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	<title>Archives des Vite au Théâtre Blois - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des Vite au Théâtre Blois - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>« Vite, au théâtre ! » 2025 : un festival foisonnant et… essentiel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jan 2025 13:26:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Du 11 au 15 février 2025, le festival « Vite, au théâtre ! » revient à Blois avec une édition particulièrement attendue. Depuis plusieurs années, installé dans les vacances scolaires de février, cet événement s’est imposé, porté par un collectif de compagnies locales réunies autour d’une association (depuis 2024) et d&#8217;une même ambition : offrir un théâtre &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/vite-au-theatre-2025-un-festival-foisonnant-et-essentiel">« Vite, au théâtre ! » 2025 : un festival foisonnant et… essentiel</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Du <strong>11 au 15 février 2025</strong>, le festival <strong>« Vite, au théâtre ! »</strong> revient à Blois avec une édition particulièrement attendue. Depuis plusieurs années, installé dans les vacances scolaires de février, cet événement s’est imposé, porté par un collectif de <strong>compagnies locales réunies</strong> <a href="https://bloiscapitale.com/naissance-de-l-association-vite-au-theatre-une-nouvelle-dynamique-pour-le-theatre-blesois">autour d’une association (depuis 2024)</a> et d&rsquo;une même ambition : <strong>offrir un théâtre accessible et de grande qualité</strong>.</p>



<p>Cette année pourtant, l’équilibre a été plus difficile à tenir. <em>« Nous avons connu, comme tant d’autres en France, des <strong>restrictions budgétaires</strong>. Nous avons dû faire des choix, réduire certains aspects, mais en conservant l’essentiel : <strong>une programmation dense, une diversité de formes et une ouverture à tous les publics »</strong></em>, explique <strong>Agnès Verlinde</strong>, présidente de l’association. Le festival accueillera <strong>neuf spectacles</strong> portés par <strong>sept compagnies</strong>, avec un mélange de <strong>quatre compagnies fondatrices et trois nouvelles venues</strong>, invitées pour cette édition. <em>« On espère que ces nouvelles compagnies pourront, si leur présence se poursuit et si tout le monde y trouve son compte, intégrer pleinement le collectif. Mais pour cette année, elles sont invitées, avec des propositions singulières. »</em></p>



<p>Et malgré les difficultés, <strong>le programme reste riche et ambitieux</strong>, avec des spectacles pour tous les âges, des adaptations de classiques, des créations originales, du théâtre visuel et du théâtre engagé (<a href="https://www.billetweb.fr/festival-vite-au-theatre1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lien vers la billetterie</a>).</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="958" height="530" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/festival-Vite-au-theatre.png" alt="festival Vite au théâtre" class="wp-image-22348" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/festival-Vite-au-theatre.png 958w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/festival-Vite-au-theatre-300x166.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/festival-Vite-au-theatre-768x425.png 768w" sizes="(max-width: 958px) 100vw, 958px" /></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-festival-qui-embrasse-toutes-les-formes-du-theatre"><strong>Un festival qui embrasse toutes les formes du théâtre</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-mardi-11-fevrier-ouvrir-grand-les-imaginaires"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">Mardi 11 février : ouvrir grand les imaginaires</mark></strong></h3>



<p>C’est « <strong>La mer veille »,</strong> un spectacle <strong>jeune public dès 2 ans</strong>, qui ouvrira cette édition. <em>« C’est un spectacle qui repose sur une esthétique très sensorielle. Il y a <strong>du son, de la lumière</strong>, des jeux de textures qui enveloppent le jeune spectateur et l’amènent dans un univers de <strong>douceur et de poésie</strong>. »</em> La <strong>compagnie L’Intruse</strong> signe ici un spectacle qui met en avant <strong>les thématiques de l’écologie et de la transmission</strong>, sans jamais être didactique. <strong>Le spectacle de 10h étant déjà complet, une nouvelle représentation a été ajoutée à 11h15.</strong> Et ce sera potentiellement ainsi pour d&rsquo;autres spectacles qui peuvent être doublés dans la programmation. <em><strong>« C&rsquo;est pourquoi le public doit véritablement s&rsquo;enregistrer sur les listes d&rsquo;attente,</strong></em> explique Agnès Verlinde. <em><strong>S&rsquo;il y a beaucoup de demandes, nous multiplierons tant que c&rsquo;est possible les représentations. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="684" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/La_petite_piece_en_haut_de-lescalier_credit_CieDuDivan-684x1024.jpg" alt="Cie Du Divan" class="wp-image-22636" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/La_petite_piece_en_haut_de-lescalier_credit_CieDuDivan-684x1024.jpg 684w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/La_petite_piece_en_haut_de-lescalier_credit_CieDuDivan-200x300.jpg 200w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/La_petite_piece_en_haut_de-lescalier_credit_CieDuDivan-768x1150.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/La_petite_piece_en_haut_de-lescalier_credit_CieDuDivan.jpg 855w" sizes="(max-width: 684px) 100vw, 684px" /><figcaption class="wp-element-caption">Crédit : Cie Du Divan</figcaption></figure></div>


<p>Le soir, changement radical d’atmosphère avec <strong>La Petite Pièce en haut de l’escalier</strong>, par La Compagnie du Divan, un texte de <strong>Carole Fréchette</strong> qui revisite <strong>le mythe de Barbe Bleue</strong>. <em>« Ce texte explore <strong>le désir et la transgression</strong>, il interroge ce que signifie <strong>vouloir savoir ce qui est interdit</strong>. On est à la frontière du conte et du thriller psychologique. Le suspense est permanent »</em>, nous dit la comédienne Céline Moreau. Cette séance du mardi soir est complète, mais il est possible de s&rsquo;inscrire sur la <a href="https://www.billetweb.fr/festival-vite-au-theatre1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">liste d&rsquo;attente ICI</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-mercredi-12-fevrier-entre-marionnettes-et-corps-en-mouvement"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color">Mercredi 12 février : entre marionnettes et corps en mouvement</mark></strong></h3>



<p>Le matin, la <strong>compagnie Dis Vague</strong> présentera <strong>Tiens Kad’ooohhh</strong>, un spectacle mêlant <strong>théâtre d’ombres et marionnettes</strong>. <em>« C’est une proposition qui nous tenait à cœur, car elle introduit <strong>des esthétiques que l’on voit peu au festival</strong>. L’image y est aussi importante que le texte, et le théâtre d’ombres apporte une <strong>grande poésie visuelle »,</strong></em> nous dit la présidente de l&rsquo;association. </p>



<p>Le soir, c’est <strong>K</strong>, par la Compagnie des Cousus, qui prendra possession du plateau. <em>« C’est une pièce très forte, qui raconte l’histoire <strong>d’une danseuse frappée par la maladie</strong>. Comment retrouver le mouvement quand le corps ne répond plus comme avant ? C’est un spectacle à la <strong>lisière du théâtre et de la danse</strong>, qui parle du rapport au corps, de la résilience. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-jeudi-13-fevrier-du-temoignage-historique-au-theatre-populaire"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-green-cyan-color">Jeudi 13 février : du témoignage historique au théâtre populaire</mark></strong></h3>



<p>À 10h, <strong>Otto, biographie d’un ours en peluche</strong>, adaptation du livre de <strong>Tomi Ungerer</strong>, racontera <strong>l’histoire d’Otto, un ours en peluche qui traverse la Seconde Guerre mondiale</strong>, passant de main en main au gré des événements. <em>« On est sur <strong>un spectacle d’une grande tendresse</strong>, mais qui permet aussi <strong>d’aborder l’histoire de façon sensible</strong>, par le prisme du jouet et de l’enfance. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="576" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Otto_credit_MichelPiedallu-1024x576.jpeg" alt="Otto" class="wp-image-22635" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Otto_credit_MichelPiedallu-1024x576.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Otto_credit_MichelPiedallu-300x169.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Otto_credit_MichelPiedallu-768x432.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Otto_credit_MichelPiedallu-390x220.jpeg 390w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Otto_credit_MichelPiedallu.jpeg 1333w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">crédit photo : Michel Piedallu</figcaption></figure></div>


<p>Le soir, <strong>Une touche d’Acadie</strong>, par Compagnie BODOBODÓ, plongera le public dans une <strong>épopée méconnue</strong>, celle des Acadiens, ces francophones déportés en 1755. <em>« Ce spectacle est une grande réussite. Il a été créé en France, mais il a <strong>ensuite été joué cet été au Canada</strong>, où il a eu un écho immense. Voir une troupe française s’approprier cette histoire et la restituer avec autant de justesse, ça a été un vrai choc pour le public local. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="616" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Une_touche_dacadie_credit_FoM-616x1024.jpg" alt="Une_touche_d'acadie" class="wp-image-22634" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Une_touche_dacadie_credit_FoM-616x1024.jpg 616w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Une_touche_dacadie_credit_FoM-180x300.jpg 180w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Une_touche_dacadie_credit_FoM-768x1277.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Une_touche_dacadie_credit_FoM-924x1536.jpg 924w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Une_touche_dacadie_credit_FoM-1232x2048.jpg 1232w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Une_touche_dacadie_credit_FoM-scaled.jpg 1540w" sizes="auto, (max-width: 616px) 100vw, 616px" /><figcaption class="wp-element-caption">crédit photo : FoM</figcaption></figure></div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-vendredi-14-fevrier-theatre-et-poesie"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vendredi 14 février : théâtre et poésie</mark></strong></h3>



<p>Le vendredi sera marqué par une proposition unique : <strong>Rattrapage</strong>, <strong>un seul-en-scène de Benjamin Kerautret</strong> où un professeur de littérature <strong>raconte son rapport à la poésie</strong>. <em>« C’est un spectacle qui joue avec <strong>les mots, la musicalité du texte</strong>, avec une mise en scène simple et épurée qui laisse toute la place à <strong>l’interprétation</strong>. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-samedi-15-fevrier-entre-mythes-et-tragedies"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Samedi 15 février : entre mythes et tragédies</mark></strong></h3>



<p>Le dernier jour du festival sera particulièrement intense. <strong>A 16h30 et 18h30</strong>, <strong>L’Odyssée d’Odessa</strong>, par la Ben Compagnie, revisite <strong>Homère</strong> dans une adaptation qui fait écho à l’actualité. <em>« Le titre parle de lui-même. On a l’<strong>Odyssée</strong>, et on a <strong>Odessa</strong>, une ville sous les bombes. C’est un spectacle qui joue sur les résonances entre <strong>les mythes antiques et l’histoire contemporaine</strong>. »</em></p>



<p>Enfin, le festival se clôturera à <strong>21h</strong> avec une adaptation, condensée en 1h20, de <strong>Macbeth</strong>, qui promet une relecture intense et percutante du chef-d’œuvre de <strong>Shakespeare</strong>. <em>« On a voulu garder la <strong>force du texte original</strong>, mais en travaillant aussi sur une <strong>réécriture du rythme et du langage</strong>,</em> explique <strong>Nathalie Kiniecik</strong>. <em><strong>Il fallait trouver de la liberté</strong> dans cette pièce monumentale sans la trahir. Au début, j’ai passé <strong>des mois à adapter, tailler, réorganiser</strong>, pour respecter l’esprit de Shakespeare tout en allégeant. J’avais parfois l’impression de <strong>jongler avec du marbre</strong>, tant ce texte est fort et intouchable. » L’enjeu de cette mise en scène repose sur une <strong>double dynamique</strong> : la tragédie et la tension psychologique, mais aussi l’humour subtil que Shakespeare dissémine dans ses œuvres. « Shakespeare savait <strong>alterner le tragique et le comique</strong>, et nous avons joué avec cette ambiguïté. <strong>Il y a du sang, du pouvoir, de la noirceur</strong>, mais il y a aussi des moments où le grotesque surgit, où le texte bascule dans une forme d’ironie. C’est un <strong>Macbeth haletant</strong>, un <strong>Macbeth nerveux</strong>, porté par une distribution engagée. »</em></p>



<p>La pièce sera portée par <strong>trois interprètes</strong> qui s’approprieront <strong>tous les rôles</strong>, un choix scénique audacieux qui renforce <strong>la tension dramatique et le rythme effréné de la narration</strong>. <em>« Le travail sur les transitions entre les personnages a été un vrai défi. À un moment, je me suis demandé si je ne prenais pas un risque insensé… Mais c’est finalement cette contrainte qui a donné à la mise en scène son <strong>énergie propre</strong>. »</em> La création s’est appuyée sur un <strong>travail sonore et musical puissant</strong>, à la croisée du théâtre et du cinéma. <em>« Les ambiances sonores sont pensées pour <strong>envelopper le spectateur</strong>, le plonger dans une <strong>expérience immersive</strong>, sans jamais lui laisser de répit. <strong>On entre dans une spirale</strong>, et comme Macbeth, on n’en ressort pas indemne.</em> [&#8230;] <em>À un moment, j’ai revu le <strong>Macbeth d’Orson Welles</strong>, et je me suis aperçue qu’il avait procédé comme moi : il avait <strong>pris des vers ici et là, recomposé des scènes</strong>. Là, j’ai compris qu’on pouvait, nous aussi, trouver <strong>notre propre voie</strong> sans être infidèles à Shakespeare ! »</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-lectures-ateliers-et-moments-de-partage"><strong>Lectures, ateliers et moments de partage</strong></h3>



<p>En parallèle des spectacles, <strong>trois lectures sont proposées</strong>. L’une d’elles, gratuite, à la <strong>bibliothèque Abbé Grégoire</strong>, <strong>jeudi à 14h</strong>, interrogera <strong>comment parler des sujets difficiles aux jeunes spectateurs</strong>. <em>« Il y a des sujets qu’on a longtemps évités dans le théâtre jeunesse. Mais aujourd’hui, on sait qu’on peut <strong>parler de tout, si on trouve la bonne forme »</strong></em>, observe Nathalie Kiniecik. Six extraits seront présentés.</p>



<p>Le <strong>samedi 15 février, </strong>(rendez-vous Théâtre Nicolas Peskine),<strong> deux lectures de textes signés Laura Desprein </strong>sont programmées. <strong>À 16h30, <em>Classicomania</em></strong> raconte avec humour les déboires d’Élise, 14 ans, confrontée à des parents qui ne parlent qu’en alexandrins, dans une comédie teintée d’absurde. <em>« C’est un <strong>pur jeu sur la langue</strong>, un plaisir de texte qui vire à <strong>la comédie musicale et à la télé-réalité »,</strong></em> détaille l&rsquo;auteure. Une dizaine d&rsquo;acteurs participeront. Puis, <strong>à 18h30, <em>Coup de grâce</em></strong> explorera l’amour improbable entre deux êtres que tout semble opposer. Les deux représentations seront accessibles à partir de 2 €.</p>



<p>Le&nbsp;<strong>mercredi 12</strong>&nbsp;et le&nbsp;<strong>samedi 15 février, de 15h à 16h30,</strong>&nbsp;des ateliers ludiques (participation libre à partir de 2 €) sont proposés pour explorer le plaisir de&nbsp;<em>« jouer »</em>. À travers des exercices mettant en valeur l’expressivité du corps et de la voix, chacun pourra s’initier ou approfondir sa pratique théâtrale, sans prérequis, dès l’âge de 6 ans.&nbsp;<strong>Le vendredi 14 février, de 18h à 20h, place à la lecture à voix haute</strong>. À partir de textes poétiques, classiques ou contemporains, cet atelier invite les participant.es à jouer avec les mots et à redécouvrir le plaisir de la lecture sous une forme originale. Cet atelier s’adresse aux personnes à partir de 16 ans. <em>« C’est important que le public puisse <strong>passer de l’autre côté du plateau</strong>, expérimenter les choses »</em>, juge Agnès Verlinde.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-festival-sous-tension-budgetaire-mais-determine-a-exister"><strong>Un festival sous tension budgétaire, mais déterminé à exister</strong></h2>



<p>Cette année, le festival a dû <strong>composer avec une baisse de subventions</strong>. <em>« On a dû <strong>réduire le nombre de compagnies invitées</strong>, repenser certaines propositions. Mais on <strong>n’a pas touché à l’accessibilité</strong> : les <strong>tarifs restent très bas</strong>, et les <strong>séances jeune public sont maintenues »</strong></em>, explique l&rsquo;association.</p>



<p>Comme précisé, une solution a été trouvée pour <strong>maximiser la billetterie</strong> : <strong>doubler certaines séances si la demande est forte</strong>. <em>« On a ouvert une deuxième représentation de <strong>La Mer veille</strong>, par exemple, parce que les réservations se sont remplies immédiatement. Si d’autres spectacles connaissent le même succès, on ajustera en conséquence. »</em> L’objectif du festival reste <strong>de prouver qu’un tel événement est essentiel</strong>. <em>« Faire venir des gens au théâtre, <strong>former des spectateurs</strong>, c’est un combat. Aujourd’hui, la culture est la première variable d’ajustement des budgets publics. Mais nous, on veut prouver que c’est <strong>nécessaire, fondamental</strong>. »</em> Très vite, le rideau se lèvera sur cette édition 2025. Une chose est sûre : <strong>le théâtre vivra à Blois, envers et contre tout</strong>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-recapitulatif-des-spectacles">Le récapitulatif des spectacles</h2>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-mardi-11-fevrier-2025">Mardi 11 février 2025</h4>



<ol start="1" class="wp-block-list">
<li><strong>La mer veille</strong>
<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Heure :</strong>&nbsp;10h (complet) et 11h15</li>



<li><strong>Lieu :</strong>&nbsp;Théâtre Nicolas Peskine</li>



<li><strong>Public :</strong>&nbsp;À partir de 2 ans (durée : 30 minutes)</li>



<li><strong>Tarif :</strong>&nbsp;De 6 à 12 €</li>



<li><strong>Résumé donné par VAT :</strong>&nbsp;<em>Aussi vrai qu’un bateau qui tangue retourne toujours au port, ce spectacle nous démontre que les remous de la mer, tels les remous de la vie loin d’être effrayants peuvent être bien marrants ! On va vous parler ici d’écologie, de partage, de joie, d’imaginaire, de poésie, de rêverie, bref : tout ce qui fait le sel de la vie ! Ce spectacle est créé à partir d’albums jeunesse qui parlent de la mer de façon ludique et émouvante. De et avec Nathalie Kiniecik, par la Compagnie l’Intruse.</em></li>
</ul>
</li>



<li><strong>La Petite Pièce en haut de l’escalier</strong>
<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Heure :</strong>&nbsp;20h30 (complet)</li>



<li><strong>Lieu :</strong>&nbsp;Théâtre Nicolas Peskine</li>



<li><strong>Public :</strong>&nbsp;À partir de 14 ans (durée : 1h40)</li>



<li><strong>Tarif :</strong>&nbsp;De 6 à 12 €</li>



<li><strong>Résumé donné par VAT:</strong>&nbsp;<em>Dans l’immense maison que lui a donné l’homme qui l’aime, Grâce peut aller à sa guise. Un seul lieu lui est interdit : la petite pièce en haut de l’escalier… Cet interdit l’aspire comme un vide. Entre rêve et réalité, elle plonge à corps perdu dans une quête d’elle-même. La Compagnie du Divan s’empare du texte de Carole Fréchette, inspiré du conte de Barbe bleue, pour nous offrir un conte contemporain mystérieux qui nous entraîne dans les méandres de la relation amoureuse et de l’âme humaine… De Carole Fréchette, mise en scène d’Emmanuel Faventines, avec Laurence Boisot, Christophe Faure, Claire Louis, Chantal Michaud et Céline Moreau de la Compagnie du Divan.</em></li>
</ul>
</li>
</ol>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-mercredi-12-fevrier-2025">Mercredi 12 février 2025</h4>



<ol start="3" class="wp-block-list">
<li><strong>Tiens Kad’ooohhh</strong>
<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Heure :</strong>&nbsp;10h</li>



<li><strong>Lieu :</strong>&nbsp;Théâtre Nicolas Peskine</li>



<li><strong>Public :</strong>&nbsp;À partir de 6 ans (durée : 50 minutes)</li>



<li><strong>Tarif :</strong>&nbsp;De 6 à 12 €</li>



<li><strong>Résumé donné par VAT&nbsp;:</strong>&nbsp;<em>C’est une mini épopée décoiffante à travers deux contes qui s’emmêlent, où se côtoient marionnette, théâtre d’ombres, bidouille et bricole. Deux histoires à tire-d’ailes qui trottent ventre à terre et bec au vent : celles d’un oiseau un peu tordu et d’une souris qui rêve trop haut. Ce spectacle doux et farouche raconte les différences qui nous séparent et nous rassemblent. Il invite à poursuivre son chemin, au-delà des brêches, pour se rapprocher toujours plus près de… de quoi ? de soi ? De et avec Mathilde Van Den Boom, sous l’œil complice de Ipek Thevenon par la compagnie Dis Vague</em>.</li>
</ul>
</li>



<li><strong>K</strong>
<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Heure :</strong>&nbsp;20h30</li>



<li><strong>Lieu :</strong>&nbsp;Théâtre Nicolas Peskine</li>



<li><strong>Public :</strong>&nbsp;À partir de 10 ans (durée : 1h15)</li>



<li><strong>Tarif :</strong>&nbsp;De 6 à 12 €</li>



<li><strong>Résumé donné par VAT&nbsp;:</strong>&nbsp;<em>4 artistes, 4 femmes mêlent leurs voix et leurs corps pour raconter une complicité ancienne, nouée autour de la danse. Une histoire tissée du parcours intime de chacune. Ce spectacle raconte le courage et la force de Katelle, danseuse, dont la maladie a coupé son corps de la scène. Elle y revient, aujourd’hui, pour apprivoiser les limites de ce corps et renouer avec cet espace qui a été sa vie durant des années. Le spectateur est invité à partager colère et tristesse, espoir et désillusions, à entrer dans leur danse et à célébrer, ensemble, ces liens indéfectibles qui se tissent au plateau, peu importe les aléas de la vie. De Javier Nosa Hernandez, avec Séverine Berthias, Dorothée Demaison, Elsa Foucher et Katelle Paulezec, par la Compagnie des Cousus.</em></li>
</ul>
</li>
</ol>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-jeudi-13-fevrier-2025">Jeudi 13 février 2025</h4>



<ol start="5" class="wp-block-list">
<li><strong>Otto, biographie d’un ours en peluche</strong>
<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Heure :</strong>&nbsp;10h</li>



<li><strong>Lieu :</strong>&nbsp;Théâtre Nicolas Peskine</li>



<li><strong>Public :</strong>&nbsp;À partir de 6 ans (durée : 35 minutes)</li>



<li><strong>Tarif :</strong>&nbsp;De 6 à 12 €</li>



<li><strong>Résumé donné par VAT&nbsp;:</strong>&nbsp;<em>L’histoire raconte, à travers le récit d’un nounours parlant à la première personne, la vie de Otto, depuis ses premiers souvenirs dans les années 1930, son amitié avec David, un petit garçon juif et Oskar, le copain-voisin, puis les circonstances tour à tour joyeuses et douloureuses qui vont jalonner leurs vies sur fond historique d’avant et d’après guerre jusqu’à leurs retrouvailles improbables. D’après Tomi Ungerer, mise en scène de Daniel Pinault, avec Fred Ferrand et Guillaume Schenck, par la Compagnie Titine errante.</em></li>
</ul>
</li>



<li><strong>Une touche d’Acadie</strong>
<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Heure :</strong>&nbsp;20h30</li>



<li><strong>Lieu :</strong>&nbsp;Théâtre Nicolas Peskine</li>



<li><strong>Public :</strong>&nbsp;À partir de 8 ans (durée : 1h15)</li>



<li><strong>Tarif :</strong>&nbsp;De 6 à 12 €</li>



<li><strong>Résumé donné par VAT&nbsp;:</strong>&nbsp;<em>Il est une Nation où se mêlent le froid, les combats, les contes… Faite de mer et de forêts, elle fut promise Terre de rêves : l’Acadie. Attirés par l’aubaine d’une vie nouvelle, les colons vinrent nombreux : de France puis très vite d’Angleterre. L’aventure prenait forme ! Les tensions entre pays aussi. 1755 sonna le glas des colons francophones. Ils furent déportés, l’Acadie décimée…Trois siècles plus tard : «Euj parlons toujours le français par là-bas !» (…) Par quel miracle ? Quelle résilience ? Quel écho avec aujourd’hui ? ! Au rythme du théâtre de tréteaux, BODOBODÓ embarque avec ardeur et interroge cette page humaine. De et avec Madeline Fouquet, avec Malo Brielles, Nicolas Campin, Rachel Kelly</em>.</li>
</ul>
</li>
</ol>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-vendredi-14-fevrier-2025">Vendredi 14 février 2025</h4>



<ol start="7" class="wp-block-list">
<li><strong>Rattrapage</strong>
<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Heure :</strong>&nbsp;21h</li>



<li><strong>Lieu :</strong>&nbsp;Théâtre Nicolas Peskine</li>



<li><strong>Public :</strong>&nbsp;À partir de 12 ans (durée : 1h)</li>



<li><strong>Tarif :</strong>&nbsp;De 6 à 12 €</li>



<li><strong>Résumé donné par VAT&nbsp;:</strong>&nbsp;<em>Un homme entre, un cartable à la main, l’air déconfit, devant des élèves qui ne sont autres que le public. Il va débuter, à son grand regret, l’unique cours de rattrapage de littérature dont le sujet est : la poésie. Durant cette heure, il va se dévoiler, se transcender à travers les mots de nos plus belles plumes poétiques : Prévert, Ronsard, De Noailles, Verlaine, Rosemonde Gérard, La Fontaine, Rimbaud, Louise Labé et Hugo. Tour à tour survolté, passionné, tendre, coquin, désespéré, romanesque… ce professeur nous offrir sa jubilation des mots, son amour inconditionnel pour ces poètes·ses. Et nous montrer que la poésie nait de la vie ! Mise en scène de Damien Gouy, avec Benjamin Kerautret, par la Ben Compagnie.</em></li>
</ul>
</li>
</ol>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-samedi-15-fevrier-2025">Samedi 15 février 2025</h4>



<ol start="8" class="wp-block-list">
<li><strong>L’Odyssée d’Odessa</strong>
<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Heures :</strong>&nbsp;16h30 et 18h30</li>



<li><strong>Lieu :</strong>&nbsp;Maison des Provinces</li>



<li><strong>Public :</strong>&nbsp;À partir de 7 ans (durée : 1h)</li>



<li><strong>Tarif :</strong>&nbsp;De 6 à 12 €</li>



<li><strong>Résumé donné par VAT&nbsp;:</strong>&nbsp;<em>Que diriez-vous de partir en voyage pendant une heure avec ceux qui ont façonné L’Iliade d’Homère ? Aimeriez-vous revivre l’incroyable histoire d’amour entre « la belle » Hélène et Paris ? Auriez-vous le courage d’Achille, Hector ou Ulysse ? Cette nouvelle création offre un souffle romanesque à ce chef d’œuvre de l’Antiquité et permet, dès le plus jeune âge, de connaître et comprendre, de façon ludique, cette œuvre fondatrice de notre civilisation. Mise en scène de Benjamin Kerautret, avec Caroline Guisset, par la Ben Compagnie.</em></li>
</ul>
</li>



<li><strong>Macbeth</strong>
<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Heure :</strong>&nbsp;21h</li>



<li><strong>Lieu :</strong>&nbsp;Théâtre Nicolas Peskine</li>



<li><strong>Public :</strong>&nbsp;À partir de 13 ans (durée : 1h20)</li>



<li><strong>Tarif :</strong>&nbsp;De 6 à 12 €</li>



<li><strong>Résumé donné par VAT&nbsp;:</strong>&nbsp;<em>Nous allons vous conter : La pièce écossaise ! La pièce maudite dont personne n’ose proférer le nom ! La terrible, tragique et horrifique histoire de Macbeth ! Dans cette histoire, le clair est obscurité, l’obscurité claire. La splendeur immonde, l’immondice splendide. La justice pourrie, la pourriture juste. Un soir de victoire Macbeth et Banquo rencontrent trois étranges créatures qui vont leur révéler leur destin ! Faut-il ou non le suivre, quitte à sacrifier sa loyauté et se retrouver hanté par d’inexpiables fautes ? The fair is foul, the foul is fair ! Texte iconique à ne pas manquer ! D’après William Shakespeare, mise en scène, adaptation et écriture de Nathalie Kiniecik, regard extérieur de Nathalie Pellé, avec Loïc Chavigny, Nathalie Kiniecik et Mathilde Van Den Boom, par la Compagnie l’Intruse.</em></li>
</ul>
</li>
</ol>



<p>Comme le spectacle vivant, c’est de la convivialité,&nbsp;<strong>un espace restauration, géré par Julien Bignon (<em>Popote Blois</em>),</strong>&nbsp;<strong>sera disponible vendredi et samedi soir</strong>.&nbsp;<strong>Un bar</strong>&nbsp;sera également ouvert avant et après les représentations pour favoriser les échanges entre spectateurs.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-informations-pratiques">Informations pratiques</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Billetterie :</strong>&nbsp;<a href="http://www.festivalvat.com/">www.festivalvat.com</a></li>



<li><strong>Contact :</strong>&nbsp;07 56 80 32 75 ou&nbsp;<a>asso.viteautheatre@gmail.com</a></li>



<li><strong>Tarifs :</strong>
<ul class="wp-block-list">
<li>12 € adulte pour le premier spectacle</li>



<li>10 € adulte le 2e spectacle</li>



<li>8 € adulte à partir du 3e spectacle</li>



<li>6 € tarif réduit : moins de 18 ans, étudiant, minima sociaux, demandeur d’emploi.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/vite-au-theatre-2025-un-festival-foisonnant-et-essentiel">« Vite, au théâtre ! » 2025 : un festival foisonnant et… essentiel</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Nathalie Kiniecik, ou le théâtre vivant à la recherche d’un présent ultime</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/nathalie-kiniecik-ou-le-theatre-vivant-a-la-recherche-dun-present-ultime</link>
					<comments>https://bloiscapitale.com/nathalie-kiniecik-ou-le-theatre-vivant-a-la-recherche-dun-present-ultime#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jan 2025 16:44:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis près de vingt ans, Nathalie Kiniecik anime la scène blésoise avec sa compagnie L’Intruse. Metteuse en scène, comédienne et pédagogue, elle a su imposer un style, mêlant création artistique, ancrage territorial et transmission. Entre souvenirs marquants et réflexions sur le théâtre, elle revient sur son parcours, ses projets et sa vision du spectacle vivant. &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis près de vingt ans, <strong>Nathalie Kiniecik</strong> anime la scène blésoise avec sa <strong>compagnie <em>L’Intruse</em></strong>. Metteuse en scène, comédienne et pédagogue, elle a su imposer un style, mêlant création artistique, ancrage territorial et transmission. Entre souvenirs marquants et réflexions sur le théâtre, elle revient sur son parcours, ses projets et sa vision du spectacle vivant.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-debuts-marques-par-la-litterature-et-la-scene">Des débuts marqués par la littérature et la scène</h3>



<p>Nathalie Kiniecik a grandi dans un environnement propice à l’imaginaire et à la création. Dès son plus jeune âge, elle se distingue par un goût prononcé pour la mise en scène. <em><strong>« À chaque fois qu’il y avait le sapin de Noël, j’utilisais ça comme une scène de théâtre. Je travaillais des entrées, des sorties… Ce n’était pas pour les autres, c’était pour moi. »</strong></em> Ce premier contact instinctif avec l’univers de la représentation annonce déjà une vocation. L’enfance de Nathalie est également marquée par des lectures et des spectacles qui nourrissent son imaginaire.</p>



<p>Sa découverte du théâtre se fait progressivement, notamment au centre aéré, où elle improvise un spectacle avec une marionnette qu’elle avait confectionnée elle-même. Cette expérience suscite chez elle un déclic fondamental : <em><strong>« Quand j’ai entendu les rires de mes camarades, ça m’a produit une sensation immense. »</strong></em> Ce plaisir de susciter une réaction, d’être entendue et vue, restera un moteur essentiel de son parcours.</p>



<p>Parallèlement, <strong>la danse</strong> occupe une place importante dans son enfance et son adolescence. <em>« J’ai commencé en CE1 et j’en ai fait jusqu’à ma deuxième année de fac. Cette pratique m’a beaucoup influencée dans ma manière de concevoir l’espace scénique. »</em> La danse, tout comme le théâtre, lui permet d’explorer différents modes d’expression corporelle et de créer un lien singulier avec le public.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-passage-par-le-lycee-et-les-premieres-experiences-de-troupe">Le passage par le lycée et les premières expériences de troupe</h3>



<p><strong>Au lycée, elle intègre l’option théâtre,</strong> une chance qu’elle mesure pleinement. <em><strong>« C’était vraiment un coup de chance que cette option ouvre juste au moment où j’y allais. »</strong></em> Sous la direction de <strong>Nicolas Peskine,</strong> elle apprend les rudiments du jeu scénique. <em>« Il n’était pas dans l’encouragement facile, mais il pointait toujours ce qui allait et ce qui n’allait pas. Ce regard exigeant m’a beaucoup aidée. »</em> Ces années marquent aussi ses premières expériences de création collective. Elle raconte avec enthousiasme les journées de travail intensif et les petits spectacles montés avec ses camarades. C’est à cette époque qu’elle découvre l’importance du <strong>travail de groupe</strong> et du <strong>rôle d’un metteur en scène</strong> pour guider une équipe vers une création commune.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-double-formation-lettres-et-art-dramatique">Une double formation : lettres et art dramatique</h3>



<p>Après le bac, Nathalie choisit de poursuivre des études en lettres modernes tout en intégrant le <strong>conservatoire de Tours</strong>. Ce double parcours témoigne de <strong>son amour des textes et de la littérature.</strong> <em>« J’avais besoin de comprendre les textes de l’intérieur, de les travailler sous plusieurs angles. »</em> Bien qu’elle n’ait pas été admise au conservatoire dès sa première tentative, elle persévère et réussit l’année suivante. Cette expérience lui apprend la patience et la résilience, des qualités qu’elle transmettra plus tard à ses propres élèves.</p>



<p>Son passage au <strong>Théâtre National de Bretagne</strong> constitue une étape décisive dans sa carrière. Sous la direction de <strong>Stanislas Nordey,</strong> elle travaille avec des metteurs en scène variés et s’ouvre aux écritures contemporaines. <em>« Il avait une vraie pensée pédagogique. Il cherchait à comprendre ce dont chaque élève avait besoin pour progresser. »</em> Cette expérience lui permet d’acquérir une solide formation et de se constituer un réseau professionnel.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-fondation-de-l-intruse-une-aventure-personnelle-et-collective">La fondation de L’Intruse : une aventure personnelle et collective</h3>



<p>En 2006, elle fonde la compagnie L’Intruse. Le nom de la compagnie n’est pas choisi au hasard : il fait référence à la première pièce qu’elle a mise en scène, <em>L’Intruse</em> de <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Maeterlinck">Maurice Maeterlinck</a>. <em>« C’est l’auteur qui m’a le plus marquée. Ses textes résonnaient en moi d’une manière particulière. »</em></strong></p>



<p>Avec L’Intruse, Nathalie développe <strong>un théâtre ancré dans le territoire</strong>. Elle collabore étroitement avec la ville de Blois pour proposer des spectacles en plein air, notamment sur l’esplanade du château. Ces créations, souvent liées à l’histoire locale, rencontrent un grand succès. Parallèlement, elle anime des ateliers de théâtre et de lecture à voix haute. <em><strong>« Dès le début, j’ai voulu transmettre. Pour moi, le théâtre a une dimension sociale essentielle. »</strong></em> Sous l&rsquo;intitulé <em>« Nathalie lit »</em>, elle propose <strong>des lectures théâtralisées d’albums jeunesse</strong>, une activité qui lui tient particulièrement à cœur.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Créer pour transmettre : une vision du théâtre en constante évolution</h3>



<p>Depuis la création de la compagnie L’Intruse, Nathalie Kiniecik n’a jamais cessé de réinventer sa manière de concevoir le théâtre. Pour elle, tout commence par l’acte de créer, qu’il s’agisse de mettre en scène une pièce, d’interpréter un rôle ou de monter un projet de territoire. <em>« Il faut être à la base du projet. Quand on crée une mise en scène, c’est comme quand on crée une interprétation : <strong>il y a toujours quelque chose de vivant. »</strong></em></p>



<p>Cette vision du <em>« spectacle vivant »</em> est au cœur de sa pratique artistique. <strong>Ce qui stimule Nathalie, c’est cette nécessité d’être présente, ancrée dans l’instant, à chaque représentation.</strong> <em>« On peut avoir tout travaillé, tout calé, mais cela ne nous dédouane jamais d’être là, au présent. »</em> Pour elle, le théâtre n’a jamais une finalité fixe. <strong>Chaque spectacle est une œuvre en perpétuelle recréation,</strong> car le public, les circonstances et l’énergie du moment influent sur la manière dont il est joué. <em>« Il y aura toujours une autre finalité, car le jour d’après, il faut rejouer. Et rejouer, c’est se remettre en question. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Des projets qui s’entrelacent et se répondent</h3>



<p>Le théâtre de Nathalie Kiniecik est marqué par une cohérence. En 2023, lorsqu’elle reprend <em><a href="https://bloiscapitale.com/voici-les-dix-spectacles-du-prochain-festival-vite-au-theatre-a-blois#:~:text=%C2%AB%20Bulles%20bleues%20%C2%BB%20(28%20f%C3%A9vrier,Cr%C3%A9ation%20musicale%20%3A%20Sylvain%20Nourguier." target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bulles Bleues</a></em> de Maurice Maeterlinck dans le cadre du festival blésois <em>Vite au Théâtre !</em>, elle se rend compte que cette œuvre était déjà présente dans son parcours bien avant sa mise en scène. <em>« Bulles Bleues, je l’avais travaillée en partie dans la mise en scène d’Aglaven et Sélizette en 2002, quand nous avions pu monter un projet personnel durant l’été. <strong>Revenir à cette œuvre, c’était comme boucler la boucle. »</strong></em> Cette expérience lui donne un sentiment d’accomplissement et de cohérence. <em>« Tous les projets trouvent une cohérence. C’est comme les pièces d’un puzzle qui s’assemblent au fil du temps pour dessiner quelque chose de plus grand. »</em></p>



<p>Ce cheminement logique, presque naturel, l’a également conduite à un <strong>nouveau défi : la mise en scène de <em>Macbeth</em></strong> de Shakespeare. <em>« J’adore Hamlet, mais Macbeth s’est imposé à moi. Cette pièce a quelque chose de fascinant, presque de l’ordre de la fable noire. On ne sait pas vraiment à quel moment elle se déroule. Bien sûr, c’est en Écosse, mais cela pourrait être partout et nulle part. Cela m’a beaucoup fait penser à Maeterlinck. »</em></p>



<p>Cette <strong>résonance entre les œuvres de Maeterlinck et Shakespeare</strong> l’a même poussée à explorer différentes traductions de <em>Macbeth</em>, dont celle réalisée par Maeterlinck lui-même. <em>« C’est la seule pièce de Shakespeare que Maeterlinck a traduite. Finalement, ce n’est pas un hasard si j’ai choisi cette œuvre. C’est quelque chose qui était là, dans un coin de mon cerveau, et qui a fini par émerger. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une ouverture vers le répertoire classique</h3>



<p>Avec <em>Macbeth</em>, Nathalie renoue avec un désir de transmettre les grandes œuvres du répertoire classique à des publics variés, notamment les jeunes. Cette démarche s’inscrit dans la continuité de son travail sur <em>Les Fourberies de Scapin</em>, présenté sous une forme originale dans les collèges. Cependant, elle est consciente des défis que pose la diffusion de ces œuvres. <em>« On pense toujours aux théâtres et aux scènes nationales, mais <strong>il y a plein d’autres endroits où l’on peut jouer ces pièces. Les grandes œuvres du répertoire sont attendues</strong> : il suffit de prononcer le nom d’une pièce comme Macbeth ou Les Fourberies de Scapin pour attirer l’attention. »</em></p>



<p>Pour Nathalie Kiniecik, le théâtre ne se limite pas aux grandes institutions : il peut vivre partout, dans une salle des fêtes de village, une médiathèque ou un collège. C’est cette conviction qui l’anime et qui donne à son parcours une singularité précieuse.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La transmission, un moteur essentiel</h3>



<p>Au fil des années, Nathalie Kiniecik a trouvé un équilibre entre création artistique et transmission. Cette dimension pédagogique, elle la cultive à travers <strong>des projets variés et ambitieux, mêlant art, patrimoine et nature.</strong> <em>« L’année dernière, nous avons créé un spectacle dans la carrière de la Mutte, à Sargé-sur-Braye, dans une carrière de grès roussard. Moi, j’apprends plein de choses sur la nature. Comme j’adore ça, tout va bien. »</em></p>



<p>Ces spectacles itinérants, souvent <strong>en lien avec des espaces naturels sensibles (ENS), ont une double vocation : divertir tout en sensibilisant le public à la préservation de l’environnement.</strong> <em>« C’est une manière d’être proche des gens et, pédagogiquement, de faire passer tout un tas de choses importantes. »</em> Ce lien entre l’art et la nature est devenu une marque de fabrique de la compagnie L’Intruse, qui collabore étroitement avec le département du Loir-et-Cher.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Réaliser des rêves artistiques</h3>



<p>Malgré un parcours riche, Nathalie Kiniecik nourrit encore de nombreux projets artistiques. Après avoir coché la case Shakespeare avec <em>Macbeth</em>, elle envisage de s’attaquer à d’autres auteurs majeurs. <em><strong>« J’aimerais bien monter une pièce de Tchekhov. Et puis, il y a La Princesse Maleine de Maurice Maeterlinck. Je sais que je ne pourrai pas y couper. J’ai vraiment besoin de faire cette pièce. »</strong></em></p>



<p>Cette volonté de monter des œuvres majeures n’est pas qu’un objectif personnel ; elle s’inscrit dans une démarche artistique profonde, tournée vers le texte et sa transmission. Pour Nathalie, tout part des mots. <em><strong>« Finalement, on revient toujours au texte</strong>. L’essentiel, c’est le texte : comment on fait entendre l’œuvre d’un auteur, comment c’est ciselé, comment c’est écrit. <strong>Les mots ont une grande importance : la poésie, la manière dont c’est agencé… Pas juste les concepts, mais aussi les sonorités, la musique du texte. »</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une quête permanente de création</h3>



<p>En presque vingt ans de carrière avec la compagnie L’Intruse, Nathalie Kiniecik n’a jamais cessé de créer, d’explorer de nouvelles voies artistiques et de multiplier les casquettes. Comédienne, metteuse en scène, auteure, formatrice, elle assume ce rôle polyvalent, même si elle avoue parfois rêver de n’être <em>« que »</em> comédienne. <em>« Ce serait intéressant d’être uniquement interprète, de se remettre entre les mains d’un metteur en scène. Je ne dirais pas que ce serait des vacances, mais ce serait reposant de ne pas devoir tout gérer : le planning, le chargement des décors, le lavage des costumes, leur entreposage… »</em></p>



<p>Cette réflexion sur son rôle d’interprète l’a amenée à aborder son métier avec une grande humilité et une profonde écoute du texte. <em>« Quand je joue, je ne me dis jamais : « Il faut que je fasse ça comme ça. » <strong>J’attends que le texte fasse son œuvre à l’intérieur de moi.</strong> C’est à force de le dire, de le répéter, que certaines choses émergent naturellement. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Nathalie-Kiniecik-314-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-21968" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Nathalie-Kiniecik-314-1024x682.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Nathalie-Kiniecik-314-300x200.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Nathalie-Kiniecik-314-768x511.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Nathalie-Kiniecik-314.jpg 1319w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Crédit photo : Audrey Chevallier</figcaption></figure></div>


<h3 class="wp-block-heading">Une approche ludique et intuitive du jeune public</h3>



<p>Au fil des années, Nathalie Kiniecik a su développer <strong>un lien particulier avec le jeune public.</strong> Pour elle, tout a commencé par une passion profonde pour la littérature jeunesse. <em><strong>« À la base, c’est parce que j’adore cette littérature.</strong> Ce sont toujours les mots, les histoires, la manière dont elles sont racontées qui m’attirent. »</em> Cette passion a rapidement évolué vers <strong>une volonté de transmettre, d’éveiller l’imaginaire des enfants</strong> et de créer un pont entre eux et le spectacle vivant.</p>



<p>Ce travail minutieux de mise en scène, notamment dans les spectacles pour enfants, repose sur une connaissance fine de ce <strong>public exigeant.</strong> Elle évoque avec amusement l’un de ses spectacles, <em>Les livres font leur cirque</em>, une création originale où les livres deviennent des personnages réalisant des numéros de cirque. Parmi eux, un <em>« livre sauvage »</em> devait être dompté. <em>« Ce livre sauvage ne parlait pas. Je décide alors de lui apprendre à parler et je me dis : le premier mot que je vais lui faire dire, c’est “maman”. Le livre répond “papa”, et là, les enfants explosent de rire. »</em> Pour Nathalie, <strong>ce type de réaction montre à quel point l’humour naît souvent de l’inattendu.</strong> Elle raconte avec modestie qu’elle ne s’attendait pas à une telle explosion de rires : <em>« Quand j’ai écrit ce passage, je pensais que ça allait faire sourire, mais pas autant. Ce que les enfants apprécient, c’est le caractère inattendu de la situation. Ils s’attendent à une chose et en entendent une autre. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="584" height="878" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/nathalie-Kiniecik.jpg" alt="" class="wp-image-21971" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/nathalie-Kiniecik.jpg 584w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/nathalie-Kiniecik-200x300.jpg 200w" sizes="auto, (max-width: 584px) 100vw, 584px" /><figcaption class="wp-element-caption">Crédit Photo : Audrey Chevalier</figcaption></figure></div>


<h3 class="wp-block-heading">Un théâtre toujours en mouvement, au contact des spectateurs</h3>



<p>Si Nathalie Kiniecik se plaît à créer pour les enfants, elle ne se limite pas à ce public. La diversité des spectateurs, qu’ils soient jeunes ou adultes, issus de milieux différents, fait partie intégrante de son projet artistique.<em><strong> « C’est important d’avoir des publics variés et de proposer des choses différentes. Peut-être que c’est pour ça qu’on s’appelle L’Intruse. On cherche toujours à aller là où on ne nous attend pas. »</strong></em></p>



<p>Cette philosophie l’amène à repenser la place du théâtre dans la société. <em><strong>« J’aime l’idée de casser les codes.</strong> Les gens pensent souvent que le théâtre, c’est un endroit où l’on s’assoit dans une salle sombre et où l’on doit écouter religieusement un texte écrit il y a des décennies. Mais non, le théâtre peut se jouer ailleurs : au milieu d’un espace naturel, dans un village, sur une place publique. »</em> Cette volonté de surprendre et d’innover fait partie intégrante de l’identité de la compagnie <em>L’Intruse</em>. Pour Nathalie, le théâtre est une expérience vivante qui doit toucher les spectateurs là où ils ne s’y attendent pas. <em>« <strong>Emmener les spectateurs dans des lieux inattendus, leur montrer qu’une scène peut se dresser n’importe où, c’est ça, l’idée. »</strong></em></p>



<p>Cette démarche s’inscrit dans une quête de sens et d’utilité. <em>« Peut-être que dans le public, il y aura un enfant qui va se dire : “Mais incroyable ! Je vais peut-être faire ça, moi, plus tard.” On ne sait jamais. <strong>Si on peut éveiller des vocations, c’est merveilleux. »</strong></em></p>



<p>Nathalie Kiniecik conçoit le théâtre comme un art au service des autres, une passerelle entre les mots, les histoires et les émotions. Que ce soit en adaptant des textes classiques pour les collégiens, en jouant devant des tout-petits ou en emmenant les spectateurs dans des lieux patrimoniaux, elle cherche à <strong>créer un théâtre qui dialogue avec son public. </strong><em>« Ce que je veux, c’est que le théâtre reste un espace de rencontre, un moment de partage où les spectateurs, quel que soit leur âge, vivent une expérience. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Vingt ans de créations et un avenir en pleine ébullition</h3>



<p>Pour Nathalie Kiniecik, vingt ans de carrière avec la compagnie <em>L’Intruse</em> n’ont pas entamé son énergie créatrice ni son envie d’explorer de nouvelles voies. Si l’aventure a commencé avec des spectacles historiques ou littéraires, elle s’est progressivement élargie vers des formes plus participatives et ancrées dans le territoire. La metteuse en scène et comédienne insiste d’ailleurs sur l’importance de cet ancrage local : <strong><em>« On travaille pour les gens, et les gens nous le rendent bien »</em></strong>, dit-elle, évoquant les partenariats réguliers avec des structures du Loir-et-Cher et les nombreux projets montés en collaboration avec le département et les collectivités.</p>



<p>Mais Nathalie n’est pas dupe des difficultés économiques que peuvent rencontrer les compagnies théâtrales : <em><strong>« Politiquement, avec toutes les réductions de budget, on sent que les choses vont devenir de plus en plus compliquées. »</strong></em> Malgré tout, elle reste optimiste, convaincue que la culture a un rôle essentiel à jouer, non seulement sur le plan économique, mais aussi en termes de cohésion sociale : <em><strong>« Regarder ensemble un spectacle, c’est un moment de partage unique. À une époque où on peut être très isolé, chacun devant son écran, ça fait du bien de se rassembler et de vivre une expérience commune. »</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Un festival, un rôle central et une quête permanente</h3>



<p>Avec le festival <strong><em><a href="https://bloiscapitale.com/naissance-de-l-association-vite-au-theatre-une-nouvelle-dynamique-pour-le-theatre-blesois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vite au Théâtre !</a></em></strong> (11 au 15 février 2025), plusieurs compagnies s’emploient à rendre le théâtre accessible à toutes et tous. L’événement, qui attire chaque année un large public à Blois, témoigne de leur volonté de créer des moments forts et fédérateurs autour du spectacle vivant. Nathalie, qui endosse à la fois les casquettes de metteuse en scène, comédienne et organisatrice, évoque avec enthousiasme la préparation de l’édition à venir : <em>« On espère qu’il y aura du monde, mais normalement oui. </em><strong><em>C’était plein l’année dernière, et cette année, ça peut être encore plus que plein ! </em>»</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="878" height="878" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Nathalie-l-intruse.jpg" alt="" class="wp-image-21972" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Nathalie-l-intruse.jpg 878w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Nathalie-l-intruse-300x300.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Nathalie-l-intruse-150x150.jpg 150w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Nathalie-l-intruse-768x768.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 878px) 100vw, 878px" /><figcaption class="wp-element-caption">Crédit photo : Lucien Rion</figcaption></figure></div>


<p>Interrogée sur son rapport au jeu et à la répétition, Nathalie décrit un processus complexe, entre rigueur et lâcher prise, toujours au service du présent : <em>« Répéter, c’est approfondir le texte jusqu’à ce qu’il soit complètement intégré. Mais sur scène, il faut que tout se dise comme si ça venait d’être inventé. <strong>C’est ça, le présent ultime. »</strong></em> Une quête exigeante qui anime chacune de ses représentations, qu’il s’agisse de drames ou de comédies, de moments graves ou de scènes légères. Et pourtant, cette exigence ne la prive jamais du plaisir de jouer : <em><strong>« Tout au théâtre est absolument faux et absolument vrai à la fois.</strong> On sait que c’est préparé, et pourtant, quand ça arrive sur scène, c’est tout à fait réel. <strong>C’est cette magie-là qui fait qu’on ne se lasse jamais. »</strong></em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://www.thebookedition.com/fr/l-amour-qui-s-eprouve-p-413087.html"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="918" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-1024x918.png" alt="l'amour qui s'éprouve" class="wp-image-21900" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-1024x918.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-300x269.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-768x688.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-1536x1377.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025.png 1562w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/nathalie-kiniecik-ou-le-theatre-vivant-a-la-recherche-dun-present-ultime">Nathalie Kiniecik, ou le théâtre vivant à la recherche d’un présent ultime</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Naissance de l&#8217;association « Vite, au théâtre » : une nouvelle dynamique pour le théâtre blésois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Oct 2024 15:12:17 +0000</pubDate>
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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/naissance-de-l-association-vite-au-theatre-une-nouvelle-dynamique-pour-le-theatre-blesois">Naissance de l&rsquo;association « Vite, au théâtre » : une nouvelle dynamique pour le théâtre blésois</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p>L’association « <strong>Vite, au théâtre</strong> » a été officiellement présentée vendredi à la Maison des Provinces de Blois. Cette association est née de la volonté de <strong>quatre compagnies de théâtre blésoises </strong>de structurer leur collaboration à long terme, après trois années de travail conjoint dans le cadre du <strong>festival du même nom</strong>, <strong>Vite, au théâtre !</strong>, qui se déroule chaque année, notamment au <strong>Théâtre Nicolas Peskine</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-collaboration-qui-se-structure">Une collaboration qui se structure</h2>



<p>Le festival <strong>Vite, au théâtre !</strong>  &#8211; rituellement pendant la première semaine des <strong>vacances de février</strong> &#8211; est rapidement devenu un rendez-vous incontournable. L’<a href="https://bloiscapitale.com/cette-semaine-a-blois-il-faut-aller-vite-au-theatre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">édition 2024</a> a rencontré un tel succès (<strong>102% de taux de remplissage</strong> et plus de 2.500 spectateurs) qu’il est apparu nécessaire à plusieurs des compagnies fondatrices &#8211; <strong><a href="https://www.labencompagnie.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ben Compagnie</a></strong>, <strong>Compagnie BODOBODÓ</strong>, <strong>Compagnie du Divan</strong>, et <strong>Compagnie l’Intruse</strong> &#8211; de se regrouper pour pérenniser l’événement et favoriser de nouvelles initiatives. Ensemble, elles ont pris la décision de formaliser leur collaboration avec la création d&rsquo;une association en juin dernier.</p>



<p>Cette association représente un <strong>aboutissement logique après plusieurs années de collaboration fructueuse, </strong>nous explique <strong>Agnès Verlinde</strong>, présidente de l&rsquo;association nouvellement créée. Depuis le début, la ville de Blois encourageait la constitution d’une structure qui pourrait organiser le festival de manière autonome. Le but étant également de mutualiser des ressources, d’accompagner la création artistique et de renforcer l’action des compagnies sur le territoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vite-au-theatre">Vite, au théâtre !</h2>



<p><strong>L&rsquo;idée du festival Vite, au théâtre !</strong> <em>« autour de six compagnies* qui se connaissaient, mais sans travailler de manière collaborative »</em> <strong>a vu le jour avant la pandémie de Covid-19</strong>, nous explique <strong>Nathalie Kiniecik</strong> (Compagnie l&rsquo;Intruse). D&rsquo;une sollicitation de la municipalité de Blois afin de réaliser un état des lieux du théâtre, et des échanges qui ont suivi, est née l’idée de créer un festival, afin de tester la collaboration entre différentes compagnies pendant une semaine. Et puis, <em>« <strong>le Covid est arrivé, il a fragilisé la scène culturelle, et paradoxalement, cela nous a donné encore plus envie de continuer sur ce projet, de montrer nos créations, et de travailler ensemble dans une émulation »</strong></em>, ajoute Nathalie.</p>



<p>Le festival est ainsi devenu un espace de travail collaboratif, où les compagnies locales peuvent non seulement montrer leurs créations, mais aussi mutualiser des ressources, échanger des idées et explorer de nouvelles formes artistiques. <strong><em>« La première édition a été formidable. La deuxième édition aussi, puis la troisième a été formidable !</em></strong> dit dans un sourire Nathalie Kiniecik. <em>À partir de là, on s&rsquo;est dit : <strong>« Il faut qu&rsquo;on y aille ! Continuons !</strong> On a senti aussi qu&rsquo;on avait envie, au-delà du festival, peut-être de pouvoir porter un certain nombre d&rsquo;autres projets. »</em></p>



<p><em>« Les deux premières années, le festival a été porté par la Ville de Blois »</em>, précise <strong>Claudie Olivier</strong> (Compagnie Bodobodó). <em>« Elle nous incitait à aller plus loin en matière de collectif en créant une structure qui soit propre à ce festival et qui réunisse les différentes compagnies. Et il y a eu une première étape de nouveau portage, une étape d&rsquo;autonomisation par rapport à la ville, avec Accords Centre-Val de Loire, même si évidemment l&rsquo;essentiel du financement reste un financement Ville de Blois ».</em></p>



<p>L’une des forces de la nouvelle association est également sa capacité à intégrer des profils variés**, issus du monde associatif, de l’enseignement et de la culture. <em><strong>« C’est ce mélange qui fait la richesse de Vite, au théâtre ! »</strong></em>, souligne <strong>Charles Jouteux</strong>, co-trésorier.</p>



<p><strong>Agnès Verlinde</strong> évoque les perspectives d’avenir de l’association, en précisant que le travail du collectif ne se limitera pas à l’organisation du festival.<em> <strong>« Plus on est nombreux, plus le travail est intéressant. </strong>Il faut trouver des consensus, avoir de bonnes idées… Nous espérons pouvoir développer d’autres événements et permettre à d’autres compagnies de rejoindre notre collectif »</em>. <strong>À terme, l’association pourrait donc devenir un acteur majeur</strong> de la création théâtrale à Blois, voire dans le Loir-et-Cher, en offrant un cadre structuré pour la diffusion et la production d’œuvres locales. <em>« Mais il y a deux temporalités. D&rsquo;abord structurer notre fonctionnement collectif et<strong> s&rsquo;ancrer dans le paysage avec les deux prochaines éditions du festival afin qu&rsquo;il ne puisse pas être remis en question,</strong></em> observe Charles Jouteux. <em><strong>Après, nous pourrons envisager des projets, et il y en a déjà. On ne s&rsquo;interdit rien. »</strong></em> Y compris aller ailleurs dans le département avec le festival.</p>



<p>Rien n&rsquo;est interdit, pas même <strong>l&rsquo;intégration d&rsquo;autres compagnies</strong> ultérieurement. <em><strong>« Nous avons invité cinq compagnies locales à participer au festival en 2025</strong>, et ces compagnies, si elles le souhaitent et si elles répondent à nos critères, pourraient, à terme, intégrer l&rsquo;association, et le comité artistique du festival »</em>, précise Nathalie Kiniecik. Cela permettrait d’élargir le cercle et de continuer à faire grandir ce collectif de manière organique et démocratique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le festival 2025 : des ambitions renouvelées</h2>



<p>L’un des objectifs immédiats de l’association <strong>Vite, au théâtre</strong> est la préparation de la prochaine édition du festival, qui aura lieu du <strong>11 au 16 février 2025</strong>. Ce festival, qui se déroulera comme chaque année pendant la première semaine des vacances scolaires de février, <strong>conservera son format habituel avec des professionnels et des amateurs, et une programmation ouverte à tous les publics,</strong> des enfants aux adultes.</p>



<p>Comme lors des précédentes éditions, le festival proposera une <strong>programmation variée</strong>, mêlant des créations locales, des œuvres classiques revisitées et des spectacles de théâtre contemporain. <em>« Nous allons explorer des univers très différents »</em>, prévient Nathalie Kiniecik. Le festival intégrera également des formes théâtrales innovantes, comme <strong>des concerts théâtralisés et des spectacles d&rsquo;objets</strong>, ou des <strong>« befores »</strong>, toujours dans un souci d&rsquo;ouverture et de diversité artistique.</p>



<p>Outre les représentations au <strong>Théâtre Nicolas Peskine</strong> (150 places), plusieurs autres lieux blésois seront mis à contribution, notamment la <strong>Maison des Provinces</strong>, où des ateliers et des répétitions se tiendront, et la <strong>salle Marivaux</strong>, utilisée pour des lectures et des répétitions. Un partenariat est également en cours avec la <strong>bibliothèque Abbé Grégoire</strong> pour accueillir un événement en lien avec le festival.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="670" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/vite-au-theatre-BLOIS-1024x670.jpg" alt="Vite au théâtre BLOIS" class="wp-image-19717" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/vite-au-theatre-BLOIS-1024x670.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/vite-au-theatre-BLOIS-300x196.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/vite-au-theatre-BLOIS-768x503.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/vite-au-theatre-BLOIS-1536x1005.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/vite-au-theatre-BLOIS-2048x1340.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Charles Jouteux, Claudie Olivier, Didier Hauchard, Benjamin Kerautret, Nathalie Kiniecik, Agnès Verlinde, Céline Moreau</figcaption></figure>



<p>L’un des grands objectifs de l’association est également de <strong>maintenir un lien fort avec le jeune public. </strong><em>« Nous travaillons en partenariat avec la Ligue de l’enseignement pour que les enfants qui viennent assister aux spectacles soient bien accompagnés »</em>, explique <strong>Agnès Verlinde</strong>. <em><strong>« Nous voulons qu’ils comprennent ce qu’ils vont voir et qu’ils repartent avec une vraie connaissance du théâtre, </strong></em>rebondit Charles Jouteux, délégué culturel de la fédération 41 de la Ligue de l&rsquo;enseignement.<em> <strong>Nous souhaitons qu&rsquo;ils deviennent des spectateurs,</strong> au-delà de la sortie. Ce travail avec les jeunes est essentiel pour assurer la transmission de notre passion. »</em></p>



<p>En termes de financement, l’association continue de bénéficier du soutien de la ville de Blois, ainsi que d’autres partenaires institutionnels, comme le département de Loir-et-Cher et la région Centre-Val de Loire. Toutefois, elle espère également <strong>diversifier ses sources de financement</strong> à l&rsquo;avenir avec des subventions et du mécénat. Ce que le statut d&rsquo;association peut permettre. Afin que nous puissions aller <em>« Vite, au théâtre »</em>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><em>*&nbsp;Après 47 ans d&rsquo;existence, la Compagnie du Hasard raccroche à la fin de l’année 2024.</em> <em>Quant à la Compagnie Jean et Faustin, elle est concentrée sur d&rsquo;autres projets. D&rsquo;où l&rsquo;absence dans l&rsquo;association de ces deux entités originelles.</em></p>



<p><em>**Le conseil d’administration de l’association composé de : Agnès Verlinde (présidente), Pascale Le Bourhis et Lyne Coutellier (cosecrétaires), Aurélie Boscq et Charles Jouteux (cotrésoriers), Natacha Bazin, Didier Hauchard et Elodie Lenoble (administrateurs).</em></p>
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		<title>Vite au théâtre ! : un final réjouissant à la Halle aux grains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Mar 2024 18:47:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce dimanche après-midi le festival Vite au théâtre ! 2024 tirait sa révérence dans une Halle aux grains archi pleine avec un final à la gloire des « Saltimbanques ! », un spectacle unique qui réunissait comédiens amateurs et professionnels de toutes les générations pour une communion générale, et un partage joyeux de l&#8217;amour du &#8230;</p>
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<p>Ce dimanche après-midi le <a href="https://bloiscapitale.com/cette-semaine-a-blois-il-faut-aller-vite-au-theatre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">festival</a> <em><strong>Vite au théâtre ! 2024</strong></em> tirait sa révérence dans une <strong>Halle aux grains archi pleine</strong> avec un <strong>final</strong> à la gloire des <em><strong><a href="https://www.festivalvat.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« Saltimbanques ! »</a></strong></em>, un spectacle unique qui réunissait comédiens amateurs et professionnels de toutes les générations pour une communion générale, et un <strong>partage joyeux de l&rsquo;amour du théâtre</strong> en particulier.</p>



<p>Entouré de Cédric Marmuse et de Fabienne Quinet, <strong>le maire de Blois, Marc Gricourt, a ouvert le dernier acte de ce festival de théâtre </strong>&#8211; qui connait un engouement populaire &#8211; par un discours. L&rsquo;édile a confirmé aux Blésoises et Blésois qu&rsquo;un <strong>théâtre de 500 places</strong> serait construit à compter de début janvier 2026 pour la Scène nationale, actuellement en résidence à la Halle aux grains. Le maire s&rsquo;est dit impressionné par le travail collectif* produit pour ce final. <em>« C&rsquo;est toujours impressionnant de voir comment, en si peu de temps, il est possible de monter une pièce avec des troupes variées, allant des amateurs aux professionnels</em>, a déclaré Marc Gricourt. <em>Je pense que c&rsquo;est véritablement extraordinaire et <strong>cela illustre également notre conception de l&rsquo;action culturelle, qui repose sur une participation citoyenne active. </strong>Alors, merci à chacune et à chacun, le public aussi, car sans lui, ce succès ne serait pas aussi manifeste. <strong>Applaudissons tous nos artistes et toutes les troupes qui ont contribué à ce succès en 2024. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6868-1024x768.jpeg" alt="Vite au Théâtre" class="wp-image-13530" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6868-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6868-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6868-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6868-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6868-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p><strong>Le prologue</strong> proposé a été réalisé par l&rsquo;atelier théâtre 12-15 ans de la Maison des Provinces, avec un court scénario écrit grâce à l&rsquo;aide précieuse de <a href="https://bloiscapitale.com/laura-desprein-ma-priorite-cest-le-theatre-et-le-roman" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Laura Desprein</a> et Lisa Caratis. Ensuite, les ateliers de théâtre de Blois se sont unis pour présenter une vision généreuse et holistique du théâtre, basée sur une proposition et un texte de Madeline Fouquet. « Saltimbanques! » comportait des extraits de divers auteurs : « Ce soir on improvise » de Luigi Pirandello, avec une réflexion sur l&rsquo;improvisation.; « La mouette » d&rsquo;Anton Tchekhov, traitant de la difficulté de s&rsquo;affirmer comme metteur en scène; « Nous les héros » de Jean-Luc Lagarce, parlant d&rsquo;une troupe théâtrale dans l&rsquo;Europe de l&rsquo;Est; « Tragédie » de Jean-Michel Ribes, avec un ton ironique sur la réception d&rsquo;une œuvre; « L&rsquo;impromptu de Versailles » de Molière, se concentrant sur les difficultés rencontrées par une troupe de théâtre à répéter une pièce commandée par le roi.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6869-1024x768.jpeg" alt="Vite au Théâtre" class="wp-image-13531" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6869-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6869-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6869-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6869-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6869-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>Mais aussi : « Comme il vous plaira » de William Shakespeare, une réflexion sur le monde en tant que théâtre; « Elvire Jouvet 40 » de Brigitte Jaques-Wajeman, qui est une pièce basée sur Molière et la comédie classique de Louis Jouvet, prenant place pendant la Seconde Guerre mondiale; « Nous les héros » de Jean-Luc Lagarce, où l&rsquo;on retrouve une troupe théâtrale errante; « 45 ça va » de Jean-Claude Grumberg et « Six personnages en quête d&rsquo;auteur » de Luigi Pirandello, qui met en scène des personnages en quête de leur propre voix; « Maison du peuple » d&rsquo;Eugène Durif, invitant à se rassembler pour parler et rêver du théâtre; « Tragédie » de Jean-Michel Ribes, finissant avec une note ironique sur l&rsquo;appréciation de l&rsquo;art théâtral.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6870-1024x768.jpeg" alt="Vite au Théâtre" class="wp-image-13532" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6870-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6870-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6870-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6870-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6870-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>Enfin : « Clap-clap » d&rsquo;Emmanuel Faventines et Baptiste Touret, une performance par un chœur amateur et des jeunes musiciens; « Italienne scène et orchestre » de Jean-François Sivadier, sur les coulisses, et « Après le théâtre » d&rsquo;Anne Sylvestre.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6871-1024x768.jpeg" alt="Vite au Théâtre" class="wp-image-13533" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6871-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6871-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6871-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6871-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6871-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>

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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6875-1024x768.jpeg" alt="Vite au Théâtre" class="wp-image-13534" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6875-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6875-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6875-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6875-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6875-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>Les derniers mots sont revenus à <strong>Nathalie Kiniecik</strong>, au nom de toutes et tous. <em>« Nous sommes ensemble, heureux d&rsquo;être réunis aujourd&rsquo;hui. Il y avait des gens de tous horizons, des ateliers proposés par toutes les maisons de quartier : la Maison Bégon, la Maison des Provinces, et l&rsquo;Espace Rosa Parks, tous réunis avec le conservatoire et le lycée pour vous offrir ce spectacle à un prix défiant toute concurrence ! »</em>, a lancé avec amusement l&rsquo;actrice et co-auteure. <em>« Il est peut-être temps de mettre en lumière quelque chose d&rsquo;unique : <strong>le spectacle que vous venez de vivre est exceptionnel, montré une seule fois. C&rsquo;est extrêmement rare</strong> et précieux dans notre quotidien d&rsquo;artistes. Ces moments sont vécus très rarement. Les jeunes qui ont participé garderont ce souvenir dans leur mémoire pendant très longtemps, tout comme vous, en tant que spectateurs. <strong>Vous avez vu quelque chose d&rsquo;unique, que personne d&rsquo;autre dans l&rsquo;univers n&rsquo;aura vu !</strong> <strong>Nous vous disons à l&rsquo;année prochaine, avec impatience et gratitude. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6877-1024x768.jpeg" alt="Vite au Théâtre" class="wp-image-13536" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6877-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6877-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6877-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6877-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_6877-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p><em>*Conception : Laura Desprein, Madeline Fouquet, Nathalie Kiniecik, Agnès Verlinde, avec la Ben Compagnie, la Compagnie Bodobodó, la Compagnie du Divan, la Compagnie du Hasard, la Compagnie l’Intruse, la Compagnie Jean et Faustin, les élèves de la spécialité théâtre du Lycée Dessaignes et du Conservatoire à Rayonnement Départemental, les adhérent·e·s de l’ALCV, de l’ALEP, de l’Espace Quinière – Rosa-Parks, de l’Espace Mirabeau, de la Maison de Bégon, de la Maison des Provinces et du théâtre de l’EPI.</em></p>
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		<title>Découvrir « Antigone vs Créonne » avec Emmanuel Faventines et Danièle Marty</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Feb 2024 18:04:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dix spectacles illumineront le prochain festival «&#160;Vite au Théâtre&#160;» à Blois, du&#160;27 février au 3 mars 2024. On trouvera au théâtre Nicolas Peskine, le vendredi 1er mars (20h30), grâce à la Compagnie du Hasard, « Antigone vs Créonne », une création contemporaine d&#8217;Emmanuel Faventines, inspirée par les tragédies antiques de Sophocle et Anouilh. Cette œuvre transpose le &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dix spectacles illumineront le prochain festival <em><strong><a href="https://bloiscapitale.com/voici-les-dix-spectacles-du-prochain-festival-vite-au-theatre-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«&nbsp;Vite au Théâtre&nbsp;»</a></strong></em> à Blois, du&nbsp;27 février au 3 mars 2024. On trouvera au <strong>théâtre Nicolas Peskine</strong>, le <strong>vendredi 1er mars</strong> (20h30), grâce à la <a href="https://compagnieduhasard.com/antigonevscreonne/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Compagnie du Hasard</a>, <em><strong>« Antigone vs Créonne »</strong></em>, une création contemporaine d&rsquo;<strong>Emmanuel Faventines</strong>, inspirée par les tragédies antiques de Sophocle et Anouilh. </p>



<p>Cette œuvre transpose le mythe d&rsquo;Antigone <strong>dans le contexte actuel,</strong> explorant une journée intense impliquant des policiers municipaux dépassés, une psychologue survitaminée, et un chœur vidéo de citoyens d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. <strong>La pièce pose des questions éternelles</strong> sur notre place dans le monde, nos actions, nos valeurs, et jusqu&rsquo;où nous sommes prêts à aller pour ce qui nous semble juste​<a href="https://compagnieduhasard.com/antigonevscreonne/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>



<p>La pièce met en scène une Antigone rebelle et fougueuse qui s&rsquo;oppose à sa tante Créonne, une femme de pouvoir. Car dans la réinterprétation contemporaine « Antigone vs Créonne » par Emmanuel Faventines, <strong>le personnage traditionnellement masculin de Créon est transformé en Créonne, une femme de pouvoir. </strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="616" height="324" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Compagnie-du-hasard.png" alt="" class="wp-image-12999" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Compagnie-du-hasard.png 616w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Compagnie-du-hasard-300x158.png 300w" sizes="auto, (max-width: 616px) 100vw, 616px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo Compagnie du hasard</figcaption></figure></div>


<p>Emmanuel Faventines a réécrit et mis en scène « Antigone », réalisant ainsi <em><strong>« un vieux rêve »</strong></em>, comme il nous l&rsquo;a confié : <em>« Ayant découvert les versions d&rsquo;Anouilh et de Sophocle en 3e, <strong>cette pièce a été pour moi une source d&rsquo;inspiration et m&rsquo;a donné envie de faire du théâtre</strong>. Elle pousse la jeunesse à s&rsquo;interroger sur son rôle dans la vie, la société et son rapport aux dieux. <strong>Mon objectif était de rendre « Antigone » encore plus contemporaine, </strong>en l&rsquo;ancrant dans notre époque et en adaptant l&rsquo;histoire à nos jours, tout en faisant écho aux questions universelles qui se posent à chaque génération, particulièrement aux jeunes. »</em> Et en les faisant participer. <em>« Nous avons inclus des ateliers avec des lycéennes, des lycéens, mais aussi des retraités, qui ont eu l&rsquo;opportunité d&rsquo;exprimer leur point de vue sur les thèmes de la pièce, tels que la loi, la désobéissance et l&rsquo;obéissance, à travers <strong>des vidéos projetées pendant le spectacle, remplaçant ainsi le chœur antique.</strong> Cette modernisation a permis d&rsquo;ajouter une dimension interactive et de refléter les opinions des citoyens d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. »</em></p>



<p>Un des axes majeurs de la réécriture était d&rsquo;<strong>introduire de l&rsquo;humour</strong>, notamment à travers les personnages des policiers municipaux, qui prennent la place des gardes et des messagers de l&rsquo;antiquité, apportant ainsi une légèreté à la tragédie. Un autre aspect important a été <strong>la féminisation du personnage de Créon</strong>, transformé en <strong>Créonne</strong>, <em>« pour montrer qu&rsquo;une femme peut également être à la tête d&rsquo;une cité et pour rééquilibrer les forces en présence »</em>. Ce choix met en avant <strong>un débat d&rsquo;idées plutôt qu&rsquo;un conflit de générations ou de sexes,</strong> soulignant les enjeux philosophiques et moraux de la pièce.</p>



<p>La réécriture a également adapté le contexte de la pièce aux enjeux contemporains, comme les violences policières et les manifestations qui dégénèrent, faisant écho à des événements réels tels que la tragique disparition de <strong>Steve Maia Caniço</strong> à Nantes lors de la Fête de la musique. <em>« Cette mise en contexte moderne permet aux spectateurs de trouver des résonances avec les événements actuels, que ce soient les mouvements des Gilets Jaunes ou les conflits internationaux, rendant « Antigone » pertinente et engageante pour un public contemporain »</em>, nous explique l&rsquo;auteur.</p>



<p><em>« Ce que je trouve incroyable avec le personnage d&rsquo;Antigone et la pièce elle-même, c&rsquo;est leur capacité à résonner avec les spectateurs, quel que soit le contexte »</em>, rebondit Danièle Marty. <em>« Que ce soit lors des manifestations des Gilets Jaunes ou pendant la crise du Covid, où il était interdit d&rsquo;enterrer les morts, les gens ont pu <strong>faire le lien</strong> avec l&rsquo;histoire d&rsquo;Antigone, sans que nous ayons à modifier le texte. <strong>C&rsquo;est la perspective du public qui s&rsquo;adapte, trouvant des parallèles avec l&rsquo;actualité.</strong></em> <em>C&rsquo;est fascinant de constater à quel point l&rsquo;histoire d&rsquo;Antigone, écrite par Sophocle puis reprise par Anouilh, Brecht, et tant d&rsquo;autres à travers différents médias, continue de parler aux gens. »</em></p>



<p>Dans ce projet, les élèves et comédiens amateurs interviennent dans un chœur vidéo comme le chœur antique, pour commenter les actions de la pièce. <em>« Chacun pouvait s&rsquo;exprimer librement, sans directive de notre part, choisissant le moment de la pièce qui les interpellait le plus. <strong>Il est intéressant de voir que tous ne s&rsquo;identifient pas à Antigone</strong> : certains se rangent du côté d&rsquo;Ismène, d&rsquo;autres soutiennent Créon, tandis que d&rsquo;autres encore s&rsquo;identifient au père ou au cousin timide, Hémon »,</em> observe Danièle Marty. <em><strong>« C&rsquo;est émouvant, c&rsquo;est chouette de voir ces jeunes prendre position et réfléchir de manière claire. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="724" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Affiche-Antigone-vs-Creonne-Cie-du-Hasard-724x1024.jpg" alt="" class="wp-image-12997" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Affiche-Antigone-vs-Creonne-Cie-du-Hasard-724x1024.jpg 724w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Affiche-Antigone-vs-Creonne-Cie-du-Hasard-212x300.jpg 212w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Affiche-Antigone-vs-Creonne-Cie-du-Hasard-768x1086.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Affiche-Antigone-vs-Creonne-Cie-du-Hasard-1086x1536.jpg 1086w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Affiche-Antigone-vs-Creonne-Cie-du-Hasard-1448x2048.jpg 1448w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Affiche-Antigone-vs-Creonne-Cie-du-Hasard.jpg 1810w" sizes="auto, (max-width: 724px) 100vw, 724px" /></figure></div>


<p>Malgré le caractère classique de l&rsquo;œuvre, qui peut intimider certains jeunes, l&rsquo;expérience des 30 représentations passées montre que <strong>même celles et ceux qui n&rsquo;avaient jamais entendu parler d&rsquo;Antigone ont pu apprécier la pièce, </strong>la considérant comme une œuvre moderne parlant de leur réalité.</p>



<p><em>« Il est toujours délicat d&rsquo;amener la jeunesse au théâtre, mais une fois sur place, le spectacle fonctionne bien. <strong>Il est important de rendre le théâtre accessible, que ce soit dans le cadre scolaire ou grâce à l&rsquo;entourage.</strong> La pièce contient des moments comiques qui permettent aux jeunes de s&rsquo;identifier, notamment à travers les histoires d&rsquo;amour et les interactions entre les personnages,</em> commente Emmanuel Faventines. <em><strong>Pour la réécriture de « Antigone », il était essentiel de moderniser le langage tout en conservant la structure et les personnages principaux.</strong> La transposition dans un contexte français contemporain implique certaines modifications, notamment concernant <strong>la sentence, qui ne peut plus être la peine de mort.</strong> Ainsi, le drame familial prend une forme différente, plus adaptée à notre époque et à nos valeurs. »</em></p>



<p><strong>La tragédie d&rsquo;Antigone réside dans la sincérité des choix des personnages,</strong> qui, convaincus, ne parviennent pas à se remettre en question jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il soit trop tard. <em>« Cette complexité rend la pièce profondément humaine et universelle, <strong>invitant le public à réfléchir à ses propres convictions et à la difficulté de juger les actions des autres</strong> de manière manichéenne</em>. » En intégrant des éléments contemporains et en abordant des thématiques actuelles, <strong>la pièce vise à susciter une réflexion chez le spectateur</strong>, l&rsquo;encourageant à questionner ses propres positions et à reconnaître <strong>la complexité des dilemmes moraux et politiques.</strong> La diversité des personnages et des perspectives présentées dans la pièce reflète la richesse et la complexité de la société, invitant à <strong>une compréhension plus nuancée des enjeux abordés.</strong></p>



<p><strong>Danièle Marty qui incarne Créonne se sent-elle plus Antigone ?</strong> <em><strong>« Oui, sur des questions d&rsquo;égalité homme-femme, je suis complètement intransigeante et je ne peux pas me calmer,</strong></em> assure la comédienne.<em> Il y a des combats qui persistent. Donc, je pense que je suis un peu folle ! Mais en même temps, je dirige la compagnie et je suis très ancrée dans la réalité&#8230; »</em> Est-il important de faire réfléchir ? <em><strong>« Je ne fais pas mon métier en étant déconnectée du monde,</strong></em> répond Danièle Marty. <em>Très souvent, nous avons produit des spectacles politiquement engagés parce que, oui, plus on est cultivé, plus on est curieux, plus on connaît les autres, et moins on est ignorant et con. »</em></p>



<p><strong><mark>«&nbsp;Antigone vs Créonne&nbsp;»</mark></strong>&nbsp;(<strong>1er mars à 20h30</strong>, dès 12 ans, 1h30) d’Emmanuel Faventines, par la Compagnie du Hasard. Avec Ulysse Barbry, Delphine Chuillot, Gilbert Epron, Sarah Glond, Martin Lenzoni, Danièle Marty. <a href="https://www.billetweb.fr/antigone-vs-creonne&amp;multi=33725&amp;color=8e82ba&amp;parent=1&amp;color=8e82ba">Tarif plein : 12€ / Tarif réduit : 6€</a></p>
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		<item>
		<title>Voici les dix spectacles du prochain festival « Vite au Théâtre » à Blois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jan 2024 09:11:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le festival « Vite au Théâtre » des Compagnies du Blésois, prévu du 27 février au 3 mars 2024, c&#8217;est à dire lors des prochaines vacances scolaires, est une proposition culturelle pour tous les publics. La 3e édition du festival comprend une variété de spectacles, ateliers, et rencontres, offrant une plateforme aux talents locaux. Le théâtre Nicolas &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/voici-les-dix-spectacles-du-prochain-festival-vite-au-theatre-a-blois">Voici les dix spectacles du prochain festival « Vite au Théâtre » à Blois</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le festival <strong>« Vite au Théâtre »</strong> des <strong>Compagnies du Blésois</strong>, prévu du <strong>27 février au 3 mars 2024</strong>, c&rsquo;est à dire lors des prochaines vacances scolaires, est une proposition culturelle pour tous les publics. La 3e <a href="https://bloiscapitale.com/du-14-au-19-fevrier-2023-lan-deux-du-festival-vite-au-theatre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">édition du festival</a> comprend une variété de spectacles, ateliers, et rencontres, offrant une plateforme aux talents locaux. Le <strong>théâtre Nicolas Peskine</strong> est le lieu principal du festival, avec des tarifs accessibles (entre 6 et 12€). Le final, une création collective nommée <em>« Saltimbanques ! »</em>, se jouera à la <strong>Halle aux grains</strong>. S&rsquo;y produiront la<strong> Ben Compagnie</strong>, <strong>Bodobodó</strong>, la <strong>Compagnie du Hasard</strong>, la <strong>Compagnie du Divan</strong>, <strong>L’intruse</strong>, <strong>Jean &amp; Faustin</strong> et <strong>Laura Desprein</strong>. La billetterie pour les dix spectacles est d&rsquo;ores et déjà <a href="https://www.festivalvat.com/billetterie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ouverte (ici)</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-programme-de-vite-au-theatre">Le programme de « Vite au Théâtre »</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong><mark style="background-color:#fcb900" class="has-inline-color">« Le tour du monde en 40 jours »</mark></strong> se joue le <strong>mardi 27 février à 10h30</strong> au Théâtre Nicolas Peskine. Adapté pour les enfants dès 6 ans, ce spectacle d&rsquo;une heure, dont les billets coûtent entre 6 et 12 €, raconte l&rsquo;histoire de Phileas Fogg et Passepartout, célébrés pour leur exploit autour du monde. Ils se voient alors défier par Lord Stuart pour une nouvelle aventure extraordinaire. Ce spectacle promet d&rsquo;être un mélange d&rsquo;audace et d&rsquo;ingéniosité. Il est mis en scène par Timour Von der Bijl et joué par Alexis Hauchard, de la Ben Compagnie.</li>



<li><strong><mark style="background-color:#fcb900" class="has-inline-color">« Lysistrata »</mark></strong> (<strong>27 février à 20h30</strong>, dès 10 ans, 1h) : Une comédie antique où les femmes, menées par Lysistrata, entament une grève du sexe pour ramener la paix et les hommes chez eux. Ce spectacle allie sérieux et humour pour inciter à la réflexion. Avec Elise Ghienne, Caroline Guisset, Frédéric Martin, Camille Nivesse, Stéphanie Thimonnier-Pinguet. Par la Ben Compagnie.</li>



<li><em><strong>Atelier famille</strong> : 28 février et 2 mars, de 15h à 16h30, animé par Céline Moreau puis Yann Lamesch.</em></li>



<li><strong><mark style="background-color:#fcb900" class="has-inline-color">« Passe passe le temps »</mark></strong> (<strong>28 février</strong> <strong>à 10h30</strong>, dès 2 ans, 40 min) : Un spectacle charmant et émouvant, jouant avec les saisons et le temps, promettant des surprises pour les petits spectateurs. De et avec Nathalie Kiniecik, par la compagnie l’Intruse.</li>



<li><strong><mark style="background-color:#fcb900" class="has-inline-color">« Bulles bleues »</mark></strong> (<strong>28 février à 20h30,</strong> dès 10 ans, 1h15) : Inspiré des souvenirs d&rsquo;enfance de Maurice Maeterlinck, ce spectacle offre une immersion poignante dans les trésors de l&rsquo;enfance. De Maurice Maeterlinck. Avec Loïc Chavigny et Nathalie Kiniecik. Création musicale : Sylvain Nourguier. Par la compagnie l’Intruse.</li>



<li><strong><mark style="background-color:#fcb900" class="has-inline-color">« Les mille en une nuit »</mark></strong> (<strong>29 février à 10h30</strong>, dès 3 ans, 45 min) : Un spectacle jeune public, mélangeant théâtre d&rsquo;ombre et conte, inspiré des histoires de marchands et marins orientaux. De et avec Juliette Mantrand et Frédéric Martin, par la Compagnie Jean et Faustin.</li>



<li><s><strong><mark style="background-color:#fcb900" class="has-inline-color">« Hallali »</mark></strong> (29 février à 20h30, dès 14 ans, 1h30) : Une pièce dramatique des années 70, explorant la justice, l&rsquo;amour et la rage. Lecture-spectacle écrite et mise en scène par Laura Desprein, par la Compagnie Bodobodó. Avec Claudie Ollivier et la voix de Philippe Chenal.</s></li>



<li><em><strong>Atelier poésie</strong> : 1er mars, de 17h à 19h, dirigé par Benjamin Kerautret.</em></li>



<li><strong><mark style="background-color:#fcb900" class="has-inline-color">« L&rsquo;autre »</mark></strong> (<strong>1er à 10h30 et 2 mars</strong> <strong>à 17h</strong>, dès 5 ans, 45 min) : Deux êtres d&rsquo;un autre monde se rencontrent, soulevant des questions d&rsquo;identité et de cohabitation. De et avec Laurence Boisot et Céline Moreau, par la Compagnie du Divan.</li>



<li><strong><mark style="background-color:#fcb900" class="has-inline-color">« Antigone vs Créonne »</mark></strong> (<strong>1er mars à 20h30</strong>, dès 12 ans, 1h30) : Une adaptation moderne du mythe d&rsquo;Antigone, mêlant des éléments contemporains. D’Emmanuel Faventines, par la Compagnie du Hasard. Avec Ulysse Barbry, Delphine Chuillot, Gilbert Epron, Sarah Glond, Martin Lenzoni, Danièle Marty.</li>



<li><strong><mark style="background-color:#fcb900" class="has-inline-color">« Il faut de tout pour faire un monde »</mark></strong> (<strong>2 mars à 20h30</strong>, dès 5 ans, 1h20) : Une comédie familiale qui interroge avec humour le concept du vivre-ensemble. De et avec Caroline Guisset, Juliette Mantrand et Frédéric Martin, par la Compagnie Jean et Faustin.</li>



<li><strong><mark style="background-color:#8ed1fc" class="has-inline-color">« Saltimbanques ! »</mark></strong> (<strong>3 mars à 16h, tout public, 2 €</strong>) : Un spectacle qui réunit comédiens amateurs et professionnels pour <strong>célébrer leur amour du théâtre</strong>. Conception : Laura Desprein, Madeline Fouquet, Nathalie Kiniecik, Agnès Verlinde, avec la Ben Compagnie, la Compagnie Bodobodó, la Compagnie du Divan, la Compagnie du Hasard, la Compagnie l’Intruse, la Compagnie Jean et Faustin, les élèves de la spécialité théâtre du Lycée Dessaignes et du Conservatoire à Rayonnement Départemental, les adhérent·e·s de l’ALCV, de l’ALEP, de l’Espace Quinière &#8211; Rosa-Parks, de l’Espace Mirabeau, de la Maison de Bégon, de la Maison des Provinces et du théâtre de l’EPI.</li>
</ul>



<p>Plus de détails sur <a href="http://www.festivalvat.com/">www.festivalvat.com</a>.</p>
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