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	<title>Archives des Entretiens - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des Entretiens - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Peut-on prévoir l’été ? À Blois, une soirée météo pour comprendre ce que disent les prévisions</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2026 07:17:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Canicule durable, été orageux, saison humide : chaque printemps, les prévisions pour l’été bourgeonnent. Cartes colorées, tendances alarmistes ou annonces de chaleur « historique » se multiplient plusieurs semaines avant les vacances. Mais que valent réellement ces projections ? Peut-on véritablement anticiper l’été à l’avance ? Mardi 2 juin (20h), Blois Capitale accueillera une soirée &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/peut-on-prevoir-lete-a-blois-une-soiree-meteo-pour-comprendre-ce-que-disent-les-previsions">Peut-on prévoir l’été ? À Blois, une soirée météo pour comprendre ce que disent les prévisions</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Canicule durable, été orageux, saison humide : chaque printemps, les prévisions pour l’été bourgeonnent. Cartes colorées, tendances alarmistes ou annonces de chaleur « historique » se multiplient plusieurs semaines avant les vacances. Mais que valent réellement ces projections ? <strong>Peut-on véritablement anticiper l’été à l’avance ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mardi 2 juin (20h), <a href="https://apps.apple.com/fr/app/blois-capitale/id6447075686" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Blois Capitale</a></strong> accueillera une soirée consacrée à cette question aussi populaire que complexe. Expert en météorologie et chasseur d’orages, <strong><a href="https://bloiscapitale.com/previsions-meteo-modeles-ia-incertitudes-thibaud-meriel-decrypte" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Thibaud Mériel</a></strong> proposera au public une plongée dans les mécanismes des prévisions saisonnières, entre science atmosphérique, probabilités et observation du ciel.</p>



<h2 id="h-une-question-devenue-centrale-avec-le-rechauffement-climatique" class="wp-block-heading">Une question devenue centrale avec le réchauffement climatique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’intérêt croissant pour les prévisions d’été ne relève plus uniquement de la curiosité. Les épisodes extrêmes se multiplient, les vagues de chaleur s’installent plus tôt dans l’année et les conséquences touchent désormais de nombreux secteurs : agriculture, viticulture, tourisme, événements culturels ou simples activités extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, prévoir l’été ne signifie pas annoncer le temps qu’il fera un jour précis. <em>« La prévision saisonnière propose des normales climatologiques. <strong>On parle surtout de variations et d’écarts-types</strong> par rapport à une normale, et non d’une prévision brute et précise. »</em> Autrement dit, les météorologues ne cherchent pas à déterminer s’il fera exactement 28 °C un après-midi de juillet à Blois. Ils tentent plutôt d’<strong>estimer si l’ensemble de la saison a davantage de chances d’être plus chaude, plus humide ou plus instable que la normale.</strong> <em>« On prévoit qu’en moyenne, sur une large période, il fera plus doux ou plus frais qu’une certaine normale. »</em></p>



<h2 id="h-entre-science-atmospherique-et-probabilites" class="wp-block-heading">Entre science atmosphérique et probabilités</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Thibaud Mériel, <strong>la prévision saisonnière repose autant sur la science que sur les probabilités.</strong> <em>« Quand on fait une prévision qui va au-delà de quelques semaines, on entre forcément dans le domaine de la probabilité. »</em> Les météorologues s’appuient ainsi sur <strong>d’immenses ensembles de données</strong> : températures océaniques, circulation des vents, pression atmosphérique, comportement des anticyclones ou anomalies climatiques mondiales. Mais plus l’échéance s’éloigne, plus l’incertitude augmente. <em>« On n’est plus vraiment dans une science atmosphérique exacte, avec une analyse parfaitement déterministe de la circulation. »</em> L’un des éléments les plus complexes concerne justement le positionnement des grands centres d’action atmosphériques. <em><strong>« Tout est une question d’horlogerie fine. »</strong></em></p>



<h2 id="h-le-role-decisif-des-anticyclones-et-des-gouttes-froides" class="wp-block-heading">Le rôle décisif des anticyclones et des « gouttes froides »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avec le réchauffement climatique, les grandes circulations atmosphériques se déplacent peu à peu</strong>. La cellule de Hadley — qui participe à la formation des zones chaudes et anticycloniques subtropicales — tend ainsi à remonter vers le nord. Pour l’Europe, tout dépend ensuite de la position exacte des hautes pressions. <strong>Si l’anticyclone se place sur la France, il peut installer un temps durablement chaud et sec. S’il remonte trop au nord, il peut au contraire laisser circuler sous lui des gouttes froides</strong> : de petites dépressions isolées, capables d’apporter un temps instable, orageux et parfois frais pendant plusieurs jours.L’été 2021 en reste un exemple marquant. <em>« On a eu un temps plutôt instable, avec une tendance ressentie plutôt fraîche, malgré des températures légèrement au-dessus des normales saisonnières. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’un des grands sujets des prévisions saisonnières reste également l’influence des océans</strong>. Parmi les phénomènes les plus connus figure <strong>El Niño</strong>, une anomalie chaude des eaux de surface du Pacifique équatorial. <em>« On observe une sorte de langue chaude qui s’étire depuis l’Amérique du Sud vers l’Asie »</em>, résume Thibaud Mériel. Ces variations modifient notamment les alizés — les vents équatoriaux — et influencent ensuite la circulation atmosphérique à l’échelle mondiale. Mais leurs conséquences sur l’Europe restent difficiles à interpréter précisément. <strong><em>« L’influence existe inévitablement, mais son incidence est extrêmement difficile à déterminer. »</em></strong> Les météorologues travaillent donc davantage sur des tendances statistiques que sur des liens directs de cause à effet.</p>



<h2 id="h-une-soiree-pour-apprendre-a-regarder-le-ciel-autrement" class="wp-block-heading">Une soirée pour apprendre à regarder le ciel autrement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des parties les plus concrètes de la soirée concernera <strong>l’observation directe du ciel</strong>, une pratique que Thibaud Mériel considère encore <strong>extrêmement utile.</strong> <em>« Un ciel qui se voile avec un temps chaud et lourd peut indiquer une dégradation dans les prochaines heures ou les prochains jours. »</em> Les cumulus qui bourgeonnent dès la mi-journée annoncent souvent des orages futurs. Les enclumes orageuses — ces immenses voiles nuageux très élevés — signalent parfois un orage situé à plusieurs dizaines de kilomètres. <em><strong>« Lorsqu’on voit arriver cette enclume en été, cela peut signifier qu’un orage n’est pas très loin. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le déplacement des nuages constitue également un indice précieux. Dans certaines situations dites de <em>« marais barométrique »</em>, l’atmosphère semble figée. <em><strong>« Quand on observe un cumulus qui reste quasiment immobile mais qui commence à grossir lentement, on peut comprendre que l’atmosphère devient instable. »</strong></em> Les fameux cumulus congestus, énormes masses blanches bourgeonnantes, annoncent souvent des développements orageux. <strong><em>« C’est un cumulus “dopé aux hormones”. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le passage des fronts atmosphériques permet également de lire les changements de temps à venir. Derrière un front froid, les températures chutent rapidement et un ciel de traîne très changeant s’installe. <em><strong>« On peut avoir du soleil pendant vingt minutes puis se retrouver sous une forte averse quarante minutes plus tard. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette rencontre, Blois Capitale proposera moins une conférence technique qu’un moment de vulgarisation accessible autour d’une question qui touche tout le monde : <strong>comment comprendre la météo qui nous entoure ?</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/meteo-1024x683.png" alt="Soirée météo" class="wp-image-33634" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/meteo-1024x683.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/meteo-300x200.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/meteo-768x512.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/meteo.png 1536w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


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<h2 id="h-soiree-meteo-prevoir-l-ete" class="wp-block-heading">Soirée météo : « Prévoir l’été »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">📍 Blois Capitale — 16 rue Émile-Laurens à Blois<br>📅 Mardi 2 juin 2026<br>🕗 De 20h à 22h<br>🆓 Entrée libre<br>✉️ Inscription via <a>bloiscapitale@gmail.com</a> ou directement à la boutique</p>



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		<title>Entre permanences d’écoute et conférence-débat : PAB41 veut aider les parents à « desserrer l’étau »</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/entre-permanences-decoute-et-conference-debat-pab41-veut-aider-les-parents-a-desserrer-letau</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 15:34:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le jeudi 28 mai prochain, l’Espace Jorge-Semprún, à Blois, accueillera une conférence-débat gratuite avec le pédopsychiatre et psychanalyste Bernard Golse autour d’une question devenue profondément contemporaine : comment être parent aujourd’hui, au milieu des recommandations contradictoires, des injonctions éducatives permanentes et d’une fatigue familiale souvent silencieuse ? Organisée par l’association blésoise PAB41 – Les Pâtes &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/entre-permanences-decoute-et-conference-debat-pab41-veut-aider-les-parents-a-desserrer-letau">Entre permanences d’écoute et conférence-débat : PAB41 veut aider les parents à « desserrer l’étau »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le jeudi 28 mai prochain, l’Espace Jorge-Semprún</strong>, à Blois, accueillera une <strong>conférence-débat gratuite</strong> avec le pédopsychiatre et psychanalyste <strong>Bernard Golse</strong> autour d’une question devenue profondément contemporaine : <strong>comment être parent aujourd’hui,</strong> au milieu des recommandations contradictoires, des injonctions éducatives permanentes et d’une fatigue familiale souvent silencieuse ?</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="722" height="1020" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-34.png" alt="" class="wp-image-33557" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-34.png 722w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-34-212x300.png 212w" sizes="(max-width: 722px) 100vw, 722px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Organisée par l’association blésoise <strong>PAB41 – Les Pâtes au Beurre</strong>, cette soirée prolongera un travail mené toute l’année dans une relative discrétion : <strong>accueillir des parents en difficulté, sans rendez-vous, anonymement, gratuitement, autour d’une table de cuisine, avec des professionnels du soin.</strong> Car derrière les discours sur la parentalité positive, les conseils éducatifs omniprésents et les méthodes diffusées à longueur de réseaux sociaux, ce sont souvent les mêmes phrases qui reviennent dans les permanences de l’association : <strong><em>« Je n’y arrive plus. » « Je n’en peux plus. »</em></strong> Des paroles d’épuisement, parfois de culpabilité, que les accueillants entendent depuis trois ans dans cette antenne blésoise inspirée d’un dispositif né à Nantes il y a plus de vingt-cinq ans.</p>



<h2 id="h-une-cuisine-plutot-qu-un-cabinet" class="wp-block-heading">Une cuisine plutôt qu’un cabinet</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Les Pâtes au Beurre »</em></strong>, à l’origine, est une idée développée par la psychologue et psychanalyste <strong>Sophie Marinopoulos. </strong>Confrontée aux délais d’attente dans les structures médico-psychologiques pour enfants, elle imagine <strong>un lieu capable d’accueillir rapidement les familles.</strong> <em>« Elle avait fait le constat qu’il y avait un manque pour recevoir assez rapidement des familles, des parents qui demandaient de l’aide pour leur enfant »</em>, explique <strong>Frédéric Tagu,</strong> président de PAP41. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nom, original et amusant, n’a rien d’anodin. <strong>La fondatrice avait <em>« troqué son bureau pour une cuisine »</em></strong><em>.</em> Une manière de <strong>casser les codes du cabinet classique pour créer un espace plus simple, plus humain, moins intimidant.</strong> À Blois, le principe reste le même. Les familles sont reçues autour d’une table de cuisine, dans un cadre volontairement convivial. <em>« On y tient »</em>, insiste Frédéric Tagu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois permanences sont aujourd’hui proposées chaque semaine : <strong>le lundi de 17h30 à 19h30, le mercredi après-midi (15h-17h) et le jeudi matin, de 10h à midi.</strong> Les parents peuvent venir seuls, en couple, avec leurs enfants, leurs adolescents, sans inscription préalable. <em>« On vient comme ça, on sonne, on rentre. »</em> <strong>L’accueil est gratuit, anonyme</strong> et assuré par des professionnels diplômés : psychologues, psychanalystes ou psychomotriciens. <strong>Deux accueillants sont présents à chaque permanence.</strong> </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="721" height="1020" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-35.png" alt="" class="wp-image-33558" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-35.png 721w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-35-212x300.png 212w" sizes="(max-width: 721px) 100vw, 721px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous ne donnons pas de conseils »</em>, préviennent-ils. Leur travail consiste plutôt à ouvrir des espaces de réflexion avec les familles, sans imposer de méthode. <em><strong>« Les parents arrivent souvent avec une demande de solution immédiate. Notre travail, c’est plutôt d’essayer de penser avec eux ce qui se passe »</strong></em>, explique la psychologue<strong> Claude Landsberg.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’un parent évoque un adolescent qui ne veut plus aller au collège ou un enfant devenu impossible à gérer à la maison, il ne s’agit pas de distribuer un protocole clé en main. <em>« On essaye d’ouvrir des espaces de pensée »</em> dans une époque saturée de recommandations éducatives contradictoires. <em><strong>« Sur Internet, on trouve un tas de choses. Les parents essayent de mettre en place ces conseils-là et quand ça ne marche pas, ils se sentent très dévalorisés. »</strong></em> Dans les permanences, les accueillants voient ainsi arriver des parents épuisés, persuadés d’être de <em>« mauvais parents »</em> parce qu’ils n’arrivent pas à appliquer ce qu’ils lisent ou entendent partout.</p>



<h2 id="h-les-parents-se-sentent-coupables" class="wp-block-heading">« Les parents se sentent coupables »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’épuisement parental est devenu central dans de nombreuses situations. <em>« Le “je n’en peux plus”, c’est quelque chose qui revient souvent »</em>, constate Claude Landsberg. Le déclencheur est fréquemment lié à l’école. <em>« Les familles savent parfois depuis longtemps qu’il faudrait venir, mais elles repoussent. Et puis il se passe quelque chose à l’école, ou ailleurs, et là elles se disent qu’il faut y aller. »</em> <strong>Pour certains parents, la permanence devient un lieu de respiration.</strong> Les deux heures d’accueil sont souvent utilisées presque entièrement. Certains reviennent plusieurs fois par semaine, d’autres disparaissent pendant plusieurs mois avant de revenir donner des nouvelles. <em><strong>« Il n’y a aucune obligation. Les parents décident eux-mêmes s’ils reviennent ou non. </strong>Être parent, c’est une responsabilité, mais ce n’est pas une culpabilité. »</em></p>



<h2 id="h-un-accueil-collectif-parfois-inattendu" class="wp-block-heading">Un accueil collectif parfois inattendu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les accueillants ne savent jamais combien de familles vont arriver. <strong>Certaines permanences se déroulent avec une seule famille. D’autres réunissent plusieurs parents autour de la même table. </strong><em>« Quelquefois, il y a deux, trois, quatre familles »</em>, explique Frédéric Tagu. Cette dimension collective participe aussi au sentiment de ne plus être seul face aux difficultés. <em>« On le sent physiquement : il y a une communauté de gens qui viennent partager quelque chose. »</em></p>



<h2 id="h-desserrer-un-peu-l-etau" class="wp-block-heading">« Desserrer un peu l’étau »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La conférence avec Bernard Golse</strong>, ce jeudi, s’inscrit directement dans ces questionnements. Ancien chef du service de pédopsychiatrie de l’hôpital Necker à Paris, pédopsychiatre reconnu, psychanalyste et spécialiste des liens précoces, Bernard Golse travaille depuis longtemps sur les rapports entre développement de l’enfant, environnement relationnel et neurosciences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les organisateurs, l’objectif n’est pas de proposer une nouvelle méthode éducative miracle. <em>« Notre demande, c’est plutôt : <strong>comment aider les parents à se repérer dans ce fatras de méthodes et de théories ? »</strong></em> Les accueillants refusent les oppositions caricaturales entre neurosciences et approches plus humanistes. <em>« Bernard Golse essaye justement de faire dialoguer les choses. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, l’objectif des Pâtes au Beurre semble moins être d’apporter des réponses définitives que de permettre aux parents de retrouver un peu d’espace psychique. <em><strong>« Desserrer un peu l’étau »,</strong></em> résume Frédéric Tagu. L’association insiste d’ailleurs sur une idée : <strong>il n’existe pas une bonne manière unique d’être parent</strong>.<em> « Chacun doit trouver sa route de parent, en fonction de son histoire, de ses transmissions familiales. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte où <strong>de nombreux parents disent se sentir jugés, observés ou constamment évalués,</strong> cette parole-là explique sans doute une partie du succès rencontré par les permanences blésoises. Le 28 mai prochain, à l’Espace Jorge-Semprún, la conférence avec Bernard Golse prolongera cette réflexion collective autour d’une question finalement très simple : <strong>comment continuer à être parent sans se perdre soi-même ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour en savoir plus : <strong><em><a href="https://www.lespatesaubeurre.fr/antenne-blois/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lespatesaubeurre.fr/antenne-blois</a></em></strong></p>



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		<title>Eau potable : le tritium dans la Loire relance la question des pollutions invisibles</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/eau-potable-le-tritium-dans-la-loire-relance-la-question-des-pollutions-invisibles</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 15:09:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois, l’eau du robinet reste soumise aux contrôles sanitaires réglementaires. Mais la surveillance citoyenne menée par Sortir du Nucléaire 41 et l’ACRO interroge la présence de tritium, marqueur des rejets radioactifs dans la Loire. Pour Didier Narbeburu, préleveur volontaire, le sujet dépasse la seule question nucléaire : il renvoie à la transparence des rejets, &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/eau-potable-le-tritium-dans-la-loire-relance-la-question-des-pollutions-invisibles">Eau potable : le tritium dans la Loire relance la question des pollutions invisibles</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>À Blois, l’eau du robinet reste soumise aux contrôles sanitaires réglementaires. Mais la surveillance citoyenne menée par <strong>Sortir du Nucléaire 41 et l’<a href="https://www.acro.eu.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ACRO</a></strong> interroge la <strong>présence de tritium</strong>, marqueur des rejets radioactifs dans la Loire. Pour <strong>Didier Narbeburu,</strong> préleveur volontaire, le sujet dépasse la seule question nucléaire : il renvoie à la transparence des rejets, à la protection de la ressource et au rôle des citoyens dans <a href="https://bloiscapitale.com/le-tritium-present-dans-notre-eau-potable-inquiete" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la gestion de l’eau.</a></em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’eau arrive au robinet</strong> sans bruit. À Blois, comme ailleurs, elle appartient à ces évidences quotidiennes : boire, cuisiner, se laver, arroser. Derrière ce geste ordinaire se tient <strong>une chaîne technique, sanitaire et environnementale complexe</strong>. L’eau distribuée sur le secteur provient de la Loire et de forages situés à Vineuil, au lieu-dit Pimpeneau, dans les calcaires de Beauce. En 2023, l’usine des eaux a produit 4 648 938 m³ pour les communes de Blois, La Chaussée-Saint-Victor et Villebarou, selon le rapport annuel d’Agglopolys sur le prix et la qualité du service public de l’eau potable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette eau est contrôlée.</strong> La qualité radiologique des eaux destinées à la consommation humaine fait l’objet d’un contrôle spécifique mis en œuvre par les Agences régionales de santé. <strong>La réglementation française retient notamment l’activité en tritium comme indicateur de contamination d’origine humaine. Au-delà de 100 becquerels par litre, des investigations doivent être engagées</strong> afin d’identifier et de quantifier d’éventuels radionucléides artificiels et rechercher les causes de la contamination. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande, pour sa part, une valeur-guide de 10 000 Bq/L pour le tritium dans l’eau de boisson.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La<strong> présence de tritium n’est donc pas, en soi, synonyme d’alerte sanitaire immédiate.</strong> Mais elle peut signaler <strong>une contamination d’origine humaine</strong>. C’est précisément sur ce terrain que <strong>Didier Narbeburu,</strong> président de <strong><a href="https://www.facebook.com/sortirdunucleaire41/?locale=fr_FR" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sortir du Nucléaire 41</a></strong> et <strong>préleveur volontaire d’eau de Loire,</strong> souhaite placer le débat. Car la Loire n’est pas seulement un fleuve patrimonial ou touristique, elle est aussi une ressource exploitée, prélevée, refroidissante, rejetante, agricole, potable. <strong>Un fleuve qui concentre plusieurs usages et plusieurs vulnérabilités.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2658-1024x768.jpeg" alt="Loire Blois" class="wp-image-27247" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2658-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2658-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2658-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2658-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2658-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-loire-a-la-fois-ressource-et-exutoire">La Loire, à la fois ressource et exutoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En amont de Blois, <strong>la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux</strong> occupe une place particulière dans le paysage ligérien. Pour 2023, le rapport environnemental annuel du <a href="https://annuaire-entreprises.data.gouv.fr/etablissement/55208131715446" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CNPE de Saint-Laurent</a> indique une restitution au milieu aquatique de 62,83 millions de m³ d’eau de refroidissement, soit <strong>83,6 % par rapport au prélèvement.</strong> La consommation, correspondant principalement à l’eau évaporée dans les tours aéroréfrigérantes, est évaluée à 12,6 millions de m³ sur l’année. </p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette question quantitative s’ajoute celle des rejets. En septembre 2025, le registre mensuel des <strong>rejets radioactifs</strong> de Saint-Laurent-des-Eaux mentionne, pour Saint-Laurent B, un volume rejeté de 9 250 m³ pour les rejets radioactifs liquides du mois, avec notamment 1,500E+06 MBq de tritium déclarés, dans le cadre des limites annuelles applicables.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_7094-1024x768.jpeg" alt="centrale nucléaire de Saint-Laurent-Nouan" class="wp-image-16200" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_7094-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_7094-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_7094-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_7094-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/IMG_7094-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ces rejets sont réglementés.</strong> <strong>Ils sont déclarés, mesurés, comparés à des limites.</strong> La question posée par Didier Narbeburu est cependant plus opérationnelle : <strong>les collectivités et services d’eau situés en aval disposent-ils d’une information suffisamment précise, lisible et utilisable au moment où ces rejets ont lieu ?</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-prelevements-citoyens-pour-suivre-le-tritium">Des prélèvements citoyens pour suivre le tritium</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Didier Narbeburu ne se présente pas comme un expert. Il insiste au contraire sur <strong>sa position de citoyen.</strong> <em>« Moi, je suis préleveur volontaire, consommateur d’eau, et je prélève des échantillons d’eau que j’envoie à l’ACRO »</em>, résume-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ACRO, l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest, est un laboratoire indépendant né <strong>dans le contexte post-Tchernobyl</strong>. Sur son site, l’association indique organiser régulièrement des campagnes de prélèvements tout au long de l’année, sur le littoral de la Manche comme sur différents cours d’eau, afin de faire analyser des échantillons environnementaux dans son laboratoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans le Loir-et-Cher, cette surveillance citoyenne est portée par Sortir du Nucléaire 41</strong>. <em>« C’est tout un réseau de préleveurs volontaires »</em>, explique Didier Narbeburu. Lui dit participer à ces prélèvements depuis <em>« au moins trois ans ».</em> Le principe est simple : <strong>prélever, transmettre, analyser, comparer.</strong> Mais l’interprétation demande prudence. Les prélèvements citoyens ne remplacent pas les contrôles officiels. Ils ne bénéficient pas toujours de la même fréquence, ni du même maillage, ni du même statut réglementaire. Ils ont cependant <strong>une fonction démocratique : faire apparaître des signaux, documenter des variations, poser des questions publiques.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Ce n’est pas tant tel niveau à tel moment qui compte, mais <strong>l’évolution, et s’il y a des pics d’alerte sur lesquels il faut se mobiliser »</strong></em>, avance Didier Narbeburu. <em><strong>« Ce que l’on peut demander aux élus locaux,</strong> c’est de faire pression avec d’autres collectivités qui s’approvisionnent également dans la Loire pour <strong>demander à ce qu’EDF, quand il fait des lâchages de polluants, de radioéléments, de tritium, les déclare de façon à ce qu’on ne pompe pas à ce moment-là.</strong> Ne serait-ce que cela. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-tritium-marqueur-discret-des-rejets-nucleaires">Le tritium, marqueur discret des rejets nucléaires</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le tritium est un isotope radioactif de l’hydrogène. <strong>Il peut se retrouver sous forme d’eau tritiée, ce qui le rend particulièrement mobile dans l’environnement.</strong> <em>« Dans les nappes d’eau, en général, en France, on tourne autour de 2 becquerels par litre, pas plus »,</em> indique Didier en se référant aux ordres de grandeur couramment évoqués pour la radioactivité naturelle. <em><strong>« Au-dessus de 10, là, il n’y a pas de doute : il y a une pollution, il y a une contamination radioactive quelque part. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-16-bq-l-en-septembre-2025">16 Bq/L en septembre 2025</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Didier Narbeburu, un échantillon d’eau du robinet prélevé à Blois en septembre 2025 et transmis à l’ACRO aurait révélé <strong>une concentration de 16 Bq/L de tritium.</strong> <em>« À Blois, l’eau du robinet contient du tritium. Est-ce que c’est un problème ? Voilà, c’est la question »</em>, dit-il. Sa réponse tient en une nuance : <em><strong>« Oui, c’est un problème à partir du moment où l’on admet que des faibles doses répétées et cumulées peuvent présenter, à terme, un danger pour les populations. »</strong></em> Les concentrations sont très inférieures à la référence réglementaire de 100 Bq/L. Mais les associations antinucléaires demandent de ne pas réduire la discussion à la seule conformité réglementaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données mensuelles de rejets radioactifs sont publiées. Mais la question soulevée par SDN 41 porte sur un autre niveau d’information : non seulement savoir qu’il y a eu des rejets dans le mois, mais pouvoir connaître, de façon opérationnelle, <strong>les jours de rejet afin que les services d’eau puissent au préalable adapter leurs prélèvements.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-nucleaire-mais-pas-seulement">Le nucléaire, mais pas seulement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Didier Narbeburu, l’eau tritiée n’est qu’une entrée dans un sujet plus vaste : celui des pollutions multiples. <em>« Il faut sortir des approches en silo. »</em> Il évoque <strong>les pesticides, les PFAS, les microplastiques, </strong>mais aussi les <strong>pollutions agricoles</strong> et la dégradation générale de la ressource. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Son raisonnement rejoint une inquiétude plus large : <strong>lorsque les ressources se dégradent, la réponse consiste souvent à traiter, mélanger, diluer, interconnecter les réseaux.</strong> Or cette logique peut permettre de revenir sous les seuils sans supprimer la pollution à la source. <em><strong>« Cette affaire de mélanger ou de diluer pour faire baisser les seuils, c’est une course en avant »</strong></em>, estime-t-il. «<em> Il y a une incidence sanitaire, mais aussi une incidence économique. On a un avenir où l’on s’expose à devoir <strong>payer de plus en plus pour s’assurer l’accès à une eau de qualité,</strong> quelle que soit l’origine des polluants. L’eau est un problème majeur. Ici, on le vit. <strong>C’est une ressource qui est menacée. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Que faire ? Sa réponse tient en deux verbes : <strong>s’informer et questionner.</strong> S’informer sur les pollutions, les contrôles, les normes, les rejets. Questionner les élus qui siègent dans les instances de gestion de l’eau. Demander si les prélèvements sont faits avant ou après mélange. Demander si les collectivités en aval peuvent être informées plus précisément des périodes de rejets. Demander comment protéger les captages et les têtes de source. <strong><em>« Une des conclusions, c’est cela : s’informer, se documenter ; questionner les élus locaux ; mais surtout sortir de l’espèce de passivité dans laquelle on est. »</em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Cambriolée, ruinée, mais pas résignée : Laurène Bailly veut relancer sa ferme bio</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 13:44:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans les rues de Blois, Laurène Bailly, 39 ans, fait aujourd’hui la manche pour tenter de tenir. Installée depuis 2011 à la ferme des Grotteaux, à Huisseau-sur-Cosson, cette maraîchère bio a vu son exploitation s’arrêter net après deux cambriolages survenus en 2025, à quelques semaines d’écart. Depuis, la ferme ne produit plus. Privée de ses &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/cambriolee-ruinee-mais-pas-resignee-laurene-bailly-veut-relancer-sa-ferme-bio">Cambriolée, ruinée, mais pas résignée : Laurène Bailly veut relancer sa ferme bio</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Dans les rues de Blois, <strong>Laurène Bailly</strong>, 39 ans, fait aujourd’hui la manche pour tenter de tenir. Installée depuis 2011 à la <strong>ferme des Grotteaux, à Huisseau-sur-Cosson</strong>, cette <strong><a href="https://www.facebook.com/fermedesgrotteaux/?locale=fr_FR" target="_blank" rel="noreferrer noopener">maraîchère bio</a></strong> a vu son exploitation s’arrêter net après <strong>deux cambriolages survenus en 2025</strong>, à quelques semaines d’écart. Depuis, la ferme ne produit plus. Privée de ses tracteurs, de sa voiture, de son matériel, d&rsquo;équipements de la maison, confrontée ensuite à la coupure de l’électricité puis à l’impossibilité de remettre seule le site en état, elle a craqué moralement et quitté les lieux pour vivre chez ses parents avec son petit garçon. <strong>Sur place, les serres, les bâtiments et les dépendances sont toujours là, mais tout dit l’arrêt</strong> : champs envahis, maison dégradée par des squats, équipements manquants, activité suspendue. <strong>En quelques semaines, une exploitation construite sur quinze ans </strong>(depuis ses 23 ans) <strong>a basculé dans l’abandon.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-1024x768.jpeg" alt="ferme des Grotteaux" class="wp-image-32792" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, Laurène Bailly dit vouloir repartir, <strong>relancer la ferme des Grotteaux.</strong> À condition de retrouver un minimum de matériel, de trésorerie et de moyens. Et c&rsquo;est là que chacun, chacune peut apporter sa pierre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ferme-achetee-en-2010-lancee-seule-en-2011">Une ferme achetée en 2010, lancée seule en 2011</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La ferme des Grotteaux</strong> n’est pas une exploitation reprise dans la continuité d’une histoire familiale. <strong>Laurène Bailly l’a achetée le 16 novembre 2010</strong> pour s’y installer officiellement le 1er janvier 2011, avec un objectif immédiat : produire des légumes dès le printemps suivant pour alimenter une AMAP. Au moment de l’acquisition, rien ou presque n’était en place. <em>« Il n’y avait pas de clôture, il n’y avait pas de serre, il n’y avait pas de forage »</em>, dit-elle. Les anciens propriétaires avaient eu des moutons et un peu de vigne, mais étaient retraités depuis des années. Mais la volonté était là. <em><strong>« En six mois, je me suis installée. »</strong></em> Le site représente <strong>2,5 hectares, avec la maison, le bâti et les champs. </strong>Aujourd’hui, précise-t-elle, <strong>l’ensemble est payé.</strong> Le prêt principal avait été contracté sur quinze ans ; le prêt d’entreprise, sur sept ans, était soldé depuis longtemps.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-1024x768.jpeg" alt="ferme des Grotteaux" class="wp-image-32791" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-projet-agricole-a-taille-humaine-sans-grosse-structure">Un projet agricole à taille humaine, sans grosse structure</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Laurène Bailly décrit <strong>une ferme volontairement maintenue à une échelle modeste</strong>. <em>« Moi, c’était un choix de ne pas prendre d’employé, et puis de ne pas avoir non plus une grosse structure. »</em> <strong>Elle travaille seule, avec ponctuellement des stagiaires et du woofing.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La production est diversifiée : <strong>courgettes, concombres, tomates, aubergines, poivrons, carottes, radis, salades, pommes de terre, haricots.</strong> L’objectif est de composer <strong>des paniers</strong> de légumes. Une partie de l’activité passe par l’AMAP pendant plusieurs années. <em>« Pendant sept ans, j’ai fait les paniers »</em>, résume-t-elle. À cela s’ajoutent <strong>de la vente à la ferme, des marchés, des surplus écoulés localement,</strong> ainsi qu’un peu de fruit : <strong>pommes, mirabelles, quetsches, cerises.</strong> Deux poulaillers sont construits, pour aller jusqu’à <strong>200 poules.</strong> Un volet ensuite réduit, notamment après la naissance de son fils.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="680" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33-1024x680.png" alt="" class="wp-image-32801" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33-1024x680.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33-300x199.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33-768x510.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33-1536x1020.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">La ferme des Grotteaux en 2021</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-formation-locale-entre-maraichage-environnement-et-animation-nature">Une formation locale, entre maraîchage, environnement et animation nature</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Originaire de Vineuil,</strong> Laurène Bailly inscrit son parcours dans une histoire locale. Son père a été boucher-charcutier et éleveur de vaches à Vineuil ; son grand-père tenait auparavant la boucherie familiale. Elle suit pour sa part une autre voie, mais sans rompre avec le travail de la terre. Elle passe par le <strong>lycée horticole de Blois,</strong> où elle prépare un bac professionnel en production horticole, option production légumière et florale, avec mention européenne. Elle effectue un stage chez un maraîcher de Vineuil, puis un autre aux Pays-Bas dans des serres. Elle poursuit ensuite avec un <strong><a href="https://www.onisep.fr/ressources/univers-formation/formations/post-bac/btsa-gestion-et-protection-de-la-nature" target="_blank" rel="noreferrer noopener">BTS Gestion et protection de la nature.</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son esprit, <strong>agriculture et environnement ne s’opposent jamais</strong>. Hors de question d&rsquo;utiliser un pesticide. <em><strong>« On travaille le sol, on protège la biodiversité,</strong> on est dans un environnement et il faut le préserver pour le futur. »</em> Laurène évoque aussi son goût pour la transmission : <em>« J’aime bien parler, j’aime bien animer. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-huisseau-un-lieu-de-production-mais-aussi-de-vie">À Huisseau, un lieu de production, mais aussi de vie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autour des cultures, elle avait aussi développé d’autres présences : chevaux, basse-cour, oies, dindon. La ferme des Grotteaux, c&rsquo;est sa maison, son espace, une vie avec des animaux, des saisons, un cadre de vie idéal pour son fils. <em><strong>« Mon père me dit de vendre la ferme. Mais moi, je ne veux pas</strong>. Elle est finie de payer. <strong>C’est ma maison. Mon fils est né ici. C’est un beau lieu,</strong> c’est agréable quand tout est en état, c’est <strong>magnifique à vivre. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-parcours-ornithologique-aussi">Un parcours ornithologique aussi</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des particularités de la ferme des Grotteaux tenait aussi à <strong>un parcours ornithologique mis en place avec la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO)</strong>. Des bornes avaient été installées. L’idée était cohérente avec le parcours de Laurène Bailly, <strong>entre maraîchage bio, observation du vivant et sensibilisation.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-1024x768.jpeg" alt="ferme des Grotteaux - Laurène Bailly" class="wp-image-32789" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-deux-cambriolages-en-2025">Deux cambriolages en 2025</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le point de rupture tient en deux épisodes successifs, deux cambriolages, en mai 2025. <em>« Il y a eu un premier cambriolage où on a volé un tracteur ainsi qu&rsquo;un outil. »</em> Puis les auteurs reviennent peu après. <em><strong>« Ils sont revenus quelques semaines après, et là ils ont tout pris. Ils ont pris l’autre tracteur, la voiture, tout, vraiment tout ! »</strong></em>, explique-t-elle, les larmes aux yeux. Aux tracteurs et à la voiture s’ajoutent de nombreux outils et équipements, agricoles ou domestiques. Elle cite notamment du matériel d’atelier, un chauffe-eau, des radiateurs, la chaudière… Une immense partie de ces biens ne sera pas indemnisée. <strong>Le préjudice total est évalué par elle à environ 55 000 euros. L’assurance, dit-elle, ne lui a versé que 1 747 euros, <em>« pour juste quelques outils »</em></strong>. Beaucoup d’éléments volés ne sont pas pris en compte, soit parce qu’ils n’étaient pas couverts de manière adéquate, soit parce qu’ils étaient anciens et sans facture.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-enquete-sans-suite">Une enquête sans suite</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après le signalement des vols, la gendarmerie intervient rapidement. </strong><em>« En un quart d’heure, ils étaient sur place. Ils ont fait les relevés d’empreintes </em>», raconte Laurène. Dans la maison, elle dit avoir vu des traces nettes, jusque dans la chambre de son fils. Selon elle, les gendarmes lui ont alors indiqué qu’elle avait probablement été observée en amont, le second cambriolage étant survenu pendant une absence de deux jours. <strong>Elle souhaite l’exploitation d’images de vidéosurveillance</strong>. Cette demande n’aboutit pas. <em><strong>« On m’a dit, mot pour mot : “Ça fait bien trop d’heures de visionnage pour nous.” »</strong></em> À ce jour, l’affaire est, selon elle, <em>« classée sans suite ».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-apres-les-vols-l-impossibilite-de-continuer">Après les vols, l’impossibilité de continuer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le choc matériel se double immédiatement d’un blocage concret. Les cambriolages surviennent à un moment décisif du calendrier agricole. <em>« Au mois de mai, c’est là où justement, mai-juin, c’est là où on plante tout. »</em> <strong>Sans tracteur, sans outils, sans capacité d’intervention dans les champs, sans argent, elle ne peut plus suivre.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>« Je n’avais plus d’outils, je ne pouvais plus rien faire dans les champs. »</strong></em> Ce qui était déjà planté tient un temps : <em>« Il y avait des tomates encore, un petit peu, des choses comme ça qui étaient plantées. </em>» Mais très vite, la situation se dégrade encore avec la <strong>coupure de l’électricité.</strong> Or le forage fonctionne à l’électrique. <em>« Sans eau, pas de légumes, ça c’est sûr. »</em> Impossible de continuer. C&rsquo;est le burn-out.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-1024x768.jpeg" alt="ferme des Grotteaux" class="wp-image-32787" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-j-ai-perdu-pied">« J’ai perdu pied »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à ce moment-là que <strong>l’effondrement devient aussi psychique</strong>. Elle part vivre chez ses parents. La ferme, elle, reste en l’état. <em><strong>« J’ai tout laissé. J’ai perdu pied »</strong></em>, dit-elle lorsqu’elle revient sur les semaines qui suivent. Elle emploie aujourd’hui le mot de <strong>dépression,</strong> qu’elle dit ne pas avoir voulu poser tout de suite. <em>« J’en parle maintenant, mais bon au début je ne mettais pas trop un nom dessus. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qu’elle décrit est celui d’un après marqué par la sidération, la répétition des mêmes questions, l’impossibilité de se remettre en mouvement. <em><strong>« Toujours les mêmes questions : pourquoi on m’a fait ça ? Pourquoi ils m’ont tout pris ? Pourquoi on m’a tout cassé ? »</strong></em> Elle ajoute : <em>« On ne le saura jamais. Donc il faut arrêter de penser au pourquoi. <strong>Désormais, il faut penser à l’avenir. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ferme-encore-debout-mais-a-l-arret">Une ferme encore debout, mais à l’arrêt</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur place, le site donne aujourd’hui à voir cette suspension. Les serres sont encore là, les dépendances aussi, le forage existe toujours, mais rien n’est réellement en ordre de fonctionnement. Dans les champs, l’herbe a repris. <em>« Il y a même des petits arbres qui ont poussé. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-1024x768.jpeg" alt="ferme des Grotteaux" class="wp-image-32788" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">ferme des Grotteaux</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La maison, de son côté, n’est plus habitable en l’état. Laurène explique que des passages ont encore eu lieu après les cambriolages, avec à l&rsquo;évidence du squat. De l’eau a coulé dans la maison, des robinets ayant été ouverts en son absence. Le chauffage a disparu. <em><strong>« Ils m’ont pris ma chaudière, ils m’ont pris tous mes radiateurs. Donc je n’ai plus de chauffage. »</strong></em> La jeune femme dit aussi ne plus avoir de <strong>poêle à bois</strong> dans la cuisine. La salle de bain est à reprendre. La porte est endommagée. Des souris sont passées. <em><strong>« Il y a de l’eau noire partout dans la maison »</strong></em>, résume-t-elle. À l’extérieur comme à l’intérieur, tout indique un lieu qui n’est pas ruiné au point d’être perdu, mais qui a été désossé et laissé sans continuité. Il y a du travail, mais tout est encore possible.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-blois-la-manche-pour-tenir">À Blois, la manche pour tenir</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce cauchemar a conduit Laurène à faire la manche</strong> chez <em>Auchan</em>. Éconduite, elle s&rsquo;est déplacée dans le centre-ville de Blois. Car, même si ses parents l’hébergent, eux-mêmes ont des moyens limités. <em>« Il y a mon fils, il y a moi, il y a l’assurance de la maison, la mutuelle, tout ça ils en ont pris la charge. Et il n’y a plus d’argent. Ça m’a fait faire quelque chose de mes journées aussi. »</em> L’image est rude : <strong>une agricultrice bio</strong> installée depuis quinze ans, propriétaire d’une ferme désormais entièrement payée, <strong>réduite à demander de l’aide</strong> dans les rues de Blois <strong>pour acheter de quoi nourrir</strong> sa famille alors que son outil de travail lui a été ôté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ce-qu-il-lui-faudrait-pour-se-relancer">Ce qu’il lui faudrait pour se relancer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour relancer l’activité, <strong>Laurène Bailly estime qu’il lui faudrait environ 30 000 euros.</strong> À cela s’ajoutent environ 6 000 à 6 500 euros de dettes, notamment liées à l’électricité et à son label bio. Sur le plan matériel, elle liste des besoins précis :<strong> un tracteur, un gyrobroyeur, un rotavator, un <a href="https://www.mr-jardinage.com/2025/08/12/le-cover-crop-une-solution-pour-une-agriculture-durable/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cover crop</a>, des outils de base, des graines.</strong> Elle précise qu’elle possède encore un petit semoir poussé, mis à l’abri chez ses parents, et qu’elle n’a pas besoin d’un parc matériel démesuré. <em>« Pas un gros panel d’outils »</em>, mais <strong>le minimum pour travailler.</strong> Sa banque a refusé de lui prêter de l&rsquo;argent. Or, c&rsquo;est le nerf de la guerre. De son combat.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="546" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-1024x546.jpeg" alt="https://www.mr-jardinage.com/2025/08/12/le-cover-crop-une-solution-pour-une-agriculture-durable/" class="wp-image-32786" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-1024x546.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-300x160.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-768x409.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-1536x818.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-2048x1091.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Sur la capacité à repartir, elle se montre nette. <em><strong>« En six mois, même moins de six mois… »</strong></em> Le nettoyage ne l’effraie pas en soi. Dans les champs, dit-elle, la remise en état peut aller assez vite avec les bâches occultantes qu’elle utilisait déjà. Ce qui manque, ce sont <strong>les moyens de relancer</strong> correctement la mécanique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La reprise qu’elle imagine ne serait pas forcément un retour à l’identique. Elle parle d’une production <em>« assez simple »,</em> moins éclatée, <strong>recentrée sur des légumes qu’elle sait produire et vendre : tomates, courgettes, aubergines, poivrons, concombres, haricots, pommes de terre.</strong> Elle évoque aussi l’idée de <strong>l’endive bio, peu présente localement</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur un point, <strong>elle ne veut pas changer : le bio</strong>. <em>« Ah oui, toujours ! »</em> Elle insiste sur sa manière de travailler, <strong>sans pulvérisateur, sans traitements,</strong> y compris ceux autorisés en agriculture biologique. <em>« Même la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bouillie_bordelaise#:~:text=La%20bouillie%20bordelaise%20est%20un,et%20tomate)%20contre%20le%20mildiou." target="_blank" rel="noreferrer noopener">bouillie bordelaise</a> sur mes tomates, je n’en ai jamais fait. »</em> Pour les débouchés, elle cite plusieurs pistes : retrouver une AMAP, reconstituer un réseau de clients le vendredi après-midi et le samedi matin à la ferme, refaire des marchés. Aujourd’hui, Laurène Bailly est prête à repartir. Il lui manque les moyens.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color">>> <strong>Si vous avez des solutions pour Laurène Bailly,</strong> veuillez nous contacter à cette adresse : <strong><em>bloiscapitale@gmail.com</em></strong>. Nous vous transmettrons son numéro de téléphone.</mark></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/cambriolee-ruinee-mais-pas-resignee-laurene-bailly-veut-relancer-sa-ferme-bio">Cambriolée, ruinée, mais pas résignée : Laurène Bailly veut relancer sa ferme bio</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>À Blois, l’association « Bégon &#038; Grégoire, héritages blésois » veut ouvrir un débat sur l’esclavage, la mémoire et l’espace public</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 10:48:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associatif et solidarités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois, une nouvelle association entend faire émerger un débat sur deux figures historiques que tout oppose. D’un côté, Michel Bégon, notable blésois durablement inscrit dans l’espace public, né à Blois et issu d’une famille de robe solidement enracinée. De l’autre, l’abbé Grégoire, évêque constitutionnel de Blois pendant la Révolution, lié à la ville non &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public">À Blois, l’association « Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois » veut ouvrir un débat sur l’esclavage, la mémoire et l’espace public</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À Blois, une <strong>nouvelle association</strong> entend faire émerger un débat sur deux figures historiques que tout oppose. D’un côté, <strong>Michel Bégon,</strong> notable blésois durablement inscrit dans l’espace public, né à Blois et issu d’une famille de robe solidement enracinée. De l’autre, <strong><a href="https://bloiscapitale.com/de-blois-a-haiti-le-combat-universel-de-l-abbe-gregoire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’abbé Grégoire</a>,</strong> évêque constitutionnel de Blois pendant la Révolution, lié à la ville non par la naissance mais par sa fonction, et resté dans l’histoire comme une figure majeure du combat contre l’esclavage et les préjugés de couleur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lancement public de cette association, baptisée <strong><em>« Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois »</em></strong>, doit passer par une <strong>projection-débat</strong> organisée <strong>mercredi 29 avril </strong>à 20 heures au<strong> <a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma Les Lobis</a></strong> autour de <strong><em>Furcy, né libre</em></strong>, film d’<strong>Abd Al Malik</strong> inspiré d’une histoire vraie et centré sur le combat judiciaire d’un homme tenu en esclavage à l’île Bourbon au début du XIXe siècle. <strong>Le réalisateur sera présent.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="559" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-32.png" alt="" class="wp-image-32776" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-32.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-32-300x164.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-32-768x419.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-begon-amp-gregoire-heritages-blesois">Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’association, formellement créée à la fin du mois de février selon ses fondateurs (Louis Buteau, Catherine Lacassagne, Nicole Loza, Philippe Fioyi Ayikon, et Jean-Marie Génard), ne se présente pas comme un collectif de déboulonnage ni comme une structure vouée à la seule dénonciation. Dans l’entretien qu’ils ont accordé à Blois Capitale, <strong>Louis Buteau</strong>, <strong>Catherine Lacassagne</strong> et <strong>Christel Noslen</strong> décrivent au contraire une démarche qui veut <strong>d’abord faire connaître, contextualiser, transmettre, puis ouvrir un débat public</strong> sur ce que Blois fait de ses propres héritages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La recherche historique a en effet établi qu’<strong>un mémoire signé par Michel Bégon en février 1683 figure parmi les textes préparatoires</strong> essentiels de l’édit de mars 1685, communément appelé <strong>Code noir</strong>. Le texte promulgué deux ans plus tard s’appuie sur deux mémoires successifs, celui de Jean-Baptiste Patoulet puis celui de Michel Bégon, le second étant le plus complet. Un homme né à Blois en 1638, ensuite administrateur colonial, a donc pris part à l’élaboration d’<strong>un texte majeur dans l’organisation juridique de l’esclavage colonial français.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-nom-tres-present-dans-l-espace-public-blesois">Un nom très présent dans l’espace public blésois</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Or, <strong>Michel Bégon n’est pas, à Blois, une figure obscure</strong>. Son nom continue de marquer l’espace public local : il est associé à <strong>une rue, à un collège, </strong>ou encore à<strong> la Maison de Bégon</strong>. Ce n’est pas un personnage secondaire de l’histoire locale. C’est au contraire une figure installée, presque familière, dont l’image publique a longtemps été dissociée de son rôle dans l’ordre esclavagiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier objectif de l&rsquo;association, tel que le formule Louis Buteau, est de <strong>faire connaître <em>« cette facette de Michel Bégon »</em></strong> restée très peu connue. Non pour réduire le personnage à une seule dimension, mais pour empêcher qu’une mémoire locale continue de fonctionner par sélection et par oubli. L’association entend, dit Louis Buteau, <strong><em>« comprendre le personnage »</em></strong> et <strong>interroger <em>« le cheminement »</em> qui l’a conduit à tenir le rôle qu’il a tenu</strong>. Le but n’est pas de fabriquer un coupable idéal plus de trois siècles après les faits, mais d’ouvrir une lecture plus complète de ce qu’a été un notable blésois du XVIIe siècle, devenu un <strong>acteur important de l’administration monarchique et coloniale.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-face-a-begon-la-figure-de-l-abbe-gregoire">Face à Bégon, la figure de l’abbé Grégoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le second pilier du projet est l’abbé Grégoire.</strong> Là encore, la ville n’est pas convoquée par hasard. Grégoire n’est pas blésois d’origine : il est né en Lorraine. Mais il choisit Blois lorsqu’il est élu <strong>évêque constitutionnel en 1791</strong>, puis il représente le Loir-et-Cher sous la Révolution. Son lien avec la ville est donc institutionnel, politique et ecclésiastique, mais il est réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur du projet, Grégoire n’est pas seulement un contrepoint commode. Il permet de <strong>mettre en regard, à Blois même, deux héritages historiques antagonistes.</strong> D’un côté, un homme lié à la préparation d’un texte organisant l’esclavage colonial. De l’autre, une figure restée dans l’histoire française comme <strong>l’un des adversaires de l’esclavage et des théories d’infériorité raciale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Louis Buteau le dit, l’association veut faire dialoguer ces deux personnages, alors même qu’ils ne sont pas de la même génération. L’écart chronologique ne lui paraît pas disqualifiant. Il est même au principe de la <strong>future création artistique</strong> : organiser une controverse entre deux figures séparées par près d’un siècle, mais que le territoire blésois rend aujourd’hui voisines dans la mémoire publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-memoire-locale-mais-pas-un-sujet-seulement-local">Une mémoire locale, mais pas un sujet seulement local</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les fondateurs insistent tous sur ce point : <strong>le sujet part de Blois, mais il ne peut pas rester enfermé dans le seul commentaire patrimonial local.</strong> Louis Buteau affirme que l’esclavage, le racisme, les discriminations d’hier et leurs effets dans le présent sont des questions qui dépassent très largement la ville. À ses yeux, <strong>le passé esclavagiste n’est pas seulement un objet historique</strong> ; il aide à <strong>comprendre des mécanismes encore actifs.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette <strong>dimension contemporaine</strong> a séduit <strong>Catherine Lacassagne,</strong> qui dit s’être engagée dans le projet à la fois au nom de ses valeurs humanistes et républicaines, et parce qu’elle a des origines familiales guadeloupéennes. L&rsquo;infirmière explique aussi avoir été saisie par la découverte du rôle de Michel Bégon dans le Code noir. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Liée à la Maison de Bégon par ses activités d’habitante-relais, <strong>Christel Noslen,</strong> de son côté, explique avoir été interpellée en faisant des recherches sur le sujet. Selon cette blésoise, il ne s’agit pas de faire semblant de découvrir l’histoire, ni de s’indigner à retardement comme si tout devait être effacé. <strong>Il s’agit de connaître et de faire connaître, <em>« sous tous les angles </em>», un personnage historique important de Blois.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-produire-autre-chose-qu-un-simple-signalement">Produire autre chose qu’un simple signalement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ambition ici est donc d’ouvrir un <strong>débat mémoriel et citoyen</strong>, puis de le porter <strong>aussi par des formes artistiques et culturelles.</strong> Le projet phare annoncé est celui d’une <strong>pièce de théâtre</strong>. Dans l’esprit des fondateurs, cette pièce doit constituer l’élément central du dispositif. Elle mettrait en scène une controverse entre Bégon et Grégoire. L’association souhaite y associer des <strong>jeunes Blésois</strong>, non seulement comme spectateurs mais aussi, si possible, dans l’écriture et peut-être dans le jeu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le calendrier avancé est déjà précis. Une évocation du projet est prévue dès les prochains <strong>Rendez-vous de l’histoire,</strong> mais l’objectif principal est <strong>une présentation de la pièce en 2027</strong>, afin de laisser le temps de travailler avec les jeunes sur l’année scolaire 2026-2027. Les fondateurs citent parmi leurs premiers soutiens les <strong>Rendez-vous de l’histoire</strong>, la <strong>Fondation pour la mémoire de l’esclavage</strong>, la <strong>Maison de Bégon</strong> et la <strong>Ben Compagnie</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ne-pas-confisquer-le-debat">Ne pas confisquer le débat</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une question va surgir à Blois : <strong>que faire, à terme, d’un nom aussi visible que Bégon dans l’espace public si sa participation à l’ordre esclavagiste est mieux connue ?</strong> Faut-il renommer ? Ajouter ? Expliquer ? Ne rien toucher ? Sur ce point, les réponses des membres fondateurs sont prudentes mais convergentes. <strong>Ils disent ne pas vouloir préempter le débat</strong>. Tous tiennent à écarter l’idée d’un <em>« déboulonnage »</em> comme horizon premier. Ils le disent : leur intention n’est pas de changer immédiatement les noms de rues, de bâtiments ou d’équipements, ni de faire de Michel Bégon une cible sur laquelle on tirerait <em>« à boulets rouges »</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-travers-begon-une-interrogation-plus-vaste-sur-le-present">À travers Bégon, une interrogation plus vaste sur le présent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat souhaité pourrait glisser naturellement vers la situation contemporaine. <strong>Les fondateurs ne parlent pas du racisme comme d’une survivance abstraite.</strong> Ils parlent d’expériences vécues, de paroles libérées, d’<strong>un climat qui s’est durci</strong> ou qui, au minimum, laisse davantage s’exprimer ce qui auparavant restait plus feutré. Catherine Lacassagne raconte ainsi avoir eu à subir récemment <strong>du racisme à Blois,</strong> alors qu’elle ne l’avait pas vécu ainsi auparavant dans une ville où elle dit avoir des ancrages amicaux, familiaux et professionnels. Pour Louis Buteau, il y a aujourd’hui des combats encore à mener, et <strong>la compréhension de ce qui s’est joué hier peut aider à mieux saisir les discriminations d’aujourd’hui.</strong> Parler de l’esclavage, c’est remettre en jeu des mots très concrets : liberté, égalité, fraternité.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Les Vitrines de Blois dans la bataille pour un centre-ville vivant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 13:12:22 +0000</pubDate>
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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/les-vitrines-de-blois-dans-la-bataille-pour-un-centre-ville-vivant">Les Vitrines de Blois dans la bataille pour un centre-ville vivant</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À Blois, le commerce de centre-ville</strong> ne manque ni de sujets de conversation ni de motifs d’inquiétude. Pas même en ces jours de <em><a href="https://bloiscapitale.com/agenda-du-weekend-a-blois-et-ses-environs-27-29-mars" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Braderie de printemps</a></em>. En effet, les fermetures de boutiques, les débats sur le stationnement, les habitudes d’achat bouleversées, les comparaisons avec d’autres villes et les attentes projetées sur quelques grandes enseignes composent désormais un bruit de fond permanent. Mais derrière ce bruit, il y a une réalité plus complexe, moins spectaculaire, plus profonde aussi : celle d’un monde commercial qui ne s’effondre pas, mais <strong>qui se recompose sous tension,</strong> dans une instabilité devenue presque structurelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans cet entre-deux que se situent aujourd’hui <strong>Les Vitrines de Blois. L’association,</strong> qui fédère une bonne partie des commerçants de la ville, avance avec des moyens mesurés, dans un contexte dégradé, mais sans renoncer à l’idée qu’<strong>un centre-ville peut encore se défendre, se relancer, se réinventer.</strong> Depuis octobre 2025, <strong><a href="https://bloiscapitale.com/les-vitrines-de-blois-cherchent-un-nouveau-leadership" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sa présidente</a>, Mélanie Breysacher,</strong> incarne cette ligne de crête : ni optimisme de façade, ni rhétorique du désastre, mais <strong>une lecture très concrète d’un commerce devenu plus fragile, plus irrégulier, plus exigeant.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-centre-ville-face-a-une-transformation-durable-des-usages">Le centre-ville face à une transformation durable des usages</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Chez Mélanie Breysacher, cette lecture du centre-ville s’enracine dans une trajectoire ancienne. Enfant déjà, elle suivait sa mère, vendeuse, dans les boutiques où celle-ci travaillait. Son visage est connu dans le centre-ville blésois depuis plus de vingt ans : <em>Maison 123</em> d’abord, puis <em>Etam,</em> avant l’ouverture, il y a sept ans, de <strong>sa propre boutique <em>Calzedonia</em>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier constat qu’elle partage avec <strong>Laura Julien,</strong> en charge de l&rsquo;animation des Vitrines de Blois, tient dans la profondeur du changement. Le commerce de centre-ville ne subit pas seulement une mauvaise passe : il affronte <strong>une mutation durable des comportements</strong>, notamment depuis la période Covid. Non pas parce que tout a commencé là, mais parce que ce moment a accéléré ce qui travaillait déjà le commerce depuis plusieurs années. Les zones périphériques existaient déjà, la concurrence aussi, mais la pandémie a renforcé une autre logique : celle de <strong>l’achat immédiat, simplifié, en ligne, livré.</strong> <em>« Là, ça a été radical »,</em> dit-elle. Internet, bien sûr, pèse lourd. Mais elle insiste aussi sur <strong>la seconde main,</strong> sur <strong>la recherche du tout de suite,</strong> sur <strong>la commodité</strong> devenue centrale. Ce n’est pas seulement un déplacement des lieux d’achat ; c’est <strong>un déplacement des réflexes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution a produit un effet très concret : le centre-ville n’est plus un automatisme. Longtemps, on y venait sans objectif strictement utilitaire. On flânait, on entrait, on regardait, on passait d’une boutique à l’autre. Mélanie Breysacher le dit très simplement : <strong><em>« Avant, les gens venaient tous les samedis. »</em></strong> Pas forcément pour acheter, mais parce que <strong>le centre-ville faisait partie des pratiques ordinaires du week-end. </strong>Aujourd’hui, cette déambulation spontanée s’est rétractée. Souvent, pas systématiquement, la boutique devient une destination. <strong>On vient pour un besoin précis, puis l’on repart.</strong> Le temps passé sur place se réduit, et avec lui tout ce qui, autrefois, pouvait faire naître des achats imprévus, des découvertes, une circulation plus vivante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, ni elle ni Laura Julien ne décrivent un centre-ville vidé de toute substance. Ce qu’elles observent, c’est autre chose : une baisse devenue structurelle. Le textile, la restauration, mais aussi d’autres secteurs vivent avec cette toile de fond. Cela ne signifie pas qu’aucune période ne fonctionne. Il y a encore des bons moments, des semaines plus fortes, des saisons qui tiennent mieux que prévu. <strong>L’offre, le produit, le moment, la météo, les arbitrages budgétaires : tout compte, et tout peut changer vite</strong>. Une belle saison d’été peut redonner de l’air à certaines activités. Un hiver plus froid peut favoriser certains achats. Mais cette variabilité croissante rend les diagnostics plus incertains. <strong>Le commerce n’obéit plus à des lignes simples ; il réagit de plus en plus à des combinaisons mouvantes.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ouvrir-aujourd-hui-un-pari-plus-difficile-qu-hier">Ouvrir aujourd’hui : un pari plus difficile qu’hier</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est aussi ce qui rend les ouvertures plus difficiles. Les fermetures, elles, vont vite : une trésorerie qui s’épuise, une activité qui ne suit plus, un contexte trop fragile, et la décision finit par tomber. <strong>Les installations nouvelles, en revanche, demandent du temps, des moyens, de la projection.</strong> Laura Julien insiste sur ce point : les porteurs de projets hésitent davantage, empruntent plus difficilement, calculent autrement. <strong>Ouvrir un commerce n’a plus la même signification qu’il y a vingt ans.</strong> On ne se lance plus avec la même tranquillité dans un bail commercial en se disant que le temps fera son œuvre. <strong>Désormais, tout se pense à plus court terme, sous condition, presque à l’essai.</strong> Et même des projets construits sérieusement peuvent se heurter très vite à <strong>la réalité du marché.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réalité, Les Vitrines de Blois essaient précisément de l’affronter sans faux-semblants. <strong>L’association compte environ 120 à 130 adhérents.</strong> Le nombre reste significatif, mais il s’érode un peu. Quand un commerce ferme, il était souvent adhérent. Il faut ensuite aller voir les nouveaux installés, les convaincre, reconstruire. Et cette diminution des adhésions a des effets directs : <strong>moins de cotisations, donc moins de moyens pour agir.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce point est central, parce qu’il conditionne une grande partie des débats sur <strong>l’animation.</strong> Les Vitrines de Blois sont régulièrement attendues sur ce terrain, parfois comme si elles devaient compenser à elles seules tous les affaiblissements du centre-ville. Or l’association dépend des commerçants, de leurs adhésions, de leur implication, de leur bénévolat. Dit autrement : <strong>plus l’environnement se fragilise, plus on demande à l’association d’agir, mais plus ses moyens se contractent.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-evenements-penses-comme-des-rendez-vous">Des événements pensés comme des rendez-vous</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, l’animation est devenue essentielle. Oui, elle a pris plus d’importance à mesure que la venue en centre-ville cessait d’être un réflexe. <strong>Quand un événement existe, visible, identifié, les gens viennent, restent davantage, la ville change d’allure.</strong> Mélanie Breysacher le constate : <em>« L’animation devient indispensable pour faire venir les gens. »</em> Mais elle ajoute immédiatement une précision importante : <em><strong>« Ce n’est pas parce qu’ils viennent qu’ils consomment. »</strong></em> Laura Julien va dans le même sens. <strong>Faire venir, redonner envie, recréer de la présence, c’est déjà beaucoup ; mais cela ne se transforme pas automatiquement en achats.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’animation n’est pas une baguette magique. Elle ne remplace ni le pouvoir d’achat, ni les habitudes perdues, ni les arbitrages des consommateurs. <strong>Elle sert d’abord à remettre du mouvement, donner de la vie,</strong> à faire redécouvrir le centre-ville, à rallonger un peu le temps de présence. Elle est <strong>un levier d’attractivité, pas une garantie comptable. </strong>Et elle ne peut être efficace que si elle est pensée. Sur ce point encore, Mélanie Breysacher et Laura Julien tiennent une ligne précise : <strong>il ne s’agit pas de faire n’importe quoi, n’importe quand, simplement pour donner l’impression qu’il se passe quelque chose.</strong> <em>« Il faut que ce soit qualitatif »</em>, dit la la chargée d&rsquo;animation. Une fanfare sans objet, un petit dispositif posé là sans raison forte n’aura pas le même effet qu’une braderie, qu’un marché de producteurs, qu’un jeu construit pour les familles, qu’un rendez-vous clairement identifié.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5735-1024x768.jpeg" alt="Vitrines de Blois" class="wp-image-32163" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5735-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5735-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5735-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5735-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5735-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Laura Julien rappelle aussi la contrainte budgétaire derrière ce débat.<strong> Chercher des animations moins coûteuses, trouver des partenaires, imaginer du <em>« fait maison »</em> avec les commerçants eux-mêmes</strong>. Car, l’association n’a pas les moyens d’une programmation continue. Les artistes, les intervenants, les prestataires ont besoin d’être payés. <em><strong>« Tout le monde a besoin aussi de gagner sa vie »</strong></em>, résume Laura. Dans les faits, le rythme d’<strong>environ une animation par mois hors été</strong> représente déjà un équilibre.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5734-1024x768.jpeg" alt="Vitrines de Blois" class="wp-image-32164" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5734-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5734-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5734-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5734-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5734-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-campagne-de-communication-pour-secouer-les-consciences">Une campagne de communication pour secouer les consciences</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est également de cette tension qu’est née la <strong>campagne de stickers</strong> lancée par l’association. Mélanie Breysacher en décrit le point de départ : partout, dans les commentaires, dans les boutiques, dans les discussions locales, <em><strong>« tout le monde se renvoie la balle »</strong></em>. Les élus seraient responsables, ou les commerçants, ou les clients, ou le stationnement, ou les prix, ou l’offre… Cette dispersion des reproches nourrit une forme d’impuissance générale. L’idée des stickers consistait donc à <strong>provoquer un sursaut, à rappeler que le consommateur a lui aussi un rôle.</strong> Laura Julien parle d’une communication <em><strong>« un peu choc pour réveiller les consciences »</strong></em> et pour inviter les gens à échanger avec les commerçants.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-fantasme-des-grandes-enseignes">Le fantasme des grandes enseignes</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat sur les grandes enseignes et les fameuses locomotives commerciales révèle un autre malentendu récurrent. À intervalles réguliers, les mêmes noms reviennent dans les conversations blésoises : <em>Zara, H&amp;M, Mango</em>… À entendre Mélanie Breysacher, <strong>cette attente relève presque du fantasme entretenu depuis vingt-cinq ans.</strong> Son propos est sans ambiguïté : <strong><em>« Un Zara ne viendra jamais à Blois. »</em></strong> Tout simplement parce que <strong>ces groupes concentrent désormais leurs boutiques sur de très grandes villes, ferment ailleurs,</strong> réorganisent leur présence physique et ne visent pas des marchés de la taille de Blois. Le vrai sujet n’est donc pas d’attendre des marques iconiques inaccessibles, mais de réfléchir à des implantations plus réalistes, à des enseignes capables de jouer un rôle moteur sans relever d’une projection imaginaire. Laura Julien complète l’analyse : <strong>une locomotive commerciale ne peut pas tout, pas plus qu’une animation ne peut tout.</strong> L’équilibre tient plutôt dans une combinaison : quelques enseignes qui comptent, une offre indépendante, une ville agréable à parcourir, des rendez-vous qui donnent envie de revenir.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-sujet-de-l-ouverture-dominicale">Le sujet de l’ouverture dominicale</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ouvrir le dimanche ? <em>« Cela implique des coûts plus élevés, du volontariat salarié, une organisation plus lourde, et surtout aucune garantie de fréquentation »,</em> répond Mélanie Breysacher. Or un certain nombre de commerces sont déjà ouverts six jours sur sept. <strong>Leur demander d’ajouter un jour &#8211; sans garanties de succès &#8211; lui paraît peu crédible.</strong> Laura Julien, de son côté, insiste sur la même idée en creux : il ne sert à rien de multiplier les dispositifs si la base de clientèle locale ne suit pas.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="711" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5736-1024x711.jpeg" alt="Vitrines de Blois" class="wp-image-32162" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5736-1024x711.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5736-300x208.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5736-768x533.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5736-1536x1066.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5736-2048x1422.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">En outre, <strong>la lecture des flux eux-mêmes s’est compliquée</strong>. Un jour faible en apparence n’est pas toujours un mauvais jour de vente. Mélanie Breysacher insiste : en semaine, hors animation, les gens qui se déplacent viennent souvent avec une intention d’achat plus nette. On peut donc avoir moins de passage sans faire moins de chiffre. Laura Julien souligne à sa manière cette variabilité croissante : <strong>un lundi peut parfois mieux fonctionner qu’un mercredi</strong>. Le commerce local vit dans une sorte d’incertitude permanente.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-blois-ignore-quelque-part-ses-atouts">Blois ignore quelque part ses atouts&#8230;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Reste enfin la question du regard porté sur Blois elle-même. <strong>Laura Julien, qui n’est pas originaire de Blois, dit avoir eu un vrai coup de cœur en arrivant.</strong> Elle parle d’une ville <em><strong>« hyper belle »</strong></em>, agréable à parcourir, riche d’un patrimoine fort, de restaurants, de boutiques, d’indépendants, d’une offre qu’elle juge encore réelle. Mélanie appuie cette idée : <strong>beaucoup de visiteurs, de touristes, de gens de passage tiennent un discours plus positif que les habitants eux-mêmes.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-noel-decevant-meteo-mauvaise-pouvoir-d-achat-en-berne">Noël décevant, météo mauvaise, pouvoir d’achat en berne</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’exemple de Noël, évoqué par les deux responsables, résume assez bien la complexité de la période. Les attentes étaient fortes. Des chalets avaient été installés, la grande roue devait créer un effet d’entraînement, les commerçants espéraient une belle séquence. Et pourtant, le bilan a été jugé décevant.  Les raisons sont multiples, selon Laura Julien : <strong>la pluie presque quotidienne, le pouvoir d’achat, le climat national, l’attentisme, les comparaisons avec d’autres villes.</strong> Rien, dans cette séquence, ne permet de dégager une explication unique. Même une période historiquement porteuse ne garantit plus rien.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-temps-de-l-ajustement-permanent">Le temps de l’ajustement permanent</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, ce que disent ensemble Mélanie Breysacher et Laura Julien, c’est que le commerce de centre-ville n’est pas un domaine où l’on peut penser en solutions miracles. La question est plus large, plus lente, plus exigeante. Elle touche aux usages, au pouvoir d’achat, à la capacité d’adaptation des commerçants, à la solidité des porteurs de projet, à l’implication des habitants, à la possibilité de tenir des structures collectives comme Les Vitrines de Blois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mélanie Breysacher apporte à ce diagnostic son expérience du commerce vécu de l’intérieur et <strong>une forme d’énergie offensive, presque volontaire, qui refuse de s’abandonner au seul constat noir.</strong> «<em> On entend beaucoup de choses négatives sur le centre-ville, certes ce n’est pas facile tous les jours, mais si on veut insuffler de l’énergie, il faut aussi donner de soi. »</em> À Blois, le commerce ne disparaît pas en bloc.<strong> Il se bat, il s’ajuste, il doute, il se réinvente parfois.</strong> Et c’est peut-être aujourd’hui l’essentiel.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Pour en savoir plus : <strong><em><a href="https://www.vitrines-blois.fr/accueil" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vitrines-blois.fr/accueil</a></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Nouvelle ère et nouveaux besoins aux Restos du Cœur du Loir-et-Cher</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 09:32:48 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[une]]></category>
		<category><![CDATA[urgence sociale Loir-et-Cher]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis plusieurs années, les Restos du Cœur du Loir-et-Cher avancent sur une ligne de crête. L’activité ne cesse d’augmenter, la précarité s’étend à des publics toujours plus larges, tandis que l’organisation départementale fonctionne sans gouvernance élue stable. Ce déséquilibre, installé dans la durée, a fini par fragiliser à la fois le fonctionnement interne, l’engagement bénévole &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/nouvelle-ere-et-nouveaux-besoins-aux-restos-du-coeur-du-loir-et-cher">Nouvelle ère et nouveaux besoins aux Restos du Cœur du Loir-et-Cher</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, les <strong>Restos du Cœur du Loir-et-Cher</strong> avancent sur une ligne de crête. L’activité ne cesse d’augmenter, <strong>la précarité s’étend</strong> à des publics toujours plus larges, tandis que l’organisation départementale fonctionne <strong>sans gouvernance élue stable.</strong> Ce déséquilibre, installé dans la durée, a fini par fragiliser à la fois le fonctionnement interne, l’engagement bénévole et la capacité de l’association à absorber un volume d’activité devenu massif, notamment <strong>à Blois, où se concentre l’essentiel des flux.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation, l’Association nationale a décidé d’intervenir directement. <strong>Pascaline Noury a été nommée administratrice déléguée du Loir-et-Cher</strong> à compter du 1er janvier 2026, non à la suite d’une élection locale, mais <strong>pour pallier une carence de gouvernance qui dure depuis près de cinq ans.</strong> Elle assume aujourd’hui un rôle de <strong>pilotage transitoire</strong>, dans un cadre contraint, à la tête d’une structure appelée à se stabiliser sans rompre avec son modèle. <em>« Je fais office de présidente, mais je ne suis pas présidente »</em>, rappelle-t-elle, soulignant la <strong>nature exceptionnelle de cette mission.</strong> À ses côtés,<strong> Valérie Pollet</strong> intervient à un autre niveau du même diagnostic. Chargée de mission, elle est explicitement mobilisée sur la gestion des conflits et l’accompagnement de la conduite du changement. Une fonction révélatrice des tensions accumulées et de <strong>la nécessité de reconstruire des cadres, des pratiques et de la confiance.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des personnes, c’est donc <strong>une organisation entière qui est en jeu</strong> : sa capacité à désengorger un centre de distribution saturé, à maintenir une aide alimentaire gratuite dans un contexte de pénurie, à répondre à une demande qui <strong>dépasse désormais le million de repas distribués par an</strong>, et à recréer les conditions d’un <strong><a href="https://bloiscapitale.com/marie-philippe-et-les-restos-du-coeur-de-blois-une-solidarite-a-toute-epreuve" target="_blank" rel="noreferrer noopener">engagement bénévole durable</a></strong>. Plus qu’un passage de relais, la période ouverte début 2026 engage l’avenir même des <strong>Restos du Cœur du Loir-et-Cher</strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="576" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/att.fCGogdsCGYmY0InDkAJ4F2DtZqUv24nAWRe1BW_as30-576x1024.jpeg" alt="Restos du Cœur du Loir-et-Cher" class="wp-image-31256" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/att.fCGogdsCGYmY0InDkAJ4F2DtZqUv24nAWRe1BW_as30-576x1024.jpeg 576w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/att.fCGogdsCGYmY0InDkAJ4F2DtZqUv24nAWRe1BW_as30-169x300.jpeg 169w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/att.fCGogdsCGYmY0InDkAJ4F2DtZqUv24nAWRe1BW_as30-768x1365.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/att.fCGogdsCGYmY0InDkAJ4F2DtZqUv24nAWRe1BW_as30-864x1536.jpeg 864w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/att.fCGogdsCGYmY0InDkAJ4F2DtZqUv24nAWRe1BW_as30.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 576px) 100vw, 576px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-collecte-nationale-enjeu-vital">La collecte nationale : enjeu vital</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À court terme, une échéance concentre toutes les attentions : la <strong>collecte nationale</strong>, prévue les <strong>6, 7 et 8 mars</strong>. Trois jours décisifs pour l’équilibre de l’association. <em><strong>« C’est le temps fort de l’année »</strong></em>, rappelle Pascaline Noury. La collecte représente <strong>environ un tiers des besoins annuels</strong> en denrées alimentaires. En 2025, elle a permis de collecter <strong>47 tonnes</strong> dans le Loir-et-Cher. L’objectif est clair : faire au moins aussi bien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais <strong>cette collecte repose presque entièrement sur la mobilisation bénévole.</strong> Il faut assurer des permanences dans une <strong>soixantaine de magasins</strong> sur l’ensemble du département, expliquer la démarche, distribuer des flyers, répondre aux questions, recruter, et bien sûr collecter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le besoin est chiffré : <strong>100 à 200 bénévoles supplémentaires</strong> seraient nécessaires pour couvrir l’ensemble des créneaux. Faute de quoi, certains magasins resteront sans présence. Et chaque absence se traduit par moins de dons. <strong><em>« S’il y a des magasins que l’on ne couvre pas, ça veut dire moins de denrées. »</em></strong> Sans cette collecte, l’association n’a guère de marge de manœuvre. <em>« On serait obligés d’acheter. Or aujourd’hui, on n’a pas d’argent. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/restos.jpg" alt="Restos du Cœur de Blois" class="wp-image-13343" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/restos.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/restos-300x225.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/restos-768x576.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-activite-en-hausse-plus-d-1-1-million-de-repas-dans-le-41">L’activité en hausse : plus d’1,1 million de repas dans le 41</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 2026, les Restos du Cœur du Loir-et-Cher dépassent <strong>1,1 million de repas distribués</strong>. L’année précédente, le chiffre était déjà proche du million. Cette augmentation n’est pas ponctuelle. <strong>La précarité progresse de manière continue, sur l’ensemble du territoire.</strong> Blois, Vendôme, Salbris, Romorantin, Lamotte-Beuvron : partout, les équipes constatent une hausse du nombre de personnes accueillies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Salbris, ouvert il y a deux ans, le nombre de familles suivies a été <strong>multiplié par quatre</strong>. À Lamotte-Beuvron, la tendance est la même. <em><strong>« Il n’y a plus de territoire épargné. »</strong></em> Les profils évoluent également. Aux publics historiquement accompagnés s’ajoutent désormais des <strong>salariés précaires</strong>, des <strong>étudiants</strong>, des <strong>retraités</strong> aux pensions modestes, et de nombreuses <strong>mères seules avec enfants</strong>. <em>« Le public est beaucoup plus large qu’on ne l’imagine »</em>, explique Pascaline Noury.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="659" height="879" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Restos-du-Coeur-de-Blois.jpg" alt="" class="wp-image-13345" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Restos-du-Coeur-de-Blois.jpg 659w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Restos-du-Coeur-de-Blois-225x300.jpg 225w" sizes="auto, (max-width: 659px) 100vw, 659px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-dans-le-41-une-nouvelle-ere-apres-l-instabilite">Dans le 41, une nouvelle ère après l&rsquo;instabilité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des besoins massifs appellent des équilibres internes solides. Or, <strong>dans le Loir-et-Cher, les Restos du Cœur ont traversé une période prolongée de carence de gouvernance</strong>. Cinq années d’instabilité ne sont pas sans conséquence pour une structure de cette envergure : elles engendrent des dysfonctionnements, nourrissent des tensions internes, brouillent les repères des bénévoles et fragilisent l’organisation dans son ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Valérie Pollet en observe les effets à travers la question de l’image. Une image altérée par des difficultés humaines persistantes et une instabilité durable, qui finit par décourager l’engagement bénévole, pourtant indispensable au fonctionnement quotidien de l’association. C’est aussi pour rompre avec cette spirale que les Restos du Cœur ont choisi de prendre la parole publiquement : pour <strong>affirmer qu’une nouvelle phase s’ouvre, portée par l’arrivée de Pascaline Noury,</strong> <em>« quelqu’un qui connaît la maison »</em> et qui a déjà mené ce type de mission.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Encore faut-il, pour inscrire cette transition dans la durée, <strong>trouver des personnes capables de s’engager dans la gestion de l’association départementale,</strong> là où se joue désormais l’équilibre entre continuité de l’action et stabilisation interne. <em>« On a besoin de compétences »,</em> explique Valérie Pollet. Communication, ressources humaines, hygiène et sécurité alimentaire : autant de missions clés pour lesquelles l’association cherche des profils prêts à s’engager.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-blois-point-de-tension-un-centre-unique-un-flux-massif">Blois, point de tension : un centre unique, un flux massif</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la gouvernance, la principale difficulté du Loir-et-Cher est géographique et organisationnelle. <strong>Elle se concentre très clairement sur Blois.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le département compte <strong>plus de 6 000 familles accueillies</strong> par les Restos du Cœur. Or, <strong>61 % d’entre elles sont suivies sur un seul et même site</strong> : le centre de distribution de Blois. Un centre décrit comme <em>« assez énorme »,</em> tant par sa taille que par les flux qu’il absorbe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette concentration crée des conditions de fonctionnement difficiles. <em><strong>« Blois draine énormément de monde, dans des conditions qui ne sont pas toujours favorables »</strong></em>, explique Pascaline Noury. <strong>Les locaux ne sont pas adaptés</strong> à un tel volume, certains aménagements pourraient être améliorés, et la pression sur les équipes bénévoles est constante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui rend la situation singulière, c’est la comparaison avec d’autres territoires. À Châteauroux, pour un volume comparable de personnes accueillies, l’activité est répartie sur <strong>cinq centres</strong>. À Tours, le dispositif est similaire : un centre important, certes, mais pas unique. <strong>À Blois, en revanche, tout converge vers un seul point.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-desengorger-blois-une-solution-identifiee-mais-conditionnee">Désengorger Blois : une solution identifiée, mais conditionnée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La solution est identifiée depuis longtemps, et elle est aujourd’hui clairement assumée : <strong>désengorger le centre de Blois</strong>. <em><strong>« Idéalement, il faudrait deux ou trois centres »</strong></em>, explique Pascaline Noury, pour répartir les flux, améliorer l’accueil et permettre une meilleure organisation du bénévolat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette solution se heurte à <strong>un obstacle majeur : les locaux</strong>. Les Restos du Cœur ne sont pas propriétaires de leurs centres de distribution. Ils dépendent des mises à disposition, le plus souvent par les collectivités. À Blois, le local actuel est <strong>mis à disposition par la Ville.</strong> L’ouverture d’un second centre supposerait donc <strong>un engagement clair de la collectivité.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-gratuite-choix-de-modele-contraintes">Gratuité, choix de modèle, contraintes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Restos du Cœur revendiquent un principe fondamental : la <strong>gratuité totale</strong> de l’aide alimentaire. Une différence assumée avec d’autres dispositifs, comme les épiceries sociales, qui peuvent demander une participation financière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce choix n’est pas sans conséquences. Face à l’augmentation des besoins, l’association a dû revoir ses barèmes. <strong><em>« On ne peut pas servir tout le monde de la même manière. »</em></strong> L’aide alimentaire ne couvre pas l’ensemble des repas hebdomadaires. Elle s’inscrit dans un équilibre fragile, destiné à toucher le plus grand nombre possible. <strong>D&rsquo;où l&rsquo;enjeu de la collecte les 6, 7 et 8 mars 2026.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="576" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/att.fCGogdsCGYmY0InDkAJ4F2DtZqUv24nAWRe1BW_as30-576x1024.jpeg" alt="Restos du Cœur du Loir-et-Cher" class="wp-image-31256" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/att.fCGogdsCGYmY0InDkAJ4F2DtZqUv24nAWRe1BW_as30-576x1024.jpeg 576w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/att.fCGogdsCGYmY0InDkAJ4F2DtZqUv24nAWRe1BW_as30-169x300.jpeg 169w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/att.fCGogdsCGYmY0InDkAJ4F2DtZqUv24nAWRe1BW_as30-768x1365.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/att.fCGogdsCGYmY0InDkAJ4F2DtZqUv24nAWRe1BW_as30-864x1536.jpeg 864w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/att.fCGogdsCGYmY0InDkAJ4F2DtZqUv24nAWRe1BW_as30.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 576px) 100vw, 576px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-accueillir-accompagner-ne-jamais-laisser-repartir-sans-rien">Accueillir, accompagner, ne jamais laisser repartir sans rien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une règle ne souffre aucune exception : <strong>personne ne repart sans rien</strong>. Lors du premier passage, un <strong>colis de dépannage</strong> est systématiquement remis, même avant l’instruction complète du dossier. <em><strong>« On accueille les gens chaleureusement, autour d’un café. »</strong></em> La situation est étudiée, les charges prises en compte, le reste à vivre calculé, et un nombre de repas attribué en fonction de la composition familiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Si la personne est éligible, l’aide s’inscrit dans la durée,</strong> avec une distribution régulière. Et lorsque les difficultés dépassent le seul cadre alimentaire, <strong>les équipes orientent vers d’autres structures</strong>. Justice, démarches administratives, retour à l’emploi : <em><strong>« On ne laissera jamais tomber quelqu’un. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-rue-une-aide-sans-condition">La rue : une aide sans condition</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines actions échappent totalement à la logique de dossier. <strong>C’est le cas des distributions de rue, assurées tous les midis et le jeudi soir, notamment autour de la gare de Blois et en bord de Loire.</strong> Ici, il n’y a aucune condition. <em>« Zéro »</em>, insiste Pascaline Noury. <strong>Pas de justificatif, pas de question.</strong> <em>« On donne la soupe, point. »</em> Une aide immédiate, assumée comme telle, et encore trop méconnue du public.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-volets-meconnus-insertion-et-petite-enfance">Les volets méconnus : insertion et petite enfance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce coup de projecteur sur les Restos du Cœur du Loir-et-Cher est aussi l&rsquo;occasion de mettre en lumière <strong>des actions moins visibles, mais structurantes.</strong> Parlons des <strong>Jardins du Cœur</strong>, d’abord, sur <strong>7 à 10 hectares</strong> mis à disposition par la Ville de Blois. <strong>Ils permettent à des personnes en contrat d’insertion de reprendre pied dans le monde du travail.</strong> La <strong>Petite Ruche</strong>, ensuite, structure d’insertion proposant des services d’aide à la personne, d’entretien de jardins ou de déménagement. Avec les chantiers d’insertion, ces dispositifs peuvent concerner jusqu’à <strong>60 salariés</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre axe renforcé : la <strong>petite enfance</strong>. Face à un constat national alarmant sur la reproduction de la précarité, les Restos du Cœur ont élargi leur aide alimentaire dédiée aux enfants de <strong>0 à 3 ans</strong>. À Blois, cela concerne <strong>plus de 400 bébés</strong>. Alimentation spécifique, produits frais, accompagnement des parents : un travail de fond, discret mais essentiel.</p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-s-engager-comme-benevole">👉 <strong>S’engager comme bénévole</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour participer à la <strong>collecte nationale</strong> des Restos du Cœur du Loir-et-Cher (6, 7 et 8 mars), les personnes souhaitant s’inscrire peuvent écrire à :<br>📩 <strong><a>ad41.collecte@restosducoeur.org</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour toute demande concernant le <strong>bénévolat tout au long de l’année</strong> ou pour toute autre information, le contact est :<br>📩 <strong><a>ad41communication@restosducoeur.org</a></strong></p>



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		<title>Un rendez-vous pour des récits d&#8217;aventures cyclistes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 11:38:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Samedi 21 février, à 18h30, salle Roland-Dorgelès à Blois, avec Vélo 41, ils ne viendront pas “faire rêver” au sens publicitaire du terme. Ils viendront raconter ce que le vélo fait au voyage — et ce que le voyage fait à ceux qui pédalent. Christelle, Aziz et Thomas ont trois itinéraires, trois rythmes, trois façons &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Samedi 21 février, à 18h30</strong>, salle Roland-Dorgelès à Blois, avec <em><strong>Vélo 41</strong></em>, ils ne viendront pas <em>“faire rêver”</em> au sens publicitaire du terme. Ils viendront raconter <strong>ce que le vélo fait au voyage — et ce que le voyage fait à ceux qui pédalent. Christelle</strong>, <strong>Aziz</strong> et <strong>Thomas</strong> ont trois itinéraires, trois rythmes, trois façons de partir. Mais une ligne commune : une expérience qui tient autant à la géographie qu’aux gens, et qui se mesure moins en kilomètres qu’en intensité.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="819" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5072-819x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-31180" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5072-819x1024.jpeg 819w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5072-240x300.jpeg 240w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5072-768x960.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5072.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 819px) 100vw, 819px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ils ne se connaissaient pas. Et puis il y a eu des rencontres, des présentations, une suite d’enchaînements. Et la découverte, en discutant, que <strong>leurs récits se répondaient</strong> : <strong><a href="https://bloiscapitale.com/blois-a-connu-une-soiree-de-solidarite-et-despoir-pour-le-maroc">le Ma</a><a href="https://bloiscapitale.com/blois-a-connu-une-soiree-de-solidarite-et-despoir-pour-le-maroc" target="_blank" rel="noreferrer noopener">r</a><a href="https://bloiscapitale.com/blois-a-connu-une-soiree-de-solidarite-et-despoir-pour-le-maroc">oc</a></strong> — l’Atlas, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Merzouga" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Merzouga</a>, le sud — <strong>comme horizon commun,</strong> même si chacun y est allé à vélo pour des raisons différentes, sur des temporalités différentes<em>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Car dans leurs voix, il n’est pas question de record. Christelle le dit sans détour : <em>« <strong>Le plus important, ce n’est pas le nombre de kilomètres. Ce sont les gens, les expériences</strong>. »</em> Thomas, lui, parle d’abord de cohérence : partir sans avion, s’arranger avec le travail, et faire du vélo une manière de se déplacer <em>“juste”</em> à ses yeux. Aziz, enfin, raconte un départ poussé par <strong>un projet concret : un centre médical au sud du Maroc.</strong> Trois manières d’entrer dans le voyage. Une même sensation, au bout : celle d’<strong>avoir vécu </strong><em><strong>“autrement”</strong></em>, et de revenir avec quelque chose qui déborde la simple anecdote.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce trio, pourtant, ne repose pas sur un voyage commun.</strong> Thomas : novembre et décembre 2025. Aziz : de septembre à octobre 2025. Christelle : d&rsquo;août 2024 à mars 2025. Même zone d’aimantation, mais <strong>pas le même calendrier, ni la même raison de partir.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-christelle-un-itineraire-qui-s-est-ouvert-au-fil-des-rencontres">Christelle : un itinéraire qui s’est ouvert “au fil des rencontres”</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Christelle part de Blois, avec une idée claire : <em>« <strong>A vélo, mais seule.</strong> »</em> Rien, au départ, n’annonce le <strong>sud du Sénégal</strong>. Elle imagine traverser l’Espagne, rejoindre le Maroc, faire un bénévolat, retrouver un guide avec qui elle avait déjà randonné. Puis <strong>le voyage bifurque — </strong>littéralement. <em>« <strong>Je suis passée par le Portugal</strong>, parce qu’une copine portugaise m’a conseillé de faire un détour »</em>, explique-t-elle. Et surtout, il y a cette rencontre dans le sud de l’Espagne : <em>« <strong>J’ai rencontré deux Allemands… je les ai suivis au Maroc</strong>. »</em> Eux visaient l’Afrique de l’Ouest. Elle continue : <em>« <strong>Du coup, je suis allée jusqu’au Sénégal avec eux, dans le sud du Sénégal.</strong> »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pas de recherche de performance. Pas de course à la distance dans son voyage. Elle dit même le contraire : <em>« <strong>S’il y avait une côte et que mon vélo était trop lourd, je descendais et je poussais.</strong> »</em> L’important n’est pas d’<em>“être forte”</em>, mais d’avancer. De s’ajuster. D’accepter la réalité. Sur la mécanique, elle reste lucide : une crevaison, et une prudence de voyageuse qui sait qu’on n’improvise pas au milieu de nulle part. <em>« <strong>Je ne suis pas calée en mécanique vélo… j’allais souvent dans des magasins de vélo quand c’était possible</strong>, pour éviter une surprise. Par exemple au milieu de la traversée du Sahara, ce n’est pas le moment… »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le voyage, chez Christelle, s’organise aussi par <strong>périodes</strong> : rouler, puis se poser. Elle s’arrête <strong>trois semaines</strong> pour son bénévolat au Sénégal. Et elle justifie ce choix avec une phrase qui dit beaucoup de son rapport au voyage : le nomadisme ne suffit pas toujours. <em>« <strong>Je voulais m’imprégner des coutumes locales</strong> »</em>, dit-elle, en expliquant qu’elle roulait jusque-là surtout entre Européens, et que se poser lui permettait d’être <em>“avec des Sénégalais”,</em> d’échanger, de comprendre autrement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les <em>“moments forts”</em>, Christelle cite d’abord <strong>le Sahara</strong> : <em>« <strong>Éprouvant… mais incroyable.</strong> »</em> Puis une expérience très précise : la Mauritanie, un train minier. Enfin, il y a la trame constante : les rencontres, au Maroc, en Mauritanie, au Sénégal. Pour dormir, elle décrit une pratique majoritaire : <em>« <strong>La plupart du temps, c’était du bivouac.</strong> »</em> Elle donne même une méthode : s’arrêter vers 16h-17h pour repérer. Et quand ce n’est pas le bivouac : hôtels en ville, parfois chez l’habitant, parfois des solutions <em>“sur la route”</em>, stations-service, haltes policières&#8230;<em>“plus on va dans le sud”.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-j-ai-vecu-3-000-vies-le-retour-comme-une-collision">“J’ai vécu 3 000 vies” : le retour comme une collision</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La partie la plus frappante, chez Christelle, n’est peut-être pas l’aller, mais <strong>le retour</strong>. Elle parle d’un choc : reprendre le travail très vite, un rythme intense, et la difficulté à <em>“digérer”</em> ce qui vient d’être vécu. <em>« <strong>Pendant sept mois, j’ai pris le temps. Et là, tout allait très vite.</strong> »</em> Elle cherche ses mots, puis trouve une image simple : <em>« <strong>On a 3 000 vies en quelques semaines, mois. Et quand on revient, c’est la vie normale.</strong> »</em> Et surtout cette sensation de décalage : revenir au même endroit, et constater que rien n’a bougé…</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-aziz-blois-merzouga-pour-la-cause">Aziz : Blois–Merzouga pour la cause</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour Aziz</strong> le cyclo-voyage débute en<strong> septembre 2025</strong> pour <strong>deux mois</strong>. Son récit est construit autour d’une cause précise qu&rsquo;il veut soutenir : <strong>la création d&rsquo;un centre médical dédié aux diabétiques à Erfoud, au sud du Maroc. </strong>Rapidement, <strong>il achète un vélo</strong>, effectue un <em>“crash test” </em>d&rsquo;une semaine entre <strong>Blois et la dune du Pilat</strong> pour évaluer la faisabilité de l’effort. Et puis, c&rsquo;est le grand départ&#8230; Blois, Limoges, Montauban, Perpignan, en passant par Toulouse, où il raconte une rencontre marquante : <strong>Lilou</strong>, cyclo-voyageuse <em>“à la fin de son voyage”</em>, qui revenait du Népal après <em>“un an et 10 000 km”</em>. Il dit : <em>« <strong>Une de mes plus belles rencontres… elle m’a donné du courage</strong>. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui distingue le voyage d’Aziz, c’est l’objectif de communication assumé. Il le dit clairement : pendant le trajet, il voulait <em>“motiver”, “expliquer”,</em> faire connaître le projet. La forme, elle, est très simple : <em>« <strong>une petite affiche</strong> »</em> <strong>accrochée derrière les bagages</strong>. Juste assez pour intriguer. <em>« <strong>Les gens prenaient en photo, venaient, posaient des questions.</strong> »</em> En parallèle, un compte <strong>Instagram alimenté : <em><a href="https://www.instagram.com/1braquet1sourire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">1braquet1sourire</a></em></strong>.  <em>« Cela a permis de toucher pas mal de gens et de récolter pas mal de dons, et ça continue”.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-hospitalite-faite-aux-cyclo-voyageurs">L&rsquo;hospitalité faite aux cyclo-voyageurs</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Aziz revient longuement sur <strong>l’accueil reçu tout au long de son périple</strong>, un accueil qu’il décrit comme constant, désarmant de simplicité. <em><strong>« Ce n’est pas un mythe »,</strong></em> insiste-t-il. Pour lui, cette hospitalité n’a rien d’abstrait : elle s’incarne dans des scènes très concrètes, presque banales, et d’autant plus frappantes. Il en raconte une, précisément, dans le sud. Il ne demande rien d’autre que de quoi remplir sa gourde. L’homme qui lui ouvre — ferronnier — ne se contente pas d’indiquer un robinet : il l’invite à entrer, à passer par le jardin. Puis la femme arrive, la conversation s’élargit, et ce qui devait être un simple geste devient une invitation entière. Une chambre. Un repas. La famille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De cette expérience, Aziz retient une conviction forte : on a souvent tendance à croire que l’humanité s’est perdue, alors qu’elle est simplement là, disponible — à condition de faire le premier pas, de demander, d’oser aller vers les autres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-thomas-l-atlas-sans-avion">Thomas : l’Atlas sans avion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Notre troisième cyclo-voyageur s’appelle Thomas. Il est parti à l’automne, entre novembre et début décembre 2025, depuis la Catalogne, où il se trouvait pour des raisons professionnelles. De là, il a pris la route vers le Maroc, avec <strong>une contrainte qu’il s’était fixée dès le départ : ne pas prendre l’avion.</strong> Arrivé au Maroc, il vise un seuil : <strong>Marrakech</strong>, comme <em>“porte d’entrée”</em>, puis l’Atlas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Thomas évoque aussi une source d’inspiration précise : <strong>le cycliste Maximilian Schnell, nomade, qui a <em>« vécu dix ans sur son vélo ».</em></strong> Les images qu’il avait vues de l’Atlas, prises à une période comparable de l’année, ont agi comme un déclencheur — pour les paysages, bien sûr, mais aussi pour l’idée de tranquillité qu’elles dégageaient. Il le précise toutefois aussitôt : il n’a pas cherché à suivre un itinéraire existant. <strong>Cette traversée, il l’a construite à sa manière, en traçant son propre chemin.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à Christelle, Thomas ne s’installe pas vraiment en bivouac au Maroc. Il le dit franchement : <em>« C’est un apprentissage, il faut se sentir à l’aise »</em>. Résultat : quelques campings, mais plutôt des auberges. D&rsquo;autant plus que la nuit est <em>“très fraîche”</em> à cette époque, ce qui décourage.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-montrer-une-autre-facette-du-velo">Montrer <em>“une autre facette”</em> du vélo</h3>



<p class="wp-block-paragraph">S’il s’agit, ce samedi, de raconter leurs voyages à vélo au public blésois, Thomas inscrit aussi la soirée dans une perspective plus large. Pour lui, il s’agit de <strong>sortir le vélo de ses cadres habituels — celui du strict usage urbain comme celui du seul engagement militant.</strong> Le voyage à vélo, explique-t-il en substance, en est une autre facette, plus ouverte, plus accessible, et surtout praticable par tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et puis, à pied, disent-ils, c’est trop lent,</strong> éprouvant sur la durée. <strong>En voiture, au contraire, tout va trop vite</strong> : on traverse les paysages sans les goûter. <strong>Le vélo occupe cet entre-deux précieux. On avance suffisamment pour aller loin, mais assez lentement pour voir, s’arrêter, parler, rester accessible.</strong> Chacun le formule avec ses mots. Christelle parle de <em>« contemplation »</em>. Thomas évoque la tranquillité. Aziz, lui, insiste sur cette possibilité d’aller <em>« vers n’importe qui »</em>. Tous décrivent, à des degrés différents, une expérience sociale très particulière : être à découvert, donc abordable — et devoir parfois oser demander. Cette vulnérabilité assumée devient une clé de la rencontre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ils racontent aussi une sociabilité propre à la route. </strong>Les échanges de conseils, les discussions improvisées, les questions de matériel ou d’itinéraires. Christelle évoque même l’existence de groupes de messagerie, notamment sur <em>WhatsApp</em> pour l’Afrique de l’Ouest : <strong>un monde parallèle de voyageurs qui partagent informations, alertes, bons plans, et se réjouissent de se croiser, parfois sans s’être jamais vus.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que transmettra la soirée avec Vélo 41 tient précisément à cela : <strong>rendre le voyage à vélo concret</strong>. De ces récits émergeront aussi des conseils très terre-à-terre. Commencer petit. Intégrer le vélo dans le quotidien — <em>« aller chercher sa baguette »</em>, rouler avec les enfants. Apprendre en roulant. Et puis un point surgira comme une évidence partagée par tous : l’alimentation. <em><strong>« Tu ne manges pas, tu ne pédales pas »</strong></em>, lance Aziz. Barres, flocons, boulangeries, etc. : le carburant n’est pas un détail, c’est une condition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Samedi soir, à Blois, ils ne vont pas seulement projeter <strong>des images</strong>. Ils vont remettre en circulation quelque chose de plus rare : une expérience racontée avec ses aspérités, ses doutes, ses trouvailles. Et rappeler qu’avant d’être une aventure, le voyage à vélo commence souvent par une décision très simple — pédaler, et voir <a href="https://bloiscapitale.com/le-velo-element-cle-de-la-transition-a-blois-aussi">ce que la route fait à la vie.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>À la minute près : Patrick Perrin, l’art du temps suspendu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 14:34:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À la Galerie d’art Wilson, à Blois, six artistes contemporains partagent l’espace le temps d’une exposition collective présentée jusqu&#8217;au 2 mars 2026. Photographie, peinture et vitrail y composent un parcours pluriel, où dialoguent les univers de Vanesa Bardelli, Bruno Bianchi, Aline Devos, Janet Biggs, Alexander Shevchuk et Patrick Perrin. Autant le savoir, chez Patrick Perrin, &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À la <strong><a href="https://galeriewilson.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Galerie d’art Wilson</a></strong>, à <strong>Blois</strong>, six artistes contemporains partagent l’espace le temps d’une <a href="https://bloiscapitale.com/agenda-de-la-semaine-a-blois-et-ses-environs-du-2-au-8-fevrier" target="_blank" rel="noreferrer noopener">exposition collective présentée jusqu&rsquo;au 2 mars 2026</a>. Photographie, peinture et vitrail y composent un parcours pluriel, où dialoguent les univers de Vanesa Bardelli, Bruno Bianchi, Aline Devos, Janet Biggs, Alexander Shevchuk et <strong>Patrick Perrin</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autant le savoir, chez <strong>Patrick Perrin</strong>, le temps ne se donne jamais en bloc. Il se fragmente, s’étire, se suspend. Ses tableaux portent une heure précise, parfois jusqu’à la minute. Non par obsession de l’exactitude, mais parce que chaque toile est, selon ses mots, <strong>un <em>instantané de lumière</em>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cette série, intitulée <em>Moments suspendus</em>, que l’artiste expose ce mois-ci à la <strong>Galerie Wilson</strong>. Une série devenue centrale, exclusive même, puisqu’il y travaille depuis plusieurs années sans s’en détourner. Une œuvre cohérente, resserrée, presque silencieuse, où le regard circule <strong>dans des espaces vides d’êtres humains mais habités par leur absence.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4911-1024x768.jpeg" alt="Patrick Perrin" class="wp-image-31054" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4911-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4911-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4911-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4911-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4911-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-heure-comme-titre-la-lumiere-comme-matiere">L’heure comme titre, la lumière comme matière</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi une heure pour titre ? La réponse est d’une simplicité désarmante. Patrick Perrin explique avoir cherché une manière directe de nommer ses toiles <strong>sans plaquer de récit</strong>. L’heure devient alors un repère sensible, décidé non par une montre mais par la luminosité qu’il cherche à traduire. L’heure n’est pas exacte, elle est <em>plausible</em>. Elle appartient au tableau <strong>comme la couleur ou l’ombre.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette relation au temps dit déjà beaucoup de son rapport à la création : il ne s’agit pas de décrire le réel, mais d’en extraire un moment fragile, presque imperceptible. <strong>Une lumière qui pourrait disparaître. Une scène qui pourrait se modifier à la minute suivante.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="747" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4910-1024x747.jpeg" alt="Patrick Perrin" class="wp-image-31053" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4910-1024x747.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4910-300x219.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4910-768x561.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4910-1536x1121.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4910-2048x1495.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-de-l-exterieur-vers-l-interieur">De l’extérieur vers l’intérieur</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Avant <em>Moments suspendus</em>, <strong>Patrick Perrin peignait les toits de Paris</strong>. Il vivait alors dans la capitale. Ces toits n’étaient pas réalistes : <strong>ils étaient déjà imaginaires, </strong>vus comme depuis un drone, surplombants, presque abstraits. Puis un basculement s’opère. <strong>Un jour, au lieu de regarder dehors, il regarde dedans. </strong>L’intérieur remplace l’extérieur. La pièce devient sujet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce passage est fondateur. En abandonnant les toits, l’artiste découvre qu’il n’a plus besoin d’horizon. Le ciel peut être vide, parfois même absent. <strong>Ce qui compte désormais, ce sont les ombres, la lumière, les lignes, et surtout ce qui n’est pas là.</strong> Les mots reviennent souvent dans sa bouche : <em>absence</em>, <em>suspension</em>, <em>légèreté</em>. Ils structurent la série autant que les formes elles-mêmes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-decors-sans-etres-humains">Des décors sans êtres humains</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Aucun personnage dans les tableaux. C’est un choix longuement éprouvé. Patrick Perrin a essayé. Il a peint des silhouettes, des ombres humaines. Mais trop vite, le récit s’imposait. <strong>Un homme, une femme, une attitude : l’histoire devenait trop précise, trop fermée.</strong> Il choisit alors de retirer le corps humain, pour mieux en <strong>suggérer la trace.</strong> Un châle posé, un tissu abandonné. Toujours quelque chose qui indique qu’une présence a existé, ou qu’elle va revenir. Jamais rien qui la fixe définitivement. Les tableaux fonctionnent <strong>comme des décors de théâtre</strong> avant l’ouverture du rideau, ou pendant l’entracte. <strong>Les acteurs sont sortis. L’éclairage est là. Le silence aussi.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ou-est-la-femme">Où est la femme ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré l’absence, <strong>rien de tragique</strong>. Bien au contraire. Les scènes dégagent une douceur constante. Une sensation de confort, de calme, parfois même quelque chose de printanier ou d’estival. Patrick Perrin y tient : il cherche une <strong>peinture apaisée,</strong> débarrassée de toute tension dramatique. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette douceur passe par <strong>une palette très maîtrisée.</strong> Les rouges sont rares, utilisés avec parcimonie, presque à dose homéopathique. Même lorsqu’ils apparaissent, ils restent retenus, ronds, jamais agressifs. <strong>Comme un détail, un symbole du féminin.</strong> Car, sans théoriser, sans décider, <strong>la présence absente qu’il imagine est presque toujours celle d’une femme.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-gris-comme-fondation">Les gris comme fondation</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La structure chromatique de son travail repose sur les gris.</strong> Des gris nuancés, parfois colorés, parfois chauds. Le bleu vient ensuite, surtout dans les ciels, toujours clairs, limpides, baignés d’<strong>une lumière qu’il qualifie d’atlantique ou méditerranéenne.</strong> Le processus est constant : dessin d’abord, sans couleur. Puis les gris. <strong>Toujours les gris en premier</strong>. Dans une pièce intérieure, le plafond sert souvent de base. Le reste se construit autour, couche après couche, jusqu’à ce qu’un meuble, une chaise ou un drapé apporte une touche plus vive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rigueur structurelle n’est pas un hasard. Patrick Perrin est formé à l’architecture d’intérieur. On retrouve dans ses tableaux <strong>des lignes droites, des volumes nets, une organisation spatiale précise.</strong> Mais cette rigueur est toujours contrebalancée par des éléments souples : tissus, drapés, courbes. Il n’y a jamais d’arbre, sauf par son ombre. Jamais d’ornement inutile. Très peu d’objets. Parfois un livre. Rarement plus. <strong>Le dépouillement est une règle, presque une éthique.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-influences-assumees-jamais-calculees">Des influences assumées, jamais calculées</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les rapprochements viennent souvent des autres. On lui parle d’Edward Hopper. Patrick Perrin accueille la comparaison avec plaisir, sans la revendiquer. Il ne peint pas <em>à partir</em> de Hopper. L&rsquo;artiste évoque volontiers la <strong>peinture californienne,</strong> et parle de <strong>minimalisme figuratif</strong>, tout en souriant du caractère un peu pédant de l’expression. On y retrouve aussi des formes de villas, un mobilier aux lignes vintage, souvent années 1960.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Moments suspendus</em> est une série qui propose des espaces ouverts, des temps flottants, des scènes silencieuses. Elle ne raconte pas une histoire : elle en laisse la possibilité. À la Galerie Wilson, ces tableaux dans l&rsquo;alcôve de droite, imposent un rythme particulier. On ne les traverse pas. On s’y arrête. On y entre. <strong>Et l’on comprend, peut-être, que le temps n’y est pas compté en heures, mais en instants de lumière.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>📍 Galerie d’art Wilson</strong> — 23 avenue du Président-Wilson, Blois<br>📅 Du jeudi 5 février au lundi 2 mars 2026<br>🆓 Gratuit — entrée libre – ♿ Accessible aux personnes à mobilité réduite<br>🕒 Du jeudi au dimanche, de 14h à 19h</p>
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		<title>Abiogenèse, argile et humour : Nos cœurs en Terre à la Halle aux Grains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 19:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois, dans le cadre de Génération Climat #5 (voir ici), la Halle aux Grains accueille Nos cœurs en Terre, dans son hémicycle, mercredi 14 janvier 2026 à 21h et jeudi 15 janvier 2026 à 20h. Au plateau : David Wahl et Olivier de Sagazan, sous le regard de la metteuse en scène Gaëlle Hausermann. &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/abiogenese-argile-et-humour-nos-coeurs-en-terre-a-la-halle-aux-grains">Abiogenèse, argile et humour : Nos cœurs en Terre à la Halle aux Grains</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À Blois, dans le cadre de <strong>Génération Climat #5</strong> (<a href="https://bloiscapitale.com/le-programme-de-generation-climat-5-grand-evenement-de-janvier" target="_blank" rel="noreferrer noopener">voir ici</a>), la <strong>Halle aux Grains</strong> accueille <strong><em>Nos cœurs en Terre</em></strong>, dans son hémicycle, <strong>mercredi 14 janvier 2026 à 21h</strong> et <strong>jeudi 15 janvier 2026 à 20h</strong>. Au plateau : <strong>David Wahl</strong> et <strong>Olivier de Sagazan</strong>, sous le regard de la metteuse en scène <strong>Gaëlle Hausermann</strong>. Une forme brève (50 minutes), mais une ambition vaste : <strong>déplacer notre manière d’habiter le monde,</strong> en passant par la matière, le récit, l’étrangeté, l’humour — et une hypothèse scientifique au cœur battant de l’œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De quoi s&rsquo;agit-il ? David Wahl nous le dit sans détour : <strong>son travail consiste à&#8230; enquêter.</strong> Et, plus encore, à tirer un fil. « <em>Je suis très étonné par le monde dans lequel on vit. (…) <strong>Je trouve que rien ne va de soi.</strong> Je trouve que tout mérite une interrogation, tout mérite une rencontre. Et quand on rencontre, la vie change.</em> » Au-delà du commentaire, ceci est le moteur même de <em>Nos cœurs en Terre</em>. Un spectacle qui ne part pas d’une morale, mais d’une curiosité — et d’un vertige : <strong>et si le vivant venait du minéral ?</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-creation-nee-d-une-rencontre-a-inventer">Une création née d’une rencontre à inventer</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’histoire commence en 2021, à Avignon</strong>, par une règle imposée : <strong>faire œuvre à deux.</strong> <em>« C’était une création, une commande du Festival d’Avignon, et de la SACD pour Vive le sujet. »</em> David Wahl rappelle le principe : il s’agissait de<strong> s’associer à un autre artiste pour créer une forme originale.</strong> Ce n’est pas un détail administratif : la forme, ici, est fille du dispositif. <strong>L’obligation de la rencontre</strong> devient la condition même de l’œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ce rendez-vous, David Wahl se tourne vers <strong>Olivier de Sagazan,</strong> après avoir vu <em>Transfiguration</em>. Il décrit un artiste qui travaille son propre corps comme un chantier : <em>« un sculpteur (…) qui se sculpte lui-même (…) qui se métamorphose, qui se donne des nouveaux corps, qui se crée des nouveaux corps pour chercher la vie dans sa sculpture sur lui-même. »</em> Autrement dit, un geste plastique obsédé par <strong>la vie qui surgit de la matière.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce projet, l’écrivain, habitué à porter seul la parole sur scène, et le plasticien, habitué à être seul avec la matière, ont dû apprendre la co-présence. D’où la nécessité d’<strong>un troisième élément, structurant : Gaëlle Hausermann, qui signe la mise en scène.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La construction fut patiente, nourrie <em>« d’énormément d’essais »</em>, et traversée par une question technique, presque élémentaire : comment faire travailler ensemble <em><strong>« une parole et une matière » ?</strong></em> Comment faire tenir dans une même forme un sculpteur-performeur et un écrivain-interprète sans que l’un ne devienne l’illustration de l’autre ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-abiogenese-comme-matrice-poetique">L’abiogenèse comme matrice poétique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre ce qui s’élabore dans <em>Nos cœurs en Terre</em>, une notion s’impose comme centrale : l’abiogenèse. <em><strong>« De plus en plus de scientifiques pensent que la matière organique, la matière du vivant, est née de la matière minérale, de la matière inerte. »</strong></em> David Wahl relie cette hypothèse à une expérience située, à un épisode précis de sa trajectoire. <em>« Je l’avais découvert parce que j’ai participé à une campagne océanographique où on est allé explorer les sources hydrothermales. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il évoque alors <em>« les écosystèmes abyssaux »</em> et le moment où il apprend que les molécules carbonées — les <em>« briques élémentaires de la vie »</em> — auraient pu se former dans de tels milieux, ou, selon d’autres hypothèses, soit dans les cheminées hydrothermales, soit dans l’argile. De là, David Wahl tire une phrase qui change la température du monde : <em><strong>« on est tous un peu des enfants de la Terre ».</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-commencer-par-l-etrange-pierre-borel-et-la-sexualite-des-pierres">Commencer par l’étrange : Pierre Borel et “la sexualité des pierres”</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ouvrir <em>Nos cœurs en Terre</em>, David Wahl choisit de ne pas entrer d’emblée par la science contemporaine, mais par <strong>une histoire du XVIIᵉ siècle,</strong> comme un détour nécessaire avant d’atteindre le cœur du propos. Il y convoque <strong>Pierre Borel, médecin et savant, collectionneur d’un cabinet de curiosités </strong>conçu pour rappeler que le monde est peuplé de mirabilia, ces objets et phénomènes qui, à l’époque, nourrissaient l’émerveillement autant que le savoir. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cabinet, certaines pierres occupent une place particulière : <strong>les <em>priapolites</em>, formations naturelles dont la forme évoque un sexe masculin en érection, et les <em>hystérapètras</em>, aux contours féminins. </strong>David Wahl en souligne le décalage avec notre regard actuel — <em><strong>« ça fait rire maintenant »</strong></em> — mais rappelle que, <strong>pour Pierre Borel, ces pierres constituaient une preuve</strong> : celle que les pierres se reproduisent, qu’elles sont des êtres vivants et qu’elles <strong>possèdent une sexualité.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi ouvrir là ? Parce que David Wahl aime la porte latérale, l’histoire qui semble minuscule, mais qui mène à une chambre immense. Il le dit : « <em>j’aime bien commencer les spectacles de manière abrupte</em> », et même commencer par ce qui paraît « <em>anecdotique</em> » ou « <em>étrange</em> », parce que <strong>cela permet de déplier une question qui « <em>nous dépasse tous</em> ».</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette histoire de Pierre Borel n’est pas une preuve, évidemment. Mais c’est <strong>une manière de brouiller la frontière entre minéral et vivant.</strong> Comme une façon de faire sentir que <strong>notre classification habituelle — inerte d’un côté, vivant de l’autre — est moins stable qu’on ne le croit.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-parole-et-argile-faire-exsuder-l-origine">Parole et argile : faire “exsuder” l’origine</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que le spectacle bascule dans la matière, dans la vision. David Wahl formule le projet en une image presque organique : « <em>faire exsuder de nos corps et de nos paroles nos origines minérales.</em> » Petit à petit, les deux corps s’agrègent à une forme : <strong>« <em>On se transforme tous les deux en une sorte d’écosystème primordial.</em> »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">David Wahl décrit <strong>un résultat plastique « <em>très impressionnant</em> »</strong>, et donne un détail concret qui compte : <strong>« <em>il utilise 50 kg d’argile, des pétales, des branches</em> »</strong>. Et il précise le ton : « <em>ça se fait aussi avec de l’humour</em> », <strong>c’est « <em>burlesque</em> » et « <em>poétique</em> ».</strong> Autrement dit : l’œuvre n’a pas la gravité d’un sermon ; elle avance en biais, <strong>par la sensation et par le rire.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://www.halleauxgrains.com/site/les-temps-forts/generation-climat/" target="_blank" rel=" noreferrer noopener"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="341" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/BloisCapitale-HAG_Generat°Climat_Header-1200x400-1-1024x341.jpg" alt="Génération Climat 2026" class="wp-image-29989" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/BloisCapitale-HAG_Generat°Climat_Header-1200x400-1-1024x341.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/BloisCapitale-HAG_Generat°Climat_Header-1200x400-1-300x100.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/BloisCapitale-HAG_Generat°Climat_Header-1200x400-1-768x256.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/BloisCapitale-HAG_Generat°Climat_Header-1200x400-1.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Une phrase surgit alors comme une petite épiphanie : <strong><em>« Dieu que c’est beau, les cailloux — dire qu’on leur marche dessus. »</em></strong> En apparence légère, elle condense pourtant l’enjeu du spectacle : déplacer le regard, rendre sensible ce qui, d’ordinaire, demeure sous nos pas.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-pierre-cree-la-vie-mais-la-vie-cree-aussi-des-pierres">“La pierre crée la vie, mais la vie crée aussi des pierres”</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le spectacle ne vise pas la performance érudite ; il vise l’expérience</strong>. Pour autant, il y a une grande leçon à tirer de <em>Nos cœurs en Terre</em> : <strong>« <em>la pierre crée de la vie, mais la vie crée aussi des pierres.</em> »</strong> Car quand la vie existe, elle transforme la roche. « <em>Le rapport entre pierre et vivant, minéral et vivant, est beaucoup plus intime qu’on ne le croit.</em> » Le fil de l’œuvre s’affirme alors clairement : il ne s’agit pas d’affirmer que <em>« la nature est belle »</em>, mais de faire sentir que <strong>la nature est nous</strong> — à un niveau plus profond que celui de nos catégories et de nos habitudes mentales. Et c’est précisément cette évidence enfouie que le spectacle s’emploie à rendre perceptible.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-aveugle-sourd-recouvert">“Aveugle”, “sourd”, recouvert</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la plupart de ses spectacles, David Wahl explique avoir un rapport direct au public : « <em>je m’adresse au public, je suis très proche d’eux, j’aime les sentir.</em> » Mais <em>Nos cœurs en Terre</em> impose une expérience contraire. <strong>« <em>Au bout de dix minutes, (…) je deviens aveugle, je deviens sourd, je perds absolument tout contact</em> »</strong>, dit-il. La cause est concrète : <strong>« <em>je deviens une sorte d’être de pierre, donc recouvert.</em> »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette coupure produit un état : « <em>je rentre dans un état méditatif</em> ». Et elle change la technique de jeu, la façon de <em>“rester”</em> au plateau, la façon de maintenir une présence. David Wahl insiste : cela a demandé « <em>de bonnes répétitions</em> », d’autant plus que la performance est vivante, variable : « <em>la sculpture n’est jamais tout à fait la même</em> ». Elle change selon les saisons, les fleurs, les feuilles et les branches. <strong>« <em>La sculpture au mois de janvier ne ressemble pas à celle de juin</em> »</strong>, précise-t-il. Et il conclut : <strong>« <em>c’est un spectacle (…) très vivant</em> »</strong>, qui « <em>se rejoue (…) un peu pour la première fois.</em> » Ce détail est essentiel pour comprendre <strong>la nature du spectacle : il ne reproduit pas une forme. Il la refait.</strong> Il la rejoue dans le sens fort : refaire l’expérience, avec ses variations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les textes <em>« n’ont pas vocation à faire la leçon »</em>, mais à <em>« nous émerveiller </em>». Et aussi à faire rire.</strong> L’enjeu, espère l’auteur, n’est pas d’ajouter un savoir de plus, mais de renouer une relation, à un moment où, observe-t-il, nous sommes <em>« de plus en plus éloignés de ces cycles de la matière »</em>. D’où la question qu’il formule : <strong><em>« comment est-ce qu’on redécouvre un peu la matière du monde ? »</em></strong> À cet endroit, le fil du spectacle rejoint une intuition centrale de David Wahl : <strong>regarder dehors, c’est aussi se regarder soi-même</strong>. <strong>Micro et macro se répondent</strong>. <em>Nos cœurs en Terre</em> devient alors une recherche intérieure rendue visible par la matière.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-science-porte-en-elle-meme-de-la-poesie">“La science porte en elle-même de la poésie”</h3>



<p class="wp-block-paragraph">À la question de savoir si la science a besoin de poésie, David Wahl répond d’abord : <strong>« <em>La science porte en elle-même de la poésie.</em> »</strong> Mais il ajoute aussitôt une précision capitale : <strong>« <em>elle a besoin des artistes pour pouvoir l’exprimer.</em> »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il explique ce qu’il entend par “science” : pas seulement des calculs, mais des récits du monde — « <em>la symbiose</em> », « <em>les écosystèmes</em> », « <em>l’évolution</em> », « <em>la physiologie</em> ». <strong>Autant de savoirs qui deviennent des manières d’habiter le vivant.</strong> Il insiste : ces découvertes peuvent être « <em>converties en inspiration poétique</em> », c’est-à-dire transformées en sensations, en images, en prises de conscience. Et il conclut par une phrase de méthode : <strong>« <em>les chercheurs et les artistes doivent travailler la main dans la main.</em> »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’on devait choisir une phrase qui résume le fil profond de l’entretien, ce serait celle-ci : <strong>« <em>Chercher à connaître, c’est chercher à aimer.</em> »</strong> David Wahl l’affirme, puis la déplie : si un récit, une œuvre, une rencontre réussit à émouvoir, à faire prendre conscience, « <em>alors bien sûr il n’y a plus d’indifférence.</em> » L’enjeu n’est pas de convaincre : c’est d’<strong>abolir l’indifférence.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&gt;&gt; <strong><a href="https://www.premierparallele.fr/livre/le-sexe-des-pierres" target="_blank" rel="noreferrer noopener">A lire : Le Sexe des pierres</a></strong> de <a href="https://www.premierparallele.fr/auteur/david-wahl">David Wahl</a> (éditions Premier Parallèle)</em></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/abiogenese-argile-et-humour-nos-coeurs-en-terre-a-la-halle-aux-grains">Abiogenèse, argile et humour : Nos cœurs en Terre à la Halle aux Grains</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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