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	<title>Archives des néonicotinoïdes - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des néonicotinoïdes - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Collage sauvage à Blois : la loi Duplomb dans le viseur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 10:29:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 juillet, des affiches ont été placardées dans plusieurs rues de Blois. Que ce soit sur la passerelle de la gare, en hypercentre ou vers la Halle aux grains, ces collages sauvages veulent rappeller aux passants quels députés ont soutenu la loi dite Duplomb, récemment adoptée par &#8230;</p>
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<p>Dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 juillet, des affiches ont été placardées dans plusieurs rues de Blois. Que ce soit sur la passerelle de la gare, en hypercentre ou vers la Halle aux grains, <strong>ces collages sauvages veulent rappeller aux passants quels députés ont soutenu la loi dite Duplomb,</strong> récemment adoptée par l’Assemblée nationale. <strong>À Blois, l’action cible notamment </strong><a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/deputes/PA719938" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Marc Fesneau,</strong> ex ministre de l’Agriculture et <strong>député MoDem du Loir-et-Cher </strong>(1er circonscription),</a> identifié comme l’un des artisans de ce texte controversé. Comme lui, les deux autres députés du département, <strong>Christophe Marion </strong>(Ensemble pour la République)<strong> et Roger Chudeau</strong> (Rassemblement National), ont également voté pour.</p>



<p><strong>La loi, définitivement adoptée le 8 juillet</strong> après un vote majoritaire des députés, autorise à nouveau l’utilisation de <strong>l’acétamipride, un pesticide de la famille des néonicotinoïdes</strong> interdit en France depuis 2020. Elle entend, selon ses promoteurs, alléger les contraintes pesant sur les agriculteurs, mais provoque <strong>une levée de boucliers dans le monde scientifique, médical, environnemental et au sein même du secteur agricole</strong>. Dans un climat d’alerte écologique, cette réintroduction est perçue par ses opposants comme une régression assumée.</p>



<p>Le texte est également critiqué pour son impact sur la biodiversité, en particulier sur les milieux aquatiques. <strong>La Fédération nationale de la pêche en France alerte</strong> sur le risque accru de pollution des nappes phréatiques, la fragilisation des cours d’eau déjà en mauvais état, et les conséquences de certaines dispositions sur la gestion de l’eau. L’organisation s’inquiète d’<strong>un affaiblissement des garde-fous environnementaux,</strong> notamment en matière de projets de stockage comme les méga-bassines.</p>



<p>Peu après l’adoption du texte, un décret du Premier ministre est venu confirmer les craintes d’un <strong>contournement de la régulation scientifique</strong>. Ce texte réglementaire <strong>confère au ministère de l’Agriculture la possibilité de fixer une liste de substances à étudier en priorité par l’Anses,</strong> l’agence nationale de sécurité sanitaire en charge de l’évaluation des pesticides. Bien qu’encadrée par un plafond de 15 % des usages référencés, cette nouvelle architecture soulève de vives inquiétudes sur l’indépendance de l’évaluation, plusieurs scientifiques dénonçant une influence politique directe sur un organe censé être autonome.</p>



<p>La loi Duplomb fait par ailleurs l’objet d’une <strong>double saisine du Conseil constitutionnel. </strong>Plusieurs groupes parlementaires de gauche ont déposé un recours le 11 juillet. Ils contestent à la fois la procédure d’adoption du texte, marquée par une motion de rejet préalable qui a court-circuité le débat parlementaire, et le fond de plusieurs dispositions qu’ils jugent contraires à la Charte de l’environnement et aux principes constitutionnels de précaution, de non-régression et de protection de la santé publique.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="526" height="679" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/pesticides.jpg" alt="" class="wp-image-27122" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/pesticides.jpg 526w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/pesticides-232x300.jpg 232w" sizes="(max-width: 526px) 100vw, 526px" /></figure></div>


<p>Ces recours dénoncent également l’absence de cadre juridique strict pour les dérogations autorisant l’usage de l’acétamipride, ainsi que des atteintes à la participation du public dans les enquêtes environnementales, notamment en matière d’élevage et d’irrigation. <strong>Le Conseil constitutionnel dispose d’un mois pour se prononcer.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="979" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2602-979x1024.jpeg" alt="Collage sauvage à Blois" class="wp-image-27134" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2602-979x1024.jpeg 979w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2602-287x300.jpeg 287w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2602-768x803.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2602-1469x1536.jpeg 1469w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2602-1958x2048.jpeg 1958w" sizes="(max-width: 979px) 100vw, 979px" /><figcaption class="wp-element-caption">À Blois, une action de type <em>name and shame</em> vise le député Marc Fesneau</figcaption></figure>



<p>À Blois comme ailleurs, les réactions prennent une forme directe et visible. Ce type de collage sauvage, s’il est marginal, témoigne d’une opposition diffuse mais déterminée. Il s’inscrit <strong>dans une <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-dimanche-un-banquet-pour-dire-non-a-la-loi-duplomb" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mobilisation plus large</a>, portée par des citoyens, des collectifs professionnels, des ONG, et un nombre croissant de scientifiques</strong> qui dénoncent la réorientation assumée de la politique agricole au profit d’un modèle productiviste, <strong>au détriment de la protection de l’environnement et de la santé.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="635" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2606-1024x635.jpeg" alt="Collage sauvage à Blois" class="wp-image-27131" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2606-1024x635.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2606-300x186.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2606-768x477.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2606-1536x953.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2606-2048x1271.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div><p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/collage-sauvage-a-blois-la-loi-duplomb-dans-le-viseur">Collage sauvage à Blois : la loi Duplomb dans le viseur</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Transition écologique : 43 reculs documentés en six mois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 07:28:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un contexte de records de chaleur précoces, avec des températures avoisinant les 40 °C dès juin, la France poursuit une trajectoire politique paradoxale : alors que les effets du dérèglement climatique se manifestent de manière de plus en plus tangible, l’action publique recule sur presque tous les fronts de la transition écologique. Le Réseau Action Climat, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans un contexte de records de chaleur précoces, avec des températures avoisinant les 40 °C dès juin, la France poursuit une trajectoire politique paradoxale : alors que les effets du dérèglement climatique se manifestent de manière de plus en plus tangible, <strong>l’action publique recule sur presque tous les fronts de la transition écologique.</strong> Le <strong><a href="https://reseauactionclimat.org/stop-aux-reculs-sur-lenvironnement-nefastes-pour-les-francaises-et-francais-nefastes-pour-leconomie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Réseau Action Climat</a></strong>, fédération d’associations environnementales, publiait le 24 juin un <strong>état des lieux alarmant</strong> : en six mois seulement, au moins 43 décisions ou textes de loi ont affaibli les politiques environnementales. <strong>Ce processus s’est encore renforcé avec <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-dimanche-un-banquet-pour-dire-non-a-la-loi-duplomb" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’adoption définitive de la loi Duplomb</a>, le 8 juillet.</strong></p>



<p>Sous couvert de simplification administrative, de soutien au pouvoir d’achat ou de souveraineté agricole, l’ensemble des piliers de l’action environnementale sont attaqués : <strong>climat, biodiversité, qualité de l’air, sobriété foncière, énergies renouvelables, transition agricole</strong>. Ce recul général, désormais bien documenté, s’ancre dans une série de décisions convergentes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-signal-fort-de-la-loi-duplomb">Le signal fort de la loi Duplomb</h3>



<p>Adoptée le 8 juillet après un ultime vote à l’Assemblée nationale (316 voix pour, 223 contre), la proposition de loi portée par les sénateurs Laurent Duplomb (LR) et Franck Menonville (UC) a valeur de symbole. Elle vise officiellement à <em><strong>« lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur »</strong></em>, mais traduit en réalité une <strong>permissivité accrue en faveur d’un modèle agricole intensif</strong>, au détriment des objectifs sanitaires et écologiques. Réclamée par la FNSEA et Jeunes Agriculteurs, soutenue par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, la loi comporte plusieurs dispositions sensibles.</p>



<p>L’article 2 prévoit la <strong>réintroduction temporaire d’un insecticide néonicotinoïde</strong>, l’acétamipride, interdit en France depuis 2018. Bien que toujours autorisé par l’Union européenne jusqu’en 2033, son usage avait été suspendu en raison de ses effets délétères sur les pollinisateurs. Désormais réintroduit sous condition de <em>« menace grave pour la production agricole »</em>, son autorisation devra faire l’objet d’une clause de revoyure au bout de trois ans, puis annuellement. Le texte rehausse par ailleurs les seuils d’installations classées (ICPE) pour <strong>les élevages, facilitant leur agrandissement</strong> sans contraintes environnementales équivalentes. Il encourage aussi la <strong>construction d’ouvrages de stockage de l’eau</strong>, via une <strong>présomption d’intérêt général majeur</strong>. L’ensemble de ces mesures renforce un modèle productiviste, pourtant responsable d’une part significative des émissions de gaz à effet de serre, des pollutions de l’eau et de l’air, et de la perte de biodiversité.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-basculement-structurel-aux-effets-multiples">Un basculement structurel, aux effets multiples</h3>



<p>La loi Duplomb s’inscrit dans une dynamique plus large que le Réseau Action Climat qualifie de <strong>détricotage méthodique des politiques climatiques et environnementales</strong>. Elle constitue un jalon dans un <strong>glissement législatif</strong> qui voit les régulations existantes remises en cause, les objectifs climatiques affaiblis, et les instruments de la transition amputés de leurs moyens.</p>



<p>Sur le <strong>front climatique</strong>, la France a décroché de sa trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les émissions ont peu baissé en 2024, en dépit des engagements de l’accord de Paris. L’objectif de neutralité carbone en 2050 devient de moins en moins crédible sans révision de cap.</p>



<p>Sur le <strong>plan budgétaire</strong>, le projet de loi de finances pour 2025 a entériné <strong>4 milliards d’euros de coupes dans la transition écologique</strong>, ainsi qu’une chute inédite de 37 % du budget de l’aide publique au développement. Le <strong>Fonds vert</strong>, censé soutenir l’adaptation des territoires aux effets du changement climatique, est réduit de moitié.</p>



<p>Du côté des <strong>mobilités</strong>, les Zones à Faibles Émissions (ZFE), dont la mise en place dans plusieurs agglomérations a permis des progrès réels en matière de qualité de l’air, sont remises en cause. L’Assemblée nationale a voté leur suppression sans proposer d’alternative. Simultanément, les <strong>aides aux véhicules électriques</strong> ont été réduites de 1,5 à 0,5 milliard d’euros, et le <strong>Plan Vélo</strong>, divisé par cinq.</p>



<p>Dans le domaine de <strong>la rénovation énergétique</strong>, l’annonce brutale de la suspension de <strong>MaPrimeRénov’</strong>, principal dispositif d’aide aux rénovations globales, a déstabilisé un secteur qui représentait 250 000 emplois potentiels à l’horizon 2030. Le gouvernement justifie cette décision par la nécessité de <em>« débouclériser »</em> le budget, mais les effets concrets sont immédiats : chantiers stoppés, entreprises fragilisées, ménages précaires privés d’accès à la rénovation de leur logement.</p>



<p>En matière de <strong>production énergétique</strong>, plusieurs signaux convergent pour affaiblir la dynamique des <strong>énergies renouvelables</strong>. Le gouvernement a abaissé les objectifs de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), notamment sur le solaire photovoltaïque en toiture. Des amendements issus du Rassemblement National, visant à instaurer un moratoire sur l’éolien et le solaire, ont reçu le soutien d’une partie du bloc central. L’objectif européen de 44 % d’énergies renouvelables d’ici 2030 est remplacé par une cible de 58 % d’énergie <em>« décarbonée »</em>, intégrant le nucléaire et le gaz avec capture carbone.</p>



<p>Enfin, la politique de <strong>sobriété foncière</strong>, incarnée par l’objectif de Zéro Artificialisation Nette (ZAN), est menacée par une série de dérogations, notamment dans la loi de simplification de la vie économique. Le projet de loi prévoit d’exclure certaines infrastructures industrielles du calcul d’artificialisation, et plusieurs amendements visent à reporter ou supprimer l’objectif intermédiaire de 2031.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-effets-immediats">Des effets immédiats</h3>



<p>Ces reculs ne se traduisent pas seulement par des retards dans les trajectoires écologiques : ils ont des conséquences concrètes et immédiates sur la vie quotidienne. <strong>Les plus vulnérables sont les premiers touchés</strong> : les personnes âgées, les ménages aux bas revenus habitant des logements mal isolés, les enfants exposés à une pollution de l’air persistante, les personnes en situation de précarité énergétique. La dégradation de la qualité de l’air est responsable de 40 000 décès annuels en France. La suppression des ZFE, en l’absence de solutions alternatives, pèsera lourd sur la santé publique et sur les finances de l’État, déjà condamné à verser des amendes pour non-respect des normes européennes.</p>



<p>La biodiversité, quant à elle, est fragilisée par une série de dispositions remettant en cause les protections existantes. <strong>L’article 31 de la loi d’orientation agricole, censuré par le Conseil constitutionnel, prévoyait une dépénalisation partielle de la destruction d’espèces protégées.</strong> D’autres textes permettent désormais de qualifier certains projets industriels de <em>« projets d’intérêt national majeur »,</em> leur permettant de déroger aux obligations de compensation écologique. </p>



<p>L’<strong>inaction en matière de transition écologique a et aura un coût</strong> : il est estimé à <strong>plus de 10 % du PIB annuel</strong> selon l’ADEME, en cas de réchauffement supérieur à 3,5 °C.</p>



<p>Le second semestre 2025 s’annonce décisif. Plusieurs textes législatifs majeurs sont attendus, dont le projet de budget 2026. Face à cette dynamique, <strong>le Réseau Action Climat en appelle à un sursaut de responsabilité politique.</strong> L’intérêt général suppose une réorientation rapide et cohérente des politiques publiques.</p>



<p></p>
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		<title>À Blois, un front citoyen et politique contre la loi Duplomb : colère froide sous la pluie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Jun 2025 09:26:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sous une pluie battante et un vent persistant, 300 personnes se sont rassemblées jeudi 5 juin 2025 à 18h30 devant la préfecture de Loir-et-Cher à Blois. Répondant à l’appel de la Confédération paysanne 41 et d’une série d’organisations politiques — Génération.s, La France insoumise, Les Écologistes, le Parti socialiste et le Parti communiste —, les &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-un-front-citoyen-et-politique-contre-la-loi-duplomb-colere-froide-sous-la-pluie">À Blois, un front citoyen et politique contre la loi Duplomb : colère froide sous la pluie</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Sous une pluie battante et un vent persistant, 300 personnes se sont rassemblées jeudi 5 juin 2025 à 18h30 devant la préfecture de Loir-et-Cher à Blois. Répondant à l’appel de la <strong>Confédération paysanne 41</strong> et d’une série d’organisations politiques — <strong>Génération.s, La France insoumise, Les Écologistes, le Parti socialiste et le Parti communiste</strong> —, les manifestants <strong>dénonçaient la proposition de loi Duplomb.</strong> Déjà examinée au Sénat, et bientôt soumise à une commission mixte paritaire, cette loi est, selon ses opposants, non seulement <strong>une attaque contre l’environnement et la santé publique, mais aussi un coup porté au processus démocratique lui-même.</strong> Malgré les conditions météorologiques, la mobilisation était forte. Et les prises de parole se sont succédé, composant un réquisitoire implacable contre <strong>un texte perçu comme l’un des plus rétrogrades de ces dernières années en matière agricole.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2116-1024x768.jpeg" alt="contre la loi Duplomb" class="wp-image-26175" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2116-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2116-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2116-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2116-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2116-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-colere-ancienne-un-desaveu-politique">Une colère ancienne, un désaveu politique</h3>



<p><strong>David Peschard</strong>, co-président du <strong>Groupement des agriculteurs biologiques du Loir-et-Cher (Gablec)</strong>, a pris la parole pour rappeler l’origine d’une colère qu’il juge partagée et fondée : <em>« Il y a 18 mois, quand les agriculteurs sont sortis dans la rue, nous partagions leur colère. <strong>La revendication d’un revenu digne, c’était notre revendication aussi. »</strong></em> Il rappelle les chiffres : sur 100 euros dépensés par un ménage pour son alimentation, seuls 6 euros reviennent à l’agriculteur. Et pendant que le prix d’une brique de lait a augmenté de 50 % en vingt ans, le prix payé à l’agriculteur a baissé de 4 %. <em>« Des données inacceptables, sur lesquelles tout le monde, quelles que soient les filières, était d’accord. »</em></p>



<p>Mais pour David Peschard, <strong>la loi Duplomb constitue une réponse catastrophique</strong> : <em>« Elle prétend libérer les &lsquo;agris&rsquo;, mais en réalité elle les enferme dans un système dépassé. <strong>Un modèle qui nivelle notre agriculture vers le bas, au nom d’une prétendue concurrence internationale contre laquelle on n’a jamais pu lutter. »</strong></em> Il dénonce <strong>un texte <em>« à rebours des enjeux climatiques, environnementaux, économiques »</em>.</strong> Et rappelle que les collectivités dépensent chaque année <a href="https://bloiscapitale.com/saint-denis-sur-loire-un-pommier-pour-sceller-lengagement-d-agglopolys-pour-l-eau" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des millions d’euros pour rendre l’eau potable</a> à cause des nitrates et pesticides. Pourtant, dit-il, des alternatives existent : <em>« L’agriculture bio en est la preuve. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-sabordage-de-la-bio">Sabordage de la bio</h3>



<p>Ce même jour, note <a href="https://www.bienvenue-a-la-ferme.com/centre/loir-et-cher/la-chapelle-st-martin-en/ferme/ferme-des-vents/456596" target="_blank" rel="noreferrer noopener">David Peschard</a>, le ministère de l’Agriculture annonçait <strong>une série de coupes dans les aides à l’agriculture biologique.</strong> <em>« La campagne nationale de promotion de la bio, validée par tous les acteurs agricoles, a été supprimée. Le Fonds Avenir Bio a été réduit de 18 à 8 millions d’euros. »</em> Il cite un exemple : des agriculteurs du nord de la France qui souhaitaient développer une filière de sucre bio à base de betteraves — une culture ordinairement très consommatrice de néonicotinoïdes — ne pourront probablement pas concrétiser leur projet, faute de soutien.</p>



<p><strong><em>« Aujourd’hui, 2 % du budget de la PAC est consacré au bio, alors que 14 % des fermes françaises sont engagées dans ce mode de production. Pourquoi un tel déséquilibre ? »</em></strong> interroge-t-il, avant de conclure : <strong><em>« Oui, l’agriculture bio peut produire, peut nourrir, peut faire vivre nos territoires. </em></strong><em>Elle protège les ressources, elle permet à la société de faire des économies sur le long terme.</em><strong><em> Elle est au service du vivant. »</em></strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-retour-en-arriere">« Un retour en arrière »</h3>



<p>Même tonalité chez <strong>Bertrand Monier</strong>, secrétaire de la Confédération paysanne de Loir-et-Cher. <em>« Cette loi ne répond pas du tout aux causes profondes du malaise agricole. <strong>Elle a été quasiment écrite par la FNSEA, elle sert l’agro-industrie, comme d’habitude. »</strong></em> Pour lui, <em>« ce n’est pas en construisant des mégabassines, en réintroduisant des pesticides ou en développant l’élevage industriel qu’on répondra à la crise du monde paysan. Le problème est ailleurs. Le modèle dominant est encore celui qui utilise des pesticides et des intrants. C’est plus difficile d’y résister que de s’y conformer. »</em> Pourtant, dit-il, un autre chemin est possible : <em><strong>« Il y a 50 ans, on comptait un million de paysans en France.</strong> On a réussi à industrialiser l’agriculture. Avec des choix politiques inverses, <strong>on peut faire machine arrière</strong>. C’est l’objectif de la Confédération paysanne : revenir à un million de paysannes et de paysans. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-sante-publique-et-pollinisateurs-le-cri-des-apiculteurs">Santé publique et pollinisateurs : le cri des apiculteurs</h3>



<p><strong>Guillaume Marchand-Treguer, militant du Parti socialiste et apiculteur,</strong> a livré un témoignage personnel : <em>« L’effondrement des colonies est une réalité. Grâce aux interdictions successives de néonicotinoïdes, on a réussi à freiner un peu le phénomène. Mais si on en réintroduit un, comme l’Acétamipride, ce sera une catastrophe annoncée. »</em> Il souligne : <em>« Les abeilles domestiques sont déjà fragiles, mais les abeilles sauvages, elles, meurent dans l’indifférence générale. <strong>On ne pourra pas maintenir les ruches si cette molécule revient dans les cultures. »</strong></em> Le Parti socialiste, dit-il, milite désormais pour la démarchandisation de certains biens, <em>« dont le vivant »</em>. Il conclut : <em>« Il n’y a pas besoin d’être député ou ministre pour faire de la politique. Il suffit de se réunir comme on le fait aujourd’hui, pour <strong>tenter de bloquer des lois qui vont contre la science, contre l’intérêt général, contre l’avenir de l’humanité. »</strong></em></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2119-768x1024.jpeg" alt="Hélène Menou et Bertrand Monier" class="wp-image-26176" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2119-768x1024.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2119-225x300.jpeg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2119-1152x1536.jpeg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2119-1536x2048.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2119-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption class="wp-element-caption">Hélène Menou et Bertrand Monier</figcaption></figure></div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-loi-contre-le-vivant">Une loi contre le vivant</h3>



<p><strong>Isabelle Nouari</strong> au nom de<strong> Génération.s</strong> a résumé le contenu de <strong>la loi Duplomb comme une <em>« entreprise de démolition »</em> de tous les garde-fous construits depuis des années</strong> : réautorisation de substances toxiques, suppression du cloisonnement entre vendeurs et conseillers en phytosanitaires, priorisation de la captation de l’eau au profit de l’agriculture intensive. <em>« Les cultures doivent être adaptées au climat. Ce n’est pas le bien des paysans qu’on sert ici, mais celui de quelques exploitants industriels. <strong>L’argent ne pousse pas. Et vouloir croire le contraire coûte cher — à tout le vivant. »</strong></em></p>



<p>Un militant de <strong>La France insoumise</strong> a pris la parole pour souligner que « c<em>ette loi posait d’abord un problème démocratique : <strong>elle est soumise à une commission mixte paritaire, sans débat public réel. C’est une régression démocratique. »</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-politique-du-temps-long">Une vision politique du temps long</h3>



<p>Enfin, <strong>Nicolas Orgelet,</strong> représentant des <strong>Écologistes</strong> et vice-président de l’agglomération en charge de la biodiversité, a clos les prises de parole : <em>« Aujourd’hui, nos eaux sont déjà polluées par des substances interdites il y a trente ans. <strong>Ce que vous buvez aujourd’hui, c’est ce qui a été répandu hier. Et ce que vous répandez aujourd’hui, vos enfants le boiront demain. »</strong></em></p>



<p>L&rsquo;élu blésois rappelle : <em>« 80 % des insectes ont disparu en trente ans. Ce n’est pas une projection, c’est une donnée. L’Agence régionale de santé fait le lien entre hausse des cancers et usage des pesticides. Et l’ANSES, qui devrait alerter sur ces dangers, va être mise sous tutelle viticole si cette loi passe. »</em> Pour lui, <strong>la loi Duplomb n’est <em>« pas une loi pour les paysans, ni pour les citoyens, ni pour l’avenir. C’est une loi pour la finance, pour les intérêts à court terme, contre le temps long. »</em></strong></p>



<p>Il revient longuement sur les <strong>mégabassines</strong>, les décrivant comme un mécanisme de <strong><em>« privatisation de l’eau »</em></strong> : <em>« Tant que l’eau est dans la nappe, elle est cogérée. Une bassine, c’est je pompe l’eau commune, je la stocke, je la privatise, je la pollue potentiellement, je la fais s’évaporer — et je l’interdis aux autres. »</em></p>



<p>Il évoque aussi l’élevage industriel, facilité par le texte, qu’il distingue de l’élevage extensif : <strong><em>« L’élevage industriel maltraite les bêtes, détruit les sols, augmente le risque épidémique. Ce n’est pas un modèle viable. »</em></strong> Et rappelle : <em><strong>« La biodiversité, ce n’est pas un luxe, c’est la condition de notre survie. »</strong></em> Puis il conclut : <em>« La nature est notre premier bien commun. L’eau, l’air, les sols. Sans eux, on ne vivra pas. <strong>Alors ensemble, luttons. »</strong></em></p>



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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-un-front-citoyen-et-politique-contre-la-loi-duplomb-colere-froide-sous-la-pluie">À Blois, un front citoyen et politique contre la loi Duplomb : colère froide sous la pluie</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Contre la loi Duplomb, une mobilisation annoncée devant la préfecture</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Jun 2025 09:55:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[1.2.3... Les informations]]></category>
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<p>Le rendez-vous est fixé au <strong>jeudi 5 juin 2025 à 18h30</strong>, <strong>devant la préfecture de Blois</strong>. L’appel, initié par la <strong>Confédération paysanne de Loir-et-Cher,</strong> s’est vu rapidement rejoint par plusieurs formations politiques : <strong>Génération.s 41, La France Insoumise 41, Les Écologistes 41, le Parti communiste français 41 et le Parti socialiste 41</strong>. Ensemble, ils signent un texte commun pour dénoncer ce qu’ils qualifient sans détour de <em>« <strong>loi toxique</strong> »</em> : la proposition législative portée par le sénateur <strong><a href="https://www.senat.fr/senateur/duplomb_laurent19507s.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Laurent Duplomb</a></strong>, actuellement examinée à l’Assemblée nationale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-loi-jugee-attentatoire-a-la-sante-publique-a-la-democratie-et-a-l-environnement">Une loi jugée attentatoire à la santé publique, à la démocratie et à l’environnement</h3>



<p>Dans le communiqué publié le 2 juin, les signataires affirment que la <strong>loi Duplomb</strong> représente <em><strong>« une attaque frontale contre la vie, une menace pour la biodiversité et un véritable affront à la démocratie »</strong></em>. Ce texte législatif, destiné officiellement à <em>« lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur », </em>prévoit notamment la <strong>ré-autorisation de l’Acétamipride</strong>, un pesticide néonicotinoïde interdit en France depuis 2018, et classé parmi les substances les plus dangereuses pour les pollinisateurs. La ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher est citée dans le communiqué : <em>« Il tue les pollinisateurs, c’est un perturbateur endocrinien, un neurotoxique du développement et on peut le retrouver dans l’eau potable. »</em></p>



<p>Les organisations dénoncent également le mode opératoire législatif, qu’elles estiment marqué par le contournement des procédures démocratiques et scientifiques : <em><strong>« en détournant le débat parlementaire et en contournant les alertes scientifiques »</strong></em>, la loi avancerait sans réel débat public, affaiblissant les garde-fous sanitaires et écologiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-loir-et-cher-en-premiere-ligne-nappes-phreatiques-menacees-et-pollinisateurs-en-declin">Le Loir-et-Cher en première ligne : nappes phréatiques menacées et pollinisateurs en déclin</h3>



<p>Le communiqué ancre cette dénonciation dans une réalité locale concrète. <strong>Les nappes phréatiques du Loir-et-Cher sont d’ores et déjà affectées par la présence de substances chimiques</strong>. Les opérations de dépollution engagées chaque année représentent un coût de plusieurs millions d’euros. Et malgré ces efforts, les eaux du robinet sont de plus en plus contaminées.</p>



<p>L’argument environnemental se double d’un constat alarmant sur la biodiversité : <strong>80 % des insectes ont disparu en vingt ans</strong>. En parallèle, l’Agence Régionale de la Biodiversité a constaté que <strong>plus d’un tiers des oiseaux spécialisés dans les milieux agricoles ont disparu en trente ans</strong>. Ce déclin affecte non seulement les chaînes alimentaires naturelles, mais mettrait aussi en péril l’<strong>autonomie alimentaire</strong>, en compromettant les fonctions de pollinisation et la qualité des sols.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-effets-sanitaires-de-l-acetamipride-une-toxicite-documentee">Les effets sanitaires de l’Acétamipride : une toxicité documentée</h3>



<p>Le communiqué s’appuie également sur des données scientifiques pour alerter sur les risques liés à la molécule même que la loi entend réintroduire. L’Acétamipride, rappelle-t-il, <strong>agit sur </strong><a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-les-apiculteurs-mobilises-contre-le-retour-des-neonicotinoides" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>le système nerveux central des abeilles</strong>, les désorientant et les conduisant à la mort.</a> Chez les humains, une <strong>étude de 2019</strong> aurait mis en lumière ses effets potentiels sur le <strong>neurodéveloppement des enfants in utero</strong>, évoquant des cas de <strong>malformations congénitales</strong> comme l’anencéphalie. D’autres études mentionneraient des liens avec <strong>des maladies cardio-métaboliques</strong> ou <strong>des cancers du foie</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-agricole-a-rebours-de-la-transition-ecologique">Une vision agricole à rebours de la transition écologique</h3>



<p>Les signataires soulignent que la loi Duplomb ne se limite pas à la question des pesticides. Elle s’inscrirait dans une orientation générale en faveur de l’<strong>agriculture intensive</strong>, en rupture avec les engagements climatiques et écologiques. En témoigneraient, selon eux, <strong>la volonté de faciliter les mégabassines</strong>, classées comme <em>« d’intérêt général majeur »</em> dans le projet de loi, ou encore <strong>l’assouplissement des seuils d’autorisation pour les élevages industriels</strong> (de 2 000 à 3 000 porcs ; de 40 000 à 85 000 volailles).</p>



<p>Dans le même temps, <strong>les aides au développement de l’agriculture biologique</strong> <strong>ont été revues à la baisse dans le dernier projet de loi de finance</strong>s, accentuant la précarité d’un modèle que les signataires considèrent pourtant comme porteur d’avenir pour les agriculteurs et la planète.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>« Nous avons besoin d’un avenir pour les agriculteurs, pas d’un permis d’empoisonner. »</em></p>
</blockquote>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-exigence-claire-suspendre-la-loi-et-relancer-un-debat-democratique">Une exigence claire : suspendre la loi et relancer un débat démocratique</h3>



<p>En conclusion, le communiqué appelle à la <strong>suspension immédiate de la loi Duplomb</strong>, au <strong>retour du débat au Parlement</strong> et à l’ouverture d’une réflexion nationale sur un modèle agricole respectueux de la santé, de la biodiversité et du climat. Le rassemblement du 5 juin devant la préfecture de Blois vise à rendre visible cette opposition, qui dépasse le cadre partisan. Il s’adresse à tous ceux qui, dans le Loir-et-Cher, se sentent concernés par la qualité de leur eau, la préservation de l’environnement et le droit à une alimentation saine.</p>



<p>Le message porté par les initiateurs est clair : <strong><em>« Nous refusons une loi qui privilégie les intérêts financiers de l’agro-industrie au détriment de la santé publique, de l’autonomie alimentaire, de la nature et des agriculteurs. »</em></strong></p>



<p></p>
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		<title>À Blois, les apiculteurs mobilisés contre le retour des néonicotinoïdes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Feb 2025 14:17:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sur la place de la Résistance, à Blois, en ce samedi matin partiellement pluvieux, elles et ils sont venu·es nombreux·ses, vêtu·es de leurs blouses blanches, les visages graves. Apiculteur·rices, militant·es écologistes et citoyen·nes inquiet·es se sont rassemblé·es pour alerter sur ce qui est considéré comme une régression majeure dans la protection de l’environnement. La proposition &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-les-apiculteurs-mobilises-contre-le-retour-des-neonicotinoides">À Blois, les apiculteurs mobilisés contre le retour des néonicotinoïdes</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Sur la <a href="https://bloiscapitale.com/mobilisation-des-apiculteurs-a-blois-contre-une-loi-controversee-sur-les-pesticides">place de la Résistance, à Blois, en ce samedi matin</a> partiellement pluvieux, elles et ils sont venu·es nombreux·ses, vêtu·es de leurs blouses blanches, les visages graves. <strong>Apiculteur·rices, militant·es écologistes et citoyen·nes inquiet·es se sont rassemblé·es</strong> pour alerter sur ce qui est considéré comme <strong>une régression majeure dans la protection de l’environnement.</strong> La proposition de loi portée par le sénateur Laurent Duplomb, adoptée par le Sénat le 27 janvier, prévoit la <strong>réintroduction de trois substances</strong> dont l’une au moins, l’acétamipride, est destinée aux vergers. <em>« Ces trois substances-là, il y en a deux qui ne sont pas officiellement classées comme néonicotinoïdes, mais c’est une affaire de terminologie. Ce sont les fabricants qui les ont auto-évaluées et les présentent comme <strong>des néonicotinoïdes de quatrième génération »</strong></em>, explique <strong>Éric Souvent</strong>, président du <strong>Syndicat des Apiculteurs de Loir-et-Cher</strong>.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="609" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0478-1024x609.jpeg" alt="apiculteurs mobilisés à Blois" class="wp-image-23265" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0478-1024x609.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0478-300x178.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0478-768x457.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0478-1536x914.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0478-2048x1218.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>Dans les faits, leur mode d’action reste identique. <em>« C’est de l’enrobage de graines, <strong>un neurotoxique qui empêche les abeilles de retrouver leurs ruches »</strong></em>, poursuit-il. Depuis leur interdiction en 2018, il était redevenu possible d’installer des ruches près des cultures de tournesol. Avant cela, l’exposition aux néonicotinoïdes était synonyme d’hécatombe. <em>« On perdait 100 % des colonies »</em>, rappelle-t-il. Ce combat, mené depuis vingt-cinq ans par les apiculteurs, avait abouti à une victoire fragile. <strong>Aujourd’hui, ils redoutent que la réintroduction de ces substances ne relance la spirale infernale de la mortalité massive des pollinisateurs.</strong></p>



<p>Le constat est accablant. Les pertes annuelles dans les ruchers sont devenues un phénomène récurrent.<strong><em> « Il n’y a pas un secteur d’élevage qui s’est habitué à perdre 30 % de ses effectifs chaque année »</em></strong>, constate <strong>Éric Souvent</strong>. Certaines années, la situation est encore pire. <em>« Cet hiver, c’est vraiment catastrophique. Tous les apiculteurs, les gros comme les petits, comptent leurs cadavres »</em>, ajoute-t-il. Les conditions climatiques n’ont pas permis d’effectuer les traitements dans les délais habituels. <em>« Normalement, au 15 août, la saison est terminée. Cette année, on a récolté en septembre, voire en octobre, et les traitements appliqués trop tard ont été beaucoup moins efficaces. »</em></p>



<p>À cela s’ajoute la menace du <strong><a href="https://www.inrae.fr/actualites/varroa-parasite-cauchemar-abeilles-domestiques" target="_blank" rel="noreferrer noopener">varroa, un acarien parasite</a></strong> qui affaiblit les colonies et les rend plus vulnérables aux maladies. <em>« Il prend le dessus, et au printemps, quand les abeilles d’hiver doivent passer le relais à celles d’été, elles sont déjà mortes »</em>, explique-t-il. <strong>Les frelons asiatiques,</strong> eux aussi, aggravent la situation. Depuis douze ans, la lutte contre cette espèce invasive repose essentiellement sur les collectivités territoriales. <em><strong>« Ici, à l’Agglo, on a la chance d’avoir un dispositif efficace, avec une prise en charge totale de la destruction des nids.</strong> Mais il a fallu attendre 2025 pour que l’État prenne enfin ses responsabilités »</em>, souligne-t-il.</p>



<p>Au-delà de la question environnementale, <strong>c’est l’avenir même de la filière apicole qui est en jeu.</strong> De nombreux jeunes apiculteurs, installés ces dernières années, risquent de devoir mettre la clé sous la porte. <em><strong>« Quand on a des gros emprunts à rembourser et qu’on traverse une année sans récolte, c’est insurmontable »</strong></em>, déplore Éric Souvent. La commercialisation du miel est devenue un véritable casse-tête. En cause, une <strong>concurrence déloyale avec des miels importés à bas coût.</strong> <em>« On voit arriver en France du miel à 2 euros le kilo, en conteneurs de 300 kilos. Comment voulez-vous qu’on s’aligne ? »</em> s’insurge-t-il.</p>



<p>Les importations de miels frelatés se multiplient.<strong> </strong><em><strong>« Le Mercosur prévoit l’arrivée de 40 000 tonnes de miel sans aucune taxe,</strong> alors qu’en France, on consomme 38 000 tonnes par an. Et cette année, la production nationale est tombée à 12 000 tonnes seulement »</em>, explique-t-il. Résultat : <strong>de nombreux apiculteurs se retrouvent avec des stocks invendus.</strong> <em>« Les grossistes ont déjà rempli leurs commandes avec de l’importation plus récente. L’hiver dernier et celui d’avant, les grosses structures apicoles n’ont pas vendu un gramme de leur miel »</em>, déplore-t-il.</p>



<p>La colère des apiculteurs ne se limite pas à la question des pesticides. Elle s’étend à <strong>un modèle agricole qu’ils jugent dépassé, guidé par des impératifs productivistes au détriment de la biodiversité et des exploitants eux-mêmes.</strong> Dans une <strong>lettre ouverte adressée aux députés du Loir-et-Cher</strong>, ils dénoncent l’influence des lobbies agrochimiques et de la FNSEA sur les décisions politiques. <em>« Où est la liberté des jeunes agriculteurs quand on les incite à s’endetter toujours plus, à produire toujours plus, à traiter toujours plus ? »</em> s’interrogent-ils. Ils dénoncent également <strong>l’absence de véritables alternatives aux néonicotinoïdes, alors que des financements considérables ont été alloués à la recherche de solutions.</strong></p>



<p>Les scientifiques alertent depuis des décennies sur les risques des pesticides pour l’environnement et la santé humaine. <em>« Depuis 1990, on a constaté une <strong>surmortalité massive des ruches</strong> et une baisse des rendements : 300 000 ruches meurent chaque année, avec <strong>une surmortalité en hausse de 25 % »</strong></em><strong>,</strong> rappellent les apiculteurs dans leur courrier. Ils pointent du doigt les incohérences des politiques publiques. <em><strong>« On légifère pour la qualité de l’eau, mais on autorise les produits toxiques qui s’y déversent »</strong></em>, dénoncent-ils.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="808" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0499-808x1024.jpeg" alt="apiculteurs mobilisés à Blois" class="wp-image-23259" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0499-808x1024.jpeg 808w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0499-237x300.jpeg 237w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0499-768x973.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0499-1212x1536.jpeg 1212w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0499-1616x2048.jpeg 1616w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0499-scaled.jpeg 2020w" sizes="auto, (max-width: 808px) 100vw, 808px" /></figure></div>


<p>Pourtant, des alternatives aux néonicotinoïdes existent. L’<strong>ANSES</strong> a publié plusieurs solutions, tout comme l’<strong>IPBES</strong>, plateforme scientifique intergouvernementale sur la biodiversité. Mais selon les apiculteurs, les gouvernements successifs ont systématiquement privilégié les <strong>rendements financiers à court terme</strong> au détriment de la préservation de l’environnement.</p>



<p>Face à cet état de fait, les manifestants en appellent aux élus. <em><strong>« Vous avez choisi la politique pour agir. Si vous croyez en l’avenir durable de l’agriculture en France et êtes attachés à son éthique, prenez vos responsabilités »</strong></em>, écrivent-ils aux députés du département. Ils espèrent que leur mobilisation fera pression sur l’Assemblée nationale, où la <strong>proposition de loi sera examinée en mars.</strong></p>



<p>En attendant, le combat continue. Sur la place de la Résistance, certains signaient la lettre ouverte, d’autres échangaient sur la situation de leurs ruchers. La mobilisation est déterminée. L’heure n’est plus aux promesses ni aux demi-mesures. <strong>Les apiculteurs, résignés à lutter, savent qu’ils jouent ici leur avenir, mais aussi celui de la biodiversité tout entière.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-les-apiculteurs-mobilises-contre-le-retour-des-neonicotinoides">À Blois, les apiculteurs mobilisés contre le retour des néonicotinoïdes</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Mobilisation des apiculteurs à Blois contre une loi controversée sur les pesticides</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Feb 2025 17:53:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Syndicat des Apiculteurs de Loir-et-Cher organise une manifestation ce samedi 22 février 2025, de 9 heures à 13 heures, place de la Résistance à Blois. Ce rassemblement vise à dénoncer la proposition de loi « Duplomb-Menonville », adoptée par le Sénat le 27 janvier dernier et qui sera soumise au vote de l’Assemblée nationale en mars. &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/mobilisation-des-apiculteurs-a-blois-contre-une-loi-controversee-sur-les-pesticides">Mobilisation des apiculteurs à Blois contre une loi controversée sur les pesticides</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p>Le <strong><a href="http://www.syndicapicole41.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Syndicat</a> des Apiculteurs de Loir-et-Cher</strong> organise une <strong>manifestation</strong> ce <strong>samedi 22 février 2025</strong>, de <strong>9 heures à 13 heures</strong>, <strong>place de la Résistance à Blois</strong>. Ce rassemblement vise à dénoncer la <strong>proposition de loi « Duplomb-Menonville »</strong>, adoptée par le <strong>Sénat le 27 janvier dernier</strong> et qui sera <strong>soumise au vote de l’Assemblée nationale en mars</strong>. Les apiculteurs et défenseurs de l’environnement considèrent ce texte comme un <strong>recul majeur en matière de protection de la biodiversité</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-texte-qui-facilite-l-usage-des-pesticides"><strong>Un texte qui facilite l’usage des pesticides</strong></h3>



<p><a href="https://www.senat.fr/seances/s202501/s20250127/s20250127003.html?utm_source=chatgpt.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Déposée par les sénateurs</a> <strong>Laurent Duplomb</strong> (Les Républicains) et <strong>Pierre-Antoine Levi</strong> (Union centriste), cette proposition de loi entend simplifier certaines contraintes administratives pour les agriculteurs. Toutefois, elle introduit également des mesures qui préoccupent les apiculteurs. Parmi elles, la <strong>réintroduction de néonicotinoïdes</strong>, des insecticides interdits en France depuis 2018 en raison de leur dangerosité pour les pollinisateurs. Le texte prévoit aussi un <strong>assouplissement des procédures d’autorisation des pesticides,</strong> avec une réduction des contrôles avant leur mise sur le marché.</p>



<p>Une autre disposition, initialement prévue, remettait en cause la séparation entre la vente et le conseil en matière de produits phytosanitaires. Après des discussions, le principe de séparation a été maintenu pour les metteurs en marché, mais <strong>les distributeurs pourront exercer une activité de conseil,</strong> ce qui continue d’inquiéter logiquement les apiculteurs. Enfin, la loi inclut des mesures facilitant l’<strong>épandage de pesticides par drones</strong>, une technologie pourtant encore strictement encadrée en France.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-consequences-directes-pour-les-pollinisateurs-et-la-biodiversite"><strong>Des conséquences directes pour les pollinisateurs et la biodiversité</strong></h3>



<p>Les apiculteurs dénoncent une <strong>menace directe pour les abeilles et les autres pollinisateurs.</strong> Les <strong>néonicotinoïdes</strong>, en particulier, sont responsables d’un <strong>effondrement des colonies</strong> et leur toxicité <strong>affecte l’ensemble des écosystèmes agricoles</strong>. La réintroduction de ces substances pourrait avoir <strong>des effets dévastateurs sur les productions fruitières, maraîchères et céréalières,</strong> qui dépendent largement de la pollinisation naturelle.</p>



<p>Au-delà de l’apiculture, ce sont <strong>les agriculteurs eux-mêmes qui pourraient être touchés</strong> par la disparition des pollinisateurs. De nombreuses cultures essentielles, comme les arbres fruitiers et les légumes, risquent d’enregistrer une baisse des rendements, rendant ainsi l’agriculture encore plus dépendante des solutions artificielles de pollinisation et augmentant les coûts de production.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-mobilisation-pour-interpeller-les-elus-et-les-citoyens"><strong>Une mobilisation pour interpeller les élus et les citoyens</strong></h3>



<p>Le <strong>Syndicat des Apiculteurs de Loir-et-Cher</strong> <strong>a déjà alerté les élus locaux</strong> sur les dangers que cette loi représente pour l’environnement et la biodiversité. Il appelle à <strong>une forte mobilisation ce 22 février</strong>, en espérant sensibiliser à la fois la population et les députés qui devront se prononcer sur ce texte en mars.</p>



<p>Les organisateurs rappellent que cette loi ne concerne pas uniquement les apiculteurs, mais qu’elle pose des <strong>enjeux plus larges pour l’avenir de l’agriculture, de la biodiversité et de la <a href="https://bloiscapitale.com/quelques-pesticides-dans-leau-potable-de-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">santé publique</a></strong>. L’issue du vote parlementaire sera déterminante pour la réglementation future des pesticides en France.</p>



<p></p>
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		<title>Disparition alarmante des oiseaux dans les campagnes de France</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Jun 2023 10:36:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En France, la situation des oiseaux en milieu rural suscite une vive inquiétude, avec la disparition d&#8217;environ un tiers des espèces spécialisées au cours des 15 dernières années. Parmi les victimes de ce déclin préoccupant figurent des espèces emblématiques telles que l&#8217;alouette des champs, la fauvette grisette et le bruant ortolan. Alors que les espèces &#8230;</p>
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<p><strong>En France, la situation des oiseaux en <a href="https://bloiscapitale.com/category/ecologie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">milieu rural</a> suscite une vive inquiétude, avec la disparition d&rsquo;environ un tiers des espèces spécialisées au cours des 15 dernières années.</strong> Parmi les victimes de ce déclin préoccupant figurent des espèces emblématiques telles que <strong>l&rsquo;alouette des champs, la fauvette grisette et le bruant ortolan</strong>. Alors que les espèces généralistes semblent progresser dans les zones urbaines, elles régressent également dans les campagnes, ce qui rappelle le <strong>déclin des abeilles.</strong> Les chercheurs estiment que <strong>le secteur agricole est le principal responsable</strong> de cette situation alarmante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Déclin intensifié par les pratiques agricoles</h2>



<p>Les pratiques agricoles intensives des dernières décennies sont pointées du doigt comme un facteur majeur du déclin des oiseaux en campagne. <strong>L&rsquo;abolition de l&rsquo;obligation de mise en jachère des terres, combinée à la flambée des cours du blé</strong>, a conduit à une intensification des pratiques et à une <strong>augmentation du taux de nitrate des sols</strong>. De plus, l&rsquo;utilisation généralisée de néonicotinoïdes, des insecticides puissants, a également contribué à cette situation. <strong>Cette uniformisation des paysages ruraux, la disparition des haies, des petits bois et des sols nus, ainsi que la diminution des plantes à fleurs ont eu un impact dévastateur sur les populations d&rsquo;insectes, privant ainsi les oiseaux de leur source de nourriture.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Conséquences dramatiques pour les oiseaux</h2>



<p>La disparition des insectes a des conséquences dramatiques pour les oiseaux en milieu rural. <strong>Les perdrix, par exemple, sont presque décimées, avec une perte de 8 individus sur 10</strong>. Les oisillons dépendent exclusivement des insectes pour se nourrir avant de devenir granivores à l&rsquo;âge adulte. Cependant, la diminution des sols nus, nécessaires à la recherche de graines, rend leur survie de plus en plus difficile. De plus, l&rsquo;espace pour la nidification est devenu rare dans des zones où les champs de céréales se sont étendus sur de vastes hectares.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle crucial des agriculteurs dans la préservation des oiseaux</h2>



<p><a href="https://www.nationalgeographic.fr/animaux/les-oiseaux-disparaissent-des-campagnes-francaises-a-un-rythme-alarmant#:~:text=Le%20Mus%C3%A9um%20national%20d'histoire,disparu%20ces%20quinze%20derni%C3%A8res%20ann%C3%A9es." target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bien que la situation soit alarmante</a>, <strong>il est possible d&rsquo;inverser la tendance grâce à l&rsquo;implication des agriculteurs</strong>. Des solutions simples peuvent être envisagées, telles que des subventions pour encourager des pratiques agricoles respectueuses de l&rsquo;environnement, l&rsquo;imposition de zones de sol libre pour préserver la diversité des habitats, et la lutte contre le lobby des pesticides. Les exemples d&rsquo;agriculteurs pratiquant des fauches alternées de la luzerne en Champagne et la création de bandes enherbées pour les corridors écologiques montrent qu&rsquo;il est possible d&rsquo;agir concrètement. La promotion de l&rsquo;agriculture biologique est également essentielle, compte tenu de sa part encore limitée en France.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;urgence de préserver la biodiversité aviaire</h2>



<p>La situation des oiseaux en France n&rsquo;est malheureusement pas un cas isolé, car d&rsquo;autres pays européens connaissent des problèmes similaires. De plus, les pays en développement sont confrontés à des réglementations agricoles moins strictes. Cependant, les chercheurs restent optimistes quant à l&rsquo;adoption d&rsquo;une agriculture plus respectueuse de l&rsquo;environnement à l&rsquo;avenir. Des initiatives de recherche en collaboration avec les agriculteurs ont déjà montré des résultats positifs en termes de compréhension des impacts des pesticides sur les insectes, les oiseaux et les rendements agricoles.</p>



<p><strong>La disparition alarmante des oiseaux en campagne française constitue un signal d&rsquo;alarme pour la préservation de la biodiversité.</strong> Les pratiques agricoles intensives, les pesticides et la diminution des habitats naturels ont un impact dévastateur sur les populations d&rsquo;oiseaux spécialisés. <strong>Il est urgent d&rsquo;agir </strong>en encourageant des pratiques agricoles plus respectueuses de l&rsquo;environnement, en promouvant l&rsquo;agriculture biologique et en sensibilisant les agriculteurs à l&rsquo;importance de préserver la diversité aviaire. <strong>Seule une action concertée permettra de protéger ces espèces et de préserver l&rsquo;équilibre des écosystèmes dans nos campagnes.</strong></p>
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