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	<title>Archives des France - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Jeunesse, orientation, employabilité : ce que le président du MEDEF est venu dire à Blois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 20:40:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À l’INSA Blois, Patrick Martin n’est pas venu défendre un catalogue général de revendications patronales. Le président du MEDEF a choisi, pour ce déplacement en Loir-et-Cher, de concentrer son propos sur la jeunesse, la formation, l’orientation et l’entrée dans l’emploi. Autour de lui, Pierre-Axel Parodat, président du MEDEF Loir-et-Cher, Nicolas Dumas, président du MEDEF Centre-Val &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/jeunesse-orientation-employabilite-ce-que-le-president-du-medef-est-venu-dire-a-blois">Jeunesse, orientation, employabilité : ce que le président du MEDEF est venu dire à Blois</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>À l’INSA Blois</strong>, <strong>Patrick Martin</strong> n’est pas venu défendre un catalogue général de <a href="https://bloiscapitale.com/municipales-a-blois-comment-le-medef-a-auditionne-tous-les-candidats" target="_blank" rel="noreferrer noopener">revendications patronales</a>. <strong>Le président du MEDEF a choisi, pour ce déplacement en Loir-et-Cher, de concentrer son propos sur la jeunesse,</strong> la formation, l’orientation et l’entrée dans l’emploi. </p>



<p>Autour de lui, <strong>Pierre-Axel Parodat,</strong> président du MEDEF <a href="https://www.medef41.fr/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Loir-et-Cher</a>, <strong>Nicolas Dumas,</strong> président du MEDEF Centre-Val de Loire, <strong>Olivier Faron,</strong> responsable compétences, formation et jeunesse au MEDEF, mais aussi <strong>Yann Chamaillard,</strong> directeur de l’INSA Centre-Val de Loire, et <strong>Mourad Boukhalfa,</strong> président du groupe INSA, ont donné à la séquence un cadre à la fois institutionnel et très ciblé : <strong>parler de l’avenir professionnel des jeunes, </strong>de leurs difficultés d’insertion, des tensions de recrutement des entreprises, et de la manière dont l’école, l’enseignement supérieur et le monde économique pourraient être davantage reliés.</p>



<p>Sur le papier, l’architecture était claire. Le MEDEF vient avec une campagne en <strong>treize propositions,</strong> réunies sous le mot d’ordre : <em>« L’avenir s’écrit avec les jeunes »</em>. Cinq grandes priorités : <strong>mieux orienter, mieux former, mieux insérer, mieux accompagner, mieux loger.</strong> Mais dans la parole de Patrick Martin, à Blois, trois sujets ont pris le dessus sur tous les autres : <strong>l’orientation, l’apprentissage et l’employabilité.</strong></p>



<p>Il s’agissait aussi, pour le président du MEDEF, de proposer une lecture plus large du <strong>malaise français</strong> : un pays qui forme, mais oriente mal ; <strong>un pays où les entreprises disent manquer de candidats alors qu’une partie de la jeunesse reste en difficulté</strong> ; un pays qui produit des diplômés, notamment dans les filières d’excellence, sans toujours leur offrir un horizon suffisamment attractif pour <strong>les retenir ou les faire revenir.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-pour-patrick-martin-le-probleme-commence-des-l-orientation">Pour Patrick Martin, le problème commence dès l’orientation</h3>



<p>Patrick Martin ne situe pas l’échec au moment de l’embauche, ni même uniquement dans la dernière marche entre le diplôme et le premier emploi. À ses yeux, le problème est plus en amont. Il commence bien avant, <strong>dans la manière dont les jeunes construisent leur parcours.</strong></p>



<p><strong>L’idée, chez lui, est constante : la France peine à donner à sa jeunesse une orientation lisible, progressive, structurée, reliée aux métiers et à la réalité du travail.</strong> Le sujet n’est donc pas seulement scolaire. Il devient économique, social et, dans sa bouche, presque civique. Il regrette d’ailleurs que le MEDEF soit, selon lui, l’une des rares forces de proposition sur cette question, alors même qu’elle touche à la fois l’égalité des chances, l’emploi, la cohésion nationale et la confiance dans l’avenir.</p>



<p>Le premier bloc de propositions du MEDEF vise précisément une <strong><em>« grande réforme de l’orientation »</em></strong>. On y trouve l’idée d’<strong>un bilan trimestriel pour chaque élève</strong> du collège à la terminale, d’une immersion en entreprise au cours de la scolarité, et d’<strong>une familiarisation plus systématique des enseignants avec le monde économique.</strong> Le raisonnement est clair : orienter ne doit plus consister à répartir les élèves dans des filières, mais à construire un parcours, avec des expériences concrètes, des repères et <strong>une connaissance réelle des débouchés.</strong></p>



<p>À Blois, <strong>Patrick Martin a repris cette ligne de fond</strong> en des termes plus directs. Ce qu’il décrit avec <strong>Olivier Faron</strong>, c’est <strong>un système qui produit des désajustements en chaîne.</strong> Des jeunes s’engagent dans des études sans toujours en comprendre les conséquences concrètes. D’autres atteignent un niveau de qualification élevé sans trouver ensuite leur place dans l’emploi. D’autres encore restent à distance du marché du travail alors même que des entreprises peinent à recruter. Pour lui, ces contradictions ont une <strong>racine commune : l’insuffisance de l’orientation.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-pays-qui-forme-mais-peine-a-garder-ses-diplomes">Un pays qui forme, mais peine à garder ses diplômés</h3>



<p>Parmi les thèmes abordés, Patrick Martin s’est aussi attardé sur <strong>le cas des diplômés qui partent à l’étranger, notamment les ingénieurs.</strong> Là encore, son propos n’a pas consisté à condamner le départ en soi. Il a plutôt reconnu que d’autres pays, en particulier les <strong>États-Unis,</strong> proposent des rémunérations capables d’attirer une partie de la jeunesse qualifiée française.</p>



<p>Ce constat n’est pas, chez lui, une dénonciation morale de la mobilité internationale. Il relève davantage d’<strong>une inquiétude sur l’attractivité française. </strong>Le problème, en substance, n’est pas que des jeunes partent. Le problème est que la France paraisse parfois moins capable qu’ailleurs d’offrir <strong>des perspectives</strong> suffisamment fortes pour qu’ils veuillent y construire durablement leur carrière. Ou, <strong>au minimum, qu’elle ne donne pas assez de raisons de revenir après une première expérience à l’étranger.</strong></p>



<p>Dans une ville comme Blois, et dans un lieu comme l’INSA, le sujet prend un relief particulier. Parler d’ingénieurs qui partent, de vocations scientifiques, de débouchés, de rémunérations et d’attractivité dans une école d’ingénieurs, ce n’est pas un détour rhétorique : c’est mettre directement en lien la formation, les talents et les arbitrages concrets qui se poseront à ceux qui en sortiront.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-neet-ou-la-demonstration-d-un-systeme-mal-raccorde">Les NEET, ou la démonstration d’un système mal raccordé</h3>



<p>Le président du MEDEF a également évoqué la question des <strong>NEET, ces jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation.</strong> Le point qu’il a voulu souligner est que cette réalité ne concerne pas seulement des jeunes sortis très tôt du système scolaire ou durablement éloignés des parcours qualifiants. Il a insisté sur le fait qu’une partie d’entre eux &#8211; <strong>environ un quart chez les 20-29 ans</strong> &#8211; vient aussi <strong>de l’enseignement supérieur,</strong> ce qui, à ses yeux, renforce encore l’idée d’un défaut d’orientation et d’un problème de raccordement entre études et insertion. On peut avoir étudié longtemps et se retrouver sans solution claire. On peut avoir obtenu un diplôme et ne pas savoir comment le convertir en trajectoire professionnelle. On peut sortir du supérieur sans débouché lisible.</p>



<p>Le MEDEF prolonge ce diagnostic. Le syndicat patronal évoque la création, dans les universités, de <em><strong>« Bureaux des parcours »</strong></em> destinés à proposer des solutions aux étudiants volontaires, le développement de formations bac+1 reliées aux besoins professionnels, ou encore <strong>la réduction du nombre de formations post-bac sans débouché.</strong> Le fond du message est constant :<strong> l’enseignement supérieur ne doit pas seulement transmettre, il doit conduire.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-apprentissage-point-de-tension-majeur">L’apprentissage, point de tension majeur</h3>



<p>Sur ce sujet, Patrick Martin s’est montré très offensif. <strong>Il a dénoncé le recentrage budgétaire opéré par l’État sur l’apprentissage</strong> : baisse des aides à l’embauche, abaissement du seuil d’exonération de cotisations pour les apprentis et assujettissement partiel de leur rémunération à la CSG-CRDS. <strong>À ses yeux, cette orientation revient à fragiliser un succès collectif.</strong></p>



<p>Son propos est très net : l’apprentissage a démontré son utilité, à la fois pour l’insertion professionnelle des jeunes et pour la compétitivité économique. Le remettre en cause, même partiellement, serait prendre le risque d’<strong>affaiblir l’un des rares leviers qui ont produit des résultats visibles ces dernières années.</strong> Patrick Martin a cité <strong>l’exemple suisse, où environ 70 % des jeunes choisissent, à la sortie de la scolarité obligatoire, une formation professionnelle initiale,</strong> <strong>le plus souvent sous forme d’apprentissage en alternance.</strong></p>



<p>Le point est politique autant qu’économique. <strong>Patrick Martin fait de l’apprentissage un marqueur</strong>. Pour lui, ce dispositif montre que lorsque l’on relie concrètement formation et travail, les résultats peuvent suivre. Réduire son soutien budgétaire reviendrait donc, dans sa lecture, à casser ce qui fonctionne au moment même où le pays aurait besoin de renforcer les parcours d’insertion.</p>



<p><strong>Autre séquence sensible : celle du <em>« contrat jeune »</em></strong> évoqué par Patrick Martin. Il a regretté que cette proposition soit, selon lui, <em><strong>« caricaturée, en particulier par la CGT. »</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-sous-representation-des-femmes-dans-les-ecoles-d-ingenieurs">La sous-représentation des femmes dans les écoles d’ingénieurs</h3>



<p>Dans un lieu comme l’INSA, le sujet était presque inévitable. Patrick Martin a évoqué la faible part des femmes dans les écoles d’ingénieurs, la présentant comme <strong><em>« une perte d’opportunité. »</em></strong> D&rsquo;où l’initiative <strong>Code-F,</strong> destinée à <strong>féminiserles métiers scientifiques, techniques et technologiques.</strong> L’idée est d’agir tôt, avant les choix décisifs, <strong>en faisant évoluer les représentations du collège et du lycée,</strong> et en développant des <strong>réseaux d’ambassadrices</strong> capables de susciter des vocations.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-colere-vote-et-cohesion-nationale">Colère, vote et cohésion nationale</h3>



<p>Le déplacement a aussi révélé autre chose. Chez Patrick Martin, la jeunesse n’est pas seulement un objet de politique de l’emploi. Elle devient <strong>un indicateur de l’état général du pays.</strong> Lorsqu’il évoque la colère de la jeunesse, lorsqu’il dit que<strong> son vote est aujourd’hui <em>« préoccupant »</em>,</strong> il ne parle plus seulement d’insertion professionnelle. </p>



<p>Pour le patron des patrons <strong>une jeunesse mal orientée, mal insérée, sans espoir clair, n’est pas seulement un problème pour les entreprises. C’est un problème pour le pays tout entier. </strong>Son message final aux jeunes va dans ce sens : <em><strong>« redonner un espoir ».</strong></em></p>



<p><strong>Mourad Boukhalfa, président du groupe INSA</strong>, a prolongé cette perspective dans un registre plus ample encore. En appelant à un <em><strong>« plan Marshall »</strong></em> <strong>pour l’éducation, la souveraineté et l’industrie,</strong> il a voulu exprimer une urgence totale de moyens.</p>



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<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>États généraux de la santé : pourquoi la Mutualité Française veut remettre les citoyens au cœur du système</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 16:34:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Entretien avec Rose-Marie Minayo, présidente de la Mutualité Française Centre-Val de Loire, et Mehdi Madelat, responsable prévention, promotion de la santé et qualité. Un modèle historique à bout de souffle « Depuis 80 ans que la Sécurité sociale existe, nous sommes fiers de ce modèle, nous nous y sommes adossés. Mais aujourd’hui, il est en &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/etats-generaux-de-la-sante-pourquoi-la-mutualite-francaise-veut-remettre-les-citoyens-au-coeur-du-systeme">États généraux de la santé : pourquoi la Mutualité Française veut remettre les citoyens au cœur du système</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p><em>Entretien avec <strong>Rose-Marie Minayo,</strong> présidente de la Mutualité Française Centre-Val de Loire, et <strong>Mehdi Madelat,</strong> responsable prévention, promotion de la santé et qualité.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-modele-historique-a-bout-de-souffle">Un modèle historique à bout de souffle</h2>



<p><em>« Depuis 80 ans que la <strong>Sécurité sociale</strong> existe, nous sommes fiers de <strong>ce modèle,</strong> nous nous y sommes adossés. Mais aujourd’hui, il <strong>est en danger. »</strong></em> Dès les premières minutes de l’entretien, Rose-Marie Minayo pose un constat sans détour. La présidente de la Mutualité Française Centre-Val de Loire ne parle ni d’effondrement brutal ni de renoncement, mais d’un système <em><strong>« à bout de souffle »</strong></em>, confronté à des transformations profondes qu’il ne peut plus absorber seul. <strong><em>« Il faut le reconstruire, le rénover. Et un seul acteur ne peut pas le faire tout seul. »</em></strong> Pour la Mutualité, la question n’est plus de savoir <em>si</em> le système doit évoluer, mais <em>comment</em> le faire sans renier ses fondements de solidarité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-construire-un-nouveau-avec-les-citoyens">Construire un nouveau avec les citoyens</h2>



<p>C’est dans ce contexte que s’inscrivent les <strong>États généraux de la santé et de la protection sociale</strong>. Une démarche que la Mutualité revendique comme fondamentalement citoyenne. <em>« Nous sommes très militants à partir du citoyen. Sans eux, on se rend bien compte qu’on n’arrivera pas à construire correctement. »</em></p>



<p>La première phase, actuellement en cours, repose sur une <strong>large consultation nationale en ligne</strong> via <strong><em><a href="https://www.placedelasante.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">placedelasante.fr</a></em></strong> <strong>(jusqu&rsquo;au 17 février).</strong> Le questionnaire, accessible à tous, demande une dizaine de minutes. Un temps volontairement incompressible. <em><strong>« Ce n’est pas un petit sujet.</strong> Il faut prendre le temps de réfléchir, de se demander ce que l’on veut, quels sont nos besoins. »</em> La consultation invite chacun à formuler <strong>constats, attentes et priorités</strong>, à partir de son propre vécu du système de santé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-large-de-la-sante">Une vision large de la santé</h2>



<p>L’un des marqueurs forts de la démarche réside dans le périmètre retenu. Pour la Mutualité, <strong>la santé ne se limite ni au soin curatif ni à l’hôpital.</strong> <em>« Quand nous parlons de santé, c’est au sens très large du terme : le bien-être, la fin de vie, la santé au travail, le sport. Tout cela en fait partie. »</em></p>



<p>Accès aux soins, déserts médicaux, prévention, handicap, grand âge, financement : l’ensemble des grands enjeux est assumé, sans hiérarchie préalable. Une approche globale, qui reflète selon Rose-Marie Minayo <strong>la complexité croissante du système</strong>. <em>« Les évolutions technologiques, démographiques, médicales se cumulent. On ne peut plus décider seul, ni imposer des solutions toutes faites. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-refuser-la-financiarisation-comme-seule-reponse">Refuser la financiarisation comme seule réponse</h2>



<p>Si la situation est critique, la Mutualité refuse une solution qu’elle juge réductrice : <strong>la financiarisation croissante du système</strong>. <em>« Oui, ce que nous voulons éviter, c’est la financiarisation. Même si elle nous rattrape rapidement, notamment avec la question des taxes. »</em> Pour Rose-Marie Minayo, l’augmentation continue des prélèvements n’est ni soutenable ni efficace. <em><strong>« On voit bien que ce n’est pas la bonne réponse. Il faut s’arrêter et réfléchir. »</strong></em> L’ambition affichée reste celle d’un système capable de répondre aux besoins de toute la population, <strong>sans renoncer à l’universalité ni à l’accessibilité</strong> qui ont fait sa force historique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mobilisation-large-mais-un-defi-les-professionnels">Une mobilisation large, mais un défi : les professionnels</h2>



<p>La démarche repose sur un pilotage partenarial. Aujourd’hui, <strong>une cinquantaine d’organisations</strong> sont déjà engagées, issues notamment de l’économie sociale et solidaire, mais aussi du monde syndical et médico-social. <em>« Nous partageons le même objectif : construire un système de santé efficace, efficient, et qui réponde aux besoins de la population, sans le financiariser. »</em> </p>



<p>Un point de vigilance demeure toutefois : <strong>la participation des professionnels de santé.</strong> <em>« Ce sont ceux que nous avons le plus de mal à toucher. Le grand public répond, mais les professionnels sont plus réticents, ou ont d’autres préoccupations. »</em> <strong>Or leur contribution est jugée centrale</strong> pour enrichir l’analyse et confronter les constats du terrain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-methode-en-trois-temps-jusqu-au-debat-public">Une méthode en trois temps, jusqu’au débat public</h2>



<p>Mehdi Madelat détaille l’avancée du processus. <strong>Début février, environ 65 000 questionnaires avaient déjà été remplis au niveau national</strong> : 55 000 par des citoyens, 10 000 par des professionnels de santé. <strong>En Centre-Val de Loire, près de 3 000 citoyens et 400 professionnels ont déjà participé.</strong> <em>« C’est bien, mais on souhaiterait encore plus. Chaque avis compte. Dix à quinze minutes aujourd’hui, c’est contribuer à ce qui se jouera demain. »</em></p>



<p><strong>La deuxième phase, prévue à partir du printemps</strong>, reposera en partie sur <strong>des ateliers territoriaux</strong>. Leur objectif : débattre collectivement des résultats de la consultation, thématique par thématique, pour <strong>faire émerger des pistes de solutions.</strong> C&rsquo;est la co-construction. Viendra ensuite <strong>le temps des convergences.</strong> Objectif : <strong>une présentation à l&rsquo;automne 2026 des résultats.</strong></p>



<p>Parmi les sujets les plus sensibles figure celui de l’accès aux soins. Rose-Marie Minayo nuance toutefois le discours dominant. <em><strong>« Au niveau national, le nombre de médecins n’a pas diminué. Le problème, c’est surtout la répartition territoriale, et les nombreux départs à la retraite à venir. »</strong></em> Elle évoque également les tensions sur certaines spécialités, le retard de formation, et l’arrivée de l’intelligence artificielle, encore insuffisamment intégrée dans l’organisation des soins.</p>



<p><strong>Des initiatives locales existent,</strong> comme en Loir-et-Cher, où la Mutualité participe à <strong>un réseau d’accompagnement à l’installation des professionnels de santé, aux côtés des collectivités.</strong> Mais on voit bien que cela demande des efforts considérables, et que cela ne suffit pas toujours.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-besoins-d-abord-les-solutions-ensuite">Des besoins d’abord, les solutions ensuite</h2>



<p>La Mutualité assume une réalité : <strong>la consultation fera émerger davantage de besoins que de solutions immédiatement opérationnelles.</strong> <em>« Déjà, porter clairement les besoins et les attentes de la population, ce sera un premier point essentiel. »</em> La phase suivante consistera à revenir vers les citoyens, à partir de ces besoins stabilisés, pour travailler collectivement à leur traduction concrète.<em> « Nous avons une vision transversale du système, des structures de soins, des centres de santé, des crèches, des centres dentaires. Mais nous ne sommes pas seuls. <strong>C’est la complémentarité des acteurs qui compte. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-demarche-democratique-jusqu-au-bout">Une démarche démocratique jusqu’au bout</h2>



<p>Le traitement des contributions ne repose pas sur une automatisation aveugle par l&rsquo;IA. <em><strong>« Ce sont des équipes humaines, des agences spécialisées, qui analysent les données par grands thèmes. »</strong></em> Deux garants scientifiques accompagnent le processus, et <strong>une convention démocratique réunira cinquante citoyens tirés au sort.</strong></p>



<p>Pour la Mutualité, l’objectif est clair : faire émerger <strong>un citoyen éclairé,</strong> capable de participer pleinement au débat. <em>« Un citoyen ne peut pas proposer des solutions sans s’approprier le sujet. <strong>Le questionnaire est déjà une démarche pédagogique.</strong> Il invite chacun à partager une expérience positive, une expérience négative, et à <strong>réfléchir à ce qui aurait pu mieux fonctionner. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-porter-la-parole-citoyenne-jusqu-a-l-echeance-presidentielle">Porter la parole citoyenne jusqu’à l’échéance présidentielle</h2>



<p>Les propositions issues des États généraux seront rendues publiques à l’automne, à un moment clé du calendrier politique. <strong>La Mutualité assume cette temporalité, sans revendiquer de position partisane.</strong> <em>« Nous sommes politiquement neutres, mais nous portons des propositions qui ont une portée politique. <strong>Quelle que soit la personne qui arrivera à la présidence, nous porterons la voix des citoyens. »</strong></em> D&rsquo;autant plus qu&rsquo;une conviction guide la démarche : <strong>sans participation citoyenne, aucune réforme durable du système de santé ne sera possible.</strong></p>



<p>>> Consultation via : <strong><em><a href="https://www.placedelasante.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">placedelasante.fr</a></em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/etats-generaux-de-la-sante-pourquoi-la-mutualite-francaise-veut-remettre-les-citoyens-au-coeur-du-systeme">États généraux de la santé : pourquoi la Mutualité Française veut remettre les citoyens au cœur du système</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Pourquoi la lutte contre la solitude se gagne aussi par l’urbanisme, les mobilités, le commerce de proximité et le tissu associatif</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 11:00:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La solitude n’est plus un phénomène marginal, ni un simple malaise intime. Elle est devenue un indicateur social à part entière, un révélateur des fragilités contemporaines, des inégalités territoriales et du rapport que la société entretient avec le lien. Depuis quinze ans, la Fondation de France publie un rapport annuel consacré aux solitudes. L’édition 2025 &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/pourquoi-la-lutte-contre-la-solitude-se-gagne-aussi-par-lurbanisme-les-mobilites-le-commerce-de-proximite-et-le-tissu-associatif">Pourquoi la lutte contre la solitude se gagne aussi par l’urbanisme, les mobilités, le commerce de proximité et le tissu associatif</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p>La solitude n’est plus un phénomène marginal, ni un simple malaise intime. Elle est devenue un indicateur social à part entière, <strong>un révélateur des fragilités contemporaines, des inégalités territoriales</strong> et du rapport que la société entretient avec le lien. Depuis quinze ans, la <strong><a href="https://www.credoc.fr/publications/etude-solitudes-2025-les-liens-de-proximite-pivots-de-la-sociabilite-rapport" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fondation de France</a></strong> publie un rapport annuel consacré aux solitudes. L’édition 2025 marque un tournant analytique : elle interroge les <strong>réseaux de sociabilité</strong> eux-mêmes — famille, amis, travail, voisinage, associations — et la manière dont ils se fragilisent, se recomposent ou prennent le relais les uns des autres.</p>



<p>Au cœur de cette étude, un constat s’impose : lorsque les liens dits <em>« forts » </em>se distendent ou se rompent, <strong>les liens de proximité deviennent des pivots essentiels de la sociabilité</strong>, parfois les seuls encore activables.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-isolement-et-solitude-deux-realites-distinctes-souvent-confondues">Isolement et solitude : deux réalités distinctes, souvent confondues</h2>



<p>Pointons d’emblée une distinction fondamentale. L’<strong>isolement</strong> désigne une situation objective : <strong>la rareté, voire l’absence, de contacts en face à face</strong> avec les différents réseaux de sociabilité. Une personne est considérée comme isolée lorsqu’elle n’entretient des relations physiques avec ces réseaux que <em>« moins souvent que plusieurs fois dans l’année »</em> ou <em>« jamais ».</em> <strong>La solitude, elle, relève du ressenti</strong> : un sentiment subjectif de manque, d’insatisfaction ou de vide relationnel. <strong>Elle peut être vécue par des personnes entourées,</strong> tout comme certaines personnes isolées peuvent ne pas se sentir seules.</p>



<p>Cette dissociation est centrale. Elle permet de comprendre pourquoi les politiques publiques, longtemps focalisées sur <strong>l’isolement visible,</strong> peinent parfois à répondre à une solitude plus diffuse, plus silencieuse, mais tout aussi douloureuse.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-isolement-stable-mais-socialement-massif">Un isolement stable, mais socialement massif</h2>



<p>En 2025, <strong>11 % de la population est en situation d’isolement relationnel</strong>, un chiffre stable par rapport à l’année précédente. Mais cette stabilité masque une réalité plus large : en intégrant les personnes dont la sociabilité se limite à un seul réseau, <strong>près d’un tiers de la population (32 %) se trouve isolée ou à la lisière de l’isolement</strong>.</p>



<p>L’isolement apparaît plus marqué en milieu rural. <strong>14 % des habitants des communes rurales sont isolés</strong>, contre <strong>9 % dans les grandes agglomérations</strong>, dont l’agglomération parisienne. L’écart, désormais de cinq points, s’est creusé ces dernières années. Les causes avancées par l’étude sont structurelles : raréfaction des services publics, faible densité d’espaces de sociabilité, dépendance à la voiture, enclavement géographique et difficultés de mobilité. Autant de <strong>facteurs qui limitent les occasions de rencontres et l’entretien des relations sociales.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-solitude-plus-urbaine-que-rurale">La solitude, plus urbaine que rurale</h2>



<p>À l’inverse, le <strong>sentiment de solitude</strong> s’exprime plus fortement en ville. En juillet 2025, <strong>24 % des Français se sentent seuls</strong>, mais cette proportion grimpe à <strong>28 % dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants</strong>, contre <strong>21 % en milieu rural</strong>.</p>



<p>Sur le long terme, l’étude montre que cette dimension territoriale de la solitude s’est renforcée. <strong>Là où la ville concentre les interactions, elle génère aussi de l’anonymat</strong>, de l’instabilité relationnelle et un <strong>sentiment accru d’abandon</strong>. Plus d’un tiers des personnes qui estiment vivre dans un territoire délaissé par les pouvoirs publics déclarent se sentir seules, tout comme celles qui se disent peu satisfaites de leur cadre de vie ou peu en sécurité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-precarite-fil-conducteur-de-la-solitude-contemporaine">La précarité, fil conducteur de la solitude contemporaine</h2>



<p>Si les territoires jouent un rôle, les <strong>conditions sociales</strong> demeurent le facteur le plus discriminant. L’étude montre une surexposition nette à l’isolement et à la solitude chez les personnes disposant de faibles ressources. <strong>16 % des personnes à bas revenus sont isolées</strong>, contre <strong>5 % des hauts revenus</strong>. <strong>36 % d’entre elles se sentent seules</strong>, contre <strong>19 % chez les plus aisés</strong>.</p>



<p>Le chômage constitue un autre facteur aggravant : <strong>20 % des personnes au chômage sont isolées</strong>, et <strong>45 % déclarent se sentir seules</strong>. La santé joue également un rôle majeur : <strong>près d’un tiers des personnes jugeant leur état de santé <em>« pas du tout satisfaisant »</em> sont isolées.</strong></p>



<p>Vivre seul ou en foyer monoparental accentue encore l’exposition à la solitude. Ces données confirment que la solitude n’est pas un phénomène psychologique isolé, mais le produit d’un <strong>cumul de fragilités sociales, économiques et matérielles</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-famille-amis-travail-des-piliers-fragilises">Famille, amis, travail : des piliers fragilisés</h2>



<p>Dans la population générale, <strong>la famille demeure le réseau le plus structurant</strong>. Pourtant, l’enquête qualitative révèle que, <strong>chez les personnes seules ou isolées, les liens familiaux sont fréquemment distendus, conflictuels ou rompus.</strong> Ruptures précoces, éloignement géographique, relations maintenues à distance : la famille ne constitue plus systématiquement un socle protecteur.</p>



<p><strong>Les relations amicales,</strong> souvent présentées comme un refuge, <strong>apparaissent elles aussi vulnérables.</strong> Leur maintien <strong>dépend fortement de la mobilité, du cadre de vie et des ressources économiques.</strong> Lorsque les conditions se dégradent, les amitiés s’effritent, notamment parce que <strong>la logique du don et du contre-don devient difficile à soutenir.</strong></p>



<p><strong>Le travail,</strong> enfin, peut être un espace de sociabilité structurant, mais de manière très inégale. Le chômage, les emplois précaires ou les mises à l’écart professionnelles contribuent à un isolement brutal, <strong>parfois accentué par un sentiment d’inutilité ou d’exclusion.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-liens-de-proximite-une-sociabilite-possible-quand-tout-le-reste-cede">Les liens de proximité : une sociabilité possible quand tout le reste cède</h2>



<p>C’est là que l’étude 2025 opère son déplacement majeur. Les liens de proximité — <strong>voisinage, associations, commerces</strong> — apparaissent comme des ressources décisives pour les personnes seules ou isolées. Ces liens, souvent qualifiés de <em>« faibles </em>», sont en réalité <strong>plus souples, moins contraignants, et plus facilement activables</strong> que les relations familiales ou amicales.</p>



<p><strong>Le voisinage</strong> constitue un lien partagé par l’ensemble de la population. S’il reste souvent limité à des salutations ou à de petites aides, il peut devenir un point d’appui essentiel, <strong>notamment pour les personnes âgées ou en situation de précarité. </strong></p>



<p>Les associations, fréquentées par plus de la moitié de la population, <strong>jouent un rôle central dans l’ancrage social.</strong> Elles offrent un cadre, des activités, des repères, et parfois un soutien concret lorsque les autres réseaux sont défaillants. Les <strong>petits commerces, </strong>enfin, apparaissent comme un <strong>potentiel largement sous-estimé de création de lien</strong>. Dans plusieurs récits recueillis, une commerçante, un café ou une boutique deviennent <strong><a href="https://bloiscapitale.com/les-vernissages-rencontres-et-rendez-vous-a-venir-chez-blois-capitale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des espaces de reconnaissance, d’écoute et de continuité relationnelle.</a></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-cadre-de-vie-condition-invisible-du-lien-social">Le cadre de vie, condition invisible du lien social</h2>



<p>L’étude du <em>Crédoc</em> établit une corrélation forte entre <strong>qualité du cadre de vie</strong> et <strong>densité relationnelle</strong>. Parmi les personnes très satisfaites de leur environnement, <strong>77 % disposent d’au moins deux réseaux de sociabilité actifs</strong>. À l’inverse, <strong>38 % des personnes pas du tout satisfaites de leur cadre de vie sont isolées</strong>.</p>



<p><strong>Le logement, l’aménagement du territoire, les infrastructures, la mobilité et la sécurité</strong> façonnent directement les possibilités de rencontre et d’entretien du lien. <strong>L’isolement s’enracine souvent dans des contextes de vie perçus comme dégradés, </strong>produisant des mécanismes de repli et de honte, qui limitent les invitations et les échanges.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-au-dela-des-chiffres">Au-delà des chiffres</h2>



<p>En filigrane, l’étude Solitudes 2025 montre que la solitude est moins un échec individuel qu’un <strong>symptôme collectif</strong>. Elle <strong>révèle le rapport au territoire</strong>, à <strong>l’espace public</strong>, à la <strong>reconnaissance sociale</strong> et <strong>au commun. </strong></p>



<p>Lorsque les liens forts se rompent, <strong>les liens de proximité ne remplacent pas tout</strong>, <strong>mais ils empêchent la disparition sociale.</strong></p>



<p>La solitude contemporaine n’est donc pas seulement une affaire de relations personnelles. Elle interroge <strong>la manière dont les villes et les campagnes sont pensées, habitées, animées.</strong> Elle pose la question de ce qui, au quotidien, permet encore de se sentir relié aux autres — parfois simplement par un bonjour, une présence régulière, un lieu ouvert.</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/pourquoi-la-lutte-contre-la-solitude-se-gagne-aussi-par-lurbanisme-les-mobilites-le-commerce-de-proximite-et-le-tissu-associatif">Pourquoi la lutte contre la solitude se gagne aussi par l’urbanisme, les mobilités, le commerce de proximité et le tissu associatif</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Quand la propreté de l’espace public devient un révélateur de lien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 09:23:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Observer un territoire à hauteur de trottoir. Regarder ce qui se dépose au sol, ce qui s’accumule, ce qui reste. C’est le parti pris méthodologique de l’enquête menée par l’Institut Terram et dirigée par le journaliste et essayiste Jean-Laurent Cassely. Publiée en janvier 2026, La France vue du sol propose une lecture inédite des transformations &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/quand-la-proprete-de-lespace-public-devient-un-revelateur-de-lien">Quand la propreté de l’espace public devient un révélateur de lien</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p><strong>Observer un territoire à hauteur de trottoir.</strong> Regarder ce qui se dépose au sol, ce qui s’accumule, ce qui reste. C’est le parti pris méthodologique de l’enquête menée par l’<strong><a href="https://institut-terram.org/publications/la-france-vue-du-sol-quand-la-geographie-des-megots-revele-les-mutations-des-territoires/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Institut Terram</a></strong> et dirigée par le journaliste et essayiste Jean-Laurent Cassely. Publiée en janvier 2026, <em>La France vue du sol</em> propose une lecture inédite des transformations territoriales à partir d’un objet banal, discret et souvent invisibilisé : le <a href="https://bloiscapitale.com/le-poids-des-megots-de-cigarettes">mégot de cigarette.</a></p>



<p><strong>Résidu minuscule mais omniprésent, le mégot ne relève pas seulement de la question environnementale.</strong> Parce qu’il est majoritairement produit hors du domicile<strong>, il accompagne les mobilités, les temps d’attente, les usages festifs, les pauses de travail, les sociabilités ordinaires.</strong> Son observation permet ainsi d’accéder à une géographie concrète des pratiques quotidiennes. À travers cet objet, l’étude interroge une question plus large : que disent les mégots abandonnés de <strong>notre rapport collectif à l’espace public, au commun et à l’institution municipale ?</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-lire-les-territoires-a-partir-de-leurs-usages-reels">Lire les territoires à partir de leurs usages réels</h2>



<p>L’enquête s’inscrit dans le prolongement de la notion de <em>« France habitée »</em>, développée par le géographe Jacques Lévy. Dans cette perspective, <strong>le mégot constitue un indicateur particulièrement pertinent. </strong>Contrairement aux déchets ménagers, produits à domicile et intégrés à des filières de collecte organisées, il naît presque toujours sur le lieu même de l’activité : <strong>devant une gare, à la sortie d’un bureau, sur une terrasse, lors d’un événement festif. </strong>Il épouse les rythmes de la présence humaine plutôt que ceux de l’habitat.</p>



<p><strong>Plus un lieu est fréquenté, plus il est exposé</strong>. Les concentrations les plus fortes apparaissent dans ce que les professionnels de la propreté nomment des <em>« hotspots »</em> — des lieux qui subissent de manière récurrente une accumulation importante de mégots. Ces hotspots correspondent presque toujours à des espaces bien identifiés de la vie quotidienne : <strong>les lieux de transit et d’attente,</strong> comme les gares, les abribus ou les parvis ; <strong>les lieux de consommation,</strong> notamment les rues commerçantes, les terrasses de cafés et de restaurants ; <strong>les seuils des établissements recevant du public,</strong> tels que les écoles, les bureaux, les hôpitaux ou les centres administratifs ; <strong>les lieux de détente, de sociabilité et de fête.</strong></p>



<p>Cette géographie varie fortement <strong>selon les temporalités</strong>. Les heures de pointe, les beaux jours, les saisons touristiques ou les événements festifs modifient profondément la quantité et la localisation des mégots présents au sol. À l’inverse, la zone résidentielle — celle du logement individuel ou pavillonnaire — apparaît globalement moins exposée, à l’exception de certains points très localisés, notamment au pied des immeubles collectifs. Ainsi se dessine une géographie des usages, bien plus qu’une géographie des habitants.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-paradoxe-des-espaces-publics-apaises">Le paradoxe des espaces publics apaisés</h2>



<p>Depuis une quinzaine d’années, les villes françaises ont profondément transformé leurs espaces publics. <strong>Piétonnisation des centres-villes, développement des terrasses, végétalisation, réaménagement des berges, création de promenades urbaines</strong> : l’espace public est devenu plus attractif, plus ouvert et plus convivial. Ces politiques ont largement amélioré le cadre de vie. Mais elles ont également intensifié l’usage de l’espace public. <strong>Plus les lieux sont agréables, plus ils sont fréquentés.</strong> <strong>Plus ils sont fréquentés, plus ils concentrent de déchets diffus,</strong> dont les mégots constituent la forme la plus visible et la plus persistante.</p>



<p>Les services municipaux de propreté se retrouvent ainsi confrontés à une pression croissante, tandis que <strong>le sentiment de saleté progresse dans la perception des habitants.</strong> L’enquête souligne que cette impression ne traduit pas nécessairement un recul du civisme, mais plutôt une augmentation mécanique des usages. <strong>La ville apaisée est aussi une ville plus sollicitée.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-depasser-les-stereotypes">Dépasser les stéréotypes</h2>



<p>L’étude déconstruit les représentations simplistes qui assimilent mécaniquement fumeurs et pollueurs. Si le tabagisme quotidien a fortement reculé et s’est socialement concentré dans certaines catégories populaires ou marginalisées, cette évolution ne suffit pas à expliquer les comportements observés. <strong>Tous les fumeurs ne jettent pas leurs mégots. Et ceux qui les jettent ne le font ni partout, ni tout le temps.</strong></p>



<p>L’acte de jeter relève d’une combinaison complexe de facteurs. Les observations de terrain mettent en évidence le rôle déterminant des contextes : <strong>attente prolongée, stress, consommation d’alcool, relâchement festif, effet de groupe.</strong> S’y ajoutent des automatismes anciens, construits à une époque où le mégot ne faisait pas l’objet d’une attention particulière des politiques publiques.</p>



<p><strong>La méconnaissance persistante des impacts environnementaux</strong> — notamment le fait que les grilles d’avaloir rejettent directement vers les milieux naturels —, <strong>la peur d’un départ d’incendie</strong> en l’absence d’éteignoirs, ou encore <strong>l’absence d’alternatives visibles</strong> au moment du geste contribuent également à l’abandon au sol. Une minorité d’individus indifférents ou réfractaires aux normes suffit toutefois à dégrader durablement un lieu, enclenchant un mécanisme bien connu des services municipaux : <strong>le sale appelle le sale.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-proprete-comme-revelateur-du-lien-civique">La propreté comme révélateur du lien civique</h2>



<p>Au-delà de la seule question des mégots, l’enquête met en évidence un enseignement central : <strong>la propreté de l’espace public constitue un révélateur direct du lien civique et du degré d’appropriation du commun.</strong></p>



<p>Elle ne se réduit ni à un problème technique de nettoyage, ni à une simple question de discipline individuelle. Elle traduit <strong>un rapport collectif à l’espace partagé, à la règle, à l’autre et à l’institution municipale.</strong></p>



<p>Les observations montrent que <strong>là où l’espace public est perçu comme <em>« à soi »</em></strong> — un quartier identifié, un lieu animé par des acteurs reconnus, un espace investi par ses usagers — <strong>les comportements vertueux se diffusent plus facilement.</strong> À l’inverse, l’anonymat, la surfréquentation, la dilution des responsabilités ou le relâchement festif favorisent les incivilités et installent des dynamiques de dégradation auto-entretenues. Dans ce contexte, <strong>la propreté devient un indicateur précoce de désengagement civique,</strong> parfois annonciateur de tensions plus larges autour de la tranquillité publique ou du vivre-ensemble.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-municipal">Un enjeu municipal</h2>



<p>À l’approche des élections municipales de 2026, l’étude souligne le caractère paradoxal de <strong>la propreté comme enjeu politique.</strong> Elle ne polarise pas, ne segmente pas la population et ne renvoie pas à une opposition idéologique classique. Au contraire, elle fédère largement, car elle touche au quotidien immédiat des habitants, à leur fierté territoriale et à leur qualité de vie.</p>



<p>L’enquête montre que les stratégies les plus efficaces reposent sur une combinaison équilibrée entre équipements adaptés, présence humaine, médiation, mobilisation citoyenne et sanction proportionnée. Mais surtout, elle insiste sur la nécessité d’une vision politique claire, capable d’articuler aménagement urbain, services publics, participation des habitants et responsabilité individuelle.</p>



<p><strong>À l’échelle municipale, la propreté n’est donc pas seulement un service rendu. Elle constitue l’expression tangible d’une ambition collective et d’une capacité à faire société</strong> à hauteur de trottoir.</p>



<p></p>
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		<title>Blois 4ᵉ ville moyenne la plus attractive de France selon le baromètre Arthur Loyd</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Jan 2026 09:15:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son Baromètre Arthur Loyd 2025, publié dans le cadre de sa 9ᵉ édition, le réseau national de conseil en immobilier d’entreprise dresse le palmarès des métropoles et agglomérations françaises les plus attractives et résilientes. Parmi les cinquante aires d’attraction analysées à l’échelle nationale, l’aire d’attraction de Blois se hisse à la 4ᵉ place des &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/blois-4%e1%b5%89-ville-moyenne-la-plus-attractive-de-france-selon-le-barometre-arthur-loyd">Blois 4ᵉ ville moyenne la plus attractive de France selon le baromètre Arthur Loyd</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p>Dans son <strong><a href="https://www.arthur-loyd.com/barometre/barometre-9eme-edition" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Baromètre Arthur Loyd 2025</a></strong>, publié dans le cadre de sa <strong>9ᵉ édition</strong>, le réseau national de conseil en immobilier d’entreprise dresse le palmarès des <strong>métropoles et agglomérations françaises les plus attractives et résilientes</strong>. Parmi les cinquante aires d’attraction analysées à l’échelle nationale, <strong>l’aire d’attraction de Blois se hisse à la 4ᵉ place des agglomérations de taille moyenne</strong>, confirmant sa position parmi les <a href="https://bloiscapitale.com/philippe-gouet-et-le-grand-chantier-des-freins-au-recrutement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">territoires</a> les mieux classés de sa catégorie.</p>



<p>Ce classement concerne les aires d’attraction comprises entre <strong>100 000 et 300 000 habitants</strong>, telles que définies par l’INSEE, c’est-à-dire des bassins de vie structurés autour des flux domicile-travail et non des périmètres administratifs. Dans cette catégorie, Blois figure immédiatement derrière <strong>Bayonne</strong>, <strong>Poitiers</strong> et <strong>La Rochelle</strong>, qui composent le trio de tête du palmarès 2025.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-barometre-fonde-sur-75-indicateurs-statistiques">Un baromètre fondé sur 75 indicateurs statistiques</h3>



<p>Le Baromètre Arthur Loyd repose sur une méthodologie strictement quantitative. Pour cette 9ᵉ édition, <strong>75 indicateurs statistiques</strong> ont été mobilisés, issus de plus de <strong>30 sources officielles ou reconnues</strong>, afin d’évaluer l’attractivité et la résilience des territoires français sur la période <strong>2024–2025</strong>. Ces indicateurs sont répartis en <strong>quatre grandes thématiques</strong> :<strong> la vitalité économique, l’accueil des entreprises et l’immobilier professionnel, la connectivité, le capital humain et les transitions, la qualité de vie.</strong> L’ensemble de ces données est agrégé sans pondération afin de constituer l’<strong>indice d’attractivité et de résilience</strong>, permettant de comparer objectivement cinquante aires d’attraction françaises représentant <strong>82 % de la population vivant dans des territoires de plus de 100 000 habitants.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-premiere-place-nationale-pour-l-accueil-des-entreprises-et-l-immobilier-professionnel">Première place nationale pour l’accueil des entreprises et l’immobilier professionnel</h3>



<p>Le principal enseignement du baromètre pour le territoire blésois concerne la thématique <em><strong>« Accueil des entreprises et immobilier professionnel »</strong>.</em> Sur ce critère, <strong>Blois se classe 1ʳᵉ de l’ensemble des agglomérations de taille moyenne</strong>. Cette thématique regroupe notamment les indicateurs relatifs aux performances du marché immobilier professionnel, aux conditions d’implantation et aux coûts associés à l’accueil des entreprises. Dans le cadre du baromètre, ce résultat constitue l’un des marqueurs les plus différenciants du positionnement de Blois à l’échelle nationale</p>



<p>Sur la <strong>vitalité économique</strong>, Blois se situe au <strong>15ᵉ rang</strong> de sa catégorie. Concernant la <strong>connectivité, le capital humain et les transitions</strong>, l’aire d’attraction blésoise atteint la <strong>14ᵉ place</strong>. Enfin, sur la <strong>qualité de vie</strong>, Blois se positionne au <strong>8ᵉ rang</strong> parmi les agglomérations de taille moyenne. Ces résultats combinés expliquent le classement global du territoire, dans un baromètre où aucun indicateur n’est pondéré et où chaque thématique contribue de manière équivalente à l’indice final.</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/blois-4%e1%b5%89-ville-moyenne-la-plus-attractive-de-france-selon-le-barometre-arthur-loyd">Blois 4ᵉ ville moyenne la plus attractive de France selon le baromètre Arthur Loyd</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>[Municipales] Bruno Retailleau : « La population en a marre des délires gauchistes et communautaristes »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jan 2026 11:47:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[1.2.3... Les informations]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce jeudi, Bruno Retailleau, ancien ministre de l’Intérieur et président du parti Les Républicains, était en déplacement à Blois et à Vineuil. Une visite inscrite dans le cadre d’un tour de France politique, mais aussi clairement assumée comme un temps de soutien aux campagnes municipales de 2026. À Blois, il est venu appuyer la candidature &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/municipales-bruno-retailleau-la-population-en-a-marre-des-delires-gauchistes-et-communautaristes">[Municipales] Bruno Retailleau : « La population en a marre des délires gauchistes et communautaristes »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p><strong>Ce jeudi, Bruno Retailleau,</strong> ancien ministre de l’Intérieur et président du parti Les Républicains, était en déplacement <strong>à Blois et à Vineuil.</strong> Une visite inscrite dans le cadre d’un <strong>tour de France politique,</strong> mais aussi clairement assumée comme un temps de <strong>soutien</strong> aux campagnes municipales de 2026. <strong>À Blois, il est venu appuyer la candidature de Malik Benakcha,</strong> candidat du centre et de la droite aux élections <a href="https://bloiscapitale.com/category/politique/municipales-2026" target="_blank" rel="noreferrer noopener">municipales de mars prochain</a>.</p>



<p>D’emblée, Malik Benakcha place cette venue sous le signe de l’enjeu politique.<em><strong> « Là où il va, c’est parce qu’il y a un enjeu, il y a un sujet »</strong></em>, affirme-t-il, avant de situer <strong>Blois parmi <em>« les villes qui ont vocation à basculer »</em></strong>. Selon lui, le contexte local est marqué par <em><strong>« une gauche particulièrement divisée »</strong></em>, et <em>« une usure avec un maire socialiste qui aura fait toutes les alliances possibles ».</em></p>



<p>Face à ce paysage, le candidat revendique une dynamique inverse : <em><strong>« une volonté de faire un rassemblement »</strong></em>, et de lancer la campagne sur des thématiques clairement identifiées. <em><strong>« Une de nos priorités, c’est la thématique de la sécurité »,</strong></em> insiste-t-il, rappelant qu’une réunion publique est organisée le soir même sur ce sujet.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4632-1024x768.jpeg" alt="Bruno Retailleau à  Blois" class="wp-image-30483" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4632-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4632-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4632-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4632-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4632-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-lecture-nationale-du-scrutin-blesois">Une lecture nationale du scrutin blésois</h3>



<p><strong>Bruno Retailleau inscrit Blois dans une cartographie politique nationale</strong>, évoquant son déplacement de la veille à <strong>Nantes. <em>« Une ville un peu comme Blois. C’est une des communes qui peut demain basculer. »</em></strong> À ses yeux, les deux villes incarnent une lassitude croissante : <em><strong>« La population en a marre d’être prise pour des cobayes, comme dans un laboratoire de tous les délires gauchistes, communautaristes, etc. »</strong></em> À Blois, il identifie un contexte favorable à une alternance : <em>« Nous sommes rassemblés et la gauche est divisée. Trois, quatre listes de gauche, une liste de droite qui s’affirme. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-rassemblement-comme-condition-de-victoire">Le rassemblement comme condition de victoire</h3>



<p>Le président des LR insiste sur la notion de rassemblement, qu’il présente comme déterminante. <em>« Dans notre histoire commune, la droite et le centre, à chaque fois que nous avons pu être rassemblés, nous nous sommes donné beaucoup plus de chances de gagner. »</em> Et il salue chez Malik Benakcha une capacité à conjuguer <strong><em>« franchise »</em></strong> et aptitude à fédérer : <em>« C’est ce que veulent aujourd’hui les gens : de la sincérité. Mais il sait aussi rassembler. »</em> Une qualité qu’il juge essentielle dans une campagne municipale. <em><strong>« Quand on est sûr de ses convictions, quand on est fier de les porter, on n’a pas peur de s’élargir. »</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-securite-la-premiere-des-priorites">Sécurité : « la première des priorités »</h3>



<p>La sécurité constitue le cœur du discours politique développé lors de cette visite. <em>« Les Françaises et les Français placent en première de toutes les priorités la question de la sécurité »,</em> affirme Bruno Retailleau, s’appuyant sur des enquêtes d’opinion*. Or, selon lui, <em><strong>« la gauche a un problème avec l’ordre public, avec l’ordre républicain ».</strong></em> Et la sécurité est une condition de l’exercice des libertés : <em><strong>« On ne peut pas avoir de liberté dans le désordre. »</strong></em> Il insiste également sur les principes d’égalité et de fraternité, qu’il juge incompatibles avec <em>« la loi du plus fort ».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-moyens-municipaux-et-continuum-de-securite">Moyens municipaux et « continuum de sécurité »</h3>



<p>Bruno Retailleau réfute toute idée de fatalité en matière de délinquance. <em>« A Orléans, Serge Grouard, en vingt ans, a fait reculer la délinquance de 80 %. »</em> À ses yeux, les résultats dépendent d’une combinaison claire :<strong> <em>« de la volonté »</em> et <em>« des moyens ».</em></strong> Il soutient donc la proposition de Malik Benakcha de renforcer la police municipale : <em><strong>« L’idée de doubler la police municipale est fondamentale »</strong></em>, notamment en raison des horaires actuels. Il insiste aussi sur <strong>l’importance de la vidéosurveillance, qui doit être triplée à Blois</strong> : <em>« Les images vidéo ont totalement changé la donne, notamment pour les magistrats. »</em></p>



<p>L’ancien ministre annonce également une réforme à venir : <strong><em>« On va passer à une deuxième génération de police municipale »</em></strong>, avec <strong>une loi <em>« prête à être déposée très prochainement au Parlement »</em></strong>, élargissant les prérogatives des policiers municipaux, notamment en matière de constatation de délits. <em>« Il n’y aura pas de confusion, mais une complémentarité »</em>, insiste-t-il, évoquant le <strong><em>« continuum de sécurité »</em> entre police nationale, police municipale et justice.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="761" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4637-1024x761.jpeg" alt="Malik Benakcha et Bruno Retailleau" class="wp-image-30485" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4637-1024x761.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4637-300x223.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4637-768x570.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4637-1536x1141.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4637-2048x1521.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-commerce-et-centre-ville-une-approche-municipale-proactive">Commerce et centre-ville : une approche municipale proactive</h3>



<p>Sur la question du commerce, Malik Benakcha développe une analyse directement liée à sa vision de l’action municipale. <em><strong>« On en revient presque à la même logique que pour la sécurité : celle du pragmatisme. »</strong></em> Le candidat critique une posture qu’il attribue à la majorité sortante : <em>« Ce n’est pas ma faute, c’est une situation nationale… »</em> À l’inverse, il revendique une action locale volontariste : <em>« Quand on propose de créer une foncière publique qui rachètera des commerces, qui proposera des loyers, cette proactivité, ce pragmatisme, c’est vraiment ce que représente la droite. »</em></p>



<p>La revitalisation du centre-ville passe, selon lui, par l’habitat : <em><strong>« Un habitant en centre-ville, c’est le premier client du pas-de-porte du commerce qui est en bas de la rue. »</strong></em> Il décrit une évolution préoccupante : <strong><em>« Depuis une quinzaine d’années, on observe une paupérisation du centre-ville, un centre-ville de moins en moins habité, qui perd de la population. »</em></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4639-1024x768.jpeg" alt="Malik Benakcha et Bruno Retailleau" class="wp-image-30486" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4639-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4639-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4639-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4639-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4639-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-chine-agriculture-et-industrie-un-discours-national-assume">Chine, agriculture et industrie : un discours national assumé</h3>



<p>Interrogé sur le commerce en ligne qui détruit le commerce de ville, Bruno Retailleau adopte <strong>une ligne dure face aux plateformes chinoises.</strong> <em>« Moi, je suis pour l’interdiction »</em>, déclare-t-il, relatant un épisode de détournement logistique lors de contrôles renforcés à Roissy. <em><strong>« Avec la Chine, nous avons un véritable adversaire qui ne respecte pas les règles de la concurrence. »</strong></em></p>



<p>Ce raisonnement s’étend à <strong>l’agriculture</strong>. <em>« L’agriculture française a été broyée entre deux mâchoires, européenne et française »</em>, affirme-t-il, dénonçant <strong>une Europe <em>« passoire »</em> et une surrèglementation nationale. </strong><em>« Pour la première fois depuis des décennies, notre balance commerciale alimentaire est devenue négative. »</em> </p>



<p>Un souci que l&rsquo;on trouve <strong>industriellement</strong> avec la fermeture de Brandt, marquante en Loir-et-Cher. Le président des LR fait le lien avec cette même expérience sur son propre territoire, à La Roche-sur-Yon. Il y voit une évidence : <strong><em>« La France est en train de décrocher. »</em></strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-travail-et-pouvoir-d-achat">Travail et pouvoir d’achat</h3>



<p>Bruno Retailleau conclut son propos sur la question du pouvoir d’achat et du travail. <em><strong>« Ce que nous proposons, c’est de recréer de la prospérité par le travail. »</strong></em> Il évoque un <em>« seuil de cotisation zéro »</em>, un <em><strong>« treizième mois et demi de pouvoir d’achat supplémentaire »</strong></em>, ainsi qu’un plafonnement des aides sociales. <strong><em>« Il faut qu’il y ait un écart clair entre le revenu du travail et celui de l’assistance. »</em></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><em>*Comme lors des précédentes municipales, la <strong>« sécurité et la lutte contre la délinquance »</strong> s’imposent comme la première préoccupation pour <strong>une moitié des Français interrogés</strong>. Cette priorité apparaît particulièrement marquée chez les sympathisants de droite et d’extrême droite, selon <strong><a href="https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/sondage-76-des-francais-sinteressent-aux-prochaines-municipales?utm_source=chatgpt.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">un sondage Odoxa réalisé pour Public Sénat et la presse régionale.</a></strong> <strong>La santé et le niveau des impôts locaux arrivent ensuite, chacun cité par 35 % des répondants.</strong></em></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/municipales-bruno-retailleau-la-population-en-a-marre-des-delires-gauchistes-et-communautaristes">[Municipales] Bruno Retailleau : « La population en a marre des délires gauchistes et communautaristes »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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			</item>
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		<title>France Santé en Loir-et-Cher : une promesse… et un chantier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 17:13:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[1.2.3... Les informations]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce vendredi 9 janvier, à Blois, Joseph Zimet, préfet de Loir-et-Cher, Philippe Gouet, président du Conseil départemental, et Caroline Janvier, directrice départementale de l’Agence régionale de santé (ARS) Centre-Val de Loire, ont officiellement dévoilé la liste des dix structures de santé labellisées « France Santé » sur le territoire loir-et-chérien. Cette annonce marque la mise &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/france-sante-en-loir-et-cher-une-promesse-et-un-chantier">France Santé en Loir-et-Cher : une promesse… et un chantier</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Ce <strong>vendredi 9 janvier</strong>, à Blois, <strong>Joseph Zimet</strong>, préfet de Loir-et-Cher, <strong>Philippe Gouet</strong>, président du Conseil départemental, et <strong>Caroline Janvier</strong>, directrice départementale de l’Agence régionale de santé (ARS) Centre-Val de Loire, ont officiellement dévoilé la liste des <strong>dix structures de santé labellisées « France Santé »</strong> sur le territoire loir-et-chérien.</p>



<p>Cette annonce marque la mise en œuvre locale d’un <strong>dispositif national porté par l’État, </strong>inscrit dans la loi de financement de la Sécurité sociale, et destiné à renforcer l’accès aux <strong>soins de premier recours</strong> dans les zones confrontées à la désertification médicale. En Loir-et-Cher, elle s’appuie sur un copilotage associant l’État, le Département et l’ARS, avec le soutien de l’Assurance maladie.</p>



<p>Au-delà de la présentation des structures retenues, cette séquence a été l’occasion d’un échange approfondi sur l’état de l’accès aux soins dans le département, les leviers mobilisés pour renforcer l’offre existante, les limites du dispositif France Santé et <strong>les perspectives à moyen et long terme pour répondre à une pénurie médicale durable.</strong></p>



<p>D&rsquo;autant plus que, comme le dit le préfet, <strong>la santé est la préoccupation <em>“numéro un”</em> </strong>et, au fond, une question d’égalité réelle. Philippe Gouet, président du Conseil départemental, insiste lui aussi sur la centralité du sujet : <em>“<strong>quand on interroge les gens, la santé c’est important et on sait que notre système se dégrade</strong>”.</em> L’idée n’est donc pas seulement de créer un logo ou d’ajouter une plaque. <strong>C’est de construire — ou de tenter de construire — un réseau lisible, identifié, piloté,</strong> censé rendre la réponse plus simple et plus rapide.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-dispositif-national-presente-comme-un-reseau-de-proximite">Un dispositif national, présenté comme un réseau de proximité</h2>



<p>Le dispositif France Santé est présenté comme un réseau <em>“<strong>soutenu et financé par l’État et ses opérateurs</strong>”</em>, rappelle Joseph Zimet. Et pour le rendre immédiatement compréhensible, le préfet convoque une comparaison : <em>“<strong>dans sa résonance même, France Santé rappelle un petit peu <a href="https://www.france-services.gouv.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">France Services</a></strong>”,</em> ce réseau de guichets publics de proximité.</p>



<p>Le principe, tel qu’énoncé lors de cette présentation, est clair : structurer une offre de soins de premier recours en l’adossant à <strong>des lieux identifiables et alignés sur des standards communs.</strong></p>



<p>L’ambition annoncée est double, et elle frappe par sa simplicité : <em>“<strong>un rendez-vous en moins de 48 heures et à 30 minutes de distance</strong>”</em>, résume le préfet. Caroline Janvier reprendra ensuite ces objectifs comme un horizon : ce sont <em>“<strong>des objectifs à long terme</strong>”</em>, précise-t-elle, qui <em>“<strong>ne seront pas effectifs dès la mise en place de ces labels</strong>”.</em> Cette nuance est essentielle : l’annonce assume une visée, une direction, mais pas une transformation instantanée. Cela <strong>sans construire de nouveaux bâtiments</strong>, mais en <strong>labellisant l’existant</strong> autour d’une offre socle commune. Ce choix — renforcer, plutôt que bâtir — dit beaucoup de l’époque : celle où l’on cherche <strong>des solutions <em>“praticables”</em> sans attendre un hypothétique renversement de la démographie médicale</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pilotage-a-trois-prefet-departement-ars-et-la-cpam-comme-pivot">Un pilotage à trois : préfet, Département, ARS — et la CPAM comme pivot</h2>



<p>C’est l’un des points structurants de cette séquence : France Santé, en Loir-et-Cher, est présenté comme <strong>un dispositif piloté localement par un “trinôme”</strong> composé de la Préfecture, du Conseil départemental et de l’ARS. Il se complète d’un <strong>quatrième acteur incontournable : la CPAM</strong>, <em>“un des financeurs”, “une signature de convention” </em>avec les établissements labellisés.</p>



<p>Autour de cette gouvernance, un discours plus politique affleure : Joseph Zimet glisse, non sans ironie, que les préfets seraient <em>“à la mode”</em>, et que certains souhaitent <em>“accroître”</em> leurs compétences, notamment en santé. Mais il met un bémol : <em>“<strong>il faut être prudent. Les préfets ne savent pas tout faire</strong>.”</em> Il rappelle même avoir dit à la directrice générale de l’ARS qu’il revendiquait <em>“<strong>une incompétence en matière de santé</strong>”</em>, avant d’ajouter qu’il assumerait ce que le gouvernement lui confierait. Derrière l’humour, un sujet de fond : la santé devient un champ où l’État cherche de nouveaux modes d’action, et <strong>où les départements — déjà très impliqués — souhaitent peser, au nom de l’attractivité et de la proximité. </strong>Joseph Zimet le reconnaît : <em>“<strong>les départements sont de plus en plus présents en matière de santé</strong>”</em>, et le Loir-et-Cher en a fait <em>“<strong>un axe de travail</strong>”, “<strong>un levier d’attractivité</strong>”.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-loir-et-cher-tel-qu-il-est">Le Loir-et-Cher, tel qu’il est</h2>



<p>Caroline Janvier déroule un état des lieux précis, qui sert de décor réel à la promesse France Santé. Elle rappelle d’abord l’existant : <strong>26 MSP</strong> (maisons de santé pluriprofessionnelles), <strong>7 CPTS</strong>, et <strong>19 centres de santé</strong>, dont <strong>12 dentaires</strong>. Elle mentionne aussi les centres Agirc-Arrco. Puis elle décrit le travail de projection démographique : <em>“<strong>départs en retraite</strong>, <strong>installations</strong>, arrivée des <strong>médecins juniors</strong>”</em>, avec une phrase qui revient comme un leitmotiv : <strong>la ressource médicale est <em>“rare”.</em></strong> La directrice départementale de l’ARS situe aussi la géographie de l’offre : une <em>“<strong>concentration sur l’axe ligérien</strong>”</em> et <em>“<strong>des zones blanches</strong>” </em>notamment <em>“<strong>dans le nord du département</strong>”</em> et <strong>en Sologne</strong>, considérées comme <em>“<strong>particulièrement vulnérables</strong>”.</em></p>



<p>Sur le plan démographique, le constat est dur : <em>“<strong>on a une démographie défavorable avec des départs en retraite chez les médecins libéraux</strong>.”</em> Elle note un contraste : <em>“<strong>ça n’est pas le cas chez les médecins hospitaliers, où on a une augmentation</strong>.”</em> Mais pour la médecine de ville — celle qui structure la vie quotidienne des habitants — la pente est défavorable, et tout l’enjeu est de <strong>gérer au mieux une ressource déjà sous tension.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ce-que-le-label-change-et-ce-qu-il-ne-change-pas">Ce que le label change, et ce qu’il ne change pas</h2>



<p>Dans cette présentation, France Santé est décrit comme un outil de <strong>renforcement</strong> et de <strong>lisibilité</strong>, pas comme un outil miraculeux. Philippe Gouet pose lui-même la limite : <em>“<strong>ce dispositif France Santé ne va pas régler tous les problèmes d’accès aux soins en France</strong>.” </em>Puis il insiste : <em>“<strong>mais c’est un outil supplémentaire</strong>”.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="525" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4551-1024x525.jpeg" alt="France Santé en Loir-et-Cher" class="wp-image-30346" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4551-1024x525.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4551-300x154.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4551-768x394.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4551-1536x788.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4551-2048x1050.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Caroline Janvier emploie des mots proches : le financement doit servir à <em>“<strong>renforcer les équipes sur place</strong>”,</em> à soutenir <strong>la coordination</strong>, <strong>le numérique</strong>, <em>“<strong>des actions de prévention spécifiques</strong>”</em>. Elle précise : <em>“<strong>un outil de soutien de l’existant</strong>”.</em> Philippe Gouet le dit d’une formule nette, presque journalistique : il faudra <em>“<strong>éviter un label papier</strong>”</em>. </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-dix-structures-labellisees-dans-le-41">Dix structures labellisées dans le 41</h2>



<p>Après les principes, les objectifs et la gouvernance, vient le moment concret : celui des lieux.<br>Car France Santé ne crée pas de nouvelles structures. Il sélectionne, labellise, organise ce qui existe déjà. Caroline Janvier énumère les dix établissements retenus pour cette première vague de labellisation en Loir-et-Cher. La liste dessine une géographie précise :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la maison de santé pluriprofessionnelle (MSP) de Vendôme,</li>



<li>la MSP de Saint-Aignan,</li>



<li>la MSP de Lamotte-Beuvron,</li>



<li>la MSP de La Chaussée-Saint-Victor,</li>



<li>la maison médicale de Veuzain-sur-Noire,</li>



<li>le centre de santé de Suèvres,</li>



<li>le centre de santé de Lamotte-Beuvron,</li>



<li>la MSP de Noyers-sur-Cher,</li>



<li>la MSP Rabelais de Blois,</li>



<li>le centre de santé de Beauce-la-Romaine.</li>
</ul>



<p><em>“<strong>Cela correspond à un maillage territorial intéressant</strong>”</em>, souligne la directrice de l’ARS. Intéressant, car il couvre à la fois la Sologne, le Vendômois, la vallée du Cher et l’agglomération blésoise. Intéressant aussi parce qu’il associe <strong>maisons de santé pluriprofessionnelles</strong> et <strong>centres de santé</strong>, deux modèles d’exercice différents, deux attractivités distinctes pour les professionnels. Mais ce maillage ne doit pas être lu comme un aboutissement. Caroline Janvier le précise : <em>“<strong>ce nombre a vocation à augmenter</strong>”.</em> Le plafond national est fixé à trente structures par département, mais en Loir-et-Cher, le potentiel réel est plus limité :<em> “<strong>on a repéré une vingtaine de structures labellisables</strong>”.</em></p>



<p><strong>Ce label doit, avec d’autres leviers et outils, participer à rendre plus attractives ces structures</strong>. L’idée n’est pas de tout résoudre, mais de <strong>flécher</strong>. Flécher les moyens. Flécher les patients. Flécher les professionnels. Un point revient avec insistance : <strong>l’encadrement des médecins juniors</strong>. Car France Santé ne pourra fonctionner sans une stratégie de formation et de renouvellement. Sur ce point, Caroline Janvier est très claire : <em>“<strong>la ressource médicale est rare</strong>”</em>, <strong>et elle le restera encore plusieurs années.</strong></p>



<p>L’accueil des médecins juniors constitue l’un des leviers majeurs. <em>“<strong>Nous en accueillerons autour de 19 à la rentrée 2026</strong>”</em>, annonce-t-elle. Mais immédiatement, elle pose la condition : <em>“<strong>il faut trouver des médecins tuteurs</strong>”</em>. Sans encadrement, pas d’accueil possible. À cela s’ajoute le <strong>Campus Santé 41</strong>, présenté comme une opportunité structurante. Dès 2026, il accueillera des étudiants en formation paramédicale, puis des étudiants en médecine l’année suivante. <em>“<strong>C’est une belle opportunité pour le département</strong>”</em>, souligne la directrice de l’ARS.</p>



<p>Le travail commence même plus tôt : Caroline Janvier évoque des actions menées avec l’Éducation nationale, notamment des stages de troisième et de seconde, pour <em>“<strong>intéresser les collégiens et les lycéens à ces professions-là</strong>”.</em> Face aux départs en retraite et à l’arrivée différée de nouveaux professionnels, l’ARS assume une stratégie de <em>“boîte à outils”.</em> </p>



<p>Philippe Gouet évoque aussi des dérogations possibles pour le label : dans certains déserts médicaux, <strong>des pharmacies équipées de dispositifs de télémédecine</strong> peuvent bénéficier de dérogations. L&rsquo;élu ouvre une autre piste : <em>“<strong>si un jour un médicobus venait à circuler en Loir-et-Cher, il pourrait aussi être labellisé France Santé</strong>”.</em> Le dispositif n’est donc pas figé. Il se veut adaptable, à condition que les solutions soient opérationnelles. Dans la foulée, le président du conseil départemental pointe un écueil structurel : la gestion annuelle de la santé par le seul PLFSS. <strong><em>“Tant qu’on n’aura pas une loi de programmation santé <strong><em>pluriannuelle</em></strong>, on n’y arrivera pas”</em></strong>, martèle-t-il. Une vision partagée par <strong><a href="https://departements.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Départements de France</a></strong>, dit-il, et portée régulièrement auprès des ministres. Car ce qu&rsquo;il faut aujourd&rsquo;hui, ce sont des priorités claires et des moyens associés.</p>



<p></p>
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		<title>Tenir le cap : l’économie du Loir-et-Cher en 2025</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 08:09:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un climat marqué par l’instabilité, l’économie du Loir-et-Cher avance à pas mesurés. L’analyse réalisée le 27 novembre 2025 par l’Observatoire de l’Économie et des Territoires dresse le portrait d’un département qui résiste. Car, à l’échelle mondiale, les tensions géopolitiques et commerciales pèsent lourdement sur les perspectives économiques. Les décisions américaines en matière de droits &#8230;</p>
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<p><strong>Dans un climat marqué par l’instabilité, l’économie du Loir-et-Cher avance à pas mesurés</strong>. <a href="https://bloiscapitale.com/focus-sur-la-conjoncture-economique-en-loir-et-cher" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’analyse</a> réalisée le 27 novembre 2025 par l’<strong><a href="https://pilote-oet.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Observatoire de l’Économie et des Territoires</a></strong> dresse le portrait d’un département qui résiste. Car, à l’échelle mondiale, les tensions géopolitiques et commerciales pèsent lourdement sur les perspectives économiques. Les décisions américaines en matière de droits de douane, conjuguées aux conflits persistants au Moyen-Orient, entretiennent un environnement instable. <strong>Dans ce contexte, la croissance mondiale pour 2025 est revue à la baisse et atteindrait +3,0 %.</strong> La France, bien que traversée par des inquiétudes politiques et économiques, continue d’afficher une forme de résilience relative. <strong>Le PIB français progresserait de 0,8 % sur l’ensemble de l’année 2025</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-france-resiliente-mais-sans-elan">Une France résiliente, mais sans élan</h3>



<p>Cette croissance modérée repose sur quelques secteurs dynamiques, notamment le tourisme, l’industrie aéronautique et l’immobilier. Elle masque cependant une faiblesse persistante de la consommation des ménages, qui privilégient l’épargne malgré une amélioration du pouvoir d’achat. <strong>L’investissement des entreprises demeure en retrait et l’industrie française continue de perdre des parts de marché à l’international</strong>.</p>



<p>Sur le front de l’emploi, le deuxième trimestre 2025 a réservé une surprise avec une <strong>hausse de 52 000 emplois salariés au niveau national. </strong>Le taux de chômage s’établit à 7,3 % en France métropolitaine et reste globalement stable, même si une légère progression est anticipée en fin d’année. Cette amélioration concerne principalement le tertiaire marchand et l’intérim, tandis que les pertes se poursuivent dans l’industrie et la construction. <strong>La politique d’alternance,</strong> en particulier dans l’enseignement supérieur, <strong>pourrait connaître un ralentissement en fin d’année</strong> sous l’effet d’un durcissement des politiques d’emploi.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-dans-le-loir-et-cher-une-economie-qui-tient-mais">Dans le Loir-et-Cher, une économie qui tient mais&#8230;</h3>



<p>Dans le Loir-et-Cher, l’économie locale s’inscrit dans cette dynamique contrastée. Certains indicateurs apparaissent bien orientés, mais d’autres appellent à la prudence. Les enquêtes show menées <strong>auprès des entreprises artisanales et commerciales révèlent un moral des dirigeants fragilisé</strong> par la multiplication des défis. Cette inquiétude est particulièrement marquée chez les artisans, notamment dans les métiers de l’alimentation et du bâtiment, où l’incertitude complique le pilotage des entreprises. Si une majorité d’établissements indique un maintien ou une progression de leur chiffre d’affaires, cette proportion demeure inférieure à celle observée les années précédentes, et <strong>les prévisions d’activité sont nettement en recul par rapport à 2024.</strong></p>



<p>La pérennité des entreprises et le maintien des équipes restent la priorité des dirigeants, d’autant que <strong>les besoins de main-d’œuvre persistent dans certains secteurs, en particulier l’industrie, la construction et les métiers de l’alimentation.</strong> Les indicateurs financiers laissent apparaître un nombre encore limité de difficultés, comme en témoigne le faible volume de cotisations sociales en retard de paiement à la mi-2025. Toutefois, <strong>les défaillances d’entreprises continuent d’augmenter</strong> et se rapprochent progressivement des niveaux records atteints fin 2015.</p>



<p><strong>Dans le secteur agricole, l’année 2025</strong> marque un retour à des rendements plus proches de la normale après une campagne 2024 très défavorable. Cette amélioration reste cependant inégale selon les territoires. <strong>Si les volumes sont satisfaisants, la forte baisse des prix fragilise les exploitations céréalières, </strong>dont les revenus peinent à couvrir les coûts de production. <strong>La campagne de vendanges révèle un bon millésime sur le plan qualitatif,</strong> tandis que <strong>la production laitière traverse une période plutôt favorable, </strong>malgré l’apparition de signaux faibles comme la baisse du prix du beurre.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-tourisme-un-millesime-favorable-malgre-le-repli-hotelier">Tourisme : un millésime favorable malgré le repli hôtelier</h3>



<p><strong>Le tourisme constitue l’un des points d’appui de l’économie départementale.</strong> L’année 2025 s’inscrit dans la continuité de 2024 avec une dynamique globalement positive. Entre janvier et septembre, les principaux sites touristiques du panel départemental enregistrent une hausse de fréquentation de 3,9 %, portée par <strong>la très bonne performance du Domaine national de Chambord et le net rebond de Chaumont-sur-Loire.</strong> Cette évolution favorable contraste avec le contexte régional, marqué par un recul généralisé. Dans le même temps, la fréquentation hôtelière du Loir-et-Cher recule légèrement de 1,1 % sur la période, principalement en raison de la baisse de la clientèle française, malgré une progression modérée de la clientèle étrangère.</p>



<p><strong>Les hébergements de plein air</strong> poursuivent une croissance plus mesurée, avec une hausse de 1,3 %, se maintenant à un niveau historiquement élevé après le rattrapage post-Covid. Les gîtes et chambres d’hôtes labellisés Gîtes de France enregistrent un léger recul des nuitées de 0,9 %, la stabilité de la clientèle française ne compensant pas la diminution de la clientèle étrangère. <strong>Les plateformes de location de type Airbnb, VRBO ou Booking connaissent une progression plus faible de l’offre, de l’ordre de 2 %, </strong>tandis que les nuitées augmentent de 4 %, avec un taux d’occupation quasi stable.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-marche-du-travail-qui-surprend-mais-reste-fragile">Un marché du travail qui surprend mais reste fragile</h3>



<p>Sur le marché du travail, la situation de l’emploi salarié privé semble se stabiliser depuis le début de l’année 2025 après une forte dégradation fin 2024. <strong>Sur un an, l’emploi recule néanmoins de 1,1 %</strong>, une baisse plus marquée qu’au niveau régional et national. Les disparités territoriales s’accentuent : la zone d’emploi de Vendôme affiche une progression annuelle de 1,2 %, tandis que celles de Romorantin-Lanthenay et de Blois enregistrent des reculs respectifs de 0,8 % et 2,0 %. <strong>L’intérim reste le secteur le plus en retrait avec une baisse annuelle de 6,7 %. La construction perd 240 salariés en un an,</strong> soit un recul de 3,2 %, supérieur à la moyenne nationale. Les autres services reculent de 1,3 % sur un an, notamment dans les activités de services administratifs et de soutien, qui perdent 550 postes. À l’inverse, <strong>l’industrie progresse légèrement de 0,3 %,</strong> portée par l’<strong>agroalimentaire</strong>, qui crée 140 emplois. Le secteur de l’<strong>hébergement-restauration affiche également une évolution positive de 1,5 % sur un an.</strong></p>



<p><strong>Le taux de chômage s’établit à 6,3 % au deuxième trimestre 2025 dans le Loir-et-Cher, le plus bas de la région Centre-Val de Loire.</strong> Il reste stable sur le trimestre mais progresse de 0,3 point sur un an. Des écarts subsistent entre les territoires, avec un taux légèrement plus élevé à Romorantin-Lanthenay, à 6,6 %. Au troisième trimestre 2025, le nombre moyen d’inscrits à France Travail atteint 26 920 personnes dans le département. Parmi elles, 23 870 sont soumises à l’obligation de recherche active, en hausse de 5,3 % sur un an, une progression qui concerne particulièrement les demandeurs inscrits depuis plus d’un an. Les personnes sans emploi représentent 11 990 inscrits, en hausse de 8,1 %, tandis que 11 880 exercent une activité réduite, soit une augmentation de 2,7 %.</p>



<p><strong>La création d’entreprises demeure dynamique, tant pour les micro-entrepreneurs que pour les entreprises classiques, </strong>traduisant une capacité de renouvellement du tissu économique local. Dans le même temps, le secteur du logement présente des signaux contradictoires : les mises en chantier progressent de 20,4 % sur un an à fin septembre 2025, tandis que le nombre d’autorisations délivrées recule sur la même période.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-rsa-bas-revenus-surendettement-la-fragilite-sociale-s-accentue">RSA, bas revenus, surendettement : la fragilité sociale s’accentue</h3>



<p>Les fragilités sociales deviennent plus visibles. <strong>Au 30 juin 2025, le Loir-et-Cher compte 7 700 foyers allocataires du RSA, soit une hausse de 4,3 % en un an</strong>, supérieure aux moyennes régionale et nationale. <strong>Le taux de pauvreté atteint 13,2 %</strong> de la population en 2021, son niveau le plus élevé depuis 2015, tout en restant inférieur à la moyenne nationale. Près de 18 700 ménages loir-et-chériens à bas revenus sont recensés fin 2024, un niveau inédit depuis cinq ans. Si le nombre de ménages surendettés recule au troisième trimestre 2025, le cumul sur douze mois affiche néanmoins une hausse de 14,2 %, nettement plus marquée qu’en région ou au niveau national.</p>



<p><strong>Dans ce contexte, le Loir-et-Cher présente une situation conjoncturelle globalement stable et parfois plus favorable que celle d’autres départements de la région, </strong>grâce à un taux de chômage contenu et une vitalité entrepreneuriale réelle. Les fragilités demeurent toutefois importantes, notamment dans l’agriculture, l’intérim et la construction neuve. Les besoins persistants en main-d’œuvre, la crainte de licenciements et la progression du nombre de ménages en situation de précarité imposent une vigilance accrue pour les mois à venir.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-attention-faux-agents-d-agglopolys-en-porte-a-porte"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">Attention : faux agents d’Agglopolys en porte-à-porte</mark></strong></h2>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Agglopolys alerte les habitants</strong> : des individus se présentent actuellement <strong>comme des agents</strong> de la Direction <strong>déchets</strong> pour <strong>vendre des calendriers 2026</strong>. Cette pratique est totalement <strong>frauduleuse</strong>. La collectivité rappelle qu’<strong>elle a interdit la vente de calendriers en porte-à-porte depuis plusieurs années</strong> et invite chacun à faire preuve de vigilance. Toute suspicion peut être signalée à la Direction déchets d’Agglopolys.</mark></p>



<p></p>
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		<title>La vie des femmes rurales : un angle mort en chiffres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 07:42:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Elles sont 11 millions, vivent sur 91,5 % du territoire, et restent pourtant largement absentes des discours publics comme des politiques nationales. L’étude menée par l’Institut Terram et Rura documente avec une précision inédite ce que vivent les femmes rurales — une réalité composite, loin des clichés, mais traversée par une même ligne de force &#8230;</p>
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<p>Elles sont <strong>11 millions</strong>, vivent sur <strong>91,5 % du territoire</strong>, et restent pourtant largement absentes des discours publics comme des politiques nationales. L’étude menée par l’<em><strong><a href="https://institut-terram.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Institut Terram</a></strong></em> et <em><strong>Rura</strong></em> documente avec une précision inédite ce que vivent les femmes rurales — une réalité composite, loin des clichés, mais traversée par une même ligne de force : <strong>l’amplification des inégalités de genre par le territoire</strong>.</p>



<p>L’enquête repose sur un échantillon de <strong>5 052 personnes</strong>, dont <strong>1 016 femmes rurales</strong> spécifiquement interrogées, replacées ensuite dans leur poids statistique réel. Ce socle quantitatif massif permet de dresser un tableau rigoureux des conditions de vie féminines hors des métropoles.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-diversite-sociale-unifiee-par-la-contrainte-de-la-distance"><strong>Une diversité sociale, unifiée par la contrainte de la distance</strong></h3>



<p>Les femmes rurales ne forment en rien un groupe homogène : <strong>32 %</strong> relèvent des catégories socioprofessionnelles inférieures, <strong>23 %</strong> des catégories supérieures, tandis que <strong>45 %</strong> sont classées comme inactives — non pas par retrait volontaire du <a href="https://bloiscapitale.com/il-y-avait-une-louee-des-domestiques-deux-fois-par-an-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">marché du travail</a>, mais du fait de <strong>carrières discontinues</strong> et de <strong>temps partiels subis</strong>.</p>



<p>L’effet territoire se lit d’abord dans les déplacements. <strong>Là où la ville mutualise les mobilités, la ruralité impose une succession de trajets incompressibles.</strong> Dans ce contexte, <strong>86,5 % des femmes rurales gèrent les démarches administratives du foyer,</strong> <strong>70 % les trajets scolaires, 74 % les activités extrascolaires.</strong> La structure des journées dépend donc largement de leur disponibilité, et de la voiture qu’elles utilisent.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-travail-domestique-inchange-et-rendu-plus-lourd"><strong>Un travail domestique inchangé, et rendu plus lourd</strong></h3>



<p>L’étude le montre : <strong>le partage des tâches domestiques n’a pas progressé depuis 2003</strong>. Les femmes sont <strong>moins de 4 %</strong> à considérer que leur conjoint en fait davantage qu’elles. À l’inverse, <strong>18 % des hommes</strong>, ruraux comme urbains, estiment faire plus que leur compagne.</p>



<p>Ce qui change en ruralité, ce n’est pas la nature de la charge, mais son poids : <strong>40 % des femmes rurales disent assumer <em>« presque exclusivement »</em> la charge mentale du foyer,</strong> contre 33 % des urbaines.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-temps-personnel-l-indicateur-le-plus-parlant-du-malus-rural-du-genre"><strong>Le temps personnel : l’indicateur le plus parlant du “malus rural du genre”</strong></h3>



<p>L’étude révèle un chiffre particulièrement éclairant : <strong>19 % des femmes rurales disposent de moins de deux heures par semaine pour elles-mêmes,</strong> contre <strong>7 %</strong> des hommes ruraux. Lorsque le seuil passe à cinq heures hebdomadaires, l’écart augmente : <strong>47 %</strong> des femmes rurales n’atteignent pas ces cinq heures, contre <strong>25 %</strong> des hommes. C’est <strong>plus du double</strong> de l’écart observé en milieu urbain. Le territoire amplifie ici directement l’inégalité : <strong>à responsabilités comparables, les distances rendent chaque tâche plus coûteuse en temps.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-securite-economique-un-sentiment-genre-avant-d-etre-geographique"><strong>Sécurité économique : un sentiment genré avant d’être géographique</strong></h3>



<p>La situation économique suit exactement le même schéma. <strong>53 % des femmes rurales déclarent ne pas se sentir en sécurité économique, un niveau proche de celui des urbaines (50 %)</strong> mais nettement supérieur à celui des hommes ruraux. <strong>27 % des femmes rurales estiment qu’elles ne pourraient pas s’en sortir seules après une séparation, contre 9 % des hommes.</strong></p>



<p>L’épargne confirme cette dissymétrie : seules 40 % des femmes rurales parviennent à épargner régulièrement, contre 55 % des hommes ruraux ; 27 % des femmes rurales dépensent chaque mois plus qu’elles ne gagnent, contre 17 % des hommes. Ces chiffres décrivent <strong>des vies sous tension budgétaire permanente</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-partir-ou-rester-des-trajectoires-orientees-par-la-geographie"><strong>Partir ou rester : des trajectoires orientées par la géographie</strong></h3>



<p><strong>À 17 ans, 33 % des jeunes vivent en zone rurale ; à 18 ans, après l’exode étudiant, ils ne sont plus que 24 %.</strong> Les jeunes femmes partent davantage, et <strong>celles qui restent sont majoritairement issues de milieux populaires</strong> pour lesquels le coût de la mobilité est prohibitif.</p>



<p>Les normes persistent fortement : <strong>57 % des femmes rurales déclarent que l’on attend d’elles qu’elles <em>« s’occupent bien du foyer »</em>,</strong> 38 % d’<em>« avoir des enfants »</em>, 36 % d’<em>« être disponibles pour les autres »</em>. <strong>La ruralité concentre 47 % des féminicides, alors qu’elle n’accueille qu’un tiers des femmes.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-isolement-et-colere-politique"><strong>Isolement et colère politique</strong></h2>



<p><strong>79 % des femmes rurales se sentent isolées</strong> ; ce chiffre s’élève à 85 % lorsqu’elles sont en couple sans enfant. Ce sentiment s’inscrit dans un paysage politique particulier : <strong>aux législatives de 2024, le Rassemblement national atteint 42 % des voix en ruralité</strong>, contre environ 30 % en zones urbaines.<br><strong>En 2022, 31 % des femmes rurales ont voté pour Marine Le Pen au premier tour, davantage que tous les autres groupes sociodémographiques.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ce-que-l-etude-demontre-finalement"><strong>Ce que l’étude démontre finalement</strong></h2>



<p>La ruralité <strong>ne crée pas</strong> les inégalités de genre. Mais elle les <strong>amplifie systématiquement</strong>. Les femmes rurales n’ont pas seulement moins de temps, moins de droits effectifs, moins de marges de manœuvre : elles ont surtout <strong>moins d’accès aux mêmes droits</strong>. L’étude l’affirme clairement qu&rsquo;<strong>avoir un droit ne garantit jamais d’y accéder</strong> lorsque les distances, le manque de transports, la rareté des services ou l’absence d’anonymat transforment chaque démarche en épreuve.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/la-vie-des-femmes-rurales-un-angle-mort-en-chiffres">La vie des femmes rurales : un angle mort en chiffres</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Un salon du livre pour l’auto-édition, les illustrateurs indépendants et les petites maisons</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 09:54:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À La Chaussée-Saint-Victor, la salle du Carroir va connaitre la première édition (23 et 24 mai 2026) d&#8217;un salon d&#8217;un nouveau genre. Autour d’une association au nom poétique – Nos Petits Mondes Sauvages – deux jeunes professionnelles du livre, Chérine Machado et Michelle Foussard, ont décidé de créer un événement à leur image : un &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>À La Chaussée-Saint-Victor, la salle du <strong>Carroir</strong> va connaitre la <strong>première édition (23 et 24 mai 2026) </strong>d&rsquo;un salon d&rsquo;un nouveau genre. Autour d’une association au nom poétique – <strong><em>Nos Petits Mondes Sauvages</em></strong> – deux jeunes professionnelles du livre, <strong><a href="https://bloiscapitale.com/cherine-machado-explore-lautisme-a-travers-un-album-jeunesse" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Chérine Machado</a></strong> et <strong><a href="https://www.linkedin.com/in/michelle-foussard-31a9b7238/?originalSubdomain=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Michelle Foussard</a></strong>, ont décidé de créer un événement à leur image : un <strong>salon du livre illustré et pour les nouveaux talents</strong> qui revendique <strong>l’auto-édition, l’indépendance</strong> et les <strong>trajectoires atypiques</strong> comme une force, et non comme un défaut à dissimuler.</p>



<p>Au cœur de leur démarche, il y a d’abord un constat répété, presque usant : <strong>la difficulté, pour les auteurs auto-édités, les illustrateurs indépendants et les petites maisons, à exister sur les salons du livre classiques.</strong> À force de mails restés sans réponse, de stands inaccessibles et de rencontres calibrées au chronomètre, <strong>l’idée d’un autre type de salon a fini par s’imposer.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="791" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4129-791x1024.jpeg" alt="salon du livre" class="wp-image-29438" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4129-791x1024.jpeg 791w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4129-232x300.jpeg 232w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4129-768x994.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4129-1187x1536.jpeg 1187w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4129.jpeg 1242w" sizes="auto, (max-width: 791px) 100vw, 791px" /></figure>
</div>


<p>Avant le salon, il y a donc l’association. <strong>Nos Petits Mondes Sauvages</strong> s’est construite avec cette impression d’être perpétuellement <em>« à côté »</em> des grands circuits, en marge des programmations officielles. C&rsquo;est pourquoi Chérine Machado &#8211; autrice et illustratrice &#8211; et Michelle Foussard &#8211; éditrice indépendante &#8211; ont choisi de <strong>créer un salon qui, dès le départ, pose comme principe d’accueillir celles et ceux qui n’entrent pas dans les cases habituelles</strong>.</p>



<p>L’objectif n’est pas seulement d’installer des <strong>stands</strong>, mais de <strong>favoriser les croisements</strong> : permettre à des auteurs sans illustrateur de rencontrer ceux qui dessinent, offrir à des éditrices indépendantes la possibilité de présenter leurs services à celles et ceux qui hésitent encore à se lancer.</p>



<p>Le salon est pensé comme un espace où <strong>des projets peuvent naître sur place</strong>. Une autrice qui cherche quelqu’un pour l’accompagner jusqu’à l’impression, une illustratrice qui rêve de trouver un texte à mettre en images, une petite structure éditoriale prête à suivre un manuscrit de bout en bout… tout l’événement repose sur cette promesse : que les personnes qui travaillent déjà, souvent isolées, puissent enfin se voir, se parler, <strong>se projeter ensemble.</strong></p>



<p>Le titre du salon pourrait prêter à confusion : Salon du Livre Illustré et Jeunes Talents. Mais ici <strong><em>« Jeunes talents »</em> ne désigne pas l’âge, mais le rapport au parcours éditorial</strong>. L’ensemble de la programmation se veut ouvert, sans barrière d’âge ni de trajectoire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-premiere-edition-sans-subventions-mais-ambitieuse">Une première édition sans subventions mais ambitieuse</h3>



<p>Pour cette première édition, pas de subventions, pas de gros budget d’invitation d’auteurs, ni de prise en charge systématique. L&rsquo;entrée sera gratuite jusqu’à 12 ans, un tarif de 5 € permettra au public de venir rencontrer auteurs, illustrateurs, éditeurs et créateurs, de découvrir des livres, des illustrations, des objets autour du livre, un tarif <em>« professionnel »</em> à 8,50 € sera proposé aux visiteurs qui viennent présenter des projets et participer aux temps de rencontres ciblés. <strong>Pour les exposants, le tarif annoncé est de 120 € TTC pour deux mètres linéaires sur les deux jours.</strong> De quoi couvrir les frais d’organisation, sans chercher à dégager de profits considérables. L’événement fonctionne sur une logique artisanale et associative, <strong>où l’on cherche d’abord à rendre possible ce qui n’existe pas encore.</strong> Des concours marqueront le salon, dont le <strong>concours <em>Étoile filante</em></strong>, <strong>qui permettra à un projet d’être accompagné jusqu’à l’édition.</strong></p>



<p>C’est Michelle Foussard qui prendra elle-même en charge cet accompagnement, comme elle le fait déjà pour ses clients : correction, découpage, maquette, préparation des fichiers, relation avec l’imprimeur, vérification des épreuves… tout ce que fait un éditeur, mais <strong>dans un cadre où le projet reste pleinement la propriété de son auteur ou autrice.</strong></p>



<p>Là encore, l’idée est de <strong>lever les barrières techniques</strong> qui découragent souvent ceux qui ont un texte ou un univers graphique, mais se sentent écrasés par les étapes administratives, typographiques, graphiques et techniques.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-autre-voie">Une autre voie</h3>



<p>Le salon s’inscrit aussi dans une réflexion plus large sur les chemins qui mènent à l’édition. L’auto-édition ne doit plus être perçue comme le refuge de ceux qui n’auraient pas été <em>« assez bons »</em> pour les maisons traditionnelles, mais <strong>comme une voie choisie par des auteurs qui veulent garder la main sur leur sujet, leur texte, la forme de leur livre.</strong> Les deux jeunes femmes rappellent aussi que de nombreux auteurs, passés par l’édition classique, reviennent ensuite vers l’auto-édition pour retrouver cette liberté : <strong>éviter les coupes imposées, la réécriture de certains passages, les ajustements dictés</strong> par une ligne éditoriale trop étroite. Le salon veut justement éclairer ces zones grises : permettre aux créateurs de comprendre les différences entre les modèles, de poser des questions à des professionnels, d’éviter les pièges et d’identifier les interlocuteurs fiables.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-salon-a-portee-nationale">Un salon à portée nationale</h3>



<p>Dans cette idée, l’événement ne se limitera pas à des stands alignés. Chérine Machado insiste sur le fait que les exposants ne seront pas cantonnés au rôle de simples vendeurs derrière leur table. <strong>Chaque exposant est invité à “faire vivre” le salon</strong> : proposer un atelier, une mini-conférence, une présentation de court-métrage, une animation en lien avec son univers. Parmi les pistes déjà évoquées, on trouve des ateliers de marque-pages, des expériences de <strong>livres végétalisés</strong>, des <strong>créateurs de figurines,</strong> un <strong>court-métrage animé,</strong> une possible conférence sur le TDAH autour d’un livre qui aborde ce thème, ainsi qu’une rencontre autour de l’animation.</p>



<p>Même si l’événement se tient à La Chaussée-Saint-Victor, <strong>le projet dépasse largement le cadre strictement local. Les candidatures viennent déjà d’ailleurs. </strong>Le salon est <strong>parrainé par Alexis Da Silva (maison d&rsquo;édition <em>Nuage Blanc</em>).</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-cherine-amp-michelle-une-rencontre-nee-d-une-faute-de-typographie">Chérine &amp; Michelle : une rencontre née d’une faute de typographie</h3>



<p>Si le salon existe aujourd’hui, c’est aussi parce qu’il est le prolongement naturel d’une rencontre professionnelle qui a pris des allures de évidence. Chérine Machado raconte qu’au départ, elle dessinait, elle écrivait <em>« au culot »</em>, avec l’envie de faire un livre mais des barrières partout : contact avec les imprimeurs, correction, mise en page, démarches administratives. <strong>Sur <em>TikTok</em>, Michelle tombe sur son ouvrage… et repère une faute.</strong> Plutôt que de juger de loin, elle prend contact, <strong>propose son aide </strong>bénévolement, alors même qu’une cagnotte <em>Ulule</em> est déjà lancée. Elle participe, s’investit dans le projet, y croit visiblement autant que l’autrice. Chérine se souvient d’une phrase de Michelle : <strong><em>« J’aime ce que tu fais et je veux que ça existe pour de vrai. »</em></strong> </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="648" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2358-1024x648.jpeg" alt="Chérine Machado" class="wp-image-26635" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2358-1024x648.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2358-300x190.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2358-768x486.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2358-1536x972.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2358-2048x1297.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Cette complémentarité – l’une autrice-illustratrice, l’autre éditrice, toutes deux passionnées – est à l’origine directe du salon. Il fallait un événement qui permette à d’autres de vivre ce qu’elles ont vécu : <strong>croiser la bonne personne au bon moment, débloquer un projet, faire naître un livre.</strong> Pour Chérine et Michelle, le pari est là : que celles et ceux qui viendront s’y retrouvent comme elles se sont trouvées, un jour, au détour d’un message et d’une faute repérée. Qu’un salon puisse, à son tour, <strong>faire naître d’autres <em>« petits mondes sauvages ».</em></strong></p>



<p><strong>Pour en savoir plus et s&rsquo;inscrire : </strong><em><strong><a href="https://nos-petits-mondes-sauvages-41.odoo.com/accueil" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nos-petits-mondes-sauvages-41.odoo.com</a></strong></em></p>



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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/un-salon-du-livre-pour-lauto-edition-les-illustrateurs-independants-et-les-petites-maisons">Un salon du livre pour l’auto-édition, les illustrateurs indépendants et les petites maisons</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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