<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Ecologie - Blois Capitale Agglopolys</title>
	<atom:link href="https://bloiscapitale.com/category/ecologie/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://bloiscapitale.com/category/ecologie</link>
	<description>Le Webmag de Blois</description>
	<lastBuildDate>Sun, 17 May 2026 12:54:33 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2022/12/cropped-LOGO-BC-512-32x32.png</url>
	<title>Archives des Ecologie - Blois Capitale Agglopolys</title>
	<link>https://bloiscapitale.com/category/ecologie</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Plastiques dans l’alimentation : pourquoi le recyclage ne suffira pas</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/plastiques-dans-lalimentation-pourquoi-le-recyclage-ne-suffira-pas</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/plastiques-dans-lalimentation-pourquoi-le-recyclage-ne-suffira-pas#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 May 2026 12:54:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[ADEME]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[BIA Nantes]]></category>
		<category><![CDATA[biodéchets]]></category>
		<category><![CDATA[Citéo]]></category>
		<category><![CDATA[CNRS]]></category>
		<category><![CDATA[compost]]></category>
		<category><![CDATA[déchets plastiques]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[emballages]]></category>
		<category><![CDATA[François Dedieu]]></category>
		<category><![CDATA[IATE]]></category>
		<category><![CDATA[INRAE]]></category>
		<category><![CDATA[loi Agec]]></category>
		<category><![CDATA[microplastiques]]></category>
		<category><![CDATA[Microsof]]></category>
		<category><![CDATA[nanoplastiques]]></category>
		<category><![CDATA[Nathalie Gontard]]></category>
		<category><![CDATA[plastiques]]></category>
		<category><![CDATA[Plastisol]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[pollution plastique]]></category>
		<category><![CDATA[Qualiagro]]></category>
		<category><![CDATA[recyclage]]></category>
		<category><![CDATA[réemploi]]></category>
		<category><![CDATA[santé environnementale]]></category>
		<category><![CDATA[sols agricoles]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Guillard]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bloiscapitale.com/?p=33373</guid>

					<description><![CDATA[<p>Macroplastiques, microplastiques, nanoplastiques : la pollution plastique ne concerne plus seulement les déchets visibles, les océans ou les emballages abandonnés. Elle traverse les sols agricoles, les composts, les chaînes de traitement, les aliments, les organismes vivants et jusqu’au corps humain. Dans son dossier “Manger à l’ère des plastiques”, l’INRAE dresse un état des lieux précis &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/plastiques-dans-lalimentation-pourquoi-le-recyclage-ne-suffira-pas">Plastiques dans l’alimentation : pourquoi le recyclage ne suffira pas</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Macroplastiques, microplastiques, nanoplastiques : la pollution plastique ne concerne plus seulement les déchets visibles, les océans ou les emballages abandonnés. Elle traverse les sols agricoles, les composts, les chaînes de traitement, les aliments, les organismes vivants et jusqu’au corps humain. </em></strong><em>Dans son <a href="https://www.inrae.fr/dossiers/manger-lere-plastiques" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dossier “Manger à l’ère des plastiques”</a>, l’INRAE dresse un état des lieux précis d’une dépendance devenue systémique, tout en rappelant une évidence difficile à appliquer</em><strong><em> : recycler ne suffira pas, <a href="https://bloiscapitale.com/la-fin-des-paillettes-comme-un-symbole" target="_blank" rel="noreferrer noopener">il faut produire moins.</a></em></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Le plastique est devenu l’un des matériaux ordinaires de l’alimentation contemporaine. Il emballe, protège, conserve, transporte, isole, allège, facilite. <strong>Il accompagne les aliments depuis le champ jusqu’au rayon, puis du rayon jusqu’à la cuisine.</strong> Il est dans les films de paillage, les bâches d’ensilage, les filets, les ficelles, les serres, les emballages industriels, les barquettes, les briques, les sachets, les bouteilles, les doypacks, les sacs de congélation, les bouchons, les systèmes de conservation, les filières de déchets et parfois les composts censés nourrir les sols.</p>



<p><strong>Cette omniprésence</strong> n’est pas seulement matérielle. Elle est historique, économique, sociale. Dans son dossier publié en février 2026, l’INRAE rappelle que les plastiques sont devenus <strong><em>« indissociables de l’alimentation »</em></strong>. Ce constat s’appuie notamment sur une expertise scientifique collective copilotée par INRAE et le CNRS, après trois années d’analyse de la littérature scientifique et la mobilisation d’une trentaine d’experts internationaux. L’enjeu n’est donc pas de dénoncer un objet isolé, mais de <strong>comprendre une organisation complète</strong> : celle d’<strong>un système alimentaire qui s’est construit autour du plastique.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-matiere-qui-a-transforme-notre-facon-de-produire-et-de-manger">Une matière qui a transformé notre façon de produire et de manger</h2>



<p>Le succès du plastique tient d’abord à ses propriétés. Léger, résistant, peu coûteux, facilement modelable, il protège les aliments contre l’oxydation, les chocs, le développement microbien et les pertes d’arômes. Pour ses défenseurs, il a longtemps été présenté comme un allié de la conservation et un moyen de limiter le gaspillage alimentaire. Mais cette lecture fonctionnelle ne suffit plus à décrire son rôle réel.</p>



<p><strong>Le plastique a accompagné l’urbanisation, l’éloignement progressif des consommateurs des lieux de production, l’allongement des distances parcourues par les denrées, puis le développement de l’agriculture industrielle et de la grande distribution.</strong> Plus les aliments voyagent, plus ils doivent être protégés. Plus ils sont préparés, découpés, transformés, portionnés, plus ils appellent des contenants adaptés. Le plastique s’est inséré dans cette chaîne au point d’en devenir une pièce structurante.</p>



<p>L’INRAE cite des chiffres qui donnent la mesure du phénomène : <strong>450 millions de tonnes de plastiques produites chaque année dans le monde et 350 millions de tonnes de déchets plastiques générées,</strong> selon des données OCDE 2019.</p>



<p>Mais le changement n’est pas seulement quantitatif. Il concerne aussi notre rapport aux aliments. Les produits prédécoupés, précuits, préépluchés, préemballés, les portions individuelles et les plats préparés ont contribué à éloigner le consommateur de la matière première. <strong>L’emballage n’est plus un simple contenant passif : il participe à une manière de produire, de vendre et de consommer.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-probleme-invisible-microplastiques-et-nanoplastiques">Le problème invisible : microplastiques et nanoplastiques</h2>



<p>La pollution plastique a longtemps été représentée par des images visibles : sacs, bouteilles, filets, déchets flottants, animaux marins piégés ou intoxiqués. Ces images ont sensibilisé le public, mais elles ne révèlent qu’une partie du problème. L’INRAE rappelle qu’il faut désormais <strong>intégrer les particules les plus petites</strong> : les microplastiques, inférieurs à 5 mm, et les nanoplastiques, inférieurs à 1 micromètre.</p>



<p><strong>Ces fragments proviennent de la dégradation des objets plastiques</strong>, mais aussi de gestes ordinaires et d’usages quotidiens. Dévisser une bouteille en PET peut libérer des particules dans l’air ; tremper un sachet de thé en nylon dans de l’eau bouillante peut en relarguer dans la boisson ; faire passer un tracteur dans un champ revient aussi à déposer des particules issues de l’usure des pneus.</p>



<p>La chaîne alimentaire est donc concernée à plusieurs niveaux : par les sols, par les outils agricoles, par les emballages, par les transformations industrielles, par les déchets, par l’air, par l’eau, par les organismes vivants. Selon l’INRAE, <strong>la pollution aux plastiques</strong> atteint <strong>tous les maillons</strong> de cette chaîne : <strong>le sol, les organismes vivants, les aliments et, in fine, le corps humain.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-sols-agricoles-deja-contamines">Des sols agricoles déjà contaminés</h2>



<p>L’un des enseignements les plus préoccupants du dossier concerne les <strong>sols agricoles.</strong> L’INRAE indique que <strong>ces sols sont dix fois plus pollués</strong> que les sols seulement affectés par la pollution diffuse liée aux pluies ou à l’air. <strong>À l’échelle mondiale, la contamination des sols par les microplastiques serait même supérieure à celle des océans,</strong> avec environ 1 000 microplastiques par kilogramme de sol sec.</p>



<p>En France, une première étude menée en 2023 dans le cadre du <strong><a href="https://agris.fao.org/search/en/providers/122439/records/6851659853e52c13fc7662b5?" target="_blank" rel="noreferrer noopener">projet Microsof</a></strong> a cherché à caractériser cette pollution diffuse. En raison de la difficulté à mesurer les fragments les plus petits, l’étude s’est limitée aux objets de plus de 315 micromètres. Résultat : <strong>les trois quarts des sols étudiés étaient pollués, à raison de 100 à 1 000 microplastiques par kilogramme de sol.</strong></p>



<p>Les sources sont multiples. L’agriculture utilise des films de paillage, des toiles de serres, des filets d’ombrage, des enrobages d’intrants agrochimiques, des bâches pour couvrir l’ensilage, des films pour enrubanner le fourrage, des ficelles et des filets pour maintenir les balles de foin. <strong>L’élevage est particulièrement concerné</strong> : selon Plastics Europe, <strong>il représente la part la plus importante de la consommation de plastiques agricoles en France, avec une forte place des exploitations bovines.</strong></p>



<p>Cette contamination des sols pose une question de fond. Les sols agricoles ne sont pas seulement des surfaces de production. <strong>Ce sont des milieux vivants,</strong> traversés par des organismes, des racines, des échanges chimiques et biologiques. Lorsque les plastiques s’y fragmentent, ils ne disparaissent pas : ils deviennent plus difficiles à voir, à mesurer et à retirer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-particules-dans-les-organismes-vivants-et-les-aliments">Des particules dans les organismes vivants et les aliments</h2>



<p>Les recherches citées par l’INRAE montrent que les microplastiques et nanoplastiques peuvent se retrouver dans différents compartiments du vivant. Les organismes du sol, comme les vers de terre, les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Nematoda" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nématodes</a> ou les escargots, sont particulièrement étudiés parce qu’ils vivent au contact direct de la terre et peuvent servir d’espèces sentinelles. Les plantes sont également concernées : certaines études indiquent que <strong>des nanoplastiques peuvent pénétrer dans les racines de cultures comme la laitue ou le blé.</strong> L’INRAE évoque aussi une méta-analyse publiée en 2025 concluant à <strong>une baisse de la teneur en chlorophylle en présence de microplastiques</strong>, avec des pertes de rendement pouvant atteindre 14 % pour des cultures majeures comme le riz, le blé et le maïs.</p>



<p>Le compostage est souvent présenté comme une réponse vertueuse à la gestion des biodéchets. Il permet de restituer de la matière organique aux sols, de soutenir leur activité biologique et de réduire les volumes de déchets enfouis ou incinérés. Mais le dossier INRAE montre que <strong>le compost peut aussi devenir une voie d’entrée des microplastiques dans les sols agricoles lorsque le tri en amont est insuffisant.</strong> Un compost contaminé équivaut à un sol pollué.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-biodegradable-et-compostable-deux-mots-a-manier-avec-prudence">« Biodégradable » et « compostable » : deux mots à manier avec prudence</h2>



<p>La confusion autour des plastiques dits biodégradables ou compostables est une autre difficulté. L’INRAE rappelle les définitions : <strong>biodégradable</strong> désigne un matériau qui se décompose dans des conditions naturelles sous l’action de micro-organismes ; <strong>compostable</strong> désigne un matériau qui se décompose sous l’action de micro-organismes dans un temps limité grâce à des conditions contrôlées de température, de pression et d’humidité.</p>



<p>La nuance est importante. <strong>Un plastique compostable n’est pas nécessairement adapté à un composteur domestique.</strong> Il peut nécessiter des conditions industrielles précises. Il ne doit donc pas être jeté dans la nature, ni considéré comme une matière qui disparaîtrait spontanément sans impact. Le vocabulaire des alternatives peut donner une impression rassurante, mais…</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-recyclage-necessaire-mais-tres-insuffisant">Le recyclage, nécessaire mais très insuffisant</h2>



<p>Face à l’augmentation de la consommation de plastique, les politiques publiques et les industriels ont longtemps misé sur deux réponses principales : <strong>recycler davantage</strong> et développer des matériaux compostables. Mais l’INRAE est clair : <strong>aucune solution miracle n’existe pour traiter les déchets plastiques.</strong></p>



<p><strong>En France, 4,5 millions de tonnes de déchets plastiques</strong> sont produites chaque année, soit près de <strong>70 kg par habitant, </strong>selon les chiffres du ministère de l’Écologie. <strong>Le taux de recyclage des emballages plastiques reste faible : 25 % en France, contre 40 % en moyenne dans le reste de l’Europe.</strong></p>



<p>Le problème ne tient pas seulement au geste de tri. Il tient à la nature même des emballages. Beaucoup associent plusieurs matériaux : différents plastiques, carton, aluminium, encres, colles, additifs. Ces assemblages améliorent les performances de conservation, mais rendent le recyclage difficile, parfois impossible. L’INRAE cite les <strong>doypacks de compote, les briques de lait, les paquets de chips ou de café</strong> comme exemples d’emballages multicouches très performants mais mal adaptés aux filières actuelles.</p>



<p><strong>Même lorsque les plastiques sont recyclés, la boucle n’est pas parfaite.</strong> Le recyclage mécanique, le plus courant, dépend de la qualité des plastiques collectés, alors que leur dégradation et leur contamination progressent avec le temps. Les matériaux recyclés ou décyclés posent aussi des questions encore mal renseignées de contamination chimique à long terme. Ce cycle ne supprime pas la production de plastique vierge, toujours nécessaire pour certains usages, et il <strong>ne règle pas la question des émissions de micro- et nanoplastiques.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-solutions-techniques-existent-mais-elles-ne-suffisent-pas">Les solutions techniques existent, mais elles ne suffisent pas</h2>



<p><strong>Les laboratoires travaillent néanmoins sur des pistes d’amélioration.</strong> L’INRAE présente plusieurs recherches sur des matériaux biosourcés et biodégradables. Au laboratoire BIA de Nantes, des chercheurs mettent au point des matériaux par thermocompression à partir de drèches de bière, avec peu d’énergie et sans traitement chimique lourd. D’autres travaux cherchent à produire des emballages souples en ajoutant aux biodéchets des molécules d’origine végétale capables de remplacer certains additifs chimiques.</p>



<p>Au laboratoire IATE de Montpellier, les chercheurs travaillent sur des matériaux biodégradables et biosourcés pour l’agriculture et les emballages alimentaires. Mais<strong> l’approche défendue n’est pas de remplacer tous les plastiques pétrosourcés par des alternatives biodégradables. Elle consiste à partir de l’usage réel et du besoin précis de conservation.</strong> Valérie Guillard, chercheuse dans l’équipe ePOP, résume l’objectif : <strong>limiter l’emballage au <em>« juste nécessaire ».</em></strong></p>



<p>L’exemple des barquettes de fraises est parlant : certains emballages offrent un effet barrière tellement performant qu’il faut ensuite les perforer pour laisser respirer les fruits. Autrement dit, <strong>le matériau dépasse parfois le besoin réel.</strong> Il protège trop, ou mal, parce qu’il n’a pas été pensé à partir de l’aliment, mais à partir d’une logique standardisée de performance industrielle.</p>



<p><strong>Cette idée du <em>« juste nécessaire »</em> est centrale</strong>. Elle permet de sortir d’un faux débat entre maintien du plastique et remplacement généralisé. La bonne question devient : quel emballage, pour quel aliment, dans quelle chaîne logistique, pour quelle durée de conservation, avec quel impact et quelle fin de vie ?</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-moins-produire-la-priorite-oubliee">Moins produire : la priorité oubliée</h2>



<p>Les matériaux innovants, les technologies de substitution et les améliorations de formulation ne pourront pas infléchir significativement la pollution plastique <strong>si le rythme de consommation reste le même. </strong>Nathalie Gontard, chercheuse au laboratoire IATE, emploie une image directe :<strong> lorsqu’une baignoire déborde, il est utile d’écoper, mais il faut d’abord fermer le robinet.</strong> Or, selon l’Ademe, <strong>la production de déchets plastiques par Français est passée de 67 kg en 2016 à 71 kg en 2022.</strong></p>



<p>La question de l’essentialité devient alors centrale. <strong>Tous les plastiques ne se valent pas.</strong> Certains usages restent difficiles à remplacer, notamment dans le domaine médical ou pour certaines fonctions sanitaires. Mais d’autres relèvent davantage de la commodité, du marketing, de l’empilement ou de l’habitude.</p>



<p><strong>L’INRAE indique que plus de la moitié des emballages plastiques pourraient être considérés comme non essentiels.</strong> On s&rsquo;en doute quand on voit des biscuits emballés dans plusieurs sachets successifs… Ces sachets individuels apportent-ils une protection réelle ou sont-ils seulement une segmentation commerciale ?</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-remettre-les-reponses-dans-le-bon-ordre">Remettre les réponses dans le bon ordre</h2>



<p><strong>La sortie de dépendance ne repose pas sur une seule solution.</strong> Il faut mieux trier, améliorer les filières, surveiller les composts, concevoir des matériaux moins problématiques, développer le réemploi lorsque les conditions logistiques le permettent, simplifier les emballages, limiter les multicouches, renforcer les connaissances sur les microplastiques et leurs effets.</p>



<p>Mais <strong>l’ordre des priorités compte</strong>. La réduction doit venir avant le recyclage. Le réemploi doit être pensé avant l’usage unique. Le recyclage doit être réservé à ce qui peut réellement être traité sans illusion. Le compostage ne doit pas servir de caution à des plastiques mal orientés. Les alternatives biosourcées ne doivent pas devenir un prétexte pour continuer à produire les mêmes volumes sous un autre nom.</p>



<p>C’est le principal enseignement du dossier INRAE : le plastique alimentaire n’est pas seulement un problème de déchets. C’est un problème de production, d’usage, de conception, d’organisation agricole, industrielle et commerciale. <strong>Tant que le robinet reste ouvert, les solutions de fin de vie ne font que courir derrière le flux.</strong></p>



<p>Le plastique a rendu des services. Il a permis de conserver, transporter, protéger, standardiser. Mais il a aussi installé <strong>une culture du jetable</strong> et une dépendance matérielle dont les effets reviennent désormais par les sols, les aliments, les composts, les déchets, les organismes vivants. <strong>L’enjeu n’est donc pas de chercher un substitut magique,</strong> mais de poser une question plus exigeante : <strong>quels plastiques sont réellement nécessaires ?</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/plastiques-dans-lalimentation-pourquoi-le-recyclage-ne-suffira-pas">Plastiques dans l’alimentation : pourquoi le recyclage ne suffira pas</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bloiscapitale.com/plastiques-dans-lalimentation-pourquoi-le-recyclage-ne-suffira-pas/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Eau potable : le tritium dans la Loire relance la question des pollutions invisibles</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/eau-potable-le-tritium-dans-la-loire-relance-la-question-des-pollutions-invisibles</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/eau-potable-le-tritium-dans-la-loire-relance-la-question-des-pollutions-invisibles#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 15:09:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
		<category><![CDATA[ACRO]]></category>
		<category><![CDATA[Agglopolys]]></category>
		<category><![CDATA[ARS Centre-Val de Loire]]></category>
		<category><![CDATA[blois]]></category>
		<category><![CDATA[centrale nucléaire]]></category>
		<category><![CDATA[Didier Narbeburu]]></category>
		<category><![CDATA[eau du robinet]]></category>
		<category><![CDATA[eau potable]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Loir-et-Cher]]></category>
		<category><![CDATA[Loire]]></category>
		<category><![CDATA[pesticides]]></category>
		<category><![CDATA[PFAS]]></category>
		<category><![CDATA[pollution de l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[radioactivité]]></category>
		<category><![CDATA[rejets nucléaires]]></category>
		<category><![CDATA[ressource en eau]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Laurent-des-Eaux]]></category>
		<category><![CDATA[Sortir Du Nucléaire 41]]></category>
		<category><![CDATA[tritium]]></category>
		<category><![CDATA[une]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bloiscapitale.com/?p=33154</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Blois, l’eau du robinet reste soumise aux contrôles sanitaires réglementaires. Mais la surveillance citoyenne menée par Sortir du Nucléaire 41 et l’ACRO interroge la présence de tritium, marqueur des rejets radioactifs dans la Loire. Pour Didier Narbeburu, préleveur volontaire, le sujet dépasse la seule question nucléaire : il renvoie à la transparence des rejets, &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/eau-potable-le-tritium-dans-la-loire-relance-la-question-des-pollutions-invisibles">Eau potable : le tritium dans la Loire relance la question des pollutions invisibles</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>À Blois, l’eau du robinet reste soumise aux contrôles sanitaires réglementaires. Mais la surveillance citoyenne menée par <strong>Sortir du Nucléaire 41 et l’<a href="https://www.acro.eu.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ACRO</a></strong> interroge la <strong>présence de tritium</strong>, marqueur des rejets radioactifs dans la Loire. Pour <strong>Didier Narbeburu,</strong> préleveur volontaire, le sujet dépasse la seule question nucléaire : il renvoie à la transparence des rejets, à la protection de la ressource et au rôle des citoyens dans <a href="https://bloiscapitale.com/le-tritium-present-dans-notre-eau-potable-inquiete" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la gestion de l’eau.</a></em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><strong>L’eau arrive au robinet</strong> sans bruit. À Blois, comme ailleurs, elle appartient à ces évidences quotidiennes : boire, cuisiner, se laver, arroser. Derrière ce geste ordinaire se tient <strong>une chaîne technique, sanitaire et environnementale complexe</strong>. L’eau distribuée sur le secteur provient de la Loire et de forages situés à Vineuil, au lieu-dit Pimpeneau, dans les calcaires de Beauce. En 2023, l’usine des eaux a produit 4 648 938 m³ pour les communes de Blois, La Chaussée-Saint-Victor et Villebarou, selon le rapport annuel d’Agglopolys sur le prix et la qualité du service public de l’eau potable.</p>



<p><strong>Cette eau est contrôlée.</strong> La qualité radiologique des eaux destinées à la consommation humaine fait l’objet d’un contrôle spécifique mis en œuvre par les Agences régionales de santé. <strong>La réglementation française retient notamment l’activité en tritium comme indicateur de contamination d’origine humaine. Au-delà de 100 becquerels par litre, des investigations doivent être engagées</strong> afin d’identifier et de quantifier d’éventuels radionucléides artificiels et rechercher les causes de la contamination. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande, pour sa part, une valeur-guide de 10 000 Bq/L pour le tritium dans l’eau de boisson.</p>



<p>La<strong> présence de tritium n’est donc pas, en soi, synonyme d’alerte sanitaire immédiate.</strong> Mais elle peut signaler <strong>une contamination d’origine humaine</strong>. C’est précisément sur ce terrain que <strong>Didier Narbeburu,</strong> président de <strong><a href="https://www.facebook.com/sortirdunucleaire41/?locale=fr_FR" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sortir du Nucléaire 41</a></strong> et <strong>préleveur volontaire d’eau de Loire,</strong> souhaite placer le débat. Car la Loire n’est pas seulement un fleuve patrimonial ou touristique, elle est aussi une ressource exploitée, prélevée, refroidissante, rejetante, agricole, potable. <strong>Un fleuve qui concentre plusieurs usages et plusieurs vulnérabilités.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2658-1024x768.jpeg" alt="Loire Blois" class="wp-image-27247" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2658-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2658-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2658-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2658-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2658-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-loire-a-la-fois-ressource-et-exutoire">La Loire, à la fois ressource et exutoire</h2>



<p>En amont de Blois, <strong>la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux</strong> occupe une place particulière dans le paysage ligérien. Pour 2023, le rapport environnemental annuel du <a href="https://annuaire-entreprises.data.gouv.fr/etablissement/55208131715446" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CNPE de Saint-Laurent</a> indique une restitution au milieu aquatique de 62,83 millions de m³ d’eau de refroidissement, soit <strong>83,6 % par rapport au prélèvement.</strong> La consommation, correspondant principalement à l’eau évaporée dans les tours aéroréfrigérantes, est évaluée à 12,6 millions de m³ sur l’année. </p>



<p>À cette question quantitative s’ajoute celle des rejets. En septembre 2025, le registre mensuel des <strong>rejets radioactifs</strong> de Saint-Laurent-des-Eaux mentionne, pour Saint-Laurent B, un volume rejeté de 9 250 m³ pour les rejets radioactifs liquides du mois, avec notamment 1,500E+06 MBq de tritium déclarés, dans le cadre des limites annuelles applicables.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_7094-1024x768.jpeg" alt="centrale nucléaire de Saint-Laurent-Nouan" class="wp-image-16200" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_7094-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_7094-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_7094-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_7094-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_7094-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p><strong>Ces rejets sont réglementés.</strong> <strong>Ils sont déclarés, mesurés, comparés à des limites.</strong> La question posée par Didier Narbeburu est cependant plus opérationnelle : <strong>les collectivités et services d’eau situés en aval disposent-ils d’une information suffisamment précise, lisible et utilisable au moment où ces rejets ont lieu ?</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-prelevements-citoyens-pour-suivre-le-tritium">Des prélèvements citoyens pour suivre le tritium</h2>



<p>Didier Narbeburu ne se présente pas comme un expert. Il insiste au contraire sur <strong>sa position de citoyen.</strong> <em>« Moi, je suis préleveur volontaire, consommateur d’eau, et je prélève des échantillons d’eau que j’envoie à l’ACRO »</em>, résume-t-il.</p>



<p>L’ACRO, l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest, est un laboratoire indépendant né <strong>dans le contexte post-Tchernobyl</strong>. Sur son site, l’association indique organiser régulièrement des campagnes de prélèvements tout au long de l’année, sur le littoral de la Manche comme sur différents cours d’eau, afin de faire analyser des échantillons environnementaux dans son laboratoire.</p>



<p><strong>Dans le Loir-et-Cher, cette surveillance citoyenne est portée par Sortir du Nucléaire 41</strong>. <em>« C’est tout un réseau de préleveurs volontaires »</em>, explique Didier Narbeburu. Lui dit participer à ces prélèvements depuis <em>« au moins trois ans ».</em> Le principe est simple : <strong>prélever, transmettre, analyser, comparer.</strong> Mais l’interprétation demande prudence. Les prélèvements citoyens ne remplacent pas les contrôles officiels. Ils ne bénéficient pas toujours de la même fréquence, ni du même maillage, ni du même statut réglementaire. Ils ont cependant <strong>une fonction démocratique : faire apparaître des signaux, documenter des variations, poser des questions publiques.</strong></p>



<p><em>« Ce n’est pas tant tel niveau à tel moment qui compte, mais <strong>l’évolution, et s’il y a des pics d’alerte sur lesquels il faut se mobiliser »</strong></em>, avance Didier Narbeburu. <em><strong>« Ce que l’on peut demander aux élus locaux,</strong> c’est de faire pression avec d’autres collectivités qui s’approvisionnent également dans la Loire pour <strong>demander à ce qu’EDF, quand il fait des lâchages de polluants, de radioéléments, de tritium, les déclare de façon à ce qu’on ne pompe pas à ce moment-là.</strong> Ne serait-ce que cela. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-tritium-marqueur-discret-des-rejets-nucleaires">Le tritium, marqueur discret des rejets nucléaires</h2>



<p>Le tritium est un isotope radioactif de l’hydrogène. <strong>Il peut se retrouver sous forme d’eau tritiée, ce qui le rend particulièrement mobile dans l’environnement.</strong> <em>« Dans les nappes d’eau, en général, en France, on tourne autour de 2 becquerels par litre, pas plus »,</em> indique Didier en se référant aux ordres de grandeur couramment évoqués pour la radioactivité naturelle. <em><strong>« Au-dessus de 10, là, il n’y a pas de doute : il y a une pollution, il y a une contamination radioactive quelque part. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-16-bq-l-en-septembre-2025">16 Bq/L en septembre 2025</h2>



<p>Selon Didier Narbeburu, un échantillon d’eau du robinet prélevé à Blois en septembre 2025 et transmis à l’ACRO aurait révélé <strong>une concentration de 16 Bq/L de tritium.</strong> <em>« À Blois, l’eau du robinet contient du tritium. Est-ce que c’est un problème ? Voilà, c’est la question »</em>, dit-il. Sa réponse tient en une nuance : <em><strong>« Oui, c’est un problème à partir du moment où l’on admet que des faibles doses répétées et cumulées peuvent présenter, à terme, un danger pour les populations. »</strong></em> Les concentrations sont très inférieures à la référence réglementaire de 100 Bq/L. Mais les associations antinucléaires demandent de ne pas réduire la discussion à la seule conformité réglementaire.</p>



<p>Les données mensuelles de rejets radioactifs sont publiées. Mais la question soulevée par SDN 41 porte sur un autre niveau d’information : non seulement savoir qu’il y a eu des rejets dans le mois, mais pouvoir connaître, de façon opérationnelle, <strong>les jours de rejet afin que les services d’eau puissent au préalable adapter leurs prélèvements.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-nucleaire-mais-pas-seulement">Le nucléaire, mais pas seulement</h2>



<p>Pour Didier Narbeburu, l’eau tritiée n’est qu’une entrée dans un sujet plus vaste : celui des pollutions multiples. <em>« Il faut sortir des approches en silo. »</em> Il évoque <strong>les pesticides, les PFAS, les microplastiques, </strong>mais aussi les <strong>pollutions agricoles</strong> et la dégradation générale de la ressource. </p>



<p>Son raisonnement rejoint une inquiétude plus large : <strong>lorsque les ressources se dégradent, la réponse consiste souvent à traiter, mélanger, diluer, interconnecter les réseaux.</strong> Or cette logique peut permettre de revenir sous les seuils sans supprimer la pollution à la source. <em><strong>« Cette affaire de mélanger ou de diluer pour faire baisser les seuils, c’est une course en avant »</strong></em>, estime-t-il. «<em> Il y a une incidence sanitaire, mais aussi une incidence économique. On a un avenir où l’on s’expose à devoir <strong>payer de plus en plus pour s’assurer l’accès à une eau de qualité,</strong> quelle que soit l’origine des polluants. L’eau est un problème majeur. Ici, on le vit. <strong>C’est une ressource qui est menacée. »</strong></em></p>



<p>Que faire ? Sa réponse tient en deux verbes : <strong>s’informer et questionner.</strong> S’informer sur les pollutions, les contrôles, les normes, les rejets. Questionner les élus qui siègent dans les instances de gestion de l’eau. Demander si les prélèvements sont faits avant ou après mélange. Demander si les collectivités en aval peuvent être informées plus précisément des périodes de rejets. Demander comment protéger les captages et les têtes de source. <strong><em>« Une des conclusions, c’est cela : s’informer, se documenter ; questionner les élus locaux ; mais surtout sortir de l’espèce de passivité dans laquelle on est. »</em></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/eau-potable-le-tritium-dans-la-loire-relance-la-question-des-pollutions-invisibles">Eau potable : le tritium dans la Loire relance la question des pollutions invisibles</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bloiscapitale.com/eau-potable-le-tritium-dans-la-loire-relance-la-question-des-pollutions-invisibles/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Supermarchés : le plastique reste au cœur du modèle de la grande distribution</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/supermarches-le-plastique-reste-au-coeur-du-modele-de-la-grande-distribution</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/supermarches-le-plastique-reste-au-coeur-du-modele-de-la-grande-distribution#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 12:05:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Aldi]]></category>
		<category><![CDATA[Biocoop]]></category>
		<category><![CDATA[bouteilles plastiques]]></category>
		<category><![CDATA[carrefour]]></category>
		<category><![CDATA[consommation responsable]]></category>
		<category><![CDATA[Coopérative U]]></category>
		<category><![CDATA[déchets plastiques]]></category>
		<category><![CDATA[emballages jetables]]></category>
		<category><![CDATA[emballages plastiques]]></category>
		<category><![CDATA[fruits et légumes emballés]]></category>
		<category><![CDATA[grande distribution]]></category>
		<category><![CDATA[grande surface]]></category>
		<category><![CDATA[leclerc]]></category>
		<category><![CDATA[Lidl]]></category>
		<category><![CDATA[loi Agec]]></category>
		<category><![CDATA[Monoprix]]></category>
		<category><![CDATA[No Plastic In My Sea]]></category>
		<category><![CDATA[plastique]]></category>
		<category><![CDATA[pollution plastique]]></category>
		<category><![CDATA[Que Choisir Ensemble]]></category>
		<category><![CDATA[recyclage]]></category>
		<category><![CDATA[réemploi]]></category>
		<category><![CDATA[supermarchés]]></category>
		<category><![CDATA[Transition écologique]]></category>
		<category><![CDATA[vrac]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bloiscapitale.com/?p=33130</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une enquête de Que Choisir et No Plastic In My Sea, menée dans plus de 1 600 magasins, dresse un état des lieux sévère de la dépendance persistante des enseignes aux emballages plastiques. Bouteilles, fruits et légumes emballés, recul du vrac, réemploi encore marginal : les initiatives existent, mais restent loin des objectifs fixés par &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/supermarches-le-plastique-reste-au-coeur-du-modele-de-la-grande-distribution">Supermarchés : le plastique reste au cœur du modèle de la grande distribution</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Une enquête</strong> de <a href="https://www.quechoisir.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Que Choisir</a> et No Plastic In My Sea, menée dans plus de 1 600 magasins, dresse un état des lieux sévère de la <strong>dépendance persistante des enseignes aux emballages plastiques</strong>. Bouteilles, fruits et légumes emballés, recul du vrac, réemploi encore marginal : les initiatives existent, mais restent<strong> loin des objectifs fixés par la loi.</strong></em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><strong>Le plastique n’a pas disparu des rayons.</strong> Loin de là ! Malgré les engagements environnementaux affichés par la grande distribution, malgré les objectifs fixés par la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire — dite loi AGEC —, malgré l’entrée en vigueur du règlement européen sur les emballages et déchets d’emballages, <strong>les supermarchés français restent très largement organisés autour de l’emballage jetable.</strong> C’est le principal enseignement de l’étude publiée par <em>Que Choisir Ensemble</em> et <em>No Plastic In My Sea,</em> sous le titre <em>Supermarchés : toujours accros au plastique ?</em>* </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-bouteilles-plastiques-premier-angle-mort">Les bouteilles plastiques, premier angle mort</h2>



<p>Le rapport insiste d’abord sur le poids des <strong>eaux et boissons</strong>. Selon les données citées par les associations, les bouteilles représentent environ <strong>40 % des emballages plastiques des ménages</strong>. L’ADEME évalue à <strong>14,6 milliards</strong> le nombre d’eaux et boissons embouteillées en plastique consommées chaque année en France, dont <strong>8,4 milliards pour l’eau</strong>.</p>



<p>Or, les ventes ne reculent pas. L’étude relève que les eaux et boissons en bouteilles plastiques figurent parmi les produits les plus vendus en grande distribution. La marque Cristalline aurait ainsi atteint <strong>2,361 milliards d’unités vendues en 2025</strong>. Les ventes d’eaux embouteillées auraient, elles, augmenté de <strong>3,3 % en 2025</strong>.</p>



<p><strong>La question des petits formats</strong> est également pointée. L’audit de terrain relève la présence de bouteilles de jus de moins de 33 cl dans <strong>81 % des magasins de grande distribution traditionnelle</strong> visités, et de bouteilles d’eau de moins de 50 cl dans <strong>75 %</strong> d’entre eux. Ces formats, qui utilisent proportionnellement davantage de matière plastique par quantité de produit vendu, sont considérés par les associations comme <strong>particulièrement problématiques.</strong></p>



<p>Sur ce point, le rapport note que les distributeurs ne présentent pas, dans l’ensemble, de stratégie claire permettant d’atteindre l’objectif de réduction de <strong>50 % des bouteilles plastiques d’ici 2030</strong>, prévu par la loi AGEC. Carrefour et Coopérative U mentionnent des actions, mais celles-ci relèvent surtout du réemploi, encore marginal, de l’optimisation du recyclage ou de l’incorporation de plastique recyclé. <strong>Biocoop est présentée comme la seule enseigne ayant arrêté la vente d’eau plate en bouteille plastique à usage unique</strong> depuis 2017.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-fruits-et-legumes-le-bio-davantage-emballe-en-grande-surface">Fruits et légumes : le bio davantage emballé en grande surface</h2>



<p>L’étude s’arrête ensuite sur <strong>cinq fruits et légumes courants</strong> et considérés comme peu fragiles : pommes de terre, oranges, pommes, carottes et tomates, hors tomates cerises. Le constat est net : dans les grandes surfaces généralistes, <strong>les produits bio étudiés sont vendus emballés dans 91 % des cas,</strong> dont environ la moitié sous plastique. <strong>À l’inverse, dans les magasins bio, ces mêmes fruits et légumes sont vendus en vrac dans 90 % des cas.</strong> Ce résultat met en évidence <strong>un paradoxe</strong> : les fruits et légumes bio, associés à une attente environnementale plus forte, sont davantage emballés en grande distribution que les produits conventionnels.</p>



<p><strong>Les associations jugent peu convaincantes les justifications avancées par les distributeurs</strong>, notamment la protection des aliments, la prévention des contaminations ou le risque de fraude entre bio et conventionnel. <strong>Le fait que les magasins bio parviennent massivement à vendre ces produits en vrac est présenté comme la preuve que d’autres organisations sont possibles.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-predecoupe-progresse-sous-plastique">Le prédécoupé progresse sous plastique</h2>



<p>Autre point relevé : <strong>le développement des fruits et légumes prêts à consommer ou prêts à cuisiner.</strong> Près d’un supermarché sur deux propose <strong>des légumes prédécoupés sous plastique,</strong> comme des champignons en lamelles ou des courgettes en rondelles. Plus de <strong>35 %</strong> des magasins de grande distribution visités vendent également des fruits prédécoupés, par exemple de l’ananas épluché.</p>



<p>Les enseignes Carrefour et E. Leclerc sont particulièrement citées : selon l’enquête, <strong>70 %</strong> de leurs magasins vendent des légumes prédécoupés sous plastique et <strong>60 %</strong> des fruits prédécoupés. À l’inverse, cette pratique est décrite comme rare chez Lidl et Aldi, et presque inexistante dans les magasins bio.</p>



<p>Le rapport signale aussi que cette tendance commerciale progresse : <strong>les achats de salades et légumes prêts à l’emploi</strong> auraient augmenté d’environ <strong>10 %</strong> sur les quatre premiers mois de 2025 par rapport à la même période en 2024.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-sacs-plastiques-restent-majoritaires-pour-le-vrac-de-fruits-et-legumes">Les sacs plastiques restent majoritaires pour le vrac de fruits et légumes</h2>



<p><strong>Même lorsque les fruits et légumes sont proposés en vrac, le plastique demeure présent.</strong> Dans <strong>63 %</strong> des grandes surfaces enquêtées, <strong>seuls des sachets plastiques sont proposés au rayon fruits et légumes. </strong>Ce chiffre est proche de celui relevé dans une enquête précédente de 2023, où il atteignait <strong>61 %</strong>. <strong>Dans les magasins bio, les sacs plastiques sont en revanche très rares, avec une moyenne de 3 %.</strong></p>



<p>Le rapport rappelle que ces sacs sont souvent présentés comme biosourcés, biodégradables ou compostables. <strong>Un avis de l’<a href="https://www.anses.fr/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Anses</a></strong> souligne que ces matières et leurs produits de dégradation peuvent contribuer à une pollution de l’environnement et des aliments cultivés par les particuliers, avec des risques possibles pour la santé humaine, animale et végétale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-vrac-recule-en-grande-distribution">Le vrac recule en grande distribution</h2>



<p><strong>Le recul du vrac constitue l’un des constats les plus marquants</strong>. Alors que la vente sans emballage est présentée comme un levier direct de réduction des déchets plastiques, l’offre baisse dans les grandes surfaces généralistes.</p>



<p>La précédente enquête de <em>Que Choisir Ensemble</em> relevait que <strong>57 %</strong> des magasins de grande distribution proposaient un rayon vrac en 2023. <strong>Deux ans plus tard, parmi les 1 659 magasins visités, seuls 38 % disposent encore d’un rayon vrac, soit une baisse moyenne de 19 points.</strong> Cette évolution apparaît d’autant plus notable que <strong>la loi Climat et résilience fixe un objectif de 20 % de produits sans emballage pour les magasins de plus de 400 m² à l’horizon 2030.</strong> </p>



<p>L’étude relève que <strong>la baisse concerne toutes les enseignes de grande distribution enquêtées,</strong> avec un recul <strong>particulièrement marqué chez Auchan et Monoprix.</strong> E. Leclerc et Coopérative U conservent toutefois des rayons vrac dans plus des deux tiers des magasins visités. Les magasins bio restent les mieux placés. Ils proposent en moyenne <strong>129 références</strong> de vrac, contre <strong>44</strong> en grande distribution classique. <strong>Biocoop atteint, selon l’étude, 150 références en moyenne.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-reemploi-reste-tres-marginal">Le réemploi reste très marginal</h2>



<p>La loi AGEC fixe un objectif de <strong>10 % d’emballages réemployés mis sur le marché d’ici 2027</strong>. Selon les données de l’Observatoire national du réemploi de l’ADEME, le niveau atteint reste très inférieur à cette trajectoire : en 2024, <strong>2,75 milliards d’emballages réemployés</strong> ont été mis sur le marché, tous usages confondus, <strong>soit 1,8 % de l’ensemble des emballages en circulation et 1,6 % des emballages ménagers.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-unidoses-masques-beaute-emballages-individuels-le-suremballage-persiste">Unidoses, masques beauté, emballages individuels : le suremballage persiste</h2>



<p>Le rapport consacre aussi une partie aux <strong>pratiques de suremballage</strong>. Deux produits sont particulièrement étudiés : les pods de lessive et les masques de beauté à usage unique.</p>



<p><strong>La lessive en pods individuels</strong> est présente dans <strong>90 %</strong> des grandes surfaces visitées, avec un pic de <strong>95 %</strong> chez Monoprix. Dans les magasins bio, cette pratique demeure plus limitée, avec <strong>15 %</strong> des magasins concernés. Les masques beauté à usage unique, vendus en sachet, sont présents dans <strong>57 %</strong> des magasins de grande distribution, et jusqu’à <strong>72 %</strong> des magasins U. Le rapport souligne également <strong>le coût pour le consommateur</strong>. Pour les masques de beauté, certains relevés affichent <strong>des prix au litre allant de 150 à 400 euros.</strong></p>



<p>Les emballages individuels alimentaires sont aussi pointés. Avec pour exemple les<strong> madeleines longues vendues sous plusieurs couches : sachets individuels, barquette et emballage extérieur.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-enseignes-bio-en-avance-mais-pas-exemptes-de-critiques">Les enseignes bio en avance, mais pas exemptes de critiques</h2>



<p>La synthèse par enseigne distingue trois grands profils. <strong>Les magasins bio apparaissent globalement en avance sur la réduction du plastique.</strong> Leur modèle repose davantage sur le vrac, les fruits et légumes non emballés et, dans certains cas, le réemploi. Le rapport nuance toutefois ce constat : d<strong>es marges d’amélioration subsistent aussi dans les enseignes bio,</strong> notamment sur certains petits formats de bouteilles plastiques, sur des produits unidoses ou sur le développement du réemploi chez Naturalia.</p>



<p><strong>Les enseignes de grande distribution classique présentent, elles, des initiatives variables.</strong> Coopérative U et E. Leclerc sont mieux placées sur le vrac que d’autres. Carrefour apparaît plus engagé sur certains dispositifs de réemploi. Mais <strong>les mêmes points faibles reviennent</strong> : petits formats de bouteilles, fruits et légumes bio emballés, prédécoupé sous plastique, unidoses, masques de beauté et sacs plastiques au rayon fruits et légumes.</p>



<p><strong>Le hard discount est présenté comme le segment où la transition reste largement à engager.</strong> <strong>Aldi et Lidl n’ont pas répondu au questionnaire.</strong> L’enquête de terrain montre peu d’offre de vrac ou de réemploi, même si certaines pratiques comme les fruits prédécoupés sous plastique ou les masques beauté y sont moins présentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-encore-trop-centree-sur-le-recyclage">Une stratégie encore trop centrée sur le recyclage</h2>



<p>L’étude critique enfin <strong>la priorité donnée au recyclage</strong>. Les associations considèrent que <strong>les enseignes mettent davantage en avant la recyclabilité</strong> des emballages, l’incorporation de plastique recyclé ou les dispositifs de collecte <strong>que la réduction à la source et le réemploi.</strong> Or, dans la hiérarchie de traitement des déchets, la réduction et le réemploi doivent précéder le recyclage.</p>



<p>Et puis, les efforts sont parfois contredits par <strong>d’autres tendances commerciales</strong> : fruits et légumes prédécoupés, doses individuelles, <strong>snacking, produits prêts à consommer.</strong> Ces offres entretiennent, selon les associations, <strong>un modèle fondé sur le jetable et l’usage unique.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-demandes-adressees-aux-distributeurs">Des demandes adressées aux distributeurs</h2>



<p><strong><em>Que Choisir Ensemble</em> et <em>No Plastic In My Sea</em> demandent aux distributeurs de mettre en place une stratégie de réduction du plastique à usage unique, chiffrée et datée.</strong> Cette stratégie devrait inclure un plan de sortie du plastique à usage unique en 2040, un plan de réduction de moitié des bouteilles plastiques d’ici 2030 et une trajectoire de réduction des déchets d’emballages conforme au règlement européen sur les emballages.</p>



<p>Les associations demandent également de prioriser les rayons qui génèrent les plus gros volumes de plastique : les eaux et boissons, puis l’alimentaire frais, transformé, surgelé et l’épicerie. Elles appellent enfin à <strong>développer plus fortement le vrac, le réemploi, les emballages consignés et les solutions de recharge</strong> lorsque celles-ci permettent une réduction réelle de matière.</p>



<p>L’étude ne dit pas que rien n’a été fait. Mais elle souligne l’écart entre les initiatives et l’ampleur du problème. Le principal enseignement est là : <strong>le plastique n’est pas seulement une anomalie visible dans quelques produits</strong>. <strong>Il reste une composante ordinaire du fonctionnement des supermarchés. </strong>Il faut donc <strong>une transformation profonde de l’offre</strong> : moins de bouteilles, moins de petits formats, moins de produits emballés par défaut, davantage de vrac et de réemploi.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><em>*L’enquête repose sur une double méthode : un questionnaire adressé à onze enseignes nationales, généralistes et spécialisées dans le bio, et une enquête de terrain menée en février 2026 par les bénévoles de Que Choisir Ensemble dans <strong>1 659 magasins</strong>. Les enseignes étudiées sont Aldi, Auchan, Biocoop, Carrefour, Coopérative U, E. Leclerc, Intermarché / Les Mousquetaires, La Vie Claire, Lidl, Monoprix et Naturalia.</em> <em>Les auteurs du rapport précisent que <strong>certaines enseignes n’ont pas répondu au questionnaire,</strong> notamment <strong>Aldi, E. Leclerc, Lidl et le groupe Casino</strong>, ce qui limite les comparaisons sur les stratégies déclarées.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/supermarches-le-plastique-reste-au-coeur-du-modele-de-la-grande-distribution">Supermarchés : le plastique reste au cœur du modèle de la grande distribution</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bloiscapitale.com/supermarches-le-plastique-reste-au-coeur-du-modele-de-la-grande-distribution/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À Blois, la justice alimentaire s’organise</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/a-blois-la-justice-alimentaire-sorganise</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/a-blois-la-justice-alimentaire-sorganise#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 10:26:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associatif et solidarités]]></category>
		<category><![CDATA[Découvrir]]></category>
		<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
		<category><![CDATA[accès à une alimentation de qualité]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture locale]]></category>
		<category><![CDATA[aide alimentaire Blois]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation bio locale]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation durable]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Alimentaire 41]]></category>
		<category><![CDATA[Biosolidaire]]></category>
		<category><![CDATA[blois]]></category>
		<category><![CDATA[cantines scolaires bio]]></category>
		<category><![CDATA[CIAS du Blaisois]]></category>
		<category><![CDATA[circuit court]]></category>
		<category><![CDATA[collectivités locales Blois]]></category>
		<category><![CDATA[cuisine centrale Blois]]></category>
		<category><![CDATA[développement local alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[épicerie sociale et solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[îlots nourriciers]]></category>
		<category><![CDATA[initiatives locales Blois]]></category>
		<category><![CDATA[insertion par le maraîchage]]></category>
		<category><![CDATA[jardins partagés Blois]]></category>
		<category><![CDATA[justice alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[La Passerelle Blois]]></category>
		<category><![CDATA[Loir-et-Cher]]></category>
		<category><![CDATA[maraîchage local]]></category>
		<category><![CDATA[Martine Joly]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Orgelet]]></category>
		<category><![CDATA[Parmentier Blois]]></category>
		<category><![CDATA[PAT Blois]]></category>
		<category><![CDATA[Pays des Châteaux]]></category>
		<category><![CDATA[politiques publiques alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[précarité alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[producteurs locaux Loir-et-Cher]]></category>
		<category><![CDATA[Projet Alimentaire Territorial]]></category>
		<category><![CDATA[Restos du Cœur Blois]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité sociale de l’alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[solidarité alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[une]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bloiscapitale.com/?p=32958</guid>

					<description><![CDATA[<p>Réunies à l’Espace Jorge-Semprun, les premières Rencontres locales de la justice alimentaire ont rassemblé plus de cent acteurs du territoire. À travers une série d’initiatives déjà engagées, Blois esquisse les contours d’un système alimentaire local plus juste — mais encore fragile. Pas de tribune, pas de mise en scène. Dans la salle de l’Espace Jorge-Semprun, &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-la-justice-alimentaire-sorganise">À Blois, la justice alimentaire s’organise</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Réunies à l’Espace Jorge-Semprun, les premières Rencontres locales de la justice alimentaire ont rassemblé plus de cent acteurs du territoire. À travers une série d’initiatives déjà engagées, Blois esquisse les contours d’un système alimentaire local plus juste — mais encore fragile.</em></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Pas de tribune, pas de mise en scène. Dans la salle de l’Espace Jorge-Semprun, les participants sont répartis en petits groupes, penchés sur des feuilles, en discussion. Les échanges sont directs, souvent techniques. Ici, la justice alimentaire ne se présente pas comme un concept, mais comme un chantier en cours.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="643" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6200-1024x643.jpeg" alt="ville durable" class="wp-image-32961" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6200-1024x643.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6200-300x188.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6200-768x482.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6200-1536x965.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6200-2048x1287.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Pour <strong>Nicolas Orgelet, premier adjoint au maire de Blois à la ville durable,</strong> ces rencontres s’inscrivent dans une dynamique déjà bien installée.  <em><strong>« Nous sommes un des territoires qui se sont le plus fortement saisis de cette question,</strong> par le biais du CIAS, du projet alimentaire territorial et d’un monde associatif très riche. »</em> Plus de cent participants — issus de l’alimentation, du social ou de la santé — sont présents. À la fois <strong>pour confronter leurs pratiques et pour nourrir une réflexion commune.</strong> <em>« C’est un moment où tout le monde se rencontre, où les différents projets ont l’occasion de s’exprimer, et où des experts viennent nous aider à aller plus loin. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-parmentier-pivot-operationnel">Parmentier, pivot opérationnel</h2>



<p>Au cœur de cette organisation, <strong><a href="https://parmentier-justice-alimentaire.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’association Parmentier,</a></strong> créée il y a trois ans, joue un rôle central. À l’origine du projet, une constatation simple, formulée par sa présidente <strong>Martine Joly</strong>, également présidente de l’association solidaire <strong>La Passerelle</strong> : <em>« Pendant de longues années, les fruits et légumes proposés aux usagers des structures d’aide alimentaire, notamment de l’épicerie sociale et solidaire La Passerelle à Blois, <strong>arrivaient des supermarchés, des surplus, et ils étaient vraiment très, très moches. »</strong></em></p>



<p><a href="https://bloiscapitale.com/cambriolee-ruinee-mais-pas-resignee-laurene-bailly-veut-relancer-sa-ferme-bio" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Dans un territoire marqué par le maraîchage</strong>,</a> l’idée s’impose : <strong>créer un lien direct entre producteurs locaux et structures d’aide alimentaire.</strong> Avec le soutien du <a href="https://solidarites.gouv.fr/programme-mieux-manger-pour-tous">dispositif national <em>« Bien manger pour tous »</em></a>, l’association se structure, embauche un salarié et met en place une logistique dédiée. <em><strong>« On commande le jeudi, le lundi les agriculteurs récoltent, et le mardi les produits bio sont à disposition des usagers. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-circuit-court-social">Un circuit court… social</h2>



<p>La spécificité du modèle blésois tient dans la rencontre entre deux logiques : le circuit court et l’aide alimentaire. <em>« Le circuit court, c’est comment je peux acheter des produits en proximité. <strong>La justice alimentaire, c’est comment chacun peut accéder à une alimentation de qualité, quels que soient ses revenus »</strong></em><strong>,</strong> résume Nicolas Orgelet.</p>



<p>Dans ce schéma, les producteurs ne vendent pas directement aux consommateurs, mais alimentent les structures d’aide. Une organisation qui crée un débouché supplémentaire tout en améliorant la qualité des produits distribués. <em><strong>« Ce n’est pas comme avec les supermarchés, où on reçoit ce qu’on veut bien nous donner. Là, on commande ce dont on a besoin »</strong></em>, souligne Martine Joly.</p>



<p>Le dispositif a déjà atteint une certaine échelle : <strong>30 tonnes de produits livrés par an</strong> ; <strong>90 000 euros redistribués aux maraîchers</strong> ; <strong>11 producteurs impliqués, à une distance moyenne de 11 km</strong> ; <strong>1 400 passages mensuels à La Passerelle</strong>. Pour les bénéficiaires, la différence est tangible.</p>



<p>Malgré ces résultats, le système reste fragile. <strong>Les financements publics</strong>, notamment via <em>« Mieux manger pour tous »</em>, <strong>demeurent indispensables.</strong> Par ailleurs, les produits issus des supermarchés n’ont pas disparu. <em>« On n’a pas arrêté, parce que ça ne couvre pas tous les besoins, et aussi parce que les produits locaux dépendent des saisons »</em>, explique la présidente de l&rsquo;association.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-l-aide-a-l-autonomie">De l’aide à l’autonomie</h2>



<p>Au-delà de la distribution, une évolution se dessine. <strong>Participation financière des bénéficiaires, ateliers cuisine, visites de fermes, projets de sécurité sociale de l’alimentation</strong> : l’objectif est progressivement de sortir d’une logique d’aide pour aller vers davantage d’autonomie. <strong><em>« Ce sont aussi des projets qui permettent de faire évoluer les habitudes alimentaires »</em></strong>, insiste Martine Joly.</p>



<p>Dans les quartiers, <strong>des jardins en pied d’immeubles</strong> viennent compléter cette approche. <em>« C’est une manière de se réapproprier des espaces publics et d’accéder à des produits de qualité, à condition de s’impliquer », </em>ajoute Nicolas Orgelet.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-aussi-agricole">Un enjeu aussi agricole</h2>



<p>Autre enseignement : la précarité ne concerne pas uniquement les bénéficiaires de l’aide alimentaire. <em><strong>« En travaillant avec les agriculteurs bio, on s’est aperçu qu’eux aussi étaient en difficulté »</strong></em>, note Martine Joly. Le dispositif permet alors de <strong>créer des débouchés locaux plus stables.</strong> <em>« À chaque fois qu’on crée une filière courte, on rend les fermes moins dépendantes de la grande distribution »,</em> analyse Nicolas Orgelet. Un principe auquel les porteurs du projet tiennent : <strong>ne pas tirer les prix vers le bas.</strong> <em>« Le prix est fixé par le producteur, de manière à lui permettre de vivre correctement. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-role-des-collectivites">Le rôle des collectivités</h2>



<p>Les collectivités locales interviennent à plusieurs niveaux : soutien financier, mise à disposition de moyens humains, structuration des politiques publiques. Mais elles agissent aussi en tant qu’acteurs directs, notamment <strong>via la restauration collective.</strong> <em><strong>« Faire en sorte que les enfants aient accès à des produits locaux et de qualité, c’est aussi de la justice alimentaire »,</strong></em> souligne Nicolas Orgelet. Le projet de <strong>future cuisine centrale</strong> vise à amplifier cette logique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-faire-systeme">Faire système</h2>



<p>Au fond, ces rencontres à l&rsquo;Espace Jorge-Semprun répondent à un besoin simple : <strong>relier des initiatives</strong>. <em>« On en a énormément qui sont les unes à côté des autres et qui manquent de visibilité. <strong>Aujourd’hui, on les rassemble pour les renforcer »</strong></em>, explique l’élu écologiste.</p>



<p>Depuis trois ans, la notion même de justice alimentaire a gagné en visibilité, portée notamment par les projets alimentaires territoriaux. <em><strong>« Il y a aujourd’hui une forme d’effervescence »</strong></em>, observe Martine Joly.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="755" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6187-1024x755.jpeg" alt="justice alimentaire" class="wp-image-32964" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6187-1024x755.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6187-300x221.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6187-768x566.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6187-1536x1133.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6187-2048x1511.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>À Blois, la justice alimentaire prend la forme d’un ensemble d’actions concrètes, portées par des acteurs locaux et déjà opérationnelles. Reste à savoir si cet écosystème pourra changer d’échelle, dans un contexte où les financements restent incertains. <em>« Il ne faut pas attendre que ça tombe d’en haut. <strong>Il faut que chacun, à son niveau, s’engage »,</strong></em> résume Martine Joly. Entre ambition collective et contraintes économiques, le modèle blésois avance.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-la-justice-alimentaire-sorganise">À Blois, la justice alimentaire s’organise</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bloiscapitale.com/a-blois-la-justice-alimentaire-sorganise/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Jour du dépassement : ce que dit vraiment l’alerte écologique sur la France</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/jour-du-depassement-ce-que-dit-vraiment-lalerte-ecologique-sur-la-france</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/jour-du-depassement-ce-que-dit-vraiment-lalerte-ecologique-sur-la-france#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 13:56:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[24 avril 2026]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[biocapacité]]></category>
		<category><![CDATA[biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[climat]]></category>
		<category><![CDATA[CO2]]></category>
		<category><![CDATA[consommation France]]></category>
		<category><![CDATA[crise écologique]]></category>
		<category><![CDATA[dépassement écologique]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[empreinte écologique]]></category>
		<category><![CDATA[environnement France]]></category>
		<category><![CDATA[France écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Global Footprint Network]]></category>
		<category><![CDATA[Jour du dépassement]]></category>
		<category><![CDATA[jour du dépassement France]]></category>
		<category><![CDATA[limites planétaires]]></category>
		<category><![CDATA[modèle agricole]]></category>
		<category><![CDATA[planète]]></category>
		<category><![CDATA[politiques publiques]]></category>
		<category><![CDATA[ressources naturelles]]></category>
		<category><![CDATA[sobriété]]></category>
		<category><![CDATA[Transition écologique]]></category>
		<category><![CDATA[union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[WWF France]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bloiscapitale.com/?p=32827</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce vendredi 24 avril 2026, la France atteint son “jour du dépassement”. L’indicateur, relayé par le WWF France et calculé par le Global Footprint Network, ne signifie pas que le territoire français aurait épuisé ses propres ressources naturelles. Il dit autre chose : si toute l’humanité vivait comme les Français, la capacité annuelle de régénération &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/jour-du-depassement-ce-que-dit-vraiment-lalerte-ecologique-sur-la-france">Jour du dépassement : ce que dit vraiment l’alerte écologique sur la France</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Ce vendredi 24 avril 2026, la France atteint son “jour du dépassement”.</strong> <a href="https://bloiscapitale.com/le-compte-a-rebours-ecologique-saccelere-24-juillet-2025-jour-du-depassement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’indicateur</a>, relayé par le <strong><a href="https://www.wwf.fr/vous-informer/actualites/jour-du-depassement-des-le-24-avril-la-france-vit-a-credit-ecologique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">WWF France</a></strong> et calculé par le Global Footprint Network, ne signifie pas que le territoire français aurait épuisé ses propres ressources naturelles. Il dit autre chose : <strong>si toute l’humanité vivait comme les Français, la capacité annuelle de régénération de la planète serait déjà consommée.</strong></em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Le symbole est fort, mais il doit être compris avec précision. Le <em>“jour du dépassement”</em> attribué à un pays correspond à la date à laquelle tomberait le jour du dépassement mondial si l’ensemble de la population humaine adoptait le niveau moyen de consommation des habitants de ce pays. Pour la France, cette date est fixée en 2026 au <strong>vendredi 24 avril</strong>, soit le <strong>113e jour de l’année</strong>. Le calcul revient à dire qu’un mode de vie généralisé au niveau français nécessiterait <strong>3,2 planètes</strong> pour être soutenable à l’échelle mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-indicateur-de-pression">Un indicateur de pression</h2>



<p>L’indicateur compare l’<strong>empreinte écologique par habitant</strong> d’un pays à la <strong>biocapacité mondiale disponible par habitant</strong>. Ainsi, le WWF France rappelle que la planète dispose d’environ <strong>1,48 hectare global par personne</strong> pour produire des ressources et absorber certains déchets, notamment le CO₂ ; selon l’ONG, un Français en consomme plus du double.</p>



<p>Cette empreinte agrège plusieurs dimensions : surfaces nécessaires à l’alimentation, à la production de fibres, au bois, à la pêche, aux infrastructures bâties, mais aussi à l’absorption du dioxyde de carbone issu de la combustion des énergies fossiles. La consommation d’un pays est calculée <strong>en tenant compte des importations et des exportations</strong> : autrement dit, une partie de l’empreinte française se situe aussi dans les biens produits ailleurs puis consommés en France.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-france-plus-tot-que-plusieurs-grands-voisins-europeens">La France plus tôt que plusieurs grands voisins européens</h2>



<p>Dans le classement 2026 publié par <a href="https://www.footprintnetwork.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Global Footprint Network</a>*, la France franchit cette limite symbolique avant plusieurs grands pays européens : <strong>l’Italie le 3 mai</strong>, <strong>l’Allemagne le 10 mai</strong>, <strong>la Suisse le 11 mai</strong>, <strong>le Royaume-Uni le 22 mai</strong>, <strong>l’Espagne et la Grèce le 4 juin</strong>. L’Union européenne, prise comme ensemble des 27 États membres, atteint son jour du dépassement le <strong>3 mai 2026</strong>.</p>



<p>Mais la France n’est pas le pays européen le plus précoce. La Finlande atteint cette date le <strong>1er avril</strong>, l’Autriche le <strong>2 avril</strong>, la Suède le <strong>4 avril</strong>, la Belgique le <strong>11 avril</strong>, l’Irlande le <strong>14 avril</strong>. </p>



<p>Un point mérite d’être souligné au passage. Dans le tableau détaillé du Global Footprint Network, la France apparaît avec <strong>un jour du dépassement avancé de 14 jours</strong> en raison de changements liés aux données et à la méthode. Autrement dit, les Français n&rsquo;ont pas brusquement consommé beaucoup plus.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-outil-politiquement-parlant">Un outil politiquement parlant</h2>



<p>Le jour du dépassement a une force évidente : il donne une date à une réalité abstraite. Le chiffre de <strong>3,2 planètes</strong> ne doit pas être pris comme une mesure absolue de tous les dommages environnementaux, mais comme un ordre de grandeur : celui d’<strong>un modèle qui continue de consommer plus que ce que le vivant peut reconstituer à l’échelle planétaire.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><em>Le calcul publié pour 2026 repose sur l’édition 2025 des <strong>National Footprint and Biocapacity Accounts</strong>, préparée par l’Ecological Footprint Initiative de l’Université York pour la Footprint Data Foundation. Cette édition couvre la période 1961-2024. Pour la plupart des pays, les dates 2026 reflètent donc la situation estimée en 2024, et non une mesure directe de la consommation française en 2026.</em></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/jour-du-depassement-ce-que-dit-vraiment-lalerte-ecologique-sur-la-france">Jour du dépassement : ce que dit vraiment l’alerte écologique sur la France</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bloiscapitale.com/jour-du-depassement-ce-que-dit-vraiment-lalerte-ecologique-sur-la-france/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cambriolée, ruinée, mais pas résignée : Laurène Bailly veut relancer sa ferme bio</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/cambriolee-ruinee-mais-pas-resignee-laurene-bailly-veut-relancer-sa-ferme-bio</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/cambriolee-ruinee-mais-pas-resignee-laurene-bailly-veut-relancer-sa-ferme-bio#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 13:44:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[agricultrice en difficulté]]></category>
		<category><![CDATA[agricultrice Loir-et-Cher]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture biologique]]></category>
		<category><![CDATA[appel à l’aide ferme]]></category>
		<category><![CDATA[blois]]></category>
		<category><![CDATA[cambriolage exploitation agricole]]></category>
		<category><![CDATA[cambriolage ferme]]></category>
		<category><![CDATA[détresse agricole]]></category>
		<category><![CDATA[ferme bio Blois]]></category>
		<category><![CDATA[ferme bio Loir-et-Cher]]></category>
		<category><![CDATA[ferme des Grotteaux]]></category>
		<category><![CDATA[ferme des Grotteaux Huisseau-sur-Cosson]]></category>
		<category><![CDATA[ferme en difficulté]]></category>
		<category><![CDATA[grand chambord]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Chambord agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Huisseau sur Cosson actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Huisseau-sur-Cosson]]></category>
		<category><![CDATA[Laurène Bailly]]></category>
		<category><![CDATA[Laurène Bailly Huisseau-sur-Cosson]]></category>
		<category><![CDATA[Loir-et-Cher]]></category>
		<category><![CDATA[maraîchage bio]]></category>
		<category><![CDATA[maraîchère bio]]></category>
		<category><![CDATA[maraîchère Blois]]></category>
		<category><![CDATA[précarité agricole]]></category>
		<category><![CDATA[précarité rurale]]></category>
		<category><![CDATA[producteurs locaux]]></category>
		<category><![CDATA[producteurs locaux Blois]]></category>
		<category><![CDATA[relance ferme]]></category>
		<category><![CDATA[relancer une ferme]]></category>
		<category><![CDATA[soutien agricultrice]]></category>
		<category><![CDATA[une]]></category>
		<category><![CDATA[vente à la ferme]]></category>
		<category><![CDATA[vente directe Blois]]></category>
		<category><![CDATA[vol matériel agricole]]></category>
		<category><![CDATA[vol tracteur Loir-et-Cher]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bloiscapitale.com/?p=32793</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans les rues de Blois, Laurène Bailly, 39 ans, fait aujourd’hui la manche pour tenter de tenir. Installée depuis 2011 à la ferme des Grotteaux, à Huisseau-sur-Cosson, cette maraîchère bio a vu son exploitation s’arrêter net après deux cambriolages survenus en 2025, à quelques semaines d’écart. Depuis, la ferme ne produit plus. Privée de ses &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/cambriolee-ruinee-mais-pas-resignee-laurene-bailly-veut-relancer-sa-ferme-bio">Cambriolée, ruinée, mais pas résignée : Laurène Bailly veut relancer sa ferme bio</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans les rues de Blois, <strong>Laurène Bailly</strong>, 39 ans, fait aujourd’hui la manche pour tenter de tenir. Installée depuis 2011 à la <strong>ferme des Grotteaux, à Huisseau-sur-Cosson</strong>, cette <strong><a href="https://www.facebook.com/fermedesgrotteaux/?locale=fr_FR" target="_blank" rel="noreferrer noopener">maraîchère bio</a></strong> a vu son exploitation s’arrêter net après <strong>deux cambriolages survenus en 2025</strong>, à quelques semaines d’écart. Depuis, la ferme ne produit plus. Privée de ses tracteurs, de sa voiture, de son matériel, d&rsquo;équipements de la maison, confrontée ensuite à la coupure de l’électricité puis à l’impossibilité de remettre seule le site en état, elle a craqué moralement et quitté les lieux pour vivre chez ses parents avec son petit garçon. <strong>Sur place, les serres, les bâtiments et les dépendances sont toujours là, mais tout dit l’arrêt</strong> : champs envahis, maison dégradée par des squats, équipements manquants, activité suspendue. <strong>En quelques semaines, une exploitation construite sur quinze ans </strong>(depuis ses 23 ans) <strong>a basculé dans l’abandon.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-1024x768.jpeg" alt="ferme des Grotteaux" class="wp-image-32792" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Aujourd’hui, Laurène Bailly dit vouloir repartir, <strong>relancer la ferme des Grotteaux.</strong> À condition de retrouver un minimum de matériel, de trésorerie et de moyens. Et c&rsquo;est là que chacun, chacune peut apporter sa pierre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ferme-achetee-en-2010-lancee-seule-en-2011">Une ferme achetée en 2010, lancée seule en 2011</h2>



<p><strong>La ferme des Grotteaux</strong> n’est pas une exploitation reprise dans la continuité d’une histoire familiale. <strong>Laurène Bailly l’a achetée le 16 novembre 2010</strong> pour s’y installer officiellement le 1er janvier 2011, avec un objectif immédiat : produire des légumes dès le printemps suivant pour alimenter une AMAP. Au moment de l’acquisition, rien ou presque n’était en place. <em>« Il n’y avait pas de clôture, il n’y avait pas de serre, il n’y avait pas de forage »</em>, dit-elle. Les anciens propriétaires avaient eu des moutons et un peu de vigne, mais étaient retraités depuis des années. Mais la volonté était là. <em><strong>« En six mois, je me suis installée. »</strong></em> Le site représente <strong>2,5 hectares, avec la maison, le bâti et les champs. </strong>Aujourd’hui, précise-t-elle, <strong>l’ensemble est payé.</strong> Le prêt principal avait été contracté sur quinze ans ; le prêt d’entreprise, sur sept ans, était soldé depuis longtemps.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-1024x768.jpeg" alt="ferme des Grotteaux" class="wp-image-32791" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-projet-agricole-a-taille-humaine-sans-grosse-structure">Un projet agricole à taille humaine, sans grosse structure</h2>



<p>Laurène Bailly décrit <strong>une ferme volontairement maintenue à une échelle modeste</strong>. <em>« Moi, c’était un choix de ne pas prendre d’employé, et puis de ne pas avoir non plus une grosse structure. »</em> <strong>Elle travaille seule, avec ponctuellement des stagiaires et du woofing.</strong></p>



<p>La production est diversifiée : <strong>courgettes, concombres, tomates, aubergines, poivrons, carottes, radis, salades, pommes de terre, haricots.</strong> L’objectif est de composer <strong>des paniers</strong> de légumes. Une partie de l’activité passe par l’AMAP pendant plusieurs années. <em>« Pendant sept ans, j’ai fait les paniers »</em>, résume-t-elle. À cela s’ajoutent <strong>de la vente à la ferme, des marchés, des surplus écoulés localement,</strong> ainsi qu’un peu de fruit : <strong>pommes, mirabelles, quetsches, cerises.</strong> Deux poulaillers sont construits, pour aller jusqu’à <strong>200 poules.</strong> Un volet ensuite réduit, notamment après la naissance de son fils.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="680" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33-1024x680.png" alt="" class="wp-image-32801" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33-1024x680.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33-300x199.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33-768x510.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33-1536x1020.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">La ferme des Grotteaux en 2021</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-formation-locale-entre-maraichage-environnement-et-animation-nature">Une formation locale, entre maraîchage, environnement et animation nature</h2>



<p><strong>Originaire de Vineuil,</strong> Laurène Bailly inscrit son parcours dans une histoire locale. Son père a été boucher-charcutier et éleveur de vaches à Vineuil ; son grand-père tenait auparavant la boucherie familiale. Elle suit pour sa part une autre voie, mais sans rompre avec le travail de la terre. Elle passe par le <strong>lycée horticole de Blois,</strong> où elle prépare un bac professionnel en production horticole, option production légumière et florale, avec mention européenne. Elle effectue un stage chez un maraîcher de Vineuil, puis un autre aux Pays-Bas dans des serres. Elle poursuit ensuite avec un <strong><a href="https://www.onisep.fr/ressources/univers-formation/formations/post-bac/btsa-gestion-et-protection-de-la-nature" target="_blank" rel="noreferrer noopener">BTS Gestion et protection de la nature.</a></strong></p>



<p>Dans son esprit, <strong>agriculture et environnement ne s’opposent jamais</strong>. Hors de question d&rsquo;utiliser un pesticide. <em><strong>« On travaille le sol, on protège la biodiversité,</strong> on est dans un environnement et il faut le préserver pour le futur. »</em> Laurène évoque aussi son goût pour la transmission : <em>« J’aime bien parler, j’aime bien animer. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-huisseau-un-lieu-de-production-mais-aussi-de-vie">À Huisseau, un lieu de production, mais aussi de vie</h2>



<p>Autour des cultures, elle avait aussi développé d’autres présences : chevaux, basse-cour, oies, dindon. La ferme des Grotteaux, c&rsquo;est sa maison, son espace, une vie avec des animaux, des saisons, un cadre de vie idéal pour son fils. <em><strong>« Mon père me dit de vendre la ferme. Mais moi, je ne veux pas</strong>. Elle est finie de payer. <strong>C’est ma maison. Mon fils est né ici. C’est un beau lieu,</strong> c’est agréable quand tout est en état, c’est <strong>magnifique à vivre. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-parcours-ornithologique-aussi">Un parcours ornithologique aussi</h2>



<p>L’une des particularités de la ferme des Grotteaux tenait aussi à <strong>un parcours ornithologique mis en place avec la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO)</strong>. Des bornes avaient été installées. L’idée était cohérente avec le parcours de Laurène Bailly, <strong>entre maraîchage bio, observation du vivant et sensibilisation.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-1024x768.jpeg" alt="ferme des Grotteaux - Laurène Bailly" class="wp-image-32789" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-deux-cambriolages-en-2025">Deux cambriolages en 2025</h2>



<p>Le point de rupture tient en deux épisodes successifs, deux cambriolages, en mai 2025. <em>« Il y a eu un premier cambriolage où on a volé un tracteur ainsi qu&rsquo;un outil. »</em> Puis les auteurs reviennent peu après. <em><strong>« Ils sont revenus quelques semaines après, et là ils ont tout pris. Ils ont pris l’autre tracteur, la voiture, tout, vraiment tout ! »</strong></em>, explique-t-elle, les larmes aux yeux. Aux tracteurs et à la voiture s’ajoutent de nombreux outils et équipements, agricoles ou domestiques. Elle cite notamment du matériel d’atelier, un chauffe-eau, des radiateurs, la chaudière… Une immense partie de ces biens ne sera pas indemnisée. <strong>Le préjudice total est évalué par elle à environ 55 000 euros. L’assurance, dit-elle, ne lui a versé que 1 747 euros, <em>« pour juste quelques outils »</em></strong>. Beaucoup d’éléments volés ne sont pas pris en compte, soit parce qu’ils n’étaient pas couverts de manière adéquate, soit parce qu’ils étaient anciens et sans facture.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-enquete-sans-suite">Une enquête sans suite</h2>



<p><strong>Après le signalement des vols, la gendarmerie intervient rapidement. </strong><em>« En un quart d’heure, ils étaient sur place. Ils ont fait les relevés d’empreintes </em>», raconte Laurène. Dans la maison, elle dit avoir vu des traces nettes, jusque dans la chambre de son fils. Selon elle, les gendarmes lui ont alors indiqué qu’elle avait probablement été observée en amont, le second cambriolage étant survenu pendant une absence de deux jours. <strong>Elle souhaite l’exploitation d’images de vidéosurveillance</strong>. Cette demande n’aboutit pas. <em><strong>« On m’a dit, mot pour mot : “Ça fait bien trop d’heures de visionnage pour nous.” »</strong></em> À ce jour, l’affaire est, selon elle, <em>« classée sans suite ».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-apres-les-vols-l-impossibilite-de-continuer">Après les vols, l’impossibilité de continuer</h2>



<p>Le choc matériel se double immédiatement d’un blocage concret. Les cambriolages surviennent à un moment décisif du calendrier agricole. <em>« Au mois de mai, c’est là où justement, mai-juin, c’est là où on plante tout. »</em> <strong>Sans tracteur, sans outils, sans capacité d’intervention dans les champs, sans argent, elle ne peut plus suivre.</strong></p>



<p><em><strong>« Je n’avais plus d’outils, je ne pouvais plus rien faire dans les champs. »</strong></em> Ce qui était déjà planté tient un temps : <em>« Il y avait des tomates encore, un petit peu, des choses comme ça qui étaient plantées. </em>» Mais très vite, la situation se dégrade encore avec la <strong>coupure de l’électricité.</strong> Or le forage fonctionne à l’électrique. <em>« Sans eau, pas de légumes, ça c’est sûr. »</em> Impossible de continuer. C&rsquo;est le burn-out.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-1024x768.jpeg" alt="ferme des Grotteaux" class="wp-image-32787" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-j-ai-perdu-pied">« J’ai perdu pied »</h2>



<p>C’est à ce moment-là que <strong>l’effondrement devient aussi psychique</strong>. Elle part vivre chez ses parents. La ferme, elle, reste en l’état. <em><strong>« J’ai tout laissé. J’ai perdu pied »</strong></em>, dit-elle lorsqu’elle revient sur les semaines qui suivent. Elle emploie aujourd’hui le mot de <strong>dépression,</strong> qu’elle dit ne pas avoir voulu poser tout de suite. <em>« J’en parle maintenant, mais bon au début je ne mettais pas trop un nom dessus. »</em></p>



<p>Ce qu’elle décrit est celui d’un après marqué par la sidération, la répétition des mêmes questions, l’impossibilité de se remettre en mouvement. <em><strong>« Toujours les mêmes questions : pourquoi on m’a fait ça ? Pourquoi ils m’ont tout pris ? Pourquoi on m’a tout cassé ? »</strong></em> Elle ajoute : <em>« On ne le saura jamais. Donc il faut arrêter de penser au pourquoi. <strong>Désormais, il faut penser à l’avenir. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ferme-encore-debout-mais-a-l-arret">Une ferme encore debout, mais à l’arrêt</h2>



<p>Sur place, le site donne aujourd’hui à voir cette suspension. Les serres sont encore là, les dépendances aussi, le forage existe toujours, mais rien n’est réellement en ordre de fonctionnement. Dans les champs, l’herbe a repris. <em>« Il y a même des petits arbres qui ont poussé. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-1024x768.jpeg" alt="ferme des Grotteaux" class="wp-image-32788" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">ferme des Grotteaux</figcaption></figure>
</div>


<p>La maison, de son côté, n’est plus habitable en l’état. Laurène explique que des passages ont encore eu lieu après les cambriolages, avec à l&rsquo;évidence du squat. De l’eau a coulé dans la maison, des robinets ayant été ouverts en son absence. Le chauffage a disparu. <em><strong>« Ils m’ont pris ma chaudière, ils m’ont pris tous mes radiateurs. Donc je n’ai plus de chauffage. »</strong></em> La jeune femme dit aussi ne plus avoir de <strong>poêle à bois</strong> dans la cuisine. La salle de bain est à reprendre. La porte est endommagée. Des souris sont passées. <em><strong>« Il y a de l’eau noire partout dans la maison »</strong></em>, résume-t-elle. À l’extérieur comme à l’intérieur, tout indique un lieu qui n’est pas ruiné au point d’être perdu, mais qui a été désossé et laissé sans continuité. Il y a du travail, mais tout est encore possible.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-blois-la-manche-pour-tenir">À Blois, la manche pour tenir</h2>



<p><strong>Ce cauchemar a conduit Laurène à faire la manche</strong> chez <em>Auchan</em>. Éconduite, elle s&rsquo;est déplacée dans le centre-ville de Blois. Car, même si ses parents l’hébergent, eux-mêmes ont des moyens limités. <em>« Il y a mon fils, il y a moi, il y a l’assurance de la maison, la mutuelle, tout ça ils en ont pris la charge. Et il n’y a plus d’argent. Ça m’a fait faire quelque chose de mes journées aussi. »</em> L’image est rude : <strong>une agricultrice bio</strong> installée depuis quinze ans, propriétaire d’une ferme désormais entièrement payée, <strong>réduite à demander de l’aide</strong> dans les rues de Blois <strong>pour acheter de quoi nourrir</strong> sa famille alors que son outil de travail lui a été ôté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ce-qu-il-lui-faudrait-pour-se-relancer">Ce qu’il lui faudrait pour se relancer</h2>



<p>Pour relancer l’activité, <strong>Laurène Bailly estime qu’il lui faudrait environ 30 000 euros.</strong> À cela s’ajoutent environ 6 000 à 6 500 euros de dettes, notamment liées à l’électricité et à son label bio. Sur le plan matériel, elle liste des besoins précis :<strong> un tracteur, un gyrobroyeur, un rotavator, un <a href="https://www.mr-jardinage.com/2025/08/12/le-cover-crop-une-solution-pour-une-agriculture-durable/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cover crop</a>, des outils de base, des graines.</strong> Elle précise qu’elle possède encore un petit semoir poussé, mis à l’abri chez ses parents, et qu’elle n’a pas besoin d’un parc matériel démesuré. <em>« Pas un gros panel d’outils »</em>, mais <strong>le minimum pour travailler.</strong> Sa banque a refusé de lui prêter de l&rsquo;argent. Or, c&rsquo;est le nerf de la guerre. De son combat.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="546" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-1024x546.jpeg" alt="https://www.mr-jardinage.com/2025/08/12/le-cover-crop-une-solution-pour-une-agriculture-durable/" class="wp-image-32786" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-1024x546.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-300x160.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-768x409.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-1536x818.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-2048x1091.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Sur la capacité à repartir, elle se montre nette. <em><strong>« En six mois, même moins de six mois… »</strong></em> Le nettoyage ne l’effraie pas en soi. Dans les champs, dit-elle, la remise en état peut aller assez vite avec les bâches occultantes qu’elle utilisait déjà. Ce qui manque, ce sont <strong>les moyens de relancer</strong> correctement la mécanique.</p>



<p>La reprise qu’elle imagine ne serait pas forcément un retour à l’identique. Elle parle d’une production <em>« assez simple »,</em> moins éclatée, <strong>recentrée sur des légumes qu’elle sait produire et vendre : tomates, courgettes, aubergines, poivrons, concombres, haricots, pommes de terre.</strong> Elle évoque aussi l’idée de <strong>l’endive bio, peu présente localement</strong>.</p>



<p>Sur un point, <strong>elle ne veut pas changer : le bio</strong>. <em>« Ah oui, toujours ! »</em> Elle insiste sur sa manière de travailler, <strong>sans pulvérisateur, sans traitements,</strong> y compris ceux autorisés en agriculture biologique. <em>« Même la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bouillie_bordelaise#:~:text=La%20bouillie%20bordelaise%20est%20un,et%20tomate)%20contre%20le%20mildiou." target="_blank" rel="noreferrer noopener">bouillie bordelaise</a> sur mes tomates, je n’en ai jamais fait. »</em> Pour les débouchés, elle cite plusieurs pistes : retrouver une AMAP, reconstituer un réseau de clients le vendredi après-midi et le samedi matin à la ferme, refaire des marchés. Aujourd’hui, Laurène Bailly est prête à repartir. Il lui manque les moyens.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color">>> <strong>Si vous avez des solutions pour Laurène Bailly,</strong> veuillez nous contacter à cette adresse : <strong><em>bloiscapitale@gmail.com</em></strong>. Nous vous transmettrons son numéro de téléphone.</mark></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/cambriolee-ruinee-mais-pas-resignee-laurene-bailly-veut-relancer-sa-ferme-bio">Cambriolée, ruinée, mais pas résignée : Laurène Bailly veut relancer sa ferme bio</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bloiscapitale.com/cambriolee-ruinee-mais-pas-resignee-laurene-bailly-veut-relancer-sa-ferme-bio/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>E-Toilet : l’ambition de KapiEco, de La Quinière au “très grand” déploiement</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/e-toilet-lambition-de-kapieco-de-la-quiniere-au-tres-grand-deploiement</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/e-toilet-lambition-de-kapieco-de-la-quiniere-au-tres-grand-deploiement#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 09:44:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[autonomie sanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[blois]]></category>
		<category><![CDATA[Centre-Val de Loire économie locale]]></category>
		<category><![CDATA[Chambord événements]]></category>
		<category><![CDATA[collectivités]]></category>
		<category><![CDATA[E-Toilet]]></category>
		<category><![CDATA[E-toilette]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[économie d’eau]]></category>
		<category><![CDATA[entreprise locale]]></category>
		<category><![CDATA[événements]]></category>
		<category><![CDATA[fontaines à eau événementielles]]></category>
		<category><![CDATA[innovation]]></category>
		<category><![CDATA[KapiEco]]></category>
		<category><![CDATA[Kapieco Selommes]]></category>
		<category><![CDATA[La Quinière Blois]]></category>
		<category><![CDATA[location sanitaires écologiques]]></category>
		<category><![CDATA[location toilettes sèches]]></category>
		<category><![CDATA[Loir-et-Cher]]></category>
		<category><![CDATA[Loir-et-Cher entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[mobilier événementiel]]></category>
		<category><![CDATA[port de la Creusille]]></category>
		<category><![CDATA[sanitaires écologiques]]></category>
		<category><![CDATA[sanitaires événementiels]]></category>
		<category><![CDATA[sécheresse restrictions d’eau]]></category>
		<category><![CDATA[Selommes]]></category>
		<category><![CDATA[toilettes connectées]]></category>
		<category><![CDATA[toilettes publiques sans eau]]></category>
		<category><![CDATA[toilettes sèches]]></category>
		<category><![CDATA[toilettes sèches automatiques]]></category>
		<category><![CDATA[toilettes sèches collectivités]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme durable]]></category>
		<category><![CDATA[une]]></category>
		<category><![CDATA[Valéry Voyer]]></category>
		<category><![CDATA[Vendôme innovation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bloiscapitale.com/?p=32108</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il y a, à Blois, à La Quinière, une cabine KapiEco qui ressemble à une promesse posée sur le trottoir : une toilette sèche, donc sans eau, automatique et connectée, pensée non pas pour l’exception, mais pour la norme. Le projet a un nom volontairement simple — l’“E-Toilet” — et une logique qui l’est tout &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/e-toilet-lambition-de-kapieco-de-la-quiniere-au-tres-grand-deploiement">E-Toilet : l’ambition de KapiEco, de La Quinière au “très grand” déploiement</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il y a, à Blois, à La Quinière, une <strong>cabine</strong> <strong>KapiEco</strong> qui ressemble à <a href="https://bloiscapitale.com/la-nature-au-futur-simplifions-nos-vies-pour-preserver-lenvironnement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une promesse</a> posée sur le trottoir : <strong>une toilette sèche</strong>, donc sans eau, <strong>automatique et connectée</strong>, pensée non pas pour l’exception, mais pour la norme. Le projet a un nom volontairement simple — <strong>l’“E-Toilet”</strong> — et une logique qui l’est tout autant : faire disparaître, par la technique, ce qui freine depuis des années l’acceptation des toilettes sèches dans l’espace public.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-38-1024x683.png" alt="" class="wp-image-32118" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-38-1024x683.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-38-300x200.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-38-768x512.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-38.png 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Photo kapieco.com</em></figcaption></figure>
</div>


<p>Au cœur du dispositif, il y a donc une idée d’acceptabilité. <strong>Valéry Voyer</strong>, dirigeant de KapiEco, a beau aimer les toilettes sèches, il sait ce qui, concrètement, fait reculer. Il nomme des freins précis : l’approvisionnement en copeaux, le geste d’ajouter de la matière, l’image du récipient — « <em>une louche</em> », dit-il — qui passe de main en main. « <em>Je pense que c’est un frein au développement au niveau des collectivités</em> », tranche-t-il. <strong>Alors il imagine une cabine qui, pour l’usager, ressemble à une toilette standard : on entre, on fait, on sort — et on n’a pas l’impression d’avoir changé de monde.</strong></p>



<p><strong>« <em>L’usager vient, fait ses besoins, ne touche à rien</em> »,</strong> affirme-t-il. Oui, il y a « <em>un bouton</em> », une « <em>mousse de désinfection</em> » pour la lunette, un distributeur de papier — « <em>papier écologique</em> ». Et puis l’automate fait son travail : « <em>la toilette se ferme</em> », « <em>il y a une pulvérisation pour le nettoyage</em> », « <em>un automate vient nettoyer l’assise</em> », et « <em>c’est reparti pour le suivant</em> ». Il insiste sur le point sensible : l’odeur. <strong>« <em>Justement, il n’y a pas d’odeur</em> »,</strong> dit-il, évoquant « <em>une ventilation, une VMC inversée, qui expulse et qui assèche les matières</em> ».</p>



<p>Ce qu’il cherche, ce n’est pas seulement <strong>l’hygiène réelle</strong> : c’est <strong>l’hygiène perçue.</strong> Celle qui rassure. Celle qui fait qu’on ne se sent pas héroïque d’avoir utilisé une toilette sèche. Celle qui fait que l’innovation cesse d’avoir besoin d’être défendue.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-economie-d-eau-a-changer-d-echelle">Une économie d’eau à changer d’échelle</h3>



<p>Le discours de Valéry Voyer se fait plus concret encore quand il parle chiffres, parce que là se dessine l’ordre de grandeur : <strong>« <em>1 000 utilisations, ça fait 20 litres chez moi. Dans les autres toilettes publiques, 1 000 utilisations <em>ça fait</em> 17 000 litres… 17 mètres cubes</em> »</strong>. Nul besoin de commentaires. Cette économie doit intéresser &#8211; en priorité &#8211; les collectivités, là où l’eau manque, là où l’été devient rupture.</p>



<p><strong>L’ambition, ici, n’est pas de <em>“sensibiliser”</em>.</strong> Elle est de <strong>substituer</strong> : proposer une alternative qui puisse prendre la place de l’existant, au même endroit, dans les mêmes logiques d’usage, en réduisant massivement la dépendance à l’eau. Il parle d’installation simple — « <em>une dalle béton</em> », « <em>un fil électrique</em> » — et il ouvre l’horizon : <strong>« <em>demain, l’idée, c’est de le rendre solaire, de le rendre autonome</em> »</strong>. Il évoque même la voie de conversion : « <em>enlever l’ancien système pour remettre un automate de toilettes sèches</em> ». Autrement dit : ne pas seulement vendre une cabine, mais proposer une transformation. La V1 de l&rsquo;E-Toilet, à La Quinière, n’est qu’un début : <strong>« <em>Maintenant le projet, c’est d’aller vers des zones plus touristiques, avec plus de passages. Et je suis prêt.</em> »</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-kapieco-aujourd-hui-une-entreprise-de-terrain-une-gamme-qui-s-epaissit">Kapieco aujourd’hui : une entreprise “de terrain”, une gamme qui s’épaissit</h3>



<p>Pour comprendre d’où vient cette obsession de l’usage, il faut regarder KapiEco telle qu’elle existe au quotidien : une entreprise qui s’est construite <strong>dans les événements</strong>, au contact des contraintes, des flux, des petits problèmes répétés jusqu’à devenir structurels.</p>



<p>Le cœur, au départ, ce sont les <strong>sanitaires écologiques</strong> — et <strong>un modèle basé sur la location</strong>. <em>« Au départ, plutôt de la location pour des événements. »</em> <strong>La vente vient aussi, notamment « <em>auprès des collectivités</em> », avec une logique d’entretien</strong> : vendre, puis contractualiser la continuité. Comme à La Chaussée-Saint-Victor.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="617" height="300" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-39.png" alt="" class="wp-image-32120" style="aspect-ratio:2.0568288363371185;width:617px;height:auto" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-39.png 617w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-39-300x146.png 300w" sizes="auto, (max-width: 617px) 100vw, 617px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo <em>kapieco.com</em></figcaption></figure>
</div>


<p>Et puis, très vite, la toilette seule ne suffit pas. Parce que la vie d’un événement ne se résume pas à un besoin : elle est une série de micro-gestes. « <em>Je retrouvais des poubelles dans mes toilettes sèches</em> », raconte-t-il. Donc<strong> il faut trier.</strong> Donc il invente, il ajoute de quoi trier les déchets in situ. Il commence par « <em>des mange-debout poubelles</em> », puis il crée « <em>des bars</em> » permettant la pratique. <strong>On lui demande des fontaines, il en fabrique</strong>. La gamme s’est construite pierre après pierre, au gré des demandes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="702" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5717-1024x702.jpeg" alt="KapiEco" class="wp-image-32117" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5717-1024x702.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5717-300x206.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5717-768x526.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5717-220x150.jpeg 220w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5717.jpeg 1484w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Les fontaines racontent bien sa manière : il y a le modèle raccordé au réseau, « <em>de l’eau potable</em> », et il y a la <strong><em>“boîte à eau”</em></strong>, avec bonbonne, pensée pour les ravitaillements sportifs. Il ajoute un système pour éviter de toucher la vanne — « <em>un petit poussoir</em> ». Un détail, encore une fois, qui dit la même chose que l’E-toilet : <strong>réduire les gestes problématiques, rendre l’usage fluide, hygiénique, presque invisible.</strong></p>



<p>Sur ce terrain de l’usage, un autre point compte : l’accessibilité. <strong>KapiEco propose des cabines PMR</strong> ; Valéry Voyer explique la logique de conception : plus grand volume, possibilité de circuler, de faire demi-tour, « <em>des barres pour se redresser</em> », et surtout une adaptation aux règles : <strong>« <em>j’ai pris la législation et j’ai adapté ma cabine</em> »</strong>.</p>



<p><strong>Quant au rayon d’action, il dépasse depuis longtemps le cercle local </strong>: toute la région Centre, la Sarthe, la Bourgogne, et le sud du Bassin parisien. Avec « <em>une centaine d’urinoirs, une cinquantaine de toilettes</em> » pour certains événements.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-entreprise-qui-se-prepare-a-grossir">Une entreprise qui se prépare à grossir</h3>



<p>Tout ce qui précède — la gamme, la logistique, l’innovation — réclame de l’espace. <strong>KapiEco a franchi ce seuil en rachetant, à Selommes, une ancienne usine, pour donner à l’activité un autre gabarit. </strong>Le financement, lui, n’est jamais raconté comme une ligne droite : il affleure par touches, au détour des années. « <em>J’ai eu un problème en 2020 </em><strong><em>avec le Covid… j’ai failli perdre l’entreprise</em> »,</strong> confie Valéry Voyer. Le dirigeant parle d’une période « <em>compliquée financièrement et mentalement</em> », d’autant qu’il avait « <em>beaucoup investi… en 2019</em> ». Puis vient le rebond : <strong>un rattrapage à partir de 2022, et des <em>“feux”</em> qu’il dit <em>“au vert”</em>.</strong></p>



<p>Sur le <strong><em>“fait en France”</em></strong>, Valéry Voyer ne déroule pas un slogan. Il énumère des lieux. <strong>« <em>Tous mes fournisseurs sont locaux</em> »</strong>, dit-il. Champigny-en-Beauce, Vendôme, le Breuil&#8230;<strong> <em>« C’est une fierté de pouvoir travailler avec des locaux. »</em></strong> Cette proximité, il la présente aussi comme une manière d’<strong>être réactif</strong> : fabriquer, ajuster, corriger, revenir.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-remonter-le-fil-le-parcours-d-un-fils-d-agriculteur-devenu-fabricant">Remonter le fil : le parcours d’un “fils d’agriculteur” devenu fabricant</h3>



<p>Après l’innovation, après l’entreprise, il reste une question : d’où vient cette façon de faire ? Valéry Voyer revient alors à son origine : <strong>« <em>Je suis originaire de Fossé,</em></strong><em> au nord de Blois</em> », <strong>« <em>fils d’agriculteur</em> »</strong>. Études agricoles, puis l’armée — « <em>ça ne m’a pas convenu</em> » — et un début de vie dans le commerce, dans le négoce du bâtiment. Puis une rupture, un besoin de changer : en 2007, il s’installe dans le service, la livraison, et la pose — abris, terrasses, clôtures. <strong>Le fil se dessine : le terrain, le bois, les entreprises, les chantiers, le concret.</strong></p>



<p>Vient <strong>2012</strong> : la rencontre avec <strong>l’idée.</strong> Un collègue menuisier revient avec une piste « <em>qui se développe en Bretagne</em> », les toilettes sèches. Il ne maîtrise pas le compostage. Il apprend. 2013 : prototype. <strong>2014 : statuts. KapiEco démarre.</strong> Il parle de conviction, de bascule intérieure : <strong>l’eau potable utilisée ainsi lui paraît « <em>aberrante</em> »</strong>. Il y voit un <em><strong>“retour aux sources”,</strong></em> une forme d’évidence qui, une fois entrée dans la tête, « <em>fait son bonhomme de chemin</em> ».</p>



<p>Ce qu’il aime, dit-il, c’est aussi l’impression de champ ouvert : <strong>« <em>un monde vierge</em> », où « <em>il y avait tout à créer</em> ». </strong>On entend, dans cette phrase, la raison de la gamme, des bars, des fontaines, des solutions qui s’empilent : quand le domaine est jeune, l’innovation n’est pas une option. Elle est le quotidien.</p>



<p>Le cofondateur de la société loir-et-chérienne dit travailler comme il est : <strong>« <em>Je ne suis pas forcément un ingénieur ; je suis ingénieux, peut-être</em> <strong><em>;</em></strong> <em>j’ai deux mains et je fabrique</em> »</strong>. L&rsquo;homme parle de <em>“flashs”</em>, de nuits courtes, d’idées qui arrivent et qu’il transforme en objets, puis en services, puis en ligne de production.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-40-1024x683.png" alt="" class="wp-image-32122" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-40-1024x683.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-40-300x200.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-40-768x512.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-40.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Photo kapieco.com</em></figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-2030-en-ligne-de-mire-la-vente-plus-forte-que-la-location">2030 en ligne de mire : la vente plus forte que la location</h3>



<p><strong>Que sera KapiEco en 2030 ?</strong> Valéry Voyer l’imagine <strong>« <em>assez grand</em> »</strong>, avec une ambition structurante : que la <strong>vente</strong> dépasse la <strong>location</strong> — ou au moins l’équilibre. <strong>Il ne promet pas</strong> un destin garanti : il dit l’inconnu. Ce qui pourrait empêcher ? « <em>prendre du retard commercial</em> », ne pas être assez présent pour faire connaître et faire adopter. <strong>« <em>On sème aujourd’hui… c’est long, vous savez, la récolte</em> »</strong>, glisse l&rsquo;entrepreneur, le fils d&rsquo;agriculteur, qui avec l’E-Toilet peut tout conquérir. À La Quinière, une promesse existe. Elle tient dans une cabine qui fonctionne — et dans<strong> l’ambition, désormais, de la voir se multiplier dans sa V2.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Pour plus d&rsquo;informations : <em><a href="https://kapieco.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">kapieco.com</a></em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/e-toilet-lambition-de-kapieco-de-la-quiniere-au-tres-grand-deploiement">E-Toilet : l’ambition de KapiEco, de La Quinière au “très grand” déploiement</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bloiscapitale.com/e-toilet-lambition-de-kapieco-de-la-quiniere-au-tres-grand-deploiement/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La pollution aux PFAS pèse au minimum 40 milliards d’euros annuels</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/la-pollution-aux-pfas-pese-au-minimum-40-milliards-deuros-annuels</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/la-pollution-aux-pfas-pese-au-minimum-40-milliards-deuros-annuels#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Jan 2026 13:49:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Commission européenne]]></category>
		<category><![CDATA[contamination]]></category>
		<category><![CDATA[coût environnemental]]></category>
		<category><![CDATA[eau potable]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[étude européenne]]></category>
		<category><![CDATA[PFAS]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[pollution chimique]]></category>
		<category><![CDATA[pollution durable]]></category>
		<category><![CDATA[pollution industrielle]]></category>
		<category><![CDATA[pollution PFAS]]></category>
		<category><![CDATA[santé environnementale]]></category>
		<category><![CDATA[santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[sols contaminés]]></category>
		<category><![CDATA[substances perfluorées]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bloiscapitale.com/?p=30829</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ils sont invisibles, persistants, omniprésents. Les PFAS — substances per- et polyfluoroalkylées — contaminent depuis plusieurs décennies l’environnement européen sans jamais disparaître réellement. Une étude commandée par la Commission européenne et publiée en janvier 2026 dresse pour la première fois une évaluation globale, chiffrée et prospective du coût de cette pollution pour la société. Le &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/la-pollution-aux-pfas-pese-au-minimum-40-milliards-deuros-annuels">La pollution aux PFAS pèse au minimum 40 milliards d’euros annuels</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Ils sont invisibles, persistants, omniprésents. <strong>Les PFAS</strong> — substances per- et polyfluoroalkylées — contaminent depuis plusieurs décennies l’environnement européen sans jamais disparaître réellement. Une étude commandée par la <strong><a href="https://environment.ec.europa.eu/news/new-study-confirms-huge-and-growing-costs-pfas-pollution-2026-01-29_en" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Commission européenne</a></strong> et publiée en janvier 2026 dresse pour la première fois <strong>une évaluation globale, chiffrée et prospective du coût de cette <a href="https://bloiscapitale.com/helene-menou-et-florent-gropart-cobayes-loir-et-cheriens-pour-mesurer-les-pfas" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pollution</a> pour la société.</strong> Le constat est lourd : même limitée à quelques molécules, la facture se compte déjà <strong>en dizaines de milliards d’euros par an.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-exposition-generalisee-de-la-population">Une exposition généralisée de la population</h2>



<p>Utilisés depuis les années 1950 pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes ou résistantes à la chaleur, <strong>les PFAS se retrouvent aujourd’hui dans l’eau, les sols, l’air, l’alimentation et le sang humain</strong>. Leur particularité tient à leur extrême stabilité chimique : une fois émis, ils se dégradent très lentement, parfois sur plusieurs décennies.</p>



<p>Les modélisations réalisées pour l’ensemble de l’Espace économique européen montrent que <strong>la quasi-totalité de la population est aujourd’hui exposée aux PFAS, à des niveaux variables.</strong> Trois grands profils sont distingués : la population générale, dite « de fond » ; les populations vivant à proximité de sites industriels ou de zones contaminées ; les travailleurs exposés professionnellement.</p>



<p><strong>En 2024, près de 14 % de la population européenne vivrait déjà dans des zones à exposition élevée.</strong> En l’absence de changement majeur, cette proportion pourrait encore augmenter d’ici 2050, sous l’effet de la hausse des usages et de la persistance des contaminations existantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-effets-sanitaires-desormais-documentes">Des effets sanitaires désormais documentés</h2>



<p>La littérature scientifique analysée dans le rapport établit des liens solides entre l’exposition à certains PFAS et plusieurs <strong>atteintes à la santé humaine</strong>. Parmi les effets les mieux documentés figurent notamment des troubles immunitaires et endocriniens, des atteintes hépatiques, des maladies cardiovasculaires, des troubles de la reproduction, des effets sur la grossesse et le développement fœtal, certains cancers. Pour pouvoir quantifier économiquement ces impacts, <strong>l’étude se limite à quatre substances pour lesquelles les données sont jugées suffisamment robustes</strong> : le PFOA, le PFOS, le PFHxS et le PFNA. Un choix méthodologique qui conduit les auteurs à souligner à plusieurs reprises que <strong>leurs estimations constituent un minimum,</strong> et non une évaluation exhaustive du risque sanitaire réel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-facture-sanitaire-deja-massive">Une facture sanitaire déjà massive</h2>



<p>Pour l’année 2024, les coûts sanitaires attribuables à l’exposition à ces quatre PFAS sont estimés à environ <strong>39,5 milliards d’euros par an</strong> à l’échelle européenne. Ces coûts intègrent <strong>une partie des dépenses de santé et des pertes de productivité,</strong> mais aussi les pertes de qualité et d’espérance de vie, les maladies chroniques liées à l’exposition, et les décès statistiques attribuables à la pollution. À ces montants s’ajoutent environ <strong>3,8 milliards d’euros par an</strong> liés à la dépollution des sols et au traitement de l’eau. Résultat, la pollution aux PFAS représente déjà plus de <strong>40 milliards d’euros annuels</strong> <strong>pour la société européenne.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quatre-scenarios-pour-mesurer-le-cout-de-l-action-et-de-l-inaction">Quatre scénarios pour mesurer le coût de l’action… et de l’inaction</h2>



<p>L’étude projette ces coûts jusqu’en 2050 selon quatre hypothèses distinctes. <strong>Le premier scénario, dit <em>« tendanciel »</em>, correspond à la poursuite des pratiques actuelles.</strong> Dans ce cas, les émissions de PFAS continueraient d’augmenter, les zones contaminées s’étendraient, et la pollution s’inscrirait durablement dans les territoires. Le coût cumulé atteindrait environ <strong>440 milliards d’euros</strong> d’ici 2050.</p>



<p>Le deuxième scénario repose sur l’application stricte de la directive européenne <strong>sur l’eau potable.</strong> Si les concentrations dans l’eau diminuent localement, l’étude montre que <strong>l’impact sanitaire reste très limité, l’alimentation</strong> constituant la principale source d’exposition. <strong>Le coût global demeure alors comparable (450 milliards €</strong>).</p>



<p>Le troisième scénario correspond au <strong>respect de normes environnementales très strictes sur les eaux de surface et les nappes souterraines.</strong> Cette option permettrait de réduire fortement l’exposition humaine, mais au prix d’un <strong>traitement massif des eaux usées dans toute l’Europe.</strong> Le coût cumulé dépasserait alors <strong>1 700 milliards d’euros</strong>, essentiellement en raison des investissements techniques nécessaires.</p>



<p><strong>Le quatrième scénario envisage un arrêt progressif de la production et des usages des PFAS.</strong> Dans cette hypothèse, les émissions chuteraient fortement à partir de 2030, entraînant une diminution lente mais durable de la contamination humaine, compte tenu de la persistance des substances déjà présentes. Ce scénario apparaît comme le moins coûteux à long terme, avec un coût estimé à <strong>environ 330 milliards d’euros</strong> sur la période.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-interdire-plutot-que-reparer">Interdire plutôt que réparer</h2>



<p>L’un des enseignements majeurs de l’étude tient dans ce paradoxe économique : plus l’action est tardive, plus elle devient coûteuse. <strong>Traiter la pollution une fois installée</strong> — notamment par des systèmes de filtration de l’eau — <strong>s’avère nettement plus onéreux que la réduction à la source.</strong></p>



<p>Les auteurs soulignent également que les coûts environnementaux n’ont pas pu être pleinement chiffrés. <strong>Les atteintes à la biodiversité, à la production alimentaire ou aux services écosystémiques pourraient pourtant représenter, à terme, plusieurs milliards d’euros supplémentaires.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-cout-probablement-sous-estime">Un coût probablement sous-estimé</h2>



<p>L’étude insiste enfin sur ses propres limites. Les calculs ne concernent qu’une infime partie des PFAS existants, <strong>sans prise en compte des effets combinés entre substances, des expositions chroniques sur plusieurs générations, des impacts écologiques indirects.</strong> Autrement dit, les montants avancés ne constituent pas une estimation maximale, mais un <strong>seuil minimal documenté.</strong></p>



<p>À travers cette analyse, la Commission européenne met en lumière une réalité désormais difficile à ignorer : <strong>la pollution aux PFAS n’est plus seulement une question environnementale, mais un enjeu sanitaire, économique et politique de long terme.</strong> Derrière les chiffres, comme une évidence : interdire.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Source : European Commission: Directorate-General for Environment, Ricardo, Trinomics and WSP, <em>The cost of PFAS pollution for our society – Final report</em>, Publications Office of the European Union, 2026, <a href="https://data.europa.eu/doi/10.2779/9590509" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://data.europa.eu/doi/10.2779/9590509</a></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/la-pollution-aux-pfas-pese-au-minimum-40-milliards-deuros-annuels">La pollution aux PFAS pèse au minimum 40 milliards d’euros annuels</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bloiscapitale.com/la-pollution-aux-pfas-pese-au-minimum-40-milliards-deuros-annuels/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>[Municipales] Blois en Commun déroule sa méthode et dévoile des mesures</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/municipales-blois-en-commun-deroule-sa-methode-et-devoile-des-mesures</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/municipales-blois-en-commun-deroule-sa-methode-et-devoile-des-mesures#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 10:35:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[1.2.3... Les informations]]></category>
		<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Municipales 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Agglopolys]]></category>
		<category><![CDATA[blois]]></category>
		<category><![CDATA[blois capitale]]></category>
		<category><![CDATA[Blois en commun]]></category>
		<category><![CDATA[centre-ville de Blois]]></category>
		<category><![CDATA[citoyenneté]]></category>
		<category><![CDATA[Claire Molliere]]></category>
		<category><![CDATA[collectif Blois en commun]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie participative]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[élections municipales]]></category>
		<category><![CDATA[Ingrid Souilla]]></category>
		<category><![CDATA[Malik Boufatah]]></category>
		<category><![CDATA[municipales 2026]]></category>
		<category><![CDATA[municipales Blois 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Orgelet]]></category>
		<category><![CDATA[Nous Blois]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[politique locale]]></category>
		<category><![CDATA[réunion publique]]></category>
		<category><![CDATA[vie municipale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bloiscapitale.com/?p=30595</guid>

					<description><![CDATA[<p>Lundi soir, à Escale et Habitat, la liste citoyenne et écologiste Blois en Commun &#8211; avec pour tête de liste Nicolas Orgelet &#8211; organisait l’une de ses grandes réunions publiques de campagne en vue des élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Une rencontre dense, suivie, et marquée par un format volontairement participatif, fidèle &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/municipales-blois-en-commun-deroule-sa-methode-et-devoile-des-mesures">[Municipales] Blois en Commun déroule sa méthode et dévoile des mesures</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Lundi soir,</strong> à Escale et Habitat, la <a href="https://www.bloisencommun.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">liste citoyenne</a> et écologiste <strong>Blois en Commun</strong> &#8211; avec pour tête de liste <strong>Nicolas Orgelet</strong> &#8211; organisait l’une de ses grandes réunions publiques de campagne en vue des élections municipales des <strong>15 et 22 mars 2026.</strong> Une rencontre dense, suivie, et marquée par <strong>un format volontairement participatif,</strong> fidèle à la méthode que le collectif entend défendre tout au long de la campagne. Dans une salle largement remplie — environ 130 personnes, près de 150 en comptant l&rsquo;organisation — la réunion a d’abord pris la forme d’un temps collectif, avant de se prolonger par un dispositif plus singulier : <strong>une répartition du public en trois groupes, afin de favoriser l’échange direct avec les membres de la liste.</strong> Une manière, pour Blois en Commun, de traduire concrètement <strong><a href="https://bloiscapitale.com/municipales-blois-en-commun-affiche-sa-methode-ses-valeurs-et-les-premieres-lignes-de-son-projet" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’un de ses principes centraux</a> : replacer les habitantes et les habitants au cœur de la discussion politique.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="634" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4742-1024x634.jpeg" alt="Blois en Commun" class="wp-image-30579" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4742-1024x634.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4742-300x186.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4742-768x475.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4742-1536x951.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4742-2048x1267.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reunion-publique-pensee-comme-un-temps-d-echange">Une réunion publique pensée comme un temps d’échange</h2>



<p>La soirée s’ouvre en plénière. Face au public, <strong>Claire Molliere, <a href="https://bloiscapitale.com/municipales-nous-blois-et-blois-en-commun-sunissent-et-revendiquent-une-autre-maniere-de-faire-de-la-politique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ingrid Souilla, <strong>Malik Boufatah</strong></a> et Nicolas Orgelet</strong> prennent la parole pour se présenter, et rappeler les fondements de la démarche engagée depuis plus d’un an : une volonté affichée de renouveler les pratiques politiques locales, de renforcer la participation citoyenne et de construire un projet municipal fondé sur le dialogue. <strong>Dans la salle, des habitants de différents quartiers, militants associatifs, citoyens engagés ou simplement curieux</strong> de venir écouter les propositions portées par cette liste autonome à gauche. Après ce premier temps collectif, le choix est fait de scinder l’assemblée en trois groupes. Objectif affiché : <strong>permettre une parole plus libre, moins intimidante, et favoriser des échanges plus directs autour de thématiques précises.</strong> Un format assumé, pensé comme une réponse aux limites souvent constatées lors des grandes réunions publiques, où la prise de parole reste fréquemment réservée aux mêmes profils.</p>



<p><strong>Dans les groupes constitués, les échanges s’installent rapidement.</strong> Les habitantes et habitants interrogent, réagissent, partagent leurs constats et leurs préoccupations. Les discussions portent sur des sujets concrets : cadre de vie, mobilités, tranquillité, accès aux soins, alimentation, école, etc.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="433" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4740-1024x433.jpeg" alt="Blois en Commun" class="wp-image-30578" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4740-1024x433.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4740-300x127.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4740-768x325.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4740-1536x650.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4740-2048x867.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>La parole circule. Les membres de la liste, présents dans chaque salle, se positionnent davantage comme interlocuteurs que comme orateurs, prenant note des questions, répondant aux interrogations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-dix-premieres-mesures-devoilees">Dix premières mesures dévoilées</h2>



<p>Au-delà de la méthode, la réunion a également été l’occasion pour Blois en Commun de rendre publiques <strong>dix premières mesures</strong> autour de trois axes revendiqués : <strong>solidarité, écologie et proximité</strong>.</p>



<p>La première mesure concerne justement le <strong>renouvellement des pratiques démocratiques</strong>. Le collectif propose de permettre aux habitantes et habitants de proposer des délibérations et de participer au travail sur de grandes politiques publiques, avec des budgets dédiés.</p>



<p>Blois en Commun avance également l’idée d’une <strong>tarification sociale et progressive de l’eau</strong>. Le principe posé repose sur un tarif bas pour les usages essentiels, accompagné de tarifs plus élevés en cas de surconsommation. L’objectif revendiqué est double : <strong>davantage d’équité dans l’accès à une ressource essentielle, et une réduction du gaspillage.</strong></p>



<p>Parmi les mesures mises en avant figure la création d’<strong>une sécurité sociale de l’alimentation</strong>. Celle-ci viserait à garantir à chaque habitante et habitant <strong>un droit effectif à une alimentation saine et locale.</strong> Une proposition qui s’inscrit dans un ensemble plus large de réflexions autour de la santé publique, de la justice sociale et de la transition écologique.</p>



<p>Sur les questions de sécurité et de cadre de vie, Blois en Commun propose le lancement, dès la première année du mandat, d’<strong>une convention citoyenne dédiée à la tranquillité publique et à la lutte contre les délits et incivilités</strong>. Sont notamment évoquées les problématiques de vitesse excessive dans les rues, de trafics ou encore de dépôts sauvages de déchets. Le dispositif serait assorti d’un budget spécifique pour des solutions concrètes et efficaces.</p>



<p>La liste menée par Nicolas Orgelet affiche également la volonté de mettre en œuvre <strong>une politique de santé ambitieuse</strong> à l’échelle municipale : création d’un centre municipal de santé, accueil de formations médicales et paramédicales, actions de prévention en matière de santé mentale, soutien à l’hôpital et lutte contre les pollutions environnementales liées à l’eau, à l’air et à l’alimentation.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-relocaliser-l-economie-blesoise">Relocaliser l’économie blésoise</h3>



<p>Sur le plan économique, Blois en Commun souhaite organiser <strong>des Assises de l’économie</strong>, réunissant industries, entreprises, artisans, PME, syndicats et chambres consulaires. L’objectif affiché est de construire une économie blésoise plus robuste et plus résiliente, s’appuyant prioritairement sur les acteurs locaux.</p>



<p><strong>La question du centre-ville</strong> occupe également une place importantes. Le collectif évoque le <strong>rachat de bâtiments vacants</strong>, leur rénovation, l’installation de commerces de proximité manquants, la création d’une boutique <em>« espace test »</em>, d’un café associatif et culturel, ainsi que le développement d’activités tertiaires et de logements accessibles dans les étages.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-mobilites-renovation-energetique-et-vie-associative">Mobilités, rénovation énergétique et vie associative</h3>



<p>Concernant les déplacements, Blois en Commun propose d’<strong>adapter la politique de transport</strong> afin de la rendre <strong>plus accessible, écologique et inclusive.</strong> Parmi les pistes avancées figurent <strong>la gratuité des bus le samedi et pour les jeunes, l’augmentation des fréquences, l’objectif de zéro discontinuité cyclable, la mise en place d’un plan de déplacement piéton et la création de navettes gratuites depuis trois parkings relais.</strong></p>



<p>Le collectif souhaite par ailleurs <strong>renforcer l’isolation des bâtiments communaux</strong>, dans le but de réduire les consommations énergétiques et d’améliorer la qualité de vie au travail, avec une priorité donnée à la rénovation des écoles et des crèches.</p>



<p>Enfin, la dixième mesure prévoit d’<strong>ouvrir les commissions d’allocation de subventions à la vie associative</strong> à des personnes non élues issues de la société civile, dans un objectif de transparence. Il est également question d&rsquo;<strong>un renforcement des aides pour les projets favorisant le sport-santé, la mixité sociale, la féminisation des instances, l’éducation et l’accessibilité.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/municipales-blois-en-commun-deroule-sa-methode-et-devoile-des-mesures">[Municipales] Blois en Commun déroule sa méthode et dévoile des mesures</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bloiscapitale.com/municipales-blois-en-commun-deroule-sa-methode-et-devoile-des-mesures/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’agglomération blésoise compte désormais 41 étoiles pour la qualité de sa nuit</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/lagglomeration-blesoise-compte-desormais-41-etoiles-pour-la-qualite-de-sa-nuit</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/lagglomeration-blesoise-compte-desormais-41-etoiles-pour-la-qualite-de-sa-nuit#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 09:25:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agglopolys]]></category>
		<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
		<category><![CDATA[ANPCEN]]></category>
		<category><![CDATA[biodiversité nocturne]]></category>
		<category><![CDATA[blois]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Degruelle]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Martin-Brisset]]></category>
		<category><![CDATA[communes labellisées]]></category>
		<category><![CDATA[éclairage public]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[pollution lumineuse]]></category>
		<category><![CDATA[SCoT Blaisois]]></category>
		<category><![CDATA[SIAB]]></category>
		<category><![CDATA[sobriété énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[Territoire de Villes et Villages Étoilés]]></category>
		<category><![CDATA[trame étoilée]]></category>
		<category><![CDATA[Trame Noire]]></category>
		<category><![CDATA[une]]></category>
		<category><![CDATA[villes et villages étoilés]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bloiscapitale.com/?p=30590</guid>

					<description><![CDATA[<p>La nuit n’est plus seulement une parenthèse entre deux journées. Elle est un espace écologique à part entière, fragile, structurant, et profondément impacté par les choix d’aménagement. C’est tout l’enjeu du travail mené depuis plusieurs années autour de la trame noire, également appelée trame étoilée, au cœur d’une réflexion territoriale qui associe élus, techniciens, scientifiques &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/lagglomeration-blesoise-compte-desormais-41-etoiles-pour-la-qualite-de-sa-nuit">L’agglomération blésoise compte désormais 41 étoiles pour la qualité de sa nuit</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La nuit n’est plus seulement une parenthèse entre deux journées. Elle est un espace écologique à part entière, fragile, structurant, et profondément impacté par les choix d’aménagement. C’est tout l’enjeu du travail mené depuis plusieurs années autour de la <strong><a href="https://bloiscapitale.com/un-vendredi-soit-pour-decouvrir-et-proteger-la-trame-noire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">trame noire</a></strong>, également appelée <strong>trame étoilée</strong>, au cœur d’une réflexion territoriale qui associe élus, techniciens, scientifiques et associations environnementales. Réunis vendredi dernier lors d’un <a href="https://www.agglopolys.fr/DISABLE_REDIRECT_MOBILE/1/919-l-organisation-politique.htm#:~:text=Le%20conseil%20communautaire,et%20ses%20s%C3%A9ances%20sont%20publiques." target="_blank" rel="noreferrer noopener">conseil communautaire</a>, les acteurs du territoire ont présenté les résultats d’une étude inédite menée par le <strong>SIAB – Syndicat intercommunal de l’agglomération blésoise,</strong> ainsi que la remise officielle des labels <strong><em>« Villes et villages étoilés »</em></strong> <a href="https://www.anpcen.fr/?id_rub=&amp;id_ss_rub=127&amp;id_actudetail=267" target="_blank" rel="noreferrer noopener">décernés par l’<strong>ANPCEN</strong></a>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4653-1024x538.jpeg" alt="Villes et villages étoilés" class="wp-image-30581" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4653-1024x538.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4653-300x158.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4653-768x404.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4653-1536x808.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4653-2048x1077.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-comprendre-la-trame-noire-preserver-l-obscurite-pour-le-vivant">Comprendre la trame noire : préserver l’obscurité pour le vivant</h2>



<p>De 2023 à 2025, le SIAB a conduit une <strong>étude complète consacrée à la trame noire</strong>, ou trame étoilée. Celle-ci correspond à <strong>l’ensemble des corridors écologiques caractérisés par une certaine obscurité</strong>, empruntés par les espèces nocturnes pour se déplacer, se nourrir ou se reproduire.</p>



<p>Cette trame complète la <a href="https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/trame-verte-bleue#:~:text=La%20trame%20verte%20fait%20r%C3%A9f%C3%A9rence,canaux%2C%20%C3%A9tangs%2C%20zones%20humides." target="_blank" rel="noreferrer noopener">trame verte et bleue</a> déjà bien identifiée dans les documents de planification. Elle permet d’intégrer une dimension longtemps négligée : <strong>le rôle de la nuit dans les continuités écologiques</strong>. L’étude s’est appuyée sur plusieurs niveaux d’analyse : un état des lieux des pratiques d’éclairage public ; une connaissance écologique fine du territoire, notamment à travers les chauves-souris, espèces indicatrices protégées depuis 1981 ; un croisement de ces données afin d’identifier les zones fonctionnelles, dégradées ou rompues par la lumière artificielle.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="720" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4648-1024x720.jpeg" alt="Agglopolys" class="wp-image-30582" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4648-1024x720.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4648-300x211.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4648-768x540.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4648-1536x1080.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4648-2048x1440.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-chiffres-qui-eclairent-autrement-la-nuit">Des chiffres qui éclairent autrement la nuit</h2>



<p>Les données présentées lors du conseil communautaire donnent la mesure des enjeux. À l’échelle du SIAB, <strong>29 500 luminaires publics</strong> ont été recensés pour <strong>146 000 habitants</strong>, soit environ <strong>un lampadaire pour cinq habitants</strong>, une moyenne comparable au niveau national. Mais leur implantation n’est pas neutre : <strong>23 780 mâts</strong> impactent des réservoirs de biodiversité ; <strong>5 237 mâts</strong> affectent directement des corridors écologiques. Les effets sont loin d’être marginaux. Car <strong>64 % des invertébrés</strong> et <strong>plus de 30 % des vertébrés</strong> sont des espèces nocturnes. Un seul lampadaire peut provoquer la mort d’environ <strong>150 insectes par nuit d’été</strong>.</p>



<p>Les mesures de qualité du ciel nocturne, réalisées à l’aide d’instruments embarqués, ont également mis en évidence un phénomène souvent méconnu : <strong>les pratiques d’une commune influencent directement la qualité du ciel des communes voisines</strong>. À Saint-Denis-sur-Loire, par exemple, la qualité du ciel ne devient réellement optimale qu’à partir du moment où Blois éteint une partie de ses quartiers. <strong>Une démonstration concrète de l’interdépendance territoriale.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-evolution-mesurable-sur-dix-ans">Une évolution mesurable sur dix ans</h2>



<p>Malgré ces constats, les résultats montrent aussi une dynamique positive. À l’échelle du SIAB, <strong>la pollution lumineuse a déjà été divisée par deux en dix ans</strong>. Une baisse visible sur les images satellites, confirmée par les données de radiance nocturne. Entre 2014 et 2024, l’indice de qualité de la nuit s’est nettement amélioré, même si certains pôles urbains — Blois, Mer ou Saint-Laurent-Nouan — demeurent très structurants dans le paysage lumineux.</p>



<p>L’objectif affiché est clair : <strong>diviser encore par deux la pollution lumineuse entre 2025 et 2030</strong>, en cohérence avec la Stratégie nationale pour la biodiversité. Ces orientations seront intégrées au <strong>Schéma de cohérence territoriale (SCoT) du Blaisois</strong>, actuellement en cours de révision, afin d’être ensuite déclinées dans les PLUi, les plans climat et les politiques locales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-eclairer-mieux">Éclairer mieux</h2>



<p>Contrairement aux idées reçues, la réflexion <strong>ne se limite pas à <em>« éteindre »</em></strong>. Elle porte sur <strong>la qualité, la temporalité et l’orientation de la lumière</strong>. <em>« Il ne s’agit pas de faire du blackout partout »</em>, a insisté <strong>Christophe Degruelle, président du SIAB,</strong> rappelant la nécessité d’adapter les horaires aux usages réels, aux lieux et aux périodes de l’année. La technologie joue ici un rôle central, à condition d’être maîtrisée.<br>Les LED, par exemple, peuvent être vertueuses… ou très problématiques.</p>



<p><em>« Une LED trop blanche, au-delà de 3 000 kelvins, c’est interdit. Et c’est le pire pour l’humain, car elle inhibe la sécrétion de mélatonine »</em>, a expliqué <strong>Christophe Martin-Brisset</strong>, correspondant Loir-et-Cher de l’ANPCEN. Les recommandations actuelles privilégient des températures de couleur très chaudes — <strong>2 200 kelvins, voire 1 850 kelvins dans les zones naturelles</strong> — proches des anciens éclairages orangés, bien mieux tolérés par la biodiversité et par le sommeil humain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-securite-des-idees-recues-a-deconstruire">Sécurité : des idées reçues à déconstruire</h2>



<p><strong>La question du sentiment d’insécurité &#8211; lié à des défauts d&rsquo;éclairage &#8211; ne peut être ignorée</strong>. <em>« Les chiffres montrent que l’extinction en cœur de nuit n’augmente pas la délinquance, et peut même s’accompagner d’une baisse des incivilités »,</em> répond Christophe Martin-Brisset, citant notamment des données issues de collectivités ayant mis en place des extinctions nocturnes dès 2022. Pour autant, la notion d’<strong>acceptabilité sociale</strong> reste centrale. Plusieurs élus ont souligné l’importance du ressenti, <strong>notamment pour les femmes ou les usagers tardifs des transports.</strong></p>



<p>La réponse passe par une <strong>gestion fine et sélective</strong> de l’éclairage : maintenir certains axes plus longtemps, rallumer plus tôt à proximité des gares ou des arrêts de bus, et compenser ailleurs par des extinctions anticipées. <strong><em>« C’est une affaire de gestion intelligente dans l’espace et dans le temps »</em></strong>, résume le représentant de l’ANPCEN.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-label-villes-et-villages-etoiles-moteur-de-progres">Le label « Villes et villages étoilés », moteur de progrès</h2>



<p>Créé en 2009, le label <strong><em>« Villes et villages étoilés »</em></strong> récompense les communes engagées dans une <strong>amélioration continue de la qualité de l’environnement nocturne</strong>, pour les humains comme pour la biodiversité. Il s’appuie sur les pratiques d’extinction ; la puissance et la couleur des luminaires ; l’orientation des flux lumineux ; la prise en compte du cadre réglementaire. À ce jour, <strong>1 062 communes sont labellisées en France</strong>.</p>



<p>Les derniers résultats de l’ANPCEN font état de <strong>42 communes labellisées “Villes et Villages Étoilés”</strong>, pour un total de <strong>113 étoiles</strong> à l’échelle du département. Le <strong>Grand Chambord</strong> se distingue tout particulièrement : <strong>15 communes labellisées sur 16</strong> lui permettent d’obtenir la distinction <strong><em>“Territoire de Villes et Villages Étoilés”</em></strong>, faisant de ce territoire le <strong>premier de la Région Centre-Val de Loire</strong>. À noter également la performance de <strong>Neuvy</strong> et <strong>Fontaines-en-Sologne</strong>, qui obtiennent <strong>quatre étoiles</strong>. Deux communes ont en revanche perdu leur label : <strong>Ouchamps et Ménars</strong>.</p>



<p>Dans le centre du département, <strong>Agglopolys</strong> affiche également une forte mobilisation avec <strong>16 communes labellisées</strong>, parmi lesquelles <strong>Blois, Vineuil et Saint-Gervais-la-Forêt</strong>. La capitale départementale décroche <strong>une étoile</strong>, tandis que <strong>La Madeleine-Villefrouin</strong>, l’une des plus petites communes du Loir-et-Cher, obtient <strong>trois étoiles</strong>. L’agglomération blésoise compte désormais <strong>41 étoiles</strong> pour la qualité de sa nuit.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/lagglomeration-blesoise-compte-desormais-41-etoiles-pour-la-qualite-de-sa-nuit">L’agglomération blésoise compte désormais 41 étoiles pour la qualité de sa nuit</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bloiscapitale.com/lagglomeration-blesoise-compte-desormais-41-etoiles-pour-la-qualite-de-sa-nuit/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
