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	<title>Archives des Economie - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Qui sont les touristes qui séjournent en Loir-et-Cher ?</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Jul 2026 08:48:02 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Ils s&rsquo;appellent Christelle, Flavio, Martin, Hugo ou Maria… <strong>mais qui sont les touristes qui séjournent en Loir-et-Cher ?</strong> L’enquête <strong><em><a href="https://pilote-oet.fr/publication/les-clienteles-touristiques-en-loir-et-cher-en-2025/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« clientèles touristiques 2025 »</a></em></strong> apporte une réponse détaillée à cette question, à partir d’un dispositif régional conduit du début des vacances de Pâques à la fin de la Toussaint. En Loir-et-Cher (3679 réponses), cinq sites socles ont été mobilisés : l’office de tourisme Blois Chambord, Chaumont, Chambord, Cheverny et la <a href="https://fondation-patrimoine.org/les-projets/lancien-logis-et-presbytere-de-la-commanderie-darville/100945?utm_source=gads&amp;utm_source=adwords&amp;utm_medium=search&amp;utm_medium=ppc&amp;utm_campaign=ekads-dsa&amp;utm_campaign=Ekads_Fondation_Patrimoine-DSA&amp;utm_id=IN2025PBL-002339&amp;utm_term=&amp;hsa_acc=8784341426&amp;hsa_cam=22693191084&amp;hsa_grp=184309611747&amp;hsa_ad=759520446424&amp;hsa_src=g&amp;hsa_tgt=dsa-19959388920&amp;hsa_kw=&amp;hsa_mt=&amp;hsa_net=adwords&amp;hsa_ver=3&amp;gad_source=1&amp;gad_campaignid=22693191084&amp;gbraid=0AAAAADkQxtksHNyg0NFn9s89IFTXnTjp5&amp;gclid=Cj0KCQjw3qLSBhDaARIsAFTiVh59WLHyletBbuaHSIOiV_Yc3wO_FwjQp9Jhpog1VNwQsZ25IrWuLgkaAtQsEALw_wcB" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Commanderie d’Arville.</a></p>



<h2 id="h-un-touriste-type-de-50-ans-souvent-en-couple-ou-en-famille" class="wp-block-heading">Un touriste type de 50 ans, souvent en couple ou en famille</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le touriste type en Loir-et-Cher reste relativement mature. <strong>L’âge moyen calculé est de 50 ans,</strong> et les plus de 55 ans représentent 45 % de la clientèle touristique du département, contre 47 % en 2019. L’étude signale toutefois un léger rajeunissement : les 18-34 ans apparaissent plus nombreux en proportion, tandis que les tranches d’âge supérieures sont moins représentées qu’en 2019. En lecture générationnelle, <strong>les baby-boomers pèsent 32 %, la génération X 31 %, les millennials 25 % et la génération Z 11 %</strong>. La clientèle étrangère présente un profil plus âgé que la clientèle française, tandis que<strong> près de quatre Franciliens sur dix sont des millennials</strong> et 15 % relèvent de la génération Z.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le profil socio-professionnel est plutôt aisé.</strong> Deux catégories dominent nettement : les cadres et professions intellectuelles supérieures, à 28 %, et les retraités, également à 28 %. Les employés et ouvriers représentent 20 %, les professions intermédiaires et techniciens 8 %, les commerçants et chefs d’entreprise 4 %, les étudiants 4 %, les personnes sans activité 2 % et les agriculteurs exploitants 1 %. En regroupement, <strong>l’étude distingue 32 % de CSP supérieures, 28 % de retraités, 30 % de classes moyennes</strong> et 10 % d’autres situations, dont 4 % d’étudiants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La composition des groupes confirme le poids des séjours à deux et des séjours familiaux. <strong>Les couples représentent 46 % des séjours</strong> et <strong>les familles 41 %.</strong> La taille moyenne du groupe est de 2,8 personnes. L’étude souligne aussi que 30 % des groupes voyagent avec au moins un enfant ou un adolescent.</p>



<h2 id="h-une-destination-majoritairement-francaise" class="wp-block-heading">Une destination majoritairement française</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Loir-et-Cher reste d’abord une destination de <strong>touristes français : ils représentent 78 % </strong>des séjours observés, contre 22 % pour les touristes étrangers. Dans le détail, 58 % des touristes viennent d’autres régions françaises, 15 % d’Île-de-France et 4 % du Centre-Val de Loire. <strong>L’Île-de-France apparaît ainsi comme le premier bassin de clientèle française du département.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La clientèle étrangère est principalement européenne. Cinq pays — Pays-Bas, Allemagne, Belgique, Royaume-Uni et Italie — concentrent 80 % des touristes étrangers interrogés. L’étude montre aussi que les <strong>visiteurs étrangers</strong> occupent une place spécifique dans l’économie touristique locale, car ils <strong>restent plus longtemps et dépensent davantage chaque jour.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les touristes étrangers sont plus sensibles au bouche-à-oreille, à la notoriété UNESCO et au tourisme responsable. Les Français sont davantage liés à l’offre de destination, y compris un événement particulier, ainsi qu’à des motivations de proximité ou d’attachement personnel.</p>



<h2 id="h-une-preparation-presque-systematique-et-largement-numerique" class="wp-block-heading">Une préparation presque systématique et largement numérique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La préparation du séjour est quasi générale : <strong>92 % des touristes déclarent avoir préparé leur venue en amont.</strong> Les <strong>outils numériques </strong>dominent très largement, utilisés par 87 % des répondants. Les outils traditionnels, comme les brochures, dépliants gratuits ou guides papier, concernent 19 % des touristes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La majorité des touristes sont sédentaires : <strong>64 % restent principalement sur un même lieu de séjour, </strong>contre 36 % de touristes itinérants. L’itinérance est plus développée en Loir-et-Cher que dans l’ensemble de la région, où elle atteint 27 %. Elle est surtout portée par les visiteurs étrangers : 62 % d’entre eux sont itinérants, contre 29 % des Français et 28 % des Franciliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude met aussi en évidence un équilibre entre fidélisation et renouvellement : <strong>47 % des touristes sont des primo-visiteurs, tandis que 53 % étaient déjà venus.</strong> Cette répartition est présentée comme stable par rapport à 2019.</p>



<h2 id="h-une-saison-tres-estivale" class="wp-block-heading">Une saison très « estivale »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La saisonnalité est plus marquée en Loir-et-Cher qu’à l’échelle régionale. <strong>Juillet et août concentrent 46 % des séjours,</strong> contre 39 % dans l’ensemble régional. Le printemps représente 37 % des séjours. L’automne apparaît en retrait, avec 17 % des séjours, contre 23 % au niveau régional. <strong>La durée moyenne de séjour est de 6,4 nuits,</strong> contre 5,9 nuits en 2019. L’été, la durée moyenne s’allonge à 7,4 nuits.</p>



<h2 id="h-la-voiture-reste-dominante-mais" class="wp-block-heading">La voiture reste dominante, mais&#8230;</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le véhicule personnel reste le premier mode de transport</strong>. Pour venir sur le territoire, 80 % des touristes utilisent leur voiture personnelle. Le train représente 8 %, le camping-car 5 %, le vélo 3 %, la voiture de location 3 % et l’avion 3 %. <strong>Sur place, la voiture personnelle reste utilisée par 76 % des touristes. </strong>La marche arrive ensuite, à 28 %, devant le vélo musculaire à 11 %, le vélo électrique à 7 %, le train ou TER à 5 %, et les bus ou navettes à 4 %. <strong>À la question de savoir s’ils envisageraient d’utiliser les transports en commun si une solution adaptée existait, 54 % des touristes répondent positivement</strong>.</p>



<h2 id="h-le-velo-concerne-un-touriste-sur-cinq" class="wp-block-heading">Le vélo concerne un touriste sur cinq</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le vélo constitue un marqueur du séjour en Loir-et-Cher : 21 % des touristes déclarent le pratiquer. </strong>Parmi eux, 75 % empruntent la Loire à Vélo. L’étude décrit les cyclotouristes comme un public plus âgé et plus qualifié que l’ensemble des touristes, <strong>avec une configuration en couple très dominante, une forte itinérance, une durée de séjour plus longue — 8,2 nuits — et un budget global plus élevé.</strong></p>



<h2 id="h-culture-nature-gastronomie-des-sejours-tres-actifs" class="wp-block-heading">Culture, nature, gastronomie : des séjours très actifs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les touristes interrogés déclarent des séjours riches en activités. <strong>Les activités culturelles concernent 94 %</strong> des répondants. Dans le détail, 81 % visitent des monuments ou des châteaux, 58 % des villes ou villages, 53 % des parcs et jardins, et 34 % des musées. <strong>Les activités dans la nature concernent 54 % des touristes</strong>, notamment la balade à pied ou la randonnée pédestre, à 35 %, l’observation de la flore et de la faune, à 18 %, ou encore la baignade, piscine, lac et rivière, à 15 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La restauration occupe une place importante : <strong>53 % des touristes déclarent aller au restaurant.</strong> Les achats ou dégustations de produits du terroir concernent 27 % des répondants, et les activités autour du vin 19 %. Les visites de sites de loisirs ou de zoos représentent 26 %, la balade à vélo, le cyclotourisme ou le VTT 21 %, les expositions, festivals et spectacles 13 %, la promenade en bateau 10 %. Le télétravail est signalé dans 9 % des séjours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En moyenne, les touristes visitent 3,9 sites pendant leur séjour.</strong> Les étrangers en visitent davantage, avec 4,4 sites en moyenne, contre 3,8 pour les Français et 3,2 pour les Franciliens. Les activités culturelles sont communes aux Français et aux étrangers, à 94 % pour les Français et 93 % pour les étrangers. Les écarts apparaissent surtout ailleurs : <strong>les étrangers pratiquent davantage les activités dans la nature,</strong> à 72 % contre 48 % pour les Français, <strong>vont plus souvent au restaurant,</strong> à 60 % contre 51 %, <strong>s’intéressent davantage à la gastronomie et aux vins,</strong> à 41 % contre 32 %, aux activités autour de l’eau, à 33 % contre 22 %, et au shopping, à 32 % contre 10 %.</p>



<h2 id="h-le-locatif-premier-hebergement-marchand" class="wp-block-heading">Le locatif premier hébergement marchand</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’hébergement marchand est dominé par <strong>la location de gîte, appartement ou maison, qui atteint 46 %, contre 28 % en 2019. L’hôtel représente 25 %, contre 36 % en 2019.</strong> Le camping pèse 14 %, les chambres d’hôtes 13 %, l’hébergement collectif 5 %, le camping-car ou van aménagé 5 %, et les autres hébergements marchands 1 %. <strong>Le locatif confirme sa première place, avec une hausse de 143 % des nuitées entre 2019 et 2024.</strong> </p>



<h2 id="h-un-budget-moyen-de-1-364-euros-par-groupe-et-par-sejour" class="wp-block-heading">Un budget moyen de 1 364 euros par groupe et par séjour</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le budget moyen total atteint <strong>1 364 euros par groupe et par séjour,</strong> hors transport pour venir. La dépense moyenne est de <strong>72 euros par personne et par nuit, pour une durée moyenne de 6,4 nuits.</strong> Le premier poste est l’hébergement, qui représente 40 % du budget, soit 552 euros en moyenne et 27 euros par personne et par nuit. <strong>La restauration représente 20 %</strong>, soit 277 euros et 15 euros par personne et par nuit. Les loisirs et visites pèsent 17 %, soit 237 euros et 12 euros par personne et par nuit. Les autres dépenses représentent 22 %, soit 298 euros et 18 euros par personne et par nuit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les écarts selon l’origine sont nets. <strong>Les touristes étrangers dépensent en moyenne 86 euros par jour et par personne,</strong> avec un budget global de séjour de 1 838 euros, une durée moyenne de 7,7 nuits et une taille moyenne de groupe de 2,6 personnes. <strong>Les touristes français dépensent 68 euros par jour et par personne,</strong> avec un budget global de 1 228 euros, une durée de 6,1 nuits et une taille de groupe de 2,8 personnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mode d’hébergement modifie aussi fortement les dépenses. <strong>L’hôtellerie est le mode d’hébergement le plus générateur de dépenses quotidiennes, avec 105 euros par jour et par personne.</strong> Elle correspond à un budget global de 1 582 euros, une durée moyenne de 4,4 nuits et une taille de groupe de 2,5 personnes. L’hébergement marchand dans son ensemble correspond à 78 euros par jour et par personne, contre <strong>32 euros pour l’hébergement non marchand.</strong></p>



<h2 id="h-une-image-dominee-par-le-patrimoine" class="wp-block-heading">Une image dominée par le patrimoine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’image de la destination reste d’abord patrimoniale. À la question <em>« Dans votre ressenti personnel, vous diriez que cette destination incarne… »</em>, avec trois réponses possibles, <strong>79 % des touristes citent l’histoire, le patrimoine et la culture.</strong> La beauté des paysages et la douceur de vivre arrivent ensuite, à 34 %, devant le bien manger, le bien boire, la gastronomie et les produits locaux, à 25 %. La nature et l’environnement préservé sont cités par 24 %, les villes et villages à taille humaine par 21 %, le ressourcement et la déconnexion par 20 %, le tourisme à vélo par 19 %, la diversité des expériences et activités par 17 %, l’élégance, le romantisme et le prestige par 14 %, l’authenticité, le partage et la convivialité par 9 %, et l’innovation ou la modernité par 1 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les touristes étrangers se distinguent par une perception plus forte de la gastronomie et des produits locaux,</strong> cités par 36 % d’entre eux contre 21 % des Français, et du tourisme à vélo, cité par 30 % contre 15 %. Les Français citent davantage la nature et l’environnement préservé, à 25 % contre 21 %, les villes et villages à taille humaine, à 22 % contre 18 %, et le ressourcement, à 21 % contre 15 %.</p>



<h2 id="h-une-satisfaction-elevee-mais-des-irritants-tres-concrets" class="wp-block-heading">Une satisfaction élevée, mais des irritants très concrets</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La note moyenne globale du séjour est de 8,9 sur 10</strong>. L’analyse des verbatims recense 847 avis positifs et 490 avis négatifs exprimés, soit 1,7 appréciation positive pour un avis négatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les cinq premiers thèmes d’enchantement sont le patrimoine et la culture, à 58 %, la nature, le calme et les paysages, à 35 %, les activités, loisirs et sites, à 34 %, l’accueil et la convivialité, à 27 %,</strong> et l’hébergement, à 16 %. L’étude associe le patrimoine et la culture aux découvertes historiques et patrimoniales, la nature aux paysages fluviaux et à la déconnexion, les activités à des offres emblématiques comme la Loire à Vélo ou Beauval, l’accueil à l’hospitalité des habitants et hébergeurs, et l’hébergement au confort et à la qualité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les irritants principaux</strong> portent sur les sites et le patrimoine, à 36 % des avis négatifs, avec <strong>des remarques sur l’affluence des sites emblématiques, la désorganisation</strong> des flux et le manque de médiation ou d’interprétation. <strong>La mobilité, les déplacements et l’accès arrivent à 34 %</strong>, avec la <strong>dépendance à la voiture</strong>, des transports en commun insuffisants et l’état des routes. Les équipements, l’organisation et la propreté sont cités à 32 %, <strong>notamment le manque de toilettes, de poubelles, de bancs, de stationnement</strong> ou les fermetures aux mauvais moments. Le coût et les tarifs représentent 17 %, avec les prix des entrées, <strong>l’absence de pass multi-sites</strong> et le <strong>manque de tarifs familles et jeunes</strong>. L’accueil et les services représentent 15 %, avec l’accueil impersonnel sur certains sites, la réservation en ligne obligatoire et la barrière de la langue.</p>



<h2 id="h-pres-de-quatre-touristes-sur-dix-envisageraient-de-vivre-dans-la-region" class="wp-block-heading">Près de quatre touristes sur dix envisageraient de vivre dans la région</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête interroge enfin le potentiel résidentiel. À la question <em>« Au-delà de considérations personnelles ou matérielles, envisageriez-vous de venir vivre dans cette région ? »,</em> <strong>39 % des touristes répondent positivement</strong> : 15 % « oui, tout à fait » et 24 % « oui, plutôt ». La proportion de réponses positives monte à <strong>48 % chez les moins de 35 ans.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le portrait qui se dégage est donc précis : le Loir-et-Cher attire d’abord par son patrimoine, ses sites, ses paysages et son offre d’activités. Les touristes y préparent largement leur séjour en ligne, voyagent encore très majoritairement en voiture, séjournent en moyenne plus longtemps qu’en 2019 et se montrent globalement très satisfaits. Mais l’étude fait aussi apparaître des points de tension très concrets : gestion des flux, mobilités, équipements de base, coûts, services et médiation. C’est sur ces sujets que se situe, selon les données de l’enquête, la principale marge d’amélioration de l’expérience touristique.</p>



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		<title>“De Touristes à Loir &#038; Chériens” : plus de 200 partenaires pour séduire</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 09:19:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La troisième édition de l’opération portée par Be LC prend de l’ampleur en 2026. Avec plus de 200 partenaires touristiques mobilisés, l’agence d’attractivité du Loir-et-Cher veut mieux repérer, orienter et accompagner les visiteurs qui pourraient choisir de s’installer durablement dans le département. Et si un séjour en Loir-et-Cher devenait le début d’une nouvelle vie ? &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/de-touristes-a-loir-cheriens-plus-de-200-partenaires-pour-seduire">“De Touristes à Loir &amp; Chériens” : plus de 200 partenaires pour séduire</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La troisième édition de l’opération portée par Be LC prend de l’ampleur en 2026. Avec plus de 200 partenaires touristiques mobilisés, l’agence d’attractivité du Loir-et-Cher veut mieux repérer, orienter et accompagner les visiteurs qui pourraient choisir de s’installer durablement dans le département.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et si un séjour en Loir-et-Cher devenait le début d’une nouvelle vie ? C’est l’idée au cœur de l’opération <strong><em>« De Touristes à Loir &amp; Chériens© »</em></strong>, lancée en 2024 <a href="https://bloiscapitale.com/de-touristes-a-loir-et-cheriens-une-experimentation-pour-des-transitions" target="_blank" rel="noreferrer noopener">[lire ici]</a> par <strong>Be LC, Agence d’attractivité de Loir &amp; Cher</strong>, et reconduite ce printemps pour une troisième édition. Le principe est simple : toucher les visiteurs au moment où ils vivent une expérience positive sur le territoire, pour leur donner envie d’y revenir autrement, non plus seulement comme touristes, mais comme habitants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Be LC, cette stratégie répond à une réalité déjà observée : <strong>15 % des nouveaux arrivants en Loir-et-Cher avaient d’abord fréquenté le département comme touristes</strong>. Le séjour devient alors un premier contact, parfois décisif, avec un cadre de vie, des paysages, une qualité d’accueil, mais aussi des possibilités professionnelles et familiales. <em><strong>« C&rsquo;est le cas de cette orthophoniste</strong> qui, venue visiter les châteaux de la Loire en 2025, s&rsquo;installe définitivement en Loir &amp; Cher à l’été 2026. C&rsquo;est cette dynamique vertueuse que nous construisons ensemble »,</em> explique Philippe Gouet, président de Be LC et du Conseil départemental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette troisième édition marque un changement d’échelle. <strong>70 nouveaux partenaires</strong> ont rejoint l’opération, ce qui porte le réseau à <strong>plus de 200 acteurs du tourisme</strong>. Restaurateurs, hébergeurs, offices de tourisme, opérateurs culturels et touristiques sont associés à la démarche. L’enjeu est de créer un maillage suffisamment fin pour que le message arrive au bon moment, dans les lieux où les visiteurs expérimentent concrètement l’hospitalité du territoire. Le dispositif repose sur des relais. L’<strong>ADT41</strong>, les <strong>offices de tourisme</strong> et les <strong>Gîtes de France Loir &amp; Cher</strong> participent à cette diffusion auprès de leurs réseaux. </p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="659" height="878" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/image.png" alt="" class="wp-image-34706" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/image.png 659w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/image-225x300.png 225w" sizes="(max-width: 659px) 100vw, 659px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Autre nouveauté de l’édition 2026 : le parcours de prise de contact a été revu. Les visiteurs peuvent scanner un <strong>QR code</strong> présent sur un set de table, un flyer ou un panneau chez un partenaire. Ils accèdent alors à un espace dédié, pensé pour les accompagner dans leur réflexion, en lien avec le <strong><a href="https://loiretcher-attractivite.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pôle Emploi &amp; Hospitalité de Be LC</a></strong>. L’objectif est de réduire la distance entre l’envie vague — <strong><em>“et si on vivait ici ?”</em></strong> — et les premières démarches concrètes. <strong>Une fois le contact établi, Be LC prend le relais</strong>. L’accompagnement peut porter sur la définition du projet professionnel, la recherche d’emploi, le logement ou encore la scolarité des enfants. Un processus pouvant s’étendre sur <strong>6 à 18 mois</strong>.</p>



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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/de-touristes-a-loir-cheriens-plus-de-200-partenaires-pour-seduire">“De Touristes à Loir &amp; Chériens” : plus de 200 partenaires pour séduire</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Combien coûte une canicule ? La facture sanitaire, sociale et économique</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 13:07:08 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Nous vivons une deuxième canicule en un mois. Longue, intense, pénible, inquiétante, dangereuse, cette nouvelle vague de chaleur bouleverse les habitudes et rappelle que<strong> les températures extrêmes ne relèvent pas seulement de l’inconfort saisonnier</strong>. Elles ralentissent le travail, fragilisent les rendements agricoles, mettent sous tension les réseaux électriques, dégradent les conditions de vie dans les logements, augmentent les passages aux urgences et provoquent des décès prématurés. Elles obligent aussi les pouvoirs publics à repenser l’adaptation des villes, des bâtiments et des services. <strong>Car si la canicule est <a href="https://bloiscapitale.com/pourquoi-canicule-signifie-t-il-petite-chienne" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’abord regardée</a> comme un enjeu sanitaire, elle doit également être comprise comme un choc économique à part entière.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Combien coûte une canicule ?</strong> Tout dépend de ce que l’on mesure. Le coût d’un épisode de chaleur peut être calculé à partir des décès en excès, des hospitalisations, des consultations médicales, des arrêts de travail, de la baisse de productivité, des pertes agricoles, de la consommation d’énergie, des perturbations dans les transports, de l’adaptation des bâtiments ou encore de la perte de bien-être liée aux restrictions d’activité. Les rapports disponibles ne donnent donc pas un chiffre unique, mais <strong>une série d’ordres de grandeur. Mis bout à bout,</strong> ils montrent une réalité désormais difficile à contourner : <strong>la canicule est un coût collectif majeur.</strong></p>



<h2 id="h-une-facture-sanitaire-evaluee-entre-22-et-37-milliards-d-euros-entre-2015-et-2020" class="wp-block-heading">Une facture sanitaire évaluée entre 22 et 37 milliards d’euros entre 2015 et 2020</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La référence la plus directe est celle de <a href="https://www.santepubliquefrance.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Santé publique France</strong></a>. Dans une évaluation consacrée aux effets sanitaires des canicules en France métropolitaine entre 2015 et 2020, l’agence a cherché à donner une valeur économique aux impacts observés dans le cadre du Plan national canicule. Les auteurs ont pris en compte les passages aux urgences, les consultations SOS Médecins, la mortalité en excès, la perte d’espérance de vie, ainsi que la perte de bien-être liée aux restrictions d’activité. Le résultat donne un ordre de grandeur considérable : selon la méthode retenue, <strong>les effets sanitaires étudiés représentent environ 22 ou 37 milliards d’euros sur six ans. </strong>L’écart entre les deux montants tient notamment à la manière de valoriser la mortalité : soit à partir des années de vie perdues, soit à partir des décès en excès. Dans les deux cas,<strong> la mortalité constitue la part dominante du coût</strong>. Elle est évaluée à <strong>16 milliards d’euros</strong> lorsqu’elle est exprimée en années de vie perdues, et à <strong>30 milliards d’euros lorsqu’elle est calculée à partir des décès en excès.</strong> À cela s’ajoute une perte de bien-être liée aux <strong>restrictions d’activité,</strong> estimée autour de 6 milliards d’euros.</p>



<h2 id="h-depuis-1974-un-cout-sanitaire-cumule-considerable" class="wp-block-heading">Depuis 1974, un coût sanitaire cumulé considérable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport de l’<a href="https://www.notre-environnement.gouv.fr/donnees-et-ressources/ressources/organisme/article/observatoire-national-sur-les-effets-du-changement-climatique-onerc" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>ONERC</strong></a> reprend des travaux de Santé publique France et du CNRS pour <strong>estimer le fardeau économique des effets sanitaires des canicules sur une période plus longue.</strong> Sur la période 1974-2020, l’ONERC estime que les décès liés aux canicules représentent <strong>un coût sanitaire cumulé de 143 milliards d’euros</strong>. Les années les plus marquées sont notamment 2003, 1976, 1983, 2006, ainsi que la période 2015-2020.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport distingue également la <strong>perte de bien-être</strong>, évaluée uniquement pour les jours correspondant aux critères de vigilance rouge, <strong>c’est-à-dire lorsque les activités ordinaires doivent être fortement modifiées.</strong> Cette perte est estimée à <strong>13 milliards</strong> d’euros, concentrés à 93 % sur les seules années 2003, 2019 et 2020.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les frais de santé sont loin de représenter toute la facture.</strong> Le coût principal se situe dans la mortalité, la perte d’années de vie, la désorganisation des activités, la restriction des déplacements, l’impossibilité de vivre normalement pendant plusieurs jours ou semaines. La chaleur extrême agit comme un révélateur brutal de vulnérabilités déjà présentes : âge, isolement, état de santé, qualité du logement, exposition professionnelle, densité urbaine.</p>



<h2 id="h-2003-une-canicule-qui-a-ampute-la-croissance" class="wp-block-heading">2003 : une canicule qui a amputé la croissance</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La canicule de 2003 reste le grand précédent français.</strong> Le rapport du <strong>Sénat</strong> sur cette crise cite l’<strong>Insee</strong> : l’épisode aurait amputé la croissance annuelle <strong>de 0,1 à 0,2 point de PIB, soit 15 à 30 milliards d’euros.</strong> Le Sénat précise que l’impact macroéconomique avait été jugé <em>« limité »</em> au regard de la taille de l’économie française, mais cette qualification ne doit pas masquer l’ordre de grandeur. Un événement météorologique de quelques semaines peut peser <strong>plusieurs dizaines de milliards d’euros.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’épisode de 2003 a aussi eu <strong>des effets sectoriels</strong>. En limitant l’offre dans l’énergie et l’agriculture, la canicule a contribué à la hausse des prix de l’électricité, de la viande bovine, du vin, des fruits et légumes. Les légumes frais ont notamment fortement augmenté en septembre 2003, participant à la hausse des prix alimentaires. <strong>La consommation des ménages en produits manufacturés avait également reculé en août.</strong> Car, <strong>le coût d’une canicule circule dans toute l’économie</strong>. Il commence dans les corps et les sols, puis se diffuse dans les entreprises, les récoltes, les prix, les dépenses publiques, les réseaux électriques et les <strong>comportements de consommation.</strong></p>



<h2 id="h-agriculture-eau-energie-une-economie-sous-contrainte-physique" class="wp-block-heading">Agriculture, eau, énergie : une économie sous contrainte physique</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’économie n’est pas hors sol</strong>. Qu&rsquo;on se le dise. La Direction générale du Trésor a publié en 2025 une note sur l’impact des vagues de chaleur sur l’activité en France. Elle y rappelle que les épisodes de chaleur agissent sur l’économie par plusieurs canaux : <strong>la production agricole, la production énergétique, les heures travaillées et la productivité du travail.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’agriculture est l’un des secteurs les plus exposés.</strong> Selon les données citées par la <strong><a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">DG Trésor</a></strong>, la canicule de 2019 a entraîné une baisse de rendement de 9 % pour le maïs et de 10 % pour le blé. Le phénomène concerne la ressource en eau, l’irrigation, le stress thermique du bétail, la production laitière et les conflits d’usage. <strong>En été, l’agriculture représente une part très importante de la consommation d’eau, ce qui rend les tensions plus visibles lorsque les sols s’assèchent et que les précipitations se raréfient.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’énergie</strong> constitue un autre point de vulnérabilité. En période de forte chaleur, <strong>la production nucléaire et hydraulique peut diminuer</strong>, notamment parce que <strong>ces installations dépendent de l’eau</strong>. <strong>Dans le même temps, la demande électrique augmente avec l’usage de la climatisation</strong>. Le pays se retrouve donc dans une situation paradoxale : l’offre peut reculer au moment où la demande progresse. La chaleur produit alors un déséquilibre qui peut peser sur les échanges d’électricité et conduire à <strong>un recours plus important à d’autres moyens de production.</strong></p>



<h2 id="h-le-travail-ralentit-quand-la-temperature-monte" class="wp-block-heading">Le travail ralentit quand la température monte</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan</strong>, dans une note consacrée au travail à l’épreuve du changement climatique, évoque un angle encore trop peu traité : <strong>les effets de la chaleur sur les travailleurs</strong>. Les températures élevées altèrent les <strong>capacités physiques et cognitives,</strong> peuvent menacer la santé et la sécurité, et finissent par <strong>diminuer la productivité.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En France, la part des travailleurs exposés à la chaleur est encore mal connue</strong>. Elle oscillerait entre 14 % et 36 % selon les sources. Les métiers agricoles et ceux du bâtiment figurent parmi les plus concernés, mais <strong>le problème ne se limite pas au travail en extérieur.</strong> Les bureaux mal isolés, les ateliers, les cuisines, les entrepôts, les transports ou les services à la personne peuvent aussi devenir des lieux d’exposition. <strong>La chaleur fatigue, réduit la concentration, augmente les risques d’erreur, favorise les accidents, complique les gestes professionnels, ralentit les décisions.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’enjeu est donc autant social qu’économique</strong>. Les personnes les plus exposées sont souvent celles dont les métiers sont déjà physiquement exigeants. <strong>La canicule accentue les inégalités</strong> entre ceux qui peuvent adapter leurs horaires, télétravailler ou se protéger, et ceux qui doivent continuer à travailler dehors, sur un chantier, dans une exploitation, sur une route ou dans un bâtiment mal conçu.</p>



<h2 id="h-a-l-echelle-europeenne-des-pertes-de-pib-deja-documentees" class="wp-block-heading">À l’échelle européenne, des pertes de PIB déjà documentées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux académiques publiés dans <strong><a href="https://www.nature.com/ncomms/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nature Communications</a></strong> en 2021, repris par la DG Trésor et par <strong><a href="https://www.i4ce.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">I4CE</a></strong>, évaluent les pertes économiques liées aux vagues de chaleur à l’échelle européenne. Pour les années analysées, notamment 2003, 2010, 2015 et 2018, les vagues de chaleur auraient réduit la croissance économique européenne <strong>de 0,3 % à 0,5 % du PIB</strong>. Les pertes sont très hétérogènes selon les régions, <strong>certaines zones subissant des impacts supérieurs à 1 %, voire davantage.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, la DG Trésor cite également une estimation d’<strong><a href="https://www.allianz-trade.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Allianz Trade</a></strong> selon laquelle <strong>les vagues de chaleur pourraient peser sur l’activité française à hauteur de 0,3 point de PIB</strong> (par rapport à un scénario où les températures n’auraient pas dépassé 32 °C).</p>



<h2 id="h-batiments-le-cout-de-l-adaptation-commence-seulement-a-etre-chiffre" class="wp-block-heading">Bâtiments : le coût de l’adaptation commence seulement à être chiffré</h2>



<p class="wp-block-paragraph">I4CE, dans une étude publiée en 2024, estime que <strong>la réponse spontanée à la chaleur est aujourd’hui l’équipement en climatisation. </strong>Pour le logement, ces investissements représenteraient déjà environ <strong>3,5 milliards d’euros par an</strong>. Mais <strong>cette réponse pose des problèmes</strong> : hausse de la consommation électrique, émissions supplémentaires, rejet de chaleur dans l’espace urbain, aggravation potentielle des îlots de chaleur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;institut estime aussi le <strong>surcoût de l’adaptation aux vagues de chaleur dans le bâtiment : entre 2 et 5 % pour la construction neuve, </strong>et <strong>environ 10 % pour la rénovation</strong> par rapport à des opérations sans adaptation. Cela représenterait des besoins additionnels d’investissement de 1 à 2,5 milliards d’euros pour la construction neuve et 4,8 milliards d’euros pour la rénovation, en plus des besoins déjà nécessaires à l’atteinte des objectifs de neutralité carbone.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Autrement dit, la France se trouve devant un double coût.</strong> Ne pas adapter les bâtiments coûte cher en santé, en productivité et en inconfort. Les adapter coûte également cher, mais permet de réduire les dommages futurs.<strong> La vraie question n’est donc plus de savoir si la canicule coûtera, mais sous quelle forme : coûts subis ou investissements anticipés.</strong></p>



<h2 id="h-le-cout-global-du-changement-climatique-depasse-largement-la-seule-canicule" class="wp-block-heading">Le coût global du changement climatique dépasse largement la seule canicule</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’ADEME</strong>, dans une étude consacrée aux risques climatiques et à leurs coûts pour la France, replace les vagues de chaleur dans un cadre plus large. L’agence estime que, dans un scénario de réchauffement mondial de +3,5 °C à la fin du siècle, <strong>les dommages liés au changement climatique pourraient coûter plus de 10 points d’activité annuelle à l’économie française</strong> par rapport à un scénario fictif sans changement climatique. Cette estimation est présentée comme <strong>probablement sous-évaluée.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce chiffre ne concerne pas uniquement les canicules. Il intègre plusieurs catégories de dommages : catastrophes naturelles affectant les exportations françaises, baisse des rendements agricoles, coûts directs des catastrophes naturelles en France, montée du niveau de la mer, et autres dommages. Mais il éclaire le cadre général : <strong>les vagues de chaleur ne sont pas des anomalies isolées. Elles appartiennent à une transformation plus vaste du risque économique.</strong></p>



<h2 id="h-combien-sommes-nous-prets-a-payer-pour-ne-pas-avoir-anticipe" class="wp-block-heading">Combien sommes-nous prêts à payer pour ne pas avoir anticipé ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il est difficile de chiffrer précisément le coût complet d’une canicule. Mais cette incertitude ne signifie pas que le coût serait négligeable. Les chiffres déjà disponibles suffisent à établir l’essentiel. Entre 2015 et 2020, les effets sanitaires des canicules ont été évalués entre 22 et 37 milliards d’euros. Depuis 1974, la mortalité liée aux canicules représenterait un coût cumulé de 143 milliards d’euros. La canicule de 2003 aurait amputé la croissance française de 15 à 30 milliards d’euros. Les vagues de chaleur peuvent faire reculer les rendements agricoles, réduire la productivité, perturber la production électrique et imposer des milliards d’euros d’investissements d’adaptation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Combien sommes-nous prêts à payer pour ne pas avoir anticipé ? La réponse est déjà partiellement connue. Nous payons en vies humaines, en soins, en fatigue, en nature dégradée, en biodiversité impactée, en production perdue, en récoltes fragilisées, en bâtiments inadaptés, en électricité consommée, en inégalités accentuées. <strong>L’adaptation a un coût. L’inaction aussi.</strong> Et elle présente toujours la facture après coup.</p>



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		<title>Le tourisme tient en Loir-et-Cher, mais les dépenses se resserrent</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/tourisme-en-loir-et-cher-un-printemps-en-demi-teinte-avant-un-mois-de-mai-encore-a-confirmer</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 07:51:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au 1er juin, les résultats définitifs de la fréquentation touristique du mois de mai ne sont pas encore connus en Loir-et-Cher. Mais les premiers éléments disponibles permettent déjà de dessiner une tendance : après des vacances de printemps contrastées, les ponts de mai et la météo très favorable de la fin du mois ont pu &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/tourisme-en-loir-et-cher-un-printemps-en-demi-teinte-avant-un-mois-de-mai-encore-a-confirmer">Le tourisme tient en Loir-et-Cher, mais les dépenses se resserrent</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Au 1er juin, les résultats définitifs de la fréquentation touristique du mois de mai ne sont pas encore connus en Loir-et-Cher. Mais les premiers éléments disponibles permettent déjà de dessiner une tendance : après des vacances de <a href="https://bloiscapitale.com/tourisme-en-loir-et-cher-un-printemps-encourageant-un-ete-incertain" target="_blank" rel="noreferrer noopener">printemps</a> contrastées, les ponts de mai et la météo très favorable de la fin du mois ont pu soutenir une partie de l’activité, notamment à travers <strong>des réservations de dernière minute.</strong></p>



<h2 id="h-une-frequentation-jugee-correcte-mais-moins-dynamique-qu-en-2025" class="wp-block-heading">Une fréquentation jugée correcte, mais moins dynamique qu’en 2025</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête de tendance publiée par l’<a href="https://pilote-oet.fr/publication/printemps-2026-la-meteo-au-beau-fixe-la-frequentation-en-demi-teinte/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Observatoire de l’Économie et des Territoires</strong> (OET)</a>, avec le Comité Régional du Tourisme Centre-Val de Loire, l’Agence de Développement Touristique Val de Loire &#8211; Loir-et-Cher et le réseau des CCI Centre-Val de Loire, <strong>porte sur les vacances de printemps 2026</strong>, soit la période du 4 avril au 3 mai. Réalisée en ligne du 4 au 7 mai, elle repose sur les réponses de 165 structures loir-et-chériennes. <strong>À l’issue des vacances de printemps, 56 % des professionnels répondants jugent leur fréquentation satisfaisante ou très satisfaisante.</strong> Le niveau reste majoritaire et place le Loir-et-Cher <strong>au-dessus de la moyenne régionale,</strong> évaluée à 51 %. Mais le résultat est <strong>en recul de quatre points par rapport à 2025.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sentiment général est donc celui d’un printemps qui tient, sans véritablement confirmer l’élan de l’année précédente. Parmi les prestataires ayant répondu à la question sur l’évolution de leur clientèle, 46 % font état d’une baisse de fréquentation par rapport à 2025. Les autres se partagent entre stabilité et progression, à 27 % chacun. <strong>Le recul apparaît plus marqué pour la clientèle étrangère</strong> : 47 % des répondants signalent une baisse de cette clientèle, contre 14 % seulement une hausse. <strong>La clientèle française semble mieux résister,</strong> mais sans suffire à inverser complètement la tendance.</p>



<h2 id="h-la-meteo-a-aide-mais-n-a-pas-tout-compense" class="wp-block-heading">La météo a aidé, mais n’a pas tout compensé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe du printemps 2026 tient à la météo. Avril avait déjà bénéficié de conditions très favorables, avec un temps chaud, sec et ensoleillé. Plus de la moitié des professionnels interrogés estiment d’ailleurs que <strong>la météo a eu un impact positif</strong>. Mais cette embellie n’a pas suffi à effacer les freins économiques. Dans l’enquête, 83 % des répondants estiment que <strong>le prix des carburants a pesé négativement</strong> sur leur activité. Ils sont également 79 % à citer le <strong>contexte international comme facteur défavorable.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les commentaires recueillis auprès des professionnels vont dans le même sens : <strong>coût de la vie, prix de l’essence, arbitrages des familles,</strong> hésitations avant de réserver, <strong>réduction de la durée des séjours ou des sorties payantes.</strong> Le Loir-et-Cher reste attractif, mais le budget global d’un séjour devient un sujet de plus en plus sensible. Dans cette idée, la chaleur marquée de la fin du mois de mai a pu encourager des décisions tardives, en particulier pour les courts séjours, les activités de plein air et les ponts. Mais elle ne permet pas encore de conclure à une bonne performance globale du mois. Les résultats consolidés restent attendus.</p>



<h2 id="h-des-reservations-de-derniere-minute-de-plus-en-plus-determinantes" class="wp-block-heading">Des réservations de dernière minute de plus en plus déterminantes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête souligne un phénomène désormais récurrent : <strong>les professionnels disposent de moins de visibilité. Les réservations se font plus tard, parfois la veille pour le lendemain. La météo devient alors un déclencheur essentiel.</strong> Pour les ponts de mai, les premiers signaux étaient plutôt rassurants.</p>



<h2 id="h-hebergements-loisirs-restauration-des-situations-tres-differentes" class="wp-block-heading">Hébergements, loisirs, restauration : des situations très différentes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le niveau de satisfaction n’est pas le même selon les types d’activité. Les <strong>offices de tourisme, restaurants et réceptifs</strong> s’en sortent le mieux : <strong>86 %</strong> des répondants de cette catégorie jugent leur fréquentation satisfaisante ou très satisfaisante. Le constat est plus réservé pour les <strong>sites et activités de loisirs</strong>, où cette proportion descend à <strong>54 %</strong>, et pour les <strong>hébergements</strong>, à <strong>50 %</strong>. Dans l’hébergement, les situations sont également contrastées. Les <strong>meublés et gîtes</strong> affichent le meilleur ressenti, avec <strong>7,1 professionnels satisfaits sur 10</strong>. Ils devancent l’<strong>hôtellerie de plein air</strong>, à <strong>6,4 sur 10</strong>. Les <strong>chambres d’hôtes</strong> et les <strong>hôtels-restaurants</strong> apparaissent plus fragiles, tandis que l’<strong>hébergement collectif</strong> est le segment le plus en retrait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette photographie confirme une tendance déjà observable depuis plusieurs saisons : <strong>les hébergements plus autonomes, comme les gîtes, meublés ou campings, semblent mieux résister</strong> que les formules plus classiques ou collectives.</p>



<h2 id="h-un-chiffre-d-affaires-encore-majoritairement-satisfaisant-mais-fragile" class="wp-block-heading">Un chiffre d’affaires encore majoritairement satisfaisant, mais fragile</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le chiffre d’affaires, le constat est proche de celui de la fréquentation. <strong>58 % des professionnels répondants se déclarent satisfaits ou très satisfaits de leur chiffre d’affaires pendant les vacances de printemps.</strong> Là encore, le Loir-et-Cher reste au-dessus de la moyenne régionale, mais le niveau baisse par rapport à 2025, où il atteignait 63 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ticket moyen confirme la prudence des visiteurs. <strong>37 % des répondants constatent une baisse des dépenses moyennes, 42 % une stabilité et seulement 21 % une hausse.</strong> Autrement dit, même lorsque les touristes sont présents, ils dépensent plus prudemment.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/tourisme-en-loir-et-cher-un-printemps-en-demi-teinte-avant-un-mois-de-mai-encore-a-confirmer">Le tourisme tient en Loir-et-Cher, mais les dépenses se resserrent</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Centre-ville de Blois : comment la Ville et Agglopolys veulent reprendre la main sur les immeubles dégradés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 10:40:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Ville de Blois et Agglopolys engagent une nouvelle étape* dans leur politique de reconquête du centre-ville. Avec l’opération de restauration immobilière, soumise à enquête publique du 4 au 29 mai 2026, les collectivités veulent traiter six immeubles anciens, principalement situés rue du Commerce et rue Denis-Papin. Après plusieurs années de dispositifs incitatifs, l’ORI introduit &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/centre-ville-de-blois-comment-la-ville-et-agglopolys-veulent-reprendre-la-main-sur-les-immeubles-degrades">Centre-ville de Blois : comment la Ville et Agglopolys veulent reprendre la main sur les immeubles dégradés</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La Ville de Blois et Agglopolys engagent une nouvelle étape* dans leur politique de reconquête du centre-ville. Avec l’opération de restauration immobilière, soumise à <strong>enquête publique du 4 au 29 mai 2026,</strong> les collectivités veulent traiter <strong>six immeubles anciens,</strong> principalement situés <strong><a href="https://bloiscapitale.com/tout-savoir-sur-le-projet-de-revitalisation-urbaine-de-l-ilot-denis-papin-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rue du Commerce et rue Denis-Papin</a></strong>. Après plusieurs années de dispositifs incitatifs, l’ORI introduit un levier plus contraignant : les propriétaires concernés pourront être accompagnés, mais ils devront aussi s’engager sur des travaux précis. <strong>En dernier recours, la procédure peut aller jusqu’à l’expropriation.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sujet n’est pas seulement technique. Il touche à l’un des points les plus sensibles de la vie urbaine blésoise : <strong>la dégradation d’une partie du bâti ancien, les étages vacants au-dessus des commerces,</strong> la difficulté de créer des logements attractifs en cœur de ville, mais aussi <strong>le coût des cellules commerciales</strong> et la <strong>capacité du centre-ville à rester un lieu habité, travaillé et fréquenté.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ORI s’inscrit dans la continuité de l’OPAH-RU, l’opération programmée d’amélioration de l’habitat et de renouvellement urbain, menée de 2020 à 2025. Ce dispositif visait déjà à faciliter la rénovation du centre-ville de Blois, <strong>en mobilisant aides, accompagnement et démarches volontaires auprès des propriétaires.</strong> Mais les élus dressent aujourd’hui un constat : <strong>l’incitation ne suffit plus</strong> pour certains immeubles. <strong>François Thiollet,</strong> nouveau vice-président d’Agglopolys en charge de l’aménagement, de l’urbanisme, du PLUI, de l’habitat, résume le changement de logique : <em><strong>« Jusqu’à présent, la Ville et Agglopolys accompagnaient principalement les propriétaires volontaires. L’ORI ajoute un levier plus ferme : elle permet d’imposer des travaux lorsque certains immeubles dégradés restent bloqués. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Benjamin Vételé,</strong> adjoint au maire en charge de l’urbanisme, du patrimoine et des finances, ajoute : <em><strong>« Cet outil coercitif est aussi là pour réveiller un petit peu les propriétaires,</strong> puisque l’outil incitatif n’a pas suffi. Mais l’idée, ce n’est pas d’exproprier tout le monde. »</em> L’OPAH-RU doit d’ailleurs se poursuivre. L’ORI vient s’ajouter à cet arsenal. Elle cible d’abord <strong>les situations les plus difficiles</strong> : immeubles dégradés, accès aux étages supprimés ou rendus complexes, logements vacants, baux commerciaux portant parfois sur la totalité d’un immeuble, impossibilité de remettre les étages sur le marché sans restructuration lourde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, la question du centre-ville n’est pas uniquement un sujet commercial. C’est d’abord un sujet urbain, à plusieurs dimensions : l’habitat, les boutiques, l’emploi, les usages quotidiens, les circulations, l’état du bâti, les accès aux logements, la sécurité, l’attractivité résidentielle. Pour que le centre-ville fonctionne, poursuit-il, <em><strong>« il faut que les gens y vivent, y travaillent, aient envie de s’y amuser, aient envie d’y consommer ».</strong></em> Un cap souligné par Claire Mollière, adjointe en charge de l’économie de proximité, et de Stéphanie Charret, responsable du développement commercial.</p>



<h2 id="h-six-immeubles-cibles-pour-commencer" class="wp-block-heading">Six immeubles ciblés pour commencer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête publique ouverte du 4 au 29 mai 2026 porte sur <strong>six immeubles du centre-ville</strong>, principalement rue du Commerce, ainsi que le 19 rue Denis-Papin. L’un des immeubles occupe déjà une place particulière dans le dispositif : le 73 rue du Commerce. La Ville a engagé son acquisition après une délibération en conseil municipal en février, avec une signature annoncée dans les prochains mois. François Thiollet a évoqué autour de ce bien une <em><strong>« opération exemplaire »</strong></em>. L’objectif serait d’y mener des travaux à la fois sur les logements et sur les commerces, puis de les remettre sur le marché <em><strong>« à des coûts qui soient beaucoup plus raisonnables ».</strong></em></p>



<h2 id="h-comment-fonctionne-l-ori" class="wp-block-heading">Comment fonctionne l’ORI</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’opération de restauration immobilière suit une logique progressive. L’enquête publique permet d’abord de présenter le dossier, de recueillir les observations et d’établir l’utilité publique de l’intervention. Ensuite, des diagnostics doivent permettre de définir précisément les travaux attendus.<strong> Les propriétaires concernés seront ensuite destinataires de programmes de travaux et de délais.</strong> <em>« On ne va pas leur dire : “Vous avez tant de travaux à faire et tant de temps, et puis débrouillez-vous” »,</em> a précisé Benjamin Vételé. <strong>Les services doivent aider les propriétaires</strong> à identifier les aides possibles, les opérateurs, les partenaires et, le cas échéant, les solutions de vente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, <strong>en bout de chaîne, si les travaux ne sont pas réalisés ou si le blocage demeure, la collectivité pourra intervenir plus directement.</strong> C&rsquo;est à dire <strong>racheter les biens au prix du domaine</strong> afin de faire réaliser les travaux. Mais François Thiollet insiste sur le fait que cette issue n’est pas le scénario recherché : <em>« C’est vraiment au pire du pire. C’est plutôt le scénario qu’on envisage en bout de course. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/IMG_2816-1024x768.jpeg" alt="ORI Blois" class="wp-image-27431" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/IMG_2816-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/IMG_2816-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/IMG_2816-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/IMG_2816-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/IMG_2816-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 id="h-une-enquete-publique-qui-doit-peser-dans-la-decision" class="wp-block-heading">Une enquête publique qui doit peser dans la décision</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête publique est souvent perçue comme une procédure administrative lointaine. Les élus ont au contraire insisté sur son importance. <strong>Elle permet au public de consulter le dossier, de formuler des observations et d’alimenter le rapport du commissaire enquêteur, transmis ensuite à la préfecture.</strong> À la question de savoir si les contributions comptent réellement, la réponse donnée lors du point presse est nette : <em>« La quantité, les avis, cela compte toujours. Même si on a l’impression que cela ne sert à rien, c’est toujours utile. Même si c’est pour aller mettre un mot, pour dire que c’est utile, que c’est urgent »</em>, juge François Thiollet. L’enquête publique ne décide pas mécaniquement de la suite. <strong>Elle ne fonctionne pas comme un vote.</strong> Mais <strong>elle documente</strong> l’intérêt général du projet, l’attente des habitants, l’existence de préoccupations ou de soutiens.</p>



<h2 id="h-des-etages-invisibles-bloques-ou-inaccessibles" class="wp-block-heading">Des étages invisibles, bloqués ou inaccessibles</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Certains immeubles ne sont pas seulement ou forcément dégradés.</strong> Ils sont devenus <strong>difficiles à utiliser.</strong> Dans plusieurs cas, les commerces occupent ou ont occupé une place telle que <strong>les étages ne disposent plus d’accès indépendant</strong> ou ne peuvent plus être transformés facilement en logements. <strong>Julie Truffer</strong> a rappelé que la Ville n’avait pas toujours connaissance de l’état réel des étages : <em>« On parle de situations de monopropriété, sans accès indépendant. Donc la Ville n’avait pas accès aux étages. »</em> Selon elle, <strong>c’est notamment lorsque des commerçants sont partis, ou lorsqu’ils ont engagé des procédures et des litiges avec leurs propriétaires, que l’ampleur du problème est apparue plus clairement.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La difficulté vient aussi de <strong>certains baux commerciaux.</strong> Stéphanie Charret a expliqué que, dans certains cas, <em><strong>« le bail commercial porte sur l’intégralité de l’immeuble »</strong></em>. Pendant des années, les loyers commerciaux ont pu suffire à rentabiliser tout un bâtiment. <strong>Les propriétaires n’avaient alors pas nécessairement intérêt à dissocier les usages,</strong> à créer une copropriété, à louer des appartements ou à réorganiser les accès. La question n’est pas seulement celle de murs anciens à rénover, mais celle d’<strong>une architecture d’usage à reconstruire</strong> : accès indépendants, cages d’escalier, séparation entre commerce et logement, locaux de service, habitabilité des étages, lumière, surfaces adaptées.</p>



<h2 id="h-une-degradation-parfois-plus-grave-que-prevu" class="wp-block-heading">Une dégradation parfois plus grave que prévu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Julie Truffer a expliqué que la dégradation s’était accélérée, notamment sous l’effet d’infiltrations et de phénomènes liés au dérèglement climatique. <em><strong>« On savait que c’était en mauvais état, mais à ce point, non »</strong></em>, a-t-elle résumé. La directrice de l’urbanisme et de l’habitat a également rappelé que les arrêtés de péril répondent d’abord à l’urgence : <strong>éviter un effondrement, traiter un risque immédiat.</strong> Mais l’ORI vise plus loin :<strong> empêcher que la dégradation ne s’étende</strong> dans un tissu ancien très imbriqué. <em><strong>« Tous les bâtiments sont vraiment imbriqués les uns dans les autres, et il y a une certaine porosité qui est en train de se créer aussi au titre des infiltrations »</strong></em>, a-t-elle expliqué.<em> « Sans vouloir être alarmiste, la déchéance d’un immeuble pourrait entraîner la défaillance d’un autre. »</em></p>



<h2 id="h-un-potentiel-residentiel-encore-reel" class="wp-block-heading">Un potentiel résidentiel encore réel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours n’est pas seulement alarmiste. Les élus et les services insistent aussi sur le potentiel de ces immeubles. Le 19 rue Denis-Papin, occupé par Devred, a été cité comme exemple. <em>« On est sur un magnifique immeuble du XIXe siècle, beaucoup de gens aimeraient y habiter »</em>, a souligné Julie Truffer. C&rsquo;est un paradoxe blésois : des immeubles très bien placés, parfois beaux, parfois vastes, restent vides ou sous-utilisés alors qu’ils pourraient accueillir des logements de qualité. <em><strong>« Il y a beaucoup de Blésois qui se questionnent, qui se demandent pourquoi c’est vide, alors que, potentiellement, cela peut être vraiment de très beaux logements »</strong></em>, a-t-elle ajouté. Mais ce potentiel ne suffit pas. Pour redevenir habitables, <strong>ces étages doivent correspondre aux attentes actuelles</strong> : accès clair, lumière, volumes, logements traversants lorsque c’est possible, surfaces dignes, sécurité, performance énergétique. <em><strong>« On n’a pas envie d’habiter un micro-appartement avec juste une fenêtre. On a envie de lumière, on a envie que ce soit traversant, on a envie que ce soit spacieux »</strong></em>, a rappelé la directrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est là que la logique d’îlot ou de regroupement d’immeubles prend son sens</strong>. Dans du bâti médiéval ou ancien, travailler immeuble par immeuble peut parfois produire de mauvais logements. En travaillant sur deux ou trois immeubles voisins, la collectivité espère pouvoir reconstituer des logements mieux distribués et plus conformes aux usages contemporains.</p>



<h2 id="h-refaire-aussi-le-modele-economique-des-immeubles" class="wp-block-heading">Refaire aussi le modèle économique des immeubles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certains cas, l’ensemble du bâtiment repose sur le seul loyer du commerce. Cette situation pèse à la fois sur les commerçants et sur la remise en état des logements. <em><strong>« Quand vous devez amortir tout un immeuble de quatre étages sur la seule cellule commerciale, évidemment, c’est très élevé »</strong></em>, a observé Stéphanie Charret. Si les étages redeviennent des logements louables, si l’immeuble retrouve plusieurs sources de revenus, la pression sur le seul commerce peut diminuer. Un T4 au deuxième étage, un T2 au troisième, un local commercial au rez-de-chaussée avec une réserve bien organisée : le modèle économique change. Et avec lui, peut-être, le niveau des loyers commerciaux. Cette lecture rejoint les préoccupations de Claire Mollière. La restauration immobilière n’est pas uniquement une affaire d’habitat. Elle peut aussi devenir <strong>un instrument de stabilisation commerciale,</strong> en évitant que le commerce supporte seul le coût d’immeubles entiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;adjointe au maire en charge de l’économie de proximité inscrit le sujet commercial dans une réflexion plus large sur la pérennité des activités en cœur de ville. Le problème ne tient pas seulement à la présence ou non de commerces en rez-de-chaussée, mais aux <strong>conditions dans lesquelles ces commerces peuvent s’installer, durer et fonctionner.</strong> Le commerce pérenne suppose ainsi <strong>une stratégie urbaine complète.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8938-1024x768.jpeg" alt="rue du commerce" class="wp-image-20228" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8938-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8938-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8938-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8938-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8938-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 id="h-aides-anah-agglopolys-accompagner-sans-renoncer-a-l-obligation" class="wp-block-heading">Aides, <a href="https://www.anah.gouv.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Anah</a>, Agglopolys : accompagner sans renoncer à l’obligation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les propriétaires concernés ne seront pas seulement placés devant une liste de travaux. Les collectivités veulent aussi les orienter vers les dispositifs existants. L’Anah par exemple. Les services de l’État, Agglopolys et la Ville pourront intervenir selon la nature des dossiers, les revenus, les travaux envisagés et les aides mobilisables. <em><strong>« L’accompagnement de l’Agglomération et des services de l’État, c’est d’abord de s’adresser au bon guichet pour accrocher des aides financières »</strong></em>, a expliqué François Thiollet. Des compléments d’Agglopolys peuvent également intervenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la nouveauté de l’ORI demeure : <strong>l’aide n’efface pas l’obligation</strong>. Le propriétaire peut être accompagné, mais <strong>il doit avancer.</strong> Si les travaux commencent puis s’arrêtent, ou si le dossier ne progresse pas au rythme attendu, la collectivité pourra intervenir davantage. D’autres solutions peuvent aussi être envisagées : <strong>vente amiable, mise en relation avec un promoteur, acquisition par la future SPL dans certains cas.</strong> La collectivité ne veut pas devenir propriétaire de tous les immeubles concernés. Elle veut disposer d’<strong>un outil pour débloquer les situations.</strong></p>



<h2 id="h-la-future-spl-agglopolys-amenagement-comme-outil-operationnel" class="wp-block-heading">La future SPL Agglopolys Aménagement comme outil opérationnel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La création prochaine d’une société publique locale, <strong>SPL Agglopolys Aménagement</strong> doit donner aux collectivités un outil capable de porter des opérations complexes : acquisition, portage foncier, réhabilitation, restructuration, revente. François Thiollet l’a indiqué : la SPL pourra intervenir lorsque certains biens devront être rachetés, notamment si les travaux ne sont pas réalisés ou si une opportunité se présente. Elle n’a pas vocation à tout acquérir, mais elle peut devenir le bras opérationnel de la stratégie publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ORI fixe un cadre. <strong>La SPL permettra, dans certains cas, de passer à l’acte immobilier.</strong> Elle pourra porter temporairement un bien, conduire ou faire conduire des travaux, puis remettre logements ou cellules commerciales sur le marché. L’opération potentielle autour du 73 rue du Commerce et de deux immeubles voisins pourrait ainsi servir de démonstrateur. L’objectif est de prouver qu’il est possible de transformer des immeubles complexes, de recréer des logements et de proposer des surfaces commerciales plus adaptées.</p>



<h2 id="h-une-premiere-etape-avant-une-mobilisation-plus-large" class="wp-block-heading">Une première étape avant une mobilisation plus large</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une concertation plus large</strong> doit être organisée dans les mois à venir, avec les habitants, les commerçants, les écoles et les différents services municipaux. Cela avec l&rsquo;élue <strong><a href="https://bloiscapitale.com/budget-participatif-comment-les-habitants-de-blois-peuvent-transformer-leur-ville" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amandine Lebrat</a></strong>, en charge de la démocratie locale. Mais aussi avec d’autres élus selon les sujets : espace public, propreté, accessibilité, sécurité, animation culturelle. <strong><em>« C’est vraiment un sujet très transversal »,</em></strong> a déclaré François Thiollet. La Ville et Agglopolys assument que le chantier sera long. Benjamin Vételé l’a dit sans promettre d’effet immédiat : <em><strong>« On ne fera rien en claquant des doigts. C’est aussi un chantier au long cours. »</strong></em> <strong>Une dizaine d&rsquo;années.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>*La présentation du dispositif s’est tenue jeudi 21 mai 2026 à l’Hôtel de Ville, en présence de plusieurs élus et responsables municipaux ou communautaires : <strong>Benjamin Vételé,</strong> adjoint au maire en charge de l’urbanisme, du patrimoine et des finances ; <strong>François Thiollet,</strong> vice-président d’Agglopolys en charge de l’aménagement, de l’urbanisme, du PLUI, de l’habitat, de l’accueil des gens du voyage et du PCAET ; <strong>Claire Mollière,</strong> adjointe au maire en charge de l’économie de proximité ; <strong>Agathe Gourdault-Montagne,</strong> conseillère municipale déléguée à l’Action cœur de ville et à l’ORI ; <a href="https://bloiscapitale.com/l-avenir-du-commerce-a-blois-en-questions" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Stéphanie Charret,</strong> responsable du développement commercial de la Ville de Blois</a> ; et <strong><a href="https://www.linkedin.com/in/julie-truffer-3b7b24a9/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Julie Truffer</a></strong>, directrice de l’urbanisme et de l’habitat pour la Ville de Blois et Agglopolys.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/centre-ville-de-blois-comment-la-ville-et-agglopolys-veulent-reprendre-la-main-sur-les-immeubles-degrades">Centre-ville de Blois : comment la Ville et Agglopolys veulent reprendre la main sur les immeubles dégradés</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>À Saint-Gervais-la-Forêt, la Biocoop est passée en mode coopérative de salariés</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/a-saint-gervais-la-foret-la-biocoop-est-passee-en-mode-cooperative-de-salaries</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 08:24:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créé en 2012 par Claude Gruffat, le magasin Biocoop Le Marché Bio, à Saint-Gervais-la-Forêt, change de modèle sans changer d’esprit. Sept salariés, associés à Frédéric et Emmanuelle Daire, de la Biocoop de Vendôme, reprennent le magasin sous forme de SCOP. Une reprise par l’intérieur, portée par une équipe qui faisait déjà vivre le lieu comme &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-saint-gervais-la-foret-la-biocoop-est-passee-en-mode-cooperative-de-salaries">À Saint-Gervais-la-Forêt, la Biocoop est passée en mode coopérative de salariés</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Créé en 2012 par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Gruffat" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Claude Gruffat</a>, <strong>le magasin Biocoop Le Marché Bio, à Saint-Gervais-la-Forêt, change de modèle</strong> sans changer d’esprit. <strong>Sept salariés, associés à Frédéric et Emmanuelle Daire, de la Biocoop de Vendôme</strong>, reprennent le magasin sous forme de SCOP. Une reprise par l’intérieur, portée par une équipe qui faisait déjà vivre le lieu comme “son bébé”.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la façade du magasin, la grande banderole jaune annonce la couleur : <em><strong>« Votre magasin Biocoop devient une coopérative de salariés »</strong>.</em> À Saint-Gervais-la-Forêt, au sud de Blois, Le Marché Bio entre dans une nouvelle étape de son histoire. Le magasin existait déjà depuis quatorze ans. Il avait été créé en 2012 par Claude Gruffat, figure bien connue du réseau Biocoop, qui disposait déjà d’un magasin à Blois et souhaitait alors toucher une clientèle située davantage du côté de Blois Sud.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le changement ne vient donc pas d’une création ex nihilo, mais d’une transmission. <strong>Claude Gruffat, arrivé à l’âge de la retraite, souhaitait vendre depuis plusieurs années.</strong> Des candidats s’étaient présentés, sans que la reprise aboutisse. En interne, l’idée d’un projet porté par les salariés avait déjà circulé, mais le calendrier n’était pas encore le bon. <em>« <strong>On en avait déjà parlé, mais on n’était pas forcément prêts au moment où lui voulait vendre</strong> »</em>, explique Christelle Faucheux, salariée associée de la nouvelle structure.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6434-1024x768.jpeg" alt="Biocoop Blois" class="wp-image-33522" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6434-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6434-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6434-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6434-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6434-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">La maturation s’est faite progressivement. Elle aboutit aujourd’hui à la création d’une SCOP, c’est-à-dire une société coopérative et participative, baptisée <strong>BIO(LOIR)E</strong>. Sept salariés du Marché Bio s’y associent à <strong>Vendôbio</strong>, la Biocoop de Vendôme, représentée par <strong>Frédéric et Emmanuelle Daire</strong>. Biocoop SA et Biocoop Avenir accompagnent également le projet sur les plans technique et financier.</p>



<h2 id="h-une-equipe-ancienne-deja-tres-autonome" class="wp-block-heading">Une équipe ancienne, déjà très autonome</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre cette reprise, il faut d’abord regarder l’histoire interne du magasin. L’équipe du Marché Bio n’est pas une équipe de passage. <strong>Certains salariés sont présents depuis l’ouverture, en 2012</strong>. Christelle Faucheux, elle, a rejoint le magasin plus récemment, il y a trois ans, mais elle connaissait déjà l’équipe depuis longtemps : avant d’être salariée, elle fournissait du pain bio au magasin. Ce regard à la fois extérieur et intérieur lui a permis d’observer une réalité frappante : le magasin reposait déjà fortement sur l’engagement de ses salariés. <em>« <strong>Ce qui m’a frappée, quand je suis entrée ici, c’était de voir des salariés autant investis pour un magasin qui n’est pas le leur et dans lequel le patron n’est pas forcément présent tous les jours</strong> »</em>, raconte-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’absence relative de Claude Gruffat s’explique aussi par son parcours. Il a été président de Biocoop SA pendant quatorze ans, puis député européen pendant quatre ans (2020-2024). <strong>Les magasins fonctionnaient donc avec une forte autonomie,</strong> sous l’encadrement d’une directrice. Cette organisation a façonné une culture de responsabilité dans l’équipe. <em>« <strong>Ils avaient l’habitude de travailler comme si c’était un peu leur bébé. D’ailleurs, c’est souvent comme cela qu’ils le disent : “Le Marché Bio, c’est un peu notre bébé.”</strong> »</em></p>



<h2 id="h-de-l-idee-cooperative-au-choix-de-la-scop" class="wp-block-heading">De l’idée coopérative au choix de la SCOP</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quand l’idée a commencé à prendre forme, une réunion a été organisée avec l’<a href="https://www.les-scop-idf.coop/union-regionale-des-scop-et-scic" target="_blank" rel="noreferrer noopener">URSCOP</a>, l’organisme qui accompagne les entreprises souhaitant se constituer en SCOP ou en SCIC. L’URSCOP présente les différents modèles coopératifs possibles. <em>« <strong>Nous étions une dizaine de salariés, à l’époque, à participer à cette réunion. Nous avons opté pour une SCOP. Nous étions prêts.</strong> »</em> Mais être prêt humainement ne veut pas dire que tout était acquis techniquement. L’équipe gérait déjà le magasin au quotidien, mais elle ne disposait pas de tous les éléments nécessaires pour reprendre une entreprise : bilans, trésorerie, lecture financière complète. C’était une limite réelle. <em>« <strong>Nous ne gérions pas cet aspect. Cela nous manquait un petit peu.</strong> »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoutait une autre contrainte : reprendre un magasin Biocoop suppose normalement <strong>un parcours d’intégration long,</strong> pouvant approcher dix-huit mois. Or le calendrier était serré. Le vendeur voulait vendre. L’équipe voulait avancer. <strong>Il fallait donc trouver un appui solide.</strong></p>



<h2 id="h-la-rencontre-avec-la-biocoop-de-vendome" class="wp-block-heading">La rencontre avec la Biocoop de Vendôme</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cet appui arrive avec Frédéric et Emmanuelle Daire, responsables de la Biocoop de Vendôme</strong>. Leur rôle devient décisif. Ils connaissent le réseau, maîtrisent la gestion d’un magasin bio et avaient déjà une sensibilité au modèle coopératif. Frédéric Daire avait notamment accompagné, comme parrain, la transformation d’un magasin de Bourges en coopérative. Lorsqu’ils visitent Le Marché Bio, ils étudient les chiffres, découvrent l’équipe, observent sa cohésion.<strong> Le projet leur paraît réalisable</strong>. Mais plutôt que de racheter le magasin en leur nom propre et d’arriver comme nouveaux patrons,<strong> ils acceptent une autre logique : devenir associés d’un projet coopératif.</strong> <em>« Ils ont trouvé que l’équipe était effectivement plutôt unie et que ce ne serait peut-être pas forcément une bonne idée de racheter le magasin en nom propre et d’arriver en tant que patrons. Ils se sont dit : pourquoi ne pas le faire sous forme de coopérative ? »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre date de janvier 2025. Pendant environ un an, les futurs associés montent le projet, apprennent à travailler ensemble, précisent le montage économique et humain. Certains salariés présents au début quittent l’aventure, d’autres arrivent. <strong>Au final, la SCOP réunit sept salariés du Marché Bio et les deux associés de Vendôme.</strong></p>



<h2 id="h-une-reprise-economiquement-possible-mais-pas-sans-investissement" class="wp-block-heading">Une reprise économiquement possible, mais pas sans investissement</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La reprise a pu se faire parce que le magasin était économiquement sain</strong>. Christelle Faucheux le confirme : Le Marché Bio était à l’équilibre. Cet élément a compté pour les associés de Vendôme, mais aussi pour les banques. Les salariés associés n’avaient en effet pas un capital personnel important à engager. Le projet a donc nécessité un emprunt. Deux banques ont suivi, ainsi que Biocoop, qui a également apporté un prêt. La somme empruntée ne couvre pas seulement le prix de reprise. Le magasin devra aussi être modernisé : remplacement de matériel, amélioration du fonctionnement, relooking progressif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La reprise ne signifie pas rupture avec l’histoire du magasin. <strong>L’esprit général reste celui d’un commerce bio de proximité,</strong> inscrit dans le réseau Biocoop, avec ses exigences sur la saisonnalité, le vrac, l’origine des produits, l’équité et le lien avec les producteurs.</p>



<h2 id="h-apprendre-a-decider-ensemble" class="wp-block-heading">Apprendre à décider ensemble</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce passage de salariés à associés modifie forcément les rapports internes. Chacun doit pouvoir s’exprimer, argumenter, décider. <em>« <strong>Les neuf associés sont à égalité. Notre parole est la même. On écoute tout le monde et tout le monde ose s’exprimer.</strong> »</em> Cette égalité de parole ne signifie pas que tout devient simple. Elle impose au contraire une responsabilité plus grande. Frédéric Daire les avait prévenus : il faut changer de posture. <em>« <strong>Avant, vous étiez salariés ; maintenant, vous êtes patrons.</strong> »</em> La gouvernance partagée se traduit dans des arbitrages, parfois modestes, mais révélateurs : ouvrir ou fermer un jour férié, investir ou attendre, réorganiser un espace, répartir les efforts. Être associé demande aussi <strong>plus de présence.</strong> Le magasin était déjà leur <em>« bébé »</em>. Il est désormais aussi leur entreprise.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-saint-gervais-la-foret-la-biocoop-est-passee-en-mode-cooperative-de-salaries">À Saint-Gervais-la-Forêt, la Biocoop est passée en mode coopérative de salariés</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Supermarchés : le plastique reste au cœur du modèle de la grande distribution</title>
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		<pubDate>Wed, 06 May 2026 12:05:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une enquête de Que Choisir et No Plastic In My Sea, menée dans plus de 1 600 magasins, dresse un état des lieux sévère de la dépendance persistante des enseignes aux emballages plastiques. Bouteilles, fruits et légumes emballés, recul du vrac, réemploi encore marginal : les initiatives existent, mais restent loin des objectifs fixés par &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/supermarches-le-plastique-reste-au-coeur-du-modele-de-la-grande-distribution">Supermarchés : le plastique reste au cœur du modèle de la grande distribution</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Une enquête</strong> de <a href="https://www.quechoisir.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Que Choisir</a> et No Plastic In My Sea, menée dans plus de 1 600 magasins, dresse un état des lieux sévère de la <strong>dépendance persistante des enseignes aux emballages plastiques</strong>. Bouteilles, fruits et légumes emballés, recul du vrac, réemploi encore marginal : les initiatives existent, mais restent<strong> loin des objectifs fixés par la loi.</strong></em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le plastique n’a pas disparu des rayons.</strong> Loin de là ! Malgré les engagements environnementaux affichés par la grande distribution, malgré les objectifs fixés par la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire — dite loi AGEC —, malgré l’entrée en vigueur du règlement européen sur les emballages et déchets d’emballages, <strong>les supermarchés français restent très largement organisés autour de l’emballage jetable.</strong> C’est le principal enseignement de l’étude publiée par <em>Que Choisir Ensemble</em> et <em>No Plastic In My Sea,</em> sous le titre <em>Supermarchés : toujours accros au plastique ?</em>* </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-bouteilles-plastiques-premier-angle-mort">Les bouteilles plastiques, premier angle mort</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport insiste d’abord sur le poids des <strong>eaux et boissons</strong>. Selon les données citées par les associations, les bouteilles représentent environ <strong>40 % des emballages plastiques des ménages</strong>. L’ADEME évalue à <strong>14,6 milliards</strong> le nombre d’eaux et boissons embouteillées en plastique consommées chaque année en France, dont <strong>8,4 milliards pour l’eau</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, les ventes ne reculent pas. L’étude relève que les eaux et boissons en bouteilles plastiques figurent parmi les produits les plus vendus en grande distribution. La marque Cristalline aurait ainsi atteint <strong>2,361 milliards d’unités vendues en 2025</strong>. Les ventes d’eaux embouteillées auraient, elles, augmenté de <strong>3,3 % en 2025</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La question des petits formats</strong> est également pointée. L’audit de terrain relève la présence de bouteilles de jus de moins de 33 cl dans <strong>81 % des magasins de grande distribution traditionnelle</strong> visités, et de bouteilles d’eau de moins de 50 cl dans <strong>75 %</strong> d’entre eux. Ces formats, qui utilisent proportionnellement davantage de matière plastique par quantité de produit vendu, sont considérés par les associations comme <strong>particulièrement problématiques.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur ce point, le rapport note que les distributeurs ne présentent pas, dans l’ensemble, de stratégie claire permettant d’atteindre l’objectif de réduction de <strong>50 % des bouteilles plastiques d’ici 2030</strong>, prévu par la loi AGEC. Carrefour et Coopérative U mentionnent des actions, mais celles-ci relèvent surtout du réemploi, encore marginal, de l’optimisation du recyclage ou de l’incorporation de plastique recyclé. <strong>Biocoop est présentée comme la seule enseigne ayant arrêté la vente d’eau plate en bouteille plastique à usage unique</strong> depuis 2017.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-fruits-et-legumes-le-bio-davantage-emballe-en-grande-surface">Fruits et légumes : le bio davantage emballé en grande surface</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude s’arrête ensuite sur <strong>cinq fruits et légumes courants</strong> et considérés comme peu fragiles : pommes de terre, oranges, pommes, carottes et tomates, hors tomates cerises. Le constat est net : dans les grandes surfaces généralistes, <strong>les produits bio étudiés sont vendus emballés dans 91 % des cas,</strong> dont environ la moitié sous plastique. <strong>À l’inverse, dans les magasins bio, ces mêmes fruits et légumes sont vendus en vrac dans 90 % des cas.</strong> Ce résultat met en évidence <strong>un paradoxe</strong> : les fruits et légumes bio, associés à une attente environnementale plus forte, sont davantage emballés en grande distribution que les produits conventionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les associations jugent peu convaincantes les justifications avancées par les distributeurs</strong>, notamment la protection des aliments, la prévention des contaminations ou le risque de fraude entre bio et conventionnel. <strong>Le fait que les magasins bio parviennent massivement à vendre ces produits en vrac est présenté comme la preuve que d’autres organisations sont possibles.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-predecoupe-progresse-sous-plastique">Le prédécoupé progresse sous plastique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre point relevé : <strong>le développement des fruits et légumes prêts à consommer ou prêts à cuisiner.</strong> Près d’un supermarché sur deux propose <strong>des légumes prédécoupés sous plastique,</strong> comme des champignons en lamelles ou des courgettes en rondelles. Plus de <strong>35 %</strong> des magasins de grande distribution visités vendent également des fruits prédécoupés, par exemple de l’ananas épluché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enseignes Carrefour et E. Leclerc sont particulièrement citées : selon l’enquête, <strong>70 %</strong> de leurs magasins vendent des légumes prédécoupés sous plastique et <strong>60 %</strong> des fruits prédécoupés. À l’inverse, cette pratique est décrite comme rare chez Lidl et Aldi, et presque inexistante dans les magasins bio.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport signale aussi que cette tendance commerciale progresse : <strong>les achats de salades et légumes prêts à l’emploi</strong> auraient augmenté d’environ <strong>10 %</strong> sur les quatre premiers mois de 2025 par rapport à la même période en 2024.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-sacs-plastiques-restent-majoritaires-pour-le-vrac-de-fruits-et-legumes">Les sacs plastiques restent majoritaires pour le vrac de fruits et légumes</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Même lorsque les fruits et légumes sont proposés en vrac, le plastique demeure présent.</strong> Dans <strong>63 %</strong> des grandes surfaces enquêtées, <strong>seuls des sachets plastiques sont proposés au rayon fruits et légumes. </strong>Ce chiffre est proche de celui relevé dans une enquête précédente de 2023, où il atteignait <strong>61 %</strong>. <strong>Dans les magasins bio, les sacs plastiques sont en revanche très rares, avec une moyenne de 3 %.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport rappelle que ces sacs sont souvent présentés comme biosourcés, biodégradables ou compostables. <strong>Un avis de l’<a href="https://www.anses.fr/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Anses</a></strong> souligne que ces matières et leurs produits de dégradation peuvent contribuer à une pollution de l’environnement et des aliments cultivés par les particuliers, avec des risques possibles pour la santé humaine, animale et végétale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-vrac-recule-en-grande-distribution">Le vrac recule en grande distribution</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le recul du vrac constitue l’un des constats les plus marquants</strong>. Alors que la vente sans emballage est présentée comme un levier direct de réduction des déchets plastiques, l’offre baisse dans les grandes surfaces généralistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La précédente enquête de <em>Que Choisir Ensemble</em> relevait que <strong>57 %</strong> des magasins de grande distribution proposaient un rayon vrac en 2023. <strong>Deux ans plus tard, parmi les 1 659 magasins visités, seuls 38 % disposent encore d’un rayon vrac, soit une baisse moyenne de 19 points.</strong> Cette évolution apparaît d’autant plus notable que <strong>la loi Climat et résilience fixe un objectif de 20 % de produits sans emballage pour les magasins de plus de 400 m² à l’horizon 2030.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude relève que <strong>la baisse concerne toutes les enseignes de grande distribution enquêtées,</strong> avec un recul <strong>particulièrement marqué chez Auchan et Monoprix.</strong> E. Leclerc et Coopérative U conservent toutefois des rayons vrac dans plus des deux tiers des magasins visités. Les magasins bio restent les mieux placés. Ils proposent en moyenne <strong>129 références</strong> de vrac, contre <strong>44</strong> en grande distribution classique. <strong>Biocoop atteint, selon l’étude, 150 références en moyenne.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-reemploi-reste-tres-marginal">Le réemploi reste très marginal</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La loi AGEC fixe un objectif de <strong>10 % d’emballages réemployés mis sur le marché d’ici 2027</strong>. Selon les données de l’Observatoire national du réemploi de l’ADEME, le niveau atteint reste très inférieur à cette trajectoire : en 2024, <strong>2,75 milliards d’emballages réemployés</strong> ont été mis sur le marché, tous usages confondus, <strong>soit 1,8 % de l’ensemble des emballages en circulation et 1,6 % des emballages ménagers.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-unidoses-masques-beaute-emballages-individuels-le-suremballage-persiste">Unidoses, masques beauté, emballages individuels : le suremballage persiste</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport consacre aussi une partie aux <strong>pratiques de suremballage</strong>. Deux produits sont particulièrement étudiés : les pods de lessive et les masques de beauté à usage unique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La lessive en pods individuels</strong> est présente dans <strong>90 %</strong> des grandes surfaces visitées, avec un pic de <strong>95 %</strong> chez Monoprix. Dans les magasins bio, cette pratique demeure plus limitée, avec <strong>15 %</strong> des magasins concernés. Les masques beauté à usage unique, vendus en sachet, sont présents dans <strong>57 %</strong> des magasins de grande distribution, et jusqu’à <strong>72 %</strong> des magasins U. Le rapport souligne également <strong>le coût pour le consommateur</strong>. Pour les masques de beauté, certains relevés affichent <strong>des prix au litre allant de 150 à 400 euros.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les emballages individuels alimentaires sont aussi pointés. Avec pour exemple les<strong> madeleines longues vendues sous plusieurs couches : sachets individuels, barquette et emballage extérieur.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-enseignes-bio-en-avance-mais-pas-exemptes-de-critiques">Les enseignes bio en avance, mais pas exemptes de critiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La synthèse par enseigne distingue trois grands profils. <strong>Les magasins bio apparaissent globalement en avance sur la réduction du plastique.</strong> Leur modèle repose davantage sur le vrac, les fruits et légumes non emballés et, dans certains cas, le réemploi. Le rapport nuance toutefois ce constat : d<strong>es marges d’amélioration subsistent aussi dans les enseignes bio,</strong> notamment sur certains petits formats de bouteilles plastiques, sur des produits unidoses ou sur le développement du réemploi chez Naturalia.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les enseignes de grande distribution classique présentent, elles, des initiatives variables.</strong> Coopérative U et E. Leclerc sont mieux placées sur le vrac que d’autres. Carrefour apparaît plus engagé sur certains dispositifs de réemploi. Mais <strong>les mêmes points faibles reviennent</strong> : petits formats de bouteilles, fruits et légumes bio emballés, prédécoupé sous plastique, unidoses, masques de beauté et sacs plastiques au rayon fruits et légumes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le hard discount est présenté comme le segment où la transition reste largement à engager.</strong> <strong>Aldi et Lidl n’ont pas répondu au questionnaire.</strong> L’enquête de terrain montre peu d’offre de vrac ou de réemploi, même si certaines pratiques comme les fruits prédécoupés sous plastique ou les masques beauté y sont moins présentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-encore-trop-centree-sur-le-recyclage">Une stratégie encore trop centrée sur le recyclage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude critique enfin <strong>la priorité donnée au recyclage</strong>. Les associations considèrent que <strong>les enseignes mettent davantage en avant la recyclabilité</strong> des emballages, l’incorporation de plastique recyclé ou les dispositifs de collecte <strong>que la réduction à la source et le réemploi.</strong> Or, dans la hiérarchie de traitement des déchets, la réduction et le réemploi doivent précéder le recyclage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, les efforts sont parfois contredits par <strong>d’autres tendances commerciales</strong> : fruits et légumes prédécoupés, doses individuelles, <strong>snacking, produits prêts à consommer.</strong> Ces offres entretiennent, selon les associations, <strong>un modèle fondé sur le jetable et l’usage unique.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-demandes-adressees-aux-distributeurs">Des demandes adressées aux distributeurs</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Que Choisir Ensemble</em> et <em>No Plastic In My Sea</em> demandent aux distributeurs de mettre en place une stratégie de réduction du plastique à usage unique, chiffrée et datée.</strong> Cette stratégie devrait inclure un plan de sortie du plastique à usage unique en 2040, un plan de réduction de moitié des bouteilles plastiques d’ici 2030 et une trajectoire de réduction des déchets d’emballages conforme au règlement européen sur les emballages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les associations demandent également de prioriser les rayons qui génèrent les plus gros volumes de plastique : les eaux et boissons, puis l’alimentaire frais, transformé, surgelé et l’épicerie. Elles appellent enfin à <strong>développer plus fortement le vrac, le réemploi, les emballages consignés et les solutions de recharge</strong> lorsque celles-ci permettent une réduction réelle de matière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude ne dit pas que rien n’a été fait. Mais elle souligne l’écart entre les initiatives et l’ampleur du problème. Le principal enseignement est là : <strong>le plastique n’est pas seulement une anomalie visible dans quelques produits</strong>. <strong>Il reste une composante ordinaire du fonctionnement des supermarchés. </strong>Il faut donc <strong>une transformation profonde de l’offre</strong> : moins de bouteilles, moins de petits formats, moins de produits emballés par défaut, davantage de vrac et de réemploi.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>*L’enquête repose sur une double méthode : un questionnaire adressé à onze enseignes nationales, généralistes et spécialisées dans le bio, et une enquête de terrain menée en février 2026 par les bénévoles de Que Choisir Ensemble dans <strong>1 659 magasins</strong>. Les enseignes étudiées sont Aldi, Auchan, Biocoop, Carrefour, Coopérative U, E. Leclerc, Intermarché / Les Mousquetaires, La Vie Claire, Lidl, Monoprix et Naturalia.</em> <em>Les auteurs du rapport précisent que <strong>certaines enseignes n’ont pas répondu au questionnaire,</strong> notamment <strong>Aldi, E. Leclerc, Lidl et le groupe Casino</strong>, ce qui limite les comparaisons sur les stratégies déclarées.</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Les châteaux attirent, Blois veut retenir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 May 2026 14:36:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le pôle Blois–Chambord–Cheverny–Chaumont concentre une part majeure de l’activité touristique du Loir-et-Cher. Les données publiées dans un hors-série de la revue Espaces confirment le poids des grands sites, la progression du vélo et du plein air, mais aussi plusieurs limites : saisonnalité, dépendance aux locomotives patrimoniales, difficulté à chiffrer les retombées réelles et besoin d’indicateurs &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le pôle Blois–Chambord–Cheverny–Chaumont concentre une part majeure de l’activité touristique du Loir-et-Cher. Les données publiées dans un hors-série de la <a href="https://www.tourisme-espaces.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">revue Espaces</a> confirment le poids des grands sites, la progression du vélo et du plein air, mais aussi plusieurs limites : saisonnalité, dépendance aux locomotives patrimoniales, difficulté à chiffrer les retombées réelles et besoin d’indicateurs plus précis.</em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://bloiscapitale.com/le-guide-du-routard-met-le-pays-des-chateaux-en-poche" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pôle <strong>Blois–Chambord–Cheverny–Chaumont</strong></a> est classiquement présenté comme l’un des moteurs touristiques du département. Les rapports évoquent plus de <strong>6,2 millions d’entrées en 2024</strong>, une fréquentation en hausse de <strong>3,9 % en 2025</strong>, et une part estimée à environ <strong>70 % de l’activité touristique du Loir-et-Cher</strong> pour le secteur blésois.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7099-1024x768.jpeg" alt="Chambord simplement grandiose à découvrir" class="wp-image-14188" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7099-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7099-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7099-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7099-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7099-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La hiérarchie touristique du territoire reste largement structurée par les grands sites patrimoniaux. Le Domaine national de Chambord domine nettement, avec <strong>1,18 million de visiteurs</strong>. Chaumont-sur-Loire suit avec <strong>480 000 visiteurs</strong>, Festival international des Jardins compris. Le château royal de Blois accueille environ <strong>350 000 visiteurs par an</strong>, tandis que la <a href="https://bloiscapitale.com/maison-de-la-magie-une-saison-2026-qui-remet-houdini-a-sa-place" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Maison de la Magie atteint <strong>120 000 visiteurs</strong>.</a> Ces chiffres confirment une réalité simple : Blois bénéficie d’un environnement patrimonial exceptionnel. Chambord demeure la locomotive principale. Blois, de son côté, joue à la fois le rôle de ville patrimoniale, de porte d’entrée, de lieu d’hébergement et de point d’organisation du séjour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément là que se situe l’enjeu. Un visiteur qui passe une journée à Chambord ou à Chaumont ne produit pas les mêmes effets économiques qu’un visiteur qui dort à Blois, dîne en centre-ville, visite le château royal, utilise un service local ou prolonge son séjour. L’attractivité existe déjà. <strong>La question est désormais celle de la conversion : combien de visiteurs deviennent réellement des séjournants ?</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-offre-encore-soumise-a-la-saisonnalite">Une offre encore soumise à la saisonnalité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le territoire dispose d’une capacité d’accueil importante : environ <strong>12 000 lits marchands</strong> à l’échelle Blois–Chambord. L’offre combine hôtels, campings, meublés de tourisme, chambres d’hôtes et structures collectives. À l’échelle d’Agglopolys, il est fait état de <strong>42 hôtels</strong>, <strong>1 685 chambres</strong>, <strong>10 campings</strong> et <strong>1 526 emplacements</strong>. La place du plein air est particulièrement significative. On constate une hausse de <strong>36 % des nuitées en plein air depuis 2019</strong>, ce qui correspond à l’évolution des pratiques : tourisme familial, séjours nature, itinérance, vélo, recherche d’espaces moins denses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’activité reste marquée par une forte saisonnalité, avec <strong>des pics concentrés entre mai et septembre. </strong>En 2025, les meilleurs niveaux sont relevés en juin, août, juillet et septembre. Le sujet n’est donc pas seulement d’augmenter le nombre de visiteurs. Il est aussi de mieux <strong>remplir les périodes creuses, en particulier les ailes de saison et l’hiver.</strong> Les Rendez-vous de l’Histoire, Noël au Château ou certaines opérations peuvent jouer un rôle, mais ils ne suffisent pas à eux seuls à corriger la concentration estivale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-velo-progresse">Le vélo progresse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le vélo occupe une place importante dans le récit touristique blésois. La Loire à Vélo représente <strong>1,8 million de cyclistes par an</strong> sur l’itinéraire ligérien, dont <strong>54 % de touristes</strong> et <strong>20 % d’étrangers</strong>. Localement, cela pèse près de <strong>163 000 passages vélo en 2024</strong>, dont <strong>90 000 à Blois</strong> et <strong>73 000 à Chaumont-sur-Loire</strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2156-1024x768.jpeg" alt="Loire à Vélo" class="wp-image-27156" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2156-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2156-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2156-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2156-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2156-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres montrent que le vélo est devenu un flux touristique réel. Toutefois, <strong>la valeur économique de cette itinérance reste difficile à objectiver.</strong> Les cyclistes passent, circulent, consomment parfois, dorment parfois, mais les données manquent pour savoir précisément combien restent sur place, où ils dorment, combien ils dépensent et quelles communes bénéficient réellement de ces passages.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-logement-touristique-reste-sous-surveillance">Le logement touristique reste sous surveillance</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Blois n&rsquo;est pas une ville en situation de surtourisme immobilier</strong>. Les résidences secondaires représenteraient <strong>3,7 % du parc de logements à Blois</strong> et <strong>3,9 % à l’échelle d’Agglopolys</strong>, selon les données Insee 2022. Les annonces Airbnb actives seraient au nombre de <strong>926 à Blois</strong>, soit environ <strong>3,4 % des logements</strong>. Ces niveaux apparaissent modérés par rapport à d’autres destinations touristiques. Mais l’analyse par moyenne territoriale peut masquer des concentrations localisées. Le centre ancien de Blois, certains secteurs proches des grands sites ou des communes touristiques comme Cheverny peuvent connaître des situations différentes du reste de l’agglomération.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-restauration-entre-offre-locale-et-montee-en-gamme">La restauration, entre offre locale et montée en gamme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">On dénombre environ <strong>200 à 250 restaurants</strong>. L’offre est  diversifiée : brasseries, bistronomie, restauration touristique, restauration rapide, gastronomie. Le territoire dispose aussi de tables reconnues, notamment autour de Fleur de Loire, des <a href="https://www.hautsdeloire.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hauts de Loire</a> et d’autres établissements référencés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’économie locale, la restauration est un indicateur important. <strong>Elle permet de mesurer en partie la capacité d’un territoire à retenir les visiteurs au-delà de la visite d’un monument.</strong> Un touriste qui déjeune, dîne ou revient pour une expérience gastronomique produit <strong>une retombée plus diffuse qu’un simple billet d’entrée dans un grand site.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Là encore, la question n’est pas seulement l’image. La montée en gamme peut renforcer l’attractivité, mais l’équilibre dépend aussi de l’offre accessible, familiale, régulière, ouverte aux habitants comme aux visiteurs. Une destination touristique ne vit pas uniquement par ses adresses vitrines ; elle dépend aussi de <strong>sa capacité à accueillir des publics variés, à différents niveaux de prix.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-levier-des-leviers">Un levier, des leviers</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La taxe de séjour constitue l’un des marqueurs les plus tangibles de l’activité touristique : environ <strong>2,3 millions d’euros par an</strong> générés par le secteur, dont environ la moitié serait fléchée vers le budget de l’office de tourisme. À l’échelle du Pays des Châteaux, Agglopolys capterait <strong>72 % de la taxe de séjour</strong>, soit <strong>1,04 million d’euros en 2023</strong>, dont près de la moitié via les plateformes numériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La contribution du tourisme à l’emploi dans l’agglomération de Blois</strong> serait passée de <strong>6 % en 2010</strong> à <strong>8,4 % en 2024</strong>. À l’échelle du Loir-et-Cher, le tourisme représenterait plus de <strong>5 000 emplois salariés privés</strong> en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette dynamique s’accompagne de tensions, notamment dans l’hôtellerie-restauration. <strong>Le métier de cuisinier figure parmi les professions les plus recherchées par les recruteurs en mars 2026</strong>. L’attractivité touristique suppose des salariés, des logements disponibles, des conditions de travail soutenables et une capacité à recruter.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La mobilité constitue un autre sujet</strong>. Blois est accessible par le train et par l’autoroute, mais <strong>la voiture reste importante</strong> pour les courts séjours et les visites multisites. Le développement du couple train-vélo, des navettes saisonnières, des liaisons vers les grands sites ou des solutions de stationnement reste donc <strong>un enjeu pratique autant qu’environnemental</strong>. Des fragilités structurelles observées à Chambord rappelle que le tourisme patrimonial dépend aussi de la conservation des sites, dans un contexte climatique plus instable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Blois–Chambord dispose d’un avantage évident : une notoriété patrimoniale déjà installée.</strong> Mais cette notoriété ne garantit pas automatiquement des retombées équilibrées. Une destination peut attirer beaucoup sans retenir assez. Elle peut générer des flux sans toujours <strong>produire des séjours. C&rsquo;est un des enjeux majeurs aujourd&rsquo;hui.</strong></p>



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<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-blois-capitale-agglopolys wp-block-embed-blois-capitale-agglopolys"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4VK8LLdAzk"><a href="https://bloiscapitale.com/le-guide-du-routard-met-le-pays-des-chateaux-en-poche">Le Guide du Routard met le Pays des Châteaux en poche</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le Guide du Routard met le Pays des Châteaux en poche » &#8212; Blois Capitale Agglopolys" src="https://bloiscapitale.com/le-guide-du-routard-met-le-pays-des-chateaux-en-poche/embed#?secret=t0HaW29Qs0#?secret=4VK8LLdAzk" data-secret="4VK8LLdAzk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>La France destination refuge</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 12:08:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Selon une enquête Ifop* pour Alliance France Tourisme, les intentions de départ reculent pour l’été 2026. Les Français restent attachés aux vacances, mais privilégient davantage la France, les budgets resserrés et les solutions accessibles. Les vacances d’été demeurent un moment fortement associé à des émotions positives. Dans l’enquête Ifop réalisée pour Alliance France Tourisme, 48 &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Selon une enquête <strong>Ifop</strong>* pour <strong><a href="https://www.alliance-france-tourisme.fr/posts/les-vacances-dete-des-francais" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Alliance France Tourisme,</a></strong> les intentions de départ reculent pour l’été 2026. Les Français restent attachés aux vacances, mais <strong>privilégient davantage la France, les <a href="https://bloiscapitale.com/vacances-familles-ouvre-une-antenne-en-loir-et-cher-pour-accompagner-ceux-qui-ne-partent-pas" target="_blank" rel="noreferrer noopener">budgets resserrés</a> et les solutions accessibles.</strong></em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les vacances d’été</strong> demeurent un moment fortement associé à des émotions positives. Dans l’enquête Ifop réalisée pour Alliance France Tourisme, <strong>48 % des Français évoquent spontanément un besoin d’air</strong> à la perspective des vacances d’été, et 47 % un sentiment de bonheur. Mais ces aspirations coexistent avec une contrainte budgétaire plus visible : 19 % des répondants associent les vacances à une préoccupation financière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour l’été 2026, 68 % des Français déclarent avoir l’intention de partir en vacances pour un séjour d’au moins une semaine.</strong> Ils étaient 77 % en avril 2025. La part de ceux qui se disent <strong>certains de partir</strong> recule également : <strong>37 % en 2026,</strong> contre 50 % l’année précédente. À l’inverse, <strong>32 % déclarent qu’ils ne partiront pas.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-ecarts-sociaux-et-territoriaux-marques">Des écarts sociaux et territoriaux marqués</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les intentions de départ varient fortement <strong>selon le niveau de vie.</strong> Elles atteignent 84 % chez les catégories aisées, 83 % chez les classes moyennes supérieures, 68 % chez les classes moyennes inférieures, 62 % chez les catégories modestes et 58 % chez les catégories pauvres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les écarts apparaissent aussi selon le niveau de diplôme</strong> : 82 % des diplômés du supérieur déclarent avoir l’intention de partir, contre 52 % des personnes sans diplôme. Le lieu de résidence compte également : 83 % des habitants de l’agglomération parisienne envisagent un départ, contre 67 % dans les communes urbaines de province et 60 % dans les communes rurales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’été précédent, 28 % des Français déclarent ne pas être partis en vacances d’été. Cette proportion atteint 42 % chez les catégories pauvres, contre 11 % chez les catégories aisées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-recentrage-vers-la-france">Un recentrage vers la France</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Parmi les Français qui ont l’intention de partir au moins une semaine, la France reste la destination privilégiée.</strong> 71 % prévoient de partir en France, contre 68 % en 2025. Les régions balnéaires arrivent en tête avec 34 %, devant les régions françaises situées à l’intérieur des terres, citées par 26 %. 12 % envisagent de partir dans leur propre région et 12 % à la montagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les destinations européennes sont citées par 23 % des répondants</strong>, contre 26 % en 2025. <strong>Les départs hors d’Europe concernent 9 %</strong> des personnes interrogées ayant l’intention de partir, contre 13 % en 2025.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-voiture-reste-le-principal-moyen-de-transport">La voiture reste le principal moyen de transport</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le véhicule personnel demeure le moyen de transport le plus utilisé</strong> pour se rendre sur le lieu de vacances. Il est cité par <strong>68 %</strong> des Français ayant l’intention de partir au moins une semaine, contre 61 % en 2025. <strong>L’avion est cité par 24 %</strong>, contre 28 % l’année précédente. <strong>Le train reste stable à 18 %.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’usage du véhicule personnel varie fortement selon le territoire : il est cité par 83 % des habitants des communes rurales, 70 % des habitants des communes urbaines de province et 50 % des habitants de l’agglomération parisienne. Le train est davantage cité par les habitants de l’agglomération parisienne, à 35 %, et par les 18-24 ans, à 37 %.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-hebergements-entre-locations-hotel-et-solutions-gratuites">Des hébergements entre locations, hôtel et solutions gratuites</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les locations saisonnières individuelles</strong> figurent parmi les modes d’hébergement les plus cités. Elles recueillent <strong>43 %</strong> de citations pour les courts séjours et 41 % pour les longs séjours. L’hôtel est cité par 40 % des répondants pour les courts séjours et 23 % pour les longs séjours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’hébergement gratuit</strong> — chez des amis, dans la famille ou dans une maison de vacances — est cité par 32 % des répondants pour les courts séjours et 31 % pour les longs séjours. <strong>Le camping est également présent dans les préférences</strong> : il est cité par 22 % pour les courts séjours et 27 % pour les longs séjours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les plateformes d’hébergement de type Airbnb sont citées par 24 %</strong> des répondants pour les courts séjours et 20 % pour les longs séjours.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-budgets-plus-resserres">Des budgets plus resserrés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les Français ayant l’intention de partir au moins une semaine et qui se sont exprimés sur leur budget, <strong>35 % prévoient de consacrer moins de 1 000 euros à leurs vacances d’été,</strong> contre 31 % en 2025. <strong>38 % prévoient un budget compris entre 1 000 et 2 000 euros,</strong> contre 33 % en 2025. Les budgets compris entre 2 000 et 3 000 euros concernent 16 % des répondants, contre 21 % l’année précédente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les budgets supérieurs à 3 000 euros sont moins fréquents : 7 % prévoient entre 3 000 et 4 000 euros, 2 % entre 4 000 et 5 000 euros, et 2 % plus de 5 000 euros.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le contexte d’inflation, <strong>51 % des personnes ayant l’intention de partir déclarent prévoir de réduire le budget consacré à leurs vacances.</strong> Cette proportion atteint 74 % chez les catégories pauvres, 55 % chez les catégories modestes, 54 % chez les classes moyennes inférieures, 40 % chez les classes moyennes supérieures et 24 % chez les catégories aisées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reduire-la-duree-les-extras-ou-les-depenses-structurelles">Réduire la durée, les extras ou les dépenses structurelles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ceux qui prévoient de réduire leur budget, 61 % envisagent de <strong>réduire l’amplitude de leurs vacances</strong>. Dans le détail, 32 % comptent réduire la durée de leurs vacances, 26 % partir moins loin et 21 % partir moins souvent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les dépenses sur place font aussi l’objet d’arbitrages : <strong>60 % déclarent vouloir réduire les extras,</strong> dont 43 % en allant moins au restaurant, 30 % en faisant moins de shopping et 23 % en faisant moins d’activités. Enfin, 47 % prévoient de réduire les dépenses structurelles, notamment en trouvant des logements moins chers ou en prenant des trajets moins chers.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le financement des vacances repose très largement sur l’épargne.</strong> Parmi les Français partis en vacances ces dernières années, <strong>86 % citent l’épargne comme mode de financement,</strong> dont 74 % en premier. </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-vacances-moins-exposees-sur-les-reseaux-sociaux">Des vacances moins exposées sur les réseaux sociaux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête interroge aussi les pratiques numériques pendant les vacances. 28 % des Français déclarent communiquer peu et privilégier la déconnexion. 24 % partagent des photos ou vidéos principalement avec un cercle restreint, par exemple la famille, les amis ou les messages privés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le partage actif sur les réseaux sociaux concerne 18 % des répondants</strong> : 11 % partagent en temps réel, 4 % mettent en scène ou retravaillent leurs contenus avant publication, et 3 % publient surtout après leur retour. Cette pratique est plus fréquente chez les jeunes : <strong>40 % des 18-24 ans déclarent partager activement leurs vacances sur les réseaux sociaux.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>*L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1 002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogées en ligne du 17 au 20 mars 2026.</em></p>



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		<title>Enerflux : la CGT rejette l’offre ICM Technologie et reste prudente face à SIRIUS Space</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 06:34:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À quelques jours de l’audience du 5 mai devant le tribunal des affaires économiques de Lyon, la CGT Enerflux Blois prend position sur les deux offres de reprise présentées le 21 avril aux représentants du personnel. Le site industriel blésois, placé en redressement judiciaire depuis le 9 décembre 2025, compte encore 180 salariés. Deux candidats &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/enerflux-la-cgt-rejette-loffre-icm-technologie-et-reste-prudente-face-a-sirius-space">Enerflux : la CGT rejette l’offre ICM Technologie et reste prudente face à SIRIUS Space</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>À quelques jours de l’audience du 5 mai</strong> devant le tribunal des affaires économiques de Lyon, la <strong>CGT Enerflux Blois</strong> <strong>prend position</strong> sur les deux offres de reprise présentées le 21 avril aux représentants du personnel. <strong>Le <a href="https://www.linkedin.com/company/enerflux-sas/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">site industriel</a> blésois, placé en redressement judiciaire depuis le 9 décembre 2025, compte encore 180 salariés.</strong> Deux candidats sont en lice : <strong>ICM Technologie et SIRIUS Space</strong>. Mais derrière le soulagement suscité par l’existence même de repreneurs, le syndicat décrit <strong>une situation sociale brutale</strong> : 93 salariés repris dans l’offre ICM Technologie, 102 à 110 dans celle de SIRIUS Space. Même dans l’hypothèse la moins défavorable, plusieurs dizaines d’emplois sont menacés. Pour la CGT, le débat ne peut pas se limiter à la survie juridique de l’entreprise : il porte désormais sur les conditions sociales et industrielles de cette reprise.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reunion-de-presentation-qui-a-durci-les-positions">Une réunion de présentation qui a durci les positions</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La prise de position syndicale intervient après la présentation des projets de reprise aux élus du CSE, mardi 21 avril, à Blois. Dans un communiqué, la CGT Enerflux indique que les représentants du personnel ont alors pu entendre les deux candidats potentiels : <strong>ICM Technologie</strong>, d’une part, et <strong>SIRIUS Space</strong>, d’autre part. C’est à l’issue de cette séquence que le syndicat a choisi de rendre publique son analyse, <strong>en alertant <em>« la population et la presse »</em> sur l’avenir des salariés, qu’il estime <em>« gravement menacé » .</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ton est <strong>particulièrement sévère concernant ICM Technologie.</strong> La CGT ne se contente pas de critiquer le contenu du projet : elle met aussi en cause les conditions mêmes de la présentation. Le syndicat évoque une intervention marquée, selon lui, par <strong>une attitude <em>« agressive, irrespectueuse, méprisante et arrogante »</em> du président de la société, à l’égard des salariés, des représentants du personnel, de l’administratrice judiciaire et du management en place .</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les élus CGT, ce point n’est pas secondaire. Dans une procédure de reprise, la relation instaurée avec les représentants du personnel donne aussi une indication sur la manière dont un éventuel repreneur entendrait conduire l’entreprise. Le syndicat estime ainsi que les propos et le comportement observés lors de cette réunion ne démontreraient pas les qualités nécessaires pour reprendre un site comme Enerflux, dont il rappelle les savoir-faire industriels et les compétences humaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-icm-technologie-une-offre-rejetee-par-la-cgt">ICM Technologie : une offre rejetée par la CGT</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le fond, la CGT Enerflux formule plusieurs griefs contre l’offre d’ICM Technologie. <strong>Le syndicat dénonce une absence de <em>« vision industrielle claire »</em>, un manque de garanties concrètes sur la pérennité de l’activité et une structuration jugée insuffisante du projet global .</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c’est surtout l’impact social de l’offre qui concentre l’alerte. La proposition d’ICM Technologie porterait sur la reprise de <strong>93 salariés sur 180</strong>. Pour la CGT, cette perspective reviendrait à laisser près d’un salarié sur deux sans solution. Le syndicat qualifie cette offre de <em><strong>« socialement destructrice »</strong></em> et juge ses conséquences humaines et économiques <em><strong>« catastrophiques » .</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la procédure en cours, les élus du CSE doivent transmettre leur avis au tribunal le 5 mai. La CGT annonce clairement la ligne qu’elle défendra : <strong>appeler au rejet de l’offre ICM Technologie et privilégier toute solution alternative</strong> qui serait, selon elle, plus respectueuse des salariés et porteuse d’un véritable projet industriel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-sirius-space-une-appreciation-plus-nuancee-mais-une-inquietude-sociale">SIRIUS Space : une appréciation plus nuancée, mais une inquiétude sociale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le jugement porté sur <strong>SIRIUS Space</strong> est plus mesuré. La CGT indique que la présentation de cette offre a été menée dans un esprit <em><strong>« plus constructif »</strong></em>. Le projet ferait apparaître, selon le syndicat, des perspectives stratégiques et ambitieuses de diversification à court et moyen terme pour Enerflux. Cet élément est présenté comme susceptible d’ouvrir <strong>une réflexion industrielle plus cohérente.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le communiqué prend soin de ne pas transformer cette appréciation plus favorable en soutien sans réserve. La CGT appelle à rester <strong><em>« vigilants et prudents »</em></strong>. Car, là encore, le volet social reste lourd. L’offre SIRIUS Space prévoirait la reprise de <strong>102 à 110 salariés</strong>. Même dans cette hypothèse, <strong>plusieurs dizaines de postes seraient supprimés immédiatement.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le syndicat mentionne aussi des projections à horizon 2028, qui pourraient atteindre <strong>160 à 165 salariés</strong>. Mais il insiste sur leur caractère potentiel. Pour la CGT, ces perspectives ne peuvent pas effacer les suppressions d’emplois prévues à court terme. Le problème central demeure donc entier : une reprise peut apparaître plus structurée ou plus prometteuse industriellement, tout en laissant une partie importante des salariés hors du périmètre immédiat.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-salaries-ne-sont-pas-une-variable-d-ajustement">« Les salariés ne sont pas une variable d’ajustement »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son communiqué, la CGT résume sa position en une formule nette : <em><strong>« Dans les deux cas, que ce soit avec ICM Technologie ou SIRIUS Space, nous faisons face à une casse sociale massive. »</strong></em> Le syndicat ajoute : <em>« Derrière les chiffres, ce sont des vies, des familles, des territoires qui sont directement frappés. Les salarié.es d’ENERFLUX ne sont pas une variable d’ajustement ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le communiqué interpelle également les pouvoirs publics.</strong> La CGT Enerflux indique poursuivre ses échanges avec eux et <strong>demande à l’État, à la Région et au Département d’intervenir <em>« rapidement et concrètement ».</em></strong><em> </em>Enerflux n’est pas seulement une entreprise en difficulté. C’est aussi un site industriel blésois, avec des compétences, une histoire productive et un impact direct sur l’emploi local.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prochaine étape se jouera le <strong>5 mai</strong>, devant le tribunal des affaires économiques de Lyon. Les élus du CSE devront y faire connaître leur avis sur les offres de reprise. Cet avis ne décidera pas seul de l’issue de la procédure, mais il pèsera dans l’appréciation des projets, notamment sur leurs conséquences sociales et leur crédibilité industrielle. D’ici là, la <a href="https://bloiscapitale.com/la-cgt-41-vise-un-large-et-durable-mouvement-social" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CGT</a> Enerflux a choisi de placer le débat sur la place publique. Pour le syndicat, la question n’est plus seulement de savoir si Enerflux peut être reprise. Elle est de savoir dans quelles conditions, avec combien de salariés, quelles garanties, et pour quel avenir industriel réel à Blois.</p>



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