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	<title>Archives des Découvrir - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des Découvrir - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>À Blois, le patrimoine reprend la rue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 13:13:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La programmation de printemps (du 11 avril au 28 juin) de Ville d’art et d’histoire donne envie de se réapproprier la cité. À l’heure où Blois fête les 40 ans de son label, la ville propose de nouveau une manière de se relire : plus mobile, plus sensible, parfois plus ludique, sans rien céder sur &#8230;</p>
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<p><strong>La <a href="https://bloiscapitale.com/le-programme-estival-de-blois-ville-dart-et-dhistoire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">programmation</a> de printemps</strong> (du 11 avril au 28 juin) de <strong><em>Ville d’art et d’histoire</em></strong> donne envie de se réapproprier la cité. À l’heure où <strong>Blois fête les 40 ans de son label,</strong> la ville propose de nouveau une manière de se relire : plus mobile, plus sensible, parfois plus ludique, sans rien céder sur le fond.</p>



<p><strong>Blois a ceci de particulier qu’on croit souvent la connaître.</strong> On la traverse, on la monte, on la descend, on longe ses murs, ses degrés, ses places, ses jardins, ses silhouettes familières. Et puis, à force de l’avoir sous les yeux, on finit parfois par ne plus la voir. C’est précisément contre cette usure du regard que s’inscrit la programmation de printemps de Ville d’art et d’histoire. Cela via un ensemble de visites guidées, d’animations et de rendez-vous qui, au fond, disent moins <em>« venez consommer du patrimoine »</em> que <em>« venez lire ou relire Blois »</em>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5938-1024x768.jpeg" alt="Blois Cathédrale" class="wp-image-32481" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5938-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5938-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5938-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5938-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5938-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p><strong>Fabienne Quinet, adjointe à la culture et au tourisme,</strong> l&rsquo;affirme : il ne s’agit pas seulement de <em>« présenter de beaux monuments »</em>, mais aussi de <em><strong>« raconter l’histoire de ces monuments »</strong></em>, d’en donner les clés de lecture, et de permettre à chacun, <em>« quel que soit son âge, quelles que soient ses connaissances, son histoire personnelle »</em>, de se réapproprier la ville. <strong>Le patrimoine,</strong> à Blois, ce n’est pas seulement de <em>« l’histoire ancienne »</em> ; c’est <em><strong>« l’histoire que l’on vit aussi parce qu’on le côtoie tous les jours ».</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5902-768x1024.jpeg" alt="Blois Saint-Vincent" class="wp-image-32482" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5902-768x1024.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5902-225x300.jpeg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5902-1152x1536.jpeg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5902-1536x2048.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5902-scaled.jpeg 1920w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-aleatours">Des Aléatours</h2>



<p>C’est la grande nouveauté de cette saison. Pour marquer les 40 ans du label, le service a imaginé les <strong>Aléatours</strong> : trois visites, une par mois, dans trois secteurs différents — le quartier gare, le centre-ville autour de la place Louis-XII et le quartier administratif — avec un principe simple : <strong>introduire de l’aléatoire dans la découverte.</strong> </p>



<p><strong>Alice Mallet, cheffe de projet Ville d’art et d’histoire,</strong> résume l’esprit du dispositif : il s’agit de <em><strong>« découvrir de façon originale un quartier »,</strong></em> <strong>en laissant les visiteurs piocher des objets qui serviront d’entrées dans le parcours</strong>. Autrement dit, on sort du commentaire patrimonial entièrement balisé. La visite peut bifurquer, surprendre, faire émerger d’autres détails, d’autres récits, d’autres points d’attention.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-saint-nicolas-la-lumiere-et-le-xxe-siecle">Saint-Nicolas, la lumière et le XXe siècle</h2>



<p>Le reste de la programmation confirme cette volonté d’<strong>embrasser Blois dans sa diversité.</strong> Il y a la ville médiévale et fortifiée, la ville Renaissance, la ville marquée par les bombardements de 1940 puis reconstruite, la ville traversée par ses circulations anciennes et modernes, la ville religieuse, la ville industrielle, la ville des usages quotidiens, des fontaines, des rues, des noms qui restent quand leur origine s’efface.</p>



<p>Parmi les temps forts du printemps, <strong>l’église Saint-Nicolas</strong>. Après cinq ans de travaux, l’édifice a retrouvé sa pleine visibilité. Sa restauration donne lieu à une visite dédiée, centrée sur <strong>Max Ingrand et l’après-guerre</strong>. Plus largement, <strong>un cycle de visites est consacré aux vitraux du XXe siècle à Blois,</strong> de Saint-Nicolas donc à Notre-Dame-de-la-Trinité, de Saint-Louis à Saint-Joseph.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-juin-au-jardin">Juin au jardin</h2>



<p><strong>Les Rendez-vous aux jardins, les 6 et 7 juin</strong> prolongent la logique générale du programme : faire voir autrement. <strong>Les jardins de l’Évêché,</strong> labellisés <a href="https://www.lesplusbeauxjardinsdefrance.com/le-jardin-remarquable/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jardin remarquable</a>, y occupent une place centrale, avec une visite à deux voix menée par un jardinier et une guide-conférencière. <strong>Le pavillon Anne-de-Bretagne</strong> accueille de son côté des animations autour des jardins médiévaux, avec stations sensorielles, visites flash, <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Thaumatrope" target="_blank" rel="noreferrer noopener">thaumatrope</a></strong> et empreintes végétales. Une balade proposée avec le Muséum invite même à <strong>regarder les jardins du point de vue des animaux.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-programme-ville-d-art-et-d-histoire-printemps-2026">Programme Ville d’art et d’histoire — printemps 2026</h2>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><thead><tr><th>Date</th><th>Heure</th><th>Intitulé</th><th>Type</th></tr></thead><tbody><tr><td><strong>Samedi 11 avril</strong></td><td>16h</td><td>À la découverte de Blois</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 12 avril</strong></td><td>16h</td><td>Aléa-tour – Quartier Gare</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Mercredi 15 avril</strong></td><td>16h</td><td>L’église Saint-Nicolas : Max Ingrand et l’après-guerre</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 18 avril</strong></td><td>11h</td><td>Sur les pas de Jeanne d’Arc à Blois</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 18 avril</strong></td><td>14h</td><td>Jeu de piste « La Coupe de Poudloire a disparu »</td><td>Animation</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 19 avril</strong></td><td>16h</td><td>Blois au temps de Jean Jaurès</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 25 avril</strong></td><td>16h</td><td>Blois, ville fortifiée</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 26 avril</strong></td><td>16h</td><td>Sur les pas de Jeanne d’Arc à Blois</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Vendredi 1er mai</strong></td><td>16h</td><td>Se déplacer à Blois au fil des siècles</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 2 mai</strong></td><td>16h</td><td>Hôtels particuliers et maisons Renaissance</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 3 mai</strong></td><td>15h30</td><td>La Basilique Notre-Dame de la Trinité : Louis Barillet et son atelier</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Vendredi 8 mai</strong></td><td>16h</td><td>La Reconstruction de Blois</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 9 mai</strong></td><td>16h</td><td>Printemps des Cimetières : Le cimetière de Blois-Ville</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 10 mai</strong></td><td>16h</td><td>Visite théâtralisée : « Sur les traces d’Arsène Lupin »</td><td>Animation</td></tr><tr><td><strong>Vendredi 15 mai</strong></td><td>16h</td><td>Le quartier de la Chocolaterie Poulain</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 16 mai</strong></td><td>16h</td><td>Qui dit vrai ?</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 17 mai</strong></td><td>16h</td><td>Aléa-tour : Place Louis XII</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 23 mai</strong></td><td>16h</td><td>Dans les yeux d’Armand</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 24 mai</strong></td><td>16h</td><td>Visite théâtralisée : « Sur les traces d’Arsène Lupin »</td><td>Animation</td></tr><tr><td><strong>Samedi 30 mai</strong></td><td>16h</td><td>Ces statues que l’on ne saurait voir</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 31 mai</strong></td><td>16h</td><td>Mystérieux noms de rues</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 6 juin</strong></td><td>9h30 à 12h30</td><td>Matinée au Pavillon Anne de Bretagne</td><td>Animation</td></tr><tr><td><strong>Samedi 6 juin</strong></td><td>14h30</td><td>Visite des Jardins de l’Évêché</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 6 juin</strong></td><td>16h30</td><td>Le jardin vu par les animaux</td><td>Animation</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 7 juin</strong></td><td>9h30 à 12h30</td><td>Matinée au Pavillon Anne de Bretagne</td><td>Animation</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 7 juin</strong></td><td>11h</td><td>Blois royale et ses fontaines</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 7 juin</strong></td><td>16h</td><td>Les jardins royaux retrouvés</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 13 juin</strong></td><td>16h</td><td>Conférence « Fabriquer la ville : Blois, de l’agglomération antique à la ville contemporaine, à la lumière de 35 ans de recherches archéologiques »</td><td>Conférence</td></tr><tr><td><strong>Samedi 20 juin</strong></td><td>16h</td><td>La Cathédrale Saint-Louis : Jan Dibbets, l’art contemporain à l’aube du XXIe siècle</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 21 juin</strong></td><td>16h</td><td>Aléa-tour : Quartier administratif</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 27 juin</strong></td><td>16h</td><td>Les Grandes heures de l’Histoire à Blois</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 28 juin</strong></td><td>16h</td><td>L’église Saint-Joseph : la dalle de verre dans les années 1960</td><td>Visite guidée</td></tr></tbody></table></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-au-chateau-royal-de-blois">Au Château royal de Blois</h2>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><thead><tr><th>Période</th><th>Intitulé</th><th>Lieu</th></tr></thead><tbody><tr><td><strong>Du 4 au 26 avril 2026</strong></td><td><em>Blois au temps de Jeanne d’Arc – Regards d’artiste sur une ville au cœur de l’histoire</em>, exposition de Jean Chen</td><td>Chapelle Saint-Calais, Château royal de Blois</td></tr></tbody></table></figure>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-encadre-pratique">Encadré pratique</h2>



<p><strong>Ville d’art et d’histoire — programmation de printemps 2026</strong><br><strong>Du 11 avril au 28 juin 2026</strong></p>



<p><strong>À retenir :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Aléatours</strong> : 12 avril, 17 mai, 21 juin</li>



<li><strong>Rendez-vous aux jardins</strong> : 6 et 7 juin</li>



<li><strong>Conférence archéologique</strong> : samedi 13 juin à 16 h</li>



<li><strong>Visites guidées</strong> sur réservation</li>



<li><strong>Tarifs visites guidées</strong> : 6 €, tarif réduit 5 €, 6-17 ans 4 €, Pass Blois Culture gratuit</li>



<li><strong>Réservations / renseignements</strong> : 02 54 90 33 33</li>



<li><strong>Programme complet</strong> : <em><a href="https://www.blois.fr/attractive/remarquable" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois.fr/vah</a></em></li>
</ul>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="679" height="960" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-9.png" alt="" class="wp-image-32488" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-9.png 679w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-9-212x300.png 212w" sizes="(max-width: 679px) 100vw, 679px" /></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Maison de la Magie : une saison 2026 qui remet Houdini à sa place</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Apr 2026 10:35:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois, la Maison de la Magie n’ouvre pas seulement une nouvelle saison : elle reprend aussi un vieux malentendu. En 2026, au moment où revient le centenaire de la mort de Harry Houdini, l&#8217;établissement blésois choisit d&#8217;effacer une confusion tenace chez certains de ses visiteurs — celle qui fait encore mélanger Houdini et Jean-Eugène &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/maison-de-la-magie-une-saison-2026-qui-remet-houdini-a-sa-place">Maison de la Magie : une saison 2026 qui remet Houdini à sa place</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>À Blois, la Maison de la Magie n’ouvre pas seulement une nouvelle saison : elle reprend aussi un vieux malentendu. </strong>En 2026, au moment où revient le centenaire de la mort de Harry Houdini, <a href="https://www.maisondelamagie.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;établissement blésois</a> choisit d&rsquo;effacer une confusion tenace chez certains de ses visiteurs<strong> — celle qui fait encore mélanger Houdini et <a href="https://bloiscapitale.com/lame-agit-avec-jean-eugene-robert-houdin" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jean-Eugène Robert-Houdin</a> — </strong>sans renoncer au spectacle.<strong> Exposition sur l’escapologie, espace Houdini repensé, grand spectacle annuel, nouveaux artistes : la Maison de la Magie </strong>poursuit sa mission,<strong> au croisement du musée, du divertissement et du show.</strong> La saison 2026 s’articule notamment autour de l’exposition Les maîtres de l’évasion, du spectacle annuel La Boutique des Merveilles, d&rsquo;un show d&rsquo;escapologie, et d’un festival de close-up.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-robert-houdin-n-est-pas-houdini"><strong>Robert-Houdin n’est pas Houdini</strong></h2>



<p>La Maison de la Magie rappelle d’abord la place de Jean-Eugène Robert-Houdin, grand nom blésois et figure décisive dans l’histoire de l’illusionnisme au XIXe siècle. Harry Houdini relève d’un tout autre registre, d’une autre époque, d’une autre dramaturgie du spectacle. <strong>Là où Robert-Houdin incarne une magie de scène élégante, savante et minutieuse, Houdini impose un art de l’épreuve, du corps exposé, du danger mis en scène devant la foule.</strong> Arnaud Dalaine, directeur de la Maison de la Magie, en trace lui-même la ligne de partage : d’un côté, le raffinement, la précision, l’ingéniosité du mécanisme ; de l’autre, l’évasion, les chaînes, les menottes, l’eau, le défi, le suspense. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5849-1024x768.jpeg" alt="Arnaud Dalaine" class="wp-image-32330" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5849-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5849-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5849-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5849-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5849-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>C’est précisément de cet écart que part la saison 2026. Plutôt que d’entretenir l’amalgame en recentrant le propos sur la seule figure de Houdini, la Maison de la Magie choisit de prendre appui sur ce qui le distingue vraiment : une manière singulière de faire de l’évasion un art en soi. <em>« <strong>On ne voulait pas faire une exposition sur Harry Houdini. Peut-être que ça aurait un peu trop prêté à confusion. Mais on voulait évoquer la forme d’art que pratiquait Houdini, qui était l’escapologie</strong> »</em>, explique Arnaud Dalaine. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="742" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5835-1024x742.jpeg" alt="Les maîtres de l’évasion" class="wp-image-32334" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5835-1024x742.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5835-300x217.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5835-768x556.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5835-1536x1113.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5835-2048x1484.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>L’exposition 2026, <strong><em>Les maîtres de l’évasion</em>,</strong> est pensée comme une immersion dans <strong>l’art de se libérer</strong> de chaînes, de coffres ou de cuves remplies d’eau, en revenant à Houdini, mais sans s’y limiter. </p>



<p>Menottes, cordes, chaînes, camisoles, cuves, guillotines, suspension par les pieds, enfermement sous l’eau, menace de mort réelle ou suggérée : <strong>tout repose sur une mise en scène de la contrainte, du temps compté et de l’échec possible</strong>. Le public ne regarde pas seulement un homme sortir d’un piège ; il regarde un corps entrer dans <strong>une lutte visible avec le danger.</strong></p>



<p>L’exposition s’attache ainsi à montrer plusieurs figures de cette histoire : <strong>Steens</strong>, artiste français qui s’inspire fortement de Harry Houdini, copie certains numéros, reprend certains visuels, popularise à son tour des dispositifs comme la Cangue, le pot à lait ou la guillotine escapologique. D’autres noms sont mis en lumière comme <strong>Harry Linardini ou Jean Régil</strong>, avec cette même idée : les magiciens se regardent, se copient, se défient, cherchent toujours à faire plus fort.</p>



<p>Il y a là <strong>une logique de surenchère</strong>. Si l’un se fait enfermer dans une caisse en bois, l’autre se fera enfermer dans une caisse en métal. Si l’un se libère d’entraves, l’autre ajoutera l’eau, la hauteur, la lame, le feu, ou la promesse d’un effondrement. L’escapologie n’est pas seulement une branche de la magie : c’est <strong>une montée du spectaculaire.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5851-1024x768.jpeg" alt="Magie Blois" class="wp-image-32328" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5851-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5851-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5851-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5851-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5851-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-exposition-d-objets-mais-aussi-d-idees"><strong>Une exposition d’objets, mais aussi d’idées</strong></h2>



<p>L’intérêt de cette saison 2026 tient au fait qu’elle ne repose pas seulement sur l’accumulation d’objets étonnants. Certes, les appareils d’évasion, les affiches, les accessoires et les reconstitutions jouent un rôle essentiel. Mais l’exposition travaille aussi une question plus subtile : <strong>où finit la performance réelle, où commence l’illusion,</strong> et comment la magie s’empare de l’idée d’évasion pour la transformer en récit. Le pot à lait montre une première forme d’évasion aquatique. L’aquarium suspendu, ou chambre de torture chinoise, déplace encore l’effet vers une intensité plus forte. <strong>Les mâchoires de la mort</strong> ajoutent au principe d’évasion une mécanique spectaculaire conçue pour faire monter la tension.</p>



<p>D&rsquo;ailleurs, <strong>un aquarium reconstitué permettant au public de se photographier comme suspendu par les pieds,</strong> dans un clin d’œil direct à l’imaginaire houdinien, devrait être installé en juin.</p>



<p>Un autre mérite de cette saison est de s’attaquer à une deuxième confusion, moins locale mais tout aussi répandue : celle de <strong>la mort de Houdini.</strong> Arnaud Dalaine rappelle que beaucoup de visiteurs gardent en tête l’image du <strong>magicien noyé dans un aquarium, incapable de se libérer à temps</strong>. Cette scène existe, mais au cinéma. Elle ne dit pas la vérité historique, à découvrir sur place.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-evasion-aquatique-par-andy-wise-devant-la-maison-de-la-magie"><strong>Une évasion aquatique par Andy Wise devant la Maison de la Magie</strong></h2>



<p><strong>Un temps fort</strong> est prévu le 31 octobre 2026, date hautement symbolique puisqu’elle correspond à la date de la mort de Houdini : <strong>une évasion aquatique par Andy Wise, si possible en extérieur, devant la Maison de la Magie, </strong>est dans les tuyaux.</p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-boutique-des-merveilles-ou-la-transmission-mise-en-scene"><strong>“La Boutique des Merveilles”, ou la transmission mise en scène</strong></h2>



<p>Il aurait été tentant de faire du grand spectacle annuel un prolongement direct de l’exposition. La Maison de la Magie a choisi l’inverse. Contrairement à l’année 2025 dédiée à la magie foraine, où toute la maison partageait une même thématique, 2026 distingue davantage ses registres. <strong>Le spectacle principal n’est donc pas un spectacle sur l’escapologie.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5845-1024x768.jpeg" alt="La Boutique des Merveilles" class="wp-image-32333" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5845-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5845-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5845-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5845-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5845-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Arnaud Dalaine l’assume : trente minutes entièrement centrées sur l’évasion auraient sans doute fini par paraître longues. Il fallait autre chose, <strong>un récit plus ample, plus familial, plus ouvert.</strong></p>



<p><strong>Ce spectacle, <em>La Boutique des Merveilles</em></strong>, est <strong>une création originale mise en scène par Maxime Minerbe</strong> jouée d’avril à septembre à raison de trois à quatre représentations par jour, incluses dans le prix d’entrée. Le principe en est simple : une boutique de magie, une cliente qui y entre, une initiation, puis un renversement final où celle qui apprend devient à son tour celle qui transmet. Le fil narratif n’a rien d’écrasant ; il sert surtout de cadre à <strong>une succession d’illusions, d’apparitions, de transpositions et de scènes visuelles.</strong> <em>« J’avais carte blanche pour créer tout le spectacle »</em>, dit le magicien.</p>



<p>Le metteur en scène insiste aussi sur la nécessité d’une forme lisible pour tous les publics. <em>« <strong>C’est un panel de la magie. Il y a un peu de tout. Il y a autant de la grande illusion que des numéros un peu théâtralisés, des numéros de salon, de la comédie.</strong> »</em> L’objectif n’est pas de flatter les connaisseurs seulement, mais de construire un ensemble visuel capable de parler aux familles, aux enfants, aux visiteurs étrangers.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5846-1024x768.jpeg" alt="La Boutique des Merveilles" class="wp-image-32332" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5846-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5846-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5846-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5846-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5846-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-machine-de-scene-bien-huilee"><strong>Une machine de scène bien huilée</strong></h2>



<p>Car derrière la poésie du titre, il y a aussi une réalité très matérielle : la Maison de la Magie est une machine de spectacles pour 100.000 personnes sur la saison. <strong>Trois à quatre représentations par jour pour le grand théâtre, plusieurs rendez-vous au Salon des magiciens, un grenier reconfiguré</strong> avec des horaires plus lisibles, une médiation renforcée autour de l’exposition : tout cela compose <strong>une visite dense, désormais susceptible de s’étendre jusqu’à près de trois heures.</strong></p>



<p>Maxime Minerbe ne minimise pas l’intensité du rythme. <em>« <strong>Oui, c’est un gros rythme, trois ou quatre spectacles par jour.</strong> »</em> Il parle d’un travail soutenu, rendu possible par le roulement des équipes, les temps de pause organisés, et une préparation concentrée : trois mois de conception véritable, moins d’un mois d’apprentissage pour les interprètes.</p>



<p>La Maison fonctionne ainsi comme un <strong>lieu hybride</strong>, où musée et spectacle se conditionnent l’un l’autre. Les flux de public sont pensés en conséquence : un spectacle en bas, une animation en haut, des passages possibles entre plusieurs formats, de sorte que le visiteur puisse, selon son heure d’arrivée, accéder à l’essentiel de l’offre. Cet effort s’inscrit dans une belle dynamique. En<strong> 2025, la Maison de la Magie a accueilli plus de 120 000 visiteurs,</strong> <strong>sa deuxième meilleure saison.</strong> Et 2026 ne devrait pas décevoir.</p>



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<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/maison-de-la-magie-une-saison-2026-qui-remet-houdini-a-sa-place">Maison de la Magie : une saison 2026 qui remet Houdini à sa place</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>À Blois Capitale, un après-midi pour découvrir le tirage du Tarot de Marseille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 15:49:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dimanche 5 avril 2026, de 15h à 18h, la boutique Blois Capitale accueille une animation consacrée au Tarot de Marseille. Un rendez-vous pensé comme un moment de découverte et d’échange autour d’un jeu ancien, de ses images, de ses symboles et de la manière dont un tirage peut ouvrir une lecture de soi. Tirer les &#8230;</p>
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<p><em>Dimanche 5 avril 2026, de 15h à 18h, <a href="https://bloiscapitale.com/agenda-de-la-semaine-a-blois-et-ses-environs-3" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la boutique Blois Capitale</a> accueille une animation consacrée au Tarot de Marseille. Un rendez-vous pensé comme un moment de découverte et d’échange autour d’un jeu ancien, de ses images, de ses symboles et de la manière dont un tirage peut ouvrir une lecture de soi.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Tirer les cartes du Tarot de Marseille semble d’abord tenir à presque rien : un jeu battu, quelques cartes tirées, puis retournées sur une table. Le geste est simple. Pourtant, ce n’est pas dans ce geste que réside l’essentiel. Le tirage commence réellement au moment où les cartes cessent d’être de simples images séparées pour entrer dans <strong>un rapport les unes avec les autres. </strong>Ce n’est pas telle carte, prise seule, qui importe le plus, mais la manière dont elles se répondent, se prolongent ou se troublent. Autrement dit, le tarot ne vaut pas seulement par les figures qu’il donne à voir, mais par <strong>la lecture qu’il oblige à construire.</strong></p>



<p>Les <strong>arcanes majeurs</strong> du Tarot de Marseille ne racontent pas des histoires précises. Ils ne nomment ni faits ni circonstances. Ils présentent plutôt de grandes formes de l’expérience humaine, dans ce qu’elle a de plus nu et de plus reconnaissable. Le Chariot porte l’idée d’élan, d’avancée, parfois de volonté. La Justice fait apparaître la décision, la mesure, la nécessité de trancher. L’Ermite ouvre un temps de retrait, de recherche, de lucidité lente. La Lune introduit le trouble, l’incertitude, la part obscure. Le Soleil, au contraire, éclaire, rassemble, rend visible. Quant au Diable, il met en scène l’attachement, l’emprise, ce qui lie autant que ce qui retient.</p>



<p>C’est de là que vient la singularité du Tarot de Marseille. Ces figures sont assez vastes pour rencontrer des situations très différentes, mais assez dessinées pour ne pas se dissoudre dans l’indéterminé. <strong>Elles donnent une forme à ce qui se joue.</strong></p>



<p>C’est cette combinatoire qui constitue le cœur du tirage. Une carte isolée reste ouverte. Deux cartes introduisent un rapport : progression puis hésitation, décision contrariée, attente suivie d’éclaircissement. <strong>À partir de trois cartes, une structure apparaît</strong> par agencement : ce qui pousse, ce qui freine, ce qui transforme.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-symbole-n-enferme-pas">Le symbole n’enferme pas</h2>



<p>Un tirage n’est pas un verdict. C’est une composition. Et cette composition fait apparaître, dans l’ordre muet des images, quelque chose que le langage ordinaire peine souvent à saisir. Nous vivons entourés d’explications. Elles découpent, classent, nomment, commentent. Elles sont nécessaires, bien sûr. Mais elles laissent souvent intacte <strong>une part essentielle de l’expérience</strong> : sa forme sensible, sa logique intérieure, son dessin secret. <strong>On sait très bien raconter ce qui arrive. On sait moins bien dire dans quel type de moment on se trouve.</strong> Or c’est précisément ce que le symbole permet d’approcher.</p>



<p><strong>Le tarot est précieux pour cela. Il oblige à penser par images</strong>. Une carte comme l’Hermite ne désigne pas seulement la solitude. Elle porte avec elle une manière d’avancer : lente, pauvre, lucide, presque austère. Une carte comme la Maison Dieu ne se réduit pas à l’idée de catastrophe. Elle donne à voir la rupture violente d’un ordre que l’on croyait stable, l’instant où ce qui tenait encore debout cesse soudain de tenir. La Force n’est pas seulement l’énergie ; elle est une maîtrise. La Roue de Fortune n’est pas seulement le changement ; elle est le rappel que rien ne demeure fixé dans la même position. Chaque figure rassemble ainsi, en une image compacte, toute une région de l’expérience humaine.</p>



<p><strong>L’une des pauvretés du temps présent consiste peut-être à croire qu’on a compris une chose dès lors qu’on l’a nommée.</strong> Mais nommer n’est pas toujours saisir. C’est pourquoi le tarot échappe, lorsqu’on le prend un peu au sérieux, aux <strong>deux caricatures qui l’abîment. La première consiste à n’y voir qu’une superstition de salon,</strong> un appareil naïf de prédictions. <strong>La seconde, plus moderne, consiste à le réduire à un simple prétexte psychologique</strong>, une sorte de jeu projectif sans densité propre. Ni l’une ni l’autre ne suffisent. Car ce qui agit dans le tarot, ce n’est ni une mécanique magique grossière ni une pure fantaisie subjective. <strong>C’est la rencontre entre des figures symboliques très fortes et une conscience qui cherche à lire sa propre situation.</strong></p>



<p><strong>Le symbole</strong>, en effet, n’est jamais une décoration. Il est la forme vive. <strong>Voilà pourquoi il traverse les siècles. </strong>Une société peut changer ses techniques, son économie, ses habitudes ; elle ne se défait pas si facilement des grandes figures par lesquelles elle continue d’éprouver la chute, la patience, l’errance, la justice, le désir, le sacrifice, l’accomplissement. Il y a, dans les vieux jeux de tarot, quelque chose qui résiste à l’usure parce qu’ils touchent à ces <strong>noyaux persistants</strong>. Les costumes vieillissent, les couleurs varient, les interprétations se déplacent ; <strong>les images, elles, continuent d’opérer.</strong></p>



<p>Encore faut-il comprendre comment. Une carte seule parle peu. C’est le tirage qui l’anime. Autrement dit, le sens ne réside pas dans un dictionnaire figé de significations, mais dans un agencement. Une carte d’élan voisine d’une carte d’arrêt ne dit pas la même chose que cette même carte placée auprès d’une figure d’aboutissement. Une image de rupture suivie d’une image d’équilibre raconte autre chose qu’une rupture enfermée entre deux cartes de perte. <strong>Le tirage est une syntaxe. Il ne juxtapose pas des emblèmes ; il organise une lecture.</strong></p>



<p>Ce que révèle alors le tirage, ce n’est pas un futur déjà écrit. C’est souvent plus troublant : il révèle <strong>une logique en cours.</strong> Il montre qu’une période de vie peut être comprise comme une traversée, qu’un conflit peut être vu comme un nouage plutôt que comme un simple accident, qu’une attente peut avoir la dignité d’une épreuve, qu’un effondrement n’est pas seulement une fin, mais parfois la destruction nécessaire d’une forme usée. Le symbolisme n’adoucit pas le réel ; il lui rend son épaisseur.</p>



<p>Il faut même aller plus loin. Le symbole ne sert pas seulement à mieux comprendre ce que l’on vit ; il transforme la manière de le vivre. Dès lors qu’une expérience trouve une forme, elle cesse d’être tout à fait informe, donc tout à fait écrasante. Ce n’est pas rien. <strong>Ce qui angoisse, souvent, n’est pas seulement la douleur ou l’incertitude ; c’est leur caractère confus, insaisissable, sans figure</strong>. Le symbole, sans supprimer l’épreuve, lui donne <strong>des contours.</strong> Il rend pensable ce qui n’était jusque-là qu’éprouvé. <strong>Il introduit de l’intelligibilité là où il n’y avait qu’un heurt.</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-apres-midi-tirage-de-tarot-de-marseille"><mark>✨&nbsp;Après-midi Tirage de Tarot de Marseille</mark></h2>



<p>📍 Blois Capitale, 16 rue Émile Laurens, Blois<br><strong>📅 Dimanche 5 avril 2026</strong><br>🕒 15h00 à 18h00<br>💶 Participation : 10 €<br>📌 Places limitées<br>✉️ Inscription obligatoire :&nbsp;<a>bloiscapitale@gmail.com</a>&nbsp;ou directement à la boutique.&nbsp;<strong>Merci de préciser la tranche horaire de votre venue</strong>&nbsp;: 15h à 16h : 16h à 17h ; 17h à 18h.</p>
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		<title>La Vitrine itinérante, ou l’idée d’un centre-ville de Blois dynamisé par ses étudiants</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/la-vitrine-itinerante-ou-lidee-dun-centre-ville-de-blois-dynamise-par-ses-etudiants</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 07:59:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois, la question du centre-ville se lit à travers des vitrines parfois inoccupées, et la difficulté à faire émerger des lieux de vie ouverts à d’autres usages que le commerce. La Vitrine itinérante part de là. L’association, née il y a cinq ans autour d’étudiants de l’École de la nature et du paysage, a &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/la-vitrine-itinerante-ou-lidee-dun-centre-ville-de-blois-dynamise-par-ses-etudiants">La Vitrine itinérante, ou l’idée d’un centre-ville de Blois dynamisé par ses étudiants</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>À Blois, la question du centre-ville se lit à travers <a href="https://bloiscapitale.com/les-vitrines-de-blois-dans-la-bataille-pour-un-centre-ville-vivant" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des vitrines parfois inoccupées</a>, et la difficulté à faire émerger des lieux de vie ouverts à d’autres usages que le commerce. <strong>La Vitrine itinérante</strong> part de là. L’association, née il y a cinq ans autour d’<strong>étudiants de l’École de la nature et du paysage,</strong> a choisi une autre méthode : occuper, montrer, tester, faire venir, divertir, déplacer les regards.</p>



<p><a href="https://www.lavitrineitinerante.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Son manifeste le dit</a> : <strong>l’association se veut <em>« avant tout blésoise »</em></strong>, entend <strong><em>« redonner à la ville des lieux de vie »</em></strong> <strong>en investissant des locaux vacants,</strong> ouvrir les espaces de création à un public diversifié, et <strong>faire de l’art comme du paysage des outils concrets de lien</strong> entre étudiants, habitants, associations et institutions. Dit autrement, il s’agit d’une tentative de refaire circuler des usages dans la ville.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J10-Expo-marche-2-1024x683.jpg" alt="La Vitrine itinérante" class="wp-image-32262" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J10-Expo-marche-2-1024x683.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J10-Expo-marche-2-300x200.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J10-Expo-marche-2-768x512.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J10-Expo-marche-2-1536x1025.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J10-Expo-marche-2-2048x1366.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo La Vitrine itinérante</figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-boutique-vide-comme-point-de-depart">Une boutique vide comme point de départ</h2>



<p>Au commencement, il y a une idée simple. Investir une boutique du centre-ville, temporairement, pour en faire autre chose qu’un local en attente. Non pas un commerce éphémère, mais <strong>un lieu de passage, d’exposition, de rencontre, de fabrication.</strong></p>



<p><strong>David Sinet,</strong> l’un des fondateurs, résume l’intention initiale : <em>« Le but, c’était de<strong> venir investir des boutiques du centre-ville de Blois pour, à notre échelle d’étudiants, participer à l’animation de la ville de Blois. »</strong></em> La première vitrine est installée 5 Rue Porte Côté, dans un contexte encore marqué par le Covid. Le lieu est vaste, ce qui aide à respecter les contraintes sanitaires du moment. À l’intérieur, se mêlent travaux d’école, projets associatifs, sérigraphie, photographie, propositions d’artistes blésois, projections. Ce n’est pas encore un programme théorisé ; c’est d’abord une mise en relation. Entre étudiants et habitants. Entre école et centre-ville. Entre une ville traversée et une ville habitée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-association-qui-a-vite-deborde-le-cadre-de-la-boutique">Une association qui a vite débordé le cadre de la boutique</h2>



<p>Les vitrines n’auront été que deux. Les projets, eux, se sont multipliés. David Sinet parle d’<em>« une quarantaine »</em> au moins. <strong>À mesure que l’association se structure, elle élargit son terrain. La boutique n’est plus l’unique format.</strong> Elle devient une possibilité parmi d’autres.</p>



<p>Il y a eu <strong>des workshops, des expositions, des parcours, des dispositifs participatifs, des projets liés au son, au paysage, à la cartographie, à l’espace public, aux semences anciennes, aux fêtes étudiantes, aux jardins, aux balades urbaines, aux friches, aux costumes, à la sérigraphie, aux récits d’habitants.</strong> Il y a aussi cette <strong>Rosalie</strong> aménagée comme une vitrine ambulante, pensée pour porter les projets ailleurs quand le local manque.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="679" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-1695-1024x679.png" alt="La Vitrine Itinérante" class="wp-image-32272" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-1695-1024x679.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-1695-300x199.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-1695-768x509.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-1695.png 1288w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo La Vitrine Itinérante</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>Urbanisme, écologie, environnement, paysage, architecture</strong> : les sujets changent de forme, mais conservent le même ancrage. Le manifeste de l’association revendique précisément cette articulation entre création, territoire et sensibilisation, en affirmant vouloir <em>« éveiller les jeunes aux enjeux du paysage et de l’urbanisme »</em> à travers des ateliers, visites et conférences. L’association travaille par fragments. Une vitrine. Un marché. Un îlot. Une balade. Une courge de collection. Une carte à épingler. Un son enregistré. Une façade regardée autrement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-regarder-blois-a-hauteur-d-usage">Regarder Blois à hauteur d’usage</h2>



<p>La Vitrine itinérante propose <strong>une façon de regarder Blois.</strong> <strong>Justine Colin-Colnet,</strong> en service civique au sein de l’association depuis janvier, raconte par exemple le <strong>jeu de rôle imaginé</strong> avec un autre étudiant lors de <strong><a href="https://bloiscapitale.com/generation-climat-5-fait-du-vivant-un-enjeu-partage" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Génération Climat</a></strong>, autour du parvis de la Halle aux Grains. Le principe : faire incarner à des lycéens des oiseaux, des arbustes, des formes de vie différentes, pour les amener à réfléchir à l’aménagement d’un espace aujourd’hui très minéral. <em>« On s’est dit : en 2050, les animaux, les oiseaux peuvent parler, et donc chacun exprime ses besoins, et les besoins sont parfois contradictoires. »</em> L&rsquo;idée peut sembler légère. Elle touche pourtant à quelque chose de sérieux : <strong>qui a sa place dans un lieu ? À quelles conditions ? Et selon quels arbitrages ?</strong></p>



<p>Même logique dans les projets menés autour de l’îlot Denis-Papin, des friches blésoises, ou dans ces parcours à vélo le long des limites administratives de la ville. Les sujets sont concrets, parfois complexes. L’association choisit de ne pas les traiter sur le mode du dossier clos, mais sur celui de l’enquête sensible. David Sinet le formule ainsi : <strong><em>« Tout ce qu’on fait, c’est toujours sérieux, mais avec un côté un peu décalé. »</em></strong> Le décalage n’est pas une manière d’éviter le fond. Il sert au contraire à le rendre praticable.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J1-Olivier-3-1024x576.jpg" alt="La Vitrine itinérante" class="wp-image-32263" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J1-Olivier-3-1024x576.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J1-Olivier-3-300x169.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J1-Olivier-3-768x432.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J1-Olivier-3-1536x864.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J1-Olivier-3-2048x1152.jpg 2048w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J1-Olivier-3-390x220.jpg 390w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo La Vitrine itinérante</figcaption></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-joie-comme-methode">La joie comme méthode</h2>



<p>Dans le manifeste, l’association revendique une action menée <em><strong>« par une approche joyeuse et décalée ».</strong></em> La joie fait partie du projet. C’est vrai des balades artistiques, des cartes postales adressées à des inconnus blésois, des dispositifs où l’on vient raconter un souvenir de Blois, des fêtes de la courge, des maquettes imparfaites mais testées quand même, des chasses au trésor imaginées, ou de ce projet de grand bal folk à la Halle aux Grains. Il y a cette volonté de rendre <em><strong>« la culture accessible à tous, sans distinction »</strong></em> et d’<strong>ouvrir les espaces de création à un public diversifié.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="682" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J9-Vernissage-2-682x1024.jpg" alt="La Vitrine itinérante" class="wp-image-32261" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J9-Vernissage-2-682x1024.jpg 682w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J9-Vernissage-2-200x300.jpg 200w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J9-Vernissage-2-768x1152.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J9-Vernissage-2-1024x1536.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J9-Vernissage-2.jpg 1039w" sizes="auto, (max-width: 682px) 100vw, 682px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-ce-que-l-association-dit-du-centre-ville">Ce que l’association dit du centre-ville</h2>



<p>Un autre sujet affleure. Plus vaste que l’association elle-même. Plus directement blésois aussi. Justine Colin-Colnet dit avoir pris la mesure, depuis son installation en centre-ville, du nombre de<strong> vitrines fermées</strong>, d’une situation <em><strong>« un peu inextricable »</strong></em>. Mais elle ajoute aussitôt ce que l’association cherche à opposer à cette impression : <em><strong>« montrer des alternatives »</strong></em>, <em><strong>« faire vivre la ville de manière assez joyeuse »</strong></em>, <em><strong>« faire se rencontrer les gens, peu importe l’âge et d’où ils viennent ».</strong></em> </p>



<p>Ce que propose La Vitrine itinérante n’est pas un programme de requalification urbaine. C’est une politique de l’usage, au sens modeste et direct du terme. <strong>Habiter un lieu. Y faire entrer des gens. Le rendre visible. Y produire une intensité</strong>. Dans son manifeste, l’association affirme vouloir <em>« redonner à la ville des lieux de vie de l’ordinaire, comme de l’extraordinaire, en investissant des locaux vacants pour des événements longs ou ponctuels ».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vie-etudiante-encore-trop-peu-visible-au-coeur-de-blois">Une vie étudiante encore trop peu visible au cœur de Blois</h2>



<p>À travers les propos de Justine Colin-Colnet et de David Sinet, une idée revient : <strong>le centre-ville de Blois manque peut-être d’une présence étudiante plus nette, plus continue, plus identifiable.</strong> Les étudiants sont là. Les établissements aussi. Mais les circulations restent faibles. Les écoles fonctionnent souvent chacune de leur côté. Les lieux de rencontre hors cadre scolaire paraissent rares. Les événements ponctuels existent, mais ils ne suffisent pas toujours à créer un usage.</p>



<p>En creux, une question utile : que manque-t-il pour que les étudiants n’étudient pas seulement dans la ville, mais l’habitent vraiment ? La vie étudiante ne se mesure pas seulement au nombre d’inscrits. Elle se voit à la <strong>capacité d’essaimer dans le tissu urbain,</strong> de créer des habitudes de passage, <strong>des points d’ancrage, des lieux</strong> où l’on peut venir sans motif strictement académique. C’est ici que La Vitrine itinérante touche juste. <strong>Un ou plusieurs lieux alternatifs de présence étudiante, cela n&rsquo;aurait rien de folklorique.</strong></p>



<p>Un local vivant, même mouvant, même ouvert par intermittence, pourrait jouer ce rôle. Non pas comme maison étudiante, mais comme point de contact, de relais. Un lieu pour exposer, discuter, s’asseoir, monter un atelier, tenir un café, venir voir quelque chose depuis la rue, revenir ensuite. <strong>Un lieu moins programmé que traversé.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J7-Production-2-1024x768.jpg" alt="La Vitrine itinérante" class="wp-image-32260" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J7-Production-2-1024x768.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J7-Production-2-300x225.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J7-Production-2-768x576.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J7-Production-2-1536x1152.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/J7-Production-2-2048x1536.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo La Vitrine itinérante</figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-s-approprier-la-ville-pour-avoir-envie-d-y-rester">S’approprier la ville pour avoir envie d’y rester</h2>



<p>Autre question : <strong>la manière dont une ville conserve, ou non, une partie de celles et ceux qui y passent pour se former.</strong> Justine Colin-Colnet observe qu’il est plus facile d’avoir envie de rester, ou de revenir régulièrement, quand il existe <strong>des liens, des habitudes, des amis, des lieux repères.</strong></p>



<p>Évidemment, un lieu culturel ne créera pas à lui seul des débouchés pour <em>« 10 000 paysagistes »</em>, comme le dit David Sinet avec une pointe d’ironie. La question de l’emploi demeure. Mais <strong>la manière dont une ville est pratiquée n’est pas secondaire.</strong> Elle compte dans l’attachement, dans l’envie de revenir, dans le sentiment qu’un territoire ne se réduit pas à un site d’études provisoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-envie-oui-les-moyens-beaucoup-moins">L’envie, oui ; les moyens, beaucoup moins</h2>



<p>Reste une limite constante, presque prosaïque. <strong>L’argent. Le temps. Les locaux. </strong>Le problème n’est jamais celui du manque d’idées. Il est structurel. <strong>Comment stabiliser un lieu ?</strong> Comment salarier ? Justine Colin-Colnet évoque les demandes de subvention, la nécessité d’avoir de la visibilité sur six mois ou un an, les arbitrages constants sur ce qu’il sera possible de faire et avec qui. David Sinet parle d’un objectif concret : parvenir à créer les conditions d’une embauche. <strong>L’envie existe, l’expérience aussi ; ce qui manque, ce sont les moyens.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/la-vitrine-itinerante-ou-lidee-dun-centre-ville-de-blois-dynamise-par-ses-etudiants">La Vitrine itinérante, ou l’idée d’un centre-ville de Blois dynamisé par ses étudiants</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Les Sœurs Piñata, artisanes du sur-mesure et de la fête</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 15:49:36 +0000</pubDate>
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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/les-soeurs-pinata-artisanes-du-sur-mesure-et-de-la-fete">Les Sœurs Piñata, artisanes du sur-mesure et de la fête</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p>Dans le vacarme léger des fêtes, il est des objets &#8211; comme la <strong>piñata</strong> &#8211; que l’on croit faits seulement pour passer. <strong>Mariana et Paloma ont choisi pour métier</strong> ce que d’autres ne regardent encore que comme un éclat de fête, un vestige d’enfance, une grâce passagère suspendue au-dessus d’un anniversaire. Depuis un an et demi, les deux sœurs ont fondé <strong><em>Les Sœurs Piñata</em></strong>, atelier de <strong>sur-mesure</strong>. Elles fabriquent <strong>à la main,</strong> localement, sans production standardisée, avec des matériaux simples et une méthode qui leur ressemble. Un travail à petite échelle, ancré dans le faire, dans la récupération. <strong>« <em>On est vraiment dans le made in France, made local à Orléans, fait main, vraiment pas du tout industrialisé</em> »</strong>, disent-elles d’emblée.</p>



<figure data-wp-context="{&quot;imageId&quot;:&quot;69d87aca3d880&quot;}" data-wp-interactive="core/image" data-wp-key="69d87aca3d880" class="wp-block-image size-large wp-lightbox-container"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" data-wp-class--hide="state.isContentHidden" data-wp-class--show="state.isContentVisible" data-wp-init="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on--click="actions.showLightbox" data-wp-on--load="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on-window--resize="callbacks.setButtonStyles" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-37-1024x1024.png" alt="" class="wp-image-32100" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-37-1024x1024.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-37-300x300.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-37-150x150.png 150w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-37-768x768.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-37.png 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><button
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		</button><figcaption class="wp-element-caption">Photo : lessoeurspinata.fr</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-cartons-du-papier-des-mains">Des cartons, du papier, des mains</h3>



<p>Mariana a 27 ans, Paloma 23. Entre elles, le duo s’impose avec naturel, comme le nom qu’elles ont choisi : <strong><em>Les Sœurs Piñata</em></strong>. À les entendre, cette aventure relève d’un souvenir ancien, presque familial. Leur mère, colombienne, née à Bogota, a grandi dans un univers où les piñatas accompagnaient naturellement les fêtes. Elle n’en fabriquait pas elle-même, mais en achetait. Les deux sœurs en ont gardé une familiarité profonde, presque affective :<strong> lorsqu’elles revenaient de vacances en Colombie, il leur arrivait d’en glisser une dans l’avion pour fêter ensuite, en France, leurs anniversaires</strong>.</p>



<p>Ce souvenir s’est déplacé dans le réel, avec des cartons, du papier crépon et de la colle maison. Aujourd’hui, <strong>elles récupèrent les cartons chez les commerçants du centre-ville d’Orléans. Elles fabriquent </strong>elles-mêmes leur colle à partir de farine et d’eau. Le choix tient autant à la simplicité qu’à la cohérence. Il permet de limiter les coûts, de travailler avec des matériaux accessibles, de produire peu de déchets. <strong>« <em>C’est pratique, ce n’est pas cher, et puis au moins ce n’est pas toxique</em> »</strong>, résument las hermanas. <strong>Leur atelier, pour l’instant installé à domicile,</strong> repose sur cette économie de moyens qui n’a rien d’un bricolage improvisé. Ceci est pensé pour rester souple, léger, maîtrisable.</p>



<p><strong>Dès le départ, elles ont choisi de ne faire que du sur-mesure.</strong> Leur activité repose sur la commande, sur l’adaptation, sur <strong>la capacité à donner forme à une idée</strong>. La majorité de leurs demandes vient d’ailleurs d’<strong>entreprises</strong> : fêtes internes, anniversaires de société, événements de CSE, temps forts de communication. Certaines veulent un logo, d’autres une mascotte, d’autres encore une forme liée à une thématique précise. <strong>À côté de cela, il y a des commandes plus personnelles, plus intimes, parfois plus libres aussi</strong>. Un client leur a, par exemple, déjà envoyé <strong>le dessin de son enfant pour qu’elles le transforment en piñata.</strong></p>



<p>Le point de départ n’est donc pas toujours le même. Parfois, le visuel existe déjà et il faut le reproduire fidèlement. Parfois, il n’y a encore qu’une envie. Dans ce cas, <strong>elles dessinent, proposent plusieurs croquis, affinent avec le client.</strong> Ensuite seulement vient <strong>la fabrication</strong>, avec ses durées variables, ses contraintes de taille, de séchage, de solidité. Selon les projets, elles parlent d’<strong>un délai allant de quatre à douze jours.</strong> Certaines pièces demandent davantage de structure, notamment lorsqu’elles doivent être assez robustes pour résister un peu plus longtemps aux coups. D’autres occupent beaucoup d’espace et imposent des questions très concrètes de stockage.</p>



<p>À mesure qu’elles décrivent leur pratique, on comprend qu&rsquo;en termes de fabrication de piñata, il faut penser le volume, comprendre comment une forme en trois dimensions devient un patron à plat, anticiper les assemblages. Paloma, qui a suivi une école de mode puis une école de dessin, insiste sur ce point. Les études qu’elle a faites lui servent directement : <strong>savoir concevoir un patron, comprendre comment se déploie une courbe, comment se tient une forme,</strong> tout cela nourrit son travail actuel. « <em>Il faut comprendre comment les formes en 3D fonctionnent. Sinon, on ne peut pas imaginer comment faire un patron à plat</em> », dit la plus jeune des nièces d&rsquo;<a href="https://bloiscapitale.com/lhistoire-dune-belle-soiree-pour-olivier-blondeau-au-bens-blues-bar" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Olivier Blondeau (lire ici).</a></p>



<p><strong>Leurs parcours, avant cette aventure, ne se confondaient pas.</strong> Paloma venait d’un univers plus directement créatif ; Mariana travaillait comme acheteuse dans l’import-export et dit avoir voulu sortir du salariat. <strong>Elles cherchaient pourtant quelque chose de commun,</strong> une activité à construire ensemble, à leur mesure. Elles fabriquaient déjà beaucoup d’objets : bijoux, vêtements, pièces en argile. <strong>Elles voulaient vivre d’un travail manuel, d’un travail qu’elles pourraient porter elles-mêmes, sans investissement trop lourd au départ.</strong> Le carton, le papier crépon, l’absence de stock, la souplesse du sur-mesure : tout cela a rendu l’entreprise possible. Elles ont pu se lancer sans immobiliser beaucoup d’argent, avec une structure légère, presque mobile.</p>



<p>L’idée naît d’un anniversaire et d’un constat très simple. « <em>J’en avais fait une pour l’anniversaire d’une copine</em> », explique Paloma. En la fabriquant avec Mariana, <strong>les deux sœurs comprennent que cet objet, évident pour elles, ne l’est pas pour les autres.</strong> « <em>J’ai vu qu’elle ne connaissait pas, elle ne savait pas comment ça se faisait</em> », dit-elle. Très vite, elles mettent des mots sur ce qu’elles perçoivent déjà intuitivement : « <em>Nous, on voyait le volume et on savait comment le fabriquer.</em> » C’est dans cet écart que commence à se dessiner l’idée d’une activité commune.</p>



<p><strong>Leur manière de travailler garde aujourd’hui quelque chose de très souple, presque intuitif.</strong> Elles ne décrivent pas une répartition stricte des rôles, mais <strong>un rythme commun.</strong> L’une commence une étape pendant que l’autre en avance une autre, puis elles se retrouvent sur le collage, les finitions, les ajustements. « <em>On est en symbiose</em> ». Elles savent ce que l’autre préfère ou redoute, ce qu’elle fera plus vite, ce qu’elle repoussera si on la laisse faire. Cela crée <strong>une organisation mouvante</strong>, mais efficace, fondée sur l’habitude, la confiance et une connaissance mutuelle très ancienne. Elles reconnaissent aussi les frictions ordinaires. <strong>Elles sont sœurs, donc elles s’accrochent, puis se réconcilient</strong>. Rien là d’exceptionnel ; plutôt une façon très simple de dire que leur travail s’inscrit dans une relation réelle, vivante, sans lissage.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-internet-comme-premier-levier-de-croissance">Internet comme premier levier de croissance</h3>



<p>Pour l’instant, elles travaillent encore chez elles, mais elles espèrent disposer bientôt d’un atelier. Il leur permettrait de stocker plus facilement, de fabriquer dans de meilleures conditions, et aussi de produire des vidéos plus propres. Car <strong>leur activité s’est bien développée grâce à internet,</strong> mais pas principalement grâce aux réseaux sociaux. Les commandes viennent surtout du site, qui les a rendues visibles assez rapidement sur un créneau encore peu encombré, celui de la piñata personnalisée. Les réseaux, elles les utilisent, mais avec une forme de distance pragmatique. Monter des vidéos, apprendre les codes, consacrer du temps à la communication demande une énergie qu’elles préfèrent souvent investir ailleurs. <strong>« <em>Nous, ce qu’on aime, c’est fabriquer</em> »,</strong> disent-elles, et tout l’équilibre de leur projet tient sans doute <strong>dans cet ordre de priorité.</strong></p>



<p>Les commandes se sont multipliées, les réalisations aussi, et avec elles une forme de crédibilité. Elles évoquent des collaborations avec <em>Crédit Agricole</em> ou <em>Doctolib</em>, qui ont rassuré d’autres clients. Le bouche-à-oreille, surtout chez les particuliers, a ensuite pris le relais. <strong>Une fête en entraîne une autre, une piñata vue quelque part donne envie d’en commander une à son tour.</strong> <strong>En un an et demi, leur activité s’est installée de cette manière</strong>, avec une progression régulière.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-gout-des-commandes-singulieres">Le goût des commandes singulières</h3>



<p>Lorsqu’on leur demande ce qu’elles préfèrent fabriquer, leur réponse éclaire leur sensibilité. <strong>Elles aiment ce qui est mignon, ce qui est visuel, les formes rondes, les personnages attrayants, les objets qui attirent tout de suite le regard. </strong>Mais elles aiment aussi les demandes plus ouvertes, celles qui les obligent à chercher. Elles citent ainsi une commande destinée à être offerte à Hélène Ségara : une fan voulait une <em>« piñata symphonique »</em> qui fasse aussi apparaître les trente ans de carrière de la chanteuse. Il a fallu <strong>imaginer, dessiner, interpréter.</strong></p>



<p>Quant à la suite, elles la regardent sans précipitation. Elles n’excluent pas que les choses changent un jour, mais pour l’instant, Les Sœurs Piñata demeurent ce que leur nom annonce : deux sœurs, et personne d’autre. <strong>Elles plaisantent parfois sur l’idée d’une troisième sœur imaginaire qui ferait toutes les tâches qu’elles aiment moins. </strong>La plaisanterie revient souvent, disent-elles, comme un clin d’œil à la charge réelle du quotidien.</p>



<p>Il y a dans leur parcours quelque chose de très simple et de très actuel à la fois : une mémoire familiale, un goût ancien pour la fabrication, des matériaux modestes, un projet lancé sans grand capital, un apprentissage progressif du numérique, une économie du sur-mesure, et surtout une volonté de vivre d’un geste que l’on maîtrise de bout en bout. Chez Mariana et Paloma, la piñata porte sous ses franges et sous ses teintes vives, la marque d’un labeur exact, recommencé, médité, corrigé. Et c’est ainsi que, de la fête la plus légère, elles ont su faire un travail sérieux sans jamais lui ôter sa grâce.</p>



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<p>Pour en savoir plus : <strong><em><a href="https://lessoeurspinata.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lessoeurspinata.fr</a></em></strong></p>



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<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-blois-capitale-agglopolys wp-block-embed-blois-capitale-agglopolys"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3fECkAopeN"><a href="https://bloiscapitale.com/lhistoire-dune-belle-soiree-pour-olivier-blondeau-au-bens-blues-bar">L&rsquo;histoire d&rsquo;une belle soirée pour Olivier Blondeau au Ben’s Blues Bar</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L&rsquo;histoire d&rsquo;une belle soirée pour Olivier Blondeau au Ben’s Blues Bar » &#8212; Blois Capitale Agglopolys" src="https://bloiscapitale.com/lhistoire-dune-belle-soiree-pour-olivier-blondeau-au-bens-blues-bar/embed#?secret=LwlmXEPtLk#?secret=3fECkAopeN" data-secret="3fECkAopeN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/les-soeurs-pinata-artisanes-du-sur-mesure-et-de-la-fete">Les Sœurs Piñata, artisanes du sur-mesure et de la fête</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Les mots que des photos d&#8217;Éric Diot ont fait naître : retour sur une soirée spéciale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 06:00:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y eut, en ce mardi de mars, à la tombée du soir, dans la boutique Blois Capitale, au 16 rue Émile-Laurens, quelque chose d’infiniment simple — et, dans le même souffle, quelque chose de presque rare, presque précieux. Quelques photographies d’Éric Diot, dressées en grand format comme des présences. Autour d’elles, un cercle d’hommes &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il y eut, en ce mardi de mars, à la tombée du soir, <a href="https://bloiscapitale.com/les-vernissages-rencontres-et-rendez-vous-a-venir-chez-blois-capitale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dans la boutique <em>Blois Capitale</em></a>, au 16 rue Émile-Laurens, quelque chose d’infiniment simple — et, dans le même souffle, quelque chose de presque rare, presque précieux. <strong>Quelques <a href="https://galeriewilson.com/artistes/eric-diot/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">photographies</a> d’Éric Diot</strong>, dressées en grand format comme des présences. Autour d’elles, <strong>un cercle d’hommes et de femmes. Des feuilles entre les mains. Des textes en suspens.</strong> Des voix prêtes à naître.</p>



<p><strong>On n’assistait pas seulement à la restitution de créations littéraires </strong>deux semaines après un temps d&rsquo;observation des photographies. Non. C’était autre chose. Un passage. Une transfiguration silencieuse. <strong>Les images, détachées du mur,</strong> semblaient entrer dans les mots. <strong>Et les mots, à leur tour, quittant la page, s’élevaient, prenaient souffle,</strong> devenaient chair dans la voix humaine. Il y avait là, dans ce mouvement presque imperceptible, <strong>quelque chose de l’ordre de la métamorphose.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5303-768x1024.jpeg" alt="boutique Blois Capitale" class="wp-image-31934" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5303-768x1024.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5303-225x300.jpeg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5303-1152x1536.jpeg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5303-1536x2048.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5303-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
</div>


<p>Le principe, en lui-même, tenait presque de l’évidence. <strong>Trois photographies. Trois points de départ.</strong> Et, à partir d’elles, autant de textes que de regards. </p>



<p>Quelque chose s’est produit entre les images d’Éric Diot, <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-les-ateliers-decriture-de-david-di-bella-ouvrent-un-espace" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’accompagnement de David Di Bella</a> le travail des <em>« écrivantes »</em> et <em>« écrivants »</em> de l’atelier, et la qualité d’écoute. <strong>Quelque chose d’assez rare pour que le photographe lui-même dise avoir <em>« redécouvert [ses] photos ».</em></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="993" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/Portrait-4-cubi-Vio-1-1-1-1024x993.jpg" alt="" class="wp-image-31939" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/Portrait-4-cubi-Vio-1-1-1-1024x993.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/Portrait-4-cubi-Vio-1-1-1-300x291.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/Portrait-4-cubi-Vio-1-1-1-768x745.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/Portrait-4-cubi-Vio-1-1-1.jpg 1156w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">photographie d’Éric Diot</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-trois-images-trois-seuils">Trois images, trois seuils</h3>



<p>Les trois photographies ouvraient <strong>un imaginaire singulier, presque un monde</strong>. La première montrait une figure féminine sur fond rouge, le visage partiellement dissimulé, la peau comme texturée, minérale, prise dans une intensité visuelle qui relevait à la fois de l’icône et de la métamorphose. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="767" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/The-Line-1-1024x767.jpg" alt="photographie d’Éric Diot" class="wp-image-31940" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/The-Line-1-1024x767.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/The-Line-1-300x225.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/The-Line-1-768x576.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/The-Line-1-1536x1151.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/The-Line-1-2048x1535.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">photographie d’Éric Diot</figcaption></figure>
</div>


<p>La seconde, en noir et blanc, laissait voir une route sous un ciel légèrement chargé, dans une campagne dépouillée où la ligne du paysage semblait inviter à la projection, au départ, à l’inconnu. La troisième, plus cosmique, plus troublante aussi, donnait à voir une percée lumineuse dans les nuages, comme une déchirure dans le ciel, un passage, une irruption de lumière dans la matière sombre.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="764" height="1019" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/PXL_20250607_161722822-2-1.jpg" alt="photographie d’Éric Diot" class="wp-image-31941" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/PXL_20250607_161722822-2-1.jpg 764w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/PXL_20250607_161722822-2-1-225x300.jpg 225w" sizes="auto, (max-width: 764px) 100vw, 764px" /><figcaption class="wp-element-caption">photographie d’Éric Diot</figcaption></figure>
</div>


<p>On pouvait regarder ces images comme de simples compositions plastiques. <strong>On pouvait aussi y voir des seuils.</strong> C’est ce qu’ont fait les participantes et participants. Aucun ne s’est contenté de décrire. <strong>Chacun, ou presque, a pris l’image comme un déclencheur.</strong></p>



<p>Et puis,<strong> l’écriture ne s’arrête pas au moment où l’on pose le stylo.</strong> Elle passe par la lecture, par l’écoute, par l’oralité, comme le souffle <strong>Agathe Beignet-Aubert,</strong> l’une des participantes de l&rsquo;atelier d&rsquo;écriture de David Di Bella. <em><strong>« Entendre nos textes à l’oral, les lire, ça nous permet de nous rendre compte des erreurs, de ce qui fonctionne, du rythme »</strong></em>, explique-t-elle. Écrire, ici, ne consiste pas seulement à produire un texte ; cela consiste à le mettre à l’épreuve d’une voix, d’un souffle, d’une présence. <strong>Le texte doit tenir debout</strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5298-1024x768.jpeg" alt="boutique Blois Capitale" class="wp-image-31935" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5298-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5298-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5298-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5298-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5298-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Ce soir-là, cette dimension était encore renforcée par la présence du public. Agathe le dit : le groupe s’était entraîné, avait relu, retravaillé, cherché <em>« le bon rythme, le bon tempo »</em>. Et pourtant, au moment venu, l’expérience s’est révélée<em> « plus détendue »</em> qu’elle ne l’avait imaginée, <strong>dans <em>« une ambiance bienveillante »</em>, plaisante, apaisée.</strong> C’est aussi cela qu’a produit la soirée : un cadre suffisamment exigeant pour tirer les textes vers le haut, mais suffisamment accueillant pour que la parole y circule librement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-voir-les-images-echapper-au-photographe">Voir les images échapper au photographe</h3>



<p><strong>Pour le photographe Éric Diot, l’expérience fut visiblement forte.</strong> <em><strong>« Une très grande expérience, intime »</strong></em>, dit-il, avec des retours <em>« très différents »</em> sur les textes lus. Il insiste surtout sur un point : cette soirée lui a permis de revoir ses propres clichés autrement. <em><strong>« Dans la plupart des textes, j’ai redécouvert mes photos. Ça m’a permis de les voir différemment, ou d’entrer à nouveau dans le visuel que j’avais créé. »</strong></em> </p>



<p><strong>Habituellement, l’image est donnée au regard du spectateur. Ici, elle lui revenait après avoir été traversée par d’autres.</strong> L’auteur des photographies devenait à son tour lecteur, auditeur, presque spectateur de sa propre œuvre déplacée par les imaginaires des autres.</p>



<p>Éric Diot parle aussi de <strong>l’intensité affective de ce moment.</strong> Il dit avoir reçu <em><strong>« beaucoup d’amour »</strong></em> à travers ces textes. Non seulement parce qu’ils étaient personnels, mais aussi <strong>parce qu’ils étaient amples, développés, investis.</strong> <em>« Sur une photo, on peut écrire deux lignes, trois lignes, quatre lignes, peut-être un titre… et là, tous les écrivains et les écrivantes ont fait deux pages, trois pages, quatre pages. »</em> Cette générosité l’a manifestement touché.</p>



<p>On aurait pu s’attendre à de courts fragments, à des impressions rapides. Or les lectures ont souvent donné à entendre des textes construits, parfois très élaborés, <strong>avec de véritables déploiements narratifs ou symboliques.</strong> D’une lecture à l’autre, les images semblaient se reconfigurer. Elles devenaient tour à tour icônes, routes intérieures, cosmogonies, récits de violence politique, méditations sur le deuil, la mémoire, la résurrection ou le passage.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="667" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5309-1024x667.jpeg" alt="boutique Blois Capitale" class="wp-image-31933" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5309-1024x667.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5309-300x195.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5309-768x500.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5309-1536x1000.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5309-2048x1334.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-trois-textes-trois-traversees">Trois textes, trois traversées</h3>



<p>Avec <em><strong>Soleil d’éclat pourpre</strong></em> (voir ci-dessous), inspiré de la <em>« photographie rouge »</em>, <strong>Charlotte Schwinger</strong> fait de l’image le point de départ d’une figure féminine en transformation. Le texte s’ouvre comme une réinvention iconographique : <em>« La Madone auréolée des temps modernes / Pose devant sa toile de fond, rouge, graphique »</em> . Très vite, la photographie cesse d’être un simple portrait pour devenir le lieu d’une remontée, d’une traversée des blessures, d’un mouvement de résurrection. Le vocabulaire du feu, du pourpre, de la lave et des armures tombées accompagne cette métamorphose intérieure jusqu’à cette formule : <em>« c’est la résurrection » </em>.</p>



<p>Avec <em><strong>La route</strong></em>, le texte se fait plus dépouillé, plus frontal aussi. L’image du paysage en noir et blanc devient l’occasion d’un texte sur le départ, le détachement, le non-retour. <em><strong>« Il est des routes qui prennent l’allure d’un non-retour »</strong></em> , écrit-elle d’emblée, avant de déployer une méditation sur <strong>la nécessité de partir </strong><em>« et se délester de toute souillure »</em> . Là encore, l’image agit comme matrice, mais le texte s’en émancipe pour devenir un chemin intérieur.</p>



<p>Enfin, avec <em><strong>Passage éclair</strong></em>, c’est la photographie céleste qui ouvre la voie à une méditation plus métaphysique. <em><strong>« Est-ce bien l’entrée en matière de la lumière dans un corps de chair… »</strong></em> : la question initiale donne le ton. Il sera question d’âme, de passage, de mondes visibles et invisibles, de lumière et d’incarnation. Le texte décrit un <em><strong>« passage éclair du monde réel au monde des illusions »</strong></em> , et pousse l’image jusqu’à ses résonances spirituelles les plus vastes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-agathe-beignet-aubert-ecrire-en-images">Agathe Beignet-Aubert : écrire en images</h3>



<p>Chez <strong>Agathe Beignet-Aubert,</strong> l’écriture semble naître d’un rapport très fort à l’image mentale. Elle le dit elle-même : elle <strong>imagine ses textes presque cinématographiquement.</strong> <em>« Moi, j’imagine en images »</em>, explique-t-elle. À propos de son petit texte de fiction, elle ajoute : <em>« je voyais Clotaire, mon personnage, fermer les yeux, parler, se mouvoir ; j’entendais les grillons derrière, je voyais le soleil frapper le personnage. »</em> Puis cette formule, très simple et très belle : <strong><em>« J’entends, j’entends, c’est sonore, je vois, j’ai l’odeur, j’ai l’image. »</em></strong> <strong>Son rapport au texte est sensoriel.</strong> Il touche au rythme, à la matière, à l’incarnation. Elle dit faire attention <em>« à la musicalité des mots »</em>, non pour écrire de la poésie à tout prix, mais parce qu’<strong><em>« il faut que ça sonne bien »</em></strong>.</p>



<p>Son parcours n’est pas sans lien avec cette sensibilité. Formée en histoire de l’art, elle explique que ses études lui ont appris <strong>à voir, à observer, à repérer des détails</strong> que d’autres ne remarquent pas forcément. <strong>L’écriture qu’elle développe aujourd’hui se nourrit visiblement de cet apprentissage du regard</strong>. Et son horizon, elle le nomme clairement : l’audiovisuel. <strong>Elle aimerait travailler un jour sur des scénarios, sur des récits appelés à devenir images.</strong> L’atelier, dans cette perspective, n’est pas une fin en soi. C’est <strong><em>« un tremplin »</em></strong>, dit-elle. Un lieu où l’on travaille, où l’on s’exerce, où l’on apprend à mieux écrire en affrontant les contraintes du thème, du temps, de l’oralité.</p>



<p>Son texte présenté ce soir-là, autour de la photographie de la route, allait déjà dans ce sens : ouvrir une scène, une fiction, une respiration. <strong>Chez elle, le visible devient presque immédiatement narration.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-adrien-leonard-quand-l-image-bascule-dans-le-reel-politique">Adrien Léonard : quand l’image bascule dans le réel politique</h3>



<p><strong>Le texte d’Adrien Léonard</strong> a introduit une autre tonalité encore. Avec <em><strong>Qu’auriez-vous fait à sa place ?</strong></em>, il part de l’une des photographies pour déployer une véritable nouvelle située en <strong>Afghanistan.</strong> Le récit s’ouvre sur Aryana, jeune femme de 18 ans qui s’apprête à sortir acheter des aubergines pour cuisiner un <a href="https://www.peko-peko.fr/recettes/borani-banjan/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">borani banjan</a> . En quelques lignes, une situation se dessine, un quotidien apparaît, un décor prend forme.</p>



<p>Très vite pourtant, le contexte politique prend le dessus. Le texte rappelle que <em><strong>« depuis que les talibans ont pris le pouvoir, il est interdit d’écouter de la musique »</strong></em> . Le geste de glisser des écouteurs sous le hijab devient dès lors un acte de désobéissance intime. La tension monte progressivement jusqu’à la scène de violence au marché, lorsque la jeune femme est repérée, arrêtée, fouettée. Le récit bascule alors dans une brutalité frontale : <em>« il commença à frapper le dos d’Aryana avec une telle violence »</em> . La chute, avec l’intervention de Shadi puis ce dernier mot, <em>« Maman !? »</em> , donne à l’ensemble une charge émotionnelle très forte.</p>



<p>Ce texte montrait, lui aussi, la fécondité du dispositif. La photographie n’y était pas traduite ; elle y devenait le point de départ d’un monde entier, avec sa géographie, son contexte politique, ses enjeux humains. Là où d’autres avaient choisi l’introspection, le symbolique ou la méditation, Adrien Léonard engageait l’image <strong>sur le terrain du récit social et politique.</strong> La soirée révélait ainsi, très concrètement, qu’<strong>une image n’impose jamais une lecture unique. Elle ouvre un champ.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ce-que-la-lecture-a-voix-haute-change">Ce que la lecture à voix haute change</h3>



<p><strong>Écouter une image</strong>… l’un des apports de cette soirée tient sans doute à ce passage de l’écriture à la voix. <strong>Tant qu’un texte reste sur la page, il garde une part de secret.</strong> Il peut être relu, corrigé, réaménagé silencieusement. <strong>À l’oral, il doit assumer sa ligne, sa respiration, ses déséquilibres éventuels</strong>. Il devient immédiatement plus vulnérable, mais aussi <strong>plus vivant.</strong> Humain.</p>



<p>L’émotion d’Éric Diot a trouvé un prolongement concret à la fin de la restitution. <strong>Deux photographies ont été offertes à deux écrivantes</strong>. Le geste n’était pas prévu. C’est pendant la soirée, dans le mouvement même de ce qu’il recevait, que l’envie lui est venue. Il insiste d’ailleurs sur le sens qu’il voulait donner à ce geste. <strong>Il ne s’agissait ni d’un prix, ni d’une récompense, ni d’un classement implicite.</strong> Il s’agissait plutôt de <strong><em>« donner de l’amour »</em></strong> et de <strong>dire merci</strong>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="677" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5299-1024x677.jpeg" alt="Agathe Beignet--Aubert" class="wp-image-31949" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5299-1024x677.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5299-300x198.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5299-768x507.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5299-1536x1015.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5299-2048x1353.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h4 class="wp-block-heading" id="h-les-textes-d-agathe-beignet-aubert"><em>Les textes d&rsquo;Agathe Beignet&#8211;Aubert :</em></h4>



<p><em>La première chose à laquelle j’ai pensé en rentrant dans cette petite pièce, seulement fermée par des tissus, a été lié à l’imaginaire. Et pourtant, aussitôt sortie, toute forme de créativité le fut aussi. Il m’a suffit d’entrapercevoir une des cartes postales pour notifier un changement de couleur avec l’original. Je m’empressais évidemment immédiatement de questionner le journaliste qui me dirigea vers l’artiste. Quand on a la chance d’être en présence de l’artiste, il faut se saisir de l’occasion. Et à l’instant où je répétais ma question, je sus pertinemment qu’il n’y aurait pas de retour en arrière.</em></p>



<p><em>Les questions fusaient, sans que je ne sache comment. J’étais restée en tout et pour tout une minute, et ne m’étais pas attardée sur les détails. Malgré moi, mon œil avait capté assez d’informations pour rebondir, réponse après réponse. Couleur, cadrage, pose, noir et blanc, lumière, tout y passait. À l’artiste de m’arrêter en m’expliquant ne pas vouloir en donner trop, pour ne pas brider notre imagination. Trop tard. Bien trop tard. L’analyse avait depuis longtemps remplacé l’imaginaire, et bien que je priais pour l’ignorer, mes pensées débattaient entre elles, le pourquoi du comment et le comment du pourquoi. M. Diot avait dit souhaiter ne pas donner les titres, mais avait tout de même donné un détail. Il voyait un personnage sortir de l’une de ses photos. Et ce personnage, je pensais moi aussi l’avoir vu. Nous ne l’avions pas eu mais le titre était écrit au dos de la carte postale. « L’enfer de Dante » .</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="764" height="1019" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/PXL_20250607_161722822-2-1.jpg" alt="photographie d’Éric Diot" class="wp-image-31941" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/PXL_20250607_161722822-2-1.jpg 764w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/PXL_20250607_161722822-2-1-225x300.jpg 225w" sizes="auto, (max-width: 764px) 100vw, 764px" /><figcaption class="wp-element-caption">photographie d’Éric Diot</figcaption></figure>
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<p><em>Évidemment, me dis-je. J’avais vu juste. Si j’avais espoir de retrouver un semblant d’imagination avec cette photographie, l’idée de ne pas pouvoir avoir un trait d’originalité me bloqua. C’est pourtant cette photographie qui m’avait le plus marqué. Les nuages enveloppaient le soleil d’une masse dense, et pourtant loin de se laisser obscurcir, ses rayons flamboyants transperçaient les nuages. De son cœur se dégageait une intensité vibrante. Et entouré de ces traînées sombres, il formait un oculus de lumière. Le symbole s’écrivait de lui-même. Les interprétations étaient cependant multiples. Était-ce une lutte contre les forces du mal qui s’accumulaient comme un tourbillon autour de la seule lueur d’espoir ? La sinuosité des nuages laissait entrevoir une armée au dos courbé remonter le long d’une colonne noire vers la clarté restante. Devait-on voir en ce petit nuage, détaché de ses semblables par un arc étincelant, Jésus et son bâton de berger venu sauver nos âmes ? Était-il descendu guider son peuple dans un fracas lumineux ?<br>Ou peut-être était-ce au contraire la porte de l’enfer, au feu éternel et à la douleur perpétuelle ? La lumière était d’une telle intensité qu’on aurait dit du magma jaillissant des entrailles de la Terre, laissant derrière elle des coulées funèbres. Le petit personnage s’échappait-il de l’enfer ? Ou était-ce au contraire Lucifer, œil de ce cyclone démoniaque qui rappelait ses troupes ? Quoique nous pouvions imaginer en ce nuage stratifié la structure de l’Enfer en entonnoir, et en son centre Lucifer confiné à jamais non pas dans du feu mais dans les eaux gelées du Cocyte. Et ainsi, nous avions notre « Enfer » de Dante. Il m’avait apparu quelques instants que cette spirale nébuleuse pouvait être la Tour de Babel, mais cette forme si particulière incarnait la Carte des Enfers, des abîmes infernaux, tel que Boticelli la peignait ou Dante la décrivait. Bémol cependant, une petite entrevue bleue, au-dessus de l’oculus, nous rappelait à la rationalité, il n’était question que de nuages et soleil. Bien que peut-être était-ce un clin d’œil à notre humanité si imparfaite…<br>Dans une dimension moins biblique, j’y ai aussi vu la possible dualité d’Apollon, dieu des arts, de la guérison et de la Lumière. Caractériel, vindicatif, jaloux et prompt à la colère. Nombreux sont les récits surtout de nos jours à le dépeindre en vilain. Mais peut-être qu’en fin de compte, elle ne représentait qu’une flopée de détraqueurs s’attaquant à Harry Potter lançant à bout de bras un expecto patronum, ou était-ce Gandalf le Blanc, sauveur des forces de Théoden contre celles de Saruman dans la légendaire Bataille du Gouffre d’Helm ?</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="993" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/Portrait-4-cubi-Vio-1-1-1-1024x993.jpg" alt="" class="wp-image-31939" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/Portrait-4-cubi-Vio-1-1-1-1024x993.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/Portrait-4-cubi-Vio-1-1-1-300x291.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/Portrait-4-cubi-Vio-1-1-1-768x745.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/Portrait-4-cubi-Vio-1-1-1.jpg 1156w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p><em>Impossible donc, pour moi, de faire preuve d’imagination et en terme d’analyse, la petite photographie rouge avait attiré mon attention. Portrait en noir et blanc sur fond rouge d’une femme au visage recouvert de ses mains, la photographie semblait détonner des autres propositions artistiques de M. Diot. C’était sans compter son titre, « Madonna Bianca », « Madone Blanche », qui rappelait, à nouveau, la Bible. Celui-ci était intriguant, il faisait probablement référence aux représentations de Vierge et au noir et blanc du sujet mais je trouvais l’interprétation moins évidente. Si le blanc, symbole de pureté, est en effet une couleur que porte Marie par sa robe blanche, il est cependant presque toujours associé au bleu de son voile. Rare sont les esprits qui l’associe au rouge, symbole du salut et de la justice, et pour la plupart du sang et de la Passion du Christ. Et pourtant, il existe bel et bien quelques représentations de la Madone en rouge, où sa robe n’est pas blanche. La majorité d’entre elles étant par ailleurs des Vierge à l’Enfant comme la « Madone à la prairie » de Rafael ou « La Madone à l’œillet » de De Vinci. Mais ce choix colorimétrique n’était pas anodin, et je serais curieuse d’en connaître la raison. Autre sujet de mes questions : ce filtre mosaïque appliqué à la fois au décor et au sujet. En forme de rosace, son centre souligne l’œil du sujet avant d’encadrer son visage, orientant le regard. Comme une onde, ces cercles continuent de se diffuser jusqu’aux limites du cadre. Et hasard, forment une auréole.</em></p>



<p><em>Plus étonnant, la pose du sujet. Cette femme porte à son visage ces deux mains, terrifiée ? Peut-être. Mais son expression, que l’on devine, semble plutôt neutre. Rien ne laisse envisager une quelconque terreur, au contraire. Son œil droit, au centre de l’image, dans le premier rayon de la rosace, nous regarde, frontalement, sans une once de gêne semblerait-il, même si le noir et blanc assombrit ce détail. Qu’a-t-elle vu ? Se cache-t-elle ? Quel contraste avec la paix habituelle de Marie. Existe-t-il par ailleurs des représentations d’elle horrifiée par la mort de son fils ? J’y voyais surtout des références, au « Désespéré » de Courbet d’abord, au « Cri » de Munch ensuite. Et un peu des deux surtout. Pudeur, terreur ou mise en scène pure, cette nouvelle madone transgressait subtilement les codes.</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="767" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/The-Line-1-1024x767.jpg" alt="photographie d’Éric Diot" class="wp-image-31940" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/The-Line-1-1024x767.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/The-Line-1-300x225.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/The-Line-1-768x576.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/The-Line-1-1536x1151.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/The-Line-1-2048x1535.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">photographie d’Éric Diot</figcaption></figure>
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<p><em>Paysage de Beauce, en noir et blanc, la dernière photographie proposée nourrissait pour moi un nouvel espoir créatif. Certes, elle offrait un joli travail des lignes et courbes – L’horizon divisait l’image en deux part plus ou moins égales. La route sinueuse formait une diagonale qui guidait le regard du spectateur – Mais aussi étonnement qu’il puisse paraître, elle m’inspirait autre chose. Adieu l’analyse ? Non. Elle ne peut jamais sans aller complètement. Mais je me laissais ici aller à la rêverie. De cette rêverie est née un texte, imaginaire cette fois-ci, mais il s’agit d’une autre histoire.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-clotaire-micro-nouvelle-de-fiction-sur-la-photographie-route-de-vendome-de-eric-diot"><em>Clotaire</em> <em>&#8211; micro-nouvelle de fiction sur la photographie Route de Vendôme de Eric Diot</em></h3>



<p><em>« Tu t’es déjà demandé ce qu’il y avait par delà les nuages ? »<br>Je secoua la tête. Grand-père me racontait souvent que les nuages étaient les gardiens du ciel, et qu’ils venaient cacher la lumière pour le protéger. Un ciel limpide était bon signe, un ciel clairsemé comme aujourd’hui signifiait qu’ils étaient sur leur garde. Tu vois là par exemple ils veillent au grain. Puis quand je lui demandais pourquoi ils protégeaient le ciel, il me répondait que personne ne savait, que c’était un secret ancestral transmis de génération en génération au plus important d’entre nous, et que le jour venu la vérité nous serait révélée. Et avant de partir, il me chuchotait « Mais tu sais moi, je crois savoir ce que c’est ». Il marquait toujours une pause à ce moment là, comme pour faire monter le suspense. Et le sourire aux lèvres, il terminait par dire « Pour moi ce n’est pas le ciel qu’ils protègent mais les étoiles, tu sais celles qui brillent tellement le soir qu’on aimerait les toucher. Elles abritent tous nos rêves et nos désirs, tous nos vœux et nos espoirs, toutes nos âmes parties. Elles ont une valeur inestimable, imagine combien aimerait les voler ! ». Puis il s’en allait, me laissant à mes peurs d’enfants. J’ai passé des nuits entières à regarder les étoiles et à remercier les nuages de les protéger.</em></p>



<p><em>Clotaire ferma doucement les yeux, et se pencha en arrière. Il semblait détendu, presque apaisé. Il faut dire que la journée était belle, et au détour d’un virage, nous nous étions arrêtés au bord de la route pour pique-niquer dans un champ. Le coin était calme, trop calme presque. Je me demandais comment on pouvait ne pas être perdu d’ailleurs, la route était bétonnée certes mais à sens unique et sans marquage ; et seule une forêt au loin cassait la monotonie du paysage. Mais Clotaire, assis dans les restes de pailles coupées, semblait ravit. Moi au contraire, je réfrénais l’envie de me plaindre, l’herbe séchée me piquait les fesses, le soleil me tapait la tête et les grillons me rendaient fou. J’étais pas un fan de l’été, et je me demandais pourquoi j’avais dit oui à son idée à la con. Et alors que je pestais intérieurement contre ma décision, Clotaire continua.</em></p>



<p><em>« Je suis content qu’il y ait les nuages, parce qu’ils protègent les étoiles. Leurs présences me rassurent. Tant qu’ils sont là, tout ira bien. Tu sais, quand Maman est morte, c’est vers les étoiles que je me suis tourné. Elle était là-haut comme le disait Papi, avec toutes nos âmes parties. C’est futile je sais, c’est des histoires pour enfants, mais ça m’avait fait du bien de les voir aussi belles dans la nuit. C’était comme un repère pour ne pas me perdre, comme un doudou que je ne pouvais pas câliner mais que je savais en permanence avec moi. Elle était là sans être là, et les nuages la protégeaient. Toujours, tout le temps. J’aime les nuages. Et je sais qu’un jour, tu les aimeras aussi.» Il se releva doucement, me jeta un bref regard que je ne sus interpréter, plia la nappe et remonta dans la voiture. Je le suivis, et à peine assis le moteur se mit à vrombir et nous reprîmes la route.</em></p>



<p><em>C’était rare quand Clotaire se livrait, et ce jour là je n’avais pas osé lui demander ce qu’il voulait dire. Je le compris plus tard. Trop tard à vrai dire, bien trop tard. J’aurais dû lui parler, lui demander ce qu’il sous-entendait, insister peut-être mais je m’étais tu. Et maintenant devant sa tombe, je ne peux que regarder les nuages. J’aime bien les nuages, ils protègent les étoiles.</em></p>



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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="764" height="1019" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/PXL_20250607_161722822-2-1.jpg" alt="photographie d’Éric Diot" class="wp-image-31941" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/PXL_20250607_161722822-2-1.jpg 764w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/PXL_20250607_161722822-2-1-225x300.jpg 225w" sizes="auto, (max-width: 764px) 100vw, 764px" /><figcaption class="wp-element-caption">photographie d’Éric Diot</figcaption></figure>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-passage-eclair"><em>Passage éclair</em></h3>



<p><em>Est-ce bien l’entrée en matière de la lumière dans un corps de chair ..<br>Ou ce tiers d’âme, tierce personne prisonnière qui se libère, opère la grande remontée pour<br>se dévêtir, y laisser son temple qui l’a tant servi et se revêtir d’une enveloppe autrement<br>plus subtile.<br>Et dans sa gloire unie vers elle grande conscience universelle, elle retrouverait alors toutes<br>se étincelles. .&nbsp;?<br>Intervalle entre ciel et terre, passage éclair du monde réel au monde des illusions, du<br>manifesté au non manifesté<br>De la même façon que le soleil se couche en France et se lève à l’aube du Pakistan,<br>Mourir c’est naître ailleurs sur l’autre versant.<br>Mais quel est le passage le plus difficile dans le fait de partir ou de venir et de quel côté se<br>trouve le réel de l’irréel.<br>Tant de questions se sont posées dans les pensées de notre humanité.</em></p>



<p><em>Riche de toute la mémoire de ses vies passées, l’âme , sensible, prépare son voyage,<br>s’apprête, accompagnée de cet autre, son hôte, tantôt protecteur tantôt saboteur avec qui<br>elle compose sa partition , elle se forge une identité, se densifie dans une dimension<br>humaine.<br>Et dans une pure amnésie, elle oubliera totalement d’où elle vient , ses desseins, qui elle est<br>vraiment,<br>Oubliera ses accords passés avec son ami amant inconscient qui va vouloir diriger, l’a<br>submergé, prendre trop de place. Il se pourrait même qu’il l’envahisse , qu’il la persuade<br>qu’il est entièrement elle.<br>Au fil des expériences , des épreuves, des éveils, elle apprendra à ne plus se laisser mener<br>par le moteur inconscient des énergies de pouvoir.<br>Chaque blessure d’orgueil ouvre alors une voie de libération, de légère transmutation.<br>Et si elle ne faisait pas cet effort d’exploration face à elle- même,<br>Qui sait si elle ne se retrouverait pas prisonnière dans une forêt si dense, si sombre,<br>capturée dans le contrepasso de de ses égarements de ses excès , de ses obstinations plutôt<br>que d’atteindre des cimes lumineuses.<br>Rien que de penser à l’Enfer de Dante , il n’y a pas à tortiller , personne n’aimerait s’y<br>trouver, sur toutes les frimousses, les yeux s’écarquillent, ça fou trop les pétoches, la<br>frousse.<br>Cependant les âmes en générale, passées un certain âge reprennent plus fermement les<br>reines de leurs existence, plus présentes, plus encore pour se parfaire.<br>Calmer, polir les rancunes, les colères chimériques de cet autre persistant,<br>S’en dessaisir pour qu’il s’incline. N’est ce pas celui qui serpente dans les veines d’une vie,<br>serait-il le pont entre l’âne et l’Esprit le fameux serpent de la Bible qui lui fait échos, son<br>égo. Lorsque l’âme intègre ses combats ses expériences , ses douleurs , accepte son passé, l’ombre et la lumière s’intègrent se comprennent , se souviennent qu’elle marchent ensemble.<br>A l’orée de équinoxes, autre passage éclair où deux lumières se rencontrent<br>Tout comme le ciel et la terre peuvent s’embrasser, l’âme fusionne avec le Divin, elle libère<br>son génie créateur, sa flamme vive qui éclaire les chemins.<br>Elle partira et reviendra sans doute, à tire d’elle, pour rebattre les cartes de son destin.<br>Elle fait son grand huit, boucle des boucles, tout comme le symbole de l’infini qui dans son<br>mouvement continu contenant des univers et des univers imbriqués dans des univers se<br>retrouve en son point unitaire, le un fini.<br>Une plus grande mission se dessine alors, retour aux origines de de son oraison divine<br>Maîtriser tous les possibles pensables sans crainte, sans aucune peur.<br>Juste là dans sa maison, son cœur, là où pour sûr sa seule matière sera pure Lumière.<br>Car un jour de Gloire, de cette spirale infernale ,elle sortira , s’élèvera, transfigurée par la<br>Splendeur.<br>En attendant elle joue son rôle intercesseur, multiples opérations alchimiques pour affiner ,<br>aiguiser sa lumière intérieur,. Son âme transmute la matière à travers les couloirs secrets du<br>multivers, dans une infinité de passages éclairs.</em></p>



<p class="has-text-align-left"><strong><em>Charlotte Schwinger</em></strong></p>



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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="767" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/The-Line-1-1024x767.jpg" alt="photographie d’Éric Diot" class="wp-image-31940" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/The-Line-1-1024x767.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/The-Line-1-300x225.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/The-Line-1-768x576.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/The-Line-1-1536x1151.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/The-Line-1-2048x1535.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">photographie d’Éric Diot</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-route"><em>La route</em></h3>



<p><em>Il est des routes qui prennent l’allure d’un non-retour. Regards croisés sur le parcours et le<br>chapitre des amours,<br>Sur la ligne d’horizon le ciel, la terre ne font plus qu’un. Perspective d’un lointain, rejoindre<br>en son cœur ce point de jonction, cette renaissance qui s’en vient,<br>Le paysage cherche ses prairies ses parfums ses couleurs fleuries<br>Les nuages figés dans un ciel découpé semblent vouloir se resserrer, se rassembler,<br>qui voudraient pleurer mais ils ne pleurent plus.. Rigueur des temps contrastés.<br>Il fait ni froid ni chaud, il fait clair sur la route vers l’inconnu, vers ses promesses infinies.<br>Partir et se délester de toute souillure, de tout ce qui n’a pas été sûr.<br>Partir, laisser quelques bagages, emportant avec soin ce nouvel adage&nbsp;:<br>Ne montre pas l’eau vive à qui ne peut la boire.<br>Des rivages aux embruns de lumière et des éclaboussure ardentes, seul chemin à suivre,<br>percer le paysage sans recréer les mêmes images.<br>Percer le mystère d’une sphère éclairée d’une toute autre lumière.<br>Et si l’Adieu n’est qu’un au revoir écrit dans les cieux, qu’il soit au-delà encore, définitif et<br>complet transmuté comme un Dieu.<br><strong>Charlotte Schwinger</strong></em></p>



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<h3 class="wp-block-heading" id="h-soleil-d-eclat-pourpre"><strong><em>Soleil d’éclat pourpre</em></strong></h3>



<p><em>Parodie d’une icône photographique<br>La Madone auréolée des temps modernes<br>Pose devant sa toile de fond, rouge, graphique<br>Léonard de Vinci aurait-il pu l’imaginer ainsi déclinée, transfigurée<br>Derrière le sourire à peine esquissé d’une reine éternelle<br>Elle est le symbole intemporel du féminin doux et rebelle<br>Comme le souffle imperceptible du miracle.<br>Celui qui relève, reprends corps, donne un sens plus fort,<br>Il a pénétré les murs de ses fondations ébranlées<br>Tout comme le Souffle de Son Fils, qui, un jour d’été<br>Est entré dans la maison de Lily.<br>Dans ses chevauchées incertaines, bien des risques elle a pris<br>Ribambelles de grâce se sont offertes, se sont accomplies.<br>Cependant elle est arrivée à un point de bascule, son être capitule.<br>Déchirée elle reprise l’écrin pourpre de son cœur d’enfant.<br>Ouvre les cahiers roses de sa mémoire d’antan.<br>Surprise, elle se retrouve saisie par la prose de quelques &#8211; unes de ses fulgurances,<br>Car ils germent ils refleurissent , prodige des mots en abondance<br>Elle en est éprise comme au printemps de ses vingt ans,<br>Le désir silencieux d’un jardin délicieux a soulevé le voile du doute, un nouvel enjeu<br>Raviver en elle un de ses rêves laissé en friche.<br>Dans l’élan de ses envies, de ses passions fétiches,<br>Un rayon de soleil la bouleverse et le champs des oiseaux l’embarquent<br>Elle reprend alors le gouvernail de sa volonté, de sa barque, dépose un soupçon de rouge à<br>lèvre pourpre sur son teint diaphane, sur l’odyssée de son cœur de femme..<br>Des écrits teintés des couleurs de l’Esprit,<br>Les bleus systémiques d’une facette de son âme légèrement volcanique ont jailli.<br>Elle a fait sa longue, longue traversée.<br>Une coulée de lave a tout embrasé de ses blessures avec force, avec courage elle a craché<br>toutes ses brûlures. Tempêtes, flots et marées, ressacs, trahisons extirpées, colères<br>épuisées, prison de peur soulevée..<br>Ses dernières armures sont tombées, les larmes pourpres d’un débordement accru<br>d’émotions se sont toutes écoulées..<br>Il reste encore des bleus, des gris, des indigos tristes et solitaires qui vacillent.<br>Des ondes insolentes, incandescentes oscillent ..<br>Ses derniers cris sourds ont percés, sa voix essoufflée a tout exprimé, exhalé, déversé.<br>Au fil des pages qui se tournent, le crépuscule de ses nuits déclinent vers des aubes de clarté<br>plus enclines,<br>Sous le ciel bleu de Prusse des soirées étoilées, les chagrins emportés s’effeuillent dans la<br>brume du lointain , laissent éclore des parfums de promesses ..</em></p>



<p><em>Ses ecchymoses se dissipent, virent au pâle, doucement s’estompent, s’effacent.<br>Sa toile de fond, son paysage, refuge pourpre et profond transitent, laque de garance danse<br>de nuances s’illumine au rouge vermillon, solaire, c’est la résurrection.<br>Elle envoie valdinguer ses souvenirs, qui se dissolvent, s’envolent, s’acheminent&nbsp;<br>Les mots puisés dans sa mémoire se sont dévoilés sans fin.<br>C’est un signe du destin, réécrire de sa main ses douleurs embrassées, bénies, guéries,<br>Ils s’arriment sur le papier tout en souplesse en un langage plus fluide, tel un ruisseau de<br>lumière qui ’écoule avec tendresse.<br>Elle a changé de cadence, de fréquence, ses impatiences se sont évanouies, dissoutes dans<br>une douce plénitude. Se laisser porter, oublier tout, tout au plus.<br>Même au blues d’un ciel d’été immergé dans ses pensées, avec la nature autour il n’en faut<br>pas plus ..<br>Comme gouter les fruits savoureux gorgés d’eau filtrée, les variétés délicieuses de cerises<br>acidulées. Elles ont d’ailleurs la forme d’un joli cœur pourpre<br>Lily a fini de chercher toutes les réponses, elles ne lui seront pas toutes données<br>Là où des étapes ont été cueillies, franchies, elle ne peut plus se défiler, s’échapper,<br>C’est son œuvre au rouge, sa rythmique poétique, sa quête de soi, amoureuse..<br>Elle se livre à son passage terrestre, à sa juste présence romanesque, laisser une emprunte,<br>une jolie fresque, le temps d’une vie d’une fulgurance..<br>Symphonie de coquelicots, fragments pimentés, carminés, c’est sa musique, sa mosaïque de<br>couleurs, l’éclat de son pourpre au cœur..<br>Ses émotions dépouillées, remises, ses transcriptions, sa terre promise.<br>Et dans le secret des amertumes, aveux des dernières écumes&nbsp;.<br>Dire ou ne pas tout dire, la question s’invite au gré de sa plume.<br>Elle a osé, elle est allée jusqu’au bout, sans bruit, éclaircir l’horizon d’aujourd’hui<br>Du sceau de son âme, de son œuvre.<br>elle prodigue l’évidence de ne rien garder de ses rancoeurs, de ses douleurs ,<br>Que la force du pardon est une voie de libération essentielle,<br>Un serment de paix et d’harmonie quasi pluridimensionnel.<br>Remercier les aides célestes, les garde fou, c’est la reconnaissance suprême d’une énergie<br>qui nous dépasse, universelle.<br>Elle est immanente en soi, demande une telle présence parfois.<br>Lily a retrouvé son âme joyeuse, celle de l’éternel enfant, trop souvent oubliée<br>Elle s’amuse et devant l’objectif, se cache à demi le visage<br>Hommage, témoignage.<br>Parodie de la Madone aux mille sillages, dans un éclat pourpre, elle signe de son nom<br>d’auteur, sa délivrance, son livre sauveur&nbsp;: Soleil d’éclat pourpre.</em></p>



<p><strong><em>Charlotte Schwinger</em></strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="993" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/Portrait-4-cubi-Vio-1-1-1-1024x993.jpg" alt="" class="wp-image-31939" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/Portrait-4-cubi-Vio-1-1-1-1024x993.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/Portrait-4-cubi-Vio-1-1-1-300x291.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/Portrait-4-cubi-Vio-1-1-1-768x745.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/Portrait-4-cubi-Vio-1-1-1.jpg 1156w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<h3 class="wp-block-heading" id="h-qu-auriez-vous-fait-a-sa-place-par-adrien"><strong><em>Qu’auriez vous fait à sa place ?</em> &#8211; Par Adrien </strong></h3>



<p><em>Aryana s’apprête à sortir de sa maison pour aller acheter des aubergines, ingrédients phares pour préparer un bon borani banjan, plat populaire en Afghanistan. Elle est l’avant-dernière d’une fratrie de 3 filles et 1 garçon, son nom signifie « pure » ou « noble » en sanskrit, une des langues les plus anciennes du monde. Elle habite dans la maison familiale qu’elle a héritée de sa mère suite à son décès, son père, lui, s’étant remarié, a cédé ses parts. C’est à elle que revient la lourde tâche de s’occuper de son petit frère âgé de 11 ans, Aryana, elle, n’a que 18 ans. Quant à ses deux grandes sœurs, toutes les deux mariées, sont parties vivre dans la capitale, à Kaboul.</em></p>



<p><em>Juste avant de sortir, elle aperçoit des écouteurs posés sur le meuble à côté de la porte d’entrée. Une envie de braver l’interdit lui traversa l’esprit, car depuis que les talibans ont pris le pouvoir, il est interdit d’écouter de la musique, sous peine de 20 coups de fouet. Ils ont supprimé toute liberté d’expression ; les musiciens sont emprisonnés, les instruments sont brûlés. Pour ceux qui aiment lire ou s’instruire, les bibliothèques sont fermées, voire même détruites. La vie des Afghans est entre les mains de tyrans pourtant constitués de chair et d’os comme tout le monde sur cette planète.</em></p>



<p><em>D’un grand geste, elle attrapa les écouteurs pour les glisser dans ses oreilles, cachés sous son hijab. Elle mit sa chanteuse préférée qui porte le même prénom, Aryana Sayeed, très populaire en Afghanistan et grande militante pour le droit des femmes. On peut voir un grand sourire et de l’émotion dans ses yeux marron foncé rien qu’à entendre la voix de la chanteuse.</em></p>



<p><em>Elle ouvrit la porte et s’en alla dans une petite ruelle. Arrivée à une intersection, elle prit la direction du centre-ville où se situe le marché d’Hérat, ville moyenne de 436 300 habitants localisée dans l’ouest du pays, proche des frontières du Turkménistan et de l’Iran.</em></p>



<p><em>Comme chaque mardi, Aryana est très enthousiaste quand elle va au marché, y sentir l’odeur que dégagent les épices, fruits et légumes et la panoplie de fleurs vendues sur le marché. Mais cette sortie lui rappelle surtout son enfance, quand elle y allait avec sa mère et ses deux sœurs et qu’elles chantaient.</em></p>



<p><em>Il lui reste 500 m pour arriver au marché quand une voix familière et douce l’interpella : « Salut Aryana, tu es ravissante ». C’est une amie de sa mère, une dame très généreuse qui aime partager sa joie de vivre avec les gens et c’est en partie avec elle qu’elle a appris à cuisiner.</em></p>



<p><em>— « Merci Shadi, c’est gentil. Vous êtes toujours aussi gentille, comme d’habitude », lui répondit Aryana.<br>— « Vas-tu au marché ? » lui demanda Shadi.<br>— « Oui, bien sûr ».<br>— « Alors permets-moi de t’accompagner ».<br>— « Avec plaisir », répondit Aryana.</em></p>



<p><em>Arrivées au marché, Aryana s’installa devant un étalage de légumes et commença à sélectionner des aubergines. Elle en prit pour un kilo, puis se dirigea vers un stand d’épices et de graines où elle acheta des graines de pavot et du safran d’Hérat, car c’est ici qu’il est le plus cultivé dans le pays et il est même reconnu mondialement pour sa qualité et ses saveurs.</em></p>



<p><em>Pour finir, elle se dirigea vers un marchand de fleurs, attirée par l’odeur des Perovskias, aussi appelés lavande afghane, et le rouge écarlate des pavots. Une fois devant les fleurs, elle se pencha et prit une grande inspiration pour inhaler les senteurs fraîches et enivrantes. Aryana en eut la chair de poule tellement les odeurs étaient intenses. Elle prit alors un bouquet en souvenir de ce moment.</em></p>



<p><em>Soudain, un cri grave vint briser son enchantement. Des talibans, passant par là et armés de kalachnikovs, ont surpris un couple voler des fruits. Pris par la peur, un mouvement de foule se crée. Aryana commence à courir quand elle est bousculée puis projetée au sol avec toutes ses courses. Dans la chute, son hijab s’était affaissé.</em></p>



<p><em>Pour éviter de se faire piétiner, elle se releva instantanément sans se rendre compte que les écouteurs n’étaient plus cachés. Elle reprit son chemin quand elle tombe nez à nez avec un taliban qui l’agrippa par les cheveux et lui retira les écouteurs. On pouvait lire dans les yeux d’Aryana l’effroi : elle venait de comprendre la situation.</em></p>



<p><em>Avec son arme, il l’ordonna de se mettre à genoux puis brandit un fouet sur lequel on pouvait remarquer des traces de sang. Il commença à frapper le dos d’Aryana avec une telle violence que l’on entendait les impacts à 100 m, mêlés aux cris de douleur d’Aryana.</em></p>



<p><em>Au bout du quatorzième coup, son bourreau fut interrompu par un autre taliban qui lui demanda de cesser et de venir immédiatement pour se remettre à la recherche des voleurs. Furieux de ne pas pouvoir finir, il asséna un dernier coup au niveau de la tête, ce qui assomma Aryana instantanément.</em></p>



<p><em>Shadi, ayant assisté à la scène cachée derrière un arbre, s’approcha d’Aryana pour lui porter secours. Elle secoua Aryana pour qu’elle reprenne connaissance, puis, avec son foulard qu’elle avait humidifié, recouvrit une partie du dos déchiqueté. Elle aida Aryana à se relever et lui dit :</em></p>



<p><em>— « Ne t’inquiète pas, je vais te ramener chez toi et soigner tes blessures avant qu’elles ne s’infectent ».</em></p>



<p><em>Aryana répondit : « Maman !?</em></p>



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		<title>Les Greniers de Vineuil : à table dans un tiers-lieu pas comme les autres</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 15:57:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Vineuil, il suffit parfois de pousser une porte pour comprendre que certains lieux ne se racontent pas seulement par leur histoire, mais par l’expérience qu’ils offrent. Aux Greniers, on peut commencer par l’assiette. La table est devenue, depuis quelques mois, l’une des portes d’entrée vers cet endroit singulier où se croisent cuisine locale, artisanat, &#8230;</p>
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<p><strong>À Vineuil</strong>, il suffit parfois de pousser une porte pour comprendre que certains lieux ne se racontent pas seulement par leur histoire, mais par l’expérience qu’ils offrent. <strong>Aux Greniers, on peut commencer par l’assiette.</strong> La table est devenue, depuis quelques mois, l’une des portes d’entrée vers cet <strong>endroit singulier où se croisent cuisine locale, artisanat, culture et vie collective.</strong></p>



<p>Depuis octobre 2025, le <strong>restaurant des Greniers, le Quartier Gourmand, </strong>s’est installé dans le rythme du lieu avec l’arrivée d’un <strong>nouveau chef, Rémy Cocoual.</strong> La proposition est volontairement simple et lisible : <strong>une carte courte, construite autour de produits locaux, de saison, et d’une cuisine entièrement faite maison. </strong>Les approvisionnements se font notamment auprès du <em><a href="https://www.association-biosolidaire.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jardin de Cocagne</a></em>, partenaire avec lequel l’équipe travaille régulièrement.</p>



<p>La formule reflète cette philosophie : <strong>deux entrées, deux plats, deux desserts</strong>. Une structure volontairement resserrée, qui permet de travailler des produits frais et de suivre les saisons. <strong>Un plat végétarien figure systématiquement à la carte,</strong> et <strong>un menu enfant</strong> est venu récemment compléter l’offre.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5335-1024x768.jpeg" alt="Quartier Gourmand" class="wp-image-31727" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5335-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5335-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5335-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5335-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5335-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p id="h-">Cette activité de restauration s’insère dans une ambiance et une économie du lieu. <strong>La salle, à taille mesurée </strong>(30 couverts),<strong> cultive une forme de proximité.</strong> <em>« Il n’y a pas de chichi. On vient, on ressent qu’on est les bienvenus »</em>, résume Candy Pastre, qui a intégré l&rsquo;équipe. Derrière cette formule se lit une volonté plus large : faire de l’endroit un espace où <strong>l’accueil</strong> compte autant que la proposition elle-même.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5339-1-1024x768.jpeg" alt="Greniers de Vineuil" class="wp-image-31726" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5339-1-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5339-1-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5339-1-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5339-1-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5339-1-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Cette approche éclaire sur la manière dont Les Greniers de Vineuil <a href="https://bloiscapitale.com/les-greniers-de-vineuil-focus-sur-un-tiers-lieu-cooperatif-a-part" target="_blank" rel="noreferrer noopener">se définissent depuis 2018, date à laquelle le site est devenu un tiers-lieu</a>, c’est-à-dire <strong>un espace citoyen et coopératif ouvert à toutes et tous.</strong> La structure affiche une mission explicite : <em>« renouer, maintenir et développer le lien social à travers la transmission artisanale et culturelle »</em>. Sa devise, elle aussi, donne la tonalité : <em>« Ensemble, tout est plus facile et accessible. »</em></p>



<p><a href="https://bloiscapitale.com/tiers-lieu-eco-culturel-le-houppier-souvre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dans le paysage désormais foisonnant des tiers-lieux</a>, chacun choisit son accent. Certains se structurent autour du maraîchage, du réemploi, de la fabrication ou de la transition écologique. Les Greniers, eux, mettent en avant un triptyque plus nettement orienté vers <strong>la culture, l’artisanat et les temps de rencontre.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-programme">Le programme</h3>



<p>Cette orientation se lit dans la programmation. Le lieu accueille <strong>des concerts, des spectacles, des ateliers, des marchés et des rendez-vous plus informels.</strong> Le 14 mars, le groupe Vagabond Celtic doit s’y produire. Le 4 avril, STAG y est attendu avec une proposition mêlant guitare, voix et textes entre engagement, humour et poésie. Le 22 avril, le spectacle <em>Piano Vélo fait le tour du monde</em> est également programmé, tandis qu’un cabaret d’improvisation &#8211; par les Improloko&rsquo;s &#8211; revient un jeudi par mois.</p>



<p>À côté de cette programmation scénique, une série d’ateliers occupe une place importante dans l’activité du lieu : <strong>bar céram, peinture intuitive avec Corinne Benedek, transformation des plantes aromatiques et médicinales, calligraphie, teintures végétales.</strong></p>



<p>Même logique pour les rendez-vous plus réguliers : <strong>soirées jeux et apéro</strong> les veilles de vacances scolaires, <strong>happy hour le dernier vendredi de chaque mois</strong>, ou encore <strong>soirée Légendes</strong> autour du livre <em>111 lieux en Loir-et-Cher</em>, prévue le 28 mai.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-faire-circuler-les-savoir-faire">Faire circuler les savoir-faire</h3>



<p>L’autre versant du projet tient à la <strong>transmission</strong>. Le terme renvoie à <strong>des ateliers, à des démonstrations, à des initiations, </strong>mais aussi à une volonté de faire passer des gestes et des pratiques. Les Greniers de Vineuil font partie du <a href="https://www.lesgreniersdevineuil.com/ecole-etre">réseau national de l’École ÊTRE,</a> destiné à <strong>permettre à des jeunes, notamment entre 16 et 25 ans, de se former aux métiers de la transition écologique.</strong></p>



<p>À une autre échelle, le lieu développe aussi ses propres actions. Le 26 février dernier, dix enfants du centre de loisirs de Chailles, âgés de 8 à 12 ans, y ont découvert le tournage sur bois et réalisé chacun un porte-clés ainsi qu’un soliflore. Apprendre, manipuler, faire : cette logique se retrouvera dans deux nouveaux formats annoncés cette année : <strong>un week-end bien-être ouvert à tous du 26 au 28 juin, </strong>présenté comme un temps pour <em>« ralentir »</em>, puis <strong>un autre week-end consacré à l’artisanat en octobre.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-marches-pour-faire-lieu">Des marchés pour faire lieu</h3>



<p>Plusieurs manifestations prolongent cette même logique en ouvrant le site à des exposants, des producteurs et des artistes. Les 30 et 31 mai, <em><strong>Le Bal du végétal</strong></em> doit réunir différents professionnels et créateurs. D’autres rendez-vous jalonnent déjà l’année, comme <strong><em>L’Illustrarium</em>,</strong> consacré à l’image imprimée, le marché de Noël avec sa boutique éphémère installée sur un mois, ou encore <strong><em>L’Estival</em>, annoncé pour le 29 août.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-batisse-ancienne-plusieurs-vies-successives">Une bâtisse ancienne, plusieurs vies successives</h3>



<p>Les Greniers de Vineuil occupent une <strong>ancienne auberge du XVIIe siècle,</strong> où l’on s’arrêtait, dit-on, lorsqu’on allait vers Chambord. Dans cette histoire locale, il y a déjà l’idée du passage, de la halte, du lieu où l’on mange, où l’on se repose, où l’on croise d’autres gens. Le bâtiment a ensuite connu une autre vie, comme <strong>brocante tenue par un artisan ébéniste</strong>. Là encore, la fonction a changé sans effacer totalement une constante : celle d’un endroit vers lequel <strong>on vient, pour voir, pour parler, pour découvrir.</strong></p>



<p>Depuis 2018, la transformation en tiers-lieu a donné à cette continuité une formulation contemporaine. Les usages ont changé, le vocabulaire aussi, mais le fond de l’affaire n’est peut-être pas entièrement nouveau. <strong>Aux Greniers, il est toujours question d’accueil, de sociabilité, de circulation et de pratiques partagées.</strong></p>



<p>Plus d&rsquo;informations ici : <strong><em><a href="https://www.lesgreniersdevineuil.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lesgreniersdevineuil.com</a></em></strong></p>



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		<title>Prévisions météo : modèles, IA, incertitudes… Thibaud Meriel décrypte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 10:59:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il a commencé par attendre l’orage comme on attend un spectacle (lire ici). Puis il a appris ce que ce spectacle peut coûter. Aujourd’hui, Thibaud Meriel, expert en météorologie, nous parle d&#8217;une science en plein basculement, d&#8217;un travail transformé par les supercalculateurs et l’IA, d&#8217;une prévision devenue probabiliste dès que la nature redevient capricieuse. La &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/previsions-meteo-modeles-ia-incertitudes-thibaud-meriel-decrypte">Prévisions météo : modèles, IA, incertitudes… Thibaud Meriel décrypte</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il a commencé par attendre l’orage comme on attend un spectacle (<a href="https://bloiscapitale.com/thibaud-meriel-ce-chasseur-dorages-qui-fige-la-colere-du-temps" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lire ici</a>). Puis il a appris ce que ce spectacle peut coûter. Aujourd’hui, <strong>Thibaud Meriel</strong>, expert en météorologie, nous parle d&rsquo;une science en plein basculement, d&rsquo;un travail transformé par les supercalculateurs et l’IA, d&rsquo;une prévision devenue probabiliste dès que la nature redevient capricieuse.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-meteo-comme-quotidien">La météo comme quotidien</h2>



<p>Chez Thibaud Meriel, la météorologie est une matière quotidienne, une manière de lire le monde, d’habiter le temps qui vient. <em><strong>« On a toujours à manger avec ça »</strong></em>, dit-il : chaque jour apporte son scénario possible et donc son lot de décisions, d’attentes, de surprises. <strong>En ce début mars, les températures chaudes étonnent avec des niveaux de mai.</strong></p>



<p>La météo, pour notre blésois, ne se réduit pas à une science froide. Elle s’enracine dans <strong>des sensations très concrètes</strong> : la lourdeur de l’air, un changement de lumière, un vent qui se lève, cette bascule intime où l’on sent que le temps n’est plus le même qu’il y a dix minutes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-du-ciel-aux-modeles">Du ciel aux modèles</h2>



<p>Thibaud Meriel décrit la prévision comme <strong>un art devenu calcul,</strong> et <strong>un calcul devenu système</strong>. Il rappelle que la météorologie s’est accélérée avec l’informatique, et que l’ère des <strong>supercalculateurs</strong> a transformé le métier. Selon lui, <em>« le météorologue ne va plus regarder uniquement les données en temps réel »</em> : il s’appuie sur des machines qui font un travail massif en amont, et <strong>son rôle consiste de plus en plus à interpréter, à trier, à vérifier.</strong></p>



<p>Il résume ce basculement par une phrase qui dit beaucoup, parce qu’elle n’est pas nostalgique : c’est un constat. <em><strong>« On regarde moins le ciel et on regarde plus sur l’ordinateur. »</strong></em> Et ce changement répond aussi à l’évolution des attentes : il y a vingt ans, explique-t-il, les prévisions se limitaient souvent à quelques jours, avec une précision moins <em>“chirurgicale”.</em> Aujourd’hui, la demande s’est rapprochée : on veut la météo de sa ville, parfois de son quartier, parfois <em>“de son jardin”&#8230;</em></p>



<p>Dans cette modernité, il refuse la posture du juge qui distribue les bons et les mauvais points. <strong>Entre acteurs publics et privés, entre services et applications, il ne sacre pas un champion.</strong> «<em> Je n’ai pas la prétention de pouvoir juger qui est plus fiable »</em>, dit-il, tout en affirmant une confiance prioritaire envers <strong><em><a href="https://meteofrance.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Météo-France.</a></em></strong></p>



<p>Les modèles fonctionnent très souvent. Mais ce <em>“souvent”</em> trouve ses limites dès qu’on touche à l’extrême, à l’aléatoire, à ce qui s’invente vite. Il décrit alors une difficulté qu’il associe à une forme d’inertie :<strong> le modèle peut tenir une ligne tandis que le réel bifurque.</strong> Et quand il faut réagir, corriger, intégrer le direct, tout n’est pas immédiat. Les modèles sont forts, mais ils ne voient pas tout. Et surtout, ils dépendent d’un carburant : <strong>les données.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-monde-n-est-pas-assez-maille">Le monde n’est pas assez “maillé”</h2>



<p>Car il ne suffit pas d’avoir de bonnes équations. Il faut aussi alimenter ces équations avec suffisamment de mesures. Thibaud Meriel évoque <strong>une couverture limitée</strong> par stations officielles, et rappelle ce que cela implique : entre deux points de mesure, le monde peut changer sans être <em>“vu”</em> par le système.</p>



<p>Il élargit le raisonnement à l’océan : dépendance aux balises, aux navires, à des observations mobiles — donc <strong>une connaissance imparfaite du présent</strong>. Et cette imperfection, dit-il, produit ce sentiment de <em>“semi-aveuglement” </em>: on reconstitue, on estime, on modélise… mais <strong>on ne possède pas une photographie totale de l’instant.</strong></p>



<p>S’il fallait un phénomène pour comprendre où la prévision se heurte à l’infiniment fin, Thibaud Meriel choisit la neige. <strong><em>« La neige est très dure à prévoir »</em></strong>, insiste-t-il, parce qu’elle dépend d’une chaîne de paramètres où un rien suffit à tout déplacer : température au sol, température en altitude, micro-variations, chronologie d’un front, intensité des précipitations, vent… et, au cœur, des différences si petites qu’elles deviennent presque cruelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-orage-le-regne-du-probabiliste">L’orage : le règne du probabiliste</h2>



<p>Là où la neige montre la tyrannie du demi-degré, l’orage montre la loi du vivant. Thibaud Meriel utilise une image qu’il assume pleinement : <em><strong>« un orage, il faut s’imaginer que c’est comme un être vivant »</strong></em>. Cela signifie qu’une cellule naît, se nourrit, s’organise… mais peut aussi mourir, s’éteindre, se décaler, avorter. Il parle d’énergie disponible, de facteurs d’inhibition, de différences locales d’humidité ou de température capables d’infléchir le cours des choses en quelques minutes.</p>



<p>D’où une frontière nette : on peut travailler des probabilités à une échelle large, mais pas promettre l’adresse exacte, ni l’heure précise. <em>« On peut prévoir à l’échelle d’un département »</em>, dit-il, mais pas à l’échelle d’une ville avec certitude. Et il ajoute un point important : <strong>on sait mieux anticiper la puissance potentielle que la localité exacte.</strong> L’intensité se lit dans le carburant, dans les contrastes, dans certaines configurations ; l’endroit, lui, reste le lieu du possible, pas du certain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-lire-le-ciel">Lire le ciel</h2>



<p>Thibaud Meriel ne se moque pas des <em><strong>“signes”</strong></em>. Il les trie. Il distingue ce qui relève de la lumière et de l’illusion, et ce qui relève d’une mécanique observable.<strong> Le ciel orangé ou rosé ? Pour lui, ce n’est pas un présage</strong> : c’est souvent la lumière du soleil couchant qui se réfléchit. En revanche, certaines teintes le rendent plus prudent : <strong>une couleur verdâtre ou bleutée sous un nuage peut signaler la grêle, parce que la lumière se réfléchit dans les grêlons.</strong></p>



<p>Il parle aussi de formes : un arcus, ce <em>“rouleau”</em> qui annonce des rafales descendantes ; des cumulus qui grossissent, deviennent congestus, et peuvent évoluer vers l’orage. Et il donne un critère de bon sens : <strong>un nuage qui grossit sans bouger ou presque, sur quelques minutes, peut indiquer qu’un phénomène prend, </strong>qu’un basculement est en train de se fabriquer.</p>



<p>Pour les tempêtes, il préfère un outil à l’œil nu :<strong> le baromètre.</strong> Une tempête, dit-il, est un creux dépressionnaire. Et quand la pression chute franchement, quand le gradient se resserre, le vent peut devenir violent. Ce sont <strong>des instruments simples, presque oubliés</strong> — il le regrette — mais qui racontent bien une mécanique.</p>



<p>Le blésois relie certains ciels <em>“spectaculaires”</em> à des circulations plus larges : <strong>les remontées de sable,</strong> les couchers de soleil extraordinaires… <strong>et la dégradation qui suit</strong>, quand le front arrive et que les pluies deviennent<em> “sableuses”.</em> Un tableau magnifique, mais aussi un signal : <strong>quelque chose se met en place au large.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-jusqu-ou-prevoir">Jusqu’où prévoir ?</h2>



<p>Ce que Thibaud Meriel répète, c’est que la fiabilité dépend de l’attente. Vouloir savoir s’il pleuvra sur une ville à 14 heures n’est pas la même question que vouloir estimer l’ambiance probable d’une semaine de vacances. <strong>Pour l’échelle locale, avec du détail fin, il situe la limite autour de quelques jours.</strong> Pour l’échelle des tendances, il décrit une autre approche : la prévision sub-saisonnière, capable de donner, à deux semaines, non pas une heure, mais une <strong>tendance générale — plus doux, plus perturbé, plus stable</strong>. Il insiste sur une idée presque pédagogique : <strong>il faut apprendre à lire une prévision comme une probabilité,</strong> et non comme une promesse.</p>



<p>Ce que Thibaud Meriel transmet, au fond, c’est une discipline du réel. Une science qui progresse vite, mais qui reste dépendante de ce qu’elle observe. Des outils puissants, mais des phénomènes — neige, orage, tempête — qui rappellent que <strong>la nature garde des marges.</strong></p>
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		<title>Mary, itinéraire d’une voyante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 11:34:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Elle se présente sans effets. Un prénom, un âge, et un mot choisi avec prudence : “voyante”, plutôt que “médium”. Non pas pour tracer une frontière nette — elle concède que “c’est un peu la même chose” — mais parce qu’elle refuse l’étiquette qui sonne trop grande. Chez Mary, la voyance n’est pas un titre &#8230;</p>
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<p>Elle se présente sans effets. Un prénom, un âge, et un mot choisi avec prudence : <em>“voyante”</em>, plutôt que <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9dium_(spiritisme)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">“médium”</a></em>. Non pas pour tracer une frontière nette — elle concède que <em>“c’est un peu la même chose”</em> — mais parce qu’elle refuse l’étiquette qui sonne trop grande. <strong>Chez Mary, la voyance n’est pas un titre : c’est une pratique qu’elle dit avoir fini par accepter, presque malgré elle</strong>.</p>



<p>On comprend vite, en l’écoutant, que son histoire ne se raconte pas comme une carrière. Elle ne parle pas d’ambition, ni de vocation revendiquée. Elle parle d’une <strong>faculté</strong> qui s’impose, d’abord comme un bruit de fond, puis comme une présence, et enfin comme un engagement : celui de <strong>prévenir</strong>. <em>“Mon but, dans mon cerveau, c’est de protéger”</em>, dit-elle. Protéger, avertir, éviter les mauvais virages — sans jamais, insiste-t-elle, diriger la vie des autres.</p>



<p>Elle situe son enfance dans une famille déjà familiarisée avec ces univers : <strong>un père qui <em>“faisait de la voyance”</em> et une mère qui <em>“faisait de l’astrologie”</em></strong>. C’est par eux, dit-elle, qu’elle trouve d’abord un langage, ou au moins un espace où poser des mots. Elle évoque aussi une sensation troublante : se retrouver dans certains lieux inconnus tout en ayant l’impression de les reconnaître, comme une mémoire antérieure.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-intuition-images-et-une-voix">Intuition, images, et <em>“une voix”</em></h3>



<p>Quand elle tente de décrire ce qui se passe en elle, Mary revient toujours au même noyau : <strong>l’intuition</strong>. Parfois des images, dit-elle, mais surtout une forme de message intérieur qu’elle appelle <em>“une voix”</em>. Pas besoin de calme, pas besoin de regard fixe. <strong>Mary utilise les cartes, mais elle affirme ne pas avoir appris de méthode</strong>. Ce qui frappe, chez elle, c’est l’importance donnée à la trace. <strong>Mary veut que les gens notent, consignent, et reviennent ensuite lui dire si ce qu’elle a annoncé s’est produit.</strong> </p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-limite-nette-on-n-a-pas-le-droit-a-la-mort">Une limite nette : <em>“on n’a pas le droit”</em> à la mort</h3>



<p>Marie fixe une frontière morale et professionnelle : <strong>ne pas annoncer la mort</strong>. Elle dit pouvoir <em>“la voir”</em>, mais se refuser à le dire. Elle répète l’interdit : <em><strong>“On n’a pas le droit.”</strong></em> Sur la maladie, elle tient une position proche : ne pas asséner un mot, ne pas diagnostiquer. Elle dit qu’il lui arrive de sentir qu’une personne est malade sans le savoir, et dans ce cas elle alerte autrement : <em>“Allez voir le médecin, faites vos examens. »</em></p>



<p>Dans la bouche de Mary, la voyance n’est pas un pouvoir, c’est un rôle de <strong>veille</strong>. Elle insiste : <em>“On ne dirige pas la vie des gens.”</em> Elle <strong>donne des informations</strong>, puis laisse l’autre décider.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ce-que-les-gens-viennent-chercher-amour-maisons-affaires-famille">Ce que les gens viennent chercher : amour, maisons, affaires, famille</h3>



<p>Quelles sont les questions les plus fréquentes ? <em><strong>“Beaucoup sur le sentimental”</strong></em>, répond Mary. Couples, séparations, divorces, attentes… Viennent aussi des sujets très concrets, comme la vente d&rsquo;une maison, choisir une direction. La famille bien sûr aussi : parents inquiets pour leurs enfants, enfants inquiets pour leurs parents. Cette voyante reconnaît que ce sont des consultations sensibles — parce qu’on peut entendre des choses qu’on ne voudrait pas entendre — mais elle dit chercher à ne pas laisser les gens <em>“en pleurs”.</em></p>



<p>Elle dit avancer avec précaution, comme on marche sur une dalle fêlée : <strong>ne pas fracasser</strong>, ne pas asséner. Quand une nouvelle est lourde, elle explique qu’elle <em>“enveloppe”</em>, qu’elle prend le détour de la psychologie, qu’elle cherche les mots qui n’arrachent pas.</p>



<p>Dans sa façon de recevoir, il y a aussi une <strong>temporalité</strong> : la voix posée, le temps qu’on laisse au silence, l’attention qui apaise. Parfois, un café. Comme un geste simple pour ramener l’entretien à quelque chose d’humain, de tenable.</p>



<p>Et puis il y a l’argent, qu’elle refuse de maquiller en grand principe. <strong>Oui, la consultation se paie, dit-elle — parce que le temps a un prix, et parce que certains, aussi, peuvent abuser.</strong> Mais elle ajoute aussitôt une clause de conscience : si quelqu’un n’a rien, elle peut aider quand même, <em>“par humanité”.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">Mary participera à une <strong>soirée « Voyance » samedi 7 mars 2026</strong> à partir de 18h30 <strong><a href="https://bloiscapitale.com/les-vernissages-rencontres-et-rendez-vous-a-venir-chez-blois-capitale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">chez Blois Capitale</a></strong> &#8211; 16 rue Emile Laurens &#8211; et jusqu&rsquo;à 22 heures. Les places sont limitées, les réservations sont obligatoires via cette adresse : <em><strong>bloiscapitale@gmail.com</strong></em>. Il est également possible de réserver en boutique. Une participation de 10 euros est demandée. <strong>Mary recevra chaque participant et participante en consultation privée pendant 10 minutes.</strong></mark></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p></p>
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		<title>Thibaud Meriel, ce chasseur d’orages qui fige la colère du temps</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 14:14:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Chasseur d&#8217;orages, en voilà une passion qui détonne. Thibaud Meriel traque les cellules, observe les voiles, jauge l’énergie disponible, choisit un champ, se place à 500 mètres ou un kilomètre, et attend — toujours “en amont”, jamais en aval. La chasse à l’orage, chez lui, n’est pas une pulsion, c’est une discipline. Portrait. Un ciel &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/thibaud-meriel-ce-chasseur-dorages-qui-fige-la-colere-du-temps">Thibaud Meriel, ce chasseur d’orages qui fige la colère du temps</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p><strong>Chasseur d&rsquo;orages,</strong> en voilà <a href="https://bloiscapitale.com/chasseur-de-cometes-le-nouveau-spectacle-de-mathis-poulin-part-a-la-conquete-du-public" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une passion qui détonne</a>. <strong>Thibaud Meriel</strong> traque les cellules, observe les voiles, jauge l’énergie disponible, choisit un champ, se place à 500 mètres ou un kilomètre, et attend — toujours <em>“en amont”</em>, jamais en aval. La chasse à l’orage, chez lui, n’est pas une pulsion, c’est une discipline. Portrait.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-ciel-d-enfance-une-peur-eblouie">Un ciel d’enfance, une peur éblouie</h3>



<p>Avant la technique, il y a une histoire personnelle. <strong>Thibaud Meriel a commencé à <em>“regarder la météo”</em> très tôt, <em>« d’un regard d’enfant »</em>. Vers 5 ou 6 ans, dit-il, </strong>il scrute déjà le ciel et s’agace quand rien n’éclate. Ce n’est pas encore le langage des modèles, ni celui des probabilités : c’est l’attente brute, l’impatience presque physique. L’orage comme promesse.</p>



<p>Cette fascination bascule un soir précis, qu’il date sans hésiter : <strong>le 9 juin 2014</strong>. Sur l’autoroute, en rentrant de Vendée, il voit la <strong>vigilance orange</strong> s’afficher sur les panneaux. Il se souvient de <em><strong>“l’atmosphère”</strong></em> avant même de se souvenir des impacts : <em><strong>« très lourde, extrêmement lourde »</strong></em>, un ciel <em>« un peu voilé »</em>, cette <strong>impression que l’air s’épaissit,</strong> que la journée glisse vers autre chose. Et, fidèle à l’enfance qu’il revendique, il raconte qu’il <em>“défie”</em> l’orage, le provoque presque à voix haute. Puis l’orage arrive. Et cette fois, il n’est plus un décor. Il évoque des dégâts dans le <strong>Loir-et-Cher</strong> et dans le <strong>Loiret</strong>, et surtout un détail qui transforme le spectacle en menace : des grêlons <em>« de plus de 10 cm »</em>. Il insiste : c’est rare, c’est <em>“géant”,</em> <em>« il faut s’imaginer que c’est la taille d&rsquo;un poignet ».</em> <strong>Ce jour-là, le garçon de onze ans a eu peur. Et il a été ébloui.</strong> Il se souvient d&rsquo;un ciel de nuit qui clignote au point de donner l’illusion du jour. <strong>Un chasseur d’orages est né</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-chasser-ce-n-est-pas-vouloir-un-orage-c-est-apprendre-a-le-suivre">Chasser, ce n’est pas “vouloir un orage” : c’est apprendre à le suivre</h3>



<p>Thibaud Meriel revendique l’ambivalence. Enfant, il attendait l’orage sans penser aux conséquences. <strong>Plus tard, il comprend les dangers</strong>,<strong> les conséquences</strong> — et il explique que c’est précisément <strong>ce virage-là qui le pousse vers la prévision et l’observation</strong>. Attendre un phénomène potentiellement destructeur n’est pas, selon lui, incompatible avec la rigueur : au contraire, c’est un motif d’étude.</p>



<p>Sa façon de parler dit beaucoup de sa pratique : l’orage n’est pas un simple front pluvieux, c’est une <strong>cellule</strong>. Un organisme. Une dynamique. <em><strong>« Un orage, il faut le penser comme un être vivant, qui naît, vit, et meurt ». »</strong></em> Et quand c’est vivant, c’est instable, capricieux, inégal. C’est là que la chasse devient une école de modestie. Pourquoi ? Parce que la cellule se nourrit, peut mourir avant d’arriver, peut bifurquer, peut se désorganiser. La chasse, c’est précisément apprendre à vivre avec cette <strong>part d’aléatoire.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5192-1024x576.jpeg" alt="CHASSEUR D'ORAGE" class="wp-image-31360" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5192-1024x576.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5192-300x169.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5192-768x432.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5192-1536x864.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5192-390x220.jpeg 390w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5192.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Crédit photo : Thibaud Meriel</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-methode-en-trois-temps">Une méthode en trois temps</h3>



<p>Thibaud décrit sa chasse comme un enchaînement clair. <strong>D’abord, il identifie le potentiel</strong> : est-ce que <em>“ça peut péter”</em>, et <em>“fort”</em> ? À ce stade, il cherche des signaux de contexte : énergie disponible, contrastes, organisation probable. Il insiste sur un point : <strong>on peut mieux prévoir l’intensité potentielle que l’endroit exact.</strong> Les paramètres qui rendent un épisode violent sont parfois plus lisibles que l’adresse où la foudre touchera terre.</p>



<p>Ensuite, il détermine une zone, une <strong>localité probable</strong> : c’est le temps de <strong>J-1</strong>. On choisit là où le conflit semble le plus favorable. Puis vient l’étape décisive : <strong>J0, le matin</strong>, on regarde les observations. Et là, dit-il, les différences avec la veille peuvent être énormes. Le piège majeur porte un nom : la <strong>nébulosité</strong>, la couverture nuageuse. Les modèles, explique-t-il, peuvent se tromper sur ce point : un voile trop opaque peut bloquer la convection — comme un couvercle posé sur la casserole. Dans ce cas, l’orage <em>“ne prend pas”</em>. Résultat : on revoit la localité, ou on annule.</p>



<p>La chasse à l’orage, dans son récit, n’est pas une course au long cours. Thibaud Meriel le précise : il ne fait pas <em>“des kilomètres et des kilomètres”</em>. Il dit rester, en général, <strong>sur la région</strong>. Ce choix n’est pas seulement une question de distance : c’est aussi un rapport au terrain. Chasser, c’est avoir un endroit où l’on sait se placer, où l’on sait lire un horizon, où l’on sait se retirer.</p>



<p>Car pour un chasseur d’orages, le paysage n’est pas un décor, c’est un outil. Le jeune homme décrit <strong>la recherche du <em>“spot”</em></strong> comme une quête de visibilité : un champ, une vue dégagée, idéalement à 360°, au minimum à 180°. Il faut pouvoir voir la structure, la base, la progression. Et surtout pouvoir surveiller ce qui vient de côté. La trajectoire, dans sa pratique, oriente le placement de l’appareil photo et l’anticipation du mouvement. Mais il ajoute immédiatement <strong>ce qui rend la chasse excitante… et dangereuse : l’exception.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-quand-la-cellule-bifurque-la-chasse-bascule">Quand la cellule bifurque, la chasse bascule</h3>



<p>La scène type, dit-il, c’est l’attente sage : <em>« on est placé, l’orage arrive dans le flux, on gère la distance »</em>. Puis arrive l’inattendu : la cellule prend une autre direction, à contre-flux. Thibaud relie ce comportement à une structure particulière : la <strong>supercellule</strong>, capable, selon lui, de créer <strong>une sorte de dynamique autonome,</strong> de <em>“faire sa vie”</em>, de suivre un chemin différent de ses voisines.</p>



<p>Pour lui, ce moment-là condense la chasse : la fascination du passionné, et le risque pour ceux qui se trouvent sous l’orage. <strong>Une cellule qui dévie est imprévisible. Et l’imprévisible impose le mouvement</strong> : revoir son déplacement, se repositionner, parfois rapidement, pour <em>“rester devant”.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-regle-d-or-toujours-en-amont-jamais-en-aval">La règle d’or : toujours en amont, jamais en aval</h3>



<p>Dans sa bouche, la sécurité est une règle de terrain. Le jeune homme parle d’un repère : <strong>500 mètres à 1 kilomètre</strong>. Cette distance, dit-il, sert à deux choses : <strong>la sécurité, et la qualité photo.</strong> Trop près, on se retrouve <em>“sous la flotte”</em> — et on ne photographie plus qu’un rideau d’eau ou de grêle. Trop loin, on perd la structure. <strong>La chasse, c’est ajuster.</strong></p>



<p>Quand l’orage avance, il explique qu’il réévalue : si la cellule se rapproche trop, il se repositionne en amont, pour retrouver ce kilomètre de marge. Et si la trajectoire change, il change aussi. <strong>La chasse n’est pas <em>“tenir bon face à l’orage”.</em> C’est l’inverse : c’est garder un cran d’avance.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-loire-beauce-sologne-quand-la-geographie-devient-un-parametre">Loire, Beauce, Sologne : quand la géographie devient un paramètre</h3>



<p>Dans l’esprit de beaucoup de Blésois, <strong>la Loire peut couper l&rsquo;orage</strong>. Et c’est <strong><em>“généralement vrai”</em>,</strong> nous dit Thibaud. Il l’explique par de petites différences d’humidité et de température — parfois de l’ordre de 0,5 °C — qui peuvent suffire à affaiblir une cellule. L’orage <em>“aspire”</em> l’air, dit-il ; si l’air aspiré au-dessus du fleuve change, la cellule peut se déstabiliser. Equilibre fragile, bascule possible.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="543" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5193.jpeg" alt="chasseur d'orage" class="wp-image-31357" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5193.jpeg 960w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5193-300x170.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5193-768x434.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5193-390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption">Crédit photo : Thibaud Meriel</figcaption></figure>
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<p>Il évoque aussi des zones plus favorables à certains phénomènes : la <strong>Beauce</strong>, les plaines, qu’il associe davantage aux tornades et aux grandes structures visibles. À l’inverse, il parle de la <strong>Sologne</strong> comme d’un terrain où l’humidité est plus présente, où les orages peuvent être très violents, mais parfois plus difficiles à photographier. Le sol sableux, l’ambiance, le cadre : tout joue. Même dans sa pratique photo, le paysage devient une variable de prévision.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-eclairs-ramifies-et-les-positifs">Les éclairs “ramifiés” et les “positifs”</h3>



<p>Thibaud Meriel distingue plusieurs types d’éclairs. <strong>Par exemple, les intranuageux, plus <em>“flash”</em> dans le nuage,</strong> et ceux qu’il juge les plus spectaculaires : les <strong>ramifiés</strong> et les <strong>positifs</strong>.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="587" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5190-1024x587.jpeg" alt="Thibaud Meriel" class="wp-image-31359" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5190-1024x587.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5190-300x172.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5190-768x440.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5190-1536x881.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5190.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Crédit photo : Thibaud Meriel</figcaption></figure>
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<p><strong>Les ramifiés, il les décrit comme un arbre </strong>: un spectacle qui se déploie, se divise, se dessine. <strong>Les positifs, il les imagine comme une <em>“corde”</em></strong> violette reliant le sol et le nuage : plus visibles, plus photogéniques, souvent plus sonores.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/534254f6-fa19-4acf-b69a-a054dff12efb-1024x576.jpeg" alt="foudre" class="wp-image-31363" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/534254f6-fa19-4acf-b69a-a054dff12efb-1024x576.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/534254f6-fa19-4acf-b69a-a054dff12efb-300x169.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/534254f6-fa19-4acf-b69a-a054dff12efb-768x432.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/534254f6-fa19-4acf-b69a-a054dff12efb-1536x864.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/534254f6-fa19-4acf-b69a-a054dff12efb-390x220.jpeg 390w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/534254f6-fa19-4acf-b69a-a054dff12efb.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">crédit photo : Thibaud Meriel</figcaption></figure>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-compter-entre-le-flash-et-le-tonnerre-vrai-mais-trompeur">“Compter entre le flash et le tonnerre” : vrai mais trompeur</h3>



<p>La règle populaire existe, Thibaud la confirme : <strong>le décalage entre le flash et le grondement donne une impression de distance.</strong> Mais il la relativise fortement, et pour une raison pratique : la foudre peut tomber <strong>hors de la pluie</strong>, <em>“hors de l’orage”</em> au sens où l’on l’entend.</p>



<p>Il donne un exemple sur notre territoire : une cellule peut être positionnée vers <strong>Vineuil</strong>, et un éclair toucher près de <strong>Blois</strong>, alors même qu’il ne pleut pas à Blois. Il insiste sur les éclairs positifs : ils peuvent tomber à proximité de la cellule, <strong>pas forcément sous le nuage.</strong> Conclusion : compter les secondes ne doit pas servir à se rassurer. Pour estimer une situation, il préfère le radar en direct et la lecture globale.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="579" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5191-1024x579.jpeg" alt="chasseur d'orage" class="wp-image-31358" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5191-1024x579.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5191-300x170.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5191-768x434.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5191-1536x869.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5191-390x220.jpeg 390w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5191.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">crédit photo : Thibaud Meriel</figcaption></figure>
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<p>Le chasseur d’orages, chez lui, n’est pas un téméraire. C’est <strong>quelqu’un qui accepte d’être petit devant le ciel</strong> — et qui, justement pour cela, apprend à s’y déplacer.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/thibaud-meriel-ce-chasseur-dorages-qui-fige-la-colere-du-temps">Thibaud Meriel, ce chasseur d’orages qui fige la colère du temps</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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