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	<title>Archives des Ecologie - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des Ecologie - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>« Moche, intermittente, étrangère » : Paul Neau démonte les idées reçues sur l’éolien et le solaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 16:26:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Physicien et membre de l’association négaWatt, Paul Neau défend depuis plusieurs décennies une transition énergétique fondée sur la sobriété, l’efficacité et les énergies renouvelables. Il sera à Blois ce mardi pour exposer cette démarche lors d’une conférence à l’INSA Centre-Val de Loire. Le physicien, membre de l’association négaWatt, vient de consacrer un ouvrage à plus &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Physicien et membre de l’association négaWatt, Paul Neau défend depuis plusieurs décennies une transition énergétique fondée sur la sobriété, l’efficacité et les énergies renouvelables. Il sera à Blois ce mardi pour exposer cette démarche lors d’une conférence à l’INSA Centre-Val de Loire. Le physicien, membre de l’association négaWatt, vient de consacrer un ouvrage à plus d’une centaine d’idées reçues sur l’éolien et le solaire. Intermittence, origine chinoise, recyclage, nombre d’éoliennes, nucléaire : derrière les formules qui alimentent le débat, certaines affirmations résistent mal aux chiffres. D’autres renvoient à de véritables choix techniques et politiques.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>Moche, intermittente et étrangère</em>. <strong>Paul Neau avait un temps imaginé ce titre pour son livre.</strong> Trois adjectifs qui, selon lui, concentrent une bonne partie des reproches adressés à l’éolien et au photovoltaïque. L’ouvrage s’appelle finalement <em><strong><a href="https://www.ruedelechiquier.net/essais/558-plaidoyer-pour-la-transition-eolienne-et-solaire.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Plaidoyer pour la transition éolienne et solaire. Réponses à 100 idées reçues</a></strong></em>. Et les cent sont même devenues 103 au fil du travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mardi 29 septembre</strong> (19 heures), à l’invitation du collectif citoyen <strong>Blais’Watt</strong>, de l’<strong>INSA Centre-Val de Loire</strong> et de l’association étudiante <strong>Green’sa</strong>, le physicien viendra en discuter à Blois. Avec une intention revendiquée : <strong>remettre des données</strong> dans un débat énergétique devenu particulièrement conflictuel. « <em>Quand on a des débats qui reposent sur de faux arguments, de fausses informations, on ne peut pas discuter sereinement</em>, explique-t-il. <strong><em>On peut être d’accord ou pas d’accord, mais avec des bases sérieuses.</em> »</strong></p>



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<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="356" height="534" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-46.png" alt="" class="wp-image-36735" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-46.png 356w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-46-200x300.png 200w" sizes="(max-width: 356px) 100vw, 356px" /></figure>
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<h3 id="h-energie-et-electricite-une-confusion-qui-change-le-debat" class="wp-block-heading">Énergie et électricité, une confusion qui change le débat</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de notre entretien, Paul Neau commence par une distinction élémentaire, mais souvent perdue dans les discussions sur le nucléaire ou les renouvelables. « <em>À chaque fois qu’on parle d’énergie, beaucoup de personnes confondent énergie et électricité.</em> » En France, <strong>l’électricité représentait 26 % de la consommation finale d’énergie à usage énergétique en 2024</strong>. Le pétrole en représentait 39 %, le gaz naturel 18 %, les renouvelables 14 %, la chaleur 3 % et le charbon moins de 1 %. Au total, près de 60 % de l’énergie finale utilisée en France provenait encore directement ou indirectement de sources fossiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parler de transition énergétique ne revient donc pas seulement à décider avec quoi produire l’électricité. Il faut aussi <strong>remplacer les carburants</strong> utilisés dans les transports, <strong>une partie du gaz consommé</strong> pour le chauffage ou l’industrie, <strong>tout en diminuant les besoins.</strong> C’est justement la logique de négaWatt : <strong>sobriété d’abord, efficacité énergétique ensuite, recours aux renouvelables enfin</strong>. D&rsquo;ailleurs, son dernier scénario national, publié en 2021, vise la <strong>neutralité carbone en 2050 avec une consommation fortement réduite</strong> et un approvisionnement énergétique <strong>à 96 % renouvelable</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En Centre-Val de Loire, l’objectif des 100 % existe.</strong> Le SRADDET régional fixe pour 2050 une baisse de 43 % de la consommation énergétique par rapport à 2014 et une production régionale d’énergies renouvelables et de récupération équivalente à 100 % de la consommation du territoire.</p>



<h3 id="h-intermittentes-ou-variables" class="wp-block-heading">« Intermittentes » ou variables ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Première objection passée au crible : celle d’une production éolienne et solaire jugée <em><strong>« intermittente ».</strong></em> Réponse de l&rsquo;expert : « <em>Si on prend le dictionnaire, ça veut dire <strong>“on-off”</strong>. Or la production éolienne n’est pas “on-off”. </em><strong><em><a href="https://bloiscapitale.com/ferme-eolienne-philippe-gouet-reaffirme-son-opposition" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La production éolienne</a> et la production solaire sont des productions qui sont variables et prévisibles.</em> »</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse passe par les interconnexions européennes, l’hydraulique, le stockage, les flexibilités de consommation, des moyens de production pilotables et le renforcement des réseaux. <strong>RTE considère</strong> depuis ses <em>Futurs énergétiques 2050</em> <strong>que des systèmes électriques à très forte proportion d’énergies renouvelables sont techniquement envisageables,</strong> mais précisément à condition de développer ces différents leviers. Paul Neau insiste, lui, sur la complémentarité entre les filières : « <em>L’éolien, c’est plutôt l’hiver et c’est 24 heures sur 24, tandis que le solaire, c’est plutôt l’été, plutôt de jour. On a aussi l’hydroélectricité qui est stockable.</em> » Autrement dit, la variabilité n’est pas synonyme d’impossibilité technique. C’est une contrainte à intégrer dans la conception du système énergétique.</p>



<h3 id="h-20-000-eoliennes-derriere-le-chiffre-le-paysage" class="wp-block-heading">20 000 éoliennes : derrière le chiffre, le paysage</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Puis vient la question la plus <strong>visible</strong> : celle des éoliennes elles-mêmes. « <em>Aujourd’hui, en France, <strong>il y a en gros 10 000 grandes éoliennes. </strong>Et le scénario négaWatt sur lequel j’ai travaillé, </em><strong><em>c’est en 2050 le double.</em> »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une éolienne est aussi <strong>un objet dans un paysage</strong>. Le qualificatif de <em>« moche »</em>, envisagé un temps pour le titre du livre de Paul Neau, relève nécessairement de l’appréciation. Lui préfère renverser la perspective : <strong>les énergies renouvelables rendent visible une production que les consommateurs ne voyaient jusqu’ici que rarement.</strong> <em><strong>« Je consomme et je vois comment c’est produit. »</strong></em> Cette présence peut aussi être pensée sur le plan esthétique. Il cite ainsi le parc éolien de Middelgrunden, au large de Copenhague, où vingt machines dessinent un arc face à la ville. Cela ne rend évidemment pas toute contestation paysagère infondée. Mais cela pose une autre question : pourquoi la transformation d’un paysage par des éoliennes suscite-t-elle parfois une opposition particulièrement forte, là où <strong>d’autres équipements tout aussi laids</strong> — centrale électrique, zone commerciale ou infrastructures routières — peuvent être davantage intégrés à l’ordinaire du territoire ?</p>



<h3 id="h-etrangeres-une-realite-tres-differente-entre-eolien-et-photovoltaique" class="wp-block-heading">« Étrangères » : une réalité très différente entre éolien et photovoltaïque</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le troisième adjectif — <em><strong>« étrangères »</strong></em> —, les données font apparaître deux situations très différentes. Pour les projets éoliens retenus dans les récents appels d’offres nationaux PPE2, la Commission de régulation de l’énergie indique que <strong>plus de 96 % de la puissance devrait reposer sur des turbines européennes</strong>. Pour le photovoltaïque, la dépendance asiatique est en revanche bien réelle : <a href="https://www.cre.fr/actualites/nos-lettres-dinformation/la-cre-publie-son-rapport-sur-letat-des-lieux-des-appels-doffres-ppe2.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>89 % de la puissance retenue pour les projets sur bâtiment repose sur des panneaux d’origine asiatique, contre 10 % d’origine française</strong>.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Paul Neau invite toutefois à <strong>ne pas confondre l’origine du panneau avec celle de l’ensemble de l’installation photovoltaïque</strong>. Il estime dans l’entretien que les modules représentent <strong>environ un quart de son coût.</strong> Les dernières données de la CRE vont même plus loin : pour les installations sur bâtiment retenues dans les appels d’offres, <strong>la part des modules dans l’investissement est tombée à environ 16 % à la mi-2025</strong>, derrière notamment les structures, les équipements électriques, le raccordement, le génie civil ou encore l’ingénierie. Une part importante de la valeur d’un projet est donc créée en dehors de la fabrication des panneaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette dépendance industrielle, Paul Neau oppose enfin une autre distinction : <strong>importer un équipement n’est pas la même chose qu’importer continuellement un combustible.</strong> <em><strong>« Les modules photovoltaïques, c’est un usage pour trente ans. Tandis que, quand on importe du pétrole ou du gaz, c’est un usage unique : on l’importe, on le brûle et puis ça finit en CO₂. »</strong></em></p>



<h3 id="h-terres-rares-recyclage-des-realites-a-nuancer" class="wp-block-heading">Terres rares, recyclage : des réalités à nuancer</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Autre critique récurrente : les renouvelables seraient gourmandes en terres rares et difficiles à recycler. Là encore, Paul Neau distingue les technologies. <em><strong>« Il n’y a pas de terres rares dans les modules photovoltaïques. Il y a des terres rares dans certaines éoliennes. »</strong></em> Les panneaux photovoltaïques classiques utilisent effectivement du silicium, pas des terres rares. Leur fabrication dépend toutefois d’autres matières premières, comme le cuivre ou l’argent, dont les chaînes d’approvisionnement posent elles aussi des questions de dépendance. Pour l’éolien, certaines machines utilisent des aimants permanents contenant des terres rares, notamment en mer. Mais ce n’est pas le cas de toutes. Paul Neau rappelle aussi que ces matériaux ne sont pas propres aux renouvelables : <strong>on les retrouve dans de nombreux équipements électroniques et industriels.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Même chose pour le recyclage</strong>. <strong>L’essentiel d’une éolienne — acier, cuivre, béton — peut être récupéré ou valorisé.</strong> Les pales, constituées de matériaux composites, restent en revanche plus difficiles à traiter. La réglementation impose désormais que les nouvelles machines soient très largement réutilisables ou recyclables, sans pour autant permettre d’affirmer que toutes le sont à 100 %. <strong>Pour les panneaux photovoltaïques, une filière de collecte et de recyclage existe en France et monte en puissance</strong>. En 2025, plus de 12 000 tonnes de panneaux usagés ont été traitées, avec un taux de valorisation supérieur à 90 %. Dire que les éoliennes ou les panneaux solaires <em>« ne sont pas recyclables »</em> est donc excessif.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le nucléaire, un autre débat</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Quand la discussion vient au nucléaire, on change de registre. Il ne s’agit plus seulement de démonter une idée reçue, mais de comparer <strong>des choix énergétiques différents</strong>. Pour Paul Neau, le premier point est de <strong>ne pas réduire la transition à l’électricité.</strong> Le nucléaire produit de l’électricité, tandis qu’une grande partie de l’énergie consommée en France repose encore sur le pétrole et le gaz, notamment pour les transports, le chauffage ou certains usages industriels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’où la logique qu’il défend : <strong>réduire d’abord les besoins</strong>, puis les couvrir avec un ensemble de renouvelables — éolien, solaire, hydraulique, biomasse, biogaz ou biométhane. La France dispose selon lui d’atouts considérables : <em><strong>« On a des gisements de vent, de soleil, d’eau, de biomasse, et puis des ressources marines qui sont très importantes. »</strong></em> Au point de la qualifier de pays <em><strong>« béni des dieux en matière de ressources renouvelables »</strong></em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face au nouveau nucléaire, il met surtout en avant le temps et le risque industriel. <em><strong>« S’appuyer sur du nouveau nucléaire, c’est un pari risqué. Tandis qu’on connaît bien l’éolien, on connaît bien le solaire. »</strong></em> Il rappelle aussi que le parc nucléaire existant vieillit et que la question de son renouvellement se posera nécessairement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un débat de plus en plus politique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Reste une question qui le laisse davantage perplexe : pourquoi les renouvelables sont-elles devenues un marqueur politique aussi fort ? <em><strong>« On peut être d’accord ou pas d’accord, mais avec des bases sérieuses. »</strong></em> À Blois, Paul Neau interviendra d’abord devant des étudiants de l’INSA, avant de retrouver le grand public en soirée. Sa conférence ne prendra pas uniquement la forme d’un exposé : il prévoit notamment des quiz, avec l’idée de faire réfléchir avant de donner les réponses. <em><strong>« Quand on pose des questions, qu’on réfléchit aux questions, je pense que la bonne réponse a plus d’impact. On la mémorise plus que lorsque c’est un conférencier qui explique, qui assène une vérité »</strong></em>, juge l&rsquo;expert qui aimerait que les participants <em><strong>« repartent avec plein d’énergie »</strong></em> et deviennent, selon ses mots, <strong><em>« de petits ambassadeurs »</em></strong> de la transition renouvelable.</p>



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<h3 id="h-informations-pratiques" class="wp-block-heading">Informations pratiques</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Conférence négaWatt : « Quels freins à la transition énergétique ? »</strong><br><strong>Date :</strong> mardi 29 septembre 2026.<br><strong>Horaire :</strong> de 19 h à 21 h.<br><strong>Lieu :</strong> INSA Centre-Val de Loire, 3 rue de la Chocolaterie, Blois.<br><strong>Intervenant :</strong> Paul Neau, physicien et membre de l’association négaWatt.<br><strong>Organisation :</strong> Blais’Watt, avec l’INSA Centre-Val de Loire et Green’sa.<br><strong>Tarif :</strong> gratuit.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Blois : une marche pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale le 26 septembre</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/blois-une-marche-pour-le-climat-le-vivant-la-paix-et-la-justice-sociale-le-26-septembre</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2026 09:51:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
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		<category><![CDATA[26 septembre 2026]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une marche partira de la place Lorjou, samedi 26 septembre à 15 heures, dans le cadre d’une mobilisation organisée le même jour dans toute la France. Née après un été 2026 marqué par des records de chaleur et une sécheresse exceptionnelle, l’initiative entend réunir les questions de climat, de biodiversité, de justice sociale et de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une marche partira de la place Lorjou, samedi 26 septembre à 15 heures, dans le cadre d’une mobilisation organisée le même jour dans toute la France. Née après un été 2026 marqué par des records de chaleur et une sécheresse exceptionnelle, l’initiative entend réunir les questions de climat, de biodiversité, de justice sociale et de paix. Plus de 200 mobilisations sont désormais recensées dans le pays.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Blois, le rendez-vous est fixé <strong>samedi 26 septembre à 15 heures, place Lorjou</strong>. Le cortège empruntera ensuite la rue Maréchal-de-Tourville, la rue Bégon, la rue de la Garenne, la place Victor-Hugo, la rue Porte-Côté et la rue Denis-Papin <strong>avant de rejoindre la place de la Résistance.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La marche blésoise s’inscrit dans une journée nationale organisée autour de quatre mots : <strong><em>« climat, vivant, paix et justice sociale »</em></strong>. Les organisateurs locaux entendent notamment dénoncer ce qu’ils considèrent comme l’inaction face au changement climatique et réclamer <strong><em>« un plan d’urgence »</em> d’adaptation et d’atténuation</strong>, accompagné des moyens nécessaires à son financement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’appel n’est pas resté cantonné à quelques grandes villes. Au 19 septembre, le Mouvement du 26 septembre revendique <strong>890 organisations nationales et locales et 230 mobilisations recensées dans 87 départements</strong>. En deux semaines, le nombre de rendez-vous recensés a donc plus que doublé.</p>



<h2 id="h-apres-l-ete-le-plus-chaud-jamais-mesure-en-france" class="wp-block-heading">Après l’été le plus chaud jamais mesuré en France</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si la date du 26 septembre arrive à la rentrée, le mouvement trouve son origine dans ce qui s’est produit au cours des mois précédents. L’été météorologique 2026 — juin, juillet et août — a été <strong>le plus chaud observé en France depuis le début des mesures en 1900</strong>. La température moyenne a atteint 24 °C, soit <strong>3,6 °C au-dessus de la normale 1991-2020</strong>. Le précédent record appartenait à l’été 2003, avec une anomalie de 2,7 °C.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La chaleur n’a pas seulement atteint ponctuellement des niveaux élevés. Elle s’est installée dans la durée. <a href="https://meteofrance.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Météo-France</a> dénombre <strong>53 jours en vague de chaleur au cours de l’été</strong>, répartis en trois épisodes. Le précédent record, établi en 2022, était de 33 jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S<strong>ur l’ensemble de la saison, 90 % du territoire français a connu au moins une température maximale de 35 °C ou davantage.</strong> Le seuil de 40 °C a été franchi au moins une fois sur 45 % du territoire. Dans le sud de la région Centre-Val de Loire, Météo-France relève plus de 30 journées dépassant 35 °C, contre cinq à dix habituellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La chaleur s’est accompagnée d’<strong>un manque d’eau prononcé</strong>. La pluviométrie estivale a été <strong>inférieure d’environ 40 % aux normales</strong>, ce qui fait de 2026 le deuxième été le moins pluvieux enregistré en France. Météo-France décrit également <strong>une sécheresse des sols exceptionnelle à l’échelle du pays.</strong></p>



<h2 id="h-une-surmortalite-notable" class="wp-block-heading">Une surmortalité notable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Santé publique France estime à <strong>5 764 le nombre de décès toutes causes en excès</strong> observés dans les départements concernés par la canicule entre le 17 juin et le 2 juillet. Une deuxième estimation fait état de <strong>1 243 décès en excès</strong> entre le 3 et le 22 juillet, puis une troisième de <strong>817 décès supplémentaires</strong> entre le 27 juillet et le 20 août. Additionnées, ces premières estimations atteignent <strong>au moins 7 824 décès toutes causes en excès pendant les périodes de canicule étudiées</strong>. Les personnes les plus âgées apparaissent particulièrement exposées. Les 75 ans et plus représentent les deux tiers des décès en excès lors du premier épisode, les trois quarts lors du suivant et 751 des 817 décès en excès estimés pour la dernière période.</p>



<h2 id="h-s-adapter-mais-aussi-reduire-les-causes-du-rechauffement" class="wp-block-heading">S’adapter, mais aussi réduire les causes du réchauffement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce contexte que les organisateurs du 26 septembre réclament à la fois <strong>adaptation</strong> et <strong>atténuation</strong>. Les deux termes recouvrent des politiques différentes. L’atténuation consiste à agir sur les causes du changement climatique, <strong>en particulier en réduisant les émissions de gaz à effet de serre</strong>. L’adaptation vise, elle, à préparer la société aux conséquences déjà perceptibles ou devenues difficiles à éviter : fortes chaleurs, sécheresses, tensions sur la ressource en eau, incendies, effets sanitaires ou encore conséquences pour l’agriculture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mouvement demande que ces politiques soient accompagnées de moyens financiers et inscrit volontairement cette question climatique dans un ensemble plus large. D’où l’association, dans le même appel, du <strong>climat</strong>, du <strong>vivant</strong> et de la <strong>justice sociale</strong>. Les conséquences des fortes chaleurs ou de la sécheresse ne touchent pas tous les habitants de la même manière : <strong>âge, état de santé, qualité du logement ou conditions de travail modifient fortement l’exposition aux risques.</strong></p>



<h2 id="h-une-initiative-citoyenne-soutenue-par-associations-syndicats-et-partis" class="wp-block-heading">Une initiative citoyenne soutenue par associations, syndicats et partis</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Blois, la marche se présente comme <strong><em>« apartisane »</em></strong> et <em><strong>« à l’initiative des citoyens »</strong></em>, tout en précisant qu’elle bénéficie du soutien d’associations, de syndicats et de partis politiques. Cette distinction existe également au niveau national. Le mouvement n’est pas né d’une formation politique et revendique son autonomie. Mais son appel a progressivement été rejoint par de nombreuses organisations : <strong>Greenpeace France, France Nature Environnement, Attac, Les Amis de la Terre, Alternatiba, ANV-COP21, la Confédération paysanne, Solidaires, Zero Waste France, Fridays for Future France</strong>, mais aussi plusieurs formations politiques.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>>> <strong>Pratique — Samedi 26 septembre 2026, départ à 15 heures place Lorjou à Blois. Parcours annoncé : rue Maréchal-de-Tourville, rue Bégon, rue de la Garenne, place Victor-Hugo, rue Porte-Côté, rue Denis-Papin, arrivée place de la Résistance.</strong></em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Ponts-Chartrains : un collectif veut rouvrir la voie romaine entre Blois et Vineuil</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 08:46:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Envahie par la végétation et ponctuée de dépôts sauvages, une ancienne voie qui traverse la vallée du Cosson entre Blois, Saint-Gervais-la-Forêt et Vineuil pourrait retrouver un usage. Un collectif citoyen organise samedi 19 septembre une première journée de nettoyage et de débroussaillage. Derrière cette opération très concrète se dessine une ambition plus large : rendre &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Envahie par la végétation et ponctuée de dépôts sauvages, une ancienne voie qui traverse la vallée du Cosson entre Blois, Saint-Gervais-la-Forêt et Vineuil pourrait retrouver un usage. Un collectif citoyen organise samedi 19 septembre une première journée de nettoyage et de débroussaillage. Derrière cette opération très concrète se dessine une ambition plus large : rendre à nouveau le parcours accessible aux piétons et aux cyclistes, tout en valorisant les Ponts-Chartrains et leur environnement.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Le rendez-vous est fixé au <strong>samedi 19 septembre, à partir de 8h30</strong>, à l’intersection de la route nationale et de la rue de la Fouleraie. Gants, pantalon, manches longues et chaussures fermées sont recommandés ; sécateurs, tenailles, crocs, brouettes, râteaux et sacs-poubelles seront les bienvenus. Le Collectif citoyen <em>« Pour une voie romaine propre »</em> résume sa démarche en trois verbes : <strong><em>« Nettoyons, valorisons, transmettons »</em></strong>. Mais avant de transmettre, il faudra commencer par dégager.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="1018" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/d4145706-375f-4429-8c05-c444ded36cb1-1024x1018.jpeg" alt="ponts chartrains" class="wp-image-36179" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/d4145706-375f-4429-8c05-c444ded36cb1-1024x1018.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/d4145706-375f-4429-8c05-c444ded36cb1-300x298.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/d4145706-375f-4429-8c05-c444ded36cb1-150x150.jpeg 150w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/d4145706-375f-4429-8c05-c444ded36cb1-768x764.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/d4145706-375f-4429-8c05-c444ded36cb1.jpeg 1199w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Crédit photo : Suzel Chauvin</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">En effet, si sur certaines portions le passage reste possible, sur d’autres, les ronces se sont refermées et les <strong>déchets</strong> se sont accumulés. <strong>Suzel Chauvin,</strong> membre du collectif, décrit des gravats, des plastiques, de vieux pneus, du mobilier ou encore des vêtements abandonnés. <strong><em>« Il y a beaucoup, beaucoup de nettoyage à faire »</em></strong>, constate-t-elle.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-12-1024x768.png" alt="" class="wp-image-36183" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-12-1024x768.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-12-300x225.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-12-768x576.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-12-1536x1152.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-12.png 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo : Collectif citoyen “Pour une voie romaine propre”</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La journée du 19 septembre ne suffira donc pas. Le collectif envisage déjà d’autres interventions. Et puis, le projet ne se limite pas au ramassage des déchets. Ce que ses membres souhaitent retrouver, <strong>c’est une continuité.</strong> Depuis la rue de la Fouleraie, le parcours visé rejoint l’ancienne voie à travers la vallée du Cosson, passe par les Ponts-Chartrains, à la limite de Saint-Gervais-la-Forêt, et se poursuit vers Vineuil jusqu’au secteur de la Fosse carrée, dans le parc de Feuillarde. <em><strong>« L’idée, c’est qu’on puisse l’emprunter à pied ou à vélo, qu’on puisse circuler »</strong></em>, explique Suzel Chauvin. Elle y voit une liaison pratique autant qu’une promenade : un moyen de passer de ce secteur de Blois vers Vineuil sans suivre les axes routiers les plus fréquentés.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="735" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ponts-chartrains-1-1024x735.jpg" alt="ponts chartrains" class="wp-image-36184" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ponts-chartrains-1-1024x735.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ponts-chartrains-1-300x215.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ponts-chartrains-1-768x552.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ponts-chartrains-1.jpg 1256w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo : Collectif citoyen “Pour une voie romaine propre”</figcaption></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">L’intérêt est aussi paysager. <em>« Cette partie-là, avec les ponts, est très agréable. C’est très joli, c’est ombragé »</em>, souligne-t-elle. Dans une vallée exposée aux fortes chaleurs estivales, le caractère arboré du parcours ajoute un argument très concret à sa remise en état.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="504" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-13.png" alt="" class="wp-image-36185" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-13.png 960w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-13-300x158.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-13-768x403.png 768w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption">Collectif citoyen “Pour une voie romaine propre”</figcaption></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">La remise en valeur de cet itinéraire ne date pas d’aujourd’hui.<strong> De 1996 à 2014, les Ponts-Chartrains ont constitué le principal chantier des Chantiers Jeunes de Vineuil.</strong> Des adolescents ont participé au débroussaillage du site, à la reconstruction des parapets, à la consolidation des arches, à la restauration des pavés et du fil d’eau, ainsi qu’à des travaux de maçonnerie et de taille de pierre. Ce travail a accompagné la reconnaissance patrimoniale du site.<strong> Le 6 octobre 2006, les Ponts-Chartrains et plusieurs tronçons de l’ancien chemin auquel ils appartiennent ont été inscrits au titre des Monuments historiques.</strong> <strong>Patrick Hurault, </strong>qui présidait les Chantiers Jeunes de Vineuil au début des années 2010, a directement participé à cette histoire. À la même époque, <strong>Vineuil Environnement </strong>menait de son côté des actions de balisage de circuits pédestres et de nettoyage de dépôts sauvages, tout en travaillant ponctuellement avec les Chantiers Jeunes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le 5 juillet 2026, le nouveau collectif a parcouru l’itinéraire avec Patrick Hurault </strong>pour en retrouver le tracé et constater son état actuel. Des membres de Vineuil Environnement étaient également présents. Trente ans après les premiers travaux, l’enjeu n’est plus seulement de préserver les maçonneries des Ponts-Chartrains : il s’agit désormais de rendre au chemin une continuité et un usage, notamment pour les piétons et les cyclistes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/product/prevente-du-numero-1-18-septembre-2026-du-magazine-papier-blois-capitale"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="341" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-1024x341.png" alt="magazine papier Blois Capitale" class="wp-image-36162" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-1024x341.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-300x100.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-768x256.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-1536x512.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-2048x683.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
</div>


<h2 id="h-une-petite-portion-d-un-dossier-beaucoup-plus-vaste" class="wp-block-heading"><strong>Une petite portion d’un dossier beaucoup plus vaste</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’itinéraire s’inscrit dans le secteur de la Bouillie, vaste espace de 350 hectares</strong> partagé entre Blois, Vineuil et Saint-Gervais-la-Forêt. Dans son projet d’aménagement, Agglopolys a identifié les Ponts-Chartrains parmi cinq sites prioritaires, aux côtés de l’axe Wilson-Route nationale, de l’ancien axe du tramway, du Glacis et du parc des expositions. Les premiers travaux, menés entre 2023 et 2025, ont porté sur la traversée Wilson-Route nationale. Les Ponts-Chartrains restent donc l’un des secteurs appelés à être valorisés dans les phases suivantes du projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À leur échelle, les membres du collectif n’ont ni les moyens ni la compétence pour régler seuls la question des dépôts sauvages, restaurer les ouvrages ou aménager une liaison cyclable. Leur levier est ailleurs : <strong>faire revenir des habitants sur le terrain et montrer qu’il existe une attente</strong>. Autrement dit, rendre le chemin visible avant même de pouvoir le rendre entièrement praticable. Le 19 septembre constituera une première étape.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 id="h-pratique" class="wp-block-heading"><strong>Pratique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Journée nettoyage et débroussaillage</strong><br>Samedi <strong>19 septembre 2026</strong>, à partir de <strong>8h30</strong><br>Rendez-vous à l’intersection de la route nationale et de la <strong>rue de la Fouleraie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Prévoir : gants, pantalon, manches longues, chaussures fermées ou bottes.<br>Outils utiles : sécateurs, tenailles, crocs, brouettes, râteaux, sacs-poubelles.<br>Page Facebook : <a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=61591443554256" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.facebook.com/profile.php?id=61591443554256</a></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Végétarisme : ce que la science dit de ses bénéfices pour la santé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 13:31:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Renoncer à la viande et au poisson tout en conservant les œufs et les produits laitiers n’est pas seulement un choix éthique ou environnemental. Une alimentation ovo-lacto-végétarienne bien construite présente de nombreux atouts pour la santé humaine. Davantage de fibres et de végétaux, moins de graisses saturées, un meilleur profil lipidique, un risque plus faible &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/vegetarisme-ce-que-la-science-dit-de-ses-benefices-pour-la-sante">Végétarisme : ce que la science dit de ses bénéfices pour la santé</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Renoncer à la viande et au poisson tout en conservant les œufs et les produits laitiers n’est pas seulement un choix éthique ou environnemental. Une alimentation ovo-lacto-végétarienne bien construite présente de nombreux atouts pour la santé humaine. Davantage de fibres et de végétaux, moins de graisses saturées, un meilleur profil lipidique, un risque plus faible de diabète de type 2 et plusieurs signaux favorables pour la santé cardiovasculaire : les études accumulées depuis plusieurs décennies dessinent aujourd’hui un tableau largement positif. Avec un avantage supplémentaire : les œufs et les produits laitiers facilitent la couverture de certains besoins nutritionnels qui demandent davantage d’attention dans une alimentation totalement végétalienne.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Longtemps, le végétarisme a parfois été présenté sous <a href="https://bloiscapitale.com/ces-idees-fausses-sur-le-vegetarisme-et-les-vegetarien-nes" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’angle de ce qui allait <strong>manquer</strong></a> : la viande, le poisson, le fer, les protéines. La littérature scientifique conduit aujourd’hui à regarder la question autrement. <strong>Ce qui caractérise une alimentation végétarienne équilibrée est aussi, et surtout, ce qu’elle apporte davantage : légumes, fruits, légumineuses, céréales complètes, noix, graines et fibres.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En France,</strong> l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (<a href="https://www.anses.fr/fr/content/regimes-vegetariens-effets-sur-la-sante-et-reperes-alimentaires" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Anses</a>) a consacré en 2025 une expertise spécifique aux régimes végétariens. Elle confirme qu’une alimentation végétarienne peut couvrir les besoins nutritionnels lorsqu’elle est correctement construite et relève plusieurs résultats favorables pour la santé, notamment un risque inférieur de diabète de type 2. Parmi les différentes formes de végétarisme, le modèle <strong>ovo-lacto-végétarien</strong> possède une simplicité particulière. <strong>Il exclut viande, volaille, charcuterie, poissons et fruits de mer, mais conserve les œufs, le lait, les yaourts et les fromages.</strong> Il permet ainsi de faire des végétaux la base de l’alimentation tout <strong>en conservant des sources animales de protéines, de vitamine B12 et de calcium.</strong></p>



<h2 id="h-faire-beaucoup-plus-de-place-aux-vegetaux" class="wp-block-heading">Faire beaucoup plus de place aux végétaux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des premiers bénéfices du passage au végétarisme tient simplement à <strong>la transformation de l’assiette.</strong> Lorsqu’on ne mange plus de viande ou de poisson, les légumineuses prennent naturellement davantage de place : lentilles, pois chiches, haricots, pois cassés, soja. Les céréales, légumes, fruits, noix et graines deviennent également plus présents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution augmente généralement considérablement la<strong> consommation de fibres, dont les effets favorables sur la santé sont bien établis.</strong> Les fibres participent à la satiété, au fonctionnement intestinal et à la <strong>régulation de la glycémie.</strong> Certaines sont fermentées par le microbiote intestinal et donnent naissance à des métabolites, notamment des acides gras à chaîne courte, impliqués dans de nombreux mécanismes physiologiques. <strong>Les alimentations végétales apportent également davantage de potassium, magnésium, folates, caroténoïdes et de nombreux polyphénols.</strong> En d’autres termes, devenir végétarien ne consiste pas seulement à <strong>retirer</strong> un aliment : cela peut conduire à <strong>enrichir profondément son alimentation.</strong></p>



<h2 id="h-un-effet-favorable-sur-le-cholesterol-solidement-etabli" class="wp-block-heading">Un effet favorable sur le cholestérol solidement établi</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une méta-analyse publiée en 2023 dans l’<em>European Heart Journal</em> a réuni <strong>30 essais </strong>comparant des régimes végétariens ou végétaliens à des régimes omnivores. <strong>Les chercheurs observent une diminution moyenne du : cholestérol total</strong> de 0,34 mmol/l ; LDL-cholestérol de 0,30 mmol/l ; apolipoprotéine B d’environ 13 mg/dl. Ce résultat est particulièrement intéressant car le LDL et l’apolipoprotéine B jouent <strong>un rôle majeur dans l’athérosclérose.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit donc plus simplement de constater que les végétariens ont parfois un meilleur profil cardiovasculaire : <strong>des essais dans lesquels on modifie volontairement l’alimentation montrent effectivement une amélioration de plusieurs marqueurs reconnus du risque cardiovasculaire.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre méta-analyse publiée dans <em>JAMA Network Open</em>, regroupant <strong>20 essais randomisés et 1 878 participants</strong>, retrouve elle aussi une baisse du LDL ainsi qu’une amélioration de la glycémie et du poids corporel chez les personnes suivant des régimes végétariens.</p>



<h2 id="h-moins-de-diabete-de-type-2" class="wp-block-heading">Moins de diabète de type 2</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le bénéfice potentiel concerne également l’une des grandes maladies chroniques de notre époque. L’Anses conclut à un <strong>risque plus faible de diabète de type 2 chez les végétariens</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs caractéristiques du régime végétarien peuvent contribuer à cet avantage. Les légumineuses et céréales complètes apportent des glucides généralement absorbés plus progressivement que ceux des céréales raffinées*. Les fibres ralentissent également la digestion et participent au contrôle glycémique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, les végétariens présentent fréquemment un poids corporel et <strong>une adiposité abdominale inférieurs,</strong> ce qui <strong>améliore généralement la sensibilité à l’insuline.</strong> Dans les essais randomisés regroupés par <em>JAMA Network Open</em>, les régimes végétariens entraînaient en moyenne une diminution de l’HbA1c — reflet de la glycémie sur plusieurs mois — de <strong>0,24 point</strong>, avec un effet particulièrement intéressant chez les personnes atteintes de diabète de type 2.</p>



<h2 id="h-une-alimentation-favorable-au-coeur" class="wp-block-heading">Une alimentation favorable au cœur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les effets observés sur le LDL, l’apoB, le poids et le métabolisme du glucose forment un ensemble cohérent. Et les études suivant des populations pendant plusieurs années retrouvent effectivement <strong>moins de cardiopathies ischémiques parmi les végétariens</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une méta-analyse des études prospectives (<a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36030329/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pubmed.ncbi.nlm.nih.gov</a>) conclut à un risque inférieur de maladie cardiovasculaire et de cardiopathie ischémique chez les végétariens, même si les résultats concernant les accidents vasculaires cérébraux sont beaucoup moins nets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Adventist Health Study-2 est particulièrement intéressante pour l’ovo-lacto-végétarisme. Chez les participants étudiés, <strong>les lacto-ovo-végétariens présentaient moins d’hypertension, moins d’hypercholestérolémie, moins de LDL élevé et moins d’obésité abdominale que les non-végétariens.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut conserver la distinction entre association et causalité : les végétariens ont souvent d’autres comportements favorables à la santé. Mais lorsque ces observations concordent avec les résultats d’essais randomisés sur le cholestérol, la glycémie et le poids, <strong>le tableau général devient difficile à réduire à un simple effet de mode de vie.</strong></p>



<h2 id="h-un-poids-generalement-plus-faible" class="wp-block-heading">Un poids généralement plus faible</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les études trouvent également très régulièrement un indice de <strong>masse corporelle inférieur chez les végétariens.</strong> Dans la méta-analyse de <em>JAMA Network Open</em>, l’alimentation végétarienne entraîne <strong>une diminution moyenne du poids d’environ 3,4 kg.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce résultat ne signifie évidemment pas qu’un végétarien ne peut pas prendre de poids. Une alimentation composée de fromage, de biscuits, de chips et de pâtisseries peut être végétarienne et extrêmement calorique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une alimentation reposant largement sur les légumes, fruits, céréales complètes et légumineuses combine <strong>beaucoup de volume, beaucoup de fibres et une densité énergétique généralement plus faible</strong>. Il devient ainsi plus facile d’atteindre la satiété sans absorber autant d’énergie.</p>



<h2 id="h-des-donnees-egalement-interessantes-concernant-certains-cancers" class="wp-block-heading">Des données également intéressantes concernant certains cancers</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La relation entre alimentation et cancer est beaucoup plus difficile à établir que celle concernant le cholestérol ou la glycémie. Les cancers sont multiples, leurs causes nombreuses et les périodes d’exposition peuvent se compter en décennies. Les résultats obtenus chez les végétariens sont néanmoins intéressants. Une vaste étude publiée en 2026 dans le <em>British Journal of Cancer</em> a regroupé les données de <strong>plus de 1,8 million de personnes issues de neuf cohortes internationales</strong>, dont plus de 63 000 végétariens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les végétariens présentaient notamment un risque inférieur de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>21 %</strong> pour le cancer du pancréas ;</li>



<li><strong>9 %</strong> pour le cancer du sein ;</li>



<li><strong>12 %</strong> pour celui de la prostate ;</li>



<li><strong>28 %</strong> pour le cancer du rein ;</li>



<li><strong>31 %</strong> pour le myélome multiple.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces résultats s’ajoutent à une littérature montrant régulièrement qu’une alimentation riche en végétaux et pauvre en certaines viandes, notamment transformées, présente <strong>un profil globalement favorable dans la prévention de plusieurs maladies chroniques</strong>.</p>



<h2 id="h-pourquoi-garder-les-oeufs-et-les-produits-laitiers" class="wp-block-heading">Pourquoi garder les œufs et les produits laitiers ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que l’ovo-lacto-végétarisme présente un avantage pratique important. <strong>Une alimentation végétalienne bien construite est possible, mais elle demande davantage d’attention à certains nutriments. La vitamine B12, notamment,</strong> doit être apportée par supplémentation ou aliments enrichis. En conservant œufs et produits laitiers, l’ovo-lacto-végétarien conserve naturellement des sources de protéines de haute qualité ; vitamine B12 ; calcium ; vitamine B2 ; iode en quantité variable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les œufs constituent un aliment nutritionnellement dense,</strong> tandis que les yaourts et autres laitages permettent d’obtenir facilement <strong>protéines et calcium.</strong> L’intérêt de l’ovo-lacto-végétarisme est donc assez évident : <strong>conserver une alimentation massivement végétale sans devoir gérer toutes les contraintes nutritionnelles d’une exclusion complète des produits animaux.</strong></p>



<h2 id="h-mais-les-oeufs-et-le-fromage-ne-doivent-pas-remplacer-les-legumes-secs" class="wp-block-heading">Mais les œufs et le fromage ne doivent pas remplacer les légumes secs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La logique du régime doit cependant rester claire. Si retirer la viande conduit simplement à multiplier les omelettes et les plats au fromage, une partie de l’intérêt du changement disparaît. Le remplacement le plus favorable est plutôt : <strong>viande → lentilles, pois chiches, haricots, soja, noix, graines et céréales complètes</strong>, avec œufs et produits laitiers en complément.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une consommation très élevée de fromage, de beurre ou de produits laitiers gras peut maintenir des apports importants en graisses saturées. Le meilleur régime ovo-lacto-végétarien est donc <strong>d’abord végétal</strong>, et non centré sur les laitages.</p>



<h2 id="h-quelques-nutriments-meritent-malgre-tout-une-attention-particuliere" class="wp-block-heading">Quelques nutriments méritent malgré tout une attention particulière</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une alimentation végétarienne est excellente lorsqu’elle est variée, mais elle n’échappe pas aux règles de la nutrition. L’Anses attire notamment l’attention sur le <strong>fer, l’iode, les vitamines B12 et D ainsi que certains paramètres liés au calcium</strong>. Le fer végétal est moins facilement absorbé que le fer héminique de la viande. Il est donc judicieux de consommer régulièrement légumineuses, graines et céréales complètes, idéalement associées à une source de vitamine C qui augmente son absorption. <strong>La vitamine D reste quant à elle un point de vigilance pour une grande partie de la population, végétarienne ou non.</strong></p>



<h2 id="h-la-sante-des-os-merite-aussi-d-etre-prise-en-compte" class="wp-block-heading">La santé des os mérite aussi d’être prise en compte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines grandes cohortes britanniques (<a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33222682/">pubmed.ncbi.nlm.nih.gov</a>) ont observé davantage de fractures, en particulier chez les végétaliens et, dans certaines analyses, chez les végétariens. Ce point ne remet pas en cause les bénéfices généraux du végétarisme. Il rappelle simplement l’importance de disposer de suffisamment de <strong>protéines, calcium et vitamine D</strong>, de <strong>maintenir sa masse musculaire</strong> et de<strong> pratiquer une activité physique sollicitant le squelette.</strong> La présence de produits laitiers dans une alimentation ovo-lacto-végétarienne facilite justement l’obtention du calcium et des protéines nécessaires.</p>



<h2 id="h-le-vegetarisme-n-est-pas-seulement-une-absence-de-viande" class="wp-block-heading">Le végétarisme n’est pas seulement une absence de viande</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une alimentation végétarienne bien composée constitue un excellent modèle alimentaire pour la santé.</strong> Elle favorise naturellement la consommation des aliments que les recommandations nutritionnelles encouragent déjà : <strong>légumes, fruits, légumineuses, céréales complètes, fruits à coque et graines.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elle réduit parallèlement la place de certains aliments dont une consommation importante n’est pas souhaitable</strong>, en particulier les charcuteries et une consommation excessive de viande rouge. <strong>Faire des végétaux le cœur de son alimentation est clairement une décision favorable à la santé.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pour celles et ceux qui ne souhaitent pas supprimer absolument tous les aliments animaux, l’ovo-lacto-végétarisme constitue un compromis particulièrement intéressant : <strong>beaucoup des avantages d&rsquo;une alimentation végétale avec une couverture relativement simple des besoins en protéines, calcium et vitamine B12.</strong></p>



<h2 id="h-bon-pour-l-etre-humain-mais-aussi-pour-la-planete" class="wp-block-heading">Bon pour l’être humain, mais aussi pour la planète</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe enfin une raison supplémentaire de s’intéresser au végétarisme qui dépasse largement la santé individuelle. <strong>Notre alimentation possède une empreinte environnementale considérable.</strong> Agriculture et élevage mobilisent des surfaces immenses, utilisent de l’eau, nécessitent de l’énergie et contribuent aux émissions de gaz à effet de serre. Or <strong>les aliments d’origine animale ont généralement une empreinte beaucoup plus élevée que les aliments végétaux</strong>, particulièrement lorsqu’il s’agit de viande de ruminants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les alimentations végétariennes permettent notamment de <strong>réduire les émissions de gaz à effet de serre ; l’utilisation des terres agricoles ; l’eutrophisation des milieux ; certaines pressions sur les ressources en eau ; la pression exercée sur les écosystèmes et la biodiversité.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une raison majeure tient à l’utilisation des terres. <strong>Une partie considérable des surfaces agricoles mondiales sert directement ou indirectement à nourrir les animaux d’élevage.</strong> Le végétarisme permet donc de <strong>nourrir davantage de personnes avec moins de terres</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Diminuer la pression agricole</strong> pourrait permettre de préserver ou de <strong>restaurer davantage de forêts, prairies et autres espaces naturels.</strong> Le GIEC identifie d’ailleurs les régimes donnant davantage de place aux aliments végétaux parmi les leviers permettant de diminuer les émissions du système alimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, passer au végétarisme ne relève pas seulement d’une préférence personnelle ou d’une conviction concernant les animaux. <strong>C’est également l’un des changements de mode de vie permettant d’agir simultanément sur plusieurs enjeux majeurs : notre santé, le climat, l’utilisation des terres, la biodiversité et les « ressources » naturelles.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et il n’est pas nécessaire de passer immédiatement d’une alimentation très carnée au végétalisme intégral pour obtenir ces bénéfices. L’ovo-lacto-végétarisme constitue une voie simple : <strong>les végétaux deviennent le cœur de l’alimentation, tandis que les œufs et les produits laitiers permettent de conserver une grande facilité nutritionnelle.</strong> À l’échelle individuelle, arrêter de manger de la viande peut sembler n’être qu’un changement dans l’assiette. À l’échelle d’une vie — et plus encore lorsque ce choix est adopté par des millions de personnes — les conséquences peuvent être considérables.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*<strong>Que sont les céréales raffinées ?</strong> Les céréales raffinées sont des grains dont on a retiré, lors de la transformation, le son et le germe. Il reste principalement l’endosperme, riche en amidon. Ce procédé donne par exemple la farine blanche, le pain blanc, le riz blanc ou certaines pâtes très raffinées. Il réduit une partie de la teneur naturelle en <strong>fibres, vitamines, minéraux et composés protecteurs</strong> du grain. À l’inverse, les céréales complètes conservent les trois parties du grain et présentent généralement un intérêt nutritionnel supérieur.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/vegetarisme-ce-que-la-science-dit-de-ses-benefices-pour-la-sante">Végétarisme : ce que la science dit de ses bénéfices pour la santé</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Aristote et la longue relégation du monde végétal</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Jul 2026 14:06:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En plaçant les plantes au degré le plus élémentaire de la vie et en affirmant qu’elles existent pour les animaux, eux-mêmes destinés à l’être humain, Aristote a légué à la pensée occidentale une représentation profondément hiérarchisée de la nature. Les arbres, les herbes, les fleurs et les forêts n’y sont pas envisagés comme des formes &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En plaçant les plantes au degré le plus élémentaire de la vie et en affirmant qu’elles existent pour les animaux, eux-mêmes destinés à l’être humain, <strong>Aristote a légué à la pensée occidentale une représentation profondément hiérarchisée de la nature.</strong> Les arbres, les herbes, les fleurs et les forêts n’y sont pas envisagés comme des formes de vie pleinement originales, mais comme les premiers barreaux d’une échelle conduisant à l’animal, puis à l’homme. <strong>Pendant des siècles, cette <a href="https://bloiscapitale.com/kalos-kagathos-ou-l-union-du-beau-et-du-bon" target="_blank" rel="noreferrer noopener">construction philosophique</a> a contribué à rendre le végétal inférieur, passif et disponible.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aristote n’a évidemment pas provoqué à lui seul les déforestations, l’agriculture industrielle ou l’effondrement contemporain de la biodiversité. Mais <strong>il a fourni une architecture intellectuelle permettant de considérer l’exploitation des végétaux non comme une violence exercée sur le vivant, mais comme l’accomplissement de l’ordre naturel.</strong></p>



<h2 id="h-une-vie-definie-par-ce-qui-lui-manque" class="wp-block-heading">Une vie définie par ce qui lui manque</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/De_l%27%C3%A2me" target="_blank" rel="noreferrer noopener">De l’âme</a></em>, Aristote reconnaît aux plantes un principe vital. Elles naissent, se nourrissent, croissent et se reproduisent. Mais il leur refuse la sensation, le désir, la locomotion et, bien entendu, la raison. Dans son système, la faculté nutritive constitue le niveau le plus commun de la vie ; les animaux possèdent en supplément la perception, tandis que l’être humain ajoute à ces capacités la pensée rationnelle. La différence entre les formes de vie devient ainsi une <strong>hiérarchie cumulative : chaque niveau supérieur possède les facultés du niveau inférieur et lui ajoute une capacité nouvelle.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La plante se trouve donc définie moins par ce qu’elle est que par ce qu’elle ne possède pas. Elle ne marche pas, ne poursuit pas sa nourriture, ne manifeste pas ses réactions avec la rapidité de l’animal et ne parle pas. <strong>Son existence propre est évaluée à partir de critères animaux puis humains.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette erreur de perspective aura des <strong>conséquences considérables.</strong> Elle installe l’idée qu’une forme de vie immobile est nécessairement moins vivante, qu’un organisme sans cerveau est moins complexe et qu’un être silencieux ne peut entretenir avec son environnement que des relations rudimentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’<em>Histoire des animaux</em>, Aristote décrit explicitement un mouvement ascendant allant de l’inanimé jusqu’à l’animal. La plante vient immédiatement après les choses sans vie. Elle possède bien une certaine vitalité, mais paraît presque inanimée lorsqu’on la compare aux animaux. <strong>La nature formerait ainsi une gradation dans laquelle la capacité de sentir et de se déplacer indique une quantité croissante de vie.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce classement a introduit <strong>un préjugé d’une étonnante résistance</strong> : pour qu’une plante soit reconnue comme complexe, <strong>il faudrait toujours découvrir chez elle quelque chose qui ressemble à une faculté animale</strong>. On cherche alors sa <em>« mémoire »</em>, son <em>« intelligence »</em>, sa <em>« communication »</em> ou ses formes de comportement, <strong>comme si le végétal ne pouvait acquérir de valeur qu’en se rapprochant symboliquement de l’animal.</strong> Le monde végétal demeure ainsi enfermé dans une comparaison qu’il ne peut que perdre.</p>



<h2 id="h-de-l-inferiorite-a-la-mise-a-disposition" class="wp-block-heading">De l’infériorité à la mise à disposition</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le passage le plus lourd de conséquences se trouve dans la <em>Politique</em>. <strong>Aristote y affirme que <em>« les plantes existent en vue des animaux »</em> et que les autres animaux existent à leur tour en vue de l’homme,</strong> pour le nourrir, le vêtir, lui fournir des instruments ou le servir. Puisque la nature ne ferait rien en vain, <strong>chaque être trouverait sa finalité dans l’usage que peut en faire l’être humain.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La plante ne vit plus d’abord pour elle-même. Elle pousse pour nourrir l’animal. L’animal existe pour l’homme. <strong>L’être humain devient ainsi le bénéficiaire final de l’organisation naturelle.</strong> La récolte, la coupe et l’appropriation des végétaux peuvent dès lors apparaître comme conformes à leur nature.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’arbre est particulièrement exposé</strong> à cette réduction. <strong>Il devient bois de construction, combustible, fruit, ombre ou ornement.</strong> La forêt devient réserve de matériaux, territoire de chasse ou espace à convertir. Son existence propre, sa temporalité, les relations qu’elle entretient avec le sol, les champignons, l’eau, les animaux et les autres végétaux disparaissent derrière la somme des services qu’elle peut rendre. Le dommage philosophique est ici immense : Aristote ne se contente pas d’autoriser l’usage du végétal. <strong>Il contribue à naturaliser sa subordination.</strong></p>



<h2 id="h-la-transformation-d-une-difference-en-difference-de-valeur" class="wp-block-heading">La transformation d’une différence en différence de valeur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’héritage aristotélicien a longtemps imposé l’animal comme mesure du vivant. Or, une plante n’est pas un animal privé de mouvement. Comme un arbre n’est pas un organisme incomplet parce qu’il ne possède ni muscles ni système nerveux central. <strong>La mobilité visible est devenue un signe de supériorité.</strong> La rapidité a été confondue avec l’activité, la lenteur avec la passivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’arbre souffre particulièrement de ce biais temporel. Parce que ses mouvements sont trop lents pour être immédiatement perçus, il semble immobile. <strong>Parce que ses réactions ne prennent pas la forme d’une fuite, d’un cri ou d’un geste, elles semblent inexistantes. </strong>Parce que son individualité peut être difficile à délimiter, <strong>il est plus facilement traité comme un élément interchangeable d’une masse végétale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La forêt elle-même devient un fond de paysage.</strong> On remarque l’animal qui la traverse, mais moins les organismes qui la constituent et rendent sa présence possible.</p>



<h2 id="h-une-hierarchie-devenue-doctrine" class="wp-block-heading">Une hiérarchie devenue doctrine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La pensée d’Aristote a acquis une autorité considérable dans les universités médiévales. À partir du XIIIe siècle, lorsque ses œuvres devinrent plus largement accessibles en latin, les facultés des arts organisèrent une grande partie de leur enseignement autour de ses textes. <strong>Aristote fut alors considéré comme le représentant majeur de la connaissance naturelle.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette influence se poursuivit à la Renaissance.</strong> Les ouvrages aristotéliciens consacrés à la nature, à l’âme, à la génération et aux animaux demeurèrent <strong>au cœur des cursus universitaires</strong> et furent continuellement commentés, traduits et enseignés. La philosophie naturelle médiévale reposait largement sur le <strong><em>corpus aristotelicum</em>,</strong> et le paradigme aristotélicien conserva une place centrale jusqu’au XVIe siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La hiérarchie des facultés du vivant fut parallèlement intégrée à la représentation médiévale de la <em><strong>« Grande Chaîne des êtres »</strong></em>. <strong>Dieu et les êtres spirituels occupaient le sommet, suivis par les humains, les animaux, les plantes et enfin les minéraux. </strong>La place inférieure du végétal paraissait inscrite dans la structure même du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette représentation a survécu à l’affaiblissement de l’aristotélisme scientifique.</strong> Les sciences modernes ont progressivement rejeté la physique et une partie de la biologie d’Aristote, mais la croyance en une échelle allant des formes <em>« simples »</em> aux formes <em>« supérieures »</em> a persisté.</p>



<h2 id="h-le-vegetal-reduit-a-une-matiere-premiere" class="wp-block-heading">Le végétal réduit à une matière première</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lorsqu’une forme de vie est considérée comme inférieure et destinée à l’usage humain, son exploitation devient plus facile à justifier moralement.</strong> Cette logique ne suffit pas à expliquer les <strong>destructions historiques des forêts.</strong> Les besoins en terres agricoles, en combustible, en navires, en matériaux de construction, puis les économies coloniales et industrielles ont joué un rôle direct. Mais la représentation instrumentale de la nature a fourni un terrain intellectuel favorable à ces pratiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un arbre peut alors être remplacé par un autre dès lors qu’ils fournissent la même quantité de bois. <strong>Une forêt ancienne peut être assimilée à une plantation parce que toutes deux apparaissent vertes sur une carte.</strong> Un milieu vivant, formé par des siècles d’interactions, est <strong>ramené à un stock de troncs ou à une surface productive.</strong> La différence entre une forêt et une exploitation forestière tend à disparaître, tout comme celle séparant un sol vivant d’un simple support de culture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette logique atteint aujourd’hui son expression la plus brutale dans la transformation des végétaux en unités de rendement : <strong>mètres cubes de bois, tonnes de biomasse, hectares cultivables, crédits carbone ou surfaces compensatoires</strong>. Même lorsque le vocabulaire se veut écologique, le végétal reste fréquemment évalué selon ce qu’il absorbe, produit, protège ou rapporte aux sociétés humaines. La finalité aristotélicienne n’a pas disparu. Elle a été <strong>convertie en calcul économique.</strong></p>



<h2 id="h-une-cecite-botanique-toujours-active" class="wp-block-heading">Une cécité botanique toujours active</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les chercheurs ont donné le nom de <em><strong>« cécité botanique »</strong></em>, puis de <em>« disparité d’attention envers les plantes »</em>, à notre difficulté collective à remarquer les végétaux, à distinguer leurs espèces et à reconnaître leur importance. Ce biais possède plusieurs origines. <strong>Notre attention est spontanément attirée par le mouvement rapide, les visages et les comportements animaux. </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les initiatives de conservation consacrées aux plantes reçoivent généralement beaucoup moins de financements et d’attention que celles portant sur les animaux. Une étude mondiale* publiée en 2025 sur vingt-cinq années de projets de conservation a constaté que <strong>82,9 % des financements étaient destinés aux vertébrés, contre seulement 6,6 % aux plantes.</strong></p>



<h2 id="h-des-arbres-proteges-pour-nous-rarement-pour-eux-memes" class="wp-block-heading">Des arbres protégés pour nous, rarement pour eux-mêmes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Même lorsque les arbres sont défendus, les arguments employés demeurent souvent <strong>anthropocentrés</strong>. On les protège <strong>parce qu’ils rafraîchissent les villes, captent du carbone, limitent l’érosion, embellissent les rues, augmentent la valeur immobilière ou améliorent la santé humaine.</strong> Ces fonctions sont réelles et doivent être rappelées. Mais leur emploi exclusif reproduit le problème ancien : <strong>l’arbre doit démontrer son utilité pour obtenir le droit de demeurer en place.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il devient difficile de défendre un arbre qui ne fournit pas suffisamment d’ombre, une plante sans valeur commerciale ou une forêt qui ne correspond pas aux objectifs humains du moment. <strong>Leur existence semble devoir être continuellement justifiée devant le tribunal de notre intérêt.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>*Benoit Guénard, Alice C. Hughes, Claudianne Lainé, Stefano Cannicci, Bayden D. Russell et Gray A. Williams, “Limited and biased global conservation funding means most threatened species remain unsupported”, publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences — PNAS, en 2025.</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>À Blois, une mobilisation samedi contre le projet de loi d’urgence agricole après un compromis parlementaire contesté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 10:01:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Confédération paysanne de Loir-et-Cher et le GABLEC 41 appellent agriculteurs et citoyens à se rassembler samedi 18 juillet 2026, à 17 heures, devant la préfecture à Blois. La mobilisation intervient deux jours après l’accord trouvé entre députés et sénateurs sur un projet de loi qui maintient plusieurs dispositions controversées concernant les pesticides, le stockage &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-une-mobilisation-samedi-contre-le-projet-de-loi-durgence-agricole-apres-un-compromis-parlementaire-conteste">À Blois, une mobilisation samedi contre le projet de loi d’urgence agricole après un compromis parlementaire contesté</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Confédération paysanne de Loir-et-Cher et le <a href="https://www.bio-centre.org/index.php/la-bio-en-centre-val-de-loire/gab-6" target="_blank" rel="noreferrer noopener">GABLEC 41</a> appellent agriculteurs et citoyens à se rassembler samedi 18 juillet 2026, à 17 heures, devant la préfecture à Blois. La mobilisation intervient deux jours après l’accord trouvé entre députés et sénateurs sur un projet de loi qui maintient plusieurs dispositions controversées concernant les pesticides, le stockage de l’eau et les élevages. France Nature Environnement qualifie le texte de « catastrophe » pour la santé, l’environnement et le monde paysan. Le texte n’est toutefois pas encore définitivement adopté.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Nous avons besoin d’eau potable, d’une nourriture saine et d’un environnement permettant des conditions de vie décentes à tous. »</em></strong> C’est autour de cette exigence que la Confédération paysanne de Loir-et-Cher et le Groupement des agriculteurs biologiques du Loir-et-Cher, le GABLEC 41, appellent à manifester samedi 18 juillet à Blois. Le rassemblement est fixé à 17 heures <strong>devant la préfecture de Loir-et-Cher. </strong>Il doit réunir des agriculteurs biologiques et conventionnels, mais aussi des habitants préoccupés par les conséquences du projet de loi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisateurs dénoncent un texte qui favoriserait <strong>la concentration des élevages</strong>, accroîtrait les <strong><a href="https://bloiscapitale.com/quelques-pesticides-dans-leau-potable-de-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">risques de pollution de l’eau</a></strong> et réserverait <strong>une part croissante de la ressource aux exploitations les plus intensives</strong>. Ils lui reprochent également <strong>de ne pas apporter de réponses suffisamment fortes au</strong> <strong>revenu paysan</strong>, à la <strong>régulation des marchés</strong> et à <strong>l’adaptation de l’agriculture au changement climatique.</strong></p>



<h2 id="h-un-accord-trouve-en-commission-mixte-paritaire" class="wp-block-heading">Un accord trouvé en commission mixte paritaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La situation parlementaire a évolué jeudi 16 juillet</strong>. Après près de six heures de négociations, les sept députés et sept sénateurs réunis en commission mixte paritaire, ou CMP, sont parvenus à élaborer un texte commun à partir des versions différentes précédemment adoptées par les deux chambres. Cette étape est classique lorsqu’un projet de loi examiné selon la procédure accélérée n’a pas été voté dans les mêmes termes par l’Assemblée nationale et le Sénat. Elle ne signifie pas que la loi est définitivement adoptée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le compromis a recueilli huit voix favorables, celles de <strong>parlementaires de droite, du centre sénatorial et du Rassemblement national.</strong> Les quatre représentants de gauche ont voté contre, tandis que les deux parlementaires issus du camp présidentiel se sont abstenus. <strong>Il s’agit donc d’un accord entre les deux chambres, mais pas d’un consensus politique transpartisan.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conclusions de la CMP doivent encore être examinées par l’Assemblée nationale lundi 20 juillet à 21h30, puis par le Sénat mardi 21 juillet en fin d’après-midi. Leur adoption paraît probable au Sénat, où la droite et le centre disposent d’une majorité, mais demeure <strong>plus incertaine à l’Assemblée nationale</strong> <strong>en raison des divisions du bloc central et de l’opposition de la gauche.</strong></p>



<h2 id="h-un-compromis-largement-inspire-de-la-version-du-senat" class="wp-block-heading">Un compromis largement inspiré de la version du Sénat</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de loi avait été présenté par le Gouvernement le 8 avril 2026 afin de répondre à <strong>plusieurs revendications du monde agricole</strong> : sécurisation de l’accès à l’eau, protection des moyens de production, amélioration des relations commerciales, lutte contre certaines concurrences étrangères, protection du foncier et adaptation du cadre sanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après son adoption par l’Assemblée nationale le 2 juin, le Sénat l’avait profondément modifié. <strong>La majorité sénatoriale de droite et du centre avait notamment ajouté des dérogations à l’interdiction de certains insecticides,</strong> renforcé la place des représentants agricoles dans la <strong>gouvernance de l’eau</strong> et facilité les <strong>projets de stockage.</strong> <strong>Le compromis adopté jeudi reste</strong>, selon son corapporteur sénatorial Franck Menonville, <strong>très proche de la version du Sénat</strong>. </p>



<h2 id="h-acetamipride-et-flupyradifurone-le-retour-de-derogations-tres-contestees" class="wp-block-heading">Acétamipride et flupyradifurone : le retour de dérogations très contestées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La CMP a conservé <strong>la possibilité de réutiliser</strong>, sous certaines conditions, <strong>deux substances actuellement interdites en France : l’acétamipride et le flupyradifurone.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les informations les plus précises publiées à l’issue des négociations, l’acétamipride pourrait être autorisé pour les cultures de noisettes. Le flupyradifurone pourrait l’être en enrobage de semences de betteraves et en pulvérisation sur les cerisiers et les pommiers. Le dispositif serait limité à trois ans et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, l’Anses, y jouerait un rôle central.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’acétamipride appartient à la famille des néonicotinoïdes. Le flupyradifurone est un insecticide de la famille des buténolides, mais présente un mode d’action comparable sur le système nerveux des insectes. <strong>La législation française range précisément l’acétamipride et le flupyradifurone parmi les substances néonicotinoïdes ou présentant un mode d’action identique,</strong> dont l’utilisation est interdite en France. L’acétamipride reste autorisé au niveau européen.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En août 2025, le Conseil constitutionnel avait censuré la dérogation aux néonicotinoïdes prévue par la loi dite Duplomb</strong>. Le nouveau dispositif a manifestement été resserré pour tenter d’éviter une nouvelle censure, mais il pourrait encore être contesté devant le Conseil constitutionnel.</p>



<h2 id="h-stocker-deux-fois-plus-d-eau-agricole-d-ici-a-2035" class="wp-block-heading">Stocker deux fois plus d’eau agricole d’ici à 2035</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le second point majeur du compromis concerne l’eau. <strong>Les parlementaires ont maintenu l’objectif de doubler, d’ici à 2035, les capacités de stockage destinées aux usages agricoles.</strong> Le texte modifie par ailleurs la gouvernance de l’eau. Les agences seraient placées sous la tutelle conjointe des ministères chargés de l’Agriculture, de l’Économie, de l’Aménagement du territoire et de la Santé. Dans les commissions locales de l’eau, qui participent à l’élaboration des schémas d’aménagement et de gestion, <strong>un tiers des sièges attribués aux usagers serait réservé aux représentants agricoles.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La construction de retenues peut sécuriser certaines productions</strong> lorsqu’elle repose sur des prélèvements réellement disponibles et qu’elle s’accompagne d’un partage équitable. <strong>Elle peut,</strong> à l’inverse, <strong>accroître la pression sur les nappes, les cours d’eau et les écosystèmes </strong>lorsque les volumes stockés sont prélevés <strong>dans des milieux déjà fragilisés.</strong></p>



<h2 id="h-la-crainte-d-un-accaparement" class="wp-block-heading">La crainte d’un accaparement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Confédération paysanne considère que le développement massif du stockage risque de concentrer la ressource entre les mains d’une minorité de <strong>grandes exploitations</strong> irriguées. Le syndicat souligne que <strong>les agriculteurs ne disposent pas tous des mêmes moyens financiers et fonciers</strong> pour participer à des <strong>projets coûteux.</strong> Dans une lettre adressée aux parlementaires, il affirme que <strong>le stockage, lorsqu’il devient la réponse centrale à la raréfaction de l’eau, peut accentuer les conflits entre grands irrigants, petites fermes, maraîchers, habitants et collectivités.</strong> Il demande que les <strong>usages vitaux,</strong> l’alimentation en eau potable et le maintien des écosystèmes soient prioritaires, tout en développant la protection des zones humides et la recharge naturelle des nappes.</p>



<h2 id="h-france-nature-environnement-parle-d-une-catastrophe" class="wp-block-heading">France Nature Environnement parle d’une « catastrophe »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://fne.asso.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">France Nature Environnement</a></strong> qualifie le projet de loi de <em><strong>« catastrophe »</strong></em> et met en cause le développement des élevages industriels, l’accaparement de l’eau, la diminution de la protection des captages et l’assouplissement des règles concernant les tirs de loups. Elle estime que les coûts environnementaux et sanitaires seraient supportés par les habitants comme par les agriculteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué publié jeudi 16 juillet, après la réunion de la CMP, France Nature Environnement appelle les députés à voter contre un texte qui, selon elle, <em><strong>« met en péril » </strong></em><strong>la santé et l’eau sans résoudre les difficultés économiques des paysans.</strong> La fédération nationale soutient les rassemblements organisés les 18 et 19 juillet dans plusieurs villes françaises, avant une nouvelle mobilisation prévue lundi 20 juillet à proximité de l’Assemblée nationale. <strong>La manifestation annoncée à Blois s’inscrit ainsi dans une séquence nationale destinée à peser sur le dernier vote des députés.</strong></p>



<h2 id="h-des-inquietudes-sur-les-captages-d-eau-potable" class="wp-block-heading">Des inquiétudes sur les captages d’eau potable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les opposants au projet de loi redoutent également un affaiblissement de la prévention autour des captages d’eau potable. <strong>Les pollutions agricoles ne rendent pas nécessairement l’eau distribuée immédiatement dangereuse</strong>. La présence durable de pesticides et de leurs métabolites peut imposer des opérations de dépollution coûteuses, provoquer l’abandon de certains captages ou conduire les collectivités à rechercher de nouvelles ressources. <strong>Une fois les nappes contaminées, la dépollution est lente, techniquement complexe et financée en grande partie par la collectivité.</strong></p>



<h2 id="h-elevages-industriels-un-autre-point-de-fracture" class="wp-block-heading">Élevages industriels : un autre point de fracture</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’appel blésois évoque une <strong><em>« généralisation des mégaprojets d’élevage »</em>. </strong>La Confédération paysanne estime que ces mesures profiteront d’abord aux unités les plus importantes et favoriseront <strong>la concentration des animaux,</strong> alors que la majorité des éleveurs rencontre surtout des difficultés de revenu, de transmission et de partage de la valeur. France Nature Environnement parle, pour sa part, d’une <em><strong>« ouverture totale des vannes aux élevages industriels »</strong></em>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rassemblement contre le projet de loi d’urgence agricole</strong><br><strong>Samedi 18 juillet 2026 à 17 heures</strong><br><strong>Place de la République, devant la préfecture de Loir-et-Cher, à Blois</strong><br>À l’appel de la Confédération paysanne de Loir-et-Cher et du GABLEC 41.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-une-mobilisation-samedi-contre-le-projet-de-loi-durgence-agricole-apres-un-compromis-parlementaire-conteste">À Blois, une mobilisation samedi contre le projet de loi d’urgence agricole après un compromis parlementaire contesté</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Et si votre prochain bijou venait d’un éclat de silex de Loire ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 10:24:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le jeudi 9 juillet à 18h, Blois Capitale accueillera Paul Séjourné pour une rencontre singulière autour du silex, de la préhistoire, de la logique et de la création sur mesure. Chercheur en philosophie des mathématiques, doctorant et étudiant-chercheur, il taille à la main des éclats de silex de Loire pour en faire des parures uniques, &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://bloiscapitale.com/les-vernissages-rencontres-et-rendez-vous-a-venir-chez-blois-capitale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le jeudi 9 juillet à 18h, Blois Capitale accueillera Paul Séjourné</a></strong> pour une rencontre singulière autour du <strong>silex</strong>, de la préhistoire, de la logique et de la <strong>création sur mesure</strong>. Chercheur en philosophie des mathématiques, doctorant et étudiant-chercheur, <strong>il taille à la main</strong> des éclats de silex de Loire pour en faire <strong>des parures uniques, conçues dans une démarche écologique, sans machine électrique</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">T-shirt bleu frappé d’une spirale infinie de chiffres autour du symbole π, cheveux attachés, regard calme, <strong>Paul Séjourné tient ensemble plusieurs mondes</strong> qui semblent d’abord éloignés : les mathématiques, la philosophie, la préhistoire, le travail manuel, la création d’objets à porter. Sur le comptoir de la boutique Blois Capitale, le jeune homme a posé des pierres qui parlent une autre langue. Il nous la traduit. Des éclats blonds, gris, laiteux, presque translucides. Des pointes. Des lamelles. Des fragments coupants, fragiles et précis. Certains ressemblent déjà à des outils. D’autres attendent de <strong>devenir pendentifs, colliers, bracelets, boucles d’oreilles ou parures personnelles.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="701" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6736-1024x701.jpeg" alt="Paul Séjourné" class="wp-image-34454" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6736-1024x701.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6736-300x205.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6736-768x526.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6736-1536x1051.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6736-2048x1402.jpeg 2048w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6736-220x150.jpeg 220w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 id="h-une-parure-plutot-qu-un-bijou" class="wp-block-heading">Une parure plutôt qu&rsquo;un bijou</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rendez-vous proposé le <strong>jeudi 9 juillet à 18h à Blois Capitale</strong> (16 rue Emile Laurens) part de là, de cette rencontre. Et vous serez invité·es à découvrir <strong>les silex de Loire</strong> travaillés par Paul Séjourné, échanger avec lui, choisir une pièce déjà disponible ou commander une création sur mesure. <strong>L’idée n’est pas de proposer un bijou standardisé. Elle est de faire naître une parure à partir d’un éclat, d’une forme, d’un échange, d’une intention.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Paul Séjourné préfère d’ailleurs ce mot : <strong>parure.</strong> Le bijou orne. La parure, selon lui, prépare. Elle accompagne quelque chose. Un passage, une mutation, une manière de se tenir au monde. <em><strong>« Je ne veux pas faire des bijoux,</strong></em> dit-il. <strong><em>Je veux faire des parures, pour parer les gens à quelque chose. Parce qu’une parure, cela sert à se préparer à quelque chose : à un changement. »</em></strong></p>



<h2 id="h-un-chercheur-qui-taille-la-pierre" class="wp-block-heading">Un chercheur qui taille la pierre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Paul Séjourné est né à Orléans en 1999, <em><strong>« juste après la tempête »</strong></em>, raconte-t-il. Après le lycée à Orléans, il part à Paris pour étudier les mathématiques et la philosophie. Aujourd’hui, son activité principale est la recherche en philosophie des mathématiques. Il travaille sur la logique, sur les algorithmes, sur les procédures, sur ce qui organise une pensée ou une action. <strong>La taille du silex</strong> n’est donc pas, chez lui, une activité professionnelle principale. <em><strong>« C’est mon activité de passion, mon activité pour me vider l’esprit. »</strong></em> Mais il n&rsquo;y a pas d’un côté le chercheur, et de l’autre le tailleur de pierre. Chez Paul Séjourné, les deux se rejoignent. Son travail intellectuel l’amène à réfléchir aux procédures, aux enchaînements, aux opérations qui permettent de produire une forme. Or, <strong>dans la taille du silex aussi, il y a des procédures.</strong> <em>« J’essaie de comprendre ce qu’est l’essence des algorithmes, donc des programmes, des procédures ; l’essence de la procédure mathématique. Et c’est ça qui m’a amené à regarder de plus près les procédures préhistoriques qui permettent de construire des outils. »</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La taille lithique n’est pas une improvisation</strong>. Elle suppose une connaissance de la matière, une anticipation, une succession de gestes précis. Le tailleur frappe, mais <strong>il ne frappe pas au hasard</strong>. Il cherche un angle, une onde de choc, une ligne de fracture. Il imagine ce que le coup peut produire avant même que l’éclat ne se détache. <em><strong>« Le silex réagit toujours de la même manière,</strong></em> dit Paul Séjourné. <em>Il y a donc des gestes typiques qui sont utilisés.<strong> La taille de silex, c’est très précis</strong> : c’est tailler du verre. »</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque domaine produit des formes différentes, mais tous ont affaire à des <strong>opérations de pensée</strong>. <em>« Les philosophes construisent des arguments : ils veulent convaincre. Les mathématiciens construisent des preuves : ils veulent démontrer</em>.<em> Et les informaticiens construisent des programmes : ils veulent les faire tourner. »</em> Avec la taille du silex, il s’agit de comprendre comment des outils ont pu être produits, comment des savoir-faire peuvent être reconstruits, comment une intelligence peut se déposer dans une matière.</p>



<h2 id="h-reconstruire-des-savoirs-perdus" class="wp-block-heading">Reconstruire des savoirs perdus</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La recherche ici de Paul est celle des <strong>savoirs perdus</strong>. Comment retrouver un geste lorsque ceux qui le pratiquaient ont disparu ? Comment comprendre une technique qui ne nous est pas parvenue par les textes ? Comment refaire sans imiter naïvement ? Comment produire une connaissance sérieuse à partir d’objets muets ? <em>« La quête, c’est de comprendre comment reconstruire des savoirs perdus,</em> explique-t-il. <em>Qu’est-ce que cela veut dire, reconstruire des savoirs perdus ? Comment est-ce qu’on peut faire cela de manière objective ? »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le silex est l’un de ces chemins. Paul Séjourné aurait pu en choisir d’autres. Il évoque par exemple le<strong> chant antique</strong> de la chrétienté, du IVe au IXe siècle, autre domaine qui l’intéresse. Là encore, le problème est celui d’<strong>une trace qui ne suffit pas à restituer l’usage vivant. </strong><em>« Les manuscrits ne chantent pas »,</em> rappelle-t-il. Il faut retrouver le souffle, les vibrations, les lieux, les caisses de résonance que furent les basiliques, les conditions mêmes dans lesquelles un chant pouvait prendre corps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les deux cas, il faut <strong>faire, refaire, éprouver. Car la connaissance est dans l&rsquo;expérience.</strong></p>



<h2 id="h-la-voix-de-la-pierre" class="wp-block-heading">La voix de la pierre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’il parle du silex, Paul Séjourné emploie parfois un vocabulaire presque musical. <strong>La pierre sonne. Elle répond au choc. Elle donne une indication.</strong> Le tailleur doit écouter ce que la matière dit du geste qu’elle vient de recevoir. <em>« C’est la voix de la pierre, <strong>c’est l’âme de la pierre qui chante. Et, à un moment, il faut s’arrêter, parce que l’âme commence à crier. Si on continue de tailler, on finit par rompre… »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette idée se retrouve dans sa <strong>démarche écologique</strong>. Paul Séjourné veut produire des parures de la manière la plus sobre possible. Il travaille à la main, sans machine électrique. <strong>Les silex sont taillés selon des gestes manuels.</strong> Les créations sont ensuite montées avec des liens et attaches adaptés aux pièces. Il peut aussi utiliser des <strong>coquillages</strong> venus de Bretagne. <em><strong>« Mon but, c’est de faire des parures qui soient le plus possible neutres en carbone »</strong></em>, explique-t-il, en précisant : <em><strong>« Je n’utilise pas d’outils électriques, pas de machines électriques. »</strong></em> Avec pour résultat la naissance d&rsquo;un <strong>objet singulier, né d’un éclat précis.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="584" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6735-1024x584.jpeg" alt="Silex" class="wp-image-34476" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6735-1024x584.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6735-300x171.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6735-768x438.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6735-1536x876.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6735-2048x1168.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 id="h-des-triangles-des-nombres-et-des-eclats-imprevus" class="wp-block-heading">Des triangles, des nombres et des éclats imprévus</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le t-shirt marqué du symbole π n’est pas un détail anodin dans le portrait de Paul Séjourné. Il dit quelque chose de son univers. Il se décrit lui-même comme <em>« matheux »</em>, mais va plus loin : <strong>il s&rsquo;assume pythagoricien, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9opythagorisme" target="_blank" rel="noreferrer noopener">néo-pythagoricien</a></strong>. <em>« Je pense que l’essence de la matière, l’essence de la réalité, se trouve quelque part dans les nombres.</em> <em>»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette relation aux nombres ne l’éloigne pas de la pierre. Au contraire, elle l’y ramène. <strong>Dans les éclats de silex, il observe des symétries, des pointes, des triangles</strong>. La taille est un dialogue entre intention et accident. Le tailleur cherche quelque chose, mais la pierre propose autre chose. Et parfois, ce qui n’était pas prévu devient le plus beau. <em>« Je suis obsédé par les triangles. J’adore les pointes »</em>, confie-t-il. <em><strong>« C’est encore plus beau quand tu as une pointe naturelle qui sort, juste un petit triangle qui sort,</strong> qui n’a pas d’intention derrière. Tu ne l’as pas voulue, celle-là. Elle est naturelle. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est précisément dans ces éclats imprévus que naissent beaucoup de ses futures parures.</strong> Les fragments issus de la taille, les petites lamelles, les formes réduites, les éclats qui ne correspondent pas forcément à l’objectif initial deviennent parfois des pièces à sauver. Il ne veut pas les jeter. Il les regarde. <strong>Il y voit une beauté propre. Une possibilité.</strong></p>



<h2 id="h-porter-une-pierre-porter-un-sens" class="wp-block-heading">Porter une pierre, porter un sens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre du jeudi 9 juillet à Blois Capitale permettra justement d’entrer dans ce processus : <strong>voir les pierres, les prendre en main, observer les couleurs et les motifs des silex de Loire.</strong> Certains éclats sont blonds, d’autres plus gris, certains presque blancs, d’autres marqués de veines, de zones opaques ou translucides. Paul Séjourné dit avoir été surpris par la variété des couleurs et des motifs offerts par ces silex.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À partir de ces pièces, plusieurs formes seront possibles : pendentifs, colliers, bracelets, boucles d’oreilles, anneaux ou parures personnalisées,</strong> selon les pierres disponibles et les attaches choisies. Certaines créations pourront être achetées sur place. D’autres feront l’objet d’une commande sur mesure. Dans les deux cas, <strong>l’échange est au centre de la démarche.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il ne s’agit pas de choisir un produit sur catalogue</strong>, mais de rencontrer une matière et celui qui la travaille. <strong>La parure naîtra de ce dialogue entre la pierre, la main de Paul Séjourné et l’intention de celle ou celui qui la portera.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mot <strong><em>“parure”</em></strong> prend ici tout son sens. Dans l’usage courant, on parlera peut-être de bijou. Le titre de l’article le fait volontairement, parce que le mot est immédiatement compréhensible. Mais Paul Séjourné tient à ce déplacement. Pour lui, la parure n’est <strong>pas seulement un accessoire esthétique</strong>. Elle peut accompagner un moment important, une transition, un changement, ou devenir une présence quotidienne. <em>« Tu mets une parure pour un moment important, pour un moment de passage »</em>, explique-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans une époque saturée d’objets produits en série, </strong>cette proposition a quelque chose de très simple et de très rare : <strong>un objet unique, issu d’une matière locale, travaillé à la main, conçu à partir d’un échange.</strong> Une pièce qui n’efface pas son origine, mais la porte au contraire comme une part de son sens.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>La Filerie inaugure un nouveau lieu de formation au cœur d’un écolieu en pleine maturation</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Jun 2026 14:37:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Fresnes, le sentier pédagogique donne d’emblée le ton de La Filerie. Sous les arbres, les chemins sont bordés de tuiles récupérées de l’ancienne grange, les haies sèches forment des refuges de biodiversité, tandis que les panneaux pédagogiques abordent les mares, les abeilles, le compost, la permaculture, les oiseaux, les plantes sauvages ou encore l’habitat &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/la-filerie-inaugure-un-nouveau-lieu-de-formation-au-coeur-dun-ecolieu-en-pleine-maturation">La Filerie inaugure un nouveau lieu de formation au cœur d’un écolieu en pleine maturation</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À Fresnes,</strong> le sentier pédagogique donne d’emblée le ton de <strong>La Filerie</strong>. Sous les arbres, les chemins sont bordés de tuiles récupérées de l’ancienne grange, les haies sèches forment des refuges de biodiversité, tandis que les panneaux pédagogiques abordent les mares, les abeilles, le compost, la permaculture, les oiseaux, les plantes sauvages ou encore l’habitat sobre. Plus loin, dans un espace boisé, deux kerterres aux formes arrondies complètent le parcours et participent à l’offre d’accueil du lieu. <strong>Ce vendredi 12 juin 2026, l’écolieu ouvrait une nouvelle étape de son histoire.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après un an de travaux</strong>, La Filerie dispose désormais d’un <strong>nouveau lieu de formation.</strong> Situé au 23 route de la Filerie, à Fresnes, le site entend accueillir <strong>des formations dédiées à la transition écologique, des ateliers pratiques, des séminaires, des rencontres professionnelles</strong>, mais aussi des personnes souhaitant découvrir <strong>une forme d’éco-tourisme en Loir-et-Cher. </strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="460" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-26-1024x460.png" alt="" class="wp-image-34236" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-26-1024x460.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-26-300x135.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-26-768x345.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-26-1536x690.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-26.png 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo : <a href="https://bloiscapitale.com/isabelle-rouballay-peindre-quand-le-mental-sarrete" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Isabelle Rouballay</a></figcaption></figure>
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<h2 id="h-une-ancienne-ferme-devenue-ecolieu" class="wp-block-heading">Une ancienne ferme devenue écolieu</h2>



<p class="wp-block-paragraph"> La Filerie s’est développée autour d’une <strong>ancienne ferme solognote du XVIIe siècle</strong>. Le projet commence il y a huit ans, avant l’ouverture effective du lieu. <em><strong>« En 2018, on a commencé à faire un peu le tour des partenaires, des citoyens, des associations »</strong></em>, explique <strong>Jérôme Bargue, directeur de La Filerie</strong>. Avec Cécile, il porte alors une idée déjà assez claire, mais qu’il ne souhaite pas imposer hors sol. <em>« On avait une idée, mais on voulait la partager et voir ce qui existait déjà sur le terrain. »</em> <strong> La Filerie s’est construite comme un projet cherchant d’abord à s’inscrire dans un tissu local</strong> : associations, habitants, partenaires, citoyens, structures déjà actives dans les champs de l’écologie, de l’insertion, de l’alimentation ou de l’éducation populaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au début, les activités se déroulent surtout dehors. <em>« On faisait beaucoup de choses à l’extérieur, dans les jardins, on faisait des promenades botaniques »</em>, raconte Jérôme. Faute d’espaces adaptés, les premiers accueils se font même dans le salon privé des habitants du lieu, ouvert à celles et ceux qui venaient participer aux ateliers ou aux rencontres. Cette période fondatrice donne au projet son caractère particulier : <strong>La Filerie est d’abord un lieu vivant avant d’être un lieu équipé.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux inaugurés vendredi répondent à une nécessité : <strong>donner à ce projet une capacité d’accueil plus solide. </strong>Avant la rénovation, les bâtiments étaient d’anciennes granges, <em>« en terre avec des poutres »</em>, fragiles, difficilement utilisables pour recevoir du public dans de bonnes conditions. <strong>Le nouveau bâtiment permet désormais d’accueillir plus régulièrement des formations, des ateliers, des rencontres, des séminaires, des hébergements et des temps professionnels.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="724" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-25-1024x724.png" alt="" class="wp-image-34230" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-25-1024x724.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-25-300x212.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-25-768x543.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-25.png 1070w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 id="h-un-lieu-qui-accueille-mais-qui-propose-aussi" class="wp-block-heading">Un lieu qui accueille, mais qui propose aussi</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Filerie fonctionne selon <strong>une logique ouverte.</strong> L’équipe propose des ateliers, des stages, des formations ou <a href="https://www.lafilerie.org/agenda/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des événements</a>, auxquels chacun peut s’inscrire. Mais l’inverse est aussi vrai : des personnes, associations, artistes ou structures extérieures peuvent proposer d’animer un atelier, de venir passer du temps sur place, d’organiser un séjour, de contribuer au jardin ou de monter un projet. <em><strong>« Soit nous on propose des choses, soit des gens peuvent nous proposer d’animer des ateliers ou de venir passer du temps ici pour nous filer un coup de main »,</strong></em> précise Jérôme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le public vient du territoire proche, mais pas seulement. Des habitants du Controis, de Blois ou des communes environnantes fréquentent le lieu. Mais Jérôme évoque aussi des visiteurs venus de la région, de Paris, de Bordeaux ou de Nantes, notamment pour des temps de réunion, de formation ou de séjour. <strong>Le site peut accueillir douze personnes en intérieur.</strong> Les <strong>kerterres </strong>ajoutent deux à quatre couchages selon les configurations. Des tentes peuvent également être installées, notamment lors d’événements ou de séjours en extérieur. La présence de <strong>toilettes sèches</strong> et de <strong>douches extérieures</strong> permet d’organiser cet accueil dans une logique de sobriété et de pleine nature. <strong>La dimension touristique existe,</strong> <strong>mais</strong> Jérôme insiste sur ce point, l’idée n’est pas seulement de venir dormir dans un lieu original, puis de repartir.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="704" height="885" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/kerterre.png" alt="" class="wp-image-34244" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/kerterre.png 704w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/kerterre-239x300.png 239w" sizes="auto, (max-width: 704px) 100vw, 704px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo : Isabelle Rouballay</figcaption></figure>
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<h2 id="h-deux-structures-pour-porter-le-projet" class="wp-block-heading">Deux structures pour porter le projet</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Filerie repose aujourd’hui sur deux structures complémentaires. <strong>L’association Fil Good</strong> porte une partie des activités ouvertes au public, des animations, des ateliers et des actions de terrain. Elle compte<strong> cinq salariés</strong>. À ses côtés, <strong>la SCIC Les Semeurs de graines</strong>, société coopérative d’intérêt collectif, permet de développer des formations plus longues, des séjours, les liens avec les entreprises et l’éco-tourisme. Elle compte <strong>un salarié.</strong> <em>« L’idée, c’est d’aller un petit peu plus loin que l’association »,</em> explique Jérôme à propos de la SCIC. Il s’agit notamment d’<strong>accueillir des personnes sur un week-end, une semaine, voire davantage, dans le cadre de formations liées à des métiers ou à des pratiques de transition</strong>. Le lieu s’adresse aussi à <strong>des personnes qui veulent changer de métier, faire évoluer leurs pratiques professionnelles, ou explorer autrement</strong> leur rapport à l’alimentation, au paysage, à la biodiversité, à l’habitat ou à l’économie sociale et solidaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au total, l’équipe permanente rassemble donc six personnes. Jérôme parle volontiers d’un <strong>fonctionnement <em>« multicasquette »</em>. </strong>Chacun a son domaine, mais tout le monde peut être amené à accueillir, accompagner, animer, cuisiner, transmettre ou participer à la vie quotidienne du site. <strong>Enrique</strong> travaille au développement de la SCIC, aux liens avec les entreprises et au tourisme. <strong>Cyril,</strong> qui a travaillé quinze ans aux jardins de Chaumont, est le spécialiste de la biodiversité. Son rôle à La Filerie est à la fois celui d’éducateur à l’environnement et de responsable de la partie paysagère. <strong>Manon</strong> suit l’alimentation, du potager jusqu’à la transformation, et accompagne aussi les jeunes comme conseillère d’insertion professionnelle. <strong>Cécile</strong> travaille sur le développement, les partenariats, les nouveaux projets et les financements. Elle développe également le rucher-école avec <strong>Raphaël,</strong> animatrice sur l’apiculture. <strong>Sophie,</strong> à mi-temps, est chargée de la communication et du graphisme ; elle a notamment conçu une partie des panneaux pédagogiques du parcours. C’est <strong>un écosystème de travail,</strong> de transmission et d’accueil, où les compétences se croisent.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="461" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-28-1024x461.png" alt="" class="wp-image-34242" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-28-1024x461.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-28-300x135.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-28-768x346.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-28-1536x691.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-28.png 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo : Isabelle Rouballay</figcaption></figure>
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<h2 id="h-l-ecole-etre-apprendre-par-le-geste" class="wp-block-heading">L’École ÊTRE, apprendre par le geste</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des dimensions les plus fortes du projet concerne <a href="https://bloiscapitale.com/prochainement-une-ecole-etre-en-loir-et-cher" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>l’École ÊTRE</strong></a>. Le mot <em>« école »</em> ne désigne pas ici un bâtiment séparé, mais <strong>un dispositif d’accompagnement</strong> accueilli à La Filerie. Il s’adresse <strong>à des jeunes de 15 à 25 ans, souvent en décrochage scolaire, isolés ou en recherche de repères.</strong> Deux types de parcours sont proposés. <strong>Les programmes de remobilisation</strong> durent deux semaines. Ils permettent à des jeunes de resocialiser, de retrouver du sens, de réfléchir à leur parcours professionnel et de lever certains freins. <strong>Les parcours professionnels durent huit semaines</strong>. Ils permettent de découvrir plus profondément <strong>deux ou trois métiers liés à la transition écologique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« L’idée, c’est de leur montrer des métiers en lien avec la transition écologique »,</em> explique Jérôme. <strong>Sur les parcours courts, les jeunes découvrent plusieurs métiers par petites touches. Sur les parcours plus longs, ils pratiquent davantage</strong>. Certains travaillent autour de l’alimentation, depuis les semences jusqu’à la transformation, en passant par la cuisine ou la conserverie. D’autres approchent les espaces verts, le paysagisme, le jardinage ou les métiers du vivant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’accueil sur place est essentiel, car beaucoup de ces jeunes sont peu mobiles.</strong> Venir à Fresnes n’est pas simple sans solution de transport. La Filerie organise donc l’hébergement, la restauration et les navettes. <strong>Les jeunes arrivent le mardi matin et repartent le vendredi. Pendant la semaine, ils vivent sur place</strong>. Et s’autonomisent progressivement. Le soir, un membre de l’équipe reste toujours présent. Il ne s’agit pas seulement d’encadrer, mais aussi de discuter, de faire groupe, de créer un climat permettant à chacun de <strong>reprendre confiance</strong>. L’École ÊTRE fonctionne en consortium avec <em>Les Greniers de Vineuil</em>. Selon les sessions, des membres de cette structure participent aussi à l’accueil ou à l’accompagnement.</p>



<h2 id="h-un-sentier-pedagogique-comme-colonne-vertebrale" class="wp-block-heading">Un sentier pédagogique comme colonne vertébrale</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le nouveau sentier pédagogique</strong> occupe un espace qui était auparavant en friche. Son aménagement a été réalisé avec Cyril et les jeunes de l’École ÊTRE. Des tuiles récupérées de l’ancienne grange ont été réutilisées pour dessiner les chemins et les bordures. Des bancs ont été fabriqués. Des haies sèches ont été montées avec des branchages. Des panneaux pédagogiques jalonnent désormais le parcours. À l’entrée, une carte illustrée présente <strong>21 points</strong> : la haie, zéro déchet, la mare, les abeilles, le compost, l’éthique de la permaculture, le potager en permaculture, l’éco-rénovation, les plantes médicinales, les trognes, la phytoépuration, prendre son temps, les plantes comestibles, les empreintes, la gestion différenciée, la salle d’eau du futur, les arbres, les kerterres, les oiseaux et la mobilité. Une phrase résume l’intention du parcours : <em><strong>« Parcourez ce sentier, prenez conscience de la beauté, de l’importance et de la fragilité de la biodiversité : préservons-la, ensemble ! »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des QR codes permettent d’accéder à des contenus complémentaires. Dans le jardin, des tronçons d’arbres identifient les essences présentes. Les oiseaux, répertoriés avec l’appui de la Ligue pour la protection des oiseaux, sont représentés par des illustrations. Des repères botaniques signalent aussi certaines espèces. Sophie Simbozel, chargée de communication, a travaillé sur la mise en forme graphique des panneaux.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="704" height="885" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/sentier.png" alt="" class="wp-image-34246" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/sentier.png 704w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/sentier-239x300.png 239w" sizes="auto, (max-width: 704px) 100vw, 704px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo : Isabelle Rouballay</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le sentier pédagogique rend visible ce que l’on ne regarde plus toujours.</strong> Une <strong>haie</strong> devient un refuge de biodiversité. Un panneau explique qu’elle nourrit, protège, abrite, permet le déplacement des espèces, attire les pollinisateurs, limite l’érosion, garde l’humidité, améliore le sol et l’eau, régule la température et stocke du carbone. Les espèces associées sont nommées : aubépine monogyne, prunellier commun, églantier des chiens, ronce des bois, sureau noir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La mare est présentée comme un petit écosystème à part entière.</strong> Même lorsqu’elle est temporairement sèche, elle permet d’aborder les grenouilles, les tritons, les libellules, les plantes aquatiques, les zones de reproduction et la fragilité des zones humides. Plus loin, les panneaux sur les empreintes rappellent que des animaux circulent la nuit, notamment sur le chemin communal qui traverse ou longe le site. La gestion différenciée explique <strong>pourquoi certaines zones ne sont pas tondues, et ce que cette décision apporte à la biodiversité.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les panneaux pédagogiques donnent des clés</strong>, ouvrent une curiosité, permettent une <strong>première compréhension.</strong> Le reste se transmet par la pratique, les ateliers, les stages, l’observation et la rencontre avec celles et ceux qui travaillent sur place. Au centre du site, le potager en permaculture de Manon, qui travaille à temps plein à La Filerie. La serre sert aux semis et aux plants, notamment de tomates. Le compost est intégré au parcours. Une cuisine extérieure permet de laver les légumes. La Filerie dispose de ruches, récolte son miel et le vend. <strong>Des stages sont organisés autour de l’apiculture.</strong> Le rucher-école, développé par Cécile avec Raphaël, permet d’aborder le rôle des abeilles, du pollen, des colonies, de la ruche, mais aussi la place des pollinisateurs dans les équilibres du vivant.</p>



<h2 id="h-un-modele-hybride" class="wp-block-heading">Un modèle hybride</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Filerie repose sur un modèle économique hybride. <strong>L’association est soutenue par des pouvoirs publics</strong> : la Région Centre-Val de Loire, l’Europe, la CAF, l’État, l’Agence nationale de la cohésion des territoires dans le cadre des Fabriques de territoire. La SCIC bénéficie également d’un soutien de l’État dans le cadre d’un Pôle territorial de coopération économique. À cela s’ajoutent des prestations : séjours, animations, ateliers, formations, séminaires et ressources. <strong><em>« On a un mélange de fonds publics, de prestations et de fonds propres »</em></strong>, résume Jérôme. L’équilibre reste celui d’<strong>un lieu à vocation d’intérêt général</strong>, mais qui développe aussi une activité économique. <strong>Les ateliers sont volontairement proposés à des tarifs accessibles.</strong> <em>« Il faut qu’on soit ouvert le plus possible à tous »</em>, insiste le directeur.</p>



<h2 id="h-le-festival-solstice-la-transition-par-la-fete" class="wp-block-heading">Le Festival Solstice, la transition par la fête</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’identité de La Filerie passe aussi par la culture. <strong>Le Festival Solstice tiendra en août 2026 sa septième édition, les 22 et 23 août. </strong>Le samedi se déroulera de 15h à 1h du matin, le dimanche de 10h à 19h. Jérôme évoque <strong>quatre spectacles le samedi, cinq le dimanche,</strong> avec une programmation très majoritairement issue de compagnies de la Région Centre-Val de Loire. Le festival accueille aussi <strong>des producteurs locaux, des artisans, des associations, des animations, des ateliers et des repas préparés sur place. </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">>> Pour en savoir plus : <strong><em><a href="https://www.lafilerie.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.lafilerie.org/</a></em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Pourquoi Blois décale son feu d’artifice du 13 juillet mais maintient la fête</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/pourquoi-blois-decale-son-feu-dartifice-du-13-juillet-mais-maintient-la-fete</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 13:27:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour la première fois depuis la fin des années 1980, le ciel de Blois ne s’illuminera pas d’un feu d’artifice le 13 juillet. Annoncée ce jeudi 4 juin par le maire Marc Gricourt et son premier adjoint Nicolas Orgelet, cette décision marque une rupture avec une tradition profondément ancrée dans la vie locale. Elle est &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/pourquoi-blois-decale-son-feu-dartifice-du-13-juillet-mais-maintient-la-fete">Pourquoi Blois décale son feu d’artifice du 13 juillet mais maintient la fête</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Pour la première fois depuis la fin des années 1980, le ciel de Blois ne s’illuminera pas d’un feu d’artifice le 13 juillet. Annoncée ce jeudi 4 juin par le maire <strong>Marc Gricourt</strong> et son premier adjoint <strong>Nicolas Orgelet, </strong>cette décision marque une rupture avec une tradition profondément ancrée dans la vie locale. Elle est la conséquence directe d’une étude scientifique commandée par la Ville sur<strong> l’impact des tirs pyrotechniques sur plusieurs espèces protégées</strong> nichant au cœur même de la Loire blésoise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2026, la municipalité fait le choix d’un report. <strong>Le feu d’artifice aura finalement lieu le 29 août </strong>(après la période sensible),<strong> dans le cadre des célébrations de la Libération de Blois</strong>. Une décision qui ouvre aussi un débat plus large sur l’avenir des grandes manifestations populaires dans un contexte de protection croissante de la biodiversité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision est également motivée par un contexte juridique devenu plus contraignant. Marc Gricourt a indiqué que le maintien du feu d’artifice malgré les alertes de l’Office français de la biodiversité et des associations <strong>pourrait exposer la Ville à des recours et le maire à d’éventuelles suites pénales.</strong> Un cas connu à Nevers.</p>



<h2 id="h-une-tradition-bousculee" class="wp-block-heading">Une tradition bousculée</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Il faut dès à présent annoncer en responsabilité qu’il n’y aura plus de feu d’artifice le 13 juillet à Blois. Nous l’assumons. »</em></strong> Le ton est posé. Marc Gricourt sait que l’annonce ne sera pas anodine. <strong>Chaque année, le feu d’artifice attire plusieurs milliers de personnes sur les bords de Loire.</strong> Son cadre exceptionnel, avec les reflets sur le fleuve et la silhouette du centre historique en arrière-plan, en a fait au fil du temps l’un des rendez-vous populaires les plus emblématiques de l’été blésois. <em>« Le feu d’artifice de Blois a une notoriété qui dépasse largement les frontières de la ville et même du département »</em>, rappelle le maire. <em>« Il participe aussi à l’attractivité touristique du territoire. »</em><strong> La décision n’a donc pas été prise à la légère.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/B6093AA1-35F8-4E63-AE8F-DEFC14C5063B-1024x768.jpeg" alt="feu d'artifice" class="wp-image-33864" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/B6093AA1-35F8-4E63-AE8F-DEFC14C5063B-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/B6093AA1-35F8-4E63-AE8F-DEFC14C5063B-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/B6093AA1-35F8-4E63-AE8F-DEFC14C5063B-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/B6093AA1-35F8-4E63-AE8F-DEFC14C5063B-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/B6093AA1-35F8-4E63-AE8F-DEFC14C5063B-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 id="h-au-coeur-du-sujet-les-iles-de-loire-et-leurs-oiseaux-proteges" class="wp-block-heading">Au cœur du sujet : les îles de Loire et leurs oiseaux protégés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, la Ville est alertée par l’<strong><a href="https://ofb.gouv.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Office français de la biodiversité</a></strong> et plusieurs associations environnementales sur les conséquences du feu d’artifice pour les espèces nichant sur les îles situées en aval du pont Charles-de-Gaulle. Ces espaces bénéficient d’un statut de protection particulièrement élevé.<strong> Ils sont intégrés au réseau Natura 2000 et font également l’objet d’un arrêté préfectoral de protection de biotope.</strong> Quatre espèces protégées y nichent régulièrement : la sterne naine, la sterne pierregarin, la mouette rieuse, la mouette mélanocéphale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La période sensible s’étend du mois d’avril jusqu’au 15 août,</strong> soit précisément au moment où est traditionnellement tiré le feu d’artifice du 13 juillet. <em>« À Blois, nous avons l’une des plus importantes colonies nicheuses de sternes de tout le bassin ligérien », </em>souligne Nicolas Orgelet. Le premier adjoint rappelle qu’environ 250 couples nicheurs sont recensés localement, contre une trentaine seulement sur certains autres sites ligériens. <em>« C’est aussi une fierté pour la ville. Nous avons au cœur même de Blois un des biotopes les plus importants de la Loire. »</em></p>



<h2 id="h-une-etude-qui-change-la-donne" class="wp-block-heading">Une étude qui change la donne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux interrogations croissantes, <strong>la municipalité a commandé en 2025 une étude indépendante</strong> au bureau spécialisé Altifaune. Objectif : <strong>mesurer scientifiquement les effets du feu d’artifice sur les colonies d’oiseaux.</strong> Les résultats ont profondément pesé dans la décision finale. Selon l’étude, 86 % des oiseaux présents sur les îles quittent leur nid dans les minutes qui suivent les premiers tirs. <em>« On passe d’environ 360 oiseaux présents à une cinquantaine seulement »</em>, résume Marc Gricourt. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude met en évidence plusieurs phénomènes. Le premier est le <strong>stress sonore</strong>. Les détonations provoquent <strong>des envols massifs, </strong>des <strong>situations de panique</strong> et des perturbations importantes du comportement des oiseaux. Le second concerne le <strong>stress visuel</strong>. Les éclats lumineux désorientent certains individus, qui peuvent ne pas retrouver immédiatement leur nid. Enfin, <strong>l’abandon temporaire des nichées expose les œufs et les jeunes aux prédateurs et à des risques de refroidissement.</strong> Les experts qualifient ces impacts de <em>« significatifs ».</em> Pour la municipalité, il était difficile de les ignorer.</p>



<h2 id="h-une-accumulation-de-contraintes" class="wp-block-heading">Une accumulation de contraintes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant d’en arriver au report du feu d’artifice, plusieurs mesures avaient déjà été mises en œuvre. Au fil des années, la Ville a supprimé le plomb et les plastiques dans les mortiers, réduit les calibres utilisés, abaissé les hauteurs de tir et diminué l’emprise du champ de tir. Ces adaptations n’ont cependant pas suffi à répondre aux préoccupations exprimées par l’OFB et les associations. La Ville a alors exploré <strong>plusieurs scénarios.</strong> Un déplacement du feu d’artifice à environ un kilomètre des îles protégées a notamment été étudié. Cette distance correspond aux recommandations formulées dans plusieurs documents techniques relatifs à la protection des oiseaux nicheurs. Mais <strong>cette hypothèse n’a pas reçu un avis favorable.</strong> Marc Gricourt explique avoir demandé <strong>une autorisation exceptionnelle</strong> pour maintenir encore une année le feu d’artifice traditionnel tout en travaillant à une solution pérenne pour 2027. La réponse a été négative.</p>



<h2 id="h-pourquoi-les-autres-sites-ont-ete-ecartes" class="wp-block-heading">Pourquoi les autres sites ont été écartés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La question du lieu s’est naturellement posée. <strong>Pourquoi ne pas déplacer le feu d’artifice ailleurs ?</strong> Plusieurs pistes ont été examinées. Parc Expo, <strong>le parc de l’Arrou ou encore la Pinçonnière ont été évoqués.</strong> Mais chacune présente des difficultés. À Parc des expositions, la dimension patrimoniale et paysagère du feu d’artifice disparaîtrait largement. <em>« Tirer le feu d’artifice là-bas n’aurait pas du tout le même intérêt culturel »,</em> estime Marc Gricourt. S’ajoutent <strong>les risques liés aux épisodes de sécheresse estivale et aux éventuels arrêtés préfectoraux.</strong> Les espaces comme le parc de l’Arrou ou la Pinçonnière soulèvent d’autres problèmes : risques d’incendie, gestion de la sécurité et <strong>capacité d’accueil insuffisante pour absorber les quelque 20 000 spectateurs susceptibles de se déplacer.</strong> Aucune de ces alternatives n’apparaît aujourd’hui satisfaisante. Pour la municipalité, le changement ne doit pas être perçu comme une suppression. <strong><em>« Ce n’est pas un feu d’artifice annulé. C’est un feu d’artifice décalé »</em></strong>, insiste Nicolas Orgelet.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="819" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/442E7B54-A4EC-4ED3-A22D-9421A1CA41D4-819x1024.jpeg" alt="feu d'artifice" class="wp-image-33863" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/442E7B54-A4EC-4ED3-A22D-9421A1CA41D4-819x1024.jpeg 819w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/442E7B54-A4EC-4ED3-A22D-9421A1CA41D4-240x300.jpeg 240w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/442E7B54-A4EC-4ED3-A22D-9421A1CA41D4-768x960.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/442E7B54-A4EC-4ED3-A22D-9421A1CA41D4-1229x1536.jpeg 1229w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/442E7B54-A4EC-4ED3-A22D-9421A1CA41D4-1638x2048.jpeg 1638w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/442E7B54-A4EC-4ED3-A22D-9421A1CA41D4-scaled.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 819px) 100vw, 819px" /></figure>
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<h2 id="h-" class="wp-block-heading">&#8212;</h2>



<h2 id="h-imaginer-les-fetes-populaires-de-demain" class="wp-block-heading">Imaginer les fêtes populaires de demain</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du seul cas du feu d’artifice, Marc Gricourt estime que cette situation doit conduire à <strong>réfléchir à de <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-faut-il-substituer-le-feu-dartifice-du-14-juillet-par-des-lumineoles" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nouvelles formes de spectacles.</a></strong> Certaines villes ont déjà remplacé les feux d’artifice par des <strong>spectacles de drones</strong>. Une option qui ne convainc pas totalement l&rsquo;édile. <em>« On sait que cela entraîne une démobilisation importante du public. »</em> Il estime que les professionnels de l’événementiel devront innover. <em><strong>« Au XXIe siècle, nous devons être capables d’inventer des choses nouvelles.</strong> Les gens ont besoin de lumière. Qu’est-ce qui empêche demain d’imaginer des spectacles lumineux sans détonation ? »</em></p>



<h2 id="h-deux-fetes-au-lieu-d-une" class="wp-block-heading">Deux fêtes au lieu d’une</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si le feu d’artifice quitte le calendrier du 13 juillet, la Fête nationale reste bien célébrée à Blois. Le programme est maintenu avec <strong>la prise d’armes et le défilé militaire place de la Résistance</strong> à 20 heures.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À 21 heures, le port de la Creusille accueillera un concert gratuit de Broken Back,</strong> artiste français à la carrière internationale qui cumule plusieurs centaines de millions d’écoutes. La nouveauté sera <strong>une soirée DJ organisée à partir de 22h30.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Historiquement, la première tradition du 14 juillet, c’est aussi le bal populaire »,</em> rappelle Nicolas Orgelet. La municipalité souhaite ainsi retrouver cette dimension festive et intergénérationnelle. <strong>Le feu d’artifice est quant à lui reporté au samedi 29 août.</strong> <strong>Après un bal populaire.</strong> Cette nouvelle soirée marquera à la fois la fin de l’été, la clôture des Lyres d’été et l’anniversaire de la Libération de Blois. Au programme donc : à 20 heures le bal populaire place Louis-XII puis à 22 heures puis un feu d’artifice tiré depuis le port de la Creusille.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/pourquoi-blois-decale-son-feu-dartifice-du-13-juillet-mais-maintient-la-fete">Pourquoi Blois décale son feu d’artifice du 13 juillet mais maintient la fête</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Plastiques dans l’alimentation : pourquoi le recyclage ne suffira pas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 May 2026 12:54:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Macroplastiques, microplastiques, nanoplastiques : la pollution plastique ne concerne plus seulement les déchets visibles, les océans ou les emballages abandonnés. Elle traverse les sols agricoles, les composts, les chaînes de traitement, les aliments, les organismes vivants et jusqu’au corps humain. Dans son dossier “Manger à l’ère des plastiques”, l’INRAE dresse un état des lieux précis &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/plastiques-dans-lalimentation-pourquoi-le-recyclage-ne-suffira-pas">Plastiques dans l’alimentation : pourquoi le recyclage ne suffira pas</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Macroplastiques, microplastiques, nanoplastiques : la pollution plastique ne concerne plus seulement les déchets visibles, les océans ou les emballages abandonnés. Elle traverse les sols agricoles, les composts, les chaînes de traitement, les aliments, les organismes vivants et jusqu’au corps humain. </em></strong><em>Dans son <a href="https://www.inrae.fr/dossiers/manger-lere-plastiques" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dossier “Manger à l’ère des plastiques”</a>, l’INRAE dresse un état des lieux précis d’une dépendance devenue systémique, tout en rappelant une évidence difficile à appliquer</em><strong><em> : recycler ne suffira pas, <a href="https://bloiscapitale.com/la-fin-des-paillettes-comme-un-symbole" target="_blank" rel="noreferrer noopener">il faut produire moins.</a></em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Le plastique est devenu l’un des matériaux ordinaires de l’alimentation contemporaine. Il emballe, protège, conserve, transporte, isole, allège, facilite. <strong>Il accompagne les aliments depuis le champ jusqu’au rayon, puis du rayon jusqu’à la cuisine.</strong> Il est dans les films de paillage, les bâches d’ensilage, les filets, les ficelles, les serres, les emballages industriels, les barquettes, les briques, les sachets, les bouteilles, les doypacks, les sacs de congélation, les bouchons, les systèmes de conservation, les filières de déchets et parfois les composts censés nourrir les sols.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette omniprésence</strong> n’est pas seulement matérielle. Elle est historique, économique, sociale. Dans son dossier publié en février 2026, l’INRAE rappelle que les plastiques sont devenus <strong><em>« indissociables de l’alimentation »</em></strong>. Ce constat s’appuie notamment sur une expertise scientifique collective copilotée par INRAE et le CNRS, après trois années d’analyse de la littérature scientifique et la mobilisation d’une trentaine d’experts internationaux. L’enjeu n’est donc pas de dénoncer un objet isolé, mais de <strong>comprendre une organisation complète</strong> : celle d’<strong>un système alimentaire qui s’est construit autour du plastique.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-matiere-qui-a-transforme-notre-facon-de-produire-et-de-manger">Une matière qui a transformé notre façon de produire et de manger</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le succès du plastique tient d’abord à ses propriétés. Léger, résistant, peu coûteux, facilement modelable, il protège les aliments contre l’oxydation, les chocs, le développement microbien et les pertes d’arômes. Pour ses défenseurs, il a longtemps été présenté comme un allié de la conservation et un moyen de limiter le gaspillage alimentaire. Mais cette lecture fonctionnelle ne suffit plus à décrire son rôle réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le plastique a accompagné l’urbanisation, l’éloignement progressif des consommateurs des lieux de production, l’allongement des distances parcourues par les denrées, puis le développement de l’agriculture industrielle et de la grande distribution.</strong> Plus les aliments voyagent, plus ils doivent être protégés. Plus ils sont préparés, découpés, transformés, portionnés, plus ils appellent des contenants adaptés. Le plastique s’est inséré dans cette chaîne au point d’en devenir une pièce structurante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’INRAE cite des chiffres qui donnent la mesure du phénomène : <strong>450 millions de tonnes de plastiques produites chaque année dans le monde et 350 millions de tonnes de déchets plastiques générées,</strong> selon des données OCDE 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le changement n’est pas seulement quantitatif. Il concerne aussi notre rapport aux aliments. Les produits prédécoupés, précuits, préépluchés, préemballés, les portions individuelles et les plats préparés ont contribué à éloigner le consommateur de la matière première. <strong>L’emballage n’est plus un simple contenant passif : il participe à une manière de produire, de vendre et de consommer.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-probleme-invisible-microplastiques-et-nanoplastiques">Le problème invisible : microplastiques et nanoplastiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La pollution plastique a longtemps été représentée par des images visibles : sacs, bouteilles, filets, déchets flottants, animaux marins piégés ou intoxiqués. Ces images ont sensibilisé le public, mais elles ne révèlent qu’une partie du problème. L’INRAE rappelle qu’il faut désormais <strong>intégrer les particules les plus petites</strong> : les microplastiques, inférieurs à 5 mm, et les nanoplastiques, inférieurs à 1 micromètre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ces fragments proviennent de la dégradation des objets plastiques</strong>, mais aussi de gestes ordinaires et d’usages quotidiens. Dévisser une bouteille en PET peut libérer des particules dans l’air ; tremper un sachet de thé en nylon dans de l’eau bouillante peut en relarguer dans la boisson ; faire passer un tracteur dans un champ revient aussi à déposer des particules issues de l’usure des pneus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La chaîne alimentaire est donc concernée à plusieurs niveaux : par les sols, par les outils agricoles, par les emballages, par les transformations industrielles, par les déchets, par l’air, par l’eau, par les organismes vivants. Selon l’INRAE, <strong>la pollution aux plastiques</strong> atteint <strong>tous les maillons</strong> de cette chaîne : <strong>le sol, les organismes vivants, les aliments et, in fine, le corps humain.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-sols-agricoles-deja-contamines">Des sols agricoles déjà contaminés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des enseignements les plus préoccupants du dossier concerne les <strong>sols agricoles.</strong> L’INRAE indique que <strong>ces sols sont dix fois plus pollués</strong> que les sols seulement affectés par la pollution diffuse liée aux pluies ou à l’air. <strong>À l’échelle mondiale, la contamination des sols par les microplastiques serait même supérieure à celle des océans,</strong> avec environ 1 000 microplastiques par kilogramme de sol sec.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, une première étude menée en 2023 dans le cadre du <strong><a href="https://agris.fao.org/search/en/providers/122439/records/6851659853e52c13fc7662b5?" target="_blank" rel="noreferrer noopener">projet Microsof</a></strong> a cherché à caractériser cette pollution diffuse. En raison de la difficulté à mesurer les fragments les plus petits, l’étude s’est limitée aux objets de plus de 315 micromètres. Résultat : <strong>les trois quarts des sols étudiés étaient pollués, à raison de 100 à 1 000 microplastiques par kilogramme de sol.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sources sont multiples. L’agriculture utilise des films de paillage, des toiles de serres, des filets d’ombrage, des enrobages d’intrants agrochimiques, des bâches pour couvrir l’ensilage, des films pour enrubanner le fourrage, des ficelles et des filets pour maintenir les balles de foin. <strong>L’élevage est particulièrement concerné</strong> : selon Plastics Europe, <strong>il représente la part la plus importante de la consommation de plastiques agricoles en France, avec une forte place des exploitations bovines.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette contamination des sols pose une question de fond. Les sols agricoles ne sont pas seulement des surfaces de production. <strong>Ce sont des milieux vivants,</strong> traversés par des organismes, des racines, des échanges chimiques et biologiques. Lorsque les plastiques s’y fragmentent, ils ne disparaissent pas : ils deviennent plus difficiles à voir, à mesurer et à retirer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-particules-dans-les-organismes-vivants-et-les-aliments">Des particules dans les organismes vivants et les aliments</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les recherches citées par l’INRAE montrent que les microplastiques et nanoplastiques peuvent se retrouver dans différents compartiments du vivant. Les organismes du sol, comme les vers de terre, les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Nematoda" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nématodes</a> ou les escargots, sont particulièrement étudiés parce qu’ils vivent au contact direct de la terre et peuvent servir d’espèces sentinelles. Les plantes sont également concernées : certaines études indiquent que <strong>des nanoplastiques peuvent pénétrer dans les racines de cultures comme la laitue ou le blé.</strong> L’INRAE évoque aussi une méta-analyse publiée en 2025 concluant à <strong>une baisse de la teneur en chlorophylle en présence de microplastiques</strong>, avec des pertes de rendement pouvant atteindre 14 % pour des cultures majeures comme le riz, le blé et le maïs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le compostage est souvent présenté comme une réponse vertueuse à la gestion des biodéchets. Il permet de restituer de la matière organique aux sols, de soutenir leur activité biologique et de réduire les volumes de déchets enfouis ou incinérés. Mais le dossier INRAE montre que <strong>le compost peut aussi devenir une voie d’entrée des microplastiques dans les sols agricoles lorsque le tri en amont est insuffisant.</strong> Un compost contaminé équivaut à un sol pollué.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-biodegradable-et-compostable-deux-mots-a-manier-avec-prudence">« Biodégradable » et « compostable » : deux mots à manier avec prudence</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La confusion autour des plastiques dits biodégradables ou compostables est une autre difficulté. L’INRAE rappelle les définitions : <strong>biodégradable</strong> désigne un matériau qui se décompose dans des conditions naturelles sous l’action de micro-organismes ; <strong>compostable</strong> désigne un matériau qui se décompose sous l’action de micro-organismes dans un temps limité grâce à des conditions contrôlées de température, de pression et d’humidité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nuance est importante. <strong>Un plastique compostable n’est pas nécessairement adapté à un composteur domestique.</strong> Il peut nécessiter des conditions industrielles précises. Il ne doit donc pas être jeté dans la nature, ni considéré comme une matière qui disparaîtrait spontanément sans impact. Le vocabulaire des alternatives peut donner une impression rassurante, mais…</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-recyclage-necessaire-mais-tres-insuffisant">Le recyclage, nécessaire mais très insuffisant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à l’augmentation de la consommation de plastique, les politiques publiques et les industriels ont longtemps misé sur deux réponses principales : <strong>recycler davantage</strong> et développer des matériaux compostables. Mais l’INRAE est clair : <strong>aucune solution miracle n’existe pour traiter les déchets plastiques.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En France, 4,5 millions de tonnes de déchets plastiques</strong> sont produites chaque année, soit près de <strong>70 kg par habitant, </strong>selon les chiffres du ministère de l’Écologie. <strong>Le taux de recyclage des emballages plastiques reste faible : 25 % en France, contre 40 % en moyenne dans le reste de l’Europe.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème ne tient pas seulement au geste de tri. Il tient à la nature même des emballages. Beaucoup associent plusieurs matériaux : différents plastiques, carton, aluminium, encres, colles, additifs. Ces assemblages améliorent les performances de conservation, mais rendent le recyclage difficile, parfois impossible. L’INRAE cite les <strong>doypacks de compote, les briques de lait, les paquets de chips ou de café</strong> comme exemples d’emballages multicouches très performants mais mal adaptés aux filières actuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Même lorsque les plastiques sont recyclés, la boucle n’est pas parfaite.</strong> Le recyclage mécanique, le plus courant, dépend de la qualité des plastiques collectés, alors que leur dégradation et leur contamination progressent avec le temps. Les matériaux recyclés ou décyclés posent aussi des questions encore mal renseignées de contamination chimique à long terme. Ce cycle ne supprime pas la production de plastique vierge, toujours nécessaire pour certains usages, et il <strong>ne règle pas la question des émissions de micro- et nanoplastiques.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-solutions-techniques-existent-mais-elles-ne-suffisent-pas">Les solutions techniques existent, mais elles ne suffisent pas</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les laboratoires travaillent néanmoins sur des pistes d’amélioration.</strong> L’INRAE présente plusieurs recherches sur des matériaux biosourcés et biodégradables. Au laboratoire BIA de Nantes, des chercheurs mettent au point des matériaux par thermocompression à partir de drèches de bière, avec peu d’énergie et sans traitement chimique lourd. D’autres travaux cherchent à produire des emballages souples en ajoutant aux biodéchets des molécules d’origine végétale capables de remplacer certains additifs chimiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au laboratoire IATE de Montpellier, les chercheurs travaillent sur des matériaux biodégradables et biosourcés pour l’agriculture et les emballages alimentaires. Mais<strong> l’approche défendue n’est pas de remplacer tous les plastiques pétrosourcés par des alternatives biodégradables. Elle consiste à partir de l’usage réel et du besoin précis de conservation.</strong> Valérie Guillard, chercheuse dans l’équipe ePOP, résume l’objectif : <strong>limiter l’emballage au <em>« juste nécessaire ».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exemple des barquettes de fraises est parlant : certains emballages offrent un effet barrière tellement performant qu’il faut ensuite les perforer pour laisser respirer les fruits. Autrement dit, <strong>le matériau dépasse parfois le besoin réel.</strong> Il protège trop, ou mal, parce qu’il n’a pas été pensé à partir de l’aliment, mais à partir d’une logique standardisée de performance industrielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette idée du <em>« juste nécessaire »</em> est centrale</strong>. Elle permet de sortir d’un faux débat entre maintien du plastique et remplacement généralisé. La bonne question devient : quel emballage, pour quel aliment, dans quelle chaîne logistique, pour quelle durée de conservation, avec quel impact et quelle fin de vie ?</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-moins-produire-la-priorite-oubliee">Moins produire : la priorité oubliée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les matériaux innovants, les technologies de substitution et les améliorations de formulation ne pourront pas infléchir significativement la pollution plastique <strong>si le rythme de consommation reste le même. </strong>Nathalie Gontard, chercheuse au laboratoire IATE, emploie une image directe :<strong> lorsqu’une baignoire déborde, il est utile d’écoper, mais il faut d’abord fermer le robinet.</strong> Or, selon l’Ademe, <strong>la production de déchets plastiques par Français est passée de 67 kg en 2016 à 71 kg en 2022.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de l’essentialité devient alors centrale. <strong>Tous les plastiques ne se valent pas.</strong> Certains usages restent difficiles à remplacer, notamment dans le domaine médical ou pour certaines fonctions sanitaires. Mais d’autres relèvent davantage de la commodité, du marketing, de l’empilement ou de l’habitude.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’INRAE indique que plus de la moitié des emballages plastiques pourraient être considérés comme non essentiels.</strong> On s&rsquo;en doute quand on voit des biscuits emballés dans plusieurs sachets successifs… Ces sachets individuels apportent-ils une protection réelle ou sont-ils seulement une segmentation commerciale ?</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-remettre-les-reponses-dans-le-bon-ordre">Remettre les réponses dans le bon ordre</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La sortie de dépendance ne repose pas sur une seule solution.</strong> Il faut mieux trier, améliorer les filières, surveiller les composts, concevoir des matériaux moins problématiques, développer le réemploi lorsque les conditions logistiques le permettent, simplifier les emballages, limiter les multicouches, renforcer les connaissances sur les microplastiques et leurs effets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais <strong>l’ordre des priorités compte</strong>. La réduction doit venir avant le recyclage. Le réemploi doit être pensé avant l’usage unique. Le recyclage doit être réservé à ce qui peut réellement être traité sans illusion. Le compostage ne doit pas servir de caution à des plastiques mal orientés. Les alternatives biosourcées ne doivent pas devenir un prétexte pour continuer à produire les mêmes volumes sous un autre nom.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le principal enseignement du dossier INRAE : le plastique alimentaire n’est pas seulement un problème de déchets. C’est un problème de production, d’usage, de conception, d’organisation agricole, industrielle et commerciale. <strong>Tant que le robinet reste ouvert, les solutions de fin de vie ne font que courir derrière le flux.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plastique a rendu des services. Il a permis de conserver, transporter, protéger, standardiser. Mais il a aussi installé <strong>une culture du jetable</strong> et une dépendance matérielle dont les effets reviennent désormais par les sols, les aliments, les composts, les déchets, les organismes vivants. <strong>L’enjeu n’est donc pas de chercher un substitut magique,</strong> mais de poser une question plus exigeante : <strong>quels plastiques sont réellement nécessaires ?</strong></p>



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