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	<title>Archives des Entretiens - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des Entretiens - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Et si votre prochain bijou venait d’un éclat de silex de Loire ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 10:24:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le jeudi 9 juillet à 18h, Blois Capitale accueillera Paul Séjourné pour une rencontre singulière autour du silex, de la préhistoire, de la logique et de la création sur mesure. Chercheur en philosophie des mathématiques, doctorant et étudiant-chercheur, il taille à la main des éclats de silex de Loire pour en faire des parures uniques, &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://bloiscapitale.com/les-vernissages-rencontres-et-rendez-vous-a-venir-chez-blois-capitale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le jeudi 9 juillet à 18h, Blois Capitale accueillera Paul Séjourné</a></strong> pour une rencontre singulière autour du <strong>silex</strong>, de la préhistoire, de la logique et de la <strong>création sur mesure</strong>. Chercheur en philosophie des mathématiques, doctorant et étudiant-chercheur, <strong>il taille à la main</strong> des éclats de silex de Loire pour en faire <strong>des parures uniques, conçues dans une démarche écologique, sans machine électrique</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">T-shirt bleu frappé d’une spirale infinie de chiffres autour du symbole π, cheveux attachés, regard calme, <strong>Paul Séjourné tient ensemble plusieurs mondes</strong> qui semblent d’abord éloignés : les mathématiques, la philosophie, la préhistoire, le travail manuel, la création d’objets à porter. Sur le comptoir de la boutique Blois Capitale, le jeune homme a posé des pierres qui parlent une autre langue. Il nous la traduit. Des éclats blonds, gris, laiteux, presque translucides. Des pointes. Des lamelles. Des fragments coupants, fragiles et précis. Certains ressemblent déjà à des outils. D’autres attendent de <strong>devenir pendentifs, colliers, bracelets, boucles d’oreilles ou parures personnelles.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="701" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6736-1024x701.jpeg" alt="Paul Séjourné" class="wp-image-34454" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6736-1024x701.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6736-300x205.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6736-768x526.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6736-1536x1051.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6736-2048x1402.jpeg 2048w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6736-220x150.jpeg 220w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 id="h-une-parure-plutot-qu-un-bijou" class="wp-block-heading">Une parure plutôt qu&rsquo;un bijou</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rendez-vous proposé le <strong>jeudi 9 juillet à 18h à Blois Capitale</strong> (16 rue Emile Laurens) part de là, de cette rencontre. Et vous serez invité·es à découvrir <strong>les silex de Loire</strong> travaillés par Paul Séjourné, échanger avec lui, choisir une pièce déjà disponible ou commander une création sur mesure. <strong>L’idée n’est pas de proposer un bijou standardisé. Elle est de faire naître une parure à partir d’un éclat, d’une forme, d’un échange, d’une intention.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Paul Séjourné préfère d’ailleurs ce mot : <strong>parure.</strong> Le bijou orne. La parure, selon lui, prépare. Elle accompagne quelque chose. Un passage, une mutation, une manière de se tenir au monde. <em><strong>« Je ne veux pas faire des bijoux,</strong></em> dit-il. <strong><em>Je veux faire des parures, pour parer les gens à quelque chose. Parce qu’une parure, cela sert à se préparer à quelque chose : à un changement. »</em></strong></p>



<h2 id="h-un-chercheur-qui-taille-la-pierre" class="wp-block-heading">Un chercheur qui taille la pierre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Paul Séjourné est né à Orléans en 1999, <em><strong>« juste après la tempête »</strong></em>, raconte-t-il. Après le lycée à Orléans, il part à Paris pour étudier les mathématiques et la philosophie. Aujourd’hui, son activité principale est la recherche en philosophie des mathématiques. Il travaille sur la logique, sur les algorithmes, sur les procédures, sur ce qui organise une pensée ou une action. <strong>La taille du silex</strong> n’est donc pas, chez lui, une activité professionnelle principale. <em><strong>« C’est mon activité de passion, mon activité pour me vider l’esprit. »</strong></em> Mais il n&rsquo;y a pas d’un côté le chercheur, et de l’autre le tailleur de pierre. Chez Paul Séjourné, les deux se rejoignent. Son travail intellectuel l’amène à réfléchir aux procédures, aux enchaînements, aux opérations qui permettent de produire une forme. Or, <strong>dans la taille du silex aussi, il y a des procédures.</strong> <em>« J’essaie de comprendre ce qu’est l’essence des algorithmes, donc des programmes, des procédures ; l’essence de la procédure mathématique. Et c’est ça qui m’a amené à regarder de plus près les procédures préhistoriques qui permettent de construire des outils. »</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La taille lithique n’est pas une improvisation</strong>. Elle suppose une connaissance de la matière, une anticipation, une succession de gestes précis. Le tailleur frappe, mais <strong>il ne frappe pas au hasard</strong>. Il cherche un angle, une onde de choc, une ligne de fracture. Il imagine ce que le coup peut produire avant même que l’éclat ne se détache. <em><strong>« Le silex réagit toujours de la même manière,</strong></em> dit Paul Séjourné. <em>Il y a donc des gestes typiques qui sont utilisés.<strong> La taille de silex, c’est très précis</strong> : c’est tailler du verre. »</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque domaine produit des formes différentes, mais tous ont affaire à des <strong>opérations de pensée</strong>. <em>« Les philosophes construisent des arguments : ils veulent convaincre. Les mathématiciens construisent des preuves : ils veulent démontrer</em>.<em> Et les informaticiens construisent des programmes : ils veulent les faire tourner. »</em> Avec la taille du silex, il s’agit de comprendre comment des outils ont pu être produits, comment des savoir-faire peuvent être reconstruits, comment une intelligence peut se déposer dans une matière.</p>



<h2 id="h-reconstruire-des-savoirs-perdus" class="wp-block-heading">Reconstruire des savoirs perdus</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La recherche ici de Paul est celle des <strong>savoirs perdus</strong>. Comment retrouver un geste lorsque ceux qui le pratiquaient ont disparu ? Comment comprendre une technique qui ne nous est pas parvenue par les textes ? Comment refaire sans imiter naïvement ? Comment produire une connaissance sérieuse à partir d’objets muets ? <em>« La quête, c’est de comprendre comment reconstruire des savoirs perdus,</em> explique-t-il. <em>Qu’est-ce que cela veut dire, reconstruire des savoirs perdus ? Comment est-ce qu’on peut faire cela de manière objective ? »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le silex est l’un de ces chemins. Paul Séjourné aurait pu en choisir d’autres. Il évoque par exemple le<strong> chant antique</strong> de la chrétienté, du IVe au IXe siècle, autre domaine qui l’intéresse. Là encore, le problème est celui d’<strong>une trace qui ne suffit pas à restituer l’usage vivant. </strong><em>« Les manuscrits ne chantent pas »,</em> rappelle-t-il. Il faut retrouver le souffle, les vibrations, les lieux, les caisses de résonance que furent les basiliques, les conditions mêmes dans lesquelles un chant pouvait prendre corps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les deux cas, il faut <strong>faire, refaire, éprouver. Car la connaissance est dans l&rsquo;expérience.</strong></p>



<h2 id="h-la-voix-de-la-pierre" class="wp-block-heading">La voix de la pierre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’il parle du silex, Paul Séjourné emploie parfois un vocabulaire presque musical. <strong>La pierre sonne. Elle répond au choc. Elle donne une indication.</strong> Le tailleur doit écouter ce que la matière dit du geste qu’elle vient de recevoir. <em>« C’est la voix de la pierre, <strong>c’est l’âme de la pierre qui chante. Et, à un moment, il faut s’arrêter, parce que l’âme commence à crier. Si on continue de tailler, on finit par rompre… »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette idée se retrouve dans sa <strong>démarche écologique</strong>. Paul Séjourné veut produire des parures de la manière la plus sobre possible. Il travaille à la main, sans machine électrique. <strong>Les silex sont taillés selon des gestes manuels.</strong> Les créations sont ensuite montées avec des liens et attaches adaptés aux pièces. Il peut aussi utiliser des <strong>coquillages</strong> venus de Bretagne. <em><strong>« Mon but, c’est de faire des parures qui soient le plus possible neutres en carbone »</strong></em>, explique-t-il, en précisant : <em><strong>« Je n’utilise pas d’outils électriques, pas de machines électriques. »</strong></em> Avec pour résultat la naissance d&rsquo;un <strong>objet singulier, né d’un éclat précis.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="584" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6735-1024x584.jpeg" alt="Silex" class="wp-image-34476" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6735-1024x584.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6735-300x171.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6735-768x438.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6735-1536x876.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6735-2048x1168.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 id="h-des-triangles-des-nombres-et-des-eclats-imprevus" class="wp-block-heading">Des triangles, des nombres et des éclats imprévus</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le t-shirt marqué du symbole π n’est pas un détail anodin dans le portrait de Paul Séjourné. Il dit quelque chose de son univers. Il se décrit lui-même comme <em>« matheux »</em>, mais va plus loin : <strong>il s&rsquo;assume pythagoricien, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9opythagorisme" target="_blank" rel="noreferrer noopener">néo-pythagoricien</a></strong>. <em>« Je pense que l’essence de la matière, l’essence de la réalité, se trouve quelque part dans les nombres.</em> <em>»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette relation aux nombres ne l’éloigne pas de la pierre. Au contraire, elle l’y ramène. <strong>Dans les éclats de silex, il observe des symétries, des pointes, des triangles</strong>. La taille est un dialogue entre intention et accident. Le tailleur cherche quelque chose, mais la pierre propose autre chose. Et parfois, ce qui n’était pas prévu devient le plus beau. <em>« Je suis obsédé par les triangles. J’adore les pointes »</em>, confie-t-il. <em><strong>« C’est encore plus beau quand tu as une pointe naturelle qui sort, juste un petit triangle qui sort,</strong> qui n’a pas d’intention derrière. Tu ne l’as pas voulue, celle-là. Elle est naturelle. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est précisément dans ces éclats imprévus que naissent beaucoup de ses futures parures.</strong> Les fragments issus de la taille, les petites lamelles, les formes réduites, les éclats qui ne correspondent pas forcément à l’objectif initial deviennent parfois des pièces à sauver. Il ne veut pas les jeter. Il les regarde. <strong>Il y voit une beauté propre. Une possibilité.</strong></p>



<h2 id="h-porter-une-pierre-porter-un-sens" class="wp-block-heading">Porter une pierre, porter un sens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre du jeudi 9 juillet à Blois Capitale permettra justement d’entrer dans ce processus : <strong>voir les pierres, les prendre en main, observer les couleurs et les motifs des silex de Loire.</strong> Certains éclats sont blonds, d’autres plus gris, certains presque blancs, d’autres marqués de veines, de zones opaques ou translucides. Paul Séjourné dit avoir été surpris par la variété des couleurs et des motifs offerts par ces silex.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À partir de ces pièces, plusieurs formes seront possibles : pendentifs, colliers, bracelets, boucles d’oreilles, anneaux ou parures personnalisées,</strong> selon les pierres disponibles et les attaches choisies. Certaines créations pourront être achetées sur place. D’autres feront l’objet d’une commande sur mesure. Dans les deux cas, <strong>l’échange est au centre de la démarche.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il ne s’agit pas de choisir un produit sur catalogue</strong>, mais de rencontrer une matière et celui qui la travaille. <strong>La parure naîtra de ce dialogue entre la pierre, la main de Paul Séjourné et l’intention de celle ou celui qui la portera.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mot <strong><em>“parure”</em></strong> prend ici tout son sens. Dans l’usage courant, on parlera peut-être de bijou. Le titre de l’article le fait volontairement, parce que le mot est immédiatement compréhensible. Mais Paul Séjourné tient à ce déplacement. Pour lui, la parure n’est <strong>pas seulement un accessoire esthétique</strong>. Elle peut accompagner un moment important, une transition, un changement, ou devenir une présence quotidienne. <em>« Tu mets une parure pour un moment important, pour un moment de passage »</em>, explique-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans une époque saturée d’objets produits en série, </strong>cette proposition a quelque chose de très simple et de très rare : <strong>un objet unique, issu d’une matière locale, travaillé à la main, conçu à partir d’un échange.</strong> Une pièce qui n’efface pas son origine, mais la porte au contraire comme une part de son sens.</p>



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		<title>Sarah Bouër : de Paris à Vendôme, le choix d’une vie à taille humaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 06:58:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Installée à Vendôme avec sa famille depuis cinq ans, Sarah Bouër n’a pas quitté Paris pour rompre avec son ancienne vie. Elle continue d’y travailler, d’y retrouver ses clients, d’y puiser une part de stimulation professionnelle. Mais elle n’y vit plus. Et ce déplacement, devenu ancrage, raconte une trajectoire contemporaine : celle d’une famille qui &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/sarah-bouer-de-paris-a-vendome-le-choix-dune-vie-a-taille-humaine">Sarah Bouër : de Paris à Vendôme, le choix d’une vie à taille humaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Installée à Vendôme avec sa famille depuis cinq ans, Sarah Bouër</strong> n’a pas quitté Paris pour rompre avec son ancienne vie. Elle continue d’y travailler, d’y retrouver ses clients, d’y puiser une part de stimulation professionnelle. Mais elle n’y vit plus. Et ce déplacement, devenu ancrage, raconte une trajectoire contemporaine : celle d’<strong>une famille qui cherche davantage d’espace, de temps, de calme, sans renoncer à l’exigence professionnelle ni à la proximité de la capitale.</strong> <em>« Quand je vais à Paris, je suis très contente d’y aller une journée, et je suis très contente de rentrer »</em>, résume-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sarah Bouër n’est pourtant <strong>pas originaire du Loir-et-Cher.</strong> Elle est née en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Loire-Atlantique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Loire-Atlantique</a>, a grandi du côté de Carquefou, puis a fait une grande partie de ses études à Nantes avant de terminer son parcours <strong>dans la capitale autour de 23 ou 24 ans, en agence de communication.</strong> <em>« Mon parcours, c’est au départ, dans la communication, le marketing. Donc, c’est vrai que je vais à Paris pour le travail. »</em> La suite se déroule <strong>entre Paris et Vincennes, pendant douze ans.</strong> Elle y construit sa vie de couple avec celui qui deviendra son mari. Leurs <strong>deux premiers enfants</strong> naissent à Vincennes. Leur fille arrive un mois avant le premier confinement, au début de l’année 2020. Un moment particulier, évidemment, dans une vie familiale déjà contrainte par l’espace réduit de l’appartement et par le rythme de la région parisienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://www.ideal-formation.com/a-propos" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tous deux sont indépendants</a></strong>. Son mari, <strong>Florent</strong>, l’était déjà lorsqu’elle l’a rencontré. Elle-même travaille à son compte depuis plusieurs années au moment où le projet de départ se précise. Lui est formateur ; elle intervient en communication et en formation. <strong>Cette situation offre une certaine liberté, mais elle impose aussi de rester proche de Paris.</strong> <em>« En tant qu’indépendants, on est très… dépendants de Paris et de sa région pour tout ce qui est activité »,</em> explique-t-elle. Leurs clients sont majoritairement franciliens. Le choix d’un départ ne peut donc pas être seulement un désir de maison ou de jardin. Il doit être compatible avec le travail.</p>



<h2 id="h-le-declic-familial" class="wp-block-heading">Le déclic familial</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sarah Bouër avait déjà envie de quitter la région parisienne depuis plusieurs années. N’étant pas née en Île-de-France, elle savait qu’une autre organisation de vie était possible. <strong>L’arrivée du deuxième enfant, puis la Covid, accélèrent la décision.</strong> Son mari, au départ, était moins pressé de partir. Il aimait Vincennes, ville agréable, bien située, proche de Paris. Mais la limite finit par s’imposer : <em>« On ne pouvait pas acheter le bien de nos rêves à Vincennes. »</em> La question devient alors très concrète : <strong>où vivre mieux sans s’éloigner trop radicalement ?</strong> La famille cherche de l’espace, une maison, un jardin, mais sans renoncer à une vie urbaine, aux déplacements à pied, aux commerces, à l’école proche, à une forme de sociabilité quotidienne. <strong><em>« Je savais un petit peu ce que je voulais, ce que je ne voulais plus »</em></strong>, dit-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Loir-et-Cher n’arrive pas comme une évidence familiale ou affective.</strong> Sarah Bouër et son mari n’y ont pas d’attaches. Ils le connaissent <a href="https://bloiscapitale.com/une-campagne-de-communication-a-paris-pour-attirer-les-touristes-a-noel" target="_blank" rel="noreferrer noopener">comme beaucoup de Franciliens le découvrent d’abord : <strong>par les week-ends, les escapades</strong></a><strong>, les vacances, les maisons louées avec des amis, les châteaux, la vallée de la Loire</strong>. Le territoire leur plaît. Ils aiment les vieilles pierres, les maisons en tuffeau, la nature proche, les châteaux, les villes anciennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vendôme avait déjà laissé une impression.</strong> Une première visite, alors qu’elle était enceinte de son fils, lui reste en mémoire. <strong><em>« On s’était dit : tiens, c’est une petite ville à taille humaine, mais il y a tout ce qu’il faut, on pourrait vivre là. »</em></strong> À l’époque, ils ignorent encore <strong>la qualité de la liaison ferroviaire avec Paris</strong>.</p>



<h2 id="h-le-tgv-comme-condition-du-choix" class="wp-block-heading">Le TGV comme condition du choix</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque la recherche devient sérieuse, le couple étudie plusieurs possibilités. Il faut une ville située à l’ouest, <strong>à environ une heure de Paris en train.</strong> Sarah Bouër regarde les lignes, trace un axe, observe les villes régulièrement desservies par le TGV. Tours est envisagée, Angers évoquée, Le Mans aurait pu entrer dans la réflexion, Chartres est regardée un moment. Nantes, malgré ses origines, est écartée : trop loin, trop grande. Son mari résume alors l’enjeu : <strong>quitter Paris pour rejoindre une autre grande ville risquait de reproduire rapidement les mêmes problématiques.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vendôme s’impose</strong> par un ensemble de critères : <strong>la taille, le patrimoine, l’ambiance, et surtout le train.</strong> <em>« Quand on réalise les 42 minutes en TGV, avec des trains réguliers, ça nous décide vite »</em>, explique Sarah Bouër. Le projet ne consiste pas à partir en pleine campagne. <strong>La famille cherche une maison en centre-ville, ancienne, avec un jardin, un parking, de la place pour recevoir, et des espaces de travail.</strong> <em>« On ne voulait pas complètement changer de vie non plus »</em>, précise-t-elle. Garder une vie de centre-ville était essentiel : emmener les enfants à l’école à pied, faire les courses, aller chercher le pain, marcher beaucoup, ne pas dépendre constamment de la voiture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette exigence venait aussi de son propre parcours. <em>« Venant de province, je sais ce que c’est de <strong>faire tout en voiture</strong>, et <strong>ce n’est pas quelque chose auquel je voulais revenir non plus. »</strong></em> La recherche est donc ciblée : Vendôme centre, vieille pierre, jardin, bureaux. Pendant plusieurs mois, les alertes immobilières ne donnent rien. Les critères sont nombreux. <strong>La maison finalement trouvée coche les cases, au-delà même de ce qui était prévu.</strong> <em>« On a même trop. C’est même plus grand que ce que je voulais ! »,</em> sourit-elle.</p>



<h2 id="h-arriver-sans-connaitre-personne" class="wp-block-heading">Arriver sans connaître personne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’arrivée à Vendôme se fait dans un contexte encore marqué par la Covid. <strong>La famille ne connaît personne en arrivant</strong>. Pourtant, <strong>les liens se créent.</strong> <strong>D’abord avec d’autres anciens Parisiens ou Franciliens arrivés au même moment, souvent dans la même situation</strong> : heureux d’être là, mais sans réseau local constitué. Les invitations se font naturellement, les week-ends se remplissent, <strong>les enfants ouvrent des portes par l’école et les activités.</strong> Puis les rencontres s’élargissent à des Vendômois, des professionnels, des hôteliers, des acteurs de l’événementiel ou de la communication. Les séminaires organisés localement pour des clients franciliens contribuent aussi à cette intégration. Le résultat, cinq ans plus tard, est net : <em>« Maintenant, on a un relationnel qui est même plus étoffé, en proximité, qu’en région parisienne. »</em> À Paris ou Vincennes, les amis pouvaient être dispersés à l’autre bout de l’aire urbaine. <strong>À Vendôme, la proximité change la nature des liens.</strong></p>



<h2 id="h-garder-paris-construire-vendome" class="wp-block-heading">Garder Paris, construire Vendôme</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Professionnellement, l’activité de Sarah Bouër reste principalement tournée vers Paris.</strong> Elle ne cherche pas à le dissimuler. Son univers de travail, ses clients, une partie de ses missions demeurent liés à l’Île-de-France. Mais cette continuité n’empêche pas une évolution. Avec son mari, au nom d&rsquo;<em><strong><a href="https://www.ideal-formation.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Idéal Formation</a></strong></em>, elle organise des séminaires dans le Loir-et-Cher pour des clients franciliens. Cela permet de faire découvrir le territoire tout en travaillant avec des acteurs locaux. Elle a aussi accompagné <em><a href="https://repere-sauvage.com/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Repère Sauvage</a></em>, domaine hôtelier et de restauration situé dans le Perche vendômois. D’autres passerelles apparaissent au fil du temps. <strong><em>« Il y a des choses qui se mêlent quand même entre Vendôme et Paris »</em></strong>, observe-t-elle. C’est <strong>un entre-deux</strong> rendu possible par le train, par le travail indépendant, mais aussi par un territoire qui peut accueillir des activités, des séminaires, des rencontres professionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sarah Bouër observe cependant une différence importante dans les codes du travail local. <strong>À Paris, les missions peuvent se déclencher rapidement</strong> : une recommandation, un bon contact, une rencontre, et l’on vous teste. <strong>À Vendôme, les choses prennent davantage de temps.</strong> Les entreprises locales fonctionnent beaucoup par relations anciennes, par confiance construite, par <strong>réseaux établis</strong>. Il faut donc accepter une autre durée. Cette remarque vaut au-delà du seul travail. Pour Sarah Bouër, l’installation dans une ville ne se décrète pas en quelques mois. <strong>Il faut apprendre le territoire, se rendre disponible, donner avant d’attendre</strong>.</p>



<h2 id="h-les-competences-humaines-au-vert" class="wp-block-heading">Les compétences humaines au vert</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec son mari, Sarah Bouër travaille autour de la formation, de la communication, du management, de la gestion du temps, de l’intelligence collective et du développement des compétences humaines. Ces thématiques existaient déjà avant leur arrivée à Vendôme. L’installation ne transforme pas le fond de leur activité, mais elle lui donne un cadre nouveau. <strong><em>« Ce qui a évolué, c’est que maintenant, on propose à des entreprises de venir travailler sur ces thèmes au vert, dans le Vendômois, avec des lieux d’accueil un peu partenaires. »</em></strong> Pour elle, <strong>le 41 se prête particulièrement bien à ce type de travail.</strong> Les sujets liés au <strong>management,</strong> à la <strong>coopération,</strong> à <strong>l’intelligence collective</strong> ou à la prise de recul gagnent à être abordés loin de l’agitation habituelle. <em>« Le Vendômois, et le Loir-et-Cher au global, se prêtent bien à ça. »</em></p>



<h2 id="h-une-qualite-de-vie-familiale" class="wp-block-heading">Une qualité de vie familiale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réussite de l’installation se mesure d’abord dans la vie familiale. <strong><em>« On a gagné en qualité de vie. Avec les enfants, je pense que c’est vraiment un super choix. »</em></strong> L’espace change tout : le jardin, les chambres, la possibilité de sortir, rentrer, jouer, circuler librement. La famille compte désormais un chien, ce qui n’aurait pas été envisageable dans leurs conditions de vie en région parisienne. Là où l’appartement imposait une promiscuité, <strong>la maison permet à chacun de trouver sa place.</strong> Les enfants ont chacun une grande chambre. Ils peuvent jouer dehors, gagner en autonomie, vivre davantage au rythme de la maison et du jardin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, Sarah ne se décrit plus comme une Parisienne ou une Nantaise en exil. <strong><em>« Je me sens plus vendômoise, je suis ancrée dans la ville. »</em></strong> Cet ancrage passe par les enfants, l’école, les amis, le travail, mais aussi par les passions. Sarah Bouër a un duo de musique avec un Vendômois. Ils se produisent dans des bars, à Vendôme ou à Blois.<em> « Je me sens très… là, ici »</em>, dit-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Son regard sur Paris n’est pas devenu hostile</strong>. Elle y voit toujours une ville stimulante, notamment professionnellement. Il s’y passe beaucoup de choses, les projets circulent, les idées bougent. Mais la distance rend plus visible ce que le quotidien parisien exige. <strong><em>« Je me rends compte maintenant à quel point la vie à Paris était fatigante. »</em></strong> Elle cite <strong>l’agitation, le bruit, la pollution, l’oppression</strong>. À certains moments de la vie, ce rythme peut convenir. À 20 ans, elle était heureuse d’arriver à Paris. Mais les aspirations changent. <em><strong>« Il y a des moments de vie où on n’a plus envie de ça. »</strong></em> Vendôme offre l’inverse : un quotidien plus calme, une forme de sérénité dans les déplacements, les rues, les sorties d’école, les promenades. La proximité de Paris rend l’équilibre plus facile. Si elle veut voir une exposition, aller au spectacle, retrouver l’intensité de la capitale, le train le permet. Mais <strong>le retour à Vendôme est devenu une part essentielle de l’expérience.</strong></p>



<h2 id="h-une-petite-ville-plus-vivante-qu-on-ne-l-imagine" class="wp-block-heading">Une petite ville plus vivante qu’on ne l’imagine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sarah Bouër défend aussi Vendôme contre une image trop rapide de petite ville sans vie. <strong><em>« Si on creuse et qu’on est curieux, moi, je trouve toujours des trucs à faire. »</em></strong> Bars, concerts, soirées, stand-up : la ville propose plus que ce que sa taille pourrait laisser croire. <strong>Blois entre également dans son périmètre de vie culturelle et relationnelle.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela ne signifie pas que tout est parfait. Elle identifie des limites, notamment sur <strong>l’accès à certaines spécialités médicales</strong>. Comme beaucoup de territoires, Vendôme est confrontée à des difficultés de santé. Elle peut parfois consulter à Paris, parce que son travail l’y conduit encore. <strong>Autre limite : les commerces.</strong> La ville se porte bien, selon elle, du côté des bars, restaurants et cafés, mais l’offre en boutiques, vêtements ou achats spécifiques reste plus limitée. Pour certains besoins, elle se tourne vers Tours, Paris ou Nantes. Ces réserves n’annulent pas son choix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus encore, <strong>elle juge Vendôme sous-cotée.</strong> Si le Perche a bénéficié d’un engouement auprès des Parisiens, Vendôme est souvent méconnue. Mais, ce<strong> qui frappe Sarah Bouër, depuis son arrivée, c’est aussi le décalage entre la beauté du territoire et la manière dont certains habitants du cru la perçoivent.</strong> <em>« Je me suis rendu compte que les gens qui étaient nés là, parfois, ne se rendaient pas compte qu’ils habitaient dans un endroit beau. »</em></p>



<h2 id="h-rester" class="wp-block-heading">Rester</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cinq ans après son arrivée, <strong>Sarah Bouër envisage clairement la suite à Vendôme.</strong> Elle se voit y rester au moins jusqu’à la fin du lycée de ses enfants. Plus tard, lorsque les enfants partiront, la question d’une maison plus petite pourra peut-être se poser. Mais pas celle d’un départ imminent. <strong><em>« On ne voit aucune raison de bouger. On est vraiment très bien ici. »</em></strong> Son mari semble encore plus attaché à cette permanence. Elle sourit en l’évoquant : <em>« Si on lui posait la question, il répondrait sans doute qu’il veut rester jusqu’au bout de sa vie. »</em> C&rsquo;est tout dire.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/sarah-bouer-de-paris-a-vendome-le-choix-dune-vie-a-taille-humaine">Sarah Bouër : de Paris à Vendôme, le choix d’une vie à taille humaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Dans les classes du Loir-et-Cher, l’OCCE 41 fait vivre la coopération au quotidien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 11:06:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À l’école, les savoirs occupent naturellement une place centrale. Mais aux côtés des apprentissages traditionnels se construisent aussi d’autres compétences : écouter l’autre, débattre, coopérer, surmonter un désaccord, mener un projet collectif ou apprendre à demander de l’aide. C’est cette conception de l’école que défend l’OCCE, l’Office central de la coopération à l’école, mouvement pédagogique &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À l’école, les savoirs occupent naturellement une place centrale. Mais aux côtés des apprentissages traditionnels se construisent aussi <strong>d’autres compétences</strong> : écouter l’autre, débattre, coopérer, surmonter un désaccord, mener un projet collectif ou apprendre à demander de l’aide. <strong>C’est cette conception de l’école que défend l’OCCE</strong>, l’Office central de la coopération à l’école, <strong>mouvement pédagogique</strong> ancien mais dont les enjeux résonnent fortement avec les <strong>préoccupations actuelles autour du climat scolaire, de l’empathie, de l’autonomie des élèves et de la vie démocratique dans les classes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le Loir-et-Cher, l’<strong>OCCE 41</strong> agit à la fois comme structure d’accompagnement des coopératives scolaires et comme <strong>ressource pédagogique pour les enseignants.</strong> À Blois comme dans le reste du département, l’association intervient dans les établissements, forme les équipes, accompagne des projets, et cherche à diffuser <strong>une culture de la coopération</strong> dès le plus jeune âge. <em>« Il se passe beaucoup de choses dans cette association »</em>, souffle <strong>Habiba El Allaoui,</strong> enseignante bénévole et vice-présidente de l’OCCE 41. À ses côtés, <strong>Alexandra Valentin,</strong> enseignante en détachement, salariée de l’association départementale, en est <strong>l’animatrice et la formatrice</strong>. Son rôle consiste à accompagner les enseignants, intervenir dans les classes et <a href="https://bloiscapitale.com/les-six-departements-de-la-region-font-le-choix-de-la-cooperation" target="_blank" rel="noreferrer noopener">transmettre des pratiques coopératives.</a></p>



<h2 id="h-une-histoire-issue-de-l-education-populaire" class="wp-block-heading">Une histoire issue de l’éducation populaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’OCCE est une vieille histoire de l’école française. L’Office central de la coopération à l’école est né dans le sillage des mouvements d’éducation populaire et des pédagogies coopératives. Alexandra Valentin rappelle que le mouvement s’inspire des <strong>pédagogues de la fin du XIXe siècle, eux-mêmes nourris par l’expérience des coopératives ouvrières</strong>. L’idée centrale était alors de faire vivre la coopération à l’école pour <strong>former des citoyens capables de comprendre, de participer et de défendre leurs droits.</strong> <em>« Ces pédagogues se sont demandé où il serait possible de faire vivre la coopération et d’émanciper le citoyen, afin qu’il puisse ensuite être en capacité de défendre ses droits. Ils sont donc allés vers l’école »</em>, résume Alexandra Valentin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette histoire, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9lestin_Freinet" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Célestin Freinet</a> occupe une place de référence. Alexandra Valentin le cite comme l’un des grands pédagogues ayant porté l’idée d’<strong>un élève citoyen en devenir,</strong> capable de penser, d’agir et de travailler avec les autres. L’OCCE, de son côté, s’est structuré au XXe siècle comme une fédération d’associations départementales. <strong>Il est aujourd’hui présent sur tout le territoire français.</strong> Dans le Loir-et-Cher, l’association départementale rassemble des élus, des enseignants bénévoles et deux salariées : Alexandra Valentin, enseignante détachée, et une secrétaire comptable. L’OCCE 41 est donc à la fois une structure associative, un appui administratif pour les coopératives scolaires et un acteur pédagogique. <em><strong>« Notre devise, c’est coopérer pour apprendre et apprendre pour coopérer »</strong></em>, explique Alexandra Valentin. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’association intervient sur plusieurs grandes thématiques : <strong>climat scolaire, art et culture, littérature, éducation à l’écologie et au développement durable.</strong> Mais ces approches ont un même objectif : développer la coopération à l’école. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enseignants contactent l’OCCE 41, puis Alexandra Valentin se rend dans les écoles pour mener des séances avec les élèves, en présence de l’enseignant.<strong><em> « L’objectif est que l’enseignant me voie interagir avec les élèves, mener l’action, mettre en œuvre la méthodologie. Il se forme ainsi en observant la pratique »</em></strong>, explique-t-elle. Cette manière de former est importante. Alexandra Valentin parle d’isomorphisme : il ne s’agit pas seulement de dire comment faire, mais de <strong>montrer comment faire.</strong> L’enseignant observe, expérimente, puis peut reprendre les outils. L’accompagnement peut ensuite se poursuivre dans une logique de compagnonnage.</p>



<h2 id="h-le-conseil-cooperatif-une-democratie-a-hauteur-d-enfant" class="wp-block-heading">Le conseil coopératif, une démocratie à hauteur d’enfant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les outils centraux figure <strong>le conseil de coopération</strong>. Alexandra Valentin le décrit comme <strong>une instance de classe où les élèves apprennent à s’écouter, à parler, à argumenter, à prendre des décisions et à mener des projets ensemble.</strong> Le principe est simple : <em>« un enfant, une voix ».</em> L’enseignant reste garant du cadre et de la sécurité, mais il n’est pas là pour imposer seul toutes les décisions. <em><strong>« Il y a vraiment cette idée que chaque enfant peut être proactif et porteur de projet »</strong></em>, précise Alexandra Valentin. Le conseil coopératif permet de répondre à des questions très concrètes : comment fait-on quand on est vingt-cinq ? Comment choisit-on un projet ? Comment se donne-t-on les moyens de le mener ? Comment agit-on collectivement ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habiba El Allaoui en a fait l’expérience dans sa propre classe.</strong> Elle avait d’abord sollicité l’OCCE pour un projet autour du jeu de société. Elle souhaitait y intégrer une dimension coopérative, qui ne repose pas uniquement sur le fait de gagner contre l’autre. Cette première entrée l’a conduite vers d’autres pratiques : <strong>jeux coopératifs, conseil coopératif, théâtre coopératif, formation.</strong></p>



<h2 id="h-former-les-enseignants-puis-faire-vivre-les-pratiques" class="wp-block-heading">Former les enseignants, puis faire vivre les pratiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’OCCE 41, l’intervention auprès des élèves ne se sépare pas de la <strong>formation des adultes</strong>. Alexandra Valentin insiste sur ce point : l’association tient à ce qu’il y ait d’abord un temps de formation des enseignants sur les thématiques proposées. <strong>Les interventions en classe durent généralement de trois à cinq séances, selon les projets.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce travail ne concerne pas seulement les enseignants. <strong>L’OCCE peut aussi former des AESH, des services civiques, des ATSEM en école maternelle. </strong><em>« Il s’agit vraiment d’acculturer toute la communauté éducative à cette approche »,</em> explique Alexandra Valentin. Les chiffres donnés donnent un ordre de grandeur de l’action menée. Alexandra Valentin indique avoir vu environ 900 élèves l’an dernier, dans une trentaine de classes, soit environ 35 à 37 classes. Ce chiffre ne comprend pas tous les enseignants rencontrés dans d’autres cadres, notamment les formations menées avec la DSDEN autour de l’empathie, qui ont réuni 70 enseignants par jour sur deux journées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Blois, selon Alexandra Valentin, les écoles publiques sont <strong>très largement affiliées à l’OCCE</strong>. Cela permet à l’association de communiquer directement avec les équipes et de proposer des actions autour du conseil coopératif, du cadre coopératif, de la poésie, des débats philosophiques ou du climat scolaire.</p>



<h2 id="h-une-classe-transformee-pendant-trois-ans" class="wp-block-heading">Une classe transformée pendant trois ans</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’expérience d’<strong>Habiba El Allaoui</strong> constitue l’un des exemples les plus concrets de ce que peut produire la coopération dans une classe. <strong>Pendant trois ans, elle a suivi les mêmes élèves, du CE1 au CM1, en développant progressivement des pratiques coopératives.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le point de départ était simple : un projet de jeu de société. Mais cette première étape a ouvert sur une transformation plus profonde de la classe. Les élèves ont vécu des conseils coopératifs, des jeux coopératifs, du théâtre coopératif, des projets collectifs et même une réorganisation de l’espace de classe. Avec les élèves, et en lien avec la Ville de Blois, <strong>l’aménagement de la salle a été repensé : meubles à hauteur d’élèves, outils d’aide, caissons permettant de travailler debout, assises variées, réorganisation de l’espace et du temps.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le changement le plus important est ailleurs. <strong><em>« J’ai vu leur évolution et j’ai vu un goût pour la démocratie »,</em></strong> dit-elle. <strong>Les élèves ont appris à proposer, voter, débattre, se mettre d’accord, mais aussi à utiliser la coopération dans d’autres contextes</strong>. Habiba El Allaoui raconte que, même dans des projets qui ne relevaient pas directement de la coopération, les élèves réinvestissaient les méthodes apprises. Ils se mettaient à deux, trois ou quatre, échangeaient leurs idées, construisaient ensemble. <em><strong>« On peut utiliser la coopération, pas forcément pour faire de la coopération »</strong></em>, résume-t-elle.</p>



<h2 id="h-dire-ses-difficultes-demander-de-l-aide" class="wp-block-heading">Dire ses difficultés, demander de l’aide</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Habiba El Allaoui, l’un des apports majeurs de la coopération concerne le rapport à la difficulté. <strong>Les élèves apprennent à dire qu’ils ne savent pas, à demander de l’aide, à reconnaître leurs erreurs et à chercher des ressources.</strong> <em>« Il y a eu une capacité des élèves à dire leurs difficultés, à apprendre à demander de l’aide, <strong>et surtout à faire confiance à l’autre »</strong></em>, explique-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle prend l’exemple du théâtre coopératif. <strong>Se montrer devant les autres n’est pas simple.</strong> Après chaque atelier, les élèves prenaient un temps de retour : qu’ai-je appris ? Qu’ai-je ressenti ? Ces moments libéraient la parole. <strong>Les élèves découvraient qu’ils pouvaient partager les mêmes difficultés et les traverser ensemble.</strong> Habiba El Allaoui se souvient notamment d’élèves de CM1 aidant des élèves de CE1 qui avaient le trac. <em>« Il y a donc l’éducation à l’empathie, même si elle n’est pas formulée comme telle :<strong> tu as une difficulté, je peux être là pour toi. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette logique modifie aussi le rapport à l’apprentissage. Il ne s’agit pas d’éviter les obstacles, mais d’apprendre à les affronter. <em>« Toute personne qui apprend, adulte ou enfant, est confrontée à des obstacles. Il ne s’agit pas de gommer ces obstacles, mais d’apprendre comment y faire face »</em>, explique-t-elle. <strong>L’aide peut venir d’un pair, d’un document, d’une ressource.</strong> Le tutorat joue ici un rôle important : un élève peut aider dans un domaine où il est à l’aise, puis être aidé dans un autre. Pour Alexandra Valentin, ce fonctionnement bénéficie à la fois à celui qui aide et à celui qui reçoit l’aide.</p>



<h2 id="h-une-reponse-aux-enjeux-du-climat-scolaire" class="wp-block-heading">Une réponse aux enjeux du climat scolaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong><a href="https://institutducerveau.org/lexique/metacognition" target="_blank" rel="noreferrer noopener">métacognition</a></strong> (<strong>penser à ses pensées</strong>) consiste à revenir sur ce qui vient d’être vécu. Après un jeu, une activité, un atelier, les élèves prennent le temps de réfléchir : qu’avons-nous fait ? Comment l’avons-nous fait ? Qu’avons-nous ressenti ? Qu’est-ce que cela nous apprend ? <em><strong>« Pour éduquer à l’empathie, il faut parler des émotions »</strong></em>, rappelle Alexandra Valentin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La coopération ne signifie pas que tous les élèves entrent facilement dans le dispositif.</strong> Certaines résistances existent, en particulier chez des enfants qui ont un rapport difficile à l’autre ou qui ne se sentent pas en sécurité. Alexandra Valentin insiste sur <strong>la progressivité</strong> : avant de demander à des élèves de coopérer pleinement, il faut commencer par des jeux de connaissance, puis des jeux de confiance, avant d’aller vers des jeux de coopération, d’entraide et de solidarité. <em><strong>« Pour coopérer de façon optimale, il faut être en sécurité, se sentir en confiance.</strong> <strong>Pour se sentir en confiance, il faut se connaître. Et pour se connaître, il faut aller de soi vers les autres. Cela demande un travail </strong>»</em>, explique-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette progressivité vaut aussi pour les adolescents</strong>. Alexandra Valentin a mené des activités coopératives et d’éducation à l’empathie, c&rsquo;était à Tours, avec des élèves de <strong>SEGPA</strong>. À cet âge, les résistances peuvent être plus fortes, surtout si les élèves n’ont jamais rencontré ces pratiques auparavant. Mais <strong>la méthode reste la même : se connaître, construire la confiance, poser un cadre.</strong></p>



<h2 id="h-le-droit-de-ne-pas-participer" class="wp-block-heading">Le droit de ne pas participer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La coopération, telle qu’elle est défendue par l’OCCE 41, ne repose pas sur la contrainte. Habiba El Allaoui insiste sur <strong>la possibilité de dire non</strong>. Dans certaines activités, un élève peut poser un <em>« joker »</em> et ne pas participer. <em>« L’idée n’est pas de forcer. Il ne s’agit pas de dire que la coopération prévaut sur tout le reste. C’est accueillir le principe de réalité »</em>, explique-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alexandra Valentin dit poser ce cadre dans tous les jeux de coopération, quel que soit l’âge des participants. Les activités coopératives impliquent la personne elle-même. Il y a donc une prise de risque. L’élève doit pouvoir dire : <em>« Là, je n’y vais pas. »</em> L’objectif n’est pas de produire une classe uniformément enthousiaste, mais de créer <strong>un cadre où les peurs, les freins, les réussites et les difficultés peuvent être exprimés et accueillis.</strong></p>



<h2 id="h-une-pedagogie-du-cadre-pas-du-flou" class="wp-block-heading">Une pédagogie du cadre, pas du flou</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, <strong>les pratiques coopératives ne relèvent pas d’une liberté vague ou d’un effacement du rôle de l’enseignant.</strong> Habiba El Allaoui insiste sur le fait que les conseils coopératifs sont très cadrés. Il y a un temps défini, des rôles, des fonctions : maître du temps, secrétaire, président de séance selon les organisations. Les élèves changent de rôle, apprennent à se placer à différents endroits du collectif, à écouter, à parler, à réguler. <em><strong>« On pourrait croire que, parce que l’on parle, c’est une grande liberté. Mais pas du tout : c’est très cadré »</strong></em>, explique-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette organisation permet aussi de <strong>développer une forme de flexibilité</strong>. Une fois, l’élève aide ; une autre fois, il est aidé. Une fois, il est en réussite ; une autre fois, il reconnaît une difficulté. Dans le théâtre coopératif, les élèves apprennent également à apprécier leur propre production et celle des autres. Pour Habiba El Allaoui, la coopération permet de <strong>sortir d’une logique binaire</strong> : <em>« tu sais »</em> ou <em>« tu ne sais pas »</em>. L’enjeu devient plutôt : comment j’appréhende l’apprentissage ?</p>



<h2 id="h-la-question-de-la-verticalite" class="wp-block-heading">La question de la verticalité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La coopération peut parfois susciter des interrogations, voire des oppositions. C<strong>ertains parents peuvent souhaiter une école plus verticale, plus proche de l’image qu’ils ont gardée de leur propre parcours scolaire.</strong> Alexandra Valentin dit avoir rencontré ce type de réserve. <em>« Certains parents, avec un souvenir totalement subjectif de leur propre parcours scolaire, peuvent s’imaginer que la <strong>“bonne vieille école”</strong>, avec un maître dans une posture de toute-puissance et de coercition, sera plus efficace »,</em> observe-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle précise toutefois qu’il n’existe<strong> pas de méthode parfaite</strong>. <strong>La coopération n’est pas présentée comme une recette miraculeuse. </strong><em>« Il n’y a pas non plus de diktat ou de bien-pensance de la coopération. Il ne s’agit pas de dire que c’est parfait. »</em> Dans cette démarche, l’enfant est écouté dans son intégralité, avec ses limites, ses freins et ses peurs. Ce qu’il ressent n’est pas invalidé.</p>



<h2 id="h-une-autre-posture-pour-l-enseignant" class="wp-block-heading">Une autre posture pour l’enseignant</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La coopération transforme aussi la place de l’enseignant</strong>. Pour Alexandra Valentin, elle suppose une forme de <strong>congruence</strong> : l’adulte doit incarner ce qu’il demande aux élèves.<em><strong> « Les élèves ne sont absolument pas dupes, qu’ils aient cinq ans ou quinze ans. Si je prône l’empathie, la bienveillance, la coopération, mais que je ne les incarne pas, cela ne marche pas.</strong> C’est même contre-productif. Les élèves sentent l’arnaque. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enseignant doit donc accepter de faire un pas de côté. Il n’abandonne pas son rôle, mais il quitte une posture de contrôle total. Il devient <strong>garant du cadre, accompagnateur, régulateur, tout en laissant davantage de place à l’initiative des élèves.</strong> Cette évolution n’est pas toujours simple. Alexandra Valentin souligne que les enseignants sont souvent héritiers d’une culture professionnelle plus descendante. <strong>La coopération oblige donc à déconstruire certaines habitudes.</strong></p>



<h2 id="h-jouons-les-livres-thea-poesie-des-projets-concrets-dans-le-loir-et-cher" class="wp-block-heading">Jouons les livres, Théâ, poésie : des projets concrets dans le Loir-et-Cher</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’OCCE 41 déploie plusieurs actions dans le département. Parmi elles figure <strong>un prix littéraire</strong>. Les classes lisent des ouvrages sélectionnés par une commission d’enseignantes, puis votent pour un lauréat. Cette action donne lieu à<strong> une journée organisée au château de Villesavin, intitulée <em>« Jouons les livres ».</em></strong> Les enfants y participent à de grands jeux coopératifs en lien avec les livres lus. Les équipes rassemblent des élèves de différentes classes et de différentes écoles. <strong>La journée du 16 juin doit réunir trois classes de maternelle.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre projet important : <strong>Théâ</strong>, action nationale de théâtre coopératif déclinée dans les départements. <strong>Le principe est que tous les élèves soient sur scène. </strong>Il ne s’agit pas de confier le rôle principal à un seul enfant, mais de <strong>permettre à toute la classe de s’approprier un texte, des rôles, une mise en scène.</strong> Cette année, quatre classes ont participé à la restitution du 12 mai.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alexandra Valentin insiste sur <strong>la force inclusive de ce théâtre coopératif.</strong> Un élève qui lit difficilement, qui parle peu français ou qui est très timide peut tout de même être présent sur scène. Des solutions sont trouvées : texte soufflé à l’oreille, texte affiché, organisation collective. <em><strong>« Il y a une créativité qui permet à chaque enfant, dans ce qu’il est, d’avoir sa place »</strong></em>, explique-t-elle. <strong>L’OCCE 41 souhaite également développer une action autour de la poésie.</strong></p>



<h2 id="h-faire-vivre-la-democratie-avant-de-l-enseigner" class="wp-block-heading">Faire vivre la démocratie avant de l’enseigner</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une époque où l’école est régulièrement interrogée sur le climat scolaire, le harcèlement, la place de l’empathie et la formation du citoyen, l’OCCE 41 rappelle une idée simple : <strong>la démocratie ne s’enseigne pas seulement comme une notion</strong>. Elle peut se pratiquer, dès l’enfance, dans des gestes ordinaires de classe. <em><strong>« Et ce sont des compétences utiles toute la vie »</strong></em>, résume Habiba El Allaoui.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/dans-les-classes-du-loir-et-cher-locce-41-fait-vivre-la-cooperation-au-quotidien">Dans les classes du Loir-et-Cher, l’OCCE 41 fait vivre la coopération au quotidien</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>De Blois à l’Élysée : le pari Villepin de Gildas Vieira</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 08:02:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Deux mois après les municipales à Blois, Gildas Vieira (8,09 %) dresse son propre bilan. Le candidat de La France autrement, son parti, assume la déception d’un score inférieur à ses attentes, revient sur les discussions de l’entre-deux-tours et précise la place qu’il entend occuper dans le débat local. Sans siège au conseil municipal, il &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Deux mois après les municipales à Blois, <strong>Gildas Vieira</strong> (8,09 %) dresse son propre bilan. Le candidat de <strong><a href="https://www.lafranceautrement.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La France autrement</a></strong>, son parti, assume <strong>la déception d’un score inférieur à ses attentes</strong>, revient sur les discussions de l’entre-deux-tours et précise la place qu’il entend occuper dans le débat local. Sans siège au conseil municipal, il revendique désormais une <em><strong>« opposition de l’extérieur »</strong></em>. Mais son regard porte déjà au-delà de Blois : son mouvement annonce soutenir une éventuelle <strong>candidature de Dominique de Villepin à l’élection présidentielle</strong> et lance un comité blésois de <a href="https://lafrancehumaniste.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La France humaniste</a>.</p>



<h2 id="h-une-desillusion-plus-qu-un-echec" class="wp-block-heading">« Une désillusion plus qu’un échec »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec 8 % des voix au premier tour des municipales, Gildas Vieira reconnaît avoir vécu une soirée électorale du premier tour en demi-teinte. Pas un effondrement politique, dit-il, mais une réelle déception au regard des ambitions affichées pendant la campagne. <em><strong>« On se voyait faire plus de 10 %. Donc se retrouver à 8 %, ce n’était pas ce qu’on souhaitait. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien élu municipal explique avoir volontairement pris du recul après le scrutin, sans faire public un bilan à chaud. Selon lui, la liste espérait transformer une dynamique de terrain en résultat plus fort dans les urnes. <em><strong>« Plus que un échec, c’est une désillusion. »</strong></em> Pour autant, <strong>il assure ne pas regretter l’absence d’élus au conseil municipal. Et notamment le fait de ne pas siéger dans l’opposition.</strong> <em>« Moi, j’ai fait six ans d’opposition, six ans de majorité. Être à nouveau dans l’opposition n’aurait rien apporté. »</em> Cela parce que Gildas Vieira estime que la majorité municipale actuelle reste <em><strong>« assez bornée »</strong></em> et <strong>peu ouverte aux propositions extérieures.</strong> Selon lui, refaire six années d’opposition aurait conduit à <em>« redire les mêmes choses »</em> sans véritable capacité d’action.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière cette critique, il développe surtout une inquiétude plus large sur l’évolution de la ville. <em><strong>« Blois est en train de perdre un peu de sa splendeur. »</strong></em> Il évoque tour à tour le centre-ville, la sécurité, le maintien des entreprises ou encore le quotidien des habitants. Une ligne déjà largement développée pendant la campagne municipale et qu’il continue aujourd’hui de défendre. <em>« On est quand même une belle ville entre Tours et Orléans. Je pense qu’on a plein de choses à faire ici. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Même sans siège au conseil municipal, Gildas Vieira assure vouloir continuer à intervenir dans le débat local. <strong><em>« On va être une opposition de l’extérieur. »</em></strong> Il promet de poursuivre ses <strong>prises de parole publiques</strong> : <em>« L’idée, c’est de dénoncer ce qui ne va pas, mais aussi de faire des propositions. »</em> Il cite notamment les fermetures de commerces du centre-ville parmi les sujets qui l’inquiètent. Ses critiques se dirigent également vers sur ce qu’il qualifie de <em><strong>« communautarisme »</strong></em> et de <em><strong>« clientélisme »</strong></em>. Et <em>« je pèse mes mots »</em>, ajoute l&rsquo;ancien conseiller municipal. </p>



<h2 id="h-les-coulisses-de-l-entre-deux-tours" class="wp-block-heading">Les coulisses de l’entre-deux-tours</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec plus de 5 % des voix, la liste <strong>Osons Blois Autrement</strong> menée en binôme avec le docteur Marchand pouvait fusionner avec une autre liste qualifiée pour le second tour. Des échanges ont donc eu lieu. <em><strong>« On a eu des discussions »</strong></em>, explique Gildas Vieira. L&rsquo;ex conseiller municipal confie avoir discuté avec plusieurs camps, avec la liste de droite et de centre droit menée par Malik Benakcha mais aussi avec la liste citoyenne Blois en commun. Il évoque notamment des réticences internes du côté de certaines personnalités locales. <strong><em>« Je ne souhaite surtout pas travailler avec ceux qui ne travaillent pas avec moi. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, la piste la plus sérieuse aurait concerné un rapprochement avec la liste avec pour tête de liste Nicolas Orgelet, jugée <strong><em>« plus proche »</em></strong> de La France autrement <strong>sur le volet citoyen</strong>. Mais il estime que le scénario du second tour était déjà largement écrit. <em>« Et je pense que si on avait fait 10 %, les négociations n’auraient pas été les mêmes. »</em> Au cœur de son analyse apparaît aussi la notion de <strong>vote <em>« anti-Gricourt »</em>.</strong> Gildas Vieira estime qu’une partie de ses électeurs s’est reportée sur Malik Benakcha non par adhésion naturelle, mais faute d’alternative crédible contre le maire sortant. <em><strong>« Tous ceux qui ne voulaient pas Gricourt n’avaient pas d’autre choix que d’aller vers celui qui, potentiellement, pouvait le battre. »</strong></em></p>



<h2 id="h-rebondir" class="wp-block-heading">Rebondir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré le résultat des municipales, Gildas Vieira affirme que son mouvement reste actif et structuré. <strong><em>« Nous n’avons pas perdu notre dynamique. »</em></strong> Il évoque un noyau d’une centaine de personnes toujours impliquées dans La France autrement et désireuses de poursuivre l’aventure politique. <em>« Même si on ne gagne pas, on doit donner une possibilité à ceux qui ne veulent pas voter pour tous les autres de pouvoir voter pour nous. »</em> L’ancien candidat insiste régulièrement sur cette idée de <strong>représenter une voie alternative, en dehors des grands partis traditionnels.</strong> <em>« Donner une voix aux sans-voix, ça reste primordial. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil de l’entretien, il revient aussi longuement sur son rapport personnel aux partis politiques. Un sujet qu’il considère central dans son engagement. <strong><em>« Je n’ai jamais pris de carte politique de ma vie. »</em></strong> S’il accepte les partenariats ou les soutiens ponctuels, il refuse l’idée d’un alignement partisan classique. <em>« J’ai toujours considéré qu’on entre dans une forme de sectarisme lorsqu’on prend une carte politique et qu’on est obligé de suivre les consignes du national, même lorsqu’elles vont contre vos valeurs. »</em> Selon lui, cette indépendance permet justement à La France autrement de rassembler des profils très différents politiquement.</p>



<h2 id="h-pourquoi-dominique-de-villepin" class="wp-block-heading">Pourquoi Dominique de Villepin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est l’autre grand sujet de cet entretien : <strong>la présidentielle.</strong> Gildas Vieira annonce officiellement le<strong> soutien de La France autrement à une éventuelle candidature de Dominique de Villepin.</strong> <em>« On a décidé de porter notre énergie pour le faire gagner. »</em> Un choix qu’il décrit comme <em>« réfléchi et pragmatique ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac représente, selon lui, une figure capable de dépasser les clivages traditionnels. <em><strong>« Il se positionne aujourd’hui au-delà des partis et au-dessus des partis. »</strong></em> Gildas Vieira insiste notamment sur le positionnement international de Dominique de Villepin, <a href="https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000004238/discours-de-dominiquedevillepin-a-l-onu-en-2003-contre-une-intervention-militaire-en-irak.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">en particulier son opposition à la guerre en Irak en 2003.</a> <em><strong>« On a besoin d’hommes de paix. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le responsable politique blésois revendique également une volonté de rupture avec le macronisme sans basculer vers les extrêmes. <strong><em>« Ni l’extrême gauche mélenchoniste, ni le Rassemblement national. »</em></strong> Il critique également les figures jugées trop proches de l’actuel pouvoir présidentiel. <em>« Des noms comme Gabriel Attal ou Édouard Philippe restent dans la même mouvance. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour concrétiser ce soutien, La France autrement a créé un premier comité local baptisé <em>Blois 1 – La France humaniste</em>. <em>« Tout ça est officiel »</em>, confirme Gildas Vieira, en lien avec la structure soutenant Dominique de Villepin. <em><strong>« On est sur une dynamique nationale. »</strong></em> L’objectif affiché : fédérer localement autour d’une candidature de rassemblement.</p>



<h2 id="h-la-perspective-des-legislatives" class="wp-block-heading">La perspective des législatives</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Gildas Vieira n’écarte pas <strong>l’idée de se présenter dans la première circonscription du Loir-et-Cher,</strong> <strong>mais conditionne clairement cette possibilité à une victoire présidentielle de Dominique de Villepin.</strong> Il estime qu’un président nouvellement élu aurait besoin d’une majorité et de relais implantés localement. Mais il reconnaît aussi connaître les réalités des appareils politiques et des investitures nationales. <em>« On n’est pas dupes des gens qui rejoindront après coup le mouvement s’il devient très bien positionné. »</em></p>



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		<title>Peut-on prévoir l’été ? À Blois, une soirée météo pour comprendre ce que disent les prévisions</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2026 07:17:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Canicule durable, été orageux, saison humide : chaque printemps, les prévisions pour l’été bourgeonnent. Cartes colorées, tendances alarmistes ou annonces de chaleur « historique » se multiplient plusieurs semaines avant les vacances. Mais que valent réellement ces projections ? Peut-on véritablement anticiper l’été à l’avance ? Mardi 2 juin (20h), Blois Capitale accueillera une soirée &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/peut-on-prevoir-lete-a-blois-une-soiree-meteo-pour-comprendre-ce-que-disent-les-previsions">Peut-on prévoir l’été ? À Blois, une soirée météo pour comprendre ce que disent les prévisions</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Canicule durable, été orageux, saison humide : chaque printemps, les prévisions pour l’été bourgeonnent. Cartes colorées, tendances alarmistes ou annonces de chaleur « historique » se multiplient plusieurs semaines avant les vacances. Mais que valent réellement ces projections ? <strong>Peut-on véritablement anticiper l’été à l’avance ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mardi 2 juin (20h), <a href="https://apps.apple.com/fr/app/blois-capitale/id6447075686" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Blois Capitale</a></strong> accueillera une soirée consacrée à cette question aussi populaire que complexe. Expert en météorologie et chasseur d’orages, <strong><a href="https://bloiscapitale.com/previsions-meteo-modeles-ia-incertitudes-thibaud-meriel-decrypte" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Thibaud Mériel</a></strong> proposera au public une plongée dans les mécanismes des prévisions saisonnières, entre science atmosphérique, probabilités et observation du ciel.</p>



<h2 id="h-une-question-devenue-centrale-avec-le-rechauffement-climatique" class="wp-block-heading">Une question devenue centrale avec le réchauffement climatique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’intérêt croissant pour les prévisions d’été ne relève plus uniquement de la curiosité. Les épisodes extrêmes se multiplient, les vagues de chaleur s’installent plus tôt dans l’année et les conséquences touchent désormais de nombreux secteurs : agriculture, viticulture, tourisme, événements culturels ou simples activités extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, prévoir l’été ne signifie pas annoncer le temps qu’il fera un jour précis. <em>« La prévision saisonnière propose des normales climatologiques. <strong>On parle surtout de variations et d’écarts-types</strong> par rapport à une normale, et non d’une prévision brute et précise. »</em> Autrement dit, les météorologues ne cherchent pas à déterminer s’il fera exactement 28 °C un après-midi de juillet à Blois. Ils tentent plutôt d’<strong>estimer si l’ensemble de la saison a davantage de chances d’être plus chaude, plus humide ou plus instable que la normale.</strong> <em>« On prévoit qu’en moyenne, sur une large période, il fera plus doux ou plus frais qu’une certaine normale. »</em></p>



<h2 id="h-entre-science-atmospherique-et-probabilites" class="wp-block-heading">Entre science atmosphérique et probabilités</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Thibaud Mériel, <strong>la prévision saisonnière repose autant sur la science que sur les probabilités.</strong> <em>« Quand on fait une prévision qui va au-delà de quelques semaines, on entre forcément dans le domaine de la probabilité. »</em> Les météorologues s’appuient ainsi sur <strong>d’immenses ensembles de données</strong> : températures océaniques, circulation des vents, pression atmosphérique, comportement des anticyclones ou anomalies climatiques mondiales. Mais plus l’échéance s’éloigne, plus l’incertitude augmente. <em>« On n’est plus vraiment dans une science atmosphérique exacte, avec une analyse parfaitement déterministe de la circulation. »</em> L’un des éléments les plus complexes concerne justement le positionnement des grands centres d’action atmosphériques. <em><strong>« Tout est une question d’horlogerie fine. »</strong></em></p>



<h2 id="h-le-role-decisif-des-anticyclones-et-des-gouttes-froides" class="wp-block-heading">Le rôle décisif des anticyclones et des « gouttes froides »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avec le réchauffement climatique, les grandes circulations atmosphériques se déplacent peu à peu</strong>. La cellule de Hadley — qui participe à la formation des zones chaudes et anticycloniques subtropicales — tend ainsi à remonter vers le nord. Pour l’Europe, tout dépend ensuite de la position exacte des hautes pressions. <strong>Si l’anticyclone se place sur la France, il peut installer un temps durablement chaud et sec. S’il remonte trop au nord, il peut au contraire laisser circuler sous lui des gouttes froides</strong> : de petites dépressions isolées, capables d’apporter un temps instable, orageux et parfois frais pendant plusieurs jours.L’été 2021 en reste un exemple marquant. <em>« On a eu un temps plutôt instable, avec une tendance ressentie plutôt fraîche, malgré des températures légèrement au-dessus des normales saisonnières. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’un des grands sujets des prévisions saisonnières reste également l’influence des océans</strong>. Parmi les phénomènes les plus connus figure <strong>El Niño</strong>, une anomalie chaude des eaux de surface du Pacifique équatorial. <em>« On observe une sorte de langue chaude qui s’étire depuis l’Amérique du Sud vers l’Asie »</em>, résume Thibaud Mériel. Ces variations modifient notamment les alizés — les vents équatoriaux — et influencent ensuite la circulation atmosphérique à l’échelle mondiale. Mais leurs conséquences sur l’Europe restent difficiles à interpréter précisément. <strong><em>« L’influence existe inévitablement, mais son incidence est extrêmement difficile à déterminer. »</em></strong> Les météorologues travaillent donc davantage sur des tendances statistiques que sur des liens directs de cause à effet.</p>



<h2 id="h-une-soiree-pour-apprendre-a-regarder-le-ciel-autrement" class="wp-block-heading">Une soirée pour apprendre à regarder le ciel autrement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des parties les plus concrètes de la soirée concernera <strong>l’observation directe du ciel</strong>, une pratique que Thibaud Mériel considère encore <strong>extrêmement utile.</strong> <em>« Un ciel qui se voile avec un temps chaud et lourd peut indiquer une dégradation dans les prochaines heures ou les prochains jours. »</em> Les cumulus qui bourgeonnent dès la mi-journée annoncent souvent des orages futurs. Les enclumes orageuses — ces immenses voiles nuageux très élevés — signalent parfois un orage situé à plusieurs dizaines de kilomètres. <em><strong>« Lorsqu’on voit arriver cette enclume en été, cela peut signifier qu’un orage n’est pas très loin. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le déplacement des nuages constitue également un indice précieux. Dans certaines situations dites de <em>« marais barométrique »</em>, l’atmosphère semble figée. <em><strong>« Quand on observe un cumulus qui reste quasiment immobile mais qui commence à grossir lentement, on peut comprendre que l’atmosphère devient instable. »</strong></em> Les fameux cumulus congestus, énormes masses blanches bourgeonnantes, annoncent souvent des développements orageux. <strong><em>« C’est un cumulus “dopé aux hormones”. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le passage des fronts atmosphériques permet également de lire les changements de temps à venir. Derrière un front froid, les températures chutent rapidement et un ciel de traîne très changeant s’installe. <em><strong>« On peut avoir du soleil pendant vingt minutes puis se retrouver sous une forte averse quarante minutes plus tard. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette rencontre, Blois Capitale proposera moins une conférence technique qu’un moment de vulgarisation accessible autour d’une question qui touche tout le monde : <strong>comment comprendre la météo qui nous entoure ?</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/meteo-1024x683.png" alt="Soirée météo" class="wp-image-33634" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/meteo-1024x683.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/meteo-300x200.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/meteo-768x512.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/meteo.png 1536w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 id="h-soiree-meteo-prevoir-l-ete" class="wp-block-heading">Soirée météo : « Prévoir l’été »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">📍 Blois Capitale — 16 rue Émile-Laurens à Blois<br>📅 Mardi 2 juin 2026<br>🕗 De 20h à 22h<br>🆓 Entrée libre<br>✉️ Inscription via <a>bloiscapitale@gmail.com</a> ou directement à la boutique</p>



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		<title>Entre permanences d’écoute et conférence-débat : PAB41 veut aider les parents à « desserrer l’étau »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 15:34:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le jeudi 28 mai prochain, l’Espace Jorge-Semprún, à Blois, accueillera une conférence-débat gratuite avec le pédopsychiatre et psychanalyste Bernard Golse autour d’une question devenue profondément contemporaine : comment être parent aujourd’hui, au milieu des recommandations contradictoires, des injonctions éducatives permanentes et d’une fatigue familiale souvent silencieuse ? Organisée par l’association blésoise PAB41 – Les Pâtes &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le jeudi 28 mai prochain, l’Espace Jorge-Semprún</strong>, à Blois, accueillera une <strong>conférence-débat gratuite</strong> avec le pédopsychiatre et psychanalyste <strong>Bernard Golse</strong> autour d’une question devenue profondément contemporaine : <strong>comment être parent aujourd’hui,</strong> au milieu des recommandations contradictoires, des injonctions éducatives permanentes et d’une fatigue familiale souvent silencieuse ?</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="722" height="1020" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-34.png" alt="" class="wp-image-33557" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-34.png 722w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-34-212x300.png 212w" sizes="auto, (max-width: 722px) 100vw, 722px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Organisée par l’association blésoise <strong>PAB41 – Les Pâtes au Beurre</strong>, cette soirée prolongera un travail mené toute l’année dans une relative discrétion : <strong>accueillir des parents en difficulté, sans rendez-vous, anonymement, gratuitement, autour d’une table de cuisine, avec des professionnels du soin.</strong> Car derrière les discours sur la parentalité positive, les conseils éducatifs omniprésents et les méthodes diffusées à longueur de réseaux sociaux, ce sont souvent les mêmes phrases qui reviennent dans les permanences de l’association : <strong><em>« Je n’y arrive plus. » « Je n’en peux plus. »</em></strong> Des paroles d’épuisement, parfois de culpabilité, que les accueillants entendent depuis trois ans dans cette antenne blésoise inspirée d’un dispositif né à Nantes il y a plus de vingt-cinq ans.</p>



<h2 id="h-une-cuisine-plutot-qu-un-cabinet" class="wp-block-heading">Une cuisine plutôt qu’un cabinet</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Les Pâtes au Beurre »</em></strong>, à l’origine, est une idée développée par la psychologue et psychanalyste <strong>Sophie Marinopoulos. </strong>Confrontée aux délais d’attente dans les structures médico-psychologiques pour enfants, elle imagine <strong>un lieu capable d’accueillir rapidement les familles.</strong> <em>« Elle avait fait le constat qu’il y avait un manque pour recevoir assez rapidement des familles, des parents qui demandaient de l’aide pour leur enfant »</em>, explique <strong>Frédéric Tagu,</strong> président de PAP41. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nom, original et amusant, n’a rien d’anodin. <strong>La fondatrice avait <em>« troqué son bureau pour une cuisine »</em></strong><em>.</em> Une manière de <strong>casser les codes du cabinet classique pour créer un espace plus simple, plus humain, moins intimidant.</strong> À Blois, le principe reste le même. Les familles sont reçues autour d’une table de cuisine, dans un cadre volontairement convivial. <em>« On y tient »</em>, insiste Frédéric Tagu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois permanences sont aujourd’hui proposées chaque semaine : <strong>le lundi de 17h30 à 19h30, le mercredi après-midi (15h-17h) et le jeudi matin, de 10h à midi.</strong> Les parents peuvent venir seuls, en couple, avec leurs enfants, leurs adolescents, sans inscription préalable. <em>« On vient comme ça, on sonne, on rentre. »</em> <strong>L’accueil est gratuit, anonyme</strong> et assuré par des professionnels diplômés : psychologues, psychanalystes ou psychomotriciens. <strong>Deux accueillants sont présents à chaque permanence.</strong> </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="721" height="1020" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-35.png" alt="" class="wp-image-33558" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-35.png 721w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-35-212x300.png 212w" sizes="auto, (max-width: 721px) 100vw, 721px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous ne donnons pas de conseils »</em>, préviennent-ils. Leur travail consiste plutôt à ouvrir des espaces de réflexion avec les familles, sans imposer de méthode. <em><strong>« Les parents arrivent souvent avec une demande de solution immédiate. Notre travail, c’est plutôt d’essayer de penser avec eux ce qui se passe »</strong></em>, explique la psychologue<strong> Claude Landsberg.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’un parent évoque un adolescent qui ne veut plus aller au collège ou un enfant devenu impossible à gérer à la maison, il ne s’agit pas de distribuer un protocole clé en main. <em>« On essaye d’ouvrir des espaces de pensée »</em> dans une époque saturée de recommandations éducatives contradictoires. <em><strong>« Sur Internet, on trouve un tas de choses. Les parents essayent de mettre en place ces conseils-là et quand ça ne marche pas, ils se sentent très dévalorisés. »</strong></em> Dans les permanences, les accueillants voient ainsi arriver des parents épuisés, persuadés d’être de <em>« mauvais parents »</em> parce qu’ils n’arrivent pas à appliquer ce qu’ils lisent ou entendent partout.</p>



<h2 id="h-les-parents-se-sentent-coupables" class="wp-block-heading">« Les parents se sentent coupables »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’épuisement parental est devenu central dans de nombreuses situations. <em>« Le “je n’en peux plus”, c’est quelque chose qui revient souvent »</em>, constate Claude Landsberg. Le déclencheur est fréquemment lié à l’école. <em>« Les familles savent parfois depuis longtemps qu’il faudrait venir, mais elles repoussent. Et puis il se passe quelque chose à l’école, ou ailleurs, et là elles se disent qu’il faut y aller. »</em> <strong>Pour certains parents, la permanence devient un lieu de respiration.</strong> Les deux heures d’accueil sont souvent utilisées presque entièrement. Certains reviennent plusieurs fois par semaine, d’autres disparaissent pendant plusieurs mois avant de revenir donner des nouvelles. <em><strong>« Il n’y a aucune obligation. Les parents décident eux-mêmes s’ils reviennent ou non. </strong>Être parent, c’est une responsabilité, mais ce n’est pas une culpabilité. »</em></p>



<h2 id="h-un-accueil-collectif-parfois-inattendu" class="wp-block-heading">Un accueil collectif parfois inattendu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les accueillants ne savent jamais combien de familles vont arriver. <strong>Certaines permanences se déroulent avec une seule famille. D’autres réunissent plusieurs parents autour de la même table. </strong><em>« Quelquefois, il y a deux, trois, quatre familles »</em>, explique Frédéric Tagu. Cette dimension collective participe aussi au sentiment de ne plus être seul face aux difficultés. <em>« On le sent physiquement : il y a une communauté de gens qui viennent partager quelque chose. »</em></p>



<h2 id="h-desserrer-un-peu-l-etau" class="wp-block-heading">« Desserrer un peu l’étau »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La conférence avec Bernard Golse</strong>, ce jeudi, s’inscrit directement dans ces questionnements. Ancien chef du service de pédopsychiatrie de l’hôpital Necker à Paris, pédopsychiatre reconnu, psychanalyste et spécialiste des liens précoces, Bernard Golse travaille depuis longtemps sur les rapports entre développement de l’enfant, environnement relationnel et neurosciences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les organisateurs, l’objectif n’est pas de proposer une nouvelle méthode éducative miracle. <em>« Notre demande, c’est plutôt : <strong>comment aider les parents à se repérer dans ce fatras de méthodes et de théories ? »</strong></em> Les accueillants refusent les oppositions caricaturales entre neurosciences et approches plus humanistes. <em>« Bernard Golse essaye justement de faire dialoguer les choses. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, l’objectif des Pâtes au Beurre semble moins être d’apporter des réponses définitives que de permettre aux parents de retrouver un peu d’espace psychique. <em><strong>« Desserrer un peu l’étau »,</strong></em> résume Frédéric Tagu. L’association insiste d’ailleurs sur une idée : <strong>il n’existe pas une bonne manière unique d’être parent</strong>.<em> « Chacun doit trouver sa route de parent, en fonction de son histoire, de ses transmissions familiales. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte où <strong>de nombreux parents disent se sentir jugés, observés ou constamment évalués,</strong> cette parole-là explique sans doute une partie du succès rencontré par les permanences blésoises. Le 28 mai prochain, à l’Espace Jorge-Semprún, la conférence avec Bernard Golse prolongera cette réflexion collective autour d’une question finalement très simple : <strong>comment continuer à être parent sans se perdre soi-même ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour en savoir plus : <strong><em><a href="https://www.lespatesaubeurre.fr/antenne-blois/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lespatesaubeurre.fr/antenne-blois</a></em></strong></p>



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		<title>Eau potable : le tritium dans la Loire relance la question des pollutions invisibles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 15:09:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois, l’eau du robinet reste soumise aux contrôles sanitaires réglementaires. Mais la surveillance citoyenne menée par Sortir du Nucléaire 41 et l’ACRO interroge la présence de tritium, marqueur des rejets radioactifs dans la Loire. Pour Didier Narbeburu, préleveur volontaire, le sujet dépasse la seule question nucléaire : il renvoie à la transparence des rejets, &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/eau-potable-le-tritium-dans-la-loire-relance-la-question-des-pollutions-invisibles">Eau potable : le tritium dans la Loire relance la question des pollutions invisibles</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>À Blois, l’eau du robinet reste soumise aux contrôles sanitaires réglementaires. Mais la surveillance citoyenne menée par <strong>Sortir du Nucléaire 41 et l’<a href="https://www.acro.eu.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ACRO</a></strong> interroge la <strong>présence de tritium</strong>, marqueur des rejets radioactifs dans la Loire. Pour <strong>Didier Narbeburu,</strong> préleveur volontaire, le sujet dépasse la seule question nucléaire : il renvoie à la transparence des rejets, à la protection de la ressource et au rôle des citoyens dans <a href="https://bloiscapitale.com/le-tritium-present-dans-notre-eau-potable-inquiete" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la gestion de l’eau.</a></em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’eau arrive au robinet</strong> sans bruit. À Blois, comme ailleurs, elle appartient à ces évidences quotidiennes : boire, cuisiner, se laver, arroser. Derrière ce geste ordinaire se tient <strong>une chaîne technique, sanitaire et environnementale complexe</strong>. L’eau distribuée sur le secteur provient de la Loire et de forages situés à Vineuil, au lieu-dit Pimpeneau, dans les calcaires de Beauce. En 2023, l’usine des eaux a produit 4 648 938 m³ pour les communes de Blois, La Chaussée-Saint-Victor et Villebarou, selon le rapport annuel d’Agglopolys sur le prix et la qualité du service public de l’eau potable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette eau est contrôlée.</strong> La qualité radiologique des eaux destinées à la consommation humaine fait l’objet d’un contrôle spécifique mis en œuvre par les Agences régionales de santé. <strong>La réglementation française retient notamment l’activité en tritium comme indicateur de contamination d’origine humaine. Au-delà de 100 becquerels par litre, des investigations doivent être engagées</strong> afin d’identifier et de quantifier d’éventuels radionucléides artificiels et rechercher les causes de la contamination. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande, pour sa part, une valeur-guide de 10 000 Bq/L pour le tritium dans l’eau de boisson.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La<strong> présence de tritium n’est donc pas, en soi, synonyme d’alerte sanitaire immédiate.</strong> Mais elle peut signaler <strong>une contamination d’origine humaine</strong>. C’est précisément sur ce terrain que <strong>Didier Narbeburu,</strong> président de <strong><a href="https://www.facebook.com/sortirdunucleaire41/?locale=fr_FR" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sortir du Nucléaire 41</a></strong> et <strong>préleveur volontaire d’eau de Loire,</strong> souhaite placer le débat. Car la Loire n’est pas seulement un fleuve patrimonial ou touristique, elle est aussi une ressource exploitée, prélevée, refroidissante, rejetante, agricole, potable. <strong>Un fleuve qui concentre plusieurs usages et plusieurs vulnérabilités.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2658-1024x768.jpeg" alt="Loire Blois" class="wp-image-27247" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2658-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2658-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2658-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2658-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2658-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-loire-a-la-fois-ressource-et-exutoire">La Loire, à la fois ressource et exutoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En amont de Blois, <strong>la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux</strong> occupe une place particulière dans le paysage ligérien. Pour 2023, le rapport environnemental annuel du <a href="https://annuaire-entreprises.data.gouv.fr/etablissement/55208131715446" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CNPE de Saint-Laurent</a> indique une restitution au milieu aquatique de 62,83 millions de m³ d’eau de refroidissement, soit <strong>83,6 % par rapport au prélèvement.</strong> La consommation, correspondant principalement à l’eau évaporée dans les tours aéroréfrigérantes, est évaluée à 12,6 millions de m³ sur l’année. </p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette question quantitative s’ajoute celle des rejets. En septembre 2025, le registre mensuel des <strong>rejets radioactifs</strong> de Saint-Laurent-des-Eaux mentionne, pour Saint-Laurent B, un volume rejeté de 9 250 m³ pour les rejets radioactifs liquides du mois, avec notamment 1,500E+06 MBq de tritium déclarés, dans le cadre des limites annuelles applicables.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_7094-1024x768.jpeg" alt="centrale nucléaire de Saint-Laurent-Nouan" class="wp-image-16200" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_7094-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_7094-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_7094-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_7094-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_7094-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ces rejets sont réglementés.</strong> <strong>Ils sont déclarés, mesurés, comparés à des limites.</strong> La question posée par Didier Narbeburu est cependant plus opérationnelle : <strong>les collectivités et services d’eau situés en aval disposent-ils d’une information suffisamment précise, lisible et utilisable au moment où ces rejets ont lieu ?</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-prelevements-citoyens-pour-suivre-le-tritium">Des prélèvements citoyens pour suivre le tritium</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Didier Narbeburu ne se présente pas comme un expert. Il insiste au contraire sur <strong>sa position de citoyen.</strong> <em>« Moi, je suis préleveur volontaire, consommateur d’eau, et je prélève des échantillons d’eau que j’envoie à l’ACRO »</em>, résume-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ACRO, l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest, est un laboratoire indépendant né <strong>dans le contexte post-Tchernobyl</strong>. Sur son site, l’association indique organiser régulièrement des campagnes de prélèvements tout au long de l’année, sur le littoral de la Manche comme sur différents cours d’eau, afin de faire analyser des échantillons environnementaux dans son laboratoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans le Loir-et-Cher, cette surveillance citoyenne est portée par Sortir du Nucléaire 41</strong>. <em>« C’est tout un réseau de préleveurs volontaires »</em>, explique Didier Narbeburu. Lui dit participer à ces prélèvements depuis <em>« au moins trois ans ».</em> Le principe est simple : <strong>prélever, transmettre, analyser, comparer.</strong> Mais l’interprétation demande prudence. Les prélèvements citoyens ne remplacent pas les contrôles officiels. Ils ne bénéficient pas toujours de la même fréquence, ni du même maillage, ni du même statut réglementaire. Ils ont cependant <strong>une fonction démocratique : faire apparaître des signaux, documenter des variations, poser des questions publiques.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Ce n’est pas tant tel niveau à tel moment qui compte, mais <strong>l’évolution, et s’il y a des pics d’alerte sur lesquels il faut se mobiliser »</strong></em>, avance Didier Narbeburu. <em><strong>« Ce que l’on peut demander aux élus locaux,</strong> c’est de faire pression avec d’autres collectivités qui s’approvisionnent également dans la Loire pour <strong>demander à ce qu’EDF, quand il fait des lâchages de polluants, de radioéléments, de tritium, les déclare de façon à ce qu’on ne pompe pas à ce moment-là.</strong> Ne serait-ce que cela. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-tritium-marqueur-discret-des-rejets-nucleaires">Le tritium, marqueur discret des rejets nucléaires</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le tritium est un isotope radioactif de l’hydrogène. <strong>Il peut se retrouver sous forme d’eau tritiée, ce qui le rend particulièrement mobile dans l’environnement.</strong> <em>« Dans les nappes d’eau, en général, en France, on tourne autour de 2 becquerels par litre, pas plus »,</em> indique Didier en se référant aux ordres de grandeur couramment évoqués pour la radioactivité naturelle. <em><strong>« Au-dessus de 10, là, il n’y a pas de doute : il y a une pollution, il y a une contamination radioactive quelque part. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-16-bq-l-en-septembre-2025">16 Bq/L en septembre 2025</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Didier Narbeburu, un échantillon d’eau du robinet prélevé à Blois en septembre 2025 et transmis à l’ACRO aurait révélé <strong>une concentration de 16 Bq/L de tritium.</strong> <em>« À Blois, l’eau du robinet contient du tritium. Est-ce que c’est un problème ? Voilà, c’est la question »</em>, dit-il. Sa réponse tient en une nuance : <em><strong>« Oui, c’est un problème à partir du moment où l’on admet que des faibles doses répétées et cumulées peuvent présenter, à terme, un danger pour les populations. »</strong></em> Les concentrations sont très inférieures à la référence réglementaire de 100 Bq/L. Mais les associations antinucléaires demandent de ne pas réduire la discussion à la seule conformité réglementaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données mensuelles de rejets radioactifs sont publiées. Mais la question soulevée par SDN 41 porte sur un autre niveau d’information : non seulement savoir qu’il y a eu des rejets dans le mois, mais pouvoir connaître, de façon opérationnelle, <strong>les jours de rejet afin que les services d’eau puissent au préalable adapter leurs prélèvements.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-nucleaire-mais-pas-seulement">Le nucléaire, mais pas seulement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Didier Narbeburu, l’eau tritiée n’est qu’une entrée dans un sujet plus vaste : celui des pollutions multiples. <em>« Il faut sortir des approches en silo. »</em> Il évoque <strong>les pesticides, les PFAS, les microplastiques, </strong>mais aussi les <strong>pollutions agricoles</strong> et la dégradation générale de la ressource. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Son raisonnement rejoint une inquiétude plus large : <strong>lorsque les ressources se dégradent, la réponse consiste souvent à traiter, mélanger, diluer, interconnecter les réseaux.</strong> Or cette logique peut permettre de revenir sous les seuils sans supprimer la pollution à la source. <em><strong>« Cette affaire de mélanger ou de diluer pour faire baisser les seuils, c’est une course en avant »</strong></em>, estime-t-il. «<em> Il y a une incidence sanitaire, mais aussi une incidence économique. On a un avenir où l’on s’expose à devoir <strong>payer de plus en plus pour s’assurer l’accès à une eau de qualité,</strong> quelle que soit l’origine des polluants. L’eau est un problème majeur. Ici, on le vit. <strong>C’est une ressource qui est menacée. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Que faire ? Sa réponse tient en deux verbes : <strong>s’informer et questionner.</strong> S’informer sur les pollutions, les contrôles, les normes, les rejets. Questionner les élus qui siègent dans les instances de gestion de l’eau. Demander si les prélèvements sont faits avant ou après mélange. Demander si les collectivités en aval peuvent être informées plus précisément des périodes de rejets. Demander comment protéger les captages et les têtes de source. <strong><em>« Une des conclusions, c’est cela : s’informer, se documenter ; questionner les élus locaux ; mais surtout sortir de l’espèce de passivité dans laquelle on est. »</em></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/eau-potable-le-tritium-dans-la-loire-relance-la-question-des-pollutions-invisibles">Eau potable : le tritium dans la Loire relance la question des pollutions invisibles</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Cambriolée, ruinée, mais pas résignée : Laurène Bailly veut relancer sa ferme bio</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 13:44:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans les rues de Blois, Laurène Bailly, 39 ans, fait aujourd’hui la manche pour tenter de tenir. Installée depuis 2011 à la ferme des Grotteaux, à Huisseau-sur-Cosson, cette maraîchère bio a vu son exploitation s’arrêter net après deux cambriolages survenus en 2025, à quelques semaines d’écart. Depuis, la ferme ne produit plus. Privée de ses &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/cambriolee-ruinee-mais-pas-resignee-laurene-bailly-veut-relancer-sa-ferme-bio">Cambriolée, ruinée, mais pas résignée : Laurène Bailly veut relancer sa ferme bio</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Dans les rues de Blois, <strong>Laurène Bailly</strong>, 39 ans, fait aujourd’hui la manche pour tenter de tenir. Installée depuis 2011 à la <strong>ferme des Grotteaux, à Huisseau-sur-Cosson</strong>, cette <strong><a href="https://www.facebook.com/fermedesgrotteaux/?locale=fr_FR" target="_blank" rel="noreferrer noopener">maraîchère bio</a></strong> a vu son exploitation s’arrêter net après <strong>deux cambriolages survenus en 2025</strong>, à quelques semaines d’écart. Depuis, la ferme ne produit plus. Privée de ses tracteurs, de sa voiture, de son matériel, d&rsquo;équipements de la maison, confrontée ensuite à la coupure de l’électricité puis à l’impossibilité de remettre seule le site en état, elle a craqué moralement et quitté les lieux pour vivre chez ses parents avec son petit garçon. <strong>Sur place, les serres, les bâtiments et les dépendances sont toujours là, mais tout dit l’arrêt</strong> : champs envahis, maison dégradée par des squats, équipements manquants, activité suspendue. <strong>En quelques semaines, une exploitation construite sur quinze ans </strong>(depuis ses 23 ans) <strong>a basculé dans l’abandon.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-1024x768.jpeg" alt="ferme des Grotteaux" class="wp-image-32792" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, Laurène Bailly dit vouloir repartir, <strong>relancer la ferme des Grotteaux.</strong> À condition de retrouver un minimum de matériel, de trésorerie et de moyens. Et c&rsquo;est là que chacun, chacune peut apporter sa pierre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ferme-achetee-en-2010-lancee-seule-en-2011">Une ferme achetée en 2010, lancée seule en 2011</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La ferme des Grotteaux</strong> n’est pas une exploitation reprise dans la continuité d’une histoire familiale. <strong>Laurène Bailly l’a achetée le 16 novembre 2010</strong> pour s’y installer officiellement le 1er janvier 2011, avec un objectif immédiat : produire des légumes dès le printemps suivant pour alimenter une AMAP. Au moment de l’acquisition, rien ou presque n’était en place. <em>« Il n’y avait pas de clôture, il n’y avait pas de serre, il n’y avait pas de forage »</em>, dit-elle. Les anciens propriétaires avaient eu des moutons et un peu de vigne, mais étaient retraités depuis des années. Mais la volonté était là. <em><strong>« En six mois, je me suis installée. »</strong></em> Le site représente <strong>2,5 hectares, avec la maison, le bâti et les champs. </strong>Aujourd’hui, précise-t-elle, <strong>l’ensemble est payé.</strong> Le prêt principal avait été contracté sur quinze ans ; le prêt d’entreprise, sur sept ans, était soldé depuis longtemps.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-1024x768.jpeg" alt="ferme des Grotteaux" class="wp-image-32791" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-projet-agricole-a-taille-humaine-sans-grosse-structure">Un projet agricole à taille humaine, sans grosse structure</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Laurène Bailly décrit <strong>une ferme volontairement maintenue à une échelle modeste</strong>. <em>« Moi, c’était un choix de ne pas prendre d’employé, et puis de ne pas avoir non plus une grosse structure. »</em> <strong>Elle travaille seule, avec ponctuellement des stagiaires et du woofing.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La production est diversifiée : <strong>courgettes, concombres, tomates, aubergines, poivrons, carottes, radis, salades, pommes de terre, haricots.</strong> L’objectif est de composer <strong>des paniers</strong> de légumes. Une partie de l’activité passe par l’AMAP pendant plusieurs années. <em>« Pendant sept ans, j’ai fait les paniers »</em>, résume-t-elle. À cela s’ajoutent <strong>de la vente à la ferme, des marchés, des surplus écoulés localement,</strong> ainsi qu’un peu de fruit : <strong>pommes, mirabelles, quetsches, cerises.</strong> Deux poulaillers sont construits, pour aller jusqu’à <strong>200 poules.</strong> Un volet ensuite réduit, notamment après la naissance de son fils.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="680" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33-1024x680.png" alt="" class="wp-image-32801" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33-1024x680.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33-300x199.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33-768x510.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33-1536x1020.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">La ferme des Grotteaux en 2021</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-formation-locale-entre-maraichage-environnement-et-animation-nature">Une formation locale, entre maraîchage, environnement et animation nature</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Originaire de Vineuil,</strong> Laurène Bailly inscrit son parcours dans une histoire locale. Son père a été boucher-charcutier et éleveur de vaches à Vineuil ; son grand-père tenait auparavant la boucherie familiale. Elle suit pour sa part une autre voie, mais sans rompre avec le travail de la terre. Elle passe par le <strong>lycée horticole de Blois,</strong> où elle prépare un bac professionnel en production horticole, option production légumière et florale, avec mention européenne. Elle effectue un stage chez un maraîcher de Vineuil, puis un autre aux Pays-Bas dans des serres. Elle poursuit ensuite avec un <strong><a href="https://www.onisep.fr/ressources/univers-formation/formations/post-bac/btsa-gestion-et-protection-de-la-nature" target="_blank" rel="noreferrer noopener">BTS Gestion et protection de la nature.</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son esprit, <strong>agriculture et environnement ne s’opposent jamais</strong>. Hors de question d&rsquo;utiliser un pesticide. <em><strong>« On travaille le sol, on protège la biodiversité,</strong> on est dans un environnement et il faut le préserver pour le futur. »</em> Laurène évoque aussi son goût pour la transmission : <em>« J’aime bien parler, j’aime bien animer. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-huisseau-un-lieu-de-production-mais-aussi-de-vie">À Huisseau, un lieu de production, mais aussi de vie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autour des cultures, elle avait aussi développé d’autres présences : chevaux, basse-cour, oies, dindon. La ferme des Grotteaux, c&rsquo;est sa maison, son espace, une vie avec des animaux, des saisons, un cadre de vie idéal pour son fils. <em><strong>« Mon père me dit de vendre la ferme. Mais moi, je ne veux pas</strong>. Elle est finie de payer. <strong>C’est ma maison. Mon fils est né ici. C’est un beau lieu,</strong> c’est agréable quand tout est en état, c’est <strong>magnifique à vivre. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-parcours-ornithologique-aussi">Un parcours ornithologique aussi</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des particularités de la ferme des Grotteaux tenait aussi à <strong>un parcours ornithologique mis en place avec la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO)</strong>. Des bornes avaient été installées. L’idée était cohérente avec le parcours de Laurène Bailly, <strong>entre maraîchage bio, observation du vivant et sensibilisation.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-1024x768.jpeg" alt="ferme des Grotteaux - Laurène Bailly" class="wp-image-32789" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-deux-cambriolages-en-2025">Deux cambriolages en 2025</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le point de rupture tient en deux épisodes successifs, deux cambriolages, en mai 2025. <em>« Il y a eu un premier cambriolage où on a volé un tracteur ainsi qu&rsquo;un outil. »</em> Puis les auteurs reviennent peu après. <em><strong>« Ils sont revenus quelques semaines après, et là ils ont tout pris. Ils ont pris l’autre tracteur, la voiture, tout, vraiment tout ! »</strong></em>, explique-t-elle, les larmes aux yeux. Aux tracteurs et à la voiture s’ajoutent de nombreux outils et équipements, agricoles ou domestiques. Elle cite notamment du matériel d’atelier, un chauffe-eau, des radiateurs, la chaudière… Une immense partie de ces biens ne sera pas indemnisée. <strong>Le préjudice total est évalué par elle à environ 55 000 euros. L’assurance, dit-elle, ne lui a versé que 1 747 euros, <em>« pour juste quelques outils »</em></strong>. Beaucoup d’éléments volés ne sont pas pris en compte, soit parce qu’ils n’étaient pas couverts de manière adéquate, soit parce qu’ils étaient anciens et sans facture.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-enquete-sans-suite">Une enquête sans suite</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après le signalement des vols, la gendarmerie intervient rapidement. </strong><em>« En un quart d’heure, ils étaient sur place. Ils ont fait les relevés d’empreintes </em>», raconte Laurène. Dans la maison, elle dit avoir vu des traces nettes, jusque dans la chambre de son fils. Selon elle, les gendarmes lui ont alors indiqué qu’elle avait probablement été observée en amont, le second cambriolage étant survenu pendant une absence de deux jours. <strong>Elle souhaite l’exploitation d’images de vidéosurveillance</strong>. Cette demande n’aboutit pas. <em><strong>« On m’a dit, mot pour mot : “Ça fait bien trop d’heures de visionnage pour nous.” »</strong></em> À ce jour, l’affaire est, selon elle, <em>« classée sans suite ».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-apres-les-vols-l-impossibilite-de-continuer">Après les vols, l’impossibilité de continuer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le choc matériel se double immédiatement d’un blocage concret. Les cambriolages surviennent à un moment décisif du calendrier agricole. <em>« Au mois de mai, c’est là où justement, mai-juin, c’est là où on plante tout. »</em> <strong>Sans tracteur, sans outils, sans capacité d’intervention dans les champs, sans argent, elle ne peut plus suivre.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>« Je n’avais plus d’outils, je ne pouvais plus rien faire dans les champs. »</strong></em> Ce qui était déjà planté tient un temps : <em>« Il y avait des tomates encore, un petit peu, des choses comme ça qui étaient plantées. </em>» Mais très vite, la situation se dégrade encore avec la <strong>coupure de l’électricité.</strong> Or le forage fonctionne à l’électrique. <em>« Sans eau, pas de légumes, ça c’est sûr. »</em> Impossible de continuer. C&rsquo;est le burn-out.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-1024x768.jpeg" alt="ferme des Grotteaux" class="wp-image-32787" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-j-ai-perdu-pied">« J’ai perdu pied »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à ce moment-là que <strong>l’effondrement devient aussi psychique</strong>. Elle part vivre chez ses parents. La ferme, elle, reste en l’état. <em><strong>« J’ai tout laissé. J’ai perdu pied »</strong></em>, dit-elle lorsqu’elle revient sur les semaines qui suivent. Elle emploie aujourd’hui le mot de <strong>dépression,</strong> qu’elle dit ne pas avoir voulu poser tout de suite. <em>« J’en parle maintenant, mais bon au début je ne mettais pas trop un nom dessus. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qu’elle décrit est celui d’un après marqué par la sidération, la répétition des mêmes questions, l’impossibilité de se remettre en mouvement. <em><strong>« Toujours les mêmes questions : pourquoi on m’a fait ça ? Pourquoi ils m’ont tout pris ? Pourquoi on m’a tout cassé ? »</strong></em> Elle ajoute : <em>« On ne le saura jamais. Donc il faut arrêter de penser au pourquoi. <strong>Désormais, il faut penser à l’avenir. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ferme-encore-debout-mais-a-l-arret">Une ferme encore debout, mais à l’arrêt</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur place, le site donne aujourd’hui à voir cette suspension. Les serres sont encore là, les dépendances aussi, le forage existe toujours, mais rien n’est réellement en ordre de fonctionnement. Dans les champs, l’herbe a repris. <em>« Il y a même des petits arbres qui ont poussé. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-1024x768.jpeg" alt="ferme des Grotteaux" class="wp-image-32788" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">ferme des Grotteaux</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La maison, de son côté, n’est plus habitable en l’état. Laurène explique que des passages ont encore eu lieu après les cambriolages, avec à l&rsquo;évidence du squat. De l’eau a coulé dans la maison, des robinets ayant été ouverts en son absence. Le chauffage a disparu. <em><strong>« Ils m’ont pris ma chaudière, ils m’ont pris tous mes radiateurs. Donc je n’ai plus de chauffage. »</strong></em> La jeune femme dit aussi ne plus avoir de <strong>poêle à bois</strong> dans la cuisine. La salle de bain est à reprendre. La porte est endommagée. Des souris sont passées. <em><strong>« Il y a de l’eau noire partout dans la maison »</strong></em>, résume-t-elle. À l’extérieur comme à l’intérieur, tout indique un lieu qui n’est pas ruiné au point d’être perdu, mais qui a été désossé et laissé sans continuité. Il y a du travail, mais tout est encore possible.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-blois-la-manche-pour-tenir">À Blois, la manche pour tenir</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce cauchemar a conduit Laurène à faire la manche</strong> chez <em>Auchan</em>. Éconduite, elle s&rsquo;est déplacée dans le centre-ville de Blois. Car, même si ses parents l’hébergent, eux-mêmes ont des moyens limités. <em>« Il y a mon fils, il y a moi, il y a l’assurance de la maison, la mutuelle, tout ça ils en ont pris la charge. Et il n’y a plus d’argent. Ça m’a fait faire quelque chose de mes journées aussi. »</em> L’image est rude : <strong>une agricultrice bio</strong> installée depuis quinze ans, propriétaire d’une ferme désormais entièrement payée, <strong>réduite à demander de l’aide</strong> dans les rues de Blois <strong>pour acheter de quoi nourrir</strong> sa famille alors que son outil de travail lui a été ôté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ce-qu-il-lui-faudrait-pour-se-relancer">Ce qu’il lui faudrait pour se relancer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour relancer l’activité, <strong>Laurène Bailly estime qu’il lui faudrait environ 30 000 euros.</strong> À cela s’ajoutent environ 6 000 à 6 500 euros de dettes, notamment liées à l’électricité et à son label bio. Sur le plan matériel, elle liste des besoins précis :<strong> un tracteur, un gyrobroyeur, un rotavator, un <a href="https://www.mr-jardinage.com/2025/08/12/le-cover-crop-une-solution-pour-une-agriculture-durable/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cover crop</a>, des outils de base, des graines.</strong> Elle précise qu’elle possède encore un petit semoir poussé, mis à l’abri chez ses parents, et qu’elle n’a pas besoin d’un parc matériel démesuré. <em>« Pas un gros panel d’outils »</em>, mais <strong>le minimum pour travailler.</strong> Sa banque a refusé de lui prêter de l&rsquo;argent. Or, c&rsquo;est le nerf de la guerre. De son combat.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="546" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-1024x546.jpeg" alt="https://www.mr-jardinage.com/2025/08/12/le-cover-crop-une-solution-pour-une-agriculture-durable/" class="wp-image-32786" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-1024x546.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-300x160.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-768x409.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-1536x818.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-2048x1091.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Sur la capacité à repartir, elle se montre nette. <em><strong>« En six mois, même moins de six mois… »</strong></em> Le nettoyage ne l’effraie pas en soi. Dans les champs, dit-elle, la remise en état peut aller assez vite avec les bâches occultantes qu’elle utilisait déjà. Ce qui manque, ce sont <strong>les moyens de relancer</strong> correctement la mécanique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La reprise qu’elle imagine ne serait pas forcément un retour à l’identique. Elle parle d’une production <em>« assez simple »,</em> moins éclatée, <strong>recentrée sur des légumes qu’elle sait produire et vendre : tomates, courgettes, aubergines, poivrons, concombres, haricots, pommes de terre.</strong> Elle évoque aussi l’idée de <strong>l’endive bio, peu présente localement</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur un point, <strong>elle ne veut pas changer : le bio</strong>. <em>« Ah oui, toujours ! »</em> Elle insiste sur sa manière de travailler, <strong>sans pulvérisateur, sans traitements,</strong> y compris ceux autorisés en agriculture biologique. <em>« Même la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bouillie_bordelaise#:~:text=La%20bouillie%20bordelaise%20est%20un,et%20tomate)%20contre%20le%20mildiou." target="_blank" rel="noreferrer noopener">bouillie bordelaise</a> sur mes tomates, je n’en ai jamais fait. »</em> Pour les débouchés, elle cite plusieurs pistes : retrouver une AMAP, reconstituer un réseau de clients le vendredi après-midi et le samedi matin à la ferme, refaire des marchés. Aujourd’hui, Laurène Bailly est prête à repartir. Il lui manque les moyens.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color">>> <strong>Si vous avez des solutions pour Laurène Bailly,</strong> veuillez nous contacter à cette adresse : <strong><em>bloiscapitale@gmail.com</em></strong>. Nous vous transmettrons son numéro de téléphone.</mark></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/cambriolee-ruinee-mais-pas-resignee-laurene-bailly-veut-relancer-sa-ferme-bio">Cambriolée, ruinée, mais pas résignée : Laurène Bailly veut relancer sa ferme bio</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>À Blois, l’association « Bégon &#038; Grégoire, héritages blésois » veut ouvrir un débat sur l’esclavage, la mémoire et l’espace public</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 10:48:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois, une nouvelle association entend faire émerger un débat sur deux figures historiques que tout oppose. D’un côté, Michel Bégon, notable blésois durablement inscrit dans l’espace public, né à Blois et issu d’une famille de robe solidement enracinée. De l’autre, l’abbé Grégoire, évêque constitutionnel de Blois pendant la Révolution, lié à la ville non &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public">À Blois, l’association « Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois » veut ouvrir un débat sur l’esclavage, la mémoire et l’espace public</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">À Blois, une <strong>nouvelle association</strong> entend faire émerger un débat sur deux figures historiques que tout oppose. D’un côté, <strong>Michel Bégon,</strong> notable blésois durablement inscrit dans l’espace public, né à Blois et issu d’une famille de robe solidement enracinée. De l’autre, <strong><a href="https://bloiscapitale.com/de-blois-a-haiti-le-combat-universel-de-l-abbe-gregoire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’abbé Grégoire</a>,</strong> évêque constitutionnel de Blois pendant la Révolution, lié à la ville non par la naissance mais par sa fonction, et resté dans l’histoire comme une figure majeure du combat contre l’esclavage et les préjugés de couleur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lancement public de cette association, baptisée <strong><em>« Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois »</em></strong>, doit passer par une <strong>projection-débat</strong> organisée <strong>mercredi 29 avril </strong>à 20 heures au<strong> <a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma Les Lobis</a></strong> autour de <strong><em>Furcy, né libre</em></strong>, film d’<strong>Abd Al Malik</strong> inspiré d’une histoire vraie et centré sur le combat judiciaire d’un homme tenu en esclavage à l’île Bourbon au début du XIXe siècle. <strong>Le réalisateur sera présent.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="559" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-32.png" alt="" class="wp-image-32776" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-32.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-32-300x164.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-32-768x419.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-begon-amp-gregoire-heritages-blesois">Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’association, formellement créée à la fin du mois de février selon ses fondateurs (Louis Buteau, Catherine Lacassagne, Nicole Loza, Philippe Fioyi Ayikon, et Jean-Marie Génard), ne se présente pas comme un collectif de déboulonnage ni comme une structure vouée à la seule dénonciation. Dans l’entretien qu’ils ont accordé à Blois Capitale, <strong>Louis Buteau</strong>, <strong>Catherine Lacassagne</strong> et <strong>Christel Noslen</strong> décrivent au contraire une démarche qui veut <strong>d’abord faire connaître, contextualiser, transmettre, puis ouvrir un débat public</strong> sur ce que Blois fait de ses propres héritages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La recherche historique a en effet établi qu’<strong>un mémoire signé par Michel Bégon en février 1683 figure parmi les textes préparatoires</strong> essentiels de l’édit de mars 1685, communément appelé <strong>Code noir</strong>. Le texte promulgué deux ans plus tard s’appuie sur deux mémoires successifs, celui de Jean-Baptiste Patoulet puis celui de Michel Bégon, le second étant le plus complet. Un homme né à Blois en 1638, ensuite administrateur colonial, a donc pris part à l’élaboration d’<strong>un texte majeur dans l’organisation juridique de l’esclavage colonial français.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-nom-tres-present-dans-l-espace-public-blesois">Un nom très présent dans l’espace public blésois</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Or, <strong>Michel Bégon n’est pas, à Blois, une figure obscure</strong>. Son nom continue de marquer l’espace public local : il est associé à <strong>une rue, à un collège, </strong>ou encore à<strong> la Maison de Bégon</strong>. Ce n’est pas un personnage secondaire de l’histoire locale. C’est au contraire une figure installée, presque familière, dont l’image publique a longtemps été dissociée de son rôle dans l’ordre esclavagiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier objectif de l&rsquo;association, tel que le formule Louis Buteau, est de <strong>faire connaître <em>« cette facette de Michel Bégon »</em></strong> restée très peu connue. Non pour réduire le personnage à une seule dimension, mais pour empêcher qu’une mémoire locale continue de fonctionner par sélection et par oubli. L’association entend, dit Louis Buteau, <strong><em>« comprendre le personnage »</em></strong> et <strong>interroger <em>« le cheminement »</em> qui l’a conduit à tenir le rôle qu’il a tenu</strong>. Le but n’est pas de fabriquer un coupable idéal plus de trois siècles après les faits, mais d’ouvrir une lecture plus complète de ce qu’a été un notable blésois du XVIIe siècle, devenu un <strong>acteur important de l’administration monarchique et coloniale.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-face-a-begon-la-figure-de-l-abbe-gregoire">Face à Bégon, la figure de l’abbé Grégoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le second pilier du projet est l’abbé Grégoire.</strong> Là encore, la ville n’est pas convoquée par hasard. Grégoire n’est pas blésois d’origine : il est né en Lorraine. Mais il choisit Blois lorsqu’il est élu <strong>évêque constitutionnel en 1791</strong>, puis il représente le Loir-et-Cher sous la Révolution. Son lien avec la ville est donc institutionnel, politique et ecclésiastique, mais il est réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur du projet, Grégoire n’est pas seulement un contrepoint commode. Il permet de <strong>mettre en regard, à Blois même, deux héritages historiques antagonistes.</strong> D’un côté, un homme lié à la préparation d’un texte organisant l’esclavage colonial. De l’autre, une figure restée dans l’histoire française comme <strong>l’un des adversaires de l’esclavage et des théories d’infériorité raciale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Louis Buteau le dit, l’association veut faire dialoguer ces deux personnages, alors même qu’ils ne sont pas de la même génération. L’écart chronologique ne lui paraît pas disqualifiant. Il est même au principe de la <strong>future création artistique</strong> : organiser une controverse entre deux figures séparées par près d’un siècle, mais que le territoire blésois rend aujourd’hui voisines dans la mémoire publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-memoire-locale-mais-pas-un-sujet-seulement-local">Une mémoire locale, mais pas un sujet seulement local</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les fondateurs insistent tous sur ce point : <strong>le sujet part de Blois, mais il ne peut pas rester enfermé dans le seul commentaire patrimonial local.</strong> Louis Buteau affirme que l’esclavage, le racisme, les discriminations d’hier et leurs effets dans le présent sont des questions qui dépassent très largement la ville. À ses yeux, <strong>le passé esclavagiste n’est pas seulement un objet historique</strong> ; il aide à <strong>comprendre des mécanismes encore actifs.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette <strong>dimension contemporaine</strong> a séduit <strong>Catherine Lacassagne,</strong> qui dit s’être engagée dans le projet à la fois au nom de ses valeurs humanistes et républicaines, et parce qu’elle a des origines familiales guadeloupéennes. L&rsquo;infirmière explique aussi avoir été saisie par la découverte du rôle de Michel Bégon dans le Code noir. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Liée à la Maison de Bégon par ses activités d’habitante-relais, <strong>Christel Noslen,</strong> de son côté, explique avoir été interpellée en faisant des recherches sur le sujet. Selon cette blésoise, il ne s’agit pas de faire semblant de découvrir l’histoire, ni de s’indigner à retardement comme si tout devait être effacé. <strong>Il s’agit de connaître et de faire connaître, <em>« sous tous les angles </em>», un personnage historique important de Blois.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-produire-autre-chose-qu-un-simple-signalement">Produire autre chose qu’un simple signalement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ambition ici est donc d’ouvrir un <strong>débat mémoriel et citoyen</strong>, puis de le porter <strong>aussi par des formes artistiques et culturelles.</strong> Le projet phare annoncé est celui d’une <strong>pièce de théâtre</strong>. Dans l’esprit des fondateurs, cette pièce doit constituer l’élément central du dispositif. Elle mettrait en scène une controverse entre Bégon et Grégoire. L’association souhaite y associer des <strong>jeunes Blésois</strong>, non seulement comme spectateurs mais aussi, si possible, dans l’écriture et peut-être dans le jeu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le calendrier avancé est déjà précis. Une évocation du projet est prévue dès les prochains <strong>Rendez-vous de l’histoire,</strong> mais l’objectif principal est <strong>une présentation de la pièce en 2027</strong>, afin de laisser le temps de travailler avec les jeunes sur l’année scolaire 2026-2027. Les fondateurs citent parmi leurs premiers soutiens les <strong>Rendez-vous de l’histoire</strong>, la <strong>Fondation pour la mémoire de l’esclavage</strong>, la <strong>Maison de Bégon</strong> et la <strong>Ben Compagnie</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ne-pas-confisquer-le-debat">Ne pas confisquer le débat</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une question va surgir à Blois : <strong>que faire, à terme, d’un nom aussi visible que Bégon dans l’espace public si sa participation à l’ordre esclavagiste est mieux connue ?</strong> Faut-il renommer ? Ajouter ? Expliquer ? Ne rien toucher ? Sur ce point, les réponses des membres fondateurs sont prudentes mais convergentes. <strong>Ils disent ne pas vouloir préempter le débat</strong>. Tous tiennent à écarter l’idée d’un <em>« déboulonnage »</em> comme horizon premier. Ils le disent : leur intention n’est pas de changer immédiatement les noms de rues, de bâtiments ou d’équipements, ni de faire de Michel Bégon une cible sur laquelle on tirerait <em>« à boulets rouges »</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-travers-begon-une-interrogation-plus-vaste-sur-le-present">À travers Bégon, une interrogation plus vaste sur le présent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat souhaité pourrait glisser naturellement vers la situation contemporaine. <strong>Les fondateurs ne parlent pas du racisme comme d’une survivance abstraite.</strong> Ils parlent d’expériences vécues, de paroles libérées, d’<strong>un climat qui s’est durci</strong> ou qui, au minimum, laisse davantage s’exprimer ce qui auparavant restait plus feutré. Catherine Lacassagne raconte ainsi avoir eu à subir récemment <strong>du racisme à Blois,</strong> alors qu’elle ne l’avait pas vécu ainsi auparavant dans une ville où elle dit avoir des ancrages amicaux, familiaux et professionnels. Pour Louis Buteau, il y a aujourd’hui des combats encore à mener, et <strong>la compréhension de ce qui s’est joué hier peut aider à mieux saisir les discriminations d’aujourd’hui.</strong> Parler de l’esclavage, c’est remettre en jeu des mots très concrets : liberté, égalité, fraternité.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public">À Blois, l’association « Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois » veut ouvrir un débat sur l’esclavage, la mémoire et l’espace public</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Les Vitrines de Blois dans la bataille pour un centre-ville vivant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 13:12:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois, le commerce de centre-ville ne manque ni de sujets de conversation ni de motifs d’inquiétude. Pas même en ces jours de Braderie de printemps. En effet, les fermetures de boutiques, les débats sur le stationnement, les habitudes d’achat bouleversées, les comparaisons avec d’autres villes et les attentes projetées sur quelques grandes enseignes composent &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/les-vitrines-de-blois-dans-la-bataille-pour-un-centre-ville-vivant">Les Vitrines de Blois dans la bataille pour un centre-ville vivant</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À Blois, le commerce de centre-ville</strong> ne manque ni de sujets de conversation ni de motifs d’inquiétude. Pas même en ces jours de <em><a href="https://bloiscapitale.com/agenda-du-weekend-a-blois-et-ses-environs-27-29-mars" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Braderie de printemps</a></em>. En effet, les fermetures de boutiques, les débats sur le stationnement, les habitudes d’achat bouleversées, les comparaisons avec d’autres villes et les attentes projetées sur quelques grandes enseignes composent désormais un bruit de fond permanent. Mais derrière ce bruit, il y a une réalité plus complexe, moins spectaculaire, plus profonde aussi : celle d’un monde commercial qui ne s’effondre pas, mais <strong>qui se recompose sous tension,</strong> dans une instabilité devenue presque structurelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans cet entre-deux que se situent aujourd’hui <strong>Les Vitrines de Blois. L’association,</strong> qui fédère une bonne partie des commerçants de la ville, avance avec des moyens mesurés, dans un contexte dégradé, mais sans renoncer à l’idée qu’<strong>un centre-ville peut encore se défendre, se relancer, se réinventer.</strong> Depuis octobre 2025, <strong><a href="https://bloiscapitale.com/les-vitrines-de-blois-cherchent-un-nouveau-leadership" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sa présidente</a>, Mélanie Breysacher,</strong> incarne cette ligne de crête : ni optimisme de façade, ni rhétorique du désastre, mais <strong>une lecture très concrète d’un commerce devenu plus fragile, plus irrégulier, plus exigeant.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-centre-ville-face-a-une-transformation-durable-des-usages">Le centre-ville face à une transformation durable des usages</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Chez Mélanie Breysacher, cette lecture du centre-ville s’enracine dans une trajectoire ancienne. Enfant déjà, elle suivait sa mère, vendeuse, dans les boutiques où celle-ci travaillait. Son visage est connu dans le centre-ville blésois depuis plus de vingt ans : <em>Maison 123</em> d’abord, puis <em>Etam,</em> avant l’ouverture, il y a sept ans, de <strong>sa propre boutique <em>Calzedonia</em>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier constat qu’elle partage avec <strong>Laura Julien,</strong> en charge de l&rsquo;animation des Vitrines de Blois, tient dans la profondeur du changement. Le commerce de centre-ville ne subit pas seulement une mauvaise passe : il affronte <strong>une mutation durable des comportements</strong>, notamment depuis la période Covid. Non pas parce que tout a commencé là, mais parce que ce moment a accéléré ce qui travaillait déjà le commerce depuis plusieurs années. Les zones périphériques existaient déjà, la concurrence aussi, mais la pandémie a renforcé une autre logique : celle de <strong>l’achat immédiat, simplifié, en ligne, livré.</strong> <em>« Là, ça a été radical »,</em> dit-elle. Internet, bien sûr, pèse lourd. Mais elle insiste aussi sur <strong>la seconde main,</strong> sur <strong>la recherche du tout de suite,</strong> sur <strong>la commodité</strong> devenue centrale. Ce n’est pas seulement un déplacement des lieux d’achat ; c’est <strong>un déplacement des réflexes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution a produit un effet très concret : le centre-ville n’est plus un automatisme. Longtemps, on y venait sans objectif strictement utilitaire. On flânait, on entrait, on regardait, on passait d’une boutique à l’autre. Mélanie Breysacher le dit très simplement : <strong><em>« Avant, les gens venaient tous les samedis. »</em></strong> Pas forcément pour acheter, mais parce que <strong>le centre-ville faisait partie des pratiques ordinaires du week-end. </strong>Aujourd’hui, cette déambulation spontanée s’est rétractée. Souvent, pas systématiquement, la boutique devient une destination. <strong>On vient pour un besoin précis, puis l’on repart.</strong> Le temps passé sur place se réduit, et avec lui tout ce qui, autrefois, pouvait faire naître des achats imprévus, des découvertes, une circulation plus vivante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, ni elle ni Laura Julien ne décrivent un centre-ville vidé de toute substance. Ce qu’elles observent, c’est autre chose : une baisse devenue structurelle. Le textile, la restauration, mais aussi d’autres secteurs vivent avec cette toile de fond. Cela ne signifie pas qu’aucune période ne fonctionne. Il y a encore des bons moments, des semaines plus fortes, des saisons qui tiennent mieux que prévu. <strong>L’offre, le produit, le moment, la météo, les arbitrages budgétaires : tout compte, et tout peut changer vite</strong>. Une belle saison d’été peut redonner de l’air à certaines activités. Un hiver plus froid peut favoriser certains achats. Mais cette variabilité croissante rend les diagnostics plus incertains. <strong>Le commerce n’obéit plus à des lignes simples ; il réagit de plus en plus à des combinaisons mouvantes.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ouvrir-aujourd-hui-un-pari-plus-difficile-qu-hier">Ouvrir aujourd’hui : un pari plus difficile qu’hier</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est aussi ce qui rend les ouvertures plus difficiles. Les fermetures, elles, vont vite : une trésorerie qui s’épuise, une activité qui ne suit plus, un contexte trop fragile, et la décision finit par tomber. <strong>Les installations nouvelles, en revanche, demandent du temps, des moyens, de la projection.</strong> Laura Julien insiste sur ce point : les porteurs de projets hésitent davantage, empruntent plus difficilement, calculent autrement. <strong>Ouvrir un commerce n’a plus la même signification qu’il y a vingt ans.</strong> On ne se lance plus avec la même tranquillité dans un bail commercial en se disant que le temps fera son œuvre. <strong>Désormais, tout se pense à plus court terme, sous condition, presque à l’essai.</strong> Et même des projets construits sérieusement peuvent se heurter très vite à <strong>la réalité du marché.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réalité, Les Vitrines de Blois essaient précisément de l’affronter sans faux-semblants. <strong>L’association compte environ 120 à 130 adhérents.</strong> Le nombre reste significatif, mais il s’érode un peu. Quand un commerce ferme, il était souvent adhérent. Il faut ensuite aller voir les nouveaux installés, les convaincre, reconstruire. Et cette diminution des adhésions a des effets directs : <strong>moins de cotisations, donc moins de moyens pour agir.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce point est central, parce qu’il conditionne une grande partie des débats sur <strong>l’animation.</strong> Les Vitrines de Blois sont régulièrement attendues sur ce terrain, parfois comme si elles devaient compenser à elles seules tous les affaiblissements du centre-ville. Or l’association dépend des commerçants, de leurs adhésions, de leur implication, de leur bénévolat. Dit autrement : <strong>plus l’environnement se fragilise, plus on demande à l’association d’agir, mais plus ses moyens se contractent.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-evenements-penses-comme-des-rendez-vous">Des événements pensés comme des rendez-vous</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, l’animation est devenue essentielle. Oui, elle a pris plus d’importance à mesure que la venue en centre-ville cessait d’être un réflexe. <strong>Quand un événement existe, visible, identifié, les gens viennent, restent davantage, la ville change d’allure.</strong> Mélanie Breysacher le constate : <em>« L’animation devient indispensable pour faire venir les gens. »</em> Mais elle ajoute immédiatement une précision importante : <em><strong>« Ce n’est pas parce qu’ils viennent qu’ils consomment. »</strong></em> Laura Julien va dans le même sens. <strong>Faire venir, redonner envie, recréer de la présence, c’est déjà beaucoup ; mais cela ne se transforme pas automatiquement en achats.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’animation n’est pas une baguette magique. Elle ne remplace ni le pouvoir d’achat, ni les habitudes perdues, ni les arbitrages des consommateurs. <strong>Elle sert d’abord à remettre du mouvement, donner de la vie,</strong> à faire redécouvrir le centre-ville, à rallonger un peu le temps de présence. Elle est <strong>un levier d’attractivité, pas une garantie comptable. </strong>Et elle ne peut être efficace que si elle est pensée. Sur ce point encore, Mélanie Breysacher et Laura Julien tiennent une ligne précise : <strong>il ne s’agit pas de faire n’importe quoi, n’importe quand, simplement pour donner l’impression qu’il se passe quelque chose.</strong> <em>« Il faut que ce soit qualitatif »</em>, dit la la chargée d&rsquo;animation. Une fanfare sans objet, un petit dispositif posé là sans raison forte n’aura pas le même effet qu’une braderie, qu’un marché de producteurs, qu’un jeu construit pour les familles, qu’un rendez-vous clairement identifié.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5735-1024x768.jpeg" alt="Vitrines de Blois" class="wp-image-32163" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5735-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5735-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5735-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5735-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5735-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Laura Julien rappelle aussi la contrainte budgétaire derrière ce débat.<strong> Chercher des animations moins coûteuses, trouver des partenaires, imaginer du <em>« fait maison »</em> avec les commerçants eux-mêmes</strong>. Car, l’association n’a pas les moyens d’une programmation continue. Les artistes, les intervenants, les prestataires ont besoin d’être payés. <em><strong>« Tout le monde a besoin aussi de gagner sa vie »</strong></em>, résume Laura. Dans les faits, le rythme d’<strong>environ une animation par mois hors été</strong> représente déjà un équilibre.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5734-1024x768.jpeg" alt="Vitrines de Blois" class="wp-image-32164" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5734-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5734-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5734-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5734-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5734-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-campagne-de-communication-pour-secouer-les-consciences">Une campagne de communication pour secouer les consciences</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est également de cette tension qu’est née la <strong>campagne de stickers</strong> lancée par l’association. Mélanie Breysacher en décrit le point de départ : partout, dans les commentaires, dans les boutiques, dans les discussions locales, <em><strong>« tout le monde se renvoie la balle »</strong></em>. Les élus seraient responsables, ou les commerçants, ou les clients, ou le stationnement, ou les prix, ou l’offre… Cette dispersion des reproches nourrit une forme d’impuissance générale. L’idée des stickers consistait donc à <strong>provoquer un sursaut, à rappeler que le consommateur a lui aussi un rôle.</strong> Laura Julien parle d’une communication <em><strong>« un peu choc pour réveiller les consciences »</strong></em> et pour inviter les gens à échanger avec les commerçants.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-fantasme-des-grandes-enseignes">Le fantasme des grandes enseignes</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat sur les grandes enseignes et les fameuses locomotives commerciales révèle un autre malentendu récurrent. À intervalles réguliers, les mêmes noms reviennent dans les conversations blésoises : <em>Zara, H&amp;M, Mango</em>… À entendre Mélanie Breysacher, <strong>cette attente relève presque du fantasme entretenu depuis vingt-cinq ans.</strong> Son propos est sans ambiguïté : <strong><em>« Un Zara ne viendra jamais à Blois. »</em></strong> Tout simplement parce que <strong>ces groupes concentrent désormais leurs boutiques sur de très grandes villes, ferment ailleurs,</strong> réorganisent leur présence physique et ne visent pas des marchés de la taille de Blois. Le vrai sujet n’est donc pas d’attendre des marques iconiques inaccessibles, mais de réfléchir à des implantations plus réalistes, à des enseignes capables de jouer un rôle moteur sans relever d’une projection imaginaire. Laura Julien complète l’analyse : <strong>une locomotive commerciale ne peut pas tout, pas plus qu’une animation ne peut tout.</strong> L’équilibre tient plutôt dans une combinaison : quelques enseignes qui comptent, une offre indépendante, une ville agréable à parcourir, des rendez-vous qui donnent envie de revenir.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-sujet-de-l-ouverture-dominicale">Le sujet de l’ouverture dominicale</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ouvrir le dimanche ? <em>« Cela implique des coûts plus élevés, du volontariat salarié, une organisation plus lourde, et surtout aucune garantie de fréquentation »,</em> répond Mélanie Breysacher. Or un certain nombre de commerces sont déjà ouverts six jours sur sept. <strong>Leur demander d’ajouter un jour &#8211; sans garanties de succès &#8211; lui paraît peu crédible.</strong> Laura Julien, de son côté, insiste sur la même idée en creux : il ne sert à rien de multiplier les dispositifs si la base de clientèle locale ne suit pas.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="711" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5736-1024x711.jpeg" alt="Vitrines de Blois" class="wp-image-32162" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5736-1024x711.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5736-300x208.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5736-768x533.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5736-1536x1066.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5736-2048x1422.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">En outre, <strong>la lecture des flux eux-mêmes s’est compliquée</strong>. Un jour faible en apparence n’est pas toujours un mauvais jour de vente. Mélanie Breysacher insiste : en semaine, hors animation, les gens qui se déplacent viennent souvent avec une intention d’achat plus nette. On peut donc avoir moins de passage sans faire moins de chiffre. Laura Julien souligne à sa manière cette variabilité croissante : <strong>un lundi peut parfois mieux fonctionner qu’un mercredi</strong>. Le commerce local vit dans une sorte d’incertitude permanente.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-blois-ignore-quelque-part-ses-atouts">Blois ignore quelque part ses atouts&#8230;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Reste enfin la question du regard porté sur Blois elle-même. <strong>Laura Julien, qui n’est pas originaire de Blois, dit avoir eu un vrai coup de cœur en arrivant.</strong> Elle parle d’une ville <em><strong>« hyper belle »</strong></em>, agréable à parcourir, riche d’un patrimoine fort, de restaurants, de boutiques, d’indépendants, d’une offre qu’elle juge encore réelle. Mélanie appuie cette idée : <strong>beaucoup de visiteurs, de touristes, de gens de passage tiennent un discours plus positif que les habitants eux-mêmes.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-noel-decevant-meteo-mauvaise-pouvoir-d-achat-en-berne">Noël décevant, météo mauvaise, pouvoir d’achat en berne</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’exemple de Noël, évoqué par les deux responsables, résume assez bien la complexité de la période. Les attentes étaient fortes. Des chalets avaient été installés, la grande roue devait créer un effet d’entraînement, les commerçants espéraient une belle séquence. Et pourtant, le bilan a été jugé décevant.  Les raisons sont multiples, selon Laura Julien : <strong>la pluie presque quotidienne, le pouvoir d’achat, le climat national, l’attentisme, les comparaisons avec d’autres villes.</strong> Rien, dans cette séquence, ne permet de dégager une explication unique. Même une période historiquement porteuse ne garantit plus rien.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-temps-de-l-ajustement-permanent">Le temps de l’ajustement permanent</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, ce que disent ensemble Mélanie Breysacher et Laura Julien, c’est que le commerce de centre-ville n’est pas un domaine où l’on peut penser en solutions miracles. La question est plus large, plus lente, plus exigeante. Elle touche aux usages, au pouvoir d’achat, à la capacité d’adaptation des commerçants, à la solidité des porteurs de projet, à l’implication des habitants, à la possibilité de tenir des structures collectives comme Les Vitrines de Blois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mélanie Breysacher apporte à ce diagnostic son expérience du commerce vécu de l’intérieur et <strong>une forme d’énergie offensive, presque volontaire, qui refuse de s’abandonner au seul constat noir.</strong> «<em> On entend beaucoup de choses négatives sur le centre-ville, certes ce n’est pas facile tous les jours, mais si on veut insuffler de l’énergie, il faut aussi donner de soi. »</em> À Blois, le commerce ne disparaît pas en bloc.<strong> Il se bat, il s’ajuste, il doute, il se réinvente parfois.</strong> Et c’est peut-être aujourd’hui l’essentiel.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Pour en savoir plus : <strong><em><a href="https://www.vitrines-blois.fr/accueil" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vitrines-blois.fr/accueil</a></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/les-vitrines-de-blois-dans-la-bataille-pour-un-centre-ville-vivant">Les Vitrines de Blois dans la bataille pour un centre-ville vivant</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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