D4-768x960.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/442E7B54-A4EC-4ED3-A22D-9421A1CA41D4-1229x1536.jpeg 1229w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/442E7B54-A4EC-4ED3-A22D-9421A1CA41D4-1638x2048.jpeg 1638w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/442E7B54-A4EC-4ED3-A22D-9421A1CA41D4-scaled.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 819px) 100vw, 819px" /></figure>
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<h2 id="h-" class="wp-block-heading">&#8212;</h2>



<h2 id="h-imaginer-les-fetes-populaires-de-demain" class="wp-block-heading">Imaginer les fêtes populaires de demain</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du seul cas du feu d’artifice, Marc Gricourt estime que cette situation doit conduire à <strong>réfléchir à de <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-faut-il-substituer-le-feu-dartifice-du-14-juillet-par-des-lumineoles" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nouvelles formes de spectacles.</a></strong> Certaines villes ont déjà remplacé les feux d’artifice par des <strong>spectacles de drones</strong>. Une option qui ne convainc pas totalement l&rsquo;édile. <em>« On sait que cela entraîne une démobilisation importante du public. »</em> Il estime que les professionnels de l’événementiel devront innover. <em><strong>« Au XXIe siècle, nous devons être capables d’inventer des choses nouvelles.</strong> Les gens ont besoin de lumière. Qu’est-ce qui empêche demain d’imaginer des spectacles lumineux sans détonation ? »</em></p>



<h2 id="h-deux-fetes-au-lieu-d-une" class="wp-block-heading">Deux fêtes au lieu d’une</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si le feu d’artifice quitte le calendrier du 13 juillet, la Fête nationale reste bien célébrée à Blois. Le programme est maintenu avec <strong>la prise d’armes et le défilé militaire place de la Résistance</strong> à 20 heures.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À 21 heures, le port de la Creusille accueillera un concert gratuit de Broken Back,</strong> artiste français à la carrière internationale qui cumule plusieurs centaines de millions d’écoutes. La nouveauté sera <strong>une soirée DJ organisée à partir de 22h30.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Historiquement, la première tradition du 14 juillet, c’est aussi le bal populaire »,</em> rappelle Nicolas Orgelet. La municipalité souhaite ainsi retrouver cette dimension festive et intergénérationnelle. <strong>Le feu d’artifice est quant à lui reporté au samedi 29 août.</strong> <strong>Après un bal populaire.</strong> Cette nouvelle soirée marquera à la fois la fin de l’été, la clôture des Lyres d’été et l’anniversaire de la Libération de Blois. Au programme donc : à 20 heures le bal populaire place Louis-XII puis à 22 heures puis un feu d’artifice tiré depuis le port de la Creusille.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/pourquoi-blois-decale-son-feu-dartifice-du-13-juillet-mais-maintient-la-fete">Pourquoi Blois décale son feu d’artifice du 13 juillet mais maintient la fête</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Plastiques dans l’alimentation : pourquoi le recyclage ne suffira pas</title>
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		<pubDate>Sun, 17 May 2026 12:54:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Macroplastiques, microplastiques, nanoplastiques : la pollution plastique ne concerne plus seulement les déchets visibles, les océans ou les emballages abandonnés. Elle traverse les sols agricoles, les composts, les chaînes de traitement, les aliments, les organismes vivants et jusqu’au corps humain. Dans son dossier “Manger à l’ère des plastiques”, l’INRAE dresse un état des lieux précis &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Macroplastiques, microplastiques, nanoplastiques : la pollution plastique ne concerne plus seulement les déchets visibles, les océans ou les emballages abandonnés. Elle traverse les sols agricoles, les composts, les chaînes de traitement, les aliments, les organismes vivants et jusqu’au corps humain. </em></strong><em>Dans son <a href="https://www.inrae.fr/dossiers/manger-lere-plastiques" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dossier “Manger à l’ère des plastiques”</a>, l’INRAE dresse un état des lieux précis d’une dépendance devenue systémique, tout en rappelant une évidence difficile à appliquer</em><strong><em> : recycler ne suffira pas, <a href="https://bloiscapitale.com/la-fin-des-paillettes-comme-un-symbole" target="_blank" rel="noreferrer noopener">il faut produire moins.</a></em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Le plastique est devenu l’un des matériaux ordinaires de l’alimentation contemporaine. Il emballe, protège, conserve, transporte, isole, allège, facilite. <strong>Il accompagne les aliments depuis le champ jusqu’au rayon, puis du rayon jusqu’à la cuisine.</strong> Il est dans les films de paillage, les bâches d’ensilage, les filets, les ficelles, les serres, les emballages industriels, les barquettes, les briques, les sachets, les bouteilles, les doypacks, les sacs de congélation, les bouchons, les systèmes de conservation, les filières de déchets et parfois les composts censés nourrir les sols.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette omniprésence</strong> n’est pas seulement matérielle. Elle est historique, économique, sociale. Dans son dossier publié en février 2026, l’INRAE rappelle que les plastiques sont devenus <strong><em>« indissociables de l’alimentation »</em></strong>. Ce constat s’appuie notamment sur une expertise scientifique collective copilotée par INRAE et le CNRS, après trois années d’analyse de la littérature scientifique et la mobilisation d’une trentaine d’experts internationaux. L’enjeu n’est donc pas de dénoncer un objet isolé, mais de <strong>comprendre une organisation complète</strong> : celle d’<strong>un système alimentaire qui s’est construit autour du plastique.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-matiere-qui-a-transforme-notre-facon-de-produire-et-de-manger">Une matière qui a transformé notre façon de produire et de manger</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le succès du plastique tient d’abord à ses propriétés. Léger, résistant, peu coûteux, facilement modelable, il protège les aliments contre l’oxydation, les chocs, le développement microbien et les pertes d’arômes. Pour ses défenseurs, il a longtemps été présenté comme un allié de la conservation et un moyen de limiter le gaspillage alimentaire. Mais cette lecture fonctionnelle ne suffit plus à décrire son rôle réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le plastique a accompagné l’urbanisation, l’éloignement progressif des consommateurs des lieux de production, l’allongement des distances parcourues par les denrées, puis le développement de l’agriculture industrielle et de la grande distribution.</strong> Plus les aliments voyagent, plus ils doivent être protégés. Plus ils sont préparés, découpés, transformés, portionnés, plus ils appellent des contenants adaptés. Le plastique s’est inséré dans cette chaîne au point d’en devenir une pièce structurante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’INRAE cite des chiffres qui donnent la mesure du phénomène : <strong>450 millions de tonnes de plastiques produites chaque année dans le monde et 350 millions de tonnes de déchets plastiques générées,</strong> selon des données OCDE 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le changement n’est pas seulement quantitatif. Il concerne aussi notre rapport aux aliments. Les produits prédécoupés, précuits, préépluchés, préemballés, les portions individuelles et les plats préparés ont contribué à éloigner le consommateur de la matière première. <strong>L’emballage n’est plus un simple contenant passif : il participe à une manière de produire, de vendre et de consommer.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-probleme-invisible-microplastiques-et-nanoplastiques">Le problème invisible : microplastiques et nanoplastiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La pollution plastique a longtemps été représentée par des images visibles : sacs, bouteilles, filets, déchets flottants, animaux marins piégés ou intoxiqués. Ces images ont sensibilisé le public, mais elles ne révèlent qu’une partie du problème. L’INRAE rappelle qu’il faut désormais <strong>intégrer les particules les plus petites</strong> : les microplastiques, inférieurs à 5 mm, et les nanoplastiques, inférieurs à 1 micromètre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ces fragments proviennent de la dégradation des objets plastiques</strong>, mais aussi de gestes ordinaires et d’usages quotidiens. Dévisser une bouteille en PET peut libérer des particules dans l’air ; tremper un sachet de thé en nylon dans de l’eau bouillante peut en relarguer dans la boisson ; faire passer un tracteur dans un champ revient aussi à déposer des particules issues de l’usure des pneus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La chaîne alimentaire est donc concernée à plusieurs niveaux : par les sols, par les outils agricoles, par les emballages, par les transformations industrielles, par les déchets, par l’air, par l’eau, par les organismes vivants. Selon l’INRAE, <strong>la pollution aux plastiques</strong> atteint <strong>tous les maillons</strong> de cette chaîne : <strong>le sol, les organismes vivants, les aliments et, in fine, le corps humain.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-sols-agricoles-deja-contamines">Des sols agricoles déjà contaminés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des enseignements les plus préoccupants du dossier concerne les <strong>sols agricoles.</strong> L’INRAE indique que <strong>ces sols sont dix fois plus pollués</strong> que les sols seulement affectés par la pollution diffuse liée aux pluies ou à l’air. <strong>À l’échelle mondiale, la contamination des sols par les microplastiques serait même supérieure à celle des océans,</strong> avec environ 1 000 microplastiques par kilogramme de sol sec.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, une première étude menée en 2023 dans le cadre du <strong><a href="https://agris.fao.org/search/en/providers/122439/records/6851659853e52c13fc7662b5?" target="_blank" rel="noreferrer noopener">projet Microsof</a></strong> a cherché à caractériser cette pollution diffuse. En raison de la difficulté à mesurer les fragments les plus petits, l’étude s’est limitée aux objets de plus de 315 micromètres. Résultat : <strong>les trois quarts des sols étudiés étaient pollués, à raison de 100 à 1 000 microplastiques par kilogramme de sol.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sources sont multiples. L’agriculture utilise des films de paillage, des toiles de serres, des filets d’ombrage, des enrobages d’intrants agrochimiques, des bâches pour couvrir l’ensilage, des films pour enrubanner le fourrage, des ficelles et des filets pour maintenir les balles de foin. <strong>L’élevage est particulièrement concerné</strong> : selon Plastics Europe, <strong>il représente la part la plus importante de la consommation de plastiques agricoles en France, avec une forte place des exploitations bovines.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette contamination des sols pose une question de fond. Les sols agricoles ne sont pas seulement des surfaces de production. <strong>Ce sont des milieux vivants,</strong> traversés par des organismes, des racines, des échanges chimiques et biologiques. Lorsque les plastiques s’y fragmentent, ils ne disparaissent pas : ils deviennent plus difficiles à voir, à mesurer et à retirer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-particules-dans-les-organismes-vivants-et-les-aliments">Des particules dans les organismes vivants et les aliments</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les recherches citées par l’INRAE montrent que les microplastiques et nanoplastiques peuvent se retrouver dans différents compartiments du vivant. Les organismes du sol, comme les vers de terre, les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Nematoda" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nématodes</a> ou les escargots, sont particulièrement étudiés parce qu’ils vivent au contact direct de la terre et peuvent servir d’espèces sentinelles. Les plantes sont également concernées : certaines études indiquent que <strong>des nanoplastiques peuvent pénétrer dans les racines de cultures comme la laitue ou le blé.</strong> L’INRAE évoque aussi une méta-analyse publiée en 2025 concluant à <strong>une baisse de la teneur en chlorophylle en présence de microplastiques</strong>, avec des pertes de rendement pouvant atteindre 14 % pour des cultures majeures comme le riz, le blé et le maïs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le compostage est souvent présenté comme une réponse vertueuse à la gestion des biodéchets. Il permet de restituer de la matière organique aux sols, de soutenir leur activité biologique et de réduire les volumes de déchets enfouis ou incinérés. Mais le dossier INRAE montre que <strong>le compost peut aussi devenir une voie d’entrée des microplastiques dans les sols agricoles lorsque le tri en amont est insuffisant.</strong> Un compost contaminé équivaut à un sol pollué.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-biodegradable-et-compostable-deux-mots-a-manier-avec-prudence">« Biodégradable » et « compostable » : deux mots à manier avec prudence</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La confusion autour des plastiques dits biodégradables ou compostables est une autre difficulté. L’INRAE rappelle les définitions : <strong>biodégradable</strong> désigne un matériau qui se décompose dans des conditions naturelles sous l’action de micro-organismes ; <strong>compostable</strong> désigne un matériau qui se décompose sous l’action de micro-organismes dans un temps limité grâce à des conditions contrôlées de température, de pression et d’humidité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nuance est importante. <strong>Un plastique compostable n’est pas nécessairement adapté à un composteur domestique.</strong> Il peut nécessiter des conditions industrielles précises. Il ne doit donc pas être jeté dans la nature, ni considéré comme une matière qui disparaîtrait spontanément sans impact. Le vocabulaire des alternatives peut donner une impression rassurante, mais…</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-recyclage-necessaire-mais-tres-insuffisant">Le recyclage, nécessaire mais très insuffisant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à l’augmentation de la consommation de plastique, les politiques publiques et les industriels ont longtemps misé sur deux réponses principales : <strong>recycler davantage</strong> et développer des matériaux compostables. Mais l’INRAE est clair : <strong>aucune solution miracle n’existe pour traiter les déchets plastiques.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En France, 4,5 millions de tonnes de déchets plastiques</strong> sont produites chaque année, soit près de <strong>70 kg par habitant, </strong>selon les chiffres du ministère de l’Écologie. <strong>Le taux de recyclage des emballages plastiques reste faible : 25 % en France, contre 40 % en moyenne dans le reste de l’Europe.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème ne tient pas seulement au geste de tri. Il tient à la nature même des emballages. Beaucoup associent plusieurs matériaux : différents plastiques, carton, aluminium, encres, colles, additifs. Ces assemblages améliorent les performances de conservation, mais rendent le recyclage difficile, parfois impossible. L’INRAE cite les <strong>doypacks de compote, les briques de lait, les paquets de chips ou de café</strong> comme exemples d’emballages multicouches très performants mais mal adaptés aux filières actuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Même lorsque les plastiques sont recyclés, la boucle n’est pas parfaite.</strong> Le recyclage mécanique, le plus courant, dépend de la qualité des plastiques collectés, alors que leur dégradation et leur contamination progressent avec le temps. Les matériaux recyclés ou décyclés posent aussi des questions encore mal renseignées de contamination chimique à long terme. Ce cycle ne supprime pas la production de plastique vierge, toujours nécessaire pour certains usages, et il <strong>ne règle pas la question des émissions de micro- et nanoplastiques.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-solutions-techniques-existent-mais-elles-ne-suffisent-pas">Les solutions techniques existent, mais elles ne suffisent pas</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les laboratoires travaillent néanmoins sur des pistes d’amélioration.</strong> L’INRAE présente plusieurs recherches sur des matériaux biosourcés et biodégradables. Au laboratoire BIA de Nantes, des chercheurs mettent au point des matériaux par thermocompression à partir de drèches de bière, avec peu d’énergie et sans traitement chimique lourd. D’autres travaux cherchent à produire des emballages souples en ajoutant aux biodéchets des molécules d’origine végétale capables de remplacer certains additifs chimiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au laboratoire IATE de Montpellier, les chercheurs travaillent sur des matériaux biodégradables et biosourcés pour l’agriculture et les emballages alimentaires. Mais<strong> l’approche défendue n’est pas de remplacer tous les plastiques pétrosourcés par des alternatives biodégradables. Elle consiste à partir de l’usage réel et du besoin précis de conservation.</strong> Valérie Guillard, chercheuse dans l’équipe ePOP, résume l’objectif : <strong>limiter l’emballage au <em>« juste nécessaire ».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exemple des barquettes de fraises est parlant : certains emballages offrent un effet barrière tellement performant qu’il faut ensuite les perforer pour laisser respirer les fruits. Autrement dit, <strong>le matériau dépasse parfois le besoin réel.</strong> Il protège trop, ou mal, parce qu’il n’a pas été pensé à partir de l’aliment, mais à partir d’une logique standardisée de performance industrielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette idée du <em>« juste nécessaire »</em> est centrale</strong>. Elle permet de sortir d’un faux débat entre maintien du plastique et remplacement généralisé. La bonne question devient : quel emballage, pour quel aliment, dans quelle chaîne logistique, pour quelle durée de conservation, avec quel impact et quelle fin de vie ?</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-moins-produire-la-priorite-oubliee">Moins produire : la priorité oubliée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les matériaux innovants, les technologies de substitution et les améliorations de formulation ne pourront pas infléchir significativement la pollution plastique <strong>si le rythme de consommation reste le même. </strong>Nathalie Gontard, chercheuse au laboratoire IATE, emploie une image directe :<strong> lorsqu’une baignoire déborde, il est utile d’écoper, mais il faut d’abord fermer le robinet.</strong> Or, selon l’Ademe, <strong>la production de déchets plastiques par Français est passée de 67 kg en 2016 à 71 kg en 2022.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de l’essentialité devient alors centrale. <strong>Tous les plastiques ne se valent pas.</strong> Certains usages restent difficiles à remplacer, notamment dans le domaine médical ou pour certaines fonctions sanitaires. Mais d’autres relèvent davantage de la commodité, du marketing, de l’empilement ou de l’habitude.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’INRAE indique que plus de la moitié des emballages plastiques pourraient être considérés comme non essentiels.</strong> On s&rsquo;en doute quand on voit des biscuits emballés dans plusieurs sachets successifs… Ces sachets individuels apportent-ils une protection réelle ou sont-ils seulement une segmentation commerciale ?</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-remettre-les-reponses-dans-le-bon-ordre">Remettre les réponses dans le bon ordre</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La sortie de dépendance ne repose pas sur une seule solution.</strong> Il faut mieux trier, améliorer les filières, surveiller les composts, concevoir des matériaux moins problématiques, développer le réemploi lorsque les conditions logistiques le permettent, simplifier les emballages, limiter les multicouches, renforcer les connaissances sur les microplastiques et leurs effets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais <strong>l’ordre des priorités compte</strong>. La réduction doit venir avant le recyclage. Le réemploi doit être pensé avant l’usage unique. Le recyclage doit être réservé à ce qui peut réellement être traité sans illusion. Le compostage ne doit pas servir de caution à des plastiques mal orientés. Les alternatives biosourcées ne doivent pas devenir un prétexte pour continuer à produire les mêmes volumes sous un autre nom.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le principal enseignement du dossier INRAE : le plastique alimentaire n’est pas seulement un problème de déchets. C’est un problème de production, d’usage, de conception, d’organisation agricole, industrielle et commerciale. <strong>Tant que le robinet reste ouvert, les solutions de fin de vie ne font que courir derrière le flux.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plastique a rendu des services. Il a permis de conserver, transporter, protéger, standardiser. Mais il a aussi installé <strong>une culture du jetable</strong> et une dépendance matérielle dont les effets reviennent désormais par les sols, les aliments, les composts, les déchets, les organismes vivants. <strong>L’enjeu n’est donc pas de chercher un substitut magique,</strong> mais de poser une question plus exigeante : <strong>quels plastiques sont réellement nécessaires ?</strong></p>



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		<title>Eau potable : le tritium dans la Loire relance la question des pollutions invisibles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 15:09:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois, l’eau du robinet reste soumise aux contrôles sanitaires réglementaires. Mais la surveillance citoyenne menée par Sortir du Nucléaire 41 et l’ACRO interroge la présence de tritium, marqueur des rejets radioactifs dans la Loire. Pour Didier Narbeburu, préleveur volontaire, le sujet dépasse la seule question nucléaire : il renvoie à la transparence des rejets, &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/eau-potable-le-tritium-dans-la-loire-relance-la-question-des-pollutions-invisibles">Eau potable : le tritium dans la Loire relance la question des pollutions invisibles</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>À Blois, l’eau du robinet reste soumise aux contrôles sanitaires réglementaires. Mais la surveillance citoyenne menée par <strong>Sortir du Nucléaire 41 et l’<a href="https://www.acro.eu.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ACRO</a></strong> interroge la <strong>présence de tritium</strong>, marqueur des rejets radioactifs dans la Loire. Pour <strong>Didier Narbeburu,</strong> préleveur volontaire, le sujet dépasse la seule question nucléaire : il renvoie à la transparence des rejets, à la protection de la ressource et au rôle des citoyens dans <a href="https://bloiscapitale.com/le-tritium-present-dans-notre-eau-potable-inquiete" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la gestion de l’eau.</a></em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’eau arrive au robinet</strong> sans bruit. À Blois, comme ailleurs, elle appartient à ces évidences quotidiennes : boire, cuisiner, se laver, arroser. Derrière ce geste ordinaire se tient <strong>une chaîne technique, sanitaire et environnementale complexe</strong>. L’eau distribuée sur le secteur provient de la Loire et de forages situés à Vineuil, au lieu-dit Pimpeneau, dans les calcaires de Beauce. En 2023, l’usine des eaux a produit 4 648 938 m³ pour les communes de Blois, La Chaussée-Saint-Victor et Villebarou, selon le rapport annuel d’Agglopolys sur le prix et la qualité du service public de l’eau potable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette eau est contrôlée.</strong> La qualité radiologique des eaux destinées à la consommation humaine fait l’objet d’un contrôle spécifique mis en œuvre par les Agences régionales de santé. <strong>La réglementation française retient notamment l’activité en tritium comme indicateur de contamination d’origine humaine. Au-delà de 100 becquerels par litre, des investigations doivent être engagées</strong> afin d’identifier et de quantifier d’éventuels radionucléides artificiels et rechercher les causes de la contamination. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande, pour sa part, une valeur-guide de 10 000 Bq/L pour le tritium dans l’eau de boisson.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La<strong> présence de tritium n’est donc pas, en soi, synonyme d’alerte sanitaire immédiate.</strong> Mais elle peut signaler <strong>une contamination d’origine humaine</strong>. C’est précisément sur ce terrain que <strong>Didier Narbeburu,</strong> président de <strong><a href="https://www.facebook.com/sortirdunucleaire41/?locale=fr_FR" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sortir du Nucléaire 41</a></strong> et <strong>préleveur volontaire d’eau de Loire,</strong> souhaite placer le débat. Car la Loire n’est pas seulement un fleuve patrimonial ou touristique, elle est aussi une ressource exploitée, prélevée, refroidissante, rejetante, agricole, potable. <strong>Un fleuve qui concentre plusieurs usages et plusieurs vulnérabilités.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2658-1024x768.jpeg" alt="Loire Blois" class="wp-image-27247" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2658-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2658-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2658-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2658-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2658-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-loire-a-la-fois-ressource-et-exutoire">La Loire, à la fois ressource et exutoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En amont de Blois, <strong>la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux</strong> occupe une place particulière dans le paysage ligérien. Pour 2023, le rapport environnemental annuel du <a href="https://annuaire-entreprises.data.gouv.fr/etablissement/55208131715446" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CNPE de Saint-Laurent</a> indique une restitution au milieu aquatique de 62,83 millions de m³ d’eau de refroidissement, soit <strong>83,6 % par rapport au prélèvement.</strong> La consommation, correspondant principalement à l’eau évaporée dans les tours aéroréfrigérantes, est évaluée à 12,6 millions de m³ sur l’année. </p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette question quantitative s’ajoute celle des rejets. En septembre 2025, le registre mensuel des <strong>rejets radioactifs</strong> de Saint-Laurent-des-Eaux mentionne, pour Saint-Laurent B, un volume rejeté de 9 250 m³ pour les rejets radioactifs liquides du mois, avec notamment 1,500E+06 MBq de tritium déclarés, dans le cadre des limites annuelles applicables.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_7094-1024x768.jpeg" alt="centrale nucléaire de Saint-Laurent-Nouan" class="wp-image-16200" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_7094-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_7094-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_7094-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_7094-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_7094-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ces rejets sont réglementés.</strong> <strong>Ils sont déclarés, mesurés, comparés à des limites.</strong> La question posée par Didier Narbeburu est cependant plus opérationnelle : <strong>les collectivités et services d’eau situés en aval disposent-ils d’une information suffisamment précise, lisible et utilisable au moment où ces rejets ont lieu ?</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-prelevements-citoyens-pour-suivre-le-tritium">Des prélèvements citoyens pour suivre le tritium</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Didier Narbeburu ne se présente pas comme un expert. Il insiste au contraire sur <strong>sa position de citoyen.</strong> <em>« Moi, je suis préleveur volontaire, consommateur d’eau, et je prélève des échantillons d’eau que j’envoie à l’ACRO »</em>, résume-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ACRO, l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest, est un laboratoire indépendant né <strong>dans le contexte post-Tchernobyl</strong>. Sur son site, l’association indique organiser régulièrement des campagnes de prélèvements tout au long de l’année, sur le littoral de la Manche comme sur différents cours d’eau, afin de faire analyser des échantillons environnementaux dans son laboratoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans le Loir-et-Cher, cette surveillance citoyenne est portée par Sortir du Nucléaire 41</strong>. <em>« C’est tout un réseau de préleveurs volontaires »</em>, explique Didier Narbeburu. Lui dit participer à ces prélèvements depuis <em>« au moins trois ans ».</em> Le principe est simple : <strong>prélever, transmettre, analyser, comparer.</strong> Mais l’interprétation demande prudence. Les prélèvements citoyens ne remplacent pas les contrôles officiels. Ils ne bénéficient pas toujours de la même fréquence, ni du même maillage, ni du même statut réglementaire. Ils ont cependant <strong>une fonction démocratique : faire apparaître des signaux, documenter des variations, poser des questions publiques.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Ce n’est pas tant tel niveau à tel moment qui compte, mais <strong>l’évolution, et s’il y a des pics d’alerte sur lesquels il faut se mobiliser »</strong></em>, avance Didier Narbeburu. <em><strong>« Ce que l’on peut demander aux élus locaux,</strong> c’est de faire pression avec d’autres collectivités qui s’approvisionnent également dans la Loire pour <strong>demander à ce qu’EDF, quand il fait des lâchages de polluants, de radioéléments, de tritium, les déclare de façon à ce qu’on ne pompe pas à ce moment-là.</strong> Ne serait-ce que cela. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-tritium-marqueur-discret-des-rejets-nucleaires">Le tritium, marqueur discret des rejets nucléaires</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le tritium est un isotope radioactif de l’hydrogène. <strong>Il peut se retrouver sous forme d’eau tritiée, ce qui le rend particulièrement mobile dans l’environnement.</strong> <em>« Dans les nappes d’eau, en général, en France, on tourne autour de 2 becquerels par litre, pas plus »,</em> indique Didier en se référant aux ordres de grandeur couramment évoqués pour la radioactivité naturelle. <em><strong>« Au-dessus de 10, là, il n’y a pas de doute : il y a une pollution, il y a une contamination radioactive quelque part. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-16-bq-l-en-septembre-2025">16 Bq/L en septembre 2025</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Didier Narbeburu, un échantillon d’eau du robinet prélevé à Blois en septembre 2025 et transmis à l’ACRO aurait révélé <strong>une concentration de 16 Bq/L de tritium.</strong> <em>« À Blois, l’eau du robinet contient du tritium. Est-ce que c’est un problème ? Voilà, c’est la question »</em>, dit-il. Sa réponse tient en une nuance : <em><strong>« Oui, c’est un problème à partir du moment où l’on admet que des faibles doses répétées et cumulées peuvent présenter, à terme, un danger pour les populations. »</strong></em> Les concentrations sont très inférieures à la référence réglementaire de 100 Bq/L. Mais les associations antinucléaires demandent de ne pas réduire la discussion à la seule conformité réglementaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données mensuelles de rejets radioactifs sont publiées. Mais la question soulevée par SDN 41 porte sur un autre niveau d’information : non seulement savoir qu’il y a eu des rejets dans le mois, mais pouvoir connaître, de façon opérationnelle, <strong>les jours de rejet afin que les services d’eau puissent au préalable adapter leurs prélèvements.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-nucleaire-mais-pas-seulement">Le nucléaire, mais pas seulement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Didier Narbeburu, l’eau tritiée n’est qu’une entrée dans un sujet plus vaste : celui des pollutions multiples. <em>« Il faut sortir des approches en silo. »</em> Il évoque <strong>les pesticides, les PFAS, les microplastiques, </strong>mais aussi les <strong>pollutions agricoles</strong> et la dégradation générale de la ressource. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Son raisonnement rejoint une inquiétude plus large : <strong>lorsque les ressources se dégradent, la réponse consiste souvent à traiter, mélanger, diluer, interconnecter les réseaux.</strong> Or cette logique peut permettre de revenir sous les seuils sans supprimer la pollution à la source. <em><strong>« Cette affaire de mélanger ou de diluer pour faire baisser les seuils, c’est une course en avant »</strong></em>, estime-t-il. «<em> Il y a une incidence sanitaire, mais aussi une incidence économique. On a un avenir où l’on s’expose à devoir <strong>payer de plus en plus pour s’assurer l’accès à une eau de qualité,</strong> quelle que soit l’origine des polluants. L’eau est un problème majeur. Ici, on le vit. <strong>C’est une ressource qui est menacée. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Que faire ? Sa réponse tient en deux verbes : <strong>s’informer et questionner.</strong> S’informer sur les pollutions, les contrôles, les normes, les rejets. Questionner les élus qui siègent dans les instances de gestion de l’eau. Demander si les prélèvements sont faits avant ou après mélange. Demander si les collectivités en aval peuvent être informées plus précisément des périodes de rejets. Demander comment protéger les captages et les têtes de source. <strong><em>« Une des conclusions, c’est cela : s’informer, se documenter ; questionner les élus locaux ; mais surtout sortir de l’espèce de passivité dans laquelle on est. »</em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/eau-potable-le-tritium-dans-la-loire-relance-la-question-des-pollutions-invisibles">Eau potable : le tritium dans la Loire relance la question des pollutions invisibles</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Supermarchés : le plastique reste au cœur du modèle de la grande distribution</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 12:05:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une enquête de Que Choisir et No Plastic In My Sea, menée dans plus de 1 600 magasins, dresse un état des lieux sévère de la dépendance persistante des enseignes aux emballages plastiques. Bouteilles, fruits et légumes emballés, recul du vrac, réemploi encore marginal : les initiatives existent, mais restent loin des objectifs fixés par &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/supermarches-le-plastique-reste-au-coeur-du-modele-de-la-grande-distribution">Supermarchés : le plastique reste au cœur du modèle de la grande distribution</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Une enquête</strong> de <a href="https://www.quechoisir.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Que Choisir</a> et No Plastic In My Sea, menée dans plus de 1 600 magasins, dresse un état des lieux sévère de la <strong>dépendance persistante des enseignes aux emballages plastiques</strong>. Bouteilles, fruits et légumes emballés, recul du vrac, réemploi encore marginal : les initiatives existent, mais restent<strong> loin des objectifs fixés par la loi.</strong></em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le plastique n’a pas disparu des rayons.</strong> Loin de là ! Malgré les engagements environnementaux affichés par la grande distribution, malgré les objectifs fixés par la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire — dite loi AGEC —, malgré l’entrée en vigueur du règlement européen sur les emballages et déchets d’emballages, <strong>les supermarchés français restent très largement organisés autour de l’emballage jetable.</strong> C’est le principal enseignement de l’étude publiée par <em>Que Choisir Ensemble</em> et <em>No Plastic In My Sea,</em> sous le titre <em>Supermarchés : toujours accros au plastique ?</em>* </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-bouteilles-plastiques-premier-angle-mort">Les bouteilles plastiques, premier angle mort</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport insiste d’abord sur le poids des <strong>eaux et boissons</strong>. Selon les données citées par les associations, les bouteilles représentent environ <strong>40 % des emballages plastiques des ménages</strong>. L’ADEME évalue à <strong>14,6 milliards</strong> le nombre d’eaux et boissons embouteillées en plastique consommées chaque année en France, dont <strong>8,4 milliards pour l’eau</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, les ventes ne reculent pas. L’étude relève que les eaux et boissons en bouteilles plastiques figurent parmi les produits les plus vendus en grande distribution. La marque Cristalline aurait ainsi atteint <strong>2,361 milliards d’unités vendues en 2025</strong>. Les ventes d’eaux embouteillées auraient, elles, augmenté de <strong>3,3 % en 2025</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La question des petits formats</strong> est également pointée. L’audit de terrain relève la présence de bouteilles de jus de moins de 33 cl dans <strong>81 % des magasins de grande distribution traditionnelle</strong> visités, et de bouteilles d’eau de moins de 50 cl dans <strong>75 %</strong> d’entre eux. Ces formats, qui utilisent proportionnellement davantage de matière plastique par quantité de produit vendu, sont considérés par les associations comme <strong>particulièrement problématiques.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur ce point, le rapport note que les distributeurs ne présentent pas, dans l’ensemble, de stratégie claire permettant d’atteindre l’objectif de réduction de <strong>50 % des bouteilles plastiques d’ici 2030</strong>, prévu par la loi AGEC. Carrefour et Coopérative U mentionnent des actions, mais celles-ci relèvent surtout du réemploi, encore marginal, de l’optimisation du recyclage ou de l’incorporation de plastique recyclé. <strong>Biocoop est présentée comme la seule enseigne ayant arrêté la vente d’eau plate en bouteille plastique à usage unique</strong> depuis 2017.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-fruits-et-legumes-le-bio-davantage-emballe-en-grande-surface">Fruits et légumes : le bio davantage emballé en grande surface</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude s’arrête ensuite sur <strong>cinq fruits et légumes courants</strong> et considérés comme peu fragiles : pommes de terre, oranges, pommes, carottes et tomates, hors tomates cerises. Le constat est net : dans les grandes surfaces généralistes, <strong>les produits bio étudiés sont vendus emballés dans 91 % des cas,</strong> dont environ la moitié sous plastique. <strong>À l’inverse, dans les magasins bio, ces mêmes fruits et légumes sont vendus en vrac dans 90 % des cas.</strong> Ce résultat met en évidence <strong>un paradoxe</strong> : les fruits et légumes bio, associés à une attente environnementale plus forte, sont davantage emballés en grande distribution que les produits conventionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les associations jugent peu convaincantes les justifications avancées par les distributeurs</strong>, notamment la protection des aliments, la prévention des contaminations ou le risque de fraude entre bio et conventionnel. <strong>Le fait que les magasins bio parviennent massivement à vendre ces produits en vrac est présenté comme la preuve que d’autres organisations sont possibles.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-predecoupe-progresse-sous-plastique">Le prédécoupé progresse sous plastique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre point relevé : <strong>le développement des fruits et légumes prêts à consommer ou prêts à cuisiner.</strong> Près d’un supermarché sur deux propose <strong>des légumes prédécoupés sous plastique,</strong> comme des champignons en lamelles ou des courgettes en rondelles. Plus de <strong>35 %</strong> des magasins de grande distribution visités vendent également des fruits prédécoupés, par exemple de l’ananas épluché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enseignes Carrefour et E. Leclerc sont particulièrement citées : selon l’enquête, <strong>70 %</strong> de leurs magasins vendent des légumes prédécoupés sous plastique et <strong>60 %</strong> des fruits prédécoupés. À l’inverse, cette pratique est décrite comme rare chez Lidl et Aldi, et presque inexistante dans les magasins bio.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport signale aussi que cette tendance commerciale progresse : <strong>les achats de salades et légumes prêts à l’emploi</strong> auraient augmenté d’environ <strong>10 %</strong> sur les quatre premiers mois de 2025 par rapport à la même période en 2024.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-sacs-plastiques-restent-majoritaires-pour-le-vrac-de-fruits-et-legumes">Les sacs plastiques restent majoritaires pour le vrac de fruits et légumes</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Même lorsque les fruits et légumes sont proposés en vrac, le plastique demeure présent.</strong> Dans <strong>63 %</strong> des grandes surfaces enquêtées, <strong>seuls des sachets plastiques sont proposés au rayon fruits et légumes. </strong>Ce chiffre est proche de celui relevé dans une enquête précédente de 2023, où il atteignait <strong>61 %</strong>. <strong>Dans les magasins bio, les sacs plastiques sont en revanche très rares, avec une moyenne de 3 %.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport rappelle que ces sacs sont souvent présentés comme biosourcés, biodégradables ou compostables. <strong>Un avis de l’<a href="https://www.anses.fr/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Anses</a></strong> souligne que ces matières et leurs produits de dégradation peuvent contribuer à une pollution de l’environnement et des aliments cultivés par les particuliers, avec des risques possibles pour la santé humaine, animale et végétale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-vrac-recule-en-grande-distribution">Le vrac recule en grande distribution</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le recul du vrac constitue l’un des constats les plus marquants</strong>. Alors que la vente sans emballage est présentée comme un levier direct de réduction des déchets plastiques, l’offre baisse dans les grandes surfaces généralistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La précédente enquête de <em>Que Choisir Ensemble</em> relevait que <strong>57 %</strong> des magasins de grande distribution proposaient un rayon vrac en 2023. <strong>Deux ans plus tard, parmi les 1 659 magasins visités, seuls 38 % disposent encore d’un rayon vrac, soit une baisse moyenne de 19 points.</strong> Cette évolution apparaît d’autant plus notable que <strong>la loi Climat et résilience fixe un objectif de 20 % de produits sans emballage pour les magasins de plus de 400 m² à l’horizon 2030.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude relève que <strong>la baisse concerne toutes les enseignes de grande distribution enquêtées,</strong> avec un recul <strong>particulièrement marqué chez Auchan et Monoprix.</strong> E. Leclerc et Coopérative U conservent toutefois des rayons vrac dans plus des deux tiers des magasins visités. Les magasins bio restent les mieux placés. Ils proposent en moyenne <strong>129 références</strong> de vrac, contre <strong>44</strong> en grande distribution classique. <strong>Biocoop atteint, selon l’étude, 150 références en moyenne.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-reemploi-reste-tres-marginal">Le réemploi reste très marginal</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La loi AGEC fixe un objectif de <strong>10 % d’emballages réemployés mis sur le marché d’ici 2027</strong>. Selon les données de l’Observatoire national du réemploi de l’ADEME, le niveau atteint reste très inférieur à cette trajectoire : en 2024, <strong>2,75 milliards d’emballages réemployés</strong> ont été mis sur le marché, tous usages confondus, <strong>soit 1,8 % de l’ensemble des emballages en circulation et 1,6 % des emballages ménagers.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-unidoses-masques-beaute-emballages-individuels-le-suremballage-persiste">Unidoses, masques beauté, emballages individuels : le suremballage persiste</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport consacre aussi une partie aux <strong>pratiques de suremballage</strong>. Deux produits sont particulièrement étudiés : les pods de lessive et les masques de beauté à usage unique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La lessive en pods individuels</strong> est présente dans <strong>90 %</strong> des grandes surfaces visitées, avec un pic de <strong>95 %</strong> chez Monoprix. Dans les magasins bio, cette pratique demeure plus limitée, avec <strong>15 %</strong> des magasins concernés. Les masques beauté à usage unique, vendus en sachet, sont présents dans <strong>57 %</strong> des magasins de grande distribution, et jusqu’à <strong>72 %</strong> des magasins U. Le rapport souligne également <strong>le coût pour le consommateur</strong>. Pour les masques de beauté, certains relevés affichent <strong>des prix au litre allant de 150 à 400 euros.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les emballages individuels alimentaires sont aussi pointés. Avec pour exemple les<strong> madeleines longues vendues sous plusieurs couches : sachets individuels, barquette et emballage extérieur.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-enseignes-bio-en-avance-mais-pas-exemptes-de-critiques">Les enseignes bio en avance, mais pas exemptes de critiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La synthèse par enseigne distingue trois grands profils. <strong>Les magasins bio apparaissent globalement en avance sur la réduction du plastique.</strong> Leur modèle repose davantage sur le vrac, les fruits et légumes non emballés et, dans certains cas, le réemploi. Le rapport nuance toutefois ce constat : d<strong>es marges d’amélioration subsistent aussi dans les enseignes bio,</strong> notamment sur certains petits formats de bouteilles plastiques, sur des produits unidoses ou sur le développement du réemploi chez Naturalia.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les enseignes de grande distribution classique présentent, elles, des initiatives variables.</strong> Coopérative U et E. Leclerc sont mieux placées sur le vrac que d’autres. Carrefour apparaît plus engagé sur certains dispositifs de réemploi. Mais <strong>les mêmes points faibles reviennent</strong> : petits formats de bouteilles, fruits et légumes bio emballés, prédécoupé sous plastique, unidoses, masques de beauté et sacs plastiques au rayon fruits et légumes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le hard discount est présenté comme le segment où la transition reste largement à engager.</strong> <strong>Aldi et Lidl n’ont pas répondu au questionnaire.</strong> L’enquête de terrain montre peu d’offre de vrac ou de réemploi, même si certaines pratiques comme les fruits prédécoupés sous plastique ou les masques beauté y sont moins présentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-encore-trop-centree-sur-le-recyclage">Une stratégie encore trop centrée sur le recyclage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude critique enfin <strong>la priorité donnée au recyclage</strong>. Les associations considèrent que <strong>les enseignes mettent davantage en avant la recyclabilité</strong> des emballages, l’incorporation de plastique recyclé ou les dispositifs de collecte <strong>que la réduction à la source et le réemploi.</strong> Or, dans la hiérarchie de traitement des déchets, la réduction et le réemploi doivent précéder le recyclage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, les efforts sont parfois contredits par <strong>d’autres tendances commerciales</strong> : fruits et légumes prédécoupés, doses individuelles, <strong>snacking, produits prêts à consommer.</strong> Ces offres entretiennent, selon les associations, <strong>un modèle fondé sur le jetable et l’usage unique.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-demandes-adressees-aux-distributeurs">Des demandes adressées aux distributeurs</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Que Choisir Ensemble</em> et <em>No Plastic In My Sea</em> demandent aux distributeurs de mettre en place une stratégie de réduction du plastique à usage unique, chiffrée et datée.</strong> Cette stratégie devrait inclure un plan de sortie du plastique à usage unique en 2040, un plan de réduction de moitié des bouteilles plastiques d’ici 2030 et une trajectoire de réduction des déchets d’emballages conforme au règlement européen sur les emballages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les associations demandent également de prioriser les rayons qui génèrent les plus gros volumes de plastique : les eaux et boissons, puis l’alimentaire frais, transformé, surgelé et l’épicerie. Elles appellent enfin à <strong>développer plus fortement le vrac, le réemploi, les emballages consignés et les solutions de recharge</strong> lorsque celles-ci permettent une réduction réelle de matière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude ne dit pas que rien n’a été fait. Mais elle souligne l’écart entre les initiatives et l’ampleur du problème. Le principal enseignement est là : <strong>le plastique n’est pas seulement une anomalie visible dans quelques produits</strong>. <strong>Il reste une composante ordinaire du fonctionnement des supermarchés. </strong>Il faut donc <strong>une transformation profonde de l’offre</strong> : moins de bouteilles, moins de petits formats, moins de produits emballés par défaut, davantage de vrac et de réemploi.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*L’enquête repose sur une double méthode : un questionnaire adressé à onze enseignes nationales, généralistes et spécialisées dans le bio, et une enquête de terrain menée en février 2026 par les bénévoles de Que Choisir Ensemble dans <strong>1 659 magasins</strong>. Les enseignes étudiées sont Aldi, Auchan, Biocoop, Carrefour, Coopérative U, E. Leclerc, Intermarché / Les Mousquetaires, La Vie Claire, Lidl, Monoprix et Naturalia.</em> <em>Les auteurs du rapport précisent que <strong>certaines enseignes n’ont pas répondu au questionnaire,</strong> notamment <strong>Aldi, E. Leclerc, Lidl et le groupe Casino</strong>, ce qui limite les comparaisons sur les stratégies déclarées.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>À Blois, la justice alimentaire s’organise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 10:26:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Réunies à l’Espace Jorge-Semprun, les premières Rencontres locales de la justice alimentaire ont rassemblé plus de cent acteurs du territoire. À travers une série d’initiatives déjà engagées, Blois esquisse les contours d’un système alimentaire local plus juste — mais encore fragile. Pas de tribune, pas de mise en scène. Dans la salle de l’Espace Jorge-Semprun, &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réunies à l’Espace Jorge-Semprun, les premières Rencontres locales de la justice alimentaire ont rassemblé plus de cent acteurs du territoire. À travers une série d’initiatives déjà engagées, Blois esquisse les contours d’un système alimentaire local plus juste — mais encore fragile.</em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Pas de tribune, pas de mise en scène. Dans la salle de l’Espace Jorge-Semprun, les participants sont répartis en petits groupes, penchés sur des feuilles, en discussion. Les échanges sont directs, souvent techniques. Ici, la justice alimentaire ne se présente pas comme un concept, mais comme un chantier en cours.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="643" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6200-1024x643.jpeg" alt="ville durable" class="wp-image-32961" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6200-1024x643.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6200-300x188.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6200-768x482.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6200-1536x965.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6200-2048x1287.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Nicolas Orgelet, premier adjoint au maire de Blois à la ville durable,</strong> ces rencontres s’inscrivent dans une dynamique déjà bien installée.  <em><strong>« Nous sommes un des territoires qui se sont le plus fortement saisis de cette question,</strong> par le biais du CIAS, du projet alimentaire territorial et d’un monde associatif très riche. »</em> Plus de cent participants — issus de l’alimentation, du social ou de la santé — sont présents. À la fois <strong>pour confronter leurs pratiques et pour nourrir une réflexion commune.</strong> <em>« C’est un moment où tout le monde se rencontre, où les différents projets ont l’occasion de s’exprimer, et où des experts viennent nous aider à aller plus loin. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-parmentier-pivot-operationnel">Parmentier, pivot opérationnel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de cette organisation, <strong><a href="https://parmentier-justice-alimentaire.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’association Parmentier,</a></strong> créée il y a trois ans, joue un rôle central. À l’origine du projet, une constatation simple, formulée par sa présidente <strong>Martine Joly</strong>, également présidente de l’association solidaire <strong>La Passerelle</strong> : <em>« Pendant de longues années, les fruits et légumes proposés aux usagers des structures d’aide alimentaire, notamment de l’épicerie sociale et solidaire La Passerelle à Blois, <strong>arrivaient des supermarchés, des surplus, et ils étaient vraiment très, très moches. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://bloiscapitale.com/cambriolee-ruinee-mais-pas-resignee-laurene-bailly-veut-relancer-sa-ferme-bio" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Dans un territoire marqué par le maraîchage</strong>,</a> l’idée s’impose : <strong>créer un lien direct entre producteurs locaux et structures d’aide alimentaire.</strong> Avec le soutien du <a href="https://solidarites.gouv.fr/programme-mieux-manger-pour-tous">dispositif national <em>« Bien manger pour tous »</em></a>, l’association se structure, embauche un salarié et met en place une logistique dédiée. <em><strong>« On commande le jeudi, le lundi les agriculteurs récoltent, et le mardi les produits bio sont à disposition des usagers. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-circuit-court-social">Un circuit court… social</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La spécificité du modèle blésois tient dans la rencontre entre deux logiques : le circuit court et l’aide alimentaire. <em>« Le circuit court, c’est comment je peux acheter des produits en proximité. <strong>La justice alimentaire, c’est comment chacun peut accéder à une alimentation de qualité, quels que soient ses revenus »</strong></em><strong>,</strong> résume Nicolas Orgelet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce schéma, les producteurs ne vendent pas directement aux consommateurs, mais alimentent les structures d’aide. Une organisation qui crée un débouché supplémentaire tout en améliorant la qualité des produits distribués. <em><strong>« Ce n’est pas comme avec les supermarchés, où on reçoit ce qu’on veut bien nous donner. Là, on commande ce dont on a besoin »</strong></em>, souligne Martine Joly.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dispositif a déjà atteint une certaine échelle : <strong>30 tonnes de produits livrés par an</strong> ; <strong>90 000 euros redistribués aux maraîchers</strong> ; <strong>11 producteurs impliqués, à une distance moyenne de 11 km</strong> ; <strong>1 400 passages mensuels à La Passerelle</strong>. Pour les bénéficiaires, la différence est tangible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces résultats, le système reste fragile. <strong>Les financements publics</strong>, notamment via <em>« Mieux manger pour tous »</em>, <strong>demeurent indispensables.</strong> Par ailleurs, les produits issus des supermarchés n’ont pas disparu. <em>« On n’a pas arrêté, parce que ça ne couvre pas tous les besoins, et aussi parce que les produits locaux dépendent des saisons »</em>, explique la présidente de l&rsquo;association.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-l-aide-a-l-autonomie">De l’aide à l’autonomie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la distribution, une évolution se dessine. <strong>Participation financière des bénéficiaires, ateliers cuisine, visites de fermes, projets de sécurité sociale de l’alimentation</strong> : l’objectif est progressivement de sortir d’une logique d’aide pour aller vers davantage d’autonomie. <strong><em>« Ce sont aussi des projets qui permettent de faire évoluer les habitudes alimentaires »</em></strong>, insiste Martine Joly.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les quartiers, <strong>des jardins en pied d’immeubles</strong> viennent compléter cette approche. <em>« C’est une manière de se réapproprier des espaces publics et d’accéder à des produits de qualité, à condition de s’impliquer », </em>ajoute Nicolas Orgelet.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-aussi-agricole">Un enjeu aussi agricole</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre enseignement : la précarité ne concerne pas uniquement les bénéficiaires de l’aide alimentaire. <em><strong>« En travaillant avec les agriculteurs bio, on s’est aperçu qu’eux aussi étaient en difficulté »</strong></em>, note Martine Joly. Le dispositif permet alors de <strong>créer des débouchés locaux plus stables.</strong> <em>« À chaque fois qu’on crée une filière courte, on rend les fermes moins dépendantes de la grande distribution »,</em> analyse Nicolas Orgelet. Un principe auquel les porteurs du projet tiennent : <strong>ne pas tirer les prix vers le bas.</strong> <em>« Le prix est fixé par le producteur, de manière à lui permettre de vivre correctement. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-role-des-collectivites">Le rôle des collectivités</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les collectivités locales interviennent à plusieurs niveaux : soutien financier, mise à disposition de moyens humains, structuration des politiques publiques. Mais elles agissent aussi en tant qu’acteurs directs, notamment <strong>via la restauration collective.</strong> <em><strong>« Faire en sorte que les enfants aient accès à des produits locaux et de qualité, c’est aussi de la justice alimentaire »,</strong></em> souligne Nicolas Orgelet. Le projet de <strong>future cuisine centrale</strong> vise à amplifier cette logique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-faire-systeme">Faire système</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, ces rencontres à l&rsquo;Espace Jorge-Semprun répondent à un besoin simple : <strong>relier des initiatives</strong>. <em>« On en a énormément qui sont les unes à côté des autres et qui manquent de visibilité. <strong>Aujourd’hui, on les rassemble pour les renforcer »</strong></em>, explique l’élu écologiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis trois ans, la notion même de justice alimentaire a gagné en visibilité, portée notamment par les projets alimentaires territoriaux. <em><strong>« Il y a aujourd’hui une forme d’effervescence »</strong></em>, observe Martine Joly.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="755" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6187-1024x755.jpeg" alt="justice alimentaire" class="wp-image-32964" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6187-1024x755.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6187-300x221.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6187-768x566.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6187-1536x1133.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6187-2048x1511.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">À Blois, la justice alimentaire prend la forme d’un ensemble d’actions concrètes, portées par des acteurs locaux et déjà opérationnelles. Reste à savoir si cet écosystème pourra changer d’échelle, dans un contexte où les financements restent incertains. <em>« Il ne faut pas attendre que ça tombe d’en haut. <strong>Il faut que chacun, à son niveau, s’engage »,</strong></em> résume Martine Joly. Entre ambition collective et contraintes économiques, le modèle blésois avance.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Jour du dépassement : ce que dit vraiment l’alerte écologique sur la France</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 13:56:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce vendredi 24 avril 2026, la France atteint son “jour du dépassement”. L’indicateur, relayé par le WWF France et calculé par le Global Footprint Network, ne signifie pas que le territoire français aurait épuisé ses propres ressources naturelles. Il dit autre chose : si toute l’humanité vivait comme les Français, la capacité annuelle de régénération &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/jour-du-depassement-ce-que-dit-vraiment-lalerte-ecologique-sur-la-france">Jour du dépassement : ce que dit vraiment l’alerte écologique sur la France</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Ce vendredi 24 avril 2026, la France atteint son “jour du dépassement”.</strong> <a href="https://bloiscapitale.com/le-compte-a-rebours-ecologique-saccelere-24-juillet-2025-jour-du-depassement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’indicateur</a>, relayé par le <strong><a href="https://www.wwf.fr/vous-informer/actualites/jour-du-depassement-des-le-24-avril-la-france-vit-a-credit-ecologique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">WWF France</a></strong> et calculé par le Global Footprint Network, ne signifie pas que le territoire français aurait épuisé ses propres ressources naturelles. Il dit autre chose : <strong>si toute l’humanité vivait comme les Français, la capacité annuelle de régénération de la planète serait déjà consommée.</strong></em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Le symbole est fort, mais il doit être compris avec précision. Le <em>“jour du dépassement”</em> attribué à un pays correspond à la date à laquelle tomberait le jour du dépassement mondial si l’ensemble de la population humaine adoptait le niveau moyen de consommation des habitants de ce pays. Pour la France, cette date est fixée en 2026 au <strong>vendredi 24 avril</strong>, soit le <strong>113e jour de l’année</strong>. Le calcul revient à dire qu’un mode de vie généralisé au niveau français nécessiterait <strong>3,2 planètes</strong> pour être soutenable à l’échelle mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-indicateur-de-pression">Un indicateur de pression</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’indicateur compare l’<strong>empreinte écologique par habitant</strong> d’un pays à la <strong>biocapacité mondiale disponible par habitant</strong>. Ainsi, le WWF France rappelle que la planète dispose d’environ <strong>1,48 hectare global par personne</strong> pour produire des ressources et absorber certains déchets, notamment le CO₂ ; selon l’ONG, un Français en consomme plus du double.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette empreinte agrège plusieurs dimensions : surfaces nécessaires à l’alimentation, à la production de fibres, au bois, à la pêche, aux infrastructures bâties, mais aussi à l’absorption du dioxyde de carbone issu de la combustion des énergies fossiles. La consommation d’un pays est calculée <strong>en tenant compte des importations et des exportations</strong> : autrement dit, une partie de l’empreinte française se situe aussi dans les biens produits ailleurs puis consommés en France.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-france-plus-tot-que-plusieurs-grands-voisins-europeens">La France plus tôt que plusieurs grands voisins européens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le classement 2026 publié par <a href="https://www.footprintnetwork.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Global Footprint Network</a>*, la France franchit cette limite symbolique avant plusieurs grands pays européens : <strong>l’Italie le 3 mai</strong>, <strong>l’Allemagne le 10 mai</strong>, <strong>la Suisse le 11 mai</strong>, <strong>le Royaume-Uni le 22 mai</strong>, <strong>l’Espagne et la Grèce le 4 juin</strong>. L’Union européenne, prise comme ensemble des 27 États membres, atteint son jour du dépassement le <strong>3 mai 2026</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la France n’est pas le pays européen le plus précoce. La Finlande atteint cette date le <strong>1er avril</strong>, l’Autriche le <strong>2 avril</strong>, la Suède le <strong>4 avril</strong>, la Belgique le <strong>11 avril</strong>, l’Irlande le <strong>14 avril</strong>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Un point mérite d’être souligné au passage. Dans le tableau détaillé du Global Footprint Network, la France apparaît avec <strong>un jour du dépassement avancé de 14 jours</strong> en raison de changements liés aux données et à la méthode. Autrement dit, les Français n&rsquo;ont pas brusquement consommé beaucoup plus.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-outil-politiquement-parlant">Un outil politiquement parlant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le jour du dépassement a une force évidente : il donne une date à une réalité abstraite. Le chiffre de <strong>3,2 planètes</strong> ne doit pas être pris comme une mesure absolue de tous les dommages environnementaux, mais comme un ordre de grandeur : celui d’<strong>un modèle qui continue de consommer plus que ce que le vivant peut reconstituer à l’échelle planétaire.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le calcul publié pour 2026 repose sur l’édition 2025 des <strong>National Footprint and Biocapacity Accounts</strong>, préparée par l’Ecological Footprint Initiative de l’Université York pour la Footprint Data Foundation. Cette édition couvre la période 1961-2024. Pour la plupart des pays, les dates 2026 reflètent donc la situation estimée en 2024, et non une mesure directe de la consommation française en 2026.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Cambriolée, ruinée, mais pas résignée : Laurène Bailly veut relancer sa ferme bio</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 13:44:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans les rues de Blois, Laurène Bailly, 39 ans, fait aujourd’hui la manche pour tenter de tenir. Installée depuis 2011 à la ferme des Grotteaux, à Huisseau-sur-Cosson, cette maraîchère bio a vu son exploitation s’arrêter net après deux cambriolages survenus en 2025, à quelques semaines d’écart. Depuis, la ferme ne produit plus. Privée de ses &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/cambriolee-ruinee-mais-pas-resignee-laurene-bailly-veut-relancer-sa-ferme-bio">Cambriolée, ruinée, mais pas résignée : Laurène Bailly veut relancer sa ferme bio</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans les rues de Blois, <strong>Laurène Bailly</strong>, 39 ans, fait aujourd’hui la manche pour tenter de tenir. Installée depuis 2011 à la <strong>ferme des Grotteaux, à Huisseau-sur-Cosson</strong>, cette <strong><a href="https://www.facebook.com/fermedesgrotteaux/?locale=fr_FR" target="_blank" rel="noreferrer noopener">maraîchère bio</a></strong> a vu son exploitation s’arrêter net après <strong>deux cambriolages survenus en 2025</strong>, à quelques semaines d’écart. Depuis, la ferme ne produit plus. Privée de ses tracteurs, de sa voiture, de son matériel, d&rsquo;équipements de la maison, confrontée ensuite à la coupure de l’électricité puis à l’impossibilité de remettre seule le site en état, elle a craqué moralement et quitté les lieux pour vivre chez ses parents avec son petit garçon. <strong>Sur place, les serres, les bâtiments et les dépendances sont toujours là, mais tout dit l’arrêt</strong> : champs envahis, maison dégradée par des squats, équipements manquants, activité suspendue. <strong>En quelques semaines, une exploitation construite sur quinze ans </strong>(depuis ses 23 ans) <strong>a basculé dans l’abandon.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-1024x768.jpeg" alt="ferme des Grotteaux" class="wp-image-32792" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, Laurène Bailly dit vouloir repartir, <strong>relancer la ferme des Grotteaux.</strong> À condition de retrouver un minimum de matériel, de trésorerie et de moyens. Et c&rsquo;est là que chacun, chacune peut apporter sa pierre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ferme-achetee-en-2010-lancee-seule-en-2011">Une ferme achetée en 2010, lancée seule en 2011</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La ferme des Grotteaux</strong> n’est pas une exploitation reprise dans la continuité d’une histoire familiale. <strong>Laurène Bailly l’a achetée le 16 novembre 2010</strong> pour s’y installer officiellement le 1er janvier 2011, avec un objectif immédiat : produire des légumes dès le printemps suivant pour alimenter une AMAP. Au moment de l’acquisition, rien ou presque n’était en place. <em>« Il n’y avait pas de clôture, il n’y avait pas de serre, il n’y avait pas de forage »</em>, dit-elle. Les anciens propriétaires avaient eu des moutons et un peu de vigne, mais étaient retraités depuis des années. Mais la volonté était là. <em><strong>« En six mois, je me suis installée. »</strong></em> Le site représente <strong>2,5 hectares, avec la maison, le bâti et les champs. </strong>Aujourd’hui, précise-t-elle, <strong>l’ensemble est payé.</strong> Le prêt principal avait été contracté sur quinze ans ; le prêt d’entreprise, sur sept ans, était soldé depuis longtemps.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-1024x768.jpeg" alt="ferme des Grotteaux" class="wp-image-32791" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-projet-agricole-a-taille-humaine-sans-grosse-structure">Un projet agricole à taille humaine, sans grosse structure</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Laurène Bailly décrit <strong>une ferme volontairement maintenue à une échelle modeste</strong>. <em>« Moi, c’était un choix de ne pas prendre d’employé, et puis de ne pas avoir non plus une grosse structure. »</em> <strong>Elle travaille seule, avec ponctuellement des stagiaires et du woofing.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La production est diversifiée : <strong>courgettes, concombres, tomates, aubergines, poivrons, carottes, radis, salades, pommes de terre, haricots.</strong> L’objectif est de composer <strong>des paniers</strong> de légumes. Une partie de l’activité passe par l’AMAP pendant plusieurs années. <em>« Pendant sept ans, j’ai fait les paniers »</em>, résume-t-elle. À cela s’ajoutent <strong>de la vente à la ferme, des marchés, des surplus écoulés localement,</strong> ainsi qu’un peu de fruit : <strong>pommes, mirabelles, quetsches, cerises.</strong> Deux poulaillers sont construits, pour aller jusqu’à <strong>200 poules.</strong> Un volet ensuite réduit, notamment après la naissance de son fils.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="680" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33-1024x680.png" alt="" class="wp-image-32801" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33-1024x680.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33-300x199.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33-768x510.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33-1536x1020.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">La ferme des Grotteaux en 2021</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-formation-locale-entre-maraichage-environnement-et-animation-nature">Une formation locale, entre maraîchage, environnement et animation nature</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Originaire de Vineuil,</strong> Laurène Bailly inscrit son parcours dans une histoire locale. Son père a été boucher-charcutier et éleveur de vaches à Vineuil ; son grand-père tenait auparavant la boucherie familiale. Elle suit pour sa part une autre voie, mais sans rompre avec le travail de la terre. Elle passe par le <strong>lycée horticole de Blois,</strong> où elle prépare un bac professionnel en production horticole, option production légumière et florale, avec mention européenne. Elle effectue un stage chez un maraîcher de Vineuil, puis un autre aux Pays-Bas dans des serres. Elle poursuit ensuite avec un <strong><a href="https://www.onisep.fr/ressources/univers-formation/formations/post-bac/btsa-gestion-et-protection-de-la-nature" target="_blank" rel="noreferrer noopener">BTS Gestion et protection de la nature.</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son esprit, <strong>agriculture et environnement ne s’opposent jamais</strong>. Hors de question d&rsquo;utiliser un pesticide. <em><strong>« On travaille le sol, on protège la biodiversité,</strong> on est dans un environnement et il faut le préserver pour le futur. »</em> Laurène évoque aussi son goût pour la transmission : <em>« J’aime bien parler, j’aime bien animer. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-huisseau-un-lieu-de-production-mais-aussi-de-vie">À Huisseau, un lieu de production, mais aussi de vie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autour des cultures, elle avait aussi développé d’autres présences : chevaux, basse-cour, oies, dindon. La ferme des Grotteaux, c&rsquo;est sa maison, son espace, une vie avec des animaux, des saisons, un cadre de vie idéal pour son fils. <em><strong>« Mon père me dit de vendre la ferme. Mais moi, je ne veux pas</strong>. Elle est finie de payer. <strong>C’est ma maison. Mon fils est né ici. C’est un beau lieu,</strong> c’est agréable quand tout est en état, c’est <strong>magnifique à vivre. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-parcours-ornithologique-aussi">Un parcours ornithologique aussi</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des particularités de la ferme des Grotteaux tenait aussi à <strong>un parcours ornithologique mis en place avec la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO)</strong>. Des bornes avaient été installées. L’idée était cohérente avec le parcours de Laurène Bailly, <strong>entre maraîchage bio, observation du vivant et sensibilisation.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-1024x768.jpeg" alt="ferme des Grotteaux - Laurène Bailly" class="wp-image-32789" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-deux-cambriolages-en-2025">Deux cambriolages en 2025</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le point de rupture tient en deux épisodes successifs, deux cambriolages, en mai 2025. <em>« Il y a eu un premier cambriolage où on a volé un tracteur ainsi qu&rsquo;un outil. »</em> Puis les auteurs reviennent peu après. <em><strong>« Ils sont revenus quelques semaines après, et là ils ont tout pris. Ils ont pris l’autre tracteur, la voiture, tout, vraiment tout ! »</strong></em>, explique-t-elle, les larmes aux yeux. Aux tracteurs et à la voiture s’ajoutent de nombreux outils et équipements, agricoles ou domestiques. Elle cite notamment du matériel d’atelier, un chauffe-eau, des radiateurs, la chaudière… Une immense partie de ces biens ne sera pas indemnisée. <strong>Le préjudice total est évalué par elle à environ 55 000 euros. L’assurance, dit-elle, ne lui a versé que 1 747 euros, <em>« pour juste quelques outils »</em></strong>. Beaucoup d’éléments volés ne sont pas pris en compte, soit parce qu’ils n’étaient pas couverts de manière adéquate, soit parce qu’ils étaient anciens et sans facture.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-enquete-sans-suite">Une enquête sans suite</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après le signalement des vols, la gendarmerie intervient rapidement. </strong><em>« En un quart d’heure, ils étaient sur place. Ils ont fait les relevés d’empreintes </em>», raconte Laurène. Dans la maison, elle dit avoir vu des traces nettes, jusque dans la chambre de son fils. Selon elle, les gendarmes lui ont alors indiqué qu’elle avait probablement été observée en amont, le second cambriolage étant survenu pendant une absence de deux jours. <strong>Elle souhaite l’exploitation d’images de vidéosurveillance</strong>. Cette demande n’aboutit pas. <em><strong>« On m’a dit, mot pour mot : “Ça fait bien trop d’heures de visionnage pour nous.” »</strong></em> À ce jour, l’affaire est, selon elle, <em>« classée sans suite ».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-apres-les-vols-l-impossibilite-de-continuer">Après les vols, l’impossibilité de continuer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le choc matériel se double immédiatement d’un blocage concret. Les cambriolages surviennent à un moment décisif du calendrier agricole. <em>« Au mois de mai, c’est là où justement, mai-juin, c’est là où on plante tout. »</em> <strong>Sans tracteur, sans outils, sans capacité d’intervention dans les champs, sans argent, elle ne peut plus suivre.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>« Je n’avais plus d’outils, je ne pouvais plus rien faire dans les champs. »</strong></em> Ce qui était déjà planté tient un temps : <em>« Il y avait des tomates encore, un petit peu, des choses comme ça qui étaient plantées. </em>» Mais très vite, la situation se dégrade encore avec la <strong>coupure de l’électricité.</strong> Or le forage fonctionne à l’électrique. <em>« Sans eau, pas de légumes, ça c’est sûr. »</em> Impossible de continuer. C&rsquo;est le burn-out.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-1024x768.jpeg" alt="ferme des Grotteaux" class="wp-image-32787" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-j-ai-perdu-pied">« J’ai perdu pied »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à ce moment-là que <strong>l’effondrement devient aussi psychique</strong>. Elle part vivre chez ses parents. La ferme, elle, reste en l’état. <em><strong>« J’ai tout laissé. J’ai perdu pied »</strong></em>, dit-elle lorsqu’elle revient sur les semaines qui suivent. Elle emploie aujourd’hui le mot de <strong>dépression,</strong> qu’elle dit ne pas avoir voulu poser tout de suite. <em>« J’en parle maintenant, mais bon au début je ne mettais pas trop un nom dessus. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qu’elle décrit est celui d’un après marqué par la sidération, la répétition des mêmes questions, l’impossibilité de se remettre en mouvement. <em><strong>« Toujours les mêmes questions : pourquoi on m’a fait ça ? Pourquoi ils m’ont tout pris ? Pourquoi on m’a tout cassé ? »</strong></em> Elle ajoute : <em>« On ne le saura jamais. Donc il faut arrêter de penser au pourquoi. <strong>Désormais, il faut penser à l’avenir. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ferme-encore-debout-mais-a-l-arret">Une ferme encore debout, mais à l’arrêt</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur place, le site donne aujourd’hui à voir cette suspension. Les serres sont encore là, les dépendances aussi, le forage existe toujours, mais rien n’est réellement en ordre de fonctionnement. Dans les champs, l’herbe a repris. <em>« Il y a même des petits arbres qui ont poussé. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-1024x768.jpeg" alt="ferme des Grotteaux" class="wp-image-32788" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">ferme des Grotteaux</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La maison, de son côté, n’est plus habitable en l’état. Laurène explique que des passages ont encore eu lieu après les cambriolages, avec à l&rsquo;évidence du squat. De l’eau a coulé dans la maison, des robinets ayant été ouverts en son absence. Le chauffage a disparu. <em><strong>« Ils m’ont pris ma chaudière, ils m’ont pris tous mes radiateurs. Donc je n’ai plus de chauffage. »</strong></em> La jeune femme dit aussi ne plus avoir de <strong>poêle à bois</strong> dans la cuisine. La salle de bain est à reprendre. La porte est endommagée. Des souris sont passées. <em><strong>« Il y a de l’eau noire partout dans la maison »</strong></em>, résume-t-elle. À l’extérieur comme à l’intérieur, tout indique un lieu qui n’est pas ruiné au point d’être perdu, mais qui a été désossé et laissé sans continuité. Il y a du travail, mais tout est encore possible.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-blois-la-manche-pour-tenir">À Blois, la manche pour tenir</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce cauchemar a conduit Laurène à faire la manche</strong> chez <em>Auchan</em>. Éconduite, elle s&rsquo;est déplacée dans le centre-ville de Blois. Car, même si ses parents l’hébergent, eux-mêmes ont des moyens limités. <em>« Il y a mon fils, il y a moi, il y a l’assurance de la maison, la mutuelle, tout ça ils en ont pris la charge. Et il n’y a plus d’argent. Ça m’a fait faire quelque chose de mes journées aussi. »</em> L’image est rude : <strong>une agricultrice bio</strong> installée depuis quinze ans, propriétaire d’une ferme désormais entièrement payée, <strong>réduite à demander de l’aide</strong> dans les rues de Blois <strong>pour acheter de quoi nourrir</strong> sa famille alors que son outil de travail lui a été ôté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ce-qu-il-lui-faudrait-pour-se-relancer">Ce qu’il lui faudrait pour se relancer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour relancer l’activité, <strong>Laurène Bailly estime qu’il lui faudrait environ 30 000 euros.</strong> À cela s’ajoutent environ 6 000 à 6 500 euros de dettes, notamment liées à l’électricité et à son label bio. Sur le plan matériel, elle liste des besoins précis :<strong> un tracteur, un gyrobroyeur, un rotavator, un <a href="https://www.mr-jardinage.com/2025/08/12/le-cover-crop-une-solution-pour-une-agriculture-durable/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cover crop</a>, des outils de base, des graines.</strong> Elle précise qu’elle possède encore un petit semoir poussé, mis à l’abri chez ses parents, et qu’elle n’a pas besoin d’un parc matériel démesuré. <em>« Pas un gros panel d’outils »</em>, mais <strong>le minimum pour travailler.</strong> Sa banque a refusé de lui prêter de l&rsquo;argent. Or, c&rsquo;est le nerf de la guerre. De son combat.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="546" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-1024x546.jpeg" alt="https://www.mr-jardinage.com/2025/08/12/le-cover-crop-une-solution-pour-une-agriculture-durable/" class="wp-image-32786" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-1024x546.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-300x160.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-768x409.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-1536x818.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-2048x1091.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Sur la capacité à repartir, elle se montre nette. <em><strong>« En six mois, même moins de six mois… »</strong></em> Le nettoyage ne l’effraie pas en soi. Dans les champs, dit-elle, la remise en état peut aller assez vite avec les bâches occultantes qu’elle utilisait déjà. Ce qui manque, ce sont <strong>les moyens de relancer</strong> correctement la mécanique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La reprise qu’elle imagine ne serait pas forcément un retour à l’identique. Elle parle d’une production <em>« assez simple »,</em> moins éclatée, <strong>recentrée sur des légumes qu’elle sait produire et vendre : tomates, courgettes, aubergines, poivrons, concombres, haricots, pommes de terre.</strong> Elle évoque aussi l’idée de <strong>l’endive bio, peu présente localement</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur un point, <strong>elle ne veut pas changer : le bio</strong>. <em>« Ah oui, toujours ! »</em> Elle insiste sur sa manière de travailler, <strong>sans pulvérisateur, sans traitements,</strong> y compris ceux autorisés en agriculture biologique. <em>« Même la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bouillie_bordelaise#:~:text=La%20bouillie%20bordelaise%20est%20un,et%20tomate)%20contre%20le%20mildiou." target="_blank" rel="noreferrer noopener">bouillie bordelaise</a> sur mes tomates, je n’en ai jamais fait. »</em> Pour les débouchés, elle cite plusieurs pistes : retrouver une AMAP, reconstituer un réseau de clients le vendredi après-midi et le samedi matin à la ferme, refaire des marchés. Aujourd’hui, Laurène Bailly est prête à repartir. Il lui manque les moyens.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color">>> <strong>Si vous avez des solutions pour Laurène Bailly,</strong> veuillez nous contacter à cette adresse : <strong><em>bloiscapitale@gmail.com</em></strong>. Nous vous transmettrons son numéro de téléphone.</mark></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>E-Toilet : l’ambition de KapiEco, de La Quinière au “très grand” déploiement</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/e-toilet-lambition-de-kapieco-de-la-quiniere-au-tres-grand-deploiement</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/e-toilet-lambition-de-kapieco-de-la-quiniere-au-tres-grand-deploiement#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 09:44:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a, à Blois, à La Quinière, une cabine KapiEco qui ressemble à une promesse posée sur le trottoir : une toilette sèche, donc sans eau, automatique et connectée, pensée non pas pour l’exception, mais pour la norme. Le projet a un nom volontairement simple — l’“E-Toilet” — et une logique qui l’est tout &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/e-toilet-lambition-de-kapieco-de-la-quiniere-au-tres-grand-deploiement">E-Toilet : l’ambition de KapiEco, de La Quinière au “très grand” déploiement</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Il y a, à Blois, à La Quinière, une <strong>cabine</strong> <strong>KapiEco</strong> qui ressemble à <a href="https://bloiscapitale.com/la-nature-au-futur-simplifions-nos-vies-pour-preserver-lenvironnement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une promesse</a> posée sur le trottoir : <strong>une toilette sèche</strong>, donc sans eau, <strong>automatique et connectée</strong>, pensée non pas pour l’exception, mais pour la norme. Le projet a un nom volontairement simple — <strong>l’“E-Toilet”</strong> — et une logique qui l’est tout autant : faire disparaître, par la technique, ce qui freine depuis des années l’acceptation des toilettes sèches dans l’espace public.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-38-1024x683.png" alt="" class="wp-image-32118" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-38-1024x683.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-38-300x200.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-38-768x512.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-38.png 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Photo kapieco.com</em></figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Au cœur du dispositif, il y a donc une idée d’acceptabilité. <strong>Valéry Voyer</strong>, dirigeant de KapiEco, a beau aimer les toilettes sèches, il sait ce qui, concrètement, fait reculer. Il nomme des freins précis : l’approvisionnement en copeaux, le geste d’ajouter de la matière, l’image du récipient — « <em>une louche</em> », dit-il — qui passe de main en main. « <em>Je pense que c’est un frein au développement au niveau des collectivités</em> », tranche-t-il. <strong>Alors il imagine une cabine qui, pour l’usager, ressemble à une toilette standard : on entre, on fait, on sort — et on n’a pas l’impression d’avoir changé de monde.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« <em>L’usager vient, fait ses besoins, ne touche à rien</em> »,</strong> affirme-t-il. Oui, il y a « <em>un bouton</em> », une « <em>mousse de désinfection</em> » pour la lunette, un distributeur de papier — « <em>papier écologique</em> ». Et puis l’automate fait son travail : « <em>la toilette se ferme</em> », « <em>il y a une pulvérisation pour le nettoyage</em> », « <em>un automate vient nettoyer l’assise</em> », et « <em>c’est reparti pour le suivant</em> ». Il insiste sur le point sensible : l’odeur. <strong>« <em>Justement, il n’y a pas d’odeur</em> »,</strong> dit-il, évoquant « <em>une ventilation, une VMC inversée, qui expulse et qui assèche les matières</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qu’il cherche, ce n’est pas seulement <strong>l’hygiène réelle</strong> : c’est <strong>l’hygiène perçue.</strong> Celle qui rassure. Celle qui fait qu’on ne se sent pas héroïque d’avoir utilisé une toilette sèche. Celle qui fait que l’innovation cesse d’avoir besoin d’être défendue.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-economie-d-eau-a-changer-d-echelle">Une économie d’eau à changer d’échelle</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours de Valéry Voyer se fait plus concret encore quand il parle chiffres, parce que là se dessine l’ordre de grandeur : <strong>« <em>1 000 utilisations, ça fait 20 litres chez moi. Dans les autres toilettes publiques, 1 000 utilisations <em>ça fait</em> 17 000 litres… 17 mètres cubes</em> »</strong>. Nul besoin de commentaires. Cette économie doit intéresser &#8211; en priorité &#8211; les collectivités, là où l’eau manque, là où l’été devient rupture.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’ambition, ici, n’est pas de <em>“sensibiliser”</em>.</strong> Elle est de <strong>substituer</strong> : proposer une alternative qui puisse prendre la place de l’existant, au même endroit, dans les mêmes logiques d’usage, en réduisant massivement la dépendance à l’eau. Il parle d’installation simple — « <em>une dalle béton</em> », « <em>un fil électrique</em> » — et il ouvre l’horizon : <strong>« <em>demain, l’idée, c’est de le rendre solaire, de le rendre autonome</em> »</strong>. Il évoque même la voie de conversion : « <em>enlever l’ancien système pour remettre un automate de toilettes sèches</em> ». Autrement dit : ne pas seulement vendre une cabine, mais proposer une transformation. La V1 de l&rsquo;E-Toilet, à La Quinière, n’est qu’un début : <strong>« <em>Maintenant le projet, c’est d’aller vers des zones plus touristiques, avec plus de passages. Et je suis prêt.</em> »</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-kapieco-aujourd-hui-une-entreprise-de-terrain-une-gamme-qui-s-epaissit">Kapieco aujourd’hui : une entreprise “de terrain”, une gamme qui s’épaissit</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre d’où vient cette obsession de l’usage, il faut regarder KapiEco telle qu’elle existe au quotidien : une entreprise qui s’est construite <strong>dans les événements</strong>, au contact des contraintes, des flux, des petits problèmes répétés jusqu’à devenir structurels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cœur, au départ, ce sont les <strong>sanitaires écologiques</strong> — et <strong>un modèle basé sur la location</strong>. <em>« Au départ, plutôt de la location pour des événements. »</em> <strong>La vente vient aussi, notamment « <em>auprès des collectivités</em> », avec une logique d’entretien</strong> : vendre, puis contractualiser la continuité. Comme à La Chaussée-Saint-Victor.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="617" height="300" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-39.png" alt="" class="wp-image-32120" style="aspect-ratio:2.0568288363371185;width:617px;height:auto" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-39.png 617w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-39-300x146.png 300w" sizes="auto, (max-width: 617px) 100vw, 617px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo <em>kapieco.com</em></figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Et puis, très vite, la toilette seule ne suffit pas. Parce que la vie d’un événement ne se résume pas à un besoin : elle est une série de micro-gestes. « <em>Je retrouvais des poubelles dans mes toilettes sèches</em> », raconte-t-il. Donc<strong> il faut trier.</strong> Donc il invente, il ajoute de quoi trier les déchets in situ. Il commence par « <em>des mange-debout poubelles</em> », puis il crée « <em>des bars</em> » permettant la pratique. <strong>On lui demande des fontaines, il en fabrique</strong>. La gamme s’est construite pierre après pierre, au gré des demandes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="702" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5717-1024x702.jpeg" alt="KapiEco" class="wp-image-32117" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5717-1024x702.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5717-300x206.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5717-768x526.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5717-220x150.jpeg 220w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5717.jpeg 1484w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les fontaines racontent bien sa manière : il y a le modèle raccordé au réseau, « <em>de l’eau potable</em> », et il y a la <strong><em>“boîte à eau”</em></strong>, avec bonbonne, pensée pour les ravitaillements sportifs. Il ajoute un système pour éviter de toucher la vanne — « <em>un petit poussoir</em> ». Un détail, encore une fois, qui dit la même chose que l’E-toilet : <strong>réduire les gestes problématiques, rendre l’usage fluide, hygiénique, presque invisible.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur ce terrain de l’usage, un autre point compte : l’accessibilité. <strong>KapiEco propose des cabines PMR</strong> ; Valéry Voyer explique la logique de conception : plus grand volume, possibilité de circuler, de faire demi-tour, « <em>des barres pour se redresser</em> », et surtout une adaptation aux règles : <strong>« <em>j’ai pris la législation et j’ai adapté ma cabine</em> »</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quant au rayon d’action, il dépasse depuis longtemps le cercle local </strong>: toute la région Centre, la Sarthe, la Bourgogne, et le sud du Bassin parisien. Avec « <em>une centaine d’urinoirs, une cinquantaine de toilettes</em> » pour certains événements.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-entreprise-qui-se-prepare-a-grossir">Une entreprise qui se prépare à grossir</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Tout ce qui précède — la gamme, la logistique, l’innovation — réclame de l’espace. <strong>KapiEco a franchi ce seuil en rachetant, à Selommes, une ancienne usine, pour donner à l’activité un autre gabarit. </strong>Le financement, lui, n’est jamais raconté comme une ligne droite : il affleure par touches, au détour des années. « <em>J’ai eu un problème en 2020 </em><strong><em>avec le Covid… j’ai failli perdre l’entreprise</em> »,</strong> confie Valéry Voyer. Le dirigeant parle d’une période « <em>compliquée financièrement et mentalement</em> », d’autant qu’il avait « <em>beaucoup investi… en 2019</em> ». Puis vient le rebond : <strong>un rattrapage à partir de 2022, et des <em>“feux”</em> qu’il dit <em>“au vert”</em>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le <strong><em>“fait en France”</em></strong>, Valéry Voyer ne déroule pas un slogan. Il énumère des lieux. <strong>« <em>Tous mes fournisseurs sont locaux</em> »</strong>, dit-il. Champigny-en-Beauce, Vendôme, le Breuil&#8230;<strong> <em>« C’est une fierté de pouvoir travailler avec des locaux. »</em></strong> Cette proximité, il la présente aussi comme une manière d’<strong>être réactif</strong> : fabriquer, ajuster, corriger, revenir.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-remonter-le-fil-le-parcours-d-un-fils-d-agriculteur-devenu-fabricant">Remonter le fil : le parcours d’un “fils d’agriculteur” devenu fabricant</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Après l’innovation, après l’entreprise, il reste une question : d’où vient cette façon de faire ? Valéry Voyer revient alors à son origine : <strong>« <em>Je suis originaire de Fossé,</em></strong><em> au nord de Blois</em> », <strong>« <em>fils d’agriculteur</em> »</strong>. Études agricoles, puis l’armée — « <em>ça ne m’a pas convenu</em> » — et un début de vie dans le commerce, dans le négoce du bâtiment. Puis une rupture, un besoin de changer : en 2007, il s’installe dans le service, la livraison, et la pose — abris, terrasses, clôtures. <strong>Le fil se dessine : le terrain, le bois, les entreprises, les chantiers, le concret.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Vient <strong>2012</strong> : la rencontre avec <strong>l’idée.</strong> Un collègue menuisier revient avec une piste « <em>qui se développe en Bretagne</em> », les toilettes sèches. Il ne maîtrise pas le compostage. Il apprend. 2013 : prototype. <strong>2014 : statuts. KapiEco démarre.</strong> Il parle de conviction, de bascule intérieure : <strong>l’eau potable utilisée ainsi lui paraît « <em>aberrante</em> »</strong>. Il y voit un <em><strong>“retour aux sources”,</strong></em> une forme d’évidence qui, une fois entrée dans la tête, « <em>fait son bonhomme de chemin</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qu’il aime, dit-il, c’est aussi l’impression de champ ouvert : <strong>« <em>un monde vierge</em> », où « <em>il y avait tout à créer</em> ». </strong>On entend, dans cette phrase, la raison de la gamme, des bars, des fontaines, des solutions qui s’empilent : quand le domaine est jeune, l’innovation n’est pas une option. Elle est le quotidien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cofondateur de la société loir-et-chérienne dit travailler comme il est : <strong>« <em>Je ne suis pas forcément un ingénieur ; je suis ingénieux, peut-être</em> <strong><em>;</em></strong> <em>j’ai deux mains et je fabrique</em> »</strong>. L&rsquo;homme parle de <em>“flashs”</em>, de nuits courtes, d’idées qui arrivent et qu’il transforme en objets, puis en services, puis en ligne de production.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-40-1024x683.png" alt="" class="wp-image-32122" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-40-1024x683.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-40-300x200.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-40-768x512.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-40.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Photo kapieco.com</em></figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-2030-en-ligne-de-mire-la-vente-plus-forte-que-la-location">2030 en ligne de mire : la vente plus forte que la location</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Que sera KapiEco en 2030 ?</strong> Valéry Voyer l’imagine <strong>« <em>assez grand</em> »</strong>, avec une ambition structurante : que la <strong>vente</strong> dépasse la <strong>location</strong> — ou au moins l’équilibre. <strong>Il ne promet pas</strong> un destin garanti : il dit l’inconnu. Ce qui pourrait empêcher ? « <em>prendre du retard commercial</em> », ne pas être assez présent pour faire connaître et faire adopter. <strong>« <em>On sème aujourd’hui… c’est long, vous savez, la récolte</em> »</strong>, glisse l&rsquo;entrepreneur, le fils d&rsquo;agriculteur, qui avec l’E-Toilet peut tout conquérir. À La Quinière, une promesse existe. Elle tient dans une cabine qui fonctionne — et dans<strong> l’ambition, désormais, de la voir se multiplier dans sa V2.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Pour plus d&rsquo;informations : <em><a href="https://kapieco.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">kapieco.com</a></em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/e-toilet-lambition-de-kapieco-de-la-quiniere-au-tres-grand-deploiement">E-Toilet : l’ambition de KapiEco, de La Quinière au “très grand” déploiement</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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