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	<title>Archives des artificialisation des sols - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des artificialisation des sols - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Transition écologique : 43 reculs documentés en six mois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 07:28:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un contexte de records de chaleur précoces, avec des températures avoisinant les 40 °C dès juin, la France poursuit une trajectoire politique paradoxale : alors que les effets du dérèglement climatique se manifestent de manière de plus en plus tangible, l’action publique recule sur presque tous les fronts de la transition écologique. Le Réseau Action Climat, &#8230;</p>
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<p>Dans un contexte de records de chaleur précoces, avec des températures avoisinant les 40 °C dès juin, la France poursuit une trajectoire politique paradoxale : alors que les effets du dérèglement climatique se manifestent de manière de plus en plus tangible, <strong>l’action publique recule sur presque tous les fronts de la transition écologique.</strong> Le <strong><a href="https://reseauactionclimat.org/stop-aux-reculs-sur-lenvironnement-nefastes-pour-les-francaises-et-francais-nefastes-pour-leconomie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Réseau Action Climat</a></strong>, fédération d’associations environnementales, publiait le 24 juin un <strong>état des lieux alarmant</strong> : en six mois seulement, au moins 43 décisions ou textes de loi ont affaibli les politiques environnementales. <strong>Ce processus s’est encore renforcé avec <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-dimanche-un-banquet-pour-dire-non-a-la-loi-duplomb" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’adoption définitive de la loi Duplomb</a>, le 8 juillet.</strong></p>



<p>Sous couvert de simplification administrative, de soutien au pouvoir d’achat ou de souveraineté agricole, l’ensemble des piliers de l’action environnementale sont attaqués : <strong>climat, biodiversité, qualité de l’air, sobriété foncière, énergies renouvelables, transition agricole</strong>. Ce recul général, désormais bien documenté, s’ancre dans une série de décisions convergentes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-signal-fort-de-la-loi-duplomb">Le signal fort de la loi Duplomb</h3>



<p>Adoptée le 8 juillet après un ultime vote à l’Assemblée nationale (316 voix pour, 223 contre), la proposition de loi portée par les sénateurs Laurent Duplomb (LR) et Franck Menonville (UC) a valeur de symbole. Elle vise officiellement à <em><strong>« lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur »</strong></em>, mais traduit en réalité une <strong>permissivité accrue en faveur d’un modèle agricole intensif</strong>, au détriment des objectifs sanitaires et écologiques. Réclamée par la FNSEA et Jeunes Agriculteurs, soutenue par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, la loi comporte plusieurs dispositions sensibles.</p>



<p>L’article 2 prévoit la <strong>réintroduction temporaire d’un insecticide néonicotinoïde</strong>, l’acétamipride, interdit en France depuis 2018. Bien que toujours autorisé par l’Union européenne jusqu’en 2033, son usage avait été suspendu en raison de ses effets délétères sur les pollinisateurs. Désormais réintroduit sous condition de <em>« menace grave pour la production agricole »</em>, son autorisation devra faire l’objet d’une clause de revoyure au bout de trois ans, puis annuellement. Le texte rehausse par ailleurs les seuils d’installations classées (ICPE) pour <strong>les élevages, facilitant leur agrandissement</strong> sans contraintes environnementales équivalentes. Il encourage aussi la <strong>construction d’ouvrages de stockage de l’eau</strong>, via une <strong>présomption d’intérêt général majeur</strong>. L’ensemble de ces mesures renforce un modèle productiviste, pourtant responsable d’une part significative des émissions de gaz à effet de serre, des pollutions de l’eau et de l’air, et de la perte de biodiversité.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-basculement-structurel-aux-effets-multiples">Un basculement structurel, aux effets multiples</h3>



<p>La loi Duplomb s’inscrit dans une dynamique plus large que le Réseau Action Climat qualifie de <strong>détricotage méthodique des politiques climatiques et environnementales</strong>. Elle constitue un jalon dans un <strong>glissement législatif</strong> qui voit les régulations existantes remises en cause, les objectifs climatiques affaiblis, et les instruments de la transition amputés de leurs moyens.</p>



<p>Sur le <strong>front climatique</strong>, la France a décroché de sa trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les émissions ont peu baissé en 2024, en dépit des engagements de l’accord de Paris. L’objectif de neutralité carbone en 2050 devient de moins en moins crédible sans révision de cap.</p>



<p>Sur le <strong>plan budgétaire</strong>, le projet de loi de finances pour 2025 a entériné <strong>4 milliards d’euros de coupes dans la transition écologique</strong>, ainsi qu’une chute inédite de 37 % du budget de l’aide publique au développement. Le <strong>Fonds vert</strong>, censé soutenir l’adaptation des territoires aux effets du changement climatique, est réduit de moitié.</p>



<p>Du côté des <strong>mobilités</strong>, les Zones à Faibles Émissions (ZFE), dont la mise en place dans plusieurs agglomérations a permis des progrès réels en matière de qualité de l’air, sont remises en cause. L’Assemblée nationale a voté leur suppression sans proposer d’alternative. Simultanément, les <strong>aides aux véhicules électriques</strong> ont été réduites de 1,5 à 0,5 milliard d’euros, et le <strong>Plan Vélo</strong>, divisé par cinq.</p>



<p>Dans le domaine de <strong>la rénovation énergétique</strong>, l’annonce brutale de la suspension de <strong>MaPrimeRénov’</strong>, principal dispositif d’aide aux rénovations globales, a déstabilisé un secteur qui représentait 250 000 emplois potentiels à l’horizon 2030. Le gouvernement justifie cette décision par la nécessité de <em>« débouclériser »</em> le budget, mais les effets concrets sont immédiats : chantiers stoppés, entreprises fragilisées, ménages précaires privés d’accès à la rénovation de leur logement.</p>



<p>En matière de <strong>production énergétique</strong>, plusieurs signaux convergent pour affaiblir la dynamique des <strong>énergies renouvelables</strong>. Le gouvernement a abaissé les objectifs de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), notamment sur le solaire photovoltaïque en toiture. Des amendements issus du Rassemblement National, visant à instaurer un moratoire sur l’éolien et le solaire, ont reçu le soutien d’une partie du bloc central. L’objectif européen de 44 % d’énergies renouvelables d’ici 2030 est remplacé par une cible de 58 % d’énergie <em>« décarbonée »</em>, intégrant le nucléaire et le gaz avec capture carbone.</p>



<p>Enfin, la politique de <strong>sobriété foncière</strong>, incarnée par l’objectif de Zéro Artificialisation Nette (ZAN), est menacée par une série de dérogations, notamment dans la loi de simplification de la vie économique. Le projet de loi prévoit d’exclure certaines infrastructures industrielles du calcul d’artificialisation, et plusieurs amendements visent à reporter ou supprimer l’objectif intermédiaire de 2031.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-effets-immediats">Des effets immédiats</h3>



<p>Ces reculs ne se traduisent pas seulement par des retards dans les trajectoires écologiques : ils ont des conséquences concrètes et immédiates sur la vie quotidienne. <strong>Les plus vulnérables sont les premiers touchés</strong> : les personnes âgées, les ménages aux bas revenus habitant des logements mal isolés, les enfants exposés à une pollution de l’air persistante, les personnes en situation de précarité énergétique. La dégradation de la qualité de l’air est responsable de 40 000 décès annuels en France. La suppression des ZFE, en l’absence de solutions alternatives, pèsera lourd sur la santé publique et sur les finances de l’État, déjà condamné à verser des amendes pour non-respect des normes européennes.</p>



<p>La biodiversité, quant à elle, est fragilisée par une série de dispositions remettant en cause les protections existantes. <strong>L’article 31 de la loi d’orientation agricole, censuré par le Conseil constitutionnel, prévoyait une dépénalisation partielle de la destruction d’espèces protégées.</strong> D’autres textes permettent désormais de qualifier certains projets industriels de <em>« projets d’intérêt national majeur »,</em> leur permettant de déroger aux obligations de compensation écologique. </p>



<p>L’<strong>inaction en matière de transition écologique a et aura un coût</strong> : il est estimé à <strong>plus de 10 % du PIB annuel</strong> selon l’ADEME, en cas de réchauffement supérieur à 3,5 °C.</p>



<p>Le second semestre 2025 s’annonce décisif. Plusieurs textes législatifs majeurs sont attendus, dont le projet de budget 2026. Face à cette dynamique, <strong>le Réseau Action Climat en appelle à un sursaut de responsabilité politique.</strong> L’intérêt général suppose une réorientation rapide et cohérente des politiques publiques.</p>



<p></p>
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		<title>La mobilisation se confirme contre l’extension du golf des Bordes</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/la-mobilisation-se-confirme-contre-l-extension-du-golf-des-bordes</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Feb 2025 17:18:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Samedi 8 février 2025, environ 300 personnes se sont rassemblées à Saint-Laurent-Nouan pour manifester contre l’extension du golf des Bordes, un projet porté par le fonds d’investissement RoundShield Partners. Organisée par le collectif « Stop au Golf des Bordes », cette mobilisation a rassemblé des citoyens, des associations environnementales et plusieurs élus locaux, dénonçant un projet jugé &#8230;</p>
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<p><strong>Samedi 8 février 2025</strong>, environ <strong>300 personnes</strong> se sont rassemblées à <strong>Saint-Laurent-Nouan</strong> pour manifester contre l’extension du <strong>golf des Bordes</strong>, un projet porté par le fonds d’investissement <em>RoundShield Partners.</em> Organisée par le collectif <strong><em><a href="https://www.facebook.com/p/STOP-au-golf-des-Bordes-61564882688513/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« Stop au Golf des Bordes »</a></em></strong>, cette mobilisation a rassemblé des citoyens, des associations environnementales et plusieurs élus locaux, <a href="https://bloiscapitale.com/extension-du-golf-des-bordes-une-mobilisation-citoyenne-face-a-un-projet-controverse" target="_blank" rel="noreferrer noopener sponsored nofollow">dénonçant un projet</a> jugé <strong><em>« pharaonique, surdimensionné et écologiquement destructeur »</em></strong>. Après une marche, la journée s’est poursuivie avec des prises de parole et une pièce de théâtre engagée intitulée <em>« Le procès des écocides »</em>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0346-768x1024.jpeg" alt="contre l’extension du golf des Bordes" class="wp-image-22897" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0346-768x1024.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0346-225x300.jpeg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0346-1152x1536.jpeg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0346-1536x2048.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0346-scaled.jpeg 1920w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure></div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-projet-denonce-pour-son-impact-ecologique-et-social"><strong>Un projet dénoncé pour son impact écologique et social</strong></h3>



<p><strong>Nicolas Orgelet</strong>, élu écologiste blésois, a dénoncé l&rsquo;ampleur et l’absurdité d’<strong>un projet qu’il estime anachronique face à l’urgence climatique.</strong> Selon lui, cette extension n’a aucun avenir. <em>« Est-ce que construire un golf et un projet immobilier pour des gens qui viennent en avion du monde entier, jouent deux parties et repartent, a un avenir ? Non. Ce projet n’a aucun avenir. »</em></p>



<p>Il a également mis en avant <strong>l’impact social du projet</strong>, soulignant l&rsquo;injustice de voir des résidences luxueuses pousser sur des milliers de mètres carrés financés en partie par des fonds publics, pendant que les habitants locaux doivent se contenter de petites parcelles pour leur résidence principale. <em><strong>« Quelle société veut-on demain ?</strong> Une Sologne populaire, accessible à tous, où chacun a les mêmes droits de construire ? Ou un territoire privatisé où certains peuvent bâtir des villas de luxe sur 7 000 m² avec un cofinancement public, pendant qu&rsquo;on impose aux habitants des parcelles de 350 ou 500 m² pour leur résidence principale ? »</em></p>



<p>Cet écart entre deux visions du territoire a également été souligné par <strong>Charlie Brière-Saunier</strong>, président de l&rsquo;association étudiante <strong>Gree’NSA</strong>, qui a rappelé que ce projet n’a rien de naturel ou de durable, mais qu’il incarne au contraire un modèle dépassé. <em><strong>« Tout, dans ce projet, est aberrant d’un point de vue écologique.</strong> Et en plus, on parle d’un golf international, donc les gens vont aussi prendre l’avion pour venir ici. On choisit de faire pire alors qu’on devrait déjà faire des efforts. » </em>Pour lui, au-delà de la contestation, cette mobilisation exprime aussi une colère face à l’inaction. <em><strong>« Cela fait des années qu’on parle du problème, et personne ne fait rien. Et là, on fait encore pire ! »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0359-1024x768.jpeg" alt="contre l’extension du golf des Bordes" class="wp-image-22893" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0359-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0359-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0359-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0359-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0359-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-artificialisation-de-grande-ampleur-qui-menace-les-ecosystemes"><strong>Une artificialisation de grande ampleur qui menace les écosystèmes</strong></h3>



<p>L’élue EELV 41 <strong>Hélène Menou</strong> a axé son discours sur l’impact environnemental désastreux du projet, rappelant que le sol est une ressource fragile et non renouvelable. Selon des données de l’ADEME, il faut entre 200 et plusieurs milliers d’années pour former un centimètre de sol fertile, et <strong>la région Centre-Val de Loire voit chaque jour disparaître l’équivalent de six terrains de football </strong>sous le béton. <strong>Elle a rappelé que les golfs, même lorsqu’ils semblent s’intégrer au paysage, reposent sur des infrastructures artificielles</strong> nécessitant l’usage intensif de pesticides et d’engrais, appauvrissant les sols et les rendant inertes. <em>« Les golfs nécessitent des pesticides : fongicides, insecticides et tous ces produits en « -cide » qui détruisent le vivant. Ce ne sont plus des sols fertiles, mais des sols artificialisés. »</em></p>



<p>Dans son intervention, elle a également mis en avant des chiffres alarmants tirés du rapport de l’Office Régional de la Biodiversité, évoquant notamment que <strong>40 % des oiseaux nicheurs, 21 % des mammifères terrestres et 25 % des poissons</strong> sont aujourd’hui menacés d’extinction. Elle a conclu en annonçant que <strong>le parti écologiste </strong><em><strong>« financera un recours contre ce projet.</strong> Car il faut utiliser tous les moyens légaux possibles pour le stopper. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0355-1024x768.jpeg" alt="contre l’extension du golf des Bordes" class="wp-image-22896" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0355-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0355-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0355-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0355-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0355-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-probleme-economique-masque-par-des-promesses-de-developpement"><strong>Un problème économique masqué par des promesses de développement</strong></h3>



<p>L’opposition au projet repose également sur sa viabilité économique. Pour <strong>Katherine</strong>, membre de <strong><em><a href="https://www.facebook.com/LuttesLocalesCentre/?locale=fr_FR">Luttes locales Centre</a></em></strong>, l’extension du golf repose sur une <strong>logique purement spéculative.</strong> Elle a rappelé que le projet existe depuis 2008, mais que de nombreuses villas prévues n’ont toujours pas trouvé preneur. <em>« Comment peut-on imaginer réussir à vendre autant de villas quand seules 12 ou 13 ont été commercialisées depuis le début du projet ? Il y a un décalage évident entre les besoins réels et ce projet. »</em> Katherine a également comparé la situation aux plateformes logistiques, qu’elle considère comme des projets spéculatifs déguisés en projets de développement. <em>« On nous vend ces plateformes comme des moteurs de développement, mais ce sont des objets de spéculation financière. <strong>Une fois qu’elles ont rapporté ce qu’elles pouvaient en bourse, on les laisse à l’abandon. Ne sommes-nous pas dans la même situation ici ? »</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-utilisation-contestee-de-l-argent-public"><strong>Une utilisation contestée de l’argent public</strong></h3>



<p>Un autre point majeur de la contestation concerne <strong>le financement par la Banque des Territoires</strong>, une filiale de la <strong>Caisse des Dépôts</strong>, qui a déjà investi <strong>2,4 millions d’euros dans les études préalables</strong> du projet. <strong>Nicolas Orgelet</strong> a dénoncé ce qu’il considère comme <strong>un détournement de fonds destinés à des projets d’intérêt général.</strong> <em>« La Banque des Territoires est censée soutenir la cohésion sociale et la transition écologique. Là, elle finance un projet climaticide réservé à quelques ultra-riches. C’est une aberration. »</em></p>



<p>Le caractère international du projet pose également problème aux opposants, qui pointent l’externalisation des bénéfices et le rôle des grands fonds spéculatifs comme <strong><em>RoundShield Partners</em></strong> et <strong><em><a href="https://www.blackrock.com/fr">BlackRock</a></em></strong>. <em><strong>« Tout l’argent fuit à l’étranger, tandis que nous, on reste avec des hectares déboisés et des sols détruits »</strong>,</em> a observé Nicolas Orgelet.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0345-1024x768.jpeg" alt="contre l’extension du golf des Bordes" class="wp-image-22900" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0345-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0345-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0345-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0345-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0345-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-indignons-nous-car-le-pire-c-est-la-resignation"><strong>« Indignons-nous, car le pire, c&rsquo;est la résignation »</strong></h3>



<p>Pour <strong>Yves-Marie Hahusseau</strong>, conseiller municipal de Saint-Laurent-Nouan et membre de l’association <strong><em>Engagement Citoyen</em></strong>, cette mobilisation est le fruit de <strong>décennies de tensions autour d’un projet controversé,</strong> qui a connu des hauts et des bas au gré des changements politiques locaux. <em>« Cela fait 35 ans que ce golf existe. Aujourd’hui, on veut aller encore plus loin, dans un contexte où l’on impose aux habitants des restrictions foncières et énergétiques. <strong>C’est un scandale. »</strong></em> Il a également critiqué <strong>l’instrumentalisation des chiffres de l’emploi</strong>, rappelant que ce genre de projets génère peu d’emplois stables et que le turnover y est souvent élevé. </p>



<p>En conclusion, Nicolas Orgelet a lancé un appel à l’action : <em><strong>« Soyez fiers d’être là. Si nous restons mobilisés, nous pourrons dire un jour : &lsquo;Nous avons sauvé 90 hectares&rsquo;. Indignons-nous, car s’indigner, c’est résister, c’est poser des questions, c’est agir. Le pire, c’est la résignation. »</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-combat-qui-continue"><strong>Un combat qui continue</strong></h3>



<p>Cette mobilisation marque une étape importante dans la lutte contre l’extension du golf des Bordes. Plusieurs associations, citoyens et élus ont annoncé leur intention de poursuivre <strong>les recours juridiques</strong> et de demander <strong>un avis défavorable du préfet</strong> pour le défrichement des <strong>90 hectares supplémentaires</strong>.</p>



<p>Les manifestants, eux, sont déterminés. Pour <strong>Charlie Brière-Saunier</strong>, l’avenir du territoire en dépend : <em>« On ne peut pas accepter cela pour l’avenir. <strong>Ce n’est pas seulement une question locale, c’est une question de civilisation. Soit on choisit de protéger le vivant, soit on choisit de tout détruire. »</strong></em> Le bras de fer contre les promoteurs du golf semble loin d’être terminé.</p>



<p></p>
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		<title>[Podcast JBEL] Le projet écocide du golf des Bordes sur le grill</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Feb 2025 08:04:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis plusieurs semaines, la contestation monte contre un projet d’agrandissement du golf des Bordes, un domaine privé ultra-luxueux situé à Saint-Laurent-Nouan. Ce projet d’extension, porté par le fonds d’investissement RoundShield Partners, prévoit la destruction de 150 hectares de forêt classée Natura 2000, afin d’y construire un complexe d&#8217;écolodges exclusif réservé à une clientèle très fortunée. &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/podcast-jbel-le-projet-ecocide-du-golf-des-bordes-sur-le-grill">[Podcast JBEL] Le projet écocide du golf des Bordes sur le grill</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p>Depuis plusieurs semaines, <a href="https://bloiscapitale.com/extension-du-golf-des-bordes-une-mobilisation-citoyenne-face-a-un-projet-controverse" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la contestation monte</a> contre un projet d’agrandissement du <strong>golf des Bordes</strong>, un domaine privé ultra-luxueux situé à <strong>Saint-Laurent-Nouan</strong>. Ce projet d’extension, porté par le fonds d’investissement <em><a href="https://www.roundshield.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">RoundShield Partners</a></em>, prévoit la destruction de<strong> 150 hectares de forêt</strong> classée <strong><em>Natura 2000</em>,</strong> afin d’y construire un complexe d&rsquo;écolodges exclusif <strong>réservé à une clientèle très fortunée.</strong></p>



<iframe name="Ausha Podcast Player" frameborder="0" loading="lazy" id="ausha-MKGH" height="420" style="border: none; width:100%; height:420px" src="https://player.ausha.co/?showId=w0mGrizADqVn&#038;color=%2377bb22&#038;dark=true&#038;playlist=true&#038;v=3&#038;playerId=ausha-MKGH"></iframe><script src="https://player.ausha.co/ausha-player.js"></script>



<p>Face à ce qu’ils considèrent comme un projet écocidaire, des citoyens, associations et collectifs se mobilisent. Parmi eux, la <em>coopération des luttes locales Centre</em> et le collectif <em>Stop au golf des Bordes</em>, qui dénoncent <strong>un projet contraire à l’intérêt général, synonyme de privatisation de terres naturelles au profit de quelques privilégiés.</strong></p>



<p>Dans les <strong>épisodes 138 et 139</strong> du podcast <em>Journal de bord d’un élu local</em>, <strong>Nicolas Orgelet et Gaël Point Bernard</strong> donnent la parole à <strong>Katherine</strong>, coordinatrice des luttes locales en région Centre. Ils y détaillent les enjeux environnementaux et politiques de ce projet controversé, tout en exposant les moyens d’action mis en place pour tenter de l’empêcher.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="686" height="866" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/golf-de-bordes.png" alt="" class="wp-image-22866" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/golf-de-bordes.png 686w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/golf-de-bordes-238x300.png 238w" sizes="auto, (max-width: 686px) 100vw, 686px" /></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un projet pour une élite, dénoncé comme écocidaire</strong></h2>



<p>Le <strong>golf des Bordes</strong>, domaine ultra-sécurisé, s’étend déjà sur 560 hectares de terres en Sologne. Il accueille une clientèle triée sur le volet, avec un droit d’entrée et un accès réservé aux membres cooptés. Dans le détail, le projet prévoit la <strong>construction de 90 villas de luxe</strong> (vendues entre <strong>1 et 3 millions d’euros</strong>), la rénovation d’un <strong>hôtel 5 étoiles</strong>, la création de <strong>suites hôtelières</strong>, d’une <strong>piscine</strong>, d’un <strong>spa</strong> et d’un <strong>village commercial privé</strong> permettant aux résidents de ne jamais avoir à quitter le domaine.</p>



<p>Le problème, dénoncent les opposants, est <strong>l’impact environnemental massif</strong> de cette extension. La zone concernée est classée <em>Natura 2000</em> en raison de la présence d’espèces rares protégées. Elle est également située dans la <strong>zone UNESCO du Val de Loire</strong>, un patrimoine censé être préservé. Pourtant, <strong>66 hectares ont déjà été autorisés au défrichement en 2020</strong>, et une nouvelle demande a été déposée pour <strong>92 hectares supplémentaires</strong>, portant le total à <strong>150 hectares de forêt détruite et artificialisée</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une enquête publique sous tension</strong></h2>



<p>Le projet doit encore passer <strong>l’épreuve de l’enquête publique</strong>. Celle-ci permettra aux citoyens d’accéder au dossier complet et de formuler des contributions écrites pour donner leur avis. <em>« Les enquêtes publiques sont souvent des procédures obscures, avec <strong>peu de communication. La majorité des citoyens n’en entend même pas parler. </strong>Pourtant, c’est un moment clé pour peser sur la décision finale »</em>, explique Katherine dans le podcast.</p>



<p>Un <strong>précédent encourageant</strong> existe : en <strong>2023, le préfet a refusé un projet de golf similaire à Saint-Laurent-Nouan</strong>, en arguant qu’il ne présentait pas d’intérêt général. Il serait donc incohérent qu’il valide aujourd’hui <strong>une extension encore plus grande du golf des Bordes</strong>. La <em>Mission Régionale d’Autorité Environnementale</em> (MRAE) avait déjà émis un <strong>avis très critique</strong> sur le projet en 2020, soulignant des <strong>études de biodiversité incomplètes</strong>, une <strong>absence de vision globale des impacts environnementaux</strong>, et un <strong>non-respect des principes d’évitement, de réduction et de compensation des dégâts écologiques</strong>. Or, cette fois-ci, la MRAE, <strong>sous pression et en manque de moyens</strong>, n’a pas pris la peine d’examiner le nouveau dossier. Une absence d’expertise extérieure qui inquiète.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des impacts économiques contestés</strong></h2>



<p>Les promoteurs du projet mettent en avant <strong>la création d’emplois locaux</strong> et <strong>un investissement de 580 millions d’euros</strong> pour justifier l’agrandissement. Mais les opposants dénoncent un <strong>chantage à l’emploi</strong> et des <strong>bénéfices uniquement destinés aux actionnaires étrangers</strong>. En outre, il existe des doutes sur <strong>la viabilité économique du projet</strong>. <em>« On risque d’artificialiser et de détruire toute cette forêt pour un projet qui ne sera même pas rentable et qui restera vide »</em>, s’inquiète Nicolas Orgelet dans le podcast.</p>



<p>Enfin, les militants dénoncent un <strong>impact direct sur les communes alentour</strong>. Avec la loi <em>Zéro Artificialisation Nette</em> (ZAN), <strong>chaque hectare artificialisé compte</strong>. Or, l’ensemble du territoire du Grand Chambord <strong>artificialise en moyenne 12 hectares par an</strong> pour des logements, écoles et commerces. Avec <strong>150 hectares engloutis par le golf</strong>, ce sont <strong>plus de dix ans de droits à construire</strong> qui disparaîtront au profit d’un projet réservé à une poignée de privilégiés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mobilisation-samedi"><strong>Une mobilisation samedi</strong></h2>



<p>Face à ce qu’ils considèrent comme <strong>une aberration écologique et sociale</strong>, les opposants au projet préparent une <strong>grande manifestation</strong> à <strong>Saint-Laurent-Nouan</strong> ce samedi 7 février 2025 (voir le flyer ci-dessus). <em>« Ce type de projet avance toujours discrètement, sans que la population ne soit mise au courant. Notre objectif est d’empêcher cela »</em>, souligne Katherine. <strong>Pour aller plus loin</strong>, les épisodes <strong>138 et 139</strong> du podcast <em>Journal de bord d’un élu local</em> proposent un lot d&rsquo;informations sur ce dossier explosif.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-credits-des-podcasts-journal-de-bord-d-un-elu-local">Crédits des podcasts Journal de Bord d’un élu local</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>*<a href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-orgelet-64306865/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Élu</a>&nbsp;: Nicolas Orgelet,
<ul class="wp-block-list">
<li>Vice-président de l’agglomération de Blois en charge de la transition écologique et énergétique, du Plan climat air énergie, de la biodiversité, des paysages, de la gestion des milieux aquatiques et prévention des inondation, du paysage</li>



<li>Conseiller municipal de Blois et co-Président du groupe politique écologiste à la municipalité de Blois</li>
</ul>
</li>



<li>Suivi de projet – montage : Gaël Point Bernard</li>



<li>Musique originale : Clément Oury</li>



<li>Partenaires : StudioZef et Blois Capitale.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-blois-capitale-agglopolys wp-block-embed-blois-capitale-agglopolys"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DDAHUtSAIv"><a href="https://bloiscapitale.com/extension-du-golf-des-bordes-une-mobilisation-citoyenne-face-a-un-projet-controverse">Extension du golf des Bordes : une mobilisation citoyenne face à un projet controversé</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Extension du golf des Bordes : une mobilisation citoyenne face à un projet controversé » &#8212; Blois Capitale Agglopolys" src="https://bloiscapitale.com/extension-du-golf-des-bordes-une-mobilisation-citoyenne-face-a-un-projet-controverse/embed#?secret=xmoVB1IeHO#?secret=DDAHUtSAIv" data-secret="DDAHUtSAIv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p></p>
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		<title>Extension du golf des Bordes : une mobilisation citoyenne face à un projet controversé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jan 2025 14:07:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[1.2.3... Les informations]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le vendredi 10 janvier 2025, une réunion publique s’est tenue à la salle municipale Marcel Deschâtres, à Saint-Laurent-Nouan, afin de discuter du projet d’extension du golf des Bordes. Ce projet, initié par le fonds d’investissement anglo-saxon RoundShield Partners, suscite une forte opposition locale si on se fie à la foule qui s&#8217;est pressée à la &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/extension-du-golf-des-bordes-une-mobilisation-citoyenne-face-a-un-projet-controverse">Extension du golf des Bordes : une mobilisation citoyenne face à un projet controversé</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le <strong>vendredi 10 janvier 2025</strong>, une réunion publique s’est tenue à la salle municipale Marcel Deschâtres, à <strong>Saint-Laurent-Nouan,</strong> afin de discuter du projet d’extension du <strong>golf des Bordes</strong>. Ce projet, initié par le fonds d’investissement anglo-saxon <strong><a href="https://www.roundshield.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">RoundShield Partners</a></strong>, suscite une forte opposition locale si on se fie à la foule qui s&rsquo;est pressée à la réunion organisée par le collectif <strong><em>« Stop à l&rsquo;extension du golf des Bordes »</em></strong>, soutenu par des associations et des citoyens engagés.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-projet-de-luxe-dans-une-zone-protegee"><strong>Un projet de luxe dans une zone protégée</strong></h3>



<p>Le projet qualifié d&rsquo;<strong>écocidaire</strong> prévoit l’artificialisation au global de <strong>150 hectares</strong> en pleine forêt de <strong>Sologne</strong>, dans une zone classée <strong>Natura 2000</strong> et inscrite au <strong>patrimoine mondial de l’UNESCO</strong>. Il s’agit d’un <strong>complexe hôtelier et résidentiel de luxe</strong>, comprenant notamment : un <strong>hôtel 5 étoiles</strong> de 85 chambres, <strong>70 résidences hôtelières</strong> et <strong>52 villas de luxe</strong> de <strong>200 à 600 m²</strong>, vendues à partir de <strong>3 millions d’euros chacune</strong>, <strong>79 villas familiales</strong> au prix minimum de <strong>1,7 million d’euros</strong>, un <strong>spa</strong>, des <strong>piscines</strong>, des <strong>magasins privés</strong>, des <strong>étangs de pêche</strong>, des <strong>aires de jeux</strong> et un <strong>centre équestre</strong>. Les travaux doivent se dérouler en <strong>six phases</strong>, dont trois ont déjà obtenu un accord préfectoral en <strong>2020</strong>. Les permis de construire ont été délivrés, mais le projet n’a pas encore été pleinement réalisé, notamment en raison de délais administratifs.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-opposition-ferme-et-organisee"><strong>Une opposition ferme et organisée</strong></h3>



<p>L’opposition au projet est portée par le collectif <strong><em>« Stop à l&rsquo;extension du golf des Bordes »</em></strong>, rassemblant des associations locales comme <strong>Sologne Nature Environnement</strong>, <strong>À Bas le Béton</strong> et <strong>Luttes Locales Centre</strong>, ainsi que des riverains et militants écologistes. Parmi les intervenants de la réunion publique figuraient <strong>Yves-Marie Hahusseau</strong>, conseiller municipal de Saint-Laurent-Nouan et membre de l’association <strong>Engagement Citoyen</strong>, <strong>Katherine Fauvin</strong>, membre fondatrice de <strong>Luttes Locales Centre</strong>, et <strong>Noé Petit</strong>, président de l’association <strong>À Bas le Béton</strong>. L&rsquo;élu écologiste <strong>Nicolas Orgelet</strong> faisant le « Monsieur Loyal » à cette occasion.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-yves-marie-hahusseau-informer-echanger-et-mobiliser"><strong>Yves-Marie Hahusseau : « Informer, échanger et mobiliser »</strong></h3>



<p>Habitant de la commune, Yves-Marie Hahusseau a introduit la réunion en rappelant les objectifs de son association : <strong>informer la population et créer un espace de réflexion collective sur les projets impactant le territoire.</strong> Selon lui, le projet d’extension du golf des Bordes nécessite une <strong>mobilisation urgente</strong>, car <em>« participer à une enquête publique, c’est d’abord comprendre le dossier en profondeur, et cela peut être très complexe ».</em> Il a souligné l’importance d’apporter de la transparence au débat et d<strong>’agir avant que le projet ne devienne irréversible</strong> : <em>« Il ne faut surtout pas être défaitiste. Nous avons déjà réussi à stopper le projet de golf des Pommereaux en 2022 grâce à la mobilisation citoyenne. Cela prouve que l’action collective peut porter ses fruits. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-1024x768.jpeg" alt="Katherine Fauvin" class="wp-image-22098" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-katherine-fauvin-un-projet-mal-prepare-et-juridiquement-fragile"><strong>Katherine Fauvin : « Un projet mal préparé et juridiquement fragile »</strong></h3>



<p>Katherine Fauvin a retracé l’historique du golf des Bordes, depuis sa création dans les années 1980 jusqu’à son rachat par le fonds d’investissement <strong>RoundShield Partners</strong> en <strong>2019</strong>. Elle a rappelé que ce projet d’extension avait déjà échoué une première fois en <strong>2012</strong>, faute de rentabilité.</p>



<p>Elle a ensuite évoqué l’avis rendu en mars 2020 par la <strong>Mission Régionale de l’Autorité Environnementale (MRAe)</strong> sur la première demande de défrichement. Selon Katherine Fauvin, cet avis, bien que favorable au projet dans sa globalité, comportait de<strong> nombreuses réserves importantes.</strong> La MRAe avait notamment relevé des lacunes dans l’évaluation de l’état initial de la biodiversité et pointé une analyse insuffisante des impacts du projet sur l’environnement. Elle avait également critiqué la description trop sommaire des principaux effets du projet et la légèreté de l’étude concernant les mesures compensatoires proposées. Par ailleurs, des préoccupations avaient été exprimées sur des questions aussi cruciales que la consommation en eau, le risque accru d’incendie et les conséquences sur les transports.</p>



<p><strong>Pour Katherine Fauvin, ces réserves montrent bien que le dossier présente d’importantes fragilités juridiques.</strong> Celles-ci peuvent devenir des leviers d’action efficaces pour contester le projet. Elle a insisté sur le fait que, malgré l’apparente solidité du projet sur le plan administratif, il reste encore de nombreuses possibilités de lutte, d’autant que <strong>les failles relevées par la MRAe ne semblent pas avoir été corrigées dans la nouvelle demande d’extension de 91 hectares déposée en 2024.</strong></p>



<p>Elle a également souligné <strong>un point particulièrement polémique : la participation financière de la Banque des Territoires,</strong> qui soutient le projet à hauteur de 40 % des 180 millions d’euros nécessaires à sa réalisation. <strong>Katherine Fauvin a dénoncé cette implication publique dans un projet purement privé, destiné à une clientèle ultra-privilégiée.</strong> Elle a rappelé que cet argent public aurait pu être investi dans des projets véritablement utiles à la population locale, comme la rénovation des écoles ou des infrastructures liées à la transition écologique. Pour elle, il est incompréhensible qu’un tel montant, destiné en principe à des projets d’intérêt général, soit mobilisé pour un complexe de luxe réservé à une élite.</p>



<p>En outre, les 91 hectares concernés par cette nouvelle demande de défrichement se trouvent en pleine forêt de Sologne, <strong>dans des secteurs classés</strong> <strong>Natura 2000</strong> et intégrés au périmètre du patrimoine mondial de l’UNESCO. Ces zones bénéficient en théorie d’un haut niveau de protection en raison de leur rôle essentiel dans la préservation de la biodiversité. Elle a rappelé que le réseau Natura 2000, mis en place par les États membres de l’Union européenne, vise à protéger les habitats naturels et les espèces animales et végétales les plus menacées. <strong>Même si ce dispositif n’interdit pas les activités humaines, celles-ci doivent obligatoirement intégrer le principe de développement durable, ce qui, selon elle, n’est pas le cas ici.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-1024x768.jpeg" alt="Noé Petit" class="wp-image-22096" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<h3 class="wp-block-heading"><strong>Noé Petit : « Un projet démagogique sous couvert de création d’emplois »</strong></h3>



<p>Noé Petit, président de l’association <strong>À Bas le Béton</strong>, a commencé son intervention en dénonçant l’argument souvent avancé par les porteurs de projet : la création d’emplois. Selon lui, cet argument est régulièrement utilisé de manière démagogique pour justifier des projets qui vont à l’encontre de l’intérêt général. Il a insisté sur le fait que l’emploi est un sujet sensible, surtout dans des territoires marqués par des crises économiques et un fort taux de chômage, où chaque opportunité de travail peut sembler attrayante. <em><strong>« On nous dit que ce projet va créer des emplois, </strong>et pour des personnes en recherche d’emploi, c’est compréhensible de se dire que cela peut être une chance. Mais <strong>il faut distinguer les promesses des faits.</strong> Les promesses ne sont jamais tenues dans leur totalité »</em>, a-t-il expliqué.</p>



<p>Pour appuyer son propos, il a pris l’exemple des <strong>plateformes logistiques</strong> de e-commerce qui fleurissent dans la territoire. À chaque nouveau projet, les promoteurs annoncent des centaines d’emplois. Pourtant, une fois les infrastructures construites, la réalité est bien différente : <em>« On nous promet 400 emplois, et cinq ans plus tard, quand on visite l’entrepôt, il y a à peine 80 personnes qui y travaillent. Est-ce que 80 emplois, c’est rien ? Non, bien sûr, c’est toujours quelque chose. Mais ce n’est pas ce qu’on nous avait vendu au départ. Il y a toujours un écart énorme entre les chiffres avancés et la réalité. »</em></p>



<p>Pour lui, les chiffres avancés pour le golf des Bordes sont tout aussi infondés. Il considère totalement <strong>déraisonnable d’affirmer que ce projet pourrait compenser la fermeture de la centrale nucléaire voisine en termes d’emplois,</strong> et il voit dans cet argument une pure stratégie de communication destinée à jouer sur les peurs. <em><strong>« On nous agite le spectre du chômage,</strong> comme si c’était la plus grande menace qui pèse sur le territoire. Mais on devrait aussi s’interroger sur <strong>une autre menace, tout aussi importante : que fera-t-on demain s’il n’y a plus de forêt ? »</strong></em></p>



<p>Il a également tenu à rappeler que le projet d’extension représente un investissement colossal de <strong>180 millions d’euros</strong>, financé en grande partie par de l’argent public via la <strong>Banque des Territoires</strong>, à hauteur de 40 %. <em>« Avec une telle somme, on aurait pu financer des projets d’intérêt collectif : la rénovation des écoles, la réhabilitation des bâtiments publics, ou encore des initiatives en faveur de la transition écologique. Au lieu de cela, on choisit de construire un golf de luxe réservé à une poignée d’ultra-riches. C’est un choix absurde et profondément injuste. »</em></p>



<p>Noé Petit a ensuite pointé un autre problème majeur lié à ce type de projet : le <strong>ratio d’emplois créés par hectare artificialisé</strong>, qu’il juge dérisoire. Il a expliqué que dans le cas d’une usine ou d’une plateforme de production, une surface relativement limitée peut générer de nombreux emplois. En revanche, dans le cas d’un complexe de golf, on étend les infrastructures sur des dizaines, voire des centaines d’hectares, pour créer très peu de postes. <strong><em>« Le ratio d’emplois par hectare est ridiculement faible. Ici, on parle d’un projet qui va s’étendre sur 150 hectares, et tout ce qu’on va obtenir, ce sont quelques postes pour entretenir les pelouses, arroser le gazon et servir des cocktails à une clientèle ultra-privilégiée. Ce n’est pas ce qu’on peut appeler une création d’emplois utile pour la société. »</em></strong></p>



<p>Sur la partie commerciale du projet, Noé Petit a dénoncé le caractère exclusif de ce <em>« village »</em> censé créer du dynamisme local. Selon lui, cette infrastructure ne profitera pas aux habitants de la commune, mais sera réservée à une clientèle extérieure très aisée : <em>« On parle de création de commerces, mais il ne faut pas se méprendre. Ce village ne bénéficiera pas aux habitants. Ce sera un lieu fermé, totalement excluant, réservé aux ultra-riches. <strong>Les citoyens de Saint-Laurent-Nouan ne verront aucun bénéfice de ces commerces. »</strong></em></p>



<p>Il a conclu son intervention en rappelant que malgré l’apparente avance du projet, il est encore possible de le stopper, à condition de ne pas se résigner. <em><strong>« À chaque fois qu’un projet de ce type émerge, on nous dit que tout est déjà signé, qu’il n’y a rien à faire. Mais c’est faux.</strong> Il est possible de déposer des recours juridiques, et on peut gagner. Nous vivons encore dans un État de droit, et <strong>les lois</strong> existent pour protéger l’intérêt général. <strong>Mais elles ne s’appliquent pas toutes seules : il faut des citoyens engagés, qui surveillent, dénoncent et agissent. »</strong></em></p>



<p>Il a également insisté sur <strong>la nécessité d’une forte participation à l’enquête publique à venir,</strong> en soulignant que les avis citoyens comptent dans ce type de procédure : <em>« Ce soir, nous sommes presque aussi nombreux que les futurs propriétaires des villas de luxe prévues dans ce projet. Si nous restons mobilisés, nous pouvons réellement faire pression et empêcher ce projet de voir le jour. »</em></p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-voix-dissonantes">Des voix dissonantes</h2>



<p>Dans le nombreux public de cette réunion publique, deux têtes ont émergé pour prendre la parole. D&rsquo;abord, <strong>Isabelle Sautenet, directrice des relations extérieures</strong> de la société Les Bordes Golf International, se présentant comme une simple salariée. Elle a voulu insister sur les efforts réalisés en matière de <strong>gestion environnementale</strong>. Elle a précisé qu’un <strong>écologue</strong> travaillait à temps plein sur le site et que des actions concrètes avaient été entreprises, notamment la réhabilitation de zones humides et la réalisation régulière d’<strong>inventaires faunistiques et floristiques</strong> : <em>« Récemment, nous avons constaté une augmentation du nombre d’espèces d’oiseaux présentes sur le site, passant de <strong>58 à 78 espèces</strong>. Nous avons également découvert <strong>10 nouvelles espèces de libellules</strong>. Si le site était véritablement un désastre écologique, ces résultats ne seraient pas possibles. Je vous invite à venir voir par vous-même. »</em></p>



<p>Face aux interruptions et accusations de greenwashing lancées par des membres du public, elle a répondu : <em>« Je ne dis pas que le projet est parfait, je vous donne simplement des faits. »</em> Sur le projet d’hôtel cinq étoiles, Isabelle Sautenet a confirmé que les travaux allaient débuter prochainement, les permis ayant été validés : <em>«<strong> Il s’agit d’un hôtel de type écolodge,</strong> conçu pour minimiser l’impact environnemental. Il n’y aura pas de bétonnage massif, ce sont des constructions légères qui s’intègreront dans le paysage. »</em></p>



<p>C&rsquo;est ensuite <strong>François Perronnet, géomètre impliqué dans ce projet</strong> qui a souhaité intervenir : <em>« Les investisseurs ont choisi une station d’épuration respectueuse de l’environnement, et elle a été réalisée. Cela montre une vraie volonté d’évoluer vers des solutions plus écologiques. »</em> Sur la question du <strong>défrichement des 91 hectares</strong>, il a opposé qu&rsquo;il ne s’agirait pas d’une coupe à blanc, mais d’une démarche encadrée visant à préserver une partie de la végétation. François Perronnet a ensuite souligné que le <strong>golf des Bordes</strong> avait un standing : <em>« Ce n’est pas un golf quelconque. Il est reconnu comme le meilleur en Europe depuis plus de 12 ans. Cela peut attirer une clientèle internationale et avoir des retombées économiques significatives pour le territoire. »</em> Face aux critiques du public concernant le bilan carbone et l’arrivée de riches golfeurs en avion ou en hélicoptère, il a répondu qu’il ne fallait <em>« pas tout mélanger »</em>&#8230; <em><strong>« Je ne vais pas vous parler de bilan carbone. Ce n’est pas mon rôle.</strong> Mais il faut reconnaître que ce projet, même s’il suscite des débats, peut apporter des bénéfices économiques réels. »</em></p>



<p>Concernant le financement par la <strong>Banque des Territoires</strong>, il a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’une subvention, mais d’un investissement destiné à générer des bénéfices : <em><strong>« La Banque des Territoires n’est pas une organisation philanthropique.</strong> Si elle investit, c’est qu’elle a jugé le projet rentable après avoir mené des études approfondies. Et jusqu’à présent, aucun euro d’argent public n’a été dépensé sur ce projet. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-choix-de-civilisation">Un choix de civilisation</h2>



<p>Suite à ces propos, <strong>Nicolas Orgelet,</strong> élu écologiste blésois, <strong>a proposé une réflexion à la fois sociale et écologique</strong> sur le projet d’extension du golf des Bordes. Il a commencé par dénoncer le sentiment d’<strong>injustice sociale</strong> que suscite ce type de projet. À ses yeux, il y a un contraste saisissant entre les exigences imposées aux habitants locaux en matière de gestion du foncier et les privilèges accordés aux futurs propriétaires des résidences de luxe : <em>« <strong>On demande aux habitants des territoires d’apprendre à vivre sur des parcelles de 500 ou 600 m², en réduisant leur consommation de foncier,</strong> tandis que ceux qui ont les moyens peuvent s’offrir des <strong>résidences secondaires</strong> s’étendant sur plusieurs milliers de mètres carrés. Cela crée un profond sentiment d’injustice. »</em></p>



<p>Selon lui, cette différence de traitement contribue à alimenter des tensions sociales croissantes. Il a mis en garde contre les conséquences à long terme de telles inégalités : <em>« Ce genre d’injustice sociale nourrit les incompréhensions et les frustrations. <strong>À terme, cela engendre des divisions profondes dans la société, et peut même conduire à des formes de rejet et de radicalisation. »</strong></em></p>



<p>Sur le plan environnemental, Nicolas Orgelet a reconnu que l’artificialisation des <strong>150 hectares</strong> ne signifiait pas nécessairement une coupe rase de l’ensemble de la surface concernée. Cependant, il a souligné que, même en l’absence d’un défrichement complet, l’impact écologique restait majeur : <em>« On nous dit que ce ne sont pas 150 hectares qui vont être rasés, mais 150 hectares qui seront impactés. <strong>Même si on ne bétonne pas tout, ces impacts incluent la création de réseaux, de voiries, et la présence d’usagers qui vont venir perturber un site jusqu’alors naturel.</strong> Cela engendre un phénomène de <strong>mitage</strong>, c’est-à-dire une fragmentation des milieux naturels qui finit par les rendre moins fonctionnels. »</em></p>



<p>Il a insisté sur l’importance de la <strong>séquence ERC</strong> (<strong>Éviter, Réduire, Compenser</strong>), une démarche réglementaire à suivre dans tout projet d’aménagement pour limiter les impacts sur l’environnement. Selon lui, ce principe n’a pas été respecté dans le cas du golf des Bordes : <em>« La première étape, c’est d’éviter de détruire un site. Or, ici, on aurait pu éviter de s’étaler sur autant d’hectares. »</em> En ce qui concerne la <strong>compensation écologique</strong>, il a pointé les limites de cette approche souvent mise en avant par les promoteurs : <em>« On nous dit qu’on va recréer des zones humides en compensation de celles détruites. Mais ce n’est pas aussi simple. <strong>Une zone humide recréée met des décennies à retrouver son équilibre écologique.</strong> En attendant, on détruit des milieux naturels dont nous avons besoin dès aujourd’hui, notamment pour des fonctions cruciales comme la <strong>rétention d’eau</strong>. »</em></p>



<p>Nicolas Orgelet a conclu son intervention en soulignant que ce type de projet reflète des <strong>visions de société divergentes</strong>. À ses yeux, il ne s’agit pas uniquement d’un débat sur un projet local, mais d’un choix de modèle de développement : <em><strong>« Ce projet semble anachronique à l’heure où l’on demande à chacun de réduire son empreinte écologique.</strong> Cela ne signifie pas que les porteurs du projet ne sont pas sincères ou ne croient pas en ce qu’ils font. Mais aujourd’hui, <strong>les temps ont changé,</strong> et nous devons repenser nos priorités en matière d’aménagement du territoire. »</em></p>



<p>Enfin, il a affirmé que, face à l’ampleur de l’impact environnemental prévu, un <strong>recours juridique</strong> serait déposé par les opposants au projet, non par esprit de confrontation, mais parce qu’il considère que <strong>l’artificialisation à grande échelle de milieux naturels ne peut plus être tolérée dans le contexte actuel d’urgence écologique.</strong></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/extension-du-golf-des-bordes-une-mobilisation-citoyenne-face-a-un-projet-controverse">Extension du golf des Bordes : une mobilisation citoyenne face à un projet controversé</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Débat climatique à Blois : pour une économie durable et une sobriété responsable</title>
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					<comments>https://bloiscapitale.com/debat-climatique-a-blois-pour-une-economie-durable-et-une-sobriete-responsable#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Nov 2024 14:59:16 +0000</pubDate>
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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/debat-climatique-a-blois-pour-une-economie-durable-et-une-sobriete-responsable">Débat climatique à Blois : pour une économie durable et une sobriété responsable</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>La première semaine de la COP 29 à Bakou, Azerbaïdjan, s&rsquo;est achevée sur des négociations intenses concernant le financement climatique destiné aux pays en développement. L&rsquo;objectif principal est de <strong>définir un nouveau montant d&rsquo;aide pour soutenir ces nations dans leur transition énergétique et leur adaptation aux impacts du changement climatique.</strong></p>



<p>Les discussions ont révélé des divergences significatives entre les pays développés et ceux en développement. Les nations du Sud plaident pour une augmentation substantielle des financements, estimant que <strong>les besoins actuels dépassent largement les 100 milliards de dollars annuels précédemment convenus.</strong> Des estimations suggèrent que <strong>les pays en développement nécessitent au moins 1 000 milliards de dollars par an</strong> d&rsquo;ici la fin de la décennie pour faire face aux défis climatiques.</p>



<p>Cependant, les pays développés hésitent à s&rsquo;engager sur des montants aussi élevés, <strong>invoquant des contraintes budgétaires et des priorités nationales.</strong> Cette divergence complique la définition d&rsquo;un nouvel objectif collectif chiffré (NCQG) en matière de financement climatique, censé remplacer l&rsquo;engagement actuel de 100 milliards de dollars par an à partir de 2025. Parallèlement, des propositions innovantes ont émergé pour diversifier les sources de financement. <strong>Par exemple, des taxes sur les compagnies pétrolières, les vols et le transport maritime</strong> ont été suggérées pour générer des fonds supplémentaires destinés aux pays les plus pauvres.</p>



<p>Les négociations sont tendues, et <strong>les parties prenantes devront redoubler d&rsquo;efforts lors de la deuxième semaine pour parvenir à un consensus</strong>. L&rsquo;enjeu est crucial : sans accord solide, les pays en développement risquent de manquer des ressources nécessaires pour atténuer les effets du changement climatique et s&rsquo;y adapter efficacement.</p>



<p>Ce samedi matin, en bas de l&rsquo;escalier Denis-Papin à Blois, le <a href="https://www.facebook.com/CollectifActionClimat41/?locale=fr_FR">Collectif Action Climat</a> (CAC 41) a organisé une série de prises de parole publiques sur les enjeux climatiques, en lien avec la COP 29.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-nucleaire-une-solution-contestee"><strong>Le nucléaire : une solution contestée</strong></h3>



<p>Le nucléaire, souvent présenté comme une énergie propre et décarbonée, a été au cœur des discussions. <strong>Martine Winckel,</strong> membre de <em>Sortir du Nucléaire 41</em>, a critiqué cette vision :<em><strong> « On nous dit que le nucléaire est une énergie verte, décarbonée, comme si c’était la solution miracle. Mais c’est faux. Le nucléaire est polluant, il nous empoisonne, et pour longtemps. »</strong></em> Elle a rappelé que la production d’énergie nucléaire est loin d’être immédiate, citant les retards majeurs des projets actuels, comme celui de Flamanville : <em>« Macron parle de nouveaux réacteurs pour 2035-2037. Mais regardez Flamanville : 12 ans de retard et un coût multiplié par quatre. »</em></p>



<p>En plus des délais, Martine Winckel a souligné les impacts environnementaux du nucléaire, notamment sur les ressources en eau : <em>« Une centrale nucléaire capte de l’eau dans les nappes phréatiques ou les rivières. <strong>Quand les niveaux d’eau baissent, il faudra bientôt choisir : boire ou alimenter les centrales. »</strong></em> Elle a également dénoncé la gestion des déchets radioactifs : <em>« Aujourd’hui, on enfouit ces déchets sous terre, mais pour des milliards d’années. <strong>Comment peut-on garantir que ces conteneurs resteront étanches ? C’est irresponsable. »</strong></em></p>



<p><strong>Didier Narbeburu,</strong> également membre de <em>Sortir du Nucléaire 41</em>, a ajouté une critique systémique : <em><strong>« Le nucléaire, c’est un système centralisé, autoritaire et policier.</strong> Il correspond à un modèle de société qui n’est <strong>pas compatible avec les défis environnementaux actuels. »</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-urgence-climatique-une-notion-depassee"><strong>L’urgence climatique : une notion dépassée ?</strong></h3>



<p>Dans une intervention provocatrice, <strong>Didier Narbeburu</strong> a déclaré que l’urgence climatique n’existait plus… parce que le stade est dépassé : <em><strong>« L’urgence climatique, c’était il y a dix ans. Aujourd’hui, nous sommes face à un problème d’habitabilité.</strong> Dans certaines communes, les ressources en eau sont tellement polluées qu’elles deviennent inutilisables. C’est cela, la vraie crise. » </em>Il a plaidé pour une <strong>refonte complète de nos modes de vie</strong>, en insistant sur la nécessité de repenser l’aménagement urbain et la gestion des ressources : <em>« Il ne s’agit plus de diluer les problèmes ou d’installer des solutions coûteuses comme des stations d’épuration. <strong>Il faut concevoir des habitats qui utilisent intelligemment l’eau de pluie et recyclent l’eau localement. »</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-mythe-de-la-croissance-infinie"><strong>Le mythe de la croissance infinie</strong></h3>



<p><strong>Hugo Raguet,</strong> représentant de <em>Scientifiques en Rébellion</em> et <em>Extinction Rébellion</em>, a abordé les limites structurelles de nos modèles : <em><strong>« Les COP émanent d’une institution louable, mais viciée dès le départ.</strong> Dans ses statuts, <strong>la priorité est donnée à la croissance économique.</strong> Pourtant, cette croissance est <strong>incompatible</strong> avec l’atténuation du changement climatique. »</em></p>



<p>Il a critiqué le concept de <em><strong>« capitalisme vert »</strong></em> :  <em>« On nous vend l’idée que la croissance économique peut être respectueuse de l’environnement. <strong><a href="https://bloiscapitale.com/desjonqueres-pour-une-croissance-dans-la-decroissance-et-une-sobriete-heureuse" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La croissance</a> est intrinsèquement liée à la surconsommation</strong>. Nous devons repenser nos modes de vie pour garantir le bien-être de toutes et tous, tout en respectant les <strong>limites planétaires. »</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-sobriete-et-energies-renouvelables-la-voie-de-l-avenir"><strong>Sobriété et énergies renouvelables : la voie de l’avenir</strong></h3>



<p>Face aux critiques du nucléaire et de la croissance, les intervenants ont unanimement plaidé pour une transition vers des énergies renouvelables locales et une sobriété énergétique assumée. Martine Winckel a affirmé : <em><strong>« Nous devons privilégier des solutions locales, décentralisées et renouvelables. </strong>Contrairement au nucléaire, ces énergies sont réellement durables. »</em></p>



<p>Hugo Raguet a également souligné l’importance de repenser nos usages : <em>« Il ne s’agit pas de privations, mais d’une consommation raisonnée et responsable. <strong>La sobriété est la seule voie réaliste face aux défis actuels. »</strong></em> L&rsquo;enseignant a évoqué la campagne internationale <em><strong>Degrowth</strong></em> (décroissance), qui appelle à une réduction drastique de la consommation de ressources : <em>« La décroissance ne signifie pas se priver, mais repenser l’économie pour prioriser <strong>le bien-être et l’équité, plutôt que la croissance infinie au profit de quelques-uns. »</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-urgence-de-proteger-nos-ressources-en-eau"><strong>L&rsquo;urgence de protéger nos ressources en eau</strong></h3>



<p><strong>Hélène Menou,</strong> 12ᵉ adjointe à la nature en ville, à l’agriculture urbaine et à l’alimentation à Blois, a centré son intervention sur la <strong>protection de l&rsquo;eau</strong>. Elle a évoqué une étude européenne récente révélant que la majorité des eaux potables en France et dans d&rsquo;autres pays européens sont contaminées par des pesticides, notamment des PFAS, connus sous le nom de <em><strong>« polluants éternels »</strong></em>. Ces substances, dotées de liaisons carbone-fluor, sont pratiquement indestructibles et ne peuvent être dégradées par les micro-organismes, ce qui les rend persistantes dans l&rsquo;environnement.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/IMG_9300-1024x768.jpeg" alt="Hélène Menou" class="wp-image-20940" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/IMG_9300-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/IMG_9300-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/IMG_9300-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/IMG_9300-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/IMG_9300-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>Hélène Menou</strong></figcaption></figure></div>


<p><em><strong>« Il est crucial de porter haut le combat pour la protection de l&rsquo;eau, de nos nappes phréatiques et de nos cours d&rsquo;eau »,</strong></em> a-t-elle déclaré. Elle a également souligné <strong>l&rsquo;importance de préserver les terres face à l&rsquo;artificialisation croissante</strong>, rappelant que la formation d&rsquo;un centimètre de sol nécessite entre 200 et 1000 ans. <strong><em>« En région Centre-Val de Loire, ce sont 6 terrains de football qui sont artificialisés chaque jour. Il est impératif de protéger nos terres »</em></strong>, a-t-elle insisté. En région Centre-Val de Loire, l&rsquo;artificialisation des sols progresse à un rythme préoccupant. Selon une étude du Cerema de 2017, environ 16 000 hectares ont été artificialisés au cours de la dernière décennie, soit un taux annuel d&rsquo;artificialisation des sols de 1,34 %, comparable à la moyenne nationale de 1,36 %. Pour mieux visualiser cette donnée, considérons qu&rsquo;un terrain de football standard mesure environ 0,7 hectare. Ainsi, 16 000 hectares correspondent à environ 22 857 terrains de football sur dix ans, soit environ 6,3 terrains par jour.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/IMG_9302-1024x768.jpeg" alt="François Thiollet" class="wp-image-20939" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/IMG_9302-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/IMG_9302-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/IMG_9302-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/IMG_9302-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/IMG_9302-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>François Thiollet</strong></figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-defis-politiques-de-la-transition-ecologique"><strong>Les défis politiques de la transition écologique</strong></h3>



<p><strong>François Thiollet,</strong> ancien député européen EELV et élu municipal à Valencisse, a abordé les défis politiques liés à la transition écologique. <strong>Il a critiqué la coalition actuelle au Parlement européen, composée de la droite et de l&rsquo;extrême droite, qui, selon lui, freine les avancées en matière de droits environnementaux.</strong> </p>



<p>Il a également mis en garde contre les projets de révision du zéro artificialisation nette (ZAN) en France, estimant que cela pourrait compromettre la capacité à faire face aux catastrophes climatiques. <em><strong>« Revenir sur le ZAN, c&rsquo;est mettre en péril notre capacité à gérer les catastrophes climatiques qui seront de plus en plus fréquentes »</strong></em>, a-t-il averti.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-initiatives-inspirantes-grands-parents-pour-le-climat"><strong>Des initiatives inspirantes : Grands-Parents pour le Climat</strong></h3>



<p><strong>Suzel Chauvin,</strong> membre du CAC 41, a présenté une initiative encourageante : <em><strong>Grands-Parents pour le Climat</strong></em>. Inspirée par un mouvement suisse, cette association invite les aînés à agir pour la planète, notamment en retirant leurs économies des banques finançant les énergies fossiles : <em><strong>« Les grands-parents possèdent une grande part des richesses en France. Ils peuvent agir en retirant leur argent des banques comme BNP Paribas ou la Société Générale, qui financent les énergies fossiles. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/IMG_9306-768x1024.jpeg" alt="cop 29 Blois" class="wp-image-20937" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/IMG_9306-768x1024.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/IMG_9306-225x300.jpeg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/IMG_9306-1152x1536.jpeg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/IMG_9306-1536x2048.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/IMG_9306-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure></div>


<p></p>
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		<title>Le préfet tente d&#8217;apporter des réponses aux élus départementaux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Oct 2024 13:52:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce jeudi 17 octobre 2024, le préfet de Loir-et-Cher, Xavier Pelletier, a présenté devant le Conseil départemental le rapport de l&#8217;activité des services de l&#8217;Etat dans un contexte d&#8217;opposition sur les questions budgétaires. L&#8217;occasion d&#8217;aborder des enjeux importants. Outre les questions budgétaires liées au projet de loi de finances (PLF) 2025, des sujets tels que &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Ce jeudi 17 octobre 2024, le <strong>préfet de Loir-et-Cher</strong>, <strong>Xavier Pelletier</strong>, a présenté <strong>devant le Conseil départemental</strong> le rapport de l&rsquo;activité des services de l&rsquo;Etat dans un contexte d&rsquo;opposition sur les questions budgétaires. L&rsquo;occasion d&rsquo;aborder des enjeux importants. </p>



<p>Outre les questions budgétaires liées au projet de loi de finances (PLF) 2025, des sujets tels que l’hébergement d’urgence, l’éducation en milieu rural, l&rsquo;artificialisation des sols, ainsi que la gestion des gens du voyage ont été au cœur des débats. Les échanges entre les élus et le préfet ont été riches, mettant en lumière les défis complexes auxquels le département fait face.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-motion-contre-le-plf-2025-une-reponse-ferme-du-conseil-departemental"><strong>Motion contre le PLF 2025 : une réponse ferme du Conseil départemental</strong></h3>



<p><strong>Philippe Gouet, président du Conseil départemental,</strong> a introduit une <strong>motion dénonçant les restrictions budgétaires</strong> imposées par le PLF 2025. Le projet prévoit une coupe de 60 milliards d’euros, dont 5 milliards à la charge des collectivités territoriales, ce qui affecterait directement le Loir-et-Cher avec un prélèvement de 7,7 millions d’euros.</p>



<p>Philippe Gouet a insisté sur <strong>l’impact des mesures d’austérité sur les départements</strong>, rappelant que la compensation de l’État pour les dépenses sociales a diminué de manière drastique ces dernières années. <strong>La motion</strong>, adoptée à l’unanimité, demande notamment : l’abandon du prélèvement sur recettes ; une baisse réelle des dépenses de l’État ; la non-rétroactivité de la baisse du Fonds de compensation pour la TVA (FCTVA) ; le refus de toute revalorisation des allocations sociales sans compensation financière.</p>



<p><strong><em>« Les départements jouent un rôle essentiel de bouclier social, notamment pour les populations les plus vulnérables »</em></strong>, a souligné Philippe Gouet. <em><strong>« L&rsquo;effort qui est demandé dans le PLF 2025, est à la hauteur de 5 milliards, l&rsquo;effort nous le ferons collectivement pour sortir de l&rsquo;impasse, a répondu le préfet.</strong> L&rsquo;apport de l&rsquo;Etat n&rsquo;est pas que financier, il y a l&rsquo;ingénierie. Le Premier ministre a fait un certain nombre d&rsquo;annonces. Mais, je transmettrai votre motion au gouvernement. J&rsquo;ai un principe de travail, <strong>la transparence et la coopération. »</strong></em> Xavier Pelletier s&rsquo;est ensuite livré à un exercice de <strong>questions réponses</strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8972-1024x768.jpeg" alt="Xavier Pelletier devant le Conseil départemental" class="wp-image-20107" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8972-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8972-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8972-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8972-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8972-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<h3 class="wp-block-heading"><strong>Hébergement d’urgence : une saturation du système et des mesures temporaires</strong></h3>



<p><strong>Benjamin Vételé,</strong> conseiller départemental, <strong>a exprimé de vives inquiétudes concernant la situation critique de l’hébergement d’urgence dans le département,</strong> en soulignant particulièrement la problématique des <strong><a href="https://bloiscapitale.com/le-prefet-assure-quil-ny-a-plus-d-enfant-a-la-rue-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">enfants sans abri</a>.</strong> Selon lui, la situation est devenue alarmante, et le nombre d&rsquo;enfants sans solution de logement à l’échelle du Blaisois reste bien trop élevé, avec <strong>environ 40 enfants concernés. </strong>Il a rappelé que cette situation touche non seulement Blois, mais également d&rsquo;autres communes voisines comme La Chaussée-Saint-Victor, Vineuil et Saint-Gervais-la-Forêt, où les maires sont également mobilisés pour tenter de trouver des solutions pérennes.</p>



<p>Le préfet <strong>Xavier Pelletier</strong> a confirmé la gravité de la situation et reconnu que le dispositif d’hébergement d’urgence du Loir-et-Cher était <strong>largement saturé</strong>, malgré des efforts significatifs pour augmenter le nombre de places. En effet, le département est passé de <strong>93 places d’hébergement en 2017 à 230 en 2024</strong>, mais cela reste insuffisant face à la demande croissante. Le préfet a souligné que ces places sont à ses yeux souvent occupées par des profils pour lesquels l’hébergement d’urgence n’est pas nécessairement la solution appropriée. Parmi les occupants, <strong>58 déboutés du droit d’asile sous OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français)</strong> continuent d’occuper ces places sans être régularisés, alors qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas vocation à rester en France selon la législation, a-t-il dit. De plus, <strong>71 demandeurs d’asile</strong>, qui devraient être orientés vers l&rsquo;OFII (Office Français de l&rsquo;Immigration et de l&rsquo;Intégration), monopolisent également des places d’hébergement qui devraient être réservées aux urgences sociales locales.</p>



<p>Pour remédier à cette saturation, Xavier Pelletier a annoncé la tenue d’un <strong>comité de préparation de la veille hivernale</strong>, prévu pour le <strong>23 octobre prochain</strong>, avec pour objectif de mieux coordonner les actions des différents acteurs locaux. Le préfet a insisté sur <strong>la nécessité de repenser la gestion de l’hébergement d’urgence,</strong> notamment en organisant des <strong>maraudes dans tout le département</strong>, y compris à Blois, Vendôme et Romorantin. Ces maraudes permettront de repérer et d&rsquo;assister les personnes les plus vulnérables pendant la période hivernale. Il a également exprimé son souhait de mettre en place des solutions plus structurées que l’utilisation temporaire des gymnases, jugée inadaptée pour des séjours prolongés.</p>



<p>Le préfet a proposé de créer des <strong>haltes de nuit</strong>, qui offriront un hébergement plus adéquat, avec une <strong>séparation claire entre hommes, femmes et enfants</strong>, afin d’assurer la sécurité et la dignité des personnes hébergées. Ce modèle devrait répondre de manière plus efficiente aux besoins des familles et des personnes isolées, en tenant compte des spécificités de chaque catégorie de population vulnérable. <em>« L’objectif est de mieux mailler le territoire et de proposer des solutions adaptées aux besoins réels de l’hébergement d’urgence, tout en veillant à ce que l’État, les collectivités et les associations travaillent de concert »</em>, a conclu le préfet Xavier Pelletier.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-problematique-des-installations-illicites-des-gens-du-voyage"><strong>Problématique des installations illicites des gens du voyage</strong></h3>



<p><strong>Stéphane Baudu,</strong> <a href="https://www.departement41.fr/votre-conseil-departemental/lassemblee-departementale/vos-elus/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">conseiller départemental</a> et maire de la Chaussée Saint-Victor, a abordé la problématique des gens du voyage, en interpellant le préfet sur les difficultés rencontrées par les élus locaux et la population face aux <strong>installations illicites</strong>. <em><strong>« Nous avons une population qui n’en peut plus </strong>devant ces situations qui perturbent à la fois les voisins et les élus »</em>, a-t-il déclaré.</p>



<p>En réponse, le préfet Xavier Pelletier a souligné que le <strong>schéma départemental d&rsquo;accueil des gens du voyage</strong> n&rsquo;était <strong>pas conforme,</strong> notamment en raison du <strong>manque d&rsquo;aires de grand passage</strong>. Cependant, il a mis en place une <strong><em>« task force »</em></strong> pour réagir rapidement aux installations illicites. Ce dispositif regroupe tous les acteurs concernés : les forces de l’ordre, la Direction Départementale des Territoires (DDT), l’Agence Régionale de Santé (ARS), les prestataires de services (Enedis), ainsi que la CAF et l’Éducation nationale.</p>



<p><em>« Dès qu’il y a une installation illicite, nous intervenons rapidement »</em>, a expliqué le préfet. <strong>Trois opérations d’évacuation forcée</strong> ont déjà été réalisées dans le département, mobilisant jusqu’à 80 gendarmes et un hélicoptère. Cependant, il a reconnu les limites du dispositif, notamment le fait que <strong>les gens du voyage peuvent bloquer les procédures</strong> en invoquant l&rsquo;illégalité du schéma départemental.</p>



<p>Le préfet a également évoqué la nécessité de <strong>faire payer les fluides</strong> (eau, électricité) consommés lors de ces occupations illégales, ainsi que le <strong>nettoyage des terrains</strong> après leur départ. <em>« J’ai demandé à Enedis de collaborer pour facturer directement les personnes responsables de ces branchements illégaux »</em>, a-t-il précisé.</p>



<p>Enfin, il a évoqué la <strong>difficulté de gérer la situation de manière ferme sans provoquer de tensions</strong> qui pourraient dégénérer en violence.<em><strong> « Mon objectif n’est pas de mettre le département à feu et à sang, mais de réguler la situation de manière pragmatique, tout en respectant l’état de droit »,</strong></em> a conclu Xavier Pelletier.</p>



<p>Au passage, <strong>le préfet a déclaré que le département ne devait pas être « friendly » (amical) avec les teknivals.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Réduction de l’artificialisation des sols : une gestion pragmatique</strong></h3>



<p>La réduction de l’artificialisation des sols, un des objectifs clés de la loi Climat et Résilience, a été un sujet. Le préfet a insisté sur la nécessité d’une approche pragmatique. <em><strong>« Il ne faut pas être idéologique ou punitif, mais privilégier une gestion intelligente des ressources »,</strong></em> a-t-il déclaré.</p>



<p>Le préfet a notamment évoqué la <strong>réutilisation des friches industrielles</strong> comme solution pour limiter l’étalement urbain. Il a également insisté sur la nécessité de construire des infrastructures durables et résilientes, comme des bâtiments « ultra-résilients » et des parkings perméables pour permettre l&rsquo;infiltration de l&rsquo;eau dans les sols.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Éducation en milieu rural : repenser la carte scolaire avec un Observatoire</strong></h3>



<p>La <strong>fermeture des classes en milieu rural,</strong> conséquence de la baisse démographique, a également été discutée à l&rsquo;initiative de <strong>Claire Foucher-Maupetit</strong>. Le préfet a expliqué qu’il était crucial de <strong>repenser la carte scolaire</strong>, en s&rsquo;appuyant sur les <strong>ressources locales</strong> comme le parc équestre fédéral et le patrimoine historique. Un <strong>Observatoire des dynamiques rurales</strong> a été créé pour analyser ces enjeux et proposer des solutions. Xavier Pelletier a demandé au ministère de l’Éducation nationale de laisser trois ans au département pour construire une solution, sans imposer de suppressions de postes pendant cette période.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Changement climatique et agriculture : un soutien renforcé aux agriculteurs</strong></h3>



<p><strong>Yves Lecuir,</strong> conseiller départemental, a soulevé la question des conséquences du changement climatique sur l’agriculture locale, avec des baisses de rendement significatives en 2024. Le préfet a rappelé que des <strong>calamités agricoles</strong> avaient été reconnues et que des allégements de charges avaient été mis en place par la Mutualité Sociale Agricole (MSA). Il a également évoqué la <strong>réutilisation des eaux usées</strong> pour l&rsquo;irrigation, afin de faire face aux défis posés par la sécheresse. Le préfet a également mentionné des initiatives visant à faciliter l’installation des jeunes agriculteurs, avec la création de <strong>foncières agricoles</strong> adossées à la SAFER.</p>



<p>Entre la gestion budgétaire, l’hébergement d’urgence, la réduction de l’artificialisation des sols, l’éducation en milieu rural, et la gestion des gens du voyage, le préfet Xavier Pelletier a insisté sur la nécessité d’une <strong>collaboration étroite</strong> entre l’État, les élus locaux et les associations. <em>« L’État n’a pas la clé de toutes les solutions, mais nous devons travailler ensemble pour répondre aux besoins des habitants »</em>, a-t-il conclu.</p>
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