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	<title>Archives des Economie - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Les Vitrines de Blois dans la bataille pour un centre-ville vivant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 13:12:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois, le commerce de centre-ville ne manque ni de sujets de conversation ni de motifs d’inquiétude. Pas même en ces jours de Braderie de printemps. En effet, les fermetures de boutiques, les débats sur le stationnement, les habitudes d’achat bouleversées, les comparaisons avec d’autres villes et les attentes projetées sur quelques grandes enseignes composent &#8230;</p>
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<p><strong>À Blois, le commerce de centre-ville</strong> ne manque ni de sujets de conversation ni de motifs d’inquiétude. Pas même en ces jours de <em><a href="https://bloiscapitale.com/agenda-du-weekend-a-blois-et-ses-environs-27-29-mars" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Braderie de printemps</a></em>. En effet, les fermetures de boutiques, les débats sur le stationnement, les habitudes d’achat bouleversées, les comparaisons avec d’autres villes et les attentes projetées sur quelques grandes enseignes composent désormais un bruit de fond permanent. Mais derrière ce bruit, il y a une réalité plus complexe, moins spectaculaire, plus profonde aussi : celle d’un monde commercial qui ne s’effondre pas, mais <strong>qui se recompose sous tension,</strong> dans une instabilité devenue presque structurelle.</p>



<p>C’est dans cet entre-deux que se situent aujourd’hui <strong>Les Vitrines de Blois. L’association,</strong> qui fédère une bonne partie des commerçants de la ville, avance avec des moyens mesurés, dans un contexte dégradé, mais sans renoncer à l’idée qu’<strong>un centre-ville peut encore se défendre, se relancer, se réinventer.</strong> Depuis octobre 2025, <strong><a href="https://bloiscapitale.com/les-vitrines-de-blois-cherchent-un-nouveau-leadership" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sa présidente</a>, Mélanie Breysacher,</strong> incarne cette ligne de crête : ni optimisme de façade, ni rhétorique du désastre, mais <strong>une lecture très concrète d’un commerce devenu plus fragile, plus irrégulier, plus exigeant.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-centre-ville-face-a-une-transformation-durable-des-usages">Le centre-ville face à une transformation durable des usages</h3>



<p>Chez Mélanie Breysacher, cette lecture du centre-ville s’enracine dans une trajectoire ancienne. Enfant déjà, elle suivait sa mère, vendeuse, dans les boutiques où celle-ci travaillait. Son visage est connu dans le centre-ville blésois depuis plus de vingt ans : <em>Maison 123</em> d’abord, puis <em>Etam,</em> avant l’ouverture, il y a sept ans, de <strong>sa propre boutique <em>Calzedonia</em>.</strong></p>



<p>Le premier constat qu’elle partage avec <strong>Laura Julien,</strong> en charge de l&rsquo;animation des Vitrines de Blois, tient dans la profondeur du changement. Le commerce de centre-ville ne subit pas seulement une mauvaise passe : il affronte <strong>une mutation durable des comportements</strong>, notamment depuis la période Covid. Non pas parce que tout a commencé là, mais parce que ce moment a accéléré ce qui travaillait déjà le commerce depuis plusieurs années. Les zones périphériques existaient déjà, la concurrence aussi, mais la pandémie a renforcé une autre logique : celle de <strong>l’achat immédiat, simplifié, en ligne, livré.</strong> <em>« Là, ça a été radical »,</em> dit-elle. Internet, bien sûr, pèse lourd. Mais elle insiste aussi sur <strong>la seconde main,</strong> sur <strong>la recherche du tout de suite,</strong> sur <strong>la commodité</strong> devenue centrale. Ce n’est pas seulement un déplacement des lieux d’achat ; c’est <strong>un déplacement des réflexes.</strong></p>



<p>Cette évolution a produit un effet très concret : le centre-ville n’est plus un automatisme. Longtemps, on y venait sans objectif strictement utilitaire. On flânait, on entrait, on regardait, on passait d’une boutique à l’autre. Mélanie Breysacher le dit très simplement : <strong><em>« Avant, les gens venaient tous les samedis. »</em></strong> Pas forcément pour acheter, mais parce que <strong>le centre-ville faisait partie des pratiques ordinaires du week-end. </strong>Aujourd’hui, cette déambulation spontanée s’est rétractée. Souvent, pas systématiquement, la boutique devient une destination. <strong>On vient pour un besoin précis, puis l’on repart.</strong> Le temps passé sur place se réduit, et avec lui tout ce qui, autrefois, pouvait faire naître des achats imprévus, des découvertes, une circulation plus vivante.</p>



<p>Pour autant, ni elle ni Laura Julien ne décrivent un centre-ville vidé de toute substance. Ce qu’elles observent, c’est autre chose : une baisse devenue structurelle. Le textile, la restauration, mais aussi d’autres secteurs vivent avec cette toile de fond. Cela ne signifie pas qu’aucune période ne fonctionne. Il y a encore des bons moments, des semaines plus fortes, des saisons qui tiennent mieux que prévu. <strong>L’offre, le produit, le moment, la météo, les arbitrages budgétaires : tout compte, et tout peut changer vite</strong>. Une belle saison d’été peut redonner de l’air à certaines activités. Un hiver plus froid peut favoriser certains achats. Mais cette variabilité croissante rend les diagnostics plus incertains. <strong>Le commerce n’obéit plus à des lignes simples ; il réagit de plus en plus à des combinaisons mouvantes.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ouvrir-aujourd-hui-un-pari-plus-difficile-qu-hier">Ouvrir aujourd’hui : un pari plus difficile qu’hier</h3>



<p>C’est aussi ce qui rend les ouvertures plus difficiles. Les fermetures, elles, vont vite : une trésorerie qui s’épuise, une activité qui ne suit plus, un contexte trop fragile, et la décision finit par tomber. <strong>Les installations nouvelles, en revanche, demandent du temps, des moyens, de la projection.</strong> Laura Julien insiste sur ce point : les porteurs de projets hésitent davantage, empruntent plus difficilement, calculent autrement. <strong>Ouvrir un commerce n’a plus la même signification qu’il y a vingt ans.</strong> On ne se lance plus avec la même tranquillité dans un bail commercial en se disant que le temps fera son œuvre. <strong>Désormais, tout se pense à plus court terme, sous condition, presque à l’essai.</strong> Et même des projets construits sérieusement peuvent se heurter très vite à <strong>la réalité du marché.</strong></p>



<p>Cette réalité, Les Vitrines de Blois essaient précisément de l’affronter sans faux-semblants. <strong>L’association compte environ 120 à 130 adhérents.</strong> Le nombre reste significatif, mais il s’érode un peu. Quand un commerce ferme, il était souvent adhérent. Il faut ensuite aller voir les nouveaux installés, les convaincre, reconstruire. Et cette diminution des adhésions a des effets directs : <strong>moins de cotisations, donc moins de moyens pour agir.</strong></p>



<p>Ce point est central, parce qu’il conditionne une grande partie des débats sur <strong>l’animation.</strong> Les Vitrines de Blois sont régulièrement attendues sur ce terrain, parfois comme si elles devaient compenser à elles seules tous les affaiblissements du centre-ville. Or l’association dépend des commerçants, de leurs adhésions, de leur implication, de leur bénévolat. Dit autrement : <strong>plus l’environnement se fragilise, plus on demande à l’association d’agir, mais plus ses moyens se contractent.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-evenements-penses-comme-des-rendez-vous">Des événements pensés comme des rendez-vous</h3>



<p>Oui, l’animation est devenue essentielle. Oui, elle a pris plus d’importance à mesure que la venue en centre-ville cessait d’être un réflexe. <strong>Quand un événement existe, visible, identifié, les gens viennent, restent davantage, la ville change d’allure.</strong> Mélanie Breysacher le constate : <em>« L’animation devient indispensable pour faire venir les gens. »</em> Mais elle ajoute immédiatement une précision importante : <em><strong>« Ce n’est pas parce qu’ils viennent qu’ils consomment. »</strong></em> Laura Julien va dans le même sens. <strong>Faire venir, redonner envie, recréer de la présence, c’est déjà beaucoup ; mais cela ne se transforme pas automatiquement en achats.</strong></p>



<p>L’animation n’est pas une baguette magique. Elle ne remplace ni le pouvoir d’achat, ni les habitudes perdues, ni les arbitrages des consommateurs. <strong>Elle sert d’abord à remettre du mouvement, donner de la vie,</strong> à faire redécouvrir le centre-ville, à rallonger un peu le temps de présence. Elle est <strong>un levier d’attractivité, pas une garantie comptable. </strong>Et elle ne peut être efficace que si elle est pensée. Sur ce point encore, Mélanie Breysacher et Laura Julien tiennent une ligne précise : <strong>il ne s’agit pas de faire n’importe quoi, n’importe quand, simplement pour donner l’impression qu’il se passe quelque chose.</strong> <em>« Il faut que ce soit qualitatif »</em>, dit la la chargée d&rsquo;animation. Une fanfare sans objet, un petit dispositif posé là sans raison forte n’aura pas le même effet qu’une braderie, qu’un marché de producteurs, qu’un jeu construit pour les familles, qu’un rendez-vous clairement identifié.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5735-1024x768.jpeg" alt="Vitrines de Blois" class="wp-image-32163" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5735-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5735-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5735-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5735-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5735-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Laura Julien rappelle aussi la contrainte budgétaire derrière ce débat.<strong> Chercher des animations moins coûteuses, trouver des partenaires, imaginer du <em>« fait maison »</em> avec les commerçants eux-mêmes</strong>. Car, l’association n’a pas les moyens d’une programmation continue. Les artistes, les intervenants, les prestataires ont besoin d’être payés. <em><strong>« Tout le monde a besoin aussi de gagner sa vie »</strong></em>, résume Laura. Dans les faits, le rythme d’<strong>environ une animation par mois hors été</strong> représente déjà un équilibre.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5734-1024x768.jpeg" alt="Vitrines de Blois" class="wp-image-32164" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5734-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5734-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5734-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5734-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5734-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-campagne-de-communication-pour-secouer-les-consciences">Une campagne de communication pour secouer les consciences</h3>



<p>C’est également de cette tension qu’est née la <strong>campagne de stickers</strong> lancée par l’association. Mélanie Breysacher en décrit le point de départ : partout, dans les commentaires, dans les boutiques, dans les discussions locales, <em><strong>« tout le monde se renvoie la balle »</strong></em>. Les élus seraient responsables, ou les commerçants, ou les clients, ou le stationnement, ou les prix, ou l’offre… Cette dispersion des reproches nourrit une forme d’impuissance générale. L’idée des stickers consistait donc à <strong>provoquer un sursaut, à rappeler que le consommateur a lui aussi un rôle.</strong> Laura Julien parle d’une communication <em><strong>« un peu choc pour réveiller les consciences »</strong></em> et pour inviter les gens à échanger avec les commerçants.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-fantasme-des-grandes-enseignes">Le fantasme des grandes enseignes</h3>



<p>Le débat sur les grandes enseignes et les fameuses locomotives commerciales révèle un autre malentendu récurrent. À intervalles réguliers, les mêmes noms reviennent dans les conversations blésoises : <em>Zara, H&amp;M, Mango</em>… À entendre Mélanie Breysacher, <strong>cette attente relève presque du fantasme entretenu depuis vingt-cinq ans.</strong> Son propos est sans ambiguïté : <strong><em>« Un Zara ne viendra jamais à Blois. »</em></strong> Tout simplement parce que <strong>ces groupes concentrent désormais leurs boutiques sur de très grandes villes, ferment ailleurs,</strong> réorganisent leur présence physique et ne visent pas des marchés de la taille de Blois. Le vrai sujet n’est donc pas d’attendre des marques iconiques inaccessibles, mais de réfléchir à des implantations plus réalistes, à des enseignes capables de jouer un rôle moteur sans relever d’une projection imaginaire. Laura Julien complète l’analyse : <strong>une locomotive commerciale ne peut pas tout, pas plus qu’une animation ne peut tout.</strong> L’équilibre tient plutôt dans une combinaison : quelques enseignes qui comptent, une offre indépendante, une ville agréable à parcourir, des rendez-vous qui donnent envie de revenir.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-sujet-de-l-ouverture-dominicale">Le sujet de l’ouverture dominicale</h3>



<p>Ouvrir le dimanche ? <em>« Cela implique des coûts plus élevés, du volontariat salarié, une organisation plus lourde, et surtout aucune garantie de fréquentation »,</em> répond Mélanie Breysacher. Or un certain nombre de commerces sont déjà ouverts six jours sur sept. <strong>Leur demander d’ajouter un jour &#8211; sans garanties de succès &#8211; lui paraît peu crédible.</strong> Laura Julien, de son côté, insiste sur la même idée en creux : il ne sert à rien de multiplier les dispositifs si la base de clientèle locale ne suit pas.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="711" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5736-1024x711.jpeg" alt="Vitrines de Blois" class="wp-image-32162" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5736-1024x711.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5736-300x208.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5736-768x533.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5736-1536x1066.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5736-2048x1422.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>En outre, <strong>la lecture des flux eux-mêmes s’est compliquée</strong>. Un jour faible en apparence n’est pas toujours un mauvais jour de vente. Mélanie Breysacher insiste : en semaine, hors animation, les gens qui se déplacent viennent souvent avec une intention d’achat plus nette. On peut donc avoir moins de passage sans faire moins de chiffre. Laura Julien souligne à sa manière cette variabilité croissante : <strong>un lundi peut parfois mieux fonctionner qu’un mercredi</strong>. Le commerce local vit dans une sorte d’incertitude permanente.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-blois-ignore-quelque-part-ses-atouts">Blois ignore quelque part ses atouts&#8230;</h3>



<p>Reste enfin la question du regard porté sur Blois elle-même. <strong>Laura Julien, qui n’est pas originaire de Blois, dit avoir eu un vrai coup de cœur en arrivant.</strong> Elle parle d’une ville <em><strong>« hyper belle »</strong></em>, agréable à parcourir, riche d’un patrimoine fort, de restaurants, de boutiques, d’indépendants, d’une offre qu’elle juge encore réelle. Mélanie appuie cette idée : <strong>beaucoup de visiteurs, de touristes, de gens de passage tiennent un discours plus positif que les habitants eux-mêmes.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-noel-decevant-meteo-mauvaise-pouvoir-d-achat-en-berne">Noël décevant, météo mauvaise, pouvoir d’achat en berne</h3>



<p>L’exemple de Noël, évoqué par les deux responsables, résume assez bien la complexité de la période. Les attentes étaient fortes. Des chalets avaient été installés, la grande roue devait créer un effet d’entraînement, les commerçants espéraient une belle séquence. Et pourtant, le bilan a été jugé décevant.  Les raisons sont multiples, selon Laura Julien : <strong>la pluie presque quotidienne, le pouvoir d’achat, le climat national, l’attentisme, les comparaisons avec d’autres villes.</strong> Rien, dans cette séquence, ne permet de dégager une explication unique. Même une période historiquement porteuse ne garantit plus rien.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-temps-de-l-ajustement-permanent">Le temps de l’ajustement permanent</h3>



<p>Au fond, ce que disent ensemble Mélanie Breysacher et Laura Julien, c’est que le commerce de centre-ville n’est pas un domaine où l’on peut penser en solutions miracles. La question est plus large, plus lente, plus exigeante. Elle touche aux usages, au pouvoir d’achat, à la capacité d’adaptation des commerçants, à la solidité des porteurs de projet, à l’implication des habitants, à la possibilité de tenir des structures collectives comme Les Vitrines de Blois.</p>



<p>Mélanie Breysacher apporte à ce diagnostic son expérience du commerce vécu de l’intérieur et <strong>une forme d’énergie offensive, presque volontaire, qui refuse de s’abandonner au seul constat noir.</strong> «<em> On entend beaucoup de choses négatives sur le centre-ville, certes ce n’est pas facile tous les jours, mais si on veut insuffler de l’énergie, il faut aussi donner de soi. »</em> À Blois, le commerce ne disparaît pas en bloc.<strong> Il se bat, il s’ajuste, il doute, il se réinvente parfois.</strong> Et c’est peut-être aujourd’hui l’essentiel.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Pour en savoir plus : <strong><em><a href="https://www.vitrines-blois.fr/accueil" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vitrines-blois.fr/accueil</a></em></strong></p>



<p></p>
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		<title>E-Toilet : l’ambition de KapiEco, de La Quinière au “très grand” déploiement</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/e-toilet-lambition-de-kapieco-de-la-quiniere-au-tres-grand-deploiement</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 09:44:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a, à Blois, à La Quinière, une cabine KapiEco qui ressemble à une promesse posée sur le trottoir : une toilette sèche, donc sans eau, automatique et connectée, pensée non pas pour l’exception, mais pour la norme. Le projet a un nom volontairement simple — l’“E-Toilet” — et une logique qui l’est tout &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/e-toilet-lambition-de-kapieco-de-la-quiniere-au-tres-grand-deploiement">E-Toilet : l’ambition de KapiEco, de La Quinière au “très grand” déploiement</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il y a, à Blois, à La Quinière, une <strong>cabine</strong> <strong>KapiEco</strong> qui ressemble à <a href="https://bloiscapitale.com/la-nature-au-futur-simplifions-nos-vies-pour-preserver-lenvironnement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une promesse</a> posée sur le trottoir : <strong>une toilette sèche</strong>, donc sans eau, <strong>automatique et connectée</strong>, pensée non pas pour l’exception, mais pour la norme. Le projet a un nom volontairement simple — <strong>l’“E-Toilet”</strong> — et une logique qui l’est tout autant : faire disparaître, par la technique, ce qui freine depuis des années l’acceptation des toilettes sèches dans l’espace public.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-38-1024x683.png" alt="" class="wp-image-32118" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-38-1024x683.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-38-300x200.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-38-768x512.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-38.png 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Photo kapieco.com</em></figcaption></figure>
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<p>Au cœur du dispositif, il y a donc une idée d’acceptabilité. <strong>Valéry Voyer</strong>, dirigeant de KapiEco, a beau aimer les toilettes sèches, il sait ce qui, concrètement, fait reculer. Il nomme des freins précis : l’approvisionnement en copeaux, le geste d’ajouter de la matière, l’image du récipient — « <em>une louche</em> », dit-il — qui passe de main en main. « <em>Je pense que c’est un frein au développement au niveau des collectivités</em> », tranche-t-il. <strong>Alors il imagine une cabine qui, pour l’usager, ressemble à une toilette standard : on entre, on fait, on sort — et on n’a pas l’impression d’avoir changé de monde.</strong></p>



<p><strong>« <em>L’usager vient, fait ses besoins, ne touche à rien</em> »,</strong> affirme-t-il. Oui, il y a « <em>un bouton</em> », une « <em>mousse de désinfection</em> » pour la lunette, un distributeur de papier — « <em>papier écologique</em> ». Et puis l’automate fait son travail : « <em>la toilette se ferme</em> », « <em>il y a une pulvérisation pour le nettoyage</em> », « <em>un automate vient nettoyer l’assise</em> », et « <em>c’est reparti pour le suivant</em> ». Il insiste sur le point sensible : l’odeur. <strong>« <em>Justement, il n’y a pas d’odeur</em> »,</strong> dit-il, évoquant « <em>une ventilation, une VMC inversée, qui expulse et qui assèche les matières</em> ».</p>



<p>Ce qu’il cherche, ce n’est pas seulement <strong>l’hygiène réelle</strong> : c’est <strong>l’hygiène perçue.</strong> Celle qui rassure. Celle qui fait qu’on ne se sent pas héroïque d’avoir utilisé une toilette sèche. Celle qui fait que l’innovation cesse d’avoir besoin d’être défendue.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-economie-d-eau-a-changer-d-echelle">Une économie d’eau à changer d’échelle</h3>



<p>Le discours de Valéry Voyer se fait plus concret encore quand il parle chiffres, parce que là se dessine l’ordre de grandeur : <strong>« <em>1 000 utilisations, ça fait 20 litres chez moi. Dans les autres toilettes publiques, 1 000 utilisations <em>ça fait</em> 17 000 litres… 17 mètres cubes</em> »</strong>. Nul besoin de commentaires. Cette économie doit intéresser &#8211; en priorité &#8211; les collectivités, là où l’eau manque, là où l’été devient rupture.</p>



<p><strong>L’ambition, ici, n’est pas de <em>“sensibiliser”</em>.</strong> Elle est de <strong>substituer</strong> : proposer une alternative qui puisse prendre la place de l’existant, au même endroit, dans les mêmes logiques d’usage, en réduisant massivement la dépendance à l’eau. Il parle d’installation simple — « <em>une dalle béton</em> », « <em>un fil électrique</em> » — et il ouvre l’horizon : <strong>« <em>demain, l’idée, c’est de le rendre solaire, de le rendre autonome</em> »</strong>. Il évoque même la voie de conversion : « <em>enlever l’ancien système pour remettre un automate de toilettes sèches</em> ». Autrement dit : ne pas seulement vendre une cabine, mais proposer une transformation. La V1 de l&rsquo;E-Toilet, à La Quinière, n’est qu’un début : <strong>« <em>Maintenant le projet, c’est d’aller vers des zones plus touristiques, avec plus de passages. Et je suis prêt.</em> »</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-kapieco-aujourd-hui-une-entreprise-de-terrain-une-gamme-qui-s-epaissit">Kapieco aujourd’hui : une entreprise “de terrain”, une gamme qui s’épaissit</h3>



<p>Pour comprendre d’où vient cette obsession de l’usage, il faut regarder KapiEco telle qu’elle existe au quotidien : une entreprise qui s’est construite <strong>dans les événements</strong>, au contact des contraintes, des flux, des petits problèmes répétés jusqu’à devenir structurels.</p>



<p>Le cœur, au départ, ce sont les <strong>sanitaires écologiques</strong> — et <strong>un modèle basé sur la location</strong>. <em>« Au départ, plutôt de la location pour des événements. »</em> <strong>La vente vient aussi, notamment « <em>auprès des collectivités</em> », avec une logique d’entretien</strong> : vendre, puis contractualiser la continuité. Comme à La Chaussée-Saint-Victor.</p>


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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="617" height="300" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-39.png" alt="" class="wp-image-32120" style="aspect-ratio:2.0568288363371185;width:617px;height:auto" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-39.png 617w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-39-300x146.png 300w" sizes="auto, (max-width: 617px) 100vw, 617px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo <em>kapieco.com</em></figcaption></figure>
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<p>Et puis, très vite, la toilette seule ne suffit pas. Parce que la vie d’un événement ne se résume pas à un besoin : elle est une série de micro-gestes. « <em>Je retrouvais des poubelles dans mes toilettes sèches</em> », raconte-t-il. Donc<strong> il faut trier.</strong> Donc il invente, il ajoute de quoi trier les déchets in situ. Il commence par « <em>des mange-debout poubelles</em> », puis il crée « <em>des bars</em> » permettant la pratique. <strong>On lui demande des fontaines, il en fabrique</strong>. La gamme s’est construite pierre après pierre, au gré des demandes.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="702" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5717-1024x702.jpeg" alt="KapiEco" class="wp-image-32117" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5717-1024x702.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5717-300x206.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5717-768x526.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5717-220x150.jpeg 220w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5717.jpeg 1484w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p>Les fontaines racontent bien sa manière : il y a le modèle raccordé au réseau, « <em>de l’eau potable</em> », et il y a la <strong><em>“boîte à eau”</em></strong>, avec bonbonne, pensée pour les ravitaillements sportifs. Il ajoute un système pour éviter de toucher la vanne — « <em>un petit poussoir</em> ». Un détail, encore une fois, qui dit la même chose que l’E-toilet : <strong>réduire les gestes problématiques, rendre l’usage fluide, hygiénique, presque invisible.</strong></p>



<p>Sur ce terrain de l’usage, un autre point compte : l’accessibilité. <strong>KapiEco propose des cabines PMR</strong> ; Valéry Voyer explique la logique de conception : plus grand volume, possibilité de circuler, de faire demi-tour, « <em>des barres pour se redresser</em> », et surtout une adaptation aux règles : <strong>« <em>j’ai pris la législation et j’ai adapté ma cabine</em> »</strong>.</p>



<p><strong>Quant au rayon d’action, il dépasse depuis longtemps le cercle local </strong>: toute la région Centre, la Sarthe, la Bourgogne, et le sud du Bassin parisien. Avec « <em>une centaine d’urinoirs, une cinquantaine de toilettes</em> » pour certains événements.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-entreprise-qui-se-prepare-a-grossir">Une entreprise qui se prépare à grossir</h3>



<p>Tout ce qui précède — la gamme, la logistique, l’innovation — réclame de l’espace. <strong>KapiEco a franchi ce seuil en rachetant, à Selommes, une ancienne usine, pour donner à l’activité un autre gabarit. </strong>Le financement, lui, n’est jamais raconté comme une ligne droite : il affleure par touches, au détour des années. « <em>J’ai eu un problème en 2020 </em><strong><em>avec le Covid… j’ai failli perdre l’entreprise</em> »,</strong> confie Valéry Voyer. Le dirigeant parle d’une période « <em>compliquée financièrement et mentalement</em> », d’autant qu’il avait « <em>beaucoup investi… en 2019</em> ». Puis vient le rebond : <strong>un rattrapage à partir de 2022, et des <em>“feux”</em> qu’il dit <em>“au vert”</em>.</strong></p>



<p>Sur le <strong><em>“fait en France”</em></strong>, Valéry Voyer ne déroule pas un slogan. Il énumère des lieux. <strong>« <em>Tous mes fournisseurs sont locaux</em> »</strong>, dit-il. Champigny-en-Beauce, Vendôme, le Breuil&#8230;<strong> <em>« C’est une fierté de pouvoir travailler avec des locaux. »</em></strong> Cette proximité, il la présente aussi comme une manière d’<strong>être réactif</strong> : fabriquer, ajuster, corriger, revenir.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-remonter-le-fil-le-parcours-d-un-fils-d-agriculteur-devenu-fabricant">Remonter le fil : le parcours d’un “fils d’agriculteur” devenu fabricant</h3>



<p>Après l’innovation, après l’entreprise, il reste une question : d’où vient cette façon de faire ? Valéry Voyer revient alors à son origine : <strong>« <em>Je suis originaire de Fossé,</em></strong><em> au nord de Blois</em> », <strong>« <em>fils d’agriculteur</em> »</strong>. Études agricoles, puis l’armée — « <em>ça ne m’a pas convenu</em> » — et un début de vie dans le commerce, dans le négoce du bâtiment. Puis une rupture, un besoin de changer : en 2007, il s’installe dans le service, la livraison, et la pose — abris, terrasses, clôtures. <strong>Le fil se dessine : le terrain, le bois, les entreprises, les chantiers, le concret.</strong></p>



<p>Vient <strong>2012</strong> : la rencontre avec <strong>l’idée.</strong> Un collègue menuisier revient avec une piste « <em>qui se développe en Bretagne</em> », les toilettes sèches. Il ne maîtrise pas le compostage. Il apprend. 2013 : prototype. <strong>2014 : statuts. KapiEco démarre.</strong> Il parle de conviction, de bascule intérieure : <strong>l’eau potable utilisée ainsi lui paraît « <em>aberrante</em> »</strong>. Il y voit un <em><strong>“retour aux sources”,</strong></em> une forme d’évidence qui, une fois entrée dans la tête, « <em>fait son bonhomme de chemin</em> ».</p>



<p>Ce qu’il aime, dit-il, c’est aussi l’impression de champ ouvert : <strong>« <em>un monde vierge</em> », où « <em>il y avait tout à créer</em> ». </strong>On entend, dans cette phrase, la raison de la gamme, des bars, des fontaines, des solutions qui s’empilent : quand le domaine est jeune, l’innovation n’est pas une option. Elle est le quotidien.</p>



<p>Le cofondateur de la société loir-et-chérienne dit travailler comme il est : <strong>« <em>Je ne suis pas forcément un ingénieur ; je suis ingénieux, peut-être</em> <strong><em>;</em></strong> <em>j’ai deux mains et je fabrique</em> »</strong>. L&rsquo;homme parle de <em>“flashs”</em>, de nuits courtes, d’idées qui arrivent et qu’il transforme en objets, puis en services, puis en ligne de production.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-40-1024x683.png" alt="" class="wp-image-32122" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-40-1024x683.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-40-300x200.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-40-768x512.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-40.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Photo kapieco.com</em></figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-2030-en-ligne-de-mire-la-vente-plus-forte-que-la-location">2030 en ligne de mire : la vente plus forte que la location</h3>



<p><strong>Que sera KapiEco en 2030 ?</strong> Valéry Voyer l’imagine <strong>« <em>assez grand</em> »</strong>, avec une ambition structurante : que la <strong>vente</strong> dépasse la <strong>location</strong> — ou au moins l’équilibre. <strong>Il ne promet pas</strong> un destin garanti : il dit l’inconnu. Ce qui pourrait empêcher ? « <em>prendre du retard commercial</em> », ne pas être assez présent pour faire connaître et faire adopter. <strong>« <em>On sème aujourd’hui… c’est long, vous savez, la récolte</em> »</strong>, glisse l&rsquo;entrepreneur, le fils d&rsquo;agriculteur, qui avec l’E-Toilet peut tout conquérir. À La Quinière, une promesse existe. Elle tient dans une cabine qui fonctionne — et dans<strong> l’ambition, désormais, de la voir se multiplier dans sa V2.</strong></p>



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<p>Pour plus d&rsquo;informations : <em><a href="https://kapieco.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">kapieco.com</a></em></p>



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<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/e-toilet-lambition-de-kapieco-de-la-quiniere-au-tres-grand-deploiement">E-Toilet : l’ambition de KapiEco, de La Quinière au “très grand” déploiement</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Les Sœurs Piñata, artisanes du sur-mesure et de la fête</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 15:49:36 +0000</pubDate>
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<p>Dans le vacarme léger des fêtes, il est des objets &#8211; comme la <strong>piñata</strong> &#8211; que l’on croit faits seulement pour passer. <strong>Mariana et Paloma ont choisi pour métier</strong> ce que d’autres ne regardent encore que comme un éclat de fête, un vestige d’enfance, une grâce passagère suspendue au-dessus d’un anniversaire. Depuis un an et demi, les deux sœurs ont fondé <strong><em>Les Sœurs Piñata</em></strong>, atelier de <strong>sur-mesure</strong>. Elles fabriquent <strong>à la main,</strong> localement, sans production standardisée, avec des matériaux simples et une méthode qui leur ressemble. Un travail à petite échelle, ancré dans le faire, dans la récupération. <strong>« <em>On est vraiment dans le made in France, made local à Orléans, fait main, vraiment pas du tout industrialisé</em> »</strong>, disent-elles d’emblée.</p>



<figure data-wp-context="{&quot;imageId&quot;:&quot;69cd741b6dce2&quot;}" data-wp-interactive="core/image" data-wp-key="69cd741b6dce2" class="wp-block-image size-large wp-lightbox-container"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" data-wp-class--hide="state.isContentHidden" data-wp-class--show="state.isContentVisible" data-wp-init="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on--click="actions.showLightbox" data-wp-on--load="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on-window--resize="callbacks.setButtonStyles" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-37-1024x1024.png" alt="" class="wp-image-32100" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-37-1024x1024.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-37-300x300.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-37-150x150.png 150w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-37-768x768.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-37.png 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><button
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-cartons-du-papier-des-mains">Des cartons, du papier, des mains</h3>



<p>Mariana a 27 ans, Paloma 23. Entre elles, le duo s’impose avec naturel, comme le nom qu’elles ont choisi : <strong><em>Les Sœurs Piñata</em></strong>. À les entendre, cette aventure relève d’un souvenir ancien, presque familial. Leur mère, colombienne, née à Bogota, a grandi dans un univers où les piñatas accompagnaient naturellement les fêtes. Elle n’en fabriquait pas elle-même, mais en achetait. Les deux sœurs en ont gardé une familiarité profonde, presque affective :<strong> lorsqu’elles revenaient de vacances en Colombie, il leur arrivait d’en glisser une dans l’avion pour fêter ensuite, en France, leurs anniversaires</strong>.</p>



<p>Ce souvenir s’est déplacé dans le réel, avec des cartons, du papier crépon et de la colle maison. Aujourd’hui, <strong>elles récupèrent les cartons chez les commerçants du centre-ville d’Orléans. Elles fabriquent </strong>elles-mêmes leur colle à partir de farine et d’eau. Le choix tient autant à la simplicité qu’à la cohérence. Il permet de limiter les coûts, de travailler avec des matériaux accessibles, de produire peu de déchets. <strong>« <em>C’est pratique, ce n’est pas cher, et puis au moins ce n’est pas toxique</em> »</strong>, résument las hermanas. <strong>Leur atelier, pour l’instant installé à domicile,</strong> repose sur cette économie de moyens qui n’a rien d’un bricolage improvisé. Ceci est pensé pour rester souple, léger, maîtrisable.</p>



<p><strong>Dès le départ, elles ont choisi de ne faire que du sur-mesure.</strong> Leur activité repose sur la commande, sur l’adaptation, sur <strong>la capacité à donner forme à une idée</strong>. La majorité de leurs demandes vient d’ailleurs d’<strong>entreprises</strong> : fêtes internes, anniversaires de société, événements de CSE, temps forts de communication. Certaines veulent un logo, d’autres une mascotte, d’autres encore une forme liée à une thématique précise. <strong>À côté de cela, il y a des commandes plus personnelles, plus intimes, parfois plus libres aussi</strong>. Un client leur a, par exemple, déjà envoyé <strong>le dessin de son enfant pour qu’elles le transforment en piñata.</strong></p>



<p>Le point de départ n’est donc pas toujours le même. Parfois, le visuel existe déjà et il faut le reproduire fidèlement. Parfois, il n’y a encore qu’une envie. Dans ce cas, <strong>elles dessinent, proposent plusieurs croquis, affinent avec le client.</strong> Ensuite seulement vient <strong>la fabrication</strong>, avec ses durées variables, ses contraintes de taille, de séchage, de solidité. Selon les projets, elles parlent d’<strong>un délai allant de quatre à douze jours.</strong> Certaines pièces demandent davantage de structure, notamment lorsqu’elles doivent être assez robustes pour résister un peu plus longtemps aux coups. D’autres occupent beaucoup d’espace et imposent des questions très concrètes de stockage.</p>



<p>À mesure qu’elles décrivent leur pratique, on comprend qu&rsquo;en termes de fabrication de piñata, il faut penser le volume, comprendre comment une forme en trois dimensions devient un patron à plat, anticiper les assemblages. Paloma, qui a suivi une école de mode puis une école de dessin, insiste sur ce point. Les études qu’elle a faites lui servent directement : <strong>savoir concevoir un patron, comprendre comment se déploie une courbe, comment se tient une forme,</strong> tout cela nourrit son travail actuel. « <em>Il faut comprendre comment les formes en 3D fonctionnent. Sinon, on ne peut pas imaginer comment faire un patron à plat</em> », dit la plus jeune des nièces d&rsquo;<a href="https://bloiscapitale.com/lhistoire-dune-belle-soiree-pour-olivier-blondeau-au-bens-blues-bar" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Olivier Blondeau (lire ici).</a></p>



<p><strong>Leurs parcours, avant cette aventure, ne se confondaient pas.</strong> Paloma venait d’un univers plus directement créatif ; Mariana travaillait comme acheteuse dans l’import-export et dit avoir voulu sortir du salariat. <strong>Elles cherchaient pourtant quelque chose de commun,</strong> une activité à construire ensemble, à leur mesure. Elles fabriquaient déjà beaucoup d’objets : bijoux, vêtements, pièces en argile. <strong>Elles voulaient vivre d’un travail manuel, d’un travail qu’elles pourraient porter elles-mêmes, sans investissement trop lourd au départ.</strong> Le carton, le papier crépon, l’absence de stock, la souplesse du sur-mesure : tout cela a rendu l’entreprise possible. Elles ont pu se lancer sans immobiliser beaucoup d’argent, avec une structure légère, presque mobile.</p>



<p>L’idée naît d’un anniversaire et d’un constat très simple. « <em>J’en avais fait une pour l’anniversaire d’une copine</em> », explique Paloma. En la fabriquant avec Mariana, <strong>les deux sœurs comprennent que cet objet, évident pour elles, ne l’est pas pour les autres.</strong> « <em>J’ai vu qu’elle ne connaissait pas, elle ne savait pas comment ça se faisait</em> », dit-elle. Très vite, elles mettent des mots sur ce qu’elles perçoivent déjà intuitivement : « <em>Nous, on voyait le volume et on savait comment le fabriquer.</em> » C’est dans cet écart que commence à se dessiner l’idée d’une activité commune.</p>



<p><strong>Leur manière de travailler garde aujourd’hui quelque chose de très souple, presque intuitif.</strong> Elles ne décrivent pas une répartition stricte des rôles, mais <strong>un rythme commun.</strong> L’une commence une étape pendant que l’autre en avance une autre, puis elles se retrouvent sur le collage, les finitions, les ajustements. « <em>On est en symbiose</em> ». Elles savent ce que l’autre préfère ou redoute, ce qu’elle fera plus vite, ce qu’elle repoussera si on la laisse faire. Cela crée <strong>une organisation mouvante</strong>, mais efficace, fondée sur l’habitude, la confiance et une connaissance mutuelle très ancienne. Elles reconnaissent aussi les frictions ordinaires. <strong>Elles sont sœurs, donc elles s’accrochent, puis se réconcilient</strong>. Rien là d’exceptionnel ; plutôt une façon très simple de dire que leur travail s’inscrit dans une relation réelle, vivante, sans lissage.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-internet-comme-premier-levier-de-croissance">Internet comme premier levier de croissance</h3>



<p>Pour l’instant, elles travaillent encore chez elles, mais elles espèrent disposer bientôt d’un atelier. Il leur permettrait de stocker plus facilement, de fabriquer dans de meilleures conditions, et aussi de produire des vidéos plus propres. Car <strong>leur activité s’est bien développée grâce à internet,</strong> mais pas principalement grâce aux réseaux sociaux. Les commandes viennent surtout du site, qui les a rendues visibles assez rapidement sur un créneau encore peu encombré, celui de la piñata personnalisée. Les réseaux, elles les utilisent, mais avec une forme de distance pragmatique. Monter des vidéos, apprendre les codes, consacrer du temps à la communication demande une énergie qu’elles préfèrent souvent investir ailleurs. <strong>« <em>Nous, ce qu’on aime, c’est fabriquer</em> »,</strong> disent-elles, et tout l’équilibre de leur projet tient sans doute <strong>dans cet ordre de priorité.</strong></p>



<p>Les commandes se sont multipliées, les réalisations aussi, et avec elles une forme de crédibilité. Elles évoquent des collaborations avec <em>Crédit Agricole</em> ou <em>Doctolib</em>, qui ont rassuré d’autres clients. Le bouche-à-oreille, surtout chez les particuliers, a ensuite pris le relais. <strong>Une fête en entraîne une autre, une piñata vue quelque part donne envie d’en commander une à son tour.</strong> <strong>En un an et demi, leur activité s’est installée de cette manière</strong>, avec une progression régulière.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-gout-des-commandes-singulieres">Le goût des commandes singulières</h3>



<p>Lorsqu’on leur demande ce qu’elles préfèrent fabriquer, leur réponse éclaire leur sensibilité. <strong>Elles aiment ce qui est mignon, ce qui est visuel, les formes rondes, les personnages attrayants, les objets qui attirent tout de suite le regard. </strong>Mais elles aiment aussi les demandes plus ouvertes, celles qui les obligent à chercher. Elles citent ainsi une commande destinée à être offerte à Hélène Ségara : une fan voulait une <em>« piñata symphonique »</em> qui fasse aussi apparaître les trente ans de carrière de la chanteuse. Il a fallu <strong>imaginer, dessiner, interpréter.</strong></p>



<p>Quant à la suite, elles la regardent sans précipitation. Elles n’excluent pas que les choses changent un jour, mais pour l’instant, Les Sœurs Piñata demeurent ce que leur nom annonce : deux sœurs, et personne d’autre. <strong>Elles plaisantent parfois sur l’idée d’une troisième sœur imaginaire qui ferait toutes les tâches qu’elles aiment moins. </strong>La plaisanterie revient souvent, disent-elles, comme un clin d’œil à la charge réelle du quotidien.</p>



<p>Il y a dans leur parcours quelque chose de très simple et de très actuel à la fois : une mémoire familiale, un goût ancien pour la fabrication, des matériaux modestes, un projet lancé sans grand capital, un apprentissage progressif du numérique, une économie du sur-mesure, et surtout une volonté de vivre d’un geste que l’on maîtrise de bout en bout. Chez Mariana et Paloma, la piñata porte sous ses franges et sous ses teintes vives, la marque d’un labeur exact, recommencé, médité, corrigé. Et c’est ainsi que, de la fête la plus légère, elles ont su faire un travail sérieux sans jamais lui ôter sa grâce.</p>



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<p>Pour en savoir plus : <strong><em><a href="https://lessoeurspinata.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lessoeurspinata.fr</a></em></strong></p>



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<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-blois-capitale-agglopolys wp-block-embed-blois-capitale-agglopolys"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3fECkAopeN"><a href="https://bloiscapitale.com/lhistoire-dune-belle-soiree-pour-olivier-blondeau-au-bens-blues-bar">L&rsquo;histoire d&rsquo;une belle soirée pour Olivier Blondeau au Ben’s Blues Bar</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L&rsquo;histoire d&rsquo;une belle soirée pour Olivier Blondeau au Ben’s Blues Bar » &#8212; Blois Capitale Agglopolys" src="https://bloiscapitale.com/lhistoire-dune-belle-soiree-pour-olivier-blondeau-au-bens-blues-bar/embed#?secret=LwlmXEPtLk#?secret=3fECkAopeN" data-secret="3fECkAopeN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Jeunesse, orientation, employabilité : ce que le président du MEDEF est venu dire à Blois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 20:40:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À l’INSA Blois, Patrick Martin n’est pas venu défendre un catalogue général de revendications patronales. Le président du MEDEF a choisi, pour ce déplacement en Loir-et-Cher, de concentrer son propos sur la jeunesse, la formation, l’orientation et l’entrée dans l’emploi. Autour de lui, Pierre-Axel Parodat, président du MEDEF Loir-et-Cher, Nicolas Dumas, président du MEDEF Centre-Val &#8230;</p>
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<p><strong>À l’INSA Blois</strong>, <strong>Patrick Martin</strong> n’est pas venu défendre un catalogue général de <a href="https://bloiscapitale.com/municipales-a-blois-comment-le-medef-a-auditionne-tous-les-candidats" target="_blank" rel="noreferrer noopener">revendications patronales</a>. <strong>Le président du MEDEF a choisi, pour ce déplacement en Loir-et-Cher, de concentrer son propos sur la jeunesse,</strong> la formation, l’orientation et l’entrée dans l’emploi. </p>



<p>Autour de lui, <strong>Pierre-Axel Parodat,</strong> président du MEDEF <a href="https://www.medef41.fr/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Loir-et-Cher</a>, <strong>Nicolas Dumas,</strong> président du MEDEF Centre-Val de Loire, <strong>Olivier Faron,</strong> responsable compétences, formation et jeunesse au MEDEF, mais aussi <strong>Yann Chamaillard,</strong> directeur de l’INSA Centre-Val de Loire, et <strong>Mourad Boukhalfa,</strong> président du groupe INSA, ont donné à la séquence un cadre à la fois institutionnel et très ciblé : <strong>parler de l’avenir professionnel des jeunes, </strong>de leurs difficultés d’insertion, des tensions de recrutement des entreprises, et de la manière dont l’école, l’enseignement supérieur et le monde économique pourraient être davantage reliés.</p>



<p>Sur le papier, l’architecture était claire. Le MEDEF vient avec une campagne en <strong>treize propositions,</strong> réunies sous le mot d’ordre : <em>« L’avenir s’écrit avec les jeunes »</em>. Cinq grandes priorités : <strong>mieux orienter, mieux former, mieux insérer, mieux accompagner, mieux loger.</strong> Mais dans la parole de Patrick Martin, à Blois, trois sujets ont pris le dessus sur tous les autres : <strong>l’orientation, l’apprentissage et l’employabilité.</strong></p>



<p>Il s’agissait aussi, pour le président du MEDEF, de proposer une lecture plus large du <strong>malaise français</strong> : un pays qui forme, mais oriente mal ; <strong>un pays où les entreprises disent manquer de candidats alors qu’une partie de la jeunesse reste en difficulté</strong> ; un pays qui produit des diplômés, notamment dans les filières d’excellence, sans toujours leur offrir un horizon suffisamment attractif pour <strong>les retenir ou les faire revenir.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-pour-patrick-martin-le-probleme-commence-des-l-orientation">Pour Patrick Martin, le problème commence dès l’orientation</h3>



<p>Patrick Martin ne situe pas l’échec au moment de l’embauche, ni même uniquement dans la dernière marche entre le diplôme et le premier emploi. À ses yeux, le problème est plus en amont. Il commence bien avant, <strong>dans la manière dont les jeunes construisent leur parcours.</strong></p>



<p><strong>L’idée, chez lui, est constante : la France peine à donner à sa jeunesse une orientation lisible, progressive, structurée, reliée aux métiers et à la réalité du travail.</strong> Le sujet n’est donc pas seulement scolaire. Il devient économique, social et, dans sa bouche, presque civique. Il regrette d’ailleurs que le MEDEF soit, selon lui, l’une des rares forces de proposition sur cette question, alors même qu’elle touche à la fois l’égalité des chances, l’emploi, la cohésion nationale et la confiance dans l’avenir.</p>



<p>Le premier bloc de propositions du MEDEF vise précisément une <strong><em>« grande réforme de l’orientation »</em></strong>. On y trouve l’idée d’<strong>un bilan trimestriel pour chaque élève</strong> du collège à la terminale, d’une immersion en entreprise au cours de la scolarité, et d’<strong>une familiarisation plus systématique des enseignants avec le monde économique.</strong> Le raisonnement est clair : orienter ne doit plus consister à répartir les élèves dans des filières, mais à construire un parcours, avec des expériences concrètes, des repères et <strong>une connaissance réelle des débouchés.</strong></p>



<p>À Blois, <strong>Patrick Martin a repris cette ligne de fond</strong> en des termes plus directs. Ce qu’il décrit avec <strong>Olivier Faron</strong>, c’est <strong>un système qui produit des désajustements en chaîne.</strong> Des jeunes s’engagent dans des études sans toujours en comprendre les conséquences concrètes. D’autres atteignent un niveau de qualification élevé sans trouver ensuite leur place dans l’emploi. D’autres encore restent à distance du marché du travail alors même que des entreprises peinent à recruter. Pour lui, ces contradictions ont une <strong>racine commune : l’insuffisance de l’orientation.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-pays-qui-forme-mais-peine-a-garder-ses-diplomes">Un pays qui forme, mais peine à garder ses diplômés</h3>



<p>Parmi les thèmes abordés, Patrick Martin s’est aussi attardé sur <strong>le cas des diplômés qui partent à l’étranger, notamment les ingénieurs.</strong> Là encore, son propos n’a pas consisté à condamner le départ en soi. Il a plutôt reconnu que d’autres pays, en particulier les <strong>États-Unis,</strong> proposent des rémunérations capables d’attirer une partie de la jeunesse qualifiée française.</p>



<p>Ce constat n’est pas, chez lui, une dénonciation morale de la mobilité internationale. Il relève davantage d’<strong>une inquiétude sur l’attractivité française. </strong>Le problème, en substance, n’est pas que des jeunes partent. Le problème est que la France paraisse parfois moins capable qu’ailleurs d’offrir <strong>des perspectives</strong> suffisamment fortes pour qu’ils veuillent y construire durablement leur carrière. Ou, <strong>au minimum, qu’elle ne donne pas assez de raisons de revenir après une première expérience à l’étranger.</strong></p>



<p>Dans une ville comme Blois, et dans un lieu comme l’INSA, le sujet prend un relief particulier. Parler d’ingénieurs qui partent, de vocations scientifiques, de débouchés, de rémunérations et d’attractivité dans une école d’ingénieurs, ce n’est pas un détour rhétorique : c’est mettre directement en lien la formation, les talents et les arbitrages concrets qui se poseront à ceux qui en sortiront.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-neet-ou-la-demonstration-d-un-systeme-mal-raccorde">Les NEET, ou la démonstration d’un système mal raccordé</h3>



<p>Le président du MEDEF a également évoqué la question des <strong>NEET, ces jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation.</strong> Le point qu’il a voulu souligner est que cette réalité ne concerne pas seulement des jeunes sortis très tôt du système scolaire ou durablement éloignés des parcours qualifiants. Il a insisté sur le fait qu’une partie d’entre eux &#8211; <strong>environ un quart chez les 20-29 ans</strong> &#8211; vient aussi <strong>de l’enseignement supérieur,</strong> ce qui, à ses yeux, renforce encore l’idée d’un défaut d’orientation et d’un problème de raccordement entre études et insertion. On peut avoir étudié longtemps et se retrouver sans solution claire. On peut avoir obtenu un diplôme et ne pas savoir comment le convertir en trajectoire professionnelle. On peut sortir du supérieur sans débouché lisible.</p>



<p>Le MEDEF prolonge ce diagnostic. Le syndicat patronal évoque la création, dans les universités, de <em><strong>« Bureaux des parcours »</strong></em> destinés à proposer des solutions aux étudiants volontaires, le développement de formations bac+1 reliées aux besoins professionnels, ou encore <strong>la réduction du nombre de formations post-bac sans débouché.</strong> Le fond du message est constant :<strong> l’enseignement supérieur ne doit pas seulement transmettre, il doit conduire.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-apprentissage-point-de-tension-majeur">L’apprentissage, point de tension majeur</h3>



<p>Sur ce sujet, Patrick Martin s’est montré très offensif. <strong>Il a dénoncé le recentrage budgétaire opéré par l’État sur l’apprentissage</strong> : baisse des aides à l’embauche, abaissement du seuil d’exonération de cotisations pour les apprentis et assujettissement partiel de leur rémunération à la CSG-CRDS. <strong>À ses yeux, cette orientation revient à fragiliser un succès collectif.</strong></p>



<p>Son propos est très net : l’apprentissage a démontré son utilité, à la fois pour l’insertion professionnelle des jeunes et pour la compétitivité économique. Le remettre en cause, même partiellement, serait prendre le risque d’<strong>affaiblir l’un des rares leviers qui ont produit des résultats visibles ces dernières années.</strong> Patrick Martin a cité <strong>l’exemple suisse, où environ 70 % des jeunes choisissent, à la sortie de la scolarité obligatoire, une formation professionnelle initiale,</strong> <strong>le plus souvent sous forme d’apprentissage en alternance.</strong></p>



<p>Le point est politique autant qu’économique. <strong>Patrick Martin fait de l’apprentissage un marqueur</strong>. Pour lui, ce dispositif montre que lorsque l’on relie concrètement formation et travail, les résultats peuvent suivre. Réduire son soutien budgétaire reviendrait donc, dans sa lecture, à casser ce qui fonctionne au moment même où le pays aurait besoin de renforcer les parcours d’insertion.</p>



<p><strong>Autre séquence sensible : celle du <em>« contrat jeune »</em></strong> évoqué par Patrick Martin. Il a regretté que cette proposition soit, selon lui, <em><strong>« caricaturée, en particulier par la CGT. »</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-sous-representation-des-femmes-dans-les-ecoles-d-ingenieurs">La sous-représentation des femmes dans les écoles d’ingénieurs</h3>



<p>Dans un lieu comme l’INSA, le sujet était presque inévitable. Patrick Martin a évoqué la faible part des femmes dans les écoles d’ingénieurs, la présentant comme <strong><em>« une perte d’opportunité. »</em></strong> D&rsquo;où l’initiative <strong>Code-F,</strong> destinée à <strong>féminiserles métiers scientifiques, techniques et technologiques.</strong> L’idée est d’agir tôt, avant les choix décisifs, <strong>en faisant évoluer les représentations du collège et du lycée,</strong> et en développant des <strong>réseaux d’ambassadrices</strong> capables de susciter des vocations.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-colere-vote-et-cohesion-nationale">Colère, vote et cohésion nationale</h3>



<p>Le déplacement a aussi révélé autre chose. Chez Patrick Martin, la jeunesse n’est pas seulement un objet de politique de l’emploi. Elle devient <strong>un indicateur de l’état général du pays.</strong> Lorsqu’il évoque la colère de la jeunesse, lorsqu’il dit que<strong> son vote est aujourd’hui <em>« préoccupant »</em>,</strong> il ne parle plus seulement d’insertion professionnelle. </p>



<p>Pour le patron des patrons <strong>une jeunesse mal orientée, mal insérée, sans espoir clair, n’est pas seulement un problème pour les entreprises. C’est un problème pour le pays tout entier. </strong>Son message final aux jeunes va dans ce sens : <em><strong>« redonner un espoir ».</strong></em></p>



<p><strong>Mourad Boukhalfa, président du groupe INSA</strong>, a prolongé cette perspective dans un registre plus ample encore. En appelant à un <em><strong>« plan Marshall »</strong></em> <strong>pour l’éducation, la souveraineté et l’industrie,</strong> il a voulu exprimer une urgence totale de moyens.</p>



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<p></p>
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		<title>Marie-Noëlle Amiot quitte la présidence de la CCI 41 sans exclure un retour : les explications</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 13:34:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Lundi 9 mars, Marie-Noëlle Amiot a voulu reprendre la main sur le récit. Face aux informations publiées dans la presse locale et aux nombreuses sollicitations reçues ces derniers jours, la présidente démissionnaire de la Chambre de commerce et d’industrie de Loir-et-Cher a convoqué un point presse pour poser, selon ses mots, une « communication officielle &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Lundi 9 mars, <strong>Marie-Noëlle Amiot</strong> a voulu reprendre la main sur le récit. Face aux informations publiées dans la presse locale et aux nombreuses sollicitations reçues ces derniers jours, la <strong><a href="https://bloiscapitale.com/marie-noelle-amiot-il-faut-faire-tomber-les-barrieres-qui-existent-dans-limaginaire-des-filles" target="_blank" rel="noreferrer noopener">présidente</a> démissionnaire</strong> de la <strong><a href="https://www.loir-et-cher.cci.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Chambre de commerce et d’industrie de Loir-et-Cher</a></strong> a convoqué un point presse pour poser, selon ses mots, une <em><strong>« communication officielle »</strong></em> sur des éléments qu’elle dit <strong><em>« réels »</em></strong> et <strong><em>« factuels ».</em></strong></p>



<p>L’enjeu, pour elle, était clair : sortir d’un commentaire extérieur de sa situation pour revenir à une explication de première main. Car <strong>son départ n’est ni un désengagement personnel, ni une rupture</strong> avec l’institution consulaire. <strong>Sa démission correspond à un choix professionnel.</strong></p>



<p><strong>Après vingt-cinq ans au service de l’entreprise Thiolat</strong> — devenue depuis <a href="https://wefold.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wefold by Guillin</a> —, Marie-Noëlle Amiot explique avoir décidé d’ouvrir une nouvelle séquence de sa vie professionnelle. Elle parle d’une entreprise qui <em>« restera dans [son] cœur »</em>, d’années consacrées au développement, à la structuration, à l’accompagnement d’une équipe et à <strong>la transmission. Elle insiste sur ce dernier mot,</strong> qui revient comme l’un des fils directeurs de son intervention. <em>« Une des choses importantes aussi dans ce que j’aime faire, c’est la transmission »</em>, dit-elle. <strong>À ses yeux, le moment du départ arrive lorsque l’équipe que l’on a contribué à faire grandir est devenue <em>« opérationnelle »</em> et en mesure de <em>« prendre la suite ».</em></strong> Et c’est précisément ce changement-là qui, par ricochet, a entraîné sa démission de la présidence de la CCI.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-demission-qu-elle-presente-comme-une-consequence-statutaire">Une démission qu’elle présente comme une conséquence statutaire</h2>



<p>Sur ce point, Marie-Noëlle Amiot a tenu à être nette. <strong>Son départ de la CCI ne relève pas, selon elle, d’un choix de retrait vis-à-vis du mandat,</strong> mais de l’application des règles qui encadrent la représentation consulaire. <em>« Quand on est élu dans une Chambre de commerce, on est élu au titre d’une entreprise que l’on représente. </em><strong><em>À partir du moment où l’on quitte cette entreprise, de fait, nous devons démissionner </em>»</strong>, rappelle-t-elle.</p>



<p><strong>C’est ce qu’elle dit avoir fait la semaine dernière</strong>, en adressant sa démission de son mandat d’élue de la CCI de Loir-et-Cher, et, <em>« a fortiori »</em>, de son mandat de présidente. Elle part parce qu’elle ne représente plus l’entreprise au titre de laquelle elle siégeait (depuis le 28 février) ; elle ne part pas, dit-elle, parce qu’elle renierait le travail entrepris, ni parce qu’elle voudrait se soustraire à la responsabilité collective <strong>engagée depuis plus de quatre ans.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="751" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5504-1024x751.jpeg" alt="Marie-Noëlle Amiot" class="wp-image-31681" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5504-1024x751.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5504-300x220.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5504-768x563.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5504-1536x1126.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5504-2048x1501.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-continuer-ce-qui-a-ete-engage">Continuer ce qui a été engagé</h2>



<p>Ce point presse n’avait pas seulement pour objet de clarifier un départ. Il a aussi servi de cadre à une défense de la mandature. À plusieurs reprises, Marie-Noëlle Amiot est revenue sur l’esprit dans lequel elle dit s’être engagée à la CCI : un <em><strong>« projet d’union »</strong></em>, un <em><strong>« projet collectif »</strong></em>.</p>



<p>Dans la lecture qu’elle propose de ces quatre années de mandat, la continuité compte presque autant que l’initiative. Marie-Noëlle Amiot insiste sur le fait qu’<strong>une mandature ne repart jamais de zéro.</strong> Elle se construit sur ce que les précédentes ont laissé, prolongé ou ouvert. C’est dans ce cadre qu’elle évoque notamment <strong>l’héritage d’Yvan Saumet</strong>, à qui elle dit devoir en partie son entrée dans l’aventure.</p>



<p>Elle défend un mandat attaché à <a href="https://bloiscapitale.com/marie-noelle-amiot-le-loir-et-cher-est-un-lieu-dinnovation-de-resilience-et-dopportunites" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plusieurs priorités</a>. D’abord, <strong>les transitions — numériques, environnementales, RH —</strong> qu’elle juge <em>« hyper importantes »</em> dans l’accompagnement des entreprises. Ensuite, la présence dans les territoires, notamment à travers les conventions signées avec des communautés de communes, en particulier les plus petites, qui ne disposent pas toujours de toutes les compétences nécessaires pour accompagner seules leur tissu économique local. <strong>Dans son esprit, la CCI doit être un relais de proximité,</strong> capable d’apporter un appui concret là où les moyens sont plus restreints. La désormais ex-présidente met aussi en avant un axe plus interne mais qu’elle considère comme structurant : <strong>le rapprochement entre les élu·es et les collaborateurs</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-institution-contrainte-de-repenser-son-modele-economique">Une institution contrainte de repenser son modèle économique</h2>



<p>Le propos de Marie-Noëlle Amiot s’est également élargi à <strong>la situation structurelle de la Chambre</strong>. Elle rappelle un chiffre à lui seul révélateur : le passage d’une dotation fiscale de 7 millions d’euros à <strong>1,5 million.</strong> Une telle contraction impose, selon elle, une mutation profonde du modèle économique. <strong>Une Chambre de commerce, dit-elle, n’a pas vocation à faire des bénéfices ; elle doit en revanche équilibrer son budget.</strong> Or <strong>la dotation de l’État ne suffit plus.</strong> Il faut donc aller chercher d’autres ressources, d’autres partenariats, d’autres formes de financement permettant de maintenir l’accompagnement des entreprises.</p>



<p><strong>D&rsquo;autant plus qu&rsquo;une nouvelle baisse sera enregistrée </strong>cette année : <em>« moins 4 % sur les 1,5 million »</em>, soit, selon son estimation, <strong>entre 60 000 et 80 000 euros en moins</strong>. Un niveau qu’elle juge tenable, à la différence de l’hypothèse d’une baisse de 30 %, qui aurait selon elle mis directement en cause la capacité de la Chambre à payer ses collaborateurs.</p>



<p>Le départ de la présidente intervient donc dans <strong>une institution qui, depuis plusieurs années, doit repenser sa structure, ajuster ses ressources, justifier davantage son utilité et trouver les moyens de poursuivre ses missions dans un environnement budgétaire durablement resserré.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-faire-mieux-connaitre-la-cci">Faire mieux connaître la CCI</h2>



<p>À cette fragilité économique répond, dans son discours, une autre préoccupation : <strong>la visibilité même de la CCI.</strong> Marie-Noëlle Amiot le dit sans détour : beaucoup d’entreprises ne savent pas encore précisément ce que fait une Chambre de commerce, ni comment elle peut les accompagner. <strong>Elle insiste donc sur le travail de communication engagé durant la mandature.</strong> Elle parle d’un effort de professionnalisation, d’une volonté d’<em>« accentuer beaucoup »</em> la communication pour mieux faire connaître les actions menées et <strong>encourager davantage d’entreprises à appeler, à solliciter la CCI, à en pousser la porte.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-christine-pottier-l-interim-de-direction-et-l-hypothese-tourangelle">Christine Pottier, l’intérim de direction et l’hypothèse tourangelle</h2>



<p>Autre sujet abordé lors du point presse : la gouvernance administrative de la Chambre après <strong>le départ, à la mi-décembre, de Christine Pottier, présenté comme une décision <em>« partagée »</em>.</strong> Ce départ a conduit à une solution transitoire : <strong>le partage avec la <a href="https://www.touraine.cci.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CCI Touraine</a> d’un directeur général par intérim, Frédéric Bris. </strong>À l’évidence, <strong>ce montage n’est pas un simple dépannage.</strong> Elle y voit plusieurs raisons pour que ce soit durable : des coopérations déjà existantes entre Blois et Tours, notamment sur le tourisme ; un <em><strong>« ADN commun »</strong></em> ; la proximité géographique ; des enjeux partagés autour de l’innovation, de l’industrie et de la vallée de la Loire ; enfin <strong>la possibilité de gagner en efficacité</strong> en s’appuyant sur une direction qui connaît les deux chambres et peut faciliter le travail de part et d’autre. <strong><em>« Oui, ça fonctionne. Oui, ça a du sens »,</em></strong> affirme Marie-Noëlle Amiot. </p>



<p>Cette réflexion sur l’organisation interne de la CCI s’inscrit pleinement dans le reste de son propos : <strong>la Chambre doit non seulement trouver son équilibre économique, mais aussi son modèle de fonctionnement optimal.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-demissionner-sans-disparaitre">Démissionner sans disparaître</h2>



<p>Il y a, dans le discours de Marie-Noëlle Amiot, un paradoxe apparent qu’elle assume : <strong>elle démissionne, </strong>mais ne veut pas disparaître du paysage consulaire. Elle ne siège plus, ne prendra pas part au vote du 24 mars, n’est plus élue. Mais <strong>elle affirme vouloir rester engagée.</strong></p>



<p>Cet engagement n’a, pour l’heure, pas de contour institutionnel défini. Elle parle de commissions ouvertes, de présence possible là où sa contribution serait jugée utile, d’un bénévolat qui n’a pas nécessairement besoin d’un titre pour exister. <em>« Je reste engagée »</em>, répète-t-elle. Elle cite des sujets qu’elle dit bien maîtriser — l’industrie, <strong>l’aménagement du territoire</strong>, la connaissance du fonctionnement de la Chambre — et se dit disponible : <strong><em>« On a besoin de moi, je suis là. »</em></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-24-mars-une-succession-encore-ouverte">Le 24 mars, une succession encore ouverte</h2>



<p>La suite immédiate est désormais connue dans son calendrier, sinon dans son issue. <strong>L’assemblée générale de la CCI de Loir-et-Cher se tiendra le 24 mars.</strong> D’ici là, l’intérim est assuré par la première vice-présidente, <strong>Claudine de Sousa,</strong> conformément aux textes.</p>



<p>Sur le nom de la future ou du futur président, la prudence est restée de mise. <strong>Elle refuse de désigner publiquement qui que ce soit,</strong> même si elle indique qu’<strong><em>« un membre du bureau »</em> est volontaire pour se présenter</strong>. Cette retenue n’empêche pas le cadrage politique : la personne appelée à prendre la suite devra, dans son esprit, <strong>assurer la fin du mandat dans <em>« l’esprit qui a été le nôtre depuis quatre ans »</em>.</strong> Là encore, le mot-clé est la <strong>continuité.</strong> En attendant les <strong>prochaines élections consulaires en octobre 2027.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-je-pourrais-etre-a-nouveau-candidate">« Je pourrais être à nouveau candidate »</h2>



<p>Si l&rsquo;horizon semble lointain, la préparation d&rsquo;une liste est dans les tuyaux. Marie-Noëlle Amiot dit avoir déjà évoqué, en janvier, <strong>avec les présidents du Medef et de la CPME, l’idée d’une nouvelle <em>« liste d’union »</em>. </strong>Et elle lâche, au passage, ce qui constitue sans doute la phrase la plus politique du jour : <strong><em>« Je pourrais être à nouveau candidate. »</em></strong></p>



<p>Cette perspective, chez elle, s’accompagne d’<strong>une conception précise de ce que devrait être une liste consulaire</strong> : une liste paritaire, territoriale, plurielle, représentant le commerce, l’industrie et les services, ouverte au-delà des seuls syndicats patronaux, et composée d’entrepreneur·es réellement disposé·es à s’investir. L’élu consulaire, dit-elle, doit être à la fois <em>« l’ambassadeur »</em> des entreprises de son territoire vers la Chambre et l’ambassadeur de la Chambre vers son territoire.</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/marie-noelle-amiot-quitte-la-presidence-de-la-cci-41-sans-exclure-un-retour-les-explications">Marie-Noëlle Amiot quitte la présidence de la CCI 41 sans exclure un retour : les explications</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>[Municipales] Fermeture de la librairie Labbé : les réactions et propositions des candidats</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 08:23:15 +0000</pubDate>
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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/municipales-fermeture-de-la-librairie-labbe-les-reactions-et-propositions-des-candidats">[Municipales] Fermeture de la librairie Labbé : les réactions et propositions des candidats</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>La librairie Labbé va fermer ses portes.</strong> L&rsquo;émoi est grand en ville. Comme un état de choc qui ouvre une séquence politique majeure à Blois. Fondée en 1837, installée rue Porte-Chartraine, transmise sous le nom de la famille depuis 1973, <strong>elle fait partie de ces institutions</strong> que l’on croyait capables de tout dépasser. L’annonce d’Olivier Labbé de cesser son activité en juin 2026, avec le licenciement de onze salariés, a provoqué une émotion qui dépasse le seul périmètre du commerce du livre. <strong>À quelques semaines des élections municipales</strong> des 15 et 22 mars 2026, le sujet fait parler.</p>



<p>Avec une <strong>trésorerie fortement entamée</strong> ces deux dernières années, la <strong>concurrence de l’Espace culturel voisin (Leclerc)</strong> et l’implantation récente de <strong>Cultura</strong> en périphérie, la coupe est pleine pour Labbé. D&rsquo;autant plus qu&rsquo;à cela il faut ajouter <strong>un marché du livre en recul en 2025</strong>, et une <strong>mutation profonde des habitudes de consommation</strong>. Le libraire dit vouloir partir <em>« proprement »</em>, sans procédure collective ni dettes laissées derrière lui.</p>



<p>Dans ce contexte, <strong>nous avons demandé aux candidats à la mairie de Blois de se positionner, avec un diagnostic et des outils.</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-majorite-sortante-annonce-une-mobilisation">La majorité sortante annonce une mobilisation</h2>



<p><strong>Le maire de Blois, Marc Gricourt, et le président d’Agglopolys, Christophe Degruelle,</strong> ont rapidement réagi par un communiqué conjoint. Ils y expriment leur <em><strong>« regret »</strong></em> face à la disparition annoncée d’un <em>« acteur économique majeur du secteur culturel blésois »</em> et disent demeurer <em>« aux côtés des salariés ».</em> Ils précisent avoir été informés <em>« depuis plusieurs années »</em> de l’intention d’Olivier Labbé de cesser son activité et rappellent que le contexte national du livre est <em>« particulièrement difficile »</em>, marqué par un recul en 2025, une baisse du pouvoir d’achat et des changements profonds dans les modes de consommation.</p>



<p>Le communiqué met en avant le soutien public existant : achats des bibliothèques d’Agglopolys — notamment dans le cadre du prix Emmanuel-Roblès —, remise de dictionnaires aux élèves de CM2, appui aux grandes manifestations culturelles telles que les Rendez-vous de l&rsquo;histoire et bd BOUM. La ligne est celle d’une continuité d’action : <strong>les collectivités ont soutenu l’écosystème culturel et se tiennent prêtes à accompagner une reprise.</strong></p>



<p><strong>Une rencontre avec le libraire et les salariés est annoncée pour ce jeudi soir</strong> afin <em><strong>« d’examiner la situation »</strong></em> et <em><strong>« d’explorer des perspectives alternatives »</strong></em>, en mobilisant la Ville, l’agglomération et le <strong>conseil régional.</strong> <em>« Nous ne baissons pas les bras »</em>, écrit Marc Gricourt. La majorité assume ainsi une posture de <strong>mobilisation</strong> et d’ouverture à des solutions, tout en inscrivant la fermeture dans un contexte sectoriel et national défavorable.</p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-nicolas-orgelet-et-et-l-ouverture-a-des-modeles-alternatifs">Nicolas Orgelet et et l’ouverture à des modèles alternatifs</h2>



<p>Candidat de la liste <strong>Blois en commun, Nicolas Orgelet</strong> évoque une <em>« réelle tristesse »</em> et qualifie la librairie de <em>« poumon littéraire et culturel de Blois »</em>. Il rappelle que chacun garde un souvenir lié à l’enseigne : la découverte d’un livre, l’achat d’un cadeau au rayon jeunesse, les échanges avec des libraires. Pour lui, <strong>l’émotion immédiate et les centaines de commentaires publiés démontrent l’attachement profond des Blésoises et des Blésois à leur cœur de ville.</strong></p>



<p>L&rsquo;élu écologiste ne conteste pas les causes avancées : évolution des habitudes de consommation, désaffection des centres-villes. Mais il estime que <strong>l’attractivité du centre doit être <em>« repensée »</em></strong> et qu’il faut accepter de <em><strong>« s’ouvrir à des modèles différents »</strong></em>. Blois en commun affirme soutenir toute initiative de reprise, <strong>accompagner un éventuel repreneur</strong> et rester attentif au <strong>devenir des salariés.</strong> Surtout, il ouvre explicitement la porte à des formules alternatives : <strong>librairie associative, reprise en SCOP, inscription dans l’économie sociale et solidaire, mixité d’usage.</strong></p>



<p>Dans sa logique, <strong>il ne s’agit pas seulement de sauver un commerce, mais de transformer le cadre. </strong>L’émotion collective devient un point d’appui pour <em>« inventer un nouveau centre-ville »</em>, à dynamiser et à pérenniser dans <em>« l’écoute, le respect et la responsabilité ».</em></p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-malik-benakcha-un-double-electrochoc-et-des-instruments-d-intervention">Malik Benakcha : un « double électrochoc » et des instruments d’intervention</h2>



<p>Pour <strong>Malik Benakcha, candidat de la droite et du centre,</strong> la fermeture représente <em>« bien plus qu’un commerce »</em>. Elle fragilise, dit-il, <em>« un symbole du centre-ville »</em> et un lieu de transmission faisant partie de l’identité même de Blois. Mais sa prise de position est aussi <strong>une mise en cause de la méthode municipale. </strong>Selon lui, la situation était connue depuis plusieurs mois par l’équipe sortante et <em>« aucune action structurante »</em> n’a été engagée pour sécuriser l’avenir de la librairie. Annoncer aujourd’hui une mobilisation alors que rien n’aurait été fait en amont <em>« interroge ».</em></p>



<p>Il parle d’un <em><strong>« double électrochoc »</strong></em>. Électrochoc politique d’abord, car la séquence révélerait l’urgence de <em>« changer de méthode et d’équipe municipale »</em> pour le centre-ville : anticiper, structurer, investir, protéger les locomotives commerciales et culturelles. Électrochoc citoyen ensuite, car l’émotion prouverait que la librairie n’est <em>« pas un commerce comme un autre »</em> et pourrait susciter des vocations ou renforcer l’attrait pour des repreneurs.</p>



<p><strong>S’il était élu en mars 2026, il affirme agir immédiatement</strong> : mobilisation d’une foncière commerciale, accompagnement direct des repreneurs, aide financière ciblée <em>« si nécessaire »</em>, sécurisation du foncier, simplification des démarches. Il adresse un message clair aux éventuels candidats à la reprise : la collectivité serait <strong><em>« un partenaire concret, engagé et réactif »</em></strong>. Sa proposition repose sur des outils d’intervention économique identifiés et sur une stratégie foncière assumée.</p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-marine-bardet-denonce-la-recuperation">Marine Bardet dénonce la « récupération »</h2>



<p>Du côté du <strong>Rassemblement National, Marine Bardet</strong> qualifie l’annonce de <em>« nouvelle terrible »</em>, mais concentre d’abord sa critique sur ce qu’elle appelle une <em><strong>« récupération politique »</strong></em>. Selon elle, tout le monde cherche à s’emparer de l’histoire <em>« de ce pauvre monsieur Labbé »</em>, <strong>alors que d’autres commerces ferment sans susciter la même mobilisation.</strong></p>



<p>Elle rappelle que les difficultés n’étaient pas nouvelles : cinq repreneurs potentiels sans aboutissement, banques moins enclines à suivre les investisseurs, évolutions sociétales. Elle insiste sur la concurrence périphérique : après les importants travaux réalisés par la librairie, l’installation de l’Espace culturel voisin, puis celle de Cultura, auraient aggravé la situation. Pour elle, <strong>un maire doit être <em>« vraiment présent à l’Agglopolys »</em> et <em>« mettre les pieds dans le plat »</em></strong> pour <strong>éviter que des implantations périphériques</strong> fragilisent davantage les commerçants du centre de Blois.</p>



<p><strong>La candidate RN développe longuement la question du stationnement</strong>. Elle distingue les <em><strong>« courses rapides »</strong></em> — acheter du pain, une tranche de jambon, récupérer un enfant à une activité — du <strong><em>« shopping »</em> de promenade</strong>. Selon elle, le centre-ville doit offrir un stationnement <em>« imminent »</em> et accessible aux habitants. <strong>Elle propose de transformer le projet Saint-Vincent en grand parking.</strong></p>



<p><strong>Interrogée sur le maintien d’une librairie indépendante</strong>, elle souligne qu’il faut d’abord connaître <em>« tous les tenants et les aboutissants »</em> : prix du fonds, vente ou non des murs, adéquation au marché. Elle affirme que <strong>l’essentiel est qu’<em>« il y ait un commerce »</em> à cet emplacement,</strong> sans garantir que ce sera nécessairement une librairie. Son approche met l’accent sur la défense du centre face à la périphérie et sur les conditions pratiques de fréquentation.</p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-gildas-vieira-mediation-commandes-publiques-et-alerte-sur-l-effet-domino">Gildas Vieira : médiation, commandes publiques et alerte sur l’effet domino</h2>



<p>Candidat sans étiquette, <strong>Gildas Vieira nous explique avoir rencontré Olivier Labbé pour discuter de solutions. </strong>Selon lui, certaines propositions pouvaient être <em>« intéressantes »</em>, mais le libraire a souligné plusieurs obstacles : complexité des marchés publics, âge, concurrence de l’Espace culturel voisin. Il avance<strong> l’idée d’un <em>« terrain d’entente »</em> entre la librairie et l’Espace culturel Leclerc, afin de <em>« bien séparer les rôles »</em></strong> et permettre à Labbé de conserver pleinement son activité de vente de livres. Cette solution supposerait un accompagnement municipal et une discussion approfondie. Au cœur de sa proposition figure <strong>le levier des commandes publiques</strong> : renforcer les achats des bibliothèques, orienter davantage les livres scolaires vers la librairie, travailler sur les marchés publics pour créer un flux sécurisé, proposer une mixité d&rsquo;usages. </p>



<p>Le candidat Vieira <strong>alerte aussi sur l’effet domino.</strong> Selon lui, la librairie constituait un point d’ancrage : des clients venaient y acheter des livres avant de consommer ailleurs. <strong>Sa disparition pourrait fragiliser d’autres commerces.</strong> Il évoque un centre-ville <em>« à genoux »</em> et considère que la fermeture envoie un <em>« signal fort »</em> à ceux qui doutaient encore de la gravité de la situation. <strong>La redynamisation globale du cœur de ville demeure, à ses yeux, la condition sine qua non</strong> : sans davantage de fréquentation, <em>« quoi qu’on mette en place, ce sera compliqué ».</em></p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-dossier-devenu-barometre">Un dossier devenu baromètre</h2>



<p>On le voit, la librairie Labbé est passée du statut d’institution commerciale à celui de baromètre politique. Chaque candidat y projette sa vision du centre-ville : continuité et mobilisation institutionnelle pour la majorité, transformation coopérative pour Blois en commun, intervention économique structurée pour la droite-centre, défense face à la périphérie et priorité au stationnement pour le Rassemblement National, opération cœur de ville, médiation et commandes publiques pour Gildas Vieira.</p>



<p><strong>La fermeture est annoncée pour juin 2026. Les électeurs voteront en mars.</strong> Entre ces deux échéances, le débat sur la librairie Labbé est devenu l’un des fils conducteurs de la campagne municipale. Reste à savoir si une solution émergera, ou si l’histoire commencée en 1837 s’achèvera au début de l’été, laissant à la prochaine équipe municipale le soin d’écrire un nouveau chapitre pour le cœur de Blois.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/municipales-fermeture-de-la-librairie-labbe-les-reactions-et-propositions-des-candidats">[Municipales] Fermeture de la librairie Labbé : les réactions et propositions des candidats</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Budget 2026 du Loir-et-Cher : des équilibres dans un contexte de contraintes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 10:03:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[1.2.3... Les informations]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réunis en session plénière le 5 février 2026, les élus du conseil départemental de Loir-et-Cher ont adopté le budget primitif pour l’année 2026. Ce vote intervient dans un contexte national de fortes tensions budgétaires, quelques jours après l’adoption du budget de l’État par le recours à l’article 49.3. Le Département présente un budget de 455,4 &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/budget-2026-du-loir-et-cher-des-equilibres-dans-un-contexte-de-contraintes">Budget 2026 du Loir-et-Cher : des équilibres dans un contexte de contraintes</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Réunis en session plénière le 5 février 2026, <strong>les élus du conseil départemental de Loir-et-Cher ont adopté le budget primitif pour l’année 2026.</strong> Ce vote intervient dans un contexte national de fortes tensions budgétaires, quelques jours après l’adoption du budget de l’État par le recours à l’article 49.3. <strong><a href="https://www.departement41.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Département</a> présente un budget de 455,4 millions d’euros,</strong> équilibré en dépenses et en recettes, qu’il qualifie de <em>« réaliste et ambitieux »</em>, tout en reconnaissant la fragilité croissante du <a href="https://bloiscapitale.com/le-departement-en-alerte-face-a-une-degradation-budgetaire-persistante" target="_blank" rel="noreferrer noopener">modèle financier départemental.</a></p>



<p>Le président du conseil départemental, <strong>Philippe Gouet</strong>, replace ce budget dans une dynamique nationale qu’il estime très défavorable aux départements. <em>« <strong>Entre 2022 et 2025, ce sont 6 milliards d’euros de dépenses supplémentaires liées à des transferts de charges sans compensation de l’État qui ont été imposées à la strate des départements</strong> »,</em> a-t-il rappelé, en soulignant qu’à cette hausse des charges s’ajoute <strong>un recul des recettes estimé à 8,5 milliards d’euros sur la même période.</strong> Selon l&rsquo;élu, cette situation explique les difficultés rencontrées par une majorité de départements : <em>« On estime aujourd’hui que plus de 60 départements sont en grande difficulté, aussi bien sur le budget 2025 que sur les prévisions du budget 2026. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-budget-equilibre-mais-une-epargne-fortement-reduite">Un budget équilibré, mais une épargne fortement réduite</h3>



<p>Pour 2026, le budget primitif du Loir-et-Cher s’établit donc à <strong>455,4 millions d’euros</strong>, avec <strong>387,2 M€ en fonctionnement</strong> et <strong>68,2 M€ en investissement</strong>, soit 58 M€ hors remboursement du capital de la dette. Les recettes atteignent 405,6 M€ en fonctionnement et 49,8 M€ en investissement. Cette structure permet de <strong>dégager une épargne brute</strong> destinée à couvrir le remboursement du capital de la dette (<strong>10,2 M€</strong>) et à autofinancer une partie des investissements (<strong>8,2 M€</strong>). Si l’épargne nette progresse par rapport au budget primitif 2025, où elle s’élevait à <strong>2 M€</strong>, son niveau demeure limité. Sur ce point, Philippe Gouet a rappelé l’ampleur de la dégradation observée ces dernières années : <em>« <strong>Trois ans avant, on avait des niveaux d’épargne entre 22 et 23 millions d’euros. On a fait face à un effondrement.</strong> »</em> Pour 2026, la remontée attendue reste modeste : <em>« <strong>On remonte notre niveau d’épargne à environ 8 millions d’euros. C’est extrêmement ténu.</strong> »</em> Le président a également souligné que certains départements se trouvent désormais en épargne nette négative, situation que le Loir-et-Cher cherche précisément à éviter.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-solidarites-priorite-budgetaire-et-point-de-fragilite">Les solidarités, priorité budgétaire et point de fragilité</h3>



<p><strong>Les politiques de solidarité demeurent le premier poste de dépenses du Département.</strong> En 2026, elles représentent <strong>283 millions d’euros</strong>, soit <strong>62 % du budget global</strong>. Cette enveloppe se répartit entre l’insertion et le logement (<strong>72 M€</strong>), les personnes en situation de handicap (<strong>65 M€</strong>), l’autonomie des personnes âgées (<strong>74 M€</strong>) et l’enfance, la famille et la santé (<strong>72 M€</strong>).</p>



<p>Le Département rappelle que les crédits dédiés aux solidarités <strong>ont augmenté de près de 44 M€ entre 2020 et 2026.</strong> Mais cette progression s’accompagne, selon l’exécutif, d’un désengagement financier de l’État sur les allocations individuelles de solidarité. <em>« <strong>Il y a une dizaine d’années, nous étions compensés à hauteur de 70 %. Aujourd’hui, on est plus près de 40 à 45 % de compensation</strong> »</em>, a indiqué Philippe Gouet. Des engagements évoquant un retour à un partage à parts égales à partir de 2027 sont jugés incertains : <em>« <strong>Et même si on arrivait à 50-50, on resterait loin du seuil d’il y a dix ans.</strong> »</em></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="610" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4856-1024x610.jpeg" alt="Cyrille Bonvillain (DGS) et Philippe Gouet, président du Département " class="wp-image-30966" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4856-1024x610.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4856-300x179.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4856-768x458.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4856-1536x915.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4856-2048x1220.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Cyrille Bonvillain (DGS) et Philippe Gouet, président du Département </figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-recettes-a-la-dynamique-limitee">Des recettes à la dynamique limitée</h3>



<p>Les recettes prévisionnelles du budget 2026 progressent de <strong>1,3 %</strong> par rapport au total voté en 2025. Une évolution qualifiée de <em>« faible »</em> par l’exécutif départemental. Elle repose essentiellement sur les droits de mutation à titre onéreux (DMTO) et la taxe sur les contrats d’assurance, tandis que la dotation globale de fonctionnement demeure stable. Sur les DMTO, Philippe Gouet a évoqué un ralentissement du marché immobilier observé début 2026 : <em>« <strong>En janvier, on est retombés à un peu plus de 14 %, ce qui traduit un ralentissement du marché immobilier.</strong> »</em> Il a également souligné l’existence d’un seuil de tension sur les transactions : <em>« <strong>En dessous de 250 000 euros, les gens achètent sans trop de difficultés. Au-delà, c’est plus compliqué.</strong> »</em> La hausse de 0,5 % des DMTO votée en 2025 contribue mécaniquement aux recettes, mais le Département rappelle se situer désormais au plafond autorisé, comme la quasi-totalité des départements.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-niveau-d-investissement-maintenu">Un niveau d’investissement maintenu</h3>



<p>Malgré ces contraintes, le Loir-et-Cher maintient un niveau d’investissement de <strong>58 M€</strong> en 2026 hors remboursement de la dette. Les principaux postes concernent les routes, ponts et bâtiments départementaux (<strong>57 M€</strong>), l’éducation, la jeunesse et les collèges (<strong>33 M€</strong>), ainsi que plusieurs projets structurants, dont la passerelle sur la Loire. Le président a insisté sur la prudence adoptée en matière d’endettement : <em>« <strong>Nous souhaitons limiter au maximum le recours à l’emprunt. C’est vital pour la bonne santé financière du département.</strong> »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-culture-sport-et-vie-associative-credits-stabilises">Culture, sport et vie associative : crédits stabilisés</h3>



<p>Le budget 2026 reconduit une enveloppe de <strong>11 millions d’euros</strong> consacrée à la culture, au sport et à la vie associative. Un maintien assumé par l’exécutif : <em>« <strong>La culture et le sport sont des ciments de notre société.</strong> »</em></p>



<p>Le Département confirme le maintien de ses dotations aux communes et intercommunalités à hauteur de <strong>7,5 millions d’euros</strong>, complétées par d’autres dispositifs de soutien aux projets locaux.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-sante-poursuite-du-plan-41-bonne-sante">Santé : poursuite du plan « 41 Bonne Santé »</h3>



<p>Le président est également revenu sur la politique de santé départementale. Selon les chiffres avancés, le plan <em>« 41 Bonne Santé »</em> a permis, en deux ans, l’installation de <strong>près de 130 professionnels de santé</strong>, toutes professions confondues, dont <strong>43 en 2025</strong>. <em>« <strong>Nous sommes le seul département en France à avoir fait venir autant de professionnels de santé à s’installer sur cette période</strong> »,</em> a affirmé Philippe Gouet.</p>



<p>Le Département prévoit la mise en place d’<strong>un guichet unique pour accompagner les professionnels dans leur installation, </strong>ainsi que des dispositifs pour les étudiants en santé (logements, mobilité). Un financement supplémentaire de <strong>400 000 euros</strong> est maintenu pour l’extension ou la construction de <strong>maisons de santé pluriprofessionnelles,</strong> et le déploiement de la <strong>télémédecine</strong> est annoncé dans le nord du département.</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/budget-2026-du-loir-et-cher-des-equilibres-dans-un-contexte-de-contraintes">Budget 2026 du Loir-et-Cher : des équilibres dans un contexte de contraintes</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>La Cantine Poulain : le chantier d’un lieu qui veut relier mémoire et innovation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 16:43:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a, dans certains bâtiments, une manière de résister au temps. À Blois, dans le quartier de la Chocolaterie, à deux pas de la gare, la Cantine Victor-Auguste Poulain fait partie de ces lieux qui n’ont pas seulement vieilli : ils ont attendu. Attendu qu’on admette qu’un morceau de ville ne se termine pas &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il y a, dans certains bâtiments, une manière de résister au temps. <strong>À Blois, dans le quartier de la Chocolaterie, à deux pas de la gare, la Cantine <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-la-statue-de-victor-auguste-poulain-retrouve-sa-place" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Victor-Auguste Poulain</a></strong> fait partie de ces lieux qui n’ont pas seulement vieilli : ils ont attendu. Attendu qu’on admette qu’un morceau de ville ne se termine pas tant qu’il peut avoir une nouvelle vocation.</p>



<p><strong>Ce jeudi, jour du lancement de chantier,</strong> en présence du dernier descendant, <strong>René Poulain,</strong> le décor n’est pas un décor : c’est un bâtiment ouvert, brut, parfois mis à nu, où l’on entend encore l’écho des usages passés et où l’on vient désormais <strong>projeter des usages futurs.</strong> Sur place, les mots s’accrochent à la matière. On parle de patrimoine, de performance thermique, de sécurité incendie, d’innovation, de tiers-lieu, de pédagogie immersive, de mise en réseau régionale. On abat symboliquement un mur. On prononce le nom de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Schumpeter" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Joseph Schumpeter</a>. On parle de <strong><em>“faire entrer la lumière et le vent”</em></strong>. Et derrière ces formulations, c’est une question très concrète qui se pose : que peut-on faire, aujourd’hui, d’un héritage industriel, sans le réduire à un souvenir ni le trahir par un usage artificiel ?</p>



<p>La réponse, ici, prend un nom, une date d’ouverture annoncée, <strong>septembre 2027, </strong>et une ambition affichée : <strong>réhabiliter la Cantine Victor-Auguste Poulain,</strong> dernier bâtiment emblématique du site à ne pas avoir encore trouvé sa place dans la métamorphose du quartier, et en faire <strong>un lieu dédié à l’innovation, au croisement des entreprises, de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’entrepreneuriat.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="913" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4866-1024x913.jpeg" alt="Cantine Poulain" class="wp-image-30945" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4866-1024x913.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4866-300x267.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4866-768x685.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4866-1536x1370.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4866-2048x1826.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-batiment-qui-porte-une-histoire-jusque-dans-sa-forme">Un bâtiment qui porte une histoire, jusque dans sa forme</h3>



<p>Avant même d’être un projet, la Cantine Poulain est un fait urbain et architectural. L’architecte <strong><a href="https://so-architecte.fr/mentions-legales/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sophie Léger-Blanchard</a></strong> rappelle d’emblée le cadre patrimonial : <em>« Nous sommes ici dans un bâtiment qui est partiellement inscrit au titre des Monuments historiques depuis 1997. »</em> Ce détail conditionne tout le reste : ce que l’on peut faire, ce que l’on doit préserver, ce qu’il faudra négocier, ce qu’il faudra inventer sans improviser.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4893-1024x768.jpeg" alt="Cantine Poulain Blois" class="wp-image-30943" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4893-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4893-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4893-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4893-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4893-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Elle insiste sur la nature même de <strong>l’architecture : <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Style_n%C3%A9o-roman" target="_blank" rel="noreferrer noopener">néo-romane</a></strong>, inspirée du roman médiéval, mais déjà traversée par la révolution industrielle, par l’apparition de nouveaux procédés, de nouveaux matériaux, d’une autre manière de construire. Le bâtiment, dit-elle, est une <strong><em>“synthèse technique”</em>,</strong> et sa chronologie est posée précisément. <strong>Un premier volume, côté nord, rue de la Chocolaterie, construit en 1864.</strong> Puis la halle où se tient la prise de parole, construite en 1867. Ensuite, le développement du site vers l’est et le sud, au fil de l’histoire industrielle.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4897-1024x768.jpeg" alt="Cantine Poulain Blois" class="wp-image-30942" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4897-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4897-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4897-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4897-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4897-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Dans le récit qui circule ce matin-là, une bascule revient comme une ligne de fracture. Le lieu a d’abord accueilli des ateliers de fabrication, avant de changer d’usage pour devenir la cantine de l’usine, jusqu’au début des années 1990. Puis le vide. <em><strong>« Le bâtiment est resté inutilisé pendant quasiment trente ans »</strong></em>, rappelle l’architecte, avant de donner la phrase clef, celle qui résume l’intention : <em>« L’esprit du projet a été de recréer un lien, un pont, entre cet héritage ancien et les usages actuels et futurs que l’on souhaite redonner à ce lieu. »</em> Cela avec <strong>une étiquette énergétique en B et une étiquette climat en A.</strong> </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="675" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4879-1024x675.jpeg" alt="Cantine Poulain" class="wp-image-30947" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4879-1024x675.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4879-300x198.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4879-768x506.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4879-1536x1013.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4879-2048x1351.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Le moment le plus spectaculaire du lancement du chantier est un geste : <strong>la destruction symbolique d’un mur</strong>. <em>« Pour faire entrer la lumière et le vent »</em>, dit <strong>Christophe Degruelle</strong>. Le président d&rsquo;Agglopolys évoque l&rsquo;économiste Philippe Aghion, mentionne Schumpeter, et pose l’idée d’un double mouvement : <em>« Schumpeter parlait toujours de ce qu’il appelait la destruction créatrice : <strong>à la fois le désir destructeur et le désir créateur. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="595" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4878-1024x595.jpeg" alt="Cantine Poulain Blois" class="wp-image-30948" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4878-1024x595.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4878-300x174.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4878-768x447.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4878-1536x893.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4878-2048x1191.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-lieu-pour-rapprocher-ce-qui-travaille-trop-souvent-separement">Un lieu pour rapprocher ce qui travaille trop souvent séparément</h3>



<p>À travers l’ensemble des prises de parole, une conviction revient : <strong>l’innovation, c’est une organisation. </strong>Pour que le lieu vive, il faut une gouvernance, une animation, un fonctionnement <strong>qui rende possibles des rencontres réelles et des projets concrets.</strong> C&rsquo;est ce qui motive ici Agglopolys, la CCI, l’INSA Centre-Val de Loire, et l’IUT de Blois rattaché à l’Université de Tours.</p>



<p>Dans les discours, la même idée se décline avec des mots différents. <strong>François Bonneau,</strong> président de la Région Centre-Val de Loire, formule cela comme une correction d’un défaut ancien. Il parle de <em>“ponts”</em> à reconstruire et de cloisons à faire tomber. <em>« Vous recréez des ponts là où, hier, nous fonctionnions trop souvent par cloisonnements »</em>, dit-il, en insistant sur <strong>la nécessité de relier le temps des études, le temps de la recherche, et le temps de l’activité économique.</strong></p>



<p>Le propos est à la fois local et général : local parce qu’il s’ancre dans un bâtiment précis, à Blois ; général parce qu’il décrit <strong>une phase <em>“de rupture”</em> où les sociétés doivent réinventer leur rapport à l’environnement et où le rythme des innovations bouleverse tous les secteurs.</strong> François Bonneau insiste sur un point qui traverse aussi les inquiétudes des acteurs économiques : <strong>attirer les jeunes vers l’industrie ne se fera pas <em>“comme avant”</em>.</strong> Le lien recherche-innovation-développement devient la condition pour <strong>rendre l’industrie désirable, intelligible, et surtout vivante.</strong></p>



<p><strong>Samuel Callé, directeur de l’IUT de Blois,</strong> situe clairement la Cantine Victor-Auguste Poulain comme une opportunité pour l’antenne blésoise car l’innovation est <em><strong>“dans l’ADN”</strong></em> <strong>des universités.</strong> À partir de là, le discours déroule une cohérence entre les objectifs du lieu et les activités de l’IUT : enseignement, recherche, matériaux, énergie, intelligence artificielle, entrepreneuriat étudiant, liens avec les entreprises, sensibilisation aux transitions.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4863-1024x768.jpeg" alt="Cantine Poulain Blois" class="wp-image-30946" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4863-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4863-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4863-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4863-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4863-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p><strong>Yann Chamaillard, directeur de l’INSA Centre-Val de Loire,</strong> donne au projet l’une de ses formulations les plus incarnées, parce qu’il parle d’un quotidien : voir le bâtiment depuis son bureau, tous les jours, et vouloir <em>“traverser la rue”</em>. Sa satisfaction, dit-il, est ancienne : la Cantine Poulain est un sujet posé dès sa candidature à la direction de l’école. Et au-delà de l’aboutissement, il met en avant ce qu’il considère comme exemplaire : <strong>la manière dont les acteurs ont su se parler.</strong> Il insiste sur l’écoute, sur la <em>“feuille blanche”</em>, sur <strong>la capacité à comprendre les enjeux des autres et à trouver, au croisement, une projection possible.</strong> </p>



<p>Le responsable décrit ensuite les effets attendus : <strong>étudiants <em>“challengés”</em>, entreprises qui trouvent des idées, acteurs qui repèrent des profils, rencontre productive entre l’énergie étudiante et les contraintes industrielles.</strong> Et il annonce, surtout, que l’histoire ne va pas attendre la fin des travaux : l’INSA entend activer la <em><strong>“Cantine hors les murs”</strong></em>, en organisant des actions avant l’ouverture, dans le cadre de dispositifs à l’échelle régionale et nationale, en lien avec le pôle universitaire d’innovation qui associe Tours, Orléans et l’INSA.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-financement-et-l-amenagement">Le financement et l&rsquo;aménagement</h3>



<p>Le bâtiment a été acquis auprès de la CCI pour <strong>221 000 euros</strong>. Les travaux, pour un montant total de <strong>3,35 millions d’euros,</strong> sont financés par <strong>Agglopolys à la hauteur de 1,87 M€</strong>,  <strong>900 000 euros de fonds FEDER</strong>, mobilisés via le Conseil régional, <strong>300 000 euros de la Région Centre-Val de Loire</strong> dans le cadre du contrat régional de solidarité territoriale, des concours de <strong>l’État</strong> à hauteur de <strong>142 000 euros</strong>, <strong>75 000 euros</strong> et <strong>50 000 euros</strong> au titre de différents dispositifs, ainsi que par une participation de la <strong>Banque des Territoires</strong> de <strong>13 740 euros</strong>. Et maintenant, comme l’a dit l’architecte, <em><strong>“place au chantier”</strong></em>. </p>



<p>L’aménagement de la Cantine Victor-Auguste Poulain porte sur <strong>530 m² de surfaces utiles</strong>, organisées autour d’un <strong>grand volume central traversant</strong>, pensé comme un espace de rencontres et d’événementiel. Les volumes intérieurs sont structurés par une <strong>circulation de type “rue intérieure”</strong>, desservant différents espaces de travail et de projets répartis sur plusieurs niveaux. Le projet prévoit des <strong>espaces dédiés à l’innovation et à l’entrepreneuriat</strong>, incluant l’accueil de <strong>cinq start-ups</strong>, des bureaux pour les <strong>étudiants entrepreneurs</strong>, la <strong>Junior-Entreprise</strong>, ainsi que des espaces de travail collaboratif mobilisables par les entreprises, les chercheurs, les enseignants et les étudiants. L’aménagement intègre également des <strong>espaces pédagogiques</strong> destinés à des formats d’enseignement immersifs, ainsi qu’un <strong>espace événementiel modulable</strong>. Les grandes <strong>arches en brique restaurées</strong> permettent l’accès à une <strong>terrasse végétalisée</strong>, tandis que la charpente existante est remplacée par une <strong>charpente métallique neuve</strong>, affirmant la mémoire industrielle du lieu tout en accompagnant ses nouveaux usages.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/la-cantine-poulain-le-chantier-dun-lieu-qui-veut-relier-memoire-et-innovation">La Cantine Poulain : le chantier d’un lieu qui veut relier mémoire et innovation</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>La pollution aux PFAS pèse au minimum 40 milliards d’euros annuels</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Jan 2026 13:49:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ils sont invisibles, persistants, omniprésents. Les PFAS — substances per- et polyfluoroalkylées — contaminent depuis plusieurs décennies l’environnement européen sans jamais disparaître réellement. Une étude commandée par la Commission européenne et publiée en janvier 2026 dresse pour la première fois une évaluation globale, chiffrée et prospective du coût de cette pollution pour la société. Le &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/la-pollution-aux-pfas-pese-au-minimum-40-milliards-deuros-annuels">La pollution aux PFAS pèse au minimum 40 milliards d’euros annuels</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p>Ils sont invisibles, persistants, omniprésents. <strong>Les PFAS</strong> — substances per- et polyfluoroalkylées — contaminent depuis plusieurs décennies l’environnement européen sans jamais disparaître réellement. Une étude commandée par la <strong><a href="https://environment.ec.europa.eu/news/new-study-confirms-huge-and-growing-costs-pfas-pollution-2026-01-29_en" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Commission européenne</a></strong> et publiée en janvier 2026 dresse pour la première fois <strong>une évaluation globale, chiffrée et prospective du coût de cette <a href="https://bloiscapitale.com/helene-menou-et-florent-gropart-cobayes-loir-et-cheriens-pour-mesurer-les-pfas" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pollution</a> pour la société.</strong> Le constat est lourd : même limitée à quelques molécules, la facture se compte déjà <strong>en dizaines de milliards d’euros par an.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-exposition-generalisee-de-la-population">Une exposition généralisée de la population</h2>



<p>Utilisés depuis les années 1950 pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes ou résistantes à la chaleur, <strong>les PFAS se retrouvent aujourd’hui dans l’eau, les sols, l’air, l’alimentation et le sang humain</strong>. Leur particularité tient à leur extrême stabilité chimique : une fois émis, ils se dégradent très lentement, parfois sur plusieurs décennies.</p>



<p>Les modélisations réalisées pour l’ensemble de l’Espace économique européen montrent que <strong>la quasi-totalité de la population est aujourd’hui exposée aux PFAS, à des niveaux variables.</strong> Trois grands profils sont distingués : la population générale, dite « de fond » ; les populations vivant à proximité de sites industriels ou de zones contaminées ; les travailleurs exposés professionnellement.</p>



<p><strong>En 2024, près de 14 % de la population européenne vivrait déjà dans des zones à exposition élevée.</strong> En l’absence de changement majeur, cette proportion pourrait encore augmenter d’ici 2050, sous l’effet de la hausse des usages et de la persistance des contaminations existantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-effets-sanitaires-desormais-documentes">Des effets sanitaires désormais documentés</h2>



<p>La littérature scientifique analysée dans le rapport établit des liens solides entre l’exposition à certains PFAS et plusieurs <strong>atteintes à la santé humaine</strong>. Parmi les effets les mieux documentés figurent notamment des troubles immunitaires et endocriniens, des atteintes hépatiques, des maladies cardiovasculaires, des troubles de la reproduction, des effets sur la grossesse et le développement fœtal, certains cancers. Pour pouvoir quantifier économiquement ces impacts, <strong>l’étude se limite à quatre substances pour lesquelles les données sont jugées suffisamment robustes</strong> : le PFOA, le PFOS, le PFHxS et le PFNA. Un choix méthodologique qui conduit les auteurs à souligner à plusieurs reprises que <strong>leurs estimations constituent un minimum,</strong> et non une évaluation exhaustive du risque sanitaire réel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-facture-sanitaire-deja-massive">Une facture sanitaire déjà massive</h2>



<p>Pour l’année 2024, les coûts sanitaires attribuables à l’exposition à ces quatre PFAS sont estimés à environ <strong>39,5 milliards d’euros par an</strong> à l’échelle européenne. Ces coûts intègrent <strong>une partie des dépenses de santé et des pertes de productivité,</strong> mais aussi les pertes de qualité et d’espérance de vie, les maladies chroniques liées à l’exposition, et les décès statistiques attribuables à la pollution. À ces montants s’ajoutent environ <strong>3,8 milliards d’euros par an</strong> liés à la dépollution des sols et au traitement de l’eau. Résultat, la pollution aux PFAS représente déjà plus de <strong>40 milliards d’euros annuels</strong> <strong>pour la société européenne.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quatre-scenarios-pour-mesurer-le-cout-de-l-action-et-de-l-inaction">Quatre scénarios pour mesurer le coût de l’action… et de l’inaction</h2>



<p>L’étude projette ces coûts jusqu’en 2050 selon quatre hypothèses distinctes. <strong>Le premier scénario, dit <em>« tendanciel »</em>, correspond à la poursuite des pratiques actuelles.</strong> Dans ce cas, les émissions de PFAS continueraient d’augmenter, les zones contaminées s’étendraient, et la pollution s’inscrirait durablement dans les territoires. Le coût cumulé atteindrait environ <strong>440 milliards d’euros</strong> d’ici 2050.</p>



<p>Le deuxième scénario repose sur l’application stricte de la directive européenne <strong>sur l’eau potable.</strong> Si les concentrations dans l’eau diminuent localement, l’étude montre que <strong>l’impact sanitaire reste très limité, l’alimentation</strong> constituant la principale source d’exposition. <strong>Le coût global demeure alors comparable (450 milliards €</strong>).</p>



<p>Le troisième scénario correspond au <strong>respect de normes environnementales très strictes sur les eaux de surface et les nappes souterraines.</strong> Cette option permettrait de réduire fortement l’exposition humaine, mais au prix d’un <strong>traitement massif des eaux usées dans toute l’Europe.</strong> Le coût cumulé dépasserait alors <strong>1 700 milliards d’euros</strong>, essentiellement en raison des investissements techniques nécessaires.</p>



<p><strong>Le quatrième scénario envisage un arrêt progressif de la production et des usages des PFAS.</strong> Dans cette hypothèse, les émissions chuteraient fortement à partir de 2030, entraînant une diminution lente mais durable de la contamination humaine, compte tenu de la persistance des substances déjà présentes. Ce scénario apparaît comme le moins coûteux à long terme, avec un coût estimé à <strong>environ 330 milliards d’euros</strong> sur la période.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-interdire-plutot-que-reparer">Interdire plutôt que réparer</h2>



<p>L’un des enseignements majeurs de l’étude tient dans ce paradoxe économique : plus l’action est tardive, plus elle devient coûteuse. <strong>Traiter la pollution une fois installée</strong> — notamment par des systèmes de filtration de l’eau — <strong>s’avère nettement plus onéreux que la réduction à la source.</strong></p>



<p>Les auteurs soulignent également que les coûts environnementaux n’ont pas pu être pleinement chiffrés. <strong>Les atteintes à la biodiversité, à la production alimentaire ou aux services écosystémiques pourraient pourtant représenter, à terme, plusieurs milliards d’euros supplémentaires.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-cout-probablement-sous-estime">Un coût probablement sous-estimé</h2>



<p>L’étude insiste enfin sur ses propres limites. Les calculs ne concernent qu’une infime partie des PFAS existants, <strong>sans prise en compte des effets combinés entre substances, des expositions chroniques sur plusieurs générations, des impacts écologiques indirects.</strong> Autrement dit, les montants avancés ne constituent pas une estimation maximale, mais un <strong>seuil minimal documenté.</strong></p>



<p>À travers cette analyse, la Commission européenne met en lumière une réalité désormais difficile à ignorer : <strong>la pollution aux PFAS n’est plus seulement une question environnementale, mais un enjeu sanitaire, économique et politique de long terme.</strong> Derrière les chiffres, comme une évidence : interdire.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Source : European Commission: Directorate-General for Environment, Ricardo, Trinomics and WSP, <em>The cost of PFAS pollution for our society – Final report</em>, Publications Office of the European Union, 2026, <a href="https://data.europa.eu/doi/10.2779/9590509" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://data.europa.eu/doi/10.2779/9590509</a></p>



<p></p>
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		<title>Blois 4ᵉ ville moyenne la plus attractive de France selon le baromètre Arthur Loyd</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Jan 2026 09:15:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son Baromètre Arthur Loyd 2025, publié dans le cadre de sa 9ᵉ édition, le réseau national de conseil en immobilier d’entreprise dresse le palmarès des métropoles et agglomérations françaises les plus attractives et résilientes. Parmi les cinquante aires d’attraction analysées à l’échelle nationale, l’aire d’attraction de Blois se hisse à la 4ᵉ place des &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans son <strong><a href="https://www.arthur-loyd.com/barometre/barometre-9eme-edition" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Baromètre Arthur Loyd 2025</a></strong>, publié dans le cadre de sa <strong>9ᵉ édition</strong>, le réseau national de conseil en immobilier d’entreprise dresse le palmarès des <strong>métropoles et agglomérations françaises les plus attractives et résilientes</strong>. Parmi les cinquante aires d’attraction analysées à l’échelle nationale, <strong>l’aire d’attraction de Blois se hisse à la 4ᵉ place des agglomérations de taille moyenne</strong>, confirmant sa position parmi les <a href="https://bloiscapitale.com/philippe-gouet-et-le-grand-chantier-des-freins-au-recrutement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">territoires</a> les mieux classés de sa catégorie.</p>



<p>Ce classement concerne les aires d’attraction comprises entre <strong>100 000 et 300 000 habitants</strong>, telles que définies par l’INSEE, c’est-à-dire des bassins de vie structurés autour des flux domicile-travail et non des périmètres administratifs. Dans cette catégorie, Blois figure immédiatement derrière <strong>Bayonne</strong>, <strong>Poitiers</strong> et <strong>La Rochelle</strong>, qui composent le trio de tête du palmarès 2025.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-barometre-fonde-sur-75-indicateurs-statistiques">Un baromètre fondé sur 75 indicateurs statistiques</h3>



<p>Le Baromètre Arthur Loyd repose sur une méthodologie strictement quantitative. Pour cette 9ᵉ édition, <strong>75 indicateurs statistiques</strong> ont été mobilisés, issus de plus de <strong>30 sources officielles ou reconnues</strong>, afin d’évaluer l’attractivité et la résilience des territoires français sur la période <strong>2024–2025</strong>. Ces indicateurs sont répartis en <strong>quatre grandes thématiques</strong> :<strong> la vitalité économique, l’accueil des entreprises et l’immobilier professionnel, la connectivité, le capital humain et les transitions, la qualité de vie.</strong> L’ensemble de ces données est agrégé sans pondération afin de constituer l’<strong>indice d’attractivité et de résilience</strong>, permettant de comparer objectivement cinquante aires d’attraction françaises représentant <strong>82 % de la population vivant dans des territoires de plus de 100 000 habitants.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-premiere-place-nationale-pour-l-accueil-des-entreprises-et-l-immobilier-professionnel">Première place nationale pour l’accueil des entreprises et l’immobilier professionnel</h3>



<p>Le principal enseignement du baromètre pour le territoire blésois concerne la thématique <em><strong>« Accueil des entreprises et immobilier professionnel »</strong>.</em> Sur ce critère, <strong>Blois se classe 1ʳᵉ de l’ensemble des agglomérations de taille moyenne</strong>. Cette thématique regroupe notamment les indicateurs relatifs aux performances du marché immobilier professionnel, aux conditions d’implantation et aux coûts associés à l’accueil des entreprises. Dans le cadre du baromètre, ce résultat constitue l’un des marqueurs les plus différenciants du positionnement de Blois à l’échelle nationale</p>



<p>Sur la <strong>vitalité économique</strong>, Blois se situe au <strong>15ᵉ rang</strong> de sa catégorie. Concernant la <strong>connectivité, le capital humain et les transitions</strong>, l’aire d’attraction blésoise atteint la <strong>14ᵉ place</strong>. Enfin, sur la <strong>qualité de vie</strong>, Blois se positionne au <strong>8ᵉ rang</strong> parmi les agglomérations de taille moyenne. Ces résultats combinés expliquent le classement global du territoire, dans un baromètre où aucun indicateur n’est pondéré et où chaque thématique contribue de manière équivalente à l’indice final.</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/blois-4%e1%b5%89-ville-moyenne-la-plus-attractive-de-france-selon-le-barometre-arthur-loyd">Blois 4ᵉ ville moyenne la plus attractive de France selon le baromètre Arthur Loyd</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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