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	<title>Archives des Economie - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des Economie - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Albator, Capitaine Flam, Lupin, Saint Seiya, Goldorak… comment Blois mise sur ces héros pour faire bouger son centre-ville</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2026 10:25:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Trente stickers, trente commerces, cinq univers cultes et 2 000 albums à compléter. Du 17 octobre au 22 novembre, Blois va transformer son centre-ville en terrain de collection autour de Goldorak, Albator, Capitaine Flam, Lupin et Saint Seiya. Derrière le jeu gratuit imaginé avec bd BOUM, les éditions Kana et les Vitrines de Blois, l’ambition &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/goldorak-albator-capitaine-flam-lupin-saint-seiya-comment-blois-mise-sur-ces-heros-pour-faire-bouger-son-centre-ville">Albator, Capitaine Flam, Lupin, Saint Seiya, Goldorak… comment Blois mise sur ces héros pour faire bouger son centre-ville</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Trente stickers, trente commerces, cinq univers cultes et 2 000 albums à compléter. Du 17 octobre au 22 novembre, Blois va transformer son centre-ville en terrain de collection <a href="https://bloiscapitale.com/goldorak-escalier-denis-papin-blois-2026" target="_blank" rel="noreferrer noopener">autour de Goldorak</a>, Albator, Capitaine Flam, Lupin et Saint Seiya. Derrière le jeu gratuit imaginé avec bd BOUM, les éditions Kana et les Vitrines de Blois, l’ambition va beaucoup plus loin : faire circuler les habitants, pousser des portes qu’ils ne poussent pas d’habitude et profiter de la puissance de ces héros populaires pour ramener du monde dans les rues à l’approche de Noël.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">À première vue, l’affaire tient dans un album et quelques vignettes autocollantes. On récupère le premier, on cherche les suivantes et l’on tente de remplir les trente emplacements. Une mécanique connue de tous ceux qui ont un jour échangé des images dans une cour d’école. À Blois, elle prendra pourtant une dimension inhabituelle. Pour compléter l’album, impossible d’acheter une pochette contenant cinq stickers au hasard. Il faudra se déplacer. <strong>Un commerce, une image.</strong> Puis un autre commerce, une autre image. Et ainsi de suite jusqu’à avoir parcouru une bonne partie du centre-ville.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’opération se déroulera du <strong>17 octobre au 22 novembre 2026</strong>. Trente stickers ont été créés à partir de cinq univers : <strong>Goldorak, Albator, Capitaine Flam, Lupin et Saint Seiya</strong>, à raison de six par série. <strong>Chaque commerce participant recevra un seul modèle, </strong>tiré à <strong>2 000 exemplaires</strong>. Au total, jusqu’à 60 000 stickers pourront donc être distribués. En face, la Ville met en circulation <strong>2 000 albums collectors</strong>, gratuits eux aussi (voir ci-dessous). <strong>Aucun achat ne sera nécessaire pour obtenir une vignette.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="695" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7710-1024x695.jpeg" alt="album Goldorak" class="wp-image-36869" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7710-1024x695.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7710-300x204.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7710-768x521.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7710-1536x1042.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7710-2048x1389.jpeg 2048w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/IMG_7710-220x150.jpeg 220w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le papier, c’est une chasse au trésor. Dans l’album, le scénario va même jusqu’à expliquer que les trente stickers ont été dérobés par le petit-fils d’Arsène Lupin. Dans les faits, le parcours a été pensé pour conduire les participants directement chez les commerçants.</p>



<h2 id="h-l-idee-commence-avec-l-escalier-denis-papin" class="wp-block-heading">L’idée commence avec l’escalier Denis-Papin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet remonte au printemps. <strong>Benoît Colin,</strong> directeur de la communication de la Ville de Blois, raconte ce moment où, chaque année, les partenaires commencent à réfléchir à ce qu’ils pourraient imaginer de différent autour du festival. Une expérience avait laissé de bons souvenirs : celle menée avec l’univers de <strong>Stan Manoukian</strong>. À l’époque, trente monstres avaient été répartis dans le centre-ville sous la forme d’un jeu de cartes. Il fallait déjà aller les chercher, commerce après commerce. Le principe avait attiré du monde dès les premiers jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque le prochain habillage de l’escalier Denis-Papin a commencé à se dessiner, le rapprochement s’est fait naturellement. Cette fois, le décor serait consacré à <strong>Goldorak</strong>, avec une création de Denis Bajram. Les discussions avec les éditions Kana ont alors ouvert une possibilité beaucoup plus large. <em><strong>« On a eu l’opportunité de faire un album Panini entre guillemets »</strong></em>, résume Benoît Colin. L’idée était trouvée : partir du personnage installé sur l’escalier et étendre le jeu à plusieurs licences cultes. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Goldorak sur Denis-Papin attire l’œil ; les stickers conduisent dans les commerces ; <strong>bd BOUM prolonge l’histoire avec les auteurs et les rencontres du festival.</strong> Même si l’association reconnaît que son histoire et sa culture sont à la base davantage ancrées dans la bande dessinée franco-belge. Ainsi, le <strong>dimanche 22 novembre à 11 heures</strong>, le festival prévoit une rencontre autour de cette collection avec <strong>Jérôme Alquié, Denis Bajram, Xavier Dorison et José Luis Munuera</strong>. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-3-1024x1024.png" alt="" class="wp-image-36871" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-3-1024x1024.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-3-150x150.png 150w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-3-300x300.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-3-768x768.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/image-3.png 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 id="h-derriere-trente-petites-images-des-licences-qui-traversent-les-frontieres" class="wp-block-heading">Derrière trente petites images, des licences qui traversent les frontières</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une vignette de Goldorak, Albator, Saint Seiya ou Lupin ne s’imprime pas comme une photo libre de droits. Le projet a demandé plusieurs mois précisément parce que les œuvres appartiennent à des univers éditoriaux différents et que les validations ne s’arrêtent pas à la France. <strong>Jusqu’aux ayants droit japonais,</strong> souligne <strong>Bruno Génini</strong>, directeur de bd BOUM. Le calendrier n’avait donc rien de confortable. Commencer au printemps était presque une nécessité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Si Goldorak, Albator et Capitaine Flam</strong> ont marqué la fin des années 1970 et les années 1980, ils ont continué à vivre. <strong>Ils ont été repris, réinterprétés et confiés à des auteurs actuels.</strong> La collection « Classics » de Kana s’est précisément construite autour de cette idée : proposer <strong>de nouvelles créations</strong> à partir de licences emblématiques du manga et de l’animation.</p>



<h2 id="h-entrer-pour-un-sticker-revenir-pour-un-cadeau" class="wp-block-heading">Entrer pour un sticker, revenir pour un cadeau</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté des <strong><a href="https://www.vitrines-blois.fr/accueil" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vitrines de Blois</a></strong>, le projet a très vite trouvé son public du côté des commerçants.<strong> Laura Julien,</strong> chargée de l’animation de l’association, estime qu’environ quinze commerces supplémentaires auraient pu être ajoutées. <strong>Les trente adresses ont été pensées pour éviter de concentrer entièrement le jeu sur quelques rues.</strong> La grande majorité se trouve naturellement dans l’hypercentre, mais le parcours descend également vers Blois-Vienne, remonte du côté de la Garenne ou s’étend vers l’avenue du Maréchal-Maunoury. Laura Julien insiste notamment sur cette idée : faire traverser le pont, emmener vers des endroits où le participant ne serait peut-être pas allé spontanément. La carte imprimée dans l’album a donc une fonction très concrète. <strong>Elle organise une promenade commerciale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le choix des dates</strong> mérite également un focus. Le jeu commence le <strong>samedi 17 octobre, à l’entrée des vacances d’automne</strong>, et s’achève le <strong>22 novembre</strong>, au dernier jour de bd BOUM. Il se termine surtout <strong>quelques jours avant le Black Friday </strong>et <strong>juste avant le mois de décembre.</strong> Ce calendrier est calibré pour le commerce de centre-ville. <em>« Pendant tout ce mois, les gens vont rentrer dans les boutiques, vont potentiellement découvrir des commerces qu’ils ne connaissaient pas »</em>, explique Laura Julien. Exemple : une personne vient chercher une vignette. Elle découvre une boutique. Elle regarde ce qui s’y vend. <strong>Quelques semaines plus tard arrivent les cadeaux de Noël. Elle se souvient peut-être de l’adresse.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’objectif n’est pas que chaque sticker provoque un achat immédiat.</strong> L’opération est même explicitement <strong>sans obligation d’achat</strong>. Elle cherche plutôt à provoquer une première rencontre, une idée de cadeau. Laura Julien voit aussi un autre avantage à terminer avant décembre. Durant les semaines les plus importantes de l’année, un commerçant a besoin de temps pour conseiller ses clients. Une chasse aux stickers en plein rush de Noël risquerait de créer du passage sans forcément créer de chiffre d’affaires, au moment où les boutiques sont déjà très sollicitées. <strong>Octobre et novembre</strong> offrent davantage d’espace pour jouer ce rôle de découverte.</p>



<h2 id="h-le-jeu-arrive-dans-un-centre-ville-qui-connait-de-vraies-difficultes" class="wp-block-heading">Le jeu arrive dans un centre-ville qui connaît de vraies difficultés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette ambition commerciale ne tombe pas dans un centre-ville exactement serein. Loin de là. Le taux de vacance commerciale atteint 12,9 % avec 85 commerces fermés. Sur une partie de la rue du Commerce, le taux monte à <strong>28,8 %</strong>, avec treize cellules vacantes. Et d&rsquo;autres fermetures sont annoncées. Claire Molliere, adjointe chargée de l’économie de proximité et référente du quartier Centre, ne cherche d’ailleurs pas à présenter les héros japonais comme une solution miracle. <em><strong>« On sait qu’on a des commerces qui ont des difficultés, notamment dans l’hypercentre »</strong></em>, dit-elle. Et l&rsquo;élue pose elle-même la limite de l’exercice : <strong>l’initiative ne va pas <em>« changer le visage du cœur de ville en un claquement de doigts ».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La chasse aux stickers prend place parmi <strong>plusieurs leviers : animation, événements, stationnement, accessibilité, tourisme, travail avec les commerçants.</strong> <a href="https://bloiscapitale.com/stationnement-a-blois-de-nouvelles-regles-pour-faciliter-lacces-au-centre-ville" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Depuis septembre, la Ville a par exemple étendu la zone bleue et porté sa durée à trente minutes sur plus de 200 places ; la première heure reste gratuite dans les trois parkings souterrains municipaux et un chèque remis par certains commerçants permet d’atteindre deux heures de gratuité.</a> Pour Claire Molliere, ces dispositifs poursuivent le même objectif : <strong>augmenter la fréquentation du cœur de ville</strong>. <em>« On a un enjeu à ce que les Blésois, les habitants de l’agglomération et les visiteurs extérieurs puissent déambuler au-delà des espaces d’exposition et <strong>venir vraiment pousser la porte de nos commerces »</strong></em>, résume l’élue.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/Escalier-fleuri-et-robot-sous-la-lune-rouge-1024x576.png" alt="Escalier Goldorak" class="wp-image-36861" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/Escalier-fleuri-et-robot-sous-la-lune-rouge-1024x576.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/Escalier-fleuri-et-robot-sous-la-lune-rouge-300x169.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/Escalier-fleuri-et-robot-sous-la-lune-rouge-768x432.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/Escalier-fleuri-et-robot-sous-la-lune-rouge-1536x864.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/Escalier-fleuri-et-robot-sous-la-lune-rouge-390x220.png 390w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/10/Escalier-fleuri-et-robot-sous-la-lune-rouge.png 1672w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photomontage à partir d’une photographie de l’escalier Denis-Papin et du visuel du futur habillage consacré à Goldorak, signé Denis Bajram d’après l’œuvre de Go Nagai. | Copyright Go Nagai / Dynamic Planning</figcaption></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 id="h-l-escalier-denis-papin-comme-enorme-panneau-d-appel" class="wp-block-heading">L’escalier Denis-Papin comme énorme panneau d’appel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que Goldorak prend toute sa place. <strong>L’habillage de l’escalier Denis-Papin <a href="https://bloiscapitale.com/goldorak-escalier-denis-papin-blois-2026" target="_blank" rel="noreferrer noopener">[lire ici]</a> constituera la partie spectaculaire du dispositif, </strong>susceptible d&rsquo; <em><strong>« événementialiser »</strong></em> le centre-ville, de créer une forme de happening et de produire une image reprise. Claire Molliere parle d’un <em><strong>« retentissement national et même international »</strong>.</em> Et si les 2 000 albums partent trop vite ? Un premier point doit être réalisé après une quinzaine de jours. Si le stock fond beaucoup plus rapidement que prévu, une réimpression est envisagée.</p>



<h3 id="h-les-30-commerces-partenaires" class="wp-block-heading">Les 30 commerces partenaires</h3>



<ol start="1" class="wp-block-list">
<li><strong>Daedalus Escape Game</strong>, 81 rue de la Garenne ; <strong>La Maison des Parapluies</strong>, 2 rue des Fossés-du-Château ; <strong>L’Hartmonie</strong>, 29 rue Saint-Lubin ; <strong>Goût du Jeu</strong>, 27 rue des Violettes ; <strong>Hostaria Del Re</strong>, 18 place du Château ; <strong>O’Château</strong>, 1 rue de la Voûte-du-Château ; <strong>Espace Culturel E.Leclerc</strong>, 12 rue Porte-Côté ; <strong>L’Atelier des Sportifs</strong>, 5 rue Porte-Côté ; <strong>Agence TUI</strong>, 3 rue Porte-Chartraine ; <strong>Cookie Crush</strong>, 37 rue Porte-Chartraine ; <strong>Les Frères Toastés</strong>, 20 rue du Palais ; <strong>Havas Voyages</strong>, 53 rue Denis-Papin ; <strong>Entre vous &amp; Blois</strong>, 59 rue Denis-Papin ; <strong>Quatre May</strong>, 63 rue Denis-Papin ; <strong>Caroll</strong>, 63 rue du Commerce ; <strong>Au Bon Laboureur</strong>, 3 rue Pardessus ; <strong>Max Vauché</strong>, 50 rue du Commerce ; <strong>Passadena</strong>, 35 rue du Commerce ; <strong>Clyde</strong>, 2 rue des Trois-Clefs ; <strong>Optique Lafayette</strong>, 40 rue du Commerce ; <strong>Eldorada</strong>, 7 rue Saint-Martin ; <strong>Les Marches Créatives</strong>, 3 rue Saint-Martin ; <strong>Cabane à Jouets</strong>, 18 rue du Commerce ; <strong>Maison IMUA</strong>, 15 rue du Commerce ; <strong>Draco Geek Shop</strong>, 16 rue du Commerce ; <strong>Pinato Opticien</strong>, 16 rue Denis-Papin ; <strong>La Passion du Fromage</strong>, 6 quai Villebois-Mareuil ; <strong>La Collab</strong>, 12 avenue du Président-Wilson ; <strong>AXA Chene Drubert Braud</strong>, 9 rue du Père-Brottier ; <strong>Ludotrotter</strong>, 28 avenue du Maréchal-Maunoury.</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En pratique.</strong> La chasse aux stickers se déroulera du <strong>17 octobre au 22 novembre 2026</strong>. L’album pourra être retiré gratuitement à <strong>l’accueil de l’Hôtel de Ville du mercredi 14 octobre au vendredi 20 novembre</strong>, et à <strong>la Maison de la bd du mercredi 14 au samedi 31 octobre</strong>. Chaque commerce distribue un seul des trente modèles, sans obligation d’achat.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/goldorak-albator-capitaine-flam-lupin-saint-seiya-comment-blois-mise-sur-ces-heros-pour-faire-bouger-son-centre-ville">Albator, Capitaine Flam, Lupin, Saint Seiya, Goldorak… comment Blois mise sur ces héros pour faire bouger son centre-ville</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Dans les entreprises du Loir-et-Cher, l’IA entre dans les usages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 14:15:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Près de six entreprises sur dix ayant répondu à une enquête menée par la CCI de Loir-et-Cher et l’Observatoire de l’économie et des territoires déclarent déjà utiliser l’intelligence artificielle. Administration, marketing, production ou maintenance, les usages sont bien installés. Mais les gains de temps et de productivité s’accompagnent aussi de difficultés très concrètes, du manque &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Près de six entreprises sur dix ayant répondu à une enquête menée par la CCI de Loir-et-Cher et <a href="https://pilote-oet.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’Observatoire de l’économie et des territoires</a> déclarent déjà utiliser <a href="https://bloiscapitale.com/l-ia-davantage-percue-comme-outil-utile-que-comme-revolution-societale-majeure" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’intelligence artificielle</a>. Administration, marketing, production ou maintenance, les usages sont bien installés. Mais les gains de temps et de productivité s’accompagnent aussi de difficultés très concrètes, du manque de compétences à la crainte de voir disparaître certains métiers.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’intelligence artificielle </strong>est déjà bien présente dans les entreprises qui ont répondu à l’enquête de la CCI de Loir-et-Cher et de l’Observatoire de l’économie et des territoires. <strong>5,7 sur 10 disent l’utiliser.</strong> Un peu plus de deux sur dix prévoient de s’y mettre ; autant, ou presque, n’envisagent pas de le faire. Ces chiffres* ont été présentés le 28 septembre lors de la rentrée économique de la CCI de Loir-et-Cher.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La taille de l’entreprise</strong> fait apparaître un premier écart. Parmi les structures de cinq salariés et plus ayant répondu, <strong>environ sept sur dix utilisent déjà l’IA</strong>. L’Observatoire avance plusieurs raisons possibles au moindre recours dans les très petites entreprises : le manque de temps, de compétences ou encore de données disponibles. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La perception de l’IA</strong> diffère elle aussi selon les entreprises. <strong>Sept répondants sur dix la considèrent comme une opportunité.</strong> La proportion monte à <strong>neuf sur dix parmi ceux qui l’utilisent déjà. </strong>Elle atteint 9,1 sur 10 dans les entreprises d’au moins cinq salariés, contre 6,5 sur 10 dans les plus petites.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les usages</strong> cités ne sont pas les mêmes partout. Pour l’ensemble des répondants,<strong> le marketing et le commercial arrivent en tête,</strong> devant les <strong>tâches administratives,</strong> puis <strong>la production et la maintenance.</strong> </p>



<h2 id="h-gagner-du-temps-d-abord" class="wp-block-heading">Gagner du temps, d’abord</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Chez les entreprises de cinq salariés et plus, <strong>l’amélioration de la productivité arrive en tête des objectifs cités</strong>. Suivent l’agilité de l’entreprise, le travail collaboratif, puis la réduction des coûts. Les usages recherchés sont donc d’abord très pratiques : <strong>faire plus vite, simplifier certaines tâches,</strong> mieux faire circuler l’information ou rendre l’organisation plus réactive. Les commentaires recueillis pendant l’enquête vont dans ce sens. Un dirigeant explique que l’IA lui permet <strong><em>« d’exécuter des tâches plus rapidement et de pouvoir consacrer du temps à d’autres missions »</em></strong>. Un autre insiste sur l’intérêt de ces gains de temps pour les petites entreprises disposant de peu de personnel.</p>



<h2 id="h-mefiance-competences-et-cout" class="wp-block-heading">Méfiance, compétences et coût</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’adoption de l’IA ne se fait pas partout sans difficulté. Parmi les entreprises de plus de cinq salariés, environ six sur dix estiment que ces outils ont été compris et acceptés en interne. <strong>Quatre sur dix disent avoir rencontré des problèmes de compréhension ou d’acceptation par les équipes.</strong> La méfiance envers l’outil et le manque de compétences spécifiques sont les freins les plus souvent cités. Les entreprises qui veulent aller plus loin se heurtent aussi à une question très concrète : celle des données. L’Observatoire cite deux conditions qui reviennent parmi les facteurs de réussite : <strong>une culture d’entreprise favorable à l’expérimentation</strong> et <strong>l’accès à des données suffisamment disponibles et exploitables.</strong> Celles-ci doivent pouvoir être consultées, extraites, structurées et utilisées dans un cadre sécurisé.</p>



<h2 id="h-des-inquietudes-sur-les-metiers" class="wp-block-heading">Des inquiétudes sur les métiers</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les réponses libres montrent enfin que l’IA ne suscite pas seulement de l’intérêt. Certains dirigeants parlent d’<strong>un accès facilité à l’information</strong> ou de <strong>nouvelles idées.</strong> D’autres s’inquiètent de <strong>la disparition de métiers, de la perte de qualifications et de connaissances, </strong>ou d’une perte de contrôle dans la gestion de l’entreprise. Un répondant écrit : <strong><em>« J’ai perdu mes deux principaux clients, j’ai été remplacé par l’IA… »</em></strong> Ce témoignage reste celui d’une seule entreprise. Mais il montre une réalité qui risque de prendre de l&rsquo;ampleur. Quoi qu&rsquo;il en soit l’enquête fait apparaître <strong>une adoption très pragmatique.</strong> Les entreprises qui utilisent l’IA cherchent d’abord à <strong>gagner du temps</strong> et à <strong>améliorer leur fonctionnement. </strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>*Les chiffres sont issus d’une enquête menée avec l’Observatoire de l’économie et des territoires entre le 17 juillet et le 7 septembre 2026. Environ 3 200 entreprises de l’industrie, du commerce, de la construction et des services ont été sollicitées. Près de 150 ont répondu, soit 4,7 %. L’industrie est en outre davantage représentée parmi les répondants. Il faut donc lire ces résultats pour ce qu’ils sont : des tendances observées dans l’échantillon, et non une mesure de l’ensemble des entreprises du département. </em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/dans-les-entreprises-du-loir-et-cher-lia-entre-dans-les-usages">Dans les entreprises du Loir-et-Cher, l’IA entre dans les usages</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>« Moche, intermittente, étrangère » : Paul Neau démonte les idées reçues sur l’éolien et le solaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 16:26:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Physicien et membre de l’association négaWatt, Paul Neau défend depuis plusieurs décennies une transition énergétique fondée sur la sobriété, l’efficacité et les énergies renouvelables. Il sera à Blois ce mardi pour exposer cette démarche lors d’une conférence à l’INSA Centre-Val de Loire. Le physicien, membre de l’association négaWatt, vient de consacrer un ouvrage à plus &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Physicien et membre de l’association négaWatt, Paul Neau défend depuis plusieurs décennies une transition énergétique fondée sur la sobriété, l’efficacité et les énergies renouvelables. Il sera à Blois ce mardi pour exposer cette démarche lors d’une conférence à l’INSA Centre-Val de Loire. Le physicien, membre de l’association négaWatt, vient de consacrer un ouvrage à plus d’une centaine d’idées reçues sur l’éolien et le solaire. Intermittence, origine chinoise, recyclage, nombre d’éoliennes, nucléaire : derrière les formules qui alimentent le débat, certaines affirmations résistent mal aux chiffres. D’autres renvoient à de véritables choix techniques et politiques.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>Moche, intermittente et étrangère</em>. <strong>Paul Neau avait un temps imaginé ce titre pour son livre.</strong> Trois adjectifs qui, selon lui, concentrent une bonne partie des reproches adressés à l’éolien et au photovoltaïque. L’ouvrage s’appelle finalement <em><strong><a href="https://www.ruedelechiquier.net/essais/558-plaidoyer-pour-la-transition-eolienne-et-solaire.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Plaidoyer pour la transition éolienne et solaire. Réponses à 100 idées reçues</a></strong></em>. Et les cent sont même devenues 103 au fil du travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mardi 29 septembre</strong> (19 heures), à l’invitation du collectif citoyen <strong>Blais’Watt</strong>, de l’<strong>INSA Centre-Val de Loire</strong> et de l’association étudiante <strong>Green’sa</strong>, le physicien viendra en discuter à Blois. Avec une intention revendiquée : <strong>remettre des données</strong> dans un débat énergétique devenu particulièrement conflictuel. « <em>Quand on a des débats qui reposent sur de faux arguments, de fausses informations, on ne peut pas discuter sereinement</em>, explique-t-il. <strong><em>On peut être d’accord ou pas d’accord, mais avec des bases sérieuses.</em> »</strong></p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="356" height="534" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-46.png" alt="" class="wp-image-36735" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-46.png 356w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-46-200x300.png 200w" sizes="auto, (max-width: 356px) 100vw, 356px" /></figure>
</div>


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<h3 id="h-energie-et-electricite-une-confusion-qui-change-le-debat" class="wp-block-heading">Énergie et électricité, une confusion qui change le débat</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de notre entretien, Paul Neau commence par une distinction élémentaire, mais souvent perdue dans les discussions sur le nucléaire ou les renouvelables. « <em>À chaque fois qu’on parle d’énergie, beaucoup de personnes confondent énergie et électricité.</em> » En France, <strong>l’électricité représentait 26 % de la consommation finale d’énergie à usage énergétique en 2024</strong>. Le pétrole en représentait 39 %, le gaz naturel 18 %, les renouvelables 14 %, la chaleur 3 % et le charbon moins de 1 %. Au total, près de 60 % de l’énergie finale utilisée en France provenait encore directement ou indirectement de sources fossiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parler de transition énergétique ne revient donc pas seulement à décider avec quoi produire l’électricité. Il faut aussi <strong>remplacer les carburants</strong> utilisés dans les transports, <strong>une partie du gaz consommé</strong> pour le chauffage ou l’industrie, <strong>tout en diminuant les besoins.</strong> C’est justement la logique de négaWatt : <strong>sobriété d’abord, efficacité énergétique ensuite, recours aux renouvelables enfin</strong>. D&rsquo;ailleurs, son dernier scénario national, publié en 2021, vise la <strong>neutralité carbone en 2050 avec une consommation fortement réduite</strong> et un approvisionnement énergétique <strong>à 96 % renouvelable</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En Centre-Val de Loire, l’objectif des 100 % existe.</strong> Le SRADDET régional fixe pour 2050 une baisse de 43 % de la consommation énergétique par rapport à 2014 et une production régionale d’énergies renouvelables et de récupération équivalente à 100 % de la consommation du territoire.</p>



<h3 id="h-intermittentes-ou-variables" class="wp-block-heading">« Intermittentes » ou variables ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Première objection passée au crible : celle d’une production éolienne et solaire jugée <em><strong>« intermittente ».</strong></em> Réponse de l&rsquo;expert : « <em>Si on prend le dictionnaire, ça veut dire <strong>“on-off”</strong>. Or la production éolienne n’est pas “on-off”. </em><strong><em><a href="https://bloiscapitale.com/ferme-eolienne-philippe-gouet-reaffirme-son-opposition" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La production éolienne</a> et la production solaire sont des productions qui sont variables et prévisibles.</em> »</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse passe par les interconnexions européennes, l’hydraulique, le stockage, les flexibilités de consommation, des moyens de production pilotables et le renforcement des réseaux. <strong>RTE considère</strong> depuis ses <em>Futurs énergétiques 2050</em> <strong>que des systèmes électriques à très forte proportion d’énergies renouvelables sont techniquement envisageables,</strong> mais précisément à condition de développer ces différents leviers. Paul Neau insiste, lui, sur la complémentarité entre les filières : « <em>L’éolien, c’est plutôt l’hiver et c’est 24 heures sur 24, tandis que le solaire, c’est plutôt l’été, plutôt de jour. On a aussi l’hydroélectricité qui est stockable.</em> » Autrement dit, la variabilité n’est pas synonyme d’impossibilité technique. C’est une contrainte à intégrer dans la conception du système énergétique.</p>



<h3 id="h-20-000-eoliennes-derriere-le-chiffre-le-paysage" class="wp-block-heading">20 000 éoliennes : derrière le chiffre, le paysage</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Puis vient la question la plus <strong>visible</strong> : celle des éoliennes elles-mêmes. « <em>Aujourd’hui, en France, <strong>il y a en gros 10 000 grandes éoliennes. </strong>Et le scénario négaWatt sur lequel j’ai travaillé, </em><strong><em>c’est en 2050 le double.</em> »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une éolienne est aussi <strong>un objet dans un paysage</strong>. Le qualificatif de <em>« moche »</em>, envisagé un temps pour le titre du livre de Paul Neau, relève nécessairement de l’appréciation. Lui préfère renverser la perspective : <strong>les énergies renouvelables rendent visible une production que les consommateurs ne voyaient jusqu’ici que rarement.</strong> <em><strong>« Je consomme et je vois comment c’est produit. »</strong></em> Cette présence peut aussi être pensée sur le plan esthétique. Il cite ainsi le parc éolien de Middelgrunden, au large de Copenhague, où vingt machines dessinent un arc face à la ville. Cela ne rend évidemment pas toute contestation paysagère infondée. Mais cela pose une autre question : pourquoi la transformation d’un paysage par des éoliennes suscite-t-elle parfois une opposition particulièrement forte, là où <strong>d’autres équipements tout aussi laids</strong> — centrale électrique, zone commerciale ou infrastructures routières — peuvent être davantage intégrés à l’ordinaire du territoire ?</p>



<h3 id="h-etrangeres-une-realite-tres-differente-entre-eolien-et-photovoltaique" class="wp-block-heading">« Étrangères » : une réalité très différente entre éolien et photovoltaïque</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le troisième adjectif — <em><strong>« étrangères »</strong></em> —, les données font apparaître deux situations très différentes. Pour les projets éoliens retenus dans les récents appels d’offres nationaux PPE2, la Commission de régulation de l’énergie indique que <strong>plus de 96 % de la puissance devrait reposer sur des turbines européennes</strong>. Pour le photovoltaïque, la dépendance asiatique est en revanche bien réelle : <a href="https://www.cre.fr/actualites/nos-lettres-dinformation/la-cre-publie-son-rapport-sur-letat-des-lieux-des-appels-doffres-ppe2.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>89 % de la puissance retenue pour les projets sur bâtiment repose sur des panneaux d’origine asiatique, contre 10 % d’origine française</strong>.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Paul Neau invite toutefois à <strong>ne pas confondre l’origine du panneau avec celle de l’ensemble de l’installation photovoltaïque</strong>. Il estime dans l’entretien que les modules représentent <strong>environ un quart de son coût.</strong> Les dernières données de la CRE vont même plus loin : pour les installations sur bâtiment retenues dans les appels d’offres, <strong>la part des modules dans l’investissement est tombée à environ 16 % à la mi-2025</strong>, derrière notamment les structures, les équipements électriques, le raccordement, le génie civil ou encore l’ingénierie. Une part importante de la valeur d’un projet est donc créée en dehors de la fabrication des panneaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette dépendance industrielle, Paul Neau oppose enfin une autre distinction : <strong>importer un équipement n’est pas la même chose qu’importer continuellement un combustible.</strong> <em><strong>« Les modules photovoltaïques, c’est un usage pour trente ans. Tandis que, quand on importe du pétrole ou du gaz, c’est un usage unique : on l’importe, on le brûle et puis ça finit en CO₂. »</strong></em></p>



<h3 id="h-terres-rares-recyclage-des-realites-a-nuancer" class="wp-block-heading">Terres rares, recyclage : des réalités à nuancer</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Autre critique récurrente : les renouvelables seraient gourmandes en terres rares et difficiles à recycler. Là encore, Paul Neau distingue les technologies. <em><strong>« Il n’y a pas de terres rares dans les modules photovoltaïques. Il y a des terres rares dans certaines éoliennes. »</strong></em> Les panneaux photovoltaïques classiques utilisent effectivement du silicium, pas des terres rares. Leur fabrication dépend toutefois d’autres matières premières, comme le cuivre ou l’argent, dont les chaînes d’approvisionnement posent elles aussi des questions de dépendance. Pour l’éolien, certaines machines utilisent des aimants permanents contenant des terres rares, notamment en mer. Mais ce n’est pas le cas de toutes. Paul Neau rappelle aussi que ces matériaux ne sont pas propres aux renouvelables : <strong>on les retrouve dans de nombreux équipements électroniques et industriels.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Même chose pour le recyclage</strong>. <strong>L’essentiel d’une éolienne — acier, cuivre, béton — peut être récupéré ou valorisé.</strong> Les pales, constituées de matériaux composites, restent en revanche plus difficiles à traiter. La réglementation impose désormais que les nouvelles machines soient très largement réutilisables ou recyclables, sans pour autant permettre d’affirmer que toutes le sont à 100 %. <strong>Pour les panneaux photovoltaïques, une filière de collecte et de recyclage existe en France et monte en puissance</strong>. En 2025, plus de 12 000 tonnes de panneaux usagés ont été traitées, avec un taux de valorisation supérieur à 90 %. Dire que les éoliennes ou les panneaux solaires <em>« ne sont pas recyclables »</em> est donc excessif.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le nucléaire, un autre débat</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Quand la discussion vient au nucléaire, on change de registre. Il ne s’agit plus seulement de démonter une idée reçue, mais de comparer <strong>des choix énergétiques différents</strong>. Pour Paul Neau, le premier point est de <strong>ne pas réduire la transition à l’électricité.</strong> Le nucléaire produit de l’électricité, tandis qu’une grande partie de l’énergie consommée en France repose encore sur le pétrole et le gaz, notamment pour les transports, le chauffage ou certains usages industriels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’où la logique qu’il défend : <strong>réduire d’abord les besoins</strong>, puis les couvrir avec un ensemble de renouvelables — éolien, solaire, hydraulique, biomasse, biogaz ou biométhane. La France dispose selon lui d’atouts considérables : <em><strong>« On a des gisements de vent, de soleil, d’eau, de biomasse, et puis des ressources marines qui sont très importantes. »</strong></em> Au point de la qualifier de pays <em><strong>« béni des dieux en matière de ressources renouvelables »</strong></em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face au nouveau nucléaire, il met surtout en avant le temps et le risque industriel. <em><strong>« S’appuyer sur du nouveau nucléaire, c’est un pari risqué. Tandis qu’on connaît bien l’éolien, on connaît bien le solaire. »</strong></em> Il rappelle aussi que le parc nucléaire existant vieillit et que la question de son renouvellement se posera nécessairement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un débat de plus en plus politique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Reste une question qui le laisse davantage perplexe : pourquoi les renouvelables sont-elles devenues un marqueur politique aussi fort ? <em><strong>« On peut être d’accord ou pas d’accord, mais avec des bases sérieuses. »</strong></em> À Blois, Paul Neau interviendra d’abord devant des étudiants de l’INSA, avant de retrouver le grand public en soirée. Sa conférence ne prendra pas uniquement la forme d’un exposé : il prévoit notamment des quiz, avec l’idée de faire réfléchir avant de donner les réponses. <em><strong>« Quand on pose des questions, qu’on réfléchit aux questions, je pense que la bonne réponse a plus d’impact. On la mémorise plus que lorsque c’est un conférencier qui explique, qui assène une vérité »</strong></em>, juge l&rsquo;expert qui aimerait que les participants <em><strong>« repartent avec plein d’énergie »</strong></em> et deviennent, selon ses mots, <strong><em>« de petits ambassadeurs »</em></strong> de la transition renouvelable.</p>



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<h3 id="h-informations-pratiques" class="wp-block-heading">Informations pratiques</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Conférence négaWatt : « Quels freins à la transition énergétique ? »</strong><br><strong>Date :</strong> mardi 29 septembre 2026.<br><strong>Horaire :</strong> de 19 h à 21 h.<br><strong>Lieu :</strong> INSA Centre-Val de Loire, 3 rue de la Chocolaterie, Blois.<br><strong>Intervenant :</strong> Paul Neau, physicien et membre de l’association négaWatt.<br><strong>Organisation :</strong> Blais’Watt, avec l’INSA Centre-Val de Loire et Green’sa.<br><strong>Tarif :</strong> gratuit.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/moche-intermittente-etrangere-paul-neau-demonte-les-idees-recues-sur-leolien-et-le-solaire">« Moche, intermittente, étrangère » : Paul Neau démonte les idées reçues sur l’éolien et le solaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>À Blois, de nouveaux commerçants veulent croire à un nouveau cycle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 10:27:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La vacance commerciale progresse, la rue du Commerce concentre les inquiétudes et les habitudes d’achat changent. Pourtant, de nouvelles enseignes continuent de s’installer à Blois. Mardi soir, la Ville avait réuni ces nouveaux commerçants chez TABLE, place Louis-XII. Élus, CCI et entrepreneurs ont parlé difficultés sans les contourner, mais aussi de ces activités qui démarrent, &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-de-nouveaux-commercants-veulent-croire-a-un-nouveau-cycle">À Blois, de nouveaux commerçants veulent croire à un nouveau cycle</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La vacance commerciale progresse, la rue du Commerce concentre les inquiétudes et les habitudes d’achat changent. Pourtant, de nouvelles enseignes continuent de s’installer à Blois. Mardi soir, la Ville avait réuni ces nouveaux commerçants chez <a href="https://table-lerestaurant.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">TABLE, place Louis-XII</a>. Élus, CCI et entrepreneurs ont parlé difficultés sans les contourner, mais aussi de ces activités qui démarrent, embauchent parfois et refusent de considérer le centre-ville comme condamné.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils sont restaurateurs, artisans, commerçants, viennent d’ouvrir ou ont récemment développé leur activité. Mardi soir, chez <strong>TABLE</strong>, place Louis-XII, la deuxième soirée des nouveaux commerçants organisée par la Ville de Blois donnait à voir une réalité moins spectaculaire que celle d’un rideau métallique baissé : celle de <strong>personnes qui continuent à investir.</strong> Le lieu avait valeur de symbole. Aux fourneaux de TABLE, <strong>Romain Matura</strong> vient lui-même de franchir le pas <strong>en ouvrant son premier restaurant</strong>. Après plusieurs expériences dans la restauration étoilée et l’hôtellerie haut de gamme, il a choisi Blois pour lancer son établissement avec son équipe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux nouveaux venus étaient réunis <strong>Marc Gricourt</strong>, maire de Blois, <strong>Claire Molliere</strong>, adjointe chargée de l’économie de proximité, <strong>Paul Gillet</strong>, désormais vice-président d’Agglopolys chargé du commerce et de l’artisanat, et <strong>Claudine Martins De Sousa</strong>, présidente de la Chambre de commerce et d’industrie de Loir-et-Cher depuis mars dernier.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="673" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7613-1024x673.jpeg" alt="Marc Gricourt avec les nouveaux commerçants" class="wp-image-36606" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7613-1024x673.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7613-300x197.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7613-768x504.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7613-1536x1009.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7613-2048x1345.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<h3 id="h-rue-du-commerce-28-8-de-cellules-vacantes-selon-le-maire" class="wp-block-heading">Rue du Commerce, 28,8 % de cellules vacantes selon le maire</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Marc Gricourt n’a pas cherché à commencer par les bonnes nouvelles. Selon les chiffres présentés pendant la soirée, <strong>le taux de vacance commerciale atteint aujourd’hui 12,9 % sur le périmètre du cœur d’agglomération pris en compte par la Ville, avec 85 commerces fermés</strong>. La situation devient beaucoup plus sévère rue du Commerce. Sur la portion comprise entre la rue Porte-Côté et le magasin Passadena, le maire a avancé <strong>13 cellules vacantes et un taux de vacance de 28,8 %</strong>. « <em>Quand j’y passe, pour ne rien vous cacher, </em><strong><em>ça me donne la nausée</em> »</strong>, a-t-il lancé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;édile a cité plusieurs facteurs : le recul de certaines grandes enseignes, les difficultés particulières du prêt-à-porter, le pouvoir d’achat, les transformations des habitudes de consommation, mais aussi le niveau de certains loyers commerciaux. Il a notamment évoqué le cas de l’ancienne enseigne Jennyfer et un loyer mensuel de 7 000 euros ! À ses yeux, la crise dépasse largement Blois. Il dit avoir retrouvé les mêmes difficultés dans d’autres villes françaises mais également à l&rsquo;étranger. Et il ne promet pas un retournement immédiat : <strong><em>« On ne va pas se mentir, l’année 2027 risque d’être encore plus compliquée. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce constat posé, le décor de la soirée produisait pourtant son propre contrechamp. Devant lui se trouvaient précisément des femmes et des hommes qui venaient de choisir d’ouvrir. <strong>Une cinquantaine de commerces ont ouvert depuis un an.</strong></p>



<h3 id="h-si-vous-ouvrez-quelque-chose-cette-annee-c-est-que-vous-etes-un-minimum-optimistes" class="wp-block-heading">« Si vous ouvrez quelque chose cette année, c’est que vous êtes un minimum optimistes »</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Romain Matura revendique cette ambition. « <em>Je pense que, comme moi, si vous ouvrez quelque chose cette année, c’est que vous êtes un minimum optimistes</em> », a-t-il lancé aux autres nouveaux commerçants. Depuis son restaurant, le jeune chef voit peut-être dans cette période la fin d’un modèle autant que le commencement d’un autre. Une période qui comporte ses dangers mais également, selon lui, <strong>une possibilité de repartir autrement.</strong> Il sourit quand il raconte ce qu’il entendait avant même l’ouverture : « <em>Vous êtes courageux d’ouvrir en ce moment, vous êtes courageux d’ouvrir ici.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mot <strong><em>« courage »</em></strong> est d’ailleurs revenu plusieurs fois dans la soirée. Lui le relativise. Une création d’entreprise n’obéit pas nécessairement au calendrier idéal : « <em>Ce n’est pas forcément un moment que j’ai choisi, que j’ai planifié dans ma carrière. </em><strong><em>Il y a des opportunités qui se présentent, il y a des opportunités qu’il faut saisir à certains moments.</em> »</strong> Pour lui, ce moment aura été 2026. <strong>« <em>On n’a pas le choix, on y va.</em> »</strong> Depuis l’ouverture, l&rsquo;entrepreneur reconnaît vivre encore beaucoup « <em>au fin fond de [ses] cuisines</em> », la tête dans le guidon. Une obligation à ce stade.</p>



<h3 id="h-une-bijouterie-passee-de-22-m²-a-plusieurs-salaries-et-alternants" class="wp-block-heading">Une bijouterie passée de 22 m² à plusieurs salariés et alternants</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au milieu des inquiétudes sur le commerce blésois, <strong>Christelle Moreau</strong> est venue apporter un parcours qui ne cadre guère avec l’idée d’un dépérissement généralisé. Elle a créé <strong><a href="https://www.facebook.com/p/La-Bijouterie-des-Rives-de-Loire-100057735756721/?locale=fr_FR" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Bijouterie des Rives de Loire</a></strong> en 2018 avant de développer son activité et de s’installer <strong>rue Denis-Papin</strong> en 2025. Mardi soir, l’artisane a raconté le chemin parcouru : « <em>J’ai démarré toute seule dans mon atelier de 22 m². Aujourd’hui, j’ai deux salariés et quatre alternants.</em> »</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="611" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7611-1024x611.jpeg" alt="Christelle Moreau" class="wp-image-36607" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7611-1024x611.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7611-300x179.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7611-768x458.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7611-1536x916.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7611-2048x1222.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>Christelle Moreau</strong> lors de la soirée des nouveaux commerçants de Blois | Photo : Marc Alvarez</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">La bijoutière affiche depuis plusieurs années <strong>une croissance à deux chiffres de son chiffre d’affaires</strong>, malgré le Covid et une interruption liée à son congé maternité. Sans minimiser les difficultés du commerce de centre-ville, Christelle Moreau insiste sur un autre risque : à force de ne parler que de fermetures et de difficultés, on finit aussi par installer cette image <strong>dans l’esprit des clients</strong>. <strong>« <em>Avoir continuellement un discours négatif avec la clientèle ne leur donne pas forcément envie de revenir pour n’entendre parler que de choses négatives.</em> »</strong> Elle rappelle aussi que les commerçants ont leur part à jouer. Les collectivités peuvent aider, conseiller ou accompagner, mais elles ne peuvent ni faire venir les clients à leur place ni construire leur visibilité. <strong>« <em>Il faut y aller, il faut montrer qu’on existe.</em> »</strong> Et, surtout, soigner ce qui fait la différence d’un commerce de centre-ville : l’accueil, le lien, le moment passé sur place. <strong>« <em>Un client qui passe un bon moment chez vous, il reviendra. Il pensera à vous en premier.</em> »</strong></p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://loiretcher-attractivite.com/"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="341" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/1200x400_blois-capitale3-1024x341.png" alt="" class="wp-image-36618" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/1200x400_blois-capitale3-1024x341.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/1200x400_blois-capitale3-300x100.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/1200x400_blois-capitale3-768x256.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/1200x400_blois-capitale3-1536x512.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/1200x400_blois-capitale3-2048x683.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



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<h3 id="h-les-blesois-sont-un-peu-severes-avec-leur-ville" class="wp-block-heading">« Les Blésois sont un peu sévères avec leur ville »</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques dizaines de mètres plus haut, 59 rue Denis-Papin, <strong><a href="https://entrevousetblois.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Entre Vous &amp; Blois</a></strong> a commencé son activité cette année. La boutique de <strong>Christelle Chatry et Philippe Charlot </strong>mêle produits locaux, souvenirs, cadeaux et objets liés au territoire. Après 27 années passées à Chambord, Christelle Chatry connaît bien les visiteurs du territoire. Son premier constat depuis l’ouverture est presque un effet de miroir. <strong>« <em>Les Blésois sont un peu sévères avec leur ville, je trouve.</em> »</strong> Car de l’autre côté du comptoir, elle entend un discours différent : <strong>« <em>Les touristes sont vraiment enchantés de venir, de se balader. Ils voient plein de belles choses.</em> »</strong> Pour elle, <strong>le commerce de proximité n’a donc pas disparu</strong>. Encore faut-il adapter les produits, l’accueil et peut-être les horaires aux transformations des usages.</p>



<h3 id="h-stationnement-animations-habitants-trois-temporalites" class="wp-block-heading">Stationnement, animations, habitants : trois temporalités</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté de la Ville, Claire Molliere a présenté une réponse organisée autour de plusieurs échéances. <strong>À court terme</strong>, l’adjointe a insisté sur <strong>l’accès au centre-ville et le stationnement</strong> : extension de la zone bleue, maintien d’une période gratuite dans les parkings souterrains et dispositif de chèques de stationnement disponibles chez les commerçants. <strong>À moyen terme</strong>, elle veut travailler sur <strong>la programmation événementielle et les flux touristiques</strong>, avec l’idée que manifestations et visiteurs doivent <strong>produire davantage de retombées pour les commerces.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À plus longue échéance</strong> apparaît un dossier moins visible mais déterminant : <strong>l’habitat</strong>. Pour Claire Molliere, remettre des habitants dans les étages du centre ancien revient aussi à <strong>recréer une clientèle quotidienne au pied des immeubles. </strong>Les opérations engagées par la Ville et Agglopolys sur l’habitat ancien dégradé visent justement à remettre des logements sur le marché et, dans certains immeubles, à rendre les surfaces commerciales plus adaptées. L&rsquo;élue résume sa lecture de la situation par une formule : <strong>« <em>Je ne considère pas que nous sommes en déclin. Je considère que nous sommes en mutation.</em> »</strong></p>



<h3 id="h-agir-aussi-sur-les-murs-et-les-loyers" class="wp-block-heading">Agir aussi sur les murs et les loyers</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière les vitrines se trouvent également <strong>des propriétaires</strong>, des immeubles parfois très dégradés et des loyers qui ne correspondent plus toujours à l’économie réelle d’un commerce indépendant. Marc Gricourt a rappelé la création de la <strong>SPL Agglopolys Aménagement</strong>, décidée au début de l’année afin notamment de permettre aux collectivités d’intervenir plus directement sur des opérations immobilières et foncières. Sa création a été approuvée par le conseil municipal en janvier. Le maire a également expliqué le travail engagé autour d’une <strong>foncière commerciale</strong>, destinée à permettre l’acquisition ou le portage de cellules avant leur remise sur le marché à des loyers plus compatibles avec l&rsquo;activité envisagée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paul Gillet a, de son côté, rappelé les aides communautaires aux petites entreprises. Agglopolys dispose notamment d’un dispositif pour l’économie de proximité pouvant contribuer aux travaux, devantures, mises aux normes ou investissements numériques des commerces et TPE. Artisan lui-même, le vice-président d’Agglopolys n’a guère davantage enjolivé la situation : <strong>« <em>Vraiment, ce n’est pas simple.</em> »</strong> Mais il estime n’avoir jamais vu autant d’acteurs publics et consulaires mobilisés simultanément pour le tissu commercial : Ville, Agglomération et chambres consulaires. Une partie de son intervention a aussi été plus politique : <strong>Paul Gillet a estimé qu’une amélioration durable passerait par des décisions nationales</strong> permettant aux consommateurs, commerçants et artisans de « <em>recommencer à gagner leur vie avec leur travail</em> ».</p>



<h3 id="h-c-est-le-collectif-qui-fera-qu-on-reussira" class="wp-block-heading">« C’est le collectif qui fera qu’on réussira »</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La présidente de la CCI de Loir-et-Cher,</strong> <strong>Claudine Martins De Sousa</strong>, a ramené la discussion à une idée beaucoup plus locale. Élue à la tête de la chambre consulaire en mars, elle a multiplié les invitations à ne pas rester seul derrière son comptoir. Elle a encouragé les nouveaux arrivants à <strong>rejoindre les réseaux existants</strong>, notamment les Vitrines de Blois, mais également à <strong>solliciter la Ville, Agglopolys et la CCI lorsque des difficultés apparaissent.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Car derrière les statistiques de vacance et les politiques d’aménagement se trouve une réalité beaucoup plus intime qu’elle a résumée simplement : celle du commerçant qui ouvre le matin sans savoir combien de personnes franchiront sa porte ni ce que donnera sa journée. <strong>« <em>Vous n’êtes pas seuls.</em> »</strong> Puis cette phrase, répétée sous différentes formes tout au long de la soirée : <strong><em>« C’est le collectif qui fera qu’on réussira. »</em></strong></p>



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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-de-nouveaux-commercants-veulent-croire-a-un-nouveau-cycle">À Blois, de nouveaux commerçants veulent croire à un nouveau cycle</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>En Loir-et-Cher, les artisans résistent malgré des trésoreries fragiles</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/en-loir-et-cher-les-artisans-resistent-malgre-des-tresoreries-fragiles</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 14:49:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
		<category><![CDATA[artisanat]]></category>
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		<category><![CDATA[conjoncture économique]]></category>
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		<category><![CDATA[Observatoire de l’Économie et des Territoires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’activité se maintient mieux en Loir-et-Cher que dans l’ensemble du Centre-Val de Loire, selon l’enquête de conjoncture consacrée au premier semestre 2026. Mais 43 % des artisans répondants du département signalent un recul de leur activité et 55 % décrivent une trésorerie fragile ou très alarmante. Le maintien des effectifs et les investissements réalisés témoignent &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’activité se maintient mieux en Loir-et-Cher que dans l’ensemble du Centre-Val de Loire, selon <a href="https://pilote-oet.fr/publication/lartisanat-regional-sous-tension/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’enquête de conjoncture</a> consacrée au premier semestre 2026. Mais 43 % des artisans répondants du département signalent un recul de leur activité et 55 % décrivent une trésorerie fragile ou très alarmante. Le maintien des effectifs et les investissements réalisés témoignent d’une résistance dont les marges restent étroites.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les artisans du Loir-et-Cher ayant participé à l’enquête, le <a href="https://bloiscapitale.com/artisanat-en-loir-et-cher-un-premier-semestre-fragile" target="_blank" rel="noreferrer noopener">premier semestre</a> 2026 s’est partagé presque également entre stabilité et recul. <strong>45 % déclarent une activité stable, 43 % une baisse et 12 % une hausse.</strong> La progression des affaires demeure donc minoritaire, même si le département présente des résultats un peu plus favorables que ceux de l’ensemble du Centre-Val de Loire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réalisée par la Chambre de métiers et de l’artisanat régionale et l’Observatoire de l’Économie et des Territoires, cette note de conjoncture rassemble les réponses de 1 446 professionnels, dont 14 % établis en Loir-et-Cher. <strong>Elle décrit des entreprises confrontées à une demande hésitante et à des coûts qui pèsent sur leurs finances.</strong> Dans le département, les équipes ont largement été maintenues et un tiers des répondants ont investi. <strong>La trésorerie reste pourtant un sujet de préoccupation</strong> pour plus de la moitié d’entre eux.</p>



<h2 id="h-une-activite-moins-degradee-que-dans-la-region" class="wp-block-heading">Une activité moins dégradée que dans la région</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’échelle du Centre-Val de Loire, <strong>49 % des artisans interrogés déclarent une baisse d’activité</strong>, contre <strong>43 % en Loir-et-Cher. </strong>La part de ceux qui signalent une hausse est également légèrement plus favorable dans le département : 12 %, contre 10 % dans la région. Les résultats montrent aussi des différences entre métiers. <strong>La production et le bâtiment sont les plus touchés</strong> : respectivement 54 % et 51 % des répondants de ces secteurs font état d’un recul. <strong>Les services et l’alimentation sont également concernés, </strong>à hauteur de 45 % et 44 %. Dans les commentaires recueillis, des professionnels évoquent <strong>des clients qui attendent</strong> avant d’engager des travaux, reportent leurs projets ou <strong>cherchent à réduire leurs dépenses. </strong></p>



<h2 id="h-une-tresorerie-fragile-pour-plus-d-un-repondant-sur-deux" class="wp-block-heading">Une trésorerie fragile pour plus d’un répondant sur deux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les finances des artisans du Loir-et-Cher apparaissent aussi tendues que celles de leurs homologues régionaux. <strong>44 % des répondants du département jugent leur trésorerie <em>« plutôt fragile »</em> et 11 % <em>« très alarmante »</em></strong>, soit 55 % au total. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les tensions, <strong>34 % des artisans interrogés en Loir-et-Cher ont réalisé un investissement au premier semestre</strong>, contre 30 % à l’échelle régionale. Cela peut être l’achat de matériel, de véhicules ou d’équipements informatiques, l’aménagement de locaux et la formation. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Interrogés entre le 18 mai et le 22 juin, les artisans du Loir-et-Cher envisageaient surtout un maintien de leur activité pour le second semestre : <strong>58 % prévoyaient une stabilité, 31 % une baisse et 11 % une hausse</strong>.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>Méthodologie : cette enquête a été menée en ligne du 18 mai au 22 juin 2026 auprès des artisans du Centre-Val de Loire immatriculés au Répertoire national des entreprises. Elle a recueilli 1 446 réponses, dont 14 % en Loir-et-Cher. L’échantillon n’a pas été constitué selon une méthode scientifique de représentativité. Les auteurs signalent une surreprésentation des entreprises de production et une sous-représentation du bâtiment. Les résultats présentés décrivent les réponses des professionnels interrogés et ne constituent pas un recensement exhaustif de l’artisanat. Aucune donnée spécifique à la ville de Blois n’est fournie.</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>À Blois, le mécénat a changé d’échelle en cinq ans</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/a-blois-le-mecenat-a-change-dechelle-en-cinq-ans</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 09:12:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Créé en 2021 dans le prolongement d’une démarche engagée deux ans plus tôt par la Ville, le Cercle des mécènes de Blois affiche aujourd’hui 84 entreprises engagées, 37 projets soutenus et 2,1 millions d’euros mobilisés, mécénat et parrainage confondus. Derrière ce bilan financier se dessine surtout un modèle qui s’est progressivement installé dans la vie &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-le-mecenat-a-change-dechelle-en-cinq-ans">À Blois, le mécénat a changé d’échelle en cinq ans</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Créé en 2021 dans le prolongement d’une démarche engagée deux ans plus tôt par la Ville, le Cercle des mécènes de Blois affiche aujourd’hui 84 entreprises engagées, 37 projets soutenus et 2,1 millions d’euros mobilisés, mécénat et parrainage confondus. Derrière ce bilan financier se dessine surtout un modèle qui s’est progressivement installé dans la vie locale : patrimoine, culture, éducation, solidarité, environnement, sport… À l’occasion de ses cinq ans, élus, équipe municipale et entreprises ont raconté ce que produit cette rencontre entre argent privé et projets d’intérêt général.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Le patrimoine restauré de Saint-Nicolas, l’aître Saint-Saturnin, les rendez-vous de Des Lyres d’hiver, la Maison de la Magie, les micro-forêts, le parc de la Gare, l’abri Gisèle-Halimi… Pris séparément, ces projets racontent des histoires très différentes. Mis bout à bout, ils donnent à voir l’ampleur prise par le mécénat à Blois. La Ville s’est engagée dans cette voie en 2019. Le Cercle des mécènes a suivi en 2021, avec l’idée de ne plus solliciter ponctuellement une entreprise pour une opération, mais d’organiser dans la durée la rencontre entre acteurs économiques et projets municipaux. Cinq ans plus tard, le bilan présenté par la collectivité fait état de <strong>84 entreprises mécènes, engagées ponctuellement ou de manière pérenne, 37 projets soutenus, 202 conventions signées et 13 rencontres organisées</strong>. Le montant total atteint <strong>2,1 millions d’euros</strong>, en additionnant mécénat et parrainage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Maxime Blot</strong>, qui porte la mission mécénat et partenariats de la Ville, ces années ont transformé une fonction encore nouvelle en véritable travail de terrain. Il se décrit volontiers comme le <em><strong>« VRP de l’intérêt général »</strong></em> avec pour mission : connaître les projets, identifier les entreprises susceptibles de s’y retrouver, convaincre, mettre en relation, puis maintenir ce lien dans le temps. Car l&rsquo;évidence est là : <strong><em>« Le nerf de la guerre reste financier. »</em></strong></p>



<h2 id="h-de-saint-nicolas-a-saint-saturnin-le-patrimoine-en-premiere-ligne" class="wp-block-heading">De Saint-Nicolas à Saint-Saturnin, le patrimoine en première ligne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans le patrimoine que les montants les plus importants apparaissent. La restauration de l’<strong>église Saint-Nicolas</strong>, menée de 2020 à 2025, a bénéficié de <strong>538 553 euros de mécénat financier</strong>. Trois entreprises mécènes ont contribué à l’opération, ainsi que <strong>292 donateurs individuels</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’<strong>aître Saint-Saturnin</strong>, où le chantier doit se poursuivre jusqu’en 2028, le montant annoncé atteint <strong>685 495 euros</strong>. Il comprend les <strong>250 000 euros apportés par la mission « Patrimoine en péril » portée par Stéphane Bern</strong>. Dix entreprises mécènes et 150 donateurs individuels participent à cette restauration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux dossiers illustrent l’un des ressorts du modèle, à savoir<strong> agréger plusieurs sources autour d’un projet qui, par son coût ou son ampleur, ne repose évidemment pas sur le mécénat seul.</strong> Entre financement public, participation d’entreprises, campagnes de dons et dispositifs nationaux, le mécénat intervient <strong>comme un levier supplémentaire.</strong> C’est précisément ce rôle que <strong>Marc Gricourt</strong> met en avant. Pour le maire de Blois, la relation entre public et privé doit permettre d’<strong>accélérer des réalisations</strong>. Le principe qu’il défend est celui d’un territoire capable de <strong><em>« construire ensemble »</em></strong>, collectivités et entreprises apportant <strong>des moyens différents à des objectifs communs.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="744" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7460-1024x744.jpeg" alt="Cercle des mécènes de Blois" class="wp-image-36217" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7460-1024x744.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7460-300x218.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7460-768x558.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7460-1536x1115.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7460-2048x1487.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Marc Gricourt | Cercle des mécènes de Blois | Photo : Marc Alvarez</figcaption></figure>
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<h2 id="h-le-mecenat-a-quitte-depuis-longtemps-le-seul-terrain-patrimonial" class="wp-block-heading">Le mécénat a quitté depuis longtemps le seul terrain patrimonial</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Cercle couvre aujourd’hui six champs définis par la Ville : <strong>patrimoine, culture, éducation, social, environnement, sport et santé</strong>. Dans la culture, <strong>Des Lyres d’hiver</strong> a reçu <strong>151 500 euros de mécénat financier depuis 2021</strong>, apportés par dix entreprises, pour une manifestation qui déploie chaque année une cinquantaine d’actions dans la ville.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la <strong>Maison de la Magie Robert-Houdin</strong>, le soutien accompagne notamment le lancement des nouvelles saisons. Depuis 2021, le dossier comptabilise <strong>43 850 euros de mécénat financier</strong>, auxquels s’ajoutent <strong>20 314 euros de mécénat en nature et en compétences</strong>. Dix-sept entreprises ont participé au dispositif. La Ville rappelle dans le même temps que l’établissement a accueilli 125 000 visiteurs en 2024, son record de fréquentation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://bloiscapitale.com/un-grand-concert-royal-a-blois-au-profit-du-chateau" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le <strong>Grand Concert Royal</strong> (programmé ce weekend)</a> compte pour sa part <strong>27 720 euros de mécénat financier</strong>, une mobilisation encore en cours au moment du bilan, avec quinze partenaires et vingt-cinq artistes sur scène.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0692-1024x768.jpeg" alt="Inauguration de l’ABRI Gisèle-Halimi à Blois" class="wp-image-23691" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0692-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0692-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0692-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0692-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0692-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">ABRI à Blois</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Mais le passage du financier au <strong>mécénat de compétences</strong> permet de mieux mesurer ce que recouvre désormais le dispositif. À l’<strong>accueil de loisirs périscolaire Pauline-Kergomard</strong>, un ancien logement de fonction a ainsi été transformé pour recevoir des enfants. <strong>Dix salariés volontaires</strong> ont participé aux travaux : 80 m² ont été rénovés en 2024 pour permettre l’accueil de 70 enfants de 3 à 5 ans. Même logique à l’<strong>abri Gisèle-Halimi</strong>, ouvert le 8 mars 2025 au 28 rue des Écoles pour accueillir et accompagner des personnes victimes de discriminations et de violences. Trois entreprises mécènes y sont intervenues et <strong>40 salariés volontaires</strong> ont été mobilisés pour rénover 160 m².</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>Réveillon solidaire</strong>, qui accueille chaque année près de 200 adultes et enfants en situation de précarité, représente de son côté <strong>31 686 euros de soutien financier</strong>, auxquels s’ajoutent des dons de cadeaux. L’argent reste donc central, mais il ne suffit plus à décrire <strong>ce qui s’échange</strong>. <strong>Des entreprises apportent aussi du matériel, des compétences professionnelles et du temps de travail.</strong></p>



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<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="341" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-1024x341.png" alt="magazine papier Blois Capitale" class="wp-image-36162" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-1024x341.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-300x100.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-768x256.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-1536x512.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-2048x683.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
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<h2 id="h-pourquoi-une-entreprise-choisit-elle-de-s-engager" class="wp-block-heading">Pourquoi une entreprise choisit-elle de s’engager ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quid des motivations. Pour <strong>Julien Nolière, de <em><a href="https://mutuale.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mutuale</a></em></strong>, l’engagement relève d’abord d’une continuité avec l’identité et l’implantation locale de l’entreprise. Il le résume ainsi : <em>« Pour Mutuale, c’était plutôt une évidence. »</em> Car l’ancrage local ne se résume pas à l’endroit où l’entreprise travaille. Il suppose aussi de <strong>prendre part à la vie du territoire.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les projets environnementaux soutenus par les mécènes en offrent une illustration concrète. Rue Monge et au square Alain-Gerbault, les deux opérations de micro-forêts conduites en 2022 et 2024 ont bénéficié de <strong>27 000 euros de mécénat financier</strong>, avec cinq entreprises associées. Elles couvrent <strong>3 124 m² et représentent 6 767 végétaux plantés</strong>. Les <strong>vignes de Blois</strong>, plantées en 2023, ont reçu 20 000 euros de mécénat : 6 000 pieds ont été installés sur une parcelle de 6 000 m², avec <strong>une récolte annoncée pour 2027 ou 2028</strong>. Au <strong>parc de la Gare</strong>, l’apport est beaucoup plus conséquent : <strong>200 000 euros de mécénat provenant de six entreprises</strong>, pour 7 000 m² aménagés et 1 443 végétaux plantés. Six bornes de réparation vélo ont également été installées grâce au mécénat.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="652" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7471-1024x652.jpeg" alt="Cercle des mécènes de Blois" class="wp-image-36220" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7471-1024x652.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7471-300x191.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7471-768x489.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7471-1536x978.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7471-2048x1304.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Cercle des mécènes de Blois | Photo : Marc Alvarez</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">La volonté de <strong>laisser une trace durable</strong> sur le territoire revient aussi. Présent aux côtés de <strong>Gaëlle Poussin</strong> pour <em><strong>Loire Connexion</strong></em>, <strong>Frédéric Veillon</strong> dit notamment sa fierté d’avoir contribué à l’acquisition du <strong>buste de Gaston d’Orléans,</strong> appelé à rester <strong><em>« à jamais »</em> au château royal de Blois.</strong> Chez <strong><em>CIC Ouest</em></strong>, le raisonnement avancé repose davantage sur l’ancrage territorial. L’entreprise replace son engagement dans la continuité de sa présence locale. <strong><em>« C’est logique pour nous d’accompagner sous cette forme notre belle ville de Blois »</em></strong>, explique ainsi <strong>Sophie Legueux</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chemins qui conduisent au Cercle sont donc différents. Ils passent par les valeurs revendiquées par une entreprise, son histoire locale, l’intérêt pour un projet particulier ou le souhait de contribuer à la dynamique de la ville. Mais tous supposent que la participation ait <strong>un sens au-delà d’une simple transaction financière.</strong></p>



<h2 id="h-un-reseau-qui-produit-aussi-des-rencontres" class="wp-block-heading">Un réseau qui produit aussi des rencontres</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre effet, moins quantifiable, est apparu au fil des cinq années sur l&rsquo;écosystème : <strong>le Cercle des mécènes met en relation des entreprises qui ne se connaissaient pas nécessairement.</strong> Julien Nolière insiste sur cette dimension. <strong><em>« C’est du lien, finalement, qui permet de se connaître »</em></strong>, explique-t-il, évoquant les échanges entre partenaires, entreprises et équipes municipales. <strong><em>« C’est aussi une façon de créer du lien et de la convivialité »</em></strong>, poursuit-il.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7467-1024x768.jpeg" alt="Cercle des mécènes de Blois" class="wp-image-36219" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7467-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7467-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7467-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7467-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7467-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Cercle des mécènes de Blois | Photo : Marc Alvarez</figcaption></figure>
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<h2 id="h-mecenat-et-sponsoring-deux-realites-differentes" class="wp-block-heading">Mécénat et sponsoring, deux réalités différentes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le chiffre de <strong>2,1 millions d’euros</strong> recouvre en réalité plusieurs formes de soutien. Ce montant ne correspond pas uniquement à du mécénat financier : il comprend aussi le <strong>parrainage</strong>. Si le mécénat s’inscrit dans une logique de soutien à l’intérêt général, sans contrepartie commerciale équivalente, le parrainage, ou sponsoring, relève davantage d’une démarche de communication et de visibilité pour l’entreprise. Le <strong>Macadam blésois</strong> l’illustre clairement : depuis 2022, l’événement a bénéficié de <strong>82 755 euros de sponsoring</strong>, apportés par seize partenaires. Et même au sein du mécénat, les chiffres agrègent des réalités différentes : <strong>versements financiers, apports en nature et compétences mises à disposition</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quoi qu&rsquo;il en soit, l’histoire du Cercle des mécènes raconte un changement de dimension. Il ne se concentre pas sur quelques grands monuments, ni même sur la culture. Il intervient dans un accueil périscolaire, un lieu destiné aux victimes de violences, des plantations, un parc, des animations hivernales ou encore des équipements pour les cyclistes. Pour Maxime Blot, qui parle de cette mission comme d’<em><strong>« une véritable fierté »</strong></em>, le bilan mesure le chemin parcouru : <strong>84 entreprises, 37 projets, 202 conventions et 2,1 millions d’euros mobilisés</strong>. Pour la suite, l’enjeu sera sans doute moins d’élargir sans cesse le Cercle que de consolider ce qui fait sa force depuis 2021 : la capacité à réunir, autour de projets communs, des acteurs du territoire.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Carole Sicard : « C’est reposant d’être soi »</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/carole-sicard-cest-reposant-detre-soi</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 09:54:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après dix-sept années dans l’accompagnement professionnel, Carole Sicard élargit aujourd’hui sa pratique à une dimension plus personnelle. Son point de départ est simple : derrière une fatigue, une perte de sens ou une envie de reconversion se cache parfois un décalage plus profond entre ce que l’on est et ce que l’on s’est habitué à &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après dix-sept années dans l’accompagnement professionnel, Carole Sicard élargit aujourd’hui sa pratique à une dimension plus personnelle. Son point de départ est simple : derrière une fatigue, une perte de sens ou une envie de reconversion se cache parfois un décalage plus profond entre ce que l’on est et ce que l’on s’est habitué à être. Avec ses bilans de compétences et son nouveau parcours <em>« Revenir à soi »</em>, elle propose de travailler sur cet écart, sans promettre de solution toute faite ni se substituer à un suivi psychologique.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>« Je suis épuisée de m’adapter aux attentes des autres. »</strong></em> La phrase lui a été confiée récemment par une femme venue se renseigner sur son accompagnement. Pour Carole Sicard, elle résume une situation qu’elle rencontre régulièrement : des personnes qui continuent d’avancer, travaillent, assument leur vie familiale et leurs responsabilités, mais finissent par ne plus très bien savoir ce qui, dans cette existence organisée, leur correspond réellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un homme qu’elle a accompagné lui avait formulé le problème autrement. À l’issue du travail mené ensemble, il lui avait dit : <strong><em>« Carole, c’est reposant d’être soi. »</em></strong> La phrase est restée. Elle est même devenue l’un des points d’appui de l’offre personnelle que Carole Sicard développe désormais en parallèle de son activité d’accompagnement professionnel. Car, pour elle, le sujet touche à quelque chose de plus profond : <strong>la distance</strong> qui peut s’installer entre ce que l’on est et ce que l’on a appris à montrer, à faire ou à accepter.</p>



<h2 id="h-quand-savoir-faire-ne-suffit-pas" class="wp-block-heading">Quand savoir faire ne suffit pas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cela fait donc dix-sept ans que Carole Sicard travaille dans l’accompagnement. Elle préfère d’ailleurs aujourd’hui ce terme à celui de <em>« coaching »</em>, devenu selon elle trop large. <em>« L’accompagnement, pour moi, c’est vraiment être aux côtés des gens »</em>, explique-t-elle. Une partie de son activité demeure strictement professionnelle avec les bilans de compétences réalisés selon la <strong><a href="https://methode-coherence.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Méthode Cohérence</a></strong>. Mais elle revendique une approche particulièrement approfondie : plutôt que de commencer par le CV, les qualifications ou les possibilités de reconversion, elle dit <strong>partir d’abord de la personne.</strong> Son constat repose sur une distinction qu’elle juge essentielle : <strong><em>« Les gens savent faire, ce n’est pas le souci. Mais parfois, ils savent faire des choses qui les épuisent. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle prend <strong>l’exemple très parlant de l’évolution hiérarchique</strong>. Un salarié maîtrise son métier, obtient de bons résultats, puis se voit proposer un poste de manager. Sur le papier, la promotion semble aller de soi. Mais elle peut aussi l’éloigner de ce qui faisait précisément son engagement dans le travail. <strong>Progresser signifie-t-il forcément monter dans la hiérarchie ?</strong> Selon elle, non.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Carole Sicard évoque ainsi le cas d’une personne très à l’aise dans une activité manuelle, peu à peu éloignée de son savoir-faire pour se consacrer à d’autres tâches. Même décalage pour quelqu’un qui aime travailler seul, dans le calme, mais que ses nouvelles fonctions contraignent à multiplier les interactions du matin au soir. <strong>On peut être parfaitement compétent dans un rôle et, malgré tout, s’y épuiser.</strong></p>



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<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/product/prevente-du-numero-1-18-septembre-2026-du-magazine-papier-blois-capitale"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="341" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-1024x341.png" alt="magazine papier Blois Capitale" class="wp-image-36162" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-1024x341.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-300x100.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-768x256.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-1536x512.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-2048x683.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
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<h2 id="h-le-travail-parfois-seulement-revelateur" class="wp-block-heading">Le travail, parfois seulement révélateur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Beaucoup viennent d’abord avec ce qu’ils pensent être un problème de travail : une fatigue qui s’installe, l’envie de changer d’air, le sentiment que quelque chose ne tient plus. <em><strong>« Elles pensent que c’est le travail parce que c’est là qu’elles passent le plus de temps dans la journée »</strong></em>, observe Carole Sicard. Très vite pourtant, le malaise déborde le cadre professionnel. Il touche à l’éducation, aux routines, aux attentes. <strong>À force de composer, de répondre présent, de tenir les rôles attendus, certains finissent par ne plus savoir ce qui leur appartient vraiment.</strong> Et une question : <strong>qu’est-ce que j’aime, moi ?</strong> Carole Sicard raconte que certaines personnes restent décontenancées lorsqu’elle la formule. <em><strong>« On ne m’a jamais posé la question »</strong></em>, lui répondent-elles parfois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;experte parle alors de personnes qui fonctionnent <strong><em>« en mode robot »</em></strong>, absorbées par la succession des journées et des obligations. Son accompagnement vise à remettre de l’attention sur les ressentis, les besoins ou les émotions : non pas pour éliminer toute adaptation à la réalité, mais pour <strong>distinguer ce qui est choisi de ce qui est subi.</strong> <em>« On peut s’adapter en se respectant soi-même »</em>, résume-t-elle.</p>



<h2 id="h-se-realigner-sans-sauter-dans-le-vide" class="wp-block-heading">Se réaligner sans sauter dans le vide</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Reste une objection évidente : <strong>une vie ne se réorganise pas uniquement en fonction de ce que l’on aimerait être.</strong> Il y a le salaire, le logement, parfois les enfants, les engagements déjà pris, et ce besoin de stabilité qui pèse dans toute décision. Carole Sicard ne l’ignore pas. <strong>Ce qu’elle conteste, c’est l’idée qu’un changement doive forcément passer par une rupture nette.</strong> Un projet peut mûrir pendant deux, trois ou quatre ans. Elle cite par exemple le <a href="https://www.francetravail.fr/actualites/bien-dans-mon-quotidien/slashing-bien-dans-mes-vie-pro.html"><strong>slashing</strong></a>, qui consiste à faire coexister plusieurs activités. <em><strong>« Pourquoi “ou” ? Pourquoi pas “et” ? »</strong></em> Revenir à soi, dans cette logique, ne veut donc pas forcément dire faire de sa passion un métier, mais lui redonner une place réelle dans sa vie.</p>



<h2 id="h-une-experience-qu-elle-a-elle-meme-traversee" class="wp-block-heading">Une expérience qu’elle a elle-même traversée</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Carole Sicard peut aussi s’appuyer sur sa propre histoire.</strong> Avant de se tourner vers l’accompagnement, elle a travaillé quinze ans dans la restauration, jusqu’à devenir manager. Elle y a connu de l’intérieur cette progression hiérarchique qu’elle questionne aujourd’hui : la reconnaissance, la confiance accordée, le salaire qui augmente, puis des responsabilités de plus en plus éloignées de ce qui lui correspondait réellement. Le parcours s’est terminé par un burn-out, suivi d’une dépression, dont elle dit avoir mis près d’un an à se relever. Sa reconversion lui a permis de mettre des mots sur ce qui, dans ses fonctions passées, l’animait vraiment : <strong>non pas la position hiérarchique, mais l’accompagnement des personnes.</strong> Le changement n’a rien eu d’immédiatement confortable. Elle estime avoir perdu environ la moitié de son salaire au début de sa reconversion. Une expérience qu’elle utilise aujourd’hui pour rappeler aux personnes qu’elle accompagne qu’<strong>une réorientation peut être progressive.</strong> <em><strong>« L’idée, ce n’est pas de sauter dans le vide. »</strong></em></p>



<h2 id="h-une-frontiere-clairement-posee-avec-la-psychotherapie" class="wp-block-heading">Une frontière clairement posée avec la psychothérapie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Carole Sicard tient à poser une limite nette : <strong>elle n’est pas psychothérapeute</strong>. Son accompagnement peut tenir compte de ce qui s’est joué auparavant, mais sans chercher à en faire l’analyse. <em>« Je vais prendre connaissance de l’avant, mais je vais surtout voir, très pragmatiquement, ce qu’on en fait pour l’après. »</em> À Blois, elle travaille d’ailleurs en complémentarité avec une psychothérapeute et dit orienter certaines personnes lorsqu’elle estime qu’un travail psychologique doit précéder le sien. <em><strong>« Comme c’est un accompagnement qui bouscule quand même, parce qu’on va en profondeur, l’idée n’est pas de mettre les gens mal. »</strong></em> Elle ne promet pas davantage un résultat déterminé : le parcours dépend du rythme de chacun, de son implication et de ce qui peut survenir en chemin.</p>



<h2 id="h-entre-methode-experience-et-intuition" class="wp-block-heading">Entre méthode, expérience et intuition</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sa pratique laisse aussi <strong>une place à l’intuition</strong>. Carole Sicard se décrit pourtant comme quelqu’un de rationnel. Avec le temps, elle dit avoir appris à ne plus écarter certaines impressions immédiates lorsqu’elles surgissent en séance. Elle utilise également, de façon ponctuelle, des oracles comme support de réflexion, lorsqu’ils permettent selon elle d’ouvrir une autre lecture d’une situation ou d’un ressenti. Une part plus subjective de son approche, qu’elle assume désormais <strong>aux côtés de son expérience et de ses outils.</strong> <em><strong>« Chaque personne est unique. À chaque fois, c’est une nouvelle histoire qui se crée. »</strong></em></p>



<h2 id="h-changer-de-lunettes" class="wp-block-heading">« Changer de lunettes »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on lui demande si l’accompagnement débouche nécessairement sur un changement de cap, Carole Sicard tempère. <strong>Changer ne signifie pas toujours changer de métier, d’entreprise ou de vie.</strong> Cela peut aussi consister à comprendre ce qui épuise, à poser une limite, à réorganiser son quotidien, à renouer avec une activité laissée de côté ou simplement à regarder autrement une situation. Elle résume cette évolution par une image : <strong><em>« Ils ont changé de lunettes. »</em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour en savoir plus</strong> :<br><strong>Carole Sicard — Oser Être</strong> 📞 <strong>06 61 56 93 09</strong><br>Accompagnante en transformation et alignement de vie à Blois<br>Bilan de compétences : <strong>Méthode Cohérence</strong> — <em><strong><a href="https://methode-coherence.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">methode-coherence.com</a></strong></em> </p>



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		<title>Vous exercez dans l’artisanat en Loir-et-Cher ? Blois Capitale a des projets à vous proposer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Aug 2026 13:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
		<category><![CDATA[artisanat 41]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la perspective de la publication, à la fin du mois d’octobre 2026, d’un hors-série consacré aux savoir-faire du département, Blois Capitale lance un appel à candidatures auprès des artisanes, artisans, créatrices et créateurs installés en Loir-et-Cher. Certaines productions pourront également être sélectionnées pour rejoindre la boutique en ligne du média ou être présentées dans &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" id="h-">Dans la perspective de la <strong>publication</strong>, à la <strong>fin du mois d’octobre 2026,</strong> d’un <strong>hors-série consacré aux savoir-faire</strong> du département, Blois Capitale lance <strong>un appel à candidatures auprès des artisanes, artisans, créatrices et créateurs installés en Loir-et-Cher. </strong>Certaines productions pourront également être sélectionnées pour rejoindre la <strong>boutique en ligne</strong> du média ou être présentées dans sa <strong>boutique du centre-ville</strong> de Blois.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Derrière chaque objet fabriqué localement</strong> se trouvent un geste, une matière, une histoire et, souvent, des années de recherche, de pratique et d’apprentissage. Céramique, illustration, textile, bijoux, travail du bois, maroquinerie, décoration, photographie, papeterie, ou créations pour la maison : les savoir-faire présents en Loir-et-Cher sont nombreux, mais restent parfois peu connus au-delà des marchés, des ateliers et des réseaux personnels.</p>



<h2 id="h-un-magazine-hors-serie-papier" class="wp-block-heading">Un magazine hors-série papier</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Blois Capitale souhaite leur consacrer <strong>un hors-série papier</strong> dont la sortie est prévue à la fin du mois d’octobre 2026. Publié à l’approche de Noël, ce numéro présentera des parcours, des techniques et des créations représentative<strong>s de la diversité artisanale du département. Il ne s’agira ni d’un simple catalogue ni d’un annuaire exhaustif. Le hors-série donnera la parole à celles et ceux qui créent et fabriquent en Loir-et-Cher,</strong> afin de raconter leur parcours, leur savoir-faire, leurs méthodes de travail et leur relation avec le territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les candidatures portées par des activités récentes ou encore peu connues seront également les bienvenues. L’ancienneté ne constituera pas, à elle seule, un critère de sélection. <strong>Blois Capitale souhaite présenter aussi bien des professionnels solidement établis que des démarches plus nouvelles méritant d’être découvertes.</strong> En revanche, les simples activités de revente et les articles dont les conditions réelles de fabrication ne pourraient pas être clairement établies ne correspondent pas à l’esprit de ce projet.</p>



<h2 id="h-une-possible-presence-dans-les-espaces-de-vente-de-blois-capitale" class="wp-block-heading">Une possible présence dans les espaces de vente de Blois Capitale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement au magazine hors-série, quand cela s&rsquo;y prête, un référencement de produits<strong> <a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dans la boutique en ligne de Blois Capitale</a></strong> sera envisageable. Tout comme <strong>la présence de produits dans la boutique située au <a href="https://bloiscapitale.com/blois-capitale-ouvre-boutique-et-lieu-de-vie-au-coeur-de-la-ville">16 rue Émile-Laurens, à Blois</a>. </strong>Voire l’organisation d’<strong>un événement dédié</strong>, d’une démonstration ou d’une présentation du travail en boutique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces possibilités demeurent indépendantes de la sélection éditoriale du magazine. Une candidature peut être retenue pour le hors-série sans donner lieu à une proposition de commercialisation. En outre, le dépôt d’une candidature ne vaut donc ni engagement de publication ni accord automatique de commercialisation.</p>



<h2 id="h-comment-presenter-sa-candidature" class="wp-block-heading">Comment présenter sa candidature ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les personnes intéressées sont invitées à transmettre dans un e-mail à l&rsquo;adresse <strong><mark>partenariat@bloiscapitale.com</mark></strong> ces informations :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>leur nom et, le cas échéant, celui de leur marque ou de leur atelier ;</li>



<li>leur commune d’implantation ;</li>



<li>une courte présentation de leur parcours et de leur savoir-faire ;</li>



<li>les liens vers leur site internet et leurs réseaux sociaux ;</li>



<li>leurs coordonnées complètes ;</li>



<li>leur éventuel intérêt pour le hors-série, la boutique en ligne, la boutique physique ou plusieurs de ces possibilités.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cette première phase de mise en relation est ouverte jusqu’au <strong>lundi 14 septembre 2026</strong>. Les délais de réponse demanderont possiblement un peu de patience. Merci de votre compréhension.</p>



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		<title>Produits locaux en grande distribution : une présence réelle, un poids encore marginal en Loir-et-Cher</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 08:47:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une étude* de l’Observatoire de l’Économie et des Territoires montre que la quasi-totalité des grandes et moyennes surfaces ayant répondu à l’enquête commercialisent des produits locaux. Leur poids dans l’activité des magasins demeure cependant limité. Entre difficultés logistiques, manque de visibilité de l’offre et définition variable du « local », le changement d’échelle reste à &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une étude* de l’Observatoire de l’Économie et des Territoires montre que la quasi-totalité des grandes et moyennes surfaces ayant répondu à l’enquête commercialisent des produits locaux. Leur poids dans l’activité des <a href="https://bloiscapitale.com/supermarches-le-plastique-reste-au-coeur-du-modele-de-la-grande-distribution" target="_blank" rel="noreferrer noopener">magasins</a> demeure cependant limité. Entre difficultés logistiques, manque de visibilité de l’offre et définition variable du « local », le changement d’échelle reste à construire.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Dans les rayons des supermarchés, les présentoirs consacrés aux produits locaux sont devenus familiers. Biscuits, fromages, viandes, fruits, légumes, vins ou bières mettent en avant leur proximité avec le territoire et la relation avec ceux qui les fabriquent. Mais derrière cette visibilité croissante, <strong>quelle place ces produits occupent-ils réellement dans l’activité des magasins du Loir-et-Cher ?</strong> L’étude publiée par l’<a href="https://pilote-oet.fr/publication/commercialisation-des-produits-locaux-dans-les-grandes-et-moyennes-surfaces-gms-en-loir-et-cher-un-etat-des-lieux-partage-pour-mieux-accompagner-les-dynamiques-de-territoire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Observatoire de l’Économie et des Territoires</a> apporte une première photographie départementale de leur commercialisation <strong>dans les grandes et moyennes surfaces.</strong> Elle met en évidence une situation contrastée : les produits locaux sont aujourd’hui <strong>présents dans presque tous les magasins interrogés,</strong> mais ils ne représentent encore qu’<strong>une fraction très réduite de leur chiffre d’affaires.</strong></p>



<h2 id="h-vingt-sept-magasins-sur-vingt-neuf-proposent-des-produits-locaux" class="wp-block-heading">Vingt-sept magasins sur vingt-neuf proposent des produits locaux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier constat est donc celui d’une diffusion presque généralisée. Sur les 29 responsables ayant répondu à cette question, 27 déclarent proposer des produits locaux à la vente. <strong>L’achat direct auprès des producteurs ou transformateurs constitue le principal mode d’approvisionnement</strong> : 23 magasins déclarent y avoir recours. Quatorze passent également par une base logistique régionale. <strong>Le terme de <em>« producteur »</em> est employé dans un sens large</strong>. Il désigne aussi bien des agriculteurs que des transformateurs, des affineurs ou des artisans. La Biscuiterie de Chambord, la Charcuterie Gilet, la Laiterie de Montoire ou encore des savonniers peuvent ainsi entrer dans le périmètre étudié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les réponses obtenues, <strong>chaque magasin travaille avec 10 à 44 fournisseurs locaux.</strong> L’étude a recensé <strong>168 producteurs, transformateurs ou artisans approvisionnant les GMS observées</strong> : 160 sont situés en Centre-Val de Loire, dont <strong>99 en Loir-et-Cher,</strong> et huit hors de la région.</p>



<h2 id="h-le-local-se-mesure-d-abord-en-kilometres" class="wp-block-heading">Le « local » se mesure d’abord en kilomètres</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La définition du <strong><em>« produit local »</em></strong> varie d’une enseigne à l’autre. Dans la plupart des magasins interrogés, elle repose avant tout sur la distance : <strong>la limite est généralement fixée à 100 kilomètres autour du point de vente</strong>. Seuls trois responsables de magasins biologiques retiennent un périmètre plus large, pouvant aller jusqu’à 150 kilomètres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les labels et les appellations jouent un rôle plus secondaire</strong>. Douze responsables disent y être attentifs, tandis que huit mettent en avant des mentions territoriales comme <em>« Bienvenue à la ferme »</em> ou <em>« © du Centre »</em>. Plusieurs estiment toutefois que <strong>l’accumulation de marques, de certifications et de signes de qualité finit par brouiller le message auprès des consommateurs.</strong></p>



<h2 id="h-une-part-moyenne-de-1-6-du-chiffre-d-affaires" class="wp-block-heading">Une part moyenne de 1,6 % du chiffre d’affaires</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Voir des produits locaux dans les rayons ne signifie pas qu’ils occupent une place importante dans les ventes. C’est même l’un des principaux enseignements de l’étude. Seules huit grandes surfaces ont accepté de communiquer des données économiques détaillées, dont sept pour l’année 2025. Dans ces magasins, <strong>les produits achetés directement auprès de producteurs ou de transformateurs locaux ont généré 4,676 millions d’euros de chiffre d’affaires.</strong> Ils ne représentent toutefois, en moyenne, que <strong>1,6 % de l’activité totale</strong>, avec de fortes différences selon les établissements : de 1,2 à 7,1 %. Ce chiffre doit être considéré avec prudence. Il repose sur un nombre limité de magasins, dont les méthodes de calcul ne sont pas toujours identiques. Les établissements les plus engagés dans cette démarche sont également susceptibles d’être davantage représentés parmi les répondants. <strong>Le taux de 1,6 % constitue donc un ordre de grandeur,</strong> et non une mesure exacte pour l’ensemble des supermarchés du Loir-et-Cher.</p>



<h2 id="h-viandes-fruits-et-produits-laitiers-en-tete" class="wp-block-heading">Viandes, fruits et produits laitiers en tête</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Trois familles concentrent l’essentiel des ventes locales. <strong>La boucherie, la charcuterie et les volailles arrivent largement en tête, avec 40,3 % du chiffre d’affaires mesuré.</strong> Les fruits et légumes représentent 24,4 %, et les produits de crèmerie 17,7 %. À elles seules, ces trois catégories totalisent 82,4 % des ventes locales réalisées en approvisionnement direct. L’épicerie ne pèse que 9,2 %, les boissons 5,3 %, et les fleurs et plants 3,1 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette répartition s’explique notamment par la structuration des filières. <strong>Les viandes et les produits laitiers peuvent s’appuyer sur des entreprises capables d’assurer des volumes réguliers</strong>, de transformer les produits et de répondre aux exigences commerciales des grandes surfaces. En crèmerie, l’étude cite notamment la <strong>Laiterie de Verneuil, la Laiterie de Montoire</strong> et <strong>la Fromagerie Jacquin</strong>, aux côtés de structures plus petites.</p>



<h2 id="h-des-fruits-et-legumes-recherches-mais-difficiles-a-securiser" class="wp-block-heading">Des fruits et légumes recherchés, mais difficiles à sécuriser</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Onze magasins déclarent manquer de produits locaux dans certaines catégories. <strong>Les fruits et légumes sont les plus recherchés</strong> : huit responsables aimeraient disposer de davantage de légumes de saison et d’une gamme de fruits plus variée. Le problème ne vient pas seulement du nombre de producteurs présents sur le territoire. Il dépend aussi de leur localisation, des quantités disponibles et du rythme des livraisons. Les produits fragiles, comme les fraises ou les salades, <strong>doivent être livrés fréquemment pour rester frais.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les petits magasins peuvent rencontrer une autre difficulté : <strong>leurs commandes sont parfois trop faibles pour rentabiliser le déplacement du producteur.</strong> L’étude cite ainsi une exploitation maraîchère biologique qui a cessé de livrer un point de vente pour <strong>privilégier les marchés, où elle écoulait des volumes plus importants.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À l’inverse, les magasins les plus importants peuvent réclamer des quantités qu’une exploitation seule n’est pas en mesure de fournir.</strong> Les volumes constituent donc un obstacle dans les deux sens : trop faibles pour justifier certaines livraisons, ou trop élevés pour de petits producteurs.</p>



<h2 id="h-le-drive-reste-largement-ferme-aux-petits-fournisseurs" class="wp-block-heading">Le drive reste largement fermé aux petits fournisseurs</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La vente en ligne constitue un autre point faible. </strong>Dix-huit des 29 magasins ayant répondu disposent d’un drive. Mais, parmi les treize ayant détaillé leur offre, huit n’y proposent aucun produit local, trois en commercialisent réellement et deux seulement de manière partielle. Les responsables évoquent des procédures de référencement complexes, mais aussi <strong>la nécessité de garantir la disponibilité des produits au moment précis où la commande est préparée.</strong> Or les petites livraisons, la saisonnalité et les variations de production ne permettent pas toujours d’assurer cette continuité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un produit peut ainsi être disponible dans les rayons du magasin sans apparaître sur son site ou son application.</strong> Le drive favorise mécaniquement les références intégrées à <strong>des circuits logistiques plus réguliers et plus structurés.</strong></p>



<h2 id="h-le-producteur-doit-encore-frapper-lui-meme-a-la-porte" class="wp-block-heading">Le producteur doit encore frapper lui-même à la porte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’accès aux rayons repose encore largement sur <strong>l’initiative individuelle.</strong> Dans 22 des 26 magasins ayant répondu sur ce point, le premier contact est établi par le producteur. <strong>La prospection directe reste donc le moyen principal de se faire connaître.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le réseau personnel du directeur ou du chef de rayon joue également un rôle important. Cette <strong>connaissance du territoire</strong> peut toutefois disparaître lors d’un changement de responsable ou lorsque les équipes viennent d’un autre département. Les salons organisés par les enseignes et l’observation des magasins concurrents permettent de repérer certains produits, mais rarement de découvrir de nouveaux fournisseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quatorze responsables reconnaissent mal connaître l’offre disponible en Loir-et-Cher.</strong> Onze souhaitent la création d’une base de données, d’un annuaire ou d’une cartographie régulièrement actualisée. Douze évoquent aussi les réticences de certains producteurs à travailler avec la grande distribution, souvent par méconnaissance de son fonctionnement. La place accordée au local dépend donc moins d’une politique uniforme de l’enseigne que de <strong>la volonté du responsable de magasin, de sa connaissance du territoire et des relations qu’il parvient à nouer avec les fournisseurs.</strong></p>



<h2 id="h-une-relation-directe-appreciee-mais-exigeante" class="wp-block-heading">Une relation directe appréciée, mais exigeante</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans le cadre d’une relation directe, le producteur fixe le prix facturé au magasin, qui ajoute ensuite sa marge commerciale</strong>. Les contrats sont généralement conclus pour un an, puis renouvelés. Les responsables interrogés mettent en avant la confiance, la proximité, la transparence et la régularité des approvisionnements. <strong>L’absence de négociation tarifaire est également appréciée</strong> dans certaines relations directes, car <strong>elle réduit la pression exercée sur le fournisseur.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette organisation impose cependant<strong> de nombreuses tâches au producteur.</strong> Il doit <strong>maîtriser le conditionnement, l’étiquetage, la réglementation sanitaire, les contrats, la présentation des produits, la préparation des commandes et les livraisons.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le magasin doit, de son côté, gérer les commandes, la réception, les contrôles, le suivi des fournisseurs et la mise en valeur des références. <strong>Le commerce local repose ainsi sur une relation humaine forte, mais aussi sur une succession d’opérations qui peuvent devenir coûteuses et chronophages.</strong></p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/product/prevente-du-numero-1-septembre-2026-du-magazine-papier-blois-capitale"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="341" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/magazine-papier-1024x341.png" alt="magazine papier Blois Capitale" class="wp-image-35164" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/magazine-papier-1024x341.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/magazine-papier-300x100.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/magazine-papier-768x256.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/magazine-papier-1536x512.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/magazine-papier-2048x683.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
</div>


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<h2 id="h-vingt-magasins-veulent-developper-leur-offre" class="wp-block-heading">Vingt magasins veulent développer leur offre</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Parmi les 25 établissements ayant répondu à la question, vingt déclarent vouloir augmenter leurs ventes de produits locaux. </strong>Cette volonté est exprimée <strong>aussi bien par de petites surfaces que par des supermarchés ou des hypermarchés, en milieu rural comme urbain.</strong> Elle se traduit toutefois rarement par des engagements précis. Seuls neuf magasins ont fixé un objectif chiffré, compris entre 2 et 25 % de leur chiffre d’affaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude avance plusieurs pistes pour lever ces obstacles. La première serait de <strong>créer un annuaire ou une cartographie départementale unique des producteurs souhaitant travailler avec les grandes surfaces.</strong> Chaque fiche pourrait préciser les produits proposés, les volumes disponibles, les labels, la localisation et les possibilités de livraison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport recommande également d’<strong>organiser régulièrement des rencontres entre producteurs et responsables de magasins,</strong> ainsi que des visites d’exploitations et de points de vente. Ces échanges permettraient de mieux comprendre les contraintes de chacun et de <strong>réduire les méfiances réciproques.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le principal chantier reste cependant la logistique</strong>. L’étude évoque des tournées partagées, des services de ramasse, des coopératives ou des points de regroupement équipés de chambres froides. Une première expérimentation pourrait réunir des producteurs et des magasins volontaires, avec l’appui du Département, des intercommunalités et des projets alimentaires territoriaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un accompagnement est également jugé nécessaire sur la contractualisation, l’étiquetage, la réglementation sanitaire, le packaging, la gestion des gammes et la planification des volumes</strong>. La mutualisation des fonctions commerciales et logistiques permettrait enfin de réduire le temps consacré individuellement à la prospection, aux négociations et aux livraisons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les produits locaux ont donc déjà trouvé leur place dans les supermarchés du Loir-et-Cher, mais <strong>leur développement ne pourra pas reposer uniquement sur la bonne volonté des producteurs et des responsables de magasins.</strong> Il suppose désormais une organisation collective, capable de mieux faire connaître l’offre, de regrouper les volumes et de rendre les livraisons économiquement viables.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>*Ce travail s’inscrit dans le prolongement de la <a href="https://www.loir-et-cher.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Agriculture/Mesures-Conjoncturelles/Convention-departementale-agricole-en-Loir-et-Cher2/Convention-departementale-agricole-en-Loir-et-Cher-2024" target="_blank" rel="noreferrer noopener">convention agricole départementale</a> mise en place sous l’égide du préfet à la suite de la crise agricole du début de l’année 2024. L’Observatoire et la Direction départementale des territoires ont engagé l’étude en août 2025, avec le concours financier de l’Agence de la transition écologique, l’ADEME. L’objectif était de quantifier la présence des produits locaux dans les magasins, d’identifier les freins à leur développement et de poser les bases d’un suivi dans le temps. L’étude recense <strong>67 supermarchés et hypermarchés en Loir-et-Cher,</strong> répartis entre <strong>dix enseignes</strong>. Trente-deux réponses exploitables ont été recueillies, soit environ la moitié des magasins sollicités <strong>(les magasins Aldi et Lidl n&rsquo;ont pas répondu à l’enquête).</strong></em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/produits-locaux-en-grande-distribution-une-presence-reelle-un-poids-encore-marginal-en-loir-et-cher">Produits locaux en grande distribution : une présence réelle, un poids encore marginal en Loir-et-Cher</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Canicule, inflation et tensions géopolitiques freinent l’activité touristique du département</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 09:46:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’approche de la très haute saison, les professionnels du tourisme en Loir-et-Cher dressent un bilan nettement plus mitigé qu’en 2025. Fréquentation en recul, chiffre d’affaires décevant et réservations tardives dessinent un début d’été marqué par l’incertitude. Le mois de juin 2026 n’a pas tenu toutes ses promesses pour le tourisme en Loir-et-Cher. Selon la &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/canicule-inflation-et-tensions-geopolitiques-freinent-lactivite-touristique-du-departement">Canicule, inflation et tensions géopolitiques freinent l’activité touristique du département</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’approche de la très haute saison, les professionnels du tourisme en Loir-et-Cher dressent un bilan nettement plus mitigé qu’en 2025. Fréquentation en recul, chiffre d’affaires décevant et réservations tardives dessinent un début d’été marqué par l’incertitude.</em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le mois de juin 2026 n’a pas tenu toutes ses promesses pour le tourisme en Loir-et-Cher. </strong>Selon la <a href="https://pilote-oet.fr/publication/juin-2026-canicule-et-incertitude-plombent-la-satisfaction-des-professionnels-du-tourisme/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dernière enquête de tendance</a> menée auprès des professionnels du département*, <strong>51 % des répondants se déclarent satisfaits ou très satisfaits de la fréquentation de leur établissement.</strong> Cette courte majorité masque une dégradation sensible : <strong>le taux de satisfaction perd 17 points par rapport à juin 2025.</strong></p>



<h2 id="h-la-canicule-a-desorganise-la-fin-du-mois" class="wp-block-heading">La canicule a désorganisé la fin du mois</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://bloiscapitale.com/canicules-peut-on-encore-vivre-et-travailler-aux-memes-horaires"><strong>La météo</strong> apparaît comme l’un des principaux facteurs de ralentissement</a>. Le département a été touché, du 21 au 27 juin, par un épisode de vigilance rouge canicule, avec des températures dépassant les 40 °C pendant plusieurs jours. Cette situation a entraîné <strong>des annulations, des reports ou des adaptations.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, l’annulation par la préfecture du festival <em><strong>Chambord Live</strong></em>, programmé les 26, 27 et 28 juin, a notamment pesé sur certains hébergements et prestataires. <strong>Quelque 90 000 festivaliers étaient attendus</strong>. L’effet est d’autant plus significatif que les concerts de Chambord constituaient habituellement un moteur de réservations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’hôtellerie de plein air, un professionnel décrit <strong>un retournement brutal</strong> : <em>« Début juin, la fréquentation était en hausse côté camping-caristes étrangers. <strong>Malheureusement, les fortes chaleurs de ces derniers jours ont freiné, voire arrêté les déplacements. Beaucoup d’annulations de séjour. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le calendrier a également joué. En 2025, le week-end prolongé de la Pentecôte était tombé les 8 et 9 juin, alors qu’il s’est déroulé les 24 et 25 mai en 2026. La comparaison annuelle est donc défavorable au mois de<strong> juin, privé cette année de ce temps fort touristique.</strong></p>



<h2 id="h-carburants-et-contexte-international-egalement-cites" class="wp-block-heading">Carburants et contexte international également cités</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les difficultés ne sont pas uniquement météorologiques. <strong>Le prix des carburants est considéré comme un frein par 78 % des professionnels</strong> interrogés sur ce point. <strong>Le contexte international est jugé défavorable par 70 %</strong> d’entre eux. Ces réponses traduisent les inquiétudes entourant le coût des déplacements, le pouvoir d’achat des ménages et, pour certains visiteurs étrangers, les conditions de transport aérien. Une responsable de chambre d’hôtes résume cette accumulation de difficultés : <strong><em>« Ce sera une année vraiment compliquée »</em></strong> <strong>en raison des</strong> <em><strong>« canicules à répétition »</strong></em>, <strong>des événements annulés, du prix du carburant et du coût de la vie.</strong> Elle évoque également, pour la clientèle étrangère, des problèmes de vols liés au contexte international.</p>



<h2 id="h-les-sites-de-loisirs-decrochent" class="wp-block-heading">Les sites de loisirs décrochent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La baisse n’affecte pas tous les secteurs dans les mêmes proportions. Du côté de la fréquentation, 56 % des hébergeurs se déclarent satisfaits ou très satisfaits, contre 65 % en 2025. <strong>Le recul est beaucoup plus marqué pour les sites et activités de loisirs, dont le taux de satisfaction tombe à 42 %, contre 73 % un an auparavant</strong>. Les autres prestataires — <strong>restaurants, offices de tourisme et agences réceptives</strong> notamment — enregistrent <strong>41 % d’avis favorables, contre 72 % en 2025.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au sein des hébergements, l’hôtellerie de plein air obtient la meilleure appréciation, avec une note moyenne de 6,7 sur 10. Les meublés et gîtes suivent avec 6,5. Les hôtels et hôtels-restaurants atteignent 5,2 sur 10, les chambres d’hôtes 5 sur 10 et les hébergements collectifs seulement 4 sur 10.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La clientèle vélo semble également mieux résister que les autres.</strong> Parmi les professionnels concernés, 36 % constatent une baisse de cette clientèle, contre environ 40 % pour les clientèles française, étrangère, d’affaires ou de groupes. La clientèle cycliste affiche aussi la part de progression la plus élevée, à 24 %.</p>



<h2 id="h-un-chiffre-d-affaires-plus-degrade-encore" class="wp-block-heading">Un chiffre d’affaires plus dégradé encore</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le ressenti sur le chiffre d’affaires est moins favorable que celui sur la fréquentation</strong>. <strong>Seuls 45 % des professionnels le jugent satisfaisant ou très satisfaisant, contre 65 % en juin 2025</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le ticket moyen demeure stable pour 46 % des professionnels. Toutefois, 35 % déclarent une baisse, contre seulement 19 % une hausse.</strong> L’étude y voit le signe d’<strong>une consommation touristique prudente</strong>. </p>



<h2 id="h-des-reservations-de-plus-en-plus-tardives" class="wp-block-heading">Des réservations de plus en plus tardives</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les perspectives estivales restent incertaines</strong>. Pour l’ensemble de l’été, 42 % des professionnels se disent satisfaits ou très satisfaits de l’état de leurs réservations, contre 50 % en 2025. Juillet se présente légèrement mieux que l’an dernier, avec 47 % d’opinions favorables, contre 42 %. En revanche, août recule à 37 %, contre 42 % en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces résultats doivent être interprétés avec prudence, car les comportements de réservation évoluent. <strong>Les voyageurs attendent davantage avant de confirmer leur séjour, afin de conserver une marge de manœuvre face à la météo et aux contraintes économiques.</strong> Une chambre d’hôtes observe des réservations effectuées seulement <em><strong>« trois à quatre jours avant »</strong></em>. Une autre constate que ses clients <strong><em>« réservent à la dernière minute »</em></strong>, <strong>avec également davantage d’annulations.</strong> Un meublé ou gîte résume cette tendance par la formule : <strong><em>« Réservations de dernière minute et séjours plus courts. »</em></strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’été 2026 ne paraît donc pas nécessairement perdu, mais il devient <strong>plus difficile à anticiper.</strong> Pour les professionnels, le niveau définitif d’activité dépendra désormais largement des décisions prises dans les jours précédant les séjours, de <strong>l’évolution des températures</strong> et de <strong>la capacité des visiteurs à maintenir leurs dépenses</strong> dans un contexte économique incertain.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>*menée par le Comité régional du tourisme Centre-Val de Loire, les agences départementales du tourisme, l’Observatoire de l’Économie et des Territoires et le réseau régional des CCI, puis exploitée pour le département avec l’Agence de développement touristique Val de Loire – Loir-et-Cher. L’étude repose sur les réponses de 184 structures loir-et-chériennes, soit environ 35 % des établissements sollicités. Le questionnaire a principalement été administré en ligne du 22 au 26 juin, avec une dizaine de réponses supplémentaires recueillies jusqu’au 29 juin. L’Observatoire de l’Économie et des Territoires précise donc que ces résultats ne constituent pas une vision exhaustive de l’activité, mais une photographie du ressenti des professionnels à un moment donné.</em></p>



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