<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des guerres de Religion - Blois Capitale Agglopolys</title>
	<atom:link href="https://bloiscapitale.com/tag/guerres-de-religion/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://bloiscapitale.com/tag/guerres-de-religion</link>
	<description>Le Webmag de Blois</description>
	<lastBuildDate>Mon, 01 Sep 2025 12:30:16 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.2</generator>

<image>
	<url>https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2022/12/cropped-LOGO-BC-512-32x32.png</url>
	<title>Archives des guerres de Religion - Blois Capitale Agglopolys</title>
	<link>https://bloiscapitale.com/tag/guerres-de-religion</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Comtes de Blois, Madame de Ranchoup, feuille d’or et Marie Stuart : l’automne de la SACMB</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/comtes-de-blois-madame-de-ranchoup-feuille-dor-et-marie-stuart-lautomne-de-la-sacmb</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/comtes-de-blois-madame-de-ranchoup-feuille-dor-et-marie-stuart-lautomne-de-la-sacmb#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Aug 2025 08:48:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Associatif et solidarités]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
		<category><![CDATA[Amis du Château de Blois]]></category>
		<category><![CDATA[André Bendjebbar]]></category>
		<category><![CDATA[blois]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine de Médicis]]></category>
		<category><![CDATA[Centre-Val de Loire]]></category>
		<category><![CDATA[château de Blois]]></category>
		<category><![CDATA[collection musée de Blois]]></category>
		<category><![CDATA[comtes de Blois]]></category>
		<category><![CDATA[conférences histoire Blois]]></category>
		<category><![CDATA[conférences SACMB]]></category>
		<category><![CDATA[culture blois]]></category>
		<category><![CDATA[cycle de conférences Blois]]></category>
		<category><![CDATA[Délia Louis Durandet]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Labarrière]]></category>
		<category><![CDATA[dorure ornementation]]></category>
		<category><![CDATA[dorure patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[dynastie des Châtillon]]></category>
		<category><![CDATA[Élisabeth Iʳᵉ d’Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[feuille d’or]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles Chassier]]></category>
		<category><![CDATA[guerres de Religion]]></category>
		<category><![CDATA[guide]]></category>
		<category><![CDATA[histoire médiévale Blois]]></category>
		<category><![CDATA[Jérôme Limorté]]></category>
		<category><![CDATA[Loir-et-Cher]]></category>
		<category><![CDATA[Madame de Ranchoup]]></category>
		<category><![CDATA[maison de la magie]]></category>
		<category><![CDATA[Marie Stuart]]></category>
		<category><![CDATA[musées de Blois]]></category>
		<category><![CDATA[Napoléon Bonaparte]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine Blois]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine régional]]></category>
		<category><![CDATA[Pauline de Ranchoup]]></category>
		<category><![CDATA[Pauline Fourès]]></category>
		<category><![CDATA[Renaissance Blois]]></category>
		<category><![CDATA[SACMB]]></category>
		<category><![CDATA[Société des Amis du Château et des Musées de Blois]]></category>
		<category><![CDATA[sortir blois]]></category>
		<category><![CDATA[Thibault de Blois]]></category>
		<category><![CDATA[une]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bloiscapitale.com/?p=27722</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Société des Amis du Château et des Musées de Blois (SACMB) inaugure en 2025-2026 un rendez-vous au long cours : une conférence par mois ouverte à toutes et tous, de septembre à mai. Derrière ce rythme assumé, une idée simple : inviter des spécialistes, des praticiens et des auteurs à éclairer, chacun à sa &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/comtes-de-blois-madame-de-ranchoup-feuille-dor-et-marie-stuart-lautomne-de-la-sacmb">Comtes de Blois, Madame de Ranchoup, feuille d’or et Marie Stuart : l’automne de la SACMB</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La <strong>Société des Amis du Château et des Musées de Blois (SACMB)</strong> inaugure en 2025-2026 un rendez-vous au long cours : <strong>une conférence par mois</strong> ouverte à toutes et tous, de septembre à mai. Derrière ce rythme assumé, une idée simple : inviter des spécialistes, des praticiens et des auteurs à éclairer, chacun à sa manière, le château, les collections et l’histoire, sans s’interdire des échappées plus larges lorsque les sujets y conduisent. <strong>Gilles Chassier</strong>, responsable du cycle, nous résume l’esprit de la saison : un travail collectif, patient, au service d’un public curieux.</p>



<p>Choisir, inviter, relier : ainsi se fabrique une saison. <strong>Certaines conférences naissent d’une invitation directe de l’association, d’autres d’une proposition venue spontanément, d’autres encore d’un hasard heureux. </strong>Gilles Chassier évoque par exemple cette doreuse à la feuille d’or, installée près de la Maison des Acrobates, dont il a simplement frappé à la porte avant de nouer une amitié qui la conduira à partager son savoir. Il se souvient aussi d’André Bendjebbar, qui avait écrit au château pour proposer une intervention : il viendra raconter l’histoire de Madame de Ranchoup, maîtresse de Napoléon et amie d’une Blésoise, dont le legs de tableaux enrichit aujourd’hui le musée. Et il y a ces rencontres inattendues, comme celle d’un chercheur du CNRS croisé presque par hasard, spécialiste des pigments de la Joconde et de La Ronde de nuit, qui donna l’an dernier une conférence remarquée.</p>



<p>Les conférences ont lieu un mardi à l’<strong>auditorium Samuel-Paty</strong>, sous la médiathèque Abbé-Grégoire. L’ambition reste l’accessibilité : <em>« <strong>Oui, elles sont ouvertes au grand public</strong>. Inutile d’être spécialiste ; chacun peut y trouver son intérêt. »</em> Le <strong>droit d’entrée</strong> est de <strong>5 €</strong> pour les non-adhérents.</p>



<p>La <strong>première conférence</strong> donne le ton : <strong>mardi 16 septembre 2025</strong>, <strong>Jérôme Limorté</strong> présentera <strong><em>Les comtes de Blois du 12e au début du 14e siècle : des princes aux grands seigneurs</em></strong>. Il sera question des lignées des Thibaud et des Châtillon, qui marquèrent le comté de Blois du XIIᵉ au début du XIVᵉ siècle, une période bien antérieure à l’avènement de Louis XII et de la Renaissance.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-mardi-16-septembre-2025-jerome-limorte-les-comtes-de-blois-du-xiie-au-debut-du-xive-siecle-des-princes-aux-grands-seigneurs"><strong>Mardi 16 septembre 2025 — Jérôme Limorté &#8211; « Les comtes de Blois du XIIe au début du XIVe siècle : des princes aux grands seigneurs »</strong></h3>



<p>Historien, auteur d’une thèse récente, Jérôme Limorté s’appuie sur des sources inédites pour éclairer une période peu connue des Blésois : celle des comtes de Blois avant l’éclat de la Renaissance.<br>On y croise des figures fortes : <strong>Thibaud V</strong>, oncle de Philippe Auguste, <strong>Jeanne de Châtillon</strong>, ou encore <strong>Louis de Blois</strong>, croisé lors de la quatrième expédition. Les dynasties Thibault puis Châtillon incarnent une noblesse intermédiaire, <em>« des barons qui, ne pouvant être princes, sont cependant parvenus à maintenir leur rang, en passant d’adversaires du roi de France à soutiens indéfectibles ».</em> L’intervention mettra aussi en lumière quelques revers — telle la <strong>désertion d’Étienne II</strong> à la première croisade —, et rappellera l’importance constante accordée par ces familles au château et à la ville de Blois.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="485" height="539" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/thilbautv.png" alt="" class="wp-image-27736" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/thilbautv.png 485w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/thilbautv-270x300.png 270w" sizes="(max-width: 485px) 100vw, 485px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>Thibaud V</strong> &#8211; Image gallica.bnf</figcaption></figure></div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-mardi-7-octobre-2025-andre-bendjebbar-madame-de-ranchoup-un-caprice-de-bonaparte"><strong>Mardi 7 octobre 2025 — André Bendjebbar &#8211; « Madame de Ranchoup, un caprice de Bonaparte »</strong></h3>



<p>Docteur en histoire, lauréat de l’Académie française, ancien chef du service culturel du Musée de l’Armée, André Bendjebbar a consacré ses recherches à Pauline Fourès, connue sous le nom de Madame de Ranchoup. Épouse d’un lieutenant, elle embarque déguisée en homme lors de l’expédition d’Égypte (1798). Devenue la <strong>maîtresse de Bonaparte</strong>, elle en subira la désaffection rapide. Repartie à Paris, remariée <strong>avec le chevalier de Ranchoup</strong>, elle mènera ensuite une vie d’aventures. Collectionneuse, elle réunit des œuvres majeures de Raphaël, du Titien, de Léonard ou de Boucher. <strong>À sa mort, en 1869, elle lègue l’ensemble au musée des Beaux-Arts de Blois. L’intervention expliquera notamment pourquoi Blois fut choisi comme bénéficiaire de ce legs.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-mardi-18-novembre-2025-delia-louis-durandet-feuille-d-or-une-histoire-de-patrimoine"><strong>Mardi 18 novembre 2025 — Délia Louis Durandet &#8211; « Feuille d’or, une histoire de patrimoine »</strong></h3>



<p>Diplômée de l’école <strong>La Bonne Graine</strong> (faubourg Saint-Antoine, Paris), seule école française délivrant le <strong>diplôme d’État en dorure-ornementation,</strong> <strong>Délia Louis Durandet exerce à Blois. </strong>Elle viendra présenter la longue histoire de la feuille d’or, fine pellicule battue utilisée depuis l’Antiquité pour magnifier objets, architectures et œuvres d’art. Matériau de prestige, symbole de richesse et de divin, la feuille d’or est toujours employée aujourd’hui dans la restauration du patrimoine. L’exposé abordera à la fois les <strong>origines</strong>, les <strong>techniques</strong> et les usages contemporains de cet art délicat, émaillé d’anecdotes tirées de sa pratique.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-mardi-16-decembre-2025-dominique-labarriere-marie-stuart"><strong>Mardi 16 décembre 2025 — Dominique Labarrière &#8211; « Marie Stuart »</strong></h3>



<p>Auteur solognot de nombreux romans historiques, Dominique Labarrière s’intéresse depuis longtemps aux grandes figures du pouvoir. Son intervention retracera le destin tragique de <strong>Marie Stuart</strong>, reine de France et d’Écosse, prétendante au trône d’Angleterre. Élevée à la cour de <strong>Catherine de Médicis</strong>, confrontée aux complots et aux guerres de religion, Marie Stuart s’efforce de préserver son pouvoir dans une Écosse largement protestante. Son affrontement avec <strong>Élisabeth Iʳᵉ d’Angleterre</strong> et son exécution brutale en sont l’aboutissement. Dominique Labarrière posera une question centrale : Marie Stuart fut-elle avant tout une femme de passion, aveuglée par ses choix amoureux, ou une véritable femme de pouvoir ?</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>A noter dans son agenda 2026, deux rendez-vous déjà acquis. Le mardi <strong>17 février 2026</strong>, <strong>Alix Clément</strong> interviendra sur le thème <em><strong>« Architecture domestique : la construction en pan de bois à Blois et dans la région Centre-Val de Loire »</strong></em>. Spécialiste reconnu d’Orléans, il élargira sa perspective à Blois en explorant les quartiers anciens et les hôtels particuliers édifiés au XVIᵉ siècle, notamment rue du Puy-Châtel et rue des Papegaults. <strong>Son propos portera sur les techniques de construction, les matériaux employés et les choix architecturaux,</strong> variables selon le prestige et l’importance des bâtiments.</p>



<p>Un mois plus tard, le mardi <strong>17 mars 2026</strong>, <strong>Brigitte Poitrenaud-Lamesi</strong> donnera une conférence intitulée <em><strong>« Forcer le destin de femme et d’artiste »</strong></em>. Elle présentera une recherche consacrée aux femmes artistes de la Renaissance qui, malgré les contraintes de leur temps, parvinrent à s’imposer dans le monde de l’art. Le point de départ sera un tableau emblématique conservé au musée du château de Blois : le portrait d’une petite fille atteinte d’hypertrichose : <strong>le portrait d&rsquo;Antonietta Gonsalvus par Lavinia Fontana</strong>. À travers cette œuvre singulière, la conférencière mettra en lumière <strong>la trajectoire d’une créatrice qui, en dépit des obstacles, <em>« a marqué son temps ».</em></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-association-active-entre-transmission-et-mecenat">Une association active, entre transmission et mécénat</h2>



<p>La SACMB (née en 1983) &#8211; avec à la coprésidence messieurs Le Breton, Gazzo et Sandrini &#8211; ne se limite pas aux <strong>conférences.</strong> Pour rappel, elle organise <strong>visites guidées</strong> (réservées aux adhérent·es), <strong>sorties d’une journée</strong> (Chartres, Bourges…), et <strong>voyages plus lointains</strong>, <em>« environ un par an, parfois à l’étranger »</em>. L’association joue aussi un <strong>rôle de mécène</strong> : <em>« Nous contribuons parfois à l’achat d’un tableau pour le musée du château, ou au financement de restaurations à la Maison de la Magie ; nous aidons dans la mesure de nos moyens. »</em></p>



<p>Pour en savoir plus : <strong><em><a href="https://www.amisduchateaublois.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">amisduchateaublois.fr</a></em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/comtes-de-blois-madame-de-ranchoup-feuille-dor-et-marie-stuart-lautomne-de-la-sacmb">Comtes de Blois, Madame de Ranchoup, feuille d’or et Marie Stuart : l’automne de la SACMB</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bloiscapitale.com/comtes-de-blois-madame-de-ranchoup-feuille-dor-et-marie-stuart-lautomne-de-la-sacmb/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La cruelle histoire d&#8217;une expression blésoise : « foi Boucard »</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/lhistoire-dune-expression-typiquement-blesoise-foi-boucard</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/lhistoire-dune-expression-typiquement-blesoise-foi-boucard#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Aug 2025 08:20:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
		<category><![CDATA[1568]]></category>
		<category><![CDATA[Beaugency]]></category>
		<category><![CDATA[blésois]]></category>
		<category><![CDATA[blois]]></category>
		<category><![CDATA[capitaine François de Boucard]]></category>
		<category><![CDATA[catholiques]]></category>
		<category><![CDATA[Charles IX]]></category>
		<category><![CDATA[château de Blois]]></category>
		<category><![CDATA[diocèse]]></category>
		<category><![CDATA[Foi Boucard]]></category>
		<category><![CDATA[garnison blésoise]]></category>
		<category><![CDATA[Gascogne]]></category>
		<category><![CDATA[guerres de Religion]]></category>
		<category><![CDATA[guide]]></category>
		<category><![CDATA[huguenots]]></category>
		<category><![CDATA[paix de Longjumeau]]></category>
		<category><![CDATA[pillage]]></category>
		<category><![CDATA[Porte Chartraine]]></category>
		<category><![CDATA[protestants]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[trahison]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bloiscapitale.com/?p=7217</guid>

					<description><![CDATA[<p>La langue est parsemée d&#8217;expressions pittoresques, certaines trouvant leurs racines dans des événements historiques tragiques. L&#8217;expression « foi Boucard », couramment et longtemps utilisée en Blésois pour désigner une parole trahie ou la mauvaise foi, est un vestige de la seconde guerre de religion, un chapitre sanglant de l&#8217;histoire de France. Le commencement de cette &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/lhistoire-dune-expression-typiquement-blesoise-foi-boucard">La cruelle histoire d&rsquo;une expression blésoise : « foi Boucard »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La langue est parsemée d&rsquo;expressions pittoresques, certaines trouvant leurs <a href="https://bloiscapitale.com/labeille-des-aydes-ada-nee-en-1907-pour-offrir-aux-jeunes-de-saines-occupations">racines</a> dans des événements historiques tragiques. <strong>L&rsquo;expression « foi Boucard », couramment et longtemps utilisée en Blésois pour désigner une parole trahie ou la mauvaise foi,</strong> est un vestige de la seconde guerre de religion, un chapitre sanglant de l&rsquo;histoire de France.</p>



<p>Le commencement de cette expression sombre nous ramène à <strong>février-mars 1568.</strong> Blois est alors une ville <strong>tiraillée par les conflits religieux de l&rsquo;époque.</strong> La situation s&rsquo;aggrave fin 1567, le parti protestant prend de l&rsquo;ampleur à Chartres et Orléans, tandis que la Touraine devient le bastion des catholiques royaux.</p>



<p>Au cœur de cette effervescence se trouve le <strong>capitaine François de Boucard</strong>, un écuyer autrefois au service d&rsquo;Henri II et gouverneur de Verdun, qui avait choisi le <strong>camp protestant</strong> dès les prémices des guerres de religion. <strong>Boucard, alors à la tête de l&rsquo;artillerie de Condé, s&#8217;empare de Beaugency et, le 7 février 1568, assiège Blois.</strong></p>



<p><strong>Une armée protestante forte de 5000 hommes de pied et 4000 cavaliers,</strong> pour la plupart originaires de Gascogne et de Provence, sous la houlette du capitaine François de Boucard, débarque à Blois. Forts de leur victoire à Beaugency, ils sont équipés de deux pièces d&rsquo;artillerie et passent par La Chaussée. Rapidement, ils prennent le Bourg Neuf et ouvrent une brèche à la Porte Chartraine. Cependant, la garnison blésoise refuse de capituler, comme on peut le lire dans <em>« Dieu, le roi et l&rsquo;oiseau: L&rsquo;Histoire de France et la venue du Messie »</em> de Jean-Marie Bourreau.</p>



<p>Les forces de Boucard, imperturbables, se dirigent alors vers la Porte Côté, redoublant d&rsquo;intensité dans leurs tirs de canons. <strong>Face à cette puissance de feu, Blois est contrainte de parlementer</strong>. Au terme de négociations tendues, <strong>un accord est conclu</strong> : la ville se rendrait en échange de la sécurité de ses habitants, de ses biens, et la garantie pour la garnison de quitter la ville saine et sauve avec leurs armes et bagages.</p>



<p><strong>Mais cette promesse, scellée par la « foi Boucard », s&rsquo;avère être une cruelle supercherie.</strong> Boucard, loin de l&rsquo;honneur que l&rsquo;on pourrait attendre d&rsquo;un chef militaire, viole les termes de la capitulation. <strong>Blois est sauvagement pillée, la garnison catholique est massacrée, les églises sont profanées, et les couvents dévalisés. </strong>Dans un acte d&rsquo;une rare barbarie, les religieux sont jetés à la Loire, et les Cordeliers subissent un sort funeste, noyés dans un puits de leur propre demeure.</p>



<p>Le roi <strong>Charles IX</strong>, face à cette montée de violence, lance un appel au clergé de France pour financer la résistance contre les huguenots. Heureusement, une paix, bien que fragile, est finalement conclue le 23 mars 1569, c&rsquo;est <strong>la paix de Longjumeau</strong>. Dans le sillage de ces événements, les derniers rois Valois trouvent refuge derrière les remparts du château de Blois. La région connaît alors une période de tranquillité relative où catholiques et protestants parviennent à cohabiter en harmonie relative.</p>



<p>La noblesse locale, proche de la couronne et de ses intérêts catholiques, joue un rôle déterminant dans le maintien de la paix. La majorité du peuple, conscient des bénéfices de cette alliance avec la noblesse, évite de s&rsquo;éloigner de ses protecteurs. Si quelques bourgs, tels que <strong>Mer, Josnes, et Marchenoir, flirteront avec les idées protestantes,</strong> la majorité du diocèse restera fidèle à la foi catholique romaine.</p>



<p>Mais <strong>les stigmates de cette attaque sont profonds et durables.</strong> L&rsquo;ambassadeur vénitien Lippomano, une décennie après ces événements, décrit Blois comme une ville ravagée, lit-on dans les <a href="http://www.culture41.fr/Archives-departementales/Decouvrir-et-transmettre/Tresors-des-archives/Les-documents-du-mois/Les-documents-du-mois-de-fevrier-2018-Fevrier-mars-1568-Blois-assiegee-et-pillee">archives départementales</a>. Et même <strong>au début du XVIIe siècle, les travaux de reconstruction se poursuivent.</strong></p>



<p>L&rsquo;héritage le plus durable de cette période tumultueuse est sans doute <strong>l&rsquo;expression « foi Boucard », qui perdurera en Blésois comme un rappel vivace de la trahison de Boucard et de ses troupes</strong>. Elle devient synonyme de <strong>duplicité</strong>, de paroles non tenues et de mauvaise foi.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/lhistoire-dune-expression-typiquement-blesoise-foi-boucard">La cruelle histoire d&rsquo;une expression blésoise : « foi Boucard »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bloiscapitale.com/lhistoire-dune-expression-typiquement-blesoise-foi-boucard/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’odyssée posthume de Catherine de Médicis, de Blois à Saint-Denis</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/lodyssee-posthume-de-catherine-de-medicis-de-blois-a-saint-denis</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/lodyssee-posthume-de-catherine-de-medicis-de-blois-a-saint-denis#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 May 2025 07:36:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
		<category><![CDATA[basilique Saint-Denis]]></category>
		<category><![CDATA[blois]]></category>
		<category><![CDATA[blois capitale]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine de Médicis]]></category>
		<category><![CDATA[chapelle Saint-Calais du château de Blois]]></category>
		<category><![CDATA[chapelle Saint-Jean-Baptiste de la basilique Saint-Denis]]></category>
		<category><![CDATA[château de Blois]]></category>
		<category><![CDATA[collégiale Saint-Sauveur]]></category>
		<category><![CDATA[collégiale Saint-Sauveur Blois]]></category>
		<category><![CDATA[église Saint-Sauveur]]></category>
		<category><![CDATA[funérailles royales]]></category>
		<category><![CDATA[guerres de Religion]]></category>
		<category><![CDATA[Henri IV]]></category>
		<category><![CDATA[histoire de France]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine disparu]]></category>
		<category><![CDATA[reine de France]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Barthélemy]]></category>
		<category><![CDATA[tombe royale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bloiscapitale.com/?p=25781</guid>

					<description><![CDATA[<p>Catherine de Médicis meurt le 5 janvier 1589, au château royal de Blois, alors qu’elle y réside depuis plusieurs mois dans un contexte politique tendu. Elle y avait rejoint son fils Henri III, réfugié à Blois après avoir fui Paris, ville soulevée par la Ligue catholique. La reine-mère, âgée de 69 ans, n’assiste pas à &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/lodyssee-posthume-de-catherine-de-medicis-de-blois-a-saint-denis">L’odyssée posthume de Catherine de Médicis, de Blois à Saint-Denis</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Catherine de Médicis meurt le 5 janvier 1589, au château royal de Blois,</strong> alors qu’elle y réside depuis plusieurs mois dans un contexte politique tendu. Elle y avait rejoint son fils Henri III, réfugié à Blois après avoir fui Paris, ville soulevée par la Ligue catholique. La reine-mère, âgée de 69 ans, n’assiste pas à l’assassinat du duc de Guise dans la chambre du roi quelques semaines plus tôt, mais c’est dans cette atmosphère de crise et de fin de règne qu’elle s’éteint, au terme d’<strong>une existence marquée par les luttes religieuses, les deuils et le pouvoir.</strong></p>



<p>Sa mort ne donne lieu à aucune grande cérémonie. Le royaume est en guerre civile, et <strong>le corps de la reine ne peut être transporté vers Saint-Denis, la nécropole traditionnelle des rois de France.</strong> L’état de trouble général, l’insécurité des routes et le climat politique empêchent un cortège funèbre digne de son rang. Le cadavre est placé dans la <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_Saint-Calais_du_ch%C3%A2teau_de_Blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">chapelle Saint-Calais du château de Blois,</a></strong> où il reste exposé <strong>plusieurs semaines</strong>. Mais <strong>aucun embaumeur n’est alors disponible dans la ville.</strong> L’hiver rigoureux de cette année-là ne suffit pas à empêcher la <strong>décomposition du corps. L’odeur devient rapidement insoutenable, forçant les proches à organiser une inhumation provisoire.</strong></p>



<p>Le lieu choisi est l’<strong>église Saint-Sauveur</strong>, située <a href="https://bloiscapitale.com/maire-sinon-rien-une-visite-theatralisee-decalee-dans-les-rues-de-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">à proximité immédiate du château</a>, dans ce qui constituait alors son <strong>avant-cour</strong>. Église millénaire, fondée vers l’an 1000 et reconstruite au fil des siècles, la collégiale Saint-Sauveur est un édifice imposant, bien qu’endommagé par les passages successifs des troupes protestantes et catholiques durant les décennies précédentes. C’est là,<strong> sans grande pompe, sans monument funéraire</strong>, que le cercueil de Catherine est placé, vraisemblablement dans une crypte ou une chapelle latérale. <strong>Il n’y a ni épitaphe, ni signalement particulier.</strong> À ce moment-là, la reine n’a plus de royaume à protéger ni de famille pour s’occuper de son souvenir. Son fils Henri III est assassiné en août de la même année. Henri de Navarre, protestant converti au catholicisme sous le nom d’Henri IV, n’est pas encore reconnu comme roi légitime par tous ses sujets.</p>



<p>La suite de l’histoire est marquée par <strong>un long oubli</strong>. L’église Saint-Sauveur de Blois, qui avait accueilli d’autres sépultures royales ou princières par le passé, est peu à peu abandonnée. Elle est fortement dégradée durant la Révolution française, vendue comme bien national, puis <strong>détruite définitivement dans les années 1820.</strong> Aujourd’hui, il n’en reste rien, si ce n’est <strong>un espace vert aménagé sur l’esplanade du château : les parterres Saint-Sauveur.</strong> Aucune stèle, aucune plaque ne rappelle qu’<strong>une reine de France y reposa pendant plus de deux décennies.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1755-1024x768.jpeg" alt="parterres Saint-Sauveur" class="wp-image-25775" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1755-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1755-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1755-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1755-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1755-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>Parterres Saint-Sauveur</strong></figcaption></figure></div>


<p><strong>Ce n’est qu’en 1610, </strong>plus de vingt ans après la mort de Catherine, que ses restes sont enfin transférés à la <strong>basilique Saint-Denis</strong>. Cette décision est prise par son fils adoptif et successeur, le roi <strong>Henri IV,</strong> dans un contexte de stabilisation du royaume. <strong>Le roi a réussi à imposer son autorité, à signer l’édit de Nantes, à restaurer une forme de paix civile. </strong>Il entreprend à cette époque de réparer les offenses symboliques faites à la monarchie durant les années de guerre. Le transfert des dépouilles de Catherine de Médicis et de son époux Henri II vers leur tombeau définitif en fait partie.</p>



<p>Ce tombeau, commandé par Catherine elle-même dans les années 1570, avait été sculpté par <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Germain_Pilon">Germain Pilon</a></strong>. Il était resté vide ou inachevé pendant plus de trente ans. C’est dans ce monument situé dans la <strong>chapelle Saint-Jean-Baptiste de la basilique Saint-Denis</strong> que les deux souverains sont enfin réunis, dans le marbre et la solennité que le chaos leur avait refusés de leur vivant. Le transfert est financé par le trésor royal. Il est voulu autant pour des raisons personnelles que politiques : <strong>Henri IV, en tant que premier roi Bourbon, entend s’inscrire dans la continuité dynastique des Valois.</strong> Restaurer la mémoire de sa prédécesseure, bien qu’elle ait été honnie par une partie du peuple et des pamphlétaires pour son rôle supposé dans la <strong>Saint-Barthélemy,</strong> participe à cette stratégie d’unité.</p>



<p><strong>Il n’est pas certain que l’ensemble des restes de Catherine aient été exhumés en totalité à Blois,</strong> ni que l’identification ait été parfaite après vingt ans de décomposition dans un lieu modeste. Mais le geste symbolique, lui, est bien documenté : une reine sans sépulture digne devient enfin la veuve d’un roi dans l’éternité de Saint-Denis.</p>



<p>L’épisode révèle la fragilité des symboles monarchiques à la fin du XVIe siècle. Une souveraine morte dans un château déserté, enterrée en hâte faute d’embaumeur, puis oubliée sous une pelouse avant d’être rachetée par la dynastie suivante : <strong>Catherine de Médicis, si attachée au cérémonial, aux arts et à la grandeur, eut un destin posthume à rebours de sa vie.</strong> Ce n’est qu’au prix d’un effort politique tardif qu’elle a retrouvé une place visible dans la mémoire funéraire du royaume. À Blois, aucun vestige n’en témoigne. Mais les archives, les récits de l’époque et les absences architecturales racontent, en creux, le long purgatoire d’une reine de France.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/lodyssee-posthume-de-catherine-de-medicis-de-blois-a-saint-denis">L’odyssée posthume de Catherine de Médicis, de Blois à Saint-Denis</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bloiscapitale.com/lodyssee-posthume-de-catherine-de-medicis-de-blois-a-saint-denis/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Je vous emmène en balade à la Cour Saint-Jacques</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/je-vous-emmene-en-balade-a-la-cour-saint-jacques</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/je-vous-emmene-en-balade-a-la-cour-saint-jacques#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sylvie Rey - Blois Expériences Visites]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Feb 2024 15:05:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Découvrir]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Je vous emmène]]></category>
		<category><![CDATA[blésois]]></category>
		<category><![CDATA[blois]]></category>
		<category><![CDATA[cardo maximus]]></category>
		<category><![CDATA[collégiale Saint-Jacques]]></category>
		<category><![CDATA[conseils]]></category>
		<category><![CDATA[Cour Saint-Jacques]]></category>
		<category><![CDATA[Cour Saint-Jacques Blois]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Rue]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Rue Blois]]></category>
		<category><![CDATA[guerres de Religion]]></category>
		<category><![CDATA[guide]]></category>
		<category><![CDATA[Le puits du quartier]]></category>
		<category><![CDATA[marché au beurre]]></category>
		<category><![CDATA[sortir blois]]></category>
		<category><![CDATA[Sylvie Rey]]></category>
		<category><![CDATA[Sylvie Rey guide]]></category>
		<category><![CDATA[Sylvie Rey guide Blois]]></category>
		<category><![CDATA[Sylvie Rey guide Loir-et-Cher]]></category>
		<category><![CDATA[une]]></category>
		<category><![CDATA[Vienne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bloiscapitale.com/?p=12919</guid>

					<description><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui je vous emmène en balade à la Cour Saint-Jacques. Derrière la Cour Saint-Jacques et sous nos pieds : la collégiale Saint-Jacques et son hôpital disparu Au XIVe siècle, la plupart des notables de Blois résidaient dans la « Grand Rue », aujourd&#8217;hui connue sous les noms de rue Porte-Chartraine et rue du Commerce. Cette &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/je-vous-emmene-en-balade-a-la-cour-saint-jacques">Je vous emmène en balade à la Cour Saint-Jacques</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Aujourd&rsquo;hui je vous emmène en balade à la Cour Saint-Jacques.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-derriere-la-cour-saint-jacques-et-sous-nos-pieds-la-collegiale-saint-jacques-et-son-hopital-disparu">Derrière la Cour Saint-Jacques et sous nos pieds : la collégiale Saint-Jacques et son hôpital disparu</h3>



<p><strong>Au XIVe siècle, la plupart des notables de Blois résidaient dans la « Grand Rue »</strong>, aujourd&rsquo;hui connue sous les noms de rue Porte-Chartraine et rue du Commerce. Cette rue suit le tracé du <strong>cardo maximus</strong> romain, <strong>axe nord-sud</strong> originel, débutant dans le quartier de <strong>Vienne</strong> et se prolongeant jusqu&rsquo;au pont antique du Ier ou IIe siècle (en bois à 9 piliers), remplacé plus tard par le pont médiéval, nommé <strong>« pont Saint-Louis »</strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="627" height="748" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Cour-Saint-Jacques.png" alt="" class="wp-image-12920" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Cour-Saint-Jacques.png 627w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Cour-Saint-Jacques-251x300.png 251w" sizes="(max-width: 627px) 100vw, 627px" /></figure></div>


<p>Traversant la ville du nord au sud, de la Porte Chartraine aux Ponts Chartrains, <strong>cette voie est fréquentée quotidiennement par les pèlerins</strong> venant de Paris ou Chartres en direction de Saint-Jacques de Compostelle. <strong>À Blois, ils ne trouvent aucun lieu pour se reposer durant leur voyage et s&rsquo;installent alors de manière improvisée</strong> sous les porches des maisons ou aux carrefours des rues, souvent malades et affamés. <strong>Certains bourgeois de la ville, émus</strong> par leur situation, décident de leur offrir un refuge dans deux maisons proches, avec l&rsquo;approbation de l&rsquo;évêque de Chartres et le soutien financier de Louis de Châtillon, Comte de Blois. Un collège de chanoines est fondé sous le patronage de Saint-Jacques, et ces bâtiments, construits entre 1362 et 1397 durant les règnes de Charles V le Sage et Charles VI le Fol, sont rapidement <strong>convertis en église et hôpital pour fournir les soins nécessaires aux marcheurs.</strong></p>



<p>Du côté du château se trouve l&rsquo;hospice, à l&rsquo;angle de la rue du Commerce et de la rue Porte-Côté, et en face, de la « Cour Saint-Jacques », l&rsquo;église, à l&rsquo;angle de la rue du Commerce et de la rue Denis Papin. <strong>Six chanoines administrent l&rsquo;ensemble,</strong> à la tête d&rsquo;une confrérie de laïcs, espérant racheter leurs péchés en aidant les pèlerins. L&rsquo;hôpital possède même son propre cimetière, situé au nord de l&rsquo;église.</p>



<p><strong>En 1511, sous le règne de Louis XII, le cimetière est supprimé et transformé en une place nommée « Le puits du quartier »</strong>, qui accueillera le <strong>« marché au beurre »</strong> jusqu&rsquo;au milieu du siècle dernier. <strong>La fontaine actuelle</strong>, initialement située dans la Cour Saint-Jacques, est déplacée au nord de la collégiale, alimentée par l&rsquo;eau non potable du Gouffre. Sa particularité réside dans sa position bien en contrebas de l&rsquo;actuelle rue Denis Papin, offrant une perspective sur le niveau de la chaussée pavée du XVIe siècle.</p>



<p>L&rsquo;époque est marquée par un événement catastrophique: <strong>l&rsquo;Arrou,</strong> un <a href="https://bloiscapitale.com/les-fontaines-de-blois-une-histoire-ancree" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cours d&rsquo;eau canalisé</a> traversant la ville et aujourd&rsquo;hui entièrement recouvert par la chaussée, déborde et <strong>se transforme en un torrent violent. </strong>La nuit suivant la Saint-Martin d&rsquo;hiver, <strong>le 11 au 12 novembre 1512, une crue exceptionnelle </strong>provoque d&rsquo;importants dégâts, détruisant le pavé jusqu&rsquo;à cinq pieds de profondeur et emportant les grosses pierres soutenant les maisons. <strong>Le chapitre et le trésor de Saint-Jacques sont fortement endommagés, entraînant l&rsquo;effondrement des voûtes</strong> et la submersion des documents importants, l&rsquo;eau atteignant le grand autel. <strong>Plusieurs maisons s&rsquo;effondrent</strong>, entraînant la mort de nombreuses personnes et d&rsquo;animaux.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>« La nuit d’après la Saint-Martin d’hiver survinrent si grande quantité d’eaux qui entrèrent par la Porte-Côté, qu’elles dégradèrent le pavé jusqu’à cinq pieds de profondeur (1m50) et emportèrent les plus grosses pierres qui soutenaient les maisons. Elles entrèrent par des goulets qui soutenaient le Chapitre et le Trésor de Saint-Jacques en force, si bien que les-dits Chapitres, voutes et Trésors s’effondrèrent et que la cassette qui contenait les titres et enseignements fût submergée, l’eau montant jusqu’au grand autel… »</em></p>
<cite>Les chanoines</cite></blockquote>



<p>Cette catastrophe est cependant mineure comparée aux dégâts subis par la collégiale Saint-Jacques le <strong>12 février 1568, durant les guerres de Religion,</strong> lorsque les troupes protestantes de Condé ravagent l&rsquo;église. Les voûtes sont brisées, les tombeaux renversés, les cloches fondues, les meubles sacrés profanés et les statues mutilées, avec un pillage massif des richesses.</p>



<p><strong>À la fin du XVIIe siècle, le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle perd de son importance, entraînant le délaissement et la dégradation des bâtiments.</strong> Les chanoines désertent et sont finalement intégrés à la cathédrale Saint-Louis. <strong>L&rsquo;hôpital, laissé à l&rsquo;abandon, devient un lieu de débauche</strong>, fréquenté, dit-on, par les femmes de petite vertu (<em>« Là se faisaient moult paillardises et lubricités…</em>« ).</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://blois-experiences-visites.webnode.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-1024x1024.jpeg" alt="Blois guide Sylvie Rey" class="wp-image-12668" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-1024x1024.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-300x300.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-150x150.jpeg 150w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-768x768.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-1536x1536.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></div>


<p>Face à cette dégradation, l&rsquo;évêché abandonne définitivement les lieux à la ville. <strong>L&rsquo;église Saint-Jacques et l&rsquo;hôpital sont démolis entre 1698 et 1700 pour laisser place à des habitations et des commerces. </strong>Aujourd&rsquo;hui, des vestiges de l&rsquo;ancien hospice, tels que <strong>des arcs et des voûtes, sont encore visibles dans des boutiques de la rue du Commerce et dans certains immeubles privés.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="588" height="442" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/illustration-blois.png" alt="" class="wp-image-12921" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/illustration-blois.png 588w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/illustration-blois-300x226.png 300w" sizes="auto, (max-width: 588px) 100vw, 588px" /></figure></div>


<p><em>Sources : Histoire de Blois (Bernier) &#8211; Histoire de Blois (Chavigny) &#8211; Blois insolite et méconnu (Sauvage-Nourrisson) &#8211; Histoire de Blois (Bergevin-Dupré) – Site du patrimoine région Centre. Remerciements à Christophe Benoit pour sa publication de 2020 et dédicaces spéciales à Alexis Rennela, habitant la Cour St Jacques qui en connaît les détails, les secrets et les objets insolites et qui a gentiment poussé les portes pour nous.</em></p>



<p><a href="https://blois-experiences-visites.webnode.fr/">https://blois-experiences-visites.webnode.fr</a></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="552" height="712" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/caves.png" alt="" class="wp-image-12924" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/caves.png 552w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/caves-233x300.png 233w" sizes="auto, (max-width: 552px) 100vw, 552px" /></figure></div>

<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="531" height="398" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/curiosites.png" alt="" class="wp-image-12925" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/curiosites.png 531w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/curiosites-300x225.png 300w" sizes="auto, (max-width: 531px) 100vw, 531px" /></figure></div><p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/je-vous-emmene-en-balade-a-la-cour-saint-jacques">Je vous emmène en balade à la Cour Saint-Jacques</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bloiscapitale.com/je-vous-emmene-en-balade-a-la-cour-saint-jacques/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Vienne, bien plus qu&#8217;un quartier de Blois</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/vienne-bien-plus-quun-quartier-de-blois</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/vienne-bien-plus-quun-quartier-de-blois#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Aug 2023 09:00:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Découvrir]]></category>
		<category><![CDATA[Tourisme]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
		<category><![CDATA[avenue Wilson]]></category>
		<category><![CDATA[blois]]></category>
		<category><![CDATA[Blois-Vienne]]></category>
		<category><![CDATA[commerce]]></category>
		<category><![CDATA[conseils]]></category>
		<category><![CDATA[guerres de Religion]]></category>
		<category><![CDATA[guide]]></category>
		<category><![CDATA[Héritage]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[industrie]]></category>
		<category><![CDATA[mariniers]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[Renaissance]]></category>
		<category><![CDATA[résilience]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution française]]></category>
		<category><![CDATA[Val de Loire]]></category>
		<category><![CDATA[Vienne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bloiscapitale.com/?p=6782</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le quartier de Blois-Vienne est un joyau historique et culturel. Bordé par la majestueuse Loire, Vienne dévoile un riche patrimoine, des merveilles architecturales et une vie dynamique et pittoresque qui en font un incontournable pour les habitants, et les touristes. L&#8217;avenue principale et ses trésors L&#8217;avenue Wilson, véritable artère du quartier, est un condensé d&#8217;histoire &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/vienne-bien-plus-quun-quartier-de-blois">Vienne, bien plus qu&rsquo;un quartier de Blois</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Blois-Vienne">quartier</a> de Blois-Vienne est un joyau historique et culturel. Bordé par la majestueuse Loire, Vienne dévoile un riche patrimoine, des merveilles architecturales et une vie dynamique et pittoresque qui en font un incontournable pour les habitants, et les touristes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>L&rsquo;avenue principale et ses trésors</em></h2>



<p>L&rsquo;avenue Wilson, véritable artère du quartier, est un condensé d&rsquo;histoire et de modernité. Traversant le quartier du nord-ouest au sud-est, elle mène tout droit au pont Jacques-Gabriel, reliant ainsi le quartier au reste de la ville. Non loin de là, on découvre l&rsquo;église Saint-Saturnin, un bijou architectural sur un axe parallèle. Mais ce n&rsquo;est pas tout : l&rsquo;aître Saint-Saturnin, l&rsquo;un des rares exemples subsistant en France, et l&rsquo;ancienne demeure du duc Gaston d&rsquo;Orléans qui offre une vue panoramique inégalée sur la Loire, rappellent l&rsquo;importance de ce quartier dans l&rsquo;histoire de Blois.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Architectures et histoire de la rive viennoise</em></h2>



<p>Sur la rive viennoise, le spectacle est tout aussi captivant. Les bâtiments, conçus par l&#8217;emblématique architecte blésois Paul Robert-Houdin, rappellent le charme typique du Val de Loire. Ces façades, ouvertes sur le fleuve, offrent un panorama d&rsquo;une rare beauté, marqué par des levées, des quais, et des maisons groupées autour de l&rsquo;église et du port.</p>



<p>D&rsquo;ailleurs, l&rsquo;ancien port de la Creusille ne cesse de témoigner de la richesse du passé. Aujourd&rsquo;hui transformé en parc urbain, il a obtenu en 2000 la reconnaissance de patrimoine mondial de l&rsquo;UNESCO. Il est d&rsquo;ailleurs une étape prisée de La Loire à vélo, un itinéraire européen majeur.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Des traces de l&rsquo;histoire à chaque coin de rue</em></h2>



<p>En déambulant à pied dans le <a href="https://bloiscapitale.com/les-aiguilles-du-temps-lascension-et-le-declin-des-cuper-maitres-horlogers-de-blois">quartier</a>, on peut suivre des clous de bronze qui retracent l&rsquo;histoire de Blois-Vienne. De plus, des repères des crues historiques rappellent le lien puissant et parfois tumultueux entre la ville et la Loire. Le quartier conserve également des témoins précieux de la Renaissance : des maisons à pans de bois, des façades ornées de faïences, et des auberges historiques, dont l&#8217;emblématique auberge de la Creusille, aujourd&rsquo;hui transformée en restaurant gastronomique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Symboles sacrés et lieux de culte</em></h2>



<p>Blois-Vienne n&rsquo;est pas seulement une destination historique et culturelle. C&rsquo;est aussi un lieu sacré. L&rsquo;histoire de Notre Dame des Aydes, dont la statue a été découverte par des mariniers au XVIe siècle, renforce le caractère spirituel du quartier. Les églises évangéliques et portugaise complètent l&rsquo;offre spirituelle du quartier.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Visite de l&#039;Eglise Saint-Saturnin à Blois-Vienne" width="1220" height="686" src="https://www.youtube.com/embed/ZjLuuHI60Hg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Éducation et loisirs : une dynamique contemporaine</em></h2>



<p>Au-delà de son riche passé, Blois-Vienne est un quartier vivant. Il accueille des écoles, un collège, et même un lycée horticole, témoignant de sa dynamique éducative. En matière de loisirs, la guinguette du port de la Creusille attire chaque été les foules, tandis qu&rsquo;en avril, une fête foraine anime le parc des expositions.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;histoire de Blois-Vienne est celle d&rsquo;une résilience et d&rsquo;une évolution constante</h2>



<p>L&rsquo;histoire de Blois-Vienne est comme une fresque colorée où s&rsquo;entrelacent les destins de rois, d&rsquo;artisans, de mariniers et de simples habitants. C&rsquo;est une chronique, où chaque rue, chaque bâtiment murmure les récits du passé.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Des origines à la Renaissance</em></h2>



<p>L&rsquo;origine de Blois-Vienne remonte à l&rsquo;époque gallo-romaine. Cette partie de la ville était autrefois un lieu de passage et de commerce, grâce à sa proximité avec la Loire. Les mariniers jouaient un rôle crucial dans le développement du quartier, transportant marchandises, vins, et idées. Cette vocation marchande conféra à Blois-Vienne une prospérité grandissante, ce qui attira très tôt l&rsquo;attention des puissants.</p>



<p>Au fil des siècles, l&rsquo;importance de Blois-Vienne s&rsquo;est accrue. La Renaissance, en particulier, a marqué une période d&rsquo;épanouissement inégalé pour le quartier. Les riches marchands et artisans y établirent leurs demeures, ornant le quartier de façades sculptées et de maisons à pans de bois. Les artistes et les intellectuels suivirent, faisant de Blois-Vienne un centre culturel majeur.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Des troubles religieux à la Révolution</em></h2>



<p>Cependant, le 16ème siècle apporta aussi son lot de défis. Les guerres de religion ébranlèrent le quartier. Des églises furent pillées, des maisons brûlées. Mais les habitants de Blois-Vienne, résilients, reconstruisirent, et le quartier retrouva son lustre.</p>



<p>La Révolution française, quant à elle, laissa des traces indélébiles. La richesse et la position sociale des habitants de Blois-Vienne en firent une cible. Beaucoup de nobles et de bourgeois furent contraints de fuir, leurs propriétés étant saisies.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Du 19ème siècle à aujourd&rsquo;hui</em></h2>



<p>L&rsquo;arrivée de la Révolution industrielle au 19ème siècle redonna un second souffle à Blois-Vienne. L&rsquo;installation de nouvelles industries le long de la Loire, associée à l&rsquo;importance du transport fluvial, renforça le rôle économique du quartier. Le paysage urbain évolua : de nouvelles routes, des ponts et des bâtiments industriels virent le jour. L&rsquo;avenue Wilson, en particulier, devint l&rsquo;épine dorsale du quartier.</p>



<p>Au 20ème siècle, malgré les ravages de la Seconde Guerre mondiale, Blois-Vienne persista et transforma les cicatrices en opportunités. Le quartier, toujours en quête de renouveau, s&rsquo;adapta aux réalités modernes, tout en conservant jalousement son patrimoine.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Aujourd&rsquo;hui</em></h2>



<p>L&rsquo;histoire de Blois-Vienne est celle d&rsquo;une résilience et d&rsquo;une évolution constante. À travers les âges, malgré les épreuves, le quartier a su préserver son charme unique. Les échos du passé résonnent toujours dans ses ruelles, rappelant aux visiteurs la richesse de son héritage.</p>



<p>Finalement, Blois-Vienne est un lieu où le temps semble s&rsquo;être arrêté, tout en marchant résolument vers l&rsquo;avenir. Un lieu où l&rsquo;histoire est vivante, et où chaque pierre raconte une histoire. Une histoire qui, nous l&rsquo;espérons, continuera de s&rsquo;écrire pendant de nombreux siècles encore.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/vienne-bien-plus-quun-quartier-de-blois">Vienne, bien plus qu&rsquo;un quartier de Blois</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bloiscapitale.com/vienne-bien-plus-quun-quartier-de-blois/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>A la découverte de l&#8217;Eglise Saint-Saturnin</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/a-la-decouverte-de-leglise-saint-saturnin</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/a-la-decouverte-de-leglise-saint-saturnin#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Jul 2023 07:00:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Tourisme]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
		<category><![CDATA[Anne de Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[architecture religieuse]]></category>
		<category><![CDATA[baptistère à cuve de bronze]]></category>
		<category><![CDATA[blois]]></category>
		<category><![CDATA[Blois-Vienne]]></category>
		<category><![CDATA[chapelle des bateliers]]></category>
		<category><![CDATA[cimetière Renaissance]]></category>
		<category><![CDATA[église Saint-Saturnin]]></category>
		<category><![CDATA[guerres de Religion]]></category>
		<category><![CDATA[guide]]></category>
		<category><![CDATA[histoire de Blois]]></category>
		<category><![CDATA[l&#039;Eglise Saint-Saturnin]]></category>
		<category><![CDATA[monuments historiques Blois]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen Âge]]></category>
		<category><![CDATA[musée lapidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Notre-Dame des Aydes]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine Blois]]></category>
		<category><![CDATA[pèlerinage Saint-Jacques de Compostelle]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Saturnin]]></category>
		<category><![CDATA[sortir blois]]></category>
		<category><![CDATA[style gothique]]></category>
		<category><![CDATA[style Renaissance]]></category>
		<category><![CDATA[une]]></category>
		<category><![CDATA[Via Turonensis]]></category>
		<category><![CDATA[voûtes d&#039;ogives]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bloiscapitale.com/?p=6498</guid>

					<description><![CDATA[<p>L&#8217;église Saint-Saturnin est un joyau médiéval niché au cœur de Blois-Vienne, un véritable livre ouvert qui raconte l&#8217;histoire riche et tumultueuse de notre cité. Dany Mondamert, guide de la Pastorale de tourisme, nous a ouvert ses portes. Découvrez en vidéo (ci-dessus) la première partie de sa présentation d&#8217;un des sites majeurs de la ville de &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-la-decouverte-de-leglise-saint-saturnin">A la découverte de l&rsquo;Eglise Saint-Saturnin</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>L&rsquo;église Saint-Saturnin est un joyau médiéval niché au cœur de Blois-Vienne, </strong>un véritable livre ouvert qui raconte l&rsquo;histoire riche et tumultueuse de notre cité. <strong>Dany Mondamert</strong>, guide de la <a href="https://pastoraledutourisme41.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pastorale de tourisme</a>, nous a ouvert ses portes. Découvrez en vidéo (ci-dessus) la première partie de sa présentation d&rsquo;un des sites majeurs de la ville de Blois.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;Église Saint-Saturnin de Blois : Une histoire riche et colorée au cœur de notre ville</h2>



<p>Située sur la rive gauche de la Loire, au n°13 de la rue Munier, dans l&rsquo;ancien faubourg de Vienne, l&rsquo;église est <strong>un lieu de foi et de recueillement depuis le Moyen Âge.</strong></p>



<p>Fondée entre le Xe et le XIe siècle, l&rsquo;église Saint-Saturnin a connu de nombreux changements de vocable : autrefois chapelle du nom de <strong>Saint-Antoine-des-Bois</strong>, elle est devenue Eglise de<strong> Saint-Germain-de-Vienne</strong> en 1326, <strong>Saint-Cernin</strong> en 1391, <strong>Saint-Cerny</strong> en 1449, puis <strong>Notre-Dame-des-Aydes-de-Vienne</strong> en 1631.</p>



<p>Malgré sa taille modeste, elle a gagné en importance au XVe et XVIe siècle, devenant un lieu de culte majeur pour les <a href="https://bloiscapitale.com/category/vie-locale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">habitants</a> et les pèlerins sur la Via Turonensis, l&rsquo;une des routes du chemin de Saint-Jacques de Compostelle. <strong>Les bateliers de la Creusille, après avoir découvert une statue de la Vierge dans la Loire, ont été les premiers à prier dans l&rsquo;église pour implorer son aide.</strong></p>



<p>L&rsquo;église a traversé les siècles, <strong>entre destructions et reconstructions, marquée par les incendies, les orages, et les guerres de Religion.</strong> Chaque épreuve a donné lieu à une renaissance : des nouveaux aménagements ont été ajoutés après chaque reconstruction.</p>



<p>La reine Anne de Bretagne a initié des travaux de reconstruction au XVIe siècle, malheureusement interrompus à sa mort en 1514. Un aître a été créé entre 1515 et 1520, et une chapelle a été construite en 1528. Le style de l&rsquo;église a changé intégralement avec la création de voûtes d&rsquo;ogives entre 1570 et 1578.</p>



<p>L&rsquo;église a également souffert lors de la Terreur à la fin du XVIIIe siècle, où elle a perdu une grande partie de ses œuvres d&rsquo;art, brûlées par les révolutionnaires. Depuis 1807, le cimetière n&rsquo;est plus utilisé mais a été transformé en musée lapidaire en 1934.</p>



<p><strong>L&rsquo;Église Saint-Saturnin a été classée monument historique le 11 juillet 1942. Elle offre aujourd&rsquo;hui un mélange de styles architecturaux, témoins de sa longue histoire.</strong></p>



<p>À l&rsquo;intérieur, vous pouvez admirer les fonts baptismaux avec un baptistère à cuve de bronze à potence, la chapelle Notre-Dame des Aydes fondée par Catherine de Médicis et ornée d&rsquo;une peinture ex-voto datant de 1634, la chapelle des bateliers de la Loire avec son diptyque du XIXe siècle et la chapelle du Sacré-Cœur avec son vitrail style Art déco.</p>



<p><strong>Notre-Dame des Aydes, invoquée lors des crues de 1866 pour sauver le faubourg de Vienne, est toujours l&rsquo;objet de dévotion, comme en témoignent les nombreux ex-voto offerts à l&rsquo;église.</strong></p>



<p>L&rsquo;Église Saint-Saturnin, témoin de notre histoire, est bien plus qu&rsquo;un lieu de culte. C&rsquo;est un monument qui relie le passé au présent, un lieu qui continue à écrire l&rsquo;histoire de notre ville de Blois. Venez la découvrir et plongez-vous dans les siècles d&rsquo;histoire qui ont façonné notre patrimoine.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-la-decouverte-de-leglise-saint-saturnin">A la découverte de l&rsquo;Eglise Saint-Saturnin</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://bloiscapitale.com/a-la-decouverte-de-leglise-saint-saturnin/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
