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	<title>Archives des citoyenneté - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Dans les classes du Loir-et-Cher, l’OCCE 41 fait vivre la coopération au quotidien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 11:06:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À l’école, les savoirs occupent naturellement une place centrale. Mais aux côtés des apprentissages traditionnels se construisent aussi d’autres compétences : écouter l’autre, débattre, coopérer, surmonter un désaccord, mener un projet collectif ou apprendre à demander de l’aide. C’est cette conception de l’école que défend l’OCCE, l’Office central de la coopération à l’école, mouvement pédagogique &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À l’école, les savoirs occupent naturellement une place centrale. Mais aux côtés des apprentissages traditionnels se construisent aussi <strong>d’autres compétences</strong> : écouter l’autre, débattre, coopérer, surmonter un désaccord, mener un projet collectif ou apprendre à demander de l’aide. <strong>C’est cette conception de l’école que défend l’OCCE</strong>, l’Office central de la coopération à l’école, <strong>mouvement pédagogique</strong> ancien mais dont les enjeux résonnent fortement avec les <strong>préoccupations actuelles autour du climat scolaire, de l’empathie, de l’autonomie des élèves et de la vie démocratique dans les classes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le Loir-et-Cher, l’<strong>OCCE 41</strong> agit à la fois comme structure d’accompagnement des coopératives scolaires et comme <strong>ressource pédagogique pour les enseignants.</strong> À Blois comme dans le reste du département, l’association intervient dans les établissements, forme les équipes, accompagne des projets, et cherche à diffuser <strong>une culture de la coopération</strong> dès le plus jeune âge. <em>« Il se passe beaucoup de choses dans cette association »</em>, souffle <strong>Habiba El Allaoui,</strong> enseignante bénévole et vice-présidente de l’OCCE 41. À ses côtés, <strong>Alexandra Valentin,</strong> enseignante en détachement, salariée de l’association départementale, en est <strong>l’animatrice et la formatrice</strong>. Son rôle consiste à accompagner les enseignants, intervenir dans les classes et <a href="https://bloiscapitale.com/les-six-departements-de-la-region-font-le-choix-de-la-cooperation" target="_blank" rel="noreferrer noopener">transmettre des pratiques coopératives.</a></p>



<h2 id="h-une-histoire-issue-de-l-education-populaire" class="wp-block-heading">Une histoire issue de l’éducation populaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’OCCE est une vieille histoire de l’école française. L’Office central de la coopération à l’école est né dans le sillage des mouvements d’éducation populaire et des pédagogies coopératives. Alexandra Valentin rappelle que le mouvement s’inspire des <strong>pédagogues de la fin du XIXe siècle, eux-mêmes nourris par l’expérience des coopératives ouvrières</strong>. L’idée centrale était alors de faire vivre la coopération à l’école pour <strong>former des citoyens capables de comprendre, de participer et de défendre leurs droits.</strong> <em>« Ces pédagogues se sont demandé où il serait possible de faire vivre la coopération et d’émanciper le citoyen, afin qu’il puisse ensuite être en capacité de défendre ses droits. Ils sont donc allés vers l’école »</em>, résume Alexandra Valentin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette histoire, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9lestin_Freinet" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Célestin Freinet</a> occupe une place de référence. Alexandra Valentin le cite comme l’un des grands pédagogues ayant porté l’idée d’<strong>un élève citoyen en devenir,</strong> capable de penser, d’agir et de travailler avec les autres. L’OCCE, de son côté, s’est structuré au XXe siècle comme une fédération d’associations départementales. <strong>Il est aujourd’hui présent sur tout le territoire français.</strong> Dans le Loir-et-Cher, l’association départementale rassemble des élus, des enseignants bénévoles et deux salariées : Alexandra Valentin, enseignante détachée, et une secrétaire comptable. L’OCCE 41 est donc à la fois une structure associative, un appui administratif pour les coopératives scolaires et un acteur pédagogique. <em><strong>« Notre devise, c’est coopérer pour apprendre et apprendre pour coopérer »</strong></em>, explique Alexandra Valentin. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’association intervient sur plusieurs grandes thématiques : <strong>climat scolaire, art et culture, littérature, éducation à l’écologie et au développement durable.</strong> Mais ces approches ont un même objectif : développer la coopération à l’école. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enseignants contactent l’OCCE 41, puis Alexandra Valentin se rend dans les écoles pour mener des séances avec les élèves, en présence de l’enseignant.<strong><em> « L’objectif est que l’enseignant me voie interagir avec les élèves, mener l’action, mettre en œuvre la méthodologie. Il se forme ainsi en observant la pratique »</em></strong>, explique-t-elle. Cette manière de former est importante. Alexandra Valentin parle d’isomorphisme : il ne s’agit pas seulement de dire comment faire, mais de <strong>montrer comment faire.</strong> L’enseignant observe, expérimente, puis peut reprendre les outils. L’accompagnement peut ensuite se poursuivre dans une logique de compagnonnage.</p>



<h2 id="h-le-conseil-cooperatif-une-democratie-a-hauteur-d-enfant" class="wp-block-heading">Le conseil coopératif, une démocratie à hauteur d’enfant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les outils centraux figure <strong>le conseil de coopération</strong>. Alexandra Valentin le décrit comme <strong>une instance de classe où les élèves apprennent à s’écouter, à parler, à argumenter, à prendre des décisions et à mener des projets ensemble.</strong> Le principe est simple : <em>« un enfant, une voix ».</em> L’enseignant reste garant du cadre et de la sécurité, mais il n’est pas là pour imposer seul toutes les décisions. <em><strong>« Il y a vraiment cette idée que chaque enfant peut être proactif et porteur de projet »</strong></em>, précise Alexandra Valentin. Le conseil coopératif permet de répondre à des questions très concrètes : comment fait-on quand on est vingt-cinq ? Comment choisit-on un projet ? Comment se donne-t-on les moyens de le mener ? Comment agit-on collectivement ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habiba El Allaoui en a fait l’expérience dans sa propre classe.</strong> Elle avait d’abord sollicité l’OCCE pour un projet autour du jeu de société. Elle souhaitait y intégrer une dimension coopérative, qui ne repose pas uniquement sur le fait de gagner contre l’autre. Cette première entrée l’a conduite vers d’autres pratiques : <strong>jeux coopératifs, conseil coopératif, théâtre coopératif, formation.</strong></p>



<h2 id="h-former-les-enseignants-puis-faire-vivre-les-pratiques" class="wp-block-heading">Former les enseignants, puis faire vivre les pratiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’OCCE 41, l’intervention auprès des élèves ne se sépare pas de la <strong>formation des adultes</strong>. Alexandra Valentin insiste sur ce point : l’association tient à ce qu’il y ait d’abord un temps de formation des enseignants sur les thématiques proposées. <strong>Les interventions en classe durent généralement de trois à cinq séances, selon les projets.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce travail ne concerne pas seulement les enseignants. <strong>L’OCCE peut aussi former des AESH, des services civiques, des ATSEM en école maternelle. </strong><em>« Il s’agit vraiment d’acculturer toute la communauté éducative à cette approche »,</em> explique Alexandra Valentin. Les chiffres donnés donnent un ordre de grandeur de l’action menée. Alexandra Valentin indique avoir vu environ 900 élèves l’an dernier, dans une trentaine de classes, soit environ 35 à 37 classes. Ce chiffre ne comprend pas tous les enseignants rencontrés dans d’autres cadres, notamment les formations menées avec la DSDEN autour de l’empathie, qui ont réuni 70 enseignants par jour sur deux journées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Blois, selon Alexandra Valentin, les écoles publiques sont <strong>très largement affiliées à l’OCCE</strong>. Cela permet à l’association de communiquer directement avec les équipes et de proposer des actions autour du conseil coopératif, du cadre coopératif, de la poésie, des débats philosophiques ou du climat scolaire.</p>



<h2 id="h-une-classe-transformee-pendant-trois-ans" class="wp-block-heading">Une classe transformée pendant trois ans</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’expérience d’<strong>Habiba El Allaoui</strong> constitue l’un des exemples les plus concrets de ce que peut produire la coopération dans une classe. <strong>Pendant trois ans, elle a suivi les mêmes élèves, du CE1 au CM1, en développant progressivement des pratiques coopératives.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le point de départ était simple : un projet de jeu de société. Mais cette première étape a ouvert sur une transformation plus profonde de la classe. Les élèves ont vécu des conseils coopératifs, des jeux coopératifs, du théâtre coopératif, des projets collectifs et même une réorganisation de l’espace de classe. Avec les élèves, et en lien avec la Ville de Blois, <strong>l’aménagement de la salle a été repensé : meubles à hauteur d’élèves, outils d’aide, caissons permettant de travailler debout, assises variées, réorganisation de l’espace et du temps.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le changement le plus important est ailleurs. <strong><em>« J’ai vu leur évolution et j’ai vu un goût pour la démocratie »,</em></strong> dit-elle. <strong>Les élèves ont appris à proposer, voter, débattre, se mettre d’accord, mais aussi à utiliser la coopération dans d’autres contextes</strong>. Habiba El Allaoui raconte que, même dans des projets qui ne relevaient pas directement de la coopération, les élèves réinvestissaient les méthodes apprises. Ils se mettaient à deux, trois ou quatre, échangeaient leurs idées, construisaient ensemble. <em><strong>« On peut utiliser la coopération, pas forcément pour faire de la coopération »</strong></em>, résume-t-elle.</p>



<h2 id="h-dire-ses-difficultes-demander-de-l-aide" class="wp-block-heading">Dire ses difficultés, demander de l’aide</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Habiba El Allaoui, l’un des apports majeurs de la coopération concerne le rapport à la difficulté. <strong>Les élèves apprennent à dire qu’ils ne savent pas, à demander de l’aide, à reconnaître leurs erreurs et à chercher des ressources.</strong> <em>« Il y a eu une capacité des élèves à dire leurs difficultés, à apprendre à demander de l’aide, <strong>et surtout à faire confiance à l’autre »</strong></em>, explique-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle prend l’exemple du théâtre coopératif. <strong>Se montrer devant les autres n’est pas simple.</strong> Après chaque atelier, les élèves prenaient un temps de retour : qu’ai-je appris ? Qu’ai-je ressenti ? Ces moments libéraient la parole. <strong>Les élèves découvraient qu’ils pouvaient partager les mêmes difficultés et les traverser ensemble.</strong> Habiba El Allaoui se souvient notamment d’élèves de CM1 aidant des élèves de CE1 qui avaient le trac. <em>« Il y a donc l’éducation à l’empathie, même si elle n’est pas formulée comme telle :<strong> tu as une difficulté, je peux être là pour toi. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette logique modifie aussi le rapport à l’apprentissage. Il ne s’agit pas d’éviter les obstacles, mais d’apprendre à les affronter. <em>« Toute personne qui apprend, adulte ou enfant, est confrontée à des obstacles. Il ne s’agit pas de gommer ces obstacles, mais d’apprendre comment y faire face »</em>, explique-t-elle. <strong>L’aide peut venir d’un pair, d’un document, d’une ressource.</strong> Le tutorat joue ici un rôle important : un élève peut aider dans un domaine où il est à l’aise, puis être aidé dans un autre. Pour Alexandra Valentin, ce fonctionnement bénéficie à la fois à celui qui aide et à celui qui reçoit l’aide.</p>



<h2 id="h-une-reponse-aux-enjeux-du-climat-scolaire" class="wp-block-heading">Une réponse aux enjeux du climat scolaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong><a href="https://institutducerveau.org/lexique/metacognition" target="_blank" rel="noreferrer noopener">métacognition</a></strong> (<strong>penser à ses pensées</strong>) consiste à revenir sur ce qui vient d’être vécu. Après un jeu, une activité, un atelier, les élèves prennent le temps de réfléchir : qu’avons-nous fait ? Comment l’avons-nous fait ? Qu’avons-nous ressenti ? Qu’est-ce que cela nous apprend ? <em><strong>« Pour éduquer à l’empathie, il faut parler des émotions »</strong></em>, rappelle Alexandra Valentin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La coopération ne signifie pas que tous les élèves entrent facilement dans le dispositif.</strong> Certaines résistances existent, en particulier chez des enfants qui ont un rapport difficile à l’autre ou qui ne se sentent pas en sécurité. Alexandra Valentin insiste sur <strong>la progressivité</strong> : avant de demander à des élèves de coopérer pleinement, il faut commencer par des jeux de connaissance, puis des jeux de confiance, avant d’aller vers des jeux de coopération, d’entraide et de solidarité. <em><strong>« Pour coopérer de façon optimale, il faut être en sécurité, se sentir en confiance.</strong> <strong>Pour se sentir en confiance, il faut se connaître. Et pour se connaître, il faut aller de soi vers les autres. Cela demande un travail </strong>»</em>, explique-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette progressivité vaut aussi pour les adolescents</strong>. Alexandra Valentin a mené des activités coopératives et d’éducation à l’empathie, c&rsquo;était à Tours, avec des élèves de <strong>SEGPA</strong>. À cet âge, les résistances peuvent être plus fortes, surtout si les élèves n’ont jamais rencontré ces pratiques auparavant. Mais <strong>la méthode reste la même : se connaître, construire la confiance, poser un cadre.</strong></p>



<h2 id="h-le-droit-de-ne-pas-participer" class="wp-block-heading">Le droit de ne pas participer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La coopération, telle qu’elle est défendue par l’OCCE 41, ne repose pas sur la contrainte. Habiba El Allaoui insiste sur <strong>la possibilité de dire non</strong>. Dans certaines activités, un élève peut poser un <em>« joker »</em> et ne pas participer. <em>« L’idée n’est pas de forcer. Il ne s’agit pas de dire que la coopération prévaut sur tout le reste. C’est accueillir le principe de réalité »</em>, explique-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alexandra Valentin dit poser ce cadre dans tous les jeux de coopération, quel que soit l’âge des participants. Les activités coopératives impliquent la personne elle-même. Il y a donc une prise de risque. L’élève doit pouvoir dire : <em>« Là, je n’y vais pas. »</em> L’objectif n’est pas de produire une classe uniformément enthousiaste, mais de créer <strong>un cadre où les peurs, les freins, les réussites et les difficultés peuvent être exprimés et accueillis.</strong></p>



<h2 id="h-une-pedagogie-du-cadre-pas-du-flou" class="wp-block-heading">Une pédagogie du cadre, pas du flou</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, <strong>les pratiques coopératives ne relèvent pas d’une liberté vague ou d’un effacement du rôle de l’enseignant.</strong> Habiba El Allaoui insiste sur le fait que les conseils coopératifs sont très cadrés. Il y a un temps défini, des rôles, des fonctions : maître du temps, secrétaire, président de séance selon les organisations. Les élèves changent de rôle, apprennent à se placer à différents endroits du collectif, à écouter, à parler, à réguler. <em><strong>« On pourrait croire que, parce que l’on parle, c’est une grande liberté. Mais pas du tout : c’est très cadré »</strong></em>, explique-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette organisation permet aussi de <strong>développer une forme de flexibilité</strong>. Une fois, l’élève aide ; une autre fois, il est aidé. Une fois, il est en réussite ; une autre fois, il reconnaît une difficulté. Dans le théâtre coopératif, les élèves apprennent également à apprécier leur propre production et celle des autres. Pour Habiba El Allaoui, la coopération permet de <strong>sortir d’une logique binaire</strong> : <em>« tu sais »</em> ou <em>« tu ne sais pas »</em>. L’enjeu devient plutôt : comment j’appréhende l’apprentissage ?</p>



<h2 id="h-la-question-de-la-verticalite" class="wp-block-heading">La question de la verticalité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La coopération peut parfois susciter des interrogations, voire des oppositions. C<strong>ertains parents peuvent souhaiter une école plus verticale, plus proche de l’image qu’ils ont gardée de leur propre parcours scolaire.</strong> Alexandra Valentin dit avoir rencontré ce type de réserve. <em>« Certains parents, avec un souvenir totalement subjectif de leur propre parcours scolaire, peuvent s’imaginer que la <strong>“bonne vieille école”</strong>, avec un maître dans une posture de toute-puissance et de coercition, sera plus efficace »,</em> observe-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle précise toutefois qu’il n’existe<strong> pas de méthode parfaite</strong>. <strong>La coopération n’est pas présentée comme une recette miraculeuse. </strong><em>« Il n’y a pas non plus de diktat ou de bien-pensance de la coopération. Il ne s’agit pas de dire que c’est parfait. »</em> Dans cette démarche, l’enfant est écouté dans son intégralité, avec ses limites, ses freins et ses peurs. Ce qu’il ressent n’est pas invalidé.</p>



<h2 id="h-une-autre-posture-pour-l-enseignant" class="wp-block-heading">Une autre posture pour l’enseignant</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La coopération transforme aussi la place de l’enseignant</strong>. Pour Alexandra Valentin, elle suppose une forme de <strong>congruence</strong> : l’adulte doit incarner ce qu’il demande aux élèves.<em><strong> « Les élèves ne sont absolument pas dupes, qu’ils aient cinq ans ou quinze ans. Si je prône l’empathie, la bienveillance, la coopération, mais que je ne les incarne pas, cela ne marche pas.</strong> C’est même contre-productif. Les élèves sentent l’arnaque. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enseignant doit donc accepter de faire un pas de côté. Il n’abandonne pas son rôle, mais il quitte une posture de contrôle total. Il devient <strong>garant du cadre, accompagnateur, régulateur, tout en laissant davantage de place à l’initiative des élèves.</strong> Cette évolution n’est pas toujours simple. Alexandra Valentin souligne que les enseignants sont souvent héritiers d’une culture professionnelle plus descendante. <strong>La coopération oblige donc à déconstruire certaines habitudes.</strong></p>



<h2 id="h-jouons-les-livres-thea-poesie-des-projets-concrets-dans-le-loir-et-cher" class="wp-block-heading">Jouons les livres, Théâ, poésie : des projets concrets dans le Loir-et-Cher</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’OCCE 41 déploie plusieurs actions dans le département. Parmi elles figure <strong>un prix littéraire</strong>. Les classes lisent des ouvrages sélectionnés par une commission d’enseignantes, puis votent pour un lauréat. Cette action donne lieu à<strong> une journée organisée au château de Villesavin, intitulée <em>« Jouons les livres ».</em></strong> Les enfants y participent à de grands jeux coopératifs en lien avec les livres lus. Les équipes rassemblent des élèves de différentes classes et de différentes écoles. <strong>La journée du 16 juin doit réunir trois classes de maternelle.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre projet important : <strong>Théâ</strong>, action nationale de théâtre coopératif déclinée dans les départements. <strong>Le principe est que tous les élèves soient sur scène. </strong>Il ne s’agit pas de confier le rôle principal à un seul enfant, mais de <strong>permettre à toute la classe de s’approprier un texte, des rôles, une mise en scène.</strong> Cette année, quatre classes ont participé à la restitution du 12 mai.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alexandra Valentin insiste sur <strong>la force inclusive de ce théâtre coopératif.</strong> Un élève qui lit difficilement, qui parle peu français ou qui est très timide peut tout de même être présent sur scène. Des solutions sont trouvées : texte soufflé à l’oreille, texte affiché, organisation collective. <em><strong>« Il y a une créativité qui permet à chaque enfant, dans ce qu’il est, d’avoir sa place »</strong></em>, explique-t-elle. <strong>L’OCCE 41 souhaite également développer une action autour de la poésie.</strong></p>



<h2 id="h-faire-vivre-la-democratie-avant-de-l-enseigner" class="wp-block-heading">Faire vivre la démocratie avant de l’enseigner</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une époque où l’école est régulièrement interrogée sur le climat scolaire, le harcèlement, la place de l’empathie et la formation du citoyen, l’OCCE 41 rappelle une idée simple : <strong>la démocratie ne s’enseigne pas seulement comme une notion</strong>. Elle peut se pratiquer, dès l’enfance, dans des gestes ordinaires de classe. <em><strong>« Et ce sont des compétences utiles toute la vie »</strong></em>, résume Habiba El Allaoui.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/dans-les-classes-du-loir-et-cher-locce-41-fait-vivre-la-cooperation-au-quotidien">Dans les classes du Loir-et-Cher, l’OCCE 41 fait vivre la coopération au quotidien</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Budget participatif : comment les habitants de Blois peuvent transformer leur ville</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/budget-participatif-comment-les-habitants-de-blois-peuvent-transformer-leur-ville</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 13:22:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois, certaines installations du quotidien racontent déjà une autre manière de fabriquer la ville. Les cabanes installées place Jean-Jaurès, l’aire de jeux inclusive du Mail Pierre-Charlot ou encore le théâtre de verdure de la Pinçonnière sont issus du budget participatif, dispositif lancé par la Ville en 2019 et qui revient cette année avec une &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À Blois, certaines installations du quotidien racontent déjà une autre manière de fabriquer la ville. Les cabanes installées place Jean-Jaurès, l’aire de jeux inclusive du Mail Pierre-Charlot ou encore le théâtre de verdure de la Pinçonnière sont <strong><a href="https://www.blois.fr/citoyenne/participation/budget-participatif" target="_blank" rel="noreferrer noopener">issus du budget participatif,</a></strong> dispositif lancé par la Ville en 2019 et qui revient cette année avec <strong>une enveloppe maintenue à 250 000 euros (dépôt des dossiers jusqu’au 31 mai 2026</strong>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière ces aménagements visibles, parfois modestes mais très concrets, se dessine une trame : <strong>associer davantage les habitants</strong> aux décisions touchant directement leur cadre de vie. Une volonté que porte notamment <strong><a href="https://www.blois.fr/citoyenne/conseil-municipal/amandine-lebrat" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amandine Lebrat, maire-adjointe à&nbsp;la&nbsp;démocratie participative,</a></strong> qui voit dans le budget participatif bien plus qu’un simple appel à idées. <em><strong>« Les habitants et les habitantes sont les experts de leur quotidien »,</strong></em> affirme-t-elle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-dispositif-installe">Un dispositif installé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le budget participatif blésois existe <strong>depuis 2019.</strong> À son lancement, l’enveloppe allouée était de 150 000 euros avant d’être portée à 250 000 euros dès 2020. Le principe est simple : <strong>permettre aux habitants de proposer des projets d’intérêt général relevant du budget d’investissement de la Ville.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Culture, environnement, sport, mobilité, sécurité, patrimoine ou encore cadre de vie : les champs possibles sont relativement larges, à condition qu’il s’agisse d’<strong>une réalisation concrète et durable.</strong> <em>« On ne pourrait pas financer un festival, parce que cela reste quelque chose d’éphémère qui ne laisse pas de réalisation concrète »</em>, précise l’élue. Le dispositif est ouvert à <strong>toute personne de plus de 15 ans résidant à Blois, sans condition de nationalité. </strong>Les projets peuvent être portés individuellement, par une association ou par un collectif d’habitants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, la municipalité observe une évolution dans la manière dont les habitants s’emparent du dispositif. <em>« Au début, certains projets étaient peut-être un peu moins structurés, un peu plus flous. <strong>Aujourd’hui, on voit que les choses sont davantage pensées en amont »</strong></em>, explique <a href="https://bloiscapitale.com/municipales-2026-blois-en-commun-le-collectif-qui-veut-faire-vivre-la-democratie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’élue</a>. <em>« Quand on arrive à faire dialoguer de nombreuses personnes autour de sujets qui les concernent directement, il peut émerger des choses très fortes »</em>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’aire de jeux inclusive du Mail Pierre-Charlot, par exemple, avait été proposée par la mère d’un enfant porteur de handicap. D’autres projets, plus discrets, traduisent aussi cette logique d’usages quotidiens : l’agrandissement des toilettes du port de la Creusille, l’aménagement d’un parcours de rando-trail ou encore la création d’espaces dédiés aux chiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En 2025, 800 personnes ont pris part au vote pour départager les projets retenus.</strong> Un chiffre que la Ville souhaite désormais <strong>faire progresser.</strong> <em>« On aimerait vraiment qu’il y ait davantage de votants et que de plus en plus de personnes s’emparent du dispositif »</em>, reconnaît Amandine Lebrat.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-selection-beaucoup-plus-technique-qu-il-n-y-parait">Une sélection beaucoup plus technique qu’il n’y paraît</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière l’image parfois légère du <em>“projet citoyen”</em>, le budget participatif repose en réalité sur <strong>un important travail technique réalisé par les services municipaux.</strong> Chaque proposition fait l’objet d’une étude de faisabilité : coût, contraintes réglementaires, emprise sur le domaine public, compatibilité avec le budget d’investissement, accessibilité ou encore sécurité. <em>« Ce sont notamment les services techniques qui étudient la faisabilité et vérifient que cela relève bien du domaine public et du budget d’investissement »</em>, explique l’élue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines contraintes sont invisibles pour le grand public mais peuvent devenir décisives. Les cabanes installées près de la Halle aux Grains en constituent un exemple révélateur. <em>« Il y avait une question de poids parce qu’elles sont installées au-dessus d’un parking. Il fallait être extrêmement attentif à cela. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour tenter d’améliorer la qualité des dossiers, la Ville a mis en place depuis deux ans un <strong><em>“accélérateur d’idées”</em></strong> en partenariat avec <strong>Loir&amp;Cher Tech</strong>. Le rendez-vous, organisé cette année le <strong>jeudi 21 mai, de&nbsp;17h30 à&nbsp;20h30 à&nbsp;la&nbsp;Cité du&nbsp;Numérique (5–11 avenue de&nbsp;Vendôme)</strong>, permet aux habitants de confronter leurs idées à <strong>des experts capables d’évaluer leur faisabilité technique et budgétaire.</strong> L’objectif est aussi d’aider les porteurs de projets à mieux structurer leur dossier <strong>avant son dépôt officiel.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-convaincre-faire-campagne-obtenir-des-votes">Convaincre, faire campagne, obtenir des votes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le budget participatif est aussi devenu, au fil des années, un exercice de mobilisation. Une fois les projets jugés éligibles, leurs porteurs doivent convaincre les habitants de voter pour eux. Réunions, communication sur les réseaux sociaux, mobilisation des proches ou du quartier : certains projets mènent désormais de véritables campagnes locales. <em><strong>« La Ville ne va pas faire campagne à leur place »</strong></em>, rappelle Amandine Lebrat. <em>« Mais il y a des réunions pour les accompagner et leur expliquer le dispositif. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-projets-retenus-racontent-aussi-les-attentes">Les projets retenus racontent aussi les attentes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En observant les projets lauréats, une tendance se dessine : les habitants privilégient souvent des aménagements très concrets, liés à <strong>l’usage quotidien des espaces publics</strong>. Le <strong>cani-parc</strong> <em>“Les Babines Heureuses”,</em> arrivé en tête en 2025, en est un exemple marquant. Porté par plusieurs habitantes, le projet prévoit des espaces d’agility, de détente et de végétalisation dédiés aux chiens. Autre illustration : le <strong>parcours de rando-trail</strong> imaginé par l’association Génération Trail et Triathlon Blois, ou encore <strong>l’agrandissement des toilettes du port de la Creusille,</strong> pensé en réponse à la fréquentation croissante du site lors des événements estivaux.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6390-1024x768.jpeg" alt="budget participatif" class="wp-image-33320" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6390-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6390-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6390-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6390-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6390-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Des frustrations peuvent également apparaître autour de certains projets. <strong>La galerie à ciel ouvert de la rue des Fossés-du-Château</strong>, réalisée dans le cadre du budget participatif, a ainsi suscité <strong>des réserves chez plusieurs commerçants du quartier des Arts,</strong> qui estiment que cet espace devrait avant tout mettre en valeur les artisans.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-limites-du-budget-participatif">Les limites du budget participatif</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le budget participatif ouvre des possibilités, mais il possède aussi <strong>des limites</strong>. Par exemple, un projet de piétonnisation de l’hypercentre peut-il être posé ? <em>« Probablement pas</em>« , répond Amandine Lebrat. Les services municipaux considèrent qu’il s’agit d’un <em>« projet structurant déjà largement traité en interne »,</em> dépassant largement l’échelle financière et opérationnelle du dispositif. Et puis, le contexte réglementaire actuel autour de la loi d’orientation des mobilités impose progressivement l’interdiction du stationnement à moins de cinq mètres en amont des passages piétons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réponse illustre les frontières très concrètes du dispositif : <strong>les habitants peuvent proposer des aménagements, parfois transformer des usages, mais les grands choix structurants de la ville restent traités dans le cadre des politiques municipales classiques.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-democratie-locale-appelee-a-s-etendre">Une démocratie locale appelée à s’étendre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le budget participatif ne constitue qu’un volet d’une stratégie plus large de <strong>démocratie locale</strong> que la municipalité souhaite renforcer durant cette mandature. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une nouvelle assemblée citoyenne</strong> doit ainsi être lancée au second semestre. Une première expérience avait déjà accompagné <strong>l’émergence du tiers-lieu intergénérationnel à l&rsquo;Espace Jorge-Semprun</strong>. <em>« L’idée est aussi de fédérer les différents dispositifs de démocratie locale pour que les habitants puissent plus facilement s’en emparer »</em>, explique Amandine Lebrat. La Ville envisage également de multiplier les <strong>consultations ciblées</strong> autour des projets touchant directement au cadre de vie des habitants.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">>> Pour participer au budget participatif (jusqu’au 31 mai 2026) : <strong><em><a href="https://www.blois.fr/info/2026/bp" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois.fr/info/2026/bp</a></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>[Municipales] Blois en Commun déroule sa méthode et dévoile des mesures</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 10:35:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[1.2.3... Les informations]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lundi soir, à Escale et Habitat, la liste citoyenne et écologiste Blois en Commun &#8211; avec pour tête de liste Nicolas Orgelet &#8211; organisait l’une de ses grandes réunions publiques de campagne en vue des élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Une rencontre dense, suivie, et marquée par un format volontairement participatif, fidèle &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lundi soir,</strong> à Escale et Habitat, la <a href="https://www.bloisencommun.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">liste citoyenne</a> et écologiste <strong>Blois en Commun</strong> &#8211; avec pour tête de liste <strong>Nicolas Orgelet</strong> &#8211; organisait l’une de ses grandes réunions publiques de campagne en vue des élections municipales des <strong>15 et 22 mars 2026.</strong> Une rencontre dense, suivie, et marquée par <strong>un format volontairement participatif,</strong> fidèle à la méthode que le collectif entend défendre tout au long de la campagne. Dans une salle largement remplie — environ 130 personnes, près de 150 en comptant l&rsquo;organisation — la réunion a d’abord pris la forme d’un temps collectif, avant de se prolonger par un dispositif plus singulier : <strong>une répartition du public en trois groupes, afin de favoriser l’échange direct avec les membres de la liste.</strong> Une manière, pour Blois en Commun, de traduire concrètement <strong><a href="https://bloiscapitale.com/municipales-blois-en-commun-affiche-sa-methode-ses-valeurs-et-les-premieres-lignes-de-son-projet" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’un de ses principes centraux</a> : replacer les habitantes et les habitants au cœur de la discussion politique.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="634" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4742-1024x634.jpeg" alt="Blois en Commun" class="wp-image-30579" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4742-1024x634.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4742-300x186.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4742-768x475.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4742-1536x951.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4742-2048x1267.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reunion-publique-pensee-comme-un-temps-d-echange">Une réunion publique pensée comme un temps d’échange</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée s’ouvre en plénière. Face au public, <strong>Claire Molliere, <a href="https://bloiscapitale.com/municipales-nous-blois-et-blois-en-commun-sunissent-et-revendiquent-une-autre-maniere-de-faire-de-la-politique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ingrid Souilla, <strong>Malik Boufatah</strong></a> et Nicolas Orgelet</strong> prennent la parole pour se présenter, et rappeler les fondements de la démarche engagée depuis plus d’un an : une volonté affichée de renouveler les pratiques politiques locales, de renforcer la participation citoyenne et de construire un projet municipal fondé sur le dialogue. <strong>Dans la salle, des habitants de différents quartiers, militants associatifs, citoyens engagés ou simplement curieux</strong> de venir écouter les propositions portées par cette liste autonome à gauche. Après ce premier temps collectif, le choix est fait de scinder l’assemblée en trois groupes. Objectif affiché : <strong>permettre une parole plus libre, moins intimidante, et favoriser des échanges plus directs autour de thématiques précises.</strong> Un format assumé, pensé comme une réponse aux limites souvent constatées lors des grandes réunions publiques, où la prise de parole reste fréquemment réservée aux mêmes profils.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans les groupes constitués, les échanges s’installent rapidement.</strong> Les habitantes et habitants interrogent, réagissent, partagent leurs constats et leurs préoccupations. Les discussions portent sur des sujets concrets : cadre de vie, mobilités, tranquillité, accès aux soins, alimentation, école, etc.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="433" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4740-1024x433.jpeg" alt="Blois en Commun" class="wp-image-30578" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4740-1024x433.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4740-300x127.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4740-768x325.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4740-1536x650.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4740-2048x867.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La parole circule. Les membres de la liste, présents dans chaque salle, se positionnent davantage comme interlocuteurs que comme orateurs, prenant note des questions, répondant aux interrogations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-dix-premieres-mesures-devoilees">Dix premières mesures dévoilées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la méthode, la réunion a également été l’occasion pour Blois en Commun de rendre publiques <strong>dix premières mesures</strong> autour de trois axes revendiqués : <strong>solidarité, écologie et proximité</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première mesure concerne justement le <strong>renouvellement des pratiques démocratiques</strong>. Le collectif propose de permettre aux habitantes et habitants de proposer des délibérations et de participer au travail sur de grandes politiques publiques, avec des budgets dédiés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Blois en Commun avance également l’idée d’une <strong>tarification sociale et progressive de l’eau</strong>. Le principe posé repose sur un tarif bas pour les usages essentiels, accompagné de tarifs plus élevés en cas de surconsommation. L’objectif revendiqué est double : <strong>davantage d’équité dans l’accès à une ressource essentielle, et une réduction du gaspillage.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les mesures mises en avant figure la création d’<strong>une sécurité sociale de l’alimentation</strong>. Celle-ci viserait à garantir à chaque habitante et habitant <strong>un droit effectif à une alimentation saine et locale.</strong> Une proposition qui s’inscrit dans un ensemble plus large de réflexions autour de la santé publique, de la justice sociale et de la transition écologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les questions de sécurité et de cadre de vie, Blois en Commun propose le lancement, dès la première année du mandat, d’<strong>une convention citoyenne dédiée à la tranquillité publique et à la lutte contre les délits et incivilités</strong>. Sont notamment évoquées les problématiques de vitesse excessive dans les rues, de trafics ou encore de dépôts sauvages de déchets. Le dispositif serait assorti d’un budget spécifique pour des solutions concrètes et efficaces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La liste menée par Nicolas Orgelet affiche également la volonté de mettre en œuvre <strong>une politique de santé ambitieuse</strong> à l’échelle municipale : création d’un centre municipal de santé, accueil de formations médicales et paramédicales, actions de prévention en matière de santé mentale, soutien à l’hôpital et lutte contre les pollutions environnementales liées à l’eau, à l’air et à l’alimentation.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-relocaliser-l-economie-blesoise">Relocaliser l’économie blésoise</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan économique, Blois en Commun souhaite organiser <strong>des Assises de l’économie</strong>, réunissant industries, entreprises, artisans, PME, syndicats et chambres consulaires. L’objectif affiché est de construire une économie blésoise plus robuste et plus résiliente, s’appuyant prioritairement sur les acteurs locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La question du centre-ville</strong> occupe également une place importantes. Le collectif évoque le <strong>rachat de bâtiments vacants</strong>, leur rénovation, l’installation de commerces de proximité manquants, la création d’une boutique <em>« espace test »</em>, d’un café associatif et culturel, ainsi que le développement d’activités tertiaires et de logements accessibles dans les étages.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-mobilites-renovation-energetique-et-vie-associative">Mobilités, rénovation énergétique et vie associative</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant les déplacements, Blois en Commun propose d’<strong>adapter la politique de transport</strong> afin de la rendre <strong>plus accessible, écologique et inclusive.</strong> Parmi les pistes avancées figurent <strong>la gratuité des bus le samedi et pour les jeunes, l’augmentation des fréquences, l’objectif de zéro discontinuité cyclable, la mise en place d’un plan de déplacement piéton et la création de navettes gratuites depuis trois parkings relais.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le collectif souhaite par ailleurs <strong>renforcer l’isolation des bâtiments communaux</strong>, dans le but de réduire les consommations énergétiques et d’améliorer la qualité de vie au travail, avec une priorité donnée à la rénovation des écoles et des crèches.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, la dixième mesure prévoit d’<strong>ouvrir les commissions d’allocation de subventions à la vie associative</strong> à des personnes non élues issues de la société civile, dans un objectif de transparence. Il est également question d&rsquo;<strong>un renforcement des aides pour les projets favorisant le sport-santé, la mixité sociale, la féminisation des instances, l’éducation et l’accessibilité.</strong></p>



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		<title>Fête des Habitants d’Ici et d’Ailleurs : un rendez-vous fédérateur à Blois malgré la météo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Jun 2025 08:38:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associatif et solidarités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce samedi, sous un ciel capricieux, la rue du Maréchal de Tourville à Blois, aux abords du collège Bégon, a accueilli une nouvelle édition de la Fête des Habitants d’Ici et d’Ailleurs, événement emblématique (depuis 2005) de la vie de quartier, soutenu par la Ville de Blois et porté par l’AFHIA, AfrikConsult et la Maison &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/fete-des-habitants-dici-et-dailleurs-un-rendez-vous-federateur-a-blois-malgre-la-meteo">Fête des Habitants d’Ici et d’Ailleurs : un rendez-vous fédérateur à Blois malgré la météo</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Ce samedi, sous un ciel capricieux, la rue du Maréchal de Tourville à Blois, aux abords du collège Bégon, a accueilli une nouvelle édition de la <strong>Fête des Habitants d’Ici et d’Ailleurs</strong>, événement emblématique (depuis 2005) de la <strong><a href="https://bloiscapitale.com/les-actions-et-constats-du-conseil-citoyen-au-coeur-des-quartiers-nord-de-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vie de quartier,</a></strong> soutenu par la <a href="https://www.blois.fr/agenda/2024/fetedeshabitantsicietailleurs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ville</a> de Blois et porté  par l’AFHIA, AfrikConsult et la Maison de Bégon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès midi, les premiers habitants ont afflué malgré quelques gouttes, accueillis par les équipes techniques, les bénévoles, les associations et les artistes mobilisés pour cette journée ouverte à toutes les générations. Accompagné des élus <strong>Benjamin Vételé, Corinne Garcia, Rachid Meress, Mourad Salah-Brahim,</strong> le maire, <strong>Marc Gricourt</strong>, est venu à la rencontre des acteurs de la Fête des Habitants. L&rsquo;édile a rappelé les origines et les enjeux de cette fête populaire : <em><strong>« C’est une fête qui a lieu depuis plus de vingt ans maintenant,</strong> à l’initiative de quelques habitants et de quelques associations. À l’époque, je n’étais pas encore élu, et j’avais participé à l’organisation. Peu de temps après, en tant que conseiller général de ce canton, j’ai accompagné <strong><em>Marie-Claude Vitali</em></strong>, qui dirigeait une association (Tremplin) engagée et qui était à l’origine de cette belle fête de juin. <strong>Nous avons alors porté ensemble cette initiative. »</strong></em></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2153-1024x768.jpeg" alt="Marc Gricourt" class="wp-image-26210" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2153-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2153-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2153-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2153-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2153-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis son élection à la mairie, Marc Gricourt assure que la Ville accompagne activement l’événement, <em>« sur le plan logistique, comme elle le fait pour d’autres manifestations dans les quartiers qui méritent un appui. <strong>Tout ce qui peut fédérer les gens, les associations, est évidemment positif — et encore plus dans un monde qui ne va pas très bien. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Toute la journée des ateliers participatifs, des jeux pour les enfants, et un espace restauration animé en musique. Sur le terrain de basket, une démonstration de karaté par le Club Bushido Ken Blésois, une initiation tennis proposée par l’association Fête le Mur. Entre les animations sportives, les rencontres citoyennes et les échanges culturels, la fête incarne, selon Marc Gricourt, <strong>une dynamique essentielle : celle de la rencontre entre habitants, dans leurs différences.</strong> <em>« Tout ce qui peut contribuer à la rencontre, à l’échange, à l’apprentissage mutuel dans nos différences, est essentiel. Les cultures des uns et des autres s’enrichissent mutuellement. J’y suis très attaché. C’était d’ailleurs le slogan de ma première campagne municipale en 2008 : “Tous différents, tous Blésois”. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la météo menaçait toujours, le maire de Blois rappelait avec gravité le sens d’un tel rassemblement dans un contexte politique marqué par les crispations : «<em> Quand on assiste à la montée des extrêmes, au rejet, à l’intolérance, à l’antisémitisme, à la xénophobie, au racisme anti-musulman — à tout ce qui relève du rejet de l’autre — je crois qu’on a un devoir, en tant que citoyen français, de défendre ce qu’est la France et les valeurs de la République. Et<strong> en tant qu’élu, cette responsabilité doit être encore plus assumée aujourd’hui. »</strong></em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2151-1024x768.jpeg" alt="Marc Gricourt" class="wp-image-26212" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2151-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2151-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2151-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2151-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2151-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Faustin Gaden, secrétaire général de la préfecture, avec Marc Gricourt, et El Hassania Fraisse-Ziriab, organisatrice.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La mixité, même imparfaite, reste pour lui un horizon à poursuivre : <strong><em>« Ce qui compte, c’est de pouvoir partager, entre habitants de différents quartiers, des moments comme celui-là. Cela participe à ce qu’on appelle la mixité. Elle n’est jamais totale, mais il faut y contribuer sans relâche. »</em></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2161-1024x768.jpeg" alt="Les Basta’Causettes" class="wp-image-26208" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2161-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2161-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2161-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2161-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2161-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les Basta’Causettes</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>En fin de journée</strong>, la grande scène a accueilli le groupe<strong> Amazigh</strong>, puis la <strong>chorale féministe Les Basta’Causettes</strong>, portée par la Maison de Bégon, en clôture de cette journée de fête. Un succès populaire pour un événement devenu un rituel blésois.</p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-parti-socialiste-marc-gricourt-appelle-a-un-rassemblement-large-autour-d-olivier-faure">Parti socialiste : Marc Gricourt appelle à un rassemblement large autour d’Olivier Faure</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En marge de l’événement, interrogé sur la situation nationale au sein du Parti socialiste, <strong>Marc Gricourt a exprimé sa fidélité à Olivier Faure, récemment reconduit à la tête du parti, non sans nuances : </strong><em>« Satisfait Parti socialiste : Marc Gricourt appelle à un rassemblement large autour d’Olivier Faurequ’Olivier Faure ait été reconduit. Mais je suis aussi un peu préoccupé, car il faut bien reconnaître que le score a été très serré entre les deux prétendants à la fonction de Premier secrétaire national. <strong>Mon souhait, c’est qu’Olivier Faure constitue, au lendemain du congrès, un conseil national et un bureau national qui représentent tous les horizons du parti.</strong> Nous avons une responsabilité importante, notamment <strong>d’ici 2027</strong>, de <strong>reconstruire une alternative de gauche</strong> — avec les différentes formations de la gauche et les écologistes — pour faire barrage à l’extrême droite et à la droite libérale. »</em></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/fete-des-habitants-dici-et-dailleurs-un-rendez-vous-federateur-a-blois-malgre-la-meteo">Fête des Habitants d’Ici et d’Ailleurs : un rendez-vous fédérateur à Blois malgré la météo</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Pourquoi l&#8217;illettrisme est l&#8217;affaire de tous</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/pourquoi-lillettrisme-est-laffaire-de-tous</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Sep 2023 05:52:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[1.2.3... Les informations]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le sujet de l&#8217;illettrisme est particulièrement mis en lumière actuellement. Pour preuve, jeudi soir, se tenait au cinéma Les Lobis un ciné-débat autour du film « Brillantes ». En 2023, ce sont plus de 1.200 manifestations qui sont organisées sous le label « Agir ensemble contre l’illettrisme ». Les objectifs sont clairs : sensibiliser davantage le public, informer sur les dispositifs &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/pourquoi-lillettrisme-est-laffaire-de-tous">Pourquoi l&rsquo;illettrisme est l&rsquo;affaire de tous</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le sujet de l&rsquo;<strong>illettrisme</strong> est particulièrement mis en lumière actuellement. Pour preuve, jeudi soir, se tenait au cinéma <strong>Les Lobis</strong> un <a href="https://bloiscapitale.com/cine-debat-sur-lillettrisme-aujourdhui-aux-lobis">ciné-débat</a> autour du <strong>film « Brillantes »</strong>. En 2023, ce sont plus de 1.200 manifestations qui sont organisées sous le label <em>« Agir ensemble contre l’illettrisme »</em>. Les objectifs sont clairs : <strong>sensibiliser davantage le public, informer sur les dispositifs d’aide disponibles et solliciter l’engagement des médias, qu’ils soient locaux ou nationaux.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Loir-et-Cher n&rsquo;est pas en reste, bien au contraire. Ainsi, <strong>Geneviève Baraban</strong>, missionnée par le président du conseil départemental, y met toute son énergie tant le sujet est important et passe par une mobilisation générale. L&rsquo;illettrisme est l&rsquo;affaire de tous car c&rsquo;est par une réelle fraternité que des solutions se forgent. Il faut savoir que<strong><mark style="background-color:#fcb900" class="has-inline-color"> l&rsquo;illettrisme touche 10% de la population en région Centre-Val de Loire en 2023.</mark></strong> Soit <strong>152.000 personnes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous aurions fait comme les autres si nous n&rsquo;avions pas été alertés en 2018 par le <a href="http://www.cria41.org/">CRIA</a> qui nous annonçait <strong>des chiffres catastrophiques</strong> sur la région, et le Loir-et-Cher. Et <strong>il faut vraiment en prendre conscience</strong>. Parce que ce n&rsquo;est pas si simple au XXIe siècle de penser qu&rsquo;il y a tant de gens qui ne savent pas lire, écrire, compter ou se servir <em>maintenant</em> du numérique, car cela fait également partie des compétences fondamentales aujourd&rsquo;hui. Et ce qui a été le plus choquant pour nous, c&rsquo;était d&rsquo;apprendre que cela concerne <strong>13,7% des jeunes</strong> qui passent les tests dans le cadre des journées défense et citoyenneté. Leurs difficultés, ça ne se voit pas sur leur frimousse,</em> explique Geneviève Baraban. <em>Localement, nous avons la chance d&rsquo;avoir un observatoire départemental qui est <strong>l&rsquo;Observatoire de l&rsquo;économie et des territoires</strong> qui nous a aidés, dans les débuts, à repérer quelles étaient les faiblesses dans les différents bassins de vie du département. Nous avons créé un plan au niveau du département avec nos partenaires. <strong>De nombreuses sensibilisations ont été faites sur tout le territoire</strong>. Personne ne peut dire, en tant que professionnel ou bénévole dans ce département, qu&rsquo;il n&rsquo;a pas entendu parler d&rsquo;illettrisme et de son étendue. Ce qui est tout à fait capital car, comme je le dis souvent, c&rsquo;est une mobilisation générale qu&rsquo;il faut. <strong>On ne peut pas laisser des gens dans une telle détresse, nous sommes tous concernés</strong>. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="500" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/09/debat-illettrisme.png" alt="débat illettrisme" class="wp-image-8259" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/09/debat-illettrisme.png 800w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/09/debat-illettrisme-300x188.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/09/debat-illettrisme-768x480.png 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Yves Rousset</strong>, préfet honoraire, nommé commissaire du Gouvernement auprès du groupement d’intérêt public dénommé <em>« Agence nationale de lutte contre l’illettrisme »</em>, pose l&rsquo;enjeu : <em><strong>« C&rsquo;est avant tout une question de dignité.</strong> De dignité de la personne, de reconnaissance de la personne, d&rsquo;autonomie de la personne, d&rsquo;émancipation, de capacité à se dépasser soi-même ou de cette absence de capacité. Et au final, <strong>c&rsquo;est bien une question de citoyenneté dont il s&rsquo;agit,</strong></em> observe Yves Rousset. <em><strong>L&rsquo;illettrisme, il faut en parler pour avancer.</strong></em> <em>C&rsquo;est la raison pour laquelle cette année, il y a un peu plus de 1200 initiatives sur la France entière. <strong>Il faut parler pour que les gens qui sont dans cette situation là puissent oser, même si ce n&rsquo;est pas facile.</strong> Il faut qu&rsquo;on puisse leur tendre la main avec le la méthode qui convient et puis les aider à se sortir de cette situation pour gagner en citoyenneté. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La grande difficulté est de <strong>repérer</strong> les personnes en situation d&rsquo;illettrisme qui tendent à le cacher. <em>« Ce n&rsquo;est pas pour stigmatiser les personnes mais c&rsquo;est vraiment pour leur dire qu&rsquo;il existe des solutions, </em>assure <strong>Isabelle Daumas</strong>, directrice du CRIA 41. <strong><em>Il faut que les personnes sachent qu&rsquo;il est possible de réapprendre même si on a 30, 40, 50 ans.</em></strong> <em>Or, pour qu&rsquo;elles l&rsquo;entendent, il faut qu&rsquo;un maximum de personnes soient informées de cette problématique, qu&rsquo;on sache comment l&rsquo;aborder et qu&rsquo;on sache où on peut trouver des solutions. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;illettrisme est plus qu&rsquo;un enjeu éducatif ; c&rsquo;est une question de dignité, d&rsquo;émancipation et de citoyenneté. Face à ce défi, le Loir-et-Cher se mobilise fortement. La sensibilisation accrue, l&rsquo;engagement des autorités locales et nationales, ainsi que l&rsquo;implication des médias, constituent une démarche cruciale pour lutter contre ce fléau. Les initiatives comme celles du CRIA 41 au cinéma Les Lobis, les interventions éclairées de Geneviève Baraban, Yves Rousset et Isabelle Daumas montrent que l&rsquo;engagement est bien réel. Il est essentiel de briser le silence, de repérer, de soutenir et d&rsquo;accompagner ceux qui sont touchés, car c&rsquo;est en agissant ensemble que nous construirons une société plus équilibrée et solidaire.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/pourquoi-lillettrisme-est-laffaire-de-tous">Pourquoi l&rsquo;illettrisme est l&rsquo;affaire de tous</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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