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	<title>Archives des Economie - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des Economie - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Vous exercez dans l’artisanat en Loir-et-Cher ? Blois Capitale a des projets à vous proposer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Aug 2026 13:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la perspective de la publication, à la fin du mois d’octobre 2026, d’un hors-série consacré aux savoir-faire du département, Blois Capitale lance un appel à candidatures auprès des artisanes, artisans, créatrices et créateurs installés en Loir-et-Cher. Certaines productions pourront également être sélectionnées pour rejoindre la boutique en ligne du média ou être présentées dans &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" id="h-">Dans la perspective de la <strong>publication</strong>, à la <strong>fin du mois d’octobre 2026,</strong> d’un <strong>hors-série consacré aux savoir-faire</strong> du département, Blois Capitale lance <strong>un appel à candidatures auprès des artisanes, artisans, créatrices et créateurs installés en Loir-et-Cher. </strong>Certaines productions pourront également être sélectionnées pour rejoindre la <strong>boutique en ligne</strong> du média ou être présentées dans sa <strong>boutique du centre-ville</strong> de Blois.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Derrière chaque objet fabriqué localement</strong> se trouvent un geste, une matière, une histoire et, souvent, des années de recherche, de pratique et d’apprentissage. Céramique, illustration, textile, bijoux, travail du bois, maroquinerie, décoration, photographie, papeterie, ou créations pour la maison : les savoir-faire présents en Loir-et-Cher sont nombreux, mais restent parfois peu connus au-delà des marchés, des ateliers et des réseaux personnels.</p>



<h2 id="h-un-magazine-hors-serie-papier" class="wp-block-heading">Un magazine hors-série papier</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Blois Capitale souhaite leur consacrer <strong>un hors-série papier</strong> dont la sortie est prévue à la fin du mois d’octobre 2026. Publié à l’approche de Noël, ce numéro présentera des parcours, des techniques et des créations représentative<strong>s de la diversité artisanale du département. Il ne s’agira ni d’un simple catalogue ni d’un annuaire exhaustif. Le hors-série donnera la parole à celles et ceux qui créent et fabriquent en Loir-et-Cher,</strong> afin de raconter leur parcours, leur savoir-faire, leurs méthodes de travail et leur relation avec le territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les candidatures portées par des activités récentes ou encore peu connues seront également les bienvenues. L’ancienneté ne constituera pas, à elle seule, un critère de sélection. <strong>Blois Capitale souhaite présenter aussi bien des professionnels solidement établis que des démarches plus nouvelles méritant d’être découvertes.</strong> En revanche, les simples activités de revente et les articles dont les conditions réelles de fabrication ne pourraient pas être clairement établies ne correspondent pas à l’esprit de ce projet.</p>



<h2 id="h-une-possible-presence-dans-les-espaces-de-vente-de-blois-capitale" class="wp-block-heading">Une possible présence dans les espaces de vente de Blois Capitale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement au magazine hors-série, quand cela s&rsquo;y prête, un référencement de produits<strong> <a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dans la boutique en ligne de Blois Capitale</a></strong> sera envisageable. Tout comme <strong>la présence de produits dans la boutique située au <a href="https://bloiscapitale.com/blois-capitale-ouvre-boutique-et-lieu-de-vie-au-coeur-de-la-ville">16 rue Émile-Laurens, à Blois</a>. </strong>Voire l’organisation d’<strong>un événement dédié</strong>, d’une démonstration ou d’une présentation du travail en boutique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces possibilités demeurent indépendantes de la sélection éditoriale du magazine. Une candidature peut être retenue pour le hors-série sans donner lieu à une proposition de commercialisation. En outre, le dépôt d’une candidature ne vaut donc ni engagement de publication ni accord automatique de commercialisation.</p>



<h2 id="h-comment-presenter-sa-candidature" class="wp-block-heading">Comment présenter sa candidature ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les personnes intéressées sont invitées à transmettre dans un e-mail à l&rsquo;adresse <strong><mark>partenariat@bloiscapitale.com</mark></strong> ces informations :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>leur nom et, le cas échéant, celui de leur marque ou de leur atelier ;</li>



<li>leur commune d’implantation ;</li>



<li>une courte présentation de leur parcours et de leur savoir-faire ;</li>



<li>les liens vers leur site internet et leurs réseaux sociaux ;</li>



<li>leurs coordonnées complètes ;</li>



<li>leur éventuel intérêt pour le hors-série, la boutique en ligne, la boutique physique ou plusieurs de ces possibilités.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cette première phase de mise en relation est ouverte jusqu’au <strong>lundi 14 septembre 2026</strong>. Les délais de réponse demanderont possiblement un peu de patience. Merci de votre compréhension.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Produits locaux en grande distribution : une présence réelle, un poids encore marginal en Loir-et-Cher</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 08:47:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une étude* de l’Observatoire de l’Économie et des Territoires montre que la quasi-totalité des grandes et moyennes surfaces ayant répondu à l’enquête commercialisent des produits locaux. Leur poids dans l’activité des magasins demeure cependant limité. Entre difficultés logistiques, manque de visibilité de l’offre et définition variable du « local », le changement d’échelle reste à &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/produits-locaux-en-grande-distribution-une-presence-reelle-un-poids-encore-marginal-en-loir-et-cher">Produits locaux en grande distribution : une présence réelle, un poids encore marginal en Loir-et-Cher</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une étude* de l’Observatoire de l’Économie et des Territoires montre que la quasi-totalité des grandes et moyennes surfaces ayant répondu à l’enquête commercialisent des produits locaux. Leur poids dans l’activité des <a href="https://bloiscapitale.com/supermarches-le-plastique-reste-au-coeur-du-modele-de-la-grande-distribution" target="_blank" rel="noreferrer noopener">magasins</a> demeure cependant limité. Entre difficultés logistiques, manque de visibilité de l’offre et définition variable du « local », le changement d’échelle reste à construire.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Dans les rayons des supermarchés, les présentoirs consacrés aux produits locaux sont devenus familiers. Biscuits, fromages, viandes, fruits, légumes, vins ou bières mettent en avant leur proximité avec le territoire et la relation avec ceux qui les fabriquent. Mais derrière cette visibilité croissante, <strong>quelle place ces produits occupent-ils réellement dans l’activité des magasins du Loir-et-Cher ?</strong> L’étude publiée par l’<a href="https://pilote-oet.fr/publication/commercialisation-des-produits-locaux-dans-les-grandes-et-moyennes-surfaces-gms-en-loir-et-cher-un-etat-des-lieux-partage-pour-mieux-accompagner-les-dynamiques-de-territoire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Observatoire de l’Économie et des Territoires</a> apporte une première photographie départementale de leur commercialisation <strong>dans les grandes et moyennes surfaces.</strong> Elle met en évidence une situation contrastée : les produits locaux sont aujourd’hui <strong>présents dans presque tous les magasins interrogés,</strong> mais ils ne représentent encore qu’<strong>une fraction très réduite de leur chiffre d’affaires.</strong></p>



<h2 id="h-vingt-sept-magasins-sur-vingt-neuf-proposent-des-produits-locaux" class="wp-block-heading">Vingt-sept magasins sur vingt-neuf proposent des produits locaux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier constat est donc celui d’une diffusion presque généralisée. Sur les 29 responsables ayant répondu à cette question, 27 déclarent proposer des produits locaux à la vente. <strong>L’achat direct auprès des producteurs ou transformateurs constitue le principal mode d’approvisionnement</strong> : 23 magasins déclarent y avoir recours. Quatorze passent également par une base logistique régionale. <strong>Le terme de <em>« producteur »</em> est employé dans un sens large</strong>. Il désigne aussi bien des agriculteurs que des transformateurs, des affineurs ou des artisans. La Biscuiterie de Chambord, la Charcuterie Gilet, la Laiterie de Montoire ou encore des savonniers peuvent ainsi entrer dans le périmètre étudié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les réponses obtenues, <strong>chaque magasin travaille avec 10 à 44 fournisseurs locaux.</strong> L’étude a recensé <strong>168 producteurs, transformateurs ou artisans approvisionnant les GMS observées</strong> : 160 sont situés en Centre-Val de Loire, dont <strong>99 en Loir-et-Cher,</strong> et huit hors de la région.</p>



<h2 id="h-le-local-se-mesure-d-abord-en-kilometres" class="wp-block-heading">Le « local » se mesure d’abord en kilomètres</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La définition du <strong><em>« produit local »</em></strong> varie d’une enseigne à l’autre. Dans la plupart des magasins interrogés, elle repose avant tout sur la distance : <strong>la limite est généralement fixée à 100 kilomètres autour du point de vente</strong>. Seuls trois responsables de magasins biologiques retiennent un périmètre plus large, pouvant aller jusqu’à 150 kilomètres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les labels et les appellations jouent un rôle plus secondaire</strong>. Douze responsables disent y être attentifs, tandis que huit mettent en avant des mentions territoriales comme <em>« Bienvenue à la ferme »</em> ou <em>« © du Centre »</em>. Plusieurs estiment toutefois que <strong>l’accumulation de marques, de certifications et de signes de qualité finit par brouiller le message auprès des consommateurs.</strong></p>



<h2 id="h-une-part-moyenne-de-1-6-du-chiffre-d-affaires" class="wp-block-heading">Une part moyenne de 1,6 % du chiffre d’affaires</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Voir des produits locaux dans les rayons ne signifie pas qu’ils occupent une place importante dans les ventes. C’est même l’un des principaux enseignements de l’étude. Seules huit grandes surfaces ont accepté de communiquer des données économiques détaillées, dont sept pour l’année 2025. Dans ces magasins, <strong>les produits achetés directement auprès de producteurs ou de transformateurs locaux ont généré 4,676 millions d’euros de chiffre d’affaires.</strong> Ils ne représentent toutefois, en moyenne, que <strong>1,6 % de l’activité totale</strong>, avec de fortes différences selon les établissements : de 1,2 à 7,1 %. Ce chiffre doit être considéré avec prudence. Il repose sur un nombre limité de magasins, dont les méthodes de calcul ne sont pas toujours identiques. Les établissements les plus engagés dans cette démarche sont également susceptibles d’être davantage représentés parmi les répondants. <strong>Le taux de 1,6 % constitue donc un ordre de grandeur,</strong> et non une mesure exacte pour l’ensemble des supermarchés du Loir-et-Cher.</p>



<h2 id="h-viandes-fruits-et-produits-laitiers-en-tete" class="wp-block-heading">Viandes, fruits et produits laitiers en tête</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Trois familles concentrent l’essentiel des ventes locales. <strong>La boucherie, la charcuterie et les volailles arrivent largement en tête, avec 40,3 % du chiffre d’affaires mesuré.</strong> Les fruits et légumes représentent 24,4 %, et les produits de crèmerie 17,7 %. À elles seules, ces trois catégories totalisent 82,4 % des ventes locales réalisées en approvisionnement direct. L’épicerie ne pèse que 9,2 %, les boissons 5,3 %, et les fleurs et plants 3,1 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette répartition s’explique notamment par la structuration des filières. <strong>Les viandes et les produits laitiers peuvent s’appuyer sur des entreprises capables d’assurer des volumes réguliers</strong>, de transformer les produits et de répondre aux exigences commerciales des grandes surfaces. En crèmerie, l’étude cite notamment la <strong>Laiterie de Verneuil, la Laiterie de Montoire</strong> et <strong>la Fromagerie Jacquin</strong>, aux côtés de structures plus petites.</p>



<h2 id="h-des-fruits-et-legumes-recherches-mais-difficiles-a-securiser" class="wp-block-heading">Des fruits et légumes recherchés, mais difficiles à sécuriser</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Onze magasins déclarent manquer de produits locaux dans certaines catégories. <strong>Les fruits et légumes sont les plus recherchés</strong> : huit responsables aimeraient disposer de davantage de légumes de saison et d’une gamme de fruits plus variée. Le problème ne vient pas seulement du nombre de producteurs présents sur le territoire. Il dépend aussi de leur localisation, des quantités disponibles et du rythme des livraisons. Les produits fragiles, comme les fraises ou les salades, <strong>doivent être livrés fréquemment pour rester frais.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les petits magasins peuvent rencontrer une autre difficulté : <strong>leurs commandes sont parfois trop faibles pour rentabiliser le déplacement du producteur.</strong> L’étude cite ainsi une exploitation maraîchère biologique qui a cessé de livrer un point de vente pour <strong>privilégier les marchés, où elle écoulait des volumes plus importants.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À l’inverse, les magasins les plus importants peuvent réclamer des quantités qu’une exploitation seule n’est pas en mesure de fournir.</strong> Les volumes constituent donc un obstacle dans les deux sens : trop faibles pour justifier certaines livraisons, ou trop élevés pour de petits producteurs.</p>



<h2 id="h-le-drive-reste-largement-ferme-aux-petits-fournisseurs" class="wp-block-heading">Le drive reste largement fermé aux petits fournisseurs</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La vente en ligne constitue un autre point faible. </strong>Dix-huit des 29 magasins ayant répondu disposent d’un drive. Mais, parmi les treize ayant détaillé leur offre, huit n’y proposent aucun produit local, trois en commercialisent réellement et deux seulement de manière partielle. Les responsables évoquent des procédures de référencement complexes, mais aussi <strong>la nécessité de garantir la disponibilité des produits au moment précis où la commande est préparée.</strong> Or les petites livraisons, la saisonnalité et les variations de production ne permettent pas toujours d’assurer cette continuité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un produit peut ainsi être disponible dans les rayons du magasin sans apparaître sur son site ou son application.</strong> Le drive favorise mécaniquement les références intégrées à <strong>des circuits logistiques plus réguliers et plus structurés.</strong></p>



<h2 id="h-le-producteur-doit-encore-frapper-lui-meme-a-la-porte" class="wp-block-heading">Le producteur doit encore frapper lui-même à la porte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’accès aux rayons repose encore largement sur <strong>l’initiative individuelle.</strong> Dans 22 des 26 magasins ayant répondu sur ce point, le premier contact est établi par le producteur. <strong>La prospection directe reste donc le moyen principal de se faire connaître.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le réseau personnel du directeur ou du chef de rayon joue également un rôle important. Cette <strong>connaissance du territoire</strong> peut toutefois disparaître lors d’un changement de responsable ou lorsque les équipes viennent d’un autre département. Les salons organisés par les enseignes et l’observation des magasins concurrents permettent de repérer certains produits, mais rarement de découvrir de nouveaux fournisseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quatorze responsables reconnaissent mal connaître l’offre disponible en Loir-et-Cher.</strong> Onze souhaitent la création d’une base de données, d’un annuaire ou d’une cartographie régulièrement actualisée. Douze évoquent aussi les réticences de certains producteurs à travailler avec la grande distribution, souvent par méconnaissance de son fonctionnement. La place accordée au local dépend donc moins d’une politique uniforme de l’enseigne que de <strong>la volonté du responsable de magasin, de sa connaissance du territoire et des relations qu’il parvient à nouer avec les fournisseurs.</strong></p>



<h2 id="h-une-relation-directe-appreciee-mais-exigeante" class="wp-block-heading">Une relation directe appréciée, mais exigeante</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans le cadre d’une relation directe, le producteur fixe le prix facturé au magasin, qui ajoute ensuite sa marge commerciale</strong>. Les contrats sont généralement conclus pour un an, puis renouvelés. Les responsables interrogés mettent en avant la confiance, la proximité, la transparence et la régularité des approvisionnements. <strong>L’absence de négociation tarifaire est également appréciée</strong> dans certaines relations directes, car <strong>elle réduit la pression exercée sur le fournisseur.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette organisation impose cependant<strong> de nombreuses tâches au producteur.</strong> Il doit <strong>maîtriser le conditionnement, l’étiquetage, la réglementation sanitaire, les contrats, la présentation des produits, la préparation des commandes et les livraisons.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le magasin doit, de son côté, gérer les commandes, la réception, les contrôles, le suivi des fournisseurs et la mise en valeur des références. <strong>Le commerce local repose ainsi sur une relation humaine forte, mais aussi sur une succession d’opérations qui peuvent devenir coûteuses et chronophages.</strong></p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/product/prevente-du-numero-1-septembre-2026-du-magazine-papier-blois-capitale"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="341" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/magazine-papier-1024x341.png" alt="magazine papier Blois Capitale" class="wp-image-35164" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/magazine-papier-1024x341.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/magazine-papier-300x100.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/magazine-papier-768x256.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/magazine-papier-1536x512.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/magazine-papier-2048x683.png 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
</div>


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<h2 id="h-vingt-magasins-veulent-developper-leur-offre" class="wp-block-heading">Vingt magasins veulent développer leur offre</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Parmi les 25 établissements ayant répondu à la question, vingt déclarent vouloir augmenter leurs ventes de produits locaux. </strong>Cette volonté est exprimée <strong>aussi bien par de petites surfaces que par des supermarchés ou des hypermarchés, en milieu rural comme urbain.</strong> Elle se traduit toutefois rarement par des engagements précis. Seuls neuf magasins ont fixé un objectif chiffré, compris entre 2 et 25 % de leur chiffre d’affaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude avance plusieurs pistes pour lever ces obstacles. La première serait de <strong>créer un annuaire ou une cartographie départementale unique des producteurs souhaitant travailler avec les grandes surfaces.</strong> Chaque fiche pourrait préciser les produits proposés, les volumes disponibles, les labels, la localisation et les possibilités de livraison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport recommande également d’<strong>organiser régulièrement des rencontres entre producteurs et responsables de magasins,</strong> ainsi que des visites d’exploitations et de points de vente. Ces échanges permettraient de mieux comprendre les contraintes de chacun et de <strong>réduire les méfiances réciproques.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le principal chantier reste cependant la logistique</strong>. L’étude évoque des tournées partagées, des services de ramasse, des coopératives ou des points de regroupement équipés de chambres froides. Une première expérimentation pourrait réunir des producteurs et des magasins volontaires, avec l’appui du Département, des intercommunalités et des projets alimentaires territoriaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un accompagnement est également jugé nécessaire sur la contractualisation, l’étiquetage, la réglementation sanitaire, le packaging, la gestion des gammes et la planification des volumes</strong>. La mutualisation des fonctions commerciales et logistiques permettrait enfin de réduire le temps consacré individuellement à la prospection, aux négociations et aux livraisons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les produits locaux ont donc déjà trouvé leur place dans les supermarchés du Loir-et-Cher, mais <strong>leur développement ne pourra pas reposer uniquement sur la bonne volonté des producteurs et des responsables de magasins.</strong> Il suppose désormais une organisation collective, capable de mieux faire connaître l’offre, de regrouper les volumes et de rendre les livraisons économiquement viables.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*Ce travail s’inscrit dans le prolongement de la <a href="https://www.loir-et-cher.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Agriculture/Mesures-Conjoncturelles/Convention-departementale-agricole-en-Loir-et-Cher2/Convention-departementale-agricole-en-Loir-et-Cher-2024" target="_blank" rel="noreferrer noopener">convention agricole départementale</a> mise en place sous l’égide du préfet à la suite de la crise agricole du début de l’année 2024. L’Observatoire et la Direction départementale des territoires ont engagé l’étude en août 2025, avec le concours financier de l’Agence de la transition écologique, l’ADEME. L’objectif était de quantifier la présence des produits locaux dans les magasins, d’identifier les freins à leur développement et de poser les bases d’un suivi dans le temps. L’étude recense <strong>67 supermarchés et hypermarchés en Loir-et-Cher,</strong> répartis entre <strong>dix enseignes</strong>. Trente-deux réponses exploitables ont été recueillies, soit environ la moitié des magasins sollicités <strong>(les magasins Aldi et Lidl n&rsquo;ont pas répondu à l’enquête).</strong></em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Canicule, inflation et tensions géopolitiques freinent l’activité touristique du département</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 09:46:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À l’approche de la très haute saison, les professionnels du tourisme en Loir-et-Cher dressent un bilan nettement plus mitigé qu’en 2025. Fréquentation en recul, chiffre d’affaires décevant et réservations tardives dessinent un début d’été marqué par l’incertitude. Le mois de juin 2026 n’a pas tenu toutes ses promesses pour le tourisme en Loir-et-Cher. Selon la &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/canicule-inflation-et-tensions-geopolitiques-freinent-lactivite-touristique-du-departement">Canicule, inflation et tensions géopolitiques freinent l’activité touristique du département</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’approche de la très haute saison, les professionnels du tourisme en Loir-et-Cher dressent un bilan nettement plus mitigé qu’en 2025. Fréquentation en recul, chiffre d’affaires décevant et réservations tardives dessinent un début d’été marqué par l’incertitude.</em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le mois de juin 2026 n’a pas tenu toutes ses promesses pour le tourisme en Loir-et-Cher. </strong>Selon la <a href="https://pilote-oet.fr/publication/juin-2026-canicule-et-incertitude-plombent-la-satisfaction-des-professionnels-du-tourisme/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dernière enquête de tendance</a> menée auprès des professionnels du département*, <strong>51 % des répondants se déclarent satisfaits ou très satisfaits de la fréquentation de leur établissement.</strong> Cette courte majorité masque une dégradation sensible : <strong>le taux de satisfaction perd 17 points par rapport à juin 2025.</strong></p>



<h2 id="h-la-canicule-a-desorganise-la-fin-du-mois" class="wp-block-heading">La canicule a désorganisé la fin du mois</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://bloiscapitale.com/canicules-peut-on-encore-vivre-et-travailler-aux-memes-horaires"><strong>La météo</strong> apparaît comme l’un des principaux facteurs de ralentissement</a>. Le département a été touché, du 21 au 27 juin, par un épisode de vigilance rouge canicule, avec des températures dépassant les 40 °C pendant plusieurs jours. Cette situation a entraîné <strong>des annulations, des reports ou des adaptations.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, l’annulation par la préfecture du festival <em><strong>Chambord Live</strong></em>, programmé les 26, 27 et 28 juin, a notamment pesé sur certains hébergements et prestataires. <strong>Quelque 90 000 festivaliers étaient attendus</strong>. L’effet est d’autant plus significatif que les concerts de Chambord constituaient habituellement un moteur de réservations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’hôtellerie de plein air, un professionnel décrit <strong>un retournement brutal</strong> : <em>« Début juin, la fréquentation était en hausse côté camping-caristes étrangers. <strong>Malheureusement, les fortes chaleurs de ces derniers jours ont freiné, voire arrêté les déplacements. Beaucoup d’annulations de séjour. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le calendrier a également joué. En 2025, le week-end prolongé de la Pentecôte était tombé les 8 et 9 juin, alors qu’il s’est déroulé les 24 et 25 mai en 2026. La comparaison annuelle est donc défavorable au mois de<strong> juin, privé cette année de ce temps fort touristique.</strong></p>



<h2 id="h-carburants-et-contexte-international-egalement-cites" class="wp-block-heading">Carburants et contexte international également cités</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les difficultés ne sont pas uniquement météorologiques. <strong>Le prix des carburants est considéré comme un frein par 78 % des professionnels</strong> interrogés sur ce point. <strong>Le contexte international est jugé défavorable par 70 %</strong> d’entre eux. Ces réponses traduisent les inquiétudes entourant le coût des déplacements, le pouvoir d’achat des ménages et, pour certains visiteurs étrangers, les conditions de transport aérien. Une responsable de chambre d’hôtes résume cette accumulation de difficultés : <strong><em>« Ce sera une année vraiment compliquée »</em></strong> <strong>en raison des</strong> <em><strong>« canicules à répétition »</strong></em>, <strong>des événements annulés, du prix du carburant et du coût de la vie.</strong> Elle évoque également, pour la clientèle étrangère, des problèmes de vols liés au contexte international.</p>



<h2 id="h-les-sites-de-loisirs-decrochent" class="wp-block-heading">Les sites de loisirs décrochent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La baisse n’affecte pas tous les secteurs dans les mêmes proportions. Du côté de la fréquentation, 56 % des hébergeurs se déclarent satisfaits ou très satisfaits, contre 65 % en 2025. <strong>Le recul est beaucoup plus marqué pour les sites et activités de loisirs, dont le taux de satisfaction tombe à 42 %, contre 73 % un an auparavant</strong>. Les autres prestataires — <strong>restaurants, offices de tourisme et agences réceptives</strong> notamment — enregistrent <strong>41 % d’avis favorables, contre 72 % en 2025.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au sein des hébergements, l’hôtellerie de plein air obtient la meilleure appréciation, avec une note moyenne de 6,7 sur 10. Les meublés et gîtes suivent avec 6,5. Les hôtels et hôtels-restaurants atteignent 5,2 sur 10, les chambres d’hôtes 5 sur 10 et les hébergements collectifs seulement 4 sur 10.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La clientèle vélo semble également mieux résister que les autres.</strong> Parmi les professionnels concernés, 36 % constatent une baisse de cette clientèle, contre environ 40 % pour les clientèles française, étrangère, d’affaires ou de groupes. La clientèle cycliste affiche aussi la part de progression la plus élevée, à 24 %.</p>



<h2 id="h-un-chiffre-d-affaires-plus-degrade-encore" class="wp-block-heading">Un chiffre d’affaires plus dégradé encore</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le ressenti sur le chiffre d’affaires est moins favorable que celui sur la fréquentation</strong>. <strong>Seuls 45 % des professionnels le jugent satisfaisant ou très satisfaisant, contre 65 % en juin 2025</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le ticket moyen demeure stable pour 46 % des professionnels. Toutefois, 35 % déclarent une baisse, contre seulement 19 % une hausse.</strong> L’étude y voit le signe d’<strong>une consommation touristique prudente</strong>. </p>



<h2 id="h-des-reservations-de-plus-en-plus-tardives" class="wp-block-heading">Des réservations de plus en plus tardives</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les perspectives estivales restent incertaines</strong>. Pour l’ensemble de l’été, 42 % des professionnels se disent satisfaits ou très satisfaits de l’état de leurs réservations, contre 50 % en 2025. Juillet se présente légèrement mieux que l’an dernier, avec 47 % d’opinions favorables, contre 42 %. En revanche, août recule à 37 %, contre 42 % en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces résultats doivent être interprétés avec prudence, car les comportements de réservation évoluent. <strong>Les voyageurs attendent davantage avant de confirmer leur séjour, afin de conserver une marge de manœuvre face à la météo et aux contraintes économiques.</strong> Une chambre d’hôtes observe des réservations effectuées seulement <em><strong>« trois à quatre jours avant »</strong></em>. Une autre constate que ses clients <strong><em>« réservent à la dernière minute »</em></strong>, <strong>avec également davantage d’annulations.</strong> Un meublé ou gîte résume cette tendance par la formule : <strong><em>« Réservations de dernière minute et séjours plus courts. »</em></strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’été 2026 ne paraît donc pas nécessairement perdu, mais il devient <strong>plus difficile à anticiper.</strong> Pour les professionnels, le niveau définitif d’activité dépendra désormais largement des décisions prises dans les jours précédant les séjours, de <strong>l’évolution des températures</strong> et de <strong>la capacité des visiteurs à maintenir leurs dépenses</strong> dans un contexte économique incertain.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>*menée par le Comité régional du tourisme Centre-Val de Loire, les agences départementales du tourisme, l’Observatoire de l’Économie et des Territoires et le réseau régional des CCI, puis exploitée pour le département avec l’Agence de développement touristique Val de Loire – Loir-et-Cher. L’étude repose sur les réponses de 184 structures loir-et-chériennes, soit environ 35 % des établissements sollicités. Le questionnaire a principalement été administré en ligne du 22 au 26 juin, avec une dizaine de réponses supplémentaires recueillies jusqu’au 29 juin. L’Observatoire de l’Économie et des Territoires précise donc que ces résultats ne constituent pas une vision exhaustive de l’activité, mais une photographie du ressenti des professionnels à un moment donné.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Qui sont les touristes qui séjournent en Loir-et-Cher ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jul 2026 08:48:02 +0000</pubDate>
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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/qui-sont-les-touristes-qui-sejournent-en-loir-et-cher">Qui sont les touristes qui séjournent en Loir-et-Cher ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ils s&rsquo;appellent Christelle, Flavio, Martin, Hugo ou Maria… <strong>mais qui sont les touristes qui séjournent en Loir-et-Cher ?</strong> L’enquête <strong><em><a href="https://pilote-oet.fr/publication/les-clienteles-touristiques-en-loir-et-cher-en-2025/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« clientèles touristiques 2025 »</a></em></strong> apporte une réponse détaillée à cette question, à partir d’un dispositif régional conduit du début des vacances de Pâques à la fin de la Toussaint. En Loir-et-Cher (3679 réponses), cinq sites socles ont été mobilisés : l’office de tourisme Blois Chambord, Chaumont, Chambord, Cheverny et la <a href="https://fondation-patrimoine.org/les-projets/lancien-logis-et-presbytere-de-la-commanderie-darville/100945?utm_source=gads&amp;utm_source=adwords&amp;utm_medium=search&amp;utm_medium=ppc&amp;utm_campaign=ekads-dsa&amp;utm_campaign=Ekads_Fondation_Patrimoine-DSA&amp;utm_id=IN2025PBL-002339&amp;utm_term=&amp;hsa_acc=8784341426&amp;hsa_cam=22693191084&amp;hsa_grp=184309611747&amp;hsa_ad=759520446424&amp;hsa_src=g&amp;hsa_tgt=dsa-19959388920&amp;hsa_kw=&amp;hsa_mt=&amp;hsa_net=adwords&amp;hsa_ver=3&amp;gad_source=1&amp;gad_campaignid=22693191084&amp;gbraid=0AAAAADkQxtksHNyg0NFn9s89IFTXnTjp5&amp;gclid=Cj0KCQjw3qLSBhDaARIsAFTiVh59WLHyletBbuaHSIOiV_Yc3wO_FwjQp9Jhpog1VNwQsZ25IrWuLgkaAtQsEALw_wcB" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Commanderie d’Arville.</a></p>



<h2 id="h-un-touriste-type-de-50-ans-souvent-en-couple-ou-en-famille" class="wp-block-heading">Un touriste type de 50 ans, souvent en couple ou en famille</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le touriste type en Loir-et-Cher reste relativement mature. <strong>L’âge moyen calculé est de 50 ans,</strong> et les plus de 55 ans représentent 45 % de la clientèle touristique du département, contre 47 % en 2019. L’étude signale toutefois un léger rajeunissement : les 18-34 ans apparaissent plus nombreux en proportion, tandis que les tranches d’âge supérieures sont moins représentées qu’en 2019. En lecture générationnelle, <strong>les baby-boomers pèsent 32 %, la génération X 31 %, les millennials 25 % et la génération Z 11 %</strong>. La clientèle étrangère présente un profil plus âgé que la clientèle française, tandis que<strong> près de quatre Franciliens sur dix sont des millennials</strong> et 15 % relèvent de la génération Z.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le profil socio-professionnel est plutôt aisé.</strong> Deux catégories dominent nettement : les cadres et professions intellectuelles supérieures, à 28 %, et les retraités, également à 28 %. Les employés et ouvriers représentent 20 %, les professions intermédiaires et techniciens 8 %, les commerçants et chefs d’entreprise 4 %, les étudiants 4 %, les personnes sans activité 2 % et les agriculteurs exploitants 1 %. En regroupement, <strong>l’étude distingue 32 % de CSP supérieures, 28 % de retraités, 30 % de classes moyennes</strong> et 10 % d’autres situations, dont 4 % d’étudiants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La composition des groupes confirme le poids des séjours à deux et des séjours familiaux. <strong>Les couples représentent 46 % des séjours</strong> et <strong>les familles 41 %.</strong> La taille moyenne du groupe est de 2,8 personnes. L’étude souligne aussi que 30 % des groupes voyagent avec au moins un enfant ou un adolescent.</p>



<h2 id="h-une-destination-majoritairement-francaise" class="wp-block-heading">Une destination majoritairement française</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Loir-et-Cher reste d’abord une destination de <strong>touristes français : ils représentent 78 % </strong>des séjours observés, contre 22 % pour les touristes étrangers. Dans le détail, 58 % des touristes viennent d’autres régions françaises, 15 % d’Île-de-France et 4 % du Centre-Val de Loire. <strong>L’Île-de-France apparaît ainsi comme le premier bassin de clientèle française du département.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La clientèle étrangère est principalement européenne. Cinq pays — Pays-Bas, Allemagne, Belgique, Royaume-Uni et Italie — concentrent 80 % des touristes étrangers interrogés. L’étude montre aussi que les <strong>visiteurs étrangers</strong> occupent une place spécifique dans l’économie touristique locale, car ils <strong>restent plus longtemps et dépensent davantage chaque jour.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les touristes étrangers sont plus sensibles au bouche-à-oreille, à la notoriété UNESCO et au tourisme responsable. Les Français sont davantage liés à l’offre de destination, y compris un événement particulier, ainsi qu’à des motivations de proximité ou d’attachement personnel.</p>



<h2 id="h-une-preparation-presque-systematique-et-largement-numerique" class="wp-block-heading">Une préparation presque systématique et largement numérique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La préparation du séjour est quasi générale : <strong>92 % des touristes déclarent avoir préparé leur venue en amont.</strong> Les <strong>outils numériques </strong>dominent très largement, utilisés par 87 % des répondants. Les outils traditionnels, comme les brochures, dépliants gratuits ou guides papier, concernent 19 % des touristes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La majorité des touristes sont sédentaires : <strong>64 % restent principalement sur un même lieu de séjour, </strong>contre 36 % de touristes itinérants. L’itinérance est plus développée en Loir-et-Cher que dans l’ensemble de la région, où elle atteint 27 %. Elle est surtout portée par les visiteurs étrangers : 62 % d’entre eux sont itinérants, contre 29 % des Français et 28 % des Franciliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude met aussi en évidence un équilibre entre fidélisation et renouvellement : <strong>47 % des touristes sont des primo-visiteurs, tandis que 53 % étaient déjà venus.</strong> Cette répartition est présentée comme stable par rapport à 2019.</p>



<h2 id="h-une-saison-tres-estivale" class="wp-block-heading">Une saison très « estivale »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La saisonnalité est plus marquée en Loir-et-Cher qu’à l’échelle régionale. <strong>Juillet et août concentrent 46 % des séjours,</strong> contre 39 % dans l’ensemble régional. Le printemps représente 37 % des séjours. L’automne apparaît en retrait, avec 17 % des séjours, contre 23 % au niveau régional. <strong>La durée moyenne de séjour est de 6,4 nuits,</strong> contre 5,9 nuits en 2019. L’été, la durée moyenne s’allonge à 7,4 nuits.</p>



<h2 id="h-la-voiture-reste-dominante-mais" class="wp-block-heading">La voiture reste dominante, mais&#8230;</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le véhicule personnel reste le premier mode de transport</strong>. Pour venir sur le territoire, 80 % des touristes utilisent leur voiture personnelle. Le train représente 8 %, le camping-car 5 %, le vélo 3 %, la voiture de location 3 % et l’avion 3 %. <strong>Sur place, la voiture personnelle reste utilisée par 76 % des touristes. </strong>La marche arrive ensuite, à 28 %, devant le vélo musculaire à 11 %, le vélo électrique à 7 %, le train ou TER à 5 %, et les bus ou navettes à 4 %. <strong>À la question de savoir s’ils envisageraient d’utiliser les transports en commun si une solution adaptée existait, 54 % des touristes répondent positivement</strong>.</p>



<h2 id="h-le-velo-concerne-un-touriste-sur-cinq" class="wp-block-heading">Le vélo concerne un touriste sur cinq</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le vélo constitue un marqueur du séjour en Loir-et-Cher : 21 % des touristes déclarent le pratiquer. </strong>Parmi eux, 75 % empruntent la Loire à Vélo. L’étude décrit les cyclotouristes comme un public plus âgé et plus qualifié que l’ensemble des touristes, <strong>avec une configuration en couple très dominante, une forte itinérance, une durée de séjour plus longue — 8,2 nuits — et un budget global plus élevé.</strong></p>



<h2 id="h-culture-nature-gastronomie-des-sejours-tres-actifs" class="wp-block-heading">Culture, nature, gastronomie : des séjours très actifs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les touristes interrogés déclarent des séjours riches en activités. <strong>Les activités culturelles concernent 94 %</strong> des répondants. Dans le détail, 81 % visitent des monuments ou des châteaux, 58 % des villes ou villages, 53 % des parcs et jardins, et 34 % des musées. <strong>Les activités dans la nature concernent 54 % des touristes</strong>, notamment la balade à pied ou la randonnée pédestre, à 35 %, l’observation de la flore et de la faune, à 18 %, ou encore la baignade, piscine, lac et rivière, à 15 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La restauration occupe une place importante : <strong>53 % des touristes déclarent aller au restaurant.</strong> Les achats ou dégustations de produits du terroir concernent 27 % des répondants, et les activités autour du vin 19 %. Les visites de sites de loisirs ou de zoos représentent 26 %, la balade à vélo, le cyclotourisme ou le VTT 21 %, les expositions, festivals et spectacles 13 %, la promenade en bateau 10 %. Le télétravail est signalé dans 9 % des séjours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En moyenne, les touristes visitent 3,9 sites pendant leur séjour.</strong> Les étrangers en visitent davantage, avec 4,4 sites en moyenne, contre 3,8 pour les Français et 3,2 pour les Franciliens. Les activités culturelles sont communes aux Français et aux étrangers, à 94 % pour les Français et 93 % pour les étrangers. Les écarts apparaissent surtout ailleurs : <strong>les étrangers pratiquent davantage les activités dans la nature,</strong> à 72 % contre 48 % pour les Français, <strong>vont plus souvent au restaurant,</strong> à 60 % contre 51 %, <strong>s’intéressent davantage à la gastronomie et aux vins,</strong> à 41 % contre 32 %, aux activités autour de l’eau, à 33 % contre 22 %, et au shopping, à 32 % contre 10 %.</p>



<h2 id="h-le-locatif-premier-hebergement-marchand" class="wp-block-heading">Le locatif premier hébergement marchand</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’hébergement marchand est dominé par <strong>la location de gîte, appartement ou maison, qui atteint 46 %, contre 28 % en 2019. L’hôtel représente 25 %, contre 36 % en 2019.</strong> Le camping pèse 14 %, les chambres d’hôtes 13 %, l’hébergement collectif 5 %, le camping-car ou van aménagé 5 %, et les autres hébergements marchands 1 %. <strong>Le locatif confirme sa première place, avec une hausse de 143 % des nuitées entre 2019 et 2024.</strong> </p>



<h2 id="h-un-budget-moyen-de-1-364-euros-par-groupe-et-par-sejour" class="wp-block-heading">Un budget moyen de 1 364 euros par groupe et par séjour</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le budget moyen total atteint <strong>1 364 euros par groupe et par séjour,</strong> hors transport pour venir. La dépense moyenne est de <strong>72 euros par personne et par nuit, pour une durée moyenne de 6,4 nuits.</strong> Le premier poste est l’hébergement, qui représente 40 % du budget, soit 552 euros en moyenne et 27 euros par personne et par nuit. <strong>La restauration représente 20 %</strong>, soit 277 euros et 15 euros par personne et par nuit. Les loisirs et visites pèsent 17 %, soit 237 euros et 12 euros par personne et par nuit. Les autres dépenses représentent 22 %, soit 298 euros et 18 euros par personne et par nuit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les écarts selon l’origine sont nets. <strong>Les touristes étrangers dépensent en moyenne 86 euros par jour et par personne,</strong> avec un budget global de séjour de 1 838 euros, une durée moyenne de 7,7 nuits et une taille moyenne de groupe de 2,6 personnes. <strong>Les touristes français dépensent 68 euros par jour et par personne,</strong> avec un budget global de 1 228 euros, une durée de 6,1 nuits et une taille de groupe de 2,8 personnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mode d’hébergement modifie aussi fortement les dépenses. <strong>L’hôtellerie est le mode d’hébergement le plus générateur de dépenses quotidiennes, avec 105 euros par jour et par personne.</strong> Elle correspond à un budget global de 1 582 euros, une durée moyenne de 4,4 nuits et une taille de groupe de 2,5 personnes. L’hébergement marchand dans son ensemble correspond à 78 euros par jour et par personne, contre <strong>32 euros pour l’hébergement non marchand.</strong></p>



<h2 id="h-une-image-dominee-par-le-patrimoine" class="wp-block-heading">Une image dominée par le patrimoine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’image de la destination reste d’abord patrimoniale. À la question <em>« Dans votre ressenti personnel, vous diriez que cette destination incarne… »</em>, avec trois réponses possibles, <strong>79 % des touristes citent l’histoire, le patrimoine et la culture.</strong> La beauté des paysages et la douceur de vivre arrivent ensuite, à 34 %, devant le bien manger, le bien boire, la gastronomie et les produits locaux, à 25 %. La nature et l’environnement préservé sont cités par 24 %, les villes et villages à taille humaine par 21 %, le ressourcement et la déconnexion par 20 %, le tourisme à vélo par 19 %, la diversité des expériences et activités par 17 %, l’élégance, le romantisme et le prestige par 14 %, l’authenticité, le partage et la convivialité par 9 %, et l’innovation ou la modernité par 1 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les touristes étrangers se distinguent par une perception plus forte de la gastronomie et des produits locaux,</strong> cités par 36 % d’entre eux contre 21 % des Français, et du tourisme à vélo, cité par 30 % contre 15 %. Les Français citent davantage la nature et l’environnement préservé, à 25 % contre 21 %, les villes et villages à taille humaine, à 22 % contre 18 %, et le ressourcement, à 21 % contre 15 %.</p>



<h2 id="h-une-satisfaction-elevee-mais-des-irritants-tres-concrets" class="wp-block-heading">Une satisfaction élevée, mais des irritants très concrets</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La note moyenne globale du séjour est de 8,9 sur 10</strong>. L’analyse des verbatims recense 847 avis positifs et 490 avis négatifs exprimés, soit 1,7 appréciation positive pour un avis négatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les cinq premiers thèmes d’enchantement sont le patrimoine et la culture, à 58 %, la nature, le calme et les paysages, à 35 %, les activités, loisirs et sites, à 34 %, l’accueil et la convivialité, à 27 %,</strong> et l’hébergement, à 16 %. L’étude associe le patrimoine et la culture aux découvertes historiques et patrimoniales, la nature aux paysages fluviaux et à la déconnexion, les activités à des offres emblématiques comme la Loire à Vélo ou Beauval, l’accueil à l’hospitalité des habitants et hébergeurs, et l’hébergement au confort et à la qualité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les irritants principaux</strong> portent sur les sites et le patrimoine, à 36 % des avis négatifs, avec <strong>des remarques sur l’affluence des sites emblématiques, la désorganisation</strong> des flux et le manque de médiation ou d’interprétation. <strong>La mobilité, les déplacements et l’accès arrivent à 34 %</strong>, avec la <strong>dépendance à la voiture</strong>, des transports en commun insuffisants et l’état des routes. Les équipements, l’organisation et la propreté sont cités à 32 %, <strong>notamment le manque de toilettes, de poubelles, de bancs, de stationnement</strong> ou les fermetures aux mauvais moments. Le coût et les tarifs représentent 17 %, avec les prix des entrées, <strong>l’absence de pass multi-sites</strong> et le <strong>manque de tarifs familles et jeunes</strong>. L’accueil et les services représentent 15 %, avec l’accueil impersonnel sur certains sites, la réservation en ligne obligatoire et la barrière de la langue.</p>



<h2 id="h-pres-de-quatre-touristes-sur-dix-envisageraient-de-vivre-dans-la-region" class="wp-block-heading">Près de quatre touristes sur dix envisageraient de vivre dans la région</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête interroge enfin le potentiel résidentiel. À la question <em>« Au-delà de considérations personnelles ou matérielles, envisageriez-vous de venir vivre dans cette région ? »,</em> <strong>39 % des touristes répondent positivement</strong> : 15 % « oui, tout à fait » et 24 % « oui, plutôt ». La proportion de réponses positives monte à <strong>48 % chez les moins de 35 ans.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le portrait qui se dégage est donc précis : le Loir-et-Cher attire d’abord par son patrimoine, ses sites, ses paysages et son offre d’activités. Les touristes y préparent largement leur séjour en ligne, voyagent encore très majoritairement en voiture, séjournent en moyenne plus longtemps qu’en 2019 et se montrent globalement très satisfaits. Mais l’étude fait aussi apparaître des points de tension très concrets : gestion des flux, mobilités, équipements de base, coûts, services et médiation. C’est sur ces sujets que se situe, selon les données de l’enquête, la principale marge d’amélioration de l’expérience touristique.</p>



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		<title>“De Touristes à Loir &#038; Chériens” : plus de 200 partenaires pour séduire</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 09:19:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La troisième édition de l’opération portée par Be LC prend de l’ampleur en 2026. Avec plus de 200 partenaires touristiques mobilisés, l’agence d’attractivité du Loir-et-Cher veut mieux repérer, orienter et accompagner les visiteurs qui pourraient choisir de s’installer durablement dans le département. Et si un séjour en Loir-et-Cher devenait le début d’une nouvelle vie ? &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La troisième édition de l’opération portée par Be LC prend de l’ampleur en 2026. Avec plus de 200 partenaires touristiques mobilisés, l’agence d’attractivité du Loir-et-Cher veut mieux repérer, orienter et accompagner les visiteurs qui pourraient choisir de s’installer durablement dans le département.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et si un séjour en Loir-et-Cher devenait le début d’une nouvelle vie ? C’est l’idée au cœur de l’opération <strong><em>« De Touristes à Loir &amp; Chériens© »</em></strong>, lancée en 2024 <a href="https://bloiscapitale.com/de-touristes-a-loir-et-cheriens-une-experimentation-pour-des-transitions" target="_blank" rel="noreferrer noopener">[lire ici]</a> par <strong>Be LC, Agence d’attractivité de Loir &amp; Cher</strong>, et reconduite ce printemps pour une troisième édition. Le principe est simple : toucher les visiteurs au moment où ils vivent une expérience positive sur le territoire, pour leur donner envie d’y revenir autrement, non plus seulement comme touristes, mais comme habitants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Be LC, cette stratégie répond à une réalité déjà observée : <strong>15 % des nouveaux arrivants en Loir-et-Cher avaient d’abord fréquenté le département comme touristes</strong>. Le séjour devient alors un premier contact, parfois décisif, avec un cadre de vie, des paysages, une qualité d’accueil, mais aussi des possibilités professionnelles et familiales. <em><strong>« C&rsquo;est le cas de cette orthophoniste</strong> qui, venue visiter les châteaux de la Loire en 2025, s&rsquo;installe définitivement en Loir &amp; Cher à l’été 2026. C&rsquo;est cette dynamique vertueuse que nous construisons ensemble »,</em> explique Philippe Gouet, président de Be LC et du Conseil départemental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette troisième édition marque un changement d’échelle. <strong>70 nouveaux partenaires</strong> ont rejoint l’opération, ce qui porte le réseau à <strong>plus de 200 acteurs du tourisme</strong>. Restaurateurs, hébergeurs, offices de tourisme, opérateurs culturels et touristiques sont associés à la démarche. L’enjeu est de créer un maillage suffisamment fin pour que le message arrive au bon moment, dans les lieux où les visiteurs expérimentent concrètement l’hospitalité du territoire. Le dispositif repose sur des relais. L’<strong>ADT41</strong>, les <strong>offices de tourisme</strong> et les <strong>Gîtes de France Loir &amp; Cher</strong> participent à cette diffusion auprès de leurs réseaux. </p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="659" height="878" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/image.png" alt="" class="wp-image-34706" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/image.png 659w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/image-225x300.png 225w" sizes="(max-width: 659px) 100vw, 659px" /></figure>
</div>


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<p class="wp-block-paragraph">Autre nouveauté de l’édition 2026 : le parcours de prise de contact a été revu. Les visiteurs peuvent scanner un <strong>QR code</strong> présent sur un set de table, un flyer ou un panneau chez un partenaire. Ils accèdent alors à un espace dédié, pensé pour les accompagner dans leur réflexion, en lien avec le <strong><a href="https://loiretcher-attractivite.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pôle Emploi &amp; Hospitalité de Be LC</a></strong>. L’objectif est de réduire la distance entre l’envie vague — <strong><em>“et si on vivait ici ?”</em></strong> — et les premières démarches concrètes. <strong>Une fois le contact établi, Be LC prend le relais</strong>. L’accompagnement peut porter sur la définition du projet professionnel, la recherche d’emploi, le logement ou encore la scolarité des enfants. Un processus pouvant s’étendre sur <strong>6 à 18 mois</strong>.</p>



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		<title>Combien coûte une canicule ? La facture sanitaire, sociale et économique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 13:07:08 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Nous vivons une deuxième canicule en un mois. Longue, intense, pénible, inquiétante, dangereuse, cette nouvelle vague de chaleur bouleverse les habitudes et rappelle que<strong> les températures extrêmes ne relèvent pas seulement de l’inconfort saisonnier</strong>. Elles ralentissent le travail, fragilisent les rendements agricoles, mettent sous tension les réseaux électriques, dégradent les conditions de vie dans les logements, augmentent les passages aux urgences et provoquent des décès prématurés. Elles obligent aussi les pouvoirs publics à repenser l’adaptation des villes, des bâtiments et des services. <strong>Car si la canicule est <a href="https://bloiscapitale.com/pourquoi-canicule-signifie-t-il-petite-chienne" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’abord regardée</a> comme un enjeu sanitaire, elle doit également être comprise comme un choc économique à part entière.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Combien coûte une canicule ?</strong> Tout dépend de ce que l’on mesure. Le coût d’un épisode de chaleur peut être calculé à partir des décès en excès, des hospitalisations, des consultations médicales, des arrêts de travail, de la baisse de productivité, des pertes agricoles, de la consommation d’énergie, des perturbations dans les transports, de l’adaptation des bâtiments ou encore de la perte de bien-être liée aux restrictions d’activité. Les rapports disponibles ne donnent donc pas un chiffre unique, mais <strong>une série d’ordres de grandeur. Mis bout à bout,</strong> ils montrent une réalité désormais difficile à contourner : <strong>la canicule est un coût collectif majeur.</strong></p>



<h2 id="h-une-facture-sanitaire-evaluee-entre-22-et-37-milliards-d-euros-entre-2015-et-2020" class="wp-block-heading">Une facture sanitaire évaluée entre 22 et 37 milliards d’euros entre 2015 et 2020</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La référence la plus directe est celle de <a href="https://www.santepubliquefrance.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Santé publique France</strong></a>. Dans une évaluation consacrée aux effets sanitaires des canicules en France métropolitaine entre 2015 et 2020, l’agence a cherché à donner une valeur économique aux impacts observés dans le cadre du Plan national canicule. Les auteurs ont pris en compte les passages aux urgences, les consultations SOS Médecins, la mortalité en excès, la perte d’espérance de vie, ainsi que la perte de bien-être liée aux restrictions d’activité. Le résultat donne un ordre de grandeur considérable : selon la méthode retenue, <strong>les effets sanitaires étudiés représentent environ 22 ou 37 milliards d’euros sur six ans. </strong>L’écart entre les deux montants tient notamment à la manière de valoriser la mortalité : soit à partir des années de vie perdues, soit à partir des décès en excès. Dans les deux cas,<strong> la mortalité constitue la part dominante du coût</strong>. Elle est évaluée à <strong>16 milliards d’euros</strong> lorsqu’elle est exprimée en années de vie perdues, et à <strong>30 milliards d’euros lorsqu’elle est calculée à partir des décès en excès.</strong> À cela s’ajoute une perte de bien-être liée aux <strong>restrictions d’activité,</strong> estimée autour de 6 milliards d’euros.</p>



<h2 id="h-depuis-1974-un-cout-sanitaire-cumule-considerable" class="wp-block-heading">Depuis 1974, un coût sanitaire cumulé considérable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport de l’<a href="https://www.notre-environnement.gouv.fr/donnees-et-ressources/ressources/organisme/article/observatoire-national-sur-les-effets-du-changement-climatique-onerc" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>ONERC</strong></a> reprend des travaux de Santé publique France et du CNRS pour <strong>estimer le fardeau économique des effets sanitaires des canicules sur une période plus longue.</strong> Sur la période 1974-2020, l’ONERC estime que les décès liés aux canicules représentent <strong>un coût sanitaire cumulé de 143 milliards d’euros</strong>. Les années les plus marquées sont notamment 2003, 1976, 1983, 2006, ainsi que la période 2015-2020.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport distingue également la <strong>perte de bien-être</strong>, évaluée uniquement pour les jours correspondant aux critères de vigilance rouge, <strong>c’est-à-dire lorsque les activités ordinaires doivent être fortement modifiées.</strong> Cette perte est estimée à <strong>13 milliards</strong> d’euros, concentrés à 93 % sur les seules années 2003, 2019 et 2020.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les frais de santé sont loin de représenter toute la facture.</strong> Le coût principal se situe dans la mortalité, la perte d’années de vie, la désorganisation des activités, la restriction des déplacements, l’impossibilité de vivre normalement pendant plusieurs jours ou semaines. La chaleur extrême agit comme un révélateur brutal de vulnérabilités déjà présentes : âge, isolement, état de santé, qualité du logement, exposition professionnelle, densité urbaine.</p>



<h2 id="h-2003-une-canicule-qui-a-ampute-la-croissance" class="wp-block-heading">2003 : une canicule qui a amputé la croissance</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La canicule de 2003 reste le grand précédent français.</strong> Le rapport du <strong>Sénat</strong> sur cette crise cite l’<strong>Insee</strong> : l’épisode aurait amputé la croissance annuelle <strong>de 0,1 à 0,2 point de PIB, soit 15 à 30 milliards d’euros.</strong> Le Sénat précise que l’impact macroéconomique avait été jugé <em>« limité »</em> au regard de la taille de l’économie française, mais cette qualification ne doit pas masquer l’ordre de grandeur. Un événement météorologique de quelques semaines peut peser <strong>plusieurs dizaines de milliards d’euros.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’épisode de 2003 a aussi eu <strong>des effets sectoriels</strong>. En limitant l’offre dans l’énergie et l’agriculture, la canicule a contribué à la hausse des prix de l’électricité, de la viande bovine, du vin, des fruits et légumes. Les légumes frais ont notamment fortement augmenté en septembre 2003, participant à la hausse des prix alimentaires. <strong>La consommation des ménages en produits manufacturés avait également reculé en août.</strong> Car, <strong>le coût d’une canicule circule dans toute l’économie</strong>. Il commence dans les corps et les sols, puis se diffuse dans les entreprises, les récoltes, les prix, les dépenses publiques, les réseaux électriques et les <strong>comportements de consommation.</strong></p>



<h2 id="h-agriculture-eau-energie-une-economie-sous-contrainte-physique" class="wp-block-heading">Agriculture, eau, énergie : une économie sous contrainte physique</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’économie n’est pas hors sol</strong>. Qu&rsquo;on se le dise. La Direction générale du Trésor a publié en 2025 une note sur l’impact des vagues de chaleur sur l’activité en France. Elle y rappelle que les épisodes de chaleur agissent sur l’économie par plusieurs canaux : <strong>la production agricole, la production énergétique, les heures travaillées et la productivité du travail.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’agriculture est l’un des secteurs les plus exposés.</strong> Selon les données citées par la <strong><a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">DG Trésor</a></strong>, la canicule de 2019 a entraîné une baisse de rendement de 9 % pour le maïs et de 10 % pour le blé. Le phénomène concerne la ressource en eau, l’irrigation, le stress thermique du bétail, la production laitière et les conflits d’usage. <strong>En été, l’agriculture représente une part très importante de la consommation d’eau, ce qui rend les tensions plus visibles lorsque les sols s’assèchent et que les précipitations se raréfient.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’énergie</strong> constitue un autre point de vulnérabilité. En période de forte chaleur, <strong>la production nucléaire et hydraulique peut diminuer</strong>, notamment parce que <strong>ces installations dépendent de l’eau</strong>. <strong>Dans le même temps, la demande électrique augmente avec l’usage de la climatisation</strong>. Le pays se retrouve donc dans une situation paradoxale : l’offre peut reculer au moment où la demande progresse. La chaleur produit alors un déséquilibre qui peut peser sur les échanges d’électricité et conduire à <strong>un recours plus important à d’autres moyens de production.</strong></p>



<h2 id="h-le-travail-ralentit-quand-la-temperature-monte" class="wp-block-heading">Le travail ralentit quand la température monte</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan</strong>, dans une note consacrée au travail à l’épreuve du changement climatique, évoque un angle encore trop peu traité : <strong>les effets de la chaleur sur les travailleurs</strong>. Les températures élevées altèrent les <strong>capacités physiques et cognitives,</strong> peuvent menacer la santé et la sécurité, et finissent par <strong>diminuer la productivité.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En France, la part des travailleurs exposés à la chaleur est encore mal connue</strong>. Elle oscillerait entre 14 % et 36 % selon les sources. Les métiers agricoles et ceux du bâtiment figurent parmi les plus concernés, mais <strong>le problème ne se limite pas au travail en extérieur.</strong> Les bureaux mal isolés, les ateliers, les cuisines, les entrepôts, les transports ou les services à la personne peuvent aussi devenir des lieux d’exposition. <strong>La chaleur fatigue, réduit la concentration, augmente les risques d’erreur, favorise les accidents, complique les gestes professionnels, ralentit les décisions.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’enjeu est donc autant social qu’économique</strong>. Les personnes les plus exposées sont souvent celles dont les métiers sont déjà physiquement exigeants. <strong>La canicule accentue les inégalités</strong> entre ceux qui peuvent adapter leurs horaires, télétravailler ou se protéger, et ceux qui doivent continuer à travailler dehors, sur un chantier, dans une exploitation, sur une route ou dans un bâtiment mal conçu.</p>



<h2 id="h-a-l-echelle-europeenne-des-pertes-de-pib-deja-documentees" class="wp-block-heading">À l’échelle européenne, des pertes de PIB déjà documentées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux académiques publiés dans <strong><a href="https://www.nature.com/ncomms/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nature Communications</a></strong> en 2021, repris par la DG Trésor et par <strong><a href="https://www.i4ce.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">I4CE</a></strong>, évaluent les pertes économiques liées aux vagues de chaleur à l’échelle européenne. Pour les années analysées, notamment 2003, 2010, 2015 et 2018, les vagues de chaleur auraient réduit la croissance économique européenne <strong>de 0,3 % à 0,5 % du PIB</strong>. Les pertes sont très hétérogènes selon les régions, <strong>certaines zones subissant des impacts supérieurs à 1 %, voire davantage.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, la DG Trésor cite également une estimation d’<strong><a href="https://www.allianz-trade.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Allianz Trade</a></strong> selon laquelle <strong>les vagues de chaleur pourraient peser sur l’activité française à hauteur de 0,3 point de PIB</strong> (par rapport à un scénario où les températures n’auraient pas dépassé 32 °C).</p>



<h2 id="h-batiments-le-cout-de-l-adaptation-commence-seulement-a-etre-chiffre" class="wp-block-heading">Bâtiments : le coût de l’adaptation commence seulement à être chiffré</h2>



<p class="wp-block-paragraph">I4CE, dans une étude publiée en 2024, estime que <strong>la réponse spontanée à la chaleur est aujourd’hui l’équipement en climatisation. </strong>Pour le logement, ces investissements représenteraient déjà environ <strong>3,5 milliards d’euros par an</strong>. Mais <strong>cette réponse pose des problèmes</strong> : hausse de la consommation électrique, émissions supplémentaires, rejet de chaleur dans l’espace urbain, aggravation potentielle des îlots de chaleur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;institut estime aussi le <strong>surcoût de l’adaptation aux vagues de chaleur dans le bâtiment : entre 2 et 5 % pour la construction neuve, </strong>et <strong>environ 10 % pour la rénovation</strong> par rapport à des opérations sans adaptation. Cela représenterait des besoins additionnels d’investissement de 1 à 2,5 milliards d’euros pour la construction neuve et 4,8 milliards d’euros pour la rénovation, en plus des besoins déjà nécessaires à l’atteinte des objectifs de neutralité carbone.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Autrement dit, la France se trouve devant un double coût.</strong> Ne pas adapter les bâtiments coûte cher en santé, en productivité et en inconfort. Les adapter coûte également cher, mais permet de réduire les dommages futurs.<strong> La vraie question n’est donc plus de savoir si la canicule coûtera, mais sous quelle forme : coûts subis ou investissements anticipés.</strong></p>



<h2 id="h-le-cout-global-du-changement-climatique-depasse-largement-la-seule-canicule" class="wp-block-heading">Le coût global du changement climatique dépasse largement la seule canicule</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’ADEME</strong>, dans une étude consacrée aux risques climatiques et à leurs coûts pour la France, replace les vagues de chaleur dans un cadre plus large. L’agence estime que, dans un scénario de réchauffement mondial de +3,5 °C à la fin du siècle, <strong>les dommages liés au changement climatique pourraient coûter plus de 10 points d’activité annuelle à l’économie française</strong> par rapport à un scénario fictif sans changement climatique. Cette estimation est présentée comme <strong>probablement sous-évaluée.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce chiffre ne concerne pas uniquement les canicules. Il intègre plusieurs catégories de dommages : catastrophes naturelles affectant les exportations françaises, baisse des rendements agricoles, coûts directs des catastrophes naturelles en France, montée du niveau de la mer, et autres dommages. Mais il éclaire le cadre général : <strong>les vagues de chaleur ne sont pas des anomalies isolées. Elles appartiennent à une transformation plus vaste du risque économique.</strong></p>



<h2 id="h-combien-sommes-nous-prets-a-payer-pour-ne-pas-avoir-anticipe" class="wp-block-heading">Combien sommes-nous prêts à payer pour ne pas avoir anticipé ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il est difficile de chiffrer précisément le coût complet d’une canicule. Mais cette incertitude ne signifie pas que le coût serait négligeable. Les chiffres déjà disponibles suffisent à établir l’essentiel. Entre 2015 et 2020, les effets sanitaires des canicules ont été évalués entre 22 et 37 milliards d’euros. Depuis 1974, la mortalité liée aux canicules représenterait un coût cumulé de 143 milliards d’euros. La canicule de 2003 aurait amputé la croissance française de 15 à 30 milliards d’euros. Les vagues de chaleur peuvent faire reculer les rendements agricoles, réduire la productivité, perturber la production électrique et imposer des milliards d’euros d’investissements d’adaptation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Combien sommes-nous prêts à payer pour ne pas avoir anticipé ? La réponse est déjà partiellement connue. Nous payons en vies humaines, en soins, en fatigue, en nature dégradée, en biodiversité impactée, en production perdue, en récoltes fragilisées, en bâtiments inadaptés, en électricité consommée, en inégalités accentuées. <strong>L’adaptation a un coût. L’inaction aussi.</strong> Et elle présente toujours la facture après coup.</p>



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		<title>Le tourisme tient en Loir-et-Cher, mais les dépenses se resserrent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 07:51:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au 1er juin, les résultats définitifs de la fréquentation touristique du mois de mai ne sont pas encore connus en Loir-et-Cher. Mais les premiers éléments disponibles permettent déjà de dessiner une tendance : après des vacances de printemps contrastées, les ponts de mai et la météo très favorable de la fin du mois ont pu &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Au 1er juin, les résultats définitifs de la fréquentation touristique du mois de mai ne sont pas encore connus en Loir-et-Cher. Mais les premiers éléments disponibles permettent déjà de dessiner une tendance : après des vacances de <a href="https://bloiscapitale.com/tourisme-en-loir-et-cher-un-printemps-encourageant-un-ete-incertain" target="_blank" rel="noreferrer noopener">printemps</a> contrastées, les ponts de mai et la météo très favorable de la fin du mois ont pu soutenir une partie de l’activité, notamment à travers <strong>des réservations de dernière minute.</strong></p>



<h2 id="h-une-frequentation-jugee-correcte-mais-moins-dynamique-qu-en-2025" class="wp-block-heading">Une fréquentation jugée correcte, mais moins dynamique qu’en 2025</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête de tendance publiée par l’<a href="https://pilote-oet.fr/publication/printemps-2026-la-meteo-au-beau-fixe-la-frequentation-en-demi-teinte/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Observatoire de l’Économie et des Territoires</strong> (OET)</a>, avec le Comité Régional du Tourisme Centre-Val de Loire, l’Agence de Développement Touristique Val de Loire &#8211; Loir-et-Cher et le réseau des CCI Centre-Val de Loire, <strong>porte sur les vacances de printemps 2026</strong>, soit la période du 4 avril au 3 mai. Réalisée en ligne du 4 au 7 mai, elle repose sur les réponses de 165 structures loir-et-chériennes. <strong>À l’issue des vacances de printemps, 56 % des professionnels répondants jugent leur fréquentation satisfaisante ou très satisfaisante.</strong> Le niveau reste majoritaire et place le Loir-et-Cher <strong>au-dessus de la moyenne régionale,</strong> évaluée à 51 %. Mais le résultat est <strong>en recul de quatre points par rapport à 2025.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sentiment général est donc celui d’un printemps qui tient, sans véritablement confirmer l’élan de l’année précédente. Parmi les prestataires ayant répondu à la question sur l’évolution de leur clientèle, 46 % font état d’une baisse de fréquentation par rapport à 2025. Les autres se partagent entre stabilité et progression, à 27 % chacun. <strong>Le recul apparaît plus marqué pour la clientèle étrangère</strong> : 47 % des répondants signalent une baisse de cette clientèle, contre 14 % seulement une hausse. <strong>La clientèle française semble mieux résister,</strong> mais sans suffire à inverser complètement la tendance.</p>



<h2 id="h-la-meteo-a-aide-mais-n-a-pas-tout-compense" class="wp-block-heading">La météo a aidé, mais n’a pas tout compensé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe du printemps 2026 tient à la météo. Avril avait déjà bénéficié de conditions très favorables, avec un temps chaud, sec et ensoleillé. Plus de la moitié des professionnels interrogés estiment d’ailleurs que <strong>la météo a eu un impact positif</strong>. Mais cette embellie n’a pas suffi à effacer les freins économiques. Dans l’enquête, 83 % des répondants estiment que <strong>le prix des carburants a pesé négativement</strong> sur leur activité. Ils sont également 79 % à citer le <strong>contexte international comme facteur défavorable.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les commentaires recueillis auprès des professionnels vont dans le même sens : <strong>coût de la vie, prix de l’essence, arbitrages des familles,</strong> hésitations avant de réserver, <strong>réduction de la durée des séjours ou des sorties payantes.</strong> Le Loir-et-Cher reste attractif, mais le budget global d’un séjour devient un sujet de plus en plus sensible. Dans cette idée, la chaleur marquée de la fin du mois de mai a pu encourager des décisions tardives, en particulier pour les courts séjours, les activités de plein air et les ponts. Mais elle ne permet pas encore de conclure à une bonne performance globale du mois. Les résultats consolidés restent attendus.</p>



<h2 id="h-des-reservations-de-derniere-minute-de-plus-en-plus-determinantes" class="wp-block-heading">Des réservations de dernière minute de plus en plus déterminantes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête souligne un phénomène désormais récurrent : <strong>les professionnels disposent de moins de visibilité. Les réservations se font plus tard, parfois la veille pour le lendemain. La météo devient alors un déclencheur essentiel.</strong> Pour les ponts de mai, les premiers signaux étaient plutôt rassurants.</p>



<h2 id="h-hebergements-loisirs-restauration-des-situations-tres-differentes" class="wp-block-heading">Hébergements, loisirs, restauration : des situations très différentes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le niveau de satisfaction n’est pas le même selon les types d’activité. Les <strong>offices de tourisme, restaurants et réceptifs</strong> s’en sortent le mieux : <strong>86 %</strong> des répondants de cette catégorie jugent leur fréquentation satisfaisante ou très satisfaisante. Le constat est plus réservé pour les <strong>sites et activités de loisirs</strong>, où cette proportion descend à <strong>54 %</strong>, et pour les <strong>hébergements</strong>, à <strong>50 %</strong>. Dans l’hébergement, les situations sont également contrastées. Les <strong>meublés et gîtes</strong> affichent le meilleur ressenti, avec <strong>7,1 professionnels satisfaits sur 10</strong>. Ils devancent l’<strong>hôtellerie de plein air</strong>, à <strong>6,4 sur 10</strong>. Les <strong>chambres d’hôtes</strong> et les <strong>hôtels-restaurants</strong> apparaissent plus fragiles, tandis que l’<strong>hébergement collectif</strong> est le segment le plus en retrait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette photographie confirme une tendance déjà observable depuis plusieurs saisons : <strong>les hébergements plus autonomes, comme les gîtes, meublés ou campings, semblent mieux résister</strong> que les formules plus classiques ou collectives.</p>



<h2 id="h-un-chiffre-d-affaires-encore-majoritairement-satisfaisant-mais-fragile" class="wp-block-heading">Un chiffre d’affaires encore majoritairement satisfaisant, mais fragile</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le chiffre d’affaires, le constat est proche de celui de la fréquentation. <strong>58 % des professionnels répondants se déclarent satisfaits ou très satisfaits de leur chiffre d’affaires pendant les vacances de printemps.</strong> Là encore, le Loir-et-Cher reste au-dessus de la moyenne régionale, mais le niveau baisse par rapport à 2025, où il atteignait 63 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ticket moyen confirme la prudence des visiteurs. <strong>37 % des répondants constatent une baisse des dépenses moyennes, 42 % une stabilité et seulement 21 % une hausse.</strong> Autrement dit, même lorsque les touristes sont présents, ils dépensent plus prudemment.</p>



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		<title>Centre-ville de Blois : comment la Ville et Agglopolys veulent reprendre la main sur les immeubles dégradés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 10:40:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Ville de Blois et Agglopolys engagent une nouvelle étape* dans leur politique de reconquête du centre-ville. Avec l’opération de restauration immobilière, soumise à enquête publique du 4 au 29 mai 2026, les collectivités veulent traiter six immeubles anciens, principalement situés rue du Commerce et rue Denis-Papin. Après plusieurs années de dispositifs incitatifs, l’ORI introduit &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La Ville de Blois et Agglopolys engagent une nouvelle étape* dans leur politique de reconquête du centre-ville. Avec l’opération de restauration immobilière, soumise à <strong>enquête publique du 4 au 29 mai 2026,</strong> les collectivités veulent traiter <strong>six immeubles anciens,</strong> principalement situés <strong><a href="https://bloiscapitale.com/tout-savoir-sur-le-projet-de-revitalisation-urbaine-de-l-ilot-denis-papin-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rue du Commerce et rue Denis-Papin</a></strong>. Après plusieurs années de dispositifs incitatifs, l’ORI introduit un levier plus contraignant : les propriétaires concernés pourront être accompagnés, mais ils devront aussi s’engager sur des travaux précis. <strong>En dernier recours, la procédure peut aller jusqu’à l’expropriation.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sujet n’est pas seulement technique. Il touche à l’un des points les plus sensibles de la vie urbaine blésoise : <strong>la dégradation d’une partie du bâti ancien, les étages vacants au-dessus des commerces,</strong> la difficulté de créer des logements attractifs en cœur de ville, mais aussi <strong>le coût des cellules commerciales</strong> et la <strong>capacité du centre-ville à rester un lieu habité, travaillé et fréquenté.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ORI s’inscrit dans la continuité de l’OPAH-RU, l’opération programmée d’amélioration de l’habitat et de renouvellement urbain, menée de 2020 à 2025. Ce dispositif visait déjà à faciliter la rénovation du centre-ville de Blois, <strong>en mobilisant aides, accompagnement et démarches volontaires auprès des propriétaires.</strong> Mais les élus dressent aujourd’hui un constat : <strong>l’incitation ne suffit plus</strong> pour certains immeubles. <strong>François Thiollet,</strong> nouveau vice-président d’Agglopolys en charge de l’aménagement, de l’urbanisme, du PLUI, de l’habitat, résume le changement de logique : <em><strong>« Jusqu’à présent, la Ville et Agglopolys accompagnaient principalement les propriétaires volontaires. L’ORI ajoute un levier plus ferme : elle permet d’imposer des travaux lorsque certains immeubles dégradés restent bloqués. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Benjamin Vételé,</strong> adjoint au maire en charge de l’urbanisme, du patrimoine et des finances, ajoute : <em><strong>« Cet outil coercitif est aussi là pour réveiller un petit peu les propriétaires,</strong> puisque l’outil incitatif n’a pas suffi. Mais l’idée, ce n’est pas d’exproprier tout le monde. »</em> L’OPAH-RU doit d’ailleurs se poursuivre. L’ORI vient s’ajouter à cet arsenal. Elle cible d’abord <strong>les situations les plus difficiles</strong> : immeubles dégradés, accès aux étages supprimés ou rendus complexes, logements vacants, baux commerciaux portant parfois sur la totalité d’un immeuble, impossibilité de remettre les étages sur le marché sans restructuration lourde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, la question du centre-ville n’est pas uniquement un sujet commercial. C’est d’abord un sujet urbain, à plusieurs dimensions : l’habitat, les boutiques, l’emploi, les usages quotidiens, les circulations, l’état du bâti, les accès aux logements, la sécurité, l’attractivité résidentielle. Pour que le centre-ville fonctionne, poursuit-il, <em><strong>« il faut que les gens y vivent, y travaillent, aient envie de s’y amuser, aient envie d’y consommer ».</strong></em> Un cap souligné par Claire Mollière, adjointe en charge de l’économie de proximité, et de Stéphanie Charret, responsable du développement commercial.</p>



<h2 id="h-six-immeubles-cibles-pour-commencer" class="wp-block-heading">Six immeubles ciblés pour commencer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête publique ouverte du 4 au 29 mai 2026 porte sur <strong>six immeubles du centre-ville</strong>, principalement rue du Commerce, ainsi que le 19 rue Denis-Papin. L’un des immeubles occupe déjà une place particulière dans le dispositif : le 73 rue du Commerce. La Ville a engagé son acquisition après une délibération en conseil municipal en février, avec une signature annoncée dans les prochains mois. François Thiollet a évoqué autour de ce bien une <em><strong>« opération exemplaire »</strong></em>. L’objectif serait d’y mener des travaux à la fois sur les logements et sur les commerces, puis de les remettre sur le marché <em><strong>« à des coûts qui soient beaucoup plus raisonnables ».</strong></em></p>



<h2 id="h-comment-fonctionne-l-ori" class="wp-block-heading">Comment fonctionne l’ORI</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’opération de restauration immobilière suit une logique progressive. L’enquête publique permet d’abord de présenter le dossier, de recueillir les observations et d’établir l’utilité publique de l’intervention. Ensuite, des diagnostics doivent permettre de définir précisément les travaux attendus.<strong> Les propriétaires concernés seront ensuite destinataires de programmes de travaux et de délais.</strong> <em>« On ne va pas leur dire : “Vous avez tant de travaux à faire et tant de temps, et puis débrouillez-vous” »,</em> a précisé Benjamin Vételé. <strong>Les services doivent aider les propriétaires</strong> à identifier les aides possibles, les opérateurs, les partenaires et, le cas échéant, les solutions de vente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, <strong>en bout de chaîne, si les travaux ne sont pas réalisés ou si le blocage demeure, la collectivité pourra intervenir plus directement.</strong> C&rsquo;est à dire <strong>racheter les biens au prix du domaine</strong> afin de faire réaliser les travaux. Mais François Thiollet insiste sur le fait que cette issue n’est pas le scénario recherché : <em>« C’est vraiment au pire du pire. C’est plutôt le scénario qu’on envisage en bout de course. »</em></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/IMG_2816-1024x768.jpeg" alt="ORI Blois" class="wp-image-27431" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/IMG_2816-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/IMG_2816-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/IMG_2816-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/IMG_2816-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/IMG_2816-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 id="h-une-enquete-publique-qui-doit-peser-dans-la-decision" class="wp-block-heading">Une enquête publique qui doit peser dans la décision</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête publique est souvent perçue comme une procédure administrative lointaine. Les élus ont au contraire insisté sur son importance. <strong>Elle permet au public de consulter le dossier, de formuler des observations et d’alimenter le rapport du commissaire enquêteur, transmis ensuite à la préfecture.</strong> À la question de savoir si les contributions comptent réellement, la réponse donnée lors du point presse est nette : <em>« La quantité, les avis, cela compte toujours. Même si on a l’impression que cela ne sert à rien, c’est toujours utile. Même si c’est pour aller mettre un mot, pour dire que c’est utile, que c’est urgent »</em>, juge François Thiollet. L’enquête publique ne décide pas mécaniquement de la suite. <strong>Elle ne fonctionne pas comme un vote.</strong> Mais <strong>elle documente</strong> l’intérêt général du projet, l’attente des habitants, l’existence de préoccupations ou de soutiens.</p>



<h2 id="h-des-etages-invisibles-bloques-ou-inaccessibles" class="wp-block-heading">Des étages invisibles, bloqués ou inaccessibles</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Certains immeubles ne sont pas seulement ou forcément dégradés.</strong> Ils sont devenus <strong>difficiles à utiliser.</strong> Dans plusieurs cas, les commerces occupent ou ont occupé une place telle que <strong>les étages ne disposent plus d’accès indépendant</strong> ou ne peuvent plus être transformés facilement en logements. <strong>Julie Truffer</strong> a rappelé que la Ville n’avait pas toujours connaissance de l’état réel des étages : <em>« On parle de situations de monopropriété, sans accès indépendant. Donc la Ville n’avait pas accès aux étages. »</em> Selon elle, <strong>c’est notamment lorsque des commerçants sont partis, ou lorsqu’ils ont engagé des procédures et des litiges avec leurs propriétaires, que l’ampleur du problème est apparue plus clairement.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La difficulté vient aussi de <strong>certains baux commerciaux.</strong> Stéphanie Charret a expliqué que, dans certains cas, <em><strong>« le bail commercial porte sur l’intégralité de l’immeuble »</strong></em>. Pendant des années, les loyers commerciaux ont pu suffire à rentabiliser tout un bâtiment. <strong>Les propriétaires n’avaient alors pas nécessairement intérêt à dissocier les usages,</strong> à créer une copropriété, à louer des appartements ou à réorganiser les accès. La question n’est pas seulement celle de murs anciens à rénover, mais celle d’<strong>une architecture d’usage à reconstruire</strong> : accès indépendants, cages d’escalier, séparation entre commerce et logement, locaux de service, habitabilité des étages, lumière, surfaces adaptées.</p>



<h2 id="h-une-degradation-parfois-plus-grave-que-prevu" class="wp-block-heading">Une dégradation parfois plus grave que prévu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Julie Truffer a expliqué que la dégradation s’était accélérée, notamment sous l’effet d’infiltrations et de phénomènes liés au dérèglement climatique. <em><strong>« On savait que c’était en mauvais état, mais à ce point, non »</strong></em>, a-t-elle résumé. La directrice de l’urbanisme et de l’habitat a également rappelé que les arrêtés de péril répondent d’abord à l’urgence : <strong>éviter un effondrement, traiter un risque immédiat.</strong> Mais l’ORI vise plus loin :<strong> empêcher que la dégradation ne s’étende</strong> dans un tissu ancien très imbriqué. <em><strong>« Tous les bâtiments sont vraiment imbriqués les uns dans les autres, et il y a une certaine porosité qui est en train de se créer aussi au titre des infiltrations »</strong></em>, a-t-elle expliqué.<em> « Sans vouloir être alarmiste, la déchéance d’un immeuble pourrait entraîner la défaillance d’un autre. »</em></p>



<h2 id="h-un-potentiel-residentiel-encore-reel" class="wp-block-heading">Un potentiel résidentiel encore réel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours n’est pas seulement alarmiste. Les élus et les services insistent aussi sur le potentiel de ces immeubles. Le 19 rue Denis-Papin, occupé par Devred, a été cité comme exemple. <em>« On est sur un magnifique immeuble du XIXe siècle, beaucoup de gens aimeraient y habiter »</em>, a souligné Julie Truffer. C&rsquo;est un paradoxe blésois : des immeubles très bien placés, parfois beaux, parfois vastes, restent vides ou sous-utilisés alors qu’ils pourraient accueillir des logements de qualité. <em><strong>« Il y a beaucoup de Blésois qui se questionnent, qui se demandent pourquoi c’est vide, alors que, potentiellement, cela peut être vraiment de très beaux logements »</strong></em>, a-t-elle ajouté. Mais ce potentiel ne suffit pas. Pour redevenir habitables, <strong>ces étages doivent correspondre aux attentes actuelles</strong> : accès clair, lumière, volumes, logements traversants lorsque c’est possible, surfaces dignes, sécurité, performance énergétique. <em><strong>« On n’a pas envie d’habiter un micro-appartement avec juste une fenêtre. On a envie de lumière, on a envie que ce soit traversant, on a envie que ce soit spacieux »</strong></em>, a rappelé la directrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est là que la logique d’îlot ou de regroupement d’immeubles prend son sens</strong>. Dans du bâti médiéval ou ancien, travailler immeuble par immeuble peut parfois produire de mauvais logements. En travaillant sur deux ou trois immeubles voisins, la collectivité espère pouvoir reconstituer des logements mieux distribués et plus conformes aux usages contemporains.</p>



<h2 id="h-refaire-aussi-le-modele-economique-des-immeubles" class="wp-block-heading">Refaire aussi le modèle économique des immeubles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certains cas, l’ensemble du bâtiment repose sur le seul loyer du commerce. Cette situation pèse à la fois sur les commerçants et sur la remise en état des logements. <em><strong>« Quand vous devez amortir tout un immeuble de quatre étages sur la seule cellule commerciale, évidemment, c’est très élevé »</strong></em>, a observé Stéphanie Charret. Si les étages redeviennent des logements louables, si l’immeuble retrouve plusieurs sources de revenus, la pression sur le seul commerce peut diminuer. Un T4 au deuxième étage, un T2 au troisième, un local commercial au rez-de-chaussée avec une réserve bien organisée : le modèle économique change. Et avec lui, peut-être, le niveau des loyers commerciaux. Cette lecture rejoint les préoccupations de Claire Mollière. La restauration immobilière n’est pas uniquement une affaire d’habitat. Elle peut aussi devenir <strong>un instrument de stabilisation commerciale,</strong> en évitant que le commerce supporte seul le coût d’immeubles entiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;adjointe au maire en charge de l’économie de proximité inscrit le sujet commercial dans une réflexion plus large sur la pérennité des activités en cœur de ville. Le problème ne tient pas seulement à la présence ou non de commerces en rez-de-chaussée, mais aux <strong>conditions dans lesquelles ces commerces peuvent s’installer, durer et fonctionner.</strong> Le commerce pérenne suppose ainsi <strong>une stratégie urbaine complète.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8938-1024x768.jpeg" alt="rue du commerce" class="wp-image-20228" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8938-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8938-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8938-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8938-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8938-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 id="h-aides-anah-agglopolys-accompagner-sans-renoncer-a-l-obligation" class="wp-block-heading">Aides, <a href="https://www.anah.gouv.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Anah</a>, Agglopolys : accompagner sans renoncer à l’obligation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les propriétaires concernés ne seront pas seulement placés devant une liste de travaux. Les collectivités veulent aussi les orienter vers les dispositifs existants. L’Anah par exemple. Les services de l’État, Agglopolys et la Ville pourront intervenir selon la nature des dossiers, les revenus, les travaux envisagés et les aides mobilisables. <em><strong>« L’accompagnement de l’Agglomération et des services de l’État, c’est d’abord de s’adresser au bon guichet pour accrocher des aides financières »</strong></em>, a expliqué François Thiollet. Des compléments d’Agglopolys peuvent également intervenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la nouveauté de l’ORI demeure : <strong>l’aide n’efface pas l’obligation</strong>. Le propriétaire peut être accompagné, mais <strong>il doit avancer.</strong> Si les travaux commencent puis s’arrêtent, ou si le dossier ne progresse pas au rythme attendu, la collectivité pourra intervenir davantage. D’autres solutions peuvent aussi être envisagées : <strong>vente amiable, mise en relation avec un promoteur, acquisition par la future SPL dans certains cas.</strong> La collectivité ne veut pas devenir propriétaire de tous les immeubles concernés. Elle veut disposer d’<strong>un outil pour débloquer les situations.</strong></p>



<h2 id="h-la-future-spl-agglopolys-amenagement-comme-outil-operationnel" class="wp-block-heading">La future SPL Agglopolys Aménagement comme outil opérationnel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La création prochaine d’une société publique locale, <strong>SPL Agglopolys Aménagement</strong> doit donner aux collectivités un outil capable de porter des opérations complexes : acquisition, portage foncier, réhabilitation, restructuration, revente. François Thiollet l’a indiqué : la SPL pourra intervenir lorsque certains biens devront être rachetés, notamment si les travaux ne sont pas réalisés ou si une opportunité se présente. Elle n’a pas vocation à tout acquérir, mais elle peut devenir le bras opérationnel de la stratégie publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ORI fixe un cadre. <strong>La SPL permettra, dans certains cas, de passer à l’acte immobilier.</strong> Elle pourra porter temporairement un bien, conduire ou faire conduire des travaux, puis remettre logements ou cellules commerciales sur le marché. L’opération potentielle autour du 73 rue du Commerce et de deux immeubles voisins pourrait ainsi servir de démonstrateur. L’objectif est de prouver qu’il est possible de transformer des immeubles complexes, de recréer des logements et de proposer des surfaces commerciales plus adaptées.</p>



<h2 id="h-une-premiere-etape-avant-une-mobilisation-plus-large" class="wp-block-heading">Une première étape avant une mobilisation plus large</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une concertation plus large</strong> doit être organisée dans les mois à venir, avec les habitants, les commerçants, les écoles et les différents services municipaux. Cela avec l&rsquo;élue <strong><a href="https://bloiscapitale.com/budget-participatif-comment-les-habitants-de-blois-peuvent-transformer-leur-ville" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amandine Lebrat</a></strong>, en charge de la démocratie locale. Mais aussi avec d’autres élus selon les sujets : espace public, propreté, accessibilité, sécurité, animation culturelle. <strong><em>« C’est vraiment un sujet très transversal »,</em></strong> a déclaré François Thiollet. La Ville et Agglopolys assument que le chantier sera long. Benjamin Vételé l’a dit sans promettre d’effet immédiat : <em><strong>« On ne fera rien en claquant des doigts. C’est aussi un chantier au long cours. »</strong></em> <strong>Une dizaine d&rsquo;années.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*La présentation du dispositif s’est tenue jeudi 21 mai 2026 à l’Hôtel de Ville, en présence de plusieurs élus et responsables municipaux ou communautaires : <strong>Benjamin Vételé,</strong> adjoint au maire en charge de l’urbanisme, du patrimoine et des finances ; <strong>François Thiollet,</strong> vice-président d’Agglopolys en charge de l’aménagement, de l’urbanisme, du PLUI, de l’habitat, de l’accueil des gens du voyage et du PCAET ; <strong>Claire Mollière,</strong> adjointe au maire en charge de l’économie de proximité ; <strong>Agathe Gourdault-Montagne,</strong> conseillère municipale déléguée à l’Action cœur de ville et à l’ORI ; <a href="https://bloiscapitale.com/l-avenir-du-commerce-a-blois-en-questions" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Stéphanie Charret,</strong> responsable du développement commercial de la Ville de Blois</a> ; et <strong><a href="https://www.linkedin.com/in/julie-truffer-3b7b24a9/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Julie Truffer</a></strong>, directrice de l’urbanisme et de l’habitat pour la Ville de Blois et Agglopolys.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/centre-ville-de-blois-comment-la-ville-et-agglopolys-veulent-reprendre-la-main-sur-les-immeubles-degrades">Centre-ville de Blois : comment la Ville et Agglopolys veulent reprendre la main sur les immeubles dégradés</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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			</item>
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		<title>À Saint-Gervais-la-Forêt, la Biocoop est passée en mode coopérative de salariés</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/a-saint-gervais-la-foret-la-biocoop-est-passee-en-mode-cooperative-de-salaries</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 08:24:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[BIO(LOIR)E]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Créé en 2012 par Claude Gruffat, le magasin Biocoop Le Marché Bio, à Saint-Gervais-la-Forêt, change de modèle sans changer d’esprit. Sept salariés, associés à Frédéric et Emmanuelle Daire, de la Biocoop de Vendôme, reprennent le magasin sous forme de SCOP. Une reprise par l’intérieur, portée par une équipe qui faisait déjà vivre le lieu comme &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-saint-gervais-la-foret-la-biocoop-est-passee-en-mode-cooperative-de-salaries">À Saint-Gervais-la-Forêt, la Biocoop est passée en mode coopérative de salariés</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Créé en 2012 par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Gruffat" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Claude Gruffat</a>, <strong>le magasin Biocoop Le Marché Bio, à Saint-Gervais-la-Forêt, change de modèle</strong> sans changer d’esprit. <strong>Sept salariés, associés à Frédéric et Emmanuelle Daire, de la Biocoop de Vendôme</strong>, reprennent le magasin sous forme de SCOP. Une reprise par l’intérieur, portée par une équipe qui faisait déjà vivre le lieu comme “son bébé”.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la façade du magasin, la grande banderole jaune annonce la couleur : <em><strong>« Votre magasin Biocoop devient une coopérative de salariés »</strong>.</em> À Saint-Gervais-la-Forêt, au sud de Blois, Le Marché Bio entre dans une nouvelle étape de son histoire. Le magasin existait déjà depuis quatorze ans. Il avait été créé en 2012 par Claude Gruffat, figure bien connue du réseau Biocoop, qui disposait déjà d’un magasin à Blois et souhaitait alors toucher une clientèle située davantage du côté de Blois Sud.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le changement ne vient donc pas d’une création ex nihilo, mais d’une transmission. <strong>Claude Gruffat, arrivé à l’âge de la retraite, souhaitait vendre depuis plusieurs années.</strong> Des candidats s’étaient présentés, sans que la reprise aboutisse. En interne, l’idée d’un projet porté par les salariés avait déjà circulé, mais le calendrier n’était pas encore le bon. <em>« <strong>On en avait déjà parlé, mais on n’était pas forcément prêts au moment où lui voulait vendre</strong> »</em>, explique Christelle Faucheux, salariée associée de la nouvelle structure.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6434-1024x768.jpeg" alt="Biocoop Blois" class="wp-image-33522" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6434-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6434-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6434-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6434-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6434-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La maturation s’est faite progressivement. Elle aboutit aujourd’hui à la création d’une SCOP, c’est-à-dire une société coopérative et participative, baptisée <strong>BIO(LOIR)E</strong>. Sept salariés du Marché Bio s’y associent à <strong>Vendôbio</strong>, la Biocoop de Vendôme, représentée par <strong>Frédéric et Emmanuelle Daire</strong>. Biocoop SA et Biocoop Avenir accompagnent également le projet sur les plans technique et financier.</p>



<h2 id="h-une-equipe-ancienne-deja-tres-autonome" class="wp-block-heading">Une équipe ancienne, déjà très autonome</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre cette reprise, il faut d’abord regarder l’histoire interne du magasin. L’équipe du Marché Bio n’est pas une équipe de passage. <strong>Certains salariés sont présents depuis l’ouverture, en 2012</strong>. Christelle Faucheux, elle, a rejoint le magasin plus récemment, il y a trois ans, mais elle connaissait déjà l’équipe depuis longtemps : avant d’être salariée, elle fournissait du pain bio au magasin. Ce regard à la fois extérieur et intérieur lui a permis d’observer une réalité frappante : le magasin reposait déjà fortement sur l’engagement de ses salariés. <em>« <strong>Ce qui m’a frappée, quand je suis entrée ici, c’était de voir des salariés autant investis pour un magasin qui n’est pas le leur et dans lequel le patron n’est pas forcément présent tous les jours</strong> »</em>, raconte-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’absence relative de Claude Gruffat s’explique aussi par son parcours. Il a été président de Biocoop SA pendant quatorze ans, puis député européen pendant quatre ans (2020-2024). <strong>Les magasins fonctionnaient donc avec une forte autonomie,</strong> sous l’encadrement d’une directrice. Cette organisation a façonné une culture de responsabilité dans l’équipe. <em>« <strong>Ils avaient l’habitude de travailler comme si c’était un peu leur bébé. D’ailleurs, c’est souvent comme cela qu’ils le disent : “Le Marché Bio, c’est un peu notre bébé.”</strong> »</em></p>



<h2 id="h-de-l-idee-cooperative-au-choix-de-la-scop" class="wp-block-heading">De l’idée coopérative au choix de la SCOP</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quand l’idée a commencé à prendre forme, une réunion a été organisée avec l’<a href="https://www.les-scop-idf.coop/union-regionale-des-scop-et-scic" target="_blank" rel="noreferrer noopener">URSCOP</a>, l’organisme qui accompagne les entreprises souhaitant se constituer en SCOP ou en SCIC. L’URSCOP présente les différents modèles coopératifs possibles. <em>« <strong>Nous étions une dizaine de salariés, à l’époque, à participer à cette réunion. Nous avons opté pour une SCOP. Nous étions prêts.</strong> »</em> Mais être prêt humainement ne veut pas dire que tout était acquis techniquement. L’équipe gérait déjà le magasin au quotidien, mais elle ne disposait pas de tous les éléments nécessaires pour reprendre une entreprise : bilans, trésorerie, lecture financière complète. C’était une limite réelle. <em>« <strong>Nous ne gérions pas cet aspect. Cela nous manquait un petit peu.</strong> »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoutait une autre contrainte : reprendre un magasin Biocoop suppose normalement <strong>un parcours d’intégration long,</strong> pouvant approcher dix-huit mois. Or le calendrier était serré. Le vendeur voulait vendre. L’équipe voulait avancer. <strong>Il fallait donc trouver un appui solide.</strong></p>



<h2 id="h-la-rencontre-avec-la-biocoop-de-vendome" class="wp-block-heading">La rencontre avec la Biocoop de Vendôme</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cet appui arrive avec Frédéric et Emmanuelle Daire, responsables de la Biocoop de Vendôme</strong>. Leur rôle devient décisif. Ils connaissent le réseau, maîtrisent la gestion d’un magasin bio et avaient déjà une sensibilité au modèle coopératif. Frédéric Daire avait notamment accompagné, comme parrain, la transformation d’un magasin de Bourges en coopérative. Lorsqu’ils visitent Le Marché Bio, ils étudient les chiffres, découvrent l’équipe, observent sa cohésion.<strong> Le projet leur paraît réalisable</strong>. Mais plutôt que de racheter le magasin en leur nom propre et d’arriver comme nouveaux patrons,<strong> ils acceptent une autre logique : devenir associés d’un projet coopératif.</strong> <em>« Ils ont trouvé que l’équipe était effectivement plutôt unie et que ce ne serait peut-être pas forcément une bonne idée de racheter le magasin en nom propre et d’arriver en tant que patrons. Ils se sont dit : pourquoi ne pas le faire sous forme de coopérative ? »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre date de janvier 2025. Pendant environ un an, les futurs associés montent le projet, apprennent à travailler ensemble, précisent le montage économique et humain. Certains salariés présents au début quittent l’aventure, d’autres arrivent. <strong>Au final, la SCOP réunit sept salariés du Marché Bio et les deux associés de Vendôme.</strong></p>



<h2 id="h-une-reprise-economiquement-possible-mais-pas-sans-investissement" class="wp-block-heading">Une reprise économiquement possible, mais pas sans investissement</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La reprise a pu se faire parce que le magasin était économiquement sain</strong>. Christelle Faucheux le confirme : Le Marché Bio était à l’équilibre. Cet élément a compté pour les associés de Vendôme, mais aussi pour les banques. Les salariés associés n’avaient en effet pas un capital personnel important à engager. Le projet a donc nécessité un emprunt. Deux banques ont suivi, ainsi que Biocoop, qui a également apporté un prêt. La somme empruntée ne couvre pas seulement le prix de reprise. Le magasin devra aussi être modernisé : remplacement de matériel, amélioration du fonctionnement, relooking progressif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La reprise ne signifie pas rupture avec l’histoire du magasin. <strong>L’esprit général reste celui d’un commerce bio de proximité,</strong> inscrit dans le réseau Biocoop, avec ses exigences sur la saisonnalité, le vrac, l’origine des produits, l’équité et le lien avec les producteurs.</p>



<h2 id="h-apprendre-a-decider-ensemble" class="wp-block-heading">Apprendre à décider ensemble</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce passage de salariés à associés modifie forcément les rapports internes. Chacun doit pouvoir s’exprimer, argumenter, décider. <em>« <strong>Les neuf associés sont à égalité. Notre parole est la même. On écoute tout le monde et tout le monde ose s’exprimer.</strong> »</em> Cette égalité de parole ne signifie pas que tout devient simple. Elle impose au contraire une responsabilité plus grande. Frédéric Daire les avait prévenus : il faut changer de posture. <em>« <strong>Avant, vous étiez salariés ; maintenant, vous êtes patrons.</strong> »</em> La gouvernance partagée se traduit dans des arbitrages, parfois modestes, mais révélateurs : ouvrir ou fermer un jour férié, investir ou attendre, réorganiser un espace, répartir les efforts. Être associé demande aussi <strong>plus de présence.</strong> Le magasin était déjà leur <em>« bébé »</em>. Il est désormais aussi leur entreprise.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
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		<title>Supermarchés : le plastique reste au cœur du modèle de la grande distribution</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 12:05:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une enquête de Que Choisir et No Plastic In My Sea, menée dans plus de 1 600 magasins, dresse un état des lieux sévère de la dépendance persistante des enseignes aux emballages plastiques. Bouteilles, fruits et légumes emballés, recul du vrac, réemploi encore marginal : les initiatives existent, mais restent loin des objectifs fixés par &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/supermarches-le-plastique-reste-au-coeur-du-modele-de-la-grande-distribution">Supermarchés : le plastique reste au cœur du modèle de la grande distribution</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Une enquête</strong> de <a href="https://www.quechoisir.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Que Choisir</a> et No Plastic In My Sea, menée dans plus de 1 600 magasins, dresse un état des lieux sévère de la <strong>dépendance persistante des enseignes aux emballages plastiques</strong>. Bouteilles, fruits et légumes emballés, recul du vrac, réemploi encore marginal : les initiatives existent, mais restent<strong> loin des objectifs fixés par la loi.</strong></em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le plastique n’a pas disparu des rayons.</strong> Loin de là ! Malgré les engagements environnementaux affichés par la grande distribution, malgré les objectifs fixés par la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire — dite loi AGEC —, malgré l’entrée en vigueur du règlement européen sur les emballages et déchets d’emballages, <strong>les supermarchés français restent très largement organisés autour de l’emballage jetable.</strong> C’est le principal enseignement de l’étude publiée par <em>Que Choisir Ensemble</em> et <em>No Plastic In My Sea,</em> sous le titre <em>Supermarchés : toujours accros au plastique ?</em>* </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-bouteilles-plastiques-premier-angle-mort">Les bouteilles plastiques, premier angle mort</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport insiste d’abord sur le poids des <strong>eaux et boissons</strong>. Selon les données citées par les associations, les bouteilles représentent environ <strong>40 % des emballages plastiques des ménages</strong>. L’ADEME évalue à <strong>14,6 milliards</strong> le nombre d’eaux et boissons embouteillées en plastique consommées chaque année en France, dont <strong>8,4 milliards pour l’eau</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, les ventes ne reculent pas. L’étude relève que les eaux et boissons en bouteilles plastiques figurent parmi les produits les plus vendus en grande distribution. La marque Cristalline aurait ainsi atteint <strong>2,361 milliards d’unités vendues en 2025</strong>. Les ventes d’eaux embouteillées auraient, elles, augmenté de <strong>3,3 % en 2025</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La question des petits formats</strong> est également pointée. L’audit de terrain relève la présence de bouteilles de jus de moins de 33 cl dans <strong>81 % des magasins de grande distribution traditionnelle</strong> visités, et de bouteilles d’eau de moins de 50 cl dans <strong>75 %</strong> d’entre eux. Ces formats, qui utilisent proportionnellement davantage de matière plastique par quantité de produit vendu, sont considérés par les associations comme <strong>particulièrement problématiques.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur ce point, le rapport note que les distributeurs ne présentent pas, dans l’ensemble, de stratégie claire permettant d’atteindre l’objectif de réduction de <strong>50 % des bouteilles plastiques d’ici 2030</strong>, prévu par la loi AGEC. Carrefour et Coopérative U mentionnent des actions, mais celles-ci relèvent surtout du réemploi, encore marginal, de l’optimisation du recyclage ou de l’incorporation de plastique recyclé. <strong>Biocoop est présentée comme la seule enseigne ayant arrêté la vente d’eau plate en bouteille plastique à usage unique</strong> depuis 2017.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-fruits-et-legumes-le-bio-davantage-emballe-en-grande-surface">Fruits et légumes : le bio davantage emballé en grande surface</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude s’arrête ensuite sur <strong>cinq fruits et légumes courants</strong> et considérés comme peu fragiles : pommes de terre, oranges, pommes, carottes et tomates, hors tomates cerises. Le constat est net : dans les grandes surfaces généralistes, <strong>les produits bio étudiés sont vendus emballés dans 91 % des cas,</strong> dont environ la moitié sous plastique. <strong>À l’inverse, dans les magasins bio, ces mêmes fruits et légumes sont vendus en vrac dans 90 % des cas.</strong> Ce résultat met en évidence <strong>un paradoxe</strong> : les fruits et légumes bio, associés à une attente environnementale plus forte, sont davantage emballés en grande distribution que les produits conventionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les associations jugent peu convaincantes les justifications avancées par les distributeurs</strong>, notamment la protection des aliments, la prévention des contaminations ou le risque de fraude entre bio et conventionnel. <strong>Le fait que les magasins bio parviennent massivement à vendre ces produits en vrac est présenté comme la preuve que d’autres organisations sont possibles.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-predecoupe-progresse-sous-plastique">Le prédécoupé progresse sous plastique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre point relevé : <strong>le développement des fruits et légumes prêts à consommer ou prêts à cuisiner.</strong> Près d’un supermarché sur deux propose <strong>des légumes prédécoupés sous plastique,</strong> comme des champignons en lamelles ou des courgettes en rondelles. Plus de <strong>35 %</strong> des magasins de grande distribution visités vendent également des fruits prédécoupés, par exemple de l’ananas épluché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enseignes Carrefour et E. Leclerc sont particulièrement citées : selon l’enquête, <strong>70 %</strong> de leurs magasins vendent des légumes prédécoupés sous plastique et <strong>60 %</strong> des fruits prédécoupés. À l’inverse, cette pratique est décrite comme rare chez Lidl et Aldi, et presque inexistante dans les magasins bio.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport signale aussi que cette tendance commerciale progresse : <strong>les achats de salades et légumes prêts à l’emploi</strong> auraient augmenté d’environ <strong>10 %</strong> sur les quatre premiers mois de 2025 par rapport à la même période en 2024.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-sacs-plastiques-restent-majoritaires-pour-le-vrac-de-fruits-et-legumes">Les sacs plastiques restent majoritaires pour le vrac de fruits et légumes</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Même lorsque les fruits et légumes sont proposés en vrac, le plastique demeure présent.</strong> Dans <strong>63 %</strong> des grandes surfaces enquêtées, <strong>seuls des sachets plastiques sont proposés au rayon fruits et légumes. </strong>Ce chiffre est proche de celui relevé dans une enquête précédente de 2023, où il atteignait <strong>61 %</strong>. <strong>Dans les magasins bio, les sacs plastiques sont en revanche très rares, avec une moyenne de 3 %.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport rappelle que ces sacs sont souvent présentés comme biosourcés, biodégradables ou compostables. <strong>Un avis de l’<a href="https://www.anses.fr/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Anses</a></strong> souligne que ces matières et leurs produits de dégradation peuvent contribuer à une pollution de l’environnement et des aliments cultivés par les particuliers, avec des risques possibles pour la santé humaine, animale et végétale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-vrac-recule-en-grande-distribution">Le vrac recule en grande distribution</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le recul du vrac constitue l’un des constats les plus marquants</strong>. Alors que la vente sans emballage est présentée comme un levier direct de réduction des déchets plastiques, l’offre baisse dans les grandes surfaces généralistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La précédente enquête de <em>Que Choisir Ensemble</em> relevait que <strong>57 %</strong> des magasins de grande distribution proposaient un rayon vrac en 2023. <strong>Deux ans plus tard, parmi les 1 659 magasins visités, seuls 38 % disposent encore d’un rayon vrac, soit une baisse moyenne de 19 points.</strong> Cette évolution apparaît d’autant plus notable que <strong>la loi Climat et résilience fixe un objectif de 20 % de produits sans emballage pour les magasins de plus de 400 m² à l’horizon 2030.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude relève que <strong>la baisse concerne toutes les enseignes de grande distribution enquêtées,</strong> avec un recul <strong>particulièrement marqué chez Auchan et Monoprix.</strong> E. Leclerc et Coopérative U conservent toutefois des rayons vrac dans plus des deux tiers des magasins visités. Les magasins bio restent les mieux placés. Ils proposent en moyenne <strong>129 références</strong> de vrac, contre <strong>44</strong> en grande distribution classique. <strong>Biocoop atteint, selon l’étude, 150 références en moyenne.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-reemploi-reste-tres-marginal">Le réemploi reste très marginal</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La loi AGEC fixe un objectif de <strong>10 % d’emballages réemployés mis sur le marché d’ici 2027</strong>. Selon les données de l’Observatoire national du réemploi de l’ADEME, le niveau atteint reste très inférieur à cette trajectoire : en 2024, <strong>2,75 milliards d’emballages réemployés</strong> ont été mis sur le marché, tous usages confondus, <strong>soit 1,8 % de l’ensemble des emballages en circulation et 1,6 % des emballages ménagers.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-unidoses-masques-beaute-emballages-individuels-le-suremballage-persiste">Unidoses, masques beauté, emballages individuels : le suremballage persiste</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport consacre aussi une partie aux <strong>pratiques de suremballage</strong>. Deux produits sont particulièrement étudiés : les pods de lessive et les masques de beauté à usage unique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La lessive en pods individuels</strong> est présente dans <strong>90 %</strong> des grandes surfaces visitées, avec un pic de <strong>95 %</strong> chez Monoprix. Dans les magasins bio, cette pratique demeure plus limitée, avec <strong>15 %</strong> des magasins concernés. Les masques beauté à usage unique, vendus en sachet, sont présents dans <strong>57 %</strong> des magasins de grande distribution, et jusqu’à <strong>72 %</strong> des magasins U. Le rapport souligne également <strong>le coût pour le consommateur</strong>. Pour les masques de beauté, certains relevés affichent <strong>des prix au litre allant de 150 à 400 euros.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les emballages individuels alimentaires sont aussi pointés. Avec pour exemple les<strong> madeleines longues vendues sous plusieurs couches : sachets individuels, barquette et emballage extérieur.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-enseignes-bio-en-avance-mais-pas-exemptes-de-critiques">Les enseignes bio en avance, mais pas exemptes de critiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La synthèse par enseigne distingue trois grands profils. <strong>Les magasins bio apparaissent globalement en avance sur la réduction du plastique.</strong> Leur modèle repose davantage sur le vrac, les fruits et légumes non emballés et, dans certains cas, le réemploi. Le rapport nuance toutefois ce constat : d<strong>es marges d’amélioration subsistent aussi dans les enseignes bio,</strong> notamment sur certains petits formats de bouteilles plastiques, sur des produits unidoses ou sur le développement du réemploi chez Naturalia.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les enseignes de grande distribution classique présentent, elles, des initiatives variables.</strong> Coopérative U et E. Leclerc sont mieux placées sur le vrac que d’autres. Carrefour apparaît plus engagé sur certains dispositifs de réemploi. Mais <strong>les mêmes points faibles reviennent</strong> : petits formats de bouteilles, fruits et légumes bio emballés, prédécoupé sous plastique, unidoses, masques de beauté et sacs plastiques au rayon fruits et légumes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le hard discount est présenté comme le segment où la transition reste largement à engager.</strong> <strong>Aldi et Lidl n’ont pas répondu au questionnaire.</strong> L’enquête de terrain montre peu d’offre de vrac ou de réemploi, même si certaines pratiques comme les fruits prédécoupés sous plastique ou les masques beauté y sont moins présentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-encore-trop-centree-sur-le-recyclage">Une stratégie encore trop centrée sur le recyclage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude critique enfin <strong>la priorité donnée au recyclage</strong>. Les associations considèrent que <strong>les enseignes mettent davantage en avant la recyclabilité</strong> des emballages, l’incorporation de plastique recyclé ou les dispositifs de collecte <strong>que la réduction à la source et le réemploi.</strong> Or, dans la hiérarchie de traitement des déchets, la réduction et le réemploi doivent précéder le recyclage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, les efforts sont parfois contredits par <strong>d’autres tendances commerciales</strong> : fruits et légumes prédécoupés, doses individuelles, <strong>snacking, produits prêts à consommer.</strong> Ces offres entretiennent, selon les associations, <strong>un modèle fondé sur le jetable et l’usage unique.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-demandes-adressees-aux-distributeurs">Des demandes adressées aux distributeurs</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Que Choisir Ensemble</em> et <em>No Plastic In My Sea</em> demandent aux distributeurs de mettre en place une stratégie de réduction du plastique à usage unique, chiffrée et datée.</strong> Cette stratégie devrait inclure un plan de sortie du plastique à usage unique en 2040, un plan de réduction de moitié des bouteilles plastiques d’ici 2030 et une trajectoire de réduction des déchets d’emballages conforme au règlement européen sur les emballages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les associations demandent également de prioriser les rayons qui génèrent les plus gros volumes de plastique : les eaux et boissons, puis l’alimentaire frais, transformé, surgelé et l’épicerie. Elles appellent enfin à <strong>développer plus fortement le vrac, le réemploi, les emballages consignés et les solutions de recharge</strong> lorsque celles-ci permettent une réduction réelle de matière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude ne dit pas que rien n’a été fait. Mais elle souligne l’écart entre les initiatives et l’ampleur du problème. Le principal enseignement est là : <strong>le plastique n’est pas seulement une anomalie visible dans quelques produits</strong>. <strong>Il reste une composante ordinaire du fonctionnement des supermarchés. </strong>Il faut donc <strong>une transformation profonde de l’offre</strong> : moins de bouteilles, moins de petits formats, moins de produits emballés par défaut, davantage de vrac et de réemploi.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>*L’enquête repose sur une double méthode : un questionnaire adressé à onze enseignes nationales, généralistes et spécialisées dans le bio, et une enquête de terrain menée en février 2026 par les bénévoles de Que Choisir Ensemble dans <strong>1 659 magasins</strong>. Les enseignes étudiées sont Aldi, Auchan, Biocoop, Carrefour, Coopérative U, E. Leclerc, Intermarché / Les Mousquetaires, La Vie Claire, Lidl, Monoprix et Naturalia.</em> <em>Les auteurs du rapport précisent que <strong>certaines enseignes n’ont pas répondu au questionnaire,</strong> notamment <strong>Aldi, E. Leclerc, Lidl et le groupe Casino</strong>, ce qui limite les comparaisons sur les stratégies déclarées.</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/supermarches-le-plastique-reste-au-coeur-du-modele-de-la-grande-distribution">Supermarchés : le plastique reste au cœur du modèle de la grande distribution</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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