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Choisir de rester : ces jeunes actifs qui font le pari du Loir-et-Cher

À l’heure où de nombreuses trajectoires professionnelles semblent naturellement conduire vers les grandes métropoles, Paris en tête, des jeunes actifs font le choix assumé de construire leur avenir dans un territoire à taille humaine comme le Loir-et-Cher. À Vendôme, Mathis Lesniewski (24 ans), ingénieur chez A2V Mécatronique, incarne cette dynamique. Son parcours raconte un attachement réfléchi au territoire, la recherche d’un équilibre entre engagement professionnel et qualité de vie, et le choix d’un quotidien cohérent, dans lequel travail, passions et cadre de vie trouvent pleinement leur place.

Un ancrage qui n’est pas un repli

Pour Mathis Lesniewski, ingénieur mécatronique au bureau d’études, le lien au territoire s’est tissé progressivement. Formé à l’INSA Centre-Val de Loire, il découvre la mécatronique, l’électronique et la robotique à travers ses études, mais aussi grâce à un club associatif, véritable espace de mise en pratique. Lorsqu’il cherche un stage, Mathis ne vise pas Paris. Il regarde autour de lui. Vendôme s’impose presque naturellement, à la fois ville natale et bassin d’emploi industriel. Il postule dans une entreprise locale, A2V Mécatronique, et y effectue un premier stage de quatre mois, suivi d’un second de six mois. L’embauche suit, à l’été 2024.

Aujourd’hui, il travaille sur des projets mêlant électronique, mécanique, programmation et tests, dans un environnement qu’il décrit comme particulièrement stimulant : « Quand on n’est pas beaucoup au bureau d’études, on fait pas mal de choses différentes. C’est très polyvalent. »

A2V Mécatronique

Son quotidien alterne conception sur ordinateur, soudure de composants, essais sur bancs de test et échanges directs avec la production. Une organisation rendue possible par la taille de l’entreprise, mais aussi par sa configuration physique : le bureau d’études jouxte la production, favorisant une circulation rapide de l’information et des décisions.

A2V Mécatronique

Dans cette PME d’une quinzaine de salariés, l’âge moyen est relativement jeune, notamment au bureau d’études. Une donnée loin d’être anecdotique. Pour Mathis, le recrutement de stagiaires et de jeunes diplômés est à la fois un enjeu de renouvellement et un levier de dynamisation.

Vivre ici, travailler ici

Pour lui, rester n’est ni un renoncement ni une stratégie par défaut. C’est un choix raisonné, où le professionnel ne se dissocie pas du personnel. « Au-delà du travail, ce qui est important, c’est quand même le cadre de vie qu’on a. »

Ce cadre de vie, Maxime (26 ans), monteur-câbleur depuis plus de trois ans dans la même entreprise, le décrit avec une autre sensibilité. Né à Vendôme, il n’a jamais réellement envisagé de partir. Non par manque d’ambition, mais par cohérence avec ce qu’il souhaite construire. « C’est un endroit dans lequel je suis bien, et où je me sens bien. Donc je ne vois pas l’utilité de partir. » Sa vie est structurée autour de plusieurs pôles : le travail, bien sûr, mais aussi l’athlétisme, qu’il pratique à haut niveau amateur, et l’engagement associatif. Demi-fondeur, du 5 km au marathon, il est également coach au club d’athlétisme de Vendôme. Un investissement régulier, inscrit dans la durée.

Une sociabilité de proximité

Dans l’entreprise, beaucoup de salariés sont originaires du Loir-et-Cher et ont moins de 30 ans. Cette proximité générationnelle et géographique crée une forme de continuité sociale singulière. Les conversations font parfois ressurgir des souvenirs communs : collèges, lycées, professeurs, lieux partagés, sans forcément s’être connus à l’époque. « On se rend compte qu’on a fait les mêmes choses, mais à des moments différents. On s’était loupés avant, et on se retrouve après. » Cette reconnaissance mutuelle, cette familiarité diffuse, nourrit un climat de confiance et d’entraide. Elle se prolonge en dehors du travail : dans les clubs sportifs, les commerces, les rues de la ville. Une sociabilité à échelle humaine, que les grandes métropoles rendent souvent plus anonyme.

Un territoire qui permet de se projeter

Le choix de rester est aussi lié à la possibilité de se projeter concrètement. Mathis Lesniewski est aujourd’hui en cours d’achat immobilier à Vendôme. Une perspective qu’il juge réaliste à son âge, notamment grâce à des prix plus accessibles que dans les grandes villes. « Je pense que je peux me le permettre parce que ce n’est pas une ville extrêmement chère. »

Cette capacité à se projeter — logement, vie personnelle, stabilité — constitue un levier majeur d’ancrage. Elle participe indirectement à la vitalité du territoire, à sa démographie active, à la pérennité de ses entreprises et de son tissu associatif. Vendôme, avec sa gare TGV, ses équipements culturels, ses espaces naturels et sa proximité avec Paris, Tours ou Orléans, offre une hybridation intéressante : la tranquillité du quotidien, sans l’isolement.

Un choix individuel aux effets collectifs

Ni Mathis ni Maxime ne prétendent incarner un modèle universel. Tous deux reconnaissent que certains de leurs amis sont partis. Mais rester dans le Loir-et-Cher, ce n’est pas refuser la mobilité. C’est parfois choisir la cohérence, l’équilibre, la continuité. C’est aussi contribuer, à son échelle, à faire vivre un territoire : en y travaillant, en s’y engageant, en y projetant son avenir. Dans un département souvent perçu à travers le prisme de ses châteaux ou de sa ruralité, ces jeunes actifs racontent une réalité : celle d’un territoire capable d’accueillir des compétences, de nourrir des passions, et d’offrir un cadre de vie dans lequel il est encore possible de se reconnaître.

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