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Le 8 mars à Blois : un rendez-vous féministe porté par les inégalités

Dimanche 8 mars 2026, à 14 h, un rassemblement est annoncé à Blois devant la préfecture. Un rendez-vous annuel qui s’inscrit dans une logique de « grève féministe », pensée comme un arrêt du travail salarié, mais aussi des tâches domestiques, pour rendre visibles des déséquilibres persistants dans la vie sociale et économique. L’appel blésois s’appuie sur une série de repères chiffrés. En voici certains.

La pauvreté en toile de fond

Le texte – signé par le Planning familial 41, la CGT 41, Nous Toutes 41, le Collectif des Droits des Femmes 41, Solidaires Loir-et-Cher et la FSU – pose d’emblée un décor : celui de la précarité. Il évoque 9,8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, seuil fixé à 1 288 euros par mois. Plus d’une famille monoparentale sur 3 serait concernée par la pauvreté. Avec les conséquences que l’on connaît. 70 % des bénéficiaires des banques alimentaires sont des femmes. Dans le monde du travail, 62,4 % des personnes rémunérées sur la base du Smic sont des femmes.

Gagner moins, cotiser moins

L’appel utilise ensuite un chiffre qui, depuis des décennies, sert de thermomètre social : l’écart de rémunération. Il mentionne un salaire en moyenne 25 % inférieur pour les femmes. Les mesures officielles varient selon la manière de compter — selon qu’on compare les revenus sur l’année, ou les salaires à temps de travail égal — mais les repères les plus récents placent l’écart autour de 21,8 % pour le revenu salarial, et autour de 14 % lorsqu’on raisonne en équivalent temps plein. Ces deux chiffres ne se contredisent pas : ils décrivent, sous deux angles, une même réalité. Le texte militant prolonge ce constat jusqu’à l’âge de la retraite, avec un chiffre qui frappe : des pensions inférieures de 40 % pour les femmes.

Le travail invisible

A cela il faut ajouter le travail domestique et du soin, ce temps qui n’apparaît pas sur les bulletins de paie mais organise des journées entières. 80 % des femmes consacreraient au moins une heure par jour à la cuisine ou au ménage, contre 36 % des hommes. La répartition des tâches reste structurellement déséquilibrée.

Violences : « une femme sur trois »

Selon l’OMS, près d’une femme sur trois serait victime de violences conjugales ou sexuelles au cours de sa vie, soit 840 millions de femmes à l’échelle mondiale. Dans le monde du travail, 21 % des femmes seraient victimes de harcèlement sexuel. Aujourd’hui, il faut des moyens pour mener le combat : 3 milliards d’euros sont jugés nécessaires pour renforcer l’accompagnement des victimes et la prévention.


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