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	<title>Archives des justice climatique - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>À Blois, la justice relaxe deux militantes poursuivies pour affichage contre les “banques toxiques”</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Nov 2025 10:40:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce lundi 3 novembre 2025, une trentaine de personnes se sont rassemblées devant le tribunal judiciaire de Blois, en soutien à Manon et Lucie, deux militantes écologistes jugées pour avoir participé à une action de contestation dans la nuit du 9 au 10 mai 2025. Leur acte, mené dans le cadre d’un appel national à &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-la-justice-relaxe-deux-militantes-poursuivies-pour-affichage-contre-les-banques-toxiques">À Blois, la justice relaxe deux militantes poursuivies pour affichage contre les “banques toxiques”</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p><strong>Ce lundi 3 novembre 2025</strong>, une trentaine de personnes se sont rassemblées devant le <strong>tribunal judiciaire de Blois</strong>, en soutien à <strong>Manon et Lucie</strong>, deux militantes écologistes jugées pour avoir participé à une <strong>action de contestation</strong> dans la nuit du <strong>9 au 10 mai 2025</strong>. Leur acte, mené dans le cadre d’un <strong>appel national à la désobéissance civile lancé par ATTAC</strong>, visait à <strong>dénoncer le <a href="https://bloiscapitale.com/lagence-bnp-de-blois-encore-visee-pour-des-investissements-ecocides" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rôle des grandes banques françaises dans le financement des énergies fossiles.</a></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-affiches-contre-les-banques-toxiques"><strong>Des affiches contre les “banques toxiques”</strong></h2>



<p>L’action s’était déroulée à Blois, sur les vitrines de la <strong>Caisse d’Épargne</strong> et de la <strong>Banque Populaire</strong>.<br><strong>Munies d’affiches, de colle à la farine et de colorant alimentaire</strong>, les militantes avaient participé à une opération coordonnée dans toute la France sous le mot d’ordre <em><strong>« Passons à l’action pour en finir avec les banques toxiques »</strong>.</em> L’objectif était de <strong>dénoncer l’éco-blanchiment</strong> des institutions financières qui, tout en affichant des engagements verts, <strong>continuent de financer massivement les industries fossiles</strong>.</p>



<p>Selon le rapport <em><a href="https://reclaimfinance.org/site/en/2024/05/16/banking-on-climate-chaos-report-2024/?utm_source=chatgpt.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Banking on Climate Chaos 2024</a></em>, les soixante plus grandes banques mondiales ont accordé près de <strong>6 900 milliards de dollars</strong> de <strong>financements au secteur des énergies fossiles</strong> depuis la signature de l’Accord de Paris, dont <strong>705 milliards pour la seule année 2023</strong>. Une contradiction que les militantes souhaitaient rendre visible à travers cette campagne d’affichage citoyenne et non-violente.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-plainte-pour-degradation-et-un-proces-a-blois"><strong>Une plainte pour “dégradation” et un procès à Blois</strong></h2>



<p>À la suite de l’action, <strong>la Caisse d’Épargne avait porté plainte pour dégradation</strong>. Manon et Lucie encouraient jusqu’à <strong>1 500 euros d’amende</strong> pour avoir apposé ces affiches sans autorisation.<br>Elles ont comparu ce lundi 3 novembre, au tribunal judiciaire de Blois. Une <strong>déambulation rue Denis-Papin</strong> et un <strong>rassemblement devant le tribunal</strong> avaient été organisés en amont de l’audience.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-relaxe-et-la-reconnaissance-d-une-action-non-violente"><strong>Une relaxe et la reconnaissance d’une action non-violente</strong></h2>



<p>Le <strong>procureur de la République</strong> a constaté que <strong>l’agence bancaire avait nettoyé les lieux par ses propres moyens</strong>, sans faire appel à une société extérieure, et qu’aucun dégât n’avait été à déplorer. Aucune mention de dégradation ne figurait d’ailleurs dans le procès-verbal établi après l’action. Pour la juge, <strong>aucune infraction n’était caractérisée</strong> et <strong>aucun dommage n’avait été causé</strong>. Cette <strong>relaxe</strong> est accueillie comme une <strong>victoire symbolique</strong> par les collectifs écologistes. Elle confirme <strong>la légitimité des actions de désobéissance civile non-violente</strong>.</p>



<p>Dans un communiqué publié à l’issue du jugement, <strong>ATTAC et Extinction Rebellion</strong> ont salué le <strong>courage</strong> des deux militantes. Leur action, écrivent-ils, <em>« était bien <strong>légitime, nécessaire et proportionnée</strong> face aux dégâts engendrés par ces banques toxiques ».</em> Le texte appelle à reconnaître les <strong>actes de désobéissance civile non-violente comme indispensables</strong>, face à l’inaction des institutions. «<em><strong> Entre un collage d’affiches à la colle à la farine et les milliards versés à des entreprises qui fabriquent le chaos et la destruction, objectivement, humainement, qui sont les vrais coupables ? »</strong></em></p>



<p></p>
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		<title>Extension du golf des Bordes : une mobilisation citoyenne face à un projet controversé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jan 2025 14:07:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le vendredi 10 janvier 2025, une réunion publique s’est tenue à la salle municipale Marcel Deschâtres, à Saint-Laurent-Nouan, afin de discuter du projet d’extension du golf des Bordes. Ce projet, initié par le fonds d’investissement anglo-saxon RoundShield Partners, suscite une forte opposition locale si on se fie à la foule qui s&#8217;est pressée à la &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/extension-du-golf-des-bordes-une-mobilisation-citoyenne-face-a-un-projet-controverse">Extension du golf des Bordes : une mobilisation citoyenne face à un projet controversé</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le <strong>vendredi 10 janvier 2025</strong>, une réunion publique s’est tenue à la salle municipale Marcel Deschâtres, à <strong>Saint-Laurent-Nouan,</strong> afin de discuter du projet d’extension du <strong>golf des Bordes</strong>. Ce projet, initié par le fonds d’investissement anglo-saxon <strong><a href="https://www.roundshield.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">RoundShield Partners</a></strong>, suscite une forte opposition locale si on se fie à la foule qui s&rsquo;est pressée à la réunion organisée par le collectif <strong><em>« Stop à l&rsquo;extension du golf des Bordes »</em></strong>, soutenu par des associations et des citoyens engagés.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-projet-de-luxe-dans-une-zone-protegee"><strong>Un projet de luxe dans une zone protégée</strong></h3>



<p>Le projet qualifié d&rsquo;<strong>écocidaire</strong> prévoit l’artificialisation au global de <strong>150 hectares</strong> en pleine forêt de <strong>Sologne</strong>, dans une zone classée <strong>Natura 2000</strong> et inscrite au <strong>patrimoine mondial de l’UNESCO</strong>. Il s’agit d’un <strong>complexe hôtelier et résidentiel de luxe</strong>, comprenant notamment : un <strong>hôtel 5 étoiles</strong> de 85 chambres, <strong>70 résidences hôtelières</strong> et <strong>52 villas de luxe</strong> de <strong>200 à 600 m²</strong>, vendues à partir de <strong>3 millions d’euros chacune</strong>, <strong>79 villas familiales</strong> au prix minimum de <strong>1,7 million d’euros</strong>, un <strong>spa</strong>, des <strong>piscines</strong>, des <strong>magasins privés</strong>, des <strong>étangs de pêche</strong>, des <strong>aires de jeux</strong> et un <strong>centre équestre</strong>. Les travaux doivent se dérouler en <strong>six phases</strong>, dont trois ont déjà obtenu un accord préfectoral en <strong>2020</strong>. Les permis de construire ont été délivrés, mais le projet n’a pas encore été pleinement réalisé, notamment en raison de délais administratifs.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-opposition-ferme-et-organisee"><strong>Une opposition ferme et organisée</strong></h3>



<p>L’opposition au projet est portée par le collectif <strong><em>« Stop à l&rsquo;extension du golf des Bordes »</em></strong>, rassemblant des associations locales comme <strong>Sologne Nature Environnement</strong>, <strong>À Bas le Béton</strong> et <strong>Luttes Locales Centre</strong>, ainsi que des riverains et militants écologistes. Parmi les intervenants de la réunion publique figuraient <strong>Yves-Marie Hahusseau</strong>, conseiller municipal de Saint-Laurent-Nouan et membre de l’association <strong>Engagement Citoyen</strong>, <strong>Katherine Fauvin</strong>, membre fondatrice de <strong>Luttes Locales Centre</strong>, et <strong>Noé Petit</strong>, président de l’association <strong>À Bas le Béton</strong>. L&rsquo;élu écologiste <strong>Nicolas Orgelet</strong> faisant le « Monsieur Loyal » à cette occasion.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-yves-marie-hahusseau-informer-echanger-et-mobiliser"><strong>Yves-Marie Hahusseau : « Informer, échanger et mobiliser »</strong></h3>



<p>Habitant de la commune, Yves-Marie Hahusseau a introduit la réunion en rappelant les objectifs de son association : <strong>informer la population et créer un espace de réflexion collective sur les projets impactant le territoire.</strong> Selon lui, le projet d’extension du golf des Bordes nécessite une <strong>mobilisation urgente</strong>, car <em>« participer à une enquête publique, c’est d’abord comprendre le dossier en profondeur, et cela peut être très complexe ».</em> Il a souligné l’importance d’apporter de la transparence au débat et d<strong>’agir avant que le projet ne devienne irréversible</strong> : <em>« Il ne faut surtout pas être défaitiste. Nous avons déjà réussi à stopper le projet de golf des Pommereaux en 2022 grâce à la mobilisation citoyenne. Cela prouve que l’action collective peut porter ses fruits. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-1024x768.jpeg" alt="Katherine Fauvin" class="wp-image-22098" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-katherine-fauvin-un-projet-mal-prepare-et-juridiquement-fragile"><strong>Katherine Fauvin : « Un projet mal préparé et juridiquement fragile »</strong></h3>



<p>Katherine Fauvin a retracé l’historique du golf des Bordes, depuis sa création dans les années 1980 jusqu’à son rachat par le fonds d’investissement <strong>RoundShield Partners</strong> en <strong>2019</strong>. Elle a rappelé que ce projet d’extension avait déjà échoué une première fois en <strong>2012</strong>, faute de rentabilité.</p>



<p>Elle a ensuite évoqué l’avis rendu en mars 2020 par la <strong>Mission Régionale de l’Autorité Environnementale (MRAe)</strong> sur la première demande de défrichement. Selon Katherine Fauvin, cet avis, bien que favorable au projet dans sa globalité, comportait de<strong> nombreuses réserves importantes.</strong> La MRAe avait notamment relevé des lacunes dans l’évaluation de l’état initial de la biodiversité et pointé une analyse insuffisante des impacts du projet sur l’environnement. Elle avait également critiqué la description trop sommaire des principaux effets du projet et la légèreté de l’étude concernant les mesures compensatoires proposées. Par ailleurs, des préoccupations avaient été exprimées sur des questions aussi cruciales que la consommation en eau, le risque accru d’incendie et les conséquences sur les transports.</p>



<p><strong>Pour Katherine Fauvin, ces réserves montrent bien que le dossier présente d’importantes fragilités juridiques.</strong> Celles-ci peuvent devenir des leviers d’action efficaces pour contester le projet. Elle a insisté sur le fait que, malgré l’apparente solidité du projet sur le plan administratif, il reste encore de nombreuses possibilités de lutte, d’autant que <strong>les failles relevées par la MRAe ne semblent pas avoir été corrigées dans la nouvelle demande d’extension de 91 hectares déposée en 2024.</strong></p>



<p>Elle a également souligné <strong>un point particulièrement polémique : la participation financière de la Banque des Territoires,</strong> qui soutient le projet à hauteur de 40 % des 180 millions d’euros nécessaires à sa réalisation. <strong>Katherine Fauvin a dénoncé cette implication publique dans un projet purement privé, destiné à une clientèle ultra-privilégiée.</strong> Elle a rappelé que cet argent public aurait pu être investi dans des projets véritablement utiles à la population locale, comme la rénovation des écoles ou des infrastructures liées à la transition écologique. Pour elle, il est incompréhensible qu’un tel montant, destiné en principe à des projets d’intérêt général, soit mobilisé pour un complexe de luxe réservé à une élite.</p>



<p>En outre, les 91 hectares concernés par cette nouvelle demande de défrichement se trouvent en pleine forêt de Sologne, <strong>dans des secteurs classés</strong> <strong>Natura 2000</strong> et intégrés au périmètre du patrimoine mondial de l’UNESCO. Ces zones bénéficient en théorie d’un haut niveau de protection en raison de leur rôle essentiel dans la préservation de la biodiversité. Elle a rappelé que le réseau Natura 2000, mis en place par les États membres de l’Union européenne, vise à protéger les habitats naturels et les espèces animales et végétales les plus menacées. <strong>Même si ce dispositif n’interdit pas les activités humaines, celles-ci doivent obligatoirement intégrer le principe de développement durable, ce qui, selon elle, n’est pas le cas ici.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-1024x768.jpeg" alt="Noé Petit" class="wp-image-22096" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<h3 class="wp-block-heading"><strong>Noé Petit : « Un projet démagogique sous couvert de création d’emplois »</strong></h3>



<p>Noé Petit, président de l’association <strong>À Bas le Béton</strong>, a commencé son intervention en dénonçant l’argument souvent avancé par les porteurs de projet : la création d’emplois. Selon lui, cet argument est régulièrement utilisé de manière démagogique pour justifier des projets qui vont à l’encontre de l’intérêt général. Il a insisté sur le fait que l’emploi est un sujet sensible, surtout dans des territoires marqués par des crises économiques et un fort taux de chômage, où chaque opportunité de travail peut sembler attrayante. <em><strong>« On nous dit que ce projet va créer des emplois, </strong>et pour des personnes en recherche d’emploi, c’est compréhensible de se dire que cela peut être une chance. Mais <strong>il faut distinguer les promesses des faits.</strong> Les promesses ne sont jamais tenues dans leur totalité »</em>, a-t-il expliqué.</p>



<p>Pour appuyer son propos, il a pris l’exemple des <strong>plateformes logistiques</strong> de e-commerce qui fleurissent dans la territoire. À chaque nouveau projet, les promoteurs annoncent des centaines d’emplois. Pourtant, une fois les infrastructures construites, la réalité est bien différente : <em>« On nous promet 400 emplois, et cinq ans plus tard, quand on visite l’entrepôt, il y a à peine 80 personnes qui y travaillent. Est-ce que 80 emplois, c’est rien ? Non, bien sûr, c’est toujours quelque chose. Mais ce n’est pas ce qu’on nous avait vendu au départ. Il y a toujours un écart énorme entre les chiffres avancés et la réalité. »</em></p>



<p>Pour lui, les chiffres avancés pour le golf des Bordes sont tout aussi infondés. Il considère totalement <strong>déraisonnable d’affirmer que ce projet pourrait compenser la fermeture de la centrale nucléaire voisine en termes d’emplois,</strong> et il voit dans cet argument une pure stratégie de communication destinée à jouer sur les peurs. <em><strong>« On nous agite le spectre du chômage,</strong> comme si c’était la plus grande menace qui pèse sur le territoire. Mais on devrait aussi s’interroger sur <strong>une autre menace, tout aussi importante : que fera-t-on demain s’il n’y a plus de forêt ? »</strong></em></p>



<p>Il a également tenu à rappeler que le projet d’extension représente un investissement colossal de <strong>180 millions d’euros</strong>, financé en grande partie par de l’argent public via la <strong>Banque des Territoires</strong>, à hauteur de 40 %. <em>« Avec une telle somme, on aurait pu financer des projets d’intérêt collectif : la rénovation des écoles, la réhabilitation des bâtiments publics, ou encore des initiatives en faveur de la transition écologique. Au lieu de cela, on choisit de construire un golf de luxe réservé à une poignée d’ultra-riches. C’est un choix absurde et profondément injuste. »</em></p>



<p>Noé Petit a ensuite pointé un autre problème majeur lié à ce type de projet : le <strong>ratio d’emplois créés par hectare artificialisé</strong>, qu’il juge dérisoire. Il a expliqué que dans le cas d’une usine ou d’une plateforme de production, une surface relativement limitée peut générer de nombreux emplois. En revanche, dans le cas d’un complexe de golf, on étend les infrastructures sur des dizaines, voire des centaines d’hectares, pour créer très peu de postes. <strong><em>« Le ratio d’emplois par hectare est ridiculement faible. Ici, on parle d’un projet qui va s’étendre sur 150 hectares, et tout ce qu’on va obtenir, ce sont quelques postes pour entretenir les pelouses, arroser le gazon et servir des cocktails à une clientèle ultra-privilégiée. Ce n’est pas ce qu’on peut appeler une création d’emplois utile pour la société. »</em></strong></p>



<p>Sur la partie commerciale du projet, Noé Petit a dénoncé le caractère exclusif de ce <em>« village »</em> censé créer du dynamisme local. Selon lui, cette infrastructure ne profitera pas aux habitants de la commune, mais sera réservée à une clientèle extérieure très aisée : <em>« On parle de création de commerces, mais il ne faut pas se méprendre. Ce village ne bénéficiera pas aux habitants. Ce sera un lieu fermé, totalement excluant, réservé aux ultra-riches. <strong>Les citoyens de Saint-Laurent-Nouan ne verront aucun bénéfice de ces commerces. »</strong></em></p>



<p>Il a conclu son intervention en rappelant que malgré l’apparente avance du projet, il est encore possible de le stopper, à condition de ne pas se résigner. <em><strong>« À chaque fois qu’un projet de ce type émerge, on nous dit que tout est déjà signé, qu’il n’y a rien à faire. Mais c’est faux.</strong> Il est possible de déposer des recours juridiques, et on peut gagner. Nous vivons encore dans un État de droit, et <strong>les lois</strong> existent pour protéger l’intérêt général. <strong>Mais elles ne s’appliquent pas toutes seules : il faut des citoyens engagés, qui surveillent, dénoncent et agissent. »</strong></em></p>



<p>Il a également insisté sur <strong>la nécessité d’une forte participation à l’enquête publique à venir,</strong> en soulignant que les avis citoyens comptent dans ce type de procédure : <em>« Ce soir, nous sommes presque aussi nombreux que les futurs propriétaires des villas de luxe prévues dans ce projet. Si nous restons mobilisés, nous pouvons réellement faire pression et empêcher ce projet de voir le jour. »</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-voix-dissonantes">Des voix dissonantes</h2>



<p>Dans le nombreux public de cette réunion publique, deux têtes ont émergé pour prendre la parole. D&rsquo;abord, <strong>Isabelle Sautenet, directrice des relations extérieures</strong> de la société Les Bordes Golf International, se présentant comme une simple salariée. Elle a voulu insister sur les efforts réalisés en matière de <strong>gestion environnementale</strong>. Elle a précisé qu’un <strong>écologue</strong> travaillait à temps plein sur le site et que des actions concrètes avaient été entreprises, notamment la réhabilitation de zones humides et la réalisation régulière d’<strong>inventaires faunistiques et floristiques</strong> : <em>« Récemment, nous avons constaté une augmentation du nombre d’espèces d’oiseaux présentes sur le site, passant de <strong>58 à 78 espèces</strong>. Nous avons également découvert <strong>10 nouvelles espèces de libellules</strong>. Si le site était véritablement un désastre écologique, ces résultats ne seraient pas possibles. Je vous invite à venir voir par vous-même. »</em></p>



<p>Face aux interruptions et accusations de greenwashing lancées par des membres du public, elle a répondu : <em>« Je ne dis pas que le projet est parfait, je vous donne simplement des faits. »</em> Sur le projet d’hôtel cinq étoiles, Isabelle Sautenet a confirmé que les travaux allaient débuter prochainement, les permis ayant été validés : <em>«<strong> Il s’agit d’un hôtel de type écolodge,</strong> conçu pour minimiser l’impact environnemental. Il n’y aura pas de bétonnage massif, ce sont des constructions légères qui s’intègreront dans le paysage. »</em></p>



<p>C&rsquo;est ensuite <strong>François Perronnet, géomètre impliqué dans ce projet</strong> qui a souhaité intervenir : <em>« Les investisseurs ont choisi une station d’épuration respectueuse de l’environnement, et elle a été réalisée. Cela montre une vraie volonté d’évoluer vers des solutions plus écologiques. »</em> Sur la question du <strong>défrichement des 91 hectares</strong>, il a opposé qu&rsquo;il ne s’agirait pas d’une coupe à blanc, mais d’une démarche encadrée visant à préserver une partie de la végétation. François Perronnet a ensuite souligné que le <strong>golf des Bordes</strong> avait un standing : <em>« Ce n’est pas un golf quelconque. Il est reconnu comme le meilleur en Europe depuis plus de 12 ans. Cela peut attirer une clientèle internationale et avoir des retombées économiques significatives pour le territoire. »</em> Face aux critiques du public concernant le bilan carbone et l’arrivée de riches golfeurs en avion ou en hélicoptère, il a répondu qu’il ne fallait <em>« pas tout mélanger »</em>&#8230; <em><strong>« Je ne vais pas vous parler de bilan carbone. Ce n’est pas mon rôle.</strong> Mais il faut reconnaître que ce projet, même s’il suscite des débats, peut apporter des bénéfices économiques réels. »</em></p>



<p>Concernant le financement par la <strong>Banque des Territoires</strong>, il a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’une subvention, mais d’un investissement destiné à générer des bénéfices : <em><strong>« La Banque des Territoires n’est pas une organisation philanthropique.</strong> Si elle investit, c’est qu’elle a jugé le projet rentable après avoir mené des études approfondies. Et jusqu’à présent, aucun euro d’argent public n’a été dépensé sur ce projet. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-choix-de-civilisation">Un choix de civilisation</h2>



<p>Suite à ces propos, <strong>Nicolas Orgelet,</strong> élu écologiste blésois, <strong>a proposé une réflexion à la fois sociale et écologique</strong> sur le projet d’extension du golf des Bordes. Il a commencé par dénoncer le sentiment d’<strong>injustice sociale</strong> que suscite ce type de projet. À ses yeux, il y a un contraste saisissant entre les exigences imposées aux habitants locaux en matière de gestion du foncier et les privilèges accordés aux futurs propriétaires des résidences de luxe : <em>« <strong>On demande aux habitants des territoires d’apprendre à vivre sur des parcelles de 500 ou 600 m², en réduisant leur consommation de foncier,</strong> tandis que ceux qui ont les moyens peuvent s’offrir des <strong>résidences secondaires</strong> s’étendant sur plusieurs milliers de mètres carrés. Cela crée un profond sentiment d’injustice. »</em></p>



<p>Selon lui, cette différence de traitement contribue à alimenter des tensions sociales croissantes. Il a mis en garde contre les conséquences à long terme de telles inégalités : <em>« Ce genre d’injustice sociale nourrit les incompréhensions et les frustrations. <strong>À terme, cela engendre des divisions profondes dans la société, et peut même conduire à des formes de rejet et de radicalisation. »</strong></em></p>



<p>Sur le plan environnemental, Nicolas Orgelet a reconnu que l’artificialisation des <strong>150 hectares</strong> ne signifiait pas nécessairement une coupe rase de l’ensemble de la surface concernée. Cependant, il a souligné que, même en l’absence d’un défrichement complet, l’impact écologique restait majeur : <em>« On nous dit que ce ne sont pas 150 hectares qui vont être rasés, mais 150 hectares qui seront impactés. <strong>Même si on ne bétonne pas tout, ces impacts incluent la création de réseaux, de voiries, et la présence d’usagers qui vont venir perturber un site jusqu’alors naturel.</strong> Cela engendre un phénomène de <strong>mitage</strong>, c’est-à-dire une fragmentation des milieux naturels qui finit par les rendre moins fonctionnels. »</em></p>



<p>Il a insisté sur l’importance de la <strong>séquence ERC</strong> (<strong>Éviter, Réduire, Compenser</strong>), une démarche réglementaire à suivre dans tout projet d’aménagement pour limiter les impacts sur l’environnement. Selon lui, ce principe n’a pas été respecté dans le cas du golf des Bordes : <em>« La première étape, c’est d’éviter de détruire un site. Or, ici, on aurait pu éviter de s’étaler sur autant d’hectares. »</em> En ce qui concerne la <strong>compensation écologique</strong>, il a pointé les limites de cette approche souvent mise en avant par les promoteurs : <em>« On nous dit qu’on va recréer des zones humides en compensation de celles détruites. Mais ce n’est pas aussi simple. <strong>Une zone humide recréée met des décennies à retrouver son équilibre écologique.</strong> En attendant, on détruit des milieux naturels dont nous avons besoin dès aujourd’hui, notamment pour des fonctions cruciales comme la <strong>rétention d’eau</strong>. »</em></p>



<p>Nicolas Orgelet a conclu son intervention en soulignant que ce type de projet reflète des <strong>visions de société divergentes</strong>. À ses yeux, il ne s’agit pas uniquement d’un débat sur un projet local, mais d’un choix de modèle de développement : <em><strong>« Ce projet semble anachronique à l’heure où l’on demande à chacun de réduire son empreinte écologique.</strong> Cela ne signifie pas que les porteurs du projet ne sont pas sincères ou ne croient pas en ce qu’ils font. Mais aujourd’hui, <strong>les temps ont changé,</strong> et nous devons repenser nos priorités en matière d’aménagement du territoire. »</em></p>



<p>Enfin, il a affirmé que, face à l’ampleur de l’impact environnemental prévu, un <strong>recours juridique</strong> serait déposé par les opposants au projet, non par esprit de confrontation, mais parce qu’il considère que <strong>l’artificialisation à grande échelle de milieux naturels ne peut plus être tolérée dans le contexte actuel d’urgence écologique.</strong></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/extension-du-golf-des-bordes-une-mobilisation-citoyenne-face-a-un-projet-controverse">Extension du golf des Bordes : une mobilisation citoyenne face à un projet controversé</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>COP29 : quelle place pour les défenseurs de l’environnement ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Nov 2024 08:09:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[1.2.3... Les informations]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La 29ᵉ Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP29) s&#8217;ouvre aujourd&#8217;hui, 11 novembre 2024, à Bakou, en Azerbaïdjan, et se poursuivra jusqu&#8217;au 22 novembre. Ce sommet annuel réunit des représentants de gouvernements, d&#8217;organisations non gouvernementales, du secteur privé et de la société civile pour discuter des mesures à prendre face à l&#8217;urgence climatique. &#8230;</p>
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<p>La 29ᵉ Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (<strong>COP29</strong>) s&rsquo;ouvre aujourd&rsquo;hui, 11 novembre 2024, <strong>à Bakou, en Azerbaïdjan,</strong> et se poursuivra jusqu&rsquo;au 22 novembre. Ce <strong>sommet annuel</strong> réunit des représentants de gouvernements, d&rsquo;organisations non gouvernementales, du secteur privé et de la société civile pour discuter des mesures à prendre face à l&rsquo;urgence climatique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-contexte-geopolitique-complexe"><strong>Un contexte géopolitique complexe</strong></h3>



<p>Le choix de Bakou comme hôte de la COP29 a suscité des débats. <strong>L&rsquo;Azerbaïdjan, dont l&rsquo;économie repose largement sur les exportations de pétrole et de gaz,</strong> est critiqué pour son engagement limité en matière de transition énergétique. De plus, des tensions régionales, <strong>notamment son <a href="https://bloiscapitale.com/rassemblement-a-blois-le-cri-dalerte-de-la-communaute-armenienne" target="_blank" rel="noreferrer noopener">agression de l&rsquo;Arménie</a></strong>, ajoutent une dimension géopolitique à cette conférence. <strong>La participation à la COP29 semble moins importante que lors des éditions précédentes.</strong></p>



<p>De plus, le retour de <strong>Donald Trump</strong> à la présidence des États-Unis suscite<strong> des inquiétudes quant à l&rsquo;engagement américain</strong> dans la lutte contre le changement climatique, affaiblissant potentiellement les négociations en cours.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-enjeux-majeurs-de-la-cop29"><strong>Les enjeux majeurs de la COP29</strong></h3>



<p>Parmi les principaux objectifs de cette conférence figurent :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Financement climatique</strong> : Les pays développés doivent définir un nouvel objectif de financement pour aider les nations en développement à faire face aux impacts du changement climatique. Le précédent engagement de 100 milliards de dollars par an, établi en 2009, a été difficilement atteint en 2022. Les discussions actuelles visent à <strong>déterminer un nouveau montant pour la période post-2025.</strong> Les estimations des besoins financiers des pays en développement varient, certains rapports suggérant des montants annuels de l&rsquo;ordre de 1 000 milliards de dollars ou plus.</li>



<li><strong>Révision des Contributions Déterminées au niveau National (CDN)</strong> : Les pays sont encouragés à soumettre des plans actualisés avant la COP29, bien que la date limite officielle soit fixée à février 2025. Ces plans sont essentiels pour aligner les engagements sur l&rsquo;objectif de limiter le réchauffement à 1,5°C. </li>
</ul>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-margot-jaymond-amnesty-international-denonce-l-acharnement-contre-les-defenseurs-de-l-environnement">Margot Jaymond (Amnesty International) dénonce l’acharnement contre les défenseurs de l’environnement</h2>



<p>Alors que s’ouvre la COP29, <strong>Margot Jaymond, chargée de plaidoyer sur la justice climatique à Amnesty International France</strong>, publie une tribune dans <em><strong><a href="https://www.la-croix.com/a-vif/cop-29-attaquer-les-defenseurs-de-l-environnement-cest-aggraver-la-crise-climatique-20241110" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Croix</a></strong></em>. Dans ce texte, elle met en lumière un paradoxe inquiétant : les défenseurs de l’environnement, pourtant en première ligne pour préserver la planète, subissent des répressions croissantes dans le monde entier.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un combat pour la planète payé au prix fort</strong></h3>



<p>Margot Jaymond commence par rappeler un chiffre glaçant : <strong>entre 2012 et 2023, plus de 2 100 militants écologistes ont été tués à travers le monde,</strong> selon l’ONG Global Witness. Ces victimes, souvent issues des populations autochtones ou rurales, sont la cible de violences pour avoir tenté de protéger leurs terres contre des projets destructeurs.</p>



<p>La tribune souligne que cette répression n’est pas l’apanage des régimes autoritaires. Au Canada, pourtant souvent présenté comme un modèle en matière de climat, le chef autochtone Dsta’hyl a été condamné à 60 jours d’assignation à résidence pour avoir défendu pacifiquement ses terres contre un gazoduc. <strong>En France, les opposants à l’autoroute A69,</strong> surnommés les « écureuils », subissent une répression si intense que<strong> l’ONU a réclamé une enquête.</strong></p>



<p><strong>Margot Jaymond y voit une tendance inquiétante : même dans les démocraties, le droit de manifester et de défendre l’environnement est remis en question.</strong> Ces atteintes aux libertés fondamentales freinent, selon elle, la transition écologique et renforcent les pratiques polluantes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des COP sous l’emprise des lobbys</strong></h3>



<p>La tribune critique également la présence massive de lobbies industriels lors des conférences sur le climat. <strong>À la COP28 de Dubaï, plus de 2 400 représentants des industries fossiles ont participé aux débats, </strong>dépassant en nombre les délégations des pays les plus vulnérables. Ce déséquilibre a conduit à un affaiblissement des engagements. L’exemple le plus frappant est le recul sur la sortie des énergies fossiles, remplacée par une <em>« transition juste et équitable »</em>, une formule vague et peu contraignante.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Exclure les défenseurs, un échec collectif</strong></h3>



<p>Pour Margot Jaymond, la marginalisation des défenseurs de l’environnement dans les grandes instances internationales est une erreur stratégique majeure. Ces militants, souvent issus de la société civile et des peuples autochtones, apportent une expertise précieuse sur les impacts réels des politiques climatiques. En les excluant, les gouvernements et les entreprises se privent d’alliés essentiels pour répondre à l’urgence climatique.</p>



<p><strong>Selon les dernières estimations du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), la trajectoire actuelle du réchauffement global atteindrait +3,1 °C d’ici la fin du siècle.</strong> Un constat qui montre que les décisions prises jusqu’ici sont insuffisantes. <strong>Protéger les militants écologistes, garantir leur sécurité et les inclure dans les discussions</strong> ne relèvent pas seulement des droits humains. C’est aussi, insiste-t-elle, <strong>une nécessité pour affronter la crise climatique</strong>. Car, sans ces <em><strong>« sentinelles de la planète »</strong></em>, les politiques climatiques risquent de rester lettre morte.</p>
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		<title>Comprendre la notion de dette climatique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Oct 2024 06:40:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si dans l&#8217;actualité il est beaucoup question de dette budgétaire, un autre passif non négociable questionne : la dette climatique. Le terme « passif » est souvent utilisé en comptabilité ou en finance pour désigner les obligations ou dettes accumulées qu&#8217;il faudra rembourser ou résoudre à l&#8217;avenir. Appliqué à la crise climatique, le passif fait référence aux &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Si dans l&rsquo;actualité il est beaucoup question de dette budgétaire, un autre passif non négociable questionne : la <strong>dette climatique</strong>. Le terme « passif » est souvent utilisé en comptabilité ou en finance pour désigner <strong>les obligations ou dettes accumulées qu&rsquo;il faudra rembourser ou résoudre à l&rsquo;avenir.</strong> Appliqué à la crise climatique, le passif fait référence aux <strong>responsabilités accumulées à travers les activités humaines,</strong> en particulier celles qui ont émis des gaz à effet de serre, et aux coûts futurs nécessaires pour remédier aux dommages causés.</p>



<p><strong>La dette climatique peut être comprise de manière figurée comme une « dette » vis-à-vis de la planète, mais il est plus précis de la considérer comme une dette envers les générations futures et les populations les plus vulnérables.</strong> Cette dette représente l&rsquo;impact accumulé des activités humaines, principalement des émissions de gaz à effet de serre, sur les <a href="https://bloiscapitale.com/rapport-du-wwf-urgence-sur-5-ans-pour-sauver-notre-planete-vivante" target="_blank" rel="noreferrer noopener">écosystèmes terrestres</a> et sur l&rsquo;équilibre climatique. Bien que la notion de « dette envers la planète » soit évocatrice, <strong>la planète elle-même ne réclame pas de réparation au sens propre. Ce sont plutôt les conséquences pour les êtres humains et les autres formes de vie</strong> qui souffrent des changements climatiques qui forment le cœur de cette dette.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-differenciation-entre-la-dette-vis-a-vis-de-la-planete-et-la-dette-interhumaine">Différenciation entre la dette vis-à-vis de la planète et la dette interhumaine</h2>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-dette-vis-a-vis-de-la-planete">La dette vis-à-vis de la planète</h3>



<p>Si on la prend dans un sens symbolique, cette dette peut être vue comme la destruction et la surexploitation des ressources naturelles, des écosystèmes et de la biodiversité. La planète subit en effet des <strong>transformations rapides et souvent irréversibles à cause des activités humaines</strong>. Le réchauffement climatique, l&rsquo;acidification des océans, la perte de biodiversité sont des conséquences directes de l&rsquo;utilisation intensive des combustibles fossiles et de la déforestation.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-dette-interhumaine">La dette interhumaine</h3>



<p>La dette climatique, en termes pratiques, concerne plutôt la responsabilité des pays et des individus vis-à-vis des autres, surtout les populations les plus vulnérables qui subissent les effets du changement climatique. <strong>En ce sens, les pays les plus riches, responsables historiquement des émissions de carbone, ont contracté une dette envers les pays moins développés et les générations futures</strong>, car ces derniers sont ceux qui subiront les plus graves conséquences. Cette forme de dette se manifeste à travers les <strong>inégalités climatiques</strong> : les personnes qui ont le moins contribué au réchauffement climatique sont souvent les plus affectées.</p>



<ol class="wp-block-list"></ol>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pourquoi-cette-dette-n-est-pas-uniquement-envers-la-planete">Pourquoi cette dette n’est pas uniquement envers la planète ?</h2>



<p>La dette climatique est avant tout une question de <strong>justice climatique</strong>. Le climat de la Terre peut s&rsquo;ajuster avec le temps, mais les dommages causés aux populations humaines et aux écosystèmes sont souvent irréversibles ou nécessitent des efforts considérables pour être atténués. Les notions de perte d&rsquo;habitat, de santé publique, de migrations climatiques, et de destruction des moyens de subsistance dans de nombreuses régions vulnérables font que cette dette est surtout une dette sociale et économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-role-de-la-planete-dans-cette-dette">Le rôle de la planète dans cette dette</h2>



<p>Bien que la Terre elle-même ne puisse pas réclamer des réparations, les écosystèmes et la biodiversité souffrent de manière directe des conséquences du changement climatique. <strong>Protéger ces systèmes fait partie des efforts de réparation</strong>. Cependant, il est essentiel de comprendre que la notion de dette climatique <strong>prend tout son sens dans le cadre des relations humaines et de la justice internationale.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Calcul de la dette climatique</h2>



<p>La dette climatique se mesure en fonction de la <strong>responsabilité des émissions historiques</strong> <strong>et des capacités actuelles des pays à réduire leurs émissions</strong>. Un des moyens utilisés pour quantifier cette dette est le concept de <strong>budget carbone</strong>. Ce budget représente la quantité maximale de CO₂ que le monde peut encore émettre tout en limitant le réchauffement global à un certain seuil, par exemple 1,5 ou 2 °C au-dessus des niveaux préindustriels. Chaque pays se voit attribuer une part de ce budget selon différents critères, tels que la population ou les niveaux actuels d&rsquo;émissions.</p>



<p>Dans un rapport sur la dette climatique en Europe, <strong><a href="https://www.ofce.sciences-po.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Paul Malliet et Xavier Timbeau expliquent</a> que des méthodes comme l&rsquo;approche égalitariste</strong> (chaque individu reçoit un droit égal d&rsquo;émettre du carbone) ou le <em><strong>grandfathering</strong></em> (allocation basée sur les niveaux actuels d&rsquo;émissions) permettent de répartir ce budget. Toutefois, ces méthodes sont limitées car elles <strong>ne prennent pas en compte les émissions historiques</strong>, ce qui a conduit au développement de la notion de <em><strong>répartition hybride</strong></em>, intégrant un ajustement basé sur les responsabilités passées.</p>



<p>La répartition des responsabilités reste un sujet de débat lors des négociations internationales, comme les conférences des parties (COP). <strong>Lors de la COP25, il est devenu évident que certains pays restent réticents à restructurer fondamentalement leurs économies</strong> pour respecter les objectifs climatiques.</p>
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		<title>Une marche pour le Climat ce dimanche qui associe les différents quartiers de Blois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Dec 2023 05:50:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La 28e réunion annuelle des Nations unies sur le climat,&#160;COP28, se déroule à&#160;Dubaï, aux Émirats arabes unis,&#160;jusqu’au 12 décembre, rassemblant plus de 70.000 participants, y compris des chefs d’État et de gouvernement. Parmi les personnalités présentes figurent Emmanuel Macron, Olaf Scholz, Rishi Sunak et le roi Charles, tandis que les présidents américain et chinois, Joe &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/une-marche-pour-le-climat-ce-dimanche-qui-associe-les-differents-quartiers-de-blois">Une marche pour le Climat ce dimanche qui associe les différents quartiers de Blois</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p>La 28e réunion annuelle des Nations unies sur le climat,&nbsp;<strong>COP28</strong>, se déroule à&nbsp;<strong>Dubaï</strong>, aux Émirats arabes unis,&nbsp;<strong>jusqu’au 12 décembre</strong>, rassemblant plus de 70.000 participants, y compris des chefs d’État et de gouvernement. Parmi les personnalités présentes figurent Emmanuel Macron, Olaf Scholz, Rishi Sunak et le roi Charles, tandis que les présidents américain et chinois, Joe Biden et Xi Jinping, sont absents.</p>



<p>Les <a href="https://bloiscapitale.com/cop28-sondage-alternative-marche-pour-le-climat-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">discussions se concentrent sur les moyens de limiter le changement climatique</a> et de s’y adapter, dans un contexte d’attentes élevées après une année marquée par des phénomènes météorologiques extrêmes. Une décision clé attendue est l’évaluation de l’accord de Paris, huit ans après sa signature. <strong>Un point de discorde majeur est la question de l’élimination des énergies fossiles.</strong> La tenue de la COP28 aux Émirats arabes unis, un important producteur de pétrole et de gaz, soulève des préoccupations, notamment en raison de la position du président de la COP28, <strong>Sultan Al Jaber</strong>, qui est également ministre de l’Industrie de l’émirat et dirigeant de la compagnie pétrolière nationale.</p>



<p>Dans ce contexte, le&nbsp;<strong><a href="https://www.facebook.com/CollectifActionClimat41/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Collectif Action Climat 41</a></strong>&nbsp;initie une&nbsp;<strong>marche pour le climat ce dimanche 3 décembre à 15 heures. Elle partira de la Place Lorjou et se rendra Place de la Résistance,&nbsp;</strong>histoire d’associer les différents quartiers de la ville de Blois.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/marche-climat-blois-1024x1024.jpg" alt="marche pour le climat à Blois" class="wp-image-10163" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/marche-climat-blois-1024x1024.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/marche-climat-blois-300x300.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/marche-climat-blois-150x150.jpg 150w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/marche-climat-blois-768x768.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/marche-climat-blois-1536x1536.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/marche-climat-blois.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-la-cop-alternative-un-proces-fictif">A la COP alternative, un procès fictif</h2>



<p>Pendant ce temps, le 1er décembre, dans le cadre de l&rsquo;<strong>Alter-COP28</strong> à la base sous-marine de Bordeaux, le groupe <strong><em>« Scientifiques en rébellion »</em></strong> a organisé un procès fictif ciblant le président de <em>Total Energies</em>. Ce <strong>procès imaginatif se déroule en 2035</strong>, une époque où le réchauffement climatique a déclenché des catastrophes écologiques et sanitaires majeures, impactant gravement les sociétés à travers le monde. L&rsquo;objectif de ce procès n&rsquo;était pas de juger <em>Total Energies</em>, mais plutôt d&rsquo;<strong>interroger notre dépendance aux énergies fossiles</strong> et de comprendre la complexité des responsabilités partagées dans cette crise.</p>



<p>Avant le procès, des membres de <em>STOP Total </em>et de <em>Scientifiques en rébellion</em> ont présenté des éléments contextuels tels que le <strong>budget carbone</strong>, le <strong>rôle des financeurs</strong>, les <strong>actions des associations</strong>, les <strong>procès précédents</strong> contre <em>Total Energies</em>, et les nouveaux projets pétro-gaziers de l&rsquo;entreprise.</p>



<p>En parallèle, le procès a également servi à questionner l&rsquo;état de la <strong>justice climatique</strong> en 2023. Le même jour, des membres de <em>Scientifiques en rébellion</em> comparaissaient au tribunal correctionnel de Paris pour avoir organisé la <em>« Nuit de l&rsquo;extinction »</em>, une série de conférences sur le climat et la biodiversité. Ce procès fictif a ainsi posé des questions cruciales sur les véritables criminels climatiques et la nature de la justice dans un monde confronté à des crises écologiques et climatiques.</p>
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