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	<title>Archives des Entretiens - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Les Vitrines de Blois dans la bataille pour un centre-ville vivant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 13:12:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois, le commerce de centre-ville ne manque ni de sujets de conversation ni de motifs d’inquiétude. Pas même en ces jours de Braderie de printemps. En effet, les fermetures de boutiques, les débats sur le stationnement, les habitudes d’achat bouleversées, les comparaisons avec d’autres villes et les attentes projetées sur quelques grandes enseignes composent &#8230;</p>
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<p><strong>À Blois, le commerce de centre-ville</strong> ne manque ni de sujets de conversation ni de motifs d’inquiétude. Pas même en ces jours de <em><a href="https://bloiscapitale.com/agenda-du-weekend-a-blois-et-ses-environs-27-29-mars" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Braderie de printemps</a></em>. En effet, les fermetures de boutiques, les débats sur le stationnement, les habitudes d’achat bouleversées, les comparaisons avec d’autres villes et les attentes projetées sur quelques grandes enseignes composent désormais un bruit de fond permanent. Mais derrière ce bruit, il y a une réalité plus complexe, moins spectaculaire, plus profonde aussi : celle d’un monde commercial qui ne s’effondre pas, mais <strong>qui se recompose sous tension,</strong> dans une instabilité devenue presque structurelle.</p>



<p>C’est dans cet entre-deux que se situent aujourd’hui <strong>Les Vitrines de Blois. L’association,</strong> qui fédère une bonne partie des commerçants de la ville, avance avec des moyens mesurés, dans un contexte dégradé, mais sans renoncer à l’idée qu’<strong>un centre-ville peut encore se défendre, se relancer, se réinventer.</strong> Depuis octobre 2025, <strong><a href="https://bloiscapitale.com/les-vitrines-de-blois-cherchent-un-nouveau-leadership" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sa présidente</a>, Mélanie Breysacher,</strong> incarne cette ligne de crête : ni optimisme de façade, ni rhétorique du désastre, mais <strong>une lecture très concrète d’un commerce devenu plus fragile, plus irrégulier, plus exigeant.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-centre-ville-face-a-une-transformation-durable-des-usages">Le centre-ville face à une transformation durable des usages</h3>



<p>Chez Mélanie Breysacher, cette lecture du centre-ville s’enracine dans une trajectoire ancienne. Enfant déjà, elle suivait sa mère, vendeuse, dans les boutiques où celle-ci travaillait. Son visage est connu dans le centre-ville blésois depuis plus de vingt ans : <em>Maison 123</em> d’abord, puis <em>Etam,</em> avant l’ouverture, il y a sept ans, de <strong>sa propre boutique <em>Calzedonia</em>.</strong></p>



<p>Le premier constat qu’elle partage avec <strong>Laura Julien,</strong> en charge de l&rsquo;animation des Vitrines de Blois, tient dans la profondeur du changement. Le commerce de centre-ville ne subit pas seulement une mauvaise passe : il affronte <strong>une mutation durable des comportements</strong>, notamment depuis la période Covid. Non pas parce que tout a commencé là, mais parce que ce moment a accéléré ce qui travaillait déjà le commerce depuis plusieurs années. Les zones périphériques existaient déjà, la concurrence aussi, mais la pandémie a renforcé une autre logique : celle de <strong>l’achat immédiat, simplifié, en ligne, livré.</strong> <em>« Là, ça a été radical »,</em> dit-elle. Internet, bien sûr, pèse lourd. Mais elle insiste aussi sur <strong>la seconde main,</strong> sur <strong>la recherche du tout de suite,</strong> sur <strong>la commodité</strong> devenue centrale. Ce n’est pas seulement un déplacement des lieux d’achat ; c’est <strong>un déplacement des réflexes.</strong></p>



<p>Cette évolution a produit un effet très concret : le centre-ville n’est plus un automatisme. Longtemps, on y venait sans objectif strictement utilitaire. On flânait, on entrait, on regardait, on passait d’une boutique à l’autre. Mélanie Breysacher le dit très simplement : <strong><em>« Avant, les gens venaient tous les samedis. »</em></strong> Pas forcément pour acheter, mais parce que <strong>le centre-ville faisait partie des pratiques ordinaires du week-end. </strong>Aujourd’hui, cette déambulation spontanée s’est rétractée. Souvent, pas systématiquement, la boutique devient une destination. <strong>On vient pour un besoin précis, puis l’on repart.</strong> Le temps passé sur place se réduit, et avec lui tout ce qui, autrefois, pouvait faire naître des achats imprévus, des découvertes, une circulation plus vivante.</p>



<p>Pour autant, ni elle ni Laura Julien ne décrivent un centre-ville vidé de toute substance. Ce qu’elles observent, c’est autre chose : une baisse devenue structurelle. Le textile, la restauration, mais aussi d’autres secteurs vivent avec cette toile de fond. Cela ne signifie pas qu’aucune période ne fonctionne. Il y a encore des bons moments, des semaines plus fortes, des saisons qui tiennent mieux que prévu. <strong>L’offre, le produit, le moment, la météo, les arbitrages budgétaires : tout compte, et tout peut changer vite</strong>. Une belle saison d’été peut redonner de l’air à certaines activités. Un hiver plus froid peut favoriser certains achats. Mais cette variabilité croissante rend les diagnostics plus incertains. <strong>Le commerce n’obéit plus à des lignes simples ; il réagit de plus en plus à des combinaisons mouvantes.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ouvrir-aujourd-hui-un-pari-plus-difficile-qu-hier">Ouvrir aujourd’hui : un pari plus difficile qu’hier</h3>



<p>C’est aussi ce qui rend les ouvertures plus difficiles. Les fermetures, elles, vont vite : une trésorerie qui s’épuise, une activité qui ne suit plus, un contexte trop fragile, et la décision finit par tomber. <strong>Les installations nouvelles, en revanche, demandent du temps, des moyens, de la projection.</strong> Laura Julien insiste sur ce point : les porteurs de projets hésitent davantage, empruntent plus difficilement, calculent autrement. <strong>Ouvrir un commerce n’a plus la même signification qu’il y a vingt ans.</strong> On ne se lance plus avec la même tranquillité dans un bail commercial en se disant que le temps fera son œuvre. <strong>Désormais, tout se pense à plus court terme, sous condition, presque à l’essai.</strong> Et même des projets construits sérieusement peuvent se heurter très vite à <strong>la réalité du marché.</strong></p>



<p>Cette réalité, Les Vitrines de Blois essaient précisément de l’affronter sans faux-semblants. <strong>L’association compte environ 120 à 130 adhérents.</strong> Le nombre reste significatif, mais il s’érode un peu. Quand un commerce ferme, il était souvent adhérent. Il faut ensuite aller voir les nouveaux installés, les convaincre, reconstruire. Et cette diminution des adhésions a des effets directs : <strong>moins de cotisations, donc moins de moyens pour agir.</strong></p>



<p>Ce point est central, parce qu’il conditionne une grande partie des débats sur <strong>l’animation.</strong> Les Vitrines de Blois sont régulièrement attendues sur ce terrain, parfois comme si elles devaient compenser à elles seules tous les affaiblissements du centre-ville. Or l’association dépend des commerçants, de leurs adhésions, de leur implication, de leur bénévolat. Dit autrement : <strong>plus l’environnement se fragilise, plus on demande à l’association d’agir, mais plus ses moyens se contractent.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-evenements-penses-comme-des-rendez-vous">Des événements pensés comme des rendez-vous</h3>



<p>Oui, l’animation est devenue essentielle. Oui, elle a pris plus d’importance à mesure que la venue en centre-ville cessait d’être un réflexe. <strong>Quand un événement existe, visible, identifié, les gens viennent, restent davantage, la ville change d’allure.</strong> Mélanie Breysacher le constate : <em>« L’animation devient indispensable pour faire venir les gens. »</em> Mais elle ajoute immédiatement une précision importante : <em><strong>« Ce n’est pas parce qu’ils viennent qu’ils consomment. »</strong></em> Laura Julien va dans le même sens. <strong>Faire venir, redonner envie, recréer de la présence, c’est déjà beaucoup ; mais cela ne se transforme pas automatiquement en achats.</strong></p>



<p>L’animation n’est pas une baguette magique. Elle ne remplace ni le pouvoir d’achat, ni les habitudes perdues, ni les arbitrages des consommateurs. <strong>Elle sert d’abord à remettre du mouvement, donner de la vie,</strong> à faire redécouvrir le centre-ville, à rallonger un peu le temps de présence. Elle est <strong>un levier d’attractivité, pas une garantie comptable. </strong>Et elle ne peut être efficace que si elle est pensée. Sur ce point encore, Mélanie Breysacher et Laura Julien tiennent une ligne précise : <strong>il ne s’agit pas de faire n’importe quoi, n’importe quand, simplement pour donner l’impression qu’il se passe quelque chose.</strong> <em>« Il faut que ce soit qualitatif »</em>, dit la la chargée d&rsquo;animation. Une fanfare sans objet, un petit dispositif posé là sans raison forte n’aura pas le même effet qu’une braderie, qu’un marché de producteurs, qu’un jeu construit pour les familles, qu’un rendez-vous clairement identifié.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5735-1024x768.jpeg" alt="Vitrines de Blois" class="wp-image-32163" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5735-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5735-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5735-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5735-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5735-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Laura Julien rappelle aussi la contrainte budgétaire derrière ce débat.<strong> Chercher des animations moins coûteuses, trouver des partenaires, imaginer du <em>« fait maison »</em> avec les commerçants eux-mêmes</strong>. Car, l’association n’a pas les moyens d’une programmation continue. Les artistes, les intervenants, les prestataires ont besoin d’être payés. <em><strong>« Tout le monde a besoin aussi de gagner sa vie »</strong></em>, résume Laura. Dans les faits, le rythme d’<strong>environ une animation par mois hors été</strong> représente déjà un équilibre.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5734-1024x768.jpeg" alt="Vitrines de Blois" class="wp-image-32164" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5734-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5734-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5734-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5734-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5734-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-campagne-de-communication-pour-secouer-les-consciences">Une campagne de communication pour secouer les consciences</h3>



<p>C’est également de cette tension qu’est née la <strong>campagne de stickers</strong> lancée par l’association. Mélanie Breysacher en décrit le point de départ : partout, dans les commentaires, dans les boutiques, dans les discussions locales, <em><strong>« tout le monde se renvoie la balle »</strong></em>. Les élus seraient responsables, ou les commerçants, ou les clients, ou le stationnement, ou les prix, ou l’offre… Cette dispersion des reproches nourrit une forme d’impuissance générale. L’idée des stickers consistait donc à <strong>provoquer un sursaut, à rappeler que le consommateur a lui aussi un rôle.</strong> Laura Julien parle d’une communication <em><strong>« un peu choc pour réveiller les consciences »</strong></em> et pour inviter les gens à échanger avec les commerçants.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-fantasme-des-grandes-enseignes">Le fantasme des grandes enseignes</h3>



<p>Le débat sur les grandes enseignes et les fameuses locomotives commerciales révèle un autre malentendu récurrent. À intervalles réguliers, les mêmes noms reviennent dans les conversations blésoises : <em>Zara, H&amp;M, Mango</em>… À entendre Mélanie Breysacher, <strong>cette attente relève presque du fantasme entretenu depuis vingt-cinq ans.</strong> Son propos est sans ambiguïté : <strong><em>« Un Zara ne viendra jamais à Blois. »</em></strong> Tout simplement parce que <strong>ces groupes concentrent désormais leurs boutiques sur de très grandes villes, ferment ailleurs,</strong> réorganisent leur présence physique et ne visent pas des marchés de la taille de Blois. Le vrai sujet n’est donc pas d’attendre des marques iconiques inaccessibles, mais de réfléchir à des implantations plus réalistes, à des enseignes capables de jouer un rôle moteur sans relever d’une projection imaginaire. Laura Julien complète l’analyse : <strong>une locomotive commerciale ne peut pas tout, pas plus qu’une animation ne peut tout.</strong> L’équilibre tient plutôt dans une combinaison : quelques enseignes qui comptent, une offre indépendante, une ville agréable à parcourir, des rendez-vous qui donnent envie de revenir.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-sujet-de-l-ouverture-dominicale">Le sujet de l’ouverture dominicale</h3>



<p>Ouvrir le dimanche ? <em>« Cela implique des coûts plus élevés, du volontariat salarié, une organisation plus lourde, et surtout aucune garantie de fréquentation »,</em> répond Mélanie Breysacher. Or un certain nombre de commerces sont déjà ouverts six jours sur sept. <strong>Leur demander d’ajouter un jour &#8211; sans garanties de succès &#8211; lui paraît peu crédible.</strong> Laura Julien, de son côté, insiste sur la même idée en creux : il ne sert à rien de multiplier les dispositifs si la base de clientèle locale ne suit pas.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="711" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5736-1024x711.jpeg" alt="Vitrines de Blois" class="wp-image-32162" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5736-1024x711.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5736-300x208.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5736-768x533.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5736-1536x1066.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5736-2048x1422.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>En outre, <strong>la lecture des flux eux-mêmes s’est compliquée</strong>. Un jour faible en apparence n’est pas toujours un mauvais jour de vente. Mélanie Breysacher insiste : en semaine, hors animation, les gens qui se déplacent viennent souvent avec une intention d’achat plus nette. On peut donc avoir moins de passage sans faire moins de chiffre. Laura Julien souligne à sa manière cette variabilité croissante : <strong>un lundi peut parfois mieux fonctionner qu’un mercredi</strong>. Le commerce local vit dans une sorte d’incertitude permanente.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-blois-ignore-quelque-part-ses-atouts">Blois ignore quelque part ses atouts&#8230;</h3>



<p>Reste enfin la question du regard porté sur Blois elle-même. <strong>Laura Julien, qui n’est pas originaire de Blois, dit avoir eu un vrai coup de cœur en arrivant.</strong> Elle parle d’une ville <em><strong>« hyper belle »</strong></em>, agréable à parcourir, riche d’un patrimoine fort, de restaurants, de boutiques, d’indépendants, d’une offre qu’elle juge encore réelle. Mélanie appuie cette idée : <strong>beaucoup de visiteurs, de touristes, de gens de passage tiennent un discours plus positif que les habitants eux-mêmes.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-noel-decevant-meteo-mauvaise-pouvoir-d-achat-en-berne">Noël décevant, météo mauvaise, pouvoir d’achat en berne</h3>



<p>L’exemple de Noël, évoqué par les deux responsables, résume assez bien la complexité de la période. Les attentes étaient fortes. Des chalets avaient été installés, la grande roue devait créer un effet d’entraînement, les commerçants espéraient une belle séquence. Et pourtant, le bilan a été jugé décevant.  Les raisons sont multiples, selon Laura Julien : <strong>la pluie presque quotidienne, le pouvoir d’achat, le climat national, l’attentisme, les comparaisons avec d’autres villes.</strong> Rien, dans cette séquence, ne permet de dégager une explication unique. Même une période historiquement porteuse ne garantit plus rien.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-temps-de-l-ajustement-permanent">Le temps de l’ajustement permanent</h3>



<p>Au fond, ce que disent ensemble Mélanie Breysacher et Laura Julien, c’est que le commerce de centre-ville n’est pas un domaine où l’on peut penser en solutions miracles. La question est plus large, plus lente, plus exigeante. Elle touche aux usages, au pouvoir d’achat, à la capacité d’adaptation des commerçants, à la solidité des porteurs de projet, à l’implication des habitants, à la possibilité de tenir des structures collectives comme Les Vitrines de Blois.</p>



<p>Mélanie Breysacher apporte à ce diagnostic son expérience du commerce vécu de l’intérieur et <strong>une forme d’énergie offensive, presque volontaire, qui refuse de s’abandonner au seul constat noir.</strong> «<em> On entend beaucoup de choses négatives sur le centre-ville, certes ce n’est pas facile tous les jours, mais si on veut insuffler de l’énergie, il faut aussi donner de soi. »</em> À Blois, le commerce ne disparaît pas en bloc.<strong> Il se bat, il s’ajuste, il doute, il se réinvente parfois.</strong> Et c’est peut-être aujourd’hui l’essentiel.</p>



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<p>Pour en savoir plus : <strong><em><a href="https://www.vitrines-blois.fr/accueil" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vitrines-blois.fr/accueil</a></em></strong></p>



<p></p>
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		<title>Nouvelle ère et nouveaux besoins aux Restos du Cœur du Loir-et-Cher</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 09:32:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis plusieurs années, les Restos du Cœur du Loir-et-Cher avancent sur une ligne de crête. L’activité ne cesse d’augmenter, la précarité s’étend à des publics toujours plus larges, tandis que l’organisation départementale fonctionne sans gouvernance élue stable. Ce déséquilibre, installé dans la durée, a fini par fragiliser à la fois le fonctionnement interne, l’engagement bénévole &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis plusieurs années, les <strong>Restos du Cœur du Loir-et-Cher</strong> avancent sur une ligne de crête. L’activité ne cesse d’augmenter, <strong>la précarité s’étend</strong> à des publics toujours plus larges, tandis que l’organisation départementale fonctionne <strong>sans gouvernance élue stable.</strong> Ce déséquilibre, installé dans la durée, a fini par fragiliser à la fois le fonctionnement interne, l’engagement bénévole et la capacité de l’association à absorber un volume d’activité devenu massif, notamment <strong>à Blois, où se concentre l’essentiel des flux.</strong></p>



<p>Face à cette situation, l’Association nationale a décidé d’intervenir directement. <strong>Pascaline Noury a été nommée administratrice déléguée du Loir-et-Cher</strong> à compter du 1er janvier 2026, non à la suite d’une élection locale, mais <strong>pour pallier une carence de gouvernance qui dure depuis près de cinq ans.</strong> Elle assume aujourd’hui un rôle de <strong>pilotage transitoire</strong>, dans un cadre contraint, à la tête d’une structure appelée à se stabiliser sans rompre avec son modèle. <em>« Je fais office de présidente, mais je ne suis pas présidente »</em>, rappelle-t-elle, soulignant la <strong>nature exceptionnelle de cette mission.</strong> À ses côtés,<strong> Valérie Pollet</strong> intervient à un autre niveau du même diagnostic. Chargée de mission, elle est explicitement mobilisée sur la gestion des conflits et l’accompagnement de la conduite du changement. Une fonction révélatrice des tensions accumulées et de <strong>la nécessité de reconstruire des cadres, des pratiques et de la confiance.</strong></p>



<p>Au-delà des personnes, c’est donc <strong>une organisation entière qui est en jeu</strong> : sa capacité à désengorger un centre de distribution saturé, à maintenir une aide alimentaire gratuite dans un contexte de pénurie, à répondre à une demande qui <strong>dépasse désormais le million de repas distribués par an</strong>, et à recréer les conditions d’un <strong><a href="https://bloiscapitale.com/marie-philippe-et-les-restos-du-coeur-de-blois-une-solidarite-a-toute-epreuve" target="_blank" rel="noreferrer noopener">engagement bénévole durable</a></strong>. Plus qu’un passage de relais, la période ouverte début 2026 engage l’avenir même des <strong>Restos du Cœur du Loir-et-Cher</strong>.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="576" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/att.fCGogdsCGYmY0InDkAJ4F2DtZqUv24nAWRe1BW_as30-576x1024.jpeg" alt="Restos du Cœur du Loir-et-Cher" class="wp-image-31256" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/att.fCGogdsCGYmY0InDkAJ4F2DtZqUv24nAWRe1BW_as30-576x1024.jpeg 576w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/att.fCGogdsCGYmY0InDkAJ4F2DtZqUv24nAWRe1BW_as30-169x300.jpeg 169w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/att.fCGogdsCGYmY0InDkAJ4F2DtZqUv24nAWRe1BW_as30-768x1365.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/att.fCGogdsCGYmY0InDkAJ4F2DtZqUv24nAWRe1BW_as30-864x1536.jpeg 864w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/att.fCGogdsCGYmY0InDkAJ4F2DtZqUv24nAWRe1BW_as30.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 576px) 100vw, 576px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-collecte-nationale-enjeu-vital">La collecte nationale : enjeu vital</h2>



<p>À court terme, une échéance concentre toutes les attentions : la <strong>collecte nationale</strong>, prévue les <strong>6, 7 et 8 mars</strong>. Trois jours décisifs pour l’équilibre de l’association. <em><strong>« C’est le temps fort de l’année »</strong></em>, rappelle Pascaline Noury. La collecte représente <strong>environ un tiers des besoins annuels</strong> en denrées alimentaires. En 2025, elle a permis de collecter <strong>47 tonnes</strong> dans le Loir-et-Cher. L’objectif est clair : faire au moins aussi bien.</p>



<p>Mais <strong>cette collecte repose presque entièrement sur la mobilisation bénévole.</strong> Il faut assurer des permanences dans une <strong>soixantaine de magasins</strong> sur l’ensemble du département, expliquer la démarche, distribuer des flyers, répondre aux questions, recruter, et bien sûr collecter.</p>



<p>Le besoin est chiffré : <strong>100 à 200 bénévoles supplémentaires</strong> seraient nécessaires pour couvrir l’ensemble des créneaux. Faute de quoi, certains magasins resteront sans présence. Et chaque absence se traduit par moins de dons. <strong><em>« S’il y a des magasins que l’on ne couvre pas, ça veut dire moins de denrées. »</em></strong> Sans cette collecte, l’association n’a guère de marge de manœuvre. <em>« On serait obligés d’acheter. Or aujourd’hui, on n’a pas d’argent. »</em></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/restos.jpg" alt="Restos du Cœur de Blois" class="wp-image-13343" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/restos.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/restos-300x225.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/restos-768x576.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-activite-en-hausse-plus-d-1-1-million-de-repas-dans-le-41">L’activité en hausse : plus d’1,1 million de repas dans le 41</h2>



<p>En 2026, les Restos du Cœur du Loir-et-Cher dépassent <strong>1,1 million de repas distribués</strong>. L’année précédente, le chiffre était déjà proche du million. Cette augmentation n’est pas ponctuelle. <strong>La précarité progresse de manière continue, sur l’ensemble du territoire.</strong> Blois, Vendôme, Salbris, Romorantin, Lamotte-Beuvron : partout, les équipes constatent une hausse du nombre de personnes accueillies.</p>



<p>À Salbris, ouvert il y a deux ans, le nombre de familles suivies a été <strong>multiplié par quatre</strong>. À Lamotte-Beuvron, la tendance est la même. <em><strong>« Il n’y a plus de territoire épargné. »</strong></em> Les profils évoluent également. Aux publics historiquement accompagnés s’ajoutent désormais des <strong>salariés précaires</strong>, des <strong>étudiants</strong>, des <strong>retraités</strong> aux pensions modestes, et de nombreuses <strong>mères seules avec enfants</strong>. <em>« Le public est beaucoup plus large qu’on ne l’imagine »</em>, explique Pascaline Noury.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="659" height="879" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Restos-du-Coeur-de-Blois.jpg" alt="" class="wp-image-13345" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Restos-du-Coeur-de-Blois.jpg 659w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Restos-du-Coeur-de-Blois-225x300.jpg 225w" sizes="auto, (max-width: 659px) 100vw, 659px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-dans-le-41-une-nouvelle-ere-apres-l-instabilite">Dans le 41, une nouvelle ère après l&rsquo;instabilité</h2>



<p>Des besoins massifs appellent des équilibres internes solides. Or, <strong>dans le Loir-et-Cher, les Restos du Cœur ont traversé une période prolongée de carence de gouvernance</strong>. Cinq années d’instabilité ne sont pas sans conséquence pour une structure de cette envergure : elles engendrent des dysfonctionnements, nourrissent des tensions internes, brouillent les repères des bénévoles et fragilisent l’organisation dans son ensemble.</p>



<p>Valérie Pollet en observe les effets à travers la question de l’image. Une image altérée par des difficultés humaines persistantes et une instabilité durable, qui finit par décourager l’engagement bénévole, pourtant indispensable au fonctionnement quotidien de l’association. C’est aussi pour rompre avec cette spirale que les Restos du Cœur ont choisi de prendre la parole publiquement : pour <strong>affirmer qu’une nouvelle phase s’ouvre, portée par l’arrivée de Pascaline Noury,</strong> <em>« quelqu’un qui connaît la maison »</em> et qui a déjà mené ce type de mission.</p>



<p>Encore faut-il, pour inscrire cette transition dans la durée, <strong>trouver des personnes capables de s’engager dans la gestion de l’association départementale,</strong> là où se joue désormais l’équilibre entre continuité de l’action et stabilisation interne. <em>« On a besoin de compétences »,</em> explique Valérie Pollet. Communication, ressources humaines, hygiène et sécurité alimentaire : autant de missions clés pour lesquelles l’association cherche des profils prêts à s’engager.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-blois-point-de-tension-un-centre-unique-un-flux-massif">Blois, point de tension : un centre unique, un flux massif</h2>



<p>Au-delà de la gouvernance, la principale difficulté du Loir-et-Cher est géographique et organisationnelle. <strong>Elle se concentre très clairement sur Blois.</strong></p>



<p>Le département compte <strong>plus de 6 000 familles accueillies</strong> par les Restos du Cœur. Or, <strong>61 % d’entre elles sont suivies sur un seul et même site</strong> : le centre de distribution de Blois. Un centre décrit comme <em>« assez énorme »,</em> tant par sa taille que par les flux qu’il absorbe.</p>



<p>Cette concentration crée des conditions de fonctionnement difficiles. <em><strong>« Blois draine énormément de monde, dans des conditions qui ne sont pas toujours favorables »</strong></em>, explique Pascaline Noury. <strong>Les locaux ne sont pas adaptés</strong> à un tel volume, certains aménagements pourraient être améliorés, et la pression sur les équipes bénévoles est constante.</p>



<p>Ce qui rend la situation singulière, c’est la comparaison avec d’autres territoires. À Châteauroux, pour un volume comparable de personnes accueillies, l’activité est répartie sur <strong>cinq centres</strong>. À Tours, le dispositif est similaire : un centre important, certes, mais pas unique. <strong>À Blois, en revanche, tout converge vers un seul point.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-desengorger-blois-une-solution-identifiee-mais-conditionnee">Désengorger Blois : une solution identifiée, mais conditionnée</h2>



<p>La solution est identifiée depuis longtemps, et elle est aujourd’hui clairement assumée : <strong>désengorger le centre de Blois</strong>. <em><strong>« Idéalement, il faudrait deux ou trois centres »</strong></em>, explique Pascaline Noury, pour répartir les flux, améliorer l’accueil et permettre une meilleure organisation du bénévolat.</p>



<p>Mais cette solution se heurte à <strong>un obstacle majeur : les locaux</strong>. Les Restos du Cœur ne sont pas propriétaires de leurs centres de distribution. Ils dépendent des mises à disposition, le plus souvent par les collectivités. À Blois, le local actuel est <strong>mis à disposition par la Ville.</strong> L’ouverture d’un second centre supposerait donc <strong>un engagement clair de la collectivité.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-gratuite-choix-de-modele-contraintes">Gratuité, choix de modèle, contraintes</h2>



<p>Les Restos du Cœur revendiquent un principe fondamental : la <strong>gratuité totale</strong> de l’aide alimentaire. Une différence assumée avec d’autres dispositifs, comme les épiceries sociales, qui peuvent demander une participation financière.</p>



<p>Ce choix n’est pas sans conséquences. Face à l’augmentation des besoins, l’association a dû revoir ses barèmes. <strong><em>« On ne peut pas servir tout le monde de la même manière. »</em></strong> L’aide alimentaire ne couvre pas l’ensemble des repas hebdomadaires. Elle s’inscrit dans un équilibre fragile, destiné à toucher le plus grand nombre possible. <strong>D&rsquo;où l&rsquo;enjeu de la collecte les 6, 7 et 8 mars 2026.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="576" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/att.fCGogdsCGYmY0InDkAJ4F2DtZqUv24nAWRe1BW_as30-576x1024.jpeg" alt="Restos du Cœur du Loir-et-Cher" class="wp-image-31256" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/att.fCGogdsCGYmY0InDkAJ4F2DtZqUv24nAWRe1BW_as30-576x1024.jpeg 576w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/att.fCGogdsCGYmY0InDkAJ4F2DtZqUv24nAWRe1BW_as30-169x300.jpeg 169w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/att.fCGogdsCGYmY0InDkAJ4F2DtZqUv24nAWRe1BW_as30-768x1365.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/att.fCGogdsCGYmY0InDkAJ4F2DtZqUv24nAWRe1BW_as30-864x1536.jpeg 864w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/att.fCGogdsCGYmY0InDkAJ4F2DtZqUv24nAWRe1BW_as30.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 576px) 100vw, 576px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-accueillir-accompagner-ne-jamais-laisser-repartir-sans-rien">Accueillir, accompagner, ne jamais laisser repartir sans rien</h2>



<p>Une règle ne souffre aucune exception : <strong>personne ne repart sans rien</strong>. Lors du premier passage, un <strong>colis de dépannage</strong> est systématiquement remis, même avant l’instruction complète du dossier. <em><strong>« On accueille les gens chaleureusement, autour d’un café. »</strong></em> La situation est étudiée, les charges prises en compte, le reste à vivre calculé, et un nombre de repas attribué en fonction de la composition familiale.</p>



<p><strong>Si la personne est éligible, l’aide s’inscrit dans la durée,</strong> avec une distribution régulière. Et lorsque les difficultés dépassent le seul cadre alimentaire, <strong>les équipes orientent vers d’autres structures</strong>. Justice, démarches administratives, retour à l’emploi : <em><strong>« On ne laissera jamais tomber quelqu’un. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-rue-une-aide-sans-condition">La rue : une aide sans condition</h2>



<p>Certaines actions échappent totalement à la logique de dossier. <strong>C’est le cas des distributions de rue, assurées tous les midis et le jeudi soir, notamment autour de la gare de Blois et en bord de Loire.</strong> Ici, il n’y a aucune condition. <em>« Zéro »</em>, insiste Pascaline Noury. <strong>Pas de justificatif, pas de question.</strong> <em>« On donne la soupe, point. »</em> Une aide immédiate, assumée comme telle, et encore trop méconnue du public.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-volets-meconnus-insertion-et-petite-enfance">Les volets méconnus : insertion et petite enfance</h2>



<p>Ce coup de projecteur sur les Restos du Cœur du Loir-et-Cher est aussi l&rsquo;occasion de mettre en lumière <strong>des actions moins visibles, mais structurantes.</strong> Parlons des <strong>Jardins du Cœur</strong>, d’abord, sur <strong>7 à 10 hectares</strong> mis à disposition par la Ville de Blois. <strong>Ils permettent à des personnes en contrat d’insertion de reprendre pied dans le monde du travail.</strong> La <strong>Petite Ruche</strong>, ensuite, structure d’insertion proposant des services d’aide à la personne, d’entretien de jardins ou de déménagement. Avec les chantiers d’insertion, ces dispositifs peuvent concerner jusqu’à <strong>60 salariés</strong>.</p>



<p>Autre axe renforcé : la <strong>petite enfance</strong>. Face à un constat national alarmant sur la reproduction de la précarité, les Restos du Cœur ont élargi leur aide alimentaire dédiée aux enfants de <strong>0 à 3 ans</strong>. À Blois, cela concerne <strong>plus de 400 bébés</strong>. Alimentation spécifique, produits frais, accompagnement des parents : un travail de fond, discret mais essentiel.</p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-s-engager-comme-benevole">👉 <strong>S’engager comme bénévole</strong></h2>



<p>Pour participer à la <strong>collecte nationale</strong> des Restos du Cœur du Loir-et-Cher (6, 7 et 8 mars), les personnes souhaitant s’inscrire peuvent écrire à :<br>📩 <strong><a>ad41.collecte@restosducoeur.org</a></strong></p>



<p>Pour toute demande concernant le <strong>bénévolat tout au long de l’année</strong> ou pour toute autre information, le contact est :<br>📩 <strong><a>ad41communication@restosducoeur.org</a></strong></p>



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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/nouvelle-ere-et-nouveaux-besoins-aux-restos-du-coeur-du-loir-et-cher">Nouvelle ère et nouveaux besoins aux Restos du Cœur du Loir-et-Cher</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Un rendez-vous pour des récits d&#8217;aventures cyclistes</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/un-rendez-vous-pour-des-recits-daventures-cyclistes</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 11:38:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Samedi 21 février, à 18h30, salle Roland-Dorgelès à Blois, avec Vélo 41, ils ne viendront pas “faire rêver” au sens publicitaire du terme. Ils viendront raconter ce que le vélo fait au voyage — et ce que le voyage fait à ceux qui pédalent. Christelle, Aziz et Thomas ont trois itinéraires, trois rythmes, trois façons &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/un-rendez-vous-pour-des-recits-daventures-cyclistes">Un rendez-vous pour des récits d&rsquo;aventures cyclistes</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Samedi 21 février, à 18h30</strong>, salle Roland-Dorgelès à Blois, avec <em><strong>Vélo 41</strong></em>, ils ne viendront pas <em>“faire rêver”</em> au sens publicitaire du terme. Ils viendront raconter <strong>ce que le vélo fait au voyage — et ce que le voyage fait à ceux qui pédalent. Christelle</strong>, <strong>Aziz</strong> et <strong>Thomas</strong> ont trois itinéraires, trois rythmes, trois façons de partir. Mais une ligne commune : une expérience qui tient autant à la géographie qu’aux gens, et qui se mesure moins en kilomètres qu’en intensité.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="819" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5072-819x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-31180" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5072-819x1024.jpeg 819w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5072-240x300.jpeg 240w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5072-768x960.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5072.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 819px) 100vw, 819px" /></figure>
</div>


<p>Ils ne se connaissaient pas. Et puis il y a eu des rencontres, des présentations, une suite d’enchaînements. Et la découverte, en discutant, que <strong>leurs récits se répondaient</strong> : <strong><a href="https://bloiscapitale.com/blois-a-connu-une-soiree-de-solidarite-et-despoir-pour-le-maroc">le Ma</a><a href="https://bloiscapitale.com/blois-a-connu-une-soiree-de-solidarite-et-despoir-pour-le-maroc" target="_blank" rel="noreferrer noopener">r</a><a href="https://bloiscapitale.com/blois-a-connu-une-soiree-de-solidarite-et-despoir-pour-le-maroc">oc</a></strong> — l’Atlas, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Merzouga" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Merzouga</a>, le sud — <strong>comme horizon commun,</strong> même si chacun y est allé à vélo pour des raisons différentes, sur des temporalités différentes<em>.</em></p>



<p>Car dans leurs voix, il n’est pas question de record. Christelle le dit sans détour : <em>« <strong>Le plus important, ce n’est pas le nombre de kilomètres. Ce sont les gens, les expériences</strong>. »</em> Thomas, lui, parle d’abord de cohérence : partir sans avion, s’arranger avec le travail, et faire du vélo une manière de se déplacer <em>“juste”</em> à ses yeux. Aziz, enfin, raconte un départ poussé par <strong>un projet concret : un centre médical au sud du Maroc.</strong> Trois manières d’entrer dans le voyage. Une même sensation, au bout : celle d’<strong>avoir vécu </strong><em><strong>“autrement”</strong></em>, et de revenir avec quelque chose qui déborde la simple anecdote.</p>



<p><strong>Ce trio, pourtant, ne repose pas sur un voyage commun.</strong> Thomas : novembre et décembre 2025. Aziz : de septembre à octobre 2025. Christelle : d&rsquo;août 2024 à mars 2025. Même zone d’aimantation, mais <strong>pas le même calendrier, ni la même raison de partir.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-christelle-un-itineraire-qui-s-est-ouvert-au-fil-des-rencontres">Christelle : un itinéraire qui s’est ouvert “au fil des rencontres”</h2>



<p>Christelle part de Blois, avec une idée claire : <em>« <strong>A vélo, mais seule.</strong> »</em> Rien, au départ, n’annonce le <strong>sud du Sénégal</strong>. Elle imagine traverser l’Espagne, rejoindre le Maroc, faire un bénévolat, retrouver un guide avec qui elle avait déjà randonné. Puis <strong>le voyage bifurque — </strong>littéralement. <em>« <strong>Je suis passée par le Portugal</strong>, parce qu’une copine portugaise m’a conseillé de faire un détour »</em>, explique-t-elle. Et surtout, il y a cette rencontre dans le sud de l’Espagne : <em>« <strong>J’ai rencontré deux Allemands… je les ai suivis au Maroc</strong>. »</em> Eux visaient l’Afrique de l’Ouest. Elle continue : <em>« <strong>Du coup, je suis allée jusqu’au Sénégal avec eux, dans le sud du Sénégal.</strong> »</em></p>



<p>Pas de recherche de performance. Pas de course à la distance dans son voyage. Elle dit même le contraire : <em>« <strong>S’il y avait une côte et que mon vélo était trop lourd, je descendais et je poussais.</strong> »</em> L’important n’est pas d’<em>“être forte”</em>, mais d’avancer. De s’ajuster. D’accepter la réalité. Sur la mécanique, elle reste lucide : une crevaison, et une prudence de voyageuse qui sait qu’on n’improvise pas au milieu de nulle part. <em>« <strong>Je ne suis pas calée en mécanique vélo… j’allais souvent dans des magasins de vélo quand c’était possible</strong>, pour éviter une surprise. Par exemple au milieu de la traversée du Sahara, ce n’est pas le moment… »</em></p>



<p>Le voyage, chez Christelle, s’organise aussi par <strong>périodes</strong> : rouler, puis se poser. Elle s’arrête <strong>trois semaines</strong> pour son bénévolat au Sénégal. Et elle justifie ce choix avec une phrase qui dit beaucoup de son rapport au voyage : le nomadisme ne suffit pas toujours. <em>« <strong>Je voulais m’imprégner des coutumes locales</strong> »</em>, dit-elle, en expliquant qu’elle roulait jusque-là surtout entre Européens, et que se poser lui permettait d’être <em>“avec des Sénégalais”,</em> d’échanger, de comprendre autrement.</p>



<p>Dans les <em>“moments forts”</em>, Christelle cite d’abord <strong>le Sahara</strong> : <em>« <strong>Éprouvant… mais incroyable.</strong> »</em> Puis une expérience très précise : la Mauritanie, un train minier. Enfin, il y a la trame constante : les rencontres, au Maroc, en Mauritanie, au Sénégal. Pour dormir, elle décrit une pratique majoritaire : <em>« <strong>La plupart du temps, c’était du bivouac.</strong> »</em> Elle donne même une méthode : s’arrêter vers 16h-17h pour repérer. Et quand ce n’est pas le bivouac : hôtels en ville, parfois chez l’habitant, parfois des solutions <em>“sur la route”</em>, stations-service, haltes policières&#8230;<em>“plus on va dans le sud”.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-j-ai-vecu-3-000-vies-le-retour-comme-une-collision">“J’ai vécu 3 000 vies” : le retour comme une collision</h3>



<p>La partie la plus frappante, chez Christelle, n’est peut-être pas l’aller, mais <strong>le retour</strong>. Elle parle d’un choc : reprendre le travail très vite, un rythme intense, et la difficulté à <em>“digérer”</em> ce qui vient d’être vécu. <em>« <strong>Pendant sept mois, j’ai pris le temps. Et là, tout allait très vite.</strong> »</em> Elle cherche ses mots, puis trouve une image simple : <em>« <strong>On a 3 000 vies en quelques semaines, mois. Et quand on revient, c’est la vie normale.</strong> »</em> Et surtout cette sensation de décalage : revenir au même endroit, et constater que rien n’a bougé…</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-aziz-blois-merzouga-pour-la-cause">Aziz : Blois–Merzouga pour la cause</h2>



<p><strong>Pour Aziz</strong> le cyclo-voyage débute en<strong> septembre 2025</strong> pour <strong>deux mois</strong>. Son récit est construit autour d’une cause précise qu&rsquo;il veut soutenir : <strong>la création d&rsquo;un centre médical dédié aux diabétiques à Erfoud, au sud du Maroc. </strong>Rapidement, <strong>il achète un vélo</strong>, effectue un <em>“crash test” </em>d&rsquo;une semaine entre <strong>Blois et la dune du Pilat</strong> pour évaluer la faisabilité de l’effort. Et puis, c&rsquo;est le grand départ&#8230; Blois, Limoges, Montauban, Perpignan, en passant par Toulouse, où il raconte une rencontre marquante : <strong>Lilou</strong>, cyclo-voyageuse <em>“à la fin de son voyage”</em>, qui revenait du Népal après <em>“un an et 10 000 km”</em>. Il dit : <em>« <strong>Une de mes plus belles rencontres… elle m’a donné du courage</strong>. »</em></p>



<p>Ce qui distingue le voyage d’Aziz, c’est l’objectif de communication assumé. Il le dit clairement : pendant le trajet, il voulait <em>“motiver”, “expliquer”,</em> faire connaître le projet. La forme, elle, est très simple : <em>« <strong>une petite affiche</strong> »</em> <strong>accrochée derrière les bagages</strong>. Juste assez pour intriguer. <em>« <strong>Les gens prenaient en photo, venaient, posaient des questions.</strong> »</em> En parallèle, un compte <strong>Instagram alimenté : <em><a href="https://www.instagram.com/1braquet1sourire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">1braquet1sourire</a></em></strong>.  <em>« Cela a permis de toucher pas mal de gens et de récolter pas mal de dons, et ça continue”.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-hospitalite-faite-aux-cyclo-voyageurs">L&rsquo;hospitalité faite aux cyclo-voyageurs</h3>



<p>Aziz revient longuement sur <strong>l’accueil reçu tout au long de son périple</strong>, un accueil qu’il décrit comme constant, désarmant de simplicité. <em><strong>« Ce n’est pas un mythe »,</strong></em> insiste-t-il. Pour lui, cette hospitalité n’a rien d’abstrait : elle s’incarne dans des scènes très concrètes, presque banales, et d’autant plus frappantes. Il en raconte une, précisément, dans le sud. Il ne demande rien d’autre que de quoi remplir sa gourde. L’homme qui lui ouvre — ferronnier — ne se contente pas d’indiquer un robinet : il l’invite à entrer, à passer par le jardin. Puis la femme arrive, la conversation s’élargit, et ce qui devait être un simple geste devient une invitation entière. Une chambre. Un repas. La famille.</p>



<p>De cette expérience, Aziz retient une conviction forte : on a souvent tendance à croire que l’humanité s’est perdue, alors qu’elle est simplement là, disponible — à condition de faire le premier pas, de demander, d’oser aller vers les autres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-thomas-l-atlas-sans-avion">Thomas : l’Atlas sans avion</h2>



<p>Notre troisième cyclo-voyageur s’appelle Thomas. Il est parti à l’automne, entre novembre et début décembre 2025, depuis la Catalogne, où il se trouvait pour des raisons professionnelles. De là, il a pris la route vers le Maroc, avec <strong>une contrainte qu’il s’était fixée dès le départ : ne pas prendre l’avion.</strong> Arrivé au Maroc, il vise un seuil : <strong>Marrakech</strong>, comme <em>“porte d’entrée”</em>, puis l’Atlas.</p>



<p>Thomas évoque aussi une source d’inspiration précise : <strong>le cycliste Maximilian Schnell, nomade, qui a <em>« vécu dix ans sur son vélo ».</em></strong> Les images qu’il avait vues de l’Atlas, prises à une période comparable de l’année, ont agi comme un déclencheur — pour les paysages, bien sûr, mais aussi pour l’idée de tranquillité qu’elles dégageaient. Il le précise toutefois aussitôt : il n’a pas cherché à suivre un itinéraire existant. <strong>Cette traversée, il l’a construite à sa manière, en traçant son propre chemin.</strong></p>



<p>Contrairement à Christelle, Thomas ne s’installe pas vraiment en bivouac au Maroc. Il le dit franchement : <em>« C’est un apprentissage, il faut se sentir à l’aise »</em>. Résultat : quelques campings, mais plutôt des auberges. D&rsquo;autant plus que la nuit est <em>“très fraîche”</em> à cette époque, ce qui décourage.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-montrer-une-autre-facette-du-velo">Montrer <em>“une autre facette”</em> du vélo</h3>



<p>S’il s’agit, ce samedi, de raconter leurs voyages à vélo au public blésois, Thomas inscrit aussi la soirée dans une perspective plus large. Pour lui, il s’agit de <strong>sortir le vélo de ses cadres habituels — celui du strict usage urbain comme celui du seul engagement militant.</strong> Le voyage à vélo, explique-t-il en substance, en est une autre facette, plus ouverte, plus accessible, et surtout praticable par tous.</p>



<p><strong>Et puis, à pied, disent-ils, c’est trop lent,</strong> éprouvant sur la durée. <strong>En voiture, au contraire, tout va trop vite</strong> : on traverse les paysages sans les goûter. <strong>Le vélo occupe cet entre-deux précieux. On avance suffisamment pour aller loin, mais assez lentement pour voir, s’arrêter, parler, rester accessible.</strong> Chacun le formule avec ses mots. Christelle parle de <em>« contemplation »</em>. Thomas évoque la tranquillité. Aziz, lui, insiste sur cette possibilité d’aller <em>« vers n’importe qui »</em>. Tous décrivent, à des degrés différents, une expérience sociale très particulière : être à découvert, donc abordable — et devoir parfois oser demander. Cette vulnérabilité assumée devient une clé de la rencontre.</p>



<p><strong>Ils racontent aussi une sociabilité propre à la route. </strong>Les échanges de conseils, les discussions improvisées, les questions de matériel ou d’itinéraires. Christelle évoque même l’existence de groupes de messagerie, notamment sur <em>WhatsApp</em> pour l’Afrique de l’Ouest : <strong>un monde parallèle de voyageurs qui partagent informations, alertes, bons plans, et se réjouissent de se croiser, parfois sans s’être jamais vus.</strong></p>



<p>Ce que transmettra la soirée avec Vélo 41 tient précisément à cela : <strong>rendre le voyage à vélo concret</strong>. De ces récits émergeront aussi des conseils très terre-à-terre. Commencer petit. Intégrer le vélo dans le quotidien — <em>« aller chercher sa baguette »</em>, rouler avec les enfants. Apprendre en roulant. Et puis un point surgira comme une évidence partagée par tous : l’alimentation. <em><strong>« Tu ne manges pas, tu ne pédales pas »</strong></em>, lance Aziz. Barres, flocons, boulangeries, etc. : le carburant n’est pas un détail, c’est une condition.</p>



<p>Samedi soir, à Blois, ils ne vont pas seulement projeter <strong>des images</strong>. Ils vont remettre en circulation quelque chose de plus rare : une expérience racontée avec ses aspérités, ses doutes, ses trouvailles. Et rappeler qu’avant d’être une aventure, le voyage à vélo commence souvent par une décision très simple — pédaler, et voir <a href="https://bloiscapitale.com/le-velo-element-cle-de-la-transition-a-blois-aussi">ce que la route fait à la vie.</a></p>



<p></p>
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		<title>À la minute près : Patrick Perrin, l’art du temps suspendu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 14:34:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À la Galerie d’art Wilson, à Blois, six artistes contemporains partagent l’espace le temps d’une exposition collective présentée jusqu&#8217;au 2 mars 2026. Photographie, peinture et vitrail y composent un parcours pluriel, où dialoguent les univers de Vanesa Bardelli, Bruno Bianchi, Aline Devos, Janet Biggs, Alexander Shevchuk et Patrick Perrin. Autant le savoir, chez Patrick Perrin, &#8230;</p>
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<p>À la <strong><a href="https://galeriewilson.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Galerie d’art Wilson</a></strong>, à <strong>Blois</strong>, six artistes contemporains partagent l’espace le temps d’une <a href="https://bloiscapitale.com/agenda-de-la-semaine-a-blois-et-ses-environs-du-2-au-8-fevrier" target="_blank" rel="noreferrer noopener">exposition collective présentée jusqu&rsquo;au 2 mars 2026</a>. Photographie, peinture et vitrail y composent un parcours pluriel, où dialoguent les univers de Vanesa Bardelli, Bruno Bianchi, Aline Devos, Janet Biggs, Alexander Shevchuk et <strong>Patrick Perrin</strong>.</p>



<p>Autant le savoir, chez <strong>Patrick Perrin</strong>, le temps ne se donne jamais en bloc. Il se fragmente, s’étire, se suspend. Ses tableaux portent une heure précise, parfois jusqu’à la minute. Non par obsession de l’exactitude, mais parce que chaque toile est, selon ses mots, <strong>un <em>instantané de lumière</em>.</strong></p>



<p>C’est cette série, intitulée <em>Moments suspendus</em>, que l’artiste expose ce mois-ci à la <strong>Galerie Wilson</strong>. Une série devenue centrale, exclusive même, puisqu’il y travaille depuis plusieurs années sans s’en détourner. Une œuvre cohérente, resserrée, presque silencieuse, où le regard circule <strong>dans des espaces vides d’êtres humains mais habités par leur absence.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4911-1024x768.jpeg" alt="Patrick Perrin" class="wp-image-31054" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4911-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4911-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4911-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4911-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4911-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-heure-comme-titre-la-lumiere-comme-matiere">L’heure comme titre, la lumière comme matière</h3>



<p>Pourquoi une heure pour titre ? La réponse est d’une simplicité désarmante. Patrick Perrin explique avoir cherché une manière directe de nommer ses toiles <strong>sans plaquer de récit</strong>. L’heure devient alors un repère sensible, décidé non par une montre mais par la luminosité qu’il cherche à traduire. L’heure n’est pas exacte, elle est <em>plausible</em>. Elle appartient au tableau <strong>comme la couleur ou l’ombre.</strong></p>



<p>Cette relation au temps dit déjà beaucoup de son rapport à la création : il ne s’agit pas de décrire le réel, mais d’en extraire un moment fragile, presque imperceptible. <strong>Une lumière qui pourrait disparaître. Une scène qui pourrait se modifier à la minute suivante.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="747" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4910-1024x747.jpeg" alt="Patrick Perrin" class="wp-image-31053" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4910-1024x747.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4910-300x219.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4910-768x561.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4910-1536x1121.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4910-2048x1495.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-de-l-exterieur-vers-l-interieur">De l’extérieur vers l’intérieur</h3>



<p>Avant <em>Moments suspendus</em>, <strong>Patrick Perrin peignait les toits de Paris</strong>. Il vivait alors dans la capitale. Ces toits n’étaient pas réalistes : <strong>ils étaient déjà imaginaires, </strong>vus comme depuis un drone, surplombants, presque abstraits. Puis un basculement s’opère. <strong>Un jour, au lieu de regarder dehors, il regarde dedans. </strong>L’intérieur remplace l’extérieur. La pièce devient sujet.</p>



<p>Ce passage est fondateur. En abandonnant les toits, l’artiste découvre qu’il n’a plus besoin d’horizon. Le ciel peut être vide, parfois même absent. <strong>Ce qui compte désormais, ce sont les ombres, la lumière, les lignes, et surtout ce qui n’est pas là.</strong> Les mots reviennent souvent dans sa bouche : <em>absence</em>, <em>suspension</em>, <em>légèreté</em>. Ils structurent la série autant que les formes elles-mêmes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-decors-sans-etres-humains">Des décors sans êtres humains</h3>



<p>Aucun personnage dans les tableaux. C’est un choix longuement éprouvé. Patrick Perrin a essayé. Il a peint des silhouettes, des ombres humaines. Mais trop vite, le récit s’imposait. <strong>Un homme, une femme, une attitude : l’histoire devenait trop précise, trop fermée.</strong> Il choisit alors de retirer le corps humain, pour mieux en <strong>suggérer la trace.</strong> Un châle posé, un tissu abandonné. Toujours quelque chose qui indique qu’une présence a existé, ou qu’elle va revenir. Jamais rien qui la fixe définitivement. Les tableaux fonctionnent <strong>comme des décors de théâtre</strong> avant l’ouverture du rideau, ou pendant l’entracte. <strong>Les acteurs sont sortis. L’éclairage est là. Le silence aussi.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ou-est-la-femme">Où est la femme ?</h3>



<p>Malgré l’absence, <strong>rien de tragique</strong>. Bien au contraire. Les scènes dégagent une douceur constante. Une sensation de confort, de calme, parfois même quelque chose de printanier ou d’estival. Patrick Perrin y tient : il cherche une <strong>peinture apaisée,</strong> débarrassée de toute tension dramatique. </p>



<p>Cette douceur passe par <strong>une palette très maîtrisée.</strong> Les rouges sont rares, utilisés avec parcimonie, presque à dose homéopathique. Même lorsqu’ils apparaissent, ils restent retenus, ronds, jamais agressifs. <strong>Comme un détail, un symbole du féminin.</strong> Car, sans théoriser, sans décider, <strong>la présence absente qu’il imagine est presque toujours celle d’une femme.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-gris-comme-fondation">Les gris comme fondation</h3>



<p><strong>La structure chromatique de son travail repose sur les gris.</strong> Des gris nuancés, parfois colorés, parfois chauds. Le bleu vient ensuite, surtout dans les ciels, toujours clairs, limpides, baignés d’<strong>une lumière qu’il qualifie d’atlantique ou méditerranéenne.</strong> Le processus est constant : dessin d’abord, sans couleur. Puis les gris. <strong>Toujours les gris en premier</strong>. Dans une pièce intérieure, le plafond sert souvent de base. Le reste se construit autour, couche après couche, jusqu’à ce qu’un meuble, une chaise ou un drapé apporte une touche plus vive.</p>



<p>Cette rigueur structurelle n’est pas un hasard. Patrick Perrin est formé à l’architecture d’intérieur. On retrouve dans ses tableaux <strong>des lignes droites, des volumes nets, une organisation spatiale précise.</strong> Mais cette rigueur est toujours contrebalancée par des éléments souples : tissus, drapés, courbes. Il n’y a jamais d’arbre, sauf par son ombre. Jamais d’ornement inutile. Très peu d’objets. Parfois un livre. Rarement plus. <strong>Le dépouillement est une règle, presque une éthique.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-influences-assumees-jamais-calculees">Des influences assumées, jamais calculées</h3>



<p>Les rapprochements viennent souvent des autres. On lui parle d’Edward Hopper. Patrick Perrin accueille la comparaison avec plaisir, sans la revendiquer. Il ne peint pas <em>à partir</em> de Hopper. L&rsquo;artiste évoque volontiers la <strong>peinture californienne,</strong> et parle de <strong>minimalisme figuratif</strong>, tout en souriant du caractère un peu pédant de l’expression. On y retrouve aussi des formes de villas, un mobilier aux lignes vintage, souvent années 1960.</p>



<p><em>Moments suspendus</em> est une série qui propose des espaces ouverts, des temps flottants, des scènes silencieuses. Elle ne raconte pas une histoire : elle en laisse la possibilité. À la Galerie Wilson, ces tableaux dans l&rsquo;alcôve de droite, imposent un rythme particulier. On ne les traverse pas. On s’y arrête. On y entre. <strong>Et l’on comprend, peut-être, que le temps n’y est pas compté en heures, mais en instants de lumière.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><strong>📍 Galerie d’art Wilson</strong> — 23 avenue du Président-Wilson, Blois<br>📅 Du jeudi 5 février au lundi 2 mars 2026<br>🆓 Gratuit — entrée libre – ♿ Accessible aux personnes à mobilité réduite<br>🕒 Du jeudi au dimanche, de 14h à 19h</p>
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		<title>Abiogenèse, argile et humour : Nos cœurs en Terre à la Halle aux Grains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 19:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois, dans le cadre de Génération Climat #5 (voir ici), la Halle aux Grains accueille Nos cœurs en Terre, dans son hémicycle, mercredi 14 janvier 2026 à 21h et jeudi 15 janvier 2026 à 20h. Au plateau : David Wahl et Olivier de Sagazan, sous le regard de la metteuse en scène Gaëlle Hausermann. &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>À Blois, dans le cadre de <strong>Génération Climat #5</strong> (<a href="https://bloiscapitale.com/le-programme-de-generation-climat-5-grand-evenement-de-janvier" target="_blank" rel="noreferrer noopener">voir ici</a>), la <strong>Halle aux Grains</strong> accueille <strong><em>Nos cœurs en Terre</em></strong>, dans son hémicycle, <strong>mercredi 14 janvier 2026 à 21h</strong> et <strong>jeudi 15 janvier 2026 à 20h</strong>. Au plateau : <strong>David Wahl</strong> et <strong>Olivier de Sagazan</strong>, sous le regard de la metteuse en scène <strong>Gaëlle Hausermann</strong>. Une forme brève (50 minutes), mais une ambition vaste : <strong>déplacer notre manière d’habiter le monde,</strong> en passant par la matière, le récit, l’étrangeté, l’humour — et une hypothèse scientifique au cœur battant de l’œuvre.</p>



<p>De quoi s&rsquo;agit-il ? David Wahl nous le dit sans détour : <strong>son travail consiste à&#8230; enquêter.</strong> Et, plus encore, à tirer un fil. « <em>Je suis très étonné par le monde dans lequel on vit. (…) <strong>Je trouve que rien ne va de soi.</strong> Je trouve que tout mérite une interrogation, tout mérite une rencontre. Et quand on rencontre, la vie change.</em> » Au-delà du commentaire, ceci est le moteur même de <em>Nos cœurs en Terre</em>. Un spectacle qui ne part pas d’une morale, mais d’une curiosité — et d’un vertige : <strong>et si le vivant venait du minéral ?</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-creation-nee-d-une-rencontre-a-inventer">Une création née d’une rencontre à inventer</h3>



<p><strong>L’histoire commence en 2021, à Avignon</strong>, par une règle imposée : <strong>faire œuvre à deux.</strong> <em>« C’était une création, une commande du Festival d’Avignon, et de la SACD pour Vive le sujet. »</em> David Wahl rappelle le principe : il s’agissait de<strong> s’associer à un autre artiste pour créer une forme originale.</strong> Ce n’est pas un détail administratif : la forme, ici, est fille du dispositif. <strong>L’obligation de la rencontre</strong> devient la condition même de l’œuvre.</p>



<p>Pour ce rendez-vous, David Wahl se tourne vers <strong>Olivier de Sagazan,</strong> après avoir vu <em>Transfiguration</em>. Il décrit un artiste qui travaille son propre corps comme un chantier : <em>« un sculpteur (…) qui se sculpte lui-même (…) qui se métamorphose, qui se donne des nouveaux corps, qui se crée des nouveaux corps pour chercher la vie dans sa sculpture sur lui-même. »</em> Autrement dit, un geste plastique obsédé par <strong>la vie qui surgit de la matière.</strong></p>



<p>Dans ce projet, l’écrivain, habitué à porter seul la parole sur scène, et le plasticien, habitué à être seul avec la matière, ont dû apprendre la co-présence. D’où la nécessité d’<strong>un troisième élément, structurant : Gaëlle Hausermann, qui signe la mise en scène.</strong></p>



<p>La construction fut patiente, nourrie <em>« d’énormément d’essais »</em>, et traversée par une question technique, presque élémentaire : comment faire travailler ensemble <em><strong>« une parole et une matière » ?</strong></em> Comment faire tenir dans une même forme un sculpteur-performeur et un écrivain-interprète sans que l’un ne devienne l’illustration de l’autre ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-abiogenese-comme-matrice-poetique">L’abiogenèse comme matrice poétique</h3>



<p>Pour comprendre ce qui s’élabore dans <em>Nos cœurs en Terre</em>, une notion s’impose comme centrale : l’abiogenèse. <em><strong>« De plus en plus de scientifiques pensent que la matière organique, la matière du vivant, est née de la matière minérale, de la matière inerte. »</strong></em> David Wahl relie cette hypothèse à une expérience située, à un épisode précis de sa trajectoire. <em>« Je l’avais découvert parce que j’ai participé à une campagne océanographique où on est allé explorer les sources hydrothermales. »</em></p>



<p>Il évoque alors <em>« les écosystèmes abyssaux »</em> et le moment où il apprend que les molécules carbonées — les <em>« briques élémentaires de la vie »</em> — auraient pu se former dans de tels milieux, ou, selon d’autres hypothèses, soit dans les cheminées hydrothermales, soit dans l’argile. De là, David Wahl tire une phrase qui change la température du monde : <em><strong>« on est tous un peu des enfants de la Terre ».</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-commencer-par-l-etrange-pierre-borel-et-la-sexualite-des-pierres">Commencer par l’étrange : Pierre Borel et “la sexualité des pierres”</h3>



<p>Pour ouvrir <em>Nos cœurs en Terre</em>, David Wahl choisit de ne pas entrer d’emblée par la science contemporaine, mais par <strong>une histoire du XVIIᵉ siècle,</strong> comme un détour nécessaire avant d’atteindre le cœur du propos. Il y convoque <strong>Pierre Borel, médecin et savant, collectionneur d’un cabinet de curiosités </strong>conçu pour rappeler que le monde est peuplé de mirabilia, ces objets et phénomènes qui, à l’époque, nourrissaient l’émerveillement autant que le savoir. </p>



<p>Dans ce cabinet, certaines pierres occupent une place particulière : <strong>les <em>priapolites</em>, formations naturelles dont la forme évoque un sexe masculin en érection, et les <em>hystérapètras</em>, aux contours féminins. </strong>David Wahl en souligne le décalage avec notre regard actuel — <em><strong>« ça fait rire maintenant »</strong></em> — mais rappelle que, <strong>pour Pierre Borel, ces pierres constituaient une preuve</strong> : celle que les pierres se reproduisent, qu’elles sont des êtres vivants et qu’elles <strong>possèdent une sexualité.</strong></p>



<p>Pourquoi ouvrir là ? Parce que David Wahl aime la porte latérale, l’histoire qui semble minuscule, mais qui mène à une chambre immense. Il le dit : « <em>j’aime bien commencer les spectacles de manière abrupte</em> », et même commencer par ce qui paraît « <em>anecdotique</em> » ou « <em>étrange</em> », parce que <strong>cela permet de déplier une question qui « <em>nous dépasse tous</em> ».</strong></p>



<p>Cette histoire de Pierre Borel n’est pas une preuve, évidemment. Mais c’est <strong>une manière de brouiller la frontière entre minéral et vivant.</strong> Comme une façon de faire sentir que <strong>notre classification habituelle — inerte d’un côté, vivant de l’autre — est moins stable qu’on ne le croit.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-parole-et-argile-faire-exsuder-l-origine">Parole et argile : faire “exsuder” l’origine</h3>



<p>C’est ici que le spectacle bascule dans la matière, dans la vision. David Wahl formule le projet en une image presque organique : « <em>faire exsuder de nos corps et de nos paroles nos origines minérales.</em> » Petit à petit, les deux corps s’agrègent à une forme : <strong>« <em>On se transforme tous les deux en une sorte d’écosystème primordial.</em> »</strong></p>



<p>David Wahl décrit <strong>un résultat plastique « <em>très impressionnant</em> »</strong>, et donne un détail concret qui compte : <strong>« <em>il utilise 50 kg d’argile, des pétales, des branches</em> »</strong>. Et il précise le ton : « <em>ça se fait aussi avec de l’humour</em> », <strong>c’est « <em>burlesque</em> » et « <em>poétique</em> ».</strong> Autrement dit : l’œuvre n’a pas la gravité d’un sermon ; elle avance en biais, <strong>par la sensation et par le rire.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://www.halleauxgrains.com/site/les-temps-forts/generation-climat/" target="_blank" rel=" noreferrer noopener"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="341" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/BloisCapitale-HAG_Generat°Climat_Header-1200x400-1-1024x341.jpg" alt="Génération Climat 2026" class="wp-image-29989" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/BloisCapitale-HAG_Generat°Climat_Header-1200x400-1-1024x341.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/BloisCapitale-HAG_Generat°Climat_Header-1200x400-1-300x100.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/BloisCapitale-HAG_Generat°Climat_Header-1200x400-1-768x256.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/BloisCapitale-HAG_Generat°Climat_Header-1200x400-1.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
</div>


<p>Une phrase surgit alors comme une petite épiphanie : <strong><em>« Dieu que c’est beau, les cailloux — dire qu’on leur marche dessus. »</em></strong> En apparence légère, elle condense pourtant l’enjeu du spectacle : déplacer le regard, rendre sensible ce qui, d’ordinaire, demeure sous nos pas.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-pierre-cree-la-vie-mais-la-vie-cree-aussi-des-pierres">“La pierre crée la vie, mais la vie crée aussi des pierres”</h3>



<p><strong>Le spectacle ne vise pas la performance érudite ; il vise l’expérience</strong>. Pour autant, il y a une grande leçon à tirer de <em>Nos cœurs en Terre</em> : <strong>« <em>la pierre crée de la vie, mais la vie crée aussi des pierres.</em> »</strong> Car quand la vie existe, elle transforme la roche. « <em>Le rapport entre pierre et vivant, minéral et vivant, est beaucoup plus intime qu’on ne le croit.</em> » Le fil de l’œuvre s’affirme alors clairement : il ne s’agit pas d’affirmer que <em>« la nature est belle »</em>, mais de faire sentir que <strong>la nature est nous</strong> — à un niveau plus profond que celui de nos catégories et de nos habitudes mentales. Et c’est précisément cette évidence enfouie que le spectacle s’emploie à rendre perceptible.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-aveugle-sourd-recouvert">“Aveugle”, “sourd”, recouvert</h3>



<p>Dans la plupart de ses spectacles, David Wahl explique avoir un rapport direct au public : « <em>je m’adresse au public, je suis très proche d’eux, j’aime les sentir.</em> » Mais <em>Nos cœurs en Terre</em> impose une expérience contraire. <strong>« <em>Au bout de dix minutes, (…) je deviens aveugle, je deviens sourd, je perds absolument tout contact</em> »</strong>, dit-il. La cause est concrète : <strong>« <em>je deviens une sorte d’être de pierre, donc recouvert.</em> »</strong></p>



<p>Cette coupure produit un état : « <em>je rentre dans un état méditatif</em> ». Et elle change la technique de jeu, la façon de <em>“rester”</em> au plateau, la façon de maintenir une présence. David Wahl insiste : cela a demandé « <em>de bonnes répétitions</em> », d’autant plus que la performance est vivante, variable : « <em>la sculpture n’est jamais tout à fait la même</em> ». Elle change selon les saisons, les fleurs, les feuilles et les branches. <strong>« <em>La sculpture au mois de janvier ne ressemble pas à celle de juin</em> »</strong>, précise-t-il. Et il conclut : <strong>« <em>c’est un spectacle (…) très vivant</em> »</strong>, qui « <em>se rejoue (…) un peu pour la première fois.</em> » Ce détail est essentiel pour comprendre <strong>la nature du spectacle : il ne reproduit pas une forme. Il la refait.</strong> Il la rejoue dans le sens fort : refaire l’expérience, avec ses variations.</p>



<p><strong>Les textes <em>« n’ont pas vocation à faire la leçon »</em>, mais à <em>« nous émerveiller </em>». Et aussi à faire rire.</strong> L’enjeu, espère l’auteur, n’est pas d’ajouter un savoir de plus, mais de renouer une relation, à un moment où, observe-t-il, nous sommes <em>« de plus en plus éloignés de ces cycles de la matière »</em>. D’où la question qu’il formule : <strong><em>« comment est-ce qu’on redécouvre un peu la matière du monde ? »</em></strong> À cet endroit, le fil du spectacle rejoint une intuition centrale de David Wahl : <strong>regarder dehors, c’est aussi se regarder soi-même</strong>. <strong>Micro et macro se répondent</strong>. <em>Nos cœurs en Terre</em> devient alors une recherche intérieure rendue visible par la matière.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-science-porte-en-elle-meme-de-la-poesie">“La science porte en elle-même de la poésie”</h3>



<p>À la question de savoir si la science a besoin de poésie, David Wahl répond d’abord : <strong>« <em>La science porte en elle-même de la poésie.</em> »</strong> Mais il ajoute aussitôt une précision capitale : <strong>« <em>elle a besoin des artistes pour pouvoir l’exprimer.</em> »</strong></p>



<p>Il explique ce qu’il entend par “science” : pas seulement des calculs, mais des récits du monde — « <em>la symbiose</em> », « <em>les écosystèmes</em> », « <em>l’évolution</em> », « <em>la physiologie</em> ». <strong>Autant de savoirs qui deviennent des manières d’habiter le vivant.</strong> Il insiste : ces découvertes peuvent être « <em>converties en inspiration poétique</em> », c’est-à-dire transformées en sensations, en images, en prises de conscience. Et il conclut par une phrase de méthode : <strong>« <em>les chercheurs et les artistes doivent travailler la main dans la main.</em> »</strong></p>



<p>Si l’on devait choisir une phrase qui résume le fil profond de l’entretien, ce serait celle-ci : <strong>« <em>Chercher à connaître, c’est chercher à aimer.</em> »</strong> David Wahl l’affirme, puis la déplie : si un récit, une œuvre, une rencontre réussit à émouvoir, à faire prendre conscience, « <em>alors bien sûr il n’y a plus d’indifférence.</em> » L’enjeu n’est pas de convaincre : c’est d’<strong>abolir l’indifférence.</strong></p>



<p><em>&gt;&gt; <strong><a href="https://www.premierparallele.fr/livre/le-sexe-des-pierres" target="_blank" rel="noreferrer noopener">A lire : Le Sexe des pierres</a></strong> de <a href="https://www.premierparallele.fr/auteur/david-wahl">David Wahl</a> (éditions Premier Parallèle)</em></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/abiogenese-argile-et-humour-nos-coeurs-en-terre-a-la-halle-aux-grains">Abiogenèse, argile et humour : Nos cœurs en Terre à la Halle aux Grains</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Le body painting par Morgane Parpette</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Dec 2025 12:19:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Chez Morgane Parpette, le corps n’est pas un manifeste, encore moins une provocation. Il est d’abord un espace disponible. Un espace lent. Un espace de travail. Coiffeuse à domicile depuis un an et demi, diplômée en 2019 après plusieurs années en salon, cette blésoise a toujours évolué dans les métiers du geste, de la précision, &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/le-body-painting-par-morgane-parpette">Le body painting par Morgane Parpette</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p>Chez <strong>Morgane Parpette,</strong> le corps n’est pas un manifeste, encore moins une provocation. Il est d’abord un espace disponible. Un espace lent. Un espace de travail. Coiffeuse à domicile depuis un an et demi, diplômée en 2019 après plusieurs années en salon, cette blésoise a toujours évolué <strong>dans les métiers du geste, de la précision, du contact.</strong> Mais derrière la coiffure et le maquillage, <strong>il y a toujours eu la peinture.</strong> Bien avant le body painting, bien avant les réseaux sociaux. Mais aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est par ce biais et ses créations originales que nous la découvrons.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4418-1024x683.jpeg" alt="Morgane Parpette" class="wp-image-29990" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4418-1024x683.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4418-300x200.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4418-768x512.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4418-1536x1025.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4418-2048x1366.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p><em><strong>« J’ai toujours aimé l’art. Je peins depuis longtemps »</strong></em>, dit-elle simplement. À l’origine, Morgane Parpette voulait <a href="https://bloiscapitale.com/category/culture" target="_blank" rel="noreferrer noopener">être peintre</a>. Elle le dit sans détour. La difficulté d’en vivre l’a menée vers d’autres métiers, sans jamais abandonner la peinture. Une phrase qui ne cherche pas à faire récit, mais qui pose une continuité. La jeune femme peint depuis longtemps, principalement des paysages, à l’acrylique. Pas par stratégie artistique, mais par nécessité intérieure. <strong>Le paysage comme horizon mental, comme respiration.</strong></p>



<p>Le body painting est venu plus tard. Récemment. À la suite d’une période particulière, marquée par des soucis de santé. Elle n’entre pas dans les détails, ne dramatise pas. Elle constate. Et explique que cette pratique lui a fait du bien. <em><strong>« C’est venu comme ça, en fait. Ça m’a fait du bien. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="728" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/morgane-1024x728.png" alt="Morgane Parpette" class="wp-image-30030" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/morgane-1024x728.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/morgane-300x213.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/morgane-768x546.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/morgane.png 1195w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Images instagram/morgane_prpe</em></strong></figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-entrer-dans-la-bulle">Entrer dans la bulle</h3>



<p>Lorsqu’elle parle de body painting, Morgane Parpette évoque avant tout <strong>un état. Un moment. Une concentration totale.</strong> <em>« Je suis vraiment dans ma bulle, je ne pense qu’à ça. Je ne vois pas le temps passer. »</em> Le geste absorbe tout. Le temps s’étire. Le monde extérieur disparaît. <strong><em>« Je vois vraiment ça comme une art-thérapie. »</em></strong> Peindre sur son propre corps n’est pas un choix esthétique prémédité. C’est une évidence pratique et intime. C’est toujours elle, face au miroir, pinceaux et éponges à la main. <strong>Le miroir impose pourtant une contrainte évidente : l’image inversée, les gestes à contre-sens. </strong>Mais là encore, elle surprend par sa simplicité : <em><strong>« Non, en fait, je trouve ça facile. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="610" height="746" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/morgane-blois.png" alt="morgane Blois" class="wp-image-30036" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/morgane-blois.png 610w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/morgane-blois-245x300.png 245w" sizes="auto, (max-width: 610px) 100vw, 610px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Image instagram/morgane_prpe</em></strong></figcaption></figure>
</div>


<p>Là où se coiffer dans un miroir lui pose parfois problème, se maquiller et se peindre lui semble naturel. Elle pose quelques repères, notamment lorsqu’il s’agit de paysages. <em>« Je regarde au niveau du ciel où est-ce que je veux aller, je trace des petits traits, puis après je fais le reste. »</em> <strong>Le corps devient surface, mais la logique picturale reste la même que sur une toile.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-du-paysage-a-la-peau">Du paysage à la peau</h3>



<p>Ce que Morgane peint sur elle n’est jamais déconnecté de ce qu’elle peint ailleurs. Les paysages restent centraux. Ils migrent de la toile au corps, sans rupture. <strong>Le body painting n’est pas un univers à part, mais une extension de sa pratique picturale.</strong> Sur toile, elle utilise l’acrylique. Sur la peau, des fards gras conçus pour le maquillage artistique. Les produits sont choisis pour être adaptés au corps, lavables, temporaires. <strong>Le geste est long, mais la disparition immédiate.</strong> Selon la complexité, une création peut durer <strong>entre quatre et sept heures.</strong> <em>« Peut-être plus de détails, plus petit, plus précis »</em>, explique-t-elle pour justifier ces écarts de temps. Une fois le body painting terminé, Morgane Parpette photographie, filme, puis enlève tout. La journée s’achève ainsi, sans nostalgie particulière. <strong>L’œuvre disparaît, mais les images demeurent.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="570" height="750" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/morgane-painting.png" alt="morgane painting" class="wp-image-30038" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/morgane-painting.png 570w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/morgane-painting-228x300.png 228w" sizes="auto, (max-width: 570px) 100vw, 570px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Image instagram/morgane_prpe</em></strong></figcaption></figure>
</div>


<p>Publier ces créations sur les réseaux sociaux n’est pas, pour Morgane, un acte promotionnel. C’est un prolongement. <strong><em>« Ça me fait du bien aussi de voir ce que les autres pensent »</em></strong>, dit-elle. Le regard extérieur ne valide pas, il dialogue. Ce qui l’intéresse, ce sont les ensembles. Les thèmes complets. Halloween, Noël. <em><strong>« Faire juste un maquillage, c’est beau, mais je préfère vraiment quelque chose de complet. »</strong></em> Elle cherche une cohérence globale, <strong>parfois ponctuée d’une touche d’humour.</strong> Ses proches sont impressionnés, parfois déconcertés. <em>« Ils sont bluffés, et choqués que je l’enlève tout de suite après. » </em>Certains trouvent cela dommage. Elle, non. Elle accepte la disparition comme faisant partie intégrante du geste. Son body painting n’est ni un projet spectaculaire ni une démonstration. C’est un geste patient, silencieux, profondément personnel. Une manière de tenir debout, de faire corps, puis de laisser partir, en gardant mémoire.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="470" height="759" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/morgane-maquille.png" alt="morgane maquille" class="wp-image-30039" style="aspect-ratio:0.6192485846628925;width:470px;height:auto" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/morgane-maquille.png 470w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/morgane-maquille-186x300.png 186w" sizes="auto, (max-width: 470px) 100vw, 470px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>Image instagram/morgane_prpe</em></strong></figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-soiree-speciale">Une soirée spéciale</h3>



<p>Aujourd’hui, pour elle, le body painting reste un loisir. L’avenir n’est pas tranché. Quoi qu&rsquo;il en soit, <strong>le samedi 10 janvier 2026</strong>, une <strong>soirée spéciale</strong> sera organisée à <strong>Blois Capitale</strong>, au <strong>16 rue Émile Laurens</strong>, en présence de <strong>Morgane Parpette</strong>. Elle y transformera les visages des participant·es à la soirée, à partir de modèles ou d’inspirations proposés à l&rsquo;avance. Une soirée assez unique en son genre. Evidemment, <strong>les places sont limitées</strong> : il faut donc <strong>s&rsquo;inscrire via bloiscapitale@gmail.com ou à la boutique.</strong> La participation demandée est de 20€.</p>



<p>Pour en voir plus : <a href="https://www.instagram.com/morgane_prpe/">instagram.com/morgane_prpe/</a> ou <a href="https://www.tiktok.com/@morgane_prpe" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tiktok.com/@morgane_prpe</a></p>



<p></p>
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		<title>Du “grand nettoyage” à la reprise alimentaire : anatomie du jeûne</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/du-grand-nettoyage-a-la-reprise-alimentaire-anatomie-du-jeune</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 10:42:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un contexte marqué par la fatigue, le stress et une attention croissante portée aux questions de santé et de modes de vie, le jeûne suscite un intérêt discret mais réel. Pratique ancienne, parfois évoquée dans des cadres médicaux, culturels ou spirituels, il reste néanmoins mal connu, souvent réduit à une idée de privation ou &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans un contexte marqué par la fatigue, le stress et une attention croissante portée aux questions de santé et de modes de vie, le <strong>jeûne</strong> suscite un intérêt discret mais réel. Pratique ancienne, parfois évoquée dans des cadres médicaux, culturels ou spirituels, il reste néanmoins <strong>mal connu, souvent réduit à une idée de privation</strong> ou associé à des expériences menées sans méthode ni accompagnement.</p>



<p>Directrice du centre <a href="https://ecojeune.com/centre/loir-et-cher/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Eco-Jeûne Loir-et-Cher</strong>,</a> <strong>Nathalie Green</strong> accompagne des séjours <em><strong>“jeûnes bien-être”</strong></em> de <strong>six jours à Lunay</strong>, près de Vendôme, dans un lieu nommé <em><strong>“Écoute la Vie”</strong></em>. Car un jeûne <strong>ne se résume pas à <em>“s’arrêter de manger”</em></strong>, observe l&rsquo;experte. C’est une démarche encadrée, préparée, progressive.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-premiere-experience-fondatrice-sans-le-mot-jeune">Une première expérience fondatrice, sans le mot « jeûne »</h3>



<p>La rencontre de Nathalie Green avec le jeûne ne passe pas par un protocole médical ni par une recherche de résultat. <strong>À 35 ans, elle participe à un long week-end</strong> proposé par une professeure de yoga : <strong><em>« quatre jours de grand nettoyage ».</em></strong> <strong>Le mot jeûne n’est pas prononcé.</strong> Ce n’est que plus tard qu’elle met un nom sur l’expérience.</p>



<p>Ce qui la frappe alors, ce n’est pas la difficulté, mais au contraire la facilité : <strong>une préparation <em>« très légère »</em>,</strong> une entrée progressive dans le processus, puis, à la fin, un état intérieur nouveau.<strong> Elle parle d’un bien-être profond, d’un sentiment de nettoyage, et de transformations visibles chez les participants</strong> : des visages plus lumineux, des regards plus vifs, et surtout <em>« une grande joie »</em> partagée. Une joie qui, précise-t-elle, ne se dissipe pas immédiatement, mais qui s’installe.</p>



<p>Cette joie devient, au fil du temps, un point central de sa réflexion. En tant qu’art-thérapeute, Nathalie Green fait le lien entre le jeûne et ce qu’elle appelle <strong>le renforcement des <em>« hormones du bonheur »</em> : dopamine, sérotonine, noradrénaline.</strong> Elle s’appuie sur un raisonnement simple : une grande partie de ces mécanismes est liée au <strong>microbiote intestinal.</strong> Dans son discours, le jeûne n’est pas une parenthèse vide. Il crée un contexte physiologique particulier, dans lequel <strong>l’organisme se réorganise, s’adapte, se renforce.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Se retirer du quotidien pour écouter le corps</h3>



<p>Jeûner, selon Nathalie Green, suppose <strong>une rupture assumée avec le quotidien</strong>. Elle insiste sur ce point : on ne jeûne pas en continuant à travailler, à courir, à maintenir les mêmes contraintes. Le jeûne demande du temps, de l’espace, et surtout une disponibilité intérieure. Elle parle d’un mouvement clair : <strong>mettre le corps au repos et placer l’esprit à son service</strong>. Cette inversion est essentielle. La <strong>détoxification,</strong> rappelle-t-elle, <strong>demande de l’énergie.</strong> Elle ne peut pas se faire dans un contexte saturé de stress, d’obligations et de sollicitations permanentes.</p>



<p>Dans les séjours qu’elle accompagne, le corps n’est jamais laissé en jachère. Les journées s’organisent autour de <strong>temps de marche,</strong> destinés à oxygéner les cellules et à soutenir l’élimination. Le mouvement est doux, régulier, sans recherche de performance. Le lieu lui-même est pensé pour cela : hébergements simples, espaces naturels, étang, chemins boisés. Chacun peut y trouver son rythme, <strong>entre moments de partage et temps de retrait,</strong> sans injonction.</p>



<p><strong>Les groupes sont volontairement restreints</strong>, entre cinq et dix personnes. Nathalie Green insiste sur l’importance du collectif : jeûner ensemble permet de traverser l’expérience avec plus de légèreté. Les échanges, les retours d’expérience, la simple présence des autres jouent un rôle de soutien discret mais réel. <strong>Elle parle d’une aventure humaine, d’un sentiment de solidarité, presque familial.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi jeûner ? Vitalité, équilibre, moments charnières</h3>



<p>Aucune inscription n’est acceptée sans un entretien préalable. Nathalie Green prend le temps d’échanger. Il s’agit de comprendre les motivations, l’hygiène de vie, les attentes, mais aussi de repérer les situations qui nécessitent un avis médical. Elle le dit sans détour : <strong>dès que le jeûne sort du cadre du bien-être et de la prévention, elle oriente vers les médecins.</strong> La liste des situations incompatibles avec le jeûne est précise : grossesse, allaitement, diabète de type 1 insulino-dépendant, hyperthyroïdie, insuffisance rénale ou hépatique, ulcère, greffe d’organe, stimulateur cardiaque, troubles du comportement alimentaire, pertes de poids récentes, addictions lourdes, épilepsie, anémie.</p>



<p>Elle ajoute un point souvent négligé : les plaies récentes, internes ou externes. Le corps, en phase de détoxification, mobilise ses voies d’élimination ; jeûner dans ce contexte peut compliquer la cicatrisation. Sa règle est simple :<strong> il faut une santé globale suffisante.</strong></p>



<p>Certains peuvent venir avec l’idée de <strong>perdre du poids,</strong> mais elle refuse d’en faire l’axe principal. Elle parle plutôt de vitalité, d’énergie, d’équilibre global. Le jeûne, explique-t-elle, intervient souvent à des moments charnières : <strong>besoin de faire une pause, de clarifier une direction, de se ressourcer avant un nouveau départ.</strong> Il devient alors <strong>un espace de réflexion, bien au-delà de la seule alimentation.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-biodiversite-intestinale-nous-sommes-les-jardiniers-de-notre-flore-interieure">Biodiversité intestinale : « nous sommes les jardiniers de notre flore intérieure »</h3>



<p>Le jeûne, dans cette approche, ne se pense jamais isolément. Il s’inscrit dans une continuité qui relie alimentation, responsabilité et rapport au vivant. Nathalie Green associe cette démarche au <strong>respect de soi, des autres et de la planète,</strong> en convoquant à la fois l’alimentation biologique et la notion de biodiversité. Un point lui paraît essentiel : si la préservation de la biodiversité extérieure est désormais reconnue comme un enjeu majeur, il est, selon elle, <strong><em>« tout aussi important » </em>de veiller à la biodiversité intestinale.</strong> Les bactéries qui nous habitent, rappelle-t-elle, ne conditionnent <strong>pas seulement des fonctions physiologiques,</strong> mais interviennent également dans les <strong>équilibres émotionnels et mentaux</strong>. Perdre en biodiversité intestinale, affirme-t-elle, revient à perdre des facultés, voire des compétences.</p>



<p>Dans ce cadre, le jeûne devient un outil de remise à zéro, un temps pour <em>« réensemencer »</em>, pour <em><strong>« éliminer tout ce qui est pathogène, tout ce qui est toxique ou dégénéré »,</strong></em> et pour se reposer, inlassablement, une question centrale : <em><strong>« qu’est-ce que je mets à l’intérieur, de bon et de bien, pour moi ».</strong></em></p>



<p>À cette dimension s’ajoute un processus biologique précis. Le jeûne active<strong> l’autophagie</strong> : le corps, dans cet état particulier, <em>« va d’abord se nourrir des cellules un peu dégénérées »</em>. Parallèlement, <strong>l’autolyse s’opère, participant au renforcement des cellules saines.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le basculement du troisième jour : quand le corps change de carburant</h3>



<p>Le format qu’elle accompagne est de six jours. Elle insiste : <em><strong>“c’est important de dépasser trois jours</strong></em>”. Elle explique pourquoi, en s’appuyant sur la <strong>méthode Buchinger</strong>, qu’elle dit appliquer. Le troisième jour marque <em><strong>“le point de bascule”</strong></em>. C’est le moment où le corps a <em>“fini de manger tous les sucres”</em>, tous les <em>“carburants disponibles”</em> de manière classique. À partir de là, le foie est sollicité pour aller chercher dans les graisses : <em>“déstocker les graisses”</em> et les transformer en corps cétoniques. L&rsquo;experte décrit ceux-ci comme <em><strong>“un super carburant pour le cerveau, pour tous nos organes, pour les muscles”.</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-preparation-et-purge-ce-qui-rend-le-jeune-vivable-et-securise">Préparation et purge : ce qui rend le jeûne “vivable” et sécurisé</h3>



<p>Jeûner ne commence pas le jour où l’on cesse de manger. La semaine qui précède, <strong>il s&rsquo;agît d&rsquo;alléger progressivement son alimentation</strong> : retirer les excitants, puis les sucres rapides, puis les protéines animales, puis alléger encore jusqu’à <em><a href="https://bloiscapitale.com/des-recettes-vegetariennes-faciles-pour-l-hiver" target="_blank" rel="noreferrer noopener">“terminer vraiment en mode fruits et légumes”.</a></em> Nathalie Green insiste aussi sur un point qu’elle juge déterminant : <strong>la purge, sujet qu’elle reconnaît délicat <em>“dans notre culture occidentale”</em></strong>. Elle la présente comme une condition pour que le jeûne <em>“se passe bien”</em>, pour être <em><strong>“libre au niveau du côlon”</strong></em>, et <strong>aider le corps à comprendre qu’il <em>“passe en mode nettoyage”.</em></strong> Dans sa bouche, ces étapes ne relèvent pas d’un folklore : ce sont des éléments de méthode, et elle y revient comme à des garde-fous.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-accompagnement-prevenir-expliquer-reperer">L’accompagnement : prévenir, expliquer, repérer</h3>



<p>La pratique accompagnée se distingue nettement de ce que l’on appelle le jeûne sec.<strong> Ici, il n’est jamais question de couper l’organisme de toute ressource. L’hydratation constitue un pilier,</strong> non une variable secondaire. Le corps est soutenu en continu : <strong>chaque matin par un jus frais, extrait lentement</strong> pour préserver vitamines et minéraux, dans la journée par <strong>des tisanes ou de l’eau à volonté,</strong> souvent citronnée, et le soir par <strong>un bouillon</strong> composé uniquement de l’eau de cuisson de légumes biologiques. Ce fil liquide, discret mais constant, participe à la reminéralisation et permet de maintenir un apport calorique minimal, suffisant pour <strong>accompagner le basculement métabolique sans brutalité.</strong> Le processus, ainsi, gagne en confort et en stabilité.</p>



<p>Contrairement à une idée largement répandue, <strong>la faim n’occupe pas forcément le devant de la scène. </strong>Lorsque la préparation a été menée avec soin et que le corps a été allégé en amont, les deux ou trois premiers jours se déroulent souvent sans sensation de manque. Ce qui se manifeste relève davantage de la détoxification : maux de tête légers, langue chargée, haleine modifiée, transpiration accrue. <em>« Ce n’est pas un moment pour draguer »</em>, plaisante l&rsquo;experte.</p>



<p><strong>Puis vient le seuil.</strong> Autour du troisième jour, quelque chose change. Le corps cesse de fonctionner sur ses carburants habituels et entre dans une autre phase. Une forme d’auto-génération de l’énergie s’installe. Les sensations se modifient.</p>



<p><strong>Faire ce chemin seul reste possible, </strong>bien sûr. Rien ne l’interdit. Mais l’expérience montre que l’isolement conduit fréquemment à des maladresses : préparation insuffisante, erreurs de rythme, reprise alimentaire trop abrupte. Les bénéfices s’en trouvent alors amoindris, parfois détournés. L’accompagnement joue ici un rôle de garde-fou. Il permet de <strong>distinguer les manifestations normales de la détox de celles qui doivent alerter,</strong> et d’agir sans délai lorsque c’est nécessaire, en réintroduisant l’alimentation. <strong>Cette vigilance fait partie intégrante du cadre.</strong></p>



<p>La dimension spirituelle affleure, mais n’est jamais imposée. Chacun est libre d’y projeter ses références, ses croyances, ou de rester dans une approche strictement corporelle. Ce qui importe, c’est l’équilibre entre ancrage et ouverture. Le corps comme point d’appui. Et, en toile de fond, une attention insistante portée à la biodiversité intestinale : ce monde invisible qui façonne non seulement la physiologie, mais aussi les états émotionnels et mentaux. Le jeûne devient alors un temps de réinitialisation, d’élimination du pathogène, et une invitation à reposer une question simple, presque brutale : qu’est-ce que je choisis, désormais, de laisser entrer en moi ?</p>



<p>Rien, dans cette démarche, ne relève du défi ou de la performance. Les records, la souffrance valorisée, la volonté de <em>“tenir”</em> n’y ont pas leur place. <strong>Il ne s’agit pas de se faire violence, mais de se respecter. </strong>Tout l’inverse d’une société qui peut pousser à forcer, accélérer, ignorer les signaux du corps. Ici, le mouvement est inverse : <strong>ralentir, écouter, laisser faire.</strong></p>



<p>Dans cette continuité, le <strong>jeûne intermittent</strong> peut trouver naturellement sa place. Une pause alimentaire de douze à seize heures, souvent déjà pratiquée sans le savoir, simplement en dînant tôt et en décalant le premier repas du lendemain. Pour certains, il prolonge les effets d’un jeûne plus long, à condition de s’inscrire dans la réalité du quotidien, des contraintes familiales et professionnelles. Là encore, rien n’est prescrit : <strong>il s’agit d’expérimenter et d’écouter.</strong></p>



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<p>Un <strong>café-rencontre avec Nathalie Green</strong>, intitulé <em>« <strong>Jeûne : détox &amp; régénération cellulaire</strong>« </em>, se déroulera le <strong>dimanche 11 janvier 2026 à 15 heures,</strong> à Blois Capitale, au 16 rue Emile Laurens. Le nombre de places étant limité, il est demandé de s&rsquo;inscrire via cette adresse : <strong><em>bloiscapitale@gmail.com</em></strong></p>



<p>Plus d&rsquo;informations ici : <strong><em><a href="https://ecojeune.com/centre/loir-et-cher/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ecojeune.com/centre/loir-et-cher/</a></em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/du-grand-nettoyage-a-la-reprise-alimentaire-anatomie-du-jeune">Du “grand nettoyage” à la reprise alimentaire : anatomie du jeûne</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Luce Lefebvre-Goldmann, portrait d’une incombustible</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 11:46:49 +0000</pubDate>
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<p>Au commencement, il y a Lisieux, un printemps de 1996, et une enfant déjà promise à la lumière autant qu’au chaos. <strong>Luce Lefebvre-Goldmann naît le 22 mai</strong>, de Dominique Lefebvre et Laure Fournier. Très tôt, le destin s’invite avec fracas : à peine venue au monde, sa mère souffre de ce que les psychiatres appellent alors une psychose puerpérale, et son père est incarcéré pour abus de confiance. L’équilibre vacille, mais déjà, une autre force s’installe : celle de la survie, cette lucidité précoce qui deviendra plus tard une forme d’art.</p>



<p>Durant ces premiers mois, Luce passe de bras en bras : ses grands-parents l’accueillent, sa mère se soigne, son père purge sa peine. <em><strong>« Quand ma mère m’a revue après trois semaines, </strong></em>dit-elle,<em><strong> elle m’a dit que mon regard avait changé. »</strong></em> Cette phrase, simple, devient presque un symbole : la conscience, si jeune déjà, d’<strong>un monde où rien n’est jamais stable.</strong></p>



<p><strong>Lorsque Luce a un an et demi,</strong> un autre visage du hasard s’ouvre. <strong>Laure retrouve Philippe,</strong> rencontré des années plus tôt au lycée français de Rome. Il l’appelle, insiste, jusqu’à ce qu’elle cède — par lassitude d’abord, puis par tendresse. <em>« Elle s’est dit : comme ça, il va arrêter de me casser les… et puis finalement, ils ne se sont plus quittés. »</em> <strong>Luce grandit ainsi entre Chaville et Paris, sous la protection d’un homme qu’elle considérera toujours comme son père.</strong></p>



<p>De cette enfance marquée par les départs et les retours, il reste un fil de lumière : <strong>un père joueur, attentif, presque magique.</strong> <em>« Il me portait sur ses épaules, et devant la tour Eiffel, il faisait semblant de la faire s’allumer en se concentrant très fort. J’ai compris plus tard qu’il connaissait juste les horaires. »</em> Philippe est monteur, passionné de cinéma, premier rôle de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Argent_de_poche" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>L&rsquo;Argent de poche</em> de François Truffaut</a>, sorti en 1976. I<strong>l transmet à sa fille l’amour des images et du rythme,</strong> sans jamais céder à la facilité. À la maison, pas d’écran, peu de bruit : on lit, on regarde du Truffaut justement, la Nouvelle Vague, <em>The Blues Brothers</em>. Luce n’aura jamais vu <em>Harry Potter</em>, mais elle connaîtra par cœur les plans de <em>Jules et Jim</em>.</p>



<p><strong>Du père biologique, elle ne garde qu’une silhouette fuyante.</strong> <em>« Je le voyais encore un peu jusqu’à mes cinq ans et demi, mais quand ma sœur Claire est née, il a coupé tout contact. »</em> <strong>À cet âge où l’on comprend déjà trop,</strong> l’abandon s’imprime. Elle continue pourtant d’écrire à ses frère et sœur aînés, enfants d’un premier mariage. <strong>À dix ans, un appel d’Aurélie, sa grande sœur, apprend la mort de Dominique, survenue deux ans plus tôt.</strong> Personne ne les avait prévenus.</p>



<p>Peu après, <strong>Philippe l’adopte officiellement. <em>Lefebvre-Goldmann</em> : les deux pères réunis en un nom,</strong> la filiation recomposée par la tendresse. <em><strong>« C’était une belle cérémonie, très émouvante. Je ne me souviens pas d’avoir vécu sans Philippe. »</strong></em> Cette adoption plénière, ce geste de droit et d’amour, devient le socle sur lequel Luce se construit.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-premieres-fractures"><strong>Les premières fractures</strong></h3>



<p>Mais la stabilité demeure fragile. Après la naissance de sa petite sœur, <strong>sa mère retombe malade.</strong> Nouvelle hospitalisation. La scolarité suit son cours : des capacités évidentes, un esprit vif, une inadaptation au cadre. Au collège, elle rencontre <strong>Anastasia</strong>, une amie comme une sœur. <em><strong>« On était un peu toutes les deux, et le reste du monde. »</strong></em> Anastasia est brillante, solaire, mais marquée par la tragédie : son père et son frère se sont suicidés. Entre elles, une complicité absolue — jusqu’à une rupture, soudaine, incomprise, dont l’écho résonne encore. Trois mois plus tard, <strong>Anastasia met fin à ses jours</strong>. <em>« On ne se parlait plus, je ne sais pas ce qui s’est passé. Mais bien sûr que ça m’a marquée à jamais. »</em> <strong>Luce s’enfonce dans la fumée du cannabis, puis plus loin encore.</strong> <em>« Je n’envisageais pas de sortir sans avoir de quoi fumer. »</em> La scarification devient un langage, la douleur un refuge pour se sentir exister.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-adolescence-l-amitie-la-perte"><strong>L’adolescence, l’amitié, la perte</strong></h3>



<p>L’adolescence se déroule ainsi : brillante, fragile, rebelle. <strong>Elle décroche du système scolaire, trouve absurde l’analyse littéraire</strong> : <em>« Grand I, grand II, grand III, pour moi ça n’avait aucun sens. <strong>L’art, c’est l’émotion, pas la dissection. »</strong></em> Le bac littéraire, elle s’y présente mais rend copie blanche. Puis part travailler dans une école maternelle. Là, un nouvel apprentissage : la patience, la tendresse. <em>« Je m’occupais d’un petit garçon, Adam, qui n’avait pas encore son statut d’enfant handicapé. Il avait une sensibilité magnifique. Il reliait les flaques d’eau entre elles avec ses doigts. »</em> <strong>Ce souvenir, doux et lumineux, </strong>revient souvent. Les enfants lui parlent, lui donnent une place. Elle a les cheveux roses, les petites filles lui demandent si elle est une princesse.</p>



<p>Mais les nuits restent brûlées. <strong>Les fêtes, la musique, les amours violentes.</strong> Avec Quentin, elle crée son premier groupe : <strong><em>Courtney Lol</em>,</strong> clin d’œil à Courtney Love. <em>« On rentrait de soirée, un mec m’a dit : “Eh, Courtney Lol, t’aurais pas une cigarette ?” C’est resté. »</em> Quentin est le premier grand amour, chaotique et incandescent. <em>« C’était très dur, beaucoup de violence, beaucoup d’amour aussi. »</em> Elle reste, repart, revient. <em>« Je considère que quand j’ai été amoureuse d’une personne, je le suis à vie. »</em> Après lui, il y a Louis : même intensité, même vertige. <em><strong>« On vivait en squat. Et puis, après notre rupture, j’ai été hospitalisée sous contrainte. »</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-fuite-et-la-derive"><strong>La fuite et la dérive</strong></h3>



<p>Première hospitalisation, <strong>premier face-à-face avec la psychiatrie.</strong> <em>« J’en voulais énormément à ma mère. Je disais que je ne lui parlerais plus jamais. »</em> Ça n’a pas duré longtemps. Car derrière la décision, il y avait la peur d’une mère pour la vie de sa fille. Luce a perdu du poids, se met en danger, ne distingue plus les frontières du réel. <strong>L’hôpital devient un lieu d’apprentissage.</strong></p>



<p>Au début, elle refuse tout, attend le juge des libertés qui doit statuer sur sa sortie. Quand la décision tombe — non apte à reprendre une vie en société — elle bascule : <em>« J’ai arrêté de faire ma connasse de Parisienne hautaine et jugeante. »</em> <strong>Alors, elle s’intègre. Nettoie la cour, organise une règle de vie commune </strong>: un mégot jeté, trois mégots ramassés. Rédige des pancartes : <em>« N’est-il pas plus agréable d’évoluer dans un environnement sain et exempt de mégots et autres déchets ? Merci pour cela d’utiliser ce que l’on appelle en français “corps”, doté d’articulations et de cerveau. Et croyez-moi, en combinant les deux, on fait des merveilles. »</em> <strong>Et puis, le hasard encore : un infirmier de retour de vacances lui raconte qu’une femme, autrefois, avait fait la même chose qu’elle. Sa mère.</strong> Toutes deux hospitalisées dans le même établissement, à des époques différentes. <em>« On se ressemble. »</em></p>



<p>De cette période naît une autre forme de regard. Elle découvre la <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychoth%C3%A9rapie_institutionnelle" target="_blank" rel="noreferrer noopener">psychothérapie institutionnelle</a></strong>, l’humain derrière la pathologie. À la <strong>clinique de La Borde</strong>, <strong>plus tard dans sa jeune vie,</strong> elle apprendra à lire les signes : un sourire, un geste, un regard. <em><strong>« Parfois les liens sont impalpables. »</strong></em> Elle cite Francis, un patient : <em>« Tu vas partir ? Parce que je commence à bien t&rsquo;aimer. »</em> Cette phrase-là, pleine de pudeur et d’humour, reste pour elle une leçon de grâce. <strong><em>« Je crois beaucoup à ce qu’on appelle la pair-aidance,</em></strong> explique-t-elle : <em>avoir traversé quelque chose te rend plus apte à aider ceux qui le traversent. »</em> Déjà, sa vie devient matière à transmission.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La mer, le vent, la reconstruction</strong></h3>



<p>À la suite des hôpitaux, il y a la mer. Une mer immense, réconciliatrice, qui lave les blessures sans rien effacer. <strong>Luce embarque sur le <em>Rara Avis</em>, un voilier de trente mètres parti pour deux mois et demi de traversée atlantique.</strong> Le projet, imaginé par le père Jaouen, mêle navigation et reconstruction. « <em>Le père Jaouen pensait qu’il fallait <strong>sortir de son milieu d’origine pour ne pas replonger,</strong></em> raconte Luce. <em>Alors il les a embarqués sur un bateau. »</em></p>



<p>En janvier 2020, elle monte à bord. Ils sont trente-six. <strong><em>« Ça a été un voyage fantastique. Le début de la prise de conscience que je voulais changer, que je ne voulais plus rester dans ce schéma répétitif et qu’il fallait que je quitte Paris. »</em></strong> Les escales s’enchaînent : Bretagne, Espagne, Canaries, Cap-Vert. Puis le vent se dérègle, à l’image de son humeur. <a href="https://www.inicea.fr/articles/pathologie/hypomanie#:~:text=L'hypomanie%20est%20un%20%C3%A9pisode,pens%C3%A9e%20et%20du%20comportement%20mod%C3%A9r%C3%A9s." target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hypomanie</a>. Elle redescend avant la grande traversée, consciente du danger. <em>« Étant diagnostiquée borderline, c’était risqué pour moi, mais aussi pour le reste de l’équipage. » </em>Le choix de rentrer, déjà, est une victoire.</p>



<p>Avec sa mère, elle cherche une voie nouvelle : un retour à la terre.<em> </em><strong>Dans la Drôme, elle trouve une ferme où elle fait du maraîchage bio.</strong> <em>« C’était fantastique. Et deux jours plus tard, c’était le Covid. Heureusement que je ne l’ai pas passé à Paris. »</em> Là où d’autres vivent l’enfermement, elle goûte la liberté. <strong>Les champs, les légumes, la nature lui redonnent une respiration.</strong> De mars à juillet, elle travaille, se reconstruit, respire. Mais la route n’est jamais droite. L’automne la mène à Bordeaux, où elle rêve d’une alternance en paysagisme. Là encore, <strong>le décor change, les démons non.</strong></p>



<p><strong><em>« Mes vieux démons m’ont vite reprise. Je suis arrivée dans un squat. »</em></strong> Un homme dans une piscine gonflable, des lunettes de soleil, un sourire sûr de lui. Jordan. L’attirance, immédiate. La chute, rapide. Ce qui suit, elle le raconte avec calme, tant la distance de la conscience recouvre désormais la douleur. <strong>Le crack, la manche, la rue.</strong> Et une découverte. <em>« Les gens de la rue ont des chiens. <strong>Je me suis rendu compte que je me sentais mieux avec les chiens qu’avec les gens. »</strong></em> Un jour, chez des gitans où ils vont acheter de la cocaïne, un chiot maltraité se glisse entre ses jambes. <em>« <em>J’ai dit : vous gardez l’argent, mais on ne part pas sans le chien</em>. »</em> Elle l’appelle <strong>Osmose</strong>. Le nom dit tout.</p>



<p>Mais l’histoire s’enfonce. Jordan pousse Romain, un autre compagnon d’errance, à se prostituer. <strong>Puis vient la violence, l’inimaginable</strong> : coups, séquestration, police impuissante, cris derrière une porte close. <em>« Je savais que ça pouvait très mal tourner. »</em> Romain survit de justesse. Jordan part en prison. Luce, avec son chien dans les bras, appelle la police, puis sa mère. <em><strong>« J’étais dans un parking à Mulhouse, toutes mes affaires étaient sous scellé, Romain entre la vie et la mort et Jordan promis à la prison. J’ai pensé au suicide. Je pense vraiment qu’Osmose m’a sauvée. Il y avait Osmose. Je ne pouvais pas lui faire ça. »</strong></em><br>Alors elle fait du stop, affronte encore la brutalité du monde, mais finit par rejoindre sa mère et un ami. <strong>Elle a vingt-trois ans. Tout pourrait s’arrêter là — mais c’est là, justement, que tout recommence.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La Borde, la lumière</strong></h3>



<p>Après Mulhouse, il faut tout reprendre. Pas de revenus, pas de logement, mais un chien, et surtout cette lucidité intacte. Sa mère trouve quelqu’un pour garder Osmose : une amie passionnée d’animaux, chez qui le chiot s’épanouit. Alors <strong>Luce peut partir en cure.</strong> <em>« Je n’avais rien d’autre que mon cerveau, mes poèmes et mes parents. »</em> La phrase résume cette conscience du privilège mêlé à la fragilité.</p>



<p><strong>À Béziers, au CAARUD, elle avait rencontré Daniel, un travailleur social pas comme les autres. </strong>Normalement <em>« chargé de paperasse »</em>, il devient un véritable appui humain. <em><strong>« Il était dans l’écoute, la compréhension. Je lui ai récité mes poèmes. Il trouvait ça fantastique. C’est lui qui m’a poussée à me revendiquer poétesse. »</strong></em> Elle expose ses collages et ses poèmes là-bas, un an plus tard. Peu de visiteurs, mais un livre d’or bouleversant. <em>« Il y avait beaucoup de toxicos, mais les retours étaient très beaux. »</em></p>



<p>Luce connaît ses textes par cœur. <strong>Elle déclame dans la rue, fait la manche</strong> en marchant, non pas immobile mais vivante. <em><strong>« Je demandais : “Est-ce que vous êtes touchés par l’art ?” <em><strong>Quand on me répondait non, je demandais : “Ah bon, vous n’êtes pas touchés par l’émotion ?</strong></em>” »</strong></em> Des phrases simples, mais d’une vérité tranchante. Elle rit : «<em> Certains me disaient : “Mais vous êtes si belle, comment ça se fait que vous êtes à la rue ?” Et j’avais envie de répondre : “Tu veux que je fasse quoi, que je me prostitue ? Tu crois que la beauté, ça sauve ?” »</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3789-1024x768.jpeg" alt="Luce Lefebvre-Goldmann" class="wp-image-28919" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3789-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3789-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3789-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3789-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3789-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’art comme cicatrice</strong></h3>



<p>La poésie s’affirme, la broderie revient. <em>« Ma grand-mère m’a appris, j’ai longtemps brodé pour mes amis. »</em> Puis elle commence à vendre. Sur les tissus, elle brode des mots, des fragments. Comme une résistance, une manière de <em>graver la grâce</em> – comme elle dit. <em><strong>« Graver la grâce, c’est figer un instant. Ce n’est pas toujours avec des mots. Parfois, c’est tissé. Parfois, c’est une photo ou un collage. »</strong></em> Dans ses images, on ne distingue pas toujours ce qui est photo ou dessin, fragment ou transparence : <em>« C’est à toi de voir dans quel sens tu le mets. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="692" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-1-1024x692.png" alt="" class="wp-image-28935" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-1-1024x692.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-1-300x203.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-1-768x519.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-1-1536x1038.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-1-220x150.png 220w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-1.png 1818w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo de Luce Lefebvre-Goldmann</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>La poésie est partout, mais jamais enfermée dans le drame.</strong> Écrire, pour Luce, c’est à la fois se réparer et transmettre. <em>« Ça me permet de mettre des mots sur mes émotions, de rendre belles certaines choses très dures, en les transformant en art. Et puis certaines choses sont trop difficiles à raconter autrement. »</em> Dans l’écriture, elle trouve un exutoire, mais aussi une vérité nue, sans fard ni posture.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="218" height="353" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-2.png" alt="" class="wp-image-28936" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-2.png 218w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-2-185x300.png 185w" sizes="auto, (max-width: 218px) 100vw, 218px" /><figcaption class="wp-element-caption">« Tout feu tout flamme » par&nbsp;Luce Lefebvre-Goldmann (éditions Le lys Bleu)</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le corps, la mémoire, la révolte</strong></h3>



<p>Un soir, lors d’une fête, la violence revient frapper, sans prévenir. Une lampe, un geste, une erreur. <em>« Karel voulait frapper mon copain Anthony, mais c’est moi qui ai pris le coup. »</em> <strong>Coma, urgence, visage tuméfié, une dent en moins.</strong> <em>« Ce n’était pas la première fois que des médecins me disaient : <strong>“Vous avez de la chance d’être encore en vie.” »</strong></em> Cette fois, elle porte plainte — pour la première fois. <em>« Avant, je n’avais jamais porté plainte. Là, les flics ne pouvaient pas me dire : “Vous portiez une jupe ?” »</em> Elle rit, doucement, d’un rire qui désamorce la tragédie.</p>



<p>De cette période sombre, elle tire la volonté de s’éloigner. <strong>Quitter Paris, adopter un nouveau chien</strong> – <strong>Gingka</strong> –, reconstruire un foyer ailleurs. Dans le Sud-Ouest, elle trouve un village, <strong>Souillac</strong>, où elle s’installe. <em>« Je ne voulais pas que Gingka grandisse à Paris. »</em> </p>



<p>Elle vit, aime, rompt encore. Reviennent la fatigue, les excès, l’alcool, la solitude. <em>« Je buvais, je prenais beaucoup de coke, seule, très isolée. »</em> Mais la conscience, encore, veille. <strong>Elle entre à la clinique de La Chesnaie : quatre mois et demi de sevrage, de reprise, d’écriture, de soins.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La rencontre et la renaissance</strong></h3>



<p><strong>Lors d’une sortie d’une semaine</strong> — Gingka devait être stérilisée —, <strong>elle prend un Airbnb à Blois.</strong> Elle cherche un endroit vivant. On lui parle de <em>Les Temps d’Arts</em>. Elle appelle. Au téléphone, un homme : Trich. <em>« Il m’a dit : “Non, on est un ERP, on ne peut pas ouvrir, on ne fait pas d’événements…” »</em> Alors elle répond : <em>« Et demain ? »</em> Ils rient. Quinze minutes de conversation, de connivence. Il lui propose un verre au <em>M</em>. Elle y va. Deux cents personnes, un samedi soir. Parmi la foule, elle le reconnaît. <em>« C’est toi, Trich ? »</em> C’était lui.<br><strong>De là naîtront l’amour, le groupe électro-pop <em>Pagaille</em> et son <em>Kir Cassis</em>, les nouvelles amitiés, les poèmes partagés sur scène.</strong> Luce trouve sa place à Blois, une communauté. Ses collages et ses textes circulent, ses broderies deviennent des messages cousus main, ses mots s’ancrent dans le tissu du réel.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Luce, la lumière</strong></h3>



<p>Aujourd’hui, elle parle de son parcours sans détour, mais avec douceur. Elle ne veut pas d’un récit tragique. <strong><em>« J’ai eu beaucoup de chance dans mon malheur,</em></strong> dit-elle. <em><strong>Quand j’étais à la rue, beaucoup de gens m’ont payé des nuits d’hôtel, m’ont donné de l’argent, ou m’ont aidée simplement en prenant le temps de parler avec moi. Et puis j’ai eu la chance d’avoir mes parents, ma sœur, mes amis, qui ont toujours tenté de m’aider du mieux qu’ils ont pu. »</strong></em></p>



<p>Le portrait qu’elle souhaite donner, c’est celui de la <strong>gratitude</strong>. Elle vit aujourd’hui entre Blois et la campagne, entourée de forêts et de champs, de silence, et de Gingka. <em>« Souvent, les humains parlent pour ne rien dire. Les chiens, eux, sont purs, et apportent un amour inconditionnel. »</em></p>



<p>Elle parle d’intensité, de liberté, de l’envie d’être <em>« autonome sans être isolée »</em>. <strong>Elle écrit, brode, photographie, compose. Son nouveau recueil de poèmes est quasiment prêt.</strong></p>



<p>Son rire, parfois grave, se mêle à la lucidité. Elle dit : <em>« Je veux juste réussir à me maintenir en bonne santé physique et psychique sur la durée. Pour le reste, on verra. »</em> <strong>À 29 ans à peine, Luce a déjà vécu cent vies, mais refuse qu’on les réduise à la souffrance.</strong> Et dans sa voix, il y a la lumière de celles qui ont traversé le feu sans se laisser consumer. <strong><em>« J’ai souvent eu de la chance dans mon malheur.<br>C’est peut-être pourquoi j’ai tant joué avec le feu.<br>Sûrement, je suis incombustible. »</em></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><em>Luce Lefebvre-Goldmann vit aujourd’hui entre Blois et la campagne. Poétesse, collagiste, brodeuse et photographe argentique, elle mêle les arts comme on tisse la mémoire, la grâce et la survie. Ses créations sont en vente à la<strong> boutique &amp; Lieu de vie Blois Capitale, 16 rue Emile Laurens.</strong></em></p>



<p></p>
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		<title>Le Houppier ouvre ses portes : focus et portrait de Virginie Deville</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Oct 2025 13:54:14 +0000</pubDate>
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<p>À quelques jours de son ouverture officielle, <strong>le Houppier</strong> (1 allée de Bury &#8211; route de Châteaurenault à Blois) bruisse déjà d’une énergie palpable pour finaliser certains travaux. <strong>Cette ancienne maison forestière</strong>, située entre Blois et Molineuf, s’apprête à devenir un <strong>tiers-lieu éco-culturel,</strong> <strong>à la fois ancré dans la nature et ouvert aux pratiques artistiques, au bien-vivre et à la biodiversité.</strong> </p>



<p><strong>Les 25 et 26 octobre prochains, ses portes s’ouvriront au public</strong> pour <strong>deux journées inaugurales</strong> qui se veulent festives, participatives et profondément conviviales.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0171-1024x768.jpeg" alt="Houppier Blois" class="wp-image-22494" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0171-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0171-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0171-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0171-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0171-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-programme-entre-art-convivialite-et-participation-citoyenne">Un programme entre art, convivialité et participation citoyenne</h2>



<p>Le Houppier a choisi de s’inaugurer sous la forme de portes ouvertes, afin que les habitant·es puissent non seulement découvrir le lieu, mais aussi contribuer à son devenir. <strong>Le programme mêle visites guidées, rencontres, animations artistiques et temps d’échange.</strong> Chaque journée débutera par <strong>deux visites guidées (11 h et 14 h)</strong>, permettant d’explorer cette maison forestière rénovée, perchée à la lisière des bois mais à deux pas de la ville. Le Houppier sera présenté dans sa double vocation : espace partagé et creuset de projets collectifs.</p>



<p>Une exposition donnera le ton : les tableaux d’<strong>Élodie Ferré</strong>, artiste locale, seront accrochés aux murs. Ses portraits d’arbres, réalisés à l’encre et à l’aquarelle, dévoilent une approche délicate et poétique de la nature. <strong>Deux rendez-vous musicaux</strong> rythmeront le week-end : le <strong>samedi à 18 h, un apéro-concert </strong>avec <strong>Julien Naudin</strong>, musicien-paysan ayant repris la ferme de son père tout en poursuivant un parcours au Conservatoire supérieur de musique de Paris. Il viendra partager ses compositions, piano et chant. Le <strong>dimanche à 16 h, un goûter musical</strong> avec <strong>Thaïs Matuz</strong> (guitare-voix), pour clore la journée en douceur.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="690" height="845" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/houppier.png" alt="Houppier Blois" class="wp-image-28723" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/houppier.png 690w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/houppier-245x300.png 245w" sizes="auto, (max-width: 690px) 100vw, 690px" /></figure>
</div>


<p><strong>Les enfants</strong> ne seront pas oubliés : jeux en bois, cabanes et une fresque géante à colorier leur seront proposés. Les familles pourront aussi profiter d’un <strong>troc de plantes</strong>, en apportant boutures et semis à échanger. Une <strong>vente de produits locaux (miel, infusions, carterie)</strong> complètera l’ensemble. L’esprit participatif sera omniprésent : le public sera invité à formuler des envies et propositions pour enrichir la programmation à venir. <a href="https://bloiscapitale.com/tiers-lieu-eco-culturel-le-houppier-souvre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dans la continuité</a> des premières portes ouvertes organisées en janvier, il s’agit d’imaginer ensemble le futur du Houppier.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-maison-forestiere-comme-un-carrefour-entre-ville-et-nature">Une maison forestière comme un carrefour entre ville et nature</h2>



<p>Située à l’orée de la forêt, sur la route entre Molineuf et Blois, la maison forestière qui abrite le Houppier a séduit <strong>Virginie Deville</strong> et son compagnon <strong>Thierry</strong> par sa localisation <em><strong>« à la croisée des chemins »</strong></em> : encore en pleine nature, mais déjà aux portes de la ville. Cette bâtisse, ancien logement du dernier garde forestier parti en 2017, était dans son jus lorsque le couple l’a acquise : une maison solide, mais énergivore, classée G. Il a fallu engager <strong>une rénovation profonde, écologique et énergétique</strong>.</p>



<p>Le nom <em>« Houppier »</em> s’est imposé de lui-même. Il évoque la cime de l’arbre, <strong>là où se déploie la ramure, là où se joue l’équilibre entre enracinement et ouverture au ciel.</strong> Un symbole qui résonne parfaitement avec la vocation du lieu : bâtir un carrefour entre l’humain et son environnement, entre culture et nature, entre enracinement et partage.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-virginie-deville-trente-annees-de-theatre-et-un-nouveau-souffle">Virginie Deville : trente années de théâtre et un nouveau souffle</h2>



<p>Derrière ce projet, une figure se détache : <strong>Virginie Deville. Comédienne</strong> depuis plus de trente ans, elle a mené l’essentiel de sa carrière à Paris. Formée à l’<a href="https://www.theatredujour.com/lecole/">école de Pierre Debauche</a>, compagnon d’Antoine Vitez et figure majeure de la décentralisation théâtrale, <strong>elle a joué aussi bien Molière et Marivaux que le répertoire contemporain</strong>.</p>



<p>Son parcours artistique est marqué par <strong>la diversité</strong>. Longtemps, Virginie a hésité entre le journalisme culturel et la scène, avant de franchir le pas et d’embrasser pleinement le métier de comédienne. <em><strong>« À un moment donné, j’ai décidé de me consacrer au théâtre »</strong></em>, raconte-t-elle. Une décision confirmée par le déclic de ses premières années de formation, lorsqu’elle comprit qu’il fallait s’investir à 100 % pour avancer.</p>



<p>Elle a collaboré avec de nombreuses compagnies, monté ses propres projets avec <em><a href="https://www.helloasso.com/associations/ce-dont-nous-sommes-faits" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ce dont nous sommes faits</a></em>. Mais, comme pour beaucoup, la crise du Covid a agi comme un révélateur. <strong><em>« J’avais de moins en moins d’appétence à rester dans la ville. Même aller au théâtre devenait moins plaisant, moins croustillant. »</em></strong> Confinée, elle découvre le <a href="https://wwoof.fr/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wwoofing</a>, part travailler dans des fermes, s’ouvre au monde des écolieux. Elle vit six mois à Château-Pergaud, dans la Drôme, participe à des formations avec la Coopérative Oasis, <strong>explore d’autres manières d’habiter et de créer.</strong></p>



<p>Son expérience du collectif théâtral trouve des échos évidents dans ces communautés alternatives : <em>« On se met à plusieurs, avec <strong>des talents différents, au service d’un élan commun,</strong> que ce soit la construction d’un mur en pierre sèche ou d’une pièce de théâtre! »</em> C’est dans ce contexte qu’elle rejoint un collectif à Chambon-sur-Cisse, avant de s’ancrer définitivement dans la maison forestière devenue Houppier.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-la-scene-a-la-foret-une-continuite">De la scène à la forêt : une continuité</h2>



<p>Aujourd’hui, <strong>Virginie Deville ne quitte pas le théâtre</strong> : elle y revient sous d’autres formes, élargies, croisées avec la danse, la poésie, la musique et l’écologie. <strong>Elle anime des ateliers de danse libre</strong> depuis 2017, d’abord à Paris, puis dans le Loir-et-Cher. Sa pratique s’inspire des <strong><em>5 Rythmes</em></strong>, une méthode d’exploration du mouvement développée par Gabrielle Roth, où il ne s’agit plus de répéter une chorégraphie mais de <strong>retrouver un rapport personnel et sensible à son corps.</strong> <em>« J’avais besoin de me libérer du miroir, de la comparaison, de retrouver <strong>la joie simple du mouvement »</strong></em>, explique-t-elle.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/image-26.png" alt="" class="wp-image-28724" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/image-26.png 200w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/image-26-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Ces ateliers, elle les anime aujourd’hui à <strong>Blois-Vienne</strong>, 66 avenue du Président Wilson, sous l’intitulé <em><strong>« Je danse donc je suis »</strong></em>. Ils peuvent trouver leur place en pleine nature. Danser au milieu des arbres, pratiquer des bains de forêt, ralentir le pas pour observer, écouter, sentir : tout cela s’inscrit dans une même démarche. <em>« Ce qui m’éclate dans ce projet global, c’est qu’il est tentaculaire et qu’il articule trois axes précis : forêt et biodiversité, bien-vivre, expression artistique. »</em></p>



<p>Ainsi, <strong>un nouveau projet scénique est en germe.</strong> Il s’intitule provisoirement <em><strong>Ode à la Terre</strong></em>. Conçu en deux formes — l’une pour la scène avec scénographie et land art, l’autre pour des lieux plus intimes comme médiathèques, tiers-lieux ou espaces naturels —, il mêle poésie, danse et instruments acoustiques (bols de cristal, monolina, flûte, guitare, ukulélé…). La version légère sera présentée dès les prochaines <em>Nuits des Forêts</em> en juin 2026 ; la version complète est attendue pour la saison 2026-2027.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-lieu-ouvert-et-polymorphe">Un lieu ouvert et polymorphe</h2>



<p>Le Houppier, association à but non lucratif, fonctionne sur le principe de <strong>l’adhésion (entre 5 et 15 € annuellement selon les moyens).</strong> L’accès aux activités ne sera pas toujours gratuit, mais le lieu revendique une mixité des formats : des temps libres et bénévoles comme le <strong><em>« PTT — Partage ton talent »</em></strong>, où chacun peut transmettre savoir-faire ou passion (kéfir, lactofermentation, céramique, peinture…), et des ateliers professionnels payants. <strong>Le café citoyen,</strong> sans obligation de consommation, vise à devenir un espace de sociabilité accessible à tou·tes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="610" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0162-1024x610.jpeg" alt="Le Houppier Blois" class="wp-image-22493" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0162-1024x610.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0162-300x179.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0162-768x457.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0162-1536x915.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0162-2048x1220.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Le calendrier est en cours de structuration : <strong>une semaine d’ouverture publique par mois, chaque premier mercredi, samedi et dimanche,</strong> avec <strong>concerts, ateliers, rencontres.</strong> Des intervenants réguliers sont déjà programmés, comme <strong>Isabelle Leverne (<em>La Pause Réflexo</em>), Cédric Diot (apiculteur), ou Gaspard (<em>Le paysan herboriste</em>)</strong>, producteur de fleurs et d’infusions.</p>



<p><strong>L’inauguration des 25 et 26 octobre sera donc à la fois un temps de découverte et un acte fondateur. </strong><em>« On a envie de faire ce lieu avec les personnes qui auront envie de le rejoindre et de graviter autour »</em>, dit Virginie Deville. Son parcours d&rsquo;artiste en quête de nouveaux horizons se prolonge aujourd’hui dans ce tiers-lieu polymorphe, à la croisée des chemins, enraciné dans la forêt mais ouvert au monde.</p>



<p>Plus d&rsquo;informations ici : <em><strong><a href="https://taplink.cc/lehouppier?fbclid=PAZXh0bgNhZW0CMTEAAaclxmpqLNY_0bRhlPD8gPcHCbYUOkCwcterw-n267smKnwu-AcZG4vBD46VPw_aem_GW2rSvMf_JllRGhTdKDg_g" target="_blank" rel="noreferrer noopener">taplink.cc/lehouppier</a></strong></em></p>



<p></p>
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		<title>[Municipales] Gildas Vieira se lance dans la bataille de Blois avec le docteur Marchand</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 13:08:07 +0000</pubDate>
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<p>La campagne municipale de 2026 à Blois prend une nouvelle tournure. <strong>Gildas Vieira,</strong> ancien adjoint de Marc Gricourt de 2014 à 2019, passé ensuite dans l’opposition, <strong>officialise sa candidature à la mairie.</strong> À ses côtés, il a choisi de former <strong>un ticket inédit avec le docteur Thierry Marchand,</strong> médecin généraliste bien connu dans les quartiers nord de la ville. Cette alliance, placée <strong>sous le signe du <em>« autrement »</em>, </strong>entend incarner une alternative aux équilibres traditionnels de la vie politique blésoise.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-binome-revendique">Un binôme revendiqué</h3>



<p><em>« On lance quelque chose d’un peu original parce qu’on aime bien ce qui est autrement »</em>, explique Gildas Vieira. Aux côtés du conseiller municipal d’opposition, le docteur Marchand prend une place de premier plan. Pour le praticien, l’engagement découle directement de son expérience personnelle <strong>dans le contexte de sa suspension : <em>« C’est le seul homme politique qui soit venu me voir. »</em></strong> Son soutien repose sur une fidélité, mais également sur un constat : <em><strong>« J’ai interrogé mes patients pour savoir ce qu’ils pensaient de Gildas, et je n’ai eu que des retours positifs. »</strong></em></p>



<p><strong>Le docteur Marchand a repris son activité le 3 mars 2025</strong> après six mois de suspension prononcée par la chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins. Il lui était reproché d’avoir prescrit en 2021 et 2022 de l’ivermectine associée à de l’azithromycine pour soigner le Covid-19, alors que cette indication n’était pas prévue par les autorisations de mise sur le marché. <strong>Suspendu depuis le 1er septembre 2024, il avait laissé près de 2 000 patients sans généraliste.</strong> <em>« On peut juger que j’avais fait une faute grave, mais c’est simplement prescrit hors AMM, sans erreur médicale »</em>, plaide-t-il. <strong>Ce vécu a nourri sa volonté de s’impliquer.</strong> Le médecin revendique par ailleurs une certaine indépendance d’esprit : <em><strong>« Je suis plutôt de droite, pour le travail, pour l’effort, pour la récompense. »</strong></em> Sa critique porte plus largement sur un système politique miné par la dette et par une logique de court terme.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-commerce-en-difficulte-figures-associees">Commerce en difficulté, figures associées</h3>



<p>Le ticket Vieira–Marchand entend s’appuyer sur d’autres personnalités locales. Parmi elles, <strong>Floriane Piednoir,</strong> ex-gérante du restaurant <strong>Veget’Halles</strong> à Blois. Après neuf ans d’activité, elle a dû fermer son établissement à la suite d’une liquidation judiciaire prononcée le 23 mai 2025. Pendant plus d’un an, elle ne s’était plus versé de salaire. Les ennuis avaient débuté en 2022, lors du renouvellement du bail, lorsque le propriétaire avait augmenté le loyer. <strong>Pour Gildas Vieira, cette trajectoire illustre les fragilités du tissu commercial blésois</strong> : <em>« On trouve que la santé et le commerce sont des piliers aujourd’hui du changement, ou des points de pouvoir public sur lesquels le maire sortant a échoué. Les commerçants se retrouvent dans des situations dommageables, parfois sans soutien. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-candidature-apres-des-negociations">Une candidature après des négociations</h3>



<p><strong>Gildas Vieira insiste : son objectif premier n’était pas de conquérir la mairie à tout prix. </strong><em>« L’idée pour moi, ce n’était pas d’être maire de Blois, c’était d’être dans une liste où La France Autrement aurait assez de poids pour influencer certaines politiques publiques. »</em> <strong>Il avait rencontré la plupart des candidats déclarés et posé ses conditions. </strong><em>« On s’est retrouvés dans des discussions où on n’était pas leur priorité. À partir de là, le comité stratégique de La France Autrement s’est réuni le 20 septembre. On a laissé une semaine pour se décider. On n’a pas eu de réponse positive. Donc, <strong>en respectant la décision du comité stratégique, je me lance aujourd’hui. »</strong></em></p>



<p>Pour lui, ce lancement ne relève toutefois pas de l’improvisation. <em><strong>« On a la chance d’être des citoyens organisés. La France Autrement n’est pas un parti politique, on est plutôt un mouvement citoyen. </strong>Avec des personnes qui ont su, au fil du temps, s’organiser pour faire des campagnes, pour être au plus près de la population, pour être réactifs ensembl</em>e. »</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-angles-d-attaque">Les angles d’attaque</h3>



<p>Dans ses propos, <strong>Gildas Vieira décline plusieurs domaines où il juge l’action municipale défaillante.</strong> <em>« La droite est divisée, la gauche est en perte de vitesse, avec un maire qui a déjà trois mandats et plusieurs points négatifs : <strong>la santé, le commerce, mais aussi le logement, l’emploi et l’économie plus largement. </strong>Blois est une belle ville, où il fait bon vivre, mais malheureusement qui se dégrade. »</em> Il cite<strong> la sécurité</strong>, où il appelle de ses vœux une <em><strong>« vraie police de proximité »</strong></em>, et des sujets plus quotidiens :<strong> </strong><em><strong>« Je pourrais vous parler des trottoirs.</strong> Ça n&rsquo;a l’air de rien, la voirie, mais <strong>lorsqu’on veut travailler sur une partie plus écologique et mettre en avant la circulation à vélo, je ne suis pas sûr que juste le rond-point Médicis soit la solution. </strong>Il y a déjà beaucoup de routes et de trottoirs à réaménager, et <strong>la gratuité des parkings en centre-ville est à envisager. »</strong></em></p>



<p>La critique s’étend à la politique du logement : <em><strong>« J’ai des personnes qui viennent régulièrement me voir parce qu’elles n’arrivent pas à trouver un logement à Blois,</strong> pourtant intégrées, avec des enfants parfois, qui ont fait des demandes depuis plusieurs mois. Je dois intervenir directement pour essayer de décanter les choses. »</em></p>



<p>Sur la santé, le directeur général de la Fraps est catégorique : <em>« L’hôpital ne se porte pas bien, et la santé, de manière globale, non plus. On est l’un des départements les plus reculés en termes de désertification médicale. <strong>Quand on n’est pas en capacité de soutenir un médecin suspendu et qu’on laisse des patients à la rue, ça dit quelque chose de la politique de santé à Blois. »</strong></em></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3443-1024x768.jpeg" alt="Le Docteur Marchand et Gildas Vieira" class="wp-image-28390" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3443-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3443-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3443-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3443-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3443-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le Docteur Marchand et Gildas Vieira</figcaption></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-de-rassemblement">Une stratégie de rassemblement</h3>



<p>Face à une gauche qu’il juge affaiblie et à une droite divisée, Gildas Vieira revendique l’ouverture. <em>« Il faut qu’on réponde aux besoins du Blaisois. Et pour ça,<strong> il faut qu’on soit assez ouverts. À Blois, je ne vois pas de mouvement qui le soit. Il y a de plus en plus de sectarisme, aussi bien à gauche qu’à droite. »</strong></em> Il en appelle aux abstentionnistes : <em><strong>« On invite ceux qui ne votent pas, ceux qui ont envie véritablement de changement à Blois. </strong>J’espère que je leur ai montré durant ces cinq années d’opposition que je peux être cette alternative. »</em> L’argument central reste la proximité humaine : <em>« Lorsqu’on a, au cœur de cette liste, le docteur Marchand, je pense qu’il n’y a pas plus grande preuve pour <strong>l’humain, la personne et la santé </strong>aujourd’hui dans notre ville. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-programme-en-construction">Un programme en construction</h3>



<p>Si le programme détaillé n’est pas encore publié, La France Autrement en a posé les axes : <strong><em>« La santé, la sécurité, le commerce et le bien-vivre. »</em></strong> Le mouvement citoyen veut rompre avec ce qu’il appelle le <em><strong>« saupoudrage »</strong></em> des politiques publiques : <em><strong>« Il faudrait une vision globale. »</strong></em> Dans cette perspective, des consultations ont commencé au printemps 2025. <em><strong>« On poursuit cette démarche pour nourrir un programme qui corresponde vraiment aux Blésois »</strong></em>, assure l&rsquo;élu. Le programme complet devrait être présenté dans deux mois.</p>



<p>L’organisation de campagne est en place : une directrice de campagne, un comité stratégique d’une vingtaine de membres, un premier squelette de liste. <em><strong>« Mais on ne ferme pas la porte. S’il y a des personnes de qualité qui souhaitent nous rejoindre, on garde l’ouverture »,</strong></em> précise Gildas Vieira.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-promesse-faire-autrement">Une promesse : faire autrement</h3>



<p>Tout au long de ses interventions, Gildas Vieira revient à une formule : <strong><em>« faire autrement »</em></strong>. Le slogan revendiqué devient ici une méthode : <em>« Faire autrement, ça passe par une implication personnelle des têtes de pont de la municipalité. <strong>Je ne me vois pas être assis sur mon fauteuil ou avoir un mandat au conseil régional pendant que les Blésois ont besoin de moi. </strong>Je ne me vois pas rester tranquille alors que le docteur Marchand est en difficulté, qu’il y a des patients qui vont être à la rue. »</em> Sa candidature se construit sur ce double ancrage : une critique appuyée de la majorité sortante et de ses choix, et la volonté affichée d’incarner une alternative à travers un binôme inédit avec un médecin revenu d’une suspension disciplinaire. <em>« Plutôt que de ne plus voter ou de voter Rassemblement national, <strong>on vous donne une véritable alternative à Blois »</strong></em>, conclut-il.</p>
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