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Le Guide du Routard met le Pays des Châteaux en poche

Lancé au château de Cheverny, en présence de Philippe Gloaguen, cofondateur du Guide du Routard, le nouveau guide Pays des Châteaux. Blois, Chambord, Val de Loire consacre une destination déjà mondialement connue, mais encore à raconter. Le guide paraît en librairie le 29 avril 2026, au prix de 9,90 €. Il propose de découvrir un territoire structuré autour de quatre grands repères patrimoniaux : Blois, Chambord, Cheverny et Chaumont-sur-Loire. Mais aussi autour de Beauregard, Talcy, Villesavin, ou Troussay, les jardins, la Loire, les itinéraires cyclables, les bonnes tables, les vins et les activités de pleine nature.


C’est au château de Cheverny, l’un des grands noms du Val de Loire, que le nouveau Guide du Routard “Pays des Châteaux. Blois, Chambord, Val de Loire” a été lancé, en présence donc de Philippe Gloaguen, cofondateur du Routard, mais également de Charles-Antoine de Vibraye, propriétaire des lieux, et de Christophe Degruelle, président du Pays des Châteaux.

Le guide papier défendu à Cheverny

En ouverture, Charles-Antoine de Vibraye a insisté sur son attachement au guide papier. Pour le propriétaire de Cheverny, le numérique ne remplace pas ce support que l’on garde avec soi, que l’on annote et que l’on conserve après le voyage. « Quand on est, à petite échelle, à grande échelle ou à moyenne échelle, dépositaire d’un monument historique, pour être un pas trop mauvais dépositaire du monument historique, il faut être aussi touriste soi-même », a-t-il expliqué. Et le guide est un objet de voyage, « presque imprégné des parfums » de la visite, un document « tactile, quasi charnel », et « véritablement un compagnon de voyage ».

Guide du Routard “Pays des Châteaux. Blois, Chambord, Val de Loire”

Quatre grands châteaux, mais pas seulement

Le guide s’appuie sur les quatre grands repères touristiques du territoire : Blois, Chambord, Cheverny et Chaumont-sur-Loire. Les sommets d’un même ensemble. Blois renvoie à l’histoire royale et politique, quand Chambord incarne la puissance architecturale. Chaumont-sur-Loire associe château, jardins et paysage. Cheverny, modèle du château de Moulinsart, assume une dimension plus narrative, liée notamment à l’univers de Tintin. Le Routard met aussi en avant Beauregard, avec sa galerie de portraits, Talcy, Villesavin et Troussay. Christophe Degruelle a résumé cet équilibre en parlant de « quatre plus quatre » : quatre grands châteaux, et quatre autres lieux patrimoniaux à faire connaître. L’enjeu : ne pas concentrer toute la visibilité sur les locomotives touristiques, mais inviter les visiteurs à circuler davantage dans le territoire.

Philippe Gloaguen : « Ici, c’est le cœur de la France »

Philippe Gloaguen a replacé cette parution dans un rapport personnel au territoire. « Malgré mon nom breton, j’ai des racines berrichonnes », a-t-il confié. Sa mère était originaire du Cher, et il a évoqué un souvenir d’enfance à Bruère-Allichamps, souvent présenté comme le centre de la France. Puis il a glissé : « Ici, c’est différent : c’est le cœur de la France. Votre région, c’est plus qu’une région : c’est un art de vivre. »

Guide du Routard “Pays des Châteaux. Blois, Chambord, Val de Loire”

Au passage, plusieurs coups de cœur : les jardins de Chaumont-sur-Loire, les installations Lego et l’exposition Tintin à Cheverny, la Maison de la Magie à Blois, l’escalier de Chambord ou encore le son et lumière “Ainsi Blois vous est conté”.

Le guide insiste sur la diversité des pratiques touristiques. Le Pays des Châteaux ne se résume pas à la visite des monuments. Le Routard évoque les jardins, les GR, les boucles des Châteaux de la Loire à vélo, le canoë-kayak, les balades en toue, les produits locaux, les bonnes tables et les vins du territoire. Philippe Gloaguen a insisté sur cette diversité. « Il y a plusieurs façons de visiter votre région. » Et cette approche correspond à l’évolution du tourisme local : les visiteurs ne viennent pas seulement pour un château isolé, mais pour une expérience plus large, mêlant patrimoine, paysage, déplacements doux, restaurants, caves, jardins et activités familiales.

Attractivité vs rayonnement

Christophe Degruelle a replacé ce lancement dans une stratégie plus large. Le président du Pays des Châteaux a rappelé que le tourisme représente une activité économique importante pour le territoire (Agglopolys, Grand Chambord et Beauce Val de Loire), avec des emplois, des recettes fiscales et des retombées pour les professionnels. L’élu a toutefois nuancé le discours habituel sur l’attractivité. Il a dit se méfier d’un mot « employé un peu n’importe comment ».

Pour lui, il faut distinguer attractivité et rayonnement. L’attractivité consiste à faire venir des visiteurs. Le rayonnement suppose aussi de préserver la qualité de vie des habitants et de maintenir un territoire où l’on a envie de vivre et de travailler. Il a cité les situations de surtourisme observées dans certaines stations de montagne ou sur le littoral, avec des difficultés de logement pour les habitants, notamment les jeunes. Le Pays des Châteaux n’en est pas là, a-t-il précisé, mais il estime nécessaire de rester vigilant.

Le changement climatique dans les perspectives

Le président du Pays des Châteaux a également évoqué le changement climatique. Selon lui, le territoire pourrait attirer, dans les prochaines années, des visiteurs moins enclins à passer l’été dans des zones exposées à de très fortes chaleurs. Il y voit une possibilité de développement pour le Val de Loire, destination patrimoniale, naturelle et relativement tempérée. Mais cette perspective renforce aussi la nécessité d’organiser l’accueil, les déplacements et la répartition des flux touristiques.


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