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	<title>Archives des France - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des France - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Canicule 2026 : le Centre-Val de Loire parmi les régions les plus touchées par la hausse de la mortalité</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Jul 2026 14:15:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La canicule de juin 2026 a déjà laissé une trace nette dans les indicateurs sanitaires nationaux. Santé publique France observe une hausse importante de la mortalité toutes causes confondues pendant la semaine du 22 au 28 juin. Mais l’agence nationale de santé publique insiste sur un point méthodologique essentiel : ces données, encore partielles, ne &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La canicule de juin 2026</strong> a déjà laissé une trace nette dans les indicateurs sanitaires nationaux. <strong><a href="https://www.santepubliquefrance.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Santé publique France</a></strong> observe une hausse importante de la mortalité toutes causes confondues pendant la semaine du 22 au 28 juin. Mais l’agence nationale de santé publique insiste sur un point méthodologique essentiel : ces données, encore partielles, n<strong>e constituent pas encore le bilan officiel des décès attribuables à la chaleur.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le point de situation publié le 3 juillet 2026, <strong>8 973 décès toutes causes confondues</strong> ont été enregistrés par certification électronique entre le 22 et le 28 juin, contre <strong>6 948 décès</strong> la semaine précédente, soit une hausse de <strong>29,1 %</strong> et <strong>2 025 décès supplémentaires</strong> dans cette source de données. Santé publique France précise que ces chiffres sont issus de certificats électroniques de décès et restent <strong>non consolidés</strong> à ce stade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette hausse concerne principalement les personnes âgées de <strong>45 ans ou plus</strong>, avec <strong>+29,7 %</strong>, soit <strong>2 001 décès supplémentaires</strong> dans cette classe d’âge. L’augmentation est observée dans tous les lieux de décès, mais elle apparaît particulièrement marquée à domicile : <strong>+91 %</strong>, contre <strong>+37 % en EHPAD</strong> et <strong>+19,7 % dans les établissements de santé</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’augmentation des décès certifiés par voie électronique est observée dans la plupart des régions hexagonales. Le <strong>Centre-Val de Loire</strong> fait partie des territoires où la hausse est particulièrement forte : <strong>+47,3 %</strong>, soit <strong>121 décès</strong> de plus par rapport à la semaine précédente. Santé publique France signale aussi des hausses importantes en Île-de-France, Normandie, Bretagne, Pays de la Loire, Nouvelle-Aquitaine et Hauts-de-France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres ne doivent cependant pas être lus comme un décompte direct des morts <em>« causés par la canicule »</em>. Il s’agit d’une hausse de la mortalité toutes causes observée pendant un épisode de chaleur exceptionnel. Le bilan spécifique de l’<strong>excès de mortalité durant la canicule de juin</strong> sera publié par Santé publique France <strong>trois semaines après la fin de l’épisode</strong>, délai nécessaire pour consolider les données.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rappel, la seconde canicule de 2026 a touché la France hexagonale à partir du <strong>16 juin</strong>. La vigilance orange canicule a été déclenchée par Météo-France du <strong>18 juin au 2 juillet</strong>, concernant <strong>90 départements</strong>, soit <strong>95 % de la population hexagonale</strong>. La vigilance rouge a été déclenchée du <strong>21 au 28 juin</strong>, avec <strong>72 départements</strong> concernés, soit <strong>77 % de la population</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’impact sanitaire ne se limite pas aux décès. <strong>Le recours aux soins d’urgence</strong> pour l’indicateur iCanicule — qui regroupe hyperthermies, coups de chaleur, déshydratations et hyponatrémies — a fortement augmenté à partir du 22 juin. Santé publique France relève un pic historique de <strong>698 consultations SOS Médecins</strong> le 25 juin et <strong>2 089 passages aux urgences</strong> le 26 juin, <strong>des niveaux jamais observés depuis le début de la surveillance syndromique en 2004.</strong> Entre le 18 et le 29 juin, <strong>6 351 hospitalisations</strong> après passage aux urgences ont été enregistrées pour cet indicateur, dont les deux tiers concernaient des personnes de 75 ans et plus.</p>



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		<title>42 °C à Blois-Ville : une journée de chaleur historique en Loir-et-Cher</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 19:10:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>42 °C à Blois-Ville : une journée de chaleur historique en Loir-et-Cher et dans le Centre-Val de Loire Il y a des journées où le thermomètre ne mesure plus seulement les degrés, mais le basculement qui s&#8217;opère. Ce mercredi 24 juin 2026 en fait partie. À Blois, dans le Loir-et-Cher, en Touraine, dans le Berry &#8230;</p>
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<h1 id="h-42-c-a-blois-ville-une-journee-de-chaleur-historique-en-loir-et-cher-et-dans-le-centre-val-de-loire" class="wp-block-heading">42 °C à Blois-Ville : une journée de chaleur historique en Loir-et-Cher et dans le Centre-Val de Loire</h1>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des journées où le thermomètre ne mesure plus seulement les degrés, mais le basculement qui s&rsquo;opère. Ce <strong>mercredi 24 juin 2026 </strong>en fait partie. À Blois, dans le Loir-et-Cher, en Touraine, dans le Berry et sur une grande partie du Centre-Val de Loire, en France, <strong>les températures ont atteint des niveaux rarement observés, parfois jamais mesurés.</strong> La journée n’a pas seulement battu des records de juin. Elle a aussi fait tomber, à l’échelle régionale, <strong>plusieurs records absolus, toutes périodes confondues.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À Blois-Ville, la température maximale provisoire a atteint 42,0 °C en fin de journée</strong>. À Blois-Le Breuil, station Météo-France de référence pour la climatologie blésoise, le thermomètre est monté à 41,2 °C. Ces deux valeurs, encore provisoires avant consolidation, donnent la mesure de l’épisode. Blois-Ville et Blois-Le Breuil ne sont pas exactement la même station, ni le même environnement de mesure. Mais le signal est sans ambiguïté. <strong>À Blois-Ville, les 42 °C constituent une valeur exceptionnelle, </strong>supérieure au grand repère historique de 41,6 °C relevé à Blois-Le Breuil le 25 juillet 2019. À Blois-Le Breuil, les 41,2 °C ne dépassent pas ce record absolu de 2019, mais ils battent très largement le record mensuel de juin, déjà porté à 40,1 °C la veille.</p>



<h2 id="h-un-loir-et-cher-entierement-au-dessus-du-seuil-de-chaleur-extreme" class="wp-block-heading">Un Loir-et-Cher entièrement au-dessus du seuil de chaleur extrême</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le phénomène ne s’est pas limité à Blois. À 19h, le bilan de <strong><a href="https://www.meteo-centre.fr/temperatures-maximales-record-24-juin-2026-centre-val-de-loire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Météo Centre</a></strong> faisait état, pour le Loir-et-Cher, de températures maximales comprises entre 40,1 °C à Droué-Morache et 42,0 °C à Blois-Ville. Autrement dit, l’ensemble du département est passé au-dessus du seuil de <em>« chaleur extrême »</em>, fixé à partir de 40 °C. Dans le détail, plusieurs stations du département ont établi de nouveaux records mensuels : 42,0 °C à Montrieux-en-Sologne, 41,2 °C à Blois-Le Breuil, 41,2 °C à Lamotte-Beuvron, 41,1 °C à Cheverny, 40,8 °C à Choué, 40,1 °C à Droué-Morache. Sur le réseau de l’association Météo Centre, les valeurs s’échelonnaient également à des niveaux extrêmes, de 40,6 °C à Saint-Aignan à <strong>42,0 °C à Tour-en-Sologne.</strong> La Beauce, la Sologne, le Vendômois, le Blaisois : partout, les températures sont montées à des niveaux extrêmes.</p>



<h2 id="h-des-records-absolus-dans-la-region" class="wp-block-heading">Des records absolus dans la région</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La journée prend une dimension encore plus forte à l’échelle du <strong>Centre-Val de Loire</strong>. À 19h, Météo Centre indiquait que <strong>39 stations avaient battu un record, dont 10 records absolus.</strong> En Indre-et-Loire, plusieurs stations ont effacé leur maximum historique : 43,3 °C à Savigny-en-Véron, 42,6 °C à Reignac, 42,4 °C à Saunay, 42,3 °C au Grand-Pressigny, 41,9 °C à Saint-Christophe-sur-Nais, <strong>41,4 °C à Tours</strong>, 41,0 °C à Beaumont, 40,6 °C à Sublaines. Dans le Cher, Ourouer a également battu son record absolu avec 40,8 °C. Dans l’Eure-et-Loir, Houx a égalé son record absolu avec 42,5 °C. Dans le Loiret, Chambon-la-Forêt a établi un nouveau record avec 40,3 °C. L’Indre a, de son côté, atteint des valeurs hors norme, jusqu’à 43,9 °C au Blanc et <strong>43,4 °C à Châteaumeillant.</strong></p>



<h2 id="h-blois-dans-une-sequence-historique" class="wp-block-heading">Blois dans une séquence historique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Blois, la séquence est d’autant plus frappante qu’elle s’est construite en plusieurs jours. Le 22 juin, puis le 23 juin, les records de juin avaient déjà été repoussés. Le 24 juin est venu ajouter une marche supplémentaire, avec 41,2 °C à Blois-Le Breuil et 42,0 °C à Blois-Ville. La nuit précédente n’avait pas réellement permis de récupération. À Blois-Le Breuil, la température minimale est restée au-dessus de 21 °C. Cela signifie que la journée a commencé sur une base déjà chaude. Les murs, les logements, les rues, les corps n’ont pas eu le temps de se refroidir. L’après-midi est ensuite montée par paliers jusqu’à l’extrême.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Blois-Ville, les relevés horaires montrent cette progression :<strong> autour de 30 °C dès le matin, plus de 37 °C à midi, plus de 40 °C en début d’après-midi, puis des valeurs dépassant 41 °C et culminant à 42 °C. </strong>À 18h, il faisait encore 41,5 °C. À 19h, la station affichait encore 40,5 °C. La chaleur a duré. Comme une expérience concrète de <a href="https://bloiscapitale.com/combien-coute-une-canicule-la-facture-sanitaire-sociale-et-economique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ce que deviennent les canicules</a> dans un climat qui change.</p>



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		<title>Combien coûte une canicule ? La facture sanitaire, sociale et économique</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 13:07:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nous vivons une deuxième canicule en un mois. Longue, intense, pénible, inquiétante, dangereuse, cette nouvelle vague de chaleur bouleverse les habitudes et rappelle que les températures extrêmes ne relèvent pas seulement de l’inconfort saisonnier. Elles ralentissent le travail, fragilisent les rendements agricoles, mettent sous tension les réseaux électriques, dégradent les conditions de vie dans les &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Nous vivons une deuxième canicule en un mois. Longue, intense, pénible, inquiétante, dangereuse, cette nouvelle vague de chaleur bouleverse les habitudes et rappelle que<strong> les températures extrêmes ne relèvent pas seulement de l’inconfort saisonnier</strong>. Elles ralentissent le travail, fragilisent les rendements agricoles, mettent sous tension les réseaux électriques, dégradent les conditions de vie dans les logements, augmentent les passages aux urgences et provoquent des décès prématurés. Elles obligent aussi les pouvoirs publics à repenser l’adaptation des villes, des bâtiments et des services. <strong>Car si la canicule est <a href="https://bloiscapitale.com/pourquoi-canicule-signifie-t-il-petite-chienne" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’abord regardée</a> comme un enjeu sanitaire, elle doit également être comprise comme un choc économique à part entière.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Combien coûte une canicule ?</strong> Tout dépend de ce que l’on mesure. Le coût d’un épisode de chaleur peut être calculé à partir des décès en excès, des hospitalisations, des consultations médicales, des arrêts de travail, de la baisse de productivité, des pertes agricoles, de la consommation d’énergie, des perturbations dans les transports, de l’adaptation des bâtiments ou encore de la perte de bien-être liée aux restrictions d’activité. Les rapports disponibles ne donnent donc pas un chiffre unique, mais <strong>une série d’ordres de grandeur. Mis bout à bout,</strong> ils montrent une réalité désormais difficile à contourner : <strong>la canicule est un coût collectif majeur.</strong></p>



<h2 id="h-une-facture-sanitaire-evaluee-entre-22-et-37-milliards-d-euros-entre-2015-et-2020" class="wp-block-heading">Une facture sanitaire évaluée entre 22 et 37 milliards d’euros entre 2015 et 2020</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La référence la plus directe est celle de <a href="https://www.santepubliquefrance.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Santé publique France</strong></a>. Dans une évaluation consacrée aux effets sanitaires des canicules en France métropolitaine entre 2015 et 2020, l’agence a cherché à donner une valeur économique aux impacts observés dans le cadre du Plan national canicule. Les auteurs ont pris en compte les passages aux urgences, les consultations SOS Médecins, la mortalité en excès, la perte d’espérance de vie, ainsi que la perte de bien-être liée aux restrictions d’activité. Le résultat donne un ordre de grandeur considérable : selon la méthode retenue, <strong>les effets sanitaires étudiés représentent environ 22 ou 37 milliards d’euros sur six ans. </strong>L’écart entre les deux montants tient notamment à la manière de valoriser la mortalité : soit à partir des années de vie perdues, soit à partir des décès en excès. Dans les deux cas,<strong> la mortalité constitue la part dominante du coût</strong>. Elle est évaluée à <strong>16 milliards d’euros</strong> lorsqu’elle est exprimée en années de vie perdues, et à <strong>30 milliards d’euros lorsqu’elle est calculée à partir des décès en excès.</strong> À cela s’ajoute une perte de bien-être liée aux <strong>restrictions d’activité,</strong> estimée autour de 6 milliards d’euros.</p>



<h2 id="h-depuis-1974-un-cout-sanitaire-cumule-considerable" class="wp-block-heading">Depuis 1974, un coût sanitaire cumulé considérable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport de l’<a href="https://www.notre-environnement.gouv.fr/donnees-et-ressources/ressources/organisme/article/observatoire-national-sur-les-effets-du-changement-climatique-onerc" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>ONERC</strong></a> reprend des travaux de Santé publique France et du CNRS pour <strong>estimer le fardeau économique des effets sanitaires des canicules sur une période plus longue.</strong> Sur la période 1974-2020, l’ONERC estime que les décès liés aux canicules représentent <strong>un coût sanitaire cumulé de 143 milliards d’euros</strong>. Les années les plus marquées sont notamment 2003, 1976, 1983, 2006, ainsi que la période 2015-2020.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport distingue également la <strong>perte de bien-être</strong>, évaluée uniquement pour les jours correspondant aux critères de vigilance rouge, <strong>c’est-à-dire lorsque les activités ordinaires doivent être fortement modifiées.</strong> Cette perte est estimée à <strong>13 milliards</strong> d’euros, concentrés à 93 % sur les seules années 2003, 2019 et 2020.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les frais de santé sont loin de représenter toute la facture.</strong> Le coût principal se situe dans la mortalité, la perte d’années de vie, la désorganisation des activités, la restriction des déplacements, l’impossibilité de vivre normalement pendant plusieurs jours ou semaines. La chaleur extrême agit comme un révélateur brutal de vulnérabilités déjà présentes : âge, isolement, état de santé, qualité du logement, exposition professionnelle, densité urbaine.</p>



<h2 id="h-2003-une-canicule-qui-a-ampute-la-croissance" class="wp-block-heading">2003 : une canicule qui a amputé la croissance</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La canicule de 2003 reste le grand précédent français.</strong> Le rapport du <strong>Sénat</strong> sur cette crise cite l’<strong>Insee</strong> : l’épisode aurait amputé la croissance annuelle <strong>de 0,1 à 0,2 point de PIB, soit 15 à 30 milliards d’euros.</strong> Le Sénat précise que l’impact macroéconomique avait été jugé <em>« limité »</em> au regard de la taille de l’économie française, mais cette qualification ne doit pas masquer l’ordre de grandeur. Un événement météorologique de quelques semaines peut peser <strong>plusieurs dizaines de milliards d’euros.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’épisode de 2003 a aussi eu <strong>des effets sectoriels</strong>. En limitant l’offre dans l’énergie et l’agriculture, la canicule a contribué à la hausse des prix de l’électricité, de la viande bovine, du vin, des fruits et légumes. Les légumes frais ont notamment fortement augmenté en septembre 2003, participant à la hausse des prix alimentaires. <strong>La consommation des ménages en produits manufacturés avait également reculé en août.</strong> Car, <strong>le coût d’une canicule circule dans toute l’économie</strong>. Il commence dans les corps et les sols, puis se diffuse dans les entreprises, les récoltes, les prix, les dépenses publiques, les réseaux électriques et les <strong>comportements de consommation.</strong></p>



<h2 id="h-agriculture-eau-energie-une-economie-sous-contrainte-physique" class="wp-block-heading">Agriculture, eau, énergie : une économie sous contrainte physique</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’économie n’est pas hors sol</strong>. Qu&rsquo;on se le dise. La Direction générale du Trésor a publié en 2025 une note sur l’impact des vagues de chaleur sur l’activité en France. Elle y rappelle que les épisodes de chaleur agissent sur l’économie par plusieurs canaux : <strong>la production agricole, la production énergétique, les heures travaillées et la productivité du travail.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’agriculture est l’un des secteurs les plus exposés.</strong> Selon les données citées par la <strong><a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">DG Trésor</a></strong>, la canicule de 2019 a entraîné une baisse de rendement de 9 % pour le maïs et de 10 % pour le blé. Le phénomène concerne la ressource en eau, l’irrigation, le stress thermique du bétail, la production laitière et les conflits d’usage. <strong>En été, l’agriculture représente une part très importante de la consommation d’eau, ce qui rend les tensions plus visibles lorsque les sols s’assèchent et que les précipitations se raréfient.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’énergie</strong> constitue un autre point de vulnérabilité. En période de forte chaleur, <strong>la production nucléaire et hydraulique peut diminuer</strong>, notamment parce que <strong>ces installations dépendent de l’eau</strong>. <strong>Dans le même temps, la demande électrique augmente avec l’usage de la climatisation</strong>. Le pays se retrouve donc dans une situation paradoxale : l’offre peut reculer au moment où la demande progresse. La chaleur produit alors un déséquilibre qui peut peser sur les échanges d’électricité et conduire à <strong>un recours plus important à d’autres moyens de production.</strong></p>



<h2 id="h-le-travail-ralentit-quand-la-temperature-monte" class="wp-block-heading">Le travail ralentit quand la température monte</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan</strong>, dans une note consacrée au travail à l’épreuve du changement climatique, évoque un angle encore trop peu traité : <strong>les effets de la chaleur sur les travailleurs</strong>. Les températures élevées altèrent les <strong>capacités physiques et cognitives,</strong> peuvent menacer la santé et la sécurité, et finissent par <strong>diminuer la productivité.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En France, la part des travailleurs exposés à la chaleur est encore mal connue</strong>. Elle oscillerait entre 14 % et 36 % selon les sources. Les métiers agricoles et ceux du bâtiment figurent parmi les plus concernés, mais <strong>le problème ne se limite pas au travail en extérieur.</strong> Les bureaux mal isolés, les ateliers, les cuisines, les entrepôts, les transports ou les services à la personne peuvent aussi devenir des lieux d’exposition. <strong>La chaleur fatigue, réduit la concentration, augmente les risques d’erreur, favorise les accidents, complique les gestes professionnels, ralentit les décisions.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’enjeu est donc autant social qu’économique</strong>. Les personnes les plus exposées sont souvent celles dont les métiers sont déjà physiquement exigeants. <strong>La canicule accentue les inégalités</strong> entre ceux qui peuvent adapter leurs horaires, télétravailler ou se protéger, et ceux qui doivent continuer à travailler dehors, sur un chantier, dans une exploitation, sur une route ou dans un bâtiment mal conçu.</p>



<h2 id="h-a-l-echelle-europeenne-des-pertes-de-pib-deja-documentees" class="wp-block-heading">À l’échelle européenne, des pertes de PIB déjà documentées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux académiques publiés dans <strong><a href="https://www.nature.com/ncomms/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nature Communications</a></strong> en 2021, repris par la DG Trésor et par <strong><a href="https://www.i4ce.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">I4CE</a></strong>, évaluent les pertes économiques liées aux vagues de chaleur à l’échelle européenne. Pour les années analysées, notamment 2003, 2010, 2015 et 2018, les vagues de chaleur auraient réduit la croissance économique européenne <strong>de 0,3 % à 0,5 % du PIB</strong>. Les pertes sont très hétérogènes selon les régions, <strong>certaines zones subissant des impacts supérieurs à 1 %, voire davantage.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, la DG Trésor cite également une estimation d’<strong><a href="https://www.allianz-trade.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Allianz Trade</a></strong> selon laquelle <strong>les vagues de chaleur pourraient peser sur l’activité française à hauteur de 0,3 point de PIB</strong> (par rapport à un scénario où les températures n’auraient pas dépassé 32 °C).</p>



<h2 id="h-batiments-le-cout-de-l-adaptation-commence-seulement-a-etre-chiffre" class="wp-block-heading">Bâtiments : le coût de l’adaptation commence seulement à être chiffré</h2>



<p class="wp-block-paragraph">I4CE, dans une étude publiée en 2024, estime que <strong>la réponse spontanée à la chaleur est aujourd’hui l’équipement en climatisation. </strong>Pour le logement, ces investissements représenteraient déjà environ <strong>3,5 milliards d’euros par an</strong>. Mais <strong>cette réponse pose des problèmes</strong> : hausse de la consommation électrique, émissions supplémentaires, rejet de chaleur dans l’espace urbain, aggravation potentielle des îlots de chaleur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;institut estime aussi le <strong>surcoût de l’adaptation aux vagues de chaleur dans le bâtiment : entre 2 et 5 % pour la construction neuve, </strong>et <strong>environ 10 % pour la rénovation</strong> par rapport à des opérations sans adaptation. Cela représenterait des besoins additionnels d’investissement de 1 à 2,5 milliards d’euros pour la construction neuve et 4,8 milliards d’euros pour la rénovation, en plus des besoins déjà nécessaires à l’atteinte des objectifs de neutralité carbone.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Autrement dit, la France se trouve devant un double coût.</strong> Ne pas adapter les bâtiments coûte cher en santé, en productivité et en inconfort. Les adapter coûte également cher, mais permet de réduire les dommages futurs.<strong> La vraie question n’est donc plus de savoir si la canicule coûtera, mais sous quelle forme : coûts subis ou investissements anticipés.</strong></p>



<h2 id="h-le-cout-global-du-changement-climatique-depasse-largement-la-seule-canicule" class="wp-block-heading">Le coût global du changement climatique dépasse largement la seule canicule</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’ADEME</strong>, dans une étude consacrée aux risques climatiques et à leurs coûts pour la France, replace les vagues de chaleur dans un cadre plus large. L’agence estime que, dans un scénario de réchauffement mondial de +3,5 °C à la fin du siècle, <strong>les dommages liés au changement climatique pourraient coûter plus de 10 points d’activité annuelle à l’économie française</strong> par rapport à un scénario fictif sans changement climatique. Cette estimation est présentée comme <strong>probablement sous-évaluée.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce chiffre ne concerne pas uniquement les canicules. Il intègre plusieurs catégories de dommages : catastrophes naturelles affectant les exportations françaises, baisse des rendements agricoles, coûts directs des catastrophes naturelles en France, montée du niveau de la mer, et autres dommages. Mais il éclaire le cadre général : <strong>les vagues de chaleur ne sont pas des anomalies isolées. Elles appartiennent à une transformation plus vaste du risque économique.</strong></p>



<h2 id="h-combien-sommes-nous-prets-a-payer-pour-ne-pas-avoir-anticipe" class="wp-block-heading">Combien sommes-nous prêts à payer pour ne pas avoir anticipé ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il est difficile de chiffrer précisément le coût complet d’une canicule. Mais cette incertitude ne signifie pas que le coût serait négligeable. Les chiffres déjà disponibles suffisent à établir l’essentiel. Entre 2015 et 2020, les effets sanitaires des canicules ont été évalués entre 22 et 37 milliards d’euros. Depuis 1974, la mortalité liée aux canicules représenterait un coût cumulé de 143 milliards d’euros. La canicule de 2003 aurait amputé la croissance française de 15 à 30 milliards d’euros. Les vagues de chaleur peuvent faire reculer les rendements agricoles, réduire la productivité, perturber la production électrique et imposer des milliards d’euros d’investissements d’adaptation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Combien sommes-nous prêts à payer pour ne pas avoir anticipé ? La réponse est déjà partiellement connue. Nous payons en vies humaines, en soins, en fatigue, en nature dégradée, en biodiversité impactée, en production perdue, en récoltes fragilisées, en bâtiments inadaptés, en électricité consommée, en inégalités accentuées. <strong>L’adaptation a un coût. L’inaction aussi.</strong> Et elle présente toujours la facture après coup.</p>



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		<title>Canicule en Loir-et-Cher : vers un épisode inédit par son intensité</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Jun 2026 20:24:12 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Loir-et-Cher est entré dans une séquence de chaleur qui pourrait devenir exceptionnelle </strong>par son intensité, sa durée et la faiblesse des récupérations nocturnes. Après une journée de jeudi déjà très chaude, l’épisode doit se poursuivre vendredi, puis s’accentuer nettement à partir de dimanche. Selon <strong>Thibaud Mériel,</strong> expert en météorologie et chasseur d’orages, les températures pourraient atteindre des niveaux rarement observés dans le département, avec <strong>des records absolus menacés à Blois-Le Breuil.</strong> La prudence reste nécessaire : les valeurs les plus extrêmes relèvent encore de scénarios de modèles, et l’évolution fine de la situation dépendra de mécanismes atmosphériques difficiles à anticiper avec certitude. Mais <strong>le signal est désormais suffisamment marqué pour imposer une attention particulière.</strong></p>



<h2 id="h-vendredi-une-chaleur-deja-tres-elevee" class="wp-block-heading">Vendredi, une chaleur déjà très élevée</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La journée de vendredi</strong> devrait rester placée sous le signe d’une chaleur anormale. Contrairement à jeudi, le Loir-et-Cher ne devrait probablement pas bénéficier d’orages susceptibles d’apporter un soulagement temporaire. Le risque orageux devrait surtout se cantonner au nord du pays et à la Normandie. <em>« La journée de demain s’annonce, tout comme aujourd’hui, extrêmement chaude »,</em> résume Thibaud Mériel. <strong>Dans le département, les températures pourraient atteindre 35 à 36 °C, voire localement 37 °C.</strong> En Sologne, une pointe autour de 38 °C n’est pas exclue. À Blois, les valeurs attendues se situeraient plutôt entre 36 et 37 °C. Ce vendredi constituerait ainsi le deuxième jour de canicule pour le Loir-et-Cher, avant <strong>une poursuite samedi avec des températures encore proches de 35 °C, et localement 36 °C en Sologne.</strong></p>



<h2 id="h-des-nuits-tropicales-facteur-aggravant" class="wp-block-heading">Des nuits tropicales, facteur aggravant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La gravité d’une canicule ne se mesure pas seulement à ses maximales. Les nuits jouent un rôle essentiel, car elles permettent — ou non — aux organismes, aux logements et aux bâtiments de récupérer. Or, <strong>la nuit de samedi à dimanche s’annonce déjà très chaude,</strong> avec des températures généralement comprises entre 18 et 22 °C sur le département. En agglomération, notamment à Blois, les températures pourraient difficilement descendre sous les 20 °C. <em><strong>« Les récupérations nocturnes seront très difficiles »</strong></em>, avertit Thibaud Mériel. <strong>La nuit de dimanche à lundi pourrait être encore plus éprouvante,</strong> avec des minimales autour de 20 à 21 °C. Ce niveau de chaleur nocturne limite fortement la capacité à rafraîchir les logements, surtout lorsque les murs ont déjà emmagasiné plusieurs jours de chaleur.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="646" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5131-1024x646.jpeg" alt="Thibaud Meriel, chasseur d'orages" class="wp-image-31337" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5131-1024x646.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5131-300x189.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5131-768x485.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5131-1536x969.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5131-2048x1292.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Thibaud Meriel</figcaption></figure>
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<h2 id="h-dimanche-lundi-mardi-le-coeur-de-l-episode" class="wp-block-heading">Dimanche, lundi, mardi : le cœur de l’épisode</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La chaleur devrait franchir un nouveau palier <strong>dimanche. Les températures pourraient atteindre 39 °C à Blois, voire approcher localement les 40 °C.</strong> En Sologne, le risque de franchir ce seuil paraît plus marqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lundi apparaît, à ce stade, comme l’une des journées les plus préoccupantes.</strong> Les modèles envisagent des températures supérieures à 40 °C sur une partie du Loir-et-Cher. Les valeurs les plus élevées, <strong>autour de 41 à 42 °C</strong>, pourraient concerner la Sologne. <em>« La synoptique — c’est-à-dire la situation météorologique générale — s’annonce extrêmement propice à des températures au-delà de 40 degrés »</em>, explique Thibaud Mériel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mardi pourrait rester dans le même ordre de grandeur,</strong> voire localement se montrer aussi chaud ou plus chaud que lundi. Certaines simulations évoquent <strong>42 à 43 °C</strong>, mais ces valeurs doivent encore être considérées avec prudence. <em><strong>« Il est difficile, à l’heure actuelle, d’affirmer qu’il fera 43 degrés dans le Loir-et-Cher. Mais une telle valeur serait climatologiquement aberrante »</strong></em>, souligne le prévisionniste.</p>



<h2 id="h-les-records-de-blois-le-breuil-menaces" class="wp-block-heading">Les records de Blois-Le Breuil menacés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour mesurer la rareté potentielle de l’épisode, il faut revenir aux derniers grands repères de la station de Blois-Le Breuil. <strong>Le 10 août 2003</strong>, au cœur de la canicule la plus marquante de l’histoire récente en France métropolitaine, la station avait atteint <strong>39,5 °C.</strong> <strong>En juillet 2019</strong>, deux nouveaux paliers avaient été franchis : <strong>40,4 °C le 23 juillet, puis 41,6 °C le 25 juillet</strong>, record absolu de la station. <strong>Ces valeurs pourraient être approchées, voire dépassées</strong>, alors que l’on se situe cette fois à la fin du mois de juin, et non au cœur de l’été.</p>



<h2 id="h-une-duree-qui-inquiete-autant-que-le-pic" class="wp-block-heading">Une durée qui inquiète autant que le pic</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’autre élément majeur concerne la durée.</strong> Ces derniers jours, certains scénarios envisageaient une sortie de canicule dès mardi soir. Cette hypothèse semble désormais moins probable. <strong>À ce stade, une sortie plus nette pourrait plutôt intervenir vers le week-end suivant, autour du samedi 27 ou du dimanche 28 juin.</strong> Cela placerait l’épisode sur une durée de <strong>neuf à dix jours, </strong>avec plusieurs journées très chaudes et la possibilité de franchir plusieurs fois le seuil des 40 °C. <em>« Il est encore difficile de déterminer précisément quand se situera le pic de cette canicule. Nous savons qu’il y aura probablement un premier maximum, mais nous ignorons encore s’il sera suivi d’un second. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La situation s’explique par une configuration atmosphérique particulière. Une anomalie dépressionnaire positionnée au large de l’Atlantique tend à s’isoler en goutte froide. Ce système contribue à <strong>faire remonter une masse d’air très chaud vers la France.</strong> Autour de cette goutte froide, un anticyclone se structure. En altitude, les températures deviennent exceptionnellement élevées. Selon Thibaud Mériel, on pourrait observer 24 à 25 °C à 850 hectopascals, soit autour de 1 500 mètres d’altitude, y compris au-dessus de l’Atlantique. <strong>Au-dessus de nos têtes, le dôme de chaleur</strong> se renforcerait également. La surface des 500 hectopascals, habituellement située autour de 5 500 mètres, pourrait monter près de 6 000 mètres. <em><strong>« On sera dans une sorte de chaleur tournante pendant toute la semaine prochaine »</strong></em>, résume-t-il.</p>



<h2 id="h-vigilance-rouge-une-possibilite-a-surveiller" class="wp-block-heading">Vigilance rouge : une possibilité à surveiller</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://bloiscapitale.com/canicule-a-blois-evenements-annules-services-adaptes-et-vigilance-renforcee-dans-les-ecoles">Le Loir-et-Cher a été placé en vigilance orange canicule par Météo-France</a></strong>. <strong>La question d’une vigilance rouge pourrait se poser</strong> si les valeurs extrêmes actuellement envisagées se confirment. Il faut toutefois rappeler que seule <a href="https://meteofrance.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Météo-France</a> décide du niveau de vigilance, à partir de critères météorologiques mais aussi sanitaires et territoriaux. <em>« Mais compte tenu de l’intensité et de la durée possibles de cette canicule, une vigilance rouge semble probable si les prévisions se confirment »</em>, estime Thibaud Mériel.</p>



<h2 id="h-logements-sante-animaux-une-chaleur-difficile-a-evacuer" class="wp-block-heading">Logements, santé, animaux : une chaleur difficile à évacuer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les impacts concrets pourraient rapidement devenir importants. La chaleur nocturne limite le refroidissement des logements. <strong>Les murs emmagasinent l’énergie au fil des jours</strong>, et les orages ponctuels ne suffisent pas toujours à faire baisser durablement la température intérieure. <em>« Ce ne sont pas les petits orages de ce soir qui vont vraiment nous sauver de la chaleur dans les logements. »</em> La situation concerne les personnes fragiles, les travailleurs exposés, les animaux, les activités extérieures, mais aussi certains établissements. <strong>Les sols commencent également à souffrir, avec une sécheresse de surface qui s’installe.</strong></p>



<h2 id="h-et-apres" class="wp-block-heading">Et après ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette canicule ne permet pas, à elle seule, de prévoir toute la suite de l’été. Un rafraîchissement pourrait se mettre en place entre la fin juin et le début juillet, avec un retour possible de conditions plus normales et de précipitations. Mais les tendances saisonnières et infrasaisonnières restent surveillées, notamment en raison de signaux laissant entrevoir <strong>un possible retour d’un blocage anticyclonique en deuxième quinzaine de juillet.</strong> Pour l’heure, l’urgence est ailleurs : cet épisode qui pourrait entrer dans les références météorologiques du Loir-et-Cher.</p>



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		<title>De Blois à l’Élysée : le pari Villepin de Gildas Vieira</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 08:02:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Deux mois après les municipales à Blois, Gildas Vieira (8,09 %) dresse son propre bilan. Le candidat de La France autrement, son parti, assume la déception d’un score inférieur à ses attentes, revient sur les discussions de l’entre-deux-tours et précise la place qu’il entend occuper dans le débat local. Sans siège au conseil municipal, il &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Deux mois après les municipales à Blois, <strong>Gildas Vieira</strong> (8,09 %) dresse son propre bilan. Le candidat de <strong><a href="https://www.lafranceautrement.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La France autrement</a></strong>, son parti, assume <strong>la déception d’un score inférieur à ses attentes</strong>, revient sur les discussions de l’entre-deux-tours et précise la place qu’il entend occuper dans le débat local. Sans siège au conseil municipal, il revendique désormais une <em><strong>« opposition de l’extérieur »</strong></em>. Mais son regard porte déjà au-delà de Blois : son mouvement annonce soutenir une éventuelle <strong>candidature de Dominique de Villepin à l’élection présidentielle</strong> et lance un comité blésois de <a href="https://lafrancehumaniste.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La France humaniste</a>.</p>



<h2 id="h-une-desillusion-plus-qu-un-echec" class="wp-block-heading">« Une désillusion plus qu’un échec »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec 8 % des voix au premier tour des municipales, Gildas Vieira reconnaît avoir vécu une soirée électorale du premier tour en demi-teinte. Pas un effondrement politique, dit-il, mais une réelle déception au regard des ambitions affichées pendant la campagne. <em><strong>« On se voyait faire plus de 10 %. Donc se retrouver à 8 %, ce n’était pas ce qu’on souhaitait. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien élu municipal explique avoir volontairement pris du recul après le scrutin, sans faire public un bilan à chaud. Selon lui, la liste espérait transformer une dynamique de terrain en résultat plus fort dans les urnes. <em><strong>« Plus que un échec, c’est une désillusion. »</strong></em> Pour autant, <strong>il assure ne pas regretter l’absence d’élus au conseil municipal. Et notamment le fait de ne pas siéger dans l’opposition.</strong> <em>« Moi, j’ai fait six ans d’opposition, six ans de majorité. Être à nouveau dans l’opposition n’aurait rien apporté. »</em> Cela parce que Gildas Vieira estime que la majorité municipale actuelle reste <em><strong>« assez bornée »</strong></em> et <strong>peu ouverte aux propositions extérieures.</strong> Selon lui, refaire six années d’opposition aurait conduit à <em>« redire les mêmes choses »</em> sans véritable capacité d’action.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière cette critique, il développe surtout une inquiétude plus large sur l’évolution de la ville. <em><strong>« Blois est en train de perdre un peu de sa splendeur. »</strong></em> Il évoque tour à tour le centre-ville, la sécurité, le maintien des entreprises ou encore le quotidien des habitants. Une ligne déjà largement développée pendant la campagne municipale et qu’il continue aujourd’hui de défendre. <em>« On est quand même une belle ville entre Tours et Orléans. Je pense qu’on a plein de choses à faire ici. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Même sans siège au conseil municipal, Gildas Vieira assure vouloir continuer à intervenir dans le débat local. <strong><em>« On va être une opposition de l’extérieur. »</em></strong> Il promet de poursuivre ses <strong>prises de parole publiques</strong> : <em>« L’idée, c’est de dénoncer ce qui ne va pas, mais aussi de faire des propositions. »</em> Il cite notamment les fermetures de commerces du centre-ville parmi les sujets qui l’inquiètent. Ses critiques se dirigent également vers sur ce qu’il qualifie de <em><strong>« communautarisme »</strong></em> et de <em><strong>« clientélisme »</strong></em>. Et <em>« je pèse mes mots »</em>, ajoute l&rsquo;ancien conseiller municipal. </p>



<h2 id="h-les-coulisses-de-l-entre-deux-tours" class="wp-block-heading">Les coulisses de l’entre-deux-tours</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec plus de 5 % des voix, la liste <strong>Osons Blois Autrement</strong> menée en binôme avec le docteur Marchand pouvait fusionner avec une autre liste qualifiée pour le second tour. Des échanges ont donc eu lieu. <em><strong>« On a eu des discussions »</strong></em>, explique Gildas Vieira. L&rsquo;ex conseiller municipal confie avoir discuté avec plusieurs camps, avec la liste de droite et de centre droit menée par Malik Benakcha mais aussi avec la liste citoyenne Blois en commun. Il évoque notamment des réticences internes du côté de certaines personnalités locales. <strong><em>« Je ne souhaite surtout pas travailler avec ceux qui ne travaillent pas avec moi. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, la piste la plus sérieuse aurait concerné un rapprochement avec la liste avec pour tête de liste Nicolas Orgelet, jugée <strong><em>« plus proche »</em></strong> de La France autrement <strong>sur le volet citoyen</strong>. Mais il estime que le scénario du second tour était déjà largement écrit. <em>« Et je pense que si on avait fait 10 %, les négociations n’auraient pas été les mêmes. »</em> Au cœur de son analyse apparaît aussi la notion de <strong>vote <em>« anti-Gricourt »</em>.</strong> Gildas Vieira estime qu’une partie de ses électeurs s’est reportée sur Malik Benakcha non par adhésion naturelle, mais faute d’alternative crédible contre le maire sortant. <em><strong>« Tous ceux qui ne voulaient pas Gricourt n’avaient pas d’autre choix que d’aller vers celui qui, potentiellement, pouvait le battre. »</strong></em></p>



<h2 id="h-rebondir" class="wp-block-heading">Rebondir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré le résultat des municipales, Gildas Vieira affirme que son mouvement reste actif et structuré. <strong><em>« Nous n’avons pas perdu notre dynamique. »</em></strong> Il évoque un noyau d’une centaine de personnes toujours impliquées dans La France autrement et désireuses de poursuivre l’aventure politique. <em>« Même si on ne gagne pas, on doit donner une possibilité à ceux qui ne veulent pas voter pour tous les autres de pouvoir voter pour nous. »</em> L’ancien candidat insiste régulièrement sur cette idée de <strong>représenter une voie alternative, en dehors des grands partis traditionnels.</strong> <em>« Donner une voix aux sans-voix, ça reste primordial. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil de l’entretien, il revient aussi longuement sur son rapport personnel aux partis politiques. Un sujet qu’il considère central dans son engagement. <strong><em>« Je n’ai jamais pris de carte politique de ma vie. »</em></strong> S’il accepte les partenariats ou les soutiens ponctuels, il refuse l’idée d’un alignement partisan classique. <em>« J’ai toujours considéré qu’on entre dans une forme de sectarisme lorsqu’on prend une carte politique et qu’on est obligé de suivre les consignes du national, même lorsqu’elles vont contre vos valeurs. »</em> Selon lui, cette indépendance permet justement à La France autrement de rassembler des profils très différents politiquement.</p>



<h2 id="h-pourquoi-dominique-de-villepin" class="wp-block-heading">Pourquoi Dominique de Villepin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est l’autre grand sujet de cet entretien : <strong>la présidentielle.</strong> Gildas Vieira annonce officiellement le<strong> soutien de La France autrement à une éventuelle candidature de Dominique de Villepin.</strong> <em>« On a décidé de porter notre énergie pour le faire gagner. »</em> Un choix qu’il décrit comme <em>« réfléchi et pragmatique ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac représente, selon lui, une figure capable de dépasser les clivages traditionnels. <em><strong>« Il se positionne aujourd’hui au-delà des partis et au-dessus des partis. »</strong></em> Gildas Vieira insiste notamment sur le positionnement international de Dominique de Villepin, <a href="https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000004238/discours-de-dominiquedevillepin-a-l-onu-en-2003-contre-une-intervention-militaire-en-irak.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">en particulier son opposition à la guerre en Irak en 2003.</a> <em><strong>« On a besoin d’hommes de paix. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le responsable politique blésois revendique également une volonté de rupture avec le macronisme sans basculer vers les extrêmes. <strong><em>« Ni l’extrême gauche mélenchoniste, ni le Rassemblement national. »</em></strong> Il critique également les figures jugées trop proches de l’actuel pouvoir présidentiel. <em>« Des noms comme Gabriel Attal ou Édouard Philippe restent dans la même mouvance. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour concrétiser ce soutien, La France autrement a créé un premier comité local baptisé <em>Blois 1 – La France humaniste</em>. <em>« Tout ça est officiel »</em>, confirme Gildas Vieira, en lien avec la structure soutenant Dominique de Villepin. <em><strong>« On est sur une dynamique nationale. »</strong></em> L’objectif affiché : fédérer localement autour d’une candidature de rassemblement.</p>



<h2 id="h-la-perspective-des-legislatives" class="wp-block-heading">La perspective des législatives</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Gildas Vieira n’écarte pas <strong>l’idée de se présenter dans la première circonscription du Loir-et-Cher,</strong> <strong>mais conditionne clairement cette possibilité à une victoire présidentielle de Dominique de Villepin.</strong> Il estime qu’un président nouvellement élu aurait besoin d’une majorité et de relais implantés localement. Mais il reconnaît aussi connaître les réalités des appareils politiques et des investitures nationales. <em>« On n’est pas dupes des gens qui rejoindront après coup le mouvement s’il devient très bien positionné. »</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Supermarchés : le plastique reste au cœur du modèle de la grande distribution</title>
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		<pubDate>Wed, 06 May 2026 12:05:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une enquête de Que Choisir et No Plastic In My Sea, menée dans plus de 1 600 magasins, dresse un état des lieux sévère de la dépendance persistante des enseignes aux emballages plastiques. Bouteilles, fruits et légumes emballés, recul du vrac, réemploi encore marginal : les initiatives existent, mais restent loin des objectifs fixés par &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Une enquête</strong> de <a href="https://www.quechoisir.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Que Choisir</a> et No Plastic In My Sea, menée dans plus de 1 600 magasins, dresse un état des lieux sévère de la <strong>dépendance persistante des enseignes aux emballages plastiques</strong>. Bouteilles, fruits et légumes emballés, recul du vrac, réemploi encore marginal : les initiatives existent, mais restent<strong> loin des objectifs fixés par la loi.</strong></em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le plastique n’a pas disparu des rayons.</strong> Loin de là ! Malgré les engagements environnementaux affichés par la grande distribution, malgré les objectifs fixés par la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire — dite loi AGEC —, malgré l’entrée en vigueur du règlement européen sur les emballages et déchets d’emballages, <strong>les supermarchés français restent très largement organisés autour de l’emballage jetable.</strong> C’est le principal enseignement de l’étude publiée par <em>Que Choisir Ensemble</em> et <em>No Plastic In My Sea,</em> sous le titre <em>Supermarchés : toujours accros au plastique ?</em>* </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-bouteilles-plastiques-premier-angle-mort">Les bouteilles plastiques, premier angle mort</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport insiste d’abord sur le poids des <strong>eaux et boissons</strong>. Selon les données citées par les associations, les bouteilles représentent environ <strong>40 % des emballages plastiques des ménages</strong>. L’ADEME évalue à <strong>14,6 milliards</strong> le nombre d’eaux et boissons embouteillées en plastique consommées chaque année en France, dont <strong>8,4 milliards pour l’eau</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, les ventes ne reculent pas. L’étude relève que les eaux et boissons en bouteilles plastiques figurent parmi les produits les plus vendus en grande distribution. La marque Cristalline aurait ainsi atteint <strong>2,361 milliards d’unités vendues en 2025</strong>. Les ventes d’eaux embouteillées auraient, elles, augmenté de <strong>3,3 % en 2025</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La question des petits formats</strong> est également pointée. L’audit de terrain relève la présence de bouteilles de jus de moins de 33 cl dans <strong>81 % des magasins de grande distribution traditionnelle</strong> visités, et de bouteilles d’eau de moins de 50 cl dans <strong>75 %</strong> d’entre eux. Ces formats, qui utilisent proportionnellement davantage de matière plastique par quantité de produit vendu, sont considérés par les associations comme <strong>particulièrement problématiques.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur ce point, le rapport note que les distributeurs ne présentent pas, dans l’ensemble, de stratégie claire permettant d’atteindre l’objectif de réduction de <strong>50 % des bouteilles plastiques d’ici 2030</strong>, prévu par la loi AGEC. Carrefour et Coopérative U mentionnent des actions, mais celles-ci relèvent surtout du réemploi, encore marginal, de l’optimisation du recyclage ou de l’incorporation de plastique recyclé. <strong>Biocoop est présentée comme la seule enseigne ayant arrêté la vente d’eau plate en bouteille plastique à usage unique</strong> depuis 2017.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-fruits-et-legumes-le-bio-davantage-emballe-en-grande-surface">Fruits et légumes : le bio davantage emballé en grande surface</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude s’arrête ensuite sur <strong>cinq fruits et légumes courants</strong> et considérés comme peu fragiles : pommes de terre, oranges, pommes, carottes et tomates, hors tomates cerises. Le constat est net : dans les grandes surfaces généralistes, <strong>les produits bio étudiés sont vendus emballés dans 91 % des cas,</strong> dont environ la moitié sous plastique. <strong>À l’inverse, dans les magasins bio, ces mêmes fruits et légumes sont vendus en vrac dans 90 % des cas.</strong> Ce résultat met en évidence <strong>un paradoxe</strong> : les fruits et légumes bio, associés à une attente environnementale plus forte, sont davantage emballés en grande distribution que les produits conventionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les associations jugent peu convaincantes les justifications avancées par les distributeurs</strong>, notamment la protection des aliments, la prévention des contaminations ou le risque de fraude entre bio et conventionnel. <strong>Le fait que les magasins bio parviennent massivement à vendre ces produits en vrac est présenté comme la preuve que d’autres organisations sont possibles.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-predecoupe-progresse-sous-plastique">Le prédécoupé progresse sous plastique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre point relevé : <strong>le développement des fruits et légumes prêts à consommer ou prêts à cuisiner.</strong> Près d’un supermarché sur deux propose <strong>des légumes prédécoupés sous plastique,</strong> comme des champignons en lamelles ou des courgettes en rondelles. Plus de <strong>35 %</strong> des magasins de grande distribution visités vendent également des fruits prédécoupés, par exemple de l’ananas épluché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enseignes Carrefour et E. Leclerc sont particulièrement citées : selon l’enquête, <strong>70 %</strong> de leurs magasins vendent des légumes prédécoupés sous plastique et <strong>60 %</strong> des fruits prédécoupés. À l’inverse, cette pratique est décrite comme rare chez Lidl et Aldi, et presque inexistante dans les magasins bio.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport signale aussi que cette tendance commerciale progresse : <strong>les achats de salades et légumes prêts à l’emploi</strong> auraient augmenté d’environ <strong>10 %</strong> sur les quatre premiers mois de 2025 par rapport à la même période en 2024.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-sacs-plastiques-restent-majoritaires-pour-le-vrac-de-fruits-et-legumes">Les sacs plastiques restent majoritaires pour le vrac de fruits et légumes</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Même lorsque les fruits et légumes sont proposés en vrac, le plastique demeure présent.</strong> Dans <strong>63 %</strong> des grandes surfaces enquêtées, <strong>seuls des sachets plastiques sont proposés au rayon fruits et légumes. </strong>Ce chiffre est proche de celui relevé dans une enquête précédente de 2023, où il atteignait <strong>61 %</strong>. <strong>Dans les magasins bio, les sacs plastiques sont en revanche très rares, avec une moyenne de 3 %.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport rappelle que ces sacs sont souvent présentés comme biosourcés, biodégradables ou compostables. <strong>Un avis de l’<a href="https://www.anses.fr/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Anses</a></strong> souligne que ces matières et leurs produits de dégradation peuvent contribuer à une pollution de l’environnement et des aliments cultivés par les particuliers, avec des risques possibles pour la santé humaine, animale et végétale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-vrac-recule-en-grande-distribution">Le vrac recule en grande distribution</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le recul du vrac constitue l’un des constats les plus marquants</strong>. Alors que la vente sans emballage est présentée comme un levier direct de réduction des déchets plastiques, l’offre baisse dans les grandes surfaces généralistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La précédente enquête de <em>Que Choisir Ensemble</em> relevait que <strong>57 %</strong> des magasins de grande distribution proposaient un rayon vrac en 2023. <strong>Deux ans plus tard, parmi les 1 659 magasins visités, seuls 38 % disposent encore d’un rayon vrac, soit une baisse moyenne de 19 points.</strong> Cette évolution apparaît d’autant plus notable que <strong>la loi Climat et résilience fixe un objectif de 20 % de produits sans emballage pour les magasins de plus de 400 m² à l’horizon 2030.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude relève que <strong>la baisse concerne toutes les enseignes de grande distribution enquêtées,</strong> avec un recul <strong>particulièrement marqué chez Auchan et Monoprix.</strong> E. Leclerc et Coopérative U conservent toutefois des rayons vrac dans plus des deux tiers des magasins visités. Les magasins bio restent les mieux placés. Ils proposent en moyenne <strong>129 références</strong> de vrac, contre <strong>44</strong> en grande distribution classique. <strong>Biocoop atteint, selon l’étude, 150 références en moyenne.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-reemploi-reste-tres-marginal">Le réemploi reste très marginal</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La loi AGEC fixe un objectif de <strong>10 % d’emballages réemployés mis sur le marché d’ici 2027</strong>. Selon les données de l’Observatoire national du réemploi de l’ADEME, le niveau atteint reste très inférieur à cette trajectoire : en 2024, <strong>2,75 milliards d’emballages réemployés</strong> ont été mis sur le marché, tous usages confondus, <strong>soit 1,8 % de l’ensemble des emballages en circulation et 1,6 % des emballages ménagers.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-unidoses-masques-beaute-emballages-individuels-le-suremballage-persiste">Unidoses, masques beauté, emballages individuels : le suremballage persiste</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport consacre aussi une partie aux <strong>pratiques de suremballage</strong>. Deux produits sont particulièrement étudiés : les pods de lessive et les masques de beauté à usage unique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La lessive en pods individuels</strong> est présente dans <strong>90 %</strong> des grandes surfaces visitées, avec un pic de <strong>95 %</strong> chez Monoprix. Dans les magasins bio, cette pratique demeure plus limitée, avec <strong>15 %</strong> des magasins concernés. Les masques beauté à usage unique, vendus en sachet, sont présents dans <strong>57 %</strong> des magasins de grande distribution, et jusqu’à <strong>72 %</strong> des magasins U. Le rapport souligne également <strong>le coût pour le consommateur</strong>. Pour les masques de beauté, certains relevés affichent <strong>des prix au litre allant de 150 à 400 euros.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les emballages individuels alimentaires sont aussi pointés. Avec pour exemple les<strong> madeleines longues vendues sous plusieurs couches : sachets individuels, barquette et emballage extérieur.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-enseignes-bio-en-avance-mais-pas-exemptes-de-critiques">Les enseignes bio en avance, mais pas exemptes de critiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La synthèse par enseigne distingue trois grands profils. <strong>Les magasins bio apparaissent globalement en avance sur la réduction du plastique.</strong> Leur modèle repose davantage sur le vrac, les fruits et légumes non emballés et, dans certains cas, le réemploi. Le rapport nuance toutefois ce constat : d<strong>es marges d’amélioration subsistent aussi dans les enseignes bio,</strong> notamment sur certains petits formats de bouteilles plastiques, sur des produits unidoses ou sur le développement du réemploi chez Naturalia.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les enseignes de grande distribution classique présentent, elles, des initiatives variables.</strong> Coopérative U et E. Leclerc sont mieux placées sur le vrac que d’autres. Carrefour apparaît plus engagé sur certains dispositifs de réemploi. Mais <strong>les mêmes points faibles reviennent</strong> : petits formats de bouteilles, fruits et légumes bio emballés, prédécoupé sous plastique, unidoses, masques de beauté et sacs plastiques au rayon fruits et légumes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le hard discount est présenté comme le segment où la transition reste largement à engager.</strong> <strong>Aldi et Lidl n’ont pas répondu au questionnaire.</strong> L’enquête de terrain montre peu d’offre de vrac ou de réemploi, même si certaines pratiques comme les fruits prédécoupés sous plastique ou les masques beauté y sont moins présentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-encore-trop-centree-sur-le-recyclage">Une stratégie encore trop centrée sur le recyclage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude critique enfin <strong>la priorité donnée au recyclage</strong>. Les associations considèrent que <strong>les enseignes mettent davantage en avant la recyclabilité</strong> des emballages, l’incorporation de plastique recyclé ou les dispositifs de collecte <strong>que la réduction à la source et le réemploi.</strong> Or, dans la hiérarchie de traitement des déchets, la réduction et le réemploi doivent précéder le recyclage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, les efforts sont parfois contredits par <strong>d’autres tendances commerciales</strong> : fruits et légumes prédécoupés, doses individuelles, <strong>snacking, produits prêts à consommer.</strong> Ces offres entretiennent, selon les associations, <strong>un modèle fondé sur le jetable et l’usage unique.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-demandes-adressees-aux-distributeurs">Des demandes adressées aux distributeurs</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Que Choisir Ensemble</em> et <em>No Plastic In My Sea</em> demandent aux distributeurs de mettre en place une stratégie de réduction du plastique à usage unique, chiffrée et datée.</strong> Cette stratégie devrait inclure un plan de sortie du plastique à usage unique en 2040, un plan de réduction de moitié des bouteilles plastiques d’ici 2030 et une trajectoire de réduction des déchets d’emballages conforme au règlement européen sur les emballages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les associations demandent également de prioriser les rayons qui génèrent les plus gros volumes de plastique : les eaux et boissons, puis l’alimentaire frais, transformé, surgelé et l’épicerie. Elles appellent enfin à <strong>développer plus fortement le vrac, le réemploi, les emballages consignés et les solutions de recharge</strong> lorsque celles-ci permettent une réduction réelle de matière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude ne dit pas que rien n’a été fait. Mais elle souligne l’écart entre les initiatives et l’ampleur du problème. Le principal enseignement est là : <strong>le plastique n’est pas seulement une anomalie visible dans quelques produits</strong>. <strong>Il reste une composante ordinaire du fonctionnement des supermarchés. </strong>Il faut donc <strong>une transformation profonde de l’offre</strong> : moins de bouteilles, moins de petits formats, moins de produits emballés par défaut, davantage de vrac et de réemploi.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>*L’enquête repose sur une double méthode : un questionnaire adressé à onze enseignes nationales, généralistes et spécialisées dans le bio, et une enquête de terrain menée en février 2026 par les bénévoles de Que Choisir Ensemble dans <strong>1 659 magasins</strong>. Les enseignes étudiées sont Aldi, Auchan, Biocoop, Carrefour, Coopérative U, E. Leclerc, Intermarché / Les Mousquetaires, La Vie Claire, Lidl, Monoprix et Naturalia.</em> <em>Les auteurs du rapport précisent que <strong>certaines enseignes n’ont pas répondu au questionnaire,</strong> notamment <strong>Aldi, E. Leclerc, Lidl et le groupe Casino</strong>, ce qui limite les comparaisons sur les stratégies déclarées.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>La France destination refuge</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 12:08:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Selon une enquête Ifop* pour Alliance France Tourisme, les intentions de départ reculent pour l’été 2026. Les Français restent attachés aux vacances, mais privilégient davantage la France, les budgets resserrés et les solutions accessibles. Les vacances d’été demeurent un moment fortement associé à des émotions positives. Dans l’enquête Ifop réalisée pour Alliance France Tourisme, 48 &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Selon une enquête <strong>Ifop</strong>* pour <strong><a href="https://www.alliance-france-tourisme.fr/posts/les-vacances-dete-des-francais" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Alliance France Tourisme,</a></strong> les intentions de départ reculent pour l’été 2026. Les Français restent attachés aux vacances, mais <strong>privilégient davantage la France, les <a href="https://bloiscapitale.com/vacances-familles-ouvre-une-antenne-en-loir-et-cher-pour-accompagner-ceux-qui-ne-partent-pas" target="_blank" rel="noreferrer noopener">budgets resserrés</a> et les solutions accessibles.</strong></em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les vacances d’été</strong> demeurent un moment fortement associé à des émotions positives. Dans l’enquête Ifop réalisée pour Alliance France Tourisme, <strong>48 % des Français évoquent spontanément un besoin d’air</strong> à la perspective des vacances d’été, et 47 % un sentiment de bonheur. Mais ces aspirations coexistent avec une contrainte budgétaire plus visible : 19 % des répondants associent les vacances à une préoccupation financière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour l’été 2026, 68 % des Français déclarent avoir l’intention de partir en vacances pour un séjour d’au moins une semaine.</strong> Ils étaient 77 % en avril 2025. La part de ceux qui se disent <strong>certains de partir</strong> recule également : <strong>37 % en 2026,</strong> contre 50 % l’année précédente. À l’inverse, <strong>32 % déclarent qu’ils ne partiront pas.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-ecarts-sociaux-et-territoriaux-marques">Des écarts sociaux et territoriaux marqués</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les intentions de départ varient fortement <strong>selon le niveau de vie.</strong> Elles atteignent 84 % chez les catégories aisées, 83 % chez les classes moyennes supérieures, 68 % chez les classes moyennes inférieures, 62 % chez les catégories modestes et 58 % chez les catégories pauvres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les écarts apparaissent aussi selon le niveau de diplôme</strong> : 82 % des diplômés du supérieur déclarent avoir l’intention de partir, contre 52 % des personnes sans diplôme. Le lieu de résidence compte également : 83 % des habitants de l’agglomération parisienne envisagent un départ, contre 67 % dans les communes urbaines de province et 60 % dans les communes rurales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’été précédent, 28 % des Français déclarent ne pas être partis en vacances d’été. Cette proportion atteint 42 % chez les catégories pauvres, contre 11 % chez les catégories aisées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-recentrage-vers-la-france">Un recentrage vers la France</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Parmi les Français qui ont l’intention de partir au moins une semaine, la France reste la destination privilégiée.</strong> 71 % prévoient de partir en France, contre 68 % en 2025. Les régions balnéaires arrivent en tête avec 34 %, devant les régions françaises situées à l’intérieur des terres, citées par 26 %. 12 % envisagent de partir dans leur propre région et 12 % à la montagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les destinations européennes sont citées par 23 % des répondants</strong>, contre 26 % en 2025. <strong>Les départs hors d’Europe concernent 9 %</strong> des personnes interrogées ayant l’intention de partir, contre 13 % en 2025.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-voiture-reste-le-principal-moyen-de-transport">La voiture reste le principal moyen de transport</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le véhicule personnel demeure le moyen de transport le plus utilisé</strong> pour se rendre sur le lieu de vacances. Il est cité par <strong>68 %</strong> des Français ayant l’intention de partir au moins une semaine, contre 61 % en 2025. <strong>L’avion est cité par 24 %</strong>, contre 28 % l’année précédente. <strong>Le train reste stable à 18 %.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’usage du véhicule personnel varie fortement selon le territoire : il est cité par 83 % des habitants des communes rurales, 70 % des habitants des communes urbaines de province et 50 % des habitants de l’agglomération parisienne. Le train est davantage cité par les habitants de l’agglomération parisienne, à 35 %, et par les 18-24 ans, à 37 %.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-hebergements-entre-locations-hotel-et-solutions-gratuites">Des hébergements entre locations, hôtel et solutions gratuites</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les locations saisonnières individuelles</strong> figurent parmi les modes d’hébergement les plus cités. Elles recueillent <strong>43 %</strong> de citations pour les courts séjours et 41 % pour les longs séjours. L’hôtel est cité par 40 % des répondants pour les courts séjours et 23 % pour les longs séjours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’hébergement gratuit</strong> — chez des amis, dans la famille ou dans une maison de vacances — est cité par 32 % des répondants pour les courts séjours et 31 % pour les longs séjours. <strong>Le camping est également présent dans les préférences</strong> : il est cité par 22 % pour les courts séjours et 27 % pour les longs séjours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les plateformes d’hébergement de type Airbnb sont citées par 24 %</strong> des répondants pour les courts séjours et 20 % pour les longs séjours.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-budgets-plus-resserres">Des budgets plus resserrés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les Français ayant l’intention de partir au moins une semaine et qui se sont exprimés sur leur budget, <strong>35 % prévoient de consacrer moins de 1 000 euros à leurs vacances d’été,</strong> contre 31 % en 2025. <strong>38 % prévoient un budget compris entre 1 000 et 2 000 euros,</strong> contre 33 % en 2025. Les budgets compris entre 2 000 et 3 000 euros concernent 16 % des répondants, contre 21 % l’année précédente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les budgets supérieurs à 3 000 euros sont moins fréquents : 7 % prévoient entre 3 000 et 4 000 euros, 2 % entre 4 000 et 5 000 euros, et 2 % plus de 5 000 euros.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le contexte d’inflation, <strong>51 % des personnes ayant l’intention de partir déclarent prévoir de réduire le budget consacré à leurs vacances.</strong> Cette proportion atteint 74 % chez les catégories pauvres, 55 % chez les catégories modestes, 54 % chez les classes moyennes inférieures, 40 % chez les classes moyennes supérieures et 24 % chez les catégories aisées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reduire-la-duree-les-extras-ou-les-depenses-structurelles">Réduire la durée, les extras ou les dépenses structurelles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ceux qui prévoient de réduire leur budget, 61 % envisagent de <strong>réduire l’amplitude de leurs vacances</strong>. Dans le détail, 32 % comptent réduire la durée de leurs vacances, 26 % partir moins loin et 21 % partir moins souvent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les dépenses sur place font aussi l’objet d’arbitrages : <strong>60 % déclarent vouloir réduire les extras,</strong> dont 43 % en allant moins au restaurant, 30 % en faisant moins de shopping et 23 % en faisant moins d’activités. Enfin, 47 % prévoient de réduire les dépenses structurelles, notamment en trouvant des logements moins chers ou en prenant des trajets moins chers.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le financement des vacances repose très largement sur l’épargne.</strong> Parmi les Français partis en vacances ces dernières années, <strong>86 % citent l’épargne comme mode de financement,</strong> dont 74 % en premier. </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-vacances-moins-exposees-sur-les-reseaux-sociaux">Des vacances moins exposées sur les réseaux sociaux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête interroge aussi les pratiques numériques pendant les vacances. 28 % des Français déclarent communiquer peu et privilégier la déconnexion. 24 % partagent des photos ou vidéos principalement avec un cercle restreint, par exemple la famille, les amis ou les messages privés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le partage actif sur les réseaux sociaux concerne 18 % des répondants</strong> : 11 % partagent en temps réel, 4 % mettent en scène ou retravaillent leurs contenus avant publication, et 3 % publient surtout après leur retour. Cette pratique est plus fréquente chez les jeunes : <strong>40 % des 18-24 ans déclarent partager activement leurs vacances sur les réseaux sociaux.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>*L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1 002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogées en ligne du 17 au 20 mars 2026.</em></p>



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		<title>Jour du dépassement : ce que dit vraiment l’alerte écologique sur la France</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 13:56:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce vendredi 24 avril 2026, la France atteint son “jour du dépassement”. L’indicateur, relayé par le WWF France et calculé par le Global Footprint Network, ne signifie pas que le territoire français aurait épuisé ses propres ressources naturelles. Il dit autre chose : si toute l’humanité vivait comme les Français, la capacité annuelle de régénération &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Ce vendredi 24 avril 2026, la France atteint son “jour du dépassement”.</strong> <a href="https://bloiscapitale.com/le-compte-a-rebours-ecologique-saccelere-24-juillet-2025-jour-du-depassement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’indicateur</a>, relayé par le <strong><a href="https://www.wwf.fr/vous-informer/actualites/jour-du-depassement-des-le-24-avril-la-france-vit-a-credit-ecologique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">WWF France</a></strong> et calculé par le Global Footprint Network, ne signifie pas que le territoire français aurait épuisé ses propres ressources naturelles. Il dit autre chose : <strong>si toute l’humanité vivait comme les Français, la capacité annuelle de régénération de la planète serait déjà consommée.</strong></em></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Le symbole est fort, mais il doit être compris avec précision. Le <em>“jour du dépassement”</em> attribué à un pays correspond à la date à laquelle tomberait le jour du dépassement mondial si l’ensemble de la population humaine adoptait le niveau moyen de consommation des habitants de ce pays. Pour la France, cette date est fixée en 2026 au <strong>vendredi 24 avril</strong>, soit le <strong>113e jour de l’année</strong>. Le calcul revient à dire qu’un mode de vie généralisé au niveau français nécessiterait <strong>3,2 planètes</strong> pour être soutenable à l’échelle mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-indicateur-de-pression">Un indicateur de pression</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’indicateur compare l’<strong>empreinte écologique par habitant</strong> d’un pays à la <strong>biocapacité mondiale disponible par habitant</strong>. Ainsi, le WWF France rappelle que la planète dispose d’environ <strong>1,48 hectare global par personne</strong> pour produire des ressources et absorber certains déchets, notamment le CO₂ ; selon l’ONG, un Français en consomme plus du double.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette empreinte agrège plusieurs dimensions : surfaces nécessaires à l’alimentation, à la production de fibres, au bois, à la pêche, aux infrastructures bâties, mais aussi à l’absorption du dioxyde de carbone issu de la combustion des énergies fossiles. La consommation d’un pays est calculée <strong>en tenant compte des importations et des exportations</strong> : autrement dit, une partie de l’empreinte française se situe aussi dans les biens produits ailleurs puis consommés en France.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-france-plus-tot-que-plusieurs-grands-voisins-europeens">La France plus tôt que plusieurs grands voisins européens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le classement 2026 publié par <a href="https://www.footprintnetwork.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Global Footprint Network</a>*, la France franchit cette limite symbolique avant plusieurs grands pays européens : <strong>l’Italie le 3 mai</strong>, <strong>l’Allemagne le 10 mai</strong>, <strong>la Suisse le 11 mai</strong>, <strong>le Royaume-Uni le 22 mai</strong>, <strong>l’Espagne et la Grèce le 4 juin</strong>. L’Union européenne, prise comme ensemble des 27 États membres, atteint son jour du dépassement le <strong>3 mai 2026</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la France n’est pas le pays européen le plus précoce. La Finlande atteint cette date le <strong>1er avril</strong>, l’Autriche le <strong>2 avril</strong>, la Suède le <strong>4 avril</strong>, la Belgique le <strong>11 avril</strong>, l’Irlande le <strong>14 avril</strong>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Un point mérite d’être souligné au passage. Dans le tableau détaillé du Global Footprint Network, la France apparaît avec <strong>un jour du dépassement avancé de 14 jours</strong> en raison de changements liés aux données et à la méthode. Autrement dit, les Français n&rsquo;ont pas brusquement consommé beaucoup plus.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-outil-politiquement-parlant">Un outil politiquement parlant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le jour du dépassement a une force évidente : il donne une date à une réalité abstraite. Le chiffre de <strong>3,2 planètes</strong> ne doit pas être pris comme une mesure absolue de tous les dommages environnementaux, mais comme un ordre de grandeur : celui d’<strong>un modèle qui continue de consommer plus que ce que le vivant peut reconstituer à l’échelle planétaire.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>Le calcul publié pour 2026 repose sur l’édition 2025 des <strong>National Footprint and Biocapacity Accounts</strong>, préparée par l’Ecological Footprint Initiative de l’Université York pour la Footprint Data Foundation. Cette édition couvre la période 1961-2024. Pour la plupart des pays, les dates 2026 reflètent donc la situation estimée en 2024, et non une mesure directe de la consommation française en 2026.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Jeunesse, orientation, employabilité : ce que le président du MEDEF est venu dire à Blois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 20:40:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’INSA Blois, Patrick Martin n’est pas venu défendre un catalogue général de revendications patronales. Le président du MEDEF a choisi, pour ce déplacement en Loir-et-Cher, de concentrer son propos sur la jeunesse, la formation, l’orientation et l’entrée dans l’emploi. Autour de lui, Pierre-Axel Parodat, président du MEDEF Loir-et-Cher, Nicolas Dumas, président du MEDEF Centre-Val &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/jeunesse-orientation-employabilite-ce-que-le-president-du-medef-est-venu-dire-a-blois">Jeunesse, orientation, employabilité : ce que le président du MEDEF est venu dire à Blois</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À l’INSA Blois</strong>, <strong>Patrick Martin</strong> n’est pas venu défendre un catalogue général de <a href="https://bloiscapitale.com/municipales-a-blois-comment-le-medef-a-auditionne-tous-les-candidats" target="_blank" rel="noreferrer noopener">revendications patronales</a>. <strong>Le président du MEDEF a choisi, pour ce déplacement en Loir-et-Cher, de concentrer son propos sur la jeunesse,</strong> la formation, l’orientation et l’entrée dans l’emploi. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Autour de lui, <strong>Pierre-Axel Parodat,</strong> président du MEDEF <a href="https://www.medef41.fr/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Loir-et-Cher</a>, <strong>Nicolas Dumas,</strong> président du MEDEF Centre-Val de Loire, <strong>Olivier Faron,</strong> responsable compétences, formation et jeunesse au MEDEF, mais aussi <strong>Yann Chamaillard,</strong> directeur de l’INSA Centre-Val de Loire, et <strong>Mourad Boukhalfa,</strong> président du groupe INSA, ont donné à la séquence un cadre à la fois institutionnel et très ciblé : <strong>parler de l’avenir professionnel des jeunes, </strong>de leurs difficultés d’insertion, des tensions de recrutement des entreprises, et de la manière dont l’école, l’enseignement supérieur et le monde économique pourraient être davantage reliés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le papier, l’architecture était claire. Le MEDEF vient avec une campagne en <strong>treize propositions,</strong> réunies sous le mot d’ordre : <em>« L’avenir s’écrit avec les jeunes »</em>. Cinq grandes priorités : <strong>mieux orienter, mieux former, mieux insérer, mieux accompagner, mieux loger.</strong> Mais dans la parole de Patrick Martin, à Blois, trois sujets ont pris le dessus sur tous les autres : <strong>l’orientation, l’apprentissage et l’employabilité.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agissait aussi, pour le président du MEDEF, de proposer une lecture plus large du <strong>malaise français</strong> : un pays qui forme, mais oriente mal ; <strong>un pays où les entreprises disent manquer de candidats alors qu’une partie de la jeunesse reste en difficulté</strong> ; un pays qui produit des diplômés, notamment dans les filières d’excellence, sans toujours leur offrir un horizon suffisamment attractif pour <strong>les retenir ou les faire revenir.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-pour-patrick-martin-le-probleme-commence-des-l-orientation">Pour Patrick Martin, le problème commence dès l’orientation</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Patrick Martin ne situe pas l’échec au moment de l’embauche, ni même uniquement dans la dernière marche entre le diplôme et le premier emploi. À ses yeux, le problème est plus en amont. Il commence bien avant, <strong>dans la manière dont les jeunes construisent leur parcours.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’idée, chez lui, est constante : la France peine à donner à sa jeunesse une orientation lisible, progressive, structurée, reliée aux métiers et à la réalité du travail.</strong> Le sujet n’est donc pas seulement scolaire. Il devient économique, social et, dans sa bouche, presque civique. Il regrette d’ailleurs que le MEDEF soit, selon lui, l’une des rares forces de proposition sur cette question, alors même qu’elle touche à la fois l’égalité des chances, l’emploi, la cohésion nationale et la confiance dans l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier bloc de propositions du MEDEF vise précisément une <strong><em>« grande réforme de l’orientation »</em></strong>. On y trouve l’idée d’<strong>un bilan trimestriel pour chaque élève</strong> du collège à la terminale, d’une immersion en entreprise au cours de la scolarité, et d’<strong>une familiarisation plus systématique des enseignants avec le monde économique.</strong> Le raisonnement est clair : orienter ne doit plus consister à répartir les élèves dans des filières, mais à construire un parcours, avec des expériences concrètes, des repères et <strong>une connaissance réelle des débouchés.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Blois, <strong>Patrick Martin a repris cette ligne de fond</strong> en des termes plus directs. Ce qu’il décrit avec <strong>Olivier Faron</strong>, c’est <strong>un système qui produit des désajustements en chaîne.</strong> Des jeunes s’engagent dans des études sans toujours en comprendre les conséquences concrètes. D’autres atteignent un niveau de qualification élevé sans trouver ensuite leur place dans l’emploi. D’autres encore restent à distance du marché du travail alors même que des entreprises peinent à recruter. Pour lui, ces contradictions ont une <strong>racine commune : l’insuffisance de l’orientation.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-pays-qui-forme-mais-peine-a-garder-ses-diplomes">Un pays qui forme, mais peine à garder ses diplômés</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les thèmes abordés, Patrick Martin s’est aussi attardé sur <strong>le cas des diplômés qui partent à l’étranger, notamment les ingénieurs.</strong> Là encore, son propos n’a pas consisté à condamner le départ en soi. Il a plutôt reconnu que d’autres pays, en particulier les <strong>États-Unis,</strong> proposent des rémunérations capables d’attirer une partie de la jeunesse qualifiée française.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce constat n’est pas, chez lui, une dénonciation morale de la mobilité internationale. Il relève davantage d’<strong>une inquiétude sur l’attractivité française. </strong>Le problème, en substance, n’est pas que des jeunes partent. Le problème est que la France paraisse parfois moins capable qu’ailleurs d’offrir <strong>des perspectives</strong> suffisamment fortes pour qu’ils veuillent y construire durablement leur carrière. Ou, <strong>au minimum, qu’elle ne donne pas assez de raisons de revenir après une première expérience à l’étranger.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une ville comme Blois, et dans un lieu comme l’INSA, le sujet prend un relief particulier. Parler d’ingénieurs qui partent, de vocations scientifiques, de débouchés, de rémunérations et d’attractivité dans une école d’ingénieurs, ce n’est pas un détour rhétorique : c’est mettre directement en lien la formation, les talents et les arbitrages concrets qui se poseront à ceux qui en sortiront.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-neet-ou-la-demonstration-d-un-systeme-mal-raccorde">Les NEET, ou la démonstration d’un système mal raccordé</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le président du MEDEF a également évoqué la question des <strong>NEET, ces jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation.</strong> Le point qu’il a voulu souligner est que cette réalité ne concerne pas seulement des jeunes sortis très tôt du système scolaire ou durablement éloignés des parcours qualifiants. Il a insisté sur le fait qu’une partie d’entre eux &#8211; <strong>environ un quart chez les 20-29 ans</strong> &#8211; vient aussi <strong>de l’enseignement supérieur,</strong> ce qui, à ses yeux, renforce encore l’idée d’un défaut d’orientation et d’un problème de raccordement entre études et insertion. On peut avoir étudié longtemps et se retrouver sans solution claire. On peut avoir obtenu un diplôme et ne pas savoir comment le convertir en trajectoire professionnelle. On peut sortir du supérieur sans débouché lisible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le MEDEF prolonge ce diagnostic. Le syndicat patronal évoque la création, dans les universités, de <em><strong>« Bureaux des parcours »</strong></em> destinés à proposer des solutions aux étudiants volontaires, le développement de formations bac+1 reliées aux besoins professionnels, ou encore <strong>la réduction du nombre de formations post-bac sans débouché.</strong> Le fond du message est constant :<strong> l’enseignement supérieur ne doit pas seulement transmettre, il doit conduire.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-apprentissage-point-de-tension-majeur">L’apprentissage, point de tension majeur</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sur ce sujet, Patrick Martin s’est montré très offensif. <strong>Il a dénoncé le recentrage budgétaire opéré par l’État sur l’apprentissage</strong> : baisse des aides à l’embauche, abaissement du seuil d’exonération de cotisations pour les apprentis et assujettissement partiel de leur rémunération à la CSG-CRDS. <strong>À ses yeux, cette orientation revient à fragiliser un succès collectif.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Son propos est très net : l’apprentissage a démontré son utilité, à la fois pour l’insertion professionnelle des jeunes et pour la compétitivité économique. Le remettre en cause, même partiellement, serait prendre le risque d’<strong>affaiblir l’un des rares leviers qui ont produit des résultats visibles ces dernières années.</strong> Patrick Martin a cité <strong>l’exemple suisse, où environ 70 % des jeunes choisissent, à la sortie de la scolarité obligatoire, une formation professionnelle initiale,</strong> <strong>le plus souvent sous forme d’apprentissage en alternance.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le point est politique autant qu’économique. <strong>Patrick Martin fait de l’apprentissage un marqueur</strong>. Pour lui, ce dispositif montre que lorsque l’on relie concrètement formation et travail, les résultats peuvent suivre. Réduire son soutien budgétaire reviendrait donc, dans sa lecture, à casser ce qui fonctionne au moment même où le pays aurait besoin de renforcer les parcours d’insertion.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Autre séquence sensible : celle du <em>« contrat jeune »</em></strong> évoqué par Patrick Martin. Il a regretté que cette proposition soit, selon lui, <em><strong>« caricaturée, en particulier par la CGT. »</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-sous-representation-des-femmes-dans-les-ecoles-d-ingenieurs">La sous-représentation des femmes dans les écoles d’ingénieurs</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un lieu comme l’INSA, le sujet était presque inévitable. Patrick Martin a évoqué la faible part des femmes dans les écoles d’ingénieurs, la présentant comme <strong><em>« une perte d’opportunité. »</em></strong> D&rsquo;où l’initiative <strong>Code-F,</strong> destinée à <strong>féminiserles métiers scientifiques, techniques et technologiques.</strong> L’idée est d’agir tôt, avant les choix décisifs, <strong>en faisant évoluer les représentations du collège et du lycée,</strong> et en développant des <strong>réseaux d’ambassadrices</strong> capables de susciter des vocations.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-colere-vote-et-cohesion-nationale">Colère, vote et cohésion nationale</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le déplacement a aussi révélé autre chose. Chez Patrick Martin, la jeunesse n’est pas seulement un objet de politique de l’emploi. Elle devient <strong>un indicateur de l’état général du pays.</strong> Lorsqu’il évoque la colère de la jeunesse, lorsqu’il dit que<strong> son vote est aujourd’hui <em>« préoccupant »</em>,</strong> il ne parle plus seulement d’insertion professionnelle. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le patron des patrons <strong>une jeunesse mal orientée, mal insérée, sans espoir clair, n’est pas seulement un problème pour les entreprises. C’est un problème pour le pays tout entier. </strong>Son message final aux jeunes va dans ce sens : <em><strong>« redonner un espoir ».</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mourad Boukhalfa, président du groupe INSA</strong>, a prolongé cette perspective dans un registre plus ample encore. En appelant à un <em><strong>« plan Marshall »</strong></em> <strong>pour l’éducation, la souveraineté et l’industrie,</strong> il a voulu exprimer une urgence totale de moyens.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/jeunesse-orientation-employabilite-ce-que-le-president-du-medef-est-venu-dire-a-blois">Jeunesse, orientation, employabilité : ce que le président du MEDEF est venu dire à Blois</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>États généraux de la santé : pourquoi la Mutualité Française veut remettre les citoyens au cœur du système</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 16:34:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Entretien avec Rose-Marie Minayo, présidente de la Mutualité Française Centre-Val de Loire, et Mehdi Madelat, responsable prévention, promotion de la santé et qualité. Un modèle historique à bout de souffle « Depuis 80 ans que la Sécurité sociale existe, nous sommes fiers de ce modèle, nous nous y sommes adossés. Mais aujourd’hui, il est en &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Entretien avec <strong>Rose-Marie Minayo,</strong> présidente de la Mutualité Française Centre-Val de Loire, et <strong>Mehdi Madelat,</strong> responsable prévention, promotion de la santé et qualité.</em></p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-modele-historique-a-bout-de-souffle">Un modèle historique à bout de souffle</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Depuis 80 ans que la <strong>Sécurité sociale</strong> existe, nous sommes fiers de <strong>ce modèle,</strong> nous nous y sommes adossés. Mais aujourd’hui, il <strong>est en danger. »</strong></em> Dès les premières minutes de l’entretien, Rose-Marie Minayo pose un constat sans détour. La présidente de la Mutualité Française Centre-Val de Loire ne parle ni d’effondrement brutal ni de renoncement, mais d’un système <em><strong>« à bout de souffle »</strong></em>, confronté à des transformations profondes qu’il ne peut plus absorber seul. <strong><em>« Il faut le reconstruire, le rénover. Et un seul acteur ne peut pas le faire tout seul. »</em></strong> Pour la Mutualité, la question n’est plus de savoir <em>si</em> le système doit évoluer, mais <em>comment</em> le faire sans renier ses fondements de solidarité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-construire-un-nouveau-avec-les-citoyens">Construire un nouveau avec les citoyens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce contexte que s’inscrivent les <strong>États généraux de la santé et de la protection sociale</strong>. Une démarche que la Mutualité revendique comme fondamentalement citoyenne. <em>« Nous sommes très militants à partir du citoyen. Sans eux, on se rend bien compte qu’on n’arrivera pas à construire correctement. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La première phase, actuellement en cours, repose sur une <strong>large consultation nationale en ligne</strong> via <strong><em><a href="https://www.placedelasante.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">placedelasante.fr</a></em></strong> <strong>(jusqu&rsquo;au 17 février).</strong> Le questionnaire, accessible à tous, demande une dizaine de minutes. Un temps volontairement incompressible. <em><strong>« Ce n’est pas un petit sujet.</strong> Il faut prendre le temps de réfléchir, de se demander ce que l’on veut, quels sont nos besoins. »</em> La consultation invite chacun à formuler <strong>constats, attentes et priorités</strong>, à partir de son propre vécu du système de santé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-large-de-la-sante">Une vision large de la santé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des marqueurs forts de la démarche réside dans le périmètre retenu. Pour la Mutualité, <strong>la santé ne se limite ni au soin curatif ni à l’hôpital.</strong> <em>« Quand nous parlons de santé, c’est au sens très large du terme : le bien-être, la fin de vie, la santé au travail, le sport. Tout cela en fait partie. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Accès aux soins, déserts médicaux, prévention, handicap, grand âge, financement : l’ensemble des grands enjeux est assumé, sans hiérarchie préalable. Une approche globale, qui reflète selon Rose-Marie Minayo <strong>la complexité croissante du système</strong>. <em>« Les évolutions technologiques, démographiques, médicales se cumulent. On ne peut plus décider seul, ni imposer des solutions toutes faites. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-refuser-la-financiarisation-comme-seule-reponse">Refuser la financiarisation comme seule réponse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si la situation est critique, la Mutualité refuse une solution qu’elle juge réductrice : <strong>la financiarisation croissante du système</strong>. <em>« Oui, ce que nous voulons éviter, c’est la financiarisation. Même si elle nous rattrape rapidement, notamment avec la question des taxes. »</em> Pour Rose-Marie Minayo, l’augmentation continue des prélèvements n’est ni soutenable ni efficace. <em><strong>« On voit bien que ce n’est pas la bonne réponse. Il faut s’arrêter et réfléchir. »</strong></em> L’ambition affichée reste celle d’un système capable de répondre aux besoins de toute la population, <strong>sans renoncer à l’universalité ni à l’accessibilité</strong> qui ont fait sa force historique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mobilisation-large-mais-un-defi-les-professionnels">Une mobilisation large, mais un défi : les professionnels</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La démarche repose sur un pilotage partenarial. Aujourd’hui, <strong>une cinquantaine d’organisations</strong> sont déjà engagées, issues notamment de l’économie sociale et solidaire, mais aussi du monde syndical et médico-social. <em>« Nous partageons le même objectif : construire un système de santé efficace, efficient, et qui réponde aux besoins de la population, sans le financiariser. »</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Un point de vigilance demeure toutefois : <strong>la participation des professionnels de santé.</strong> <em>« Ce sont ceux que nous avons le plus de mal à toucher. Le grand public répond, mais les professionnels sont plus réticents, ou ont d’autres préoccupations. »</em> <strong>Or leur contribution est jugée centrale</strong> pour enrichir l’analyse et confronter les constats du terrain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-methode-en-trois-temps-jusqu-au-debat-public">Une méthode en trois temps, jusqu’au débat public</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mehdi Madelat détaille l’avancée du processus. <strong>Début février, environ 65 000 questionnaires avaient déjà été remplis au niveau national</strong> : 55 000 par des citoyens, 10 000 par des professionnels de santé. <strong>En Centre-Val de Loire, près de 3 000 citoyens et 400 professionnels ont déjà participé.</strong> <em>« C’est bien, mais on souhaiterait encore plus. Chaque avis compte. Dix à quinze minutes aujourd’hui, c’est contribuer à ce qui se jouera demain. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La deuxième phase, prévue à partir du printemps</strong>, reposera en partie sur <strong>des ateliers territoriaux</strong>. Leur objectif : débattre collectivement des résultats de la consultation, thématique par thématique, pour <strong>faire émerger des pistes de solutions.</strong> C&rsquo;est la co-construction. Viendra ensuite <strong>le temps des convergences.</strong> Objectif : <strong>une présentation à l&rsquo;automne 2026 des résultats.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les sujets les plus sensibles figure celui de l’accès aux soins. Rose-Marie Minayo nuance toutefois le discours dominant. <em><strong>« Au niveau national, le nombre de médecins n’a pas diminué. Le problème, c’est surtout la répartition territoriale, et les nombreux départs à la retraite à venir. »</strong></em> Elle évoque également les tensions sur certaines spécialités, le retard de formation, et l’arrivée de l’intelligence artificielle, encore insuffisamment intégrée dans l’organisation des soins.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des initiatives locales existent,</strong> comme en Loir-et-Cher, où la Mutualité participe à <strong>un réseau d’accompagnement à l’installation des professionnels de santé, aux côtés des collectivités.</strong> Mais on voit bien que cela demande des efforts considérables, et que cela ne suffit pas toujours.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-besoins-d-abord-les-solutions-ensuite">Des besoins d’abord, les solutions ensuite</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Mutualité assume une réalité : <strong>la consultation fera émerger davantage de besoins que de solutions immédiatement opérationnelles.</strong> <em>« Déjà, porter clairement les besoins et les attentes de la population, ce sera un premier point essentiel. »</em> La phase suivante consistera à revenir vers les citoyens, à partir de ces besoins stabilisés, pour travailler collectivement à leur traduction concrète.<em> « Nous avons une vision transversale du système, des structures de soins, des centres de santé, des crèches, des centres dentaires. Mais nous ne sommes pas seuls. <strong>C’est la complémentarité des acteurs qui compte. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-demarche-democratique-jusqu-au-bout">Une démarche démocratique jusqu’au bout</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le traitement des contributions ne repose pas sur une automatisation aveugle par l&rsquo;IA. <em><strong>« Ce sont des équipes humaines, des agences spécialisées, qui analysent les données par grands thèmes. »</strong></em> Deux garants scientifiques accompagnent le processus, et <strong>une convention démocratique réunira cinquante citoyens tirés au sort.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Mutualité, l’objectif est clair : faire émerger <strong>un citoyen éclairé,</strong> capable de participer pleinement au débat. <em>« Un citoyen ne peut pas proposer des solutions sans s’approprier le sujet. <strong>Le questionnaire est déjà une démarche pédagogique.</strong> Il invite chacun à partager une expérience positive, une expérience négative, et à <strong>réfléchir à ce qui aurait pu mieux fonctionner. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-porter-la-parole-citoyenne-jusqu-a-l-echeance-presidentielle">Porter la parole citoyenne jusqu’à l’échéance présidentielle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les propositions issues des États généraux seront rendues publiques à l’automne, à un moment clé du calendrier politique. <strong>La Mutualité assume cette temporalité, sans revendiquer de position partisane.</strong> <em>« Nous sommes politiquement neutres, mais nous portons des propositions qui ont une portée politique. <strong>Quelle que soit la personne qui arrivera à la présidence, nous porterons la voix des citoyens. »</strong></em> D&rsquo;autant plus qu&rsquo;une conviction guide la démarche : <strong>sans participation citoyenne, aucune réforme durable du système de santé ne sera possible.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">>> Consultation via : <strong><em><a href="https://www.placedelasante.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">placedelasante.fr</a></em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/etats-generaux-de-la-sante-pourquoi-la-mutualite-francaise-veut-remettre-les-citoyens-au-coeur-du-systeme">États généraux de la santé : pourquoi la Mutualité Française veut remettre les citoyens au cœur du système</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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