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	<title>Archives des France - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des France - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Benjamin Salesse : « On ne doit plus laisser passer le racisme décomplexé »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 08:55:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nouveau secrétaire départemental du Parti communiste français en Loir-et-Cher, Benjamin Salesse ne découvre ni le militantisme ni le territoire. Adhérent au PCF depuis 1992, ancien conseiller municipal à Monteaux, syndicaliste, il prend aujourd’hui davantage de responsabilités dans une période qu’il juge lourde de dangers mais aussi de possibilités politiques. À l’approche de l’élection présidentielle de &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nouveau secrétaire départemental du Parti communiste français en Loir-et-Cher, Benjamin Salesse ne découvre ni le militantisme ni le territoire. Adhérent au PCF depuis 1992, ancien conseiller municipal à Monteaux, syndicaliste, il prend aujourd’hui davantage de responsabilités dans une période qu’il juge lourde de dangers mais aussi de possibilités politiques. À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, il aura notamment la charge d’organiser dans le département la campagne de Fabien Roussel.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 20 juin, Benjamin Salesse a pris la tête de la fédération du PCF de Loir-et-Cher à l’issue du congrès départemental, élu à l’unanimité. Une situation dont il s’amuse : « <em>Ce n’était pas un score soviétique, mais j’ai été élu à l’unanimité.</em> » Sa candidature relevait d’abord, insiste-t-il, d’un choix collectif. Elle rencontrait toutefois une disposition personnelle : celle de prendre davantage de responsabilités. <strong>« <em>J’avais envie, dans la période actuelle, de m’engager un peu plus politiquement.</em> »</strong></p>



<h3 id="h-une-pierre-a-apporter-a-l-edifice" class="wp-block-heading">« Une pierre à apporter à l’édifice »</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi maintenant ? Benjamin Salesse décrit <strong>une période « <em>porteuse de profonds espoirs, de profondes revendications</em> »</strong>, mais <strong>également « <em>lourde de grands dangers</em> »</strong>, en France comme à l’étranger. « <em>Je me suis dit que j’avais, en toute modestie, une pierre à apporter à l’édifice, en tout cas au niveau départemental, pour animer la vie démocratique et puis</em><strong><em> porter encore davantage nos valeurs vis-à-vis de nos partenaires et de la population.</em> »</strong> Car à ses yeux, son parti doit trouver sa place dans un ensemble plus large : « <em>Pour moi, <strong>c’est un combat progressiste</strong> et un combat de gauche dans sa globalité.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de la singularité communiste demeure pourtant entière, alors que le parti a considérablement perdu de son poids électoral national. Benjamin Salesse répond d’abord par<strong> l’implantation territoriale du PCF</strong> et <strong>le nombre d’élus locaux</strong> qu’il conserve. Puis par ce qui, selon lui, constitue encore <strong>une identité politique</strong> : les services publics, le partage des richesses, l’égalité entre les femmes et les hommes, la lutte contre les discriminations, la démocratie sociale, la place des syndicats ou encore la solidarité internationale. Il cite également la <em><strong><a href="https://www.pcf.fr/la_securit_emploi_formation_en_5_points" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« sécurité emploi-formation »</a></strong></em>, projet défendu de longue date par les communistes et qui vise à <strong>sécuriser les parcours professionnels</strong> en permettant d’alterner emploi et formation tout au long de la vie, avec un revenu garanti pendant les périodes de transition.</p>



<h3 id="h-un-engagement-commence-en-1992-entre-apartheid-et-memoire-familiale" class="wp-block-heading">Un engagement commencé en 1992, entre apartheid et mémoire familiale</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’histoire militante de Benjamin Salesse commence en 1992</strong>, dans un contexte peu favorable au communisme européen. Le mur de Berlin est tombé trois ans plus tôt, l’Union soviétique vient de disparaître. Son engagement ne naît pourtant ni à Moscou ni à Berlin, mais en regardant vers <strong>l’Afrique du Sud. Les mobilisations contre l’apartheid et pour la libération de Nelson Mandela</strong> jouent un rôle décisif dans sa politisation. « <em>C’est ce qui m’a amené à la politique : </em><strong><em>la lutte contre le racisme, les discriminations et la ségrégation.</em> »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a aussi une histoire familiale. <strong>Des grands-parents communistes, et surtout un grand-père résistant puis déporté,</strong> dont il évoque la détention à Châteaubriant, au moment où Guy Môquet et les autres otages qui seront fusillés en octobre 1941 y étaient emprisonnés. Puis Mauthausen et le commando de Loibl Pass. Des souvenirs longtemps tus, raconte-t-il, avant que certains récits ne ressortent au détour de conversations. Benjamin Salesse ne veut pas pour autant transformer cette filiation en destin tout tracé : <strong>« <em>Ce n’est pas de l’atavisme, mais il y a une tradition familiale.</em> »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Trente-quatre ans après avoir pris sa carte au PCF, Benjamin Salesse se retrouve désormais chargé de mener la bataille présidentielle dans le Loir-et-Cher. Le parti a déjà choisi son candidat : consultés début septembre, <strong>72,06 % des 23 962 communistes ayant exprimé un suffrage ont approuvé la candidature de Fabien Roussel</strong>. La fédération va donc prendre le chemin des marchés, distribuer ses tracts, coller ses affiches et investir les réseaux sociaux. Mais l’enjeu dépasse la mécanique d’une campagne électorale. Pour Benjamin Salesse, il s’agit surtout de <strong>retrouver une prise sur les catégories populaires</strong>, dans les quartiers, les entreprises comme dans les territoires ruraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Parler salaires, fiscalité, emploi et services publics</strong>, sans abandonner pour autant le terrain du <strong>racisme, de l’homophobie, des droits des femmes, des discriminations ou des libertés publiques</strong>. « <em>On ne doit plus laisser passer autour de nous les dérives de langage et le racisme décomplexé que l’on peut entendre un peu partout.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Benjamin Salesse, <strong>la bataille est donc aussi culturelle</strong>. Il relie la progression de l’extrême droite au sentiment de déclassement, mais aussi à <strong>un discours de repli</strong> qui désigne des boucs émissaires et entretient<strong> la nostalgie d’une France passée, largement fantasmée.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce récit, il oppose ce qu’il dit observer dans le Loir-et-Cher : <strong>des associations, des clubs sportifs, des acteurs culturels et des bénévoles qui continuent à faire vivre des lieux, des projets et des solidarités.</strong> Autant de signes, à ses yeux, que le repli n’a pas tout emporté. Pour Benjamin Salesse, le chantier est là : <strong>reprendre pied là où la gauche a reculé, sans dissocier la question sociale du combat contre le racisme, les discriminations et les atteintes aux libertés publiques.</strong></p>



<h3 id="h-climat-paix-solidarites-du-loir-et-cher-a-l-international" class="wp-block-heading">Climat, paix, solidarités : du Loir-et-Cher à l’international</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Chez Benjamin Salesse, <strong>la question écologique</strong> ne se détache pas du reste. Elle rejoint directement le pouvoir d’achat, l’agriculture, la santé et les conditions de vie. Après un été marqué par de fortes chaleurs, il estime qu’il faut accélérer l’adaptation des territoires : logements, équipements publics, organisation des villes, mais aussi soutien aux agriculteurs confrontés à des épisodes climatiques plus brutaux. <strong>« <em>Il va falloir qu’on aborde la transition écologique de manière ferme et décidée</em> »,</strong> insiste-t-il, en plaidant aussi <strong>pour une agriculture paysanne et une consommation davantage tournée vers les productions locales.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche se prolonge dans une conception plus large de la solidarité. Benjamin Salesse revendique l’internationalisme comme l’un des fils de son engagement communiste. Il évoque <strong>la Palestine, Cuba, l’Ukraine, le Soudan, le Proche et le Moyen-Orient, mais aussi l’Amérique latine.</strong> Dans tous ces cas, il revient au même principe : <strong>soutien aux populations</strong> confrontées à la guerre, respect du droit international et refus de considérer que les injustices deviennent secondaires lorsqu’elles se déroulent loin de la France.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="621" height="878" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-41.png" alt="" class="wp-image-36642" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-41.png 621w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-41-212x300.png 212w" sizes="(max-width: 621px) 100vw, 621px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Cuba occupe une place particulière dans ce raisonnement. Il dénonce les conséquences du blocus et des difficultés économiques qui touchent l’île, et évoque notamment les besoins liés à l’énergie. Cette solidarité prendra une forme concrète à Blois <strong>samedi 26 septembre</strong>, lors d’une soirée organisée <a href="https://bloiscapitale.com/agenda-de-blois-et-des-environs-du-21-au-27-septembre-2026" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>salle Beauce de l’ALCV, rue Dupré</strong>, de 18 h à 23 h</a>. À 18 h 30, un premier temps sera consacré à la crise énergétique et aux formes de solidarité possibles, avec des témoignages. La soirée se poursuivra à 19 h 30 par une initiation à la danse avec Michel Martinez, puis à 20 h 30 par un concert-bal de salsa avec <strong>Cuarteto Café con Pan</strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/marche-climat-1024x576.png" alt="marche climat" class="wp-image-36493" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/marche-climat-1024x576.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/marche-climat-300x169.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/marche-climat-768x432.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/marche-climat-1536x864.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/marche-climat-390x220.png 390w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/marche-climat.png 1672w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Quelques heures plus tôt, Benjamin Salesse participera aussi à un autre rendez-vous qui rassemble plusieurs des préoccupations développées pendant l’entretien : la <strong>Marche pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale</strong>, organisée à Blois <strong><a href="https://bloiscapitale.com/blois-une-marche-pour-le-climat-le-vivant-la-paix-et-la-justice-sociale-le-26-septembre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">[lire ici]</a></strong> ce même <strong>samedi 26 septembre</strong>. Pour lui, le rapprochement de ces thèmes n’a rien d’artificiel : crise climatique, inégalités sociales, guerres et fragilisation des populations se répondent et appellent, selon lui, <strong>des mobilisations qui ne restent pas enfermées dans un seul registre.</strong> De l’écologie locale à la solidarité internationale, il revendique ainsi un même fil conducteur : <strong>ne pas dissocier les combats.</strong> Et c’est aussi dans cet esprit qu’il formule son appel final : <strong>« <em>Garder espoir pendant les mois qui viennent, s’engager, s’investir et ne pas avoir peur de prendre la parole.</em> »</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Marc Gricourt : « Dans certains domaines, il faut de la radicalité »</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/marc-gricourt-dans-certains-domaines-il-faut-de-la-radicalite</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2026 15:48:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Force est de constater, le Parti socialiste sort de son Campus de Blois avec un paradoxe : il a réussi à préserver l’image d’une formation rassemblée, sans dissiper les profondes divergences qui la traversent à l’approche de l’élection présidentielle. La compétition est désormais officiellement ouverte pour la primaire de la gauche socialiste et démocratique, organisée &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/marc-gricourt-dans-certains-domaines-il-faut-de-la-radicalite">Marc Gricourt : « Dans certains domaines, il faut de la radicalité »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Force est de constater, le Parti socialiste sort de son Campus de Blois avec un paradoxe : il a réussi à préserver l’image d’une formation rassemblée, sans dissiper les profondes divergences qui la traversent à l’approche de l’élection présidentielle.<strong> La compétition est désormais officiellement ouverte</strong> pour la primaire de la gauche socialiste et démocratique, organisée avec Place publique et la Gauche républicaine et socialiste, dont les deux tours se tiendront <strong>les 9-10 et 16-17 octobre.</strong> Son format, plus resserré que la primaire largement ouverte défendue par Olivier Faure, avait placé le premier secrétaire en minorité lors du vote interne sur ses modalités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Annoncée le 30 août, la candidature d’Olivier Faure transforme la consultation en un affrontement stratégique avec Raphaël Glucksmann.</strong> Le président de Place publique, déclaré depuis le 23 août et donné favori, a rallié plusieurs figures importantes du PS, parmi lesquelles Boris Vallaud, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Carole Delga, Nicolas Mayer-Rossignol,Michaël Delafosse ou encore <strong>François Bonneau,</strong> président le région Centre-Val de Loire. <strong>Face à lui, Olivier Faure entend défendre une ligne plus nettement ancrée à gauche</strong> et sa <strong>capacité à renouer, après la primaire, le dialogue avec les écologistes, les communistes et les <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-francois-ruffin-appelle-a-une-bronca-au-sein-du-parti-socialiste" target="_blank" rel="noreferrer noopener">autres composantes</a></strong> susceptibles de former une majorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La compétition ne se limite toutefois pas à ces deux candidatures. <strong>Philippe Brun, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel et Ségolène Royal</strong> entendent également porter leurs orientations. <strong>François Hollande, de son côté, refuse</strong> de participer à une primaire qu’il juge trop étroite et trop précoce. L’ancien président donne rendez-vous en décembre pour déterminer, en fonction du résultat et du rapport de force politique, le rôle qu’il pourrait encore jouer. La désignation d’octobre pourrait donc choisir un candidat sans refermer entièrement la question présidentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans cette séquence incertaine que <strong>Marc Gricourt prend clairement position.</strong> Le <a href="https://www.blois.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">maire de Blois</a> apporte son <strong>soutien à Olivier Faure,</strong> au nom de son appartenance socialiste, <strong>mais aussi d’un choix de ligne</strong> : celui d’une gauche revendiquant des ruptures économiques, sociales et environnementales, tout en conservant la capacité de parler à l’ensemble de ses partenaires. Dans cet entretien accordé à <em>Blois Capitale</em>, l&rsquo;édile revient sur les enseignements du CamPuS, les fragilités persistantes du PS, le poids du quinquennat Hollande et les conditions qui permettraient, selon lui, de reconstruire une gauche capable de gouverner.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Dimanche, vous avez annoncé que vous apportiez votre soutien à Olivier Faure. Que retenez-vous déjà de ce camPuS socialiste ?</mark></strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> L’objectif était d’abord de faire en sorte que ce Campus soit <strong>celui de l’unité la plus large possible</strong> du Parti socialiste et qu’il se déroule <strong>dans des conditions sereines,</strong> dans le respect des militantes et des militants qui représentent les différents courants de pensée et textes d’orientation au sein du PS. De ce point de vue, la mission a été remplie. Ce qui en est ressorti, à travers le discours de clôture d’Olivier Faure et les prises de position du premier secrétaire du Parti socialiste, ce sont <strong>des orientations et des mesures que nous allons porter pendant la présidentielle,</strong> sur les questions internationales, environnementales, économiques et sociales. Cela fait évidemment écho à la santé et à l’éducation. C’était plutôt intéressant. En tout cas, je l’ai vécu comme tel, <strong>avec des orientations clairement à gauche.</strong> Et puis il y a eu dimanche l’annonce officielle de sa candidature à la primaire. J’avais lancé une perche, si je puis dire, dans mon discours d’accueil. J’avais indiqué qu’en tant que membre du Parti socialiste, si le premier secrétaire était candidat, il aurait mon soutien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il l’a sur la base d’une ligne programmatique qui, je n’en doute pas, sera conforme à ce qu’Olivier Faure défend depuis plusieurs années. Ce seront <strong>des mesures de gauche</strong> dans lesquelles je me retrouve, <strong>avec, bien sûr, la nécessité de faire preuve de sérieux dans certains domaines de la gestion publique,</strong> au regard de la réalité des déficits publics de la nation. Mais il faut aussi <strong>une ambition qui impose des ruptures</strong> avec les politiques menées depuis dix ans et, dans certains domaines, depuis bien plus longtemps, y compris sous les mandatures de Nicolas Sarkozy et de François Hollande. <strong>Ce que je défends également, dans certains domaines, c’est une forme de radicalité.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines questions exigent des décisions tranchées. Sur le <strong>pouvoir d’achat, par exemple,</strong> il faudra évidemment lancer une conférence afin de parvenir à des accords. <strong>Sur les questions environnementales</strong>, il faut également savoir imposer des mesures, comme cela a été fait dans le passé concernant l’utilisation — ou plutôt la non-utilisation — de certains pesticides. <strong>Sur la santé, </strong>qui est un domaine que je connais bien, il faut enfin parvenir à redéfinir les modalités de financement de l’hôpital public, mais aussi celles du secteur médico-social, notamment des EHPAD. Il faut traiter la question du reste à charge pour les personnes et les familles, garantir à tous l’accès à un EHPAD lorsque cela s’impose, et conduire une véritable politique de santé publique. Cela suppose, bien sûr, une véritable politique de prévention, que nous n’avons pas dans notre pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enjeux sont donc importants. <strong>Sur l’éducation,</strong> Olivier Faure a également donné quelques pistes, notamment l’objectif de ne pas avoir de classe comptant plus de 19 élèves. Cela peut paraître utopique ou impossible à certains, compte tenu de la situation budgétaire. Pourtant, d’autres pays y parviennent. Quand je vais en Allemagne, dans les villes jumelées avec Blois, il n’y a pas de classe de plus de 20 élèves, que ce soit dans le primaire ou dans le secondaire. On ne peut pas tout comparer entre la France et l’Allemagne, mais nous appartenons tout de même aux dix premières puissances mondiales. Si nous ne pouvons pas nous fixer des objectifs ambitieux en matière d’éducation, afin de donner le plus de chances possible à tous les enfants et de faire en sorte que l’école de la République soit de nouveau capable de garantir les mêmes chances à chacun, cela pose question. Voilà quelques exemples des orientations données par Olivier Faure.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce qui est également intéressant dans sa candidature, c’est qu’il a toujours œuvré, depuis qu’il est premier secrétaire, à l’unité de la gauche.</strong> C’est lui qui avait initié les rencontres ayant conduit à la Nupes, puis au Nouveau Front populaire. Nous savons que ces deux démarches d’accord électoral entre les formations de gauche, lors des élections législatives, ont permis de résister, voire de faire mieux que ce que nous aurions pu imaginer séparément. Cela le différencie aussi d’autres candidats à cette primaire, <strong>notamment de Raphaël Glucksmann, qui a d’emblée écarté toute possibilité de travailler avec La France insoumise.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, imaginons que nous ayons demain un président de gauche et une Assemblée nationale de gauche : les formations situées en dehors de LFI ne seront pas majoritaires à elles seules. Il faudra donc <strong>gouverner ensemble,</strong> sur la base d’un programme et d’un accord de gouvernement. Exclure dès aujourd’hui la possibilité d’avoir demain, à la tête du pays, un gouvernement de Front populaire, comme cela s’est fait en 1936, comme François Mitterrand l’a fait dans un autre contexte ou comme Lionel Jospin l’a fait en 1997, c’est acter d’emblée que l’on ne pourra pas gouverner la France.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nous savons que Raphaël Glucksmann aura des difficultés à rassembler largement la gauche. Je suis convaincu qu’Olivier Faure possède cette capacité, ou en tout cas cette volonté.</strong> Il a démontré qu’il savait discuter avec les autres formations politiques : le Parti communiste, les écologistes et les autres forces de gauche. Il aura donc, au lendemain de la primaire, une plus grande capacité à rassembler largement. <strong>Et puis, quand on est socialiste, on vote pour un candidat ou une candidate socialiste.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce qui me perturbe dans les prises de position de certains responsables du Parti socialiste qui ont d’emblée apporté leur soutien à Raphaël Glucksmann</strong> — et c’est leur liberté —, c’est que, lorsqu’on appartient à un parti politique, on choisit normalement de soutenir les candidates ou les candidats issus de cette formation. Cela me pose question.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Ce format de primaire a été voté. Mais est-ce celui que vous souhaitiez ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> Ce n’est pas celui que je défendais. Je soutenais la proposition formulée par la majorité du bureau politique du PS : <strong>une primaire plus ouverte et plus large.</strong> La formule retenue donne d’emblée <strong>un avantage à Raphaël Glucksmann</strong>, ce qui fausse le jeu. Mais une majorité de militantes et de militants a approuvé cette formule. Nous en prenons donc acte. Il appartient maintenant à Olivier Faure de renverser la tendance annoncée et de se retrouver demain en tête de cette primaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Voter pour Olivier Faure, c’est donc s’autoriser ensuite à discuter avec les écologistes et les communistes ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> Oui. Au regard des déclarations de Raphaël Glucksmann et de ce que disent notamment nos partenaires communistes et écologistes, nous savons qu’avec lui, ce serait très compliqué. <strong>Il serait donc difficile d’imaginer un élargissement de la majorité autour de sa candidature dès le premier tour.</strong> Or, nous savons qu’un tel élargissement peut être l’un des éléments permettant d’assurer une présence au second tour.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Ce qui est en jeu, c’est donc aussi le positionnement du candidat : au centre gauche ou clairement à gauche ?</mark></strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> Absolument. Je ne remets pas en cause le positionnement politique de Raphaël Glucksmann, qui se situe à gauche, mais <strong>il défend, dans certains domaines, des orientations politiques libérales.</strong> Je ne voudrais pas que nous nous retrouvions demain avec des propositions s’inscrivant globalement dans la continuité des politiques menées depuis dix, vingt ou trente ans. C’est pour cela que j’évoquais <strong>la nécessité d’avoir, pendant cette primaire, de vrais débats</strong>. Il ne doit pas seulement s’agir d’un choix de personne, mais d’un choix fondé sur des positions politiques, des annonces et des orientations claires, permettant notamment aux militants socialistes de gauche de voter à partir de propositions concrètes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Si Raphaël Glucksmann devait gagner, n’y aurait-il pas un risque de multiplication des candidatures pour occuper l’espace à gauche, voire de ralliement de certaines forces à LFI ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> Le risque est plus important, nous le savons. Il y a d’abord celui d’une multiplication des candidatures. Si nous ne parvenons pas, au lendemain de notre primaire, à engager des discussions avec les autres responsables écologistes et communistes, nous prenons <strong>le risque que ces formations maintiennent leurs propres candidatures.</strong> Cette démultiplication rendrait d’emblée très difficile l’accès au second tour du candidat de la gauche non mélenchoniste.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Le Campus socialiste vous a-t-il aussi permis de sonder les tendances et de voir certaines évolutions se dessiner ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> Il s’est passé quelque chose d’intéressant. De nombreuses militantes et de nombreux militants qui, lors du dernier congrès, avaient soutenu d’autres courants ou d’autres textes d’orientation que celui d’Olivier Faure ont exprimé ce que je viens de dire : <strong>« Nous sommes socialistes. Faisons d’abord le choix d’un candidat socialiste à cette primaire, et nous verrons ensuite. »</strong> C’est déjà un petit signal que j’ai trouvé intéressant. L’enjeu est véritablement de faire en sorte qu’Olivier Faure sorte vainqueur de cette primaire. Il y a d’autres candidats, mais il est, selon moi, le mieux placé pour porter nos couleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Le résultat de cette primaire pourrait-il modifier votre engagement ? Pourriez-vous être plus ou moins actif dans la campagne ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> Cela pourrait le modifier. Si Raphaël Glucksmann sortait vainqueur, je regarderais la situation. Je suis plutôt légitimiste : une stratégie a été définie par le parti. Mais <strong>Raphaël Glucksmann n’est pas socialiste</strong>. Dans cette hypothèse, j’examinerais ses propositions et ses orientations. <strong>Si je ne m’y retrouvais pas, cela pourrait m’amener à soutenir un autre candidat à gauche.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Quelle pourrait être votre place dans cette campagne présidentielle ? Quel serait votre niveau d’engagement ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> Nous verrons. Il est évident que <strong>si Olivier Faure sort vainqueur</strong> de cette primaire et s’engage dans la campagne, il sera peut-être lui-même amené à me proposer d’y participer. Comme cela s’était passé avec Benoît Hamon, puis avec Anne Hidalgo, j’étais dans ce que l’on appelle <strong>le staff de campagne</strong>. Avec Benoît Hamon, j’avais beaucoup travaillé, avec d’autres, sur les questions de fiscalité, notamment la fiscalité locale et celle des ménages. <strong>Demain, je serai évidemment disponible</strong> pour contribuer à la réflexion, à la définition d’un programme, puis pour m’engager dans la campagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Vous avez déclaré que vous n’iriez pas aux élections législatives, mais que les élections sénatoriales pourraient davantage vous intéresser.</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> Cela, c’est le résumé d’Henri Brissot dans <em>La Nouvelle République</em>… J’ai dit qu’aujourd’hui, en effet, <strong>mon intention n’était pas de me présenter aux élections législatives</strong>. Mais, comme je l’ai toujours précisé, cela reste vrai <strong>sauf situation particulière</strong>. Même si les candidats aux législatives sont investis avant l’élection présidentielle, <strong>je ne sais pas quelle sera la situation politique après la présidentielle.</strong> Il peut y avoir des bouleversements ou la nécessité de sécuriser les choses. Et, avec beaucoup d’humilité, cela m’a encore été dit pendant ce CamPuS : <strong>j’apparais toujours comme le mieux placé pour porter les couleurs de la gauche dans cette circonscription.</strong> Ce n’est pas mon intention. J’espère donc ne pas avoir à m’engager dans cette élection législative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le message que j’ai voulu faire passer est le suivant : si l’on estime que je peux jouer un rôle à l’échelle nationale, au Parlement, cela pourrait en effet passer, <strong>pourquoi pas, par les élections sénatoriales de 2029.</strong> Par définition, le profil des sénateurs correspond plutôt à celui de personnes ayant une expérience d’élu local. De ce point de vue, j’ai couvert tout le panel. <strong>J’ai donc, par définition, le profil que l’on attend généralement d’un sénateur.</strong> Mais, encore une fois, cela dépendra de mon état d’esprit. Peut-être que, dans trois ans, je resterai tout simplement maire de Blois. C’est déjà une chance et c’est déjà très bien. Peut-être déciderai-je ensuite de prendre ma retraite.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Qu’est-ce qui vous freine aujourd’hui pour les élections législatives puisque de l’avis général vous seriez le favori si vous vous présentiez ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> Ce qui me freine aujourd’hui, et c’est ce que j’ai expliqué à certains de mes interlocuteurs, c’est que <strong>nous ne sommes plus en 2024.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, même si je ne l’avais pas imaginé, il existait aussi une opportunité calendaire. Nous étions à deux ans des élections municipales. Si j’avais été élu député, j’aurais obligatoirement dû, pour respecter la loi, passer la main. <strong>Celui qui aurait alors été maire de Blois aurait eu deux ans pour se confronter à la fonction</strong> avant de repartir aux élections municipales. Aujourd’hui, nous sommes dans un autre contexte. <strong>J’ai été réélu en 2026. Annoncer aux Blésois, un an plus tard, que j’envisage de quitter la fonction de maire pour laquelle ils m’ont élu, au profit d’un autre mandat, serait différent.</strong> Certains pourraient le comprendre, parce qu’il existe un enjeu national : <strong>tout faire pour éviter que cette circonscription ne bascule à l’extrême droite</strong>. Je me réserve cette hypothèse dans une situation politique particulière. Voilà où j’en suis aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Vous pourriez donc vous engager avant tout pour faire barrage ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> Oui.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/product/prevente-du-numero-1-septembre-2026-du-magazine-papier-blois-capitale"><img decoding="async" width="1024" height="341" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/ban-gricourt-1024x341.png" alt="" class="wp-image-35976" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/ban-gricourt-1024x341.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/ban-gricourt-300x100.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/ban-gricourt-768x256.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/ban-gricourt-1536x512.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/ban-gricourt-2048x683.png 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Dans votre livre*, vous écrivez : « Lorsque les enjeux s’élèvent, lorsque la tension monte, je deviens un combattant. »</mark></strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> C’est vrai. <strong>Les campagnes électorales ont toujours exercé sur moi une grande stimulation.</strong> J’estime aussi qu’il existe des échéances auxquelles il faut être candidat. Il n’était pas écrit qu’en 2008, je serais élu maire de Blois et que mon prédécesseur serait battu après un seul mandat. Mais lorsque <strong>l’on a des idées à porter, il faut aussi prendre ses responsabilités, </strong>quand on représente une formation politique et, plus encore, lorsque l’on est élu, et aller au combat. Nous parlions des élections sénatoriales. Imaginons que je sois demain candidat : ce serait un véritable combat politique. Si l’on regarde mathématiquement le nombre d’élus susceptibles de voter pour un candidat de gauche, <strong>nous sommes minoritaires dans ce département.</strong> Mais nous savons que <strong>d’autres paramètres entrent en ligne de compte</strong> lors d’une élection sénatoriale. Il y a des élus modérés ou non inscrits, qui sont d’ailleurs majoritaires, et qui regarderont l’engagement de l’élu dans son territoire, sa connaissance des collectivités, les valeurs qu’il porte, etc. Je suis convaincu qu’il existe une fenêtre de tir pour cette élection. <strong>Ce serait un défi, mais j’aime les défis.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Si François Hollande n’est pas candidat à la primaire, est-ce parce qu’il sait qu’il ne la gagnerait pas ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> Je ne sais pas, c’est à lui qu’il faut le demander. Mais <strong>je peux entendre sa position d’ancien président de la République,</strong> considérant que, de ce fait, il n’a pas à participer à une compétition entre plusieurs candidats au sein d’une même formation politique. Je trouve que cela se discute, mais je peux l’entendre. Ensuite, <strong>cela fausse un peu les règles du jeu, parce qu’il dit lui-même qu’il se prononcera en décembre.</strong> Ce sera donc une fois que nous aurons désigné notre candidat à l’issue de cette primaire et que nous connaîtrons plus précisément les intentions des autres formations politiques, notamment communistes et écologistes, qu’il estimera s’il doit jouer un rôle ou non.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Mediapart expliquait qu’il avait été envisagé de faire venir pour ce CamPuS à Blois Pedro Sánchez et le maire de New York, Zohran Mamdani. Était-ce vraiment le cas ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> Je n’ai pas eu cette information, mais j’en aurais été très heureux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : On vous connaît une très grande admiration pour Pedro Sánchez. Est-ce un peu le modèle à suivre ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> Oui, je le crois. Il a démontré que l’on pouvait être socialiste, donc de gauche, et porter une ambition forte sur les questions environnementales, sociales, économiques et internationales. Il a le courage de défendre des positions qui ne sont pas forcément majoritaires, sur Gaza notamment. <strong>Depuis qu’il est au pouvoir, l’Espagne est numéro un en Europe</strong> sur le plan économique et social, avec des mesures fortes d’augmentation du salaire minimum, mais aussi sur les questions de société. C’est donc un exemple.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Si Olivier Faure l’emporte, êtes-vous certain que Raphaël Glucksmann ne se présentera pas malgré tout ? Et, dans votre esprit, le vainqueur devra-t-il ensuite discuter avec les autres forces de gauche pour les rallier ou pour se rallier à elles ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> <strong>À partir du moment où Raphaël Glucksmann s’engage dans cette démarche de primaire, je ne saurais imaginer qu’il n’en respecte pas le résultat.</strong> Je n’ai pas trop d’inquiétude à ce sujet. S’il n’arrive pas en tête de cette primaire, il s’effacera. Mais il devra <strong>s’effacer en s’engageant, </strong>je l’espère, dans la campagne présidentielle aux côtés de celui ou de celle qui en sera sorti vainqueur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Et le vainqueur devra ensuite discuter avec les autres forces de gauche ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt :</strong> Bien sûr. Il devra chercher à les rallier afin de définir une stratégie commune. Lorsque nous parlons des écologistes et du Parti communiste, le Parti socialiste reste la première force politique parmi ces trois formations. <strong>Il faudra donc essayer d’embarquer les autres autour de notre candidat</strong>. Nous savons très bien qu’une candidature du Parti communiste ne serait pas en mesure d’accéder au second tour et de l’emporter. J’ai également beaucoup de réserves sur une candidature écologiste, avec des écologistes qui sont eux-mêmes divisés. Une bonne partie penche vers Jean-Luc Mélenchon ; une autre ne le supporte pas et pencherait plutôt vers nous, mais plus difficilement vers Raphaël Glucksmann. Voilà la réalité du paysage politique à gauche aujourd’hui.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*Aventures en territoire humain aux éditions Plume d&rsquo;éléphant</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/marc-gricourt-dans-certains-domaines-il-faut-de-la-radicalite">Marc Gricourt : « Dans certains domaines, il faut de la radicalité »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>À Blois, François Ruffin appelle à « une bronca » au sein du Parti socialiste</title>
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					<comments>https://bloiscapitale.com/a-blois-francois-ruffin-appelle-a-une-bronca-au-sein-du-parti-socialiste#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Aug 2026 15:01:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présent à Blois en ce weekend de CamPuS du Parti socialiste, François Ruffin s&#8217;est offert ce samedi 29 août une escapade à L’Arboré Sens, loin du format des grandes tables rondes. Devant militants, élus et sympathisants venus de plusieurs sensibilités de gauche, le candidat à l’élection présidentielle a développé son diagnostic : l’ordre libéral s’épuise, &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-francois-ruffin-appelle-a-une-bronca-au-sein-du-parti-socialiste">À Blois, François Ruffin appelle à « une bronca » au sein du Parti socialiste</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://bloiscapitale.com/francois-ruffin-avec-gilles-perret-aux-lobis-pour-presenter-au-boulot" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Présent à Blois</a> en ce weekend de CamPuS du Parti socialiste, François Ruffin s&rsquo;est offert ce samedi 29 août une escapade à L’Arboré Sens, loin du format des grandes tables rondes. Devant militants, élus et sympathisants venus de plusieurs sensibilités de gauche, le candidat à l’élection présidentielle a développé son diagnostic : l’ordre libéral s’épuise, mais c’est aujourd’hui le Rassemblement national qui semble le mieux placé pour en recueillir les fruits. Sa réponse tient dans une formule : <em>« réconcilier gauche et populaire »</em>. Une ambition qui passe, selon lui, par le travail, l’écologie et l’unité, mais qui se heurte immédiatement à la question de la primaire organisée autour du PS et de Place publique.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques rues du CamPuS socialiste, le décor change. À L’Arboré Sens, les participants, trop nombreux pour tous trouver place à l’étage de l’établissement blésois, s’installent autour des tables tandis que certains restent debout. Les questions et prises de parole viennent directement de la salle. Dans le public, <strong>Alexis Corbière</strong>, <strong>Marc Gricourt</strong> et plusieurs personnalités socialistes locales. Autour de François Ruffin se retrouvent aussi des responsables politiques venus d’horizons différents : <strong>Sophie Taillé-Polian</strong>, députée membre de Génération.s, responsable du programme et porte-parole de sa campagne ; <strong>Marie-Noëlle Lienemann</strong> et <strong>Emmanuel Maurel</strong>, de la Gauche républicaine et socialiste (GRS) ; ainsi que <strong>Stéphane Delpeyrat-Vincent</strong>, maire socialiste de Saint-Médard-en-Jalles.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="858" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7335-858x1024.jpeg" alt="François Ruffin à Blois | Marc Alvarez" class="wp-image-35923" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7335-858x1024.jpeg 858w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7335-251x300.jpeg 251w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7335-768x917.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7335-1287x1536.jpeg 1287w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7335-1715x2048.jpeg 1715w" sizes="auto, (max-width: 858px) 100vw, 858px" /></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 id="h-un-ordre-liberal-qui-s-effondre-aux-yeux-des-gens" class="wp-block-heading">Un ordre libéral qui « s’effondre aux yeux des gens »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour poser son diagnostic, François Ruffin convoque Gramsci et l&rsquo;idée d&rsquo;un <strong><em>« détachement de l&rsquo;idéologie dominante »</em></strong>. Il égrène les mots qui, selon lui, ont structuré plusieurs décennies de discours économique : <em><strong>« concurrence, croissance, mondialisation, compétitivité, marché »</strong></em>. Des termes qui, estime-t-il, <em><strong>« ne sont plus des mots qui enthousiasment, mais sont des mots qui dégoûtent »</strong></em>. Son raisonnement est celui d&rsquo;<strong>une crise de confiance plus profonde qu&rsquo;un simple rejet du gouvernement.</strong> Les salaires, le déclassement, les services publics, les conséquences des canicules ou encore les incendies deviennent chez lui les manifestations concrètes d&rsquo;un même épuisement. <em><strong>« Leur ordre, l&rsquo;ordre libéral, en fait, est en train de s&rsquo;effondrer aux yeux des gens. Les gens ont un profond désir d&rsquo;autre chose »</strong></em>, affirme-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;où le paradoxe qu&rsquo;il place au centre de son intervention. Face à l&rsquo;échec qu&rsquo;il prête aux libéraux, <strong>les forces antilibérales devraient selon lui se trouver en situation de conquérir le pouvoir.</strong> Or c&rsquo;est l&rsquo;extrême droite qu&rsquo;il voit aujourd&rsquo;hui en position de force. <em><strong>« Si on laisse faire l&rsquo;Histoire, c&rsquo;est une entrée à l&rsquo;Élysée de Marine Le Pen, de l&rsquo;extrême droite et du Rassemblement national »</strong></em>, prévient-il. Pour Ruffin, la responsabilité de la gauche est donc d&#8217;empêcher ce scénario. Non seulement parce qu&rsquo;elle risquerait de perdre une nouvelle présidentielle, mais parce que les conséquences, insiste-t-il, ne seraient pas également réparties : <em><strong>« Ce n&rsquo;est pas moi qui aurai à payer le plus fort prix. Le plus fort prix, il sera payé par les immigrés, il sera payé par les enfants des quartiers […] il sera payé par les femmes aussi. »</strong></em> C&rsquo;est à partir de là qu&rsquo;il formule l&rsquo;objectif qui traversera pratiquement toute la rencontre : <em><strong>« Ma grande bataille, c&rsquo;est de réconcilier gauche et populaire. »</strong></em></p>



<h2 id="h-hollande-melenchon-deux-ruptures-avec-le-populaire-selon-ruffin" class="wp-block-heading">Hollande, Mélenchon : deux ruptures avec le populaire selon Ruffin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette reconquête suppose d&rsquo;abord, dans son analyse, de regarder ce qui a éloigné une partie des catégories populaires de la gauche. François Ruffin ne ménage pas le quinquennat Hollande. Il va jusqu&rsquo;à qualifier cette période de <em><strong>« machine à accélérer le vote RN »</strong></em>. Mais la critique ne s&rsquo;arrête pas à l&rsquo;ancienne majorité socialiste. De l&rsquo;autre côté, il estime que <strong>La France insoumise</strong> a réussi à recréer un lien avec une partie des quartiers populaires, mais pas avec <em><strong>« la France populaire de manière générale »</strong></em>. Dans sa lecture, le problème de la gauche est donc double : avoir perdu une partie du monde ouvrier et employé pendant les années de gouvernement socialiste sans être parvenue, depuis, à reconstruire une coalition populaire suffisamment large.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le député du groupe Écologiste et Social refuse dès lors de revenir au schéma des <strong><em>« deux gauches irréconciliables »</em></strong>. Il rappelle la Nupes puis le Nouveau Front populaire pour contester l&rsquo;idée que les divergences rendraient tout accord impossible. À l&rsquo;Assemblée nationale, avance-t-il, les différentes composantes de la gauche votent très souvent ensemble. Mais il voit aujourd&rsquo;hui deux pôles se reconstituer autour de <strong>Jean-Luc Mélenchon</strong> et <strong>Raphaël Glucksmann</strong>, avec le risque, selon lui, de <em><strong>« se partager la gauche comme des parts de marché »</strong></em>.</p>



<h2 id="h-l-a-on-a-une-primaire-qui-va-de-raphael-a-glucksmann" class="wp-block-heading">« L<strong>à on a une primaire qui va de <strong>Raphaël à Glucksmann</strong></strong> !<strong> »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément là que surgit le conflit sur la primaire. Ruffin rappelle avoir plaidé pour une consultation extrêmement large. <em><strong>« Moi, j&rsquo;étais favorable à une primaire qui aille de Poutou à Hollande. Vous voyez comme j&rsquo;étais prêt à embrasser très large ! Et là on a une primaire qui va de <strong>Raphaël à Glucksmann</strong></strong> !<strong> »</strong></em> Il lui assignait trois fonctions : départager les nombreuses personnalités disponibles à gauche, créer du<em> <strong>« débordement »</strong></em> en faisant participer des centaines de milliers, voire des millions de citoyens, et enlever aux appareils politiques le dernier mot. <em><strong>« Ce ne sont pas les appareils qui décident, ce sont les gens »</strong></em>, résume-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet n&rsquo;est plus celui qui est aujourd&rsquo;hui organisé autour du PS. Le 9 juillet, les militants socialistes ont rejeté à <strong>55,5 % contre 44,5 %</strong> l&rsquo;option soutenue par Olivier Faure d&rsquo;une primaire très ouverte, accessible aux sympathisants pour deux euros. <strong>Ils ont privilégié un périmètre centré sur le <em>« pôle socialiste ».</em></strong>*</p>



<h2 id="h-un-suffrage-censitaire" class="wp-block-heading">« Un suffrage censitaire »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À L&rsquo;Arboré Sens, le candidat Ruffin reprend et développe la critique qu&rsquo;il venait également d&rsquo;exprimer publiquement au CamPuS : celle d&rsquo;un <strong><em>« suffrage censitaire »</em></strong> et d&rsquo;un dispositif qu&rsquo;il juge <em><strong>« antipopulaire »</strong>. </em> Devant le public, il pousse l&rsquo;image plus loin. <em><strong>« C&rsquo;est comme si on était à l&rsquo;entrée d&rsquo;une boîte de nuit et que le vigile venait dire : “On ne veut pas d&rsquo;untel, d&rsquo;untel et d&rsquo;untel.” »</strong></em> Puis viennent les électeurs eux-mêmes. <strong>Ruffin considère le tarif comme une barrière supplémentaire</strong> alors même que, selon lui, ouvriers, employés, auxiliaires de vie ou aides à domicile ne manifestent déjà pas spontanément une grande proximité avec le PS. Il convoque alors l&rsquo;histoire socialiste : <em><strong>« Est-ce qu&rsquo;on imagine Jean Jaurès qui viendrait dire aux ouvriers de Carmaux : “Vous avez à payer 15 euros pour choisir votre député” ? Est-ce qu&rsquo;on imagine Léon Blum, au moment du Front populaire, venir dire : “Vous aurez à payer 100 balles pour avoir votre ticket d&rsquo;entrée et pouvoir vous exprimer” ? C&rsquo;est impensable. »</strong></em> Et François Ruffin poursuit : <em><strong>« C’est parce que je suis fort que l’appareil a réagi comme ça. »</strong></em> Il s’appuie notamment sur les <strong>100 000 soutiens</strong> que sa campagne affirme avoir recueillis en quinze jours au mois de février. <em><strong>« Ils se sont dit : “Putain, mais alors on va se faire balayer !” »</strong></em>, lance-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le <a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/deputes/PA722142" target="_blank" rel="noreferrer noopener">député de la Somme</a>, l&rsquo;erreur serait surtout de penser qu&rsquo;une organisation aujourd&rsquo;hui affaiblie électoralement pourrait se permettre de réduire encore son périmètre. <em><strong>« Aujourd&rsquo;hui, on a, excusez-moi, un Parti socialiste rétréci, riquiqui »</strong></em>, lance-t-il, avant de juger absurde de ne pas chercher à élargir à d&rsquo;autres composantes de la gauche, notamment celles issues de LFI.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mais François Ruffin ne s’en tient pas au constat. Devant les militants et responsables socialistes présents dans la salle, il les appelle directement à contester ce choix de l’intérieur.</strong> <em><strong>« C’est vous, à l’intérieur du Parti socialiste, qui êtes en mesure de faire la bronca »</strong></em>, lance-t-il. À ses yeux, le sujet dépasse largement les modalités d’une primaire : alors que le divorce entre la gauche — et singulièrement le PS — et les classes populaires est déjà profond, restreindre davantage l’accès au processus reviendrait à l’accentuer. <em><strong>« Ça relève d’une forme de suicide »</strong></em>, estime-t-il. Pour François Ruffin, la bataille porte donc autant sur le choix d’un candidat que sur la capacité du Parti socialiste à rouvrir ses portes à un électorat dont il s’est progressivement éloigné.</p>



<h2 id="h-le-travaillisme-climatique-comme-tentative-de-ligne-commune" class="wp-block-heading">Le « travaillisme climatique » comme tentative de ligne commune</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Côté programme, <strong>Sophie Taillé-Polian</strong> défend une écologie <strong>étroitement liée au travail</strong>, qu’elle souhaite soustraire aux affrontements culturels et identitaires qui, selon elle, saturent aujourd’hui le débat public. La députée du Val-de-Marne est aujourd&rsquo;hui <strong>responsable du programme et porte-parole de François Ruffin</strong>. À Blois, elle annonce la préparation d&rsquo;un nouveau cahier de campagne consacré à ce que l&rsquo;équipe appelle le <strong><em>« travaillisme climatique »</em></strong> : une écologie pensée à partir des métiers, de la production et des conditions concrètes de travail. <em><strong>« Nous allons sortir des propositions […] pour essayer de proposer une forme de nouvelle écologie, une écologie qui soit profondément en lien avec le travail »</strong></em>, explique-t-elle.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="546" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7338-1024x546.jpeg" alt="Sophie Taillé-Polian" class="wp-image-35922" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7338-1024x546.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7338-300x160.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7338-768x409.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7338-1536x819.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7338-2048x1092.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Sophie Taillé-Polian (Génération.s) | Photo : Marc Alvarez</figcaption></figure>
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<h2 id="h-la-grs-choisit-pourtant-d-entrer-dans-la-primaire" class="wp-block-heading">La GRS choisit pourtant d&rsquo;entrer dans la primaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ici que la séquence à L&rsquo;Arboré Sens devient particulièrement révélatrice. Car ceux qui partagent une partie du diagnostic de François Ruffin n&rsquo;en tirent pas tous les mêmes conclusions stratégiques. Trois jours plus tôt, la <strong>Gauche républicaine et socialiste</strong> a annoncé qu&rsquo;elle participerait à la primaire initiée par le PS et Place publique. Le mouvement affirme vouloir y défendre une gauche <em><strong>« authentique, crédible, ayant tiré les leçons du passé »</strong></em>, tournée notamment vers les classes populaires et moyennes. À Blois, <strong>Marie-Noëlle Lienemann</strong> explique que la GRS a non seulement choisi d&rsquo;entrer dans la primaire, mais qu&rsquo;elle s&rsquo;oriente vers <strong>une candidature d&rsquo;Emmanuel Maurel</strong>, à condition que ses militants la valident. Celui-ci expose le pari de son mouvement : puisque la primaire existe, il faut <strong>y entrer pour tenter d&rsquo;en modifier l&rsquo;orientation.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="499" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7329-1024x499.jpeg" alt="Emmanuel Maurel" class="wp-image-35924" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7329-1024x499.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7329-300x146.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7329-768x375.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7329-1536x749.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7329-2048x999.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Emmanuel Maurel à Blois</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Au fond, la rencontre fait apparaître une convergence réelle sans encore dessiner de débouché commun. Autour des mêmes tables se retrouvent des responsables convaincus que la gauche doit renouer avec le travail, l’industrie, les services publics et les catégories populaires, tous préoccupés par la progression de l’extrême droite et critiques du bilan macroniste. Mais reste entière la question de savoir <strong>comment traduire ces convergences en candidature commune</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Parti socialiste apparaît ainsi sous tension. La GRS a choisi d’investir la primaire pour y défendre sa ligne de l’intérieur. François Ruffin, lui, estime que le dispositif retenu va précisément à rebours de l’élargissement dont la gauche aurait besoin. Sans pour autant se résoudre à une séparation durable entre des familles politiques qui continuent, sur de nombreux sujets, à partager le même logiciel. À Blois, la formule <em><strong>« Réconcilier gauche et populaire »</strong></em> a trouvé un terrain de discussion. Elle n&rsquo;a pas encore trouvé son mode d&#8217;emploi. <em><strong>« Mais nous ne nous résignons pas ! »</strong></em>, assure <strong>Sophie Taillé-Polian</strong>.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7341-1024x768.jpeg" alt="François Ruffin" class="wp-image-35921" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7341-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7341-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7341-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7341-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7341-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">François Ruffin à Blois | Marc Alvarez</figcaption></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*Adopté le 25 août par le Parti socialiste et Place publique, <strong>« Choisir 2027 »</strong> autorise les sympathisants à s&rsquo;inscrire pour participer au vote. Deux tours électroniques sont prévus les <strong>9 et 10 octobre</strong>, puis les <strong>16 et 17 octobre</strong>. Le droit de participation est fixé à <strong>15 euros</strong>, avec un tarif de <strong>10 euros pour les étudiants et les personnes non imposables</strong>. Les candidatures doivent être enregistrées entre le 1er et le 15 septembre.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-francois-ruffin-appelle-a-une-bronca-au-sein-du-parti-socialiste">À Blois, François Ruffin appelle à « une bronca » au sein du Parti socialiste</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Présidentielle 2027 : les Français cherchent encore la personnalité qui pourrait s’imposer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 09:18:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À moins d’un an de l’élection présidentielle, le paysage politique demeure particulièrement ouvert. Une étude Odoxa réalisée en juillet montre qu’une large part des Français ne parvient toujours pas à citer spontanément la personnalité qu’elle souhaiterait voir entrer à l’Élysée. Et lorsque l’institut teste une douzaine de candidatures alternatives, aucune ne convainc même un quart &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/presidentielle-2027-les-francais-cherchent-encore-la-personnalite-qui-pourrait-simposer">Présidentielle 2027 : les Français cherchent encore la personnalité qui pourrait s’imposer</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À moins d’un an de l’élection présidentielle, le paysage politique demeure particulièrement ouvert. Une étude Odoxa réalisée en juillet montre qu’une large part des Français ne parvient toujours pas à citer spontanément la personnalité qu’elle souhaiterait voir entrer à l’Élysée. Et lorsque l’institut teste une douzaine de candidatures alternatives, aucune ne convainc même un quart de la population. Michel-Édouard Leclerc arrive en tête de ce classement, devant Sébastien Lecornu et Gérald Darmanin. D’autres enquêtes récentes confirment surtout une réalité : en dehors du Rassemblement national, aucune personnalité ne domine aujourd’hui clairement la compétition.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">À huit mois du premier tour de l’élection présidentielle de 2027, prévu le <strong>18 avril</strong>, les intentions de vote donnent déjà une photographie des rapports de force électoraux. Elles disent cependant moins bien une autre chose :<strong> <a href="https://bloiscapitale.com/barometre-politique-impopularite-record-de-lexecutif-et-rejet-massif-du-budget" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le degré d’adhésion</a> réelle des Français aux personnalités présentes dans le débat politique.</strong> C’est sur ce terrain que l’étude* réalisée par <em><a href="https://www.odoxa.fr/sondage/presidentielle-les-francais-cherchent-encore-leur-candidat/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Odoxa</a></em> avec <em>Backbone</em> pour <em>Le Figaro</em> apporte un éclairage intéressant. Son principal enseignement est <strong>l’absence de personnalité capable de s’imposer naturellement dans l’opinion</strong>.</p>



<h2 id="h-44-des-francais-ne-donnent-spontanement-aucun-nom" class="wp-block-heading">44 % des Français ne donnent spontanément aucun nom</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Odoxa</em> commence par poser une question particulièrement instructive parce qu’elle est totalement ouverte : <em><strong>« Qui souhaiteriez-vous voir élu(e) président(e) de la République française en 2027 ? »</strong></em> Aucun nom n’est proposé aux personnes interrogées. Dans ces conditions, <strong>44 % répondent qu’aucune personnalité ne leur vient à l’esprit</strong>. Au total, seulement 54 % donnent spontanément un nom et 43 % celui d’une personnalité considérée par <em>Odoxa</em> comme un candidat officiellement déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marine Le Pen est la première personnalité spontanément citée, avec <strong>18 %</strong>, très loin devant <strong>Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe, à 7 % chacun.</strong> Jordan Bardella obtient 6 %, Bruno Retailleau 4 %, Raphaël Glucksmann et Gabriel Attal 2 %, François Ruffin, Marine Tondelier, David Lisnard et Sarah Knafo 1 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’enquête <em>Elabe</em> publiée quelques jours avant celle d’<em>Odoxa</em>, Marine Le Pen recueillait <strong>entre 34 et 35,5 % des intentions de vote au premier tour</strong>, selon les configurations testées. Ici, elle n’est citée spontanément que par 18 %. Le signe qu’une partie des votes envisagés pourrait relever davantage d’un choix stratégique ou par défaut que d’une adhésion personnelle. C’est une interprétation possible.</p>



<h2 id="h-michel-edouard-leclerc-devant-les-personnalites-politiques-testees" class="wp-block-heading">Michel-Édouard Leclerc devant les personnalités politiques testées</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Odoxa</em> pousse ensuite l’expérience plus loin en soumettant aux sondés une liste de douze personnalités qui pourraient constituer <strong>des candidatures alternatives.</strong> La question est simple : <strong>pensez-vous qu’elle ferait un bon ou un mauvais candidat à l’élection présidentielle ?</strong> Le premier du classement n’est pas un responsable politique : <strong>Michel-Édouard Leclerc est considéré comme un bon candidat par 23 % des Français</strong>. Il devance de très peu <strong>Sébastien Lecornu et Gérald Darmanin, tous deux à 22 %.</strong> Viennent ensuite : <strong>Bernard Cazeneuve : 17 % ; François Hollande : 16 % ; Xavier Bertrand : 16 % ; Jean Castex : 15 % ; Natacha Polony : 12 % ; Yaël Braun-Pivet : 12 % ; Bruno Le Maire : 12 % ; Gérard Larcher : 9 % ; Matthieu Pigasse : 6 %.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le classement pourrait donner à Michel-Édouard Leclerc l’apparence d’un outsider bénéficiant d’un important potentiel. Il faut pourtant regarder simultanément l’autre colonne du sondage : <strong>75 % des personnes interrogées considèrent qu’il ferait un mauvais candidat</strong>. Pour Sébastien Lecornu, cette proportion atteint 77 %, contre 76 % pour Gérald Darmanin, 81 % pour Bernard Cazeneuve, 82 % pour François Hollande et Xavier Bertrand, 83 % pour Jean Castex, 86 % pour Natacha Polony, Yaël Braun-Pivet et Bruno Le Maire, 88 % pour Gérard Larcher et 92 % pour Matthieu Pigasse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, <strong>Michel-Édouard Leclerc n’est pas plébiscité : il est simplement le moins rejeté des douze profils alternatifs soumis aux sondés</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et l’écart avec les personnalités déjà installées dans la compétition est significatif. <em>Odoxa</em> rappelle que lors d&rsquo;une précédente enquête menée en mai, Marine Le Pen recueillait 39 % de réponses « bon candidat », Édouard Philippe 38 %, Bruno Retailleau 29 %, Raphaël Glucksmann 26 % et Jean-Luc Mélenchon 20 %. <strong>La recherche d’un candidat nouveau</strong> existe donc, mais <strong>aucune personnalité de recours testée par l’institut ne semble actuellement en mesure de la cristalliser</strong>.</p>



<h2 id="h-un-pays-presque-exactement-partage-sur-l-offre-existante" class="wp-block-heading">Un pays presque exactement partagé sur l’offre existante</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre question résume cette hésitation. <em>Odoxa</em> demande aux Français s’ils préféreraient que l’élection soit remportée par l’une des personnalités déjà déclarées ou par quelqu’un d’autre. Résultat : <strong>49 % souhaitent la victoire d’un candidat déjà déclaré et 47 % celle d’une nouvelle personnalité</strong>, tandis que 4 % ne se prononcent pas. Etant donné la marge d’erreur d’un peu plus de trois points, ces deux résultats doivent être considérés comme équivalents. On ne peut donc pas conclure que les Français préfèrent les candidats déjà déclarés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et les différences deviennent considérables lorsque l’on regarde les sensibilités politiques. Parmi les sympathisants du RN, 72 % souhaitent qu’un candidat déjà déclaré l’emporte ; la proportion est de 62 % chez les sympathisants LFI. À l’inverse, <strong>59 % des sympathisants socialistes et 64 % des sympathisants écologistes préféreraient qu’une nouvelle personnalité gagne l’élection</strong>. L’insatisfaction à l’égard de l’offre politique apparaît donc particulièrement forte dans une partie de la gauche, mais elle n’épargne ni le centre ni la droite traditionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Plusieurs enquêtes récentes aboutissent à un diagnostic très voisin</strong>. Début juillet, la première vague du PrésiTrack 2027 d’<em>OpinionWay</em> constatait ainsi que <strong>50 % des Français ne s’intéressaient pas encore à la campagne présidentielle</strong>. Plus spectaculaire encore, 82 % estimaient les candidats déclarés trop nombreux, tandis que seulement <strong>29 % considéraient qu’ils suscitaient de l’espoir</strong>.</p>



<h2 id="h-un-rapprochement-entre-gauche-moderee-et-centre-mesure" class="wp-block-heading">Un rapprochement entre gauche modérée et centre mesuré</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude <em>Odoxa</em> teste une hypothèse politique bien particulière : une alliance dès le premier tour entre la gauche non insoumise — PS, Place publique notamment — et le centre droit constitué autour de Renaissance et du camp présidentiel, dans l’objectif annoncé de faire barrage à la fois au RN et à LFI. À l’échelle nationale, cette possibilité est très largement rejetée : <strong>66 % considèrent qu’il s’agirait d’une mauvaise idée et 33 % d’une bonne</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’hypothèse recueille <strong>73 % d&rsquo;avis favorables chez les sympathisants Renaissance et 54 % chez les sympathisants PS</strong>. Les sympathisants écologistes sont presque exactement partagés, avec 49 % d&rsquo;avis favorables et 51 % défavorables. À l&rsquo;inverse, 87 % des sympathisants RN, 70 % de ceux de LFI et 60 % de ceux de LR la rejettent.</p>



<h2 id="h-beaucoup-de-candidats-peu-d-adhesion" class="wp-block-heading">Beaucoup de candidats, peu d’adhésion</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aucun de ces sondages ne permet évidemment de prédire l’issue d’une présidentielle encore distante de plusieurs mois</strong>. Mais une tendance se dessine : <strong>malgré une offre politique abondante, l&rsquo;adhésion reste à la marge.</strong> <em>OpinionWay</em> mesure peu d’espoir suscité par les candidats déclarés ; <em>Odoxa</em> constate que 44 % des personnes interrogées ne peuvent nommer spontanément personne qu’elles souhaiteraient voir élue ; et aucune des douze personnalités alternatives qu’il propose n’est considérée comme un bon candidat par plus de 23 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce stade de la précampagne, <strong>la demande de renouvellement apparaît plus clairement que la personne susceptible de l’incarner</strong>. C’est probablement là que se situe, davantage que dans le classement ponctuel des prétendants, le véritable enseignement de ces enquêtes.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>*L’enquête a été menée en ligne les 15 et 16 juillet 2026 auprès de 1 005 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/presidentielle-2027-les-francais-cherchent-encore-la-personnalite-qui-pourrait-simposer">Présidentielle 2027 : les Français cherchent encore la personnalité qui pourrait s’imposer</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Yvan Saumet : « Le pire n’est jamais sûr »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2026 10:19:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À l’approche de la prochaine élection présidentielle, Yvan Saumet refuse les promesses agréables et les réponses toutes faites. Sans appartenance politique revendiquée, l’entrepreneur, ancien dirigeant du secteur de la santé et ancien président de la CCI de Loir-et-Cher, appelle à regarder en face les contraintes économiques et démographiques, tout en défendant une société plus attentive &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/yvan-saumet-le-pire-nest-jamais-sur">Yvan Saumet : « Le pire n’est jamais sûr »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>À l’approche de la prochaine élection présidentielle, Yvan Saumet refuse les promesses agréables et les réponses toutes faites. <a href="https://bloiscapitale.com/yvan-saumet-on-ma-souvent-propose-dentrer-en-politique-mais-jai-toujours-refuse" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sans appartenance politique revendiquée</a>, l’entrepreneur, ancien dirigeant du secteur de la santé et ancien président de la <a href="https://www.loir-et-cher.cci.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CCI de Loir-et-Cher</a>, appelle à regarder en face les contraintes économiques et démographiques, tout en défendant une société plus attentive au travail, à la dignité humaine et à la fraternité.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Yvan Saumet ne se présente ni comme un candidat ni comme le détenteur d’une solution générale aux difficultés du pays. Il revendique plutôt la liberté de celui qui n’a jamais choisi la carrière politique, tout en reconnaissant que cette position confortable a son revers : <em>« Je pense être libre parce que, justement, je ne me suis pas engagé en politique, peut-être par manque de courage. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réserve posée, il commence par rappeler ce que l’exercice des responsabilités lui a appris : <strong>la décision est toujours plus complexe lorsqu’il faut en assumer les conséquences.</strong> L’ancien dirigeant oppose ainsi son expérience économique aux jugements prononcés depuis l’extérieur, sans connaissance des contraintes, des rapports de force ou des risques pris. <strong><em>« Il n’y a rien de pire que d’entendre des gens critiquer une action sans savoir, effectivement, la difficulté de cette action »</em></strong>, affirme-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette expérience ne le conduit pourtant pas à défendre les gouvernants par principe. Elle nourrit au contraire <strong>une inquiétude profonde devant la prochaine séquence électorale,</strong> la progression des populismes et <strong>la capacité croissante des discours simplistes à s’imposer</strong> dans une société travaillée par le déclassement, la frustration et la défiance.</p>



<h2 id="h-la-crainte-d-un-chaos-politique" class="wp-block-heading">La crainte d’un chaos politique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À ses yeux, le danger ne réside pas seulement dans <strong>l’éventuelle arrivée au pouvoir d’un extrême</strong>. Certains mouvements pourraient se satisfaire d’une déstabilisation durable des institutions, de l’affaiblissement des gouvernements successifs et d’une perte généralisée de confiance. Le chaos ne serait alors plus un accident, mais <strong>un moyen de préparer une rupture autoritaire.</strong> Cette inquiétude est d’abord historique. Les générations nées après la Seconde Guerre mondiale ont pu croire que les expériences totalitaires appartenaient définitivement au passé européen. Yvan Saumet estime que cette certitude s’érode. <strong>À ses yeux, une part importante de la population se dit prête à <em>« renverser la table »</em></strong>, séduite par une solution présentée comme inédite, alors que l’histoire en a déjà éprouvé les mécanismes — et parfois les conséquences dramatiques. <strong>Il ne nie pas les raisons de cette colère. Il s’alarme</strong> plutôt du moment où l’insatisfaction devient suffisamment forte pour que les conséquences d’un bouleversement importent moins que le désir de bouleverser. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Son inquiétude s’inscrit également dans <strong>un contexte international</strong> qu’il juge <strong>profondément dégradé.</strong> En 2025, 65 conflits armés impliquant au moins un État ont été recensés dans le monde, soit le niveau le plus élevé enregistré depuis le début de cette série statistique, en 1946. <strong>Treize ont atteint le seuil statistique de la guerre</strong>, soit au moins 1 000 morts liés aux combats pendant l’année. Yvan Saumet conserve toutefois une prudence que le catastrophisme ambiant fait parfois oublier. <strong>L’humanité n’a jamais vécu dans une paix permanente. </strong>Il se souvient aussi d’une enfance et d’une jeunesse vécues sous la menace nucléaire. Pendant la guerre froide, la possibilité d’une destruction atomique n’était pas seulement le scénario d’un film : elle faisait partie de l’horizon politique. Les sociétés occidentales ont appris à vivre avec cette menace, sans jamais pouvoir l’annuler. <strong>Aujourd’hui encore, reconnaît-il, quelques dirigeants pourraient déclencher l’irréparable.</strong> Mais l’existence du danger ne conduit pas nécessairement à sa réalisation. <em><strong>« Le pire n’est jamais sûr »</strong></em>, rappelle-t-il. Ce n’est pas une invitation à l’insouciance, mais <strong>une raison de continuer à agir.</strong></p>



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<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/product/prevente-du-numero-1-septembre-2026-du-magazine-papier-blois-capitale"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="341" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/saumet-1024x341.png" alt="saumet" class="wp-image-35241" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/saumet-1024x341.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/saumet-300x100.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/saumet-768x256.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/saumet-1536x512.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/saumet-2048x683.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
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<h2 id="h-les-retraites-revelateur-du-refus-de-choisir" class="wp-block-heading">Les retraites, révélateur du refus de choisir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">S’il fallait ne retenir qu’un exemple de promesse électoralement séduisante et économiquement contestable, Yvan Saumet choisirait les retraites. Il a connu un système dans lequel l’âge légal était fixé à 65 ans, avant l’abaissement à 60 ans en 1982. Il admet que cette décision a pu être <strong>soutenable dans le contexte démographique et économique de l’époque.</strong> <strong>Ce qu’il conteste, c’est la possibilité de maintenir cette promesse</strong> comme si rien n’avait changé depuis. L’allongement de la vie et <strong>la dégradation du rapport entre cotisants et retraités</strong> imposent, selon lui, de regarder une équation simple : peut-on financer pendant près de trente années la retraite d’une personne qui en aura travaillé environ quarante ? <em><strong>« À un moment donné, ça ne colle pas »</strong></em>, tranche-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La colère d’Yvan Saumet vise une façon de faire de la politique. Il ne comprend pas que des formations qui connaissent la fragilité du système combattent des ajustements qu’elles savent nécessaires. En 2025, les dépenses brutes de retraite ont atteint <strong>422,2 milliards d’euros</strong>, soit <strong>14,1 % du produit intérieur brut et 24,3 % des dépenses publiques</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Yvan Saumet ne propose pas de remplacer mécaniquement le mot d’ordre de la retraite à 60 ans par celui d’une retraite à 67 ans. L’équilibre dépend simultanément de l’âge de départ, de la durée de cotisation, du niveau des pensions, de l’emploi, des salaires, de la productivité et des ressources affectées au système. À ses yeux, <strong>l’âge ne peut pas être identique</strong> pour celui qui a commencé à travailler très jeune, exercé un métier pénible ou connu des problèmes de santé, et pour celui qui est entré plus tard dans la vie professionnelle avec des conditions moins éprouvantes.</p>



<h2 id="h-la-menace-d-une-decision-imposee-de-l-exterieur" class="wp-block-heading">La menace d’une décision imposée de l’extérieur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur ce dossier comme d&rsquo;autres, l’entrepreneur doute que la France soit capable de mener seule des réformes profondément impopulaires. <strong>La contrainte extérieure pourrait forcer la décision.</strong> <em>« Je ne suis pas sûr qu’on soit assez raisonnables pour le faire nous-mêmes »</em>, dit-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La situation des finances publiques donne un contexte réel à cette inquiétude. En 2025, le déficit public français s’est établi à <strong>152,5 milliards d’euros, soit 5,1 % du PIB</strong>, tandis que la dette publique atteignait <strong>115,7 % du PIB</strong>. Ces chiffres signifient que le pays dépend durablement de sa capacité à emprunter et, par conséquent, de la confiance de ceux qui le financent. <strong>Pour Yvan Saumet, attendre que des créanciers ou des partenaires exigent les décisions</strong> que le débat démocratique n’a pas réussi à prendre reviendrait à <strong>organiser soi-même sa perte de souveraineté.</strong></p>



<h2 id="h-sante-ne-pas-confondre-proximite-et-securite" class="wp-block-heading">Santé : ne pas confondre proximité et sécurité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après les retraites, <strong>la santé</strong> constitue son second grand chantier. Yvan Saumet défend <strong>une organisation fondée sur la gradation des soins</strong> : maintenir au plus près de la population tout ce qui relève du suivi courant, de la médecine générale hospitalière, de la gériatrie ou des maladies chroniques, tout <strong>en regroupant les activités les plus techniques dans des établissements disposant d’équipes complètes et expérimentées.</strong> Cette concentration ne serait donc pas, à ses yeux, un recul de l’offre de soins, mais une <strong>exigence de santé publique</strong> : lorsqu’une intervention est rare, complexe ou susceptible de mobiliser plusieurs spécialités en urgence, <strong>la proximité géographique compte moins que la sécurité, la continuité des soins et la qualité de la prise en charge.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le même raisonnement s’applique, selon lui, aux maternités.</strong> La sécurité d’une naissance ne repose pas seulement sur l’existence d’un bâtiment à proximité, mais sur <strong>la disponibilité coordonnée des sages-femmes, de l’obstétrique, de l’anesthésie, de la pédiatrie </strong>et, lorsqu’une intervention devient nécessaire, de la <strong>chirurgie.</strong> Yvan Saumet s’interroge sur la réalité de cette disponibilité dans les établissements les plus fragiles. Il ne suffit pas, selon lui, qu’un nom figure sur un tableau de garde : encore faut-il <strong>que l’équipe puisse réellement répondre lorsque plusieurs urgences se présentent simultanément.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La question mérite d’autant plus d’être posée que la mortalité infantile ne recule plus en France. En 2025, <strong>2 550 enfants sont morts avant leur premier anniversaire</strong>, soit un taux de <strong>4 décès pour 1 000 naissances vivantes</strong>. Après avoir fortement diminué au cours du XXe siècle, ce taux stagne depuis 2005 et <strong>a légèrement augmenté depuis 2011.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’organisation qu’il défend, la chirurgie lourde, les maternités et les plateaux techniques nécessitant la présence permanente de plusieurs spécialistes seraient regroupés dans un nombre plus limité d’établissements. Yvan Saumet évoque, comme ordre de grandeur, <strong>une structure de référence pour un bassin d’environ 400 000 habitants</strong>. Cette concentration viserait moins à réduire l’offre de soins qu’à garantir, pour les actes les plus complexes, des équipes suffisamment nombreuses, disponibles en permanence et habituées à travailler ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une telle réorganisation suppose cependant de répondre à une question : <strong>jusqu’à quelle distance un patient peut-il raisonnablement être envoyé</strong>, et avec quelles solutions de transport, d’hébergement ou d’accompagnement ? La qualité technique n’annule pas les difficultés d’accès géographique, sociales et financières. Yvan Saumet assume lui-même <strong>la tension entre la cohérence d’un raisonnement national et la défense des équipements de proximité</strong> : <em>« On peut être schizophrène de temps en temps »,</em> sourit-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Yvan Saumet estime que les économies dégagées par une meilleure organisation devraient être <strong>réinvesties dans la prévention</strong>. En 2024, la dépense courante de santé a atteint <strong>333 milliards d’euros</strong>. Les dépenses directement identifiées comme relevant de la prévention se sont élevées à <strong>8,7 milliards</strong>, soit <strong>2,6 %</strong> de cette dépense. Ce périmètre ne couvre pas nécessairement toutes les actions préventives réalisées dans les cabinets médicaux, les écoles ou d’autres politiques publiques, mais le chiffre montre sa place limitée.</p>



<h2 id="h-investir-dans-ce-qui-n-existe-pas-encore" class="wp-block-heading">Investir dans ce qui n’existe pas encore</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour redresser les finances publiques, Yvan Saumet considère que les systèmes de retraite et de santé doivent être profondément réorganisés. Mais cette recherche d’efficacité ne doit pas, selon lui, se traduire par un recul <strong>des investissements d’avenir. </strong>Il plaide au contraire pour <strong>renforcer les moyens consacrés à la recherche, à l’éducation et à la défense,</strong> trois domaines qu’il juge essentiels pour <strong>préserver la capacité du pays à innover, à former, à produire et à demeurer souverain.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La recherche occupe une place centrale dans son raisonnement, car il ne croit pas possible de déterminer administrativement <strong>quelle technologie dominera dans vingt ans.</strong> L’intelligence artificielle mobilise aujourd’hui les investissements et les discours, mais un autre domaine peut prendre demain une importance encore difficile à imaginer. <strong><em>« C’est la recherche qui va nous le dire et qui va l’inventer »</em></strong>, résume-t-il. En 2024, la France a consacré <strong>64,1 milliards d’euros à la recherche et développement</strong>, soit <strong>2,18 % du PIB</strong>, une proportion identique à celle de 2023. Yvan Saumet défend <strong>un effort de 3 à 4 %</strong>, qui constituerait donc une hausse considérable, publique et privée, et non un simple ajustement budgétaire.</p>



<h2 id="h-immigration-besoin-economique-et-exigence-d-integration" class="wp-block-heading">Immigration : besoin économique et exigence d’intégration</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’immigration apparaît souvent à droite, dans le débat électoral, comme la cause principale des difficultés françaises. Yvan Saumet le refuse. Arrière-petit-fils d’un immigré italien, il rappelle que les migrations européennes aujourd’hui présentées comme parfaitement intégrées ont elles aussi suscité le rejet. <strong>La manière dont les Italiens étaient décrits en France il y a plus d’un siècle n’était pas sans rapport avec certains discours contemporains.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan économique, il estime que la France ne pourrait pas faire fonctionner de nombreux secteurs sans travailleurs immigrés. Y compris dans la médecine, la recherche, l’enseignement, l’entrepreneuriat et les professions qualifiées. <em><strong>« L’immigration en tant que telle ne me pose aucun problème. Ce qui me pose un problème, c’est le problème de l’intégration. »</strong></em> Il considère que choisir de vivre dans un pays implique d’en accepter <strong>les règles communes.</strong></p>



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<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/product/prevente-du-numero-1-septembre-2026-du-magazine-papier-blois-capitale"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="341" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/saumet-1024x341.png" alt="saumet" class="wp-image-35241" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/saumet-1024x341.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/saumet-300x100.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/saumet-768x256.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/saumet-1536x512.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/saumet-2048x683.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
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<h2 id="h-une-fraternite-fragilisee" class="wp-block-heading">Une fraternité fragilisée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme de cet entretien, nous avons demandé à Yvan Saumet <strong>laquelle des trois valeurs de la devise républicaine </strong>lui paraissait <strong>aujourd’hui la plus menacée</strong>. La réponse est immédiate :<em><strong> « Tel que je le sens, la fraternité. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">À ses yeux, elle constitue le <strong>socle des deux autres</strong>. La liberté se fragilise lorsque l’autre n’est plus perçu que comme un adversaire, un concurrent ou une charge. Quant à l’égalité, elle reste un principe abstrait si elle ne s’accompagne pas d’une volonté de partager les ressources, la protection et les possibilités offertes à chacun.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette exigence de fraternité traverse l’ensemble de son raisonnement.</strong> Une entreprise ne se construit jamais par la volonté d’un seul homme, mais grâce à l’engagement d’un collectif. Le système de retraite repose sur une solidarité entre les générations. La prévention ne saurait justifier que l’on juge un patient ou que l’on conditionne son accès aux soins à son comportement. De même, l’immigré ne peut être réduit à un statut, à une origine ou à un problème politique. Enfin, l’adversaire démocratique ne devrait jamais être combattu au point de rendre impossible toute décision commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Yvan Saumet ne propose pas un programme électoral</strong>. Une cohérence traverse néanmoins son propos : les éléments de langage et les promesses de campagne ne suffisent pas à résoudre des problèmes complexes. <strong>Les réponses ne pourront être que collectives, au prix de choix assumés et d’une responsabilité partagée</strong>. <em>« Mais oui, on en est tous responsables. »</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>À Blois, une mobilisation samedi contre le projet de loi d’urgence agricole après un compromis parlementaire contesté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 10:01:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Confédération paysanne de Loir-et-Cher et le GABLEC 41 appellent agriculteurs et citoyens à se rassembler samedi 18 juillet 2026, à 17 heures, devant la préfecture à Blois. La mobilisation intervient deux jours après l’accord trouvé entre députés et sénateurs sur un projet de loi qui maintient plusieurs dispositions controversées concernant les pesticides, le stockage &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-une-mobilisation-samedi-contre-le-projet-de-loi-durgence-agricole-apres-un-compromis-parlementaire-conteste">À Blois, une mobilisation samedi contre le projet de loi d’urgence agricole après un compromis parlementaire contesté</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Confédération paysanne de Loir-et-Cher et le <a href="https://www.bio-centre.org/index.php/la-bio-en-centre-val-de-loire/gab-6" target="_blank" rel="noreferrer noopener">GABLEC 41</a> appellent agriculteurs et citoyens à se rassembler samedi 18 juillet 2026, à 17 heures, devant la préfecture à Blois. La mobilisation intervient deux jours après l’accord trouvé entre députés et sénateurs sur un projet de loi qui maintient plusieurs dispositions controversées concernant les pesticides, le stockage de l’eau et les élevages. France Nature Environnement qualifie le texte de « catastrophe » pour la santé, l’environnement et le monde paysan. Le texte n’est toutefois pas encore définitivement adopté.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Nous avons besoin d’eau potable, d’une nourriture saine et d’un environnement permettant des conditions de vie décentes à tous. »</em></strong> C’est autour de cette exigence que la Confédération paysanne de Loir-et-Cher et le Groupement des agriculteurs biologiques du Loir-et-Cher, le GABLEC 41, appellent à manifester samedi 18 juillet à Blois. Le rassemblement est fixé à 17 heures <strong>devant la préfecture de Loir-et-Cher. </strong>Il doit réunir des agriculteurs biologiques et conventionnels, mais aussi des habitants préoccupés par les conséquences du projet de loi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisateurs dénoncent un texte qui favoriserait <strong>la concentration des élevages</strong>, accroîtrait les <strong><a href="https://bloiscapitale.com/quelques-pesticides-dans-leau-potable-de-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">risques de pollution de l’eau</a></strong> et réserverait <strong>une part croissante de la ressource aux exploitations les plus intensives</strong>. Ils lui reprochent également <strong>de ne pas apporter de réponses suffisamment fortes au</strong> <strong>revenu paysan</strong>, à la <strong>régulation des marchés</strong> et à <strong>l’adaptation de l’agriculture au changement climatique.</strong></p>



<h2 id="h-un-accord-trouve-en-commission-mixte-paritaire" class="wp-block-heading">Un accord trouvé en commission mixte paritaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La situation parlementaire a évolué jeudi 16 juillet</strong>. Après près de six heures de négociations, les sept députés et sept sénateurs réunis en commission mixte paritaire, ou CMP, sont parvenus à élaborer un texte commun à partir des versions différentes précédemment adoptées par les deux chambres. Cette étape est classique lorsqu’un projet de loi examiné selon la procédure accélérée n’a pas été voté dans les mêmes termes par l’Assemblée nationale et le Sénat. Elle ne signifie pas que la loi est définitivement adoptée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le compromis a recueilli huit voix favorables, celles de <strong>parlementaires de droite, du centre sénatorial et du Rassemblement national.</strong> Les quatre représentants de gauche ont voté contre, tandis que les deux parlementaires issus du camp présidentiel se sont abstenus. <strong>Il s’agit donc d’un accord entre les deux chambres, mais pas d’un consensus politique transpartisan.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conclusions de la CMP doivent encore être examinées par l’Assemblée nationale lundi 20 juillet à 21h30, puis par le Sénat mardi 21 juillet en fin d’après-midi. Leur adoption paraît probable au Sénat, où la droite et le centre disposent d’une majorité, mais demeure <strong>plus incertaine à l’Assemblée nationale</strong> <strong>en raison des divisions du bloc central et de l’opposition de la gauche.</strong></p>



<h2 id="h-un-compromis-largement-inspire-de-la-version-du-senat" class="wp-block-heading">Un compromis largement inspiré de la version du Sénat</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de loi avait été présenté par le Gouvernement le 8 avril 2026 afin de répondre à <strong>plusieurs revendications du monde agricole</strong> : sécurisation de l’accès à l’eau, protection des moyens de production, amélioration des relations commerciales, lutte contre certaines concurrences étrangères, protection du foncier et adaptation du cadre sanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après son adoption par l’Assemblée nationale le 2 juin, le Sénat l’avait profondément modifié. <strong>La majorité sénatoriale de droite et du centre avait notamment ajouté des dérogations à l’interdiction de certains insecticides,</strong> renforcé la place des représentants agricoles dans la <strong>gouvernance de l’eau</strong> et facilité les <strong>projets de stockage.</strong> <strong>Le compromis adopté jeudi reste</strong>, selon son corapporteur sénatorial Franck Menonville, <strong>très proche de la version du Sénat</strong>. </p>



<h2 id="h-acetamipride-et-flupyradifurone-le-retour-de-derogations-tres-contestees" class="wp-block-heading">Acétamipride et flupyradifurone : le retour de dérogations très contestées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La CMP a conservé <strong>la possibilité de réutiliser</strong>, sous certaines conditions, <strong>deux substances actuellement interdites en France : l’acétamipride et le flupyradifurone.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les informations les plus précises publiées à l’issue des négociations, l’acétamipride pourrait être autorisé pour les cultures de noisettes. Le flupyradifurone pourrait l’être en enrobage de semences de betteraves et en pulvérisation sur les cerisiers et les pommiers. Le dispositif serait limité à trois ans et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, l’Anses, y jouerait un rôle central.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’acétamipride appartient à la famille des néonicotinoïdes. Le flupyradifurone est un insecticide de la famille des buténolides, mais présente un mode d’action comparable sur le système nerveux des insectes. <strong>La législation française range précisément l’acétamipride et le flupyradifurone parmi les substances néonicotinoïdes ou présentant un mode d’action identique,</strong> dont l’utilisation est interdite en France. L’acétamipride reste autorisé au niveau européen.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En août 2025, le Conseil constitutionnel avait censuré la dérogation aux néonicotinoïdes prévue par la loi dite Duplomb</strong>. Le nouveau dispositif a manifestement été resserré pour tenter d’éviter une nouvelle censure, mais il pourrait encore être contesté devant le Conseil constitutionnel.</p>



<h2 id="h-stocker-deux-fois-plus-d-eau-agricole-d-ici-a-2035" class="wp-block-heading">Stocker deux fois plus d’eau agricole d’ici à 2035</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le second point majeur du compromis concerne l’eau. <strong>Les parlementaires ont maintenu l’objectif de doubler, d’ici à 2035, les capacités de stockage destinées aux usages agricoles.</strong> Le texte modifie par ailleurs la gouvernance de l’eau. Les agences seraient placées sous la tutelle conjointe des ministères chargés de l’Agriculture, de l’Économie, de l’Aménagement du territoire et de la Santé. Dans les commissions locales de l’eau, qui participent à l’élaboration des schémas d’aménagement et de gestion, <strong>un tiers des sièges attribués aux usagers serait réservé aux représentants agricoles.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La construction de retenues peut sécuriser certaines productions</strong> lorsqu’elle repose sur des prélèvements réellement disponibles et qu’elle s’accompagne d’un partage équitable. <strong>Elle peut,</strong> à l’inverse, <strong>accroître la pression sur les nappes, les cours d’eau et les écosystèmes </strong>lorsque les volumes stockés sont prélevés <strong>dans des milieux déjà fragilisés.</strong></p>



<h2 id="h-la-crainte-d-un-accaparement" class="wp-block-heading">La crainte d’un accaparement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Confédération paysanne considère que le développement massif du stockage risque de concentrer la ressource entre les mains d’une minorité de <strong>grandes exploitations</strong> irriguées. Le syndicat souligne que <strong>les agriculteurs ne disposent pas tous des mêmes moyens financiers et fonciers</strong> pour participer à des <strong>projets coûteux.</strong> Dans une lettre adressée aux parlementaires, il affirme que <strong>le stockage, lorsqu’il devient la réponse centrale à la raréfaction de l’eau, peut accentuer les conflits entre grands irrigants, petites fermes, maraîchers, habitants et collectivités.</strong> Il demande que les <strong>usages vitaux,</strong> l’alimentation en eau potable et le maintien des écosystèmes soient prioritaires, tout en développant la protection des zones humides et la recharge naturelle des nappes.</p>



<h2 id="h-france-nature-environnement-parle-d-une-catastrophe" class="wp-block-heading">France Nature Environnement parle d’une « catastrophe »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://fne.asso.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">France Nature Environnement</a></strong> qualifie le projet de loi de <em><strong>« catastrophe »</strong></em> et met en cause le développement des élevages industriels, l’accaparement de l’eau, la diminution de la protection des captages et l’assouplissement des règles concernant les tirs de loups. Elle estime que les coûts environnementaux et sanitaires seraient supportés par les habitants comme par les agriculteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué publié jeudi 16 juillet, après la réunion de la CMP, France Nature Environnement appelle les députés à voter contre un texte qui, selon elle, <em><strong>« met en péril » </strong></em><strong>la santé et l’eau sans résoudre les difficultés économiques des paysans.</strong> La fédération nationale soutient les rassemblements organisés les 18 et 19 juillet dans plusieurs villes françaises, avant une nouvelle mobilisation prévue lundi 20 juillet à proximité de l’Assemblée nationale. <strong>La manifestation annoncée à Blois s’inscrit ainsi dans une séquence nationale destinée à peser sur le dernier vote des députés.</strong></p>



<h2 id="h-des-inquietudes-sur-les-captages-d-eau-potable" class="wp-block-heading">Des inquiétudes sur les captages d’eau potable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les opposants au projet de loi redoutent également un affaiblissement de la prévention autour des captages d’eau potable. <strong>Les pollutions agricoles ne rendent pas nécessairement l’eau distribuée immédiatement dangereuse</strong>. La présence durable de pesticides et de leurs métabolites peut imposer des opérations de dépollution coûteuses, provoquer l’abandon de certains captages ou conduire les collectivités à rechercher de nouvelles ressources. <strong>Une fois les nappes contaminées, la dépollution est lente, techniquement complexe et financée en grande partie par la collectivité.</strong></p>



<h2 id="h-elevages-industriels-un-autre-point-de-fracture" class="wp-block-heading">Élevages industriels : un autre point de fracture</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’appel blésois évoque une <strong><em>« généralisation des mégaprojets d’élevage »</em>. </strong>La Confédération paysanne estime que ces mesures profiteront d’abord aux unités les plus importantes et favoriseront <strong>la concentration des animaux,</strong> alors que la majorité des éleveurs rencontre surtout des difficultés de revenu, de transmission et de partage de la valeur. France Nature Environnement parle, pour sa part, d’une <em><strong>« ouverture totale des vannes aux élevages industriels »</strong></em>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rassemblement contre le projet de loi d’urgence agricole</strong><br><strong>Samedi 18 juillet 2026 à 17 heures</strong><br><strong>Place de la République, devant la préfecture de Loir-et-Cher, à Blois</strong><br>À l’appel de la Confédération paysanne de Loir-et-Cher et du GABLEC 41.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-une-mobilisation-samedi-contre-le-projet-de-loi-durgence-agricole-apres-un-compromis-parlementaire-conteste">À Blois, une mobilisation samedi contre le projet de loi d’urgence agricole après un compromis parlementaire contesté</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Ne pas partir en vacances : une question d’argent, mais pas seulement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Jul 2026 11:06:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une étude du CRÉDOC réalisée pour l’Agence nationale pour les chèques-vacances montre que 14 % des 15-69 ans ne partent jamais en vacances. Si les difficultés financières constituent de loin le premier obstacle, le non-départ tient aussi à l’isolement, à la santé, aux contraintes familiales, à l’organisation du séjour et à la défiance envers les &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><a href="https://www.credoc.fr/publications/les-freins-au-depart-en-vacances" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Une étude du CRÉDOC</a> </em></strong><em>réalisée pour l’Agence nationale pour les chèques-vacances montre que</em><strong><em> 14 % des 15-69 ans ne partent jamais en vacances. </em></strong><em>Si les difficultés financières constituent de loin le premier obstacle, le non-départ tient aussi à l’isolement, à la santé, aux contraintes familiales, à l’organisation du séjour et à la défiance envers les réservations en ligne.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Partir en vacances est une pratique majoritaire, mais elle est loin d’être universelle ou même annuelle. Selon une étude* publiée en juin 2026 par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie, le CRÉDOC, <strong>21 % des personnes âgées de 15 à 69 ans partent plusieurs fois par an et 36 % une fois par an.</strong> Au total, <strong>57 %</strong> disposent donc d’au moins une période de vacances chaque année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’opposé, 13 % ne partent qu’une fois tous les deux ans, 16 % moins souvent encore et 14 % jamais. Ainsi, <strong>43 % des 15-69 ans ne partent pas chaque année</strong>, parmi lesquels près d’un tiers ne voyage qu’une fois tous les deux ans ou moins souvent, sans compter les personnes qui ne partent jamais.</p>



<h2 id="h-les-vacances-restent-occasionnelles-pour-beaucoup" class="wp-block-heading">Les vacances restent occasionnelles pour beaucoup</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La situation a évolué depuis 2009. La proportion de personnes déclarant ne jamais partir en vacances est passée de 18 à 14 %. Dans le même temps, la part de celles qui partent une fois par an a progressé de 34 à 36 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution ne correspond toutefois pas à une généralisation des vacances annuelles. <strong>La proportion de personnes ne partant qu’une fois tous les deux ans est passée de 9 à 13 %,</strong> tandis que celle des départs moins fréquents est restée stable, à 16 %. La baisse du nombre de personnes ne partant jamais s’est donc accompagnée d’<strong>une hausse des départs très occasionnels.</strong> La fréquence d’un départ tous les deux ans a notamment progressé chez les étudiants, les moins de 25 ans, les bas revenus et les indépendants.</p>



<h2 id="h-les-personnes-les-plus-fragiles-partent-moins-souvent" class="wp-block-heading">Les personnes les plus fragiles partent moins souvent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les écarts sont fortement liés aux conditions de vie. Alors que 14 % des 15-69 ans déclarent ne jamais partir, cette proportion atteint 28 % parmi les personnes au foyer, 24 % parmi les personnes séparées ou divorcées et 23 % parmi les chômeurs. Elle s’élève à 21 % chez les bas revenus et les retraités, et à 20 % chez les personnes vivant seules comme chez les habitants des communes rurales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les personnes qui partent plusieurs fois par an présentent un profil social très différent. Cette fréquence concerne 43 % des hauts revenus, 37 % des cadres et 32 % des habitants de l’agglomération parisienne, contre 21 % de l’ensemble des personnes interrogées. Les classes moyennes supérieures et les diplômés du supérieur sont également davantage représentés parmi les départs fréquents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le constat ne repose pas seulement sur ces comparaisons descriptives. Le CRÉDOC a réalisé une régression logistique afin d’isoler le rôle propre de plusieurs caractéristiques. À âge, diplôme, lieu de résidence et accès aux aides comparables, <strong>le revenu apparaît comme le premier facteur associé au départ en vacances</strong>. Les bas revenus et les classes moyennes inférieures ont significativement moins de chances d’être partis que les classes moyennes supérieures. Les hauts revenus présentent au contraire une probabilité plus élevée de départ.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le diplôme joue également un rôle. <strong>Les non-diplômés ont une probabilité nettement plus faible d’être partis</strong> que les titulaires du baccalauréat, tandis que les diplômés du supérieur partent davantage. <strong>Les habitants des communes rurales ont, eux aussi, moins de chances de partir</strong> que ceux des agglomérations.</p>



<h2 id="h-le-manque-d-argent-tres-loin-devant-les-autres-motifs" class="wp-block-heading">Le manque d’argent, très loin devant les autres motifs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les 15-69 ans qui ne sont pas partis au cours des douze mois précédant l’enquête, <strong>70 % citent une raison financière</strong>, en première ou en seconde réponse. Aucun autre motif n’approche ce niveau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>préférence personnelle</strong> pour rester chez soi ou ne pas voyager est citée par <strong>23 %</strong> des non-partants. Les personnes interrogées mentionnent notamment la chaleur, la présence d’animaux de compagnie, un déménagement, des travaux dans leur logement, le manque de temps, l’absence de projet de voyage, le refus de partir du conjoint ou une préférence pour des séjours plus court. <strong>Les raisons familiales et les problèmes de santé</strong> arrivent ensuite, avec 14 % chacun, devant les contraintes professionnelles, mentionnées par 12 %. La crainte concernant la sécurité du lieu de destination est évoquée par 5 %.</p>



<h2 id="h-partir-seul-est-difficile-partir-a-plusieurs-aussi" class="wp-block-heading">Partir seul est difficile, partir à plusieurs&#8230; aussi</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la contrainte économique, l’étude met en évidence le rôle du lien social. <strong>62 % des personnes interrogées considèrent qu’il est difficile de partir seules en vacances.</strong> L’existence d’un entourage ne règle pourtant pas nécessairement le problème : 53 % trouvent également difficile de partir avec des amis ou des membres de leur famille en raison des désaccords possibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Organiser un séjour suppose en effet de faire coïncider des disponibilités, des budgets, des contraintes familiales et des envies parfois différentes. Le lien social peut faciliter le départ, mais aussi en compliquer la préparation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres obstacles relèvent de la capacité à quitter son environnement quotidien. Pour 43 % des personnes interrogées, il est difficile de s’adapter aux imprévus liés aux transports ou à la météo. <strong>Quitter son domicile est jugé stressant par 42 %</strong>, notamment en raison des animaux à faire garder, du jardin à entretenir ou de la crainte des cambriolages.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’organisation elle-même est considérée comme compliquée par 41 % des répondants</strong> : il faut trouver un hébergement, choisir un moyen de transport et planifier des activités. La même proportion dit ne pas apprécier les longs trajets en voiture ou les déplacements en avion, en train ou en bateau. <strong>Le changement d’habitudes et la nécessité de retrouver de nouveaux repères perturbent 31 % des personnes.</strong> Enfin, 25 % disent éprouver des scrupules concernant l’impact environnemental de leurs vacances.</p>



<h2 id="h-la-reservation-en-ligne-entre-commodite-et-defiance" class="wp-block-heading">La réservation en ligne, entre commodité et défiance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Internet occupe désormais une place centrale dans la préparation des séjours. Selon le CRÉDOC, <strong>un peu plus de 60 % des vacanciers ont utilisé le numérique pour organiser leurs dernières vacances.</strong> Mais cette généralisation ne fait pas disparaître les inquiétudes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une majorité, 59 %, préfère réserver auprès d’un interlocuteur humain</strong> capable de fournir des explications et de répondre aux questions. Le paiement en ligne est jugé risqué par 58 %, tandis que 57 % se disent réticents à réserver sur Internet parce qu’ils considèrent les arnaques comme fréquentes. La question dépasse donc la seule maîtrise d’un ordinateur ou d’un smartphone.</p>



<h2 id="h-les-aides-soutiennent-les-departs-mais-leur-acces-reste-inegal" class="wp-block-heading">Les aides soutiennent les départs, mais leur accès reste inégal</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours des douze mois précédant l’enquête, <strong>15 % des 15-69 ans ont reçu une aide</strong> de leur employeur ou de leur comité d’entreprise, éventuellement par l’intermédiaire de leur conjoint. Une aide de la Caisse d’allocations familiales a concerné 12 % des répondants, une aide d’un autre organisme 8 % et une aide municipale 7 %. Compte tenu des cumuls possibles, <strong>24 % ont bénéficié d’au moins l’une de ces quatre catégories d’aides</strong>. À ces aides <strong>s’ajoutent les Chèques-Vacances</strong>. L’étude estime que <strong>29 % de la population</strong> interrogée en a bénéficié par l’intermédiaire de son employeur, de son comité d’entreprise ou de celui de son conjoint.</p>



<h2 id="h-l-argent-demeure-central-mais-ne-suffit-pas-a-tout-expliquer" class="wp-block-heading">L’argent demeure central, mais ne suffit pas à tout expliquer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le principal enseignement de l’enquête : <strong>le non-départ en vacances reste d’abord une inégalité économique</strong>. Le revenu est le premier facteur associé au départ et sept non-partants sur dix invoquent des raisons financières. Mais le manque d’argent agit rarement de manière isolée. <strong>Il peut se conjuguer</strong> à l’instabilité professionnelle, à l’isolement, à la santé, à la nécessité de s’occuper d’un proche, à la garde d’un animal, à l’absence de moyen de transport ou à la peur de réserver en ligne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les réponses à apporter ne sont donc pas identiques pour tous. <strong>Une aide financière peut permettre à une famille de financer un séjour dont elle maîtrise déjà l’organisation.</strong> Pour une personne isolée, âgée ou durablement éloignée des vacances, elle peut devoir être complétée par <a href="https://bloiscapitale.com/vacances-familles-ouvre-une-antenne-en-loir-et-cher-pour-accompagner-ceux-qui-ne-partent-pas" target="_blank" rel="noreferrer noopener">un <strong>accompagnement humain,</strong> des informations accessibles et <strong>une aide concrète à la préparation du départ (lire ici).</strong></a></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*Les résultats sont issus de la vague d’octobre 2025 de l’enquête « Conditions de vie et aspirations » du CRÉDOC. Les questions consacrées aux vacances ont été introduites à la demande de l’Agence nationale pour les chèques-vacances, l’ANCV. L’enquête a été menée en ligne du 17 octobre au 2 novembre 2025 auprès de 3 133 personnes âgées de 15 ans et plus, résidant en France métropolitaine, en Corse et dans les territoires ultramarins. Les résultats ont été redressés selon la méthode des quotas. Une grande partie des analyses publiées porte cependant sur les seuls 15-69 ans.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Canicule 2026 : le Centre-Val de Loire parmi les régions les plus touchées par la hausse de la mortalité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2026 14:15:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La canicule de juin 2026 a déjà laissé une trace nette dans les indicateurs sanitaires nationaux. Santé publique France observe une hausse importante de la mortalité toutes causes confondues pendant la semaine du 22 au 28 juin. Mais l’agence nationale de santé publique insiste sur un point méthodologique essentiel : ces données, encore partielles, ne &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La canicule de juin 2026</strong> a déjà laissé une trace nette dans les indicateurs sanitaires nationaux. <strong><a href="https://www.santepubliquefrance.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Santé publique France</a></strong> observe une hausse importante de la mortalité toutes causes confondues pendant la semaine du 22 au 28 juin. Mais l’agence nationale de santé publique insiste sur un point méthodologique essentiel : ces données, encore partielles, n<strong>e constituent pas encore le bilan officiel des décès attribuables à la chaleur.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le point de situation publié le 3 juillet 2026, <strong>8 973 décès toutes causes confondues</strong> ont été enregistrés par certification électronique entre le 22 et le 28 juin, contre <strong>6 948 décès</strong> la semaine précédente, soit une hausse de <strong>29,1 %</strong> et <strong>2 025 décès supplémentaires</strong> dans cette source de données. Santé publique France précise que ces chiffres sont issus de certificats électroniques de décès et restent <strong>non consolidés</strong> à ce stade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette hausse concerne principalement les personnes âgées de <strong>45 ans ou plus</strong>, avec <strong>+29,7 %</strong>, soit <strong>2 001 décès supplémentaires</strong> dans cette classe d’âge. L’augmentation est observée dans tous les lieux de décès, mais elle apparaît particulièrement marquée à domicile : <strong>+91 %</strong>, contre <strong>+37 % en EHPAD</strong> et <strong>+19,7 % dans les établissements de santé</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’augmentation des décès certifiés par voie électronique est observée dans la plupart des régions hexagonales. Le <strong>Centre-Val de Loire</strong> fait partie des territoires où la hausse est particulièrement forte : <strong>+47,3 %</strong>, soit <strong>121 décès</strong> de plus par rapport à la semaine précédente. Santé publique France signale aussi des hausses importantes en Île-de-France, Normandie, Bretagne, Pays de la Loire, Nouvelle-Aquitaine et Hauts-de-France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres ne doivent cependant pas être lus comme un décompte direct des morts <em>« causés par la canicule »</em>. Il s’agit d’une hausse de la mortalité toutes causes observée pendant un épisode de chaleur exceptionnel. Le bilan spécifique de l’<strong>excès de mortalité durant la canicule de juin</strong> sera publié par Santé publique France <strong>trois semaines après la fin de l’épisode</strong>, délai nécessaire pour consolider les données.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rappel, la seconde canicule de 2026 a touché la France hexagonale à partir du <strong>16 juin</strong>. La vigilance orange canicule a été déclenchée par Météo-France du <strong>18 juin au 2 juillet</strong>, concernant <strong>90 départements</strong>, soit <strong>95 % de la population hexagonale</strong>. La vigilance rouge a été déclenchée du <strong>21 au 28 juin</strong>, avec <strong>72 départements</strong> concernés, soit <strong>77 % de la population</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’impact sanitaire ne se limite pas aux décès. <strong>Le recours aux soins d’urgence</strong> pour l’indicateur iCanicule — qui regroupe hyperthermies, coups de chaleur, déshydratations et hyponatrémies — a fortement augmenté à partir du 22 juin. Santé publique France relève un pic historique de <strong>698 consultations SOS Médecins</strong> le 25 juin et <strong>2 089 passages aux urgences</strong> le 26 juin, <strong>des niveaux jamais observés depuis le début de la surveillance syndromique en 2004.</strong> Entre le 18 et le 29 juin, <strong>6 351 hospitalisations</strong> après passage aux urgences ont été enregistrées pour cet indicateur, dont les deux tiers concernaient des personnes de 75 ans et plus.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>42 °C à Blois-Ville : une journée de chaleur historique en Loir-et-Cher</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 19:10:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>42 °C à Blois-Ville : une journée de chaleur historique en Loir-et-Cher et dans le Centre-Val de Loire Il y a des journées où le thermomètre ne mesure plus seulement les degrés, mais le basculement qui s&#8217;opère. Ce mercredi 24 juin 2026 en fait partie. À Blois, dans le Loir-et-Cher, en Touraine, dans le Berry &#8230;</p>
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<h1 id="h-42-c-a-blois-ville-une-journee-de-chaleur-historique-en-loir-et-cher-et-dans-le-centre-val-de-loire" class="wp-block-heading">42 °C à Blois-Ville : une journée de chaleur historique en Loir-et-Cher et dans le Centre-Val de Loire</h1>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des journées où le thermomètre ne mesure plus seulement les degrés, mais le basculement qui s&rsquo;opère. Ce <strong>mercredi 24 juin 2026 </strong>en fait partie. À Blois, dans le Loir-et-Cher, en Touraine, dans le Berry et sur une grande partie du Centre-Val de Loire, en France, <strong>les températures ont atteint des niveaux rarement observés, parfois jamais mesurés.</strong> La journée n’a pas seulement battu des records de juin. Elle a aussi fait tomber, à l’échelle régionale, <strong>plusieurs records absolus, toutes périodes confondues.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À Blois-Ville, la température maximale provisoire a atteint 42,0 °C en fin de journée</strong>. À Blois-Le Breuil, station Météo-France de référence pour la climatologie blésoise, le thermomètre est monté à 41,2 °C. Ces deux valeurs, encore provisoires avant consolidation, donnent la mesure de l’épisode. Blois-Ville et Blois-Le Breuil ne sont pas exactement la même station, ni le même environnement de mesure. Mais le signal est sans ambiguïté. <strong>À Blois-Ville, les 42 °C constituent une valeur exceptionnelle, </strong>supérieure au grand repère historique de 41,6 °C relevé à Blois-Le Breuil le 25 juillet 2019. À Blois-Le Breuil, les 41,2 °C ne dépassent pas ce record absolu de 2019, mais ils battent très largement le record mensuel de juin, déjà porté à 40,1 °C la veille.</p>



<h2 id="h-un-loir-et-cher-entierement-au-dessus-du-seuil-de-chaleur-extreme" class="wp-block-heading">Un Loir-et-Cher entièrement au-dessus du seuil de chaleur extrême</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le phénomène ne s’est pas limité à Blois. À 19h, le bilan de <strong><a href="https://www.meteo-centre.fr/temperatures-maximales-record-24-juin-2026-centre-val-de-loire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Météo Centre</a></strong> faisait état, pour le Loir-et-Cher, de températures maximales comprises entre 40,1 °C à Droué-Morache et 42,0 °C à Blois-Ville. Autrement dit, l’ensemble du département est passé au-dessus du seuil de <em>« chaleur extrême »</em>, fixé à partir de 40 °C. Dans le détail, plusieurs stations du département ont établi de nouveaux records mensuels : 42,0 °C à Montrieux-en-Sologne, 41,2 °C à Blois-Le Breuil, 41,2 °C à Lamotte-Beuvron, 41,1 °C à Cheverny, 40,8 °C à Choué, 40,1 °C à Droué-Morache. Sur le réseau de l’association Météo Centre, les valeurs s’échelonnaient également à des niveaux extrêmes, de 40,6 °C à Saint-Aignan à <strong>42,0 °C à Tour-en-Sologne.</strong> La Beauce, la Sologne, le Vendômois, le Blaisois : partout, les températures sont montées à des niveaux extrêmes.</p>



<h2 id="h-des-records-absolus-dans-la-region" class="wp-block-heading">Des records absolus dans la région</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La journée prend une dimension encore plus forte à l’échelle du <strong>Centre-Val de Loire</strong>. À 19h, Météo Centre indiquait que <strong>39 stations avaient battu un record, dont 10 records absolus.</strong> En Indre-et-Loire, plusieurs stations ont effacé leur maximum historique : 43,3 °C à Savigny-en-Véron, 42,6 °C à Reignac, 42,4 °C à Saunay, 42,3 °C au Grand-Pressigny, 41,9 °C à Saint-Christophe-sur-Nais, <strong>41,4 °C à Tours</strong>, 41,0 °C à Beaumont, 40,6 °C à Sublaines. Dans le Cher, Ourouer a également battu son record absolu avec 40,8 °C. Dans l’Eure-et-Loir, Houx a égalé son record absolu avec 42,5 °C. Dans le Loiret, Chambon-la-Forêt a établi un nouveau record avec 40,3 °C. L’Indre a, de son côté, atteint des valeurs hors norme, jusqu’à 43,9 °C au Blanc et <strong>43,4 °C à Châteaumeillant.</strong></p>



<h2 id="h-blois-dans-une-sequence-historique" class="wp-block-heading">Blois dans une séquence historique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Blois, la séquence est d’autant plus frappante qu’elle s’est construite en plusieurs jours. Le 22 juin, puis le 23 juin, les records de juin avaient déjà été repoussés. Le 24 juin est venu ajouter une marche supplémentaire, avec 41,2 °C à Blois-Le Breuil et 42,0 °C à Blois-Ville. La nuit précédente n’avait pas réellement permis de récupération. À Blois-Le Breuil, la température minimale est restée au-dessus de 21 °C. Cela signifie que la journée a commencé sur une base déjà chaude. Les murs, les logements, les rues, les corps n’ont pas eu le temps de se refroidir. L’après-midi est ensuite montée par paliers jusqu’à l’extrême.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Blois-Ville, les relevés horaires montrent cette progression :<strong> autour de 30 °C dès le matin, plus de 37 °C à midi, plus de 40 °C en début d’après-midi, puis des valeurs dépassant 41 °C et culminant à 42 °C. </strong>À 18h, il faisait encore 41,5 °C. À 19h, la station affichait encore 40,5 °C. La chaleur a duré. Comme une expérience concrète de <a href="https://bloiscapitale.com/combien-coute-une-canicule-la-facture-sanitaire-sociale-et-economique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ce que deviennent les canicules</a> dans un climat qui change.</p>



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		<title>Combien coûte une canicule ? La facture sanitaire, sociale et économique</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 13:07:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nous vivons une deuxième canicule en un mois. Longue, intense, pénible, inquiétante, dangereuse, cette nouvelle vague de chaleur bouleverse les habitudes et rappelle que les températures extrêmes ne relèvent pas seulement de l’inconfort saisonnier. Elles ralentissent le travail, fragilisent les rendements agricoles, mettent sous tension les réseaux électriques, dégradent les conditions de vie dans les &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Nous vivons une deuxième canicule en un mois. Longue, intense, pénible, inquiétante, dangereuse, cette nouvelle vague de chaleur bouleverse les habitudes et rappelle que<strong> les températures extrêmes ne relèvent pas seulement de l’inconfort saisonnier</strong>. Elles ralentissent le travail, fragilisent les rendements agricoles, mettent sous tension les réseaux électriques, dégradent les conditions de vie dans les logements, augmentent les passages aux urgences et provoquent des décès prématurés. Elles obligent aussi les pouvoirs publics à repenser l’adaptation des villes, des bâtiments et des services. <strong>Car si la canicule est <a href="https://bloiscapitale.com/pourquoi-canicule-signifie-t-il-petite-chienne" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’abord regardée</a> comme un enjeu sanitaire, elle doit également être comprise comme un choc économique à part entière.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Combien coûte une canicule ?</strong> Tout dépend de ce que l’on mesure. Le coût d’un épisode de chaleur peut être calculé à partir des décès en excès, des hospitalisations, des consultations médicales, des arrêts de travail, de la baisse de productivité, des pertes agricoles, de la consommation d’énergie, des perturbations dans les transports, de l’adaptation des bâtiments ou encore de la perte de bien-être liée aux restrictions d’activité. Les rapports disponibles ne donnent donc pas un chiffre unique, mais <strong>une série d’ordres de grandeur. Mis bout à bout,</strong> ils montrent une réalité désormais difficile à contourner : <strong>la canicule est un coût collectif majeur.</strong></p>



<h2 id="h-une-facture-sanitaire-evaluee-entre-22-et-37-milliards-d-euros-entre-2015-et-2020" class="wp-block-heading">Une facture sanitaire évaluée entre 22 et 37 milliards d’euros entre 2015 et 2020</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La référence la plus directe est celle de <a href="https://www.santepubliquefrance.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Santé publique France</strong></a>. Dans une évaluation consacrée aux effets sanitaires des canicules en France métropolitaine entre 2015 et 2020, l’agence a cherché à donner une valeur économique aux impacts observés dans le cadre du Plan national canicule. Les auteurs ont pris en compte les passages aux urgences, les consultations SOS Médecins, la mortalité en excès, la perte d’espérance de vie, ainsi que la perte de bien-être liée aux restrictions d’activité. Le résultat donne un ordre de grandeur considérable : selon la méthode retenue, <strong>les effets sanitaires étudiés représentent environ 22 ou 37 milliards d’euros sur six ans. </strong>L’écart entre les deux montants tient notamment à la manière de valoriser la mortalité : soit à partir des années de vie perdues, soit à partir des décès en excès. Dans les deux cas,<strong> la mortalité constitue la part dominante du coût</strong>. Elle est évaluée à <strong>16 milliards d’euros</strong> lorsqu’elle est exprimée en années de vie perdues, et à <strong>30 milliards d’euros lorsqu’elle est calculée à partir des décès en excès.</strong> À cela s’ajoute une perte de bien-être liée aux <strong>restrictions d’activité,</strong> estimée autour de 6 milliards d’euros.</p>



<h2 id="h-depuis-1974-un-cout-sanitaire-cumule-considerable" class="wp-block-heading">Depuis 1974, un coût sanitaire cumulé considérable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport de l’<a href="https://www.notre-environnement.gouv.fr/donnees-et-ressources/ressources/organisme/article/observatoire-national-sur-les-effets-du-changement-climatique-onerc" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>ONERC</strong></a> reprend des travaux de Santé publique France et du CNRS pour <strong>estimer le fardeau économique des effets sanitaires des canicules sur une période plus longue.</strong> Sur la période 1974-2020, l’ONERC estime que les décès liés aux canicules représentent <strong>un coût sanitaire cumulé de 143 milliards d’euros</strong>. Les années les plus marquées sont notamment 2003, 1976, 1983, 2006, ainsi que la période 2015-2020.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport distingue également la <strong>perte de bien-être</strong>, évaluée uniquement pour les jours correspondant aux critères de vigilance rouge, <strong>c’est-à-dire lorsque les activités ordinaires doivent être fortement modifiées.</strong> Cette perte est estimée à <strong>13 milliards</strong> d’euros, concentrés à 93 % sur les seules années 2003, 2019 et 2020.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les frais de santé sont loin de représenter toute la facture.</strong> Le coût principal se situe dans la mortalité, la perte d’années de vie, la désorganisation des activités, la restriction des déplacements, l’impossibilité de vivre normalement pendant plusieurs jours ou semaines. La chaleur extrême agit comme un révélateur brutal de vulnérabilités déjà présentes : âge, isolement, état de santé, qualité du logement, exposition professionnelle, densité urbaine.</p>



<h2 id="h-2003-une-canicule-qui-a-ampute-la-croissance" class="wp-block-heading">2003 : une canicule qui a amputé la croissance</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La canicule de 2003 reste le grand précédent français.</strong> Le rapport du <strong>Sénat</strong> sur cette crise cite l’<strong>Insee</strong> : l’épisode aurait amputé la croissance annuelle <strong>de 0,1 à 0,2 point de PIB, soit 15 à 30 milliards d’euros.</strong> Le Sénat précise que l’impact macroéconomique avait été jugé <em>« limité »</em> au regard de la taille de l’économie française, mais cette qualification ne doit pas masquer l’ordre de grandeur. Un événement météorologique de quelques semaines peut peser <strong>plusieurs dizaines de milliards d’euros.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’épisode de 2003 a aussi eu <strong>des effets sectoriels</strong>. En limitant l’offre dans l’énergie et l’agriculture, la canicule a contribué à la hausse des prix de l’électricité, de la viande bovine, du vin, des fruits et légumes. Les légumes frais ont notamment fortement augmenté en septembre 2003, participant à la hausse des prix alimentaires. <strong>La consommation des ménages en produits manufacturés avait également reculé en août.</strong> Car, <strong>le coût d’une canicule circule dans toute l’économie</strong>. Il commence dans les corps et les sols, puis se diffuse dans les entreprises, les récoltes, les prix, les dépenses publiques, les réseaux électriques et les <strong>comportements de consommation.</strong></p>



<h2 id="h-agriculture-eau-energie-une-economie-sous-contrainte-physique" class="wp-block-heading">Agriculture, eau, énergie : une économie sous contrainte physique</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’économie n’est pas hors sol</strong>. Qu&rsquo;on se le dise. La Direction générale du Trésor a publié en 2025 une note sur l’impact des vagues de chaleur sur l’activité en France. Elle y rappelle que les épisodes de chaleur agissent sur l’économie par plusieurs canaux : <strong>la production agricole, la production énergétique, les heures travaillées et la productivité du travail.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’agriculture est l’un des secteurs les plus exposés.</strong> Selon les données citées par la <strong><a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">DG Trésor</a></strong>, la canicule de 2019 a entraîné une baisse de rendement de 9 % pour le maïs et de 10 % pour le blé. Le phénomène concerne la ressource en eau, l’irrigation, le stress thermique du bétail, la production laitière et les conflits d’usage. <strong>En été, l’agriculture représente une part très importante de la consommation d’eau, ce qui rend les tensions plus visibles lorsque les sols s’assèchent et que les précipitations se raréfient.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’énergie</strong> constitue un autre point de vulnérabilité. En période de forte chaleur, <strong>la production nucléaire et hydraulique peut diminuer</strong>, notamment parce que <strong>ces installations dépendent de l’eau</strong>. <strong>Dans le même temps, la demande électrique augmente avec l’usage de la climatisation</strong>. Le pays se retrouve donc dans une situation paradoxale : l’offre peut reculer au moment où la demande progresse. La chaleur produit alors un déséquilibre qui peut peser sur les échanges d’électricité et conduire à <strong>un recours plus important à d’autres moyens de production.</strong></p>



<h2 id="h-le-travail-ralentit-quand-la-temperature-monte" class="wp-block-heading">Le travail ralentit quand la température monte</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan</strong>, dans une note consacrée au travail à l’épreuve du changement climatique, évoque un angle encore trop peu traité : <strong>les effets de la chaleur sur les travailleurs</strong>. Les températures élevées altèrent les <strong>capacités physiques et cognitives,</strong> peuvent menacer la santé et la sécurité, et finissent par <strong>diminuer la productivité.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En France, la part des travailleurs exposés à la chaleur est encore mal connue</strong>. Elle oscillerait entre 14 % et 36 % selon les sources. Les métiers agricoles et ceux du bâtiment figurent parmi les plus concernés, mais <strong>le problème ne se limite pas au travail en extérieur.</strong> Les bureaux mal isolés, les ateliers, les cuisines, les entrepôts, les transports ou les services à la personne peuvent aussi devenir des lieux d’exposition. <strong>La chaleur fatigue, réduit la concentration, augmente les risques d’erreur, favorise les accidents, complique les gestes professionnels, ralentit les décisions.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’enjeu est donc autant social qu’économique</strong>. Les personnes les plus exposées sont souvent celles dont les métiers sont déjà physiquement exigeants. <strong>La canicule accentue les inégalités</strong> entre ceux qui peuvent adapter leurs horaires, télétravailler ou se protéger, et ceux qui doivent continuer à travailler dehors, sur un chantier, dans une exploitation, sur une route ou dans un bâtiment mal conçu.</p>



<h2 id="h-a-l-echelle-europeenne-des-pertes-de-pib-deja-documentees" class="wp-block-heading">À l’échelle européenne, des pertes de PIB déjà documentées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux académiques publiés dans <strong><a href="https://www.nature.com/ncomms/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nature Communications</a></strong> en 2021, repris par la DG Trésor et par <strong><a href="https://www.i4ce.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">I4CE</a></strong>, évaluent les pertes économiques liées aux vagues de chaleur à l’échelle européenne. Pour les années analysées, notamment 2003, 2010, 2015 et 2018, les vagues de chaleur auraient réduit la croissance économique européenne <strong>de 0,3 % à 0,5 % du PIB</strong>. Les pertes sont très hétérogènes selon les régions, <strong>certaines zones subissant des impacts supérieurs à 1 %, voire davantage.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, la DG Trésor cite également une estimation d’<strong><a href="https://www.allianz-trade.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Allianz Trade</a></strong> selon laquelle <strong>les vagues de chaleur pourraient peser sur l’activité française à hauteur de 0,3 point de PIB</strong> (par rapport à un scénario où les températures n’auraient pas dépassé 32 °C).</p>



<h2 id="h-batiments-le-cout-de-l-adaptation-commence-seulement-a-etre-chiffre" class="wp-block-heading">Bâtiments : le coût de l’adaptation commence seulement à être chiffré</h2>



<p class="wp-block-paragraph">I4CE, dans une étude publiée en 2024, estime que <strong>la réponse spontanée à la chaleur est aujourd’hui l’équipement en climatisation. </strong>Pour le logement, ces investissements représenteraient déjà environ <strong>3,5 milliards d’euros par an</strong>. Mais <strong>cette réponse pose des problèmes</strong> : hausse de la consommation électrique, émissions supplémentaires, rejet de chaleur dans l’espace urbain, aggravation potentielle des îlots de chaleur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;institut estime aussi le <strong>surcoût de l’adaptation aux vagues de chaleur dans le bâtiment : entre 2 et 5 % pour la construction neuve, </strong>et <strong>environ 10 % pour la rénovation</strong> par rapport à des opérations sans adaptation. Cela représenterait des besoins additionnels d’investissement de 1 à 2,5 milliards d’euros pour la construction neuve et 4,8 milliards d’euros pour la rénovation, en plus des besoins déjà nécessaires à l’atteinte des objectifs de neutralité carbone.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Autrement dit, la France se trouve devant un double coût.</strong> Ne pas adapter les bâtiments coûte cher en santé, en productivité et en inconfort. Les adapter coûte également cher, mais permet de réduire les dommages futurs.<strong> La vraie question n’est donc plus de savoir si la canicule coûtera, mais sous quelle forme : coûts subis ou investissements anticipés.</strong></p>



<h2 id="h-le-cout-global-du-changement-climatique-depasse-largement-la-seule-canicule" class="wp-block-heading">Le coût global du changement climatique dépasse largement la seule canicule</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’ADEME</strong>, dans une étude consacrée aux risques climatiques et à leurs coûts pour la France, replace les vagues de chaleur dans un cadre plus large. L’agence estime que, dans un scénario de réchauffement mondial de +3,5 °C à la fin du siècle, <strong>les dommages liés au changement climatique pourraient coûter plus de 10 points d’activité annuelle à l’économie française</strong> par rapport à un scénario fictif sans changement climatique. Cette estimation est présentée comme <strong>probablement sous-évaluée.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce chiffre ne concerne pas uniquement les canicules. Il intègre plusieurs catégories de dommages : catastrophes naturelles affectant les exportations françaises, baisse des rendements agricoles, coûts directs des catastrophes naturelles en France, montée du niveau de la mer, et autres dommages. Mais il éclaire le cadre général : <strong>les vagues de chaleur ne sont pas des anomalies isolées. Elles appartiennent à une transformation plus vaste du risque économique.</strong></p>



<h2 id="h-combien-sommes-nous-prets-a-payer-pour-ne-pas-avoir-anticipe" class="wp-block-heading">Combien sommes-nous prêts à payer pour ne pas avoir anticipé ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il est difficile de chiffrer précisément le coût complet d’une canicule. Mais cette incertitude ne signifie pas que le coût serait négligeable. Les chiffres déjà disponibles suffisent à établir l’essentiel. Entre 2015 et 2020, les effets sanitaires des canicules ont été évalués entre 22 et 37 milliards d’euros. Depuis 1974, la mortalité liée aux canicules représenterait un coût cumulé de 143 milliards d’euros. La canicule de 2003 aurait amputé la croissance française de 15 à 30 milliards d’euros. Les vagues de chaleur peuvent faire reculer les rendements agricoles, réduire la productivité, perturber la production électrique et imposer des milliards d’euros d’investissements d’adaptation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Combien sommes-nous prêts à payer pour ne pas avoir anticipé ? La réponse est déjà partiellement connue. Nous payons en vies humaines, en soins, en fatigue, en nature dégradée, en biodiversité impactée, en production perdue, en récoltes fragilisées, en bâtiments inadaptés, en électricité consommée, en inégalités accentuées. <strong>L’adaptation a un coût. L’inaction aussi.</strong> Et elle présente toujours la facture après coup.</p>



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