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[Municipales] Bruno Retailleau : « La population en a marre des délires gauchistes et communautaristes »

Ce jeudi, Bruno Retailleau, ancien ministre de l’Intérieur et président du parti Les Républicains, était en déplacement à Blois et à Vineuil. Une visite inscrite dans le cadre d’un tour de France politique, mais aussi clairement assumée comme un temps de soutien aux campagnes municipales de 2026. À Blois, il est venu appuyer la candidature de Malik Benakcha, candidat du centre et de la droite aux élections municipales de mars prochain.

D’emblée, Malik Benakcha place cette venue sous le signe de l’enjeu politique. « Là où il va, c’est parce qu’il y a un enjeu, il y a un sujet », affirme-t-il, avant de situer Blois parmi « les villes qui ont vocation à basculer ». Selon lui, le contexte local est marqué par « une gauche particulièrement divisée », et « une usure avec un maire socialiste qui aura fait toutes les alliances possibles ».

Face à ce paysage, le candidat revendique une dynamique inverse : « une volonté de faire un rassemblement », et de lancer la campagne sur des thématiques clairement identifiées. « Une de nos priorités, c’est la thématique de la sécurité », insiste-t-il, rappelant qu’une réunion publique est organisée le soir même sur ce sujet.

Bruno Retailleau à Blois

Une lecture nationale du scrutin blésois

Bruno Retailleau inscrit Blois dans une cartographie politique nationale, évoquant son déplacement de la veille à Nantes. « Une ville un peu comme Blois. C’est une des communes qui peut demain basculer. » À ses yeux, les deux villes incarnent une lassitude croissante : « La population en a marre d’être prise pour des cobayes, comme dans un laboratoire de tous les délires gauchistes, communautaristes, etc. » À Blois, il identifie un contexte favorable à une alternance : « Nous sommes rassemblés et la gauche est divisée. Trois, quatre listes de gauche, une liste de droite qui s’affirme. »

Le rassemblement comme condition de victoire

Le président des LR insiste sur la notion de rassemblement, qu’il présente comme déterminante. « Dans notre histoire commune, la droite et le centre, à chaque fois que nous avons pu être rassemblés, nous nous sommes donné beaucoup plus de chances de gagner. » Et il salue chez Malik Benakcha une capacité à conjuguer « franchise » et aptitude à fédérer : « C’est ce que veulent aujourd’hui les gens : de la sincérité. Mais il sait aussi rassembler. » Une qualité qu’il juge essentielle dans une campagne municipale. « Quand on est sûr de ses convictions, quand on est fier de les porter, on n’a pas peur de s’élargir. »

Sécurité : « la première des priorités »

La sécurité constitue le cœur du discours politique développé lors de cette visite. « Les Françaises et les Français placent en première de toutes les priorités la question de la sécurité », affirme Bruno Retailleau, s’appuyant sur des enquêtes d’opinion*. Or, selon lui, « la gauche a un problème avec l’ordre public, avec l’ordre républicain ». Et la sécurité est une condition de l’exercice des libertés : « On ne peut pas avoir de liberté dans le désordre. » Il insiste également sur les principes d’égalité et de fraternité, qu’il juge incompatibles avec « la loi du plus fort ».

Moyens municipaux et « continuum de sécurité »

Bruno Retailleau réfute toute idée de fatalité en matière de délinquance. « A Orléans, Serge Grouard, en vingt ans, a fait reculer la délinquance de 80 %. » À ses yeux, les résultats dépendent d’une combinaison claire : « de la volonté » et « des moyens ». Il soutient donc la proposition de Malik Benakcha de renforcer la police municipale : « L’idée de doubler la police municipale est fondamentale », notamment en raison des horaires actuels. Il insiste aussi sur l’importance de la vidéosurveillance, qui doit être triplée à Blois : « Les images vidéo ont totalement changé la donne, notamment pour les magistrats. »

L’ancien ministre annonce également une réforme à venir : « On va passer à une deuxième génération de police municipale », avec une loi « prête à être déposée très prochainement au Parlement », élargissant les prérogatives des policiers municipaux, notamment en matière de constatation de délits. « Il n’y aura pas de confusion, mais une complémentarité », insiste-t-il, évoquant le « continuum de sécurité » entre police nationale, police municipale et justice.

Malik Benakcha et Bruno Retailleau

Commerce et centre-ville : une approche municipale proactive

Sur la question du commerce, Malik Benakcha développe une analyse directement liée à sa vision de l’action municipale. « On en revient presque à la même logique que pour la sécurité : celle du pragmatisme. » Le candidat critique une posture qu’il attribue à la majorité sortante : « Ce n’est pas ma faute, c’est une situation nationale… » À l’inverse, il revendique une action locale volontariste : « Quand on propose de créer une foncière publique qui rachètera des commerces, qui proposera des loyers, cette proactivité, ce pragmatisme, c’est vraiment ce que représente la droite. »

La revitalisation du centre-ville passe, selon lui, par l’habitat : « Un habitant en centre-ville, c’est le premier client du pas-de-porte du commerce qui est en bas de la rue. » Il décrit une évolution préoccupante : « Depuis une quinzaine d’années, on observe une paupérisation du centre-ville, un centre-ville de moins en moins habité, qui perd de la population. »

Malik Benakcha et Bruno Retailleau

Chine, agriculture et industrie : un discours national assumé

Interrogé sur le commerce en ligne qui détruit le commerce de ville, Bruno Retailleau adopte une ligne dure face aux plateformes chinoises. « Moi, je suis pour l’interdiction », déclare-t-il, relatant un épisode de détournement logistique lors de contrôles renforcés à Roissy. « Avec la Chine, nous avons un véritable adversaire qui ne respecte pas les règles de la concurrence. »

Ce raisonnement s’étend à l’agriculture. « L’agriculture française a été broyée entre deux mâchoires, européenne et française », affirme-t-il, dénonçant une Europe « passoire » et une surrèglementation nationale. « Pour la première fois depuis des décennies, notre balance commerciale alimentaire est devenue négative. »

Un souci que l’on trouve industriellement avec la fermeture de Brandt, marquante en Loir-et-Cher. Le président des LR fait le lien avec cette même expérience sur son propre territoire, à La Roche-sur-Yon. Il y voit une évidence : « La France est en train de décrocher. »

Travail et pouvoir d’achat

Bruno Retailleau conclut son propos sur la question du pouvoir d’achat et du travail. « Ce que nous proposons, c’est de recréer de la prospérité par le travail. » Il évoque un « seuil de cotisation zéro », un « treizième mois et demi de pouvoir d’achat supplémentaire », ainsi qu’un plafonnement des aides sociales. « Il faut qu’il y ait un écart clair entre le revenu du travail et celui de l’assistance. »


*Comme lors des précédentes municipales, la « sécurité et la lutte contre la délinquance » s’imposent comme la première préoccupation pour une moitié des Français interrogés. Cette priorité apparaît particulièrement marquée chez les sympathisants de droite et d’extrême droite, selon un sondage Odoxa réalisé pour Public Sénat et la presse régionale. La santé et le niveau des impôts locaux arrivent ensuite, chacun cité par 35 % des répondants.

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